Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Lundi 23 mars 2026, retrouvez Enguerrand Artaz (Stratégiste et gérant, La Financière de l'Échiquier), Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Frédéric Rozier (Coresponsable de la gestion de portefeuille, Mirabaud) et Pierre-Olivier Beffy (Gérant et chef économiste, Boussard et Gavaudan) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box.
00:16Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur bsmart.fr ou en podcast sur l'ensemble de vos
00:22plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, le démarrage d'une quatrième semaine de conflits dans le Golfe et de
00:29crises iraniennes,
00:31avec un twist majeur dont seul Donald Trump a le secret, puisque le président américain, il y a quelques heures
00:37à peine,
00:38a indiqué que son administration et lui-même tenait en ce moment et depuis quelques temps des discussions très constructives
00:46avec bien certaines personnes en Iran, sans plus de précision.
00:52Donald Trump qui a par ailleurs suspendu son ultimatum pour la réouverture d'Hormuz,
00:58qui devait avoir lieu impérativement d'ici ce soir, pour laisser un peu de temps aux choses.
01:03Et Donald Trump qui promet qu'il n'y aura pas de bombardement américain sur les infrastructures énergétiques
01:08et les centrales électriques iraniennes au cours des cinq prochains jours.
01:13Et que si tout se passe bien, le conflit est en voie de bonne résolution.
01:18Voilà en substance le message envoyé ces dernières heures par le président américain.
01:23La réaction de marché a été immédiate et assez forte dans un premier temps.
01:27Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant.
01:30Reste à savoir si effectivement on a atteint le pic de l'escalade et que c'est désormais le chemin
01:34de la désescalade
01:36qui est devant nous dans ce conflit démarré fin février.
01:40Le degré de confiance qu'on peut avoir évidemment est assez faible encore à ce stade.
01:45Les investisseurs ne s'y trompent pas et s'il y a un rebond de soulagement,
01:49ce n'est pas non plus un rebond qui nous ramène à l'état antérieur précédant la crise iranienne.
01:55Discussion à suivre bien sûr sur ces mouvements de marché,
01:58ce renversement et cette séance peut-être pivot.
02:01Discussion à suivre dans un instant.
02:03Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, comme chaque lundi,
02:06nous serons à l'heure américaine là aussi avec notre correspondant américain Pierre-Yves Dugas
02:11qui reviendra justement sur ces derniers développements au sein de l'administration américaine
02:16et ce message de Donald Trump pour tenter d'apaiser peut-être la situation des marchés notamment.
02:22Et puis nous évoquerons également toujours ce shutdown partiel qui bloque les aéroports américains.
02:28Donald Trump a décidé d'envoyer l'ice dans les aéroports pour débloquer la situation.
02:35Rendez-vous donc à 17h45 pour ce quart d'heure américain avec Pierre-Yves Dugas
02:40qui sera avec nous en visioconférence.
02:53Tandance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:56Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:59Bonsoir Pauline.
03:00Bonsoir.
03:00Donald Trump l'affirme ces dernières heures.
03:02Il a eu des discussions donc très constructives avec l'Iran.
03:05Oui, il a annoncé la suspension pour cinq jours des frappes visant les infrastructures énergétiques iraniennes
03:11à quelques heures de son ultimatum pour la réouverture d'Ormuz.
03:15Cette annonce contraste avec ses déclarations récentes et a eu un impact immédiat sur les marchés.
03:20En Europe, la séance avait commencé dans le rouge, le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 perdant 1,5%.
03:27Et le CAC 40 qui cédait près de 2% ce matin avant un renversement de tendance spectaculaire
03:33qui a propulsé le CAC en hausse de plus de 2% au cours de la séance.
03:37Aux Etats-Unis, même topo, les marchés actions ouvrent également en hausse de 2%.
03:41Tandis que les investisseurs soulagés voient les rendements obligataires et les cours du pétrole se détendre.
03:46On y revient.
03:46Bon, il y a les annonces et les affirmations de Donald Trump et face à cela, évidemment,
03:51la version proposée par Téhéran, le régime iranien, est un peu différente.
03:56Oui, du côté de l'Iran, la réaction ne s'est pas faite attendre et se révèle particulièrement ferme.
04:02Les autorités iraniennes démentent l'idée de toute discussion en cours avec Washington.
04:07Elles dénoncent une guerre psychologique accusant les Etats-Unis de chercher à manipuler l'opinion publique
04:13et à exercer une pression indirecte. Dans ce contexte, elles insistent avec force.
04:18Aucune négociation n'est engagée et aucune reprise du dialogue n'est à l'ordre du jour.
04:23Dans la foulée, Donald Trump a confirmé que les discussions avaient eu lieu
04:27et a laissé entendre qu'un accord pourrait être conclu rapidement.
04:29Bon, le renversement de tendance a été spectaculaire à la suite des propos de Donald Trump,
04:34avec des réactions notamment magnifiées sur le pétrole.
04:37Oui, le baril de Brent cède en effet près de 15% après la publication du message de Trump et
04:42revient sous 95 dollars.
04:44Le WTI, de son côté, cède également du terrain pour s'établir sous 90 dollars sur les marchés obligataires.
04:50Les taux se détendent. Le rendement américain à 10 ans cède 5 points de base pour s'établir autour de
04:554,35%.
04:56En Europe, le rendement allemand à 10 ans était au plus haut depuis 2011 ce matin encore,
05:01avant de perdre près de 10 points de base sur 3%.
05:04Le rendement français de même échéance s'établissait ce matin au plus haut depuis 2009 à 3,80%
05:10contre 3,20% avant le conflit et s'établit maintenant autour de 3,60%.
05:15Sur le marché des échanges, le dollar est en repli et l'euro-dollar se traite autour de 1,16%.
05:21Bon, toujours dans l'univers des matières premières également, vous parliez du pétrole,
05:24un mot des métaux et des métaux précieux notamment, Pauline.
05:27D'abord en fort repli ce matin, les cours de l'or et de l'argent se sont stabilisés.
05:31Après ces nouvelles annonces, l'argent se traite à 70 dollars et l'once d'or à 4,500 dollars.
05:36Ce matin d'ailleurs, le lingot d'or a touché un plus bas de 4 mois.
05:40Le bitcoin de son côté gagne 5% au-delà de 70 000 dollars.
05:44Oui, des niveaux encore assez fragiles, on le voit, la volatilité quand même très présente au cours de cette séance.
05:50Quand on regarde dans le détail un peu sectoriel des indices actions,
05:55quels sont les secteurs ou les valeurs qui rebondissent le plus aujourd'hui, Pauline ?
05:59En France, on regarde les banques, elles étaient en repli ce matin avant de rebondir clairement au cours de la
06:04séance.
06:05Ainsi, Société Générale s'envole de plus de 5%, BNP Paribas et Crédit Agricole gagnent 3%.
06:10Le luxe s'offre aussi un rebond avec Kering en hausse de 5%.
06:14Saint-Gobain et Schneider Electric sont en hausse de 4%.
06:17Total Énergie recule en raison de la baisse des prix du pétrole.
06:21Quel est le programme à l'agenda demain pour les investisseurs ?
06:24Demain, la séance sera calme à l'agenda.
06:26En tout cas, les investisseurs attendent les PMI préliminaires de la zone euro et des Etats-Unis pour le mois
06:31de mars
06:31qui reporteront les premiers effets du conflit sur les entreprises.
06:35Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés
06:39et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:523 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:55Pierre-Olivier Beffy est à nos côtés, chef économiste et gérant chez Boussard et Gavodan.
06:59Vous êtes également fondateur de l'association L'Eco Avenir.
07:02Bonsoir Pierre-Olivier.
07:03Bonsoir Grégoire.
07:04Anguéran Arthas nous accompagne également, gérant et stratégiste à la financière de l'échiquier.
07:08Bonsoir Anguéran.
07:08Bonsoir Grégoire.
07:09Et Frédéric Rosier est également à nos côtés, co-responsable de la gestion de portefeuille chez Mirabeau.
07:13Bonsoir Frédéric.
07:14Bonsoir Grégoire.
07:15Merci d'être là.
07:16Messieurs Frédéric, on est à la frontière de la gestion de portefeuille et de la géopolitique.
07:20Comment vous comprenez cette séance ?
07:22Est-ce qu'on a envie d'appeler cette séance une séance pivot après trois semaines révolues de conflits,
07:28de crises iraniennes et de conflits dans le Golfe au Moyen-Orient ?
07:33Et quel degré de confiance est-ce qu'on a dans l'idée que des discussions constructives,
07:39tels que les décrets de Donald Trump, peuvent amener à une résolution prochaine de cette crise ?
07:44Dégret de confiance, zéro.
07:45D'accord.
07:46Voilà.
07:46Première réponse.
07:47Voilà.
07:48Au moins, vous le dites franchement.
07:49Je pense qu'il ne faut pas s'emballer là-dessus.
07:52Je pense qu'il gagne du temps.
07:55Donald Trump gagne du temps.
07:56Il a besoin, parce qu'on le sait, d'un point de vue stratégique,
07:59que le déploiement des forces américaines n'est pas totalement terminé.
08:02Et je pense que, au regard de ce qu'il a, et son agenda qui est très serré,
08:07parce que l'agenda de Donald Trump, au-delà de la problématique des 60 jours,
08:11sur lesquelles il doit faire appel au Congrès pour continuer les hostilités,
08:15puis derrière, c'est ce qu'on appelle la driving season aux Etats-Unis,
08:17qui commence, allez, en gros, au début mai,
08:20c'est-à-dire qu'il a un agenda quasiment de un mois,
08:22il faut à tout prix que d'ici la fin du mois d'avril, le conflit s'arrête, sinon...
08:27Et que les cours du pétrole retombent comme une pierre, comme vous l'avez dit.
08:30Oui, parce que la hausse de la demande de pétrole, par exemple,
08:32dans la driving season, c'est à peu près 500 000, 600 000 barils de plus,
08:37donc la consommation augmente significativement entre avril, mai,
08:40jusqu'à un pic au mois de juillet,
08:42et ça, les Américains, quand ils voient le baril, le galon à 5 dollars et plus,
08:46ils le sent passer.
08:47Donc, ça a une incidence, d'ailleurs, sur l'inflation.
08:50Je pense que cet agenda le contraint, à mon avis, de gagner un peu de temps
08:54pour, finalement, accélérer les hostilités,
08:56pour pouvoir, après, désengager, quelque part,
09:01et désescalader le conflit.
09:03D'accord, donc on n'est peut-être pas encore au vrai moment de la désescalade.
09:06Je n'y crois pas à l'instant.
09:08C'est pour ça qu'il faut être très, très prudent sur les mouvements.
09:11Par contre, mais c'est un peu les mêmes mouvements
09:13qu'on a connus pour le Covid, ou même pour l'Ukraine.
09:16C'est toujours intéressant de voir comment l'Ukraine, le marché,
09:17réagit à l'idée qu'il puisse y avoir une fin de conflit.
09:21Faites une capture d'écran de ce qui se passe,
09:22et vous allez avoir une idée de ce qui va se passer
09:25quand les hostilités vont s'arrêter.
09:26Ça vous donne vraiment...
09:28C'est un playbook, là.
09:29C'est un playbook.
09:29C'est un guide pour plus tard.
09:31Voilà, vous savez, comme au théâtre,
09:33on fait la première, la général.
