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Jeudi 19 mars 2026, retrouvez François Rimeu (Stratégiste senior, Crédit Mutuel AM), Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, Internationa, Natixis IM) et Zakaria Darouich (Responsable des solutions d’investissement Taux/Crédit, CPR AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:10Comme tous les soirs, trois experts sont avec nous en plateau pour décrypter ce qui se passe sur les marchés.
00:14On est ravis d'accueillir Zakaria Darwish. Bonjour Zakaria.
00:17Bonjour.
00:17Vous êtes responsable des solutions multi-actifs chez CPRAM. Bienvenue à vous.
00:21Merci.
00:21A vos côtés, François Rimeux. Bonsoir François.
00:23Bonsoir.
00:24Stratégiste senior chez Crédit Mutuel Asset Management. Bienvenue.
00:28Et enfin, Mabrouk chez Toine. Bonjour Mabrouk.
00:31Bonjour.
00:31Vous êtes responsable de la stratégie globale de marché chez Naktixis IM.
00:37Bienvenue.
00:37Tout bien ça, merci.
00:38Voilà. Parce que j'avais le titre en anglais, donc on a tout traduit juste avant l'émission.
00:42Bon messieurs, on a besoin évidemment de vos lumières, de vos réflexions pour ce qui se passe sur les marchés.
00:49Ça se complique, ça se noue.
00:51On a l'impression même que les marchés sont toujours un petit peu, on le disait, surpris.
00:55Oui, d'abord un peu, voilà, optimistes peut-être sur une résolution du conflit qui ne devait pas durer si
01:00longtemps.
01:01On voyait que ça a baissé gentiment.
01:02Et puis, on a l'impression que ça s'accélère, Zacharien.
01:04On démarre avec vous.
01:05Avec moins de 2% aujourd'hui, on quitte le niveau des 7800 points sur le CAC 40 par exemple.
01:10Et on voit qu'il y a quand même, voilà, toute la côte qui est en rouge aujourd'hui.
01:13Il n'y a pas tellement de valeur refuge en ce moment.
01:15Alors oui, effectivement, parce que le scénario de risque qui est en train de se dessiner et que les différentes
01:20banques centrales ont décrit, sans peut-être en citer le mot, c'est le scénario de stagflation.
01:26On a un scénario où l'inflation est beaucoup plus élevée que la cible, où la croissance est plutôt modérée.
01:33Donc, dans ce scénario-là, en fait, si on sort les bouquins académiques de finances, l'actif refuge, l'actif
01:41qui fonctionne le mieux dans ce scénario-là, c'est le cash.
01:43Donc, en fait, le phénomène auquel on est en train d'assister, c'est un phénomène de dégrossine dans lequel
01:49les investisseurs qui semblaient être dans un scénario, s'inscrire dans un scénario très optimiste,
01:56avec un positionnement qui était très positif sur les actifs risqués depuis un certain temps, en jouant sur une tendance,
02:04sur un momentum qui est plutôt positif.
02:06En fait, ils se rendent compte de la réalité de la situation et du potentiel scénario de risque qu'on
02:12voit à l'horizon.
02:14Et du coup, on est en train d'assister à une vente des actifs risqués et un refuge vers le
02:19cash, et non pas d'autres actifs refuges qu'on a pu connaître,
02:23tels que l'or, tels que les obligations d'État, qui, dans un scénario de stagflation, ont du mal à
02:29jouer ce rôle.
02:30Oui, et donc ça baisse, on a l'impression que tout le monde commence à regarder vers la sortie.
02:35Et voilà, et à peu près sur tous les actifs. François Rimeau, le mot-clé qu'on entend partout, c
02:40'est la durée, la durée de ce conflit.
02:42Je le disais, on espérait quelque chose d'assez rapide. En général, la guerre, c'est jamais très très rapide.
02:47C'est le problème, c'est que le temps est notre ennemi dans cette situation-là, et chaque jour, on
02:51n'a pas de résolution.
02:52C'est un jour de danger en plus pour les marchés. On revoit les scénarios de manière négative, donc l
02:57'impact sur l'inflation, donc l'impact sur la croissance.
03:00Et comme, jour après jour, il semblerait que la situation s'envenime, qu'on perde encore de plus en plus
03:06d'offres, que ce soit de gaz ou de pétrole,
03:08qu'on se rende compte que ça va prendre de plus en plus de temps pour revenir à la situation
03:12initiale, si jamais on y revient,
03:14qu'on se rende compte qu'il va peut-être falloir même plusieurs années à certains endroits pour retrouver les
03:18capacités de production sur le gaz au Qatar, par exemple.
03:21Forcément, on revoit les scénarios de manière négative, et là où la lecture des marchés était effectivement très optimiste au
03:26départ,
03:27en se disant, de toute façon, on connaît Trump, il va vouloir arrêter dès qu'il y aura un peu
03:31de...
03:32que ce soit un peu douloureux pour l'économie américaine, on se rend compte que c'est plus compliqué que
03:37ça,
03:37parce qu'il faut être deux pour s'arrêter, et c'est difficile de trouver un terrain d'entente.
03:42Et on se rend compte que le côté « j'achète les baisses », ce qui fonctionne depuis des années,
03:48dès que les marchés perdent 5%, il faut les acheter parce que ça rebondit,
03:51là aussi c'est plus compliqué parce qu'on est dans un scénario où potentiellement c'est quand même très
03:54disruptif pour l'économie.
03:55On parle d'une perte d'offres très importante sur les marchés énergétiques,
03:59et on n'a pas de solution de remplacement.
04:02Donc on sait que ça peut être douloureux, et effectivement, un scénario de statuation,
04:07après ça dépendra de la réaction des États en face,
04:09est-ce qu'on aura comme d'habitude une réaction de dépenses budgétaires supérieures
04:13pour faire en sorte que l'impact sur l'économie ne soit pas trop fort ou pas ?
04:18Donc ça donnera des conséquences très différentes sur le côté statuationniste ou non,
04:22mais c'est évidemment très négatif pour l'ensemble de l'économie, et négatif pour les actifs risqués.
04:27Là on est encore dans le choc, on n'a pas encore pricé,
04:29quoique certains commencent à faire tourner les moulinettes,
04:31un pétrole durablement élevé, autour des 100 dollars.
04:34En tout cas, ce qui a mis le feu au poudre, sans vrai jumeau,
04:36c'est les frappes israéliens sur le site gazier iranien de South Park,
04:39c'est un de nos principales gisements de gaz du pays,
04:42dont les réserves s'élèvent à 14 000 milliards de mètres cubes.
04:45Téhéran qui a ciblé ses installations énergétiques,
04:47au Qatar, en Arabie Saoudite, bien sûr, le WTI a été plutôt épargné,
04:5296 dollars le baril, mais l'OBRIENT a progressé encore vers 114 dollars,
04:57et puis le Qatar qui confirme également d'importants dégâts,
05:00de son terminal de GNL, le plus grand du monde,
05:03qui représente 20% des exportations mondiales de GNL.
05:07Donald Trump qui déclare qu'en cas de réponse iranienne,
05:11les États-Unis détruiront massivement l'intégralité du champ gazier de South Park,
05:15avec une puissance jamais vue auparavant, par l'Iran.
05:18On disait, oui, apaisement, pas forcément.
05:20Oui, il est sûr de perdre la mid-term election s'il fait ça,
05:22donc je pense qu'à la limite, il réfléchit vraiment de manière,
05:26mais comme d'habitude, de manière très impulsive,
05:28et sans vraiment mesurer les conséquences.
05:31En tout cas, cette guerre déclarée contre l'Iran,
05:35globalement, on voit bien que l'administration américaine,
05:37ça fait très longtemps que globalement,
05:40ils regardent l'Iran comme étant une menace possible.
05:43Là, globalement, ils n'ont franchi le pas,
05:45sans trop savoir où ils mettaient les pieds par ailleurs.
05:46Donc on pense que, et là, je rejoins effectivement ce qui a été dit,
05:49c'est que le conflit est parti pour durer,
05:51parce qu'en fait, on ne connaît pas fondamentalement,
05:53d'ailleurs, les objectifs à atteindre.
