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Mardi 5 mai 2026, retrouvez Gilles Etcheberrigaray (Cofondateur, président et directeur des investissements, Elkano Asset management), Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors), Nikolay Marinov (Gérant et analyste financier, Clartan) et Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Bourse, Smart Bourse, votre rendez-vous bourse en direct sur
00:13Bsmart for Change tous les jours de 17h à 18h.
00:16Un rendez-vous que vous pouvez également retrouver en replay sur bsmart.fr et écouter en podcast sur toutes les
00:22plateformes de podcast.
00:23Au sommaire de cette édition, la tech continue de donner le la de cette saison des résultats avec notamment la
00:29publication des résultats de Palantir hier soir.
00:32Palantir qui le dit lui-même dans son communiqué dans un style assez peu conventionnel.
00:37La société a, je cite, pulvérisé les attentes du consensus avec notamment un chiffre d'affaires en progression de 85
00:42% sur un an et des revenus du secteur privé qui double pour représenter à peu près la moitié du
00:48chiffre d'affaires de l'entreprise.
00:49Palantir qui maintient une part importante de ses revenus en provenance des services de renseignement américain ou d'organismes d
00:56'État américain bien sûr,
00:57mais qui a tout de même quadruplé son bénéfice par action au premier trimestre.
01:01Palantir qui annonce que la croissance de son chiffre d'affaires devrait légèrement dégonfler au second trimestre pour ne progresser
01:07que de 10%.
01:08Des résultats qui n'ont pas convaincu les investisseurs avec un titre qui recule d'un peu plus de 5%.
01:13Aujourd'hui, les investisseurs n'ont pas découvert que les résultats de Palantir.
01:17Ils ont également découvert ceux de Pfizer qui abaissent son bénéfice net au premier trimestre ou encore de Hone semi
01:21-conducteur dont le titre recule malgré des résultats et des prévisions plus fortes que prévues.
01:26Vous en aurez le résumé dans un instant.
01:29L'ISM des services recule également au mois d'avril à 53,6 points contre 54 points en mars.
01:35Les économistes attendaient un recul un peu moins marqué à 53,7 points pour ce secteur des services aux États
01:40-Unis qui rappelons-le représente un deux tiers de l'activité économique américaine.
01:43Dans le détail, c'est la composante des nouvelles commandes qui a le plus marqué le pas en avril.
01:49L'indice des nouvelles commandes chute à 53,5 points après avoir touché un plus haut en mars, donc le
01:55mois précédent, à 60,6 points.
01:58Elle tombe alors plus bas depuis trois ans tandis que la composante emploi progresse mais reste sous la barre symbolique
02:04des 50 points.
02:05Et en ce qui concerne toujours dans cette ISM des services la composante des prix payés au mois d'avril,
02:10celui-ci reste stable dans un contexte d'inflation des coûts liés à la guerre en Iran.
02:14Vous en aurez le résumé complet de l'actualité boursière avec Pauline Grattel dans un instant qui mentionnera également les
02:19résultats de l'enquête JOLS avant le rapport sur l'emploi attendu cette semaine.
02:24Mais aussi la question du blocage du détroit d'Hormuz, le cessez-le-feu est-il rompu ?
02:29Donald Trump refuse de répondre clairement.
02:31Et puis enfin dans la dernière partie de l'émission, nous ferons un point d'analyse fondamentale avec Nicolas Marinoff
02:36des équipes de Clartan.
02:37Nous décrypterons le cas d'investissement NKT, société spécialisée dans la fabrication de câbles électriques sous-marins.
02:44On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Bourse.
02:57Et comme tous les soirs, nous vous proposons le résumé complet de l'actualité boursière du jour avec Pauline Grattel.
03:04Bonsoir Pauline.
03:05Les investisseurs, Pauline, restent très attentifs toujours à la situation au Moyen-Orient.
03:09Oui, l'escalade continue après trois mois de tensions et le dialogue entre Téhéran et Washington est complètement bloqué.
03:16Malgré l'annonce du Freedom Project par Donald Trump, il n'y a aucun signe d'apaisement.
03:21Bien au contraire, les Émirats Arabes Unis ont été visés par des attaques iraniennes et les États-Unis disent avoir
03:28détruit des navires iraniens.
03:29Mais les versions divergent.
03:31L'amiral Brad Cooper affirme que six embarcations iraniennes ont été neutralisées, ce que démentent les médias d'État iraniens.
03:38Bref, la trêve est toujours active techniquement, mais enfreinte quasiment tous les jours.
03:42Et Donald Trump refuse de répondre quand on lui pose la question directement de savoir si le cessez-le-feu
03:46est toujours en cours ou non.
03:48Malgré les craintes d'escalade, Pauline, les indices actions consolident.
03:51Oui, en France, après la chute de 2% hier, le CAC 40 tente un léger rebond, mais bien loin
03:56de rattraper la séance d'hier.
03:58L'indice parisien évolue aujourd'hui autour de 8000 points, soutenus par Eiffage, Bouygues, Schneider Electric ou encore Airbus.
04:05Toutes les actions sont en hausse d'environ 2%.
04:08Ailleurs en Europe, les indices sont dans le vert, à part le FTSE, qui cède près de 2% en
04:12fin de séance aux États-Unis.
04:14Les indices ont ouvert en hausse de l'ordre de 1,1% pour le Nasdaq.
04:18Un peu de macro que nous dit l'enquête JOLST publiée aujourd'hui, Pauline.
04:21L'enquête JOLST qui recense les ouvertures de postes sur le marché du travail américain.
04:25Pour le mois de mars, elle montre que le nombre de postes à pouvoir s'établit à 6,8 millions
04:30d'ouvertures.
04:31C'est quasiment conforme aux attentes.
04:33Pour le mois de février, le chiffre a été révisé en légère hausse à près de 7 millions d'ouvertures.
04:38On a aussi pris connaissance, Pauline, de la balance commerciale pour le mois de mars aux États-Unis.
04:42Oui, le déficit commercial américain se creuse moins qu'attendu pour le mois de mars à 60 milliards de dollars
04:48selon le département du commerce.
04:50Enfin, on a aussi pris connaissance de l'ISM Service américain du mois d'avril cette fois.
04:54Il était également attendu et s'établit à 53,6.
04:58C'est inférieur aux attentes et au mois précédent.
05:01Et vous suivez quotidiennement le marché obligataire.
05:03Qu'est-ce qu'il nous dit aujourd'hui ?
05:04Le rendement américain à 10 ans se stabilise entre 4,40 et 4,45% au cours de la séance.
05:10Le rendement allemand de même échéance est stable également autour de 3,10%.
05:14Sur le marché d'échange, le dollar est stable lui aussi.
05:18Et l'euro-dollar se traite autour de 1,17.
05:21Du côté des prix du pétrole, ils sont en repli aujourd'hui.
05:24Mais le baril de Brent reste toujours autour de 110 dollars, bien qu'en recul de 3%.
05:29Et son homologue américain, le WTI, chute de 4% autour de 100 dollars.
05:33On le disait en introduction, Palantir a publié ses comptes hier soir.
05:37Oui, le groupe dépasse largement les attentes de Wall Street au premier trimestre de 2026.
05:42Palantir revoit également à la hausse sa prévision de chiffre d'affaires annuel.
05:46Dans le détail, c'est la croissance des revenus du secteur privé qui était très attendue.
05:49Et elle bondit de plus de 130%.
05:52Il représente maintenant, vous le disiez, près de la moitié du chiffre d'affaires.
05:56Le titre évolue toutefois en repli de 5% dans les premiers échanges à Wall Street.
06:00À la une aussi, Intel bondit de 10% dans les premiers échanges.
06:04Oui, cette nouvelle progression de l'action porte le bondi titre à plus de 150% depuis janvier.
06:09D'après Bloomberg, Apple discuterait avec Intel et Samsung d'une possible production de ses processeurs principaux aux Etats-Unis.
06:16Le titre Apple, de son côté, évolue à l'équilibre.
06:19Toujours aux Etats-Unis, Pfizer a publié ses comptes et fait état d'un retour à la croissance des revenus.
06:24En revanche, le bénéfice net recule de près de 20% sur le premier trimestre.
06:28Le titre est à l'équilibre dans les premiers échanges.
06:30Du côté des banques, Pauline, HSBC cède aux alentours de 5%.
06:34Oui, HSBC est pénalisé par une perte imprévue de 400 millions de dollars.
06:38Il y a une affaire de fraude au Royaume-Uni qui pèse lourd sur ses comptes du premier trimestre.
06:43Les résultats sont inférieurs aux attentes.
06:44Et dernière question, quel sera le programme de demain en bourse ?
