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Lundi 20 avril 2026, retrouvez Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Geoffroy Lenoir (Directeur de la gestion collective, Ofi Invest Asset Management) et Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change,
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage,
00:20soit en replay vidéo sur notre plateforme bismarck.fr,
00:23soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition, ce soir, une situation qui reste floue dans le golfe
00:32avec le sort d'Hormuz qui est loin d'être tranché après un regain de tension ce week-end
00:38dans les eaux du Détroit.
00:40Pauline Grattel vous apportera tous les détails dans un instant
00:43des derniers développements géopolitiques et une deuxième session de négociation
00:48qui aurait pu avoir lieu aujourd'hui ou dans les prochaines heures
00:51et qui semble pour l'instant mal embarquée,
00:54même si le marché considère toujours que l'espoir est devant nous
00:58et que le pic du stress ou le pic de la crise est peut-être passé
01:02avec une semaine passée qui a vu un rallye de soulagement
01:06se poursuivre sur l'ensemble des indices actions
01:09qui ont refermé cette crise et qui, pour certains d'entre eux,
01:13sont même revenus déjà sur des niveaux de record historiques.
01:17Pauline Grattel vous apporte plus de détails dans un instant
01:20avec des cours du pétrole qui sont repartis sensiblement à la hausse depuis ce matin.
01:25Du côté des entreprises, la semaine sera là aussi importante
01:28avec la montée en puissance de cette saison de publication
01:31des résultats et des chiffres d'affaires du premier trimestre.
01:35On a près de 90 sociétés du S&P 500 qui publieront leurs résultats cette semaine.
01:39En attendant, les grands leaders technologiques la semaine prochaine.
01:44Nous aurons quand même des sociétés comme Tesla, IBM au programme cette semaine
01:47et puis côté européen, là aussi des grands groupes européens et français
01:51qui seront sur le devant de la scène, à commencer par Thalès,
01:56demain qui publiera ses résultats du premier trimestre.
01:59Voilà donc pour les enjeux du moment.
02:01Discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché
02:02et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:04comme chaque lundi, nous serons à l'heure américaine,
02:07notre quart d'heure américain avec Pierre-Yves Dugas,
02:09notre correspondant américain.
02:10Nous parlerons du sénateur Tom Tillis,
02:14l'homme qui pourrait faire ou non le futur président de la réserve fédérale américaine
02:20puisque Kevin Walsh, le prétendant, entamera ses auditions
02:24devant le puissant comité bancaire du Sénat à partir de demain.
02:40Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:42Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:45Bonsoir Pauline.
02:46Bonsoir.
02:46Ce n'est pas un week-end qui a été un week-end d'apaisement dans le golfe Persique
02:50avec de nouvelles tensions et une nouvelle escalade pour dire les choses au Moyen-Orient.
02:54Oui, alors que le cessez-le-feu prendra fin demain,
02:57l'Iran a de nouveau fermé le détroit d'Hormuz.
03:00Pour rappel, vendredi, l'Iran avait rouvert la circulation dans le détroit pour la navigation commerciale.
03:06En parallèle, la marine américaine a saisi un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus.
03:12De son côté, Téhéran promet une riposte et ne confirme pas sa participation aux négociations
03:17qui devraient s'ouvrir aujourd'hui.
03:19Conséquence directe, évidemment, les cours du pétrole qui s'étaient fortement détendus vendredi
03:25repartent à la hausse en ce début de semaine.
03:27Oui, le baril de Brent est en hausse de plus de 5%.
03:29Et évolue autour de 95 dollars.
03:32Son homologue américain, le WTI, grimpe de plus de 6%.
03:35Mais reste sous les 90 dollars.
03:38Dans l'après-midi, les hausses se sont toutefois légèrement essoufflées.
03:42Sur les marchés obligataires, rien n'est signalé.
03:44Le rendement américain à 10 ans reste stable autour de 4,25%.
03:49Le rendement allemand de même échéance est stable aussi autour de 3%.
03:52Le dollar est parfaitement stable également.
03:55Et l'euro-dollar se traite sous 1,18%.
03:56Qu'en est-il des indices actions dans ce contexte, dans ce début de semaine, Pauline ?
04:01Logiquement, la dynamique de rebond entamé la semaine dernière ne se poursuit pas.
04:05Aujourd'hui, en Europe, le Stoxx 600 et l'euro Stoxx 50 sont en repli de 1%,
04:09comme d'ailleurs tous les grands indices européens.
04:11Le CAC 40 cède environ 1% et retombe autour de 8300 points au cours de la séance.
04:18De nombreuses valeurs sont en repli.
04:19Et si leur luxe otica cède 3,5% à deux jours de sa publication trimestrielle,
04:24Safran, Saint-Gobain et Stellantis perdent 3%.
04:27En revanche, la situation profite à Total Energy, qui est en tête du CAC 40, en hausse de plus de
04:322%.
04:33Qu'en est-il des autres indices aux Etats-Unis, par exemple ?
04:37Les indices américains ont ouvert autour de l'équilibre pour le Nasdaq, le S&P 500 et le Dow Jones.
04:43Côté asiatique, la tendance était plutôt à la hausse ce matin en clôture.
04:47Le Nikkei, le Hang Seng, le CICI 300 et le Cospi ont clôturé en hausse.
04:51Un mot du Japon, justement, où a été enregistré un séisme de magnitude 7,7
04:56et où une alerte tsunami a été lancée.
04:58Enfin, l'indice VIX de la volatilité rebondit de près de 10%, autour de 20.
05:03Je le disais, ce sera une semaine importante de publication de résultats d'entreprise.
05:07En attendant, quels sont les secteurs qui retiennent l'attention en ce début de semaine, Pauline ?
05:11Aux Etats-Unis, on prête une attention particulière au secteur bancaire.
05:14Aujourd'hui, le gouvernement de Donald Trump et le patron d'Entropie
05:18ont exploré vendredi l'intégration de leur modèle d'IA au Pentagone.
05:22Une rencontre sous tension alors que les régulateurs voient en mythos
05:25le modèle puissant d'IA d'Entropique.
05:28Une menace sérieuse pour la stabilité du système bancaire international
05:32et aussi pour la cybersécurité.
05:34Quels sont les événements programmés à l'agenda des marchés demain ?
05:37Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Rio Tinto,
05:40publiés ce soir après la clôture des marchés.
05:43Demain, on attend les comptes de Thales 3M et United Health Group, entre autres.
05:47Côté macro, les ventes aux détails américaines de mars
05:49et l'indice ZOO allemand du mois d'avril sont aussi au programme.
05:54Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
05:56Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:10Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:14Mabrouk Chetouane est à nos côtés, le responsable monde de la stratégie de marché de Natix ICM.
06:19Bonsoir Mabrouk.
06:20Bonsoir Grégoire.
06:20Et Geoffroy Lenoir est à nos côtés également, le directeur de la gestion collective d'Ofi Invest AM.
06:26Bonsoir Geoffroy.
06:26Bonsoir Grégoire.
06:27Messieurs Geoffroy, je commence avec vous.
06:29Alors effectivement, les marchés consolident un peu aujourd'hui.
06:33Je parle des marchés d'action notamment,
06:35mais je voulais bien qu'on revienne quand même sur la séquence des 10, 12, 13 dernières séances,
06:39puisque je crois que le Nasdaq a enchaîné 13 séances de hausse consécutives,
06:43ce qui est assez rare dans l'histoire quand même des indices actions américains notamment.
06:49On voit la volatilité des marchés actions qui a quand même beaucoup baissé depuis deux semaines maintenant.
06:53Quand on garde quand même pas mal de volatilité sur le pétrole, on le voit encore aujourd'hui,
06:57avec des cours du brut qui se traitent quand même toujours sur des niveaux largement supérieurs
07:01à ce qui prévalait avant le déclenchement du conflit.
07:05Quelles sont les forces techniques fondamentales qui ont permis aux marchés actions notamment,
07:11et aux actifs risqués, de recouper leurs pertes pour aller chercher de nouveaux records.
07:16Pour la plupart d'entre eux, je parle des indices américains,
07:19mais le Nikkei également a battu de nouveaux records ces derniers jours.
07:22Je crois qu'il y a quand même un facteur qui est très clair,
07:25c'est l'annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient,
07:29avec cette annonce qui devait durer deux semaines,
07:32et l'échéance c'est demain.
07:33Donc on a l'impression qu'à partir du moment où il y a eu cette annonce de cessez-le
07:36-feu,
07:37et aujourd'hui, les marchés se sont remis à passer au travers du conflit en Iran,
07:43à se dire que finalement c'est temporaire, qu'on va revenir sur quelque chose d'un peu plus normal.
07:48Donc on regarde les fondamentaux, on regarde la croissance, on regarde l'inflation.
07:52Certes, ça heurte la croissance légèrement aux Etats-Unis,
07:57mais un peu plus en Europe, mais ce n'est pas dramatique.
08:00Et l'inflation, alors oui, on révise l'inflation headlines à la hausse,
08:04par contre l'inflation sous-jacente,
08:05tant qu'on n'a pas de confirmation que ce conflit dure plusieurs mois,
08:09on peut imaginer, les investisseurs se disent, on peut passer au travers,
08:12et dans ce cas-là, qu'est-ce qu'on fait ? On se repositionne.
08:15Alors c'est un peu simpliste, on est sur cette dynamique où finalement,
08:20on a eu le fameux taco qu'on attendait de Donald Trump,
08:24il peut y en avoir un, deux, trois, plusieurs,
08:26on est repassé dans un mode de négociation.
08:29On n'est plus forcément sur un scénario militaire,
08:33alors ça peut revenir demain,
08:34mais en tout cas, aujourd'hui, le marché s'est replacé sur un scénario de deal.
08:38Il y a des risques extrêmes qui ont disparu, c'est ça ?
08:40Voilà, des risques extrêmes qui ont disparu,
08:41et le marché se repositionne sur du concret,
08:44sur de la macro, des fondamentaux,
08:46les résultats, on va peut-être en parler tout à l'heure, des entreprises,
08:49mais dans l'ensemble, depuis 15 jours,
08:51à peine, il y a des marchés qui se repositionnent,
08:54des investisseurs qui reviennent,
08:56et on est au plus haut sur l'indice S&P,
08:58on est sur l'Eurostox,
09:00on ne doit pas être très loin des plus hauts.
09:01Oui, à 3-4%.
09:02Ce qui est intéressant, c'est qu'on regarde les marchés actions,
09:05certes, qui se portent bien,
09:06les marchés du crédit aussi,
09:07les spreads de crédit se sont énormément resserrés,
09:10alors on n'est pas au plus bas, mais pas loin.
09:12Il y a un marché, forcément, où il y a de la prime,
09:15c'est les marchés de taux.
09:16Marchés de taux, on n'a pas eu les taux qui ont rebaissé fortement,
09:20on a toujours cette prime,
09:21cette prime d'incertitude,
09:22avec des taux qui restent un peu plus élevés qu'avant,
09:25alors on a l'impression qu'on bouge gentiment,
09:27à chaque fois, de range, de fourchette,
09:29et que là, aujourd'hui, on l'a dit tout à l'heure,
09:31les niveaux actuels, 4,25 sur le T-not
09:33et 3 sur le Bound,
09:34c'est à peu près normal,
09:36alors qu'en début d'année, encore, ou fin d'année,
09:38on était sur des niveaux, peut-être, 25 points de base plus bas,
09:41en termes d'anticipation.
