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Vendredi 23 janvier 2026, retrouvez Frédéric Rozier (Coresponsable de la gestion de portefeuille, Mirabaud), Axel Botte (Directeur de la stratégie marchés, Ostrum AM), Florian Roger (Responsable de la stratégie d'investissement, BNP Paribas CIB) et Olivier Farouz (Président, Groupe Premium) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez dans la foulée en rattrapage, soit en replay sur notre site bismarck.fr
00:21soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, le bilan à suivre avec nos invités d'une semaine un peu éprouvante,
00:31on le dira comme ça, même si on se réhabitue à Donald Trump.
00:35Un an après son retour à la Maison Blanche, la semaine aura été marquée encore par la variable Trump,
00:41mais pas uniquement, le cas japonais aussi fournit son lot de volatilité sur les marchés,
00:46notamment sur les marchés obligataires japonais en premier lieu,
00:50mais la contagion s'est diffusée à l'ensemble du monde, on l'a vu notamment sur la séance de mardi
00:54qui a été la séance de sell-off de la semaine, une semaine qui marquera donc une première respiration,
01:01on va le dire ainsi, pour les actifs risqués en ce début d'année 2026.
01:07Bilan avec nos invités dans un instant, Pauline Grattel vous apportera plus de détails également
01:12sur le bilan de cette semaine et l'actualité du jour sur les marchés,
01:16avec une introduction en bourse qui marque les esprits, c'est la première grosse introduction en bourse
01:22de cette année 2026 en Europe, à Amsterdam en l'occurrence, et c'est la plus grosse introduction en bourse
01:28d'un pur player de la défense, signe des temps bien sûr.
01:32Le tchèque CSG s'est introduit à Amsterdam de très belle manière, le groupe a levé plus de 3 milliards d'euros
01:38sur une valorisation de 25 milliards d'euros, un titre qui s'est envolé de 30% dans les premiers échanges
01:46ce matin à Amsterdam.
01:48Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous reviendrons sur l'événement de la rentrée
01:53dans l'univers de la gestion de patrimoine, le grand forum du patrimoine organisé par le groupe FICAD
01:58qui se tenait en début de semaine à Paris, et nous avons retrouvé sur place différents acteurs du patrimoine
02:05et parmi les principaux acteurs du patrimoine aujourd'hui, le groupe Premium
02:09la stratégie de croissance du groupe Premium qui passe par un certain nombre d'acquisitions
02:13on l'a vu en Italie il y a quelques mois à peine, d'autres acquisitions en ce début d'année pour groupe Premium
02:19notamment dans la pierre avec l'acquisition de pierre première gestion
02:24Olivier Farouz, le président de groupe Premium, sera l'invité de ce dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:35Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
02:42et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés. Bonsoir Pauline, c'est vendredi
02:46et c'est une séance plutôt calme aujourd'hui sur les marchés.
02:48Oui, après le rebond des marchés mondiaux des deux derniers jours, les indices sont en manque de catalyseurs
02:54aujourd'hui. En Europe, ils évoluent en ordre dispersé. En France, le CAC 40 marque le pas
02:59et cède une partie de ses gains d'hier. L'indice parisien évolue sur le seuil de 8100 points.
03:05De leur côté, les indices américains ont également ouvert en petite peste.
03:09Bon, calme aujourd'hui sur les marchés, ça ne doit pas nous faire oublier que la semaine
03:12et le début de semaine notamment a été agité.
03:15Oui, et dans le monde entier, entre le Japon, Trump, la géopolitique et puis le programme de la semaine
03:20avec les résultats et les publications macro, les investisseurs n'ont pas eu le temps de souffler.
03:25Cette semaine, le S&P 500 a effacé quasiment tous ses gains depuis le début de l'année.
03:30Le CAC 40, lui, cède 2% environ et le Stoxx 601% environ sur les cinq derniers jours.
03:36Le Japon qui tient toujours une bonne place dans l'actualité des marchés.
03:41Nous en parlons tous les jours avec vous. Pauline, quelles sont les dernières nouvelles en provenance du Japon ?
03:45Alors tout d'abord, la Banque du Japon a rendu sa décision monétaire et a opté pour le statu quo
03:50en maintenant ses taux à 0,75%, une décision largement attendue après la hausse des taux du mois de décembre
03:58mais pas totalement unanime, un membre de la BOGE ayant voté en faveur d'une hausse des taux.
04:03Le Yen a connu une forte volatilité, les marchés redoutant une intervention imminente des autorités japonaises pour le soutenir.
04:11Sur les rendements, le 2 ans japonais est au plus haut depuis 1996 à 1,25%.
04:16Le rendement à 10 ans se stabilise autour de 2,25% après avoir été chahuté cette semaine.
04:22Et enfin, le Nikkei a clôturé en petite hausse.
04:25Qu'en est-il des autres grands marchés obligataires mondiaux, Pauline ?
04:29Le rendement américain à 10 ans cède légèrement du terrain aujourd'hui pour évoluer autour de 4,25%.
04:34Du côté des échanges, le dollar évolue à ses plus bas niveaux de 2026 avec un euro dollar autour de 1,1750.
04:42Un mot sur l'or aussi qui flirte avec les 5 000 dollars l'once et qui s'apprête à conclure une semaine en hausse de près de 10%.
04:49L'argent qui gagne encore 3% aujourd'hui approche du seuil de 100 dollars.
04:54Et puis la publication d'Intel hier soir après la clôture des marchés américains est arbitrée aujourd'hui de manière assez froide par les marchés.
05:01Oui, alors que les investisseurs espéraient que cette publication confirmerait les effets de la restructuration.
05:05La déception a été au rendez-vous. Même si Intel a publié des résultats supérieurs aux attentes au dernier trimestre avec des revenus stables sur un an,
05:14les prévisions ne sont pas à la hauteur. En fait, elles sont même sous les attentes des analystes pour le premier trimestre de 2026.
05:22Le titre plonge de 13% à l'ouverture.
05:24Et puis un mot de ce nouveau venu en bourse, Tchécoslovaque Group dit CSG, qui réalisait son introduction aujourd'hui à Amsterdam.
05:32Oui, c'est un franc succès pour l'introduction en bourse du groupe CSG à Amsterdam avec un titre qui s'envole de 30%.
05:38Cela confirme l'appétit marqué des investisseurs pour les valeurs de la défense dans un contexte de renforcement des capacités militaires européennes.
05:46Dans son sillage, Thalès est en tête du CAC 40 et progresse de 2%.
05:50Quels seront les temps forts à l'agenda la semaine prochaine sur les marchés, Pauline ?
05:53Les yeux seront rivés la semaine prochaine sur la décision monétaire de la réserve fédérale américaine.
05:58On attend également la décision monétaire de la Banque du Canada.
06:02En zone euro, on attend les premières estimations de croissance des différents pays pour le quatrième trimestre, ainsi que les estimations d'inflation pour le mois de janvier.
06:11Côté micro, les résultats vont monter en puissance.
06:13On attend notamment des méga caps comme Microsoft, Meta, Tesla, ASML, IBM, Apple et bien d'autres.
06:20En France, LVMH, Sanofi ou encore ST Microélectronics se sont attendus.
06:24Pauline Grattel, chaque soir avec nous en ouverture de Smart Bourse pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
06:40Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:43Frédéric Rosier est avec nous, co-responsable de la gestion de portefeuille de Mirabeau.
06:46Bonsoir Frédéric.
06:47Bonsoir Grégoire.
06:48Florian Roger est également à nos côtés le responsable de la stratégie d'investissement de BNP Paribas, CIB.
06:53Bonsoir Florian.
06:53Bonsoir Grégoire, bonsoir à tous.
06:54Et Axel Bott nous accompagne, le directeur de la stratégie de marché d'Ostrom Asset Management.
06:58Bonsoir Axel.
06:59Bonsoir Grégoire.
07:00Bienvenue messieurs, question très ouverte.
07:02Les enseignements de cette semaine qui a été effectivement la première semaine de respiration de cette année 2026 sur les marchés, avec le facteur Trump, le facteur japonais.
07:12Qu'est-ce qu'on peut en retenir Axel et de quelle manière est-ce qu'il faut intégrer aujourd'hui la variable Trump, notamment, dans une réflexion d'investissement, dans un jeu de prévision macroéconomique également pour cette année par exemple ?
07:26Oui, le jeu de prévision c'est souvent de distinguer le bruit du signal.
07:29Donc, le bruit, on a beaucoup de bruit du côté de Trump et il faut voir qu'évidemment des décisions de tarifs peuvent être mises et annulées assez rapidement.
07:39Donc ça, je pense qu'il va falloir toujours un petit peu de temps pour la digérer.
07:43D'ailleurs, pour les sociétés, je pense que c'est un petit peu la même chose dans l'économie réelle.
07:47On essaye de s'adapter dans le temps en considérant qu'il y aura toujours un niveau d'incertitude sur ce qui peut advenir.
07:54Pour les marchés, on a vu que ça pouvait revenir assez vite.
07:59Et je pense que le fait que Bessent a fait immédiatement le service après-vente de Trump, comme il l'avait fait en avril dernier, quasiment même dans l'heure qui suivait, a aussi contribué à un petit peu atténuer la réaction des marchés.
08:13Il y a quand même un signal dans la semaine, un vrai signal, qui est le changement japonais.
08:17Alors avec l'annonce des élections anticipées pour le 8 février et la volonté de faire un programme de stimulus important, 3 points de PIB de un peu plus de 20 000 milliards de yens qui seront injectés dans l'économie japonaise,
08:32elle a repris à sa...
08:33Sanae Takahashi a repris à sa, disons, pour elle, des propositions de l'opposition.
08:40Elle sert en particulier pour faire baisser les prix alimentaires.
08:43Donc on devrait...
08:43On va couper les taxes sur les produits alimentaires.
08:45Et donc ça sera probablement un impact budgétaire supplémentaire.
08:48Et surtout, ça peut accentuer sa majorité et donc asseoir un petit peu sa légitimité, qui n'était pas gagnée au sein de son parti.
08:57Quand elle a gagné, c'était plutôt une surprise quand elle s'est placée en tête du LDP.
09:02Donc elle a besoin de cette légitimité.
09:05Et ensuite, on a un plan de relance qui pèse sur les taux longs, qui s'ajoute à des tendances de fonds un peu démographiques ou un peu moins de demandes de taux longs.
