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  • il y a 2 jours
Lundi 16 février 2026, retrouvez Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Geoffroy Lenoir (Co-directeur de la gestion collective, Ofi Invest Asset Management), Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) et Jean-François Robin (Directeur de la Recherche, Natixis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à la télévision à 17h via
00:16vos box.
00:17Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, un début de semaine tranquille,
00:28en l'absence des marchés américains, en l'absence d'une bonne partie de l'Asie
00:32et notamment des marchés chinois qui resteront fermés tous ces prochains jours pour le nouvel an lunaire.
00:37C'est donc une séance calme qui nous permettra de prendre un peu de recul sur les mouvements de marché
00:43qu'on observe récemment, ces dernières semaines, ces derniers mois.
00:47Ces derniers mois, la tech ne paye plus autant qu'il y avait quelques trimestres, bien sûr.
00:53On le voit notamment du côté des Mac 7, on le voit également du côté de secteurs très spécifiques
00:58comme le secteur des softwares mais également des services numériques au sens large.
01:05Tout ce qui touche justement à l'utilisation de l'IA est passé au crible des marchés.
01:09Avec ce filtre, serez-vous un gagnant ou un perdant de l'IA ?
01:13Le marché a des vues assez définitives à ce sujet sur pas mal de secteurs depuis quelques temps.
01:18Si la tech est moins porteuse, les indices actions néanmoins restent sur des sommets
01:22ou proches de leurs sommets historiques avec une rotation qui s'est mise en place.
01:27La question étant, est-ce que cette rotation a des arguments fondamentaux pour tenir dans le temps
01:32et maintenir justement les marchés à flot ?
01:35Ou y a-t-il un risque d'une contagion de la crise de la tech, entre guillemets, au reste
01:40du marché ?
01:41Voilà pour les questions que nous poserons à nos invités dans quelques instants
01:44et puis nous resterons à l'heure américaine malgré ce jour férié.
01:47En hommage au président américain, aujourd'hui, nous retrouverons notre correspondant américain,
01:52Pierre-Yves Dugas, dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, comme chaque lundi,
01:56pour évoquer la politique américaine et des républicains un peu moins unanimes derrière Donald Trump.
02:14Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, nous retrouvons Pauline Grattel
02:17qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:19Bonsoir Pauline, les marchés américains, une partie de l'Asie reste fermée aujourd'hui
02:24et c'est donc plutôt calme chez nous.
02:25Oui, l'Europe avance seule, les indices profitent d'un début de semaine dans le calme pour gagner du terrain.
02:31Le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 sont en hausse de 0,3% au cours de la séance.
02:37Le CAC 40 est aussi dans le vert du même ordre.
02:39Les banquiers L'Oréal sont en hausse.
02:41En revanche, Dassault Systèmes plonge encore de plus de 7% aujourd'hui.
02:45Oui, Dassault Systèmes qui fait partie de ces victimes emblématiques face à une nouvelle concurrence
02:51générée par l'intelligence artificielle et des investisseurs qui restent, vous le disiez Pauline,
02:56encore très inquiets, notamment sur ce cas d' Dassault Systèmes.
02:59Oui, l'entreprise est affectée par les inquiétudes des investisseurs sur ses objectifs de chiffre d'affaires
03:03et de cloud à horizon 2029 dans un climat de prudence vis-à-vis du secteur technologique et surtout des
03:10logiciels.
03:11C'est vraiment une chute sans fin pour l'éditeur français de logiciels qui s'effondre de plus de 30
03:16% depuis le 1er janvier.
03:17Et puis à l'inverse, on notera que les banques reprennent leur marche en avant aujourd'hui.
03:20Oui, elles rebondissent.
03:22Après leur repli de la fin de semaine dernière, Société Générale est en hausse de 3%.
03:26La banque va d'ailleurs lever 175 millions de francs suisses sur 8 ans sous la direction de Deutsche Bank
03:31et d'UBS
03:32dans le siège de cette hausse BNP Paribas.
03:35Et Crédit Agricole gagne 1,5%.
03:37Dans les autres hausses du jour au sein du CAC 40, L'Oréal est en tête en hausse de 3
03:42,5%.
03:43Un mot de la macro avec un agenda relativement léger aujourd'hui évidemment,
03:47mais les investisseurs ont quand même pris connaissance de la production industrielle pour la zone euro.
03:50Sur un mois, elle recule de 1,4%.
03:53En décembre, c'est un peu moins que ce qui était attendu.
03:56Sur le mois de novembre, elle a été révisée à la baisse en hausse de 0,3% sur un
04:01mois.
04:01Sur un an, la production industrielle est en hausse de 1,2% comme attendu.
04:06Un mot des marchés obligataires mondiaux pour ceux qui sont ouverts aujourd'hui, Pauline.
04:10Les rendements européens sont globalement stables.
04:12Pas de grand mouvement à signaler.
04:14Le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 2,75%.
04:18Les marchés cash américains sont fermés aujourd'hui, aussi bien côté obligataire que côté actions.
04:24Sur le marché d'échange, le dollar sera fermé légèrement, ramenant l'euro-dollar autour de 1,1850.
04:29Le yen de son côté cède du terrain par rapport au dollar, effaçant une partie de ses gains de la
04:34semaine dernière.
04:35Et puis un mot des entreprises aujourd'hui avec une belle hausse à signaler du côté d'Orsted.
04:42Oui, le groupe grimpe le titre, grimpe de 4% au Danemark aujourd'hui, portant son rebond depuis le 1er
04:48janvier à plus de 20%.
04:50Orsted bénéficie de deux changements de recommandations de la part de Morgan Stanley, qui relève son objectif de cours, et
04:56de Kepler-Chevreux qui passe à l'achat.
04:58Quel sera le programme à l'agenda demain des marchés pour les investisseurs, Pauline ?
05:02Les investisseurs prendront connaissance demain de l'indice Empire State de la fête de New York pour le mois de
05:07février.
05:08En Europe, on attend l'indice ZOO allemand pour février et l'inflation allemande pour janvier.
05:13Côté micro, les résultats de Itoro et Metronix sont attendus.
05:16Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
05:21Grattel.
05:333 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
05:36Jean-François Robin est à nos côtés, le directeur de la recherche de Natixis.
05:39Bonsoir Jean-François.
05:40Bonsoir Louis.
05:41Florent Delorme nous accompagne, stratégiste chez M&G Investments.
05:44Bonsoir Florent.
05:45Bonsoir.
05:45Et Geoffroy Lenoir est également à nos côtés, le co-directeur de la gestion collective d'OFI Invest AM.
05:50Bonsoir Geoffroy.
05:51Bonsoir Grégoire.
05:51Geoffroy, effectivement, je disais, les marchés américains sont fermés, la séance est plutôt calme.
05:58Ça ne nous empêche pas de revenir quand même sur ce qui anime les marchés depuis quelques semaines maintenant.
06:04L'idée qu'il y a des perdants de l'intelligence artificielle, ce n'est pas une idée nouvelle,
06:08mais c'est une idée qui s'est intensifiée encore un peu plus ces dernières semaines.
06:13Et c'est vrai qu'au gré de la sortie des nouvelles fonctionnalités, des modèles d'IA,
06:19au gré des nouveaux chatbots qui peuvent sortir chaque jour, quotidiennement, évidemment,
06:25le marché désigne des victimes expiatoires à sacrifier sur l'hôtel de l'IA.
06:31Donc, c'est le software au sens large, mais on a vu les services financiers, l'assurance à une journée
06:37compliquée,
06:38le trucking et le transport aux États-Unis également s'est retrouvé un peu dans la seringue ces derniers jours.
06:44Comment vous analysez cette séquence et comment le mystique read de l'IA va-t-il continuer de tourner, selon
06:50vous ?
06:51C'est exactement ça, c'est un jour une disruption. Tous les jours, on a des nouvelles disruptions.
06:56C'est le mot à la mode, si on regarde d'ailleurs dans les statistiques, entre le troisième trimestre et
06:59le quatrième trimestre,
07:00dans les appels aux dirigeants d'entreprise, le mot a été utilisé deux fois plus.
07:05Donc, on a vraiment ce terme-là qui se généralise et qui prend vraiment de l'ampleur sur le marché,
07:11et surtout depuis le début du mois de février, parce que c'est vrai qu'on a à chaque fois
07:15des entreprises qui sont attaquées
07:17du fait qu'elles risquent d'être disruptées, on va dire, par l'IA.
07:22Alors, on a des sociétés qui peuvent perdre jusqu'à 20%, 25%, on l'a vu avec Dassault Systèmes notamment,
07:28ou d'autres sociétés, qui subissent de plein fouet, on va dire, cette réaction des marchés.
07:35Alors, il faut voir que des fois, les investisseurs, ils tirent d'abord et après, ils étudient.
07:39C'est ça. Sell first, think later. On est un peu dans cette idée-là.
07:44On est un peu dans cette idée-là. Alors, c'est vrai que par rapport à ces réactions-là,
07:47il y a des réactions qui sont un petit peu fortes, un petit peu épidermiques.
07:51Maintenant, c'est quand même une tendance qui se dessine, et il faut être assez vigilant sur les choix des
07:56valeurs
07:56qu'on choisit dans nos portefeuilles. Et ce qu'on constate maintenant, c'est qu'il y a quand même
08:01une répartition
08:01qui se fait vers d'autres secteurs. Il y a tout un pan sur notamment le marché américain qui rattrape
08:07et même qui font des très belles performances. Quand on parle de l'énergie, des utilities,
08:13on va dire de tout ce qui est consommation, tout ce qui est, on va dire, food and beverage,
08:19on a des secteurs qui tirent vraiment la cote. Donc, on a d'un côté les sociétés un peu plus
08:24technologiques
08:26qui creusent, on va dire, la performance d'un point de vue négatif.
08:29Et puis, l'autre pan qui rattrape. Donc, du coup, on se retrouve avec un indice standard and pause
08:33qui est à peu près neutre depuis le début de l'année en termes de performance.
08:38Donc, voilà, il faut être très sélectif. Et maintenant, il faut quand même garder, on va dire,
08:42regarder les fondamentaux sur du moyen-long terme et pas réagir forcément à chaud.
08:45Alors justement, si on essaie de prendre un peu de recul, le marché a raison tous les jours.
08:51À moyen terme, il peut aussi parfois embrasser des trajectoires qu'il faudra corriger à un moment.
08:56Qu'est-ce que vous dites de ce risque de disruption ? Est-ce que le marché a raison de
08:59voir chaque jour
09:00un nouveau secteur qui sera disrupté par l'IA en appliquant, oui, un de-rating parfois très très violent ?