09:36Je pense que c'est pas mal,
09:37parce que ça vous donne une idée de ce qu'il faut faire,
09:39peut-être par phase d'accumulation,
09:41pour préparer l'hypothèse d'un rebond,
09:44qui sera peut-être de courte durée,
09:46pas forcément très haut,
09:47parce qu'il y a des probabilités de croissance derrière,
09:48et il y aura des impacts, clairement,
09:50à la fois sur l'inflation,
09:51mais également sur la croissance.
09:53Mais je pense que c'est très, très bien,
09:54et ça nous donne finalement un examen blanc,
09:57comme au bac.
09:58Et moi, j'aime bien...
10:00Clairement, j'aime bien ces phases-là,
10:02parce que c'est aussi un petit mouvement
10:03qu'on a pu faire sur le portefeuille,
10:04en regardant les valorisations d'acteurs comme Total et autres,
10:07en disant, tiens, c'est quand même...
10:08Même avec un baril cher,
10:10ça commence à être bien pricé,
10:12peut-être qu'il faut commencer à regarder
10:13un petit peu les prises de bénéfices,
10:14même sur des acteurs qui profitent,
10:16entre guillemets, de la situation.
10:17Donc, pour moi, c'est une répétition générale.
10:20Mais votre scénario central à ce SAD,
10:22ça reste quand même qu'on n'a peut-être pas vu encore
10:24le point de capitulation,
10:26le point de douleur le plus important sur les marchés, j'entends.
10:29De toute façon, pour finir les hostilités,
10:30il faut que tout le monde sorte la tête aux autres.
10:33Voilà.
10:33Donc, c'est pas forcément encore le cas.
10:36Donc, je pense, effectivement,
10:37que c'est une question de temps,
10:39peut-être d'une semaine, deux semaines, trois semaines,
10:41mais ça passera, à mon avis, par une zone de stress.
10:43C'est de la géopolitique,
10:44on n'est pas le hait là-dessus,
10:45mais voilà, c'est un sentiment,
10:48au regard de ce qu'on a connu par le passé,
10:49que ça pourrait arriver comme ça.
10:51Bon, avec toute l'humilité qu'il faut, évidemment,
10:53dans ce genre de situation,
10:55en guérant,
10:57quel type de développement, effectivement,
10:59on peut imaginer désormais,
11:00après trois semaines révolues de crises,
11:03de conflits,
11:04les mouvements de marché qu'on a observés
11:05jusqu'à il y a quelques heures,
11:07les tensions qui se sont cristallisées
11:09sur les matières premières,
11:11l'énergie,
11:11sur les taux souverains également,
11:14qu'est-ce que ça laisse comme place
11:17au futur développement ?
11:18Et puis, en intégrant, bien sûr,
11:20les propos de Donald Trump,
11:21il y a quelques heures.
11:22Comme tu as dit juste avant,
11:23on a la confiance qu'on peut avoir
11:24sur le fait que ces propos soient totalement vrais
11:27ou que les propos iraniens en réponse
11:28soient totalement vrais aussi,
11:29elle est proche de zéro.
11:30Donc, évidemment,
11:31qu'on ne peut pas baser une stratégie là-dessus.
11:33En plus, on n'a pas parlé du troisième acteur,
11:34qui est Israël,
11:35et qui a été très clair en disant
11:37que pour eux,
11:38ils ne voyaient pas du tout
11:38de résolution du conflit à court terme.
11:40Et je pense que la voix d'Israël
11:42n'est pas totalement anodine dans ce conflit.
11:45Donc, est-ce qu'on a vu
11:46le maximum des tensions géopolitiques ?
11:51Peut-être, on le dira,
11:52mais en être confiant aujourd'hui,
11:54c'est relativement compliqué.
11:56Et je rajouterai un élément,
11:58c'est qu'effectivement,
11:59Trump a un agenda assez serré
12:00en termes de temps,
12:01mais il y a un agenda encore plus serré
12:03qui est celui de la production de pétrole,
12:04notamment.
12:05Parce que si on a une fermeture d'Hormuz
12:10à ces niveaux-là,
12:11qui perdurent encore une semaine,
12:13dix jours,
12:14le risque, c'est d'avoir des capacités
12:16de stockage dans tout le Moyen-Orient,
12:17peut-être Iran excepté,
12:19qui sont complètement pleines, saturées.
12:22Et à partir de là,
12:23si on ne peut plus stocker
12:24ni couler la production,
12:26la conséquence logique,
12:27c'est de baisser la production.
12:28Et ça, c'est beaucoup plus embêtant
12:30parce qu'il y a un effet
12:31d'entraînement potentiel qui est important.
12:32Le temps de remise en route est important.
12:34Et bien, plus on arrête de production,
12:36plus le temps de remise à niveau de la production
12:39– L'inertie supplémentaire.
12:40– Voilà, est important,
12:41ça crée de l'inertie.
12:42Et donc là,
12:43d'un choc simplement haussier
12:45sur les prix de l'énergie,
12:47on peut avoir un choc
12:48simplement d'activité en plus
12:50qui se joint à ça.
12:52Et ça, c'est potentiellement
12:53beaucoup plus embêtant.
12:54Et je pense que le timing sur ça
12:56est plus court
12:57que même le timing de Trump
12:59qui est déjà très serré.
13:01Donc, c'est pour ça que je pense
13:03qu'il va se passer dans la semaine.
13:05Et assez crucial.
13:06Est-ce qu'aujourd'hui,
13:06c'est une séance pivot ?
13:08Je ne sais pas.
13:08Mais en tout cas,
13:09je pense que la semaine
13:10sera une semaine pivot
13:11parce que soit
13:12on aura davantage de développement
13:15dans la lignée des propos de Trump aujourd'hui.
13:18Et il y a un début de désescalade
13:20qui suffira sûrement au marché
13:22dans un premier temps.
13:23Soit tout ça va s'inverser
13:25et on a le risque
13:27qu'à un moment donné
13:27que ce qui se dégrade progressivement
13:31vienne à se dégrader
13:32beaucoup plus vite après,
13:33que ce ne soit pas du tout linéaire
13:34dans la dégradation,
13:35notamment même dans la hausse
13:36des prix du pétrole.
13:37Et donc, à partir de là,
13:38on passe d'un choc
13:40qui est économiquement désagréable,
13:43qui aura des conséquences,
13:44mais qui, je pense,
13:46en termes macro-global
13:47est plus ou moins absorbable
13:49par l'économie mondiale,
13:50à un choc qui ne le sera pas.
13:52Voilà, c'est ça.
13:53On peut passer d'un choc
13:55qui est vu comme un choc inflationique
13:57à un vrai choc
13:58sur l'activité derrière, c'est ça ?
14:00Oui, déjà, je pense qu'aujourd'hui,
14:01il y aura des conséquences
14:02sur l'activité,
14:03mais qui, encore une fois,
14:04vu l'environnement économique
14:06qu'on avait avant,
14:08voilà, seront plus,
14:09c'est pour ça que je dis
14:10plus ou moins absorbables,
14:10parce qu'il y a peut-être
14:11des industries
14:12qui en souffriront un peu plus,
14:14tout ne sera pas réglé
14:15quand même à la sortie
14:16de ce conflit,
14:17même si tout s'arrêtait demain.
14:19Par contre,
14:20ça reste quelque chose d'absorbable.
14:21Donc, si on arrive à un moment
14:24à une cassure sur la production,
14:26notamment de pétrole,
14:27et qu'on a un effet d'emballement
14:29sur les prix,
14:30d'emballement sur la baisse
14:31de la production,
14:32je ne suis pas sûr
14:33que le choc, là,
14:33soit absorbable
14:34par l'économie mondiale.
14:35On perd quoi ?
14:3515-16 millions de barils le jour,
14:37c'est ça ?
14:37Avec l'impratibilité
14:40d'Ormouz,
14:41c'est une des estimations
14:42qui sont vues.
14:43Sur un marché
14:44qui s'équilibre
14:44autour de 100 millions,
14:45la conso est à 103-104 millions
14:48de barils le jour
14:48et la production
14:49est à peu près au même niveau.
14:50C'est ça.
14:50Donc, on est vraiment
14:51en flux tendu,
14:52on va dire,
14:52sur ces marchés du pétrole.
14:54Tout à fait.
14:54Il n'y a pas...
14:55Alors, il y a les règles stratégiques,
14:57il y a des choses
14:57qui peuvent permettre d'ajuster
14:58et qui, justement,
14:59me font dire
15:00que si, entre guillemets,
15:01ça s'arrêtait demain,
15:02même si c'est désagréable,
15:03c'est absorbable
15:04parce qu'on a des choses
15:06qui peuvent faire un peu tampon.
15:07Voilà, le temps
15:08que ça se règle,
15:12là, je pense,
15:13une semaine et des jours,
15:14c'est pas sûr
15:15que ces buffers suffisent
15:16même en cas de résolution.
15:18Oui, oui.
15:18Et puis, on voit déjà
15:19des pays comme la Chine
15:19qui ont beaucoup de stocks
15:20qui préfèrent les garder
15:22pour eux
15:23plutôt que de les mettre
15:25sur le marché aujourd'hui.
15:27Bon, est-ce que c'est
15:28un nouveau taco, du coup,
15:30dans la sémantique
15:32des marchés désormais
15:33puisque c'est un vocable
15:34qui est utilisé régulièrement,
15:36Trump always chickens out ?
15:38Est-ce qu'on en est là
15:39à nouveau, Pierre-Olivier ?
15:41Peut-être,
15:42mais moi, je suis un peu
15:42d'accord avec le premier
15:43commentaire sur le fait
15:44qu'il gagne, surtout,
15:45il gagne du temps.
15:47Après, moi, je regarde
15:48les choses de manière
15:49très simple.
15:49Je pense que la guerre,
15:52je ne suis pas assez
15:53bien placé pour être
15:55dans la tête de Trump
15:55pour savoir quand est-ce
15:56qu'il va arrêter,
15:57est-ce que c'est sérieux,
15:57pas sérieux.
15:58Je pense que l'essentiel,
16:00d'un point de vue marché,
16:01pour moi, c'est ce qui se passe
16:02sur le pétrole
16:03et tous les dérivés pétroliers,
16:05les fertilisants,
16:06tout ce qui est exporté
16:07via cette région aussi
16:08du Moyen-Orient
16:09qui peut être assez critique
16:10pour certains secteurs.
16:12Voilà, c'est ça
16:12qu'il faut regarder.
16:13Aujourd'hui, Trump annonce
16:15qu'il est en train de discuter,
16:17mais dans les faits,
16:17Ormuz n'est pas ouvert.
16:19Voilà, donc ça veut dire
16:20que, quelque part,
16:22les problèmes restent.
16:24Et sur le pétrole...
16:24Pour le marché,
16:25c'est ce qui compte,
16:26je le dis de manière
16:26un peu directe.
16:27Oui, le marché,
16:28aujourd'hui, par exemple...
16:29Il y a la guerre d'Iran
16:29et la guerre du Détroit.
16:31Voilà, donc aujourd'hui,
16:32il a une bonne nouvelle.
16:33Il se dit, évidemment,
16:34il y a tellement de gens
16:34qui sont très pessimistes
16:35aujourd'hui,
16:36ils disent, oh là là,
16:36c'est peut-être
16:36la fin du monde, etc.
16:38Bon, ben, on a des phénomènes
16:39de réaction à court terme
16:41des marchés.