05:54C'est un peu problématique,
05:55et c'est finalement ça aussi que price le marché.
05:58Mais pour revenir sur ce qui a été dit,
05:59il y a le mot de stagflation qui a été prononcé,
06:02et j'aimerais juste citer Jérôme Powell hier,
06:04qui, durant la conférence de presse,
06:06proposait de laisser de côté, finalement,
06:08ce terme stagflation qui collait véritablement
06:10à la situation des années, enfin des années 70,
06:12au moment des deux chocs pétroliers,
06:14où on avait une inflation à deux chiffres,
06:15un taux de chômage à deux chiffres,
06:16et une croissance quasiment nulle,
06:18pour ne pas dire de récession.
06:19Là, même quand on regarde les scénarios de risque
06:23publiés par la BCE,
06:24juste après la conférence de presse de Madame Lagarde,
06:26on n'est pas encore dans cette thématique-là.
06:28L'inflation monte, certes,
06:29mais on n'est pas sur une inflation à deux chiffres.
06:30On n'est pas du tout sur l'inflation de 2022,
06:33qui avait tutoyé les 10% en Europe.
06:34On n'est pas encore dans ce scénario-là,
06:36puisque la grande différence fondamentalement,
06:38me semble-t-il,
06:39c'est que, certes, on a des destructions
06:41sur l'appareil productif,
06:43notamment énergétique, dans le golfe Persique,
06:45mais quand on regarde, finalement,
06:47ce qui transite par Hormuz,
06:48et notamment pour aller, finalement, en Europe,
06:50prenons le Qatar et le GNL,
06:52c'est 8%, en fait.
06:53C'est très peu.
06:53Donc, en fait, on n'est pas du tout dans la thématique...
06:55Donc, on n'a pas la même ampleur, finalement, qu'en 2022 ?
06:57En fait, ce n'est pas le même choc.
06:58C'est un choc sur les prix,
06:59ce n'est pas un choc sur les quantités de la même nature.
07:02N'oublions pas que, finalement,
07:02le gaz russe,
07:03qui arrivait de manière massive, finalement, en Europe,
07:05et qui fournissait l'Europe en gaz,
07:07du jour au lendemain,
07:08enfin, du jour au lendemain, j'exagère un peu,
07:09mais on a eu subitement, finalement,
07:11une interruption du gaz russe
07:13qui représentait une quantité tout à fait substantielle
07:16de l'énergie,
07:17en tout cas du gaz consommé en Europe.
07:18Et donc, finalement,
07:19on n'est pas dans la même thématique, encore une fois.
07:21L'Europe a tiré, quelque part,
07:22les leçons, finalement, de cette situation
07:24en diversifiant de manière tout à fait significative
07:27son approvisionnement en gaz.
07:28On s'approvisionne en Algérie,
07:29on s'approvisionne, effectivement,
07:30en Norvège, aux États-Unis.
07:32Et donc, aujourd'hui, finalement,
07:33la situation est difficile.
07:34La situation est difficile
07:35parce qu'on ne sait pas où on va,
07:36en quelque sorte.
07:37On a une forme d'amateurisme complète
07:39vis-à-vis, finalement,
07:40de l'administration américaine
07:41de la part, vis-à-vis de cette guerre.
07:42Et, globalement, c'est ça
07:43qui effraie les marchés.
07:44Mais ça les effraie, finalement,
07:46dans une certaine mesure.
07:46Quand vous regardez les mesures
07:47de vol implicites, globalement,
07:49ça monte,
07:49mais on n'est pas non plus, finalement,
07:51sur un scénario,
07:52de sortie de route massive des marchés.
07:54C'est compliqué,
07:55et si, effectivement,
07:56ça s'installe dans le temps,
07:57ça va générer des ralentissements
08:00significatifs de la croissance.
08:01Mais, là encore,
08:02personne ne sait.
08:03On n'est pas encore à l'abri
08:04d'une surprise,
08:04là encore et maintenant
08:05de l'administration américaine,
08:07décidant, finalement,
08:08que le conflit doit s'arrêter
08:09puisque les dommages, globalement,
08:11vont être beaucoup plus importants
08:12aux Etats-Unis
08:13qu'ils ne le seront, finalement,
08:14pour Téhéran.
08:15Oui, ils pensaient être épargnés,
08:16mais, à un moment, quand même,
08:17ça va mordre sur le prix du galon.
08:19Mais ça mord déjà.
08:19Donc, on a plus de 20%
08:20depuis le début du conflit.
08:22On a des données, en fait,
08:23journalières et même hebdomadaires
08:24qui sont publiées
08:25par les administrations américaines
08:26chargées, effectivement,
08:27de monétorer les prix d'énergie
08:28sur le prix du diesel, notamment,
08:30qui est essentiel
08:31pour le transport, effectivement,
08:33aux Etats-Unis,
08:34qui est un secteur absolument essentiel,
08:37eh bien, on a déjà question
08:38plus de 20% d'augmentation
08:39depuis le début de la crise.
08:40On n'aura plus d'effet, finalement,
08:42qu'avec Liberation Day,
08:43avec les tarifs ?
08:44Ce n'est pas les mêmes effets,
08:45en fait, et ça ne s'accrime pas
08:46tout à fait dans la même timeline,
08:49si je puis dire.
08:50Mais ce qui est certain,
08:51c'est que vous touchez directement,
08:53en fait, au portefeuille
08:54des Américains
08:56via, effectivement,
08:57le canal de l'énergie,
08:58via le canal du prix du galon.
08:59Et vous l'avez dit,
09:00pour des objectifs
09:00qui ne sont pas très clairs,
09:02en cas, vu des Etats-Unis.
09:05Zacharias, on fait la transition
09:06tout de suite,
09:07donc, justement,
09:07avec la réaction des banques centrales.
09:09Pour l'instant,
09:10on était sur une dynamique
09:11plutôt de baisse.
09:13Voilà.
09:14Que ce soit aux Etats-Unis,
09:15on parlait même de jumbo cuts.
09:16Je pense qu'ils sont passés
09:17un peu à la trappe.
09:18On verra avec Kéhu Noir.
09:19Là, on est plutôt sur
09:21un changement complètement
09:22de paradigme.
09:23Mais pour l'instant,
09:24l'ensemble des banques centrales
09:25restent sur un statu quo.
09:26On observe la situation.
09:27Oui, je pense que le maître mot,
09:29en fait,
09:29pour les banquiers centraux,
09:30c'est acheter du temps,
09:31en fait.
09:32C'est le statu quo.
09:34Alors, il est exprimé
09:35de façon plus ou moins agressive
09:37selon les banques centrales.
09:39Je pense notamment
09:40à la Banque d'Angleterre
09:40qui a envoyé un signal
09:43particulièrement virulent.
09:44On va dire que,
09:45peut-être qu'il y a
09:47la mémoire de 2022 en tête
09:49qui a poussé
09:50à une communication
09:52un peu plus agressive.
09:53Mais globalement,
09:54quand on le voit
09:54dans différentes configurations,
09:57on avait des banques centrales
09:58dans différentes configurations
09:59et toutes ces banques centrales-là,
10:01ils prennent axe
10:03du fait que,
10:04si je cite Powell,
10:05c'est « we just don't know ».
10:06On ne sait pas
10:08à aujourd'hui,
10:09compte tenu de l'incertitude
10:11sur la durée
10:13du conflit,
10:15quel va être l'impact
10:16sur l'inflation
10:17et sur la croissance.
10:18Et le deuxième point,
10:18effectivement,
10:19je rejoins mon confrère,
10:21on n'est pas
10:22dans la configuration
10:22de 2022.
10:232022,
10:24on est entré
10:25dans une situation
10:25où on sortait
10:26des années...
10:28On avait encore
10:29les effets très positifs
10:30de la relance
10:32sur la demande
10:33fiscale,
10:34que ce soit aux US
10:35ou en Europe.
10:36Et en fait,
10:37on est rentré
10:37avec une demande
10:38qui était très élevée.
10:39Aujourd'hui,
10:40on est dans une configuration
10:41de marché
10:41où la demande est là,
10:43mais avec une dynamique
10:44qui était plus faible
10:46sur certaines économies.