06:47Les investisseurs arbitreront demain les résultats d'AMD et AXA publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:53Demain, les comptes de Walt Disney, Uber, Novo Nordisk et Arm sont aussi au programme.
06:58En France, on regardera le chiffre d'affaires de Veolia notamment.
07:01Côté macro, c'est la semaine de l'emploi américain.
07:04Et demain, on sera attentif à l'enquête ADP sur l'emploi privé d'avril.
07:08On attend également les prix à la production industrielle de Mars en zone euro, ainsi que les PMI services du
07:13mois d'avril toujours en zone euro.
07:15Merci Pauline Grattel.
07:16C'était Tendance, mon ami.
07:17Quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Planète Marché.
07:30Et c'est parti pour Planète Marché, une quarantaine de minutes ensemble pour tenter de comprendre ce qui se joue
07:36sur la planète marché, la planète bourse, en lien évidemment avec les enjeux géopolitiques.
07:41Pour en parler ce soir, nous avons le plaisir d'accueillir Benoît Pelloyal.
07:44Bonsoir Benoît.
07:44Bonsoir.
07:45CIO chez Natixis Wealth Management.
07:47On a le plaisir d'accueillir également Thierry Leclerc.
07:49Bonsoir Thierry.
07:50Bonsoir Nicolas.
07:51Président et fondateur d'AlphaJet Fair Investor.
07:53On a le plaisir d'accueillir également Gilles Elcheberigaraille.
07:56Bonsoir Gilles.
07:57Bonsoir.
07:57Co-fondateur, président et directeur des investissements d'Elcano Asset Management.
08:01On va peut-être commencer avec vous, Gilles, pour tenter de comprendre ce qui se joue.
08:05Tous les économistes, tous les investisseurs ont les yeux rivés vers ce détroit d'Ormouz.
08:10Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on y voit flou sur l'issue du conflit, ou
08:14ne serait-ce que sur la durée du conflit,
08:16puisqu'il y a quand même une question qu'on peut se poser, c'est faut-il croire,
08:21faut-il prendre au pied de la lettre les communications étatiques, qu'elles soient du côté Etats-Unis ou du
08:25côté iranien, Gilles ?
08:27Il y a un dicton qui dit, dans la guerre, la principale victime c'est la vérité.
08:30Et là, on y est pleinement.
08:33Je dirais, pas tous les investisseurs.
08:34Les investisseurs américains font abstraction.
08:36En tout cas, le rite et l'américain font abstraction du détroit d'Ormouz.
08:40On en reparlera, je pense, abondamment tout à l'heure.
08:44Non, on est dans une impasse, on est dans une guerre qui n'aurait jamais dû avoir lieu,
08:47qui a été décidée pour de mauvaises raisons et sans en avoir pensé.
08:50On est dans une impasse stratégique, ce qu'on appelle le blocage du blocage, ou le blocus du blocus.
08:54Bien sûr.
08:54Et avec quelque chose de plus faible intensité, même si hier, les sept bateaux coulaient,
09:00c'est des embarcations de pirates, c'est des bateaux, des hors-bords,
09:03c'est ce qu'utilise aujourd'hui la marine iranienne pour essayer de faire reculer les navires commerciaux du Golfe,
09:10mais ce n'est pas des navires militaires qui s'écoulaient.
09:14Donc on est dans une impasse stratégique où chacun des combattants,
09:18je veux dire, ne sait pas comment passer à l'étape suivante,
09:21pense qu'il a plus de patience que le temps en jouant à sa faveur,
09:24à la fois à travers la pression sur l'économie mondiale pour les Iraniens
09:27et à travers la pression sur l'économie iranienne,
09:29parce que le blocus américain fonctionne quand même
09:31et empêche l'économie iranienne de fonctionner pleinement,
09:34en plus de tous les bombardements qui ont été perçus.
09:36Et les deux ont raison de penser qu'ils ont raison ?
09:38Alors, les deux ont raison de penser qu'ils ont raison,
09:41mais on risque d'avoir tort dans le fait de...
09:44Dans les deux cas ?
09:44Dans les deux cas, et de la puissance de leur position.
09:48Je veux dire, bon, clairement, les Américains,
09:50Trump ne devait pas envoyer trop au sol,
09:52donc ils débloqueraient les choses sur la conquête en mode.
09:55Et inversement, les Iraniens, le pouvoir est...
09:59Et clairement, l'otage est plus dur, je veux dire,
10:01la stratégie de décapitation israélo-américaine
10:04a fait qu'aujourd'hui, c'est les gardiens qui sont devenus...
10:06Enfin, c'est plus les Mollars, enfin, les Mollars étaient déjà une vitrine,
10:08mais là, c'est clairement le cas.
10:10C'est les gardiens et la partie la plus dure des gardiens de la Révolution
10:12qui a aujourd'hui le pouvoir,
10:13et qui est donc dans un sardin jusqu'au gloutisme
10:15en ce qui concerne le contrôleur mousse
10:17et la non-négociation des armes nucléaires.
10:20Donc, aujourd'hui, on est dans...
10:21Oui, le blocus du blocus, le blocage du blocage.
10:24Le risque, c'est que dans trois semaines...
10:25Enfin, qu'un des deux protagonistes décide de lancer un dé
10:29pour essayer de sortir de cette situation.
10:33C'est ça, le risque, si je regarde ça d'un point de vue boursier et économique,
10:37parce qu'il y a un risque de durée du conflit,
10:39notamment en lien avec l'impact sur nos économies occidentales
10:42qui seraient amenées par un cours du pétrole toujours plus élevé
10:45et donc qui se traduirait en inflation.
10:47Mais là, ce que vous nous dites, c'est qu'il y a aussi un sujet d'escalade
10:50dans une situation, pour l'instant, on est dans un cessez-le-feu théorique,
10:54mais dans un cessez-le-feu, quand même.
10:55On est dans un cessez-le-feu, mais dans un blocage stratégique.
10:57C'est-à-dire qu'il y a une impasse, on est dans une impasse stratégique.
10:59Des deux côtés, on ne sait pas, voilà, chacun au cœur veut l'acier,
11:02parce que chacun pense que sa position est meilleure que celle de l'adversaire.
11:06Je veux dire, le risque, c'est qu'effectivement,
11:09il y a une dichotomie entre l'économie asiatique et européenne
11:12et l'économie américaine, quand même,
11:13où l'inflation est un problème partout,
11:15mais les quantités, les problèmes de manque de pétrole et, par exemple, de kérosène.
11:19Je veux dire, il y a des chiffres les plus alarmistes.
11:21On n'a plus que 45 jours de kérosène à consommation identique.
11:25Donc, avec des annulations, on est à pratiquement 2 millions de sièges annulés au mois de mai.
11:30Oui, on voit les impacts économiques.
11:31Mais c'est surtout l'Asie et l'Europe.
11:34Je veux dire, les États-Unis sont touchés à travers la hausse du prix,
11:37enfin, à travers l'inflation,
11:37mais ne sont pas clairement dans une dynamique économique assez forte.
11:41Et on voit ça de très loin.
11:43Donc, c'est la théorie...
11:45Enfin, je veux dire, ils ont cassé le vase,
11:47mais ils laissent un peu les autres payer l'addition, quelque part.
11:51Ça veut dire quoi ?
11:51Ça veut dire qu'il ne faut pas s'attendre à ce qu'un revirement politique de Donald Trump au
11:54mid-terme
11:56vienne potentiellement jouer sur l'évolution du conflit,
12:00ou en tout cas, la crainte d'un revirement politique vienne jouer sur l'évolution du conflit ?
12:04Le problème, c'est qu'aujourd'hui, le risque, c'est qu'il y ait une accélération militaire,
12:08mais on sent qu'il n'a pas envie.
12:10Je veux dire, on n'a pas envie de mettre des troupes au sol.
12:12Donc, ça veut dire reprise.
12:13Les Israéliens ont envie de reprendre le pont de bombardement,
12:15donc essayer de faire une dernière campagne de bombardement,
12:17mais probablement que l'Iran a résisté que le président,
12:20et résistera sous sa forme actuelle aussi.
12:22Donc, comme je dis, aujourd'hui, ce sont les plus durs.
12:25Je veux dire, il y a une espèce de...
12:26Et puis, il faut être volontaire, je veux dire, en Iran, d'être au pouvoir,
12:29puisque la durée de vie au pouvoir en Iran était comme assez limitée.
12:32Bien sûr.
12:33Il y a quelques mois.
12:33Et donc, je veux dire, c'est vraiment les gens les plus motivés idéologiquement qui sont là
12:37et qui, donc, dictent la loi.
12:40On sent bien que le président du Parlement, qui est annoncé comme un leader potentiel,
12:44qui était plus modéré, est l'otage des gardiens.