09:13On a eu la réforme des fonds de pension néerlandais aussi, qui en Europe a tendu les taux.
09:18Donc on a comme ça des effets qui s'auto-entretiennent sur les parties longues et qui peuvent être durables.
09:24C'est là que je retiens ce signal qui peut être intéressant, à la fois pour les projections de marché en premier lieu,
09:30mais aussi parce qu'on a beaucoup de secteurs économiques qui sont sensibles au taux longs,
09:33beaucoup plus que ce que peuvent être la sensibilité au taux court.
09:37Donc ça, c'est probablement très significatif.
09:41Et aussi pour l'allocation d'actifs mondiaux.
09:43On sait que les Japonais, Somi Tomo s'est exprimé dans ce sens-là.
09:47Somi Tomo disait, j'aime beaucoup les bonds d'étrangère, mais aujourd'hui j'ai préféré les JGBs,
09:52parce qu'il y a cette pente, sur une obligation, vous avez une revalorisation mécanique.
09:57Quand on a des taux longs plus élevés que des taux co, ils ont tendance à converger.
10:01Donc ça crée une plus-value, qui est manifestement bien supérieure sur les obligations japonaises
10:06qu'ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis.
10:08Est-ce que ça a déjà déclenché des mouvements importants de réallocation,
10:12que ce soit les grandes institutions assurancielles japonaises, le fonds de pension des retraites japonais ?
10:19Est-ce qu'on voit effectivement déjà concrètement ces mouvements de réallocation de capital
10:24vers des actifs en yens et en obligations japonaises en l'occurrence ?
10:29De réallocation, je ne pense pas.
10:31Aujourd'hui, il faudra voir si les flux changent à l'approche de la fin de l'année fiscale japonaise qui est en mars,
10:38mais ça se voit plutôt sur les nouveaux flux, c'est-à-dire que la demande aux obligations japonaises est quand même assez solide,
10:45malgré les ansions qu'on a...
10:46Malgré l'hyper-volatilité qu'on observe sur le marché.
10:49Oui, mais sur les adjudications, quand on regarde les ratios de couverture,
10:52le rapport de la demande aux besoins de financement de l'État,
10:57on voit que sur le 20 ans, sur le 30 ans, sur le 40 ans, on a du monde.
11:00Et c'est de la demande domestique ?
11:01C'est de la demande, oui, très précisément.
11:03Essentiellement ?
11:03Essentiellement domestique, même si quand on regarde les flux à la semaine,
11:06on a, et c'est assez inhabituel, les étrangers qui s'intéressent de plus en plus au marché japonais
11:12pour ces raisons de pente, en se disant aussi que l'IEN a vu l'essentiel de sa dépréciation.
11:17À 150 litres, on ne peut pas même espérer qu'il y ait un plancher quelque part, pas trop loin.
11:21Donc on peut à la fois acheter l'IEN et les taux japonais.
11:25Évidemment, c'est un marché qui n'était pas investissable pendant des décennies
11:28pour la plupart des investisseurs internationaux.
11:30Donc on a ça, voire même, le YEN a longtemps été la monnaie de financement des caractérates.
11:34Ça l'est toujours...
11:36Quand on regarde, par exemple, le dollar australien évoluer ces derniers temps,
11:39on peut se dire qu'il y a encore un peu de ça.
11:41Donc on n'a pas encore eu l'invalidation de ces mouvements de sortie du Japon.
11:45Mais en tout cas, à la marge, très clairement, l'arbitrage fait en faveur des GGBs.
11:50Et ça, effectivement, pour reprendre un peu, différencier le signal, la substance du bruit Trump,
11:55là, pour le coup, ce qui se passe au Japon, pour vous, c'est vraiment une substance importante
12:00pour des mouvements de marché peut-être lents, mais profonds.
12:05C'est lent. En général, l'allocation d'actifs des institutions japonaises est très, très lente.
12:10C'est-à-dire que le processus de prise de décision, d'allocation, déjà parce que c'est des mastodontes...
12:15Alors on n'en demande pas d'être trader non plus.
12:17On n'en demande pas d'être trader, mais effectivement, ces décisions importantes
12:21et qui mettent du temps à se mettre en œuvre, c'est un petit peu comme la boche,
12:26ça va prendre beaucoup de temps de concrétiser...
12:28Conservatisme.
12:29...une certaine conservatisme dans les institutions japonaises, j'ai l'impression.
12:33Mais après, ça peut avoir des conséquences importantes.
12:36Le gros fonds de pension publique est réputé ne pas couvrir une grosse partie de son risque de change.
12:42Donc là, ils ont énormément gagné sur la dépréciation du Yen en ne couvrant pas.
12:46S'ils décident de rapatrier, là, pour le coup, on aura le double effet de hausse du change
12:50et probablement aussi de pression à baisse sur les taux japonais.
12:54C'est un chiffre qui date peut-être un peu, mais on en parlait cette semaine dans l'émission.
12:57Le GPIF a plus de 55% de ses actifs à l'étranger.
13:02Plus de 55% de son bilan sont des actifs étrangers.
13:04Ils ont très longtemps été incités à le faire, alors que la boche a jeté toute la dette publique.
13:10Bon, Florian, je reviens à ma question initiale,
13:11mais on peut poursuivre la discussion sur le Japon avec plaisir.
13:14On en a beaucoup parlé cette semaine et c'est très intéressant.
13:17Le cas japonais est évidemment très intéressant.
13:19Le thème de la reflation au Japon, qu'on n'imaginait pas ou qu'on soupçonnait pas,
13:23peut-être il y a encore quelques années.
13:24Mais les enseignements de cette semaine, je veux bien qu'on y revienne aussi, Florian.
13:28Oui, il y en a plusieurs.
13:29Le premier, c'est qu'on a quand même attaqué l'année très fort.
13:32Donc en fait, on regardait techniquement, on était en zone de tension sur la partie action,
13:36donc ça a permis une respiration.
13:37Ça, c'est le premier point.
13:38On a remis les compteurs à zéro sur les grands indices actions, comme le disait Pauline.
13:42À ce stade de l'année, ce n'est pas du tout anormal.
13:44C'est ça.
13:44Et puis on est sortis de la zone de surachat qu'on avait avant le début de la semaine.
13:48Deuxième point qui me paraît important, c'est quand même l'unité de l'Europe.
13:50Qu'on a eu dans cette épreuve.
13:52Donc voilà, la réponse n'était pas complète, mais on a eu quand même l'unité de réponse
13:56de l'ensemble des pays, à un moment où il y a des réformes de structure sur le marché unique.
14:01Ça me paraît important.
14:02Troisième enseignement, c'est effectivement Bessent,
14:04et c'est la sensibilité de l'administration Trump à la partie obligataire.
14:08Donc ça, c'est un point qui est quand même très important.
14:11Et le quatrième point qu'il ne faut pas oublier, c'est quand même les stats macro.
14:13On a eu plein de stats macro cette semaine qui sont quand même très bonnes.
14:15C'est vrai qu'on ne parle plus de macro.
14:17Depuis le shutdown, on a presque oublié qu'il y avait des stats américaines.
14:20On a quand même toutes les stats de conso qui sont sortis aux US qui sont très fortes.
14:23On a le PIB du T3 qui est fort.
14:25Voilà, notre économiste US, côté BNP-CIB, a révisé à 2,9 ses prisons de croissance pour 2026.
14:31Donc on a quand même une croissance forte aux Etats-Unis.
14:34On a une croissance qui s'annonce en accélération quand même en Europe et notamment en Allemagne.
14:39Donc le début d'année sur un plan macroéconomique est quand même extrêmement porteur pour les actifs risqués.
14:44Donc oui, il y avait un risque, on avait une escalade vers une guerre commerciale d'avoir une correction plus importante des marchés.
14:51Finalement, Donald Trump est revenu finalement sur ce risque.
14:55Là, on a quand même une macro qui reste assez supportive d'après nous sur les actifs risqués.
14:59Un mot, effectivement, moi ça m'intéresse.
15:00Les prévisions de votre économiste US qui montent quasiment à 3% de croissance pour 2026 aux Etats-Unis.
15:05Je rappelle, le Q4 a été révisé à 4,4% trimestriel annualisé, bien sûr.
15:10Et Atlanta nous dit que peut-être le Q4 sera plus de 5% en croissance réelle, bien sûr.
15:163% de croissance réelle quasiment en 2026, c'est encore Goldilocks ?
15:20Pour l'instant, oui.
15:21Là, il y a beaucoup, beaucoup de stimulation dans le système.
15:25Donc c'est plus que Goldilocks encore.
15:27Même si la Fed nous disait la semaine prochaine, finalement, on juge que les conditions n'amènent pas nécessairement davantage de baisse de taux.
15:34Je veux dire, l'assouplissement monétaire de l'année dernière avec la baisse du dollar, avec la hausse des marchés actions, avec la compression des spreads de crédit.
15:41C'est vrai qu'il y a beaucoup de stimulation monétaire dans le système.
15:43Début d'année, on a quand même là toute la partie remboursement d'impôts qui est assez favorable.
15:49La baisse des prix du baril, c'était juste après le Liberation Day.
15:53Mais la transmission des prix à la pompe, en fait, c'est octobre.
15:55Donc le stimulus pour le consommateur, c'est le début d'année.
15:58Donc effectivement, là, on voit un peu partout des surprises macroéconomiques positives.
16:01Oui, c'est assez favorable en fait.
16:03Qu'est-ce qu'il va nous dire, du coup, Jérôme Paule, pour une de ses avant-dernières réunions de son mandat de président ?
16:10C'est la semaine prochaine ?
16:11Nous, on se dit que là, il marque une pause pour l'instant.
16:13C'est-à-dire que, bon, là, il y a cette période d'incertitude.
16:16Il y a toutes les publications qui tombent et qui sont assez fortes.
16:19On n'a pas parlé des nouvelles inscriptions au chômage, mais elles sont très basses.
16:22Donc là, on a quand même quelque chose qui corrobore une amélioration cyclique qui ne nécessite pas davantage de baisse de taux.
16:27Après, la problématique qui va se poser, c'est qu'on est avant les mid-terms.
16:32Là, on est dans une période électorale.
16:34On comprend bien, il veut essayer d'aider le consommateur.