10:48C'est pour ça aussi
10:49qu'on parlait
10:49de baisse de taux,
10:51je pense notamment
10:52au Royaume-Uni,
10:53potentiellement aux Etats-Unis,
10:54dans différentes économies.
10:58Et en fait,
11:00c'est pour ça
11:01qu'on a cette incertitude
11:03sur l'impact
11:04de hausse des prix
11:05de l'énergie,
11:06comment cet impact
11:06va se diffuser
11:07dans l'économie.
11:08Dans une économie
11:08où vous avez
11:09un marché de l'emploi
11:09qui est complètement tendu,
11:11on voit qu'il y a
11:13ces fameux effets
11:14de second tour,
11:15notamment sur la hausse
11:15des salaires.
11:17Dans la configuration actuelle,
11:18je ne suis pas sûr
11:19que l'impact
11:20soit aussi important,
11:21aussi massif
11:22sur ces effets
11:23de second tour
11:23sur l'inflation.
11:24Et c'est pour ça
11:25que le maître mot,
11:26encore une fois,
11:27pour les banques centrales,
11:28c'est patience,
11:28c'est faire attendre
11:29les marchés,
11:30ouvrir de l'optionalité
11:31dans les différents scénarios.
11:32C'est-à-dire que le prochain,
11:34si la guerre s'arrête demain
11:35et si finalement
11:36les prix de l'énergie
11:37rebaisent très fortement,
11:39eh bien en fait,
11:40la BCE,
11:41notamment aujourd'hui,
11:42a présenté trois scénarios.
11:43On revient vers
11:43le scénario de base
11:44et il n'y a pas lieu
11:45de monter tout d'intérêt.
11:47Mais il faut garder
11:48cette optionnalité,
11:49on va dire,
11:49à court terme en tout cas,
11:51où les banques centrales
11:53s'achètent un peu de temps.
11:53On va voir les différents scénarios
11:54dans un instant.
11:55François-Rémi,
11:56juste sur la Fed,
11:57il regarde évidemment l'inflation,
11:58il regarde également l'emploi.
11:59On est très attentifs
12:01à ce qui se passe
12:01du côté des jobs.
12:02Oui, c'est pas nouveau.
12:04La Fed,
12:04elle est stressée
12:05sur le marché de l'emploi
12:06depuis maintenant
12:06de longs, longs trimestres
12:09avec des signaux
12:10qui ont été inquiétants
12:11depuis un moment.
12:12Même l'été 2024,
12:13on avait déjà
12:14des premiers signaux inquiétants
12:15qui avaient amené
12:16à des baisses de taux.
12:17Donc ça fait longtemps
12:17que la Fed est inquiète
12:18sur l'emploi.
12:19On est dans un espèce
12:20d'équilibre précaire
12:21sur l'emploi
12:22où finalement,
12:22il y a peu de licenciements
12:23mais il y a très peu
12:24d'embauches en face.
12:25On ne crée pas d'emplois
12:26mais on est quand même
12:27sur un pseudo-équilibre
12:28qui fait que le nombre
12:29d'inscriptions au chômage
12:30ne bouge pas,
12:30que l'inflation salariale
12:31reste finalement
12:33encore assez élevée
12:33même si elle diminue,
12:35etc.
12:37Donc la jauge de stress
12:38sur l'emploi de la Fed,
12:39elle bouge graduellement
12:40et aujourd'hui,
12:41la Fed nous dit
12:43qu'entre le risque
12:44sur l'emploi d'un côté
12:44et le risque sur l'inflation
12:46de l'autre,
12:46c'est pas vraiment
12:47lequel des deux
12:47est le plus important.
12:48Donc ils sont évidemment
12:49embêtés
12:50et ils n'ont d'autres choix
12:51aujourd'hui
12:51que de dire
12:54on ne sait pas
12:54et on verra.
12:56Effectivement,
12:57les scénarios
12:57peuvent être très différents
12:58les uns des autres
12:59donc il n'y a aucune raison
13:00pour une banque centrale
13:01aujourd'hui
13:01de se, entre guillemets,
13:02corneriser sur un scénario
13:03X ou Y.
13:04Madame Brookshedon,
13:05vous avez bien sûr
13:06bu les paroles
13:07de Madame Lagarde,
13:08analysées,
13:09en son anglais parfait.
13:11Quels sont les messages
13:13importants
13:13que vous avez retenus
13:14ou des petites phrases
13:15peut-être ?
13:16On est partie avant la fin
13:17surtout.
13:18Pour prendre son avion
13:19pour aller à Bruxelles
13:21c'est ce qui n'est jamais vu
13:22mais globalement
13:23elle est sur la même tonalité
13:24globalement
13:25que ses confrères
13:26alors il y a une configuration
13:27un peu particulière
13:28finalement pour l'Europe
13:29c'est que
13:29autant c'est vrai
13:30il y a une dynamique
13:31et ça a été parfaitement décrit
13:33aux Etats-Unis
13:33une inquiétude
13:34sur le marché du travail
13:35une inquiétude finalement
13:36sur l'inflation
13:36ce qui fait qu'on ne sait pas trop
13:37finalement avec une fonction
13:39de réaction
13:39qui est vraiment bicéphale
13:40aux Etats-Unis
13:42que faire
13:42le marché finalement
13:44lui voit encore
13:45une petite baisse de taux
13:46d'ici la fin de l'année
13:47les projections médianes
13:49projettent effectivement
13:50une baisse de taux
13:51et quand on regarde
13:52la zone euro
13:52avec une révision
13:54à la baisse de la croissance
13:55donc ce qui a été annoncé
13:56par Christine Lagarde
13:56de 1,2 à 0,9
13:58une révision significative
13:59à la hausse finalement
14:00de l'inflation
14:01mais pas du sous-jacent
14:02donc ça c'est quand même important
14:04donc ça rejoint
14:04ce que disait Zakaria
14:05donc les effets de second tour
14:07manifestement à ce stade
14:08encore une fois limités
14:09on a le marché
14:09qui anticipe deux hausses de taux
14:11et donc là finalement
14:13d'ici la fin de l'année
14:14pour la banque centrale européenne
14:16donc on passerait
14:16de 2 à 2,5%
14:18alors même que
14:19et c'est là où véritablement
14:20je trouve que Christine Lagarde
14:21a peut-être manqué
14:21finalement quelque chose
14:22c'est de réancrer
14:23les anticipations
14:24les anticipations de taux
14:25dans la mesure où
14:26nous faisons face
14:27à un choc d'offres
14:28un choc d'offres négatif
14:29finalement qui pourra
14:30davantage peser sur l'activité
14:31qu'il ne pèsera
14:32sur l'inflation
14:33puisque ça va être du coup
14:34si on a encore une fois
14:35cette temporalité
14:37qui va jouer
14:37et qui va être déterminante
14:38sur la trajectoire
14:40de l'inflation en Europe
14:41et de l'activité
14:42je pense qu'on aura
14:43beaucoup plus d'impact
14:43et ça a été quand même
14:45relevé par Christine Lagarde
14:46sur la croissance
14:47qu'il y en aura finalement
14:48sur l'inflation sous-jacente
14:49et in fine
14:49sur les effets de second tour
14:50et donc là je trouve
14:52que finalement
14:52la manquée de conviction
14:53pour pouvoir ancrer
14:54ces anticipations de marché
14:55qui commencent à avoir
14:56un durcissement
14:56de la politique monétaire européenne
14:58alors même que
14:58on sait parfaitement
15:00que ça ne marchera pas
15:00si on a affaire
15:01à un pur choc d'offres
15:02et par ailleurs
15:03ce qui est quand même
15:04très étonnant
15:05et ça a été rappelé par Pauline
15:06on a déjà les taux longs
15:07qui en fait réagissent
15:08c'est-à-dire qu'en gros
15:09on a la partie longue
15:09de la courbe
15:10qui monte
15:11les taux allemands
15:12montent et atteignent 3%
15:14ça fait déjà une partie
15:15du travail de restriction monétaire
15:17donc au fond
15:18et là je trouve
15:19que c'est là où
15:19elle a manqué peut-être
15:20un peu de conviction
15:22à essayer d'encadrer
15:24puisque c'est ce qui finalement
15:25c'est le job
15:26un peu d'une banque centrale
15:27d'ancrer les anticipations
15:29pour pas effectivement
15:30se retrouver cornerisé
15:31à devoir ramer dans l'autre sens
15:32si jamais effectivement
15:33le marché va trop loin
15:34dans ses attentes
15:35d'accord
15:36alors elle aurait dû être
15:36un peu plus d'ovish
15:37c'est ça ?