16:41Mais je pense que
16:42c'est quand même assez important
16:43de se dire que, déjà,
16:44le marché price,
16:45même encore là,
16:46avec le reflux du prix du pétrole,
16:48un baril à 80 dollars
16:49en fin d'année, quand même.
16:51Donc, il y a des effets
16:51qui sont quand même durables.
16:53Si on s'aperçoit...
16:54C'est 20 dollars de plus
16:55que ce qu'on avait
16:56en début d'année,
16:56dans la courbe, là, effectivement...
16:58Si la guerre s'arrête
16:58même cette semaine,
16:59mais qu'on s'aperçoit
17:00que, finalement,
17:01il y a beaucoup plus
17:01de dégâts qu'on pensait,
17:02que ça sera plus compliqué
17:04de ramener le pétrole
17:04sur le marché, etc.,
17:06bon, on va passer à 100.
17:07À 100, on change
17:07un peu de régime.
17:08On passe d'un choc de guerre
17:10à un choc d'inflation,
17:11ce qui n'était pas du tout
17:12le scénario du marché au départ.
17:13D'ailleurs, moi-même,
17:14je m'étais dit,
17:14au T2, ça va devenir
17:16quand même un peu compliqué
17:16les marchés,
17:17parce qu'on aura peut-être
17:18un pic de croissance
17:19parce qu'on avait beaucoup
17:21front-le-dé
17:22les stimulus budgétaires.
17:24Bon, finalement,
17:24je me suis trompé,
17:25on s'est tapé
17:25un choc d'inflation.
17:26Donc, voilà,
17:27ça m'a repris à contre-pied.
17:28Mais, voilà, c'est ça,
17:30je pense que l'enjeu du marché,
17:32c'est savoir aussi,
17:32après, au-delà
17:34du tactique de très court terme
17:35où je pense que c'est
17:35très difficile de naviguer.
17:36Regardez les mouvements
17:37qu'on a.
17:37On a des mouvements
17:38de 5% intraday
17:39sur les marchés actions.
17:40L'or, aujourd'hui,
17:40c'est 10% intraday.
17:42Je veux dire,
17:42bon, moi,
17:44je veux bien essayer
17:44d'acheter les creux
17:45et de vendre au top,
17:46mais je peux vous dire
17:47que je n'arriverai jamais
17:48à ce rythme-là.
17:49Et puis là,
17:49c'est trop violent
17:49à soutenir ce type
17:50de volatilité.
17:51Donc, je pense qu'il faut
17:52commencer à regarder
17:53un peu au-delà
17:53et le problème,
17:55c'est qu'avec cette volatilité
17:56très forte,
17:56on est un peu
17:57une des sur le guidon.
17:57Allons-y alors,
17:59sans spéculer
18:00sur la durée du conflit,
18:03encore une fois,
18:03on entre dans la
18:04quatrième semaine déjà,
18:06Pierre-Olivier,
18:08partons de ce que nous disent
18:09effectivement les futurs
18:1130 dollars au lieu d'être
18:12à 60 cette année
18:13ou à 100 peut-être.
18:15Qu'est-ce que ça change ?
18:16Pour moi,
18:17ça change plusieurs choses.
18:18Par exemple,
18:20typiquement,
18:21on parlait de la BCE
18:23juste avant entre nous,
18:24mais le scénario
18:25des marchés
18:26en début d'année,
18:26c'était de dire,
18:27bon, les banques centrales
18:28ont fait le boulot,
18:29par exemple la BCE,
18:30certaines sont un peu en retard
18:31peut-être comme la Fed,
18:32mais enfin,
18:32la prochaine direction,
18:33ça va être une baisse.
18:34C'est très compliqué
18:35d'enlever les baisses
18:35dans le marché
18:36de baisse des taux
18:38des banques centrales.
18:39Bon, maintenant,
18:40le problème,
18:40c'est qu'on va avoir
18:40une inflation en zone euro
18:41entre 2, 6 et 3,
18:43ça dépend comment
18:43vous calibrez le choc.
18:45Pareil,
18:45on va monter
18:46dans tous les pays développés.
18:47Donc, on peut se dire
18:48aujourd'hui,
18:48il y a trop de hausses pricées
18:50parce que c'est vrai que...
18:51Mais bon,
18:51ça va être peut-être dur
18:52de les dépricer aussi,
18:53complètement,
18:54parce que le marché
18:55va se dire,
18:55tant que je ne sais pas exactement...
18:56Une inflation qui peut s'installer
18:57et qui peut atteindre
19:00le cœur
19:02des sous-jacents
19:03de l'inflation.
19:04En tout cas,
19:04le risque,
19:05il est posé de ce côté.
19:07Peut-être que la BCE
19:08ne fera plus rien
19:09pendant deux ans,
19:10mais par rapport
19:11au pricing de marché,
19:12ça peut être plus compliqué
19:12aujourd'hui,
19:13par exemple,
19:13de se dire,
19:14par exemple,
19:15dès demain,
19:15mettons qu'on a
19:16une résolution de conflit,
19:17la BCE va baisser
19:18de 25 à la fin de l'année,
19:20de 50 l'année prochaine,
19:21ce qu'on avait au début de l'année.
19:22Ça va être très compliqué.
19:23Donc, ça a dû revenir,
19:24par exemple,
19:25à ce type d'équilibre.
19:26C'est un peu plus compliqué.
19:28Moi, à mon avis,
19:29l'autre grand facteur
19:30que je vois
19:32un peu clairement
19:33sur ce qui se passe,
19:34ça reste un choc énergétique.
19:36Bon, par exemple,
19:36pour les États-Unis,
19:38c'est un pays exportateur
19:39d'énergie.
19:40Nous, en Europe,
19:42on est importateur
19:42d'inflation.
19:44Pas mal de pays d'émergence,
19:45notamment d'Asie,
19:46ils sont plutôt importateurs
19:47d'inflation
19:48quand l'énergie...
19:49Donc, on avait commencé
19:51une année
19:52avec une surperformance
19:53des émergents,
19:54de l'Europe,
19:55etc.
19:56Bon, aujourd'hui,
19:57on se dit,
19:57est-ce que l'économie américaine,
19:59ce n'est pas plus solide
19:59dans un contexte
20:01où, durablement,
20:02le pétrole est un peu plus élevé.
20:03Malgré les fragilités,
20:03qu'on pouvait déjà déceler
20:04dans cette économie américaine
20:05avant la crise iranienne...
20:06Oui, mais il y en a d'autres
20:07dans les autres pays.
20:09En relatif,
20:10elles retrouvent peut-être
20:11une forme de résilience
20:12par rapport aux autres zones.
20:13si ça veut dire
20:13que les U.S. vont surperformer.
20:16En tout cas,
20:17la thématique de dire
20:18que l'Europe
20:18ou les émergents
20:19vont faire beaucoup mieux
20:20que les U.S. aujourd'hui,
20:21je ne suis plus sûr du tout.
20:21Est-ce que c'est un contre-pied général
20:23et plus qu'un contre-pied ?
20:24Est-ce que c'est un changement
20:25un peu structurel
20:26de régime pour l'année 2026
20:28par rapport à ce qu'on anticipait ?
20:29On a fait le même mouvement,
20:31c'est-à-dire qu'on a
20:32clairement coupé l'Europe
20:34et clairement coupé l'émergent,
20:36que ce soit de la dette émergente
20:37et des actions émergentes.
20:38Pourquoi ?
20:39Donc les scénarios ont changé
20:40pour ces deux zones.
20:41Les scénarios ont totalement changé
20:42parce que c'est vrai
20:43qu'on peut estimer
20:44qu'à 10 dollars de hausse du baril,
20:46c'est à peu près 0,2 de croissance
20:47qui s'évapore.
20:49Donc là, on est à 40 dollars.
20:50D'ailleurs, la BCE
20:51a fait cet ajustement.
20:54Puis il y a des pays
20:55qui vont beaucoup plus souffrir.
20:56C'est-à-dire que de manière technique,
20:57l'Allemagne,
20:58elle est en récession
20:59et on ne voit pas comment
21:01l'Allemagne,
21:02qui, je répète,
21:03importe deux fois plus
21:04de produits pétroliers
21:05que la France
21:05parce que le mix énergétique
21:07entre le gaz et le pétrole,
21:09il y a le charbon maintenant.
21:10L'Italie importe beaucoup aussi,
21:12indépendante.
21:13Donc nous,
21:14on est un peu protégés
21:15quand même malgré tout
21:15et donc c'est vrai
21:16que le mid-market,
21:18vous savez,
21:18on revient tout le temps
21:19à ce moment
21:20des valeurs moyennes
21:21mais c'est vrai
21:22qu'on peut imaginer
21:23que le mid-market
21:23dans ces pays-là
21:25qui a beaucoup progressé
21:26d'ailleurs,
21:27pourrait être amené
21:28à souffrir.
21:29Donc nous,
21:29on a coupé vraiment
21:30ces positions
21:31de manière assez forte
21:32et sur l'émergent,
21:33attention,
21:33l'émergent,
21:34je n'aime pas ce terme
21:34parce que c'est un terme générique
21:35et il y a émergent et émergent.
21:37Il y a l'émergent consommateur
21:39et producteur.
21:39Oui, il y a l'Afrique du Sud.
21:41Il y a ceux qui produisent
21:41et donc ceux qui produisent
21:43ne sont pas du tout.
21:44Regardez un peu
21:44la réaction du Brésil
21:46et je crois aujourd'hui
21:47d'ailleurs sur la hausse.
21:48C'est des pays
21:49qui n'enregistrent
21:50pas tout à fait
21:51de la même manière.
21:52Donc voilà,
21:52là sur l'émergent,
21:53on va dire classique,
21:55industriel et autres,
21:56il est évident
21:57que ça aura un impact
21:58donc on a réduit
21:59ces expositions
22:00quasiment de moitié
22:01de ce qu'on avait
22:02avant le 28 février.
22:03Effectivement,
22:04donc c'est quand même
22:04un renversement de situation
22:06pour les portefeuilles.
22:08Le problème,
22:08c'est que ça peut durer
22:09malgré tout,
22:09même après une accalmie
22:12sur les hostilités,
22:13on peut avoir
22:13cette inflation
22:14qui reste un peu
22:16latente comme ça
22:17qui empêche finalement
22:19une dynamique de croissance
22:20dans les pays européens.
22:21Donc voilà,
22:22je pense qu'on restera
22:23majoritairement aux Etats-Unis.
22:24Sur le pricing de marché,
22:26alors là aussi,
22:26dans l'idée du contre-pied
22:27ou du renversement général,
22:28on l'évoquait avec Pierre-Olivier,
22:31l'idée qu'on passe
22:32de quelques baisses de taux
22:33attendues à la Fed
22:34à un possible mouvement
22:36à la hausse,
22:36je ne parle même pas
22:37de la Banque Centrale Européenne,
22:38alors là,
22:38c'est vrai qu'on avait arrêté
22:39de pricer une baisse de taux,
22:41beaucoup de prévisionnistes
22:42avaient un peu capitulé
22:43sur l'idée
22:44que la BCE puisse en faire
22:45une petite dernière
22:46pour la route.
22:47Donc le débat était déjà
22:48plus ouvert.
22:49Mais là,
22:49vous me disiez juste avant
22:49l'émission,
22:50le marché peut anticiper
22:51jusqu'à plus de 3 hausses
22:53de taux cette année
22:54de la Banque Centrale Européenne.