16:35Donc on va aller stimuler le consommateur.
16:37Côté japonais, Axel en a parlé, on va vers aussi des baisses de taxes, en fait, sur la partie nourriture.
16:44Donc on stimule.
16:45Au bout d'un moment, trop de stimulus peut quand même amener des tensions, en fait, sur la partie obligataire.
16:50Et le risque qu'on va avoir, en fait, sur le deuxième trimestre, c'est que cette accélération macro du début d'année,
16:54qui est intéressante pour les actifs risqués, peut quand même amener davantage, en fait, de tensions obligatoires.
16:58On sort de l'équilibre parfait du Goldilocks, quoi.
17:00On sort du Goldilocks.
17:01Ça devient un peu trop chaud.
17:02Ça devient trop chaud, exactement.
17:04Et si on réfléchit, en fait, aux conditions de marché, qu'est-ce qu'on a ?
17:06On a la Banque du Japon qui va monter ses taux.
17:09On le sait, là, on est sur un rythme tous les six mois, c'était décembre.
17:12A priori, ça va être au cours du deuxième trimestre.
17:14Mais il y a un petit risque, quand même, si on a davantage de stimulation budgétaire,
17:18qu'elle annonce à ce moment-là qu'elle accélère derrière.
17:20Ça peut tendre davantage les taux japonais.
17:24Deuxièmement, la Fed devrait arrêter de baisser ses taux, à ce moment-là.
17:27Troisièmement, aux États-Unis, on n'aura plus de désinflation.
17:30C'est-à-dire qu'on va être un an après Libération Day,
17:32donc on aura des effets de base positifs sur la partie énergie.
17:35Et si on a une amélioration de l'emploi, sur la partie services hors immobiliers,
17:39ça ne va plus se désinflater.
17:40Donc, en fait, on a un petit changement de paradigme qui est en train d'arriver.
17:43C'est-à-dire qu'on n'a plus de désinflation aux États-Unis,
17:45on a des banques centrales, en fait, qui vont embrayer un petit peu différemment.
17:49Je suis un gérant aujourd'hui.
17:50J'ai eu des très bonnes performances, là, depuis un petit moment, sur les marchés actions.
17:54Je me dis, j'ai un nouveau président de la Fed qui arrive,
17:55j'ai peut-être envie d'aller tester.
17:57Donc là, attention, en fait, à une zone de tension sur la partie obligataire sur le deuxième trimestre.
18:02Frédéric, je vous passe la parole.
18:03On a déjà esquissé pas mal de sujets.
18:06Non, non, mais il n'y en a pas encore.
18:07Mais votre billion de la semaine, déjà, je vous repose là aussi cette question.
18:10Après 30 ans de métier, et pour moi, qui ai vécu avec...
18:16Le Japon est un pays de caries, est un pays où il n'y a pas d'inflation, où il n'y a pas d'intérêt.
18:22Il y a beaucoup de choses qui changent, pour le coup,
18:24avec une pontification de la courbe qui est absolument monstrueuse.
18:28Et donc, le Japon, personne n'en parle.
18:31On en parle aujourd'hui parce qu'il y a une actualité,
18:33mais la réalité, c'est vrai que c'est un pays qui est sous-estimé, en tout cas par les investisseurs,
18:37peut-être à tort, qui va devenir attractif pour plein de raisons.
18:42Les entreprises japonaises, il faut regarder parce qu'aujourd'hui,
18:46il y a plus de cash dans les entreprises japonaises que dans les entreprises américaines.
18:49Il y a plus de 100 milliards de cash, par exemple sur le Nikkei,
18:51que sur les entreprises américaines.
18:53Pourquoi ?
18:53Et c'est d'ailleurs dans le discours de la Première Ministre.
18:56Il y a cette prudence historique des entreprises japonaises
19:00qui fait que, mine de rien, elles sont toujours sur la réserve.
19:04Elles ne montent pas les salaires.
19:05Donc, il y a beaucoup de réserves.
19:07En termes de dette nette sur EBITDA, par exemple,
19:10il y a trois fois moins de dette nette sur EBITDA dans les entreprises japonaises
19:14que les entreprises américaines.
19:16Ça veut dire quoi ?
19:16Ça veut dire qu'effectivement, si vous avez du stimulus derrière,
19:20vous avez une réorientation des entreprises.
19:22Et d'ailleurs, ils sont en train de se poser la question même.
19:25Vous savez, les entreprises, c'est des entreprises souvent inocaines.
19:28C'est-à-dire que c'est des entreprises historiques, familiales.
19:31Et elles sont souvent...
19:33À tiroir.
19:33À tiroir.
19:34Voilà.
19:35Et donc, ils sont en train de réformer ça.
19:36Simplifier tout ça.
19:36Oui, simplifier tout ça.
19:38Je me dis, avec des entreprises qui sont un peu plus agressives derrière
19:41dans l'investissement, avec...
19:43Une meilleure allocation du capital.
19:44Du capital, avec du rendement un peu partout.
19:47C'est vrai qu'on peut avoir une énorme surprise,
19:50alors que c'est un pays en s'est vieillissant,
19:51avec un taux de natalité qui est extrêmement faible.
19:55Donc, on pourrait, effectivement, avoir une bonne surprise
19:57dans des marchés qui sont en train de se chercher une réallocation en ce moment.
20:00C'est-à-dire qu'il y a eu des flics sortants sur les actions américaines.
20:03Alors, certes, c'est sur une semaine, mais il y a quand même...
20:05Et tout le monde se pose des questions sur la valorisation des marchés américains,
20:09le marché japonais et les marchés émergents aujourd'hui.
20:12Et effectivement, il semblerait que le marché américain,
20:15même avec des taux de croissance qu'il faut réviser en dehors des GAFA
20:18et des Magnificat-Seven, c'est parce que la croissance à 25%, c'est très tech.
20:22En dessous, on descend...
20:24Oui, il y a une bulle de profit sur quelques gros valeurs, bien sûr.
20:26Et on s'aperçoit sur le S&P 493, par exemple,
20:29qu'on est sur des taux de croissance des bénéfices inférieurs
20:32à ce qu'on peut trouver dans le monde émergent.
20:33Donc, je pense qu'on a entamé, et ça va être le gros sujet de l'année,
20:37une réallocation d'un marché qui était très concentré,
20:4170% sur les États-Unis, sur MSCI World,
20:43et qu'on est dans cette phase-là.
20:45Et le Japon peut remonter à quelle place dans cette histoire ?
20:48Alors, on ne va pas revenir...
20:50Dans les années 90 ?
20:52Peut-être pas, mais...
20:54Oui, l'emprise japonaise sur le MSCI.
20:55Mais c'est vrai que je pense que dans la réallocation globale,
20:58effectivement, il risque de tirer son épingle du jeu,
21:01comme le monde émergent est en train de le faire.
21:03On voit sur Brésil, il est en train de casser par le haut.
21:05Voilà, il se passe des choses qui pourraient bouleverser un peu
21:09nos allocations traditionnelles, et qui étaient très...
21:13De toute façon, nous, en tant que gestionnaire, honnêtement,
21:15le MSCI World, aussi américain, on n'a pas le choix,
21:18on est obligé de suivre, et donc on se concentre également sur les États-Unis.
21:21Et la réflexion, c'est plutôt, à terme, peut-être, d'alléger cette fois.
21:24Non, non, mais le point sur le Japon, je le prends,
21:26et puis surtout, on essaye de le raconter ici,
21:28depuis quelques années maintenant,
21:29on a vu beaucoup de boutiques activistes
21:31revenir sur le terrain japonais,
21:33justement pour inciter les entreprises japonaises
21:38à mieux louer leur cash,
21:39à avoir des meilleurs retours aux actionnaires,
21:41des meilleurs ROE, etc.
21:43La place japonaise !
21:44800 milliards de cash dans les entreprises !
21:45Mais oui, il y a 3-4 ans, je me souviens de l'opérateur boursier japonais
21:48qui va faire le tour des entreprises pour leur dire
21:51non, non, il faut améliorer les ROE,
21:53il faut que la place boursière soit attractive
21:55pour des raisons fondamentales, etc.
21:56Comment on gère la situation du Yen ?
21:58Quand on a envie de s'exposer...
21:59On a pas le choix, parce que de toute façon, je pense que...
22:02Tout le monde se plante sur le centre du Yen ?
22:04À chaque fois, on perd, on perd souvent ce qu'on a gagné sur les actions,
22:07on perd, alors on va couvrir, et les ETF permettent de le faire.
22:12Après, c'est vrai que moi, je regardais tout à l'heure
22:14les banques japonaises, dans un contexte de pontification
22:17de la courbe de taux, avec des price to book à 1, globalement,
22:21donc on n'est pas sur des valorisations excessives.
22:23Je veux dire, elles vont peut-être tirer aussi le répargne du jeu.
22:26Après, la décision qui a été faite de la contrôle de l'inflation,
22:30c'est vrai que moi, je connais un peu le Japon,
22:32le riz a été doublé en un an.
22:35Pour un Japonais, c'est hypersensible.
22:36Alors, ils ont fait des chèques énergie, comme nous,
22:39ils ont donné 120 dollars pour alléger un peu cette pression,
22:43mais c'était évidemment nécessaire, et aussi pour relancer la consommation.
22:47Donc, voilà, c'est vraiment, je crois, un pays qu'il faut regarder de près.
22:53Oui, bon.
22:54Un mot de l'Europe aussi, là, on décrit un peu le contexte macro,
22:58mais nous aussi, on va profiter d'un soutien budgétaire,
23:02de conditions financières, de crédits aussi,
23:05qui permettent de croire à cette idée de reprise européenne,
23:10à commencer par l'Allemagne, bien sûr, Axel.
23:12Oui, l'essentiel du stimulus, ça viendra de l'Allemagne.
23:14On l'a quand même vu, on parlait d'évolution structurelle.
23:19Je pense que l'Allemagne, c'est aussi un autre signal,
23:22un autre signal fort.
23:23Dans les prochaines années,
23:24on va avoir des déficits publics régulièrement de 3,5 points de PIB.
23:29Donc, on passe d'une situation où le serrage de vis était permanent,
23:34et à mon avis, les gouvernements allemands étaient assez convaincus
23:37que la politique budgétaire ne pouvait jamais rien faire,
23:40à on va dépenser 500 milliards d'infrastructures en 10 ans,
23:44on va rajouter des dépenses de défense,
23:46vu le contexte international.