09:42Donc c'est un marché à surveiller,
09:44parce qu'il y aura bien un moment où le marché de taux
09:47devrait rattraper le marché des actions ou du crédit,
09:50il faut voir dans quel sens.
09:51Oui, effectivement.
09:53Mais, effectivement, pour l'instant,
09:54cette prime sur les marchés obligataires,
09:59sur les marchés de taux,
10:00elle n'a pas empêché le marché actions,
10:01effectivement, de revenir au sommet.
10:04C'est normal, logique,
10:05il y a une cohérence,
10:07à voir les indices actions recouper assez vite leurs pertes
10:10qu'en d'autres marchés.
10:12Idem, les messages envoyés par le marché pétrolier,
10:14alors oui, dans la courbe du pétrole,
10:16on voit une forme de normalisation,
10:18mais qui reste quand même très très lente.
10:20Moi, je vois des contrats futurs décembre 2026
10:23qui sont encore à plus de 80 dollars pour le baril de Brent,
10:26quand on était, allez, peut-être autour de 60 en début d'année.
10:30Donc, ça reste quand même, pour plusieurs mois,
10:32des niveaux bien plus élevés
10:33que ce qu'on avait dans les scénarios de début d'année, Mabrouk.
10:36Le monde des actions, lui,
10:38profite de la situation différemment.
10:40Alors, c'est ce que vous aviez expliqué en préambule,
10:43c'est-à-dire qu'en gros,
10:43le pic de conflictualité est passé.
10:45En gros, on sait qu'on ne retournera pas,
10:47a priori, vers une intensité aussi forte que finalement...
10:50La guerre ne peut pas reprendre dans l'ampleur
10:53qu'elle a pu atteindre dans les premières semaines du conflit.
10:55La première semaine du conflit,
10:56où on avait véritablement des bombardements quotidiens
10:58et des destructions massives,
11:00et non seulement en Iran,
11:01mais aussi, surtout, dans le golfe Persique,
11:03ça, a priori, le marché se convainc
11:06qu'on n'ira pas, finalement, de nouveau,
11:09explorer cette séquence-là.
11:11En fait, du coup, on a terminé la première séquence,
11:12finalement, on va dire,
11:13de bombardements très intensifs et de destructions.
11:15On rentre dans cette séquence de négociations.
11:17Donc, du coup, exactement ce que vous dites,
11:19on écarte les risques extrêmes,
11:21ça offre un peu plus de visibilité au marché.
11:23Donc, le marché, il est forward-locking par construction.
11:25Il va aller chercher, effectivement, ces bonnes nouvelles.
11:28Et on est passé de cette séquence macroéconomique
11:30où on se disait, finalement,
11:31que vont faire les banques centrales,
11:32que va faire l'inflation,
11:33et encore, le sujet n'est pas encore résolu,
11:35à, finalement, où on laisse un peu de côté
11:37cet aspect-là des choses
11:39pour revenir sur la séquence micro,
11:40qui, a priori, elle va être plutôt bonne.
11:42Donc, du coup, le marché se sent un peu poussé, finalement,
11:45par ce contexte-là.
11:46Et, en fait, on a une vraie dichotomie, aujourd'hui,
11:47entre marché et actions,
11:49qui, lui, finalement, achètent les bonnes nouvelles.
11:51Et on a bien vu, même,
11:52pendant cette séquence du mois de mars,
11:54on avait une asymétrie
11:55entre les phases de baisse et les phases de hausse.
11:57Les phases de baisse étaient, quand même,
11:59nombreuses, mais limitées.
12:00Alors, c'était compliqué, finalement, de se dire.
12:02Et c'était un peu le risque
12:03d'avoir, justement, cette espèce de crise larvée,
12:05de baisse larvée, finalement,
12:06des marchés qu'on n'aime pas,
12:07puisqu'on ne sait pas à quel point, finalement,
12:09du coup, on va aller,
12:09ni caler le point d'entrée, etc.
12:11Ça peut baisser, de manière quotidienne,
12:13finalement, pendant longtemps,
12:15un tout petit peu.
12:15Et ça, c'est très pénible.
12:16Une hémorragie, quoi.
12:17Enfin, une forme de...
12:18C'est ça.
12:18Mais une hémorragie, entre guillemets,
12:19lente, une mort lente, entre guillemets.
12:21Ordonnée, quoi.
12:22Exactement.
12:22Oui, mais qui reste pénible, par ailleurs.
12:24Et vous dites,
12:25le moindre sentiment d'amélioration à la marge
12:28provoquait tout de suite des rebonds très, très forts.
12:30Un rebond significatif,
12:31des baisses de volatilité implicite.
12:33Donc, on sentait bien que le marché
12:34n'avait pas envie d'acheter.
12:35L'histoire sombre,
12:36le scénario noir,
12:37le scénario catastrophe.
12:38Et donc, de ce point de vue-là,
12:39même, ça nous mettait la puce à l'oreille,
12:41en se disant,
12:41le marché action attend finalement le trigger,
12:44donc le cessez-le-feu, effectivement,
12:45et la phase de négociation.
12:47En ce qui concerne les marchés taux,
12:48c'est une autre affaire.
12:49Et là, fondamentalement,
12:50il y a plusieurs primes qui sont derrière.
12:53Premièrement, la prime inflation.
12:54Donc, en gros, on sait que cette inflation,
12:56et on va voir comment va surtout réagir
12:57l'inflation sous-jacente.
12:59Est-ce que, si on a une réaction
13:01de la partie, entre guillemets,
13:03donc hors composante volatile,
13:04on va avoir, in fine,
13:06peut-être des taux d'intérêt
13:07qui resteront durablement à ce niveau-là.
13:10Et c'est intéressant de noter
13:11qu'on monte par escalier, en fait.
13:14C'est ça, en fait, la croissance,
13:15la progression des taux d'intérêt,
13:16elle est assez intéressante
13:18au cours de ces, on va dire,
13:20derniers trimestres.
13:21On constate finalement qu'à chaque fois,
13:22on crante finalement un niveau supplémentaire.
13:24Des marches qu'on ne redescend pas.
13:26Exactement.
13:26Ça, c'est le premier point.
13:27Donc, l'effet inflation,
13:28on l'a tous, effectivement,
13:29il est assez facile.
13:30En revanche, quand on décompose,
13:31quand on va un peu dans le détail
13:33des taux d'intérêt réels,
13:34l'autre partie finalement
13:35qui compose des taux nominaux,
13:36on constate finalement
13:37qu'il y a aussi d'autres facteurs
13:38qui rentrent en ligne de compte.
13:39Déjà, la posture de politique monétaire.
13:41Si jamais on a des banques centrales
13:43trop zélées
13:44qui commencent effectivement à dire
13:45il y a un risque d'inflation,
13:46je monte, d'accord ?
13:48Ce qui constituerait par ailleurs
13:49une erreur de politique monétaire,
13:50à mon sens,
13:51mais bon, ça on pourra en débattre.
13:52Eh bien, du coup,
13:53ça pourrait effectivement donner
13:54encore plus d'appui
13:55à ces taux d'intérêt
13:56et donc diffuser finalement
13:58la remontée des taux d'intérêt
13:59directeurs des banques centrales
14:00vers la partie longue de la courbe.
14:01Et enfin, le dernier risque que...
14:03Donc ça, c'est le risque monétaire
14:04et le facteur budgétaire aussi.
14:06C'est-à-dire qu'en gros,
14:06le dérapage budgétaire
14:08craint par les marchés
14:09avec l'histoire de 2022 et 2023
14:11où on avait les dettes publiques
14:12qui se sont envolées
14:13à cause justement
14:14de cette crise énergétique
14:15laisse penser finalement
14:17que le marché exige maintenant
14:18une petite prime
14:19si jamais on a des États
14:20qui voudraient se montrer protecteurs.
14:22Et donc ça, on le voit
14:23dans les taux d'intérêt réels
14:24en décomposant effectivement
14:26ces trajectoires.
14:27C'est pas que la perspective
14:28ou le risque d'inflation
14:29qui a fait monter
14:30ces taux souverains,
14:31c'est aussi les facteurs
14:33que vous avez cités,
14:34le risque de politique monétaire
14:36et le risque de politique budgétaire.
14:38Si tous les États
14:38se remettaient à faire
14:39un espèce de
14:40what-it-what-it-takes généralisé,
14:42le marché, lui,
14:44prévient cette situation
14:45d'une certaine manière.
14:46Exactement.
14:46En fait, ce qu'on dit,
14:47c'est que les taux,
14:48effectivement,
14:49il y a un risque haussier
14:50qu'on ne peut pas écarter,
14:52mais ce qu'on pressent,
14:53ce qu'on anticipe,
14:54c'est qu'il y a des rigidités
14:55à la baisse
14:55pour reprendre
14:56l'extension keynésienne.
14:57C'est-à-dire qu'en gros,
14:58aujourd'hui,
14:59voir les taux d'intérêt
15:00à long terme baisser
15:01et revenir sur leur niveau,
15:03effectivement,
15:04pré-crise ou même 2025,
15:06ça nous paraît compliqué
15:07compte tenu
15:07de cet ensemble de facteurs.
15:10Et enfin,
15:10je terminerai juste là-dessus,
15:11c'est que si jamais
15:12on a des bonnes nouvelles,
15:13donc cette prime d'inflation
15:14qui se dissipe,
15:15qu'est-ce qui va prendre le relais ?
15:16C'est la prime croissance.
15:17Si on a plus de croissance économique,
15:19mécaniquement,
15:19ça fera aussi remonter
15:20un petit peu les taux d'intérêt.
15:21Donc, dans les deux cas,
15:22les taux ne baissent pas.
15:23Il y a des rigidités à la baisse.
15:27C'est un scénario adverse,
15:27le scénario alternatif,
15:28où on est dans un scénario,
15:29ce qu'on priceait
15:30il n'y a pas si longtemps que ça,
15:31il y a quelques semaines,
15:32scénario de stagflation.
15:33Scénario de stagflation
15:34où le marché peut peut-être
15:36anticiper de l'inflation
15:37pendant un certain temps
15:37et donc les taux
15:38peuvent monter légèrement,
15:40mais rapidement.
15:41Le coup d'après,
15:41c'est l'activité.
15:41Le coup d'après,
15:42c'est le côté récessif,
15:44c'est le côté défensif
15:45des taux d'intérêt
15:46et donc les investisseurs
15:47qui se dirigent vers les taux
15:48et là,
15:49on peut avoir des taux qui baissent.
15:50Mais ce scénario-là,
15:51il existe encore,
15:52il ne faut pas du tout
15:53se cacher la face,
15:54ça peut changer très vite
15:55avec les tweets de Donald Trump.
15:57Maintenant,
15:58le marché achète plutôt,
15:59rachète plutôt
16:00le syndrome central
16:00où on passe à travers cette crise.
