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Lundi 19 janvier 2026, retrouvez Louis de Fels (Directeur Général - Responsable de la gestion collective, Gay-Lussac Gestion), Alain Durré (Chef économiste Europe, Natixis CIB), Jean-François Fossé (Directeur de la Gestion Multi Actifs, Ofi Invest Asset Management) et Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, c'est-à-dire en replay sur bsmart.fr
00:22ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, le chahut sur les marchés après les dernières menaces de Donald Trump tout au long du week-end.
00:33Le retour de Tarifman, en tout cas l'arme des tarifs douaniers, est réactivée pour permettre à Donald Trump et à son administration de s'emparer du Groenland.
00:44Tant que nous n'aurons pas acheté le Groenland, nous mettrons des tarifs sur les pays européens qui refusent cette opération, cette transaction.
00:53Voilà en substance le message du président américain qui précise un peu sa menace, qui concerne 8 pays européens de l'OTAN,
01:02dont la France, l'Allemagne, le Danemark bien sûr, mais également le Royaume-Uni.
01:07Des droits de douane supplémentaires qui pourraient venir s'ajouter à ceux qui ont été négociés l'été dernier
01:12et qui viendraient s'afficher avec un tarif de 10% supplémentaire à partir du 1er février.
01:19Tarif supplémentaire qui pourrait monter jusqu'à 25% à partir du 1er juin si aucun compromis autour du Groenland n'est trouvé.
01:26D'ici là, tout ça remet un peu de tension sur les marchés, sans panique spécifique.
01:33Les actions européennes baissent entre 1,5 et 2% aujourd'hui pour le CAC 40.
01:37La volatilité remonte un peu, Wall Street, les marchés cash américains en tout cas sont restés fermés aujourd'hui
01:42pour ce jour de commémoration de Martin Luther King.
01:45Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant sur cette séance de tensions
01:51autour des menaces tarifaires américaines.
01:54Du côté de la macro, la Chine remplit son objectif de croissance pour 2025.
01:595% de croissance affichée sur l'ensemble de l'année 2025
02:03avec une micro réaccélération de la croissance chinoise au quatrième trimestre
02:09qui ressort en rythme trimestriel à 1,2% quand elle était à 1,1% le trimestre précédent.
02:16Et puis nous reviendrons sur les sujets politiques américains et la stratégie américaine.
02:22Le retour des tarifs douaniers comme arme pour faire pression sur les Européens
02:27dans notre dernier quart d'heure, notre quart d'heure hebdomadaire consacré à l'actualité américaine.
02:32Notre quart d'heure américain en l'occurrence, Pierre-Eve Dugas sera avec nous en visioconférence
02:36à partir de 17h45 en direct.
02:38Tendance mon ami, chaque soir, en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés
02:54avec Pauline Grattel.
02:55Bonsoir Pauline.
02:56On verra combien de temps cela dure.
02:57Mais en tout cas, Donald Trump a ressorti ces dernières heures son costume de tarif mal.
03:02Oui, il menace d'imposer des nouveaux droits de douane en Europe.
03:05Plus précisément, si le Groenland n'est pas intégralement vendu aux Etats-Unis,
03:09Donald Trump menace d'imposer des tarifs au Danemark, à la Suède, à la Norvège, à la Finlande,
03:15au Royaume-Uni, à l'Allemagne, aux Pays-Bas et à la France.
03:18Ses droits de douane pourraient commencer le 1er février à 10%
03:21pour monter jusqu'à 25% au 1er juin si aucun accord n'est trouvé.
03:25A la suite de ces menaces, l'Union Européenne, évidemment, se réunit et discute entre elles
03:30pour examiner différentes options.
03:33Oui, la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen,
03:36a réaffirmé que l'Union Européenne restait fermement attachée à son engagement
03:39à défendre la souveraineté du Groenland et du Danemark.
03:43La Commission examine ainsi des contre-mesures, dont l'instrument de anti-coercition,
03:48pensé précisément pour répondre à ce type de chantage économique
03:51qui n'a jamais été activé jusqu'à présent.
03:53Bon, pas de panique sur les marchés qui ont eu le temps depuis un an,
03:57quasiment jour pour jour, de s'habituer ou de se réhabituer à la rhétorique trumpienne,
04:02mais un peu de nervosité malgré tout en ce début de semaine.
04:05Oui, les marchés cash aux Etats-Unis sont restés fermés aujourd'hui
04:07pour le Martin Luther King Day côté européen.
04:10Les indices sont bien ancrés dans le rouge depuis l'ouverture.
04:13Le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 cèdent 1,5%
04:17et d'ailleurs, toutes les grandes places perdent plus de 1%.
04:20Le CAC 40 cède 2% pour évoluer autour de 8100 points.
04:24Enfin, l'indice VIX de la volatilité s'envole de 20%,
04:27proche de 20 et au plus haut depuis le mois de novembre.
04:31Et puis, en Europe, les secteurs automobiles et du luxe,
04:34notamment, sont dans le rouge particulièrement.
04:37A l'inverse, le secteur de la défense, lui, s'en sort plus que bien
04:40puisqu'il est même en territoire positif.
04:42Oui, par exemple, au sein du CAC 40, les valeurs de l'automobile sont
04:45lanterne rouge avec Stellantis et Renault qui cèdent 2 à 3%
04:49et pénalisé aussi par le luxe avec LVMH qui perd 4%
04:52et Hermès environ 3%.
04:54La défense se distingue avec en France Thalès en tête du CAC
04:58avec un titre en hausse de 2%.
05:00Ailleurs, en Europe, Rain Metal gagne 3% et SAB 4%.
05:04Bon, peu de tensions à signaler sur les marchés obligataires
05:07qui réagissent mesurément, j'allais dire, aux annonces de Donald Trump.
05:12En revanche, on voit un appétit renouvelé, augmenté
05:17pour un certain nombre d'actifs refuges.
05:19Oui, en Europe, le rendement allemand à 10 ans se stabilise
05:22légèrement au-delà de 2,80% sur le marché des échanges.
05:26Le dollar cède légèrement du terrain avec un euro-dollar autour de 1,1640.
05:30Du côté des métaux, les valeurs refuges sont donc recherchées.
05:34L'or et l'argent sont au plus haut.
05:35L'argent gagne encore 5% au-delà de 90 dollars.
05:39On mettra la progression du franc suisse également
05:41parmi les valeurs encore refuge dans le monde actuel.
05:44Et puis en parallèle, le chiffre macro du jour, on le disait Pauline,
05:48c'est la Chine qui atteint son objectif de croissance sur l'année.
05:50Oui, la Chine visait 5% de croissance en 2025.
05:53Objectif atteint porté par des exportations solides.
05:56Une demande qui a compensé les droits de douane imposés par Donald Trump.
06:00Mais il s'agit de l'un des rythmes les plus faibles de la décennie.
06:03Pour le seul dernier trimestre, la croissance est affichée à 1,2% par rapport au trimestre précédent.
06:09Quel sera le programme demain à l'agenda des marchés pour les investisseurs, Pauline ?
06:12Demain, les investisseurs prendront connaissance des résultats de 3M.
06:15Il faudra attendre après la clôture pour connaître les comptes de Netflix et United Airlines.
06:20Côté macro, on regardera lundi ce zoo allemand du mois de janvier.
06:23Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:293 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:43Louis Defel, c'est avec nous, directeur général et directeur des gestions de Guay-Lussac Gestion.
06:47Bonsoir Louis.
06:48Bonsoir Guivard.
06:49Jean-François Fossé est également avec nous, le directeur de la gestion multi-actifs d'OFI Invest Asset Management.
06:54Bonsoir Jean-François.
06:55Bonsoir Guivard.
06:56Et Alain Duré nous accompagne, chef économiste Europe de NatXCIB.
07:00Bonsoir Alain.
07:00Bonsoir Guivard.
07:01Bienvenue messieurs, merci beaucoup d'être avec nous.
07:04Alain, est-ce que tout est à refaire entre l'Europe et les Etats-Unis,
07:08après l'accord douanier trouvé au début de l'été qui avait permis quand même d'implémenter un taux de tarif douanier américain
07:19bien supérieur à celui qui prévalait auparavant, mais qui mettait fin à l'incertitude d'une certaine manière ?
07:26Est-ce qu'on repart dans le brouillard tarifaire avec une administration Trump, visiblement,
07:30qui ne se prive pas de réactiver cette arme des droits de douane pour, alors à chaque fois,
07:36des raisons particulières ? En l'occurrence, cette fois-ci, il s'agit du Groenland.
07:41Alors, je pense que personne n'a été dupe au mois d'août, après l'accord qu'on a atteint des 15%
07:46sur l'instabilité de ces tarifs.
07:50Ce qui est intéressant, c'est quand on regarde les minutes de la Banque Centrale Européenne,
07:54en juin, il disait que les risques au scénario de croissance sont un peu plus équilibrés,
08:01et cette notion-là a été retirée des minutes à partir de septembre,
08:06et revenait en boucle le risque d'incertitude et d'escalade des tarifs.
08:11Donc, je pense que tout le monde s'attendait à une certaine instabilité.
08:15Maintenant, les raisons de cette nouvelle menace sont à éclaircir,
08:22mais ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est que si on a une hausse de 10% des tarifs
08:28par rapport aux 15% que l'on a déjà, on revient un peu au scénario adverse, sévère,
08:35que l'ICE avait dans ses projections au mois de juin,
08:38donc ça pourrait retirer, en fait, 0,2-0,3 points de croissance,
08:42alors qu'on prévoit une croissance de 1,2% en termes réels cette année.
08:46Il faut savoir que les 4 pays de la zone euro qui sont concernés,
08:49donc France, Allemagne, Finlande et Pays-Bas, c'est quand même 48% du PIB de la zone euro.
08:54La moitié.
08:55La moitié.
08:56Plus les effets indirects du commerce de ces pays-là vers les pays scandinaves concernés,
09:03qui, eux, exportent par ailleurs aux États-Unis.