23:48Et d'ailleurs, on commence à le voir dans l'amélioration des commandes,
23:51les chiffres de production industrielle,
23:53un peu partout en Europe, sont plutôt bons.
23:54Et y compris en France, quand on regarde l'enquête de l'INSEE ce matin,
23:58la sphère manufacturière va point de son nez, finalement,
24:01et sort un petit peu de l'ornière,
24:03alors que jusqu'à présent, ce qui tenait,
24:04c'était plutôt un peu les services
24:05et le secteur manufacturier était plutôt à la traîne.
24:08Donc là, ça s'améliore un petit peu,
24:10ça devrait se poursuivre.
24:12On ne voit pas de raison pour laquelle ça diminuerait.
24:16Voilà, il faut être quelque part aussi alerte
24:22sur les coûts de l'énergie.
24:23On a vu les prix du gaz, c'était très fortement détendu,
24:26ce qui peut un peu peut-être expliquer l'embêté
24:28qu'on a connu sur la production industrielle.
24:30Ils sont en train de remonter fort aux États-Unis
24:32et vu qu'ils exportent énormément,
24:35ça vient aussi en Europe assez brutalement.
24:38Donc il faut être un petit peu prudent là-dessus.
24:41Mais on est dans une dynamique qui est clairement meilleure.
24:45Et puis, on a toujours cette wild card de
24:46qu'est-ce qu'on va faire de ces taux d'épargne
24:49qui sont tellement élevés.
24:50Si on avait un point de moins d'épargne en France,
24:52ça irait beaucoup mieux.
24:53On arrête la conso, etc.
24:55Enfin, qu'est-ce qu'on va faire ?
24:56Chacun décide ce qu'il a envie de faire de son épargne.
24:59Jusqu'à présent.
25:01Ce qu'on peut faire, c'est quelque chose d'assez indirect,
25:04qui est un petit effet ricardien des économistes.
25:07C'est-à-dire que si on arrive à convaincre les gens
25:10que les impôts vont pas finir...
25:12Stabilité fiscale ?
25:13Voilà.
25:13Qu'on a un peu de visibilité sur la place de fiscalité,
25:16on aura un peu moins d'épargne de précaution
25:17et on n'aura pas cette dérive de l'épargne
25:19qui se voit dans les ventes aux détails françaises,
25:23voire sur la consommation,
25:24qui est historiquement des gros moteurs de croissance en France,
25:26qui aujourd'hui paralyse un peu l'économie.
25:28Une fois qu'on a dit ça,
25:30qu'est-ce que ça implique pour les politiques monétaires ?
25:32Alors, Florian l'expliquait tout à l'heure
25:34sur la réserve fédérale américaine,
25:35mais de manière un peu globale.
25:37Est-ce que 2026, oui,
25:38c'est l'année de la fin des baisses de taux généralisées ?
25:42Et est-ce que ça ouvre la voie à une conversation
25:44qui nous amène à imaginer de futures hausses de taux ?
25:47Alors, c'est une conversation très avancée.
25:49Alors, le Japon est à part de ce point de vue-là,
25:51mais très avancée en Australie, par exemple.
25:53Mais est-ce qu'il y a une contagion de cette discussion
25:55à d'autres banques centrales, là, à travers 2026 ?
25:59Oui, alors l'Australie,
26:01ils sont en général en avance de cycle.
26:02Ils ont assisté à un marché du travail
26:04qui est assez, disons, contraint par l'offre de travail
26:08et une inflation au-dessus de l'objectif.
26:10Donc, ils vont probablement procéder à deux hausses cette année.
26:13Le Japon, on en a déjà parlé.
26:15Je pense que la FED conservera un biais très dovish, malgré tout.
26:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
26:20la FED projette 4-4 comme taux de chômage à la fin de l'année,
26:23ce qui veut dire que, comme c'est le niveau actuel,
26:25la barre est assez basse
26:27pour qu'on ait davantage de baisse de taux.
26:29Et ils l'ont fait, ces trois derniers meetings.
26:34Nous, franchement, on pensait qu'ils allaient continuer en janvier, etc.
26:38Avec l'assignation de la FED, c'est très compliqué
26:40de, quelque part, se soumettre à la volonté de Trump aujourd'hui.
26:46Et puis, on a des chiffres d'inflation
26:47qui sont un petit peu problématiques.
26:50Mais ils vont continuer d'assouplir la politique monétaire.
26:53Mais ils ont aussi repris les achats de Tbil.
26:55Donc, ils ont un objectif quantitatif sur le montant de réserve.
26:58Ça amène de l'assouplissement.
27:00Donc ça, ils vont continuer de le faire.
27:02Et puis après, il y a cette guerre de succession.
27:04On ne sait pas tellement comment ça peut tourner.
27:06Mais quel que soit le prochain président,
27:10je pense qu'il restera un peu sur cette trajectoire d'assouplissement,
27:13quoi qu'il arrive.
27:14Qui peut être mesuré, raisonné et pas à la mirane.
27:17Pas aveugle.
27:17Oui, c'est ça.
27:18Mais Waller sera toujours une influence importante au sein du Conseil.
27:23Donc, je pense que ça continuera dans ce sens-là.
27:26Il y aura quand même un équilibre de force au sein du Conseil,
27:29quoi qu'il arrive, et quel que soit le futur président.
27:32Encore.
27:32Oui, je pense.
27:34Parce qu'à mon avis, l'Isaac Ocré sera en place.
27:37La Cour suprême va s'opposer à son licenciement.
27:40John Powell a toujours cette possibilité de rester jusqu'en janvier 2028.
27:44Et donc, occuper un des sept sièges du board
27:46qui, en fait, dicte la politique monétaire.
27:49On entend beaucoup des présidents de Fed Régional s'exprimer ici et là.
27:53Mais ce n'est pas eux qui feront la politique monétaire au sein de la Fed.
27:55Donc, ça, c'est très important.
27:59Donc, voilà.
28:00Je pense qu'on restera sur une analyse qui sera assez conforme
28:03à ce que la Fed fait historiquement.
28:04En tout cas, ce qu'elle a fait dans le passé récent.
28:07Florian, là, juste pour poursuivre et prolonger sur la Fed.
28:10Je reviens à votre point tout à l'heure.
28:12Comment...
28:13C'est quoi l'histoire ?
28:15L'histoire, s'il faut se mettre à contrôler les parties longues de courbe,
28:20s'il y a moins d'acheteurs naturels, moins d'acheteurs forcés,
28:23et peut-être aussi des trésors qui vont devoir, à un moment, rallonger leurs émissions.
28:27Tout le monde a beaucoup raccourci, mais c'est peut-être pas tenable dans le temps.
28:32La Fed dispose de moyens, évidemment, pour ça.
28:34Je pense qu'en fait, là, on a un risque de tension sur les taux longues,
28:38on en a parlé tout à l'heure,
28:39qui est lié à une surstimulation conjoncturelle.
28:42Après, cette problématique conjoncturelle
28:44rejoint quelque chose qui est beaucoup plus structurelle.
28:46C'est-à-dire, ce qu'on vit, en fait, dans les pays développés,
28:48c'est un changement de modèle de croissance.
28:49On a eu, en gros, 30 ans de modèle de croissance
28:52qui était autour du consommateur.
28:54On a une reprise de l'investissement
28:55pour protéger l'hégémonie visée de la Chine aux Etats-Unis,
28:58et puis pour des raisons de souveraineté en Europe.
29:00Ce virage vers l'investissement a été, au départ, initié par les Etats.
29:05Aujourd'hui, aux Etats-Unis, l'investissement,
29:07il fait beaucoup par les valeurs technologiques,
29:08mais au départ, c'est par les Etats.
29:10On a un creusement des déficits publics.
29:12On voit que partout, c'est compliqué de monter les impôts.
29:14Là, donc, les déficits publics restent creusés.
29:16Le fait d'investir, ça tend à engendrer des pressions
29:19sur les prix des matières premières, on le voit partout.
29:21Et donc, à la fin, le risque de tension sur les taux longues,
29:25il est beaucoup plus structurel.
29:27Et donc, le point où ça peut amener,
29:29si on prend un peu de recul,
29:30c'est une évolution, finalement, du mandat de la Fed.
29:32C'est-à-dire, quand les modèles de croissance
29:34étaient autour du consommateur,
29:35la Fed avait comme mandat, finalement,
29:38de protéger le pouvoir d'achat des consommateurs
29:40avec une inflation autour de 2%.
29:41Là, si on se dit, on a une problématique de dette
29:43qui devient beaucoup plus structurelle,
29:45ben oui, on peut aller vers des formes
29:47plus structurellement de dicture of control.
29:49Et là, autant...
29:50Donc, d'intervention sur les marchés obligataires
29:52pour contrôler ces parties longues de cours.
29:53Exactement.
29:54Là, on se dit, s'il y a une forte accélération conjoncturelle
29:57avec une stabilisation du taux de chômage,
29:58ça va être compliqué pour la Fed de baisser fortement
30:01les taux courts.
30:02Parce que, je veux dire, ça entraînerait quoi ?
30:03Une quantification de la courbe, derrière,
30:05et donc des problématiques de refinancement à long terme.
30:07Mais on peut se dire,
30:09autant il n'y a pas trop de manière de légitimer
30:12le fait de stimuler la croissance,
30:15autant si on voit se développer
30:16de la volatilité sur la partie longue,
30:18juste après la nomination du nouveau président,
30:20on peut se dire qu'ils vont quand même essayer,
30:21effectivement, de juguler cette volatilité.
30:23Et ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui,
30:25si vous regardez le bien de la Fed,
30:27vous avez une sous-représentation
30:28des maturités 5-10 ans,
30:29qui sont clés.
30:31Alors, le 5 ans, c'est très important pour le crédit,
30:33et on va quand même approcher
30:34après du mur de maturité,
30:35donc ce serait bien de ne pas avoir
30:37trop de tensions là-dessus.
30:38Et le 10 ans, c'est clé pour le refinancement des États
30:40et aussi pour le marché immobilier.
30:42Donc il y a une poche qu'on peut
30:43faire regrossir.