12:47Et aujourd'hui, c'est un régime de gardiens.
12:49Benoît Pelloyle, alors, je ne sais pas si vous faites des scénarios sur le sujet,
12:52c'est Natixis Wealth Management,
12:54mais chaque jour qui passe laisse quand même entendre que le conflit peut être amené à durer.
13:01Moi, j'ai souvent ce chiffre des trois mois qui m'est donné de...
13:05Si on est sur un pétrole haut pendant trois mois,
13:08on commencera à avoir des effets concrets dans l'économie.
13:11Chaque jour qui passe, on s'en rapproche.
13:13Est-ce que vous, vous commencez à anticiper, chez Natixis Wealth Management,
13:17un scénario avec un pétrole élevé sur une durée plus longue
13:21et donc une inflation plus présente ?
13:23Oui, c'est ça.
13:23On est progressivement en train de s'acheminer vers ce qu'on a qualifié comme le scénario adverse.
13:28Alors, ce n'est pas le scénario sévère,
13:29mais le scénario adverse, c'est à peu près, grosso modo, trois mois de perturbation.
13:33Ce qui amènerait, et c'est important,
13:35plus que simplement le niveau du prix du baril,
13:37c'est le niveau moyen sur l'ensemble de l'année.
13:39C'est vraiment ça qu'il faut regarder,
13:40parce qu'au final, malgré les perturbations qu'on a aujourd'hui,
13:43on reste sur un niveau de prix moyen depuis le début de l'année,
13:45qui est en dessous de 90.
13:47Ce qui n'est pas un drame pour l'économie mondiale, en réalité, pour l'instant.
13:50Mais effectivement, chaque jour qui passe,
13:52nous approche d'un scénario avec un prix du pétrole
13:54qui, en moyenne, restera probablement plus élevé.
13:57Donc, c'est vraiment ça qui est important.
13:58Et c'est vrai que la situation aujourd'hui semble dans l'impasse.
14:02La rhétorique a beau être belliqueuse,
14:04mais en fait, les marchés se sont convaincus qu'il ne peut plus se passer grand-chose.
14:07En tout cas, c'est plus un facteur de volatilité
14:09qu'un vrai facteur de retournement en l'état actuel.
14:12C'est-à-dire qu'en réalité, les deux parties,
14:13personne n'a intérêt et personne n'a envie d'aller plus loin dans le conflit.
14:17Du côté iranien,
14:19c'est très difficile d'aller plus loin.
14:20Leur économie souffre significativement du blocus actuel.
14:24Du côté américain,
14:26évidemment, ils n'ont pas envie d'aller sécuriser le détroit
14:28de façon durable,
14:30parce qu'il s'est impliqué des troupes au sol
14:31et une opération militaire extrêmement importante,
14:33très coûteuse, très coûteuse en vies humaines.
14:35Alors que le conflit fait l'objet d'un rejet assez important dans l'opinion américaine.
14:39En année électorale, il suffit de regarder la cote de popularité de Trump
14:43sur l'ensemble des grands sujets.
14:45Chaque jour qui passe, elle baisse.
14:47Donc les marchés se sont plutôt convaincus
14:49qu'il y avait des limites à l'action,
14:51il y a des limites à ce conflit.
14:52Donc c'est plus un facteur de volatilité.
14:53On voit que c'est ce qui se passe actuellement.
14:55Maintenant, la situation de nouveau a tendance à être un peu plus anxiogène aujourd'hui.
15:01La corrélation entre notamment les marchés actions
15:03et justement le prix du baril
15:04reste encore très importante, négative.
15:06On est à plus de 90% de corrélation
15:08entre les actions américaines et le prix du baril.
15:10Donc ça montre que c'est quand même un sujet encore de tension importante.
15:15Et effectivement, maintenant,
15:16ce qui va faire l'action,
15:18plus que la rhétorique,
15:19c'est si on constate une dégradation macro
15:21en réalité de ce qui est en train de se passer
15:23qu'on n'a pas encore véritablement constaté,
15:24ce qui est normal.
15:25Ça va venir dans un second temps.
15:27Et ça, plus on avance là-dedans,
15:28plus on risque d'avoir des chiffres macro
15:30qui vont se dégrader si la situation ne s'améliore pas.
15:32Et à mon avis, c'est ça qui va faire réagir les marchés.
15:34Parce que jusqu'à présent,
15:35les marchés ont réagi de façon assez cohérente.
15:38On est allé sur les marchés actions
15:39quasiment valoriser ce scénario adverse qu'on évoquait
15:42d'un prix du baril moyen à 90 dollars.
15:44Sur les marchés taux, sur les taux souverains,
15:46on est encore pas loin de ces niveaux-là.
15:48C'est à peu près cohérent avec ce type de scénario.
15:51Donc maintenant, les développements,
15:52ça va être quel est l'impact macro
15:54qu'il va falloir évaluer pour les marchés.
15:56Et ça, seul l'avenir nous le dira.
15:58Statistique macroéconomique ne montre pas spécialement de dégradation.
16:01Alors justement, on avait un invité hier dans Smart Bourse
16:03qui nous disait qu'il fallait faire attention à ça.
16:05Et j'aimerais savoir si vous êtes d'accord avec ça ou non.
16:07Puisqu'il nous disait,
16:09les économistes ne veulent pas se tromper.
16:10Donc ils attendent d'avoir les dernières informations
16:12pour affirmer des choses dans un monde qui change très vite.
16:16Ça ne veut pas dire qu'il ne se passe rien
16:18réellement dans l'économie à l'heure actuelle.
16:20Exactement.
16:20Alors c'est pour ça qu'on regarde beaucoup
16:21ce qu'on appelle les soft data,
16:22c'est-à-dire les données d'enquête.
16:24Et en fait, on voit que les données d'enquête,
16:25elles ne sont pas géniales,
16:26mais ce n'est pas la catastrophe pour l'instant.
16:28On voit effectivement le moral du consommateur américain.
16:31Mais il était déjà très bas auparavant.
16:33Il s'est un peu amélioré.
16:34Il rebaisse un petit peu.
16:35Là, on vient d'avoir l'ISM dans les services.
16:37Ce n'est absolument pas cata.
16:38Et notamment la composante prix,
16:40elle n'est finalement pas si mal que ça
16:41par rapport à ce qui était attendu.
16:43En fait, on sait que ça renforce
16:45un équilibre stagflationniste,
16:47ce qui est en train de se passer,
16:48c'est-à-dire un peu moins de croissance,
16:50plus d'inflation.
16:51Mais pour l'instant,
16:52ce n'est pas quelque chose qui est game changer
16:53par rapport à un scénario d'une croissance américaine
16:56qui est censée relativement freiner,
16:58une croissance européenne qui est relativement molle.
17:00Voilà, on revoit un peu tout en baisse,
17:02mais pour l'instant, il n'y a pas de catastrophe
17:03quand on regarde pour l'instant les données d'enquête.
17:05Maintenant, effectivement, plus ça dure,
17:07plus on risque d'avoir une dégradation
17:09qui va être marquée.
17:09Et donc, c'est ça qu'on surveille,
17:11c'est ces fameuses données d'enquête.
17:12Si on voit un retournement un peu plus important,
17:13c'est là où on va avoir des risques
17:15plus importants sur le scénario.
17:16Donc, il y a un sujet où, effectivement,
17:17enlisement, mais intégré par le marché,
17:19mais en même temps,
17:23on verra concrètement, économiquement,
17:25des impacts et ça posera d'autres questions.
17:27Alors, il y a quand même une limite
17:28assez intéressante à surveiller,
17:30c'est qu'il ne faut pas oublier
17:30que l'Iran, on arrive quasiment
17:31à la saturation des capacités
17:32de stockage de pétrole.
17:34Ça, c'est un sujet important.
17:35Pourquoi ?
17:35Parce que si on arrive à la saturation
17:37de ses capacités,
17:39le régime iranien va devoir
17:40arrêter la production de pétrole.
17:41Sauf qu'arrêter la production de pétrole,
17:43c'est une décision très très lourde
17:44parce que quand il faut la relancer,
17:45ce n'est pas comme un interrupteur.
17:46Ça prend du temps à se relancer.
17:48Or, c'est la principale source de revenus
17:49pour le pays.
17:51Donc, c'est peut-être ça
17:51qui est un élément
17:52qui peut faire changer
17:54ou en tout cas accélérer les choses
17:55dans la négociation
17:56pour une sortie de crise.
17:57Mais à l'inverse,
17:58si on touche cette limite,
18:00c'est là où ça peut précipiter aussi
18:01un scénario qui est un peu plus négatif
18:02parce qu'on va se rendre compte
18:03que le redémarrage ensuite du pétrole
18:05et la réalimentation des flux pétroliers
18:07peut avoir un impact plus négatif
18:09sur la croissance.