16:02Et d'ailleurs,
16:03si je ne dis pas de bêtises,
16:04mais la BCE
16:05qui a fait un exercice
16:06de pédagogie assez important
16:07en publiant différents scénarios,
16:10elle a un scénario sévère
16:11qui est le scénario le plus dur
16:12avec deux trimestres
16:14d'activités négatives consécutives
16:16et je crois que dans ce scénario sévère,
16:17la BCE justement
16:18ne prévoit pas
16:19de monter ses taux.
16:21C'est-à-dire que justement,
16:22elle prend en compte
16:23l'impact sur l'activité
16:25qu'un scénario sévère,
16:26c'est-à-dire une fermeture prolongée
16:27pour plusieurs mois
16:29du détroit d'Ormousse
16:30pourrait avoir sur l'activité.
16:32Oui,
16:33alors il y a plusieurs scénarios
16:33et c'est-à-dire qu'en début de crise,
16:35on va dire
16:35que la BCE a laissé
16:37la porte ouverte
16:37à des montées de taux,
16:38des hausses de taux.
16:39C'est pour ça qu'à un moment donné,
16:40on a eu presque trois
16:41ou quatre hausses de taux
16:42anticipées par le marché.
16:43Voilà,
16:44ce qui peut être possible.
16:47Le discours,
16:48c'est un peu rééquilibré.
16:49Et le marché en a pris acte ?
16:50Et le marché en a pris acte
16:51en bonne partie
16:52puisque aujourd'hui,
16:53il y a encore à peu près
16:54deux hausses de taux,
16:54je pense,
16:55anticipées dans la courbe.
16:57Maintenant,
16:58c'est vrai que si vraiment
16:59on dit que ce scénario
17:01est temporaire
17:02et qu'on risque de tomber
17:03dans un côté récessif,
17:04la BCE,
17:04comme ça a été dit tout à l'heure,
17:06n'a pas vraiment d'intérêt
17:08à monter ses taux,
17:09ça pourrait être,
17:10on va dire,
17:11une mesure de réaction,
17:13mais c'est vrai qu'on se rappelle
17:14de quelques épisodes antérieurs
17:15de la part de la Banque Centrale Européenne
17:17qui avait monté peut-être
17:18un peu trop vite ses taux
17:19pour les rebaisser
17:20plus fortement derrière.
17:21Donc voilà,
17:21il y a une posture
17:22de la part de la Banque Centrale Européenne
17:23qui est importante
17:24parce que son mandat,
17:25je le rappelle,
17:25c'est l'inflation.
17:26Donc si l'inflation dérape à la hausse,
17:28il faut qu'elle réagisse.
17:29Maintenant,
17:30est-ce qu'elle peut voir
17:31à travers cette crise,
17:32on va dire,
17:32qui serait temporaire
17:33pour éviter de monter les taux ?
17:36Peut-être pour rien.
17:37La prochaine réunion,
17:39c'est la semaine prochaine,
17:40le 30 avril.
17:41On va rentrer dans la période
17:43de non-communication
17:44une semaine avant le meeting.
17:47Est-ce que d'ici le 30,
17:50en regardant tout ce qui s'est passé depuis,
17:52est-ce que la BCE
17:53aura suffisamment d'éléments
17:54pour retrouver un peu de confort ?
17:57Peut-être que le terme
17:58est un peu trop exagéré,
18:02Mabrouk,
18:03mais pour être dans un discours
18:05et une posture plus équilibrée
18:06qui lui permettrait d'ailleurs
18:07de ne pas bouger
18:09à l'occasion de la réunion
18:10du 30 avril, par exemple.
18:11Je pense que ce qui est certain,
18:12c'est que le 30,
18:12il y a statu quo.
18:14On ne bouge pas
18:14puisqu'il n'y a pas assez
18:15d'éléments, effectivement.
18:16D'accord.
18:16Et donc, d'ici là,
18:17est-ce qu'on aura accumulé
18:18suffisamment d'informations,
18:19notamment sur la partie
18:20qui est absolument centrale,
18:21c'est-à-dire le sous-jacent,
18:22ce qui fait bouger ou non
18:23les banques centrales,
18:24bouger ou non
18:24finalement la politique monétaire
18:26en matière de hausse
18:27ou de baisse de taux ?
18:27La réponse est encore non.
18:29Et en fait,
18:29le problème que nous avons aujourd'hui,
18:31c'est qu'on a un choc d'offres négatif,
18:34donc une augmentation
18:34des prix de l'énergie
18:35qui induit un rétrécissement
18:38finalement du pouvoir d'achat
18:39et peut avoir des conséquences
18:40sur la demande,
18:41notamment des ménages.
18:42Et quand on regarde finalement
18:43ce qui compose
18:44cette inflation sous-jacente,
18:45on a des services
18:46et des biens manufacturés,
18:48si je fais très simple.
18:49Les biens manufacturés
18:50vont subir l'augmentation
18:51effectivement des coûts
18:52de l'énergie, etc.
18:53Et des tarifs ?
18:54Oui, alors ceux-là, bon...
18:55On oublie ça,
18:56les tarifs, c'est fini ?
18:57Oui, non,
18:58mais ce n'était pas inflationniste
18:59déjà en fait.
19:00Donc, il faut lire
19:02un peu la littérature.
19:04Je vais réviser,
19:05mais c'était quand même
19:07un point de vigilance.
19:08Un peu ce qu'on a fait,
19:08en début d'année,
19:09les réunions de janvier et février,
19:11il y avait une communication
19:12de la Fed quand même sur
19:13attention, on n'a peut-être
19:14pas encore tout vu,
19:15les tarifs et les pressions
19:17sous-jacentes sur les biens
19:18notamment, sont peut-être
19:19encore là.
19:20Désolé.
19:20Mais Jérôme Powell
19:21a clarifié finalement ce point.
19:23Il a dit effectivement,
19:24globalement, on sent bien
19:24que tout est passé un peu
19:25globalement.
19:26L'essentiel des tarifs
19:27est passé.
19:27Et globalement,
19:28le problème qu'on va avoir,
19:29c'est que le risque...
19:30Non mais juste,
19:31le risque du Golfe là,
19:33le risque iranien d'inflation,
19:35ne vient pas se cumuler
19:37à un risque inflationniste
19:38lié aux tarifs
19:39qui était en train de...
19:40D'accord.
19:40On était sur un régime
19:42désinflationniste en fait.
19:43Globalement, ça,
19:44il ne faut pas non plus
19:44l'oublier, c'est que
19:46les parallèles avec les
19:47différents chocs énergétiques
19:48qu'on a eus ne constituent pas...
19:50Enfin, chaque choc
19:50est assez particulier.
19:51Et celui-là, on arrive
19:52dans un cosme désinflationniste
19:54avec finalement des économies
19:56qui n'étaient pas non plus
19:56en train d'accélérer
19:58en matière de croissance,
19:59d'avoir une demande
20:00sous stéroïde, pas du tout.
20:01On n'avait pas
20:01d'espace fiscal
20:03qui soutenait l'économie.
20:04On n'avait rien de tout ça.
20:05Et donc, mécaniquement,
20:06on arrive avec ce choc
20:07qui pourrait effectivement
20:08réduire davantage
20:09la demande de services,
20:10les prix des services
20:11et donc avoir au final
20:12un sous-jacent
20:13qui ne bouge pas.
20:14Et donc, l'erreur,
20:15et ça a été rappelé effectivement,
20:16serait d'augmenter,
20:17de se précipiter
20:18en remontant les taux
20:18d'intérêt directeur.
20:19Je pense que la réunion
20:21du 31 mai prochain
20:22sera a priori dédiée
20:24à la pédagogie.
20:24On va expliquer,
20:26entre guillemets,
20:26on va peut-être
20:26davantage communiquer sur
20:28aujourd'hui,
20:28on ne dispose pas d'informations.
20:29Il n'y aura pas
20:30de nouvelles projections économiques.
20:31Non, il n'y en aura pas.
20:32Et parce qu'effectivement,
20:33déjà, l'exercice
20:34qui a été fait
20:35au mois de mars dernier
20:36était quand même
20:36assez spectaculaire
20:37de pouvoir produire
20:38des scénarios
20:39aussi rapidement.
20:40Et globalement,
20:41ils ne vont pas aller
20:42sur ce terrain-là,
20:43c'est beaucoup trop tôt.
20:44Et trop risqué par ailleurs,
20:45parce que finalement,
20:47ramer dans l'autre sens,
20:47finalement,
20:48ça demande beaucoup plus d'énergie
20:49que finalement
20:50de commettre une erreur.
20:51Donc aujourd'hui,
20:51la prudence est de mire
20:52et toutes les banques centrales
20:53attendront.
20:54Mais par contre,
20:55en juin,
20:55on aura suffisamment d'éléments
20:56pour mettre une petite
20:57hausse de taux préventif
20:59parce qu'il faut bien ?
21:01Non.
21:02Il n'y en aura pas du tout
21:04dans notre scénario.
21:06Le marché price de hausse.
21:08Donc le marché est allé très vite.
21:09Quatre hausses,
21:10deux hausses.
21:11Vous avez résisté
21:11à la tentation
21:12d'en mettre une ou deux ?
21:15Pareil pour nous.
21:15Pareil pour vous ?
21:16Je suis ravi de savoir
21:17qu'on n'est pas du seul.
21:19On n'en a pas mis
21:20pour une raison très simple.
21:22Quel est l'intérêt
21:22de mettre une hausse de taux
21:26finalement pour...
21:26Qu'est-ce que ça produira
21:27comme effet ?
21:28Rien.
21:28C'est pour ça que le marché
21:29pense qu'il y en aura deux.
21:30Oui, même deux,
21:31ça ne produira pas
21:31les effets escomptés.
21:32Donc à un moment donné,
21:33soit on y va franchement
21:34parce qu'on a un vrai risque,
21:35soit on n'a pas de risque
21:36et on n'y va pas en fait.
21:37Rajouter un layer,
21:38une couche entre guillemets
21:39de restrictions
21:40sur de la demande
21:40qui est déjà à taux
21:41et étale,
21:42ça ne sert à rien.
21:43Si ce n'est effectivement
21:44bousiller la croissance.
21:45Mais ça, effectivement,
21:46la banque centrale
21:47et toutes les banques centrales
21:48n'ont pas pour vocation
21:49à réduire le signe.
21:51On verra ce que dit
21:52du point de vue
21:53du pricing de marché,
21:54ce que dit Christine Lagarde
21:55le 30 avril.
21:55Pour l'instant,
21:56il n'y a pas eu un pushback.
21:58Enfin, j'ai quand même
21:59l'impression que la BCE
22:00était assez contente
22:01de voir le marché
22:02peut-être aller assez vite
22:04dans son pricing
22:05de hausse de taux.
22:06Peut-être que ça lui laisse
22:07aussi à la BCE
22:09un peu de marge de manœuvre,
22:10un peu de confort.
22:11Mais il n'y a pas eu,
22:11je n'ai pas entendu de voix,
22:13pas celle de Christine Lagarde
22:14en tout cas,
22:15dire que le pricing de marché
22:17était délirant
22:17et que ce n'était pas
22:18quelque chose
22:19que la BCE endossait
22:20dans le jargon
22:21des banquiers centraux.