15:38un peu plus incisif
15:39je dis
15:39donc pas d'ovish
15:40mais être beaucoup plus clair
15:41finalement sur la nature du choc
15:42et sur finalement
15:43les conséquences possibles
15:44et elle avait tout le chiffrage
15:46possible par ailleurs
15:46pour l'appuyer
15:48bon elle allait prendre son avion
15:49donc voilà
15:50elle a pu ça
15:51Zachara justement
15:52si on détaille
15:53les différents scénarios
15:55qui sont évoqués
15:55du côté de la banque centrale
15:57est-ce que vous pouvez
15:58nous le résumer ?
16:00oui bien sûr
16:01donc en fait
16:03la banque centrale
16:04a présenté deux choses
16:05d'une part
16:06des projections
16:07de son staff
16:08qui
16:09en prenant en compte
16:10les éléments actuels
16:12ce qui est fait important
16:13et qui nous rappelle
16:14un peu 2022
16:15c'est que finalement
16:16ils ont pris les données
16:17du marché
16:17après la hausse
16:19de l'énergie
16:20dans un schéma
16:21de fonctionnement normal
16:22ils s'arrêtent aux données
16:23à fin février
16:23pour inclure
16:24en fait
16:26cet impact
16:26sur la croissance
16:27en grande demande
16:28ils ont pris en compte
16:29l'actualité très très récente
16:30exactement
16:30ça a été au 11 mars
16:32de mémoire
16:32et donc en fait
16:34on voit
16:34on voit un impact
16:36modéré
16:37sur l'inflation
16:38un impact très modéré
16:39sur l'inflation core
16:40et puis une inflation
16:41une inflation core
16:44qui revient
16:44quelque part
16:45vers l'objectif
16:46des 2%
16:462,1 de mémoire
16:48à l'horizon
16:48de prévision
16:52à côté de ça
16:53ils ont intégré
16:54en plus
16:54enfin ils ont communiqué
16:55en plus
16:56sur un scénario
16:57adverse
16:58et un scénario sévère
16:59donc en fait
17:00on revient
17:00sur une logique
17:01avec des scénarios
17:03ils n'ont pas
17:04probabilisé
17:04ces scénarios
17:05donc ça
17:05c'est aux acteurs
17:07de marché
17:07de mettre
17:07une probabilité
17:08en fonction
17:09de la vue
17:10qu'on a sur
17:10le marché
17:10de l'énergie
17:11en particulier
17:12du coup
17:12par rapport
17:12à ce qui se passe
17:13au Moyen-Orient
17:13on a un scénario
17:15on va dire sévère
17:16où vous avez une hausse
17:17de l'inflation
17:18qui reste somme toute
17:19assez modérée
17:19une inflation headline
17:20l'inflation totale
17:21mais une inflation core
17:23qui reste très très modérée
17:24et un scénario sévère
17:26où on voit
17:26l'inflation headline
17:27monter de façon
17:28très massive
17:29au-delà des 6%
17:30pour revenir
17:31de façon
17:33assez rapide
17:34plus vers
17:36l'objectif
17:37ce qui est frappant
17:40dans ces scénarios là
17:40c'est que
17:41même dans le cas
17:42d'une hausse forte
17:44de l'inflation
17:45la BCE
17:45ne voit pas
17:47de récession
17:48ne voit pas
17:49d'impact
17:49sur la croissance
17:50et ça c'est un élément
17:51assez intéressant à voir
17:52c'est dans le sens
17:53où quelque part
17:54en fait
17:55il y a cette logique
17:56derrière
17:56de temporalité
17:58que soulignait Mabrouk
17:59sur l'inflation
18:01comme un choc d'offres
18:02one-off
18:03sur lequel on verra
18:05l'impact
18:05sur une année
18:06et après
18:07on va avoir
18:08en fait un retour
18:08sur le prix
18:11sur les niveaux de prix
18:12une stabilisation
18:13de niveau de prix
18:14à l'horizon
18:15des 2028
18:16c'est vrai qu'on parle
18:16beaucoup du pétrole
18:17mais il faut dire
18:18qu'il y a beaucoup
18:18de secteurs connexes
18:19qui sont touchés
18:22l'aluminium
18:22tous ceux qui sont intensifs
18:24on a bien sûr
18:24le tourisme
18:25on a bien sûr
18:26voilà
18:27et puis après
18:28effectivement
18:29si on avait
18:29l'effet de second tour
18:30et de l'inflation
18:31il y a tout le secteur
18:32de la construction
18:32l'immobilier
18:33qui n'était pas en bonne forme
18:34et qui commençait à se relever
18:35et qui pourrait être
18:35à nouveau plombé
18:36donc en fait
18:37c'est vrai que cette inquiétude
18:38elle se diffuse
18:38on a l'impression
18:39par vague
18:39François Rémeux
18:40il y a quand même
18:41beaucoup de secteurs
18:41Oui
18:42alors juste après
18:43pour revenir deux minutes
18:44sur ce que price le marché
18:46aujourd'hui
18:46quand on voit
18:46que les taux longs
18:47se tendent
18:47et qu'on se met
18:49à anticiper
18:49deux voire trois
18:51hausses de taux
18:52en Europe
18:53ou au UK
18:53ça s'est bien tendu
18:55ce matin
18:56je pense que le marché
18:57a aussi la mémoire
18:58de ce qu'ont fait
18:58les gouvernements
18:59lors des précédentes crises
19:00et ce qu'ont fait
19:01les gouvernements
19:01c'est qu'ils ont
19:04garanti
19:04entre guillemets
19:05que la croissance
19:06ne s'écroulerait pas
19:08et la réponse
19:08a toujours été la même
19:09ça a été d'imprimer
19:10et de faire
19:11des déficits budgétaires
19:12très important
19:12et ça a été rappelé
19:13par Christine Lagarde
19:15aujourd'hui
19:15c'est qu'elle dit
19:17qu'elle aimerait
19:18que les aides
19:19budgétaires et fiscales
19:20soient ciblées
19:21dans le temps
19:21etc
19:21donc on sent bien
19:22que sa crâne sous-jacente
19:23c'est que ce soit
19:24trop important
19:25et qu'on se retrouve
19:26dans un scénario
19:26un peu similaire
19:27à ce qu'on a connu
19:29en 2022
19:30on n'est pas sûr
19:31que c'est ce qui va arriver
19:31mais c'est peut-être
19:32une partie de ce que
19:33les marchés anticipent
19:34et si jamais
19:35on était dans le cas
19:35où on a encore
19:362, 3, 4% de PIB
19:38qui sont mis sur la table
19:39pour faire en sorte
19:40que ce soit moins douloureux
19:42pour les ménages
19:43et pour les entreprises
19:44à ce moment-là
19:45on est dans un scénario
19:46où l'impact sur la croissance
19:47est moins fort
19:47et à ce moment-là
19:48les marchés ont sans doute
19:49raison d'étendre
19:50les parties longues de courbe
19:51et sans doute
19:51que la BCE
19:52serait dans une situation
19:53où elle n'aurait
19:54d'autres solutions
19:55que de monter les taux
19:56je ne dis pas
19:57que c'est ce qui va se produire
19:58mais ce n'est pas illogique
19:59que les marchés
20:00aient cette mémoire-là
20:01parce qu'on sent bien
20:02que c'est clairement
20:03une possibilité
20:03on a vu l'Italie
20:04annoncer déjà
20:06baisser les taxes
20:06sur le pétrole
20:07alors ce n'est pas très important
20:08c'est 500 millions d'euros
20:09pour le moment
20:09mais imaginons
20:10que ça dure un mois
20:11un mois et demi
20:12deux mois
20:12et si on se retrouve
20:13fin mai dans la même situation
20:15on verra que là
20:16où on dit qu'aujourd'hui
20:17on n'a pas vraiment
20:18de marge budgétaire
20:19pour intervenir
20:19on se rendra compte
20:20que dans un moment
20:21dans deux mois
20:21tout d'un coup
20:21on aura trouvé
20:22des marges budgétaires
20:23parce que si tout le monde
20:24fait la même chose
20:24au même moment
20:25on trouve toujours