09:06Donc, c'est quand même une arithmétique assez complexe.
09:09Oui.
09:10On a, enfin, comment dire, l'option de la désescalade,
09:15c'est une option que l'Union européenne peut continuer de privilégier aujourd'hui, Alain ?
09:23Je pense que ça devient de plus en plus délicat et difficile,
09:27parce que là, le nouvel instrument, comme il a été présenté en anti-coercition,
09:34c'est sa crédibilité qu'on est en train de jouer.
09:38Donc, je pense qu'effectivement, là, maintenant, ça va être difficile de faire le dos rond
09:42et d'attendre que la tempête se calme.
09:46Donc, il y a un aspect de crédibilité politique qui peut l'emporter dans cette nouvelle tension,
09:52cette nouvelle passe d'armes entre l'Europe et les États-Unis.
09:54Je me souviens qu'au moment du premier débat tarifaire,
09:58beaucoup d'économistes expliquaient attention à la surenchère.
10:02La surenchère ne servirait pas l'Europe, notamment sur le plan économique.
10:09L'idée était plutôt, et Christine Lagarde l'avait formulée de manière assez explicite,
10:15il faut trouver l'apaisement avec Donald Trump.
10:18L'Union européenne n'a aucun intérêt à s'embarquer dans une escalade
10:22et une surenchère titre-for-tat tarifaire avec les États-Unis.
10:27Je pense que c'est le risque principal.
10:28Effectivement, du point de vue économique, s'il y a réciprocité, réaction tarifaire,
10:35je veux dire, du côté européen, qu'est-ce qu'on va avoir ?
10:37On va avoir plus d'inflation et moins de croissance.
10:40Donc, effectivement, après, où s'arrête-t-on en termes d'équilibre ?
10:45Maintenant, quand on voit les annonces de certains dirigeants européens,
10:51notamment Giorgia Meloni en Italie, qui sont quand même assez vindicatifs et assez remontés,
11:00il y a un risque que le politique l'emporte sur l'économique.
11:02Oui, c'est ça.
11:03Du point de vue de la Banque Centrale Européenne, vous dites retour à la case départ,
11:07mais ça veut dire qu'une situation comme celle-là, si, au-delà de l'incertitude qu'elle génère,
11:13venait à matérialiser une nouvelle couche de tarifs, au moins pour un temps,
11:17sur 4 pays de la zone euro et 8 pays de l'Union Européenne,
11:22ça redeviendrait une mission ou un job pour la Banque Centrale Européenne, Alain ?
11:27Nous, dans nos prévisions, depuis maintenant quelques mois, on dit, à conjoncture inchangée,
11:34la Banque Centrale Européenne ne devrait pas augmenter les taux pendant l'année 2026.
11:39Ni les baisser, ni les augmenter.
11:40Ni les baisser, ni les augmenter, mais avec un biais à la baisse.
11:44C'est-à-dire que, pourquoi ? Parce que si vous regardez, vous avez une hypothèse de Brent à 62 dollars,
11:53au lieu de 65, et un euro-dollar à 1,20, vous retirez entre 0,2 et 0,3 points
12:01dans les projections d'inflation de la BCE, et donc très loin de la cible de la BCE.
12:08Maintenant, ces tarifs-là auront vocation à augmenter le taux de change effectif,
12:13donc une appréciation qui n'intervient pas au bon moment,
12:17et donc, effectivement, pourrait pousser la Banque Centrale Européenne à intervenir.
12:21Ah oui. Bon. Jean-François, qu'est-ce qu'on peut dire de la situation,
12:24du point de vue des marchés globaux ?
12:26Et d'ailleurs, qu'est-ce que vous retenez du price action,
12:29de la réaction de ces grands marchés globaux, des grands marchés macro,
12:33après ces nouvelles menaces tarifaires de Trump ?
12:36Oui, sur la price action sur les marchés, pour l'instant, ça reste quand même très mesuré.
12:43Un VIX à 20, ça n'a rien d'extraordinaire.
12:45On a les indices qui sont les plus exposés au travers de leurs valeurs qu'elles détiennent,
12:51donc notamment le CAC 40, qui baisse un peu plus que d'autres indices.
12:56Après, voilà, le dossier, il est quand même assez épineux d'un point de vue politique,
13:01même si l'Europe souhaite utiliser son outil d'art nucléaire,
13:06entre les coercitions, exactement, en fait, en pratique, c'est quand même assez compliqué,
13:11parce qu'il y a quand même déjà trois pays, la France, l'Allemagne, l'Italie,
13:15qui ne sont pas forcément très d'accord sur comment l'utiliser.
13:19L'Allemagne, c'est un vrai sujet, parce que pour le coup,
13:22ils ont, entre guillemets, plus à perdre que la France,
13:26si jamais on repartait dans un conflit commercial.
13:31Et il y a aussi...
13:32Je rappelle, juste petite parenthèse sur le bazooka,
13:34c'est entamer une guerre sur les services.
13:36C'est-à-dire que les États-Unis sont massivement excédentaires
13:40en termes de services exportés vers l'Union Européenne,
13:42que ce soit des services numériques, mais aussi des services financiers.
13:45Et donc, tout l'objet de ce bazooka est de monter des barrières
13:49face aux services numériques et ou financiers américains.
13:54Parce qu'on est prêt à se priver de Microsoft, Google, Apple,
13:57enfin, c'est la question qu'il faut se poser à la fin de la journée
14:00quand on manie ce genre d'arguments et d'armes en France.
14:03Oui, exactement.
14:03Et en plus, ça offre un front occidental vis-à-vis de la Chine
14:07qui est quand même relativement éclaté,
14:08si jamais on partait sur cette option-là.
14:12L'Europe a besoin aussi des États-Unis vis-à-vis de la question ukrainienne.
14:15Donc, en fait, c'est une espèce de plate spaghetti
14:18qui est quand même bien mélangé.
14:20Et côté États-Unis, il y a aussi les midterms qui vont arriver.
14:24Il y a aussi le fait qu'il y a un jugement de la Cour suprême
14:27qui est censé arriver sur le fait, est-ce que c'est légal ou pas,
14:30sur les précédents tarifs imposés.
14:34Donc, ça aussi, ça rentre quelque part dans l'équation.
14:37Donc, résultat à court terme, on reste dans l'idée du taco.
14:40Donc, le fameux genre Trump qui essaie de pousser pour derrière renégocier.
14:44et probablement que, même si on utilise le fameux outil côté européen,
14:50il y a forcément aussi une phase de négociation
14:52parce que ça va s'étaler sur à peu près six mois.
14:55Il faut que ça passe côté commission.
14:56Après, il faut que ça soit voté au Conseil.
14:59J'aurais qualifié l'État.
15:01Bien évidemment, ils vont quand même aussi négocier.
15:03Donc, même si on parle du 1er février,
15:07ça va s'étaler avec des rebondissements potentiels.
15:11Donc, voilà, ça va un petit peu animer l'année.
15:13Mais après, est-ce que ça va faire l'année 2026 ?
15:15Je pense qu'il y a un bon point d'interrogation là-dessus.
15:18Alors que les institutions comme la BCE, comme le soulignait Alain,
15:22s'étaient préparées au risque d'instabilité,
15:25de persistance de l'instabilité tarifaire, c'est une chose.
15:28Dans les marchés, j'ai quand même l'impression
15:29qu'on abordait cette nouvelle année, 2026,
15:32après la première année de Trump,
15:33avec l'idée qu'au moins sur le plan tarifaire,
15:38le pic de la radicalité était derrière nous.
15:41Oui, sachant qu'on a aussi énormément de chemin
15:45par rapport aux attentes qu'on avait,
15:47qui étaient quand même assez élevées,
15:49pour arriver peut-être un peu trop bas.
15:52C'est le principe des attentes.
15:53Souvent, on est soit dans l'excès, soit dans le pessimisme,
15:56mais rarement à la moyenne.
15:58Donc là, effectivement, ça remet un peu d'eau dans le gaz,
16:01enfin, le gaz dans l'eau, pour le coup.
16:03Mais oui, on cherchait clairement dans le scénario de l'année
16:09qu'est-ce qui pourrait potentiellement mal se passer.
16:12Bon, Trump, ça fait partie, je dirais, du facteur difficile à anticiper.
16:18Ça commence dès le mois de janvier.
16:19Ça, oui, oui, il y en a eu un début janvier, déjà.
16:23Oui, oui, bien sûr.
16:24Du Vénézuéla au Grand-Élande, en passant par l'Iran.
16:26Mais il est quand même pro-business.
16:28On n'est pas à l'abri aussi qu'il prenne des positions
16:29par rapport à son uslo.
16:32Je vous rappelle que quand il y a eu le jour de la libération,
16:35il avait envoyé un petit tweet pour dire
16:37« C'est bon, on m'en a jeté. »
16:38Ah oui, oui, oui.
16:39Je ne crois pas qu'il l'ait dit encore pour l'instant.
16:41C'est un petit signal.
16:43Alors, TACO, ça a été l'acronyme de 2025,
16:45« Trump always chickens out ».
16:47Je mets en face de TACO un autre acronyme,
16:50alors qu'il a été créé par un économiste américain,
16:53Ethan Harris, qui est économiste notamment à Bank of America,
16:57Fed Watcher, s'il en est, et qui lui propose TATA.
17:00« Trump always tries again ».
17:02C'est-à-dire que, oui, il est capable de recul tactique,
17:06mais c'est parfois pour mieux revenir à la charge.
17:08C'est vrai que là, en tout cas, dans le domaine tarifaire,
17:10ça fonctionne, vis-à-vis de la Fed, ça fonctionne.
17:14Quand on pense qu'il se calme,
17:15c'est parfois pour mieux revenir aussi à la charge derrière.
17:18On aura peut-être l'occasion de dire un mot
17:19de l'indépendance de la réserve fédérale américaine.