22:22Non, c'est ce qui a permis
22:23au marché de monter
22:23en termes d'anticipation
22:25sur la partie courte
22:25des taux en particulier.
22:27Il n'y a pas eu
22:28justement de contre-indication.
22:30C'est vrai que la Banque Centrale
22:31européenne,
22:31comme je le disais tout à l'heure,
22:32reste dans son mandat
22:33d'indiquer qu'elle devra lutter
22:36contre les pressions inflationnistes.
22:38Et là, aujourd'hui,
22:40il y en a,
22:41mais pas de l'inflation sous-jacente.
22:42Et pour qu'on voit
22:43vraiment des effets
22:43sur l'inflation sous-jacente,
22:45a priori,
22:45on estime qu'il faudra
22:46au moins trois ou quatre mois.
22:48Donc même juin,
22:49ça peut être même
22:50un peu plus que ça,
22:51même juin,
22:52ça peut être encore
22:54un petit peu tôt.
22:55Et d'ici le mois de juin,
22:56j'ose espérer
22:56qu'on ait des informations
22:57beaucoup plus avancées
22:59sur le conflit
22:59au Moyen-Orient
23:00qui donneront
23:01un peu plus de visibilité
23:02au marché.
23:03Ces anticipations,
23:04elles peuvent être aussi
23:04effectivement très volatiles.
23:06Elles ont été prêtes
23:08à revers
23:08avec le déclenchement
23:10du conflit
23:11le 28 février dernier.
23:13Et effectivement,
23:14au fur et à mesure
23:14des développements,
23:15elles pourraient aussi
23:16s'effacer peut-être
23:17du marché.
23:18Puisqu'on parle
23:18des banques centrales,
23:19alors ça fait quelque temps
23:20qu'on n'en parle plus,
23:21mais c'était quand même
23:22un des grands sujets
23:22de discussion
23:23de début d'année.
23:24La succession
23:24de Jérôme Powell
23:26dont le mandat
23:26en tant que président
23:28de la Réserve fédérale
23:29américaine
23:29se termine le 15 mai prochain.
23:32Les auditions
23:33de Kevin Walsh,
23:33donc le prétendant
23:35nommé par Trump,
23:36vont pouvoir commencer
23:37demain devant
23:38la commission bancaire
23:39du Sénat.
23:41on peut rappeler
23:42ce qu'on attend
23:43de Kevin Walsh
23:44qui est resté très silencieux
23:46et c'est tout à son honneur
23:47je trouve
23:47de ne pas avoir brouillé
23:49le message de la Fed
23:50en tant que simple
23:52nominé
23:52ou prétendant
23:53à ces stades.
23:54Oui, alors c'est vrai
23:56qu'il y a cette audition
23:57alors cette audition
23:58ça ne veut pas dire
23:58que c'est pour valider
24:00son nouveau poste
24:01pressenti
24:02en tant que président
24:05de la Réserve fédérale
24:06américaine
24:06pour remplacer
24:07Jérôme Powell
24:07c'est juste une audition
24:08donc ça permettra
24:09de juger, de jauger
24:10pour les marchés
24:11notamment
24:11des intentions
24:13de Kevin Walsh
24:15maintenant c'est vrai
24:15qu'il y a toujours
24:16un blocage
24:16par la personne
24:18de M. Tillis
24:18qui n'a pas forcément
24:20d'intérêt personnel
24:21de ce que j'ai cru comprendre
24:22en termes d'ambition
24:24en ce qui le concerne
24:26donc il a une posture
24:28qui bloque
24:29Il a peu agressé
24:29à satisfaire Trump
24:30c'est un républicain
24:31C'est un républicain
24:32maintenant
24:32il y a quand même
24:33ce blocage
24:34et il peut continuer
24:36encore plusieurs semaines
24:37et dans ce cas là
24:38Jérôme Powell
24:39l'a dit clairement
24:39il pourrait continuer
24:40à exercer ses fonctions
24:42jusqu'à ce qu'il y ait
24:42un déblocage
24:43voilà maintenant
24:44l'audition de Kevin Walsh
24:45va être intéressante
24:46à suivre
24:47c'est vrai qu'il y a
24:47quand même plusieurs lectures
24:48qu'on peut avoir
24:49de cette nomination
24:51alors c'est quelqu'un
24:52qui est très apprécié
24:53par les marchés
24:53qui est à priori
24:54quelqu'un de
24:55qui est très
24:56qui est market compatible
24:57voilà
24:57qui a déjà été
24:58à la réserve fédérale américaine
25:00donc il connaît bien
25:01plus jeune gouverneur
25:02il connaît très bien le métier
25:03maintenant il y a
25:04il y a quelques perceptions
25:05en fonction des gens
25:06qui le connaissent
25:07plus ou moins
25:07qui laissent penser
25:09qui pourraient être
25:10plutôt peut-être
25:10un peu plus dovish
25:11un peu plus à la baisse de taux
25:14que l'était Jérôme Powell
25:15voilà
25:16mais ça reste encore
25:17des choses à voir
25:18une fois qu'il aura pris
25:19la place de Jérôme Powell
25:21on l'a plutôt beaucoup entendu
25:24l'an dernier
25:24en deuxième partie d'année
25:26c'est un poste
25:27de président de la Fed
25:28pour lequel il se prépare
25:30depuis longtemps
25:31on l'a beaucoup entendu
25:31être critique
25:33très critique
25:33évidemment vis-à-vis
25:34de la conduite
25:35de la politique monétaire
25:36vis-à-vis de la communication
25:37aussi de la réserve fédérale américaine
25:39pas juste dans le moment
25:40de 2025
25:41mais de manière un peu
25:42structurelle
25:43il questionne
25:44la forward guidance
25:45il questionne
25:45la communication
25:47un peu permanente
25:48de tous les membres
25:48du board
25:50etc
25:50donc il a quand même
25:52une réflexion
25:52sur l'institution
25:54comment elle doit fonctionner
25:55comment elle doit
25:56communiquer
25:58également
25:58là effectivement
25:59ces derniers temps
26:00on l'a entendu
26:01beaucoup moins
26:01avec une situation
26:03qui mérite quand même
26:04que la parole
26:05d'une banque centrale
26:06soit la plus claire
26:07possible
26:07sur Warch
26:08qu'est-ce que vous dites
26:09qu'est-ce que vous attendez
26:11Mabrouk
26:12et puis j'ai cru comprendre
26:13que Jérôme Powell
26:14et Donald Trump
26:14n'avaient pas forcément
26:15la même lecture
26:16de la légalité
26:20qui permettrait à Jérôme Powell
26:22de poursuivre
26:22après le 15 mai
26:23Donald Trump
26:24lui il interprète
26:25certains textes
26:25en imaginant
26:26qu'il puisse
26:27virer Donald Trump
26:29et choisir
26:30parmi le board
26:31un président intérimaire
26:33en attendant
26:34la validation
26:34d'un Kevin Warch
26:36alors là vous m'apprenez
26:37quelque chose
26:37j'ai vu que ça
26:39discutait
26:40je ne suis pas spécialiste
26:41du droit
26:43américain
26:43encore moins
26:44des textes
26:44chacun fait littérature
26:46je savais
26:47que vous allez me dire ça
26:49donc non mais du coup
26:50ce qui est très intéressant
26:51dans cette séquence
26:52c'est que vous le mentionniez
26:53c'est le silence
26:53de Kevin Warch
26:54qui globalement
26:56ne rajoute pas
26:57finalement
26:58une dose de pollution sonore
26:59dans un monde
27:00qui est déjà
27:01on va dire
27:01assez pollué
27:02notamment aux Etats-Unis
27:03ça c'est le premier point
27:04il n'a pas joué
27:05le shadow président
27:05non non
27:06et puis clairement
27:07ça aurait desservi
27:08finalement
27:08à la fois l'institution
27:10ça aurait décrédibilisé
27:11un peu le personnage
27:12donc globalement
27:14on joue finalement
27:15une partition commune
27:16et ça
27:16d'une part c'est apprécié
27:17d'autre part
27:18ça l'assoit peut-être
27:19un peu plus
27:20finalement dans ce rôle
27:20et puis le dernier point
27:22c'est qu'effectivement
27:23il y a une vision différente
27:24aussi de la conduite
27:25de la politique monétaire
27:26de la part de Kevin Warch
27:28par rapport à
27:28non pas seulement
27:29Jérôme Powell
27:30mais par rapport à
27:31même Mme Yellen
27:32M. Berdinky
27:33etc.
27:34dans la mesure où
27:34finalement on avait une fête
27:35qui était pro-demande
27:37c'est-à-dire qu'en gros
27:37il fallait soutenir la demande
27:38quoi qu'il en coûte
27:39en quelque sorte
27:40à travers effectivement
27:41différentes mesures
27:41conventionnelles ou non conventionnelles
27:43Kevin Warch
27:44il est un peu plus équilibré
27:45finalement dans son approche
27:46lui c'est demande
27:47mais aussi
27:47le côté offre
27:48et avec finalement
27:49cette thématique
27:50dont on va forcément
27:51reparler tant ou tard
27:52celle de la productivité
27:54comment faire en sorte
27:55finalement
27:55de redonner
27:56finalement
27:58comment dire
27:58de soutenir la productivité
27:59pour soutenir
28:00la croissance potentielle
28:01pour permettre
28:02à la croissance américaine
28:03d'être encore plus élevée
28:04et donc en fait
28:05l'approche est différente
28:06l'outil et l'analyse
28:07macroéconomique
28:08qui va en dériver
28:08sera différente
28:09et la manière de piloter
28:10la politique monétaire
28:11sera aussi un petit peu différente
28:12mais là encore
28:13globalement
28:14il y a
28:14comment dire
28:15une nomination
28:16qui arrivera
28:17probablement
28:18donc au deuxième trimestre
28:20milieu fin
28:21ou début du troisième
28:22on verra
28:24mais là
28:24là aussi
28:25il y a aussi
28:25la Fed
28:26est très intelligent
28:28très smart
28:29finalement dans sa manière
28:29de conduire la communication
28:30le FOMC
28:32s'est encore laissé
28:32une baisse de taux
28:33finalement
28:34donc me semble-t-il
28:35dans ses dots
28:35et donc du coup
28:37ça ne ferme pas la porte
28:38ça ne lit pas finalement
28:39qu'une marche peut arriver
28:40et faire ce que Donald Trump
28:42lui demande
28:42c'est-à-dire baisser
28:43les taux d'intérêt
28:43du directeur
28:44dans un contexte
28:45où la croissance américaine
28:46sans être effectivement
28:47en danger
28:47ou quoi que ce soit
28:48n'est pas non plus
28:49entre guillemets
28:50au sommet de sa forme
28:51donc à un moment donné
28:52un petit coup de pouce
28:54effectivement sera
28:54bien
28:55satisfera finalement
28:55le marché
28:56Donald Trump
28:57et puis finalement
28:58ce ne sera pas
28:58les jumbo cuts
28:59non plus
29:01parce que Donald Trump
29:01veut 1% de taux directeur
29:03mais même monsieur
29:04ce n'est pas 25 points de base
29:05et même monsieur Miran
29:06entre guillemets
29:07a indiqué
29:08il a arrêté de se demander
29:0850 points de base
29:09voilà
29:09donc on a
29:10même lui rentré
29:12dans les clous
29:12donc c'est pour vous dire
29:13la puissance de l'institution
29:14il a plaidé pendant
29:153 comités au moins
29:16pour 50 points de base
29:17on le voyait dans les autres plots
29:18c'était l'ailleur de service
29:20et donc là il s'est arrêté
29:21puisqu'on parle du dollar
29:22un mot
29:23mais gardez la parole
29:23je trouve que la crise
29:25a été intéressante
29:26à analyser du point de vue
29:27du mouvement du dollar
29:28et ce que nous dit
29:30cette crise du Golfe
29:31qui implique évidemment
29:32les marchés pétroliers
29:34du statut du dollar
29:35aujourd'hui
29:36encore une fois
29:37si je me reporte
29:38aux discussions
29:39qu'on avait avant la crise
29:40et depuis le retour
29:41de Donald Trump aux affaires
29:42la grande question
29:44de savoir
29:44quel était le statut
29:45et la valeur du dollar
29:46avec une telle administration
29:48avec un monde
29:50qui débordait de dollars
29:51dans les allocations
29:53peut-être au-delà
29:54du nécessaire
29:55et du raisonnable
29:57bref
29:57cette histoire
29:58de débasement
29:59cette histoire
30:00de dédollarisation
30:01également
30:02quand je vois que le dollar
30:03a pris entre 2 et 3%
30:06peut-être
30:07du plus bas
30:08au plus haut
30:09pendant cette crise
30:10et que cette hausse
30:12de 2-3%
30:12s'est effacée
30:13en quelques séances
30:15dès que le cessez-le-feu
30:17a été annoncé
30:19qu'est-ce que ça nous dit
30:20du statut du dollar
30:21aujourd'hui ?