18:09Donc, ça, c'est probablement
18:10un point à surveiller
18:11dans les prochaines semaines.
18:13Thierry Leclerc,
18:13comment est-ce que vous regardez
18:14la situation à la lumière
18:15de ce qui a été dit ?
18:16Comment est-ce que vous analysez
18:17si on peut avoir une analyse
18:19ou en tout cas,
18:20si on est obligé de se forger
18:21une opinion sur la situation actuelle
18:22d'un point de vue économique
18:23et boursier ?
18:24Une opinion,
18:25on peut toujours en avoir.
18:26Il n'y a pas de fait derrière
18:28pour étayer.
18:28Donc, pour le coup,
18:31mon opinion,
18:32c'est que je pense
18:32que ça va se terminer
18:33assez rapidement.
18:36Simplement,
18:36une sorte de lassitude
18:38de Donald Trump.
18:40On sait que c'est quelqu'un
18:41qui saute d'un sujet à l'autre.
18:44Donc là, je pense
18:45qu'il trouve que c'est peut-être
18:47un peu long.
18:47Donc, il y a son voyage
18:49en Chine
18:50dans une dizaine de jours.
18:52Bien sûr,
18:53il y a les mi-termes,
18:54mais là,
18:54le voyage en Chine,
18:55voir s'il veut vraiment arriver
18:57avec cette situation
18:59dans le Détroit,
19:00je ne suis pas sûr.
19:01Donc, voilà.
19:02Donc là, en fait,
19:03on est...
19:03En lien avec l'impact
19:04sur l'économie chinoise,
19:05notamment ?
19:06En lien avec l'économie...
19:07Oui, oui.
19:08Surtout que lui,
19:09il arrive,
19:09il est un peu embourbé
19:11quand même dans le Détroit d'Hormuz,
19:12alors qu'il y a deux mois,
19:13il n'était pas du tout.
19:14Et c'est lui qui s'est mis
19:15la tête dedans,
19:16qui s'est jeté à pieds joints
19:18dans cette situation-là.
19:20Donc, bon, voilà.
19:21Après, voilà,
19:21c'est vraiment du...
19:24C'est de l'analyse
19:25de comportement
19:26de Donald Trump.
19:26Donc, vous voyez,
19:27on va quand même assez loin.
19:27Déjà, c'est une science à part.
19:29Voilà, on va quand même
19:30assez loin.
19:30Mais intuitivement,
19:32je me dirais que ça...
19:33Ça peut jouer.
19:34Après, plus factuellement,
19:36le baril de pétrole,
19:37c'est quand même
19:37le meilleur indicateur
19:38à suivre
19:39pour savoir
19:40comment les investisseurs
19:42appréhendent la situation.
19:44Donc, là,
19:45on est passé
19:45de 60 à 100
19:46puisqu'effectivement,
19:47il y a à peu près
19:4920 millions de barils
19:51qui n'arrivent pas
19:52vraiment à être écoulés,
19:54qui restent quelque part
19:57bloqués.
19:58Donc, ça pèse
19:59évidemment énormément
20:01sur l'offre.
20:02Mais on n'est pas non plus
20:03dans un scénario
20:04où on atteint
20:05les 150,
20:05voire plus.
20:06Certains parlent
20:07de 250 à court terme,
20:09etc.
20:09Donc, on voit bien
20:10qu'on est quand même
20:10un peu dans un ventre mou
20:12où, oui,
20:12effectivement,
20:13le marché intègre
20:14le fait que la situation
20:15est enlisée,
20:16mais il ne bascule pas
20:17non plus sur un scénario
20:18catastrophe,
20:19ce qui vient d'être dit,
20:20que je ne peux que corroborer.
20:22Donc, voilà,
20:23on est un peu dans un ventre mou.
20:24Donc, factuellement,
20:25nous, on regarde
20:26tous les jours
20:26le baril de pétrole.
20:27D'accord.
20:28Effectivement,
20:28c'est la composante
20:29la plus importante.
20:30Et donc,
20:31par rapport à l'intuition
20:32que je vous ai donnée
20:33précédemment,
20:34je pense que celui-ci
20:35va décroître
20:36au fur et à mesure
20:37que la situation
20:38va se normaliser.
20:39Et là,
20:40pile poil maintenant,
20:41on est vraiment
20:41dans une situation
20:42un peu de poker menteur.
20:44C'est-à-dire que
20:44les Iraniens ont des cartes,
20:46les Américains
20:47ont des cartes aussi en main.
20:49Donc, ce qu'on a dit,
20:50c'est-à-dire que là,
20:51ils sont en train
20:52d'étrangler
20:52la production iranienne,
20:54les Américains.
20:55Et effectivement,
20:56ça peut endommager
20:57assez profondément
20:58les puits,
20:58l'extraction,
21:00et ça prendra
21:00énormément de temps
21:01à se remettre en place.
21:03Et puis,
21:04la population iranienne,
21:05c'est vrai qu'on a...
21:06Bon,
21:06mais il y a
21:07de l'hyperinflation,
21:08il y a des denrées
21:09qui commencent à manquer,
21:10alors on a très peu
21:10d'informations.
21:11Bien sûr.
21:11C'est assez parcellaire,
21:13mais en tout cas,
21:13les informations qui arrivent,
21:14c'est que la situation,
21:15c'est quand même...
21:16Au jour le jour,
21:17des Iraniens,
21:18c'est énormément dégradé
21:19en quelques semaines,
21:20avec le blocus
21:21et la situation.
21:23Donc ça,
21:23c'est la pression
21:24que mettent
21:26les Américains.
21:26Et de l'autre côté,
21:28effectivement,
21:28les Iraniens,
21:29ils ont une carte maîtresse,
21:30c'est le détroit d'Hormuz.
21:32Et ça n'implique pas
21:34d'accélération militaire,
21:39ça n'implique pas
21:40de ce qu'ils ont fait
21:41au début,
21:42de saupoudrer
21:42toute la région
21:43avec leurs drones
21:44ou leurs missiles.
21:46Voilà,
21:46donc c'est eux
21:48ce qu'ils peuvent faire
21:49pour contraindre
21:49les Américains
21:50de manière la plus simple.
21:52Maintenant,
21:53je pense qu'aucune
21:54des deux parties
21:55n'a vraiment intérêt
21:55à ce que ça dure,
21:56d'où le fait que
21:58je pense que ça va
21:59se normaliser.
22:00C'est une intuition,
22:01ne revenez pas
22:01dans trois mois
22:02en disant
22:02que ça va.
22:04Mais bon,
22:05Donald Trump,
22:05le connaissant,
22:06il va passer à autre chose.
22:07On a vu la séquence
22:09Groenland,
22:10etc.
22:10Et puis tout d'un coup,
22:11on nous sort ça.
22:12C'est passé quand même
22:12en trois jours
22:13la situation iranienne.
22:15Elle est sortie
22:15de son chapeau.
22:16Oui,
22:17il y avait des tensions.
22:18Ça a toujours existé
22:19quand même
22:19depuis 1979.
22:25L'ambassade américaine
22:26en 1980,
22:27ça fait très longtemps
22:28qu'on est dans cette situation-là
22:29par rapport aux Etats-Unis.
22:32Donc là,
22:32pourquoi il y avait
22:32un impératif ?
22:35Bon, à part peut-être...
22:37Donc voilà,
22:37on est dans une situation
22:40de ventre mou,
22:41mais aucune des deux parties
22:42n'a intérêt
22:43à ce que ça dure.
22:45Donc ça devrait,
22:46je pense,
22:46se normaliser.
22:47En tout cas,
22:48le baril de pétrole,
22:49on voit qu'il reflue
22:49un petit peu,
22:51ne part pas
22:51sur un scénario extrême
22:54et reste assez mesuré
22:55quand même
22:56par rapport
22:56à ce qui est pressé.
22:57Benoît Pellorel.
22:58Justement,
22:58quand on regarde
22:59le baril
23:00dans les contrats
23:01attendus à décembre,
23:02donc à la fin de l'année,
23:02il est à 90.
23:03On est en train
23:04de passer légèrement au-dessus.
23:05Donc au final,
23:05quand on regarde
23:06ce que ça nous donne
23:07comme moyenne
23:07par rapport au niveau actuel,
23:09début d'année
23:09et si on est à 90
23:11à fin d'année,
23:11on n'est pas très loin
23:12de ce scénario
23:13qu'on a qualifié
23:14d'adverse en modélisation,
23:15c'est-à-dire
23:15trois mois de perturbation
23:16et au final,
23:17pas très loin
23:18de cette moyenne
23:18à 90 dollars,
23:19grosso modo,
23:20le marché a été cohérent.