17:22Vos commentaires, bien sûr, sur tout ça, Louis,
17:24et la réaction des marchés.
17:25C'est vrai qu'on a l'impression qu'on reprend 2025,
17:29un peu à Prohibition Day,
17:30parce que c'est vrai que pendant tout Libération Day,
17:31on avait révisé à la baisse la croissance US,
17:34et pendant tout le reste de l'année,
17:35on n'a fait que la révisée à la hausse.
17:38Également pour 2026, il y a plus de 2% de croissance,
17:41si ce n'est même plus pour la croissance US.
17:43Et le vrai débat qu'il y avait l'année dernière,
17:45c'était qu'il y avait des impacts tarifaires
17:47sur la croissance US, et notamment la consommation,
17:50qui devait être compensée
17:51par le fameux plan de relance BBB américain.
17:54Donc tout le débat, c'était de dire
17:55est-ce que c'est de l'inflation temporaire,
17:58ou pas.
17:59Est-ce qu'il y aura un choc d'offres
18:00et qui va faire baisser la demande,
18:01donc la baisse des taux longs.
18:03Et c'est vrai qu'on était à peu près
18:04à la fin de ce combat,
18:05ça fait quasiment 3 ans depuis le début de l'année
18:07qu'on voit plutôt des stats d'inflation
18:10qui sont plutôt meilleures,
18:11avec des taux longs qui avaient tendance
18:12un tout petit peu à stabiliser,
18:14à baisser,
18:14ce qui est un peu un taux d'équilibre
18:15allé entre 4,10 et 4,20.
18:18Et là, c'est vrai que la semaine dernière,
18:19coup de théâtre de nouveau,
18:21entre un éventuel changement
18:24de tête de leader pour la Banque Centrale,
18:26que c'était avant Kevin Bennett ?
18:29Asset.
18:30Asset.
18:30Ah non, merci.
18:31Là, c'est un autre qui est...
18:31Il a même dit, Kevin Asset,
18:33que visiblement,
18:33il allait plutôt rester à son poste aujourd'hui
18:35comme président du National Economy Council.
18:37Voilà, il passait très bien la télé,
18:39donc c'est bien qu'il y reste.
18:41Donc voilà,
18:42c'est vrai qu'entre ça et le gouvernement,
18:43le problème,
18:44c'est que là,
18:44les taux,
18:45bon, là, c'est fermé aujourd'hui
18:46sur les taux aux Etats-Unis,
18:47mais on est remonté à 4,23.
18:49Et donc tout de suite,
18:49ça a un impact forcément
18:51sur la valorisation des entreprises.
18:53Donc c'est un peu pénible
18:54parce que c'était vraiment ce combat
18:56entre ceux qui pensent
18:57que c'était très court terme
18:58et ceux qui pensaient
18:59que ça va avoir un impact.
19:00Donc voilà,
19:01c'est relancé,
19:02j'ai l'impression
19:02qu'on revit les mêmes histoires.
19:04Donc voilà,
19:05donc espérons que c'est juste
19:07du taco plutôt pour se dire
19:10« Allez, j'essaye »
19:11parce que là,
19:12il y a le forum de Davos
19:13qui commence,
19:14donc on va taper fort
19:15pour pouvoir aller mieux négocier
19:17parce que normalement,
19:17le président Trump...
19:18On arrive avec des cadeaux
19:19plein les bras.
19:19Voilà,
19:20avec des cadeaux
19:21plein les bras.
19:22En plus,
19:23voilà,
19:23il y a l'avis de la Cour sur
19:24Prem qui n'y a rien
19:25donc il essaie peut-être
19:26de maquiller tout ça.
19:28Espérons en tout cas
19:29que voilà,
19:30en tout cas,
19:30clairement,
19:30on l'a vu dans le passé,
19:31février et puis juin,
19:33on a encore le temps.
19:34Il y a de grandes chances,
19:35en tout cas,
19:35je l'espère pour les marchés actions
19:36que ça sera décalé.
19:37Mais à minima,
19:39c'est quand même
19:39un niveau d'incertitude,
19:41en l'occurrence tarifaire,
19:42qui remonte d'un cran.
19:44Non,
19:44c'est vrai que c'est pénible
19:45parce que la plupart des sociétés
19:46s'étaient réadaptées.
19:48On pensait
19:48que c'était assez nôtre.
19:49C'est vrai que comme dit Alain,
19:50c'est vrai que penser
19:51que Trump ne fera jamais
19:52quelque chose d'autre,
19:53il ne fallait pas se tromper.
19:54Non mais on saluait
19:54la résilience des entreprises
19:56en fin d'année,
19:57on va avoir
19:57toutes les publications annuelles,
19:59on saluait la résilience
20:00des entreprises
20:01à travers justement
20:02cette augmentation majeure
20:04des tarifs
20:05et ces entraves
20:06à la,
20:06entre guillemets,
20:07à la modernisation.
20:08Non mais je vais donner
20:08un exemple
20:09plus micro-économique,
20:11c'est quand notre savoir-faire
20:12chez Guilussac,
20:13c'est le stock picking action.
20:14Par exemple,
20:15là au forum Odo,
20:16on a vu une société
20:16que beaucoup connaissent
20:17qui s'appelle Rational,
20:18qui fait des fours
20:19pour les professionnels.
20:21Donc c'est très bien,
20:21vous voyez dans tous
20:22les restaurants de Paris,
20:23vous les voyez,
20:23c'est les grands fours,
20:24etc.
20:25Le problème,
20:25c'est qu'ils ont une grande partie
20:26de leur chiffre d'affaires
20:26aux Etats-Unis,
20:28donc ils n'ont pas mis
20:29complètement les tarifs
20:30qu'ils ont eus,
20:31ils en ont remis
20:31une certaine partie,
20:33mais pas tout,
20:33donc il y a eu un impact
20:34sur la marge en 2025,
20:35complètement assumé,
20:36donc le titre a subi
20:37un énorme rating,
20:38c'est une des plus belles valeurs
20:39avec des très forts retours
20:41sur capitaux employés,
20:42donc il y a eu un gros
20:42des ratings de la société,
20:43là ça allait mieux,
20:44ils ont essayé
20:45de croissance en euros par,
20:46ils ont fait de l'innovation,
20:47ils ont fait de la productivité,
20:48ils ont tout fait
20:48pour que ça aille mieux,
20:50et là ça y est,
20:50et qu'aujourd'hui de nouveau
20:51le titre fait moins 4
20:52sur la nouvelle,
20:54donc c'est vrai que
20:54c'est un peu pénible,
20:55et c'est pas une valeur isolée,
20:57malheureusement,
20:57pour nous en tant que
20:59société européenne.
21:01Alain,
21:01si Donald Trump
21:02se permet à nouveau
21:03ce genre de menaces
21:04aujourd'hui,
21:05c'est qu'il est quand même
21:07certain que son économie
21:09américaine est solide,
21:11tourne bien,
21:13alors il y a la question
21:14de la perception,
21:15évidemment,
21:16dans les sondages,
21:17le taux d'approbation
21:17pour Trump
21:18est quand même
21:18très faible aujourd'hui,
21:21la perception de l'inflation
21:22est toujours très forte,
21:23je crois,
21:24chez les ménages,
21:25la perception autour
21:26du marché du travail
21:27est peut-être en train
21:28de se dégrader,
21:28mais quand on regarde
21:29les chiffres un peu durs
21:30qu'on peut avoir,
21:32il y a quand même
21:33encore une croissance
21:34nominale américaine
21:36qui reste élevée.
21:38Oui, absolument,
21:39mais c'est un équilibre
21:41extrêmement fragile
21:42parce que quand on regarde
21:43les données sur l'emploi,
21:46on est quand même
21:47en décélération,
21:48la croissance des salaires
21:50baisse également
21:50et puis la vraie question,
21:52c'est la stabilité
21:54ou la non-stabilité
21:55de l'inflation
21:56à moyen terme
21:57parce que inexorablement,
22:00il y a un moment donné
22:01où les profits
22:02des entreprises,
22:03les marges des entreprises
22:04ne pourront plus absorber
22:06la hausse des tarifs
22:07sur le marché américain,
22:08donc on va impacter directement
22:09les prix et la demande
22:10et en retour,
22:14si on a une Fed
22:15qui baisse les taux trop bas
22:17et les maintiens trop bas
22:19trop longtemps,
22:20on va avoir beaucoup
22:21de volatilité sur l'inflation
22:22qui, on le sait,
22:23par expérience historique,
22:25casse la croissance.
22:27Comment,
22:28c'est quoi le risque principal
22:29sur l'économie américaine
22:30pour 2026,
22:31Jean-François ?
22:32Le risque principal,
22:33ça reste quand même
22:34ce qu'il a énormément animé,
22:35c'est les investissements
22:37des méga caps de la technologie.
22:42Je dirais simplement
22:42que depuis qu'on a
22:43le boom un peu IA,
22:46l'économie américaine,
22:48finalement,
22:49ce n'est pas tant les stats
22:49type la consommation
22:51ou l'inflation
22:52qui ont joué beaucoup
22:54sur les marchés,
22:54on les a presque occultés.
22:56C'est la publication
22:56d'NVIDIA.
22:56NVIDIA,
22:58c'était plus important
22:59que KMI.
23:01Et derrière,
23:02la proportion,
23:04c'est incroyable
23:05ce que ça représente
23:06pour l'économie américaine
23:07d'avoir ses dépenses
23:08en investissement.
23:11Donc, ça,
23:11ça va forcément
23:12avoir un impact matériel
23:13s'il se passe quelque chose
23:14là-dessus.
23:16Et même si on fait le parallèle
23:17côté indices
23:18actions européens
23:20l'an dernier,
23:21il y a eu
23:22le secteur des bancaires,
23:22vous enlevez les banques,
23:24vous n'avez plus la même tête
23:25au niveau de la performance.
23:26On a eu des performances
23:29très concentrées
23:30en termes de segments.