09:08Est-ce que c'est la bonne logique ? Et est-ce que c'est le travail du marché, justement,
09:15de mettre un prix sur cette nouvelle concurrence de l'IA pour des secteurs qui en étaient préservés jusqu'à
09:23présent ?
09:23Alors ce qui est important, c'est justement l'horizon de temps. Au bout de combien de temps, en fait,
09:26les sociétés sur lesquelles aujourd'hui on peut avoir des inquiétudes vont se mettre à niveau ?
09:31Et il y aura cette défiance sur toute une partie de...
09:33Parce que ce n'est pas tout de suite. Je vous interromps là-dessus, Geoffroy,
09:36mais je reviens sur le call de Capgemini, par exemple, à l'issue de ses résultats.
09:41Le marché a identifié Capgemini comme d'autres dans les IT services comme étant une victime, entre guillemets.
09:47Sauf que dans les résultats, aujourd'hui, il n'y a aucun discours qui va dans le sens que l
09:52'IA est en train de remplacer
09:53des produits ou des services apportés par Capgemini auprès de leurs clients.
09:57Le CEO le dit lui-même. On n'a pas de retour de nos clients qui nous laisseraient penser
10:01que certains sont en train d'imaginer se passer de nos solutions, se passer de nos services
10:07à horizon prévisionnel d'une boîte côté, quoi.
10:11C'est-à-dire au moins le trimestre, voire peut-être les 12 mois qui viennent.
10:14Oui, non, les résultats sont plutôt corrects. C'est vrai qu'il n'y a pas d'alarmisme sur, on
10:18va dire...
10:19Donc le marché voit plus loin que ça, en fait.
10:21Le marché voit plus loin que ça. Et c'est vrai que, juste pour remettre dans le contexte,
10:24on est en pleine saison de publication des résultats, notamment aux Etats-Unis et en Europe.
10:28Aux Etats-Unis, on a déjà trois quarts des sociétés qui ont publié,
10:31et quasiment toutes ont battu les attentes en termes de résultats.
10:36Et c'est vrai que, là, aujourd'hui, les réactions épidermiques qu'on voit,
10:39c'est vraiment lié à ce qu'on évoque là, c'est vraiment par rapport à l'IA
10:44et pas par rapport aux résultats. Dans le discours, aujourd'hui,
10:47on n'a pas forcément, on ne voit pas forcément de tendance de fond qui se dessine
10:50sur des business entiers. Alors on parlait des logiciels, des softwares en particulier,
10:55qui seraient complètement remplacés du jour au lendemain par une IA.
10:59Alors, bien évidemment, il y a certaines sociétés qui seront plus fragiles que d'autres,
11:02mais aujourd'hui, c'est assez difficile de se dire que tout le secteur des softwares
11:06dans son ensemble n'a plus forcément d'avenir.
11:09Et c'est là où il faut être assez sélectif, il va falloir attendre de voir
11:11comment ces sociétés-là, on peut penser à quelques sociétés comme Salesforce par exemple
11:15ou d'autres, qui ne seront pas forcément toutes remplacées par une IA d'ici quelques années.
11:21C'est leur métier quand même, globalement, à ces boîtes-là,
11:23de s'adapter aux évolutions technologiques et d'en faire bénéficier leurs clients.
11:27Qu'est-ce que vous dites chez M&G de ce risque de disruption
11:30et de la manière dont le marché l'anticipe ?
11:33Est-ce que le D-rating qui est appliqué à certains secteurs aujourd'hui,
11:36puisqu'on parle bien de D-rating, les résultats et les perspectives de résultats ne bougent pas,
11:39les trajectoires ne bougent pas à ce stade,
11:42Florent ? Est-ce que ce D-rating est justifié par anticipation ?
11:47Le marché va sans doute un peu vite en besogne,
11:49parce qu'il est très difficile de dire à ce stade
11:52quelle sera la configuration de la nouvelle société qui s'annonce.
11:55Ce dont on est sûr, c'est qu'effectivement, la puissance de l'intelligence artificielle
12:00va profondément modifier nos modes de vie, l'organisation sociale, l'organisation du travail.
12:06Maintenant, à ce stade, arriver à trancher pour savoir quels seront les acteurs
12:12qui tireront profit de cette nouvelle technologie
12:15ou qui, à l'inverse, en seront les victimes, c'est extrêmement difficile à dire.
12:19Donc, opérer des corrections de 30-40% sur certaines sociétés,
12:24ça semble abusif, compte tenu du manque d'éléments
12:29qui nous permettent de conclure si vite.
12:32Chaque société peut se réinventer en utilisant au mieux cette technologie.
12:38On ne sait pas encore exactement quelle sera la part de l'humain
12:41dans la société qui se profile.
12:45Donc, par exemple, quand on parle de software,
12:48il y a aussi un accompagnement humain pour installer ces solutions.
12:54SAP, Capgemini, Atos, ils sont partout dans toutes les unités de votre entreprise
12:59et ils y sont installés depuis des années.
13:02Exactement.
13:03Et donc, c'est trop prématuré, en fait, de trancher aussi rapidement.
13:09On le voit dans beaucoup de secteurs comme la formation.
13:12On peut, si on raisonne de manière rapide, dire
13:14« Ben voilà, il n'y a plus besoin de formateur »
13:16puisque finalement, une plateforme en ligne
13:21permettra à coût réduit de former assez facilement
13:26les personnes qu'il souhaiterait.
13:27Sauf qu'on s'aperçoit dans la pratique que les gens ont besoin
13:30d'un lien, d'un contact humain, d'une animation
13:33et que ce n'est pas si simple que ça.
13:36On pourrait dire la même chose pour tous les métiers juridiques.
13:40Lorsque vous avez besoin d'un accompagnement juridique,
13:43être seul devant un écran, ce n'est pas forcément non plus l'idéal.
13:47Voilà.
13:48Donc, la société qui se profile donnera aussi sa place
13:52à la dimension humaine.
13:54Et toutes ces sociétés-là, évidemment, vont exploiter ce filon
14:00pour rester actives.
14:03et c'est le même type de raisonnement qu'on peut tenir
14:06pour le marché de l'emploi à l'avenir.
14:08Il y a des grandes angoisses sur les destructions d'emplois
14:11par millions qui se profilent,
14:13mais on peut imaginer que d'autres emplois seront créés
14:17dans la santé, dans l'accompagnement du vieillissement,
14:19où là, le facteur humain sera à nouveau mis en valeur.
14:24Donc, trop tôt pour conclure, la seule chose de notre point de vue.
14:28Donc, il y a quand même, vous dites, il y a un phénomène endogène au marché
14:33dans les baisses et dans le directing qu'on voit.
14:34Il n'y a pas juste du fondamental, entre guillemets.
14:38En fait, ça traduit l'énorme angoisse de tous les opérateurs
14:41face à ce basculement formidable de nos sociétés.
14:47Personne ne sait exactement où on va.
14:49Le syndrome page jaune, c'est ce qu'on a dit un jour dans cette émission.
14:52Le syndrome page jaune, j'ai page jaune en portefeuille,
14:55Internet arrive, oulala, est-ce que j'ai vraiment envie
14:58de garder page jaune en portefeuille ?
14:59Effectivement, ces angoisses se traduisent par une volatilité,
15:02des tentations de séparer brutalement de certains secteurs
15:07dont on pense qu'ils vont disparaître.
15:09Là, on est effectivement à une transition complètement incertaine.
15:13Donc, ça crée comme ça des mouvements un peu erratiques.
15:16Et de notre point de vue, la seule chose dont on est sûr,
15:18c'est que ceux qui sont les moteurs de l'intelligence artificielle,
15:21eux, seront les grands gagnants.
15:22Donc, quels seront les secteurs qui seront perdants ?
15:25On ne sait pas encore.
15:26Mais les grands gagnants, c'est quand même...
15:27C'est toujours les mêmes depuis le début.
15:29Ceux qui propulsent, c'est toujours les mêmes.
15:31Et donc, l'intiétude que...
15:33Donc, c'est plutôt là-dessus qu'on reste positionné
15:35si on veut se positionner sur ce tamir.
15:37Il n'y a pas de raison de changer pour l'instant.
15:39C'est notre point de vue.
15:39C'est-à-dire, c'est ce que tu appelles régulièrement
15:42ces hyperscalers...
15:43Oh, bon, c'est pas...
15:45Qui...
15:46Tu n'es pas le seul.
15:47Non.
15:49Qui, effectivement, investissent massivement.
15:52D'accord.
15:52C'est quelque chose qui inquiète beaucoup les marchés,
15:55ces investissements massifs.
15:56Nous, au contraire, il nous semble que c'est tout à fait
15:58rationnel de leur part d'investir.
16:00Ils ont la main.
16:01Ils ont les capitaux.
16:03Ils tiennent cette technologie.
16:05Ce n'est pas le moment de ralentir.
16:06Donc, la question de savoir si, à horizon de 2-3 ans,
16:09les cash flows vont se réduire,
16:11que la profitabilité sera moindre,
16:13finalement, on est un peu hors sujet de notre point de vue
16:15quand on pose cette question-là.
16:16Il y a quand même une forte probabilité que ces gens-là
16:18l'emportent à la fin et soient les grands maîtres
16:21de la société qui se profilent.
16:23Donc, jouons ces gens-là.
16:25Après, pour les autres,
16:27ceux qui vont tenter d'implémenter...
16:28Il n'y a pas d'urgence.
16:29...l'outil pour s'en sortir...
16:32Alors là, c'est le grand flou.
16:33Là, c'est le grand flou.
16:34Donc, soyons patients
16:36et ne vendons pas tout tout de suite
16:38sans trop savoir, en réalité.
16:39IA et conséquences de votre point de vue,
16:42point de vue de marché, point de vue macroéconomique également.
16:44Peut-être, Jean-François, je cite là.
16:45Petit chiffre anecdotique
16:47qui m'a été rapporté par un de vos confrères économistes.
16:50Au milieu des années 90, aux Etats-Unis,
16:52il y a 2,1 millions.
16:53Alors, de ce qu'on appelait à l'époque des secrétaires,
16:55on n'appelle plus ça comme ça aujourd'hui,
16:59on est plus de 20...
17:00Oui, 30 ans après,
17:01il y a encore 1,7, 1,8 millions de secrétaires.
17:05Et pourtant, le boom de l'informatique personnelle
17:07est passé par là, d'Internet, etc.