22:57Ça impliquerait
22:57une résilience
22:59de la croissance
22:59dans un choc inflationniste
23:01qui paraît presque,
23:02je ne sais pas,
23:04fantasmatique.
23:05C'est pour ça
23:06que ce pricing
23:07me semble quand même
23:08assez incohérent.
23:09Parce que quand on regarde
23:10même les scénarios
23:11qu'a fourni la BCE
23:12à l'occasion
23:13de sa dernière réunion,
23:14je crois que dans le scénario
23:16sévère,
23:16on tombe à 0,4 de croissance,
23:19quelque chose comme ça,
23:20avec une inflation
23:22headline autour de 3,6
23:23ou un peu plus.
23:25C'est ce que j'ai en tête, oui.
23:26Alors, bon,
23:283,6 en headline,
23:29si tout ne se transmet pas
23:29au corps déjà,
23:31est-ce que ça nécessite
23:32beaucoup de hausses de taux ?
23:33Ce n'est pas sûr.
23:34Éventuellement une,
23:36mais avec 0,4 de croissance,
23:38alors oui,
23:39il ne faut pas oublier
23:39que la BCE,
23:40contrairement à la Fed,
23:41a un focus plus particulier
23:43sur la stabilité des prix
23:44sur la croissance.
23:45Mais ça semble quand même
23:47difficile d'imaginer
23:48qu'on fasse 4 hausses de taux
23:50de la BCE
23:52avec une prévision de croissance
23:54entre 0,6 et 0,4.
23:57Parce que déjà,
23:57dans ce cas-là,
23:58en fait,
23:58le 0,4,
23:58il ne tient plus.
23:59C'est moins 1 de croissance
24:00qu'on aura
24:00et l'inflation,
24:02elle se résorbera
24:03peut-être un peu plus vite,
24:04mais elle se résorbera
24:06peut-être plus
24:06par une forte chute
24:07de la demande
24:08et une récession
24:09que par l'action
24:10de la Banque centrale.
24:11Donc, je pense que ça,
24:12c'est assez déraisonnable.
24:13Après, il est vrai
24:14qu'on a des discours
24:15d'une partie des officettes
24:17de la BCE
24:18qui n'aident pas,
24:19parce qu'on a une partie
24:19de la BCE
24:20qui garde un logiciel,
24:22on va dire,
24:24très premier choc pétrolier,
24:26en fait,
24:27qui résonne un peu comme ça.
24:29C'était déjà le cas
24:30avant le conflit iranien.
24:33Donc ça,
24:33ça n'aide pas vraiment
24:34à communiquer
24:37quelque chose
24:38d'un peu plus cohérent
24:40au marché.
24:40et puis,
24:41il ne faut pas oublier
24:42non plus que la BCE
24:42a déjà fait des erreurs
24:44dans ce type de contexte,
24:46soit en 2008
24:47ou en 2011.
24:48Donc,
24:48tout reste possible
24:49avec la BCE,
24:50mais malgré tout,
24:52quatre hausses de taux,
24:53en plus,
24:54c'est d'ici la fin de l'année,
24:55parce que quand on regardait
24:57les futures
24:57sur Horibor ce matin,
24:58en fait,
24:59on priceait quasiment
25:01quatre hausses
25:01d'ici la fin de l'année
25:02et déjà une détente
25:03en 2027.
25:04Il y a un dérapage
25:04des anticipations
25:05d'inflation dans les marchés
25:06qui peuvent justifier
25:07ce pricing aujourd'hui.
25:08Est-ce que des cinq ans
25:09dans cinq ans,
25:09est-ce que ça s'envole
25:11au point qu'il y a
25:11un vrai risque
25:13urgent de désancrage
25:14des anticipations ?
25:16Même pas tellement.
25:17Donc,
25:17en fait,
25:17c'est ça qui me semble
25:18quand même assez exagéré.
25:21Même quand on prend
25:21la variation,
25:22si on prend le 2e 1 européen,
25:24bon,
25:24ça a gagné à peu près
25:2575,
25:2580 points de base.
25:26On intègre déjà
25:27quasiment trois hausses,
25:28finalement,
25:28par rapport à la situation
25:29d'avant.
25:30Ça me semble
25:31un petit peu beaucoup.
25:32Oui,
25:33on repousse clairement
25:34l'hypothèse
25:35d'une baisse
25:36de taux additionnelle
25:37ou d'un ajustement additionnel.
25:38De là,
25:39envisager des hausses,
25:40surtout vu quand même
25:41la dynamique économique
25:43européenne,
25:44ça me semble
25:45assez exagéré.
25:47Qu'est-ce que peuvent
25:48faire de mieux
25:48à ce stade
25:49les banques centrales,
25:51Pierre-Olivier ?
25:51Peut-être que le cas
25:52de la Fed
25:53est différent
25:53de celui
25:54de la banque centrale
25:55européenne.
25:56Je pense déjà
25:57qu'il y avait
25:58plus de désinflation
25:59incrustée en Europe,
26:00ça c'est sûr,
26:00au départ,
26:01avant même
26:02qu'on ait ce choc.
26:04Je partage
26:05la vision
26:06d'Anguéran
26:06à long terme,
26:08mais c'est une question
26:09de timing aussi.
26:10Je pense que le marché
26:11ne peut traiter
26:12qu'un problème à la fois.
26:13Il ne va pas traiter
26:14en même temps
26:14la récession
26:15avec le fait
26:16qu'on va baisser les taux
26:17et l'inflation
26:18avec le fait
26:18qu'on a un choc d'offres
26:20qui s'ajoute
26:21à un choc de demandes aussi.
26:22On avait du stimulus
26:23en Europe,
26:23il ne faut pas l'oublier,
26:24on avait un stimulus
26:25au niveau mondial.
26:26Donc je pense que
26:27le marché
26:28est assez séquentiel.
26:29Pas dans les proportions
26:29de ce qu'on avait
26:31en 2022 encore,
26:32Pierre-Olivier.
26:33Non,
26:34mais je dirais
26:34qu'il y a quand même
26:37un peu de ressemblance
26:38avec le Covid,
26:39même si le Covid
26:40c'était beaucoup sur...
26:41Enfin,
26:42l'énergie n'a pas eu
26:42trop de problèmes,
26:43mais c'était davantage
26:44sur les biens.
26:45On est quand même
26:46sur un choc
26:47qui nous dit
26:47que le pétrole
26:49n'est plus là,
26:49pour vous en tout cas,
26:50pour l'instant.
26:51Il est toujours là,
26:52il y a des stocks,
26:53etc.
26:53Mais en tout cas,
26:54c'est plutôt du côté
26:55de l'offre que ça se fait.
26:57C'est pour ça
26:57on peut se dire
26:58qu'un choc d'offre temporaire
26:59ou une banque centrale
26:59ne doit pas réagir à ça.
27:01Après,
27:02à quel point
27:02il est temporaire ?
27:03Moi,
27:04j'en sais rien.
27:04Les banques centrales
27:05ne le savent pas encore.
27:06Il y a un vrai risque
27:07de diffusion
27:08de cette inflation,
27:09de cette hausse des prix,
27:10de ce choc de prix énergétique
27:12à des composantes
27:13de l'inflation sous-jacente.
27:15Est-ce qu'il y a un vrai risque
27:16encore de second tour
27:17sur les salaires ?
27:18Je crois que la BC a publié
27:19son wage tracker aujourd'hui.
27:20On n'est plus dans les envolées
27:21évidemment post-Covid,
27:23mais on est encore
27:23sur des rythmes
27:24à plus de 2,5%
27:25je crois
27:25sur les derniers trimestres
27:27prévus
27:27pour cette année 2026.
27:29Est-ce qu'il y a
27:29ce risque de boucle
27:30encore qui existe ?
27:31Le marché du travail,
27:32même s'il est un peu,
27:34j'allais dire
27:34qu'il est un peu frictionnel
27:35par certains côtés
27:36parce que je le trouve
27:37assez à tonne
27:38en termes de flux,
27:39mais enfin bon,
27:39on n'est quand même pas
27:40des taux de chômage
27:41hyper élevés
27:41de partout.
27:42Je veux dire,
27:42il est plutôt bas
27:44le taux de chômage
27:45dans tous les pays développés
27:46notamment.
27:47Non mais moi,
27:47je pense qu'à 80 dollars,
27:50ce n'est pas un problème
27:51à gérer
27:51pour les banques centrales.
27:52À 100 dollars,
27:54durablement,
27:55à la fin de l'année,
27:56bon ben là,
27:56on a un changement de régime
27:57qu'il faut quand même adresser.
27:58À 120,
27:59ça devient très compliqué.
28:01Donc après,
28:02bon là,
28:02encore une fois,
28:03on est très pris
28:04par le court terme
28:05en se disant,
28:06on voit la price action
28:07du jour,
28:08on voit le tweet du jour.
28:09Donc évidemment,
28:10tous les jours,
28:11on se dit,
28:11il faut peut-être
28:11que j'aille dans l'autre sens
28:12maintenant.
28:13Mais je pense que
28:14le marché va rentrer là
28:16dans une période
28:17de digestion.
28:17Alors moi,
28:17je le vois par exemple
28:18sur l'or.
28:18On en a beaucoup parlé,
28:19c'est un autre sujet
28:20que j'aime beaucoup.
28:22Mais je pense que l'or,
28:23si on y réfléchit
28:23à long terme
28:24avec ce qui s'est passé
28:25en Iran,
28:25il n'y a aucune raison
28:26que la grande thématique
28:28de dire que les banques centrales,
28:29les pays veulent avoir
28:30un étalon différent
28:31que le dollar
28:32parce qu'on voit
28:33que ça pose des problèmes,
28:34change en fait.
28:35Elle s'est même renforcée.
28:36Mais à court terme,
28:37si vous avez des...
28:38C'est toujours pareil,
28:39les bijoux de famille,
28:40on les vend au moment
28:40où on en a besoin.
28:41Donc si vous avez
28:42la banque centrale turque
28:43qui vend de l'or
28:44pour défendre sa monnaie,
28:46la Pologne l'a évoquée
28:47finalement,
28:47on ne va pas le faire.
28:48Apparemment,
28:49il y a des petites banques centrales
28:50en Asie
28:50qui en ont profité
28:51pour vendre un peu
28:52ces temps-ci.
28:53Bon voilà,
28:54c'est des gros montants
28:54qui passent
28:55et en attendant,
28:55il faut absorber
28:56la volatilité.
28:57Et une fois qu'on a cassé
28:57un peu le marché,
28:59on a eu des boules market
29:00sur l'or
29:00où on corrige
29:01de 30 à 50%.
29:02On a fait 30%
29:03au point bas de ce matin.
29:05Donc voilà,
29:05ça ne veut pas dire
29:06que le marché
29:07est complètement cassé.
29:07Mais ça veut dire
29:08quand même
29:08qu'il va falloir du temps
29:10avant qu'on répare le marché.
29:11Là,
29:11il va se chercher
29:12pour trouver un prix d'équilibre
29:13et ce n'est pas qu'en plus
29:14comme les actions.
29:14Il va falloir aller
29:15tâter le point
29:17où il va commencer
29:18à se stabiliser
29:19puis à un moment,
29:20ça va commencer à repartir.
29:21Mais moi,
29:21je pense que là,
29:22pendant 6 à 9 mois,
29:23l'or,
29:24ça va être compliqué.
29:24Ça ne veut pas dire
29:24qu'à la fin de l'année,
29:25on ne se retournera pas
29:26à 5600.