23:32Pour l'économie américaine,
23:33ça a été un bénéfice,
23:34clairement.
23:36Mais, voilà,
23:37à voir ce que ça donnera
23:39là-dessus en 2026.
23:41A priori,
23:41ça devrait quand même
23:42plutôt bien se passer.
23:43On parle même
23:44d'élargissement,
23:45on commence à tirer
23:46un peu les fruits
23:47de ces investissements
23:48sur d'autres secteurs.
23:51Donc, ça,
23:51je pense que ce sera
23:52un facteur quand même
23:52assez important
23:53pour 2026.
23:55je ne m'excuse plus
23:56sur ces aspects-là
23:57que la volatilité
23:58de la politique
23:58administratrice.
24:01Ça veut dire que
24:01le risque,
24:02d'une certaine manière,
24:03pour l'économie américaine,
24:04il est avant tout
24:05dans le marché.
24:05Il ne faudrait pas
24:06qu'il y ait un problème
24:07de prix
24:08ou de valorisation
24:09sur le thème de l'IA,
24:11sur les CAPEX
24:13qui sont déployés.
24:14Ça pourrait tout de suite
24:15gripper
24:16le bon déroulement du plan.
24:18Clairement,
24:18c'est systémique.
24:19Oui, c'est ça.
24:19Donc, là,
24:20on part
24:21à un autre niveau.
24:25Et là,
24:25pour le coup,
24:26il n'y a pas de négociation
24:26qui peut s'embarquer.
24:28S'il y a quelque chose
24:28qui déraille,
24:29ce serait quand même
24:29plus compliqué,
24:30plus fondamental.
24:33Il ne faut pas qu'il y ait
24:34un problème
24:34dans cette chaîne,
24:35effectivement,
24:36d'infrastructure.
24:36On arrive à tirer
24:38les fruits
24:38de tous ces investissements.
24:40Nous, on voit deux risques
24:41sur le marché potentiellement
24:42liésse.
24:43Le premier,
24:43c'est l'effet richesse.
24:44N'oubliez pas,
24:45c'est quasiment
24:45trois années consécutives
24:46de croissance de perf
24:48à plus de 20%
24:49les deux premières.
24:5024, 25.
24:52Non, pas en 23, 24.
24:53C'était 20%
24:54à la dernière,
24:54quasiment plus 15.
24:55Plus le bitcoin,
24:57plus pas mal
24:58d'effet richesse.
24:59Parce que je vous rappelle
24:59que c'est la proportion
25:01américain qui consomme
25:02fortement
25:02et c'est de plus en plus réduite.
25:04Donc, c'est vraiment
25:05cet effet richesse
25:06aussi, notamment lié
25:07à toutes les personnes
25:07qui travaillent
25:08dans les grandes sociétés
25:09d'intelligence artificielle
25:10ou technologique
25:10qui ont eu des revenus
25:12incroyables
25:12et qui ont beaucoup
25:13consommé.
25:14Donc, c'est vrai
25:15que si à un moment
25:16ça se calme un peu
25:17dans l'IA
25:17et que les personnes
25:18consomment moins
25:19et en plus,
25:20vous avez un S&P
25:20qui baisse,
25:21votre effet richesse
25:22peut très vite
25:23se retourner.
25:24Parce que normalement,
25:24statistiquement,
25:26comme dit Jean-Pierre Pelletti
25:27qui est vers l'économie,
25:28aujourd'hui,
25:28avec des taux aussi élevés
25:29et un PE aussi élevé,
25:30quand vous projetez
25:31votre rendement futur
25:32sur les Etats-Unis,
25:33il est négatif.
25:34Ah bah oui.
25:34Sur les prochaines années,
25:35il est négatif.
25:36Donc, c'est vrai
25:37qu'il y a un risque
25:37qui est toujours,
25:38vous pouvez me dire,
25:40toujours pareil
25:40pour domicile,
25:41des richesses.
25:42Et c'est vrai.
25:43Et le deuxième,
25:43c'est peut-être
25:44le retour sur investissement,
25:45la productivité.
25:46Parce que la productivité
25:47aux Etats-Unis
25:47a été juste remarquable
25:48en fin d'année dernière,
25:50dans les six derniers mois.
25:51Mais ça n'a pas été
25:52que grâce à l'IA.
25:53C'était le cloud,
25:53c'était beaucoup de choses,
25:54beaucoup de marge d'entreprise.
25:56Et finalement,
25:56tout le monde attend
25:57que la productivité
25:58qui vient,
25:59qui devrait arriver,
26:00c'est-à-dire l'IA,
26:01c'est vrai que
26:01s'il n'y avait pas
26:01au rendez-vous,
26:02ça pourrait aussi gripper
26:04la confiance du risque américain.
26:06Oui.
26:07Sur la Fed,
26:09qu'est-ce que vous dites,
26:09Alain ?
26:10Enfin,
26:10qu'est-ce que le marché dit ?
26:12Est-ce que le marché,
26:13déjà,
26:13s'inquiète réellement
26:14d'une Fed
26:15qui abandonnerait totalement
26:18son indépendance
26:20pour se jeter
26:20dans les bras
26:21du politique ?
26:22Est-ce qu'on a
26:23des résonances de marché
26:25qui permettent
26:26de dire ça aujourd'hui ?
26:27Alors,
26:28personnellement,
26:28je ne le pense pas,
26:29mais je serais heureux
26:31d'entendre
26:32mes deux collègues.
26:33On parle beaucoup
26:34du débat
26:34de l'entrée,
26:35on parle beaucoup
26:35de ces sujets-là,
26:36en fait,
26:37qui sont aussi motivés
26:38par ce risque
26:39de perte d'indépendance
26:40de la Fed.
26:40Il y a deux incertitudes,
26:44en fait.
26:44Par le passé,
26:47on a vu des gens
26:48qui étaient proches
26:49de l'administration,
26:51une fois nommés,
26:52ont joué le jeu
26:53de l'institution
26:54et n'ont pas déstabilisé
26:55la conduite
26:57de la politique monétaire.
26:59Et puis,
27:00c'est...
27:01Enfin,
27:02un bon nombre
27:03de votants
27:04au FOMC,
27:05au comité de politique monétaire
27:06de la Federal Reserve
27:07américaine
27:08vont être changés,
27:10mais il y a encore
27:11les gouverneurs régionaux
27:13et notamment
27:14le vice-président
27:15qui est le président
27:16de la Federal Reserve
27:17de New York,
27:18John Williams,
27:19qui est vraiment
27:20un encre de stabilité.
27:22Donc,
27:23même du point de vue,
27:24je vais dire,
27:25macroéconomique,
27:27au jour d'aujourd'hui,
27:28on n'a pas d'éléments probants
27:30comme quoi on va avoir
27:31une perte totale
27:32et une Fed
27:33hors contrôle.
27:35Maintenant,
27:36ce qui est vrai,
27:36c'est que,
27:37dans les études historiques
27:39et empiriques,
27:40c'est que,
27:41quand vous avez
27:41une fonction de réaction
27:42de la Banque centrale
27:43ou vous avez,
27:44comme la Federal Reserve,
27:45vous avez un objectif
27:47d'inflation
27:48et un objectif
27:48de croissance
27:49de l'emploi,
27:50historiquement,
27:51on a eu des périodes
27:52où on se focalisait
27:54sur la croissance
27:57de l'emploi
27:57au détriment
27:58de la stabilité
28:00des prix
28:00et ça,
28:01on sait que ça donnait
28:02à moyen terme
28:02des modèles de l'inflation
28:04assez erratiques.
28:06On m'a expliqué
28:06dans les Watchers
28:07qui suivent un peu
28:08ces affaires
28:09de personnes aussi
28:10au sein des banques centrales,
28:12tant qu'on a un Chris Waller
28:13au bord des gouverneurs,
28:14par exemple,
28:14avec une forme
28:16de suprématie intellectuelle,
28:18en tout cas
28:19sur le plan économique,
28:21il n'y a pas beaucoup
28:22de raisons de s'inquiéter.
28:23Il ne sera sans doute
28:23pas président,
28:24on verra,
28:25mais même s'il n'était
28:26pas président,
28:26un Chris Waller
28:27au sein du board
28:28fait partie des adultes
28:29dans la pièce
28:29qui sont capables
28:30de permettre à la FED
28:33de garder une crédibilité.
28:35Oui, tout à fait,
28:36mais ce qu'il faudra regarder
28:37et ça peut gérer
28:38de la volatilité transitoire
28:40sur les marchés,
28:42c'est les effets d'annonce.
28:43On peut avoir des effets
28:44d'annonce assez négatifs,
28:46même s'il ne s'est pas appliqué,
28:48on aura quand même
28:48un impact sur le moral
28:50des investisseurs,
28:51au moins à court terme.
28:52Bon, on verra,
28:53il y a encore l'affaire
28:54Lisa Cook,
28:55effectivement,
28:55qui n'est pas tranchée
28:56par la Cour suprême
28:57et puis toujours un nom
28:58qui doit être dévoilé
28:58dans les prochaines semaines,
29:00donc on peut peut-être
29:00exclure désormais
29:01Kevin Assett,
29:02il reste Kevin Walsh,
29:04Rick Reader,
29:04qui est le directeur
29:05de la gestion obligataire
29:06de BlackRock
29:06et Chris Waller,
29:08qui est quand même là,
29:08toujours présent également
29:10et prêt à servir
29:11s'il le fallait.
29:13On le mesure comment,
29:14ce risque de perte
29:15d'indépendance de la Fed
29:16sur les marchés,
29:18Jean-François ?
29:19Déjà, on le mesure
29:20au travers de la courbe de taux,
29:23notamment.
29:24On voit que toute la partie
29:25moyenne longue
29:26est quand même
29:26un peu plus stressée
29:27que la partie très courte.