23:21C'est ce qu'on a à peu près
23:21valorisé avec le choc
23:22sur les marchés actions
23:23et c'est à peu près
23:24ce qui est valorisé
23:25quand on regarde
23:25le 10 ans américain,
23:26le 10 ans boom
23:26quand on essaye
23:27de modéliser ça.
23:28Donc on est vraiment,
23:29le marché a fait
23:29un travail assez cohérent.
23:31On est toujours là-dedans.
23:32Maintenant,
23:32ce qui est important,
23:33c'est quel est l'élément
23:34qui peut faire basculer
23:35d'un côté ou de l'autre.
23:36On a probablement évacué
23:37aussi le scénario
23:38le plus optimiste,
23:38c'est-à-dire
23:38un retour au prix auparavant,
23:48plus économique à venir
23:48sur la croissance
23:49et à l'inverse en hausse.
23:50Donc le scénario optimiste
23:52à l'heure actuelle des choses,
23:53c'est un baril à 90.
23:55Voilà,
23:56ce scénario plutôt adverse
23:57est en train progressivement
23:58d'être quand même
23:58le scénario central.
24:00Là où c'est relativement rassurant,
24:02c'est que ça a été déjà
24:02valorisé par le marché.
24:04Gilles Etchéberigar,
24:05une petite question,
24:06c'est peut-être un détail,
24:07mais quand on suit
24:08le baril de pétrole
24:09tous les jours,
24:09est-ce que le comportement
24:11de l'OPEP+,
24:12la sortie des Émirats Arabes Unis,
24:14le maintien d'un cap
24:15qui était fixé
24:16avant le début de la guerre en Iran,
24:18ce sont des éléments
24:19qu'on regarde à l'heure actuelle
24:20où ça devient du secondaire
24:21face à ce sujet
24:22du blocage du détroit d'Harmouz ?
24:24Le blocage du détroit d'Harmouz,
24:26c'est du court terme.
24:26Et là,
24:27le seul bémol que je ferais,
24:29c'est que les deux parties
24:29pensent avoir le temps
24:30en leur faveur.
24:31Ce qui éloigne
24:34la perspective de règlement.
24:35Mais oui,
24:36sur le long terme,
24:36on voit que le prix du pétrole
24:37est rentré à la baisse.
24:38Parce qu'aujourd'hui,
24:39on a un pétrole
24:40à 90 dollars le baril.
24:42Anticipé, oui.
24:43Anticipé,
24:44même à 400,
24:44100 ou 100 dollars.
24:45On était à 150 dollars
24:46en 2005 ou 2006
24:48pour ceux qui s'en souviennent.
24:50Alors que la production russe
24:51est en ligne,
24:53la production vénézuélienne
24:55est au tiers
24:55de ce qu'elle était
24:56il y a 10 ans.
24:59Le détroit d'Harmouz,
25:00qui était le graal du pétrole,
25:02est bloqué.
25:03Et on a à 110 dollars le baril.
25:05Et les Émirats
25:06sont en train de sortir.
25:07Mais pourquoi
25:07ils sont en train de sortir ?
25:08Parce que les producteurs
25:09se rendent compte
25:09qu'il y a quelqu'un
25:10qui a écrit
25:13la fin du pétrole
25:14en disant
25:15qu'on n'aurait pas
25:15assez de pétrole,
25:16que la dernière goutte
25:16de pétrole
25:17vaudrait une fortune.
25:18Là, on arrive
25:18vers la fin du pétrole
25:19mais inversement,
25:20on aura trop de pétrole.
25:21Et quelque part,
25:21je pense qu'une fois
25:22que le détroit d'Harmouz
25:23sera ouvert
25:24et promenant
25:24le conflit ukrainien
25:26réglé,
25:27on aura une course
25:28pour extraire
25:28le plus de pétrole
25:29tant que ça va
25:30encore quelque chose.
25:30Pour le vendre
25:31le plus cher possible
25:31avant que le crypto
25:32baisse trop.
25:33Voilà.
25:33D'accord.
25:33Pour moi,
25:34le fait qu'on soit
25:34à 110 dollars le baril
25:36avec tout ça,
25:37si on a l'île
25:38Vénézué à la Russie,
25:39par rapport aux gens
25:40qui suivent le pétrole
25:41depuis 25 ans,
25:43ça montre que ça vaut
25:44déjà moins quelque part.
25:45Ça montre que ça vaut
25:46déjà moins
25:46parce qu'ils auraient dû
25:47monter beaucoup plus haut.
25:48On est à 110 dollars
25:49en 150 dollars.
25:50Moi, j'ai fait des trucs
25:51pétrole à 150-200 dollars,
25:53c'était 2006-2007
25:55dans la croissance.
25:56Je veux dire,
25:56pour ceux qui s'en souviennent.
25:57Là, on est quand même
25:58deux tiers de ce que c'était
25:59il y a 20 ans.
26:02Oui, bien sûr.
26:04Et là, on était
26:05il y a 20 ans
26:05dans The End of Oil,
26:06dans la fin du pétrole
26:07avec On va manquer de pétrole.
26:09Là, aujourd'hui,
26:09on n'est plus dans la fin.
26:11On est plutôt dans
26:12le dernier qui n'a pas
26:13pompé, a perdu.
26:15Et la sortie
26:16des Émirats arabes
26:16de l'OPEP, c'est ça.
26:18D'essayer de sortir
26:18avant que les Russes reviennent,
26:22avant que l'Iran revienne,
26:23avant que tout le monde revienne.
26:27Donc, effectivement,
26:29on suit le détroit d'Anmous
26:30à court terme
26:31parce qu'en plus,
26:31on parle du pétrole,
26:32mais il y a aussi
26:33l'urée, l'hélium.
26:34Bien sûr.
26:34Il y a toute une partie
26:35de la pétrochimie mondiale
26:36a été déplacée
26:38dans le Golfe.
26:39L'Asie est quand même touchée
26:40et je pense que
26:41le voyage en Chine
26:42c'est important
26:42parce que je pense
26:42qu'il y a une forme
26:44de chantage des Américains
26:44en disant
26:45vous, Chinois,
26:45vous êtes les plus touchés
26:46ou avec les quoi.
26:47Et donc,
26:48allez faire pression.
26:49D'ailleurs,
26:49le ministre des Affaires
26:50étrangères iranien
26:50était en Chine
26:51aujourd'hui.
26:53Donc, voilà.
26:54Donc,
26:56on est sur un choc
26:57mais on est dans le choc
26:59dans ce trend
27:00qui pour moi est clair
27:00de baisse du pétrole.
27:04Une fois que ça sera
27:04tout ça fini,
27:05oui,
27:05on aura sur le pétrole
27:0630-40 dollars le baril
27:08parce que
27:09les disciplines de l'OPEP
27:10vont éclater
27:11et la sortie
27:12des Émirats
27:13est claire
27:14de ce côté-là.
27:15Je veux dire,
27:16tant que l'OPEP
27:17tient un peu le marché,
27:18j'essaie de produire
27:19plus que les autres
27:19parce que je sais
27:20que de toute façon,
27:21il y aura trop de pétrole
27:22sous terre.
27:23Voilà.
27:24Et ça,
27:25c'est un peu
27:25ce qu'on arrive.
27:26En plus,
27:27il faut voir que cet épisode
27:29accélère encore
27:29l'électrification.
27:30Oui,
27:31j'allais y venir
27:32sur la souveraineté européenne,
27:33bien sûr.
27:33La souveraineté européenne,
27:34l'asiatique,
27:35je veux dire,
27:35il y a un pays comme le Pakistan
27:36qui avait des problèmes
27:37d'électricité
27:38et maintenant
27:38qui est en train
27:39de s'électrifier au solaire
27:41et qui a divisé par,
27:42enfin,
27:42pas divisé par deux,
27:42qui a perdu 20%
27:43de sa déficit commercial.
27:46Voilà,
27:46on est en train
27:47d'accélérer
27:47pour des raisons stratégiques,
27:49pour des raisons économiques,
27:49dans la stratégie
27:50d'accélérer l'électrification
27:51et donc la diminution
27:53de la demande structurelle
27:54de pétrole.
27:54Je veux dire,
27:55voilà.
27:56Thierry Leclerc,
27:57aujourd'hui,
27:57vous nous l'avez dit vous-même,
27:58aujourd'hui,
27:58vous regardez le baril de pétrole
27:59tous les jours,
28:00le scénario,
28:00c'est que dans deux ans,
28:01ce ne soit pas forcément
28:02l'indicateur principal
28:03pour prendre le pouls
28:04de l'économie.