30:46C'est ça, c'est-à-dire qu'on pourrait avoir
30:47ce qu'on appelle des opérations twist,
30:49des arbitrages entre des maturités
30:51très très longues qui sont sur-représentées,
30:53en disant au Trésor,
30:54vous arrêtez d'acheter ce type de maturité,
30:56et puis un ciblage,
30:57un effet signal sur du 5-10 ans,
30:59en fait, pour ancrer ces maturités.
31:01Et finalement, ça amènerait sur la cour
31:03ce qu'on appelle des stratégies de butterfly.
31:04C'est-à-dire, vous pourrez avoir
31:05le 2 ans qui remonte un peu,
31:06le 5-10 qui est tenu,
31:07et le 30 ans qui remonte.
31:08Donc en fait, vous êtes sort des ailes
31:10long du corps.
31:13Après, ça a beaucoup de conséquences.
31:14Mais ça veut dire, juste,
31:15ça se fait à taille de bilan égale,
31:18ou en tout cas, c'est l'idée théorique.
31:20Ça peut se faire à taille de bilan égale.
31:22C'est la composition du bilan qu'on change.
31:23Si on a au départ une croissance qui est forte,
31:26il n'y a pas de raison, véritablement,
31:28d'augmenter le bilan.
31:29Mais c'est une première étape
31:30vers quelque chose qui est beaucoup plus structurel,
31:32qui est l'eat of control.
31:34Si ça arrive, ça a beaucoup de conséquences
31:35en termes d'allocations d'actifs,
31:36parce que pour moi, c'est très baissier dollar.
31:38Et c'est très baissier dollar
31:39contre les créditeurs des États-Unis,
31:41et là, contre potentiellement
31:42les devises asiatiques,
31:44et les devises asiatiques émergentes en particulier.
31:46Bien sûr.
31:47Et ça, comme vous dites,
31:48si c'est un shift structurel
31:50de la fonction réaction de la Fed,
31:51ça veut dire un mouvement structurel
31:53de baisse du dollar.
31:54Peut-être pas avec la vitesse
31:55qu'on a vue en 2025,
31:56mais quelque chose de profond, là aussi.
31:58Exactement.
31:58Donc, le premier sommet,
31:59je ne vois pas trop de raisons
32:00qu'on ait une baisse du dollar,
32:01parce que la croissance américaine
32:02va être forte,
32:03et la Fed va arrêter de baisser ses taux.
32:04Mais quand cette discussion
32:05viendra vraiment dans le marché...
32:06Mais attention, si on voit
32:06des tensions sur la partie longue,
32:09on peut avoir une réaction
32:10qui ne soit pas simplement
32:11des baisses de taux courts,
32:11mais du non-conventionnel.
32:13Et ça, ça peut amener, en fait,
32:14effectivement,
32:14une dépréciation du changement.
32:16Une fois qu'on a réglé le sort
32:17de Trump et des politiques monétaires
32:19pour 2026,
32:19parlons du terrain aussi, Frédéric.
32:21Ça va revenir à partir
32:23de la semaine prochaine.
32:24Ça commence aux Etats-Unis.
32:25Enfin !
32:25Ben voilà, si !
32:26Élaborons sur ce « enfin ! »
32:29Non, mais ça veut tout dire, Frédéric.
32:30Non, mais c'est vrai.
32:32Il nous fatigue, honnêtement,
32:33parce que...
32:34Non !
32:35Vous savez,
32:36je pense que dans toutes les maisons,
32:38quand on a vu le Groenland,
32:39on a regardé un peu
32:40de regarder des poutes
32:41en dehors de la monnaie,
32:42dire « Tiens, si ça commence
32:43à partir en vrille,
32:44il faut quand même
32:45que je parte, je couvre... »
32:46Vous voyez, ça pollue tout.
32:48Ça pollue tout.
32:49Et finalement,
32:50on s'habitue à ça.
32:52Et à chaque bruit,
32:54la réaction est deux fois inférieure
32:58à la précédente réaction.
32:59Donc le marché s'habitue
33:00à ce bruit en vrilleant.
33:02Et je pense qu'il ne faut pas réagir.
33:03En vérité,
33:04quand il y a ces agitations,
33:05on a le temps,
33:06il faut se poser,
33:07on analyse,
33:08et puis après...
33:08Petite parenthèse,
33:09si plus personne réagit,
33:11on a quand même
33:11beaucoup expliqué
33:12quelles sont les limites
33:13de Trump,
33:14alors la Cour suprême,
33:16check and balances,
33:17peut-être une partie
33:18quand même du Parti républicain,
33:19enfin il y a plein
33:20de limites possibles,
33:21son opinion publique
33:22à la veille des élections
33:23du Nord,
33:23mais la première limite,
33:25c'est quand même
33:26le 30 ans à 5 %, quoi.
33:28Oui, il y a des limites
33:30dans nos...
33:31Donc si le marché ne réagit plus...
33:33C'est clair, c'est clair.
33:34Mais là,
33:34on va revenir
33:35à des fondamentaux
33:36et aux entreprises.
33:37C'était le point.
33:38Ça nous fait du bien.
33:39On va avoir quand même
33:40des grosses publications.
33:42Et ce n'est pas juste
33:42une distraction.
33:43Non, mais ce que je veux dire,
33:43je file votre idée.
33:46C'est parce que Trump nous agace
33:47qu'on a envie
33:48d'aller se distraire
33:48avec autre chose.
33:49Non, c'est fondamental
33:50quand même,
33:50cette publication,
33:52cette saison de publication
33:53dans des marchés
33:54où tout est un peu cher,
33:56il faut le dire,
33:57trois ans de hausse
33:58des marchés actions,
33:59des performances stellaires
34:00pour le crédit
34:01depuis trois ans également.
34:02Là, c'est une saison
34:03de résultats
34:03qui a un enjeu
34:05en tout cas immédiat.
34:06Et depuis maintenant
34:07quelques semaines
34:08voire quelques mois,
34:09il y a une question fondamentale
34:11et on va commencer
34:11avec les valeurs technologiques.
34:13C'est est-ce que les CAPEX
34:13sont justifiés ?
34:15Et on va commencer
34:16à avoir des réponses.
34:18Ça ne vous a pas échappé.
34:20Quelques discours
34:20qui ont été posés
34:21ici et là
34:22par le dirigeant d'IBM
34:24de Microsoft.
34:25Ça serait bien quand même
34:26que derrière une finalité
34:27et qu'on trouve du revenu
34:29sur les investissements
34:30qu'on a fait.
34:31Donc là,
34:32on va avoir des publications.
34:33On va avoir par exemple
34:33des sociétés comme Amazon
34:35qui sont énormément communiquées
34:37sur l'intelligence artificielle
34:39alors qu'on les pensait
34:39un petit peu à part.
34:40Comme à l'époque,
34:41Google,
34:41on les pensait un petit peu à part.
34:42Tout d'un coup,
34:43on découvre quasiment
34:44au milieu de l'année
34:45que Google,
34:45c'est peut-être
34:46un grand gagnant de l'AI.
34:47Ça fait dix ans
34:47qu'ils bossent dessus.
34:48Voilà,
34:48mais le monde a découvert
34:50au milieu de l'année
34:53que Google,
34:54avec Jimena,
34:54était quelqu'un de...
34:55Et Amazon est très implanté
34:57dans l'intelligence artificielle.
34:59Alors souvent d'ailleurs
35:00en B2B,
35:01mais ils ont aujourd'hui
35:02clairement...
35:03Donc là,
35:03on va voir où ils en sont.
35:05Donc ça,
35:05c'est des questions.
35:06On va avoir bien sûr
35:07des Microsoft et Apple
35:08aussi des réponses
35:10à nos questions.
35:11Et c'est fondamental
35:12parce qu'aujourd'hui,
35:13la valorisation théorique
35:15de TchadjPT,
35:161000 milliards,
35:17n'a aucun sens
35:18d'un point de vue économique.
35:19Il n'a aucun sens.
35:20Pourquoi ?
35:21Parce que vous avez aujourd'hui
35:22un marché ultra concurrentiel
35:24dans l'intelligence artificielle
35:25et que finalement,
35:27les CAPEX,
35:27il faut que ça arrive
35:28à des bid'as à la fin.
35:29Je veux dire,
35:29il faut que ça arrive
35:30avec des revenus
35:30et quand vous avez aujourd'hui
35:32des introductions
35:33qui ont été faites en Chine
35:34par deux Actors You
35:35et Minimax
35:36qui aujourd'hui,
35:37belle introduction en Chine
35:38sur souscript et tout ça,
35:39mais quand vous voyez
35:40que l'on propose aujourd'hui
35:41une intelligence artificielle
35:42hyper efficace,
35:42je les ai testées,
35:43hyper efficaces
35:44à 10 dollars le mois,
35:47ça devient une commodité.
35:48CHGPT est rattrapée
35:49en volume par Gemini,
35:50est rattrapée par des modèles
35:52comme Anthropique,
35:53etc.
35:54Oui, mais la consanguinité
35:56des investissements
35:56et les 350 milliards
35:58chez Oracle,
35:59chez Microsoft
35:59et ainsi de suite,
36:00si demain,
36:02CHGPT vaut peanuts,
36:04excusez-moi l'expression,
36:05ça remet quand même
36:06pas mal de choses
36:06en cause à Broadcom,
36:08AMD et tout ça.
36:09Donc, c'est vrai
36:10qu'on va avoir,
36:11j'espère,
36:12alors peut-être que là
36:12on va avoir une vision
36:13peut-être un peu plus nôtre,
36:14je pense que c'est plutôt
36:15au deuxième trimestre
36:16qu'on va avoir
36:17ces réponses-là,
36:18mais on aura quand même
36:19une avancée quand même
36:20sur où on en est,
36:22quel est le profil
36:23de rendement
36:23qu'on attend
36:24des développements
36:25d'intelligence artificielle
36:26et s'il y a déception,
36:28ça ne pardonnera pas
36:29parce que le marché
36:30n'a vécu
36:31que par les CAPEX.
36:32Le marché n'a vécu
36:33que par les CAPEX.
36:34C'est le thème,
36:35le thème de l'investissement,
36:36de l'équilibrage,
36:37de l'épargne,
36:37de l'investissement.
36:39CAPEX,
36:40pas de rentabilité,
36:41les taux qui remontent,
36:42c'est la bombe nucléaire
36:45derrière sur les marchés.