20:25ces marges budgétaires
20:26on l'a connues
20:27lors des crises précédentes
20:27donc ça explique je pense
20:29une partie du pricing actuel
20:30effectivement
20:31si on n'a aucune réaction
20:31des états
20:32il est probable
20:33que les faits soient recessifs
20:34et qu'il n'y ait pas besoin
20:34de monter les taux
20:35mais il y a des scénarios
20:36où ce n'est pas impossible
20:38cela dit
20:38l'augmentation des taux d'intérêt
20:40notamment sur la partie longue
20:41de la courbe
20:42quand on commence
20:43à la décomposer
20:43un tout petit peu
20:44donc il y a une énorme
20:45contribution bien sûr
20:46des anticipations d'inflation
20:47quand on regarde
20:47la partie nominale
20:48mais quand on regarde
20:49finalement
20:49la partie taux réel
20:51ça baisse
20:52et là
20:53ça baisse en Europe
20:54ça baisse partout
20:55ça baisse
20:56appuyant partout
20:57donc en tout cas
20:58taux réel
20:58ils ont quand même baissé
21:00par rapport
21:01les taux réels longs
21:03en tout cas
21:04en Europe ça a baissé
21:05en fait notre lecture
21:06consiste à dire
21:07que si vous avez une baisse
21:08des taux réels
21:09globalement ce qui se passe
21:09c'est que vous avez aussi
21:11en sous-jacent
21:11moins de croissance
21:12donc à un moment donné
21:13le pricing finalement
21:14la lecture
21:15qui consiste à dire
21:16si on a plus de taux
21:17ça veut dire qu'on aura
21:18plus de dépenses budgétaires
21:19à un moment donné
21:20je trouve que pour le moment
21:21ce n'est pas encore
21:22tout à fait le cas
21:22la majeure partie
21:23de la hausse des taux
21:24que l'on voit
21:25sur la partie nominale
21:26sur la partie longue de la courbe
21:26ça vient finalement
21:27encore une fois
21:27de ce pricing d'inflation
21:28les taux réels
21:29ne sont pas du tout
21:30entre guillemets en phase
21:31avec l'idée
21:32d'une augmentation
21:34de la dépense publique
21:34qui viendrait soutenir
21:35finalement l'activité
21:36en fait c'est ça justement
21:37que le marché price
21:37il n'y a quand même
21:38plus de risques
21:39et là je pense qu'on sera
21:40tous d'accord là-dessus
21:40sur la croissance européenne
21:42qu'il n'y en a finalement
21:43sur la croissance américaine
21:43et finalement
21:44on le voit bien
21:45dans le chiffrage
21:46qui a été publié hier
21:47par la Fed
21:48ils ont revu à la hausse
21:49leur croissance
21:50alors on ne sait pas
21:50ce qu'ils ont pris
21:51en fait comme hypothèse
21:52alors ça ça paraît
21:53quand même un peu surprenant
21:53au moins le statu quo
21:542-3
21:55non ils sont passés
21:55à 2-4
21:56alors même qu'en Europe
21:57on révise à la baisse
21:57donc l'Europe finalement
21:59ce que fait la BCE
21:59c'est en phase avec
22:00finalement le pricing
22:02de marché
22:02sur les perspectives
22:03de croissance
22:04les perspectives d'inflation
22:05et les conséquences
22:05sur l'activité économique
22:06aux Etats-Unis
22:07on se dit
22:08mais cette économie
22:09marche sur l'autre
22:10c'est-à-dire qu'en gros
22:10il n'y a rigoureusement
22:11rien qui peut l'atteindre
22:12donc il y a beaucoup plus
22:13finalement de fragilité
22:14en zone euro
22:15avec bien évidemment
22:16le débat budgétaire
22:17au fond
22:18qui va se poser
22:19et avec
22:20dans certains pays
22:20aucune marge de manœuvre
22:22alors le Portugal
22:22dégage des excédents budgétaires
22:23ça c'est quand même fantastique
22:24en France
22:25on est encore
22:26dans une situation déficitaire
22:27qui laisse assez peu
22:28de marge de manœuvre
22:28pour pouvoir aller défendre
22:29le pouvoir d'achat des ménages
22:30donc on va voir
22:31comment tout ceci
22:32va se décliner
22:35est-ce que les banques centrales
22:36vont réutiliser
22:37l'arme du bilan
22:38a priori
22:39il y a très peu de chances
22:40en tout cas à ce stade
22:41c'est pas du tout
22:42ce qu'anticipe le marché
22:43effectivement
22:45monsieur
22:45on va profiter bien sûr
22:46de votre présence aussi
22:48éminent stratégiste
22:49pour vous demander
22:50ce qu'on fait
22:50sur les actifs
22:51sur son allocation
22:53est-ce qu'elle est bouleversée
22:54alors on a
22:55vous l'avez rappelé
22:56cash is king
22:57dans ces situations
22:58on le voit
22:59d'ailleurs pour beaucoup
23:00de gens qui sont en train
23:01de peut-être
23:01de jeter par-dessus bord
23:03ce qui avait bien monté
23:04de faire du cash
23:05est-ce que ça change
23:07fondamentalement
23:07les allocations
23:08on se souvient
23:09qu'on était en pleine
23:10rotation sectorielle
23:11avant
23:14cet épisode
23:14de guerre
23:15qui paraît
23:16qui va durer
23:17qu'est-ce qu'on fait
23:17aujourd'hui
23:18qu'est-ce qu'on fait
23:19aujourd'hui
23:19c'est une très bonne
23:20question
23:21ce qu'on peut
23:22en fait il faut
23:24il y a deux éléments
23:25le premier c'est
23:26de dire
23:27quand on regarde
23:28les épisodes précédents
23:29on va dire
23:29de l'administration
23:30Trump
23:30on a l'impression
23:31qu'il y a un seuil
23:32de douleur
23:32sur le côté économique
23:34ou tout ce qui est lié
23:35d'une façon
23:35ou d'une autre
23:36aux élections
23:36ou à l'opinion publique
23:37et la vue sur Trump
23:39qui limite quelque part
23:43la durée
23:43on va dire
23:44de l'impact
23:44sur les marchés
23:46on aurait donc
23:47ce fameux
23:48taco trade
23:48une fois de plus
23:49pour l'acronyme
23:50maintenant il faut
23:51prendre acte
23:51du fait que
23:52Trump chicken
23:52il se dégonfle
23:55finalement
23:57on voit que
23:58le chemin
23:59n'est pas aussi court
24:01que les dernières fois
24:01c'est-à-dire que
24:02si on regarde
24:02le Grand Land
24:03on regarde le Venezuela
24:04on regarde même
24:04l'Iran l'année dernière
24:05on est sur des épisodes
24:06très courts
24:07là en fait
24:08on voit que la porte de sortie
24:10notamment ce que
24:11soulignait mon confrère
24:11c'est qu'aujourd'hui
24:12la porte de sortie
24:13ne dépend plus que de Trump
24:14il faut au moins
24:16deux parties
24:16pour aller là-dessus
24:18donc en fait
24:19on prend acte
24:20c'est que même si Trump
24:21aujourd'hui disait
24:21bon finalement
24:22voilà
24:23on atteint nos objectifs
24:24on ne sait pas trop
24:25quels étaient
24:26mais voilà
24:27et on arrête là
24:28l'Iran
24:29il faudrait continuer
24:30à avoir un pouvoir
24:31de nuisance dans la zone
24:32tout à fait
24:33donc en fait
24:34on ne voit pas
24:35la situation cible
24:36se régler
24:37si les deux parties
24:38ne sont pas
24:41on va dire
24:42il y a un niveau
24:42de rationalité
24:43où ils réfléchissent plus
24:44à leur intérêt
24:46plutôt qu'une posture
24:48d'escalade
24:49mais maintenant
24:50il faut prendre acte
24:50du fait que la volatilité
24:51augmente
24:52que les niveaux de risque
24:52augmentent
24:53que les mouvements
24:54journaliers
24:55sur les actifs
24:56sont plus élevés
24:57et donc ça
24:58ça induit quoi ?