30:21Est-ce que c'est encore
30:22vraiment un refuge ou pas ?
30:23Alors
30:24il a encore ce statut
30:27de refuge
30:27mais il n'est plus aussi
30:28fort qu'avant
30:28ça c'est le premier point
30:30vous l'avez mentionné
30:31on a touché 1,14
30:32on n'est pas allé en dessous
30:33compte tenu par ailleurs
30:35de l'intensité de la crise
30:36on aurait pu s'attendre
30:37à un dollar
30:37qui retourne à 1,10
30:38voire même au-delà
30:38face à l'euro
30:39et pas du tout
30:41et ça a été très poussif
30:42on est allé vraiment
30:43par petits pas
30:43et dès l'instant
30:44on a eu cessez-le-feu
30:45réouverture d'Hormuz
30:46annoncé vendredi
30:47hop 1,18
30:48donc c'est reparti
30:49très vite dans l'autre sens
30:50ce qui montre fondamentalement
30:51que ça prouve
30:53encore une fois
30:54que la faiblesse
30:56de l'économie américaine
30:56va finalement
30:57et quelque part
30:58dans les cours du dollar
30:59alors la dédollarisation
31:00le débasement
31:01et tout ça
31:02effectivement
31:03personnellement
31:03c'est des histoires
31:04qui ont cours
31:05sur du très très long terme
31:06et donc on ne peut pas
31:07fonder une allocation
31:08même tactique
31:10enfin stratégique
31:11encore moins tactique
31:11finalement sur ces histoires-là
31:13ça ne peut pas marcher
31:13en revanche
31:14se dire fondamentalement
31:15que voir le dollar
31:17aller à 1,30
31:17pour moi
31:18c'est de l'hérésie
31:19ça veut dire qu'effectivement
31:19là on a un vrai problème
31:20sur l'économie américaine
31:22on est véritablement
31:22en récession
31:23à mon sens
31:23donc la dépréciation
31:25finalement
31:26enfin du moins
31:26cette faiblesse
31:27entre guillemets
31:28du dollar
31:28ne traduit pas finalement
31:30une absence de valeur refuge
31:31ça traduit tout simplement
31:31une faiblesse
31:33conjoncturelle
31:34de l'économie américaine
31:34et donc on n'est plus
31:35sur une économie aussi forte
31:37qu'elle l'était avant
31:37elle n'inspire plus
31:38effectivement autant de
31:39finalement autant de
31:41un peu plus de défiance
31:42c'est une question
31:43du différentiel de croissance
31:44là plutôt
31:44qui joue pour vous
31:45en ce moment
31:46et on a quand même
31:47un effet psychologique
31:47c'est-à-dire qu'en gros
31:48aujourd'hui
31:49s'exposer à l'économie américaine
31:50avoir du dollar
31:51c'est plus aussi safe qu'avant
31:52clairement les règles du jeu
31:54peuvent changer du jour au lendemain
31:55et c'est ça aussi
31:56finalement que prenne
31:57enfin qu'intègre
31:58la valeur du dollar
31:59mais de là à dire
31:59fondamentalement
32:00qu'on abandonnerait le dollar
32:02et que finalement
32:03on a un débasement monétaire
32:04ça j'y crois pas
32:05une seule seconde
32:05et penser par ailleurs
32:07qu'il y a d'autres
32:08valeurs refuge
32:08comme l'or
32:09valeurs refuge
32:10ne se comportent pas
32:10finalement avec celui
32:12comme le comportement de l'or
32:13donc on ne peut pas avoir
32:14des variations de 5 à
32:15de moins 5
32:16à plus 5 etc
32:17trop de volatilité
32:18pour que ce soit
32:19une vraie réserve
32:19de valeur et de sécurité
32:21exactement
32:21donc en fait
32:22la vérité finalement
32:23c'est peut-être
32:23qu'on a un nouveau panier
32:25en fait
32:25de valeurs refuge
32:27en combinant finalement
32:28un peu d'or
32:28un peu de dollars
32:29un peu de francs suisse
32:30pourquoi pas un peu de diane
32:31et encore ça reste à démontrer
32:33mais globalement
32:34la seule valeur refuge
32:34qui reste aujourd'hui
32:35pour moi
32:35c'est le franc suisse
32:36oui et qui est un marché
32:38extrêmement
32:39et c'est ça
32:40trop petit
32:41trop étroit
32:42pour
32:42j'allais dire
32:44pour supporter
32:44tous les valeurs du monde
32:46en tout cas
32:46tous les risques
32:48du monde
32:49d'accord avec cette analyse
32:50il n'y a plus
32:51un seul grand refuge mondial
32:53l'or et le dollar
32:55il y a peut-être
32:55une myriade
32:56de refuges
32:58de demi-refuges
32:59ou de semi-refuges
33:00je crois
33:01ces dernières semaines
33:02c'est vrai que
33:03lorsque on était
33:04dans une situation
33:04je ne parle même pas
33:05des souverains
33:05des taux souverains
33:06qui n'ont pas joué
33:07leur rôle non plus
33:08la seule valeur refuge
33:09entre guillemets
33:09c'était le monétaire
33:10c'était le cash
33:11c'était le seul actif
33:13qui gardait
33:14le taux
33:15proche de celui
33:16de la banque centrale
33:17européenne
33:18pour la Fed
33:19le taux de la Fed
33:20mais on n'a pas
33:21forcément d'autres
33:22valeurs refuge
33:23et pour revenir au dollar
33:24c'est vrai que
33:24le dollar à mon avis
33:25il y a quelques investisseurs
33:26qui ont été quand même
33:27plutôt refroidis
33:28par les performances
33:29de l'an dernier
33:30si on n'était pas
33:31edgé
33:31contre les variations
33:33de change
33:33un investisseur européen
33:34pouvait perdre 10%
33:35à peu près 10%
33:36a perdu 10%
33:38sur l'exercice 2025
33:39donc c'est sûr que
33:40ça ne met pas forcément
33:41en confiance
33:41comme ça a été dit
33:42pour aller se réexposer
33:43sur cette zone
33:44et en ce qui concerne
33:45les autres valeurs refuge
33:47c'est vrai que l'or
33:48c'est quelque chose
33:49d'assez important
33:50aujourd'hui on l'a vu
33:51depuis le début du conflit
33:52c'est risquant l'or
33:54maintenant
33:54ça a baissé
33:56au début du conflit
33:57et ça rebondit
33:58à partir du moment
33:59où il y a eu
33:59Cécile Feu
34:00ça rebondit
34:00et c'est vrai qu'on est
34:01plutôt sur des achats
34:02assez structurels
34:04d'or
34:04de la part des banques centrales
34:05certaines banques centrales
34:08communiquent
34:08mais il faut prendre
34:09ça avec des pincettes
34:09comme la banque
34:10centrale chinoise
34:13mais c'est vrai
34:13qu'on a a priori
34:15encore des achats
34:15qui continuent
34:16et ça ne se fait
34:17pas forcément au gré
34:18des variations de marché
34:19de façon tactique
34:20ce sont des achats
34:21assez structurels
34:22alors est-ce que ça vient
34:23peser sur le dollar
34:24en face peut-être
34:24dans une certaine mesure
34:25mais c'est quand même
34:26dur à estimer
34:26à ce niveau-là
34:27maintenant l'or
34:28ça reste quand même
34:29un actif qui est réputé
34:30pour son côté
34:31valeur refuge
34:32mais peut-être pas forcément
34:33dans des phases de marché
34:34comme celles qu'on vient
34:35de connaître
34:35c'est devenu un thème
34:37d'investissement même
34:38voilà c'est ce qu'on me dit
34:39l'or
34:40si je reviens aux actions
34:42Mabrouk
34:42on a expliqué effectivement
34:43pourquoi comment
34:44en tout cas les indices actions
34:45étaient revenus
34:46sur leur sommet
34:47en une douzaine
34:48de séances
34:50là aussi
34:51je me replace
34:51fin février
34:52on était sur ces niveaux
34:54de marché
34:55même un peu en dessous
34:56les indices actions américains
34:57sont au-delà
34:58de ces niveaux
35:00les questions qu'on se posait
35:01en plateau
35:02est-ce que c'est pas
35:02un peu topiche
35:03est-ce que
35:04sur janvier-février
35:05la hausse a déjà été
35:07à double digit
35:08est-ce qu'on n'est pas allé
35:09un peu trop vite
35:10trop fort
35:10est-ce que le marché
35:11a déjà anticipé
35:12ou mangé
35:12ou capitalisé
35:13sur toutes les progressions
35:14de bénéfices
35:15qu'on pouvait attendre
35:16cette année
35:16alors il faut noter
35:17que dans l'intervalle
35:18les progressions de bénéfices
35:19elles n'ont cessé
35:20d'être révisées
35:21à la hausse
35:22y compris
35:22pendant la période
35:23de guerre
35:24donc c'est vrai
35:25que ça donne
35:26l'idée d'un marché
35:27qui est toujours
35:28moins cher
35:29est-ce que c'est
35:30une idée solide
35:31ou est-ce qu'il y a
35:32une forme de mirage
35:33de ce point de vue-là
35:33et est-ce qu'à ces niveaux
35:34de prix
35:35il y a un peu
35:36d'asymétrie
35:36ou un peu de complaisance
35:37qui s'est installé
35:39dans ces marchés d'action
35:40on est toujours surpris
35:41finalement
35:41par cette capacité
35:42du marché d'action
35:43à battre des records
35:44donc c'est souvent
35:45commenté etc
35:46vous l'avez souligné
35:48à juste titre
35:49la croissance des bénéfices
35:50a été révisée
35:51à la hausse
35:52en période de guerre