17:09Ah bah oui, on peut regarder les choses
17:11avec un petit peu de tourmandise.
17:12Il n'y a encore pas loin de ça,
17:13on nous disait qu'on vivrait tous dans le métaverse
17:15et que les propriétés immobilières
17:17vaudraient plus dans le virtuel que dans le réel, etc.
17:19Bon, on nous a aussi vendu
17:21que les banques allaient disparaître,
17:23attaquées par les fintechs,
17:24que les paiements, c'était terminé,
17:26que c'était le bitcoin qui allait tout arracher
17:29et que c'était terminé.
17:30Bon, on voit bien qu'il y a aussi
17:32un petit peu de distanciation
17:34vis-à-vis des peut-être certains
17:37dimensions un peu fantasmagoriques
17:38de tout ça.
17:39Et donc le marché prend la liste de se tromper, là ?
17:41En faisant ce travail-là ?
17:43Moi, je trouve que c'est hyper compliqué aujourd'hui
17:45de dire qu'ils sont les gagnants et les perdants.
17:47Moi, ce que je vois bien,
17:47comme on parlait juste avant des hyperscalers,
17:49c'est que de toute façon,
17:50ils sont tous concernés,
17:51ils ont à peu près des mains
17:53dans tous les pots de confiture.
17:54Donc, c'est hyper dur de dire
17:55que celui-là qui va gagner
17:56et pas celui-là.
17:57En plus, il y a énormément de consanguinité là-dedans.
18:00On voit bien dans ces hyperscalers,
18:01que ce soit des Microsoft, des Oracle, etc.
18:03Quand vous avez 60% de vos business
18:07qui sont faits avec OpenAI,
18:08qui lui-même...
18:09Bon, il y a des trucs très, très circulaires.
18:11Nous, en économétrie, on n'aime pas trop ça
18:12parce qu'en général, ça ne marche pas,
18:14ça ne boucle pas.
18:15Donc, il y a aussi plein de choses.
18:17Alors, moi, je crois que dans ces cas-là,
18:18il faut en prendre un petit peu de recul.
18:20Je suis assez d'accord.
18:21Il vaut mieux jouer ceux qui vendent les pelles
18:22de la ruée vers l'or
18:23que ceux qui vont en trouver.
18:25On pensait juste que ça n'aurait qu'un temps
18:26et qu'assez vite, on allait se déplacer
18:28justement un peu plus bas dans la chaîne.
18:30Mais, voilà, c'est encore cette partie-là qui...
18:33Moi, je trouve que la différenciation
18:36entre les gagnants et les perdants,
18:36elle est hyper dure.
18:37Et puis, même si on raisonne un peu de façon cynique,
18:40c'est-à-dire que tout d'un coup,
18:40on nous annonce que Walmart, c'est le nouveau Amazon.
18:42Donc, finalement, c'est une valeur tech.
18:44Alors, à ce moment-là,
18:45il faut que toutes les valeurs tech montent.
18:46Ce n'est pas pour vendre la tech
18:47et acheter Walmart si c'est le cas.
18:49Et de l'autre côté,
18:50si Walmart, ce n'est pas une valeur tech,
18:52c'est une vague retail
18:52et que tout le monde perd son job parce qu'il y a,
18:55on n'ira plus chez Walmart
18:56parce qu'on aura perdu son job
18:57et on aura moins les moyens de le faire.
18:58Donc, il y a un moment
18:58où il y a une espèce de fantasme autour de ça.
19:01Moi, j'ai tendance un peu à regarder les choses
19:02avec beaucoup de recul
19:03parce qu'encore une fois,
19:05on est dans un moment Robert Solo,
19:07en 1987, il a son prix Nobel
19:08en disant, on voit des ordinateurs partout
19:10ou pas dans les statistiques.
19:12Là, on est...
19:12Est-ce qu'on est dans un moment Robert Solo
19:14ou pas du tout ?
19:15C'est-à-dire que Robert Solo,
19:16il a son prix Nobel en 87,
19:18mais en 92, 5 ans après,
19:19la productivité remonte.
19:20Et il n'aurait pas eu son prix Nobel.
19:22Est-ce qu'on est dans le G de cette courbe-là ?
19:24Moi, je pense que oui, personnellement,
19:25mais c'est hyper compliqué de le dire.
19:27Et en tout cas, les gagnants et les perdants,
19:29encore une fois, les États-Unis,
19:30c'est eux qui sont le moteur
19:31de la fourniture des pelles,
19:33mais on voit bien que ce n'est pas forcément
19:34le moteur de l'utilisation de ces pelles
19:36puisque moi, j'aime bien en ce moment,
19:38quand même pour citer le Microsoft Lab
19:39qui dit,
19:41parmi les plus gros utilisateurs de l'IA au quotidien,
19:45la France, on est cinquième,
19:46l'Espagne, on est sixième.
19:47Avant ça, on est devancé par la Norvège,
19:50Singapour et les Émirats.
19:51Les États-Unis sont le 23ème dans ce laissement.
19:54Donc aujourd'hui, il y a plus de PME
19:55et de TPE françaises à utiliser l'IA
19:57qu'aux États-Unis.
19:58Si vous comparez l'enquête de la BPI
20:00par rapport à la fête de Saint-Louis,
20:02il y a 6% des TPE américaines qui font de l'IA.
20:05Il y en a plus de 50% en France.
20:07Donc on est dans un truc,
20:08pour l'instant, on n'en sait rien.
20:10Et donc dans ces cas-là,
20:11moi, je pense qu'il faut regarder un petit peu,
20:13prendre du recul et attendre.
20:14Mais en tout cas, je ne crois pas
20:14que ce soit très facile de dire
20:16qu'il y a des gagnants, des perdants.
20:18Voilà, je vends massivement les hyperscalers.
20:21Donc c'est un phénomène de marché ?
20:23Vous mettez ça sur le compte d'un phénomène de marché ?
20:24On est vraiment encore dans un phénomène de marché.
20:25Et les petites anecdotes que je disais
20:28sur le métaverse et autres,
20:29je ne dis pas du tout que c'est comparable.
20:31On a évidemment un truc beaucoup plus disruptif,
20:33comme le disait Geoffroy.
20:34Mais quand même,
20:36je pense qu'il y a beaucoup de hype là-dedans.
20:38On va avoir un truc...
20:40Le moindre chatbot qui sort,
20:42c'était du tax planning,
20:44de l'optimisation fiscale aux États-Unis.
20:47Boum, tous les choix se font massacrer.
20:50Ils ont des outils, j'imagine.
20:53La couverture du Time Magazine en 1961,
20:55c'était l'économie sans emploi.
20:57Oui, on l'a connu.
20:59Puis l'usine sans travailleur, etc.
21:0240% des jobs aujourd'hui étaient inconnus
21:04il y a encore 20 ans.
21:05Bref, on est sur des trucs,
21:06on n'en sait rien.
21:08Donc, il ne faut pas trop jouer les hypes, je pense.
21:10Oui, un outil d'optimisation de logistique,
21:13pareil, qui promet qu'on peut faire 400 fois mieux
21:15dans le transport et dans le camionnage
21:19ou le ferroutage aux États-Unis.
21:20Voilà, et c'est une journée sanglante
21:22pour toutes les boîtes de trucking américaines.
21:24Je suis sûr que même...
21:25Je ne sais même pas s'il y a un analyste
21:26qui est allé tester l'outil,
21:28en l'occurrence,
21:29qui est sorti ce jour-là.
21:31Sur l'autre partie du marché
21:32que vous souleviez, Geoffroy,
21:34c'est-à-dire l'idée de toute cette partie
21:36un peu value, notamment aux États-Unis,
21:38qui prend la relève,
21:39il y a des raisons fondamentales
21:41de penser que ces secteurs,
21:42effectivement, méritent un re-rating,
21:45méritent une dynamique plus favorable.
21:48Et est-ce que c'est quelque chose
21:49qui peut devenir, oui, une tendance,
21:52d'une certaine manière ?
21:53Alors, c'est vrai qu'il y a cette rotation,
21:56en tout cas cette dispersion
21:57qu'on attendait depuis quelques mois,
21:58qui s'effectue.
21:59Et ça, c'est plutôt positif.
22:00Ça veut dire que depuis quelques temps,
22:02depuis un an, deux ans,
22:03c'était vraiment le secteur de la tech
22:04aux US qui tirait les indices.
22:06Là, aujourd'hui, finalement,
22:07on a cette dispersion,
22:09on a d'autres secteurs qui tirent
22:12et qui prennent le relais.
22:14Donc ça, c'était une thèse
22:15qu'on avait commencé à discuter
22:16sur les plateaux, on va dire,
22:18déjà en fin d'année dernière,
22:19et qui se réalise.
22:20Mais c'est vrai qu'on a l'impression
22:21qu'elle ne se réalise pas forcément
22:22toujours pour les bonnes raisons.
22:24Par rapport à ce qu'on disait
22:25en fin d'année, c'était, voilà,
22:27d'autres secteurs vont profiter
22:28de cette tendance-là.
22:29On a une...
22:30Tous les voyants qui sont en vert
22:31d'un point de vue...
22:32On va parler de la macro tout à l'heure.
22:33On a quand même tous les voyants
22:34qui sont plutôt au vert.
22:35On va voir les autres secteurs
22:36qui vont en profiter.
22:37Là, les autres secteurs,
22:38on a l'impression qu'ils en profitent,
22:39mais parce que, justement,
22:40on remet un petit peu en question
22:41les bénéfices de l'IA
22:44envers certaines sociétés
22:45par rapport à d'autres.
22:46Et donc là, les secteurs
22:47qui en profitent, finalement,
22:48ils en profitent peut-être
22:49un peu trop vite.
22:50Et on a des sociétés
22:51qui se retrouvent peut-être
22:52un petit peu chères.
22:53Déjà chères.
22:54Donc, voilà, il faut regarder
22:55vraiment certains secteurs
22:57qui ont vraiment remonté
22:59assez fortement
23:00et voir si on peut continuer
23:03comme ça.
23:04Il va falloir quand même
23:05délivrer aussi.
23:06Il va falloir que les résultats
23:07et que les bénéfices
23:09se concrétisent.
23:11Puisque là, on a l'impression
23:12que certaines valeurs
23:13quand même se montent.
23:14Dans quoi ?
23:14Dans la conso, par exemple ?
23:16Dans la conso, par exemple.
23:18Il n'y a pas une conso délirante
23:19non plus, visiblement,
23:20en ce moment.