24:59ça induit de recalibrer
25:00quelque part
25:00un peu les portefeuilles
25:01de telle façon
25:02à pouvoir en fait
25:04maintenir une position
25:05sur la durée
25:06c'est-à-dire que
25:07le pire des scénarios
25:08aujourd'hui
25:08que vous pouvez avoir
25:09c'est ce qu'on appelle
25:10un gap risk
25:11c'est-à-dire que
25:12en fait
25:12vous avez un mouvement
25:13extrêmement fort
25:14sur un actif
25:15sur une journée
25:16vraiment sur
25:17une news
25:19sur une information
25:20ce qu'on a pu
25:21par exemple
25:22vivre pendant
25:22la période
25:23de Liberation Day
25:24l'année dernière
25:26et donc en fait
25:27c'est dans ce sens-là
25:28qu'on est un peu plus prudent
25:29on reste quand même
25:30malgré tout
25:31long sur les actifs risqués
25:32mais avec un calibrage
25:33de risque
25:34qui est beaucoup plus
25:34beaucoup plus limité
25:36d'accord
25:36est-ce que ça
25:37il y a une incidence
25:38sectorielle justement
25:39où est-ce qu'on
25:39il y a des thématiques
25:41qu'on est en train
25:41de revoir
25:43alors il y a des thématiques
25:45qui sont
25:45qui sont un peu
25:46quelque part
25:46qui sont
25:47vous qui aimez
25:48les thématiques
25:48chez CPR
25:50donc un des points
25:53on voit que le débat
25:54actuel
25:55enfin que la situation
25:56actuelle
25:56pousse beaucoup plus
25:57pour les thématiques
25:58de type autonomie
25:59stratégique européenne
26:00qui reviennent
26:01sur le devant de la scène
26:02on parle beaucoup
26:03de la défense
26:04mais c'est beaucoup plus large
26:06l'approvisionnement
26:07en énergie
26:08il y a des choses
26:08qui ont été faites
26:09il y a des choses
26:10encore à faire
26:11sur le secteur
26:12de la santé
26:12sur le secteur
26:13des infrastructures
26:15donc il y a pas mal
26:16de choses
26:16il y a pas mal
26:17d'éléments
26:17qu'on voit
26:20qui étaient
26:21on va dire
26:21quelque part
26:22en tâche de fond
26:23et qui
26:23vis-à-vis des événements
26:25récents
26:26et plus généralement
26:27vis-à-vis de l'administration
26:28Trump
26:28poussent à être
26:30encore plus
26:30sur le devant de la scène
26:31sur la situation actuelle
26:35on peut même souligner
26:36l'anecdote
26:37de Christine Lagarde
26:38qui a fait tout un laïus
26:39sur la transition énergétique
26:40et que le fait
26:41que cette guerre éclate
26:43et bien
26:43un des effets
26:45on va dire
26:45qui peuvent être
26:46un des fruits
26:47de cette guerre
26:48c'est l'accélération
26:48de la transition énergétique
26:50pour avoir
26:50encore une moindre dépendance
26:52de l'Europe
26:52vis-à-vis de ce type
26:53de situation
26:54même si on signale
26:55qu'en termes
26:55d'intensité énergétique
26:56c'est vrai que la croissance
26:57est quand même moins dépendante
26:58on voit quand même
26:59il reste du chemin à faire
27:00François Rimeux
27:01justement
27:01même question
27:02sur l'allocation d'actifs
27:03est-ce que c'est bouleversé
27:05ça change les choses
27:08c'est clair
27:10on est arrivé
27:11dans cette crise
27:11sur un cycle
27:14conjoncturel
27:15qui était positif
27:16accélération de la croissance
27:17globale
27:17ou en tout cas
27:18croissance soutenue
27:19à peu près partout
27:19un risque inflationniste
27:20qui était plutôt en baisse
27:21et là on a complètement
27:22l'inverse
27:23donc évidemment
27:23ça change les choses
27:24donc évidemment
27:25qu'il faut réduire les risques
27:27en tout cas
27:27c'est ce qu'on a fait
27:28la semaine dernière
27:29après la question c'est
27:30qu'est-ce qui est anticipé
27:31par le marché
27:32autant la semaine dernière
27:33on avait l'impression
27:33qu'on anticipait pas grand chose
27:34autant graduellement
27:36le marché pousse un peu
27:37et on anticipe un scénario
27:38de plus en plus douloureux
27:39donc c'est toujours
27:40la question de savoir
27:40qu'est-ce que le marché
27:41anticipe
27:42versus le scénario
27:43médian probable
27:44il n'y a aucune science
27:47exacte là-dedans
27:48mais aujourd'hui
27:49a priori
27:50c'est évident
27:51qu'on est moins bien payé
27:53pour le risque rémunéré
27:54qu'il y a trois semaines
27:55avant la crise
27:57il y a quelques actifs
28:00qui nous paraissent être
28:01non pas mispricés
28:02mais en tout cas
28:03un peu étonnants
28:04dans leur réaction
28:05dans ce contexte
28:07c'est qu'autant on a vu
28:07les anticipations
28:08de l'inflation très courtes
28:09jumper très fortement
28:11en zone euro par exemple
28:12on est à quasiment 4%
28:13sur le fixing de l'inflation
28:14de 2026
28:15ce qui est bien supérieur
28:16à ce qu'a fait la BCE
28:18dans ses prévisions
28:19mais c'est normal
28:19c'était arrêté 11 mars
28:20et aujourd'hui
28:21la situation est bien pire
28:22mais 4% de l'inflation
28:23c'est beaucoup
28:23mais à l'inverse
28:24quand on regarde
28:25les anticipations
28:26de l'inflation de long terme
28:27donc les 5 ans dans 5 ans
28:28soit sur la partie US
28:30sur la partie euro
28:30aux US ça n'a pas bougé
28:31voire ça a baissé
28:33et en zone euro
28:34ça a monté
28:34mais pas énormément
28:35donc ça ne nous paraît pas
28:37très important
28:38comme mouvement
28:38étant donné les mouvements
28:39qu'on a en face
28:40sur les prix de l'énergie
28:42et sur l'impact
28:43que ça peut avoir
28:43je ne dis pas que ça va avoir
28:44mais que ça peut avoir
28:46ce qui peut paraître étonnant
28:47c'est le déleveraging massif
28:49qu'on a eu sur l'or
28:50et toutes les stratégies
28:51connexes aux métaux précieux
28:52or, argent, minières etc
28:54on a des prises de profit
28:57qui ont été massives
28:58les minières je crois
28:59que ça perd 30%
29:00depuis le plus haut
29:00l'or ça perd une quinzaine de pourcents
29:02quelque chose comme ça
29:03il y avait des effets de levier peut-être aussi
29:04il y avait des gens
29:05qui avaient arbitré
29:07qui étaient venus sur l'or
29:09oui
29:09on est dans un phénomène
29:10de déleveraging assez classique
29:11où il y avait énormément
29:12de momentum
29:13sur la case active
29:14donc beaucoup de positionnement
29:16donc c'est pas illogique
29:17que ça souffre
29:18quand on a une réaction
29:19très adverse de marché
29:20après on peut se poser la question
29:22si à terme
29:22est-ce que les raisons
29:24sous-jacentes
29:25qui ont fait
29:25que l'or montait
29:26depuis plusieurs années
29:28sont toujours là
29:28et nous il nous semble que oui
29:30donc on est plutôt
29:31à penser que
29:32se repositionner sur l'or
29:33sur ces niveaux-là
29:34c'est plutôt intéressant
29:35versus là où on était
29:36il y a encore trois semaines
29:38donc il y a des choses
29:39quand même à faire
29:39sur des mouvements d'actifs
29:41qui ne nous paraissent pas
29:42complètement cohérents
29:43si on essaie
29:43de prendre un peu de distance
29:44avec l'événement
29:45et qu'on se projette
29:46à horizon quelques mois
29:49Mavrochette-toi
29:49nous m'aille dit
29:51l'or finalement
29:52c'est pas une valeur refuge
29:53alors ça vient
29:54contre-valancer
29:55peut-être les idées reçues
29:56on se dit
29:56bah tiens
29:57il y a un conflit
29:57tout le monde va se jeter
29:58sur l'or
29:58pas du tout
29:59Non mais globalement
30:02c'est ce qui vient juste
30:03d'être dit à l'instant
30:04c'est que l'or a bénéficié
30:05d'un momentum
30:06effectivement tout à fait positif
30:08alors c'est très facile
30:09d'acheter une tendance
30:09à la hausse
30:10donc on est tous à paix
30:11finalement aspirés
30:12par cette tendance
30:13et notamment on va dire
30:14la dernière partie
30:15du segment des acheteurs
30:17à savoir les particuliers
30:19qui vont tous
30:19effectivement aller acheter
30:20cette classe d'actifs
30:22sans trop se poser de questions
30:23puisque finalement