36:46Donc, il va falloir quand même
36:47qu'on donne des réponses
36:48à tout ça
36:49et qu'on délivre derrière
36:50et donc,
36:51ça va être extrêmement attendu.
36:53Donc, attention quand même
36:53à la semaine prochaine,
36:55courant mercredi et jeudi,
36:56où on aura
36:57un billet de réponses.
37:00Open AI,
37:00je ne sais pas encore,
37:01mais des boîtes
37:02comme Amazon,
37:03comme Alphabet Google
37:04ont démontré quand même
37:05leur capacité
37:05à monétiser
37:06un certain nombre
37:07de nouvelles technologies.
37:08Ils ont des bases installées,
37:10ils ont une clientèle
37:11qui leur fait confiance, etc.
37:12Le risque qu'il y a
37:13dans le marché,
37:14comment vous l'évaluez
37:15à ce stade ?
37:16Le risque qu'il y a,
37:19c'est...
37:19Positif ou négatif ?
37:21C'est bien sûr
37:21la course à celui
37:22qui définira le standard.
37:25Il y en aura probablement
37:26un et beaucoup de morts
37:27à côté.
37:28Ça, c'est le premier risque.
37:30Peut-être le risque
37:32de développement
37:33plus immédiat,
37:33c'est les prix de l'énergie
37:34et l'accès à l'énergie.
37:36Donc ça,
37:36on le voit,
37:36mais d'ailleurs,
37:37très clairement,
37:38même au niveau micro,
37:40dans les CPI locaux
37:41aux États-Unis,
37:42suivant que vous êtes
37:42dans un État
37:43qui est riche
37:44en data centers ou pas,
37:45les prix de l'électricité
37:46sont très importants.
37:47Vous avez des problèmes
37:48d'accès à l'eau,
37:49de refroidissement.
37:50C'est-à-dire,
37:50c'est un nouveau business
37:52qui s'ouvre pour des pétroliers
37:53puisqu'ils ont l'habitude,
37:54ils ont des technologies
37:55pour refroidir,
37:58évidemment,
37:58leur centrale,
38:00leur moyen de production
38:01et donc,
38:01ils peuvent l'utiliser
38:02pour ces usages aussi.
38:05Et donc ça,
38:05il y a beaucoup
38:06d'externalités
38:07connexes,
38:07négatives.
38:08C'est pour ça que moi,
38:08je suis assez prudent
38:11sur l'économie américaine
38:12dans le sens où
38:12la croissance est forte,
38:13plus forte,
38:14beaucoup plus forte
38:14que ce que j'imaginais,
38:15mais tellement déséquilibrée,
38:18tellement fragilisée,
38:20polarisée,
38:21que finalement,
38:23il va falloir...
38:24Le moindre grain de sable
38:25dans cette histoire
38:25d'investissement,
38:26ça peut...
38:27Et ça peut être
38:28un grain de sable,
38:29pas parce que
38:29le tchat GPT ne marche pas,
38:30mais parce qu'on n'a pas
38:31l'énergie...
38:32Enfin, c'est ce que dit
38:32Satya Nadella.
38:33Celui qui gagnera l'IA,
38:35c'est celui qui aura
38:36un accès à l'énergie
38:37pas chère,
38:38disponible,
38:39etc.
38:39Il y a ça,
38:40et puis il y a un problème
38:41physique de production
38:44des semis conduiteurs.
38:46TSMC produit encore
38:4790% des semis dans le monde
38:51avec un réseau géopolitique
38:52précisément sur cette île
38:54qui peut tout faire dérailler.
38:56L'autre chose
38:56qui me semble
38:57extrêmement difficile
38:59à...
39:00Il va falloir clairement clarifier,
39:02c'est comment
39:02toutes ces stars de la cote
39:03peuvent
39:05augmenter
39:07la durée de vie
39:09prévue
39:10de leurs data centers
39:11dans une révolution
39:13technologique,
39:14ce qui leur permet
39:15d'allonger
39:16et d'effacer
39:17une grosse passe
39:17des charges d'amortissement
39:18et de faire
39:19175 milliards
39:21de bénéfices supplémentaires
39:22en 5 ans
39:23pour les 5 de la cote
39:24simplement par ce jeu comptable.
39:26On nous dit
39:27qu'elles ont plein de cash,
39:28mais elles en ont en réalité
39:29de moins en moins,
39:30même si le matelas
39:30est très important.
39:31et pour des gens
39:33qui ont énormément de cash,
39:34c'est des énormes émetteurs
39:36obligataires
39:36aux Etats-Unis,
39:38c'est-à-dire
39:38quand ils viennent,
39:39ils viennent sur des multitranches,
39:40c'est-à-dire plusieurs maturités
39:41très longues,
39:42inhabituellement longues
39:43pour le crédit,
39:44sur des montants
39:44qui sont très conséquents
39:45et ils vont venir
39:46taper le marché Europe
39:47très clairement également.
39:50On va avoir cet effet
39:51du reverse Yankee
39:51qu'il va falloir digérer
39:53dans un...
39:55Oui, reverse Yankee
39:55ce sont les émetteurs américains
39:56qui viennent en Europe.
39:58Bien sûr !
39:58Les Yankees,
39:59c'est l'inverse,
39:59c'est les Européens
40:00qui viennent s'appeler
40:01le reverse Yankee
40:02dans le chargon du crédit,
40:05mais on a comme ça...
40:08Ça va mettre de la pression
40:08sur des émetteurs traditionnels
40:10qui auront peut-être
40:11moins de demandes en face
40:12pour leur financement.
40:14Sur un secteur
40:14qui ne pèse rien aujourd'hui,
40:15la techno sur le marché du crédit
40:17et qui tout d'un coup
40:18va devenir l'éléphant dans la pièce.
40:20Et avec des effets
40:20d'externalité,
40:23d'éviction sur les autres secteurs,
40:25sur le reste de l'économie
40:25qui sont difficiles à gérer en fait.
40:27C'est comme ça
40:28qu'une publication
40:28de résultats de NVIDIA
40:30a des répercussions
40:31jusqu'au marché du high yield
40:32en Europe,
40:33par exemple.
40:34Voilà.
40:34C'est systémique aujourd'hui.
40:37Je reprends avec vous,
40:38Frédéric Sy.
40:39Alors, on a parlé de la tech.
40:41La semaine prochaine,
40:42c'est notre...
40:42LVMH.
40:43Ouais.
40:43Notre tech.
40:44Notre fleuron.
40:45Ben non,
40:45notre fleuron quand même.
40:46Ouais.
40:47On parlait de LVMH.
40:48Oui, oui.
40:48Ben oui, notre fleuron.
40:49Fleuron, point d'interrogation.
40:51Point d'interrogation,
40:51parce que ça a été longtemps
40:52le moteur du marché.
40:54Alors, un petit rappel quand même
40:56LVMH,
40:57elle est compliquée quand même
40:58parce qu'on est en contraction.
41:01Avec quand même
41:02depuis un trimestre
41:04des marchés US,
41:07on va voir les conséquences
41:08de ce qui se passe,
41:09mais qui semblait se stabiliser.
41:11L'Asie aussi,
41:13le Japon en souffrance.
41:16Donc oui,
41:16cette publication,
41:17elle est attendue clairement
41:19parce qu'on n'est pas habitués
41:20à ça.
41:21C'est vrai que...
41:22Vous savez,
41:22le principe du luxe
41:23qu'on valorise
41:24d'une entreprise
41:25en termes de croissance,
41:26c'est un multiple
41:26de croissance mondiale.
41:27Théoriquement.
41:28On va dire qu'on attend
41:30du luxe qui fasse
41:31à peu près deux fois
41:31la croissance mondiale.
41:33Et là,
41:34ça fait moins.
41:36Voilà.
41:36Hermès, c'est ta part,
41:37mais globalement,
41:38ça fait moins.
41:40Est-ce que le marché
41:41s'est ajusté ?
41:42La question où
41:44est-ce qu'on est...
41:45C'est une année de rupture
41:46pour LVMH
41:47parce que c'est...
41:49Est-ce que oui ou non,
41:49on change de paradigme
41:50sur le luxe ?
41:51Est-ce que oui ou non,
41:52on a changé nos habitudes ?
41:54Et là,
41:55c'est la première grosse rupture
41:56qu'on a.
41:58Donc oui,
41:59là aussi,
42:00cette publication,
42:00parce que ça va avoir
42:01un effet contagion
42:02sur l'ensemble
42:03des acteurs.
42:05Alors,
42:05il y a eu quelques résultats
42:06qui étaient plutôt...
42:07Burberry,
42:07c'était pas mal.
42:09Pas mal en relatif,
42:11sachant que ça vient
42:11de très très bas.
42:12Ça vient de loin.
42:12Ah oui, oui,
42:13c'est une découverie permanente.
42:15Voilà,
42:15Burberry,
42:16ça en galère
42:18depuis pas mal d'années.
42:19Ça fait...
42:20Depuis toujours...
42:20Il y a eu des acteurs anglais,
42:22des Mulberry,
42:23tout ça par le passé,
42:23c'est une purge absolue.
42:26Mais effectivement,
42:27je pense que c'est...
42:28C'est soit
42:29on s'installe
42:30dans un truc
42:31qui va remettre
42:32en cause
42:32tout modèle
42:33de valorisation durable,
42:35soit on repart
42:37comme en l'an 40
42:38et on pense dynamique.
42:40J'ai l'impression
42:41qu'on va être
42:41entre les deux,
42:42à vrai dire,
42:42donc ça ne nous aidera pas
42:43dans nos choix
42:44d'investissement.
42:45mais...
42:46Et après,
42:47LVMH,
42:47c'est vrai,
42:48c'est diversifié aussi,
42:49donc ça va être dur
42:50de le quantifier
42:52par rapport à des acteurs.
42:53De faire une lecture
42:53globale du secteur.
42:55Oui, oui.
42:55Il nous reste une minute,
42:56mais sur l'idée
42:58des marchés actions
42:58en Europe,
42:59c'est vrai que LVMH
43:01en est l'exemple,
43:01mais tout ce qu'on a,
43:02ce qu'on appelle
43:03la quality growth,
43:04ça a quand même
43:04massivement sous-performé
43:06encore l'an dernier.