29:27Mais ça ne va pas se faire
29:28en ligne droite
29:29tout de suite.
29:29Il ne faut pas se dire
29:30là,
29:30il va y avoir un V-shape
29:31et on va repartir.
29:32Je crois que la dernière fois
29:32que vous êtes venu,
29:33c'était après le krach
29:35sur les précieux fins janvier.
29:37Vous teniez déjà ce discours.
29:39L'idée qu'on sortait
29:40d'une phase un peu facile
29:42entre guillemets
29:43de trade sur l'or
29:44et que les choses
29:45pouvaient continuer
29:46mais de manière
29:46peut-être moins linéaire
29:47et avec moins d'intensité
29:50peut-être aussi.
29:51D'ailleurs,
29:51je me rappelle,
29:51on avait reparlé
29:52du fameux après 5400,
29:545500,
29:54sans doute vendre
29:55avant le 5006.
29:56C'est comme ça
29:57s'il y avait un rebond.
29:59Mais parce que aussi,
30:00c'est des pauses
30:00encore une fois
30:01très difficiles
30:02à court terme
30:02à tenir.
30:04La volatilité fait
30:05que pour un certain nombre
30:06d'acteurs marchés,
30:07on ne peut pas garder
30:07un actif aussi volatil
30:10quand bien même
30:11les fondamentaux
30:12de la thèse
30:12restent valables.
30:14Si vous êtes long-en-lit
30:15et que vous n'avez pas
30:16par exemple
30:17de contraintes
30:17de rentabilité
30:18à 5 ans,
30:19ce n'est pas un problème
30:19de tenir les pauses.
30:20Comme à part moi
30:21dans la journée,
30:25si ça bouge trop,
30:26je suis obligé
30:26de réduire mes positions.
30:27C'est devenu un actif
30:28très volatil.
30:28Il faut être discipliné
30:29sur le process.
30:31Mais bon,
30:31tous les actifs
30:32sont un peu maintenant
30:33dans ce cadre-là.
30:33Regardez les taux.
30:35Combien d'un qui...
30:36Enfin, je veux dire,
30:36il y avait de quoi un peu...
30:37J'ai perdu sa chemise
30:38pour être poli
30:39parce que ça a été violent
30:41le changement de pricing.
30:44Bon, les actions en relatif...
30:45Je trouve que ça a baissé.
30:47C'était pas si...
30:48Finalement, ça n'a pas été
30:49trop trop violent.
30:49Mais on a quand même
30:50un peu de volatilité
30:51qui a monté.
30:51Et peut-être les actifs
30:53que je trouve
30:54ont été les plus stables,
30:55c'est l'échange.
30:56Je trouve que sous l'échange,
30:57ça n'a pas été trop méchant.
30:58Il ne bouge quasiment pas.
30:59Oui, il en parlait
31:00pour le Brésil aussi.
31:01Il y a beaucoup de changes
31:02comme ça.
31:02Même les devises asiatiques,
31:04finalement,
31:05malgré l'ampleur du choc
31:06qu'on a eu,
31:07je trouve que les changes
31:08se sont bien comportées.
31:09La baisse du dollar
31:10l'an dernier
31:10a gelé un peu quand même
31:12la situation
31:12sur les devises.
31:14Bon, on en est près direct.
31:15La dédollarisation,
31:16ce n'est pas ça quand même.
31:17Ah ben là, c'est...
31:18Oui.
31:18Le débatement trade
31:19a un petit coup dans l'aile.
31:20Voilà.
31:21Je pense qu'il va falloir
31:22se calmer un peu
31:23sur ces idées-là
31:23parce que je pense
31:24que c'est un énorme fantasme.
31:26Pas tout de suite.
31:27Je veux dire,
31:28on voit bien que...
31:28Ce conflit nous le rappelle ?
31:29Nous le rappelle.
31:30Le dollar reste quand même
31:31la monnaie de référence
31:33quand ça s'agite.
31:34Voilà, c'est comme ça.
31:35Ça reste d'être durable.
31:37Puis sur l'or,
31:37oui, il y a eu des mouvements
31:38clairement de vente
31:39parce que je n'imagine pas
31:41que le Qatar,
31:42l'Arabie Saoudite
31:43se mettait à acheter de l'or
31:44au moment où ils doivent repenser
31:45quand même
31:46leurs infrastructures et autres.
31:47Il y a des dépenses,
31:48des dépenses relativement importantes.
31:50C'était monter dans les réserves de change
31:51sur des niveaux relativement élevés
31:52parce que les réserves de change
31:54en termes de dollars
31:55vont venir à quasiment 20 ans
31:56de mémoire.
31:57Donc on avait quand même
31:58bien restocké sur l'or
31:59au niveau des banques centrales
32:01et la question honnêtement
32:02que je me pose
32:03lorsqu'on a touché les 5 5005,
32:05est-ce qu'on n'a pas trouvé
32:06ce point d'équilibre
32:07au niveau de l'équilibre
32:08des banques centrales
32:08en termes de réserves de change ?
32:10Est-ce que toutes n'avaient pas fait
32:11finalement ce qu'il y avait à faire ?
32:12Parce qu'une fois que vous ne roulez pas
32:14votre dette américaine
32:15pour ne réinvestissez pas
32:16dans les bons du trésor,
32:17vous avez fait le job.
32:18Donc, vendre du dollar
32:19pour acheter de l'or,
32:21puisque c'était ça
32:21le paradigme qu'on avait,
32:23je pense qu'il a été quand même
32:24abîmé.
32:25Il a été fait.
32:27Oui, ça a été fait, d'accord.
32:28Et je ne suis pas sûr
32:29qu'on ait encore
32:30ce moteur d'intensité.
32:34Donc oui,
32:34revenir à 5 5005, oui.
32:36Ça nous rappelle aussi une chose,
32:37c'est que croire
32:38que la décorrélation
32:40sur le marché,
32:40c'est un fantasme aussi.
32:42C'est-à-dire que
32:42quand il y a un collapse,
32:43quand il y a une baisse,
32:45généralement,
32:45l'intégralité des actifs
32:46se met à baisser
32:48quoi qu'il arrive
32:48à un moment donné.
32:49Alors,
32:50peut-être avec des effets retard,
32:51mais la réalité,
32:52c'est très difficile
32:53de trouver dans un mouvement
32:54de cette amplitude-là
32:56une force.
32:57Alors,
32:58ça peut être,
32:58l'avantage d'avoir
32:59tous les actifs qui ont baissé,
33:00c'est que ça a minimisé
33:01quand même l'impact négatif
33:02sur les actions,
33:03pour le coup.
33:03Parce que,
33:04mine de rien,
33:05vous êtes investisseur
33:06sur des actions américaines,
33:08vous n'avez pas perdu
33:08votre chemise,
33:09honnêtement,
33:10dans cette phase-là.
33:11Et si vous êtes
33:11sur des technos,
33:12là,
33:13en tout cas,
33:13depuis le déclenchement,
33:14avant,
33:14c'était un peu plus délicat,
33:15mais c'est presque un dollar.
33:18Et ça,
33:19ces mouvements-là,
33:20enfin,
33:20encore une fois,
33:20je reprends votre playbook,
33:21effectivement,
33:22et les enseignements
33:23d'une séance comme ça
33:24de soulagement.
33:25On verra si c'est le début
33:26de quelque chose
33:26ou s'il faut en passer
33:27par une escalade supplémentaire,
33:30plus de douleurs
33:31pour les marchés
33:31avant de revoir
33:32ce type de mouvements.
33:34mais ça veut dire
33:35quand même
33:36qu'on est prêt
33:37à réinvestir
33:38et à réallouer
33:39vers la zone dollar,
33:40ça veut dire
33:40qu'on est prêt
33:40à réallouer vers la...
33:41Enfin,
33:42tout ce qu'on avait lâché
33:43depuis des mois.
33:43La tech américaine
33:45corrige depuis octobre,
33:46on commençait à voir
33:47les gens en sortir,
33:50le software,
33:51j'en parle même pas.
33:52Donc,
33:53est-ce qu'on va réviser
33:54l'ensemble
33:55de ces jugements
33:57dans l'idée
33:58de la post-conflit ?
33:59La thématique de demain,
34:00on la connaît déjà.
34:01Parce que déjà,
34:02quand vous êtes...
34:02Je pense que vous avez même
34:04on reçoit des appels
34:05de providers
34:05qui disent
34:06« Allez,
34:06on a une idée,
34:07les infrastructures. »
34:08Et je pense que
34:09tout le monde a été appelé
34:10depuis une semaine
34:10en disant
34:11« Il va falloir reconstruire
34:12tout ce qu'on a cassé. »
34:14ça parle notamment
34:15des usines de désalinisation
34:17au Proche-Orient,
34:18ça parle des thématiques
34:19d'énergie,
34:20il y a l'armement
34:21qui existait déjà.
34:22Donc,
34:22les thématiques,
34:23elles sont prêtes,
34:24elles sont engagées.
34:25Et donc,
34:26Donc,
34:26il y a des nouveaux projets
34:27d'investissement
34:28qui arrivent là.
34:29Alors,
34:29ça ne marche jamais,
34:30clairement,
34:30en investissement,
34:31ces trucs-là,
34:32mais clairement,
34:33la thématique
34:34sur laquelle
34:34on va énormément
34:35se focaliser,
34:36c'est comment
34:37on va reconstruire
34:37les stockages,
34:40les raffineries
34:41au Moyen-Orient,
34:42construire des pipelines
34:44au Léoduc demain,
34:46construire les centrales énergétiques
34:48parce qu'il va falloir
34:49gagner notre indépendance.
34:51Donc,
34:51tout ça,
34:51c'est déjà packagé.
34:53Donc,
34:53aujourd'hui,
34:53il y a les providers,
34:55les grands providers d'ETF
34:57qui sont là,
34:58le doigt sur la gâchette
34:59en disant
34:59on y va.
35:00Voilà,
35:00donc,
35:01on a déjà la thématique,
35:02c'est pour ça que vous allez revoir,
35:03à mon avis,
35:04je n'ai pas regardé la séance
35:04aujourd'hui,
35:05là,
35:05sur la fin de séance,
35:06mais des Schneider,
35:07des choses comme ça,
35:08des grands providers d'énergie
35:10ou des solutions
35:11d'efficience énergétique
35:13qui vont se mettre
35:13à remonter.
35:14Aux Etats-Unis,
35:14ça va être le cas,
35:15notamment sur les centrales,
35:16les centrales nucléaires
35:17et ainsi de suite.
35:18Donc,
35:18la thématique,
35:18elle est en place.
35:19après le CAPEXIA,
35:19c'est le CAPEX infra-énergie.
35:21À fond.
35:22À fond.
35:22Ça,
35:22c'est écrit,
35:24voilà,
35:25tout le monde va vouloir
35:25gagner son indépendance.
35:27Un petit rappel juste,
35:27je vais finir avec ça,
35:29aux Etats-Unis,
35:30quand il y a eu l'histoire,
35:31notamment la fin du WTI,
35:34c'est-à-dire qu'on a vu
35:35que la décroissance
35:36de la production énergétique,
35:37les Américains avaient
35:39reformaté
35:40leur capacité
35:42de raffinage.
35:43Oui.
35:43Totalement.
35:44Pourquoi ?