30:23ça ne fait que monter
30:24et puis on présente l'or
30:26comme étant finalement aussi
30:27il y a cette thématique
30:28de la valeur refuge
30:28mais quand vous voyez
30:29une variation quotidienne
30:30du prix de l'or
30:31qui peut finalement
30:32faire du plus 6
30:33moins 7 etc
30:34c'est pas véritablement
30:35le comportement
30:36d'une valeur refuge
30:37une valeur refuge
30:37c'est pas censé rajouter
30:38de la volatilité
30:39à un portefeuille
30:40c'est plutôt le contraire
30:41en fait
30:41et donc partant de ce constat là
30:43on peut décemment arriver
30:45à la conclusion
30:45assez rapide
30:46que oui c'est plutôt
30:47un actif
30:48qui bénéficie
30:49finalement d'un momentum
30:50positif
30:51un peu spéculatif
30:52par ailleurs
30:52basé sur du leverage
30:53etc
30:54et là encore
30:56je rejoins complètement
30:56ce qui vient d'être dit
30:57les facteurs structurels
30:59qui ont expliqué
30:59la montée tendancielle
31:00de l'or
31:01n'ont fondamentalement
31:01pas disparu
31:02diversification des banques centrales
31:04des réserves de change
31:04de la banque centrale
31:05volonté effectivement
31:06de se désensibiliser
31:08finalement vis-à-vis
31:09du grand frère américain
31:10qui selon les jours
31:12finalement peut être
31:14belliqueux
31:15ou plutôt coopératif
31:17ça dépend effectivement
31:19du petit déjeuner
31:20par exemple
31:21donc fondamentalement
31:22on se dit que
31:23le momentum est toujours là
31:24il est beaucoup moins fort
31:26effectivement
31:26que ce qu'on a observé
31:28il y a des points d'entrée
31:29sans doute effectivement
31:29à moins 15, moins 20
31:30où il faut acheter
31:31puisque globalement
31:32la demande est toujours là
31:33maintenant il y a
31:34d'autres actifs
31:34effectivement risqués
31:35là aussi
31:36qui présentent finalement
31:37des incohérences
31:40de valorisation
31:42je pense notamment
31:43à ce bon vieux
31:45cette bonne vieille tech
31:46américaine
31:46qui a été littéralement
31:48finalement oubliée
31:48puisque c'était finalement
31:49le grand serpent de mer
31:50avant cette crise
31:52et quand on regarde un peu
31:53la valorisation de la tech
31:54on la compare finalement
31:55assez rapidement
31:56à ce qu'on a observé
31:58au cours des dernières années
31:58c'est plutôt pas cher
32:00fondamentalement
32:00quand vous regardez
32:01ce qu'anticipe
32:02le consensus
32:03en matière de croissance
32:04des bénéfices
32:05c'est vraiment pas cher
32:06pour le coup
32:07et quand vous la comparez
32:08par ailleurs à la tech européenne
32:09qui est sans commune mesure
32:12en matière de dépenses
32:12d'investissement
32:13dont on peut encore une fois
32:14discuter qu'elles ont été
32:15excessives etc
32:16je pense que c'est encore
32:17un faux débat
32:18un faux procès même
32:19qui est fait à ce secteur
32:21et bien fondamentalement
32:22je me dis que
32:23si le marché décide
32:24de repartir
32:25parce que le conflit
32:26finalement cesse
32:27on a un cessez-le-feu
32:28on a plus de visibilité
32:29et finalement
32:30on repart sur un momentum
32:31positif
32:32ça fera partie des secteurs
32:33qui vont repartir
32:35de manière assez significative
32:36parce qu'un peu délaissée
32:37un peu massacrée
32:38et surtout
32:38pas cher du tout
32:39par rapport à ce qu'ils sont
32:40capables de délivrer
32:41et enfin le dernier
32:41le dernier point
32:42qu'on aime beaucoup
32:43alors on était très
32:44très positif
32:45sur la partie émergente
32:46notamment sur la partie
32:47Asie
32:48en raison effectivement
32:49de cette connexion à la tech
32:50on est vraiment cap
32:51sur les émerges
32:51que ce soit sur les actions
32:53comme sur les obligations
32:54alors plutôt actions
32:55nous du coup finalement
32:57mais bon bien évidemment
32:58le problème qui a Hormuz
32:59va plutôt impacter
33:00comme on a pu le dire
33:01l'Asie
33:02donc 38% de l'énergie
33:04en fait qui sort de Hormuz
33:05est destiné finalement
33:06à l'Asie
33:07à la Chine pardon
33:08donc c'est quand même
33:08une part significative
33:09et donc on se dit globalement
33:11bon est-ce qu'on vend la tech
33:12non
33:13on la garde
33:14et on garde effectivement
33:15tout ce qui est satellite
33:16donc l'Asie émergente
33:16on continue de penser
33:17qu'il y a encore des choses
33:17à faire dessus
33:18et surtout le LATAM
33:19qui va être effectivement
33:21la partie
33:22qui va être plébiscitée
33:23par tout un tas d'acheteurs
33:25qui vont chercher
33:26de l'énergie
33:27et qui vont chercher
33:28à s'approvisionner de l'énergie
33:29de manière sécurisée
33:30et donc globalement
33:31où est-ce qu'il y en a
33:31en fait dans le monde
33:32il y en a aussi en Amérique latine
33:33donc on ne jette pas
33:35les émergents par-dessus
33:35non
33:36pas encore
33:38pour le moment
33:39on ne jette pas
33:39et nous on garde
33:40effectivement
33:40il faut rester relativement serein
33:42et ne pas vendre
33:43en fait
33:44parce qu'encore une fois
33:45on a eu ce signal
33:46en début de semaine
33:47finalement
33:47qu'on avait peut-être
33:48atteint le pic d'intensité
33:49en matière de conflit
33:51qu'on ne pouvait pas
33:52aller plus loin
33:53avec ce qui s'était passé
33:53le week-end dernier
33:55bon
33:55hier soir évidemment
33:56on nous a prouvé le contraire
33:57donc c'est pour ça
33:58qu'on repart
33:58sur un nouveau pic d'intensité
33:59mais le marché en fait
34:00résonne en matière de pic
34:01en regardant un peu
34:03les pics locaux
34:04si on atteint un pic
34:05de violence et d'intensité
34:07et qu'on perçoit finalement
34:08qu'on va vers une décrue
34:09et bien globalement
34:10c'est comme ça
34:11que le marché va pricer
34:12finalement
34:12une décrue du conflit
34:13et se normaliser
34:14oui peut-être
34:14exactement
34:14je rappelle une chose
34:16le conflit qui oppose
34:17l'Ukraine et la Russie
34:18il a démarré en 2022
34:19il dure toujours
34:19entre temps les marchés
34:20certes ont beaucoup baissé
34:21et ils sont repartis de plus belle
34:23et ils ont vécu leur vie
34:24donc les conflits ça existe
34:25les marchés savent s'adapter
34:27à ce genre de situation
34:27et on a atteint des records
34:28un petit peu partout
34:29d'ailleurs on était sur un record
34:30même sur le CAC 40
34:31juste avant
34:31effectivement la guerre
34:32en Moyen-Orient
34:33sur les pays émergents
34:35Zacharias
34:35c'est vrai qu'on en parlait
34:36beaucoup en début d'année
34:37on disait
34:37les grands gagnants
34:38cette année
34:39même le Japon
34:40oui tout à fait
34:41donc en fait nous
34:42on est plutôt surpondéré
34:44reste du monde
34:44par rapport aux Etats-Unis
34:46mais dans un trade
34:46de dédolarisation
34:47de plus long terme
34:48l'exception effectivement
34:50c'est la tech
34:50le segment tech américain
34:51sur lequel on aime bien
34:53être présent
34:54et on aime être présent
34:55sur les deux
34:56on va dire
34:56les deux concurrents
34:59la Chine d'un côté
35:00et les Etats-Unis
35:03parce qu'on voit
35:03qu'il y a une course
35:05sur un segment
35:06sur lequel il y a
35:07beaucoup
35:08beaucoup d'investissements
35:09à court terme
35:10mais avec des prévisions
35:11de bénéfices
35:12qui sont extrêmement élevées
35:13et peut-être même
35:14en fait
35:15la clé
35:15de la croissance
35:17future
35:18pour
35:20différentes économies
35:21donc on reste
35:22positionné
35:23sur l'Asie
35:25mais spécifiquement
35:26sur le segment
35:26de la tech
35:27sur les Etats-Unis
35:27également
35:28et on aime beaucoup
35:29en fait
35:29la TAM
35:30notamment
35:31notamment le Brésil
35:32en fait c'est une économie
35:33vous avez parlé
35:33avant d'émission
35:34un petit peu
35:34non ?