35:53alors est-ce qu'une guerre
35:54ça empêche les marchés d'action
35:55de monter
35:56historiquement pas trop
35:57donc quand on voit
35:58finalement juste
35:58finalement la séquence
36:00ukrainienne
36:01bon bah oui
36:01effectivement ça a pesé
36:02et c'est reparti
36:04alors quand je dis
36:04les résultats ont été révisés
36:05à la hausse
36:05c'est les résultats
36:06de quelques secteurs
36:08et dans ces secteurs
36:08les résultats de quelques entreprises
36:10oui c'est le pétrole
36:11et la tech
36:12et dans le pétrole et la tech
36:14il y a quelques groupes
36:15Exxon, Micron
36:16qui justifient
36:17en majorité
36:19la révision bénéficiaire
36:20de leur propre secteur
36:21pour le moment effectivement
36:22mais quand on regarde
36:23mais même dans le secteur
36:24de la tech
36:24quand on prenait
36:25la croissance des bénéfices
36:26de manière globale
36:27S&P, tech
36:28et même
36:29quand vous regardez par ailleurs
36:30ce qui se passe en Asie
36:32émergente
36:32donc prenons le COSPI encore
36:34et donc j'ai dû
36:35m'y reprendre à deux ou trois fois
36:36parce que je ne corrais
36:37la Corée par exemple
36:38donc je ne croyais pas
36:39le chiffre que je voyais
36:40plus 195%
36:41on était déjà plus 100%
36:43finalement en fin d'année dernière
36:44je me dis bon 100%
36:45c'est quand même un peu fort
36:46là on a fait 200% quasiment
36:49de croissance des bénéfices
36:50la thématique finalement
36:51de la tech
36:51a été à mon sens
36:53peut-être
36:53un peu
36:54un peu bousculée
36:55un peu
36:55pas enterrée bien évidemment
36:56mais un peu mise de côté
36:57et
36:58on est en train de revivre
36:59une espèce de remake
37:00de 2025 en quelque sorte
37:012025
37:01on a eu exactement
37:03les mêmes facteurs
37:04Dipsy qui arrive
37:05c'est la fin effectivement
37:05du monopole etc
37:06mais pas du tout en fait
37:07donc ces deux technologies
37:08sont complémentaires
37:09on va avoir des semi-conducteurs
37:11qui vont continuer finalement
37:12à bénéficier d'une demande
37:13qui est absolument titanesque
37:14et globalement
37:15tout ce monde
37:16continue de se nourrir
37:17alors on va encore nous servir
37:18effectivement l'histoire
37:19de la vampirie
37:19enfin tout le monde
37:20effectivement se nourrit etc
37:21mais c'est une logique industrielle
37:23enfin qu'est-ce qu'il y a de nouveau
37:23en fait là-dedans
37:24absolument rien
37:24donc à mon sens
37:26donc la circularité
37:27de l'écosystème
37:27maintenant c'est une logique
37:28enfin ça n'inquiète plus
37:30c'est une logique industrielle
37:31mais c'est une logique industrielle
37:32pour moi
37:32donc du coup fondamentalement
37:34si on a à la fois
37:36une situation qui se détend
37:37plus de visibilité
37:38une croissance finalement
37:39qui n'est pas si horrible
37:40une politique monétaire
37:41qui là encore
37:42finalement fait le job
37:43c'est-à-dire qu'en gros
37:44n'est pas restrictive
37:44mais qui fait exactement
37:45ce qu'elle doit faire
37:46pour piloter le cycle
37:47il n'y a pas de raison
37:48effectivement pour que
37:49la croissance des bénéfices
37:50ne se poursuive pas
37:51à des niveaux de valorisation
37:52par ailleurs
37:53qui finalement aujourd'hui
37:55sont quand même
37:56beaucoup plus intéressants
37:57que ce qui était il y a un an
37:58comment vous regardez
37:59effectivement ces dynamiques
38:00des bénéficiaires
38:01sur les marchés actions
38:02alors qu'on révise à la hausse
38:03le secteur oil and gas
38:05qu'on révise à la hausse
38:05la tech
38:07pourquoi pas
38:07le oil and gas
38:08ça paraît une évidence
38:10la tech
38:11je crois que tous les messages
38:12qu'on a eu
38:13de la part des fabricants
38:14de composants
38:15ou d'équipements
38:16TSMC à SML
38:17nous disent que pour l'instant
38:18la demande non seulement
38:19est intacte
38:20mais continue sans doute
38:20de progresser
38:21quand l'offre
38:22elle reste contrainte
38:24donc je n'ai pas de problème
38:25avec ça
38:26ce qui m'intéresse
38:27c'est les autres secteurs
38:27est-ce que c'est deux secteurs
38:29qui vont porter la croissance
38:30des bénéfices
38:31est-ce que ça donne
38:32un schéma de marché
38:34une participation très étroite
38:36ou est-ce que non
38:36il y a la place
38:37pour que d'autres secteurs
38:38tiennent au moins
38:39leur perspective bénéficiaire
38:41ou est-ce qu'on a un vrai risque
38:42d'avoir des révisions
38:42à la baisse
38:43importantes pour d'autres secteurs
38:45c'est difficile à dire
38:47c'est une question
38:48forcément je pense
38:49que tout le monde
38:49voudrait pouvoir y répondre
38:50alors ce qui est intéressant
38:51c'est que depuis le début
38:52de la période de publication
38:53des résultats
38:53on voit qu'il n'y a pas
38:54d'accident déjà
38:55il n'y a pas de société
38:56qui annonce des révisions
38:58fortement à la baisse
38:58on a le secteur bancaire
39:00aux Etats-Unis
39:00qui a commencé à publier
39:02déjà c'est plutôt rassurant
39:04c'est vrai qu'on n'en parle
39:05pas trop aujourd'hui
39:06mais c'est vrai qu'il y avait
39:07toute cette dynamique
39:08sur une inquiétude
39:09sur le crédit privé
39:11qui pouvait inquiéter
39:12là aujourd'hui
39:12ça n'a pas l'air
39:13d'être forcément
39:14quelque chose
39:15qui se traduise
39:16par des révisions
39:17de perspectives de bénéfices
39:18sur ce secteur-là
39:19côté pour revenir
39:21sur le secteur de la tech
39:23on va avoir
39:23les grosses publications
39:24qui vont arriver
39:25d'ici quelques jours
39:27aujourd'hui on voit
39:28que le marché
39:29a déjà repricé pas mal
39:30depuis le cessez-le-feu
39:33les 7 magnifiques
39:34ont bien récupéré
39:35on voit des valeurs
39:35comme Amazon
39:36qui ont repris 20%
39:37donc c'est vrai
39:37qu'il y a quand même
39:38une dynamique qui est là
39:41alors certes
39:42il faut se projeter
39:44il faut pouvoir estimer
39:46les perspectives
39:46de bénéfices
39:47pour cette année
39:48mais si on regarde
39:49le PE forward
39:50du S&P
39:50par exemple
39:51on est à 20
39:51donc finalement
39:52ça paraît moins cher
39:53que l'an dernier
39:54et on se dit
39:56qu'il y a peut-être
39:56encore de la place
39:57dans ce type de marché
39:58pour un rebond
39:59on estime que
40:00les valeurs de la tech
40:01et les valeurs bancaires
40:02peuvent en profiter
40:03encore une fois
40:04c'est en voyant
40:05à travers la crise
40:06je ne parle pas
40:07de l'effet
40:08volatilité du pétrole
40:10qui peut jouer également
40:11et c'est vrai
40:11que ce chiffre
40:12de révision
40:12des EPS
40:14je crois qu'on est passé
40:14de 15 à 18
40:15pratiquement
40:16pour 2026
40:17aux Etats-Unis
40:18c'est quand même
40:19une forte révision
40:19mais il faut le prendre
40:20avec des pincettes
40:21puisque c'est vrai
40:22qu'il y a l'effet pétrole
40:23qui joue à plein
40:25donc c'est vrai
40:25que le secteur
40:26de la tech
40:26va être important
40:27à suivre
40:28il y avait toute cette dynamique
40:29de disruption technologique
40:31qui était très suivie
40:32en début d'année
40:32janvier, février
40:33on ne parlait quasiment
40:34que de ça
40:34la disruption
40:35quel secteur
40:36allait être le prochain
40:37à être disrupté
40:38peut-être que si on voit
40:39au travers de la crise en Iran
40:40on reparlera de ça également
40:41donc il faut être sélectif
40:43et bien choisir ses valeurs
40:44Tech et bancaire
40:46sont des secteurs
40:47quand même poids lourds
40:48on va le dire comme ça
40:48du marché américain
40:52pétrole et gaz
40:53un peu moins qu'auparavant
40:54mais ça reste quand même
40:55des grandes valeurs
40:57le cas européen
40:59comment est-ce qu'il faut
41:00le rejuger
41:01le réviser
41:02est-ce que l'idée
41:04de la reprise
41:04cyclique européenne
41:06et de la manière
41:07dont elle se traduisait
41:08sur nos marchés actions
41:09est-ce que ça reste
41:10un thème intact
41:11ou est-ce qu'il faut
41:13revoir un peu
41:14son jugement
41:15encore une fois
41:15c'est vraiment binaire
41:17on a le scénario central
41:19où on a la macro
41:20qui tient
41:20on l'a dit
41:21la croissance
41:22la baisseur qui ne bouge pas
41:23etc
41:23là dans ce cas-là
41:24on revient
41:24sur cette thématique-là
41:26et il n'est pas trop tard
41:27encore pour se dire