35:44Parce qu'ils estimaient
35:45que l'avenir,
35:46c'était plutôt
35:47du pétrole lourd,
35:48donc c'est ce qu'on appelle
35:49des API relativement faibles,
35:50pour reformater.
35:52C'est pour ça qu'ils seraient
35:52incapables de raffiner,
35:53notamment le gaz de schiste
35:54aujourd'hui,
35:55parce qu'il est trop léger.
35:56Donc,
35:56à chaque fois que vous avez
35:57une crise majeure,
35:58il y a un reset derrière
36:00sur notre mix énergétique,
36:02comme on a eu le nucléaire
36:03après les problématiques
36:05qu'on a connues
36:06en 1973-1979,
36:08on a ce reset qui est opéré.
36:09Donc là,
36:10on est en train
36:10de le mettre en place
36:11et ça va,
36:11à mon avis,
36:12partir relativement fort
36:13dès la fin des hostilités.
36:14Avec un enjeu
36:15d'autant plus important
36:16pour une zone comme l'Europe,
36:17qui importe quand même
36:18majoritairement de l'énergie
36:19et de l'énergie fossile
36:20encore aujourd'hui,
36:21avec des degrés différents
36:23d'un pays à l'autre
36:24en guérant.
36:25Mais c'est vrai
36:25qu'on est en plein,
36:27une des grandes thématiques
36:28de marché,
36:29ça reste celle
36:30de la souveraineté,
36:31avec la dimension européenne,
36:33notamment.
36:33On a beaucoup parlé
36:34de la défense,
36:35du plan allemand,
36:36de dépenses d'infrastructures,
36:37de défenses.
36:38Cette crise,
36:39elle révèle à nouveau aussi
36:41toutes les fragilités énergétiques
36:42qui perdurent,
36:44y compris après la crise ukrainienne,
36:45qui n'a pas encore permis
36:47de complètement pivoter
36:48vers un modèle indépendant,
36:50ou en tout cas suffisamment indépendant
36:51pour être à l'abri
36:54de ce genre de choc.
36:55Oui,
36:56après,
36:56il faut être réaliste,
36:57est-ce qu'un modèle
36:58100% indépendant
36:59aujourd'hui est possible ?
37:01Est efficient ?
37:02Non,
37:02mais même simplement
37:02est possible.
37:04Non,
37:04le renouvelable,
37:05les produits très majoritairement
37:07en Chine,
37:08il y a beaucoup de terres rares
37:09dans les infrastructures
37:10de renouvelables,
37:11on est dépendant de la Chine.
37:13L'uranium,
37:13jusqu'à preuve du contraire,
37:15on n'en trouve pas beaucoup
37:16quand même
37:17dans la plaine de la Beauce.
37:19Donc,
37:20malgré tout,
37:20il y aura toujours
37:21une dépendance
37:22à un moment donné
37:23vis-à-vis
37:24d'un pays
37:26ou d'un autre,
37:26une zone géographique
37:27ou d'une autre.
37:28C'est un peu
37:28ce dont on discutait
37:29avant l'émission.
37:31L'enjeu,
37:31c'est de diversifier
37:33ces sources
37:33d'improvisionnement,
37:34que ce soit en termes
37:35de pays
37:36ou de zones géographiques
37:37d'origine
37:37ou en termes
37:38de typologie d'énergie.
37:39Souveraineté,
37:39ce n'est pas forcément
37:40indépendant,
37:40c'est être capable
37:41d'avoir accès à
37:42au moment où
37:43je veux et j'ai besoin.
37:45tout avoir sur son sol
37:45et en tout cas,
37:46c'est pouvoir sécuriser
37:47ces approvisionnements
37:49et aussi développer
37:51des technologies
37:52qui permettent
37:53ou bien de mieux stocker
37:54ou bien de réduire
37:55les dépenses énergétiques,
37:56etc.
37:57Il n'y a pas uniquement
37:59l'approvisionnement
37:59en énergie,
38:00il y a plein d'autres blocs
38:01qui se mettent au haut.
38:03Mais la situation actuelle,
38:05elle ne prouve plus que jamais
38:06la nécessité de ce mouvement-là,
38:07elle ne prouve plus que jamais
38:08que la thématique
38:09de la souveraineté
38:11et du retour
38:12de la conflictualité géopolitique,
38:14ça va rester central
38:14dans l'économie
38:15et dans les marchés
38:16pour au moins
38:17la prochaine décennie,
38:18si ce n'est plus,
38:19mais c'est sur le temps long,
38:20ce genre de choses.
38:21Et là,
38:22on revient un peu
38:23sur le sujet
38:23qu'on avait avant
38:24en parlant des taux
38:24de la BCE,
38:25c'est qu'il faut les financer aussi.
38:28C'est peu de dire
38:29qu'en Europe,
38:30les capacités de financement
38:31sont limitées
38:32à part pour certains pays
38:33comme l'Allemagne
38:34et puis forcément,
38:35avec des taux qui montent,
38:36avec des banques centrales
38:37qui ne sont peut-être
38:38pas forcément
38:40supportives pour l'économie,
38:42ça rend la chose
38:42d'autant plus compliquée.
38:43Donc oui,
38:43cette thématique-là,
38:44elle reste porteuse.
38:45Maintenant,
38:46c'est toujours la même chose,
38:47c'est des thématiques
38:49sur le temps long
38:49parce que c'est ça
38:50qui va fonctionner.
38:51On entend beaucoup parler aussi
38:52d'électrification aujourd'hui
38:54et oui,
38:54à moyen et long terme,
38:55c'est certain
38:56que c'est une thématique intéressante.
38:57Est-ce que c'est ce qu'il faudra
38:58jouer tout de suite
38:59dès la fin du conflit ?
39:01Ça reste à voir.
39:02Beaucoup de choses
39:03seront peut-être aussi
39:05suranticipées,
39:06très vendues,
39:06notamment pour les acteurs
39:07de marché,
39:08les brokers,
39:08etc.
39:09Et peut-être que ce ne sera
39:11certainement pas
39:12de toute façon
39:12en ligne droite.
39:13Il peut y avoir
39:13des moments de décorrelation
39:14entre la dynamique boursière
39:16d'un thème
39:17et les horizons
39:19de ce thème
39:19effectivement
39:20dans la durée.
39:21Complètement.
39:23Oui,
39:24l'enjeu énergétique
39:24de l'Europe,
39:25ça redevient
39:26quelque chose
39:26de central
39:27dans le thème
39:29marché global.
39:31Pierre-Olivier,
39:31est-ce que ça fait
39:33renaître également
39:34un risque
39:34de fragmentation
39:35de la zone euro
39:36dont on ne parlait plus ?
39:37Au contraire,
39:37on avait une forme
39:38de convergence
39:38très forte
39:39des taux
39:41souvent.
39:42Je ne sais pas
39:42parce que l'Europe du Sud
39:44se porte bien.
39:45On a le cas de la France
39:46mais finalement la France
39:47on arrive quand même
39:48à faire un budget.
39:49on aura les élections
39:50années prochaines
39:51qui vont être sans doute
39:52un point un peu névragique
39:53sur le marché.
39:54Est-ce que ça en est
39:55systémique ?
39:55Je ne suis pas certain.
39:57Non, mais je pense
39:58que par contre
39:58pour l'Europe
39:59ce qu'il a dit Anguéran
40:00c'est assez juste
40:03pour moi
40:04encore une fois
40:04le choc du Covid
40:05qui est aussi un choc d'offres
40:06et un bon exemple
40:07quand on a eu le Covid
40:08qu'est-ce qui s'est passé ?
40:09Après tout le gouvernement
40:10on dit
40:10non mais il faut la souveraineté
40:12pour produire des médicaments.
40:14C'est plus normal
40:15qu'on soit dépendant
40:15des molécules en dinde
40:16etc.
40:17Ça a pris combien de temps
40:18je veux dire
40:19est-ce qu'on est
40:19regarder le Doliprane
40:21etc.
40:21On avance très lentement
40:23là c'est un peu pareil
40:24oui mais c'est évident
40:25qu'on va se dire
40:25c'est quand même bizarre
40:26il nous faut quand même
40:27de l'énergie etc.
40:29Alors moi là-dessus
40:30je pense que
40:31les vrais gagnants
40:31c'est ceux qui anticipent.
40:32Pour moi les Chinois
40:33ils ont 10 ans d'avance
40:35là regardez les pétroles
40:36ils avaient des grands stocks
40:37ils ont les raffineries
40:38ils disent
40:38non ça ne sera pas
40:39pour les autres.
40:40Donc typiquement
40:40par exemple l'Allemagne
40:41ils ont eu le choc énergétique
40:43avec l'Ukraine
40:44là ils vont s'appeler
40:45le choc 2.0 encore
40:46avec des Chinois ultra compétitifs
40:48qui vont payer
40:48l'énergie pas chère
40:49et nous on va être encore
40:50en train de se dire
40:51ouais alors qu'est-ce qu'on va faire
40:52etc.
40:53Il faut investir sur 10 ans
40:54c'est quand même lent
40:55donc voilà
40:56ça c'est pour moi
40:57c'est un petit sujet
40:58entre guillemets
40:59d'inquiétude
41:00entre la réalité
41:01et de ce qui va être annoncé
41:02et comment ça va être mis
41:04dans les marchés.
41:04Le capital politique nécessaire
41:05le temps de décision
41:07enfin etc.