28:06Alors,
28:06si tant est qu'on ait réussi
28:07en Europe,
28:07notamment,
28:08à électrifier peut-être
28:09un petit peu plus,
28:10à aller vers plus d'énergie renouvelable,
28:11mais on va vers un scénario
28:14d'un pétrole
28:14qui ne pourrait faire
28:16plus que baisser
28:17en lien avec plus d'offres
28:18que de demandes ?
28:20Sur les deux prochaines années,
28:21on va quand même
28:21continuer de regarder le baril.
28:23Clairement,
28:24ça ne va pas disparaître
28:25de l'équation
28:26puisqu'en fait,
28:28le picoil,
28:29ça fait effectivement,
28:30c'était une théorie
28:31qui était développée
28:32dans les années 70
28:33et qui prévoyait
28:34le picoil vers maintenant.
28:36Donc,
28:36en fait,
28:37dans les faits,
28:37on n'est pas si loin que ça.
28:39Néanmoins,
28:39aujourd'hui,
28:40la demande ne fait qu'augmenter
28:42à peu près un million de barils
28:43de pétrole par an.
28:45Donc,
28:46c'est la tendance
28:46ces dernières années.
28:47Donc,
28:48on n'y est pas encore complètement,
28:50mais là,
28:50on arrive vraiment
28:51à l'asymptote
28:52et donc,
28:52ça va devenir effectivement
28:53moins clé
28:54pour que la croissance
28:57puisse perdurer.
28:58D'accord.
28:59Donc,
28:59c'est ça,
29:00la notion importante,
29:01c'est-à-dire qu'on aura
29:02toujours besoin
29:02du baril,
29:04enfin,
29:04du pétrole,
29:05de barils pour fournir
29:07de l'énergie.
29:07C'est à peu près 30%
29:08de l'énergie mondiale,
29:09aujourd'hui,
29:10le pétrole.
29:11Donc,
29:11on aura toujours besoin,
29:12mais ça ne sera plus
29:14la croissance
29:14incrémentale,
29:15ne sera plus grâce
29:16au baril de pétrole,
29:17elle se fera grâce
29:17à l'électrification.
29:18Donc,
29:19on va sortir de nos...
29:20Parce que nous,
29:21c'est vrai que sur les marchés,
29:21on s'intéresse principalement
29:22à la croissance.
29:24Donc,
29:25l'équation,
29:25aujourd'hui,
29:26tient grâce au pétrole,
29:27elle tiendra moins
29:28dans le futur
29:29grâce au pétrole.
29:29donc,
29:30ça sera...
29:30Oui,
29:31ça va être un peu...
29:31Ça va un peu disparaître
29:32de notre champ
29:33de préoccupations.
29:35Ça fait 40 ans,
29:3650 ans que c'est dedans,
29:37enfin,
29:37depuis le début des années 70,
29:38avec l'Arabie saoudite
29:39qui était sortie,
29:40enfin,
29:41justement,
29:41qui avait fait un bloc...
29:42Enfin,
29:43voilà,
29:44le premier choc pétrolier
29:45qui avait annoncé...
29:47C'est fou,
29:48quand même,
29:48c'était il y a 50 ans,
29:49mais c'était...
29:50Leur objectif,
29:51c'était de nuire aux Etats-Unis.
29:52Aujourd'hui,
29:53ils sont quand même très proches,
29:54ces deux pays sont très proches,
29:55mais bon.
29:58Bref,
29:58ça fait 50 ans
29:59qu'on est face
30:00à cette question du pétrole.
30:01Je pense qu'effectivement,
30:04beaucoup de pays
30:05ont intégré
30:06ce que ça soit moins
30:07en tête de gondole
30:08de leurs préoccupations
30:09et,
30:09en tout cas,
30:10quand on se projette
30:11sur les 5-10 prochaines années,
30:13ça sera certainement le cas.
30:14Je vais vous compléter.
30:15L'année dernière,
30:16il y a eu une guerre,
30:16parce qu'il y avait une guerre
30:17avec l'Iran.
30:17Le pétrole n'avait pas bougé.
30:19On avait dit
30:19guerre au Moyen-Orient,
30:19le pétrole ne bouge pas.
30:21Là,
30:21on a quand même
30:21le tabou absolu,
30:22la fermeture d'Hormuz,
30:23première fois même
30:24pendant la guerre Iran-Irak.
30:25Oui,
30:25c'était la crainte absolue.
30:26Là,
30:26elle est présente.
30:28Elle est présente
30:28et c'est continu
30:29et l'impact est quand même limité.
30:31Donc,
30:31ça montre bien
30:32que le pétrole
30:33est en train de sortir
30:33pour moi
30:33de la géopolitique mondiale
30:37en partie.
30:39Benoît Pellois,
30:40alors,
30:40c'est en transition,
30:40mais on parlait de croissance
30:41quand on voit
30:42que la croissance américaine
30:43est portée à 75%
30:44par l'intelligence artificielle.
30:46On va sur
30:48le deuxième filier.
30:49La construction
30:50de data center.
30:51La construction
30:51de data center,
30:52effectivement.
30:53Mais,
30:53en tout cas,
30:54la thématique
30:54intelligence artificielle,
30:57est-ce que quand on est
30:57sur les marchés,
30:58finalement,
30:59on ne regarde plus
31:00que les résultats
31:02des GAFAM
31:02la semaine dernière,
31:03la publication
31:04de Palantir hier
31:05et cette thématique
31:07qui donne l'impression
31:10que si on veut aller
31:11chercher de la croissance,
31:12en fait,
31:12il faut aller
31:12sur ces acteurs
31:15qui arrivent encore
31:16à surprendre le marché
31:17ou les investisseurs
31:18aujourd'hui
31:18ou en tout cas
31:19les anticipations
31:20des économistes
31:20dans leur publication
31:21de résultats ?
31:22Non,
31:22c'est vrai que c'est
31:23assez frappant
31:24quand on regarde
31:24cette saison
31:25des deux publications.
31:26C'est ça
31:27le seul sujet
31:28en réalité.
31:29On voit qu'on a
31:31plus de 80%
31:32de bonnes surprises
31:32aux Etats-Unis,
31:34c'est 50%
31:35en Europe,
31:36mais surtout,
31:37c'est la croissance
31:37qui est réalisée.
31:38Quand on regarde,
31:39on fait un peu le bilan
31:39de ces publications
31:40aux Etats-Unis,
31:41on est à plus de 25%
31:41de croissance
31:42par rapport au même trimestre
31:43l'année dernière.
31:44Avant le démarrage
31:44de la saison
31:45des deux publications,
31:45il était autour
31:46de 12-13%.
31:46C'est ce qui était attendu.
31:48Il y a quand même
31:48un vrai mouvement
31:50et ce qui est assez intéressant,
31:51c'est que la tech
31:52joue un rôle majeur
31:53là-dedans.
31:54Quand on regarde
31:55la dynamique de révision
31:57du consensus
31:57des analystes,
31:58elle est frappante
31:59parce qu'on est quasiment
32:01sur une dynamique
32:01de sortie de récession,
32:03comme si l'économie
32:04avait significativement freiné
32:05et que derrière,
32:06les perspectives
32:07s'amélioraient très largement.
32:09Et quand on regarde
32:10ce qui est dans cette dynamique
32:11de révision en hausse,
32:12qui est significative,
32:13aujourd'hui,
32:14sur l'ensemble
32:14de l'année 2026,
32:15le consensus pour les bénéfices
32:18par action aux Etats-Unis
32:19attend à peu près
32:2020% de croissance.
32:21Il faut bien avoir en tête
32:22qu'au début d'année,
32:22on était à 15%
32:23et c'était déjà considéré
32:24comme optimiste.
32:25On voit bien que le scénario
32:26le plus optimiste
32:27est finalement en train
32:27d'être dépassé.
32:29Et derrière,
32:29c'est cette dynamique
32:30de la tech.
32:31Sur les révisions
32:33des trois derniers mois
32:34dans ce consensus
32:34des analystes,
32:35la tech joue un rôle essentiel.
32:36Si on prend la tech hardware,
32:38on y inclut les semi-conducteurs,
32:40c'est plus de 80%
32:42de cette dynamique de révision.
32:44Si on ajoute l'effet
32:45pétrole qui profite
32:46au secteur de l'énergie,
32:47c'est l'intégralité
32:49des révisions sexuelles
32:49par ces deux secteurs.
32:51Et donc,
32:52en fait,
32:52c'est ça qui éclipse tout,
32:55notamment même
32:55la géopolitique.
32:56On l'a vu,
32:57les marchés ont essentiellement
32:58réagi à ça.
32:58Et donc,
32:59il y a cet effet de concentration
33:00où tout se concentre
33:01autour de la tech.