23:21Il n'y a pas une conso délirante.
23:21Mais on a des titres
23:22qui profitent justement
23:23de cette réallocation
23:25des actifs
23:26qui sont plutôt
23:26du secteur de la technologie
23:28vers d'autres actifs.
23:29Et à contrario,
23:30parce qu'on en parlait
23:30tout à l'heure,
23:31c'est vrai qu'il y a
23:31des secteurs comme
23:32la cybersécurité
23:33qui se font pénaliser
23:34alors qu'on voit mal
23:36demain, aujourd'hui,
23:37se passer de valeurs
23:38de la cybersécurité
23:40dans nos industries,
23:42dans nos métiers.
23:43Oui, le caractère défensif
23:44de certains secteurs,
23:45certaines valeurs
23:47attirent beaucoup aujourd'hui.
23:48J'ai vu qu'une orange
23:48était, le titre orange
23:50était au plus haut
23:50depuis 15 ans, je crois,
23:52sur le marché parisien
23:53avec un début d'année
23:55effectivement spectaculaire.
23:56Comment on navigue
23:58dans cette phase de marché
23:59Florent, effectivement,
24:01entre peut-être déjà
24:02des excès d'un côté
24:03et le risque aussi
24:04d'une rotation défensive
24:05qui ne soit peut-être
24:07pas soutenable également ?
24:10C'est vrai que nous,
24:11on ne met pas
24:11toutes nos billes
24:12sur le secteur de la tech.
24:14Quand bien même
24:15on a conscience
24:16que ce secteur pilote
24:18une révolution
24:20de sociétés formidables,
24:23les simples logiques
24:24de diversification
24:24de portefeuille
24:25nous amènent
24:26à nous rééquilibrer
24:27vers d'autres secteurs.
24:29On joue de manière générale
24:31beaucoup le thème
24:32de la santé.
24:34On pense qu'il bénéficiera
24:36d'une tendance structurelle
24:38et d'ailleurs,
24:39ça rejoint la thématique
24:40de l'IA
24:40puisque la santé
24:42devrait être peut-être
24:43pour le coup
24:43un des secteurs
24:44qui va bénéficier de l'IA.
24:46On peut peut-être
24:46le prévoir
24:47avec un peu plus
24:48de probabilités.
24:50Et on joue aussi
24:51beaucoup
24:52la thématique industrielle
24:53puisqu'il nous semble
24:54que la géopolitique actuelle
24:57et les thématiques
24:58de souveraineté
24:59qui se déploient
24:59un peu partout
25:00dans le monde
25:01remettent au bout
25:02du jour
25:02l'industrie
25:03notamment en Europe
25:04aux Etats-Unis.
25:07Et donc effectivement
25:10tout ce qui relève
25:11de l'industrie
25:12l'énergie
25:13sont des thématiques
25:14qui doivent avoir
25:15leur place
25:16dans un portefeuille.
25:18Oui,
25:18vous croyez
25:19effectivement
25:20comment dire
25:21le thème
25:23de l'autonomie stratégique
25:24que ce soit en Europe
25:25ou ailleurs
25:26c'est quelque chose
25:26qui est solide
25:28qui est porteur
25:29pour vous
25:30et qui guide
25:31les investissements
25:32pas juste
25:32sur quelques mois.
25:34Oui,
25:34on est convaincu
25:35qu'on est rentré
25:36dans une séquence
25:37de plusieurs décennies
25:38où la thématique
25:39de la souveraineté
25:40et ça passe donc
25:41par une autonomie industrielle
25:45sera décisive.
25:46Donc en tant qu'investisseur
25:47il faut commencer
25:47à se repositionner
25:49sur ces problématiques-là.
25:50On voit bien
25:51que pour les Etats-Unis
25:51on a fait un axe
25:52très très clair
25:54donc industrie
25:55et approvisionnement énergétique.
25:57L'Europe
25:57pour l'instant
25:58le théorise
26:00plus que ne le met
26:01en pratique
26:02mais bon
26:02Draghi a posé
26:04les lignes de force
26:05de ce que devrait être
26:06une politique
26:07de souveraineté européenne.
26:09Quant aux Chinois
26:10ça fait déjà
26:10un certain temps
26:12qu'ils sont
26:13sur cet axe-là
26:14et il est clair
26:15que l'ambition chinoise
26:20en termes de dominance
26:22industrielle
26:24et technologique
26:26provoque la réaction américaine
26:28et on l'espère
26:28assez rapidement
26:29la réaction européenne.
26:30Donc les 20 ans
26:32qui viennent
26:32seront quand même
26:33encadrés
26:34par cette thématique-là.
26:37Donc oui
26:38les thèmes historiques
26:40de nos métiers
26:41jouer la consommation
26:43c'est peut-être
26:43c'est peut-être plus là
26:45
26:47les économies
26:48vont s'orienter
26:48on revient
26:49vers des économies
26:50C'est un modèle économique
26:51différent
26:51moins de consommation
26:53plus de production
26:54Reprenons le mot au tabou
26:55c'est quand même plus
26:55des économies de guerre
26:57guerre économique
26:58et donc dès lors
26:59qu'on bascule
26:59dans une économie de guerre
27:00on a globalement
27:01une production
27:03qui va être différente
27:04des capitaux
27:04qui sont davantage
27:05alloués
27:06vers du lourd
27:07de l'infrastructure
27:08de l'énergie
27:08et un peu moins
27:10des biens de consommation
27:11pour des populations
27:13qui d'une manière
27:14ou d'une autre
27:14verront
27:16leur pouvoir d'achat
27:17réduit
27:18par les ponctions
27:21fiscales
27:22que nécessiteront
27:24ces investissements
27:25industriels
27:26par de manière générale
27:28des états providences
27:30qui seront moins généreux
27:31donc on peut se demander
27:32si la thématique
27:33c'est pas le retour
27:34à l'industrie
27:34l'infrastructure
27:35et un peu moins
27:36l'âge d'or
27:37du consommateur
27:37donc c'est ça
27:39qui restructure aussi
27:39un peu nos portefeuilles
27:41ça se retrouve
27:41dans les portefeuilles
27:42et les stratégies
27:43de gestion d'actifs
27:44est-ce que l'Europe
27:46a les moyens
27:46de ses ambitions
27:47alors on sort
27:47d'un week-end
27:48qui a été marqué
27:48par la conférence
27:49de Munich
27:49sur la sécurité
27:51Jean-François
27:54un peu moins violent
27:55peut-être
27:56que l'année précédente
27:58puisqu'on a
27:59Marco Rubio
28:00qui suggère
28:01quand même
28:01qu'il y a un chemin
28:03et quelque chose
28:03de possible
28:04toujours
28:04entre les Etats-Unis
28:06et l'Europe
28:07la question
28:08l'Europe
28:09a pris conscience
28:11de la rupture
28:12il y a eu
28:12ce sursaut européen
28:14est-ce que maintenant
28:14on passe dans une phase
28:15où on est capable
28:16de mettre
28:16ou remettre
28:17des moyens en commun
28:18sur la table
28:19comme on a su le faire
28:20pendant la pandémie
28:21et c'est à ce moment-là
28:22qu'on a commencé
28:22à parler d'une économie de guerre
28:23en l'occurrence
28:24à l'époque
28:25c'était la pandémie
28:26l'ennemi
28:26Jean-François
28:27Oui, ce qui est très intéressant
28:29c'est que ce moment
28:30évidemment unique
28:31ça a souvent été
28:31des réunions
28:33séminales
28:33quand même
28:33ce qui s'est passé là-bas
28:35et là je crois
28:36que le SAV de Rubio
28:38n'efface pas
28:38ce qu'a dit J.D. Evans
28:39et ce qu'a très bien dit
28:41von der Leyen
28:41je trouve pour le coup
28:42et que l'Europe
28:43est seule
28:44on a vu la semaine dernière
28:47ce que jouait
28:47la carte de Poutine
28:48c'était d'essayer
28:49d'avoir un accord
28:50un deal
28:51avec les Etats-Unis
28:52de revenir sur le dollar
28:53d'avoir des accords
28:56entre banques
28:57entre industries
28:58qu'ils avaient plus de terres rares
29:00que l'Ukraine
29:00bref
29:00ils sont en train de vendre
29:01l'idée qu'on ferait mieux
29:02de faire la paix avec la Russie
29:04et que ça permettrait
29:05de faire du business
29:05donc on sent bien
29:06que tout ça ne remet pas en cause
29:08la big picture
29:08qui est en train de s'accélérer
29:09où les Etats-Unis
29:10se retirent d'Europe
29:11ils sont retirés
29:12des troupes de Roumanie
29:13l'année dernière
29:14comme un symbole
29:15et donc je pense que l'Europe
29:16est en train de prendre conscience
29:17de ça
29:17mais pas seulement l'Europe
29:18vous voyez les annonces
29:18ce matin du Canada
29:20qui dit qu'il veut passer
29:21à 5% de dépenses de défense
29:2370% canadiennes
29:26et de faire des deals
29:28avec l'Europe
29:28et la Grande-Bretagne
29:29pour les achats d'armements
29:30qui ne seraient pas canadiens
29:31donc on est sur une espèce
29:32d'accélération de l'histoire
29:33et évidemment l'Europe là-dedans
29:34est au centre de ça
29:37puisqu'elle est entre
29:38les Etats-Unis
29:38qui se détachent
29:39la Russie
29:40qui va avoir les mains libres
29:41elle-même alliée à la Chine
29:42on se retrouve avec un moment
29:44existentiel pour l'Europe
29:45et donc cette idée
29:46des eurobonds
29:47des 800 milliards
29:48qu'il faut pour le REARM EU
29:50je rappelle que
29:51le REARM EU
29:52le sous-tit
29:53c'est REDI 2030
29:54c'est-à-dire que
29:55REDI 2030
29:55il faut être prêt
29:56un conflit généralisé
29:57avec la Russie
29:57en Europe
29:58d'ici 2030
29:59c'est pas moi qui le dis
30:00c'est les services britanniques
30:01danois
30:02baltiques
30:03l'OTAN le dit
30:04bon nous on s'occupe des retraites
30:05on parle pas beaucoup de ça
30:06mais la réalité
30:07c'est qu'il y a un calendrier
30:08qui s'accélère pour l'Europe
30:09en termes de géostratégie
30:10et donc ce moment de Munich
30:12il est quand même
30:12je pense celui
30:13où on va devoir se réveiller
30:14sur les dépenses d'investissement
30:16et aujourd'hui
30:17et on voit l'exemple
30:18complètement inverse
30:19avec l'aviation
30:19l'avion de combat européen
30:21entre les déboires
30:22entre Dassault et Airbus
30:24quand même
30:24on croit rêver quoi
30:27sur le scaf
30:28oui bien sûr
30:28on est sur le scaf
30:29on est vraiment sur ce qu'il ne faut pas faire
30:30et de l'autre côté
30:31ce qu'il faut faire
30:32et je pense que c'est en train de monter
30:34dans les chancelleries
30:35et dans les ministères
30:36de l'économie et des finances
30:37et qu'il va falloir mettre en commun
30:39une puissance de feu monétaire
30:42de 800 milliards
30:43ce qu'a dit le rapport Draghi
30:44mais si on met là-dessus
30:45les dépenses énergétiques
30:47pour la transition énergétique
30:48pour le vieillissement démographique
30:49etc
30:50c'est plus de 1000 milliards
30:51et tout ça c'est beaucoup mieux fait
30:52au niveau fédéral
30:53et donc on est en ce moment
30:55eurobond
30:55comment on surmonte
30:56toujours le même problème
30:58qui est qu'une partie
30:59des européens frugaux
31:01même si on ne les appelle plus comme ça
31:02ont toujours peur
31:03que ces eurobond
31:04soient un signal envoyé
31:06à des états
31:06moins frugaux
31:07voire laxistes
31:08pour leur donner
31:09un permis
31:10de dépenser
31:11sans compter
31:13et peut-être
31:14en faisant
31:15n'importe quoi
31:16alors en même temps
31:17nécessité fait loi
31:18c'est à dire qu'aujourd'hui
31:18on est dans ce moment-là
31:19mais on sent bien
31:20que les espèces
31:20d'autonomie stratégique
31:22avaient été bien vendues
31:23enfin ça vient de De Gaulle
31:24et le message
31:25est continué
31:26à être porté
31:26par Macron
31:27c'est une lignée
31:28qui a été reprise
31:29qui est vraiment
31:29une lignée très française
31:30ce truc-là
31:31est en train de s'européaniser
31:32et doit être repris
31:33pourquoi ?