41:28qu'on est dans ce scénario
41:29non il n'est pas trop tard
41:30après encore une fois
41:31c'est binaire
41:32si on change de scénario
41:34on va réavoir
41:36cette thématique-là
41:36où les prix du pétrole
41:37remontent
41:38où c'est les valeurs pétrolières
41:39qui vont repartir
41:39à la hausse
41:40etc
41:41maintenant
41:43encore une fois
41:44si on passe au travers
41:44on revient
41:45sur des valeurs cycliques
41:47alors c'est vrai que
41:47en Europe
41:48on a moins de tech
41:48mais on a des bancaires
41:50non mais on avait
41:51des ventes
41:52qui nous portaient
41:53quand même
41:53même sans tech
41:54depuis le début de l'année
41:55les actions européennes
41:56faisaient mieux
41:56que les actions américaines
41:57jusqu'à sans théorie
41:58ça tenait quand même
42:00le marché européen
42:01peut se remettre en place
42:02donc avec des marchés européens
42:04qui se tiennent
42:05mieux
42:06voire aussi bien
42:07ou mieux
42:07que le secteur américain
42:09je rappelle que
42:11même si l'intensité
42:12du conflit baisse
42:12je crois que
42:13dimanche
42:14hier
42:14aucun bateau
42:16n'a traversé
42:17Hormuz
42:18non mais ça reste quand même
42:19le point névragique
42:20et le juge de paix
42:22des conséquences
42:24de ce conflit
42:25Mavrouk
42:26c'est le nouveau juge de paix
42:27en gros globalement
42:28Hormuz
42:29personne ne connaissait
42:30l'existence
42:31même sans frappe
42:32et même sans nouvelles escalades
42:33qui nous disent
42:34que le Détroit
42:35peut rouvrir là
42:35dans les 8 semaines
42:37qui avaient été balisées
42:38un peu par l'administration Trump
42:39les 8 semaines de conflit
42:40balisées par l'administration Trump
42:41et que ce ne sera pas
42:42dans le double
42:43si c'est dans le double
42:44c'est déjà une autre
42:45mais ça c'est la séquence
42:46numéro 2
42:47on rentre dans la séquence
42:48de la négociation
42:48et donc le temps joue
42:50à la défaveur de Donald Trump
42:51enfin
42:52les Iraniens ont le temps
42:53donc à la limite
42:54ils se disent
42:54bon très bien
42:55on va souffrir
42:55mais on a le temps
42:57effectivement de
42:57enfin on peut jouer de la montre
42:59Trump ne veut pas jouer de la montre
43:00c'est-à-dire qu'en gros
43:00il y a encore cette histoire
43:01d'élection de mi-mandat
43:03et il y a le prix du galon
43:04effectivement
43:04je regardais la semaine dernière
43:05à 4,25
43:06donc ça c'est problématique
43:08et il y a donc
43:09tout ce mécontentement
43:11donc Trump doit gérer avec ça
43:13il ne peut pas se permettre
43:14effectivement
43:15de perdre du temps là-dessus
43:16et c'est pour ça
43:17qu'on va
43:18au fil de déclarations
43:19encore à chaque fois
43:20à Tony Truant
43:21donc la dernière en date
43:22que j'ai écouté avant de venir
43:23c'est j'ai prévu le 11 septembre
43:24tout va bien
43:25et donc du coup
43:26on va aller dans ce contexte-là
43:28à chaque fois
43:28dans cette thématique-là
43:29jusqu'à finalement
43:30trouver une issue
43:31le fait est qu'on ait eu
43:32déjà vendredi soir
43:34une déclaration indiquant
43:35finalement ça rouvre
43:37ça montre que c'est possible
43:38c'est possible
43:38oui
43:38ça montre que c'est possible
43:39et donc du coup
43:40mécaniquement
43:41le marché va s'accrocher
43:42à tout ça
43:42bon
43:43ce qui est intéressant
43:44mais là je me renvoie
43:46moi-même à la littérature
43:47que je vais aller potasser
43:48que je vous transmettre
43:50non mais
43:51je lisais chez un de faux confrères
43:54que la période de printemps
43:55est toujours un moment
43:56de cristallisation des opinions
43:58quand on est dans une allée électorale
43:59et que le sentiment
44:02du consommateur
44:03au printemps
44:04est un bon proxy
44:06de la manière
44:07dont il va voter
44:08partant de l'idée
44:09que le consommateur
44:10au printemps
44:11les élections aux Etats-Unis
44:12ont lieu en novembre
44:12bien sûr
44:13au printemps
44:15le consommateur
44:17citoyen
44:19contribuable
44:19électeur
44:20a plutôt bien en tête
44:22tous les développements
44:23économiques
44:24notamment
44:24des mois à venir
44:26et donc
44:27son vote
44:28se cristallise
44:29souvent
44:29à la faveur
44:30de ce genre d'informations
44:31et donc
44:31à ceci près
44:32qu'il y a un autre facteur
44:33aussi
44:34donc il y a le facteur
44:34mais il y a des travaux là-dessus
44:35donc je
44:37je serais ravi
44:38que vous l'avez transmetté
44:40non mais il y a un autre facteur
44:41qui est l'obili
44:41on a tendance à l'oublier
44:42celui-là
44:43la loi budgétaire
44:45la loi fiscale
44:45qui va permettre
44:47des baisses d'impôts
44:47qui ne vont pas toucher
44:48ceux qui sont
44:49le plus durement touchés
44:50par la crise énergétique
44:51mais qui vont toucher
44:52par exemple
44:52une autre frange
44:52de l'électorat de Trump
44:54qui n'est pas tout à fait satisfait
44:56le nom de l'électorat Maga
44:57qui finalement
44:58ne comprend pas
44:59finalement
44:59qu'est-ce qui se passe
45:00et qui va par ailleurs
45:01aussi voir
45:02sur sa feuille d'impôt
45:03un peu moins
45:04voire même
45:04de l'argent qui revient
45:05donc la cristallisation
45:07va peut-être jouer
45:08finalement dans les deux sens
45:09on va voir ce que ça va donner
45:10en novembre prochain
45:11merci beaucoup messieurs
45:12merci d'avoir été avec nous ce soir
45:13Mabrouk Chetouane
45:14Natix ICM
45:15et Geoffroy Lenoir
45:16OFI Invest Asset Management
45:22Le dernier quart d'heure
45:23de Smartbourg
45:24chaque soir
45:25c'est le quart d'heure thématique
45:25chaque lundi
45:26le thème
45:27c'est celui
45:28de l'actualité
45:28de la vie politique
45:29économique
45:30et financière américaine
45:32le point de vue américain
45:33dans ce quart d'heure américain
45:34c'est avec Pierre-Yves Dugas
45:35notre correspondant
45:37américain
45:38à distance
45:38et en vidéo
45:39avec nous
45:40bonsoir et bienvenue
45:41Pierre-Yves
45:42s'il dit pas de bêtises
45:43je crois qu'aucun bateau
45:45n'a franchi Hormuz
45:46ni dans un sens
45:47ni dans l'autre
45:47ce dimanche
45:49le week-end a été marqué
45:50par un regain d'escalade
45:51avec des échanges d'amabilité
45:53et plus que ça encore
45:54puisqu'on commence
45:55à se tirer dessus
45:56dans le détroit d'Hormuz
45:57pour résumer les choses
45:59simplement
45:59Pierre-Yves
46:00pour autant
46:01les marchés
46:02actions mondiaux
46:04se portent plutôt bien
46:05et encore plus
46:06quand on regarde
46:07les marchés d'actions
46:08aux Etats-Unis
46:09puisque le S&P 500
46:10et le Nasdaq
46:10ont explosé
46:11leur record historique
46:14on danse sur un volcan
46:18pour reprendre une expression
46:20plus boursière
46:21on escalade allègrement
46:22le mur de l'inquiétude
46:24the wall of worry
46:25vous vous souvenez
46:26de monsieur Granville
46:27dans les années 70
46:28et 80
46:29ce gourou
46:30qui prétendait
46:31nous dire
46:32ce qu'allait faire
46:33le Dow Jones
46:35il disait
46:36on ne monte
46:36jamais aussi vite
46:37que quand on escalade
46:38le mur de l'inquiétude
46:40alors là
46:40tous les ingrédients
46:41du mur de l'inquiétude
46:42sont réunis
46:42et on les escalade
46:43allègrement
46:44j'ai essayé
46:45de faire une espèce
46:47de liste
46:47de ces
46:50non pas
46:51justifications
46:52mais de ces tentatives
46:53d'explication
46:55de cette euphorie
46:58en commençant
46:59peut-être d'abord
46:59par signaler
47:00que c'est une euphorie
47:01qui marque surtout
47:02les marchés d'action
47:02et moins le marché
47:04obligataire
47:05et moins le marché
47:06pétrolier
47:07puisque le rendement
47:09d'outils
47:09bondent à 10 ans
47:11était en dessous
47:11de 4%
47:12quand les hostilités
47:13ont commencé
47:13on est aujourd'hui
47:14autour de 4 ans
47:15tout de même
47:16et que le baril
47:17de pétrole américain
47:18pour livraison
47:19au mois de décembre
47:21est entre 15 et 20%
47:23au-dessus du niveau
47:23où il était
47:24quand les bombes
47:26ont commencé
47:26de pleuvoir
47:27sur l'Iran
47:28donc il y a
47:29une euphorie chronique
47:31où sur les marchés
47:32d'action
47:32on considère
47:33que non seulement
47:34le verre
47:34est à moitié plein
47:36mais alors qu'il est
47:37un tiers plein
47:40on estime
47:41qu'il est à 100% plein
47:42pourquoi ?