29:29il y a aussi un pricing,
29:31une valorisation,
29:32on va dire,
29:32des anticipations
29:33de politique monétaire
29:34qui, quelque part,
29:38nourrit un peu le scénario
29:39que la Réserve fédérale
29:40devrait enchaîner
29:41des baisses de taux
29:42sur 2026.
29:44À partir de mai, quoi.
29:46À partir de fin mai,
29:47ça pourrait s'accélérer.
29:48Donc voilà,
29:49il est possible
29:49qu'il y ait un peu
29:50de déceptions aussi
29:50qui se fassent encore
29:52par des anticipations
29:53qui sont un peu trop...
29:56Mais est-ce que le marché
29:56dit la Fed
29:57pourrait perdre le...
29:58pourrait sacrifier
29:59le contrôle de l'inflation ?
30:00Est-ce qu'on voit
30:00des break-even
30:01qui dérapent ?
30:04Est-ce qu'on voit
30:04ce genre d'anticipation
30:05à long terme
30:06d'un marché
30:06qui se dirait
30:07la Fed va sacrifier
30:08son objectif d'inflation ?
30:08Non, non, non.
30:09Sur les fondamentaux,
30:10non, non,
30:10il n'y a rien qui vaut...
30:11Donc, hormis le fait
30:13qu'on anticipe
30:13une politique monétaire
30:16un peu plus accommodante,
30:18on va dire,
30:18sur 2026,
30:20pour le reste,
30:20sur les fondamentaux,
30:21il n'y a rien
30:22qui justifie réellement
30:23d'avoir une Fed
30:25qui massivement
30:26baisse ses taux.
30:29Alors, il y a des théories
30:30qui commencent un peu
30:30à se nourrir
30:31sur le fait
30:31qu'ils pourraient être
30:32un peu moins agressifs
30:33sur les taux
30:34et commencer à faire
30:35du quantitatif easing
30:37qui permettrait
30:38de rebalancer l'histoire.
30:40Je pense que
30:41si on part
30:41dans cette thématique-là,
30:43pour le coup,
30:44c'est plus le risque
30:44de surchauffe
30:46et d'emballement
30:47sur les actifs risqués
30:49qui pourraient
30:49se matérialiser.
30:51Et donc,
30:51le cas pour reprendre
30:52de la duration
30:53sur le marché obligataire américain,
30:55il n'est pas encore évident ?
30:56Je suis au Firmest,
30:56on a encore
30:57à ne pas prendre de risques
30:59sur les parties longues,
31:01sur les taux américains.
31:02On aime plutôt
31:03les taux anglais,
31:05donc qui sont un peu
31:05un autre scénario.
31:07Tout le monde considère
31:07qu'il y a de la valeur
31:08sur les parties longues
31:09de courbes britanniques,
31:10désormais.
31:11L'avantage de l'Angleterre,
31:12c'est qu'un,
31:12ils ont un budget
31:13par rapport à deux pays.
31:16Deux,
31:18ils ont une inflation
31:19qui est clairement
31:19sur le chemin de la baisse.
31:21Et trois,
31:23les anticipations,
31:24pour le coup,
31:24sur la politique monétaire,
31:26pour le coup,
31:27elles ont l'air d'être.
31:28Elles ont l'air d'être
31:28plutôt derrière.
31:30Donc,
31:30si on veut chercher
31:32de la duration
31:32dans l'univers
31:34des pays développés,
31:35quand on voit
31:35ce qui se passe
31:36au Japon,
31:37aux Etats-Unis
31:38et en France,
31:39l'Anglais paraît
31:41être un îlot
31:41de tranquillité.
31:44Bien sûr,
31:44en tout cas,
31:45l'Angleterre est toujours,
31:46je le dis régulièrement,
31:47un laboratoire à suivre
31:49et un pourvoyeur
31:50de leçons
31:51et d'enseignements
31:52pour le reste du monde
31:52quasi infini.
31:54Ces courbes
31:55qui bougent encore,
31:56ça a des impacts
31:56sur les marchés actions,
31:57forcément ?
31:58Oui,
31:58non,
31:58mais pour continuer dessus,
32:00c'est vrai que le nouveau
32:00là,
32:01Kevin Hart,
32:01lui,
32:02il est quand même
32:02moins dovish,
32:03donc on voit
32:03quand même
32:03que le président Trump
32:04ne fait pas
32:04mais je crois
32:05qu'il a fait
32:05une carrière
32:05de hawk
32:06au sein
32:06de la réserve
32:07fédérale américaine
32:07tout au long
32:09où il a servi
32:09Kevin Hart.
32:10Donc c'est plutôt rassurant,
32:11donc c'est pas
32:12l'autre Kevin
32:13qui était pour faire
32:14full baisse des taux
32:16et là où ça aurait pu
32:16être dangereux
32:17et surtout,
32:18le nouveau là,
32:19il est plus pour remonter
32:20la taille du bilan
32:21de la Fed,
32:22je veux dire,
32:22pour continuer
32:23de réduire
32:24le bilan de la Fed,
32:25donc c'est plutôt
32:25rassurant
32:27et plutôt au sein
32:27et après,
32:29ce qui est aussi intéressant,
32:30c'est que là,
32:30en effet...
32:30Donc Trump serait
32:31si malin
32:33dans son jeu
32:34d'échecs permanent
32:35qu'après nous avoir dit
32:36qu'il fallait baisser
32:36les taux
32:37avec le plus
32:38accommodant possible,
32:39il mettrait
32:40un faucon éprouvé
32:42qui est plutôt
32:43contre le QI
32:44et qui n'est pas
32:45forcément convaincu
32:46qu'il faille baisser
32:46les taux de 300 points
32:48de base.
32:48C'est pour ça que nous,
32:49on pense qu'il y a
32:49quand même de la valeur
32:50dans les taux longs US,
32:51c'est vrai que tout le monde
32:52est short en ce moment
32:53dessus en pensant
32:55que ça va arriver
32:55et comme nous,
32:56on pense que l'impact
32:57de l'inflation
32:58est plutôt transitoire,
32:59le problème,
32:59c'est qu'il en revient
32:59à chaque fois
33:00et donc pour l'instant,
33:00notre scénario,
33:01ça prend de plus en plus
33:02de temps
33:02et on pense que
33:03les taux longs US
33:04vont baisser.
33:05Toutes les stratégies
33:06dans des années
33:07ont dit qu'en fin 2026,
33:08l'inflation US
33:09devait être à 2%.
33:10Donc voilà,
33:11nous on trouve la valeur
33:11également au UK aussi,
33:13on trouve la valeur
33:14également chez nous
33:16et vous allez,
33:17je ne sais pas si vous connaissez
33:18cette stat que j'ai apprise
33:19ce matin,
33:20c'est que pour la première fois,
33:21il va y avoir un futur 30 ans
33:22aux US en février.
33:24Donc normalement,
33:25c'est la première fois
33:25qu'on ne s'est pas
33:26à se couvrir.
33:27Oui, pour pouvoir se trader,
33:28faire la liquidité
33:29et quand c'est arrivé en Italie,
33:30les taux avaient un peu monté.
33:32Donc si l'histoire se répète,
33:35quand les futurs fin février arrivent,
33:36les 30 ans japonais
33:38devraient un peu se tendre,
33:39mais en revanche,
33:40on pense que nous,
33:41la courbe japonaise
33:42va s'aplatir
33:43donc il y a la valeur
33:44à obtenir également
33:46sur les 30 ans japonais,
33:47c'est un peu risqué en ce moment.
33:48Mais voilà pour...
33:50On verra,
33:51il y a une petite échéance électorale
33:52que Sanayi Takahashi
33:55s'est fixée elle-même,
33:56donc le 8 février prochain,
33:57là aussi je me réfère à nouveau
33:58à l'Angleterre,
33:59mais Theresa May s'est sentie
34:01à un moment très confortable
34:02dans les sondages,
34:03comme l'est aujourd'hui
34:04une Sanayi Takahashi au Japon,
34:06pour au final
34:06convoquer des élections
34:08et perdre sa majorité.
34:09Elle verra ce qu'il en est
34:11pour la nouvelle
34:12première ministre japonaise.
34:14Donc le 8 février prochain,
34:15je crois que la date
34:15a été fixée
34:16pour ces élections
34:16anticipées au Japon.
34:18Revenons-en à l'Europe,
34:20Alain,
34:20et notamment
34:21cette idée de souveraineté,
34:23d'autonomie stratégique,
34:24dans ce qu'on vient de décrire,
34:26en partant du Venezuela,
34:27en passant par l'Iran
34:29jusqu'au Groenland.
34:32On comprend évidemment
34:33la nécessité
34:33d'une Europe plus souveraine.
34:35Est-ce qu'on en prend
34:35réellement le chemin ?
34:36Est-ce que c'est une réalité
34:38au bout du chemin
34:39ou est-ce qu'on est encore
34:39dans quelque chose
34:41d'une mythologie européenne ?
34:44Alors, je pense que
34:45c'est entre les deux,
34:47j'ai envie de dire.
34:48C'est que sur le principe,
34:50tout le monde est d'accord
34:51qu'il faut être solidaire
34:52et se renforcer
34:53au niveau
34:54de la souveraineté
34:55digitale
34:56et énergétique
34:57en particulier,
34:58climatique aussi.
35:00Maintenant,
35:01il faut,
35:02pour mettre
35:03les moyens ensemble
35:03et savoir
35:04qui va payer
35:05pour le plan,
35:07il y a énormément
35:07de divergences.
35:08Donc,
35:09je crains malheureusement
35:10qu'à court terme,
35:11on ne voit pas beaucoup
35:12d'avancée
35:13du côté hors-mère.
35:14Et donc,
35:16ce sont des efforts
35:17fiscaux et budgétaires
35:18qui vont être avant tout
35:19individuels, c'est ça ?
35:20Pour les pays
35:21qui ont la place
35:22de le faire ?
35:22Oui, enfin,
35:23nous, dans nos prévisions,
35:25c'est notre hypothèse
35:27de base.
35:28Oui.