31:33parce que oui d'accord
31:34il y a Maastricht
31:35mais de l'autre côté
31:36vous êtes dans un moment
31:36quand même un petit peu
31:37plus dangereux que ça
31:39quand vous êtes quand même
31:39ce que je retiens de ce week-end
31:41c'est que les Allemands
31:41sont en train de s'ouvrir
31:42à l'idée
31:43de demander à la France
31:44le parapluie nucléaire
31:46vous avez la Pologne
31:47qu'est-ce qu'il a dit ?
31:48des négociations confidentielles
31:49sur la dissuasion en cours
31:51on avait déjà eu
31:52cet sujet
31:52oui oui bien sûr
31:53on a déjà eu des demandes
31:54de la Pologne
31:54la Pologne qui lui dit
31:55puisque la France a dit
31:57d'accord mais je garde le bouton
31:58la Pologne dit
31:58on doit se doter
31:59de l'arme nucléaire
32:00donc on est dans un moment
32:01quand même assez particulier
32:02je ne crois pas
32:03que l'argument de dire
32:04on va encore donner des moyens
32:06à la France
32:07sigale fourmi
32:09à dépenser plus
32:10enfin sigale pardon
32:11non je crois qu'on est
32:12dans un moment
32:12un petit peu plus compliqué que ça
32:13donc je crois que là
32:14même regarder l'Allemagne
32:16on a des voix
32:16qu'on pensait opposées à ça
32:17qui commencent à laisser
32:19dire ok
32:20mais c'est vraiment exceptionnel
32:21c'est pour un programme
32:22d'armement européen
32:23et encore une fois
32:25Rearm You
32:25tout le monde l'utilise
32:26donc des obligations de projet
32:27c'est ça l'idée
32:28c'est qu'il y ait un projet
32:29attaché à cet endettement commun
32:31le succès de SAFE
32:32les 150 milliards d'euros
32:33qui ont pris la France
32:34sur l'emploi
32:34c'est tout ça un SAFE
32:35on est vraiment
32:36non non
32:36sur le Rearm
32:38c'était la partie Rearm
32:39c'est la Rearm
32:40les 150 milliards
32:41en fait tout le monde
32:41l'a sollicité
32:42y compris la France
32:44donc on est dans un moment
32:45quand même un petit peu particulier
32:46où ce serait peut-être bien
32:47de se mettre des systèmes
32:48d'armement
32:49de drones
32:49d'aviation
32:50de satellites
32:51mais quand vous pensez à ça
32:52vous avez le SCAF
32:53vous avez des problèmes
32:54de Telstat
32:54c'est vrai que le message
32:55envoyé par le SCAF
32:56en ce moment
32:57c'est sûr que ça peut
33:00refroidir l'idée
33:01de se dire
33:01on va tout financer en commun
33:02effectivement
33:03bon les investisseurs
33:04adoreraient avoir des eurobonds
33:05j'imagine
33:06sur les marchés obligataires
33:07c'est pas un problème
33:09il n'y a pas de problème
33:10de demande
33:10j'imagine
33:11de ce point de vue là
33:13Geoffroy
33:13si ça appelle
33:13quelques commentaires
33:14et puis
33:15parlons des marchés obligataires
33:16où il se passe quand même
33:17plus grand chose
33:19la demande est forte
33:20sur les émissions
33:21de dettes obligataires
33:21il n'y a qu'à voir
33:22le mois de janvier
33:23et puis encore en février
33:24que ce soit les obligations
33:25de dettes souveraines
33:26mais aussi les obligations
33:27du secteur privé
33:28on est sur des montants
33:29records en termes d'émissions
33:30et ça se place
33:32plutôt bien
33:33donc ça c'est vrai
33:34que par rapport à ce que
33:35on disait juste avant
33:36le timing est quand même
33:38pas mal pour essayer
33:39d'avancer
33:40de discuter
33:40d'essayer de créer
33:41on va dire
33:42une politique
33:44monétaire a priori
33:45on l'a
33:45mais budgétaire
33:46un peu plus solidaire
33:47entre les pays
33:48de l'Union Européenne
33:49le timing est plutôt approprié
33:51pour avancer
33:52dans cette direction
33:52cette année
33:53la demande est là
33:54la demande est forte
33:54donc avoir des eurobonds
33:56on a déjà des émissions
33:57de l'Union Européenne
33:58qui se traitent
33:59de façon très liquide
34:01et qui font partie
34:02maintenant on va dire
34:03c'est minime
34:04c'est pas grand chose
34:05c'est pas grand chose
34:06mais on va dire
34:06que c'est déjà
34:07ça existe
34:08c'est en place
34:08et c'est une alternative
34:10à des émissions
34:11de dettes d'Etat français
34:12allemand
34:12ou autre
34:13donc le marché
34:15absorbe toute la dette
34:16aujourd'hui
34:17sans trop de difficultés
34:18il va falloir être vigilant
34:19sur le calendrier politique
34:20notamment en France
34:21en 2027
34:22mais là aujourd'hui
34:23les taux se tiennent bien
34:25les spraies
34:26les écarts de taux
34:26entre les pays
34:27se tiennent bien
34:29et ce qu'on constate
34:30c'est qu'il se passe
34:31pas forcément grand chose
34:32mais c'est plutôt
34:33une bonne nouvelle
34:33c'est-à-dire que les taux
34:35ont eu tendance
34:36depuis une semaine
34:37depuis quelques jours
34:37à rebaisser
34:38si on voit l'OAT
34:39le disant français
34:40on est autour des 3,35
34:41a priori
34:43le taux allemand
34:43on a rebaissé
34:44à 2,75
34:45donc on est sur des taux
34:46qui sont assez raisonnables
34:48compte tenu
34:48on va dire
34:49des perspectives économiques
34:50au sein de la zone euro
34:51et on peut estimer
34:52que ces taux
34:53devraient se tenir
34:54dans les prochains mois
34:55sur ces niveaux-là
34:56dans cette franchise
34:56donc le marché
34:58considère qu'à ce stade
34:59on regarde des éléments
35:00d'information qu'il a
35:01qu'il a bien intégrés
35:03enfin qu'on est
35:04dans des prix
35:05qui paraissent justes
35:05par rapport
35:06aux enjeux qu'on a
35:07que ce soit
35:08en matière de croissance
35:09en matière de déficit
35:10d'endettement
35:11etc.