35:35non pas du tout
35:35ça fait très longtemps
35:36qu'on ne s'est pas parlé
35:36sur le Brésil
35:40on est notamment
35:40très positif
35:41sur la devise
35:42même si la banque centrale
35:43elle est dans une logique
35:44de baisse des taux
35:44donc une des banques
35:46banques centrales
35:46qui ont bien baissé
35:48les taux
35:48de 50 points de base
35:49hier
35:50et il y a
35:5115% les taux
35:51quand même
35:52oui voilà
35:52donc il y a de la marge
35:53donc ça on pense
35:54que c'est un bon
35:55coussin pour la partie action
35:57pour la partie devise
35:59on voit que c'est
36:00une devise
36:00qui a plutôt bien
36:01vécu dans la configuration actuelle
36:04vu le profil
36:08sur les matières premières
36:09du Brésil
36:10donc on est aussi positif
36:12pour des raisons de portage
36:13sur la devise
36:15François Rimeau
36:15c'est vrai qu'il y a
36:16un actif qui a bien résisté
36:17c'est le billet vert
36:18justement
36:18en termes de valeur refuge
36:19c'est peut-être lui
36:19qui tire son épingle du jeu
36:21ouais
36:21assez logique
36:24assez logique
36:24que dans une crise énergétique
36:26le dollar paye
36:27parce qu'en plus
36:28les États-Unis
36:29sont devenus indépendants
36:30sur la production de pétrole
36:32voilà
36:32il y a une logique totale
36:34en plus de ça
36:34il y avait un consensus
36:35mais tellement vaste
36:37sur le fait
36:37que le dollar
36:37devait baisser
36:38à 1,20
36:39à 25
36:39etc
36:41voilà
36:42tout ça est tout à fait
36:43mais alors d'une logique
36:44implacable
36:44alors logique peut-être
36:45mais par rapport
36:46aux volontés de Donald Trump
36:47c'est vrai qu'en début de mandat
36:48il y a une vie
36:49et Donald Trump
36:49ne décide pas de tout
36:50il ne décide pas
36:51de la valeur du dollar
36:52nous ce qu'on regarde beaucoup
36:53c'est le différentiel
36:54de tauriel court
36:55entre les États-Unis
36:56et le reste du monde
36:57et quand on fait
36:58une courbe de corrélation
36:59entre les tauriels courts
37:00euro et US
37:01versus le dollar
37:02ça marche très bien
37:03et aujourd'hui
37:04à 1,15
37:04mais c'est parfaitement cohérent
37:06donc il y a zéro surprise
37:08c'est logique
37:09que les États-Unis
37:10s'en sortent mieux
37:10et que leur devise s'apprécie
37:11par rapport aux autres
37:12vu que leur pays
37:13sera moins impacté négativement
37:14par une crise énergétique
37:15que l'Europe
37:16le Japon ou autre
37:17donc il n'y a aucune incohérence
37:18là-dedans
37:19aucune
37:19en plus de ça
37:20dans le thème du deleveraging
37:22comme la majorité des acteurs
37:23étaient short dollars
37:25tout ça est aussi très cohérent
37:27très bien
37:27à vous que ça
37:28non mais moi je n'ai jamais
37:29effectivement
37:29j'ai toujours combattu
37:30la thématique
37:31de la dédollarisation
37:33combattu carrément
37:34oui parce que ça n'a pas de sens
37:35je trouve
37:36donc
37:37parce qu'il n'y a pas le choix
37:37finalement
37:38alors on peut
37:38quand on voit
37:41l'errance
37:42de l'administration
37:43Trump
37:43c'est d'accord
37:43mais ce n'est pas
37:44quelque chose de structurel
37:45donc c'est surtout ça
37:47effectivement
37:48qu'il faut garder en tête
37:50et puis on a eu des mouvements
37:51on a été quand même
37:51en Europe traumatisés
37:53par ce qui s'est passé
37:53finalement en 2025
37:55avec cette dépréciation
37:56massive de l'euro
37:57vis-à-vis du dollar
37:59mais encore une fois
37:59on oublie en fait
38:00la séquence précédente
38:01qui consistait à dire
38:02que le dollar
38:03s'était massivement apprécié
38:04sans aucune raison
38:04là aussi
38:05donc on avait quasiment
38:06atteint la parité
38:06et on se retrouve
38:07à démarrer l'année
38:08avec quasiment
38:09une dépréciation
38:10de l'ordre de 10 à 15%
38:11et donc ça évidemment
38:13pour aller rattraper le coût
38:14c'est très compliqué
38:14et donc on se dit
38:15quelque part
38:16le dollar c'est plus fiable
38:17le dollar c'est
38:19à un moment donné
38:20on disait même
38:21que c'était
38:22terminé pour le dollar
38:23donc on n'en sert pas
38:24à un dollar comme ça
38:24et puis effectivement
38:25avec une économie
38:26qui résiste beaucoup mieux
38:27finalement
38:27qui est indépendante
38:28énergétiquement
38:29on a mécaniquement
38:30des effets
38:31qui vont à la faveur du dollar
38:33et puis dernier point
38:34encore une fois
38:36une économie forte
38:37globalement
38:37lorsque le marché
38:38finalement anticipe
38:39une croissance économique
38:40plus forte finalement
38:41dans une zone
38:42et bien mécaniquement
38:42sa devise s'apprécie
38:43il y a une espèce
38:44de relation de long terme
38:45une espèce de relation
38:46de cointégration
38:46qu'on aime bien dire
38:47en économétrie
38:48finalement entre les deux
38:50paramètres
38:50donc c'est pas une surprise
38:51ça va continuer
38:52et si le monde devient
38:53se polarise encore plus
38:55et bien finalement
38:56ça va offrir finalement
38:57un autre facteur structurel
38:58de maintien de la devise américaine
39:00à ces niveaux là
39:01voire même
39:01d'une légère appréciation
39:02c'est pas quelque chose
39:03qu'on peut exclure
39:03en tout cas à court terme
39:04ni à moyen terme
39:05très bien
39:05on termine là dessus
39:06sur ces notions d'économétrie
39:07merci à nos trois experts
39:09pour leur vue
39:10Zachary Darwish
39:12chez CPR AM
39:13François Rimeux
39:14chez Crédit Mutuel AM
39:16également
39:16et Mabrouk
39:17chez Toine
39:17chez Naptic 6
39:18dans un instant
39:19on continue justement
39:20à parler des réactions
39:22des banques centrales
39:23et de ce que ça implique
39:24sur le marché
39:25merci messieurs
39:26à très bientôt
39:26c'est parti
39:26Merci.
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