35:29Bon, et parlons
35:30de l'Allemagne alors,
35:31spécifiquement,
35:32qu'est-ce qu'on peut attendre
35:34comme croissance allemande
35:36en 2026
35:37et au-delà,
35:38généré par le plan allemand,
35:40Alain ?
35:40On en a déjà régulièrement
35:41parlé,
35:41mais est-ce qu'il y a
35:42des estimations
35:43à mettre à jour
35:44de ce point-là ?
35:45Nos derniers calculs
35:47font ressortir
35:48qu'on devrait avoir
35:49un point de croissance
35:50supplémentaire
35:51en Allemagne
35:52à la croissance du PIB
35:54grâce au plan
35:55d'investissement
35:56en infrastructures
35:57et dépenses militaires,
35:58ce qui pousserait
35:59la croissance
36:01du PIB allemand
36:02à 1,3%,
36:03contrairement
36:04après 0,2,
36:08un petit 0,2
36:09cette année.
36:11Enfin,
36:11en 2025,
36:121,3 en 2026.
36:15Là où on est
36:16beaucoup plus prudent,
36:17c'est à horizon 2027,
36:19puisque la coalition
36:20du gouvernement allemand
36:21est quand même
36:21une coalition faible
36:22et selon nos calculs,
36:26si la coalition actuelle
36:28ne parvient pas
36:30à négocier avec le Parlement
36:31une revalorisation
36:33du frein à la dette
36:34qu'il y a dans la Constitution,
36:36qui est 0,35% du PIB,
36:38eh bien,
36:38ce qui dépend d'un côté,
36:39ils vont devoir le consolider
36:40de l'autre côté,
36:41parce qu'avec
36:42le vieillissement
36:43de la population,
36:44on a un déficit
36:45mais croissant
36:46tendanciel
36:48de la sécurité sociale.
36:50Donc,
36:51c'est un point
36:52assez important
36:53et là,
36:53le vrai test,
36:54ça va être en fin d'année
36:55les élections régionales,
36:57notamment le Baden-Württemberg
36:58qui est assez riche
36:59et industriel.
37:00si la coalition actuelle
37:03et les partis
37:05au sein de la coalition
37:06perdent les élections
37:07au profit de l'AFD,
37:09je pense que la discussion
37:10en 2017 sera extrêmement
37:11compliquée.
37:12Compliquée.
37:12Bon, Merck a déjà consommé
37:13peut-être une bonne partie
37:14de son capital politique
37:15effectivement depuis le mois de mars.
37:17Est-ce que dans le jeu
37:19des prévisions,
37:20est-ce que ce qui fonctionne
37:21bien en Europe
37:22va continuer de bien fonctionner ?
37:24Et ça peut être
37:25le thème de l'investissement
37:26mais ça peut être aussi
37:27des thématiques géographiques.
37:28On a beaucoup parlé
37:30de l'Espagne,
37:31Portugal aussi
37:32qui sont un peu
37:32les poster child
37:33de l'Europe
37:34qui ont traversé
37:36un assainissement
37:37très profond
37:38et qui aujourd'hui
37:38se retrouvent un peu
37:39leader de la croissance.
37:41L'Italie aussi.
37:42Est-ce que ces pays-là
37:43continuent quand même
37:44d'être un soutien
37:45à la croissance européenne
37:47là devant nous ?
37:48Oui, mais alors
37:48avec une stabilisation
37:50à un niveau de croissance
37:51très confortable
37:52aux alentours de 2%
37:54pour l'Espagne
37:54et le Portugal.
37:56On n'est plus mitigé
37:58sur l'Italie
37:59puisque l'Italie
37:59a beaucoup utilisé
38:00les fonds européens
38:01pour une stimulation
38:03de court terme
38:03de la demande
38:04de la croissance
38:06mais pas forcément
38:07générateur
38:08de profit futur.
38:09Donc on revient
38:11à 1% de croissance
38:13à horizon 2026-2027
38:14pour l'Italie
38:15et la grosse faiblesse
38:17des pays
38:18comme l'Allemagne
38:18et la France
38:19c'est la méfiance
38:21des consommateurs
38:22avec une croissance
38:23par rapport
38:24aux belles années
38:242014-2019
38:26qui a été divisée
38:27par deux
38:27et un taux d'épargne
38:29qui atteint
38:30des sommets historiques.
38:32Et ça
38:33c'est un peu
38:33le reflet
38:34des incertitudes
38:35quant aux conditions
38:36du marché du travail
38:37mais aussi
38:38le reflet
38:39d'une fragilité politique
38:41dans ces deux pays.
38:42Comment
38:43en termes
38:43de stratégie de marché
38:45d'investissement
38:45chez Ophi Invest
38:46Jean-François
38:47quels sont les choix
38:48que vous faites
38:49que vous avez envie
38:50de faire
38:50dans ce début d'année ?
38:52Est-ce qu'il y a
38:53une continuité
38:55par rapport
38:55aux tendances
38:56observées en 2025
38:57ou est-ce qu'il y a
38:57des choix
38:57qui peuvent être
38:58différents aujourd'hui ?
39:00Chez Ophi Invest
39:01le positionnement
39:02qu'on a
39:02pour ce début d'année
39:03c'est quand même
39:03un positionnement
39:04qui est plutôt constructif
39:05sur les actifs risqués
39:07donc on est toujours
39:08long action
39:09sur les approches
39:11un peu plus sectorielles
39:12on aime toujours
39:14les financières
39:14parce qu'il y a
39:15la fameuse pente
39:15des taux
39:16qui est quand même
39:17quelque part
39:18toujours là
39:20on a aussi
39:20côté financière américaine
39:22tout l'aspect
39:22des régulations
39:23qui va arriver
39:24qui va être aussi
39:26un soutien pour 2026
39:27on aime bien aussi
39:28tout ce qui est
39:29basic resources
39:29matériaux de base
39:30qui profitent un peu
39:31du boom
39:32qu'on a sur
39:33cette classe d'actifs
39:35là
39:35il y a une corrélation
39:36très franche
39:37entre ce qu'on voit
39:38sur les marchés
39:39spot de matières premières
39:40métaux
39:41et les producteurs
39:43ça commence à se voir
39:44depuis un bon
39:456-9 mois
39:47après en termes
39:50de gisement
39:51on est plus
39:52sur le gisement
39:52listing
39:53on va dire
39:53anglo-saxon
39:55parce qu'il y en a pas mal
39:56qui sont listés
39:56sur le marché
39:57anglais
39:58après
40:00on aime assez bien
40:02la thématique
40:03de dire que
40:03côté IA
40:04on va commencer
40:05à basculer
40:07un petit peu
40:07de tout ce qui est
40:09on va dire
40:11les Max Leaven
40:12qui va commencer
40:13à se diffuser
40:14sur les premiers adopteurs
40:17type
40:18le secteur financier
40:19qui devrait être
40:20un des premiers
40:20à pouvoir
40:21en profiter
40:22et il y a également
40:23tout le secteur
40:24pharma
40:25américaine
40:25biotech
40:26qui là aussi
40:28devrait en profiter
40:29donc le gisement
40:30un petit peu plus
40:30small et mid
40:31aux Etats-Unis
40:33et après
40:35on reste
40:36toujours un peu
40:37à l'écart du dollar
40:38et bien sûr
40:40chez Oofin Invest
40:41il y a aussi
40:41une forte expertise
40:42matières premières
40:43bien sûr
40:44il y a des fonds
40:45dédiés
40:45aux ressources stratégiques
40:47précieuses
40:47ou stratégiques
40:48pour la transition
40:49c'est ça
40:49exactement
40:49la dimension asiatique
40:53aussi
40:53alors qu'elle était
40:54une sorte de performance
40:55sur l'Asie
40:55alors on a des positions
40:57sur les tech
40:57les tech asiatiques
40:59chinoises
41:00qui est là aussi
41:02une autre manière
41:03de jouer la thématique
41:04on va voir DeepSync
41:04aussi qui va
41:05avoir un nouveau modèle
41:07qui va arriver
41:07donc on va voir
41:08les effets que ça donne
41:08si c'est le même effet
41:09que le premier
41:11oui
41:11pareil
41:12DeepSync
41:13qui fête c'est un an
41:14je crois que c'était
41:14à la veille
41:15de l'investiture
41:19de Donald Trump
41:20que le modèle
41:20avait été sorti
41:22dans les médias
41:23en tout cas
41:24que le modèle
41:24avait été médiatisé
41:25Chegel
41:26quels sont les choix
41:28de ce début d'année
41:30notamment dans l'univers
41:31small et mid
41:32est-ce que là
41:33il y a un momentum
41:34qui s'est vraiment mis en place
41:35je sais que vous aimez bien
41:36et c'est un secteur riche
41:38et profond en France
41:39le secteur des logiciels
41:40là aussi
41:41très en retard
41:42qui a pas mal de souffert
41:42bah oui
41:43on essaie d'être constructif
41:45parce que ça fait vraiment
41:463-4 années
41:47qu'il y a eu
41:48pas de croissance de bénéfices
41:49par action
41:50c'est vrai que l'année dernière
41:51ça commence à l'EMU
41:52il y a eu un re-rating
41:53des small caps
41:53un peu arrêté
41:54au milieu de l'année
41:56parce que le plan allemand
41:57prenait plus de temps
41:58mais c'est vrai que
41:59pour la première fois
41:59au moins les small caps
42:00ont arrêté de sous-performer
42:01donc voilà
42:01ça c'est plutôt bien
42:02donc maintenant
42:03pour cette année
42:04normalement
42:05pour la première fois
42:06on devrait avoir
42:06des bénéfices par action
42:08qui repartent à 2 chiffres
42:09ça pour les large caps
42:10on pense que c'est plutôt 8
42:11mais bon
42:11on verra
42:12c'est vrai que ça fait pareil
42:14dans les large caps