33:02Alors maintenant,
33:02il y a quand même
33:03une problématique
33:04sur ce secteur de la tech
33:05parce qu'on voit
33:06que certains acteurs
33:07ont plus au marché
33:08dans leur communication,
33:09enfin dans les résultats,
33:10d'autres beaucoup moins.
33:11Alors même parfois,
33:12si on regardait juste
33:13les capex,
33:13c'était assez similaire.
33:14Donc les investisseurs
33:16sont allés regarder autre chose.
33:16Ce n'était pas
33:17à qui investirait le plus
33:18en intelligence artificielle.
33:19C'est ça.
33:19En fait,
33:20ce n'est pas une course
33:21à qui investira le plus,
33:22c'est qui a le plus de chances
33:23de rentabiliser
33:24ses investissements en réalité.
33:25Et c'est très important
33:26puisque le secteur de la tech,
33:27déjà depuis l'année dernière,
33:29en réalité,
33:29il est en train de changer de statut.
33:30C'est un secteur
33:31qui était un secteur de croissance,
33:32qualité très visible.
33:34Et en fait,
33:34sur la plupart des points
33:35qui faisaient sa qualité,
33:36il se dégrade un petit peu en réalité.
33:37Il y a un peu moins
33:38de visibilité sur les profits
33:39parce que quand on fait
33:40de telles dépenses de capex,
33:41on est un peu moins sûr
33:42de ce qu'on va générer
33:42comme profit.
33:44On a une intensité
33:45capitalistique
33:45beaucoup plus importante.
33:46On achète des data centers,
33:48ce n'est pas de l'immatériel,
33:49c'est des biens
33:49tout à fait tangibles.
33:51Puis il y a de l'endettement maintenant.
33:52On n'investit pas directement
33:53dans des producteurs d'énergie
33:54pour certains, mais...
33:55Ce qui nous semble
33:56en tout cas important,
33:57c'est qu'il commence
33:58à y avoir un peu plus
33:59de discrimination
33:59de la part des investisseurs,
34:00de la part des marchés
34:01sur ce qui se passe
34:02sur le secteur de la tech.
34:03Et on voit bien,
34:04cette année,
34:04quand on prend
34:05ce qu'on appelle
34:05les hyperscalers,
34:06donc ceux qui font
34:07les dépenses,
34:07les data centers, etc.,
34:09dans leur ensemble,
34:11le free cash flow
34:12attendu par les analystes
34:13qui était la grande force
34:14de ce secteur,
34:15c'est-à-dire d'avoir
34:15plein de cash
34:16et beaucoup de visibilité
34:17sur ce cash,
34:17va passer en négatif
34:18dans l'ensemble
34:18au cours de l'année
34:19d'après les anticipations
34:21des analystes.
34:21Et donc quand on regarde
34:22ceux qui ont été
34:23plutôt sanctionnés,
34:24c'est ceux pour lesquels
34:25ça se dégrade plus.
34:26Et ceux qui ont été
34:27salués par le marché
34:28malgré des capex importants
34:29comme Google,
34:30c'est ceux justement
34:31qui arrivent à limiter
34:34Donc on voit bien
34:35qu'en gros,
34:37ceux qui vont être capables
34:37de garder cette dimension
34:38croissance, qualité, visibilité
34:40seront probablement
34:42récompensés par les marchés,
34:43parviendront à maintenir
34:44des multiples de valorisation
34:45relativement importants,
34:46alors que les autres
34:47vont progressivement
34:49s'apparenter à quelque chose
34:50d'un peu plus value
34:51en réalité,
34:51avec un peu plus de dette,
34:52un peu plus d'intensité
34:53capitalistique
34:54et donc des multiples
34:54de valorisation
34:55un peu plus modérés.
34:56Ça veut dire,
34:57Thierry Leclerc,
34:59vu le temps qui nous reste,
35:00je change la question
35:01que je voulais poser
35:02à Benoît Pelle,
35:02mais on peut s'attendre
35:03à des accidents
35:04avec un tel niveau
35:05d'investissement
35:06de la part de valeurs
35:08qui en fait
35:09ne font que surprendre
35:10à la hausse quand même
35:10en matière de résultats.
35:11J'entendais tous les analystes
35:12dire ce qui est quand même
35:13impressionnant,
35:14c'est un,
35:14la progression des résultats
35:15et deux,
35:15que des entreprises aussi
35:16énormes réussissent
35:17à afficher de telles progressions
35:18mais en même temps,
35:19c'est vrai qu'on parle
35:20de centaines de milliards
35:21de dollars investis
35:23dans l'intelligence artificielle,
35:25la thématique
35:25de l'intelligence artificielle.
35:26Meta a notamment
35:27été particulièrement sanctionnée
35:28en bourse.
35:29En fait,
35:31si vous vous souvenez bien,
35:32en septembre dernier,
35:33il y avait déjà eu
35:33des craintes sur le secteur
35:36et bon,
35:37finalement,
35:38oui,
35:40plus de six mois,
35:41huit mois plus tard,
35:43les craintes
35:44ne se sont pas révélées
35:45justifiées.
35:46Alors après,
35:46les craintes,
35:47ça reposait aussi
35:48sur le fait que
35:49des sociétés
35:50qu'on ne voyait jamais
35:51sur le marché du crédit
35:53allaient effectivement
35:54trouver des ressources financières.
35:56Moi,
35:56à cette époque-là,
35:56j'ai dit que c'était
35:57plutôt une bonne décision.
35:58Seine,
35:59ça ne veut pas dire
35:59qu'on était prêts à la gorge,
36:00je veux dire
36:00qu'on cherche
36:02à ce que sont passives,
36:03soient à peu près équilibrées.
36:05Donc voilà,
36:06peut-être certaines boîtes
36:07ont été un peu trop loin,
36:08un peu trop agressives,
36:09trop rapidement,
36:10je pense à Oracle.
36:11Voilà,
36:11bon,
36:11mais en tout cas,
36:12ce n'est pas du tout,
36:14moi,
36:14j'avais dit,
36:15déjà,
36:16en septembre,
36:16octobre,
36:17on se disait,
36:17ouais,
36:17mais bon,
36:18là,
36:18quand même,
36:18ça fait deux ans
36:19que ça tire vachement,
36:21est-ce que ce n'est pas le moment
36:22de prendre des profits ?
36:23Je dis,
36:24écoutez,
36:24pour moi,
36:25la dynamique,
36:25c'est le,
36:27si vous voulez,
36:27le marché,
36:27il fonctionne sur des leaderships.
36:29Le leadership,
36:30aujourd'hui,
36:30je ne vous apprends rien,
36:32c'est l'IA,
36:33et aujourd'hui même,
36:35ce qu'on a,
36:35c'est qu'on a eu plutôt une phase
36:37qui est intéressante pour le marché,
36:38c'est-à-dire où,
36:39pour le moment,
36:40c'était concentré sur quelques boîtes,
36:43très hégémoniques et iconiques,
36:45mais aujourd'hui,
36:46c'est en train de se répandre
36:48sur le reste,
36:49enfin,
36:49pas tout le marché,
36:50mais il y a d'autres sociétés
36:51qui en bénéficient,
36:52d'où,
36:53notamment les semi-conducteurs.
36:54Les semi-conducteurs,
36:55voilà,
36:55mais c'est,
36:56et on va même passer
36:57aux grands gagnants
36:58en termes de productivité
37:00de cette thématique
37:02d'agents IA,
37:03puisque ça,
37:03c'est en train de se répercuter
37:04dans l'économie,
37:05enfin bon,
37:05bref,
37:06ça,
37:06c'est un troisième état.
37:07Donc,
37:07on est dedans,
37:09moi,
37:10je,
37:10la question,
37:11pardon,
37:11c'était une réponse un peu longue,
37:13est-ce qu'il va y avoir des accidents ?
37:14C'était la première question.
37:15Oui,
37:15est-ce qu'il va y avoir des accidents ?
37:17Enfin,
37:17donc,
37:17c'est pour ça que j'ai commencé en septembre,
37:19déjà,
37:19on me disait,
37:19regardez,
37:20ça sent bon l'accident.