43:08Florian,
43:08dans une réflexion
43:10d'investissement,
43:10on a envie de dire
43:12qu'il y a un rattrapage possible ?
43:13La réflexion qu'on a
43:14en termes de style,
43:16c'est de jouer
43:17vraiment la partie cyclique.
43:18Là, aujourd'hui,
43:18c'est ce qui nous intéresse
43:19le plus.
43:20Donc la console,
43:21le luxe,
43:21c'est très favorable,
43:22il y a beaucoup de stimulation
43:23pour le consommateur
43:24un petit peu partout.
43:25Donc il y a le plan allemand
43:26qui arrive sur une approche
43:27keynesienne finalement
43:27qu'on a envie de jouer.
43:29Et puis,
43:29il y a ce côté cyclique,
43:31consommateur,
43:31qui est de là.
43:32C'est le thème cyclique.
43:33Exactement.
43:33Pour cette année 2026,
43:35en tout cas,
43:35là où on en est,
43:36cette année 2026.
43:37Merci beaucoup,
43:38messieurs,
43:38merci à vous trois
43:38d'avoir été les invités
43:40de Planète Marché ce soir.
43:41Florian Roger,
43:42BNP Paris-Bassier,
43:43Aïbi,
43:43Frédéric Rosier,
43:44Mirabeau et Axel Bott,
43:45Ostrom Asset Management.
43:57Le dernier quart d'heure
43:58de SmartBourse,
43:59chaque soir,
43:59c'est le quart d'heure
44:00thématique.
44:01Retour dans ce dernier
44:02quart d'heure ce soir
44:03sur l'événement
44:04de début d'année
44:05qui rassemblait
44:07l'industrie de la gestion
44:08de patrimoine,
44:09événement organisé
44:09par le groupe FICAD
44:10qui se tenait en début
44:11de semaine,
44:12le grand forum
44:12du patrimoine.
44:14A cette occasion,
44:14nous avons rencontré
44:15le président de groupe
44:17Premium,
44:17Olivier Farrouz,
44:18pour revenir avec lui
44:19sur les derniers développements
44:21de sa stratégie de croissance,
44:23aussi bien son acquisition
44:24en Italie
44:24en fin d'année 2025
44:26que sa nouvelle acquisition
44:27en 2026
44:28dans la pierre
44:29avec le rachat
44:31de pierre 1er gestion.
44:33Nous parlons à présent
44:34de la stratégie de croissance
44:35du groupe Premium
44:36à l'occasion
44:36de ce grand forum
44:37du patrimoine
44:38organisé en ce mois
44:39de janvier
44:39par le groupe FICAD
44:40et c'est Olivier Farrouz,
44:41le président de groupe Premium
44:42qui est à mes côtés.
44:43Bonjour Olivier.
44:44Bonjour Grégoire.
44:44Enfin,
44:45groupe Premium
44:45entre de plein pied
44:46dans la pierre.
44:48Olivier,
44:49c'est...
44:49Écoutez,
44:50je crois que vous aviez
44:51un peu de pression.
44:51En tout cas,
44:52on attendait groupe Premium
44:53depuis un moment
44:54dans ce marché
44:55de l'immobilier
44:55pour développer
44:56une offre immobilière
44:57à la hauteur
44:58de vos ambitions,
44:59il faut le dire Olivier.
45:00Je crois que j'ai bien fait
45:01d'avoir de la pression
45:02parce que ça fait
45:04huit ans maintenant
45:05que mes fonds d'investissement
45:06successifs
45:07et même coordonnés
45:08me mettent la pression
45:10pour qu'on rentre
45:13dans ce marché immobilier,
45:14ce que j'ai toujours refusé
45:15pendant sept ans.
45:18J'ai résisté,
45:19j'estimais que le marché
45:21était trop haut,
45:21qu'une correction
45:22allait probablement arriver.
45:24Les dernières années
45:26vous ont un peu donné raison
45:28de ce point de vue-là,
45:28Olivier.
45:29D'ailleurs,
45:31il y a un des trois fonds
45:32qui m'a dit
45:32merci d'avoir résisté.
45:36Non, mais là,
45:37je suis très heureux
45:37qu'on rentre en plus
45:39par la grande porte
45:40avec Pierre Promé de gestion.
45:41C'est magnifique.
45:42On est vraiment
45:43très, très heureux.
45:45Une équipe formidable
45:46et puis qui a su,
45:48en plus,
45:49ce qui était très important
45:50pour nous,
45:51qui a eu une résilience
45:53pendant cette crise
45:54et des performances
45:55qui ont été soutenues,
45:56y compris ces dernières années.
45:58Donc,
45:58on est vraiment
45:58très content
45:59de closer ce deal.
46:00Qu'est-ce qui vous a intéressé
46:02chez eux ?
46:02Alors,
46:02c'est Joël Vaché,
46:03c'est Joseph Châtel,
46:04bien sûr,
46:05Pierre Première Gestion.
46:06Pourquoi eux ?
46:07Pourquoi avoir voulu
46:08négocier avec eux
46:09effectivement,
46:09spécifiquement ?
46:10Vous savez,
46:10c'est souvent une histoire
46:11de rencontre.
46:12Alors,
46:12moi,
46:12je connaissais Joseph
46:14que j'apprécie énormément
46:15qui est quand même
46:16à l'origine
46:17de la plus belle
46:18success story
46:19de la gestion d'actifs.
46:21On parle de DNCA.
46:23Oui,
46:24bien sûr,
46:24DNCA.
46:25D'abord,
46:26il y a eu
46:26évidemment
46:28cette rencontre,
46:30Joël,
46:31formidable,
46:32Gérald.
46:33Donc,
46:33on a d'abord
46:34cette équipe,
46:35ensuite,
46:36évidemment,
46:36on doit regarder
46:37les performances
46:38et puis ce qui a été produit
46:40et le track record
46:41des dernières années
46:42qui a été
46:42évidemment
46:43formidable.
46:47Donc,
46:47tout naturellement,
46:48on a...
46:49ça a mis un peu de temps,
46:50je vous avoue,
46:50ça a mis quelques mois
46:51mais on est arrivé au bout
46:53et on est très contents.
46:55Et partant de cette acquisition,
46:56c'est quoi la stratégie immobilière
46:58aujourd'hui
46:58pour Groupe Premium,
46:59Olivier ?
46:59On s'est mis à l'immobilier
47:01très tard,
47:02vous l'avez dit.
47:04Là,
47:04on a commencé
47:05à collecter
47:05l'année dernière
47:06sur simplement
47:08les six derniers mois
47:09de l'année
47:10et on a collecté
47:11en SCPI
47:12sur la partie
47:13masse affluente.
47:15Je ne parle pas
47:15de la partie CGP
47:17mais la partie
47:17top affluente
47:18mais on a collecté
47:19sur la partie
47:20masse affluente
47:2060 millions d'euros
47:22sur six mois.
47:23Donc,
47:23naturellement,
47:25l'ambition,
47:26on a collecté
47:28au total
47:28Groupe Premium
47:302025
47:314,2 milliards.
47:33Je pense
47:34que raisonnablement,
47:36on pourrait
47:37collecter
47:37à peu près
47:39entre 7
47:40et 10%
47:41de notre collecte
47:42annuelle
47:43en immobilier
47:44que ce soit
47:45en SCPI,
47:46en FCPI.
47:47Exactement.
47:48Donc,
47:48ça va devenir
47:49un flux
47:51important
47:52du business
47:53pour Groupe Premium
47:5320.
47:53Oui,
47:54de la même façon
47:54qu'il y a
47:56l'immobilier
47:56et puis
47:57il y a
47:58tout un pan
47:59d'activités
48:00où on est
48:00très peu
48:04positionné.
48:04C'est le PI,
48:06le Private Equity.
48:07Moi,
48:07j'y crois
48:07beaucoup.
48:08j'ai toujours été
48:09favorable
48:10à la démocratisation
48:12du PI.
48:13Je ne vois pas
48:13pourquoi
48:14ce serait réservé
48:14à des personnes
48:15qui font des LBO,
48:16alors des grands héritiers.
48:18Ça devrait être
48:19pour monsieur tout le monde
48:20qui,
48:20surtout pour un produit
48:21retraite
48:23comme le PER,
48:25l'absence de liquidité
48:27n'est pas un problème
48:28quand on investit
48:28sur une durée longue.
48:31Il se trouve
48:31que nous,
48:32la moyenne d'âge
48:33de nos clients
48:33est très jeune,
48:35c'est la plus jeune
48:35du marché
48:36puisqu'on a encore
48:37diminué
48:37l'année dernière.
48:38On est à 38,4 ans
48:43de moyenne d'âge
48:44à la souscription.
48:45C'est vraiment
48:46la cible parfaite
48:47pour investir
48:48une petite partie
48:49en PI.
48:50Le client
48:51qui a du temps
48:51devant lui.
48:52Exactement.
48:54La moyenne d'âge
48:54de souscription
48:55à un contrat
48:55d'assurance-vie
48:56en France,
48:56c'est 53 ans.
48:57Chez lui,
48:57c'est 38.
49:00La personne
49:00à 25 ans
49:01devant elle,
49:02c'est idéal.
49:04Investir
49:0410%
49:05de son épargne
49:07retraite
49:07sur du PI,
49:08ça me semble
49:08très adéquat.
49:09Bon,
49:09et là,
49:10ce sera aussi,
49:11puisqu'on parle du PI,
49:12Olivier,
49:12il y a aussi
49:13une stratégie
49:14de croissance externe
49:15derrière.
49:15On va voir.
49:16On va voir.
49:17D'accord,
49:18parlons déjà
49:18de ce qui a été réalisé.
49:19Donc,
49:20Pierre,
49:20première gestion,
49:21bien sûr,
49:21c'est le deal
49:21de ce début d'année.
49:22une opération
49:23à Lyon également.
49:24Oui,
49:24avec Familiens.
49:25Formidable.
49:25Etienne,
49:26comme vous dites,
49:26c'est ça ?
49:27Oui,
49:27c'est sur la partie
49:28top affluent.
49:29Donc,
49:29on était absent à Lyon.
49:30On était présent
49:32sur la partie
49:32masse affluent,
49:33mais pas sur la partie
49:34top affluent.
49:35Donc,
49:35on est vraiment très content.
49:37Ça aussi,
49:37c'est une rencontre.