35:11Oui, on est plutôt
35:12sur des niveaux
35:13qui semblent être
35:14plutôt à l'équilibre
35:15quand on regarde
35:15la politique monétaire
35:16de la Banque Centrale Européenne
35:17on a un taux
35:17qui est stable à 2%
35:18dans le marché
35:19on n'a pas d'anticipation
35:20de baisse ou de hausse
35:21peut-être une petite baisse
35:22s'il y a besoin
35:23si on n'est pas
35:24dans un scénario central
35:25on va dire
35:26qui se réalise réellement
35:28ou si on a un besoin
35:29d'un peu plus de soutien
35:30de la Banque Centrale Européenne
35:31mais dans l'ensemble
35:31ça n'a pas forcément
35:32changé la teneur
35:34des taux
35:36sur l'Union Européenne
35:37sur les pays de l'Union Européenne
35:39alors maintenant
35:39si on a un plan
35:40qui s'annonce
35:41avec des eurobonds
35:42et qu'il faut
35:43on va dire
35:44relancer davantage
35:45la machine
35:46alors les taux
35:47ont tendance
35:47à se tendre un petit peu
35:48à remonter un petit peu plus
35:49sur la partie longue
35:50donc il faudra être vigilant
35:51par rapport à ça
35:52maintenant aujourd'hui
35:53voilà
35:54qu'on ait un taux
35:55disant allemand
35:56qui évolue
35:56entre 2,60
35:57ou 3,3,10
35:58ça paraît tout à fait acceptable
36:00compte tenu des prévisions
36:01de croissance
36:01au sein de la zone euro
36:02et des prévisions d'inflation
36:04Bon, ce retour au calme
36:06je le dis entre guillemets
36:07sur des marchés obligataires
36:08alors on peut mettre
36:09le Japon de côté
36:10mais c'est vrai que la volatilité
36:11a baissé
36:12Florent
36:13est-ce que ça donne envie
36:14en tant que gérant d'actifs
36:16investisseurs
36:16d'aller chercher
36:17un peu plus de duration
36:19ou est-ce que c'est un calme
36:21qui préfigure
36:22je ne sais pas
36:22peut-être des mouvements
36:23à nouveau plus violents
36:24et volatiles demain
36:28Si on partage l'analyse
36:29qu'on a fait là
36:31depuis un quart d'heure
36:31à savoir qu'on est
36:32à un moment historique
36:34qui appelle
36:36des politiques
36:37exceptionnels
36:39donc si l'Europe
36:40est capable
36:41de faire ce saut fédéral
36:43pour effectivement
36:45augmenter massivement
36:46les dépenses
36:47d'infrastructures
36:48d'armement
36:49enfin sur les sujets
36:50sérieux
36:50et donc
36:52profite
36:53du fait que le marché
36:54accueillirait plutôt bien
36:55des émissions
36:56d'eurobonds
36:56et puis qu'en plus
36:57la politique monétaire
36:58accompagne
36:59cette politique budgétaire
37:01puisque normalement
37:02quand on est dans une séquence
37:03de survie
37:04historiquement
37:05la seule politique
37:06économique
37:08possible
37:08c'est une politique
37:10très expansionniste
37:12politique
37:12donc budgétaire
37:14vraiment très ouverte
37:15sur des dépenses
37:16structurelles
37:17la politique monétaire
37:17qui accompagne
37:18on peut aller jusqu'au contrôle
37:20de la courbe des taux
37:21pour s'assurer
37:22que
37:23effectivement
37:24on finance
37:24à des taux bas
37:26on a touché ce moment
37:27du doigt
37:27au moment du Covid
37:28de la pandémie
37:29on parlait du moment
37:29hamiltonien
37:30la logique
37:32la logique économique
37:33doit nous amener
37:34à ça dans la décennie
37:35après il faut que les politiques
37:37enfin toute
37:37disons que l'élite européenne
37:39arrive à s'orchestrer
37:40autour de ça
37:40mais il n'y a pas d'autre
37:41issue dans un moment
37:42de survie
37:43en fait
37:44le Japon nous montre
37:45un exemple
37:46aussi en ce sens-là
37:47les critères de Maastricht
37:48ça n'a aucun sens
37:49dans un moment
37:50de survie
37:51face aux Etats-Unis
37:52et à la Chine
37:53mais si c'est ça le schéma
37:54si effectivement
37:56dans la décennie
37:57on enclenche méchamment
37:58des politiques
37:59très expansionnistes
38:00que les Etats-Unis
38:01tentent de faire
38:02pourquoi Trump
38:03est obsédé
38:03par le contrôle
38:05de la réserve fédérale
38:06c'est parce qu'il est
38:07quand même entouré
38:07il sait très bien
38:08que pour maintenir
38:09les déficits
38:09à 6-7%
38:10pendant plus de 10 ans
38:12à un moment donné
38:12il faut un contrôle
38:13de la courbe des taux aussi
38:14donc il ne peut pas avoir
38:15une réserve fédérale
38:16complètement autonome
38:17qui fait des petits calculs
38:18d'inflation
38:19enfin on a changé le monde
38:20si c'est ça le schéma
38:21si tout le monde se lance
38:22y compris en Europe
38:23dans des politiques
38:24très expansionnistes
38:25mais donc une séquence
38:26de politiques monétaires
38:27de guerre
38:27effectivement le niveau
38:28des taux d'intérêt
38:29est complètement hors sujet
38:31c'est-à-dire qu'au bout de course
38:32on aura plus d'inflation
38:33donc le 10 ans à 3%
38:36non
38:38le 20 ans au niveau actuel
38:40hors sujet complet
38:41ça va être
38:41enfin le porteur obligataire
38:43va se faire euthanasier
38:44pour prendre une expression
38:45bien connue
38:45donc maintenant
38:47effectivement
38:48l'Europe peut aussi décider
38:50de ne pas bouger
38:51de mourir
38:52lentement
38:54avec des taux bas
38:55une inflation basse
38:58mais c'est pas la logique
38:59de l'histoire
38:59normalement
39:00la logique de l'histoire
39:01c'est de terminer
39:01avec des inflations
39:02à 6, 7, 8%
39:04et ceux qui ont acheté
39:05du 20 ans
39:06à 3, 5
39:074
39:08ils perdent
39:08à ce jeu-là
39:09mais tout le monde
39:11s'engage plus ou moins vite
39:12plus ou moins fortement
39:13dans ses devoirs
39:14le Japon
39:14c'est aussi l'exemple
39:15ultime
39:16ce que je trouve
39:17dans la dimension
39:18qu'on n'a pas évoquée
39:19mais qui est vraiment
39:19latente à tout ça
39:20c'est très bien évoqué
39:22par Christine Lagarde
39:22on est dans un moment
39:23guerre des monnaies
39:24où Xi Jinping nous annonce
39:25qu'il veut que l'UAN
39:27monte
39:28vous avez de l'autre côté
39:28Poutine
39:29avec Maral Lago
39:30avec toutes les entourages
39:32Minran etc
39:32qui sont plutôt en train de dire
39:33il faut dédollariser le monde
39:35on ne doit plus être la monnaie
39:37de réserve trop chère
39:38de réserve
39:38ou alors il faut qu'il y ait
39:39des contreparties
39:41à tout ça
39:41donc on est dans un moment
39:42de guerre des monnaies
39:43et l'euro
39:44qui est 20% du PIB mondial
39:45qui fait 20% des réserves
39:48est-ce que c'est lui
39:49qui va être le gagnant ?
39:50en fait nous on est à peu près
39:51à notre niveau
39:51on sent bien que l'UAN
39:52lui n'est pas du tout
39:53à son niveau
39:53dans les réserves de change
39:54donc c'est plutôt lui
39:55qui sera amené à gagner
39:56mais on sent bien quand même
39:57avec tout ce qui tourne
39:58autour des stable coins
39:59on peut parler de la tech
40:00juste avant
40:01tout ça fait partie
40:01de cet écosystème là
40:03je trouve qu'il y a un moment
40:04quand même très particulier
40:05où avoir un marché obligataire
40:06beaucoup plus conséquent
40:08d'une belle note
40:08triple A ou double A plus
40:10en euros
40:11avec le rule of law
40:13qui continue de régir
40:15ce continent
40:15qui garde son cam
40:16par rapport à des choses
40:17qui sont peut-être
40:18un peu différentes
40:19de plus en plus
40:19je pense qu'il y a vraiment
40:21une carte à jouer
40:22pour l'Europe
40:22une place pour ça
40:23pour un actif sans risque
40:24européen
40:24on ne parlait de Robond
40:26de nécessité de défendre la défense
40:27il y a aussi
40:28dans cette guerre des monnaies
40:29à un moment
40:29et ce qui était très bien dit avant
40:30l'épargne du monde
40:32cherche ça
40:32on voit bien
40:33quand vous avez
40:33la France qui est soi-disant
40:35le mauvais élève
40:36le 30 ans français
40:37qui vend merveilleusement bien
40:38parfois la demande émise
40:39qui est recherchée
40:40bon on n'a pas
40:41de problème de financement
40:42boom de productivité
40:44donc c'est un
40:44enfin
40:45productivité c'est cyclique
40:47c'est mécanique
40:48il y a un moment là
40:48de gain de productivité
40:50un peu global
40:51si on regarde
40:52la big picture américaine
40:54de ce point de vue là
40:55est-ce que l'idée
40:56d'un boom de productivité
40:57peut-être
40:59le cap
41:01ou la conviction
41:02du futur président
41:03de la réserve fédérale américaine
41:04pour guider
41:05la politique monétaire
41:07je crois que c'est
41:07on revient au sujet d'avant
41:08c'est-à-dire que pour l'instant
41:09on voit partout
41:09l'IA
41:10et pas encore
41:11la productivité
41:12moi je pense
41:13qu'on va l'avoir
41:15effectivement
41:16de cette productivité-là
41:18mais encore une fois
41:19ce qu'on voit aujourd'hui
41:20le gain de productivité
41:22aux Etats-Unis
41:22me semble être
41:23beaucoup plus lié
41:24à ce qui se passe
41:25sur le marché
41:25de l'emploi américain
41:26pas tellement lié
41:28à l'IA
41:28donc la limitation
41:28de l'offre
41:29oui oui
41:29parce qu'aujourd'hui
41:30le choc de l'IA
41:31n'est pas encore
41:32dans l'emploi américain
41:33je pense qu'il vient demain
41:34ça va être une couche supplémentaire
41:36au gain de productivité
41:37probablement
41:37mais aujourd'hui
41:38ce qu'on voit
41:38c'est quand même pas encore
41:39le choc de l'IA
41:40il y a les études de Stanford
41:41qui dit qu'on recrute
41:4213% de codeurs de moins
41:44il y a un peu moins
41:45d'embauche chez les jeunes
41:46mais on ne voit pas
41:47un chômage des jeunes
41:48qui explose non plus
41:49aux Etats-Unis
41:50il remonte un peu en France
41:51mais encore une fois
41:51on ne peut pas dire
41:52que ce qui se passe en France
41:52sur le chômage des jeunes
41:53est lié au choc de l'IA
41:54c'est lié à l'apprentissage
41:56c'est lié à plein d'autres trucs
41:56c'est lié à la formation
41:58on n'est pas encore là-dedans
41:59et donc aujourd'hui
42:00le choc de productivité
42:01c'est pas l'IA
42:02c'est pas ça qui se passe
42:03c'est un truc qui est lié
42:04au marché de l'emploi
42:04et j'en veux pour preuve
42:05encore une fois
42:06que la productivité
42:07elle augmente aussi très fortement
42:08en Europe
42:08et notamment en France
42:09donc c'est bien le fait
42:11qu'on est un petit peu
42:12moins généreux
42:19alors maintenant
42:20dans les trucs de Kevin Warch
42:22qui te dit
42:22en fait pour ça
42:23il faut baisser les taux
42:24parce qu'on va avoir un choc de productivité
42:25ce qui nous dit à la fois
42:25un choc de productivité
42:26et donc il faut baisser les taux
42:27oui mais en même temps
42:27si vous avez un choc de productivité
42:29vous aurez une hausse de la croissance
42:31et une hausse du taux neutre
42:32donc ce truc-là
42:33ne tient pas beaucoup
42:34et surtout
42:35ça aura été une erreur
42:36de nouveau de faire ça
42:37en politique monétaire
42:37parce que c'est exactement
42:38ce qu'avait dit Greenspan à l'époque
42:40et il a bien fait
42:41c'est lui qui a eu raison
42:42il avait résisté à la hausse des taux
42:43voilà
42:45mais aujourd'hui
42:46je crois que c'est l'effet inverse
42:47penser qu'aujourd'hui
42:48il y a un choc de productivité
42:50qui arrive
42:50qu'on peut d'ores et déjà
42:51baisser les taux
42:52on va être à l'inverse
42:54et là on va sur
42:55mon accélération
42:56de la dédolarisation
42:57s'il baisse les taux
42:58aujourd'hui aux Etats-Unis
42:59alors que le choc de productivité
43:01n'est pas encore lié à l'IA
43:02ok l'inflation rebaisse
43:04mais bon
43:04on ne peut pas dire
43:05qu'il n'y a pas de choc d'inflation aux US
43:07mais tout de même
43:08ça ne mérite pas forcément
43:09de beaucoup baisser les taux
43:09donc je crois
43:10que ce truc-là
43:11on est de nouveau
43:11dans un moment de dédolarisation
43:13si jamais ils font ça
43:15attention
43:16la volatilité très faible
43:17sur les marchés obligataires
43:18pour être réveillés
43:19l'euro qui est stabilisé
43:21autour de ces 1,18
43:21c'est bien
43:22ça pourrait quand même
43:23s'accélérer un peu
43:24si Kevin Noir
43:24je dis
43:24dès que je suis nommé
43:25je vous mets les taux à 1%
43:27attendez
43:28vous avez quand même
43:28une croissance
43:29qui est meilleure qu'attendue
43:29une inflation qui reste au-dessus de 2
43:31ça ne marchera pas
43:32il reste assez mesuré
43:33puis on ne sait pas
43:34beaucoup de choses encore
43:35il faut qu'il soit accepté
43:36par le Sénat
43:37donc pour l'instant
43:37il ne dit peut-être pas forcément
43:39ce qu'il pense
43:39il n'est pas là avant la fin du mois de mai
43:41non plus
43:43mais fondamentalement
43:44la politique américaine monétaire
43:46elle est normalisée
43:48ou quasi normalisée
43:48aujourd'hui
43:49Geoffroy ?