37:21non,
37:21aujourd'hui,
37:22moi,
37:23en tout cas,
37:23je n'en vois pas,
37:24je vois toujours des résultats qui,
37:25enfin,
37:25on est vraiment en plein
37:27dans ce qu'on appelle
37:27le beat and race,
37:28c'est-à-dire,
37:29donc,
37:29on bat les attentes
37:30et on les monte,
37:31on monte pour le prochain,
37:32globalement,
37:33il y a quelques boîtes,
37:34effectivement,
37:35qui sont encore meilleures,
37:36d'autres qui sont un peu moins bonnes,
37:38on a vu Palantir hier,
37:39justement,
37:39qui a plutôt déçu
37:41sur la croissance à venir,
37:43même si les résultats
37:44étaient complètement exceptionnels
37:45et pulvérisés,
37:47c'est eux qui le disent,
37:48je suis assez d'accord,
37:49surtout,
37:49arriver à délivrer
37:50cette qualité de résultat
37:51avec top line
37:53et croissance bottom line
37:55qui est deux fois supérieure,
37:56c'est quand même remarquable
37:58ce qu'ils ont réussi,
37:59enfin,
37:59je n'ai pas de jugement de valeur
38:00plus que ça,
38:01mais en tout cas,
38:02la boîte,
38:03les résultats sont vraiment très bons,
38:05juste,
38:05je regardais,
38:06on était à le 8 août dernier,
38:08le PER de Palantir,
38:10c'était 245 fois,
38:12aujourd'hui,
38:12on est à 95 fois,
38:13alors,
38:14le titre,
38:14entre-temps,
38:15je pensais que le titre
38:16avait monté dans la période
38:17et je me disais,
38:18bon,
38:18on peut quand même acheter une boîte
38:19à 245,
38:20et gagner de l'argent,
38:22non,
38:22le titre a baissé de 20%,
38:23enfin,
38:23avant la séance d'aujourd'hui,
38:25oui,
38:25donc un peu plus maintenant,
38:27mais on a quand même eu
38:28un écrasement des multiples
38:29très important,
38:31donc oui,
38:31effectivement,
38:32la valo,
38:32à un moment,
38:33même pour des boîtes aussi,
38:35enfin,
38:35qui sont un peu à part,
38:37et c'est le cas,
38:38il faut quand même faire attention
38:39à la valo,
38:40enfin,
38:40je ne vous apprends rien,
38:40mais ça n'a pas été non plus
38:42l'accident,
38:42vous voyez,
38:43pour une boîte
38:43qui était à 245 fois,
38:45on se dit,
38:45bon,
38:45là,
38:46on est en pleine bulle TMT,
38:47ça va être un bain de sang,
38:49on va finir à moins 90%
38:51dans les six prochains mois,
38:52ça n'a pas été le cas,
38:53bon,
38:53elle délivre,
38:55elle normalise sa valorisation,
38:57et puis certainement,
38:57enfin,
38:58on verra bien,
38:59elle va repartir sur un bon rythme
39:01de croissance,
39:02mais donc pas d'accident.
39:03Je rebondis sur ce que nous dit
39:06Thierry Leclerc,
39:06est-ce que la question
39:07sur les hyperscalers,
39:09sur la tech,
39:10c'est comment valoriser
39:11les résultats
39:12et profits exponentiels
39:14de ces boîtes-là ?
39:14je ne ferais que de remarques
39:15par rapport au résultat.
39:16Un,
39:17si on regarde Google,
39:18la surprise,
39:18la moitié,
39:18c'est la revalorisation
39:19d'Antropique,
39:20qui n'est pas,
39:20enfin,
39:21une grosse partie,
39:22c'est la revalorisation,
39:23c'est des choses
39:23qui ne sont pas dans le business
39:24et qui sont prises
39:25pour des surprises positives,
39:26donc ça,
39:26question.
39:27Après,
39:27si on regarde globalement,
39:28qu'est-ce que c'est
39:29le SP500 aujourd'hui ?
39:30C'est 700 milliards de dollars
39:31d'investissement maintenus
39:33qui sont amortis sur 15 ans
39:35et qui sont valorisés
39:36comme des profits
39:37par tous les fournisseurs
39:38et effectivement,
39:39on assiste à un élargissement
39:41de l'impact des data centers,
39:42c'est vrai,
39:42moi je parle des data centers
39:43plus que de l'IA
39:44parce qu'aujourd'hui,
39:45on a Caterpillar
39:46qui fait d'excellents résultats
39:46parce qu'il y a de construction,
39:47on a l'énergie solaire
39:48qui alimente ces choses,
39:50on a les fournisseurs
39:51de mémoire en Corée
39:52qui ainsi de suite.
39:53Je veux dire,
39:53aujourd'hui,
39:54on a 700 milliards de dollars
39:55d'investissement par an
39:57financés plus ou moins à crédit
39:58mais qui sont amortis
39:59en plus sur 15 ans
40:01et qui font des résultats
40:02immédiats
40:02pour tous les fournisseurs
40:03qui alimentent la chaîne.
40:04D'accord.
40:05Et pour moi,
40:05c'est ça aujourd'hui la réalité
40:06et la question de savoir
40:07ces 700 milliards de dollars
40:08est-ce qu'ils vont se mettre
40:09à venir
40:09et quand est-ce qu'ils vont
40:10s'arrêter ?
40:10Parce que même si,
40:12comme je crois que c'est
40:13Serge Gane Brin
40:14qui a dit de Google,
40:15je préfère risquer la banqueroute
40:17que de louper le trend.
40:18Ok ?
40:19Mais ça,
40:19on a déjà vu en Angleterre
40:20dans les chemins de fer,
40:21on a vu,
40:21c'est qu'à l'arrivée
40:22vous construisez
40:22des surcapacités.
40:24D'accord.
40:24Et donc,
40:25vous n'avez pas de rentabilité
40:26qui corresponde.
40:27Donc aujourd'hui,
40:28effectivement,
40:2995 pour le construction
40:31d'un data center
40:31est supérieur
40:32à la construction
40:33de maisons individuelles
40:33aux Etats-Unis.
40:35Voilà.
40:35Donc on a une économie
40:36en plein boom
40:37à l'alimentaire
40:38à la fois par un déficit
40:38budgétaire
40:39mais aussi par ce déficit privé,
40:41enfin cet investissement privé.
40:43Tant que c'est financé,
40:44c'est financé.
40:45Ça fait du chiffre d'affaires
40:46pour les autres.
40:47Oui.
40:47Mais après,
40:48la question c'est
40:48comment est-ce qu'on le rentabilise
40:49l'investissement
40:49pour ceux qui le font ?
40:50Il faut s'agir
40:51qu'en plus,
40:52on ne connaît pas
40:52ce qui est le sommet
40:53aujourd'hui
40:54de la pyramide
40:55anthropique avec ça
40:56et on ne connaît pas
40:57la rentabilité
40:58et on a vu des choses
40:59cette semaine
41:00sur les repricings
41:01des jetons,
41:02des tokens.
41:03On sait que
41:04une partie,
41:05je veux dire,
41:06l'abonnement à 20 euros
41:07par accélèlement
41:08fait par la maison
41:10est rentable pour eux
41:11parce qu'on consomme moins
41:11mais il y a des gens
41:12qui pour 200 dollars
41:13consomment entre 8 000
41:14et 15 000 dollars
41:15de pivots en jetons.
41:16Et puis on voit
41:17d'ailleurs Anthropique
41:18je crois
41:18qui cette semaine
41:19a annoncé une joint venture
41:20avec Blackstone
41:21et Goldman Sachs
41:21justement pour aller
41:22vendre des services
41:22aux entreprises.
41:23C'est là où
41:23la bataille va jouer.
41:25Oui, mais aujourd'hui
41:25on sait que l'AI
41:26n'est pas pricée
41:27au prix de revient.
41:28Donc vous avez
41:29parce qu'on voit
41:30les levées de 100.
41:31Je vois Anthropique
41:32c'est 50 milliards de dollars
41:33tous les 3 mois
41:35parce que c'est vendu à perte.
41:36Oui, bien sûr.
41:37Donc voilà,
41:38vous avez quelque chose
41:39qui est à perte au sommet
41:39où vous avez des investissements
41:41en 700 milliards de dollars
41:42dans les data centers
41:43et derrière
41:43tous les gens
41:44qui fabriquent des choses
41:47eux, ils enregistrent le chiffre d'affaires
41:48tous les jours.
41:49Donc tant mieux pour ceux
41:49qui font de l'infra ou de l'énergie
41:50la question c'est
41:51est-ce qu'il y a une bulle
41:51tout en haut, c'est ça ?
41:52C'est combien de temps
41:53ça va durer ?
41:54Combien de temps ça va durer ?
41:55Parce qu'aujourd'hui
41:55voilà,
41:57et quelque part aujourd'hui
41:58le fait que tout le monde
41:59soit en cash flow négatif
42:01c'est que c'est le marché obligataire
42:03qui va décider
42:04d'arrêter un jour
42:05ou pas la fête
42:06parce qu'aujourd'hui
42:07avec des cash flow négatifs
42:08ils sont dépendants
42:09des financements obligataires
42:10et ce qui est une nouveauté.
42:11Est-ce que
42:11je rebondis
42:12parce que Thierry Leclerc
42:14nous évoquait effectivement
42:15les questionnements
42:15qu'on pouvait avoir
42:16en septembre dernier
42:17