49:38Là,
49:38pour le coup,
49:39ça s'est fait très vite,
49:40puisque j'ai rencontré
49:41Etienne pour la première fois
49:42à Lyon,
49:43à Patrimonia.
49:44puis ça s'est fait,
49:46ça s'est bouclé
49:47très très rapidement.
49:49Personne formidable,
49:50dynamique,
49:51on était sur la même
49:51longueur d'onde.
49:53Donc,
49:53voilà,
49:54on est très heureux
49:54de s'implanter à Lyon
49:55en top affluent.
49:56En top affluent,
49:57effectivement,
49:57j'imagine,
49:58villes et régions
50:00très dynamiques.
50:01Bien sûr,
50:01c'est la ville,
50:02bien sûr.
50:02Et j'imagine que c'est
50:03un marché stratégique
50:04effectivement pour ce segment
50:05top affluent.
50:06Petite opération ici
50:07à Marseille,
50:08Olivier,
50:08qu'est-ce qu'on peut comprendre
50:09de cette consolidation
50:11des activités à Marseille ?
50:12Oui,
50:12alors vous savez,
50:13nous,
50:13en top affluent,
50:15c'était notre stratégie
50:16de départ,
50:17évidemment,
50:18on la confirme,
50:19c'était d'avoir
50:20un certain nombre
50:22d'interlocuteurs limités,
50:24donc une douzaine
50:25sur toute la France
50:26qui eux-mêmes
50:27vont faire des croissances externes.
50:28C'est le cas
50:29justement à Marseille.
50:32Revenons sur Griffo aussi,
50:34la grande acquisition italienne
50:35des derniers mois,
50:36Olivier,
50:37qui vous ouvre
50:38les portes de l'Europe,
50:39en tout cas de l'Italie
50:40aujourd'hui.
50:42Oui,
50:42c'est formidable.
50:42Qu'est-ce que vous en dites
50:43six mois après,
50:44là ?
50:44Où est-ce que ça en est ?
50:45Écoutez,
50:46on touche du bois,
50:47mais ça se passe
50:47formidablement bien.
50:49Les résultats à 2025,
50:51ce qui est quand même assez rare,
50:52l'année d'un deal,
50:53sont très au-dessus
50:54de ce qu'on avait prévu.
50:55donc, mais vous savez,
50:59encore une fois,
51:00c'est une affaire de rencontre.
51:02Bernardo Francky est un homme formidable,
51:06un vrai chef d'entreprise,
51:09un entrepreneur,
51:10quelqu'un qui est un bâtisseur,
51:13qui a l'habitude des croissances externes,
51:14qui a l'habitude de closer des deals.
51:16On va être en mesure de pouvoir annoncer
51:18dans quelques semaines un deal
51:20qu'on est en train de réaliser en Italie,
51:23par l'intermédiaire, évidemment.
51:25Mais de toute façon,
51:26tout ce qu'on fera en Italie
51:27se fera par l'intermédiaire de Griffo.
51:30C'est le début d'une consolidation
51:32de ce marché italien.
51:33Oui, oui,
51:33on essaye,
51:34oui, bien sûr,
51:34c'était notre objectif.
51:35On voulait un interlocuteur
51:36qui était capable
51:37et qui avait démontré par le passé
51:39qu'il pouvait réaliser lui-même
51:41des croissances externes.
51:42C'est notre objectif.
51:43Et l'intégration
51:45ou la mise en œuvre
51:47de ce partenariat
51:48et plus encore capitalistique,
51:50c'est quelque chose
51:51qui roule aujourd'hui ?
51:52Ah oui,
51:52on était ensemble
51:53encore la semaine dernière
51:54à Paris
51:55avec les équipes,
51:57bien sûr,
51:58de Flornois-Ferry
52:00puisqu'on va évidemment
52:03diversifier les activités
52:06de Flornois-Ferry en Italie
52:07par l'intermédiaire de Griffo.
52:09Également avec e-Capital.
52:11Donc, oui,
52:12il y a des synergies
52:13qui sont en développement.
52:15La question sur la stratégie
52:17de croissance externe, Olivier,
52:18j'ai l'impression,
52:19c'est comment
52:21on règle son appétit.
52:23J'ai l'impression
52:24que Premium a évidemment
52:25beaucoup d'appétit.
52:26Est-ce que c'est un marché
52:26de grandes opportunités
52:27aujourd'hui ?
52:28Est-ce que c'est pour consolider,
52:30pour acheter,
52:31y compris dans des géographies
52:32adjacentes à la France ?
52:34À quoi est-ce qu'il faut faire attention
52:36quand on mène
52:36ce genre de stratégie, Olivier ?
52:38Écoutez,
52:40nous, on a une chance extraordinaire,
52:44c'est qu'on n'a besoin de rien.
52:47Donc, on est en position
52:48très confortable
52:49quand on a besoin de rien.
52:51Il n'y a pas de pression.
52:51Il y a certains de nos concurrents
52:53qui ont besoin
52:54de croissance externe
52:55pour créer de la croissance tout court.
52:57Nous, 91% de notre croissance
52:59est organique.
53:00Je fais un deal,
53:02je ne fais pas de deal,
53:03ça ne va pas changer
53:04considérablement notre vie.
53:07Évidemment,
53:08on a envie de se développer,
53:10on a envie,
53:12c'est un manque à gagner
53:13de ne pas faire de croissance externe.
53:15Donc, oui, on a de l'appétit,
53:17mais on est très sélectif.
53:19Donc, on est d'abord sélectif.
53:21Il y a une chose
53:21qui est primordiale pour moi,
53:23c'est l'équipe,
53:24le management,
53:25c'est l'humain.
53:26Savoir si on a la même philosophie,
53:28si on a la même façon,
53:30d'appréhender l'entrepreneuriat.
53:35Donc, ensuite, bien sûr,
53:37les chiffres sont importants,
53:40mais on est quand même
53:42vraiment sélectif.
53:43Et partant de ces critères,
53:452026 sera une grande année
53:47de consolidation
53:49et de croissance externe
53:49pour Premium ?
53:50Oui, je pense.
53:51En termes de géographie,
53:52de métier ?
53:53En termes de métier,
53:55probablement moins.
53:56On sera sur les métiers.
53:57Moi, j'ai l'habitude de dire
53:59que dans la vie,
54:00pour se développer,
54:01il faut continuer
54:02à faire ce qu'on sait faire.
54:04Et c'est un moyen
54:06très facile
54:07de se développer.
54:09De géographie,
54:10probablement, oui.
54:12Probablement,
54:12il y a d'autres marchés
54:13qui m'intéressent.
54:15Il y a l'Espagne,
54:15il y a la Suisse,
54:16il y a la Belgique,
54:19il y a l'Europe
54:21au sens large.
54:25Oui, l'Italie va forcément
54:27se développer.
54:30Encore une fois,
54:30on va pouvoir annoncer
54:31très prochainement
54:32une acquisition.
54:34Et puis,
54:36probablement,
54:37également,
54:38dans le top affluent,
54:39on va continuer
54:40de se développer,
54:41même si là,
54:41ce sera certainement
54:43indirectement,
54:45c'est-à-dire nos CGP référents
54:48qui vont eux-mêmes
54:49faire des acquisitions.
54:52Oui,
54:522026,
54:53ça devrait être...
54:54En tout cas,
54:54on a des choses
54:55dans le pipe
54:56qui laissent imaginer
54:57que ça pourrait être
54:58une belle année.
54:58Comment on garde
55:00une unité
55:01dans un groupe
55:01comme Premium ?
55:02Encore une fois,
55:03quand on mène
55:03ce genre de stratégie
55:05géographique,
55:06nouveau métier
55:07avec l'immobilier,
55:08et puis,
55:09j'allais dire,
55:10les deux bouts du marché,
55:12le côté masse affluente
55:13et le côté top affluente.
55:14Comment on garde
55:15une unité d'entreprise
55:16dans ce genre de stratégie ?
55:18C'est une très bonne question
55:19et c'est vrai
55:20que c'est un de mes...
55:22Ça fait partie
55:24des éléments essentiels.
55:25C'est une boussole
55:26pour moi
55:26qui est une cohérence,
55:29une unité
55:29dans le groupe.
55:31En fait,
55:31pour qu'il y ait une unité,
55:34il faut être fidèle
55:34à ses valeurs.
55:36À partir du moment
55:36où on est fidèle
55:37à ses valeurs,
55:38on a tous envie
55:39de se développer,
55:40on a tous envie
55:40de faire grandir le groupe.
55:42on est dans une aventure
55:44qui est unique.
55:45Je pense sincèrement
55:47qu'elle est unique
55:47en termes de croissance,
55:50en termes d'aventure humaine.
55:52C'est formidable.
55:54Donc, oui,
55:55c'est très, très important
55:56de garder
55:57cette cohérence
55:59dans le groupe.
56:00D'où l'attention
56:01à la valeur
56:02des management
56:03des entreprises
56:04que vous...
56:04Bien sûr.
56:05Si on a une différence
56:07de perception
56:08de l'entrepreneuriat,
56:09ça va forcément
56:10créer des tensions
56:12et ce que je ne souhaite
56:14absolument pas.
56:15Aujourd'hui,
56:15ça se passe
56:16vraiment très bien.
56:18Donc,
56:18on va essayer
56:19de garder cette cohérence.
56:20Bon,
56:21nouveau quart de siècle
56:22qui s'ouvre
56:22pour le groupe Premium,
56:23c'est ça ?
56:24Oui,
56:24on a fêté nos 25 ans
56:25l'année dernière.
56:26Vous avez passé
56:26le premier l'an dernier.
56:27Merci beaucoup,
56:27Olivier.
56:28Olivier Farouz,
56:28président de groupe Premium
56:29à l'occasion
56:30du Grand Forum
56:31du Patrimoine.
56:32Merci, Grégoire.
56:32Voilà pour cette interview
56:34d'Olivier Farouz,
56:35le président de Premium.
56:37Interview réalisée
56:38en début de semaine
56:39à l'occasion
56:39de ce Grand Forum
56:40du Patrimoine
56:41organisé par le groupe
56:42FICAD
56:42à retrouver,
56:44bien sûr,
56:44en replay
56:45sur bsmart.fr.
56:46Sous-titrage Société Radio-Canada
56:58Sous-titrage Société Radio-Canada
56:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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