42:14il n'y a pas eu beaucoup
42:15de croissance
42:16des bénéfices par action
42:17c'était plutôt
42:18un re-rating du PE
42:19donc voilà
42:20on est prudemment optimiste
42:22tout dépendra notamment
42:23du fameux plan allemand
42:24voilà
42:24ce qu'il y a quand même
42:25pas mal de sociétés
42:26qu'on voit en disant
42:26oui alors ça sera
42:27S2 2026
42:28si ce n'est 2027
42:30les premiers impacts
42:31bénéfiques du plan allemand
42:32donc c'est vrai que
42:32comme disait Alain
42:33si finalement
42:34ils ne s'entendent pas
42:35donc j'espère que
42:35ce ne sera pas
42:36un annième faux départ
42:37donc voilà
42:38les étoiles sont en train
42:39de se raligner
42:40c'est vrai qu'aujourd'hui
42:41tous les différents stratégies
42:43ce qu'on voit
42:43sont unanimement boules
42:44sur un peu les mêmes thématiques
42:46la value
42:46les bancaires
42:47on a parlé de la défense
42:48c'est vrai que ça a eu
42:49un très très fort rallye
42:51de début d'année
42:52notamment avec le Venezuela
42:53et voilà
42:54nous on pense que
42:55voilà comme ça
42:56quand ça se passe
42:56s'il y a un tout petit peu
42:58de rotation légère
42:59vers les valeurs
43:00peut-être qui ont
43:00beaucoup d'hérité
43:01notamment les valeurs de qualité
43:02vous savez
43:02qui ont beaucoup de visibilité
43:04ça fait deux ans
43:04qu'elles ont connu
43:05un fort de rating
43:07notamment avec la remontée
43:07des taux
43:08donc c'est un peu normal
43:09mais voilà
43:09il y a eu des exagérations
43:11sans doute
43:12vis-à-vis de ce style
43:13qualité, croissance, visibilité
43:15comme d'habitude
43:16jusqu'en 2021
43:17ça avait été trop poussé
43:18à la hausse
43:19avec les taux négatifs
43:20et là pareil
43:20avec la remontée des taux
43:21et la rotation
43:23vers les valeurs
43:24cycliques, value
43:25aujourd'hui
43:26quand vous regardez
43:26le ratio cyclique
43:27sur défensive
43:28vous êtes all time high
43:30vous êtes vraiment
43:30au plus haut du plus haut
43:32donc voilà
43:33je pense que petit à petit
43:34il y a une rotation
43:35sectorielle
43:35qui s'est faite
43:36un peu comme l'année dernière
43:38sur des Magnifici 7
43:39vers le reste du S&P
43:41si vous regardez
43:41le S&P
43:42le coup pondéré
43:42commence plutôt bien
43:43le Russell 2000
43:44surperforme également
43:45le S&P
43:46donc est-ce qu'on a
43:46unième faux départ
43:47et les Magnifici 7
43:48est-ce que c'est juste
43:49début d'année quoi
43:50voilà
43:50donc voilà
43:51je pense que
43:52s'il y a une petite rotation
43:54vers voilà
43:55des très belles valeurs
43:56de qualité
43:56qui ont été délaissées
43:57depuis deux ans
43:58notamment
43:58dans notre scénario
43:59on pense que les taux longs
44:00vont enfin se remettre à baisser
44:01le jour où on est en train
44:02de paraître
44:03sur les tarifs
44:04tarifaires
44:05donc voilà
44:06ça c'est un peu notre scénario
44:07donc après deux années
44:08de très forte sous-performance
44:09sur le style
44:10j'espère que les étoiles
44:11se réalignent
44:12sur cette classe d'actifs
44:14et ce style de gestion
44:15Alain
44:16qu'est-ce qui caractérise
44:17la stratégie
44:18ou la philosophie
44:19d'investissement
44:20NatXCiB
44:21pour cette année
44:22de 2026
44:23est-ce que vous plaidez
44:24vous aussi
44:24pour une déconcentration
44:26des performances
44:26en dehors de quelques poches
44:28qui ont très bien fonctionné
44:30bien sûr
44:31sur les marchés américains
44:32ou sur nos marchés
44:33et est-ce qu'il y a de la place
44:34justement
44:34pour que le marché
44:36s'intéresse
44:36à d'autres secteurs
44:38valeurs
44:38sujets
44:39thèmes
44:39alors oui
44:40je pense aussi
44:41et je rejoins
44:44ce qui vient d'être dit
44:45au niveau
44:45en cross-asset
44:48allocation
44:48cross-actif
44:50il y a notamment
44:52une partie
44:55de l'investissement
44:55qui peut se jouer
44:56sur la partie longue
44:57et la repontification
44:59de la courbe
45:00bon
45:01stratégie de pontification
45:03on est toujours
45:03quand même un peu
45:04dans ce schéma là
45:05aujourd'hui
45:05merci beaucoup
45:06merci à vous trois
45:07d'avoir été les invités
45:08de Planète Marché
45:08ce soir
45:09Jean-François Fossé
45:10le directeur de la gestion
45:11multi-actifs
45:11d'Ophi Invest AM
45:12Alain Duré
45:13chef économiste
45:14Europe de Natix
45:14CCIB
45:15et Louis De Fels
45:16DG
45:16et directeur de la gestion
45:17de Galussac
45:18Gestion
45:19le dernier quart d'heure
45:24de SmartBourse
45:25chaque soir
45:25c'est le quart d'heure
45:26thématique
45:26chaque lundi
45:27le thème
45:28c'est l'actualité
45:29américaine
45:29au sens large
45:30politique
45:31économique
45:32financière
45:33bien sûr
45:33et ce quart d'heure
45:34américain
45:35c'est le quart d'heure
45:36aussi de Pierre-Yves Dugas
45:37notre correspondant
45:38américain
45:38avec nous
45:39à distance
45:40bonsoir Pierre-Yves
45:41merci beaucoup
45:42d'être avec nous
45:43je vois que vous avez
45:44sorti le costume
45:45la cravate
45:46pour répondre à cette
45:46question
45:47Pierre-Yves
45:48comment se retrouve-t-on
45:50à nouveau
45:50à ce point-là
45:52entre les Etats-Unis
45:53et l'Europe
45:54l'Union Européenne
45:56a passé son été
45:57Ursula von der Leyen
45:58a passé son été
45:59à négocier
46:00une paix commerciale
46:02avec les Etats-Unis
46:03alors qu'il s'est traduit
46:04quand même
46:04par un tarif
46:05global
46:06de 15%
46:07sur les biens
46:08européens
46:08exportés
46:10vers les Etats-Unis
46:11on a l'impression
46:11que tout est à refaire
46:13là
46:13écoutez
46:15je crois
46:15qu'il y a
46:16deux raisons
46:18qui peuvent expliquer
46:20la situation
46:21pathétique
46:22dans laquelle
46:22la relation transatlantique
46:24se retrouve aujourd'hui
46:25la première
46:26c'est que
46:27Donald Trump
46:27qui est au pouvoir
46:28depuis un an
46:29est plus sûr
46:32de lui
46:32que jamais
46:33il est le roi
46:36Midas
46:37toutes les catastrophes
46:39qui devaient se produire
46:40en raison de la politique
46:41qu'il avait promis
46:43d'appliquer
46:43ne se sont pas produites
46:44l'inflation américaine
46:46est proche de 3%
46:47c'est vrai
46:48mais elle ne s'est pas
46:48envolée
46:49la croissance
46:51américaine
46:52si l'on en croit
46:53la fête d'Atlanta
46:54elle est
46:55au quatrième trimestre
46:56de 4 à 5%
46:58en rythme annuel
46:59l'emploi
47:01le chômage
47:02a un petit peu
47:03grimpé
47:05mais enfin
47:05on est à 4,4%
47:07on est très proche
47:08du plein emploi
47:09trouver l'erreur
47:12Donald Trump
47:15a obtenu
47:15tout ce qu'il voulait
47:16du Congrès
47:17en dépit
47:18de la très courte
47:18majorité républicaine
47:20dont il dispose
47:20à la Chambre
47:21tous ses cadeaux
47:24fiscaux
47:25les accélérations
47:27de déductibilité
47:30des investissements
47:31il fait ce qu'il veut
47:33en matière
47:33d'immigration
47:34les tribunaux américains
47:36n'ont pratiquement
47:37pas empêché
47:38de faire quoi que ce soit
47:39on attend tout de même
47:41et je vais y revenir
47:41une décision
47:42de manière imminente
47:43de la Cour suprême
47:44sur sa pratique
47:46des droits de douane
47:47il est convaincu
47:49que rien ne peut lui arriver
47:51qu'il a toujours tout bon
47:53et il est entouré
47:55de gens
47:55et il s'est entouré
47:56de gens
47:57qui lui répètent
47:59à longueur de journée
48:00qu'il est génial
48:01et qu'il ne se trompe
48:02jamais
48:03voilà pourquoi
48:05il a décidé
48:07de prendre le risque
48:08de jeter à la poubelle
48:10un accord commercial
48:11transatlantique
48:12qui était quand même
48:12assez favorable
48:13aux Etats-Unis
48:14tout ça pour courir
48:15après le Groenland
48:17Groenland
48:18qui franchement
48:19à part Donald Trump
48:20n'intéresse pas
48:21grand monde
48:21à Washington
48:22l'autre raison
48:24pour laquelle
48:24on s'en trouve là
48:25c'est que
48:26les Européens
48:27sont extraordinairement
48:29divisés
48:29sont économiquement
48:31affaiblis
48:32sont politiquement
48:33peu légitimes
48:34dans leurs
48:36pays respectifs
48:39au regard
48:40de leurs performances
48:40dans les sondages
48:41et dans les élections
48:42qui se succèdent
48:44et les Américains
48:46sont convaincus
48:46qu'ils peuvent en fait
48:47faire à peu près
48:48ce qu'ils veulent
48:48des Européens
48:49naturellement
48:50les erreurs
48:51c'est vrai