43:50quand on regarde ce qu'il y a dans les cours
43:51aujourd'hui
43:51il y a encore à peu près
43:52deux baisses de taux
43:53anticipées
43:54pour l'année 2026
43:55donc une baisse peut-être
43:57qui pourrait avoir lieu
43:58pour la première réunion
43:59de Kevin Noir
44:00donc juin
44:01ou peut-être juillet
44:03et puis une deuxième baisse de taux
44:04en fin d'année
44:05donc là
44:05en gros
44:06ce qu'anticipe le marché
44:07c'est plutôt un scénario central
44:08qu'on partage chez Ophi Invest
44:10c'est de dire
44:10voilà
44:11il y aura encore deux baisses de taux
44:12toutes choses égales par ailleurs
44:14si on n'a pas de choc
44:15on va dire
44:15sur la croissance
44:16et sur l'inflation
44:17ça paraît être
44:18des taux assez
44:20approche du taux neutre
44:21qui est évoqué
44:23par la réserve fédérale américaine
44:24donc on n'est plus très loin
44:25on estime qu'un taux à 3,25
44:27ou 3,50
44:28un taux directeur de la Fed
44:29sur ces niveaux-là
44:30ça semble être approprié
44:31alors si on va plus loin
44:32si Kevin Noir
44:34là ça soulèvera des interrogations
44:36ou il sera passé quelque chose
44:37ou il y a des interrogations
44:39qui pourront mettre
44:39là ça soulèvera des interrogations
44:40et peut-être créer un petit peu
44:41d'incertitude pour la suite
44:43à mon rapide
44:44il nous reste 30 secondes
44:44sur les enjeux de la politique monétaire
44:46sous Kevin Walsh
44:48si on reste dans une grille d'analyse standard
44:51effectivement
44:51il n'y a plus beaucoup de marge manœuvre
44:53pour baisser les taux
44:53compte tenu du fait que l'inflation
44:55est quand même encore
44:56à des niveaux supérieurs à 2%
44:58aux Etats-Unis
44:59si on se projette
45:01dans le modèle
45:02que j'écrivais tout à l'heure
45:03un modèle de lutte
45:05pour l'hégémonie mondiale
45:07on peut baisser les taux
45:08plus vite plus fort
45:09effectivement
45:09le dollar décroche
45:11mais c'est aussi
45:12un des objectifs
45:13de ce type de politique
45:14d'évaluer sa monnaie
45:16Est-ce qu'on garde le contrôle
45:17sur sa monnaie ?
45:19Donc il peut faire le choix
45:21d'évaluer leur monnaie
45:24On verra pour l'instant
45:26Kevin Walsh
45:26comme on l'a présenté
45:27comme très orthodoxe
45:28il a plutôt eu tendance
45:30à être dollar positif
45:31ou en tout cas
45:32ça n'a pas fait baisser le dollar
45:33l'annonce de sa nomination
45:34n'a pas fait baisser le dollar
45:36jusqu'à présent
45:36Merci beaucoup messieurs
45:38on s'arrêtera là pour ce soir
45:39Florent Delamme
45:40qui était avec nous
45:40M&J Investments
45:41Jean-François Robin
45:42Natixis
45:43et Geoffroy Lenoir
45:44Offi InvestaM
45:49Le dernier quart d'heure de SmartBourse
45:51chaque soir
45:52c'est le quart d'heure thématique
45:53chaque lundi
45:54c'est le thème des Etats-Unis
45:56qui est à la une
45:58avec President's Day
45:59aujourd'hui
45:59des marchés cash fermés
46:01sur les actions
46:02et sur les taux
46:03mais Pierre-Yves Dugas
46:04avec nous évidemment
46:05pour débuter cette semaine
46:07à distance
46:07en visioconférence
46:08le correspondant américain
46:10de Bismarck for Change
46:12Pierre-Yves
46:12avec
46:13intéressant quand même
46:14la semaine dernière
46:15au milieu de tous les troubles
46:16de marché liés à l'IA
46:18on a eu quand même
46:18une série de données américaines
46:20de la consommation
46:21du marché du travail
46:23et de l'inflation
46:24quelle lecture vous faites
46:26de ces dernières données
46:27qui offrent visiblement
46:30une image encore constructive
46:32de la dynamique économique américaine
46:36Oui le secret le mieux gardé
46:39dans ce narratif
46:43Trump est en train
46:44de détruire l'économie mondiale
46:45il a détruit le commerce
46:47il est en train
46:47de détruire la géopolitique
46:49il est en train
46:50de détruire le droit
46:51il est en train
46:52de détruire l'économie
46:53bon ça fait un an
46:55qu'il fait des tas
46:56de choses horribles
46:57des tas de choses
46:58qui inquiètent énormément
46:59les journalistes
47:00qui nous avaient dit
47:00qu'ils ne pourraient pas
47:01être élus
47:03le secret le mieux gardé
47:05c'est que les revenus réels
47:07moyens des américains
47:08augmentent
47:09ils augmentent à nouveau
47:10alors pas beaucoup
47:11mais ils augmentent
47:13on a des chiffres maintenant
47:15qui portent pas simplement
47:16sur les derniers mois
47:17mais sur l'ensemble
47:18de l'année 2025
47:20de janvier 2025
47:22à janvier 2026
47:24les revenus réels moyens
47:27des américains
47:28ont progressé
47:28de 1,2%
47:29et ce qui est intéressant
47:31c'est que
47:31comme en même temps
47:32la durée effective
47:34du travail a augmenté
47:36on est aux Etats-Unis
47:37pas en France
47:38en fait
47:39les revenus réels moyens
47:40ont augmenté
47:41de 1,9%
47:42et
47:44vous m'attendez au tournant
47:45je le sais
47:47pour les gens
47:49qui ne sont pas cadres
47:50qui sont dans
47:51la catégorie
47:52non supervisory
47:54ces revenus réels moyens
47:56augmentent plus vite
47:572,2%
47:59l'an dernier
48:00alors
48:002,2%
48:01ça n'est pas suffisant
48:02pour faire passer
48:03cette colère
48:04dont nous parlons régulièrement
48:05des américains
48:06sur le coût de la vie
48:07en particulier
48:08pour les produits alimentaires
48:09qui est exorbitant
48:10mais
48:11c'est une tendance
48:12favorable
48:13qui
48:13certainement
48:14contribue à expliquer
48:15ce miracle
48:16de la forte consommation
48:17qui tire
48:18la croissance américaine
48:20on en saura plus
48:21à ce propos
48:22vendredi
48:22avec la publication
48:24tardive
48:25et très attendue
48:26de la première
48:27estimation
48:28de la croissance
48:28aux Etats-Unis
48:29au quatrième trimestre
48:312,5%
48:323%
48:33peut-être
48:34certains voient
48:35au-delà de 3%
48:36ce sera intéressant
48:37ne l'oublions pas
48:39c'est la première estimation
48:41des corrections
48:42vont intervenir
48:43elles porteront
48:43généralement
48:45sur les stocks
48:45et sur les estimations
48:47du commerce extérieur
48:48c'est important
48:50parce que ça peut faire
48:51toute la différence
48:53ce n'est pas toujours
48:54très intuitif
48:55mais les gens
48:55qui ne sont pas
48:56économistes
48:56ça ne saute pas
48:57aux yeux
48:58mais les importations
49:00si elles se réduisent
49:02dopent
49:02le PIB américain
49:04c'est évidemment
49:06une bonne nouvelle
49:07pour tout le monde
49:08une bonne situation
49:09économique aux Etats-Unis
49:11c'est bien
49:12fondamentalement
49:13surtout
49:13si j'allais dire
49:14les classes les moins aisées
49:16ou les salariés
49:16les moins favorisées
49:18en profitent
49:20également
49:20c'est bon également
49:22du point de vue
49:22d'une banque centrale
49:23est-ce que ce sera bon
49:25pour le président
49:26futur
49:27de la banque centrale
49:28américaine
49:28Kevin Walsh
49:29en fonction de l'agenda
49:31qu'il pourrait avoir
49:32à la tête de la Fed
49:32alors ça
49:33alors ça c'est pas évident
49:35il y a un autre secret
49:39quelque chose
49:40qui n'a pas été révélé
49:41j'ai une journée
49:42d'exclusivité mondiale
49:43parce que j'ai un mauvais esprit
49:45vous avez vu
49:46c'est monstrueux
49:48il n'y a pas d'autre adjectif
49:49c'est monstrueuse
49:51révision à la baisse
49:52des estimations
49:52de la croissance
49:53de l'emploi
49:54aux Etats-Unis
49:54en 2025
49:55oui bien sûr
49:56c'est passé
49:56comme une lettre
49:58à la poste
49:59Donald Trump
50:00n'a renvoyé
50:01personne
50:02cette fois-ci
50:03il n'a pas accusé
50:06les statisticiens
50:07derrière cette révision
50:08de moins 69%
50:11c'est-à-dire qu'il a déjà
50:13viré la directrice
50:14je crois
50:14de la statistique
50:15du bureau
50:15de l'Eber of Statistics
50:16donc c'est fait
50:18oui mais il en reste
50:18il en reste
50:20il en reste
50:21on est quand même passé
50:22j'ai noté tout ça
50:23parce que c'est quand même
50:24assez stupéfiant
50:25on est passé
50:26d'une estimation
50:28de plus
50:30584 000
50:32créations
50:32mètres d'emploi
50:33l'an dernier
50:34aux Etats-Unis
50:35à simplement
50:37181 000
50:39tout ce que des gens
50:41aussi intelligents