47:43alors j'ai essayé
47:44de garder le meilleur
47:45pour la fin
47:46mais moi
47:47il y a quelque chose
47:47qui me frappe
47:48c'est peut-être
47:48en raison de mon âge
47:50qui ne fait avancer
47:51c'est que cette jeune génération
47:54qui s'intéresse
47:55à la bourse
47:56et qui joue
47:56un rôle important
47:57pour les investisseurs
47:59individuels
48:01dans le volume
48:01maintenant
48:02plus qu'il y a
48:02quelques années
48:04cette jeune génération
48:05a beaucoup moins peur
48:06du risque qu'avant
48:07elle ne se souvient pas
48:08des 15 premières années
48:09du siècle
48:10où on était
48:11quand même
48:12dans le trou
48:12si on avait acheté
48:13en 2000
48:14jusqu'en 2015
48:16elle a quelque part
48:18intégré
48:18le fait que
48:19la réserve fédérale
48:20pourra nous faire
48:22de l'assouplissement
48:23quantitatif
48:24si ça va très mal
48:24et que quelque part
48:26dans les esprits
48:27cette espèce
48:28de pote
48:28permanent
48:30est là
48:31et que ce qui a été
48:32le Greenspan put
48:36ensuite
48:36le Bernanke put
48:37deviendra demain
48:38le Walsh put
48:39on reviendra
48:41sur la situation
48:43de monsieur
48:45Kevin Walsh
48:46les résultats
48:47trimestriels
48:48sont bons
48:48au moment
48:50quelques exceptions
48:52quand même
48:52Netflix
48:53a déçu
48:54dans ses perspectives
48:55Wells Fargo
48:56aussi
48:57donc attention
48:58la saison
48:58ne fait que commencer
48:59comme vous l'avez
48:59très bien dit
49:00les analystes
49:01au cours des dernières
49:02semaines
49:03ont largement
49:04ignoré
49:04ce que pourraient
49:05être les conséquences
49:06pour les marges
49:06des entreprises
49:07du maintien
49:08du pétrole
49:09autour de 100 dollars
49:10et je pense
49:11qu'on s'expose
49:13à des révisions
49:14à la baisse
49:15des estimations
49:17de la part
49:17des analystes
49:18mais pour le moment
49:19dans son
49:19sur le volcan
49:21il y a
49:21un autre élément
49:22qui me frappe
49:24bien sûr
49:25c'est que
49:27beaucoup ont du mal
49:28à prendre
49:28Donald Trump
49:29au sérieux
49:30on voit
49:31que sa communication
49:32est une communication
49:33qui est destinée
49:35à nous faire croire
49:35que la victoire
49:36est assurée
49:37que la victoire
49:38s'est déjà produite
49:39ou qu'elle est imminente
49:41et on arrive
49:42alors que nous sommes
49:43bientôt fin avril
49:45bientôt
49:45enfin plus d'un mois
49:46et demi de combat
49:47bientôt deux mois
49:49à nous faire croire
49:50que c'est une petite
49:51intervention militaire
49:52qui ne porte pas
49:53le nom de guerre
49:54qui ne mérite pas
49:55d'être considérée
49:56comme une déclaration
49:57de guerre
49:58et qui donc
49:59n'est qu'un petit blip
50:01sur l'écran
50:01et n'aura pas
50:02de conséquences
50:04et on se rappelle
50:06de ce qui s'est passé
50:07au mois d'avril
50:08où les marchés
50:08se sont effondrés
50:09en avril
50:10et ensuite
50:10on rebondit
50:11très rapidement
50:12et on se dit
50:12on ne va pas se faire avoir
50:14cette fois-ci
50:15alors attention
50:16je crois que Deutsche Bank
50:18a fait une note
50:19à ce sujet
50:22ce matin
50:23en avril
50:24Donald Trump
50:25contrôlait tout
50:26en avril
50:27Donald Trump
50:27décider de ce
50:28qui allait se passer
50:29sur les tarifs douaniers
50:31sur les droits de douane
50:32aujourd'hui
50:33Donald Trump
50:33ne contrôle pas
50:34ce que peut faire l'Iran
50:36donc le parallèle
50:37avec les occasions
50:38de ces derniers mois
50:39de profiter
50:40d'une baisse du marché
50:41pour racheter
50:43massivement
50:46méfions-nous
50:47de cette comparaison
50:48on peut racheter
50:52la situation
50:54de l'impact
50:55important
50:55qu'ont les fonds
50:56de spéculation
50:57sur
50:59la liquidité
51:00beaucoup de fonds
51:01spéculent à la baisse
51:02et les rebonds
51:03se font
51:04sur des achats
51:04massifs
51:05de couverture
51:06qui exagèrent
51:07l'optimisme
51:08et qui
51:09font croire
51:10que finalement
51:11tout va très bien
51:11voilà les quelques éléments
51:13que j'ai intégrés
51:14très intéressant
51:15Pierre-Yves
51:16effectivement
51:16un bon résumé
51:18de la situation
51:19avec
51:19tout ce que ça comporte
51:21comme
51:22incertitude encore
51:23sur la course
51:24des marchés
51:25actions
51:25derrière ce rebond
51:28et
51:28partant de là
51:29effectivement
51:29est-ce qu'on atteint
51:30à nouveau
51:30un risque
51:31de complaisance
51:32dans ces marchés actions
51:33c'est toute
51:34la question
51:35heureusement
51:36cette saison de publication
51:37de résultats
51:38apportera peut-être
51:39des éléments
51:40d'analyse
51:41et de conviction
51:42un peu plus important
51:43pour les investisseurs
51:43parlons de Tom Tillis
51:45Pierre-Yves
51:46ce sénateur républicain
51:48alors
51:49j'imagine
51:50qu'il
51:50Tom Tillis
51:52voit assez peu
51:53d'intérêt
51:54pour lui
51:54à se plier
51:57aux volontés
51:59de Donald Trump
52:00le président
52:01des Etats-Unis
52:02puisqu'il
52:03reste dans une posture
52:05assez ferme
52:06et solide
52:06sur la question
52:08de l'indépendance
52:08de la réserve fédérale
52:09américaine
52:10et son choix
52:11de refuser
52:12quoi qu'il arrive
52:13la validation
52:14de Kevin Walsh
52:15tant que les poursuites
52:17contre Jérôme Poel
52:18et la Fed
52:18ne seront pas
52:19abandonnées
52:20que veut Tom Tillis
52:21et que cherche-t-il
52:22Pierre-Yves
52:25alors j'aimerais vous dire
52:26que Tom Tillis
52:27est un homme courageux
52:28et un homme de principe
52:29c'est certainement
52:30un homme de principe
52:32mais son courage
52:33est à nuancer
52:34dans la mesure
52:34où Donald Trump
52:35ne peut pas grand chose
52:36contre lui
52:37puisqu'il a annoncé
52:38qu'il quitterait
52:39le congrès
52:40en janvier
52:40donc Donald Trump
52:42ne peut pas user
52:43de la menace
52:44dont il use régulièrement
52:45lorsqu'un républicain
52:46au congrès
52:48cherche à lui
52:50barrer la route
52:51qui est de dire
52:52je vais vous imposer
52:53dans les primaires
52:54à un candidat
52:56concurrent
52:57MAGA
52:57qui va diviser
52:58les voix en deux
52:59qui va vous obliger
53:00à vous ruiner
53:02au niveau des primaires
53:03et qui vous présentera
53:05comme candidat affaibli
53:06lorsque l'élection
53:07générale
53:08se produira
53:08Tom Tillis
53:10ne peut pas être
53:11attaqué
53:11sur ce point-là
53:12et il a décidé
53:13de dire tout haut
53:14en fait
53:15ce que beaucoup
53:16de sénateurs
53:17dans la commission
53:18bancaire du Sénat
53:19et ailleurs
53:19à la chambre haute
53:21pensent
53:22tout bas
53:22c'est-à-dire
53:23qu'il faut arrêter
53:24cet acharnement
53:25ridicule
53:25sur Jérôme Powell
53:28d'autant que
53:29dans un mois
53:30maintenant
53:30Jérôme Powell
53:31ne pourra plus
53:32être président
53:32du conseil des gouverneurs
53:34puisque
53:35cette partie-là
53:36de son mandat
53:36va expirer
53:37alors le grand paradoxe
53:39c'est que
53:39Tom Tillis
53:41sénateur
53:42rappelons-le
53:43de Caroline du Nord
53:46républicain
53:46qui représente
53:47la Caroline du Nord
53:48depuis 2015
53:48qui a été
53:50speaker
53:50de la chambre
53:52législative
53:53de Caroline du Nord
53:54qui avant
53:54a travaillé
53:55chez IBM
53:55qui avant
53:56a travaillé
53:57chez Pricewaterhouse
53:58est un républicain
53:59plutôt modéré
54:00il est très
54:01conservateur
54:02sur les questions
54:03sociales
54:03notamment en matière
54:04d'avortement
54:04en matière
54:05d'immigration
54:06c'est un pragmatique
54:07mais ça n'est pas
54:08un magas
54:09et il a décidé
54:11d'empêcher
54:14la sous-commission
54:15chargée
54:16des institutions
54:17financières
54:18qu'il préside
54:19de procéder
54:21à un vote
54:22sur la confirmation
54:23ou non
54:24de Kevin Warsh
54:26bien qu'il considère
54:27par ailleurs
54:28que Kevin Warsh
54:28serait un type formidable
54:30pour obliger
54:31la réserve fédérale
54:32il veut au préalable
54:33que le département
54:34de la justice
54:34et la maison blanche
54:35abandonne
54:36toute forme
54:37de poursuite
54:39d'intimidation
54:40d'enquête
54:41contre Jérôme Powell
54:43et Donald Trump
54:45a finalement
54:45une solution
54:46toute trouvée
54:47à sa tentative
54:48de déstabilisation
54:49de la FED
54:49c'est de dire
54:50bah voyez
54:50j'ai essayé
54:51mais j'ai pas pu
54:51et bien non
54:52il persiste
54:53et il signe
54:54la semaine dernière
54:55Janine Pirro
54:56est allée
54:58à la FED
54:59pour frapper
54:59à la porte
55:01visiter
55:01le fameux chantier
55:03de rénovation
55:04du siège
55:05de la Banque Centrale
55:06Américaine
55:07rénovation
55:08qui devait coûter
55:09un peu moins
55:09de 2 milliards
55:10qui peut coûter
55:112 milliards et demi
55:12et qui est brandi
55:13comme Donald Trump
55:14comme la preuve
55:15que Jérôme Powell
55:16non seulement est nul
55:17mais probablement malhonnête
55:18mais il n'y a aucun
55:19élément de preuve
55:20concret
55:20le 3 avril dernier
55:23un juge a tranché
55:24que toutes ces procédures
55:26d'intimidation
55:27n'étaient pas valides
55:28et maintenant
55:29nous avons jusqu'au 4 avril
55:31pour que le département
55:32de la justice
55:33et la procureure
55:34nommée par Donald Trump
55:36se pourvoient
55:37en appel
55:38sur cette affaire
55:38si au-delà
55:39du 4 avril
55:40rien n'est fait
55:41un vote
55:42pourra avoir lieu
55:43au congrès
55:44à condition
55:45que Tom Tillis
55:46soit d'accord
55:47bon on verra
55:48on n'est pas encore
55:48à l'abri
55:49de rebondissements
55:50dans cette phase
55:51de succession
55:52de Jérôme Powell
55:53je rappelle
55:54la date de départ
55:54prévue pour Powell
55:55c'est le 15 mai
55:56au-delà du 15 mai
55:58Jérôme Powell
55:59peut rester bien sûr
56:00alors gouverneur
56:01ça il en a le droit
56:02puisque son mandat
56:03court jusqu'en 2028
56:04mais il pourrait rester
56:05président par intérim
56:06d'une certaine manière
56:07de la réserve fédérale américaine
56:10visiblement
56:11Donald Trump
56:12pourrait aussi choisir
56:13peut-être
56:14au sein du board
56:15un président intérimaire
56:17en tout cas
56:17il y a une discussion
56:18presque légale
56:19entre l'interprétation
56:20des textes
56:21faits par la Fed
56:22de Powell
56:23et l'interprétation
56:24qu'en fait
56:25l'administration Trump
56:25aujourd'hui
56:26si vous avez 30 secondes
56:27là-dessus
56:27Pierre-Yves
56:28mais j'ai cru comprendre
56:29qu'il y avait un débat
56:31il y a des précédents
56:34mais qui ne sont pas
56:35tout à fait comparables
56:36parce qu'on peut être
56:38patron de la Fed
56:39pro tempore
56:40c'est-à-dire par intérim
56:41en attendant que
56:42le futur patron
56:43soit confirmé
56:44par le Sénat
56:45mais ces précédents
56:46concernent Greenspan
56:48et Jérôme Powell
56:49et dans des conditions
56:50où les présidents
56:51des Etats-Unis
56:52à l'époque
56:52voulaient reconduire
56:53ces présidents
56:54en place
56:54il n'y a pas de précédent
56:57lorsque le nouveau candidat
56:58est différent
56:58et où son mandat
57:00expire complètement
57:00donc les choses
57:02sont assez floues
57:03et il y a une possibilité
57:05de contentieux
57:07encore sur cette affaire
57:08d'ici quelques semaines
57:10si les choses se confirment
57:11Merci beaucoup Pierre-Yves
57:12merci pour cet éclairage
57:14chaque semaine avec nous
57:15dans ce quart d'heure
57:16américain
57:17de Smart Bourse
57:17en direct
57:18à 17h45 le lundi
57:19si vous nous suivez
57:21en live
57:21via vos box
57:22à la télévision
57:23ou sur bsmart.fr
57:24et vous retrouvez
57:25évidemment
57:25toutes ces interviews
57:26en replay
57:26ou en podcast
57:27en replay
57:28sur bsmart.fr
57:29Sous-titrage Société Radio-Canada
57:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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