48:52chez les sportifs
48:53c'est vrai
48:54chez les politiques
48:55les pires erreurs
48:56que l'on peut commettre
48:57sont celles
48:58que l'on commet
48:58quand on a une
48:59opinion excessive
49:01de son intelligence
49:03et de la confiance
49:05que l'on peut inspirer
49:07Donald Trump
49:08est convaincu
49:08qu'il ne peut pas
49:10se tromper
49:10alors ce qui m'a
49:11chagriné tout de même
49:12au cours du week-end
49:14en plus de cette annonce
49:15catastrophique
49:16de vouloir
49:18s'emparer du Groenland
49:20par tous les moyens
49:21il y a quelques minutes
49:22Donald Trump
49:23vient de déclarer
49:24à NBC
49:24qu'il ne voulait pas
49:26faire de commentaire
49:26sur la possibilité
49:27d'envahir militairement
49:29le Groenland
49:30ce qui m'a beaucoup
49:31dégé ce week-end
49:32c'est que Scott Besset
49:33le secrétaire au Trésor
49:34qui faisait figure
49:36quand même
49:36de ce qui ressemblait
49:38le plus à l'adulte
49:39dans la pièce
49:39capable de chuchoter
49:41dans l'oreille du président
49:42attention
49:42on prend des risques
49:44surtout vis-à-vis
49:45des marchés
49:46Scott Besset
49:47en a remis une couche
49:48Scott Besset
49:50a dit
49:50je cite
49:51l'Europe brille
49:52par sa faiblesse
49:53et les Etats-Unis
49:54brillent par leur puissance
49:55les Européens
49:56vont finir
49:57par comprendre
49:58et se rendre
49:58à l'évidence
49:59ils ont besoin
49:59du parapluie militaire
50:01américain
50:01et ils vont comprendre
50:03que c'est nous
50:03qui avons raison
50:04le président
50:04veut le Groenland
50:05et il l'aura
50:06on est mal barré
50:08est-ce que
50:10non mais
50:10est-ce que Trump
50:12s'agit à ce point
50:14toujours avec l'objectif
50:16de retresser la barre
50:17dans les sondages
50:17en vue du 4 novembre prochain
50:19Pierre-Yves
50:19et notamment
50:20sur le front extérieur
50:21on l'avait décrit avec vous
50:23alors derrière le Venezuela
50:24c'est Cuba
50:25mais je crois que
50:26peu d'Américains
50:27approuvent à ce stade
50:29l'intervention
50:30américaine
50:31au Venezuela
50:32en tout cas
50:32c'est pas quelque chose
50:33qui était explicitement demandé
50:36par les Américains
50:39est-ce que sur le Groenland
50:40ça a plus de portée
50:41dans l'opinion publique
50:42américaine
50:43que le Venezuela
50:44Pierre-Yves
50:44non
50:46le Groenland
50:48n'intéresse personne
50:49surtout pas les démocrates
50:51il y a quelques républicains
50:53qui ne risquent pas
50:54de se faire opposer
50:56dans des primaires
50:57des candidats MAGA
50:58soit parce qu'ils sont
51:00des missionnaires
51:01d'ici quelques mois
51:02du Congrès
51:02soit parce que
51:05s'ils sont sénateurs
51:06l'échéance électorale
51:08n'interviendra que dans
51:094 ou 5 ans
51:11qui ose dire
51:13que franchement
51:14le Groenland
51:15n'est pas si important
51:17que ça
51:17et surtout
51:18qu'il n'y a pas
51:19urgence
51:20car c'est le mot
51:21urgence
51:21c'est pas simplement
51:22qu'on doit accepter
51:25l'idée
51:25que les Etats-Unis
51:26ont absolument
51:26besoin
51:27d'être propriétaires
51:29du Groenland
51:30aujourd'hui
51:30alors qu'ils peuvent
51:31d'ores et déjà
51:32y faire militairement
51:32ce qu'ils veulent
51:33mais qu'il y a
51:34urgence à prendre
51:35le contrôle
51:36du Groenland
51:37parce que la Chine
51:37et la Russie
51:38sont sur le point
51:39de débarquer
51:40sur cette île
51:41de glace
51:41qui est peuplée
51:42par 57 000 personnes
51:43et qui est plus grande
51:45que le Mexique
51:46voilà
51:48on est dans une situation
51:50assez dangereuse
51:50et pourtant
51:51il y a des solutions
51:52il y a des solutions
51:53qui ne sont pas
51:56forcément évidentes
51:57mais il y en a
51:58bon
51:58et quelles sont-elles
51:59comment on sort
52:00de ce regain
52:01de tensions
52:02et de conflictualité
52:03entre l'Europe
52:04et les Etats-Unis
52:05Pierre-Yves
52:05alors de mon point de vue
52:08la première chose à faire
52:09c'est de ne pas sortir
52:09le bazooka
52:10on a envoyé
52:12les européens
52:13ont envoyé
52:14on se demande
52:14pourquoi d'ailleurs
52:15une cinquantaine
52:16de soldats
52:17sur la banquise
52:19et c'est ça
52:21qui a déclenché
52:21cette colère
52:22parler de bazooka
52:25veut dire
52:26attention
52:27quand on joue
52:28aux échecs
52:28il faut voir
52:29un ou deux
52:30trois ou quatre
52:31ou cinq coups d'après
52:32les européens
52:33ont certainement
52:34des cartes à jouer
52:34les européens
52:36ont intérêt
52:36à ne pas se laisser
52:37marcher sur les pieds
52:38les européens
52:39doivent montrer
52:40qu'il y a un moment
52:41où on va arrêter
52:43de se prosterner
52:44devant le roi Trump
52:45mais les européens
52:47ont-ils vraiment
52:49la capacité
52:50et leurs économies
52:51de résister
52:52à une guerre commerciale
52:54quelques mois
52:56oui
52:56quelques trimestres
52:58probablement pas
52:59attention
53:01la solution
53:02ça serait
53:03de jouer la montre
53:04de jouer la montre
53:06en attendant
53:06deux échéances
53:07la première
53:08est la décision
53:09de la Cour suprême
53:10qui peut tomber
53:11demain
53:11ou vendredi
53:13ou dans les prochains jours
53:15et qui pourrait dire
53:16au moins clairement
53:17sur la question
53:18du recours
53:20à la loi de 77
53:21sur l'état
53:21d'urgence internationale
53:22et économique
53:23le président
53:23des Etats-Unis
53:24ne peut pas inventer
53:25des urgences
53:26pour imposer
53:28des droits de douane
53:29qui changent
53:30d'un jour à l'autre
53:31ça la Cour suprême
53:32peut le faire
53:33cela ne veut pas dire
53:34que la Maison-Blanche
53:35ne disposerait pas ensuite
53:36d'autres lois
53:37pour imposer
53:37des droits de douane
53:38mais elle perdrait
53:39la capacité
53:40d'inventer
53:41des urgences
53:42pour bouger
53:44selon son bon plaisir
53:46les droits de douane
53:47la deuxième chose
53:48qui joue en faveur
53:50de jouer la montre
53:51c'est les élections
53:54demi-mandat
53:55qui risquent
53:55d'émasculer sérieusement
53:57la faible minorité
53:59républicaine
54:00à la Chambre
54:01et de limiter grandement
54:03le pouvoir
54:04de Donald Trump
54:05au cours des années
54:06qui lui resteront
54:07ensuite dans son mandat
54:08à partir de là
54:11on peut lui offrir
54:12des solutions élégantes
54:13qui jusqu'à présent
54:14ont été rejetées
54:15vous savez
54:16Donald Trump
54:17est un professionnel
54:18de l'immobilier
54:19et il sait que
54:20quand on est propriétaire
54:21on peut faire ce qu'on veut
54:22dans la maison
54:23mais que quand on est locataire
54:25on ne peut pas
54:25alors il faut trouver
54:27une solution
54:27entre les deux
54:29connaissez-vous
54:30le statut
54:31des îles Marshalls
54:32les îles Marshalls
54:33sont entre
54:34Hawaï
54:34et
54:35l'Australie
54:37les îles Marshalls
54:38c'est un territoire
54:39indépendant
54:40les gens
54:41qui habitent
54:42aux îles Marshalls
54:44ne sont pas
54:45citoyens américains
54:46mais
54:46ils peuvent venir
54:48habiter aux Etats-Unis
54:49comme ils veulent
54:50ils peuvent venir
54:51travailler
54:51aux Etats-Unis
54:52comme ils veulent
54:53et ils ont
54:54entièrement confié
54:55la défense
54:56de leur territoire
54:57aux forces américaines
54:59c'est une forme
55:00de protectorat
55:01et c'est une formule
55:02qui peut-être
55:03pourrait convenir
55:05au Groenland
55:05sachant qu'il y a encore
55:06beaucoup moins
55:07d'habitants
55:07en Groenland
55:08qu'il y en a
55:08dans les îles Marshalls
55:09bon
55:10à suivre
55:11le dossier
55:11Groenlandais
55:12effectivement
55:13parmi d'autres
55:14qui anime
55:15ce début d'année
55:17sur le plan
55:18évidemment
55:18de la politique
55:19de la géopolitique
55:20des relations internationales
55:21et des marchés
55:22également
55:22puisque Donald Trump
55:23ressort
55:24réactive
55:25l'arme tarifaire
55:26pour tenter
55:27de faire céder
55:27l'Europe
55:28sur une cession
55:30du territoire
55:30Groenlandais
55:31aux Etats-Unis
55:32merci beaucoup
55:32Pierre-Yves
55:33Pierre-Yves Dugas
55:33avec nous
55:34chaque lundi
55:35je le rappelle
55:35en fil rouge
55:37chaque semaine
55:37pour suivre
55:38l'actualité
55:39et décrypter
55:40l'actualité économique
55:41politique
55:41et financière
55:42américaine
55:43dans ce quart d'heure
55:44américain
55:45vous le suivez en direct
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