41:08Et pour les points
41:08alors moi j'ai une petite
41:10contradiction
41:10par rapport à ce que tu as dit tout à l'heure
41:12mais moi je pense que
41:13le débasement
41:13c'est hyper d'actualité
41:15parce que alors c'est pas
41:16il faut pas voir le débasement
41:17comme un débasement du dollar
41:18mais c'est le débasement
41:19de toutes les monnaies
41:20et là on a eu
41:22le premier choc de débasement
41:24qui était
41:24les banques centrales voulaient acheter
41:26parce que
41:26elles se disaient
41:27maintenant je suis
41:28je suis plus certain
41:30que mon actif
41:31libellé en dollars
41:32soit un vrai actif
41:33on peut me le prendre
41:34du jour au lendemain
41:34et ça je pense qu'en effet
41:36une grosse partie de cette thématique là
41:38est un peu derrière nous
41:38ça va continuer en flux
41:40mais est-ce qu'on va avoir
41:41des flux suffisants
41:42pour pousser
41:42le débasement plus loin
41:43je sais pas
41:44mais par contre
41:44il y a quand même une thématique
41:45qui va revenir inévitablement
41:47pour moi
41:47encore une fois
41:48je sais pas si demain
41:49dans 5 mois
41:49dans 6 ans
41:50ou dans un peu loin
41:51mais c'est quand même
41:52le débassement
41:52par rapport aux dettes publiques
41:54il y a des dettes publiques
41:55de partout
41:55tout ça va falloir le financer
41:56donc il y a un moment
41:57il va falloir faire du QI
41:59traficoté
41:59les taux réels
42:00enfin on sent qu'il y a
42:01quelque chose qui nous attend
42:02pour rendre les choses
42:03socialement acceptables
42:04parce que les coûts financiers
42:05sont énormes
42:06les besoins d'infrastructures
42:07sont énormes
42:08et de l'autre côté
42:09de toute façon
42:09on est déjà très endettés
42:10voilà
42:11et d'ailleurs je pense
42:12qu'une des grosses erreurs
42:13de Trump sur cette guerre
42:15qu'on n'analyse pas comme ça
42:17d'un point de vue macro
42:17mais c'est le coût
42:18de cette guerre aussi
42:18mais combien ils ont dépensé
42:20pour balancer des missiles
42:23de haute précision
42:24pour essayer d'un pays
42:25les 6 premiers jours
42:27je me rends pas compte
42:27moi j'ai pas la notion des chiffres
42:28mais je me dis
42:29que ça doit être colossal
42:30quand même
42:30c'est un coût
42:31pour les finances publiques
42:32je crois qu'il y a une rallonge
42:32de 200 milliards
42:34pour le budget de l'armée
42:36il va falloir tout reproduire
42:38ah bah oui oui
42:38et puis les stocks de munitions
42:39etc
42:40enfin tout ça
42:40va coûter évidemment
42:42de l'argent
42:42comme quoi
42:43c'était pas prévu
42:45l'intervention de Trump
42:46clairement n'était pas prévu
42:47il y a plusieurs indices
42:48qui le montrent
42:49par exemple
42:49pour parler des réserves stratégiques
42:50ce qui est très étonnant
42:52le pétrole aux Etats-Unis
42:53les stocks vous savez
42:54les fameuses
42:55il y a 4 points de réserve
42:56ils n'étaient qu'à moitié plein
42:57on va dire
42:57il y avait 400 millions de barils
42:58alors qu'on peut monter
42:59à plus de 700 millions de barils
43:00donc ça prouve bien
43:02que la décision
43:03a été prise
43:04de manière
43:05active
43:06en tout cas
43:06par opportunité
43:07et non pas
43:08rien n'a été
43:09le sujet de l'Iran
43:10n'est pas un sujet nouveau
43:11mais sur l'activation
43:12j'entends ce point
43:13et globalement
43:15même sur la chaîne
43:15d'approvisionnement
43:16derrière l'armement
43:17quand on commence
43:18à appeler
43:18toute la filière
43:21et tout ça
43:22clairement on était
43:23de manière active
43:24ça sent l'improvisation
43:25je reviens à ma question
43:26un peu de départ
43:27mais qu'est-ce qu'on fait
43:28dans ces moments-là
43:28donc on a coupé
43:30l'Europe
43:31l'Asie
43:31notamment la partie
43:32small et mid cap
43:33est-ce que ça veut dire
43:34qu'on a réalloué
43:35sur d'autres marchés
43:36on se met cash
43:37alors on remonte bien sûr
43:39naturellement
43:40la zone cash
43:41tant qu'on est payé
43:42pour ça
43:42en plus avec des
43:43cours qui ont bien remonté
43:45voilà
43:45donc il faut le faire
43:47alors pas n'importe quel cash
43:48il faut faire attention
43:49on ne peut pas se mettre
43:50sur du high yield ou autre
43:51parce que c'est des spreads
43:51ça peut continuer à s'écarter
43:53mais on garde le cash
43:54il faut être humble
43:55dans des situations comme ça
43:56on ne sait pas jusqu'où
43:57ça peut aller
43:58donc on garde le cash
43:59et on attend
44:00d'être un peu plus clair
44:01alors on est monté
44:02grosso modo
44:02à 20% de cash
44:03dans des portefeuilles
44:06et puis voilà
44:06on a le temps
44:07le temps
44:08on est rémunéré pour ça
44:09il n'y a aucune raison
44:09de se hâter
44:10Jean-Paul a dit lui-même
44:11we just don't know
44:12il l'a redit
44:13je ne sais combien de fois
44:15mercredi soir dernier
44:16à l'occasion
44:16de sa conférence de presse
44:17qu'est-ce qu'il y a à faire
44:19alors oui du cash
44:20ok
44:21oui non mais nous
44:22on a fait un peu près
44:22la même chose
44:24je disais il y a le risque
44:25que ce soit un peu
44:27non linéaire
44:27donc on a fait la même chose
44:28dans les portefeuilles
44:29dans un premier temps
44:30on a réduit un peu
44:31les expositions actions
44:32on a coupé un petit peu
44:34les expositions
44:34de bêta alternatif
44:36des thématiques
44:37qu'on avait
44:38certaines plus que d'autres
44:39les mid-cap allemands
44:40notamment qu'on avait
44:41on les a coupées intégralement
44:42les autres on a plutôt
44:43coupé de moitié
44:44en attendant de voir
44:45et là on est dans une position
44:47un peu d'attente
44:48où soit on remet
44:50du risque
44:50et peut-être avec
44:52d'autres thématiques aussi
44:53soit on coupe
44:54beaucoup plus agressivement
44:55si la situation
44:56ne s'améliore pas rapidement
44:57pour un fonds
44:58qui peut être très flexible
44:59très rapide
45:00très agile
45:00comme un hedge fund
45:01par exemple
45:02Pierre-Olivier
45:03il y a déjà des opportunités
45:05des choses à faire
45:05oui moi je pense
45:06qu'il faut commencer
45:08enfin je pense
45:09qu'il y a deux points
45:10le premier
45:11c'est qu'on est tous passé
45:12alors moi par exemple
45:12le premier
45:13la semaine dernière
45:14dans une phase
45:14où on se dit
45:15bon là ça bouge trop
45:16je ne peux pas supporter
45:17les changements de prix
45:19il vaut mieux
45:20se mettre un peu
45:21en dehors du marché
45:22et avoir du cash
45:22voilà
45:23donc après moi
45:25je suis plutôt
45:25dans une période là
45:26où je me dis
45:27il faut commencer
45:28à réengager
45:28petit à petit
45:29c'est à dire que
45:30le problème c'est que
45:30vous ne pouvez pas mettre
45:31le même budget de risque
45:32qu'avant le choc
45:34parce que là
45:34les volatilités
45:35sont tellement grosses
45:36c'est trop dur à tenir
45:37mais par contre
45:39si vous avez des thématiques
45:41alors ça c'est
45:41chacun personnel
45:42moi c'est comme ça
45:43où on se dit
45:43voilà sur 3 à 6 mois
45:45on pense que c'est quand même
45:45là qu'on va aller
45:46si on veut dépricer
45:47la baisse
45:47on met un petit ticket
45:48voilà on commence
45:49avec petit à petit
45:50donc on nettoie
45:51tout ce dont on n'est pas
45:51trop sûr
45:52et on se ressent
45:53sur les vraies convictions
45:55fortes
45:55et on prend le temps
45:56de réfléchir
45:56avec des convictions
45:57qu'on peut tenir
45:58voilà
45:58merci beaucoup monsieur
45:59merci d'avoir été avec nous
46:00en ce début de semaine
46:02Pierre-Olivier Béfi
46:03Boussa Régueu Vaudan
46:04Anguéran Arthase
46:05la financière de l'échiquier
46:06et Frédéric Rosier
46:07Mirabeau
46:12le dernier quart d'heure
46:13de Smart Bourse
46:14chaque lundi
46:15c'est le quart d'heure
46:16américain
46:17avec notre correspondant
46:18américain
46:19Pierre-Yves Dugas
46:19qui est à distance
46:21avec nous
46:21bonsoir et bienvenue
46:23Pierre-Yves
46:24donc je le disais
46:25en introduction
46:26de l'émission
46:27début d'une quatrième
46:28semaine de crise
46:30iranienne
46:30et de conflits
46:31dans le golfe
46:32avec un twist
46:33dont seul
46:34Donald Trump
46:35a le secret
46:36qu'est-ce qu'on peut dire
46:37des derniers développements
46:39et ce renversement
46:40de situation
46:41en tout cas
46:41qu'on observe
46:42sur les marchés
46:43Pierre-Yves
46:44et puis on pourra
46:45regarder un peu au-delà
46:46effectivement
46:47partant notamment
46:48du casse-tête
46:50que cette situation
46:51représente
46:52pour les banques centrales
46:53et pour la Fed
46:54en l'occurrence
46:55alors
46:56j'ai tendance
46:58à avoir un peu
46:58le mal partout
47:00je me souviens
47:01très bien
47:01quand Donald Trump
47:02a dit
47:03qu'il avait un deal
47:03à 90%
47:05fait pour la paix
47:06en Ukraine
47:09
47:10il est très satisfait
47:11de la progression
47:12de discussions
47:13dont nous ignorions
47:15l'existence
47:15discussions
47:16négociations
47:17dont
47:18la réalité
47:20est démentie
47:21publiquement
47:22par l'Iran
47:23qui implique
47:24Steven Whitcoff
47:26et Jared Kochner
47:28qui sont
47:28ses envoyés
47:30négociateurs
47:30au Proche-Orient
47:31mais qui ne parlent pas
47:33directement à l'Iran
47:34mais qui ont
47:35des intermédiaires
47:36et qui sont
47:37ces intermédiaires
47:38c'est pas la Suisse
47:39c'est pas la Norvège
47:41c'est pas la Finlande
47:43c'est la Turquie
47:45le Pakistan
47:47puissance islamique
47:48nucléaire
47:48et l'Egypte
47:53j'espère
47:54que
47:54les choses
47:55progressent
47:56et que
47:57les Iraniens
47:58ont
47:59sincèrement
48:00fait passer
48:01le message
48:01qu'ils étaient prêts
48:02à renoncer
48:03à l'enrichissement
48:04de l'uranium
48:05et à
48:06l'arme atomique
48:07ils prétendaient
48:09l'avoir déjà fait
48:10il y a un mois
48:12je ne sais pas
48:13je trouve ça étrange
48:14et je garde
48:15dans le coin de la tête
48:16le fait que
48:17les hostilités
48:18ont commencé
48:19le 28 février
48:20alors qu'il y avait déjà
48:22une forme de négociation
48:24en cours
48:24entre les Etats-Unis
48:26et l'Iran
48:26par l'intermédiaire
48:27des pays du Golfe
48:29donc
48:30je salue
48:31le soulagement
48:31de Wall Street
48:32pour mon petit portefeuille
48:34ça me permet
48:36de respirer
48:36un petit peu
48:37mais
48:39je demande à voir
48:40ouais
48:40ouais ouais
48:41degré de confiance
48:42assez limité
48:43effectivement
48:43à ce stade
48:44et on le voit d'ailleurs
48:45alors si le soulagement
48:46est réel
48:47c'est quand même
48:48un rebond
48:49qui s'est un petit peu
48:50amoindri
48:50depuis le renversement
48:53de situation
48:53et les propos
48:54de Donald Trump
48:55il y a quelques heures
48:57Pierre-Yves
48:57une chose est sûre
48:59c'est que la situation
49:01laissera sans doute
49:02quand même