50:42que nous deux
50:43réunis au carré
50:45Grégoire
50:46ont pu dire
50:47de l'économie américaine
50:48et de l'an dernier
50:50probablement
50:50n'avaient aucun sens
50:51parce que
50:52on n'a rien compris
50:53tous les chiffres
50:55sur lesquels
50:55nous nous étions basés
50:56étaient faux
50:57d'ailleurs
50:59Jérôme Powell
51:00dont vous suivez
51:01je le sais
51:01vous me l'avez dit
51:02dont vous suivez
51:04les conférences de presse
51:05a laissé passer
51:06en passant
51:08c'est le cas de le dire
51:09le fait que
51:10les estimations officielles
51:12de l'emploi
51:12par le Bureau
51:13of Labor and Statistics
51:16probablement
51:16se trompaient
51:18à hauteur
51:19de 60 000
51:20par mois
51:2160 000
51:23par mois
51:23c'est monstrueux
51:24on pense
51:25maintenant
51:26avec le recul
51:27c'est tellement plus facile
51:28qu'avec
51:3020 000 créations
51:31nettes
51:31d'emploi
51:32aux Etats-Unis
51:33on va garder
51:33le chômage
51:34à 4,3%
51:36c'est le niveau
51:37auquel il est tombé
51:39un autre point
51:40qui ne sera pas
51:42mentionné
51:43dans le New York Times
51:44mais heureusement
51:45que je suis là
51:45pour faire le job
51:46c'est que
51:48ces 181 000
51:50créations
51:51nettes
51:51d'emploi
51:52seulement
51:52l'an dernier
51:54ont eu lieu
51:55dans le cadre
51:56de l'élimination
51:59de 317 000
52:00postes
52:01de fonctionnaires
52:03là aussi
52:04ça n'est pas
52:05une
52:06petite décimale
52:07loin derrière
52:08la virgule
52:09c'est quand même
52:11un gros changement
52:12qui explique en partie
52:13la médiocrité
52:14de l'emploi
52:14l'an dernier
52:15qu'est-ce que ça veut dire
52:16sur la manière
52:17dont la réserve fédérale
52:18pour revenir à votre
52:19question
52:19et Kevin Walsh
52:21vont devoir décider
52:21de la politique monétaire
52:22ils sont toujours
52:23dans le brouillard
52:24il va falloir
52:25réviser radicalement
52:26les méthodes
52:27de questionnaires
52:28qui sont pratiquées
52:29par le département
52:31du travail
52:31et le bureau
52:32des statistiques
52:33obliger les entreprises
52:34à répondre
52:35plus rapidement
52:37modifier la manière
52:38dont ils font
52:39des extrapolations
52:40pour essayer
52:41de tenir compte
52:42du fait que
52:42ce questionnaire
52:44ne fait pas l'objet
52:45d'un taux de réponse
52:46équivalent aujourd'hui
52:47à ce qu'il était
52:48il y a 10 ans
52:48parce qu'on est
52:50sur le
52:51du point de vue
52:52des créations d'emplois
52:53on est dans le brouillard
52:55oui effectivement
52:55il y a un vrai travail
52:56statistique
52:57mais ça
52:57le problème statistique
53:00il n'est pas qu'américain
53:01il est global
53:02et depuis le Covid
53:03les taux de réponse
53:04aux enquêtes
53:04ont particulièrement chuté
53:06au-delà des chiffres
53:07Jérôme Powell
53:08nous décrit
53:09depuis plusieurs mois
53:10maintenant
53:10un environnement
53:11sur le marché du travail
53:13qu'il appelle
53:13no hiring
53:14no firing
53:15ce qui correspond
53:16à peu près
53:17à cette idée
53:17qu'il ne se passe
53:18pas grand chose
53:19et que 180 000
53:20créations de postes
53:21aux Etats-Unis
53:21l'an dernier
53:22c'est peut-être même
53:24la marge d'erreur
53:25sur un marché du travail
53:26qui doit compter
53:27150 ou 160 millions
53:28de jobs
53:29aux Etats-Unis
53:30Pierre-Yves
53:31oui mais comme
53:32l'économie américaine
53:33a connu un taux
53:34de croissance
53:34proche de 200
53:35semble-t-il
53:36ça veut dire que
53:38ces chiffres
53:39du troisième trimestre
53:40de l'augmentation
53:40de la productivité
53:42ils sont probablement
53:44in the ballpark
53:46c'est-à-dire à peu près
53:47dans la fourchette
53:49du raisonnable
53:514,9%
53:52si je ne me trompe pas
53:53d'augmentation
53:53de la productivité
53:54c'est beaucoup
53:55et puis il y a
53:56cette enquête
53:57quand même
53:57peut-être
53:58certains de nos intervenants
54:01l'ont signalé
54:02cette enquête
54:03incroyable
54:05ça n'est pas une enquête
54:06d'ailleurs
54:06c'est une étude économique
54:07réalisée par la réserve
54:09fédérale de Saint-Louis
54:10qui nous dit
54:10qu'au troisième trimestre
54:12les investissements
54:13réalisés dans
54:14l'intelligence artificielle
54:15tant du point de vue
54:16de la construction
54:18que de l'achat
54:21de logiciels
54:22et de la location
54:23du temps de logiciels
54:24sur le cloud
54:25au troisième trimestre
54:27rien que ça
54:28c'est
54:3039%
54:31de la croissance
54:32américaine
54:33oui
54:33alors est-ce que
54:34c'est une bonne nouvelle
54:36c'est pas évident
54:37parce que ça veut dire
54:38que si le mouvement
54:39se calme
54:39on va partir très vite
54:40c'est ça
54:40ça change la nature
54:41de la croissance
54:42aux Etats-Unis
54:43effectivement
54:44à ce stade
54:46Pierre-Yves
54:46il nous reste deux minutes
54:47un mot de la politique
54:49américaine
54:49au sein notamment
54:50du grand et vieux
54:52parti républicain
54:54est-ce qu'on appelle ça
54:55des frondeurs
54:56quelques républicains
54:57au congrès
54:58à la chambre
54:59des représentants
55:00qui sont prêts
55:01visiblement
55:01à basculer
55:02sur un vote
55:03pour montrer
55:04leur opposition
55:05à certaines politiques
55:06tarifaires
55:07en l'occurrence
55:08menées par
55:08l'administration Trump
55:10est-ce que ça s'appelle
55:10une fronde ?
55:12pas encore
55:13mais c'est peut-être
55:15comme ça
55:15que ça commence
55:16il est frappant
55:17de constater
55:17que les quelques
55:18frondeurs
55:19qui osent
55:20sont généralement
55:21des élus républicains
55:22qui ne vont pas
55:24se représenter
55:25en novembre
55:25c'est-à-dire
55:26qu'ils n'ont pas peur
55:27que Donald Trump
55:28leur mette
55:29dans des primaires républicaines
55:30un candidat maga
55:31qui les massacre
55:33beaucoup plus
55:34de prudence
55:35de la part
55:35de ceux
55:36qui vont devoir
55:37s'affronter
55:37à une réelle
55:39campagne électorale
55:40au mois d'octobre
55:41en vue
55:42d'une élection
55:43ou d'une réélection
55:45au mois
55:46de novembre
55:47une trentaine
55:49de républicains
55:50sur un total
55:51de 218
55:52à la chambre
55:53des représentants
55:54218 républicains
55:55aujourd'hui
55:56214 démocrates
55:57vous vous rendez compte
55:58de l'étroitesse
55:58de la majorité
55:59des républicains
56:00une trentaine
56:01de républicains
56:01ne vont pas
56:02se représenter
56:04soit parce qu'ils
56:05prennent leur retraite
56:05soit parce qu'ils abandonnent
56:06soit parce qu'ils
56:07briguent un autre poste
56:08celui de gouverneur
56:09par exemple
56:11trente
56:13souvent
56:13au moins
56:14quatre ou cinq
56:15sont dans
56:16des circonscriptions
56:18dans des districts
56:20où les démocrates
56:21ont une chance
56:22de l'emporter
56:23donc rien
56:24qu'avec
56:24les défections
56:26normales
56:26du côté républicain
56:27on pourrait avoir
56:28un basculement
56:29de la majorité
56:30les républicains
56:31sont mécontents
56:32de quoi ?
56:32de la violence
56:33de la lutte
56:34contre l'immigration
56:36de la violence
56:38et de l'acharnement
56:39du président Trump
56:40à l'égard du Canada
56:41qui complique
56:42énormément la vie
56:43de beaucoup
56:43de sociétés américaines
56:45qui travaillent
56:45avec le Canada
56:46qui a toujours été
56:47considérée
56:47comme un pays ami
56:49voilà deux
56:50grands sujets
56:51qui génèrent
56:54un grand taux
56:55de frustration
56:56de la part
56:57des républicains
56:57et d'une manière générale
56:58la politique tarifaire
56:59et on va voir
57:00au Sénat
57:01si quelques républicains
57:03aussi votent
57:04avec les démocrates
57:05en vue de condamner
57:07un vote symbolique
57:08la politique
57:10de droit de douane
57:11du président Trump
57:12symbolique
57:13parce que le président Trump
57:14pourra mettre son veto
57:15de toute façon
57:16l'économie
57:17la politique
57:18et les marchés
57:19américains
57:20chaque lundi
57:21c'est à retrouver
57:22avec Pierre-Yves Dugas
57:22dans ce quart d'heure
57:23américain
57:24de Smart Bourse
57:24en direct
57:25bien sûr
57:26que vous retrouvez
57:26évidemment
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