49:02à minima
49:03des séquelles
49:05pour combien de temps
49:05c'est toute la question
49:06mais elle change
49:08quand même
49:08les paramètres
49:09notamment pour les banques centrales
49:11et peut-être même
49:11pour la réserve fédérale américaine
49:13qui était une des rares
49:14banques centrales
49:14qui avaient encore
49:16l'option
49:16de pouvoir baisser ses taux
49:17au cours de l'année
49:182026
49:19alors je suis
49:21je suis tout à fait
49:22d'accord avec vous
49:22il y a quelqu'un
49:24que je suis de très près
49:25d'abord parce qu'il est sympathique
49:27et parce qu'il parle clairement
49:29et qu'il a une grande expérience
49:31c'est le gouverneur
49:32de la réserve fédérale
49:34Christopher Waller
49:35qui avait d'ailleurs été pressenti
49:38pour éventuellement
49:39être sélectionné
49:40pour succéder
49:41à Jérôme Powell
49:43vous vous souvenez peut-être
49:45qu'il y a 10 jours
49:46les meilleurs experts
49:47de la banque centrale américaine
49:50nous avaient dit
49:51plus que jamais
49:52la Fed est divisée
49:54le comité monétaire
49:55va encore
49:56nous pondre
49:58à communiquer
49:59avec au moins
49:59trois voix
50:00de dissension
50:04tiens c'est curieux
50:05mais ceux qui ont
50:06prédit cela
50:06et tout le monde
50:07se trompe dans les prédictions
50:08moi le premier
50:10il n'y a qu'une seule dissension
50:12dans la décision
50:14de la Fed
50:14de la semaine dernière
50:15et c'est naturellement
50:16celui qui payait
50:17et qui est envoyé
50:18par Donald Trump
50:18pour cela
50:19c'est Stephen Byron
50:21qui a voté
50:22pour baisser
50:23le taux des Fed funds
50:24mais Christopher Waller
50:25qui l'an dernier
50:27avec Michel Bowman
50:29avait été
50:31en tête
50:32de l'argumentation
50:34selon laquelle
50:34le marché du travail américain
50:36faiblissant
50:37il était urgent
50:38d'envisager
50:39des baisses de taux
50:40Christopher Waller
50:41a voté
50:42comme Michel Bowen
50:43comme un seul homme
50:44pour le statu quo
50:46et il s'est exprimé
50:48au lendemain
50:49de cette décision
50:51et de la publication
50:52du communiqué
50:53et j'ai trouvé
50:54extrêmement intéressant
50:55ce qu'il a dit
50:56et il a dit une chose
50:57que je n'avais pas
50:58moi
50:59véritablement intégré
51:00on nous explique
51:02je cite presque
51:02mot pour mot
51:03on nous explique
51:05et j'ai tendance
51:05à le croire
51:06que la croissance
51:08de la population active
51:09sera nulle
51:11cette année
51:13dans ce contexte là
51:15s'alarmer
51:16de voir que les chiffres
51:18des créations nettes
51:19d'emploi
51:19comme en février
51:20et même si on en fait
51:21la moyenne glissante
51:22des trois derniers mois
51:23sont nulles
51:24voire négatives
51:25n'est pas nécessairement
51:27alarmant
51:29arrêtons
51:30pour le moment
51:31de paniquer
51:32sur la détérioration
51:33du marché
51:33de l'emploi américain
51:35la population active
51:36n'augmente plus
51:37parce qu'on a bloqué
51:38l'immigration
51:38et parce que la population
51:39vieillit
51:41quelle est l'autre
51:41urgence
51:42qui est dans le double
51:43mandat de la Fed
51:44c'est l'inflation
51:45et là
51:47Christopher Waller
51:48nous dit
51:50un conflit
51:51qui dure un mois
51:52d'accord
51:52un conflit
51:53qui dure trois mois
51:54ah non
51:55il sera inflationniste
51:56parce qu'il ne faut pas
51:57confondre
51:58l'effet inflationniste
51:59d'augmentation
52:00des droits de douane
52:01et ça fait six mois
52:02qu'il plaide pour dire
52:04les droits de douane
52:05vont augmenter
52:05mais ne vont pas
52:06nécessairement relancer
52:07l'inflation
52:07parce que
52:08c'est juste un ajustement
52:11à la hausse
52:11et il n'y aura pas
52:12de diffusion
52:12de l'augmentation
52:13de prix
52:14dans le reste
52:14de l'économie
52:15tandis que le pétrole
52:16entre dans la composition
52:18de toutes sortes
52:19de biens
52:19pas simplement
52:21l'énergie
52:22pour le transport
52:23et que dans ce cas-là
52:24il va falloir
52:25que la Fed réagisse
52:26et l'inflation
52:27même pour Christopher Waller
52:28devient le problème
52:30numéro un
52:30les marchés
52:31l'ont très bien compris
52:32n'anticipant plus
52:34de réduction
52:35pratiquement de taux
52:37cette année
52:37et peut-être
52:38se préparant
52:39si ce conflit dure
52:41dès l'été
52:42ou l'automne
52:44à des relèvements
52:45de taux
52:45ce qui nous promet
52:46une situation
52:49d'excommunication
52:50immédiate
52:51de Kevin Walsh
52:52si ce dernier
52:53parvient
52:54à succéder
52:56à Jerome Powell
52:57suite à un vote
52:58du Congrès
52:58parce que Kevin Walsh
52:59a été nommé
53:00sur la promesse
53:02d'être bienveillant
53:03en matière
53:03de baisse de taux
53:04et il sera peut-être
53:06obligé
53:07de majorer les taux
53:08pour de bonnes raisons
53:09la situation
53:10risque de s'imposer
53:11quand même
53:12aux banquiers centraux
53:12américains
53:13je notais tout à l'heure
53:13une petite phrase
53:14de Steven Mariran
53:15qui lui continue
53:16de plaider
53:16pour des baisses de taux
53:17et c'était le seul dissident
53:18effectivement sur le dernier
53:19FOMC
53:20il admet lui-même
53:21que la situation actuelle
53:23pourrait amener
53:24à un moment
53:24la réserve fédérale américaine
53:26non pas à baisser
53:26mais à monter
53:27ses taux d'intérêt
53:29vous parliez
53:29de la non-croissance
53:31de la population active
53:32avec le coup d'arrêt
53:33de l'immigration
53:34à propos d'immigration
53:36Pierre-Yves
53:37donc je rappelle
53:38il y a toujours
53:38une forme de shutdown
53:39partiel aux Etats-Unis
53:40puisqu'il n'y a pas eu
53:41de budget voté
53:42pour le département
53:43de la sécurité civile
53:44notamment
53:44les aéroports américains
53:45sont affectés
53:46et Donald Trump
53:47a la bonne idée
53:48d'envoyer
53:49l'ICE
53:50ICE
53:51la police de l'immigration
53:53dans les aéroports
53:54le mal par le mal
53:58le chaos par le chaos
54:01depuis le 14 février
54:03les démocrates
54:04bloquent
54:05l'adoption
54:06du budget
54:07du département
54:08de la sécurité civile
54:09Department of Homeland Security
54:12ce département
54:13est énorme
54:14et il comprend
54:16toutes sortes
54:17de police
54:17des douanes
54:18et de police
54:19de l'immigration
54:19et également
54:20l'administration
54:21qui est chargée
54:22d'assumer
54:23la sécurité
54:24dans les aéroports
54:27le problème
54:28c'est que
54:28les agents
54:28de l'immigration
54:29et du contrôle
54:30des frontières
54:30eux sont quand même
54:31payés
54:32et ils travaillent
54:34et on les a vus
54:34à l'oeuvre
54:35notamment
54:36dans le Minnesota
54:37avec un zèle
54:38qui a conduit
54:39à la mort
54:39de deux citoyens américains
54:40qui protestaient
54:41contre leurs interventions
54:43qui sont souvent
54:46agressives
54:48en revanche
54:49les employés
54:50du TSA
54:52Transportation Security Agency
54:54alors administration
54:55pardon
54:55ceux-là
54:57doivent travailler
54:58mais ils ne sont pas payés
54:59cette situation
55:00dure depuis le 14 février
55:02que se passe-t-il
55:02ils ne viennent plus travailler
55:04l'absentéisme s'envole
55:05trois heures
55:06d'attente
55:07maintenant
55:07dans les aéroports
55:08à Houston
55:09à Atlanta
55:09à New York
55:11à Chicago
55:11Donald Trump propose
55:13écoutez
55:14on manque d'employés
55:16au TSA
55:16on va faire venir
55:17la police
55:19aux frontières
55:19de l'immigration
55:19mais
55:20a-t-il dit tout à l'heure
55:22ils pourront travailler
55:24sans masque
55:25alors les syndicats
55:27qui représentent
55:28les TSA
55:28et d'autres employés
55:29et naturellement
55:30les démocrates
55:31qui sont derrière
55:31disent
55:32il est hors de question
55:33de tolérer cela
55:35mais ils ne peuvent pas
55:36faire grand chose
55:37on a vu
55:38déjà ce matin
55:39dans plusieurs aéroports
55:40américains
55:41discrètement
55:43les forces
55:44de police
55:45armées
55:46de l'immigration
55:48et du contrôle
55:49des frontières
55:49se livrer à des tâches
55:51qui sont présentées
55:52comme complémentaires
55:53de celles du TSA
55:55à savoir
55:55qu'ils n'assurent pas
55:57l'examen
55:58des bagages
55:59dans les centres
56:00de rayon X
56:01mais ils vérifient
56:02les identités
56:03et ils essayent
56:04ainsi de raccourcir
56:06ces énormes
56:07files d'attente
56:08mais ça n'est pas
56:09une solution
56:09au fond du problème
56:10il faudrait que
56:11s'engage
56:12une véritable négociation
56:14entre démocrates
56:15et républicains
56:16sur la question
56:17du financement
56:17les démocrates
56:18imposent des conditions
56:19qui sont rejetées
56:20par la maison blanche
56:21pour le moment
56:21l'obligation
56:23d'un mandat
56:24pour aller perquisitionner
56:25et chercher
56:26des immigrants
56:27sans papier
56:28le port de caméras
56:30et l'abandon
56:31de l'uniforme
56:32pardon
56:33et l'obligation
56:34de l'uniforme
56:35et l'abandon
56:36des masques
56:36pour ces forces-là
56:38de manière à ce que
56:38les immigrés
56:39puissent les voir venir
56:40pour l'instant
56:41Donald Trump
56:42ne veut pas
56:42accorder cela
56:43aux démocrates
56:44et le bras de fer
56:45continue
56:46avec un précédent
56:47quand même incroyable
56:48et là
56:50il y avait longtemps
56:50que je n'avais pas dit
56:51du mal
56:51du New York Times
56:54on nous présente
56:55comme normal
56:56le fait que
56:57la minorité
56:58au congrès
57:00bloque
57:00et provoque
57:01un shutdown
57:02sur une question
57:03de principe
57:04un jour
57:05il y aura un démocrate
57:06à la maison blanche
57:07et les républicains
57:07vont faire la même chose
57:08sur un autre sujet
57:10peut-être
57:10que diront
57:12les élites
57:13de la presse américaine
57:14est-ce une manière
57:15de gérer un pays
57:16que d'obliger
57:17des fonctionnaires
57:18à ne pas être payés
57:19just to make a point
57:21simplement
57:22pour humilier
57:23le président
57:24et bloquer
57:24la situation
57:25et essayer
57:25d'en tirer parti
57:26d'un point de vue électoral
57:27je pense que c'est
57:28une mauvaise chose
57:29pour le système
57:30politique américain
57:31et que ça ne fait pas
57:32avancer la cause
57:32des démocrates
57:33bon
57:33mauvais calcul
57:34peut-être
57:35effectivement
57:35de ce point de vue-là
57:36la chronique
57:37de la vie politique
57:38américaine
57:39c'est chaque lundi
57:40dans le quart d'heure
57:40américain
57:41avec notre correspondant
57:43américain
57:44Pierre-Eve Dugas
57:44en visio avec nous
57:45interview que vous retrouvez
57:46comme toutes les autres
57:47en replay
57:48sur bismart.fr
57:49ou en podcast
57:50sur l'ensemble
57:51de vos plateformes
57:51d'écoute préférées
57:53à la fin de vue
57:56de la fin de vue
Commentaires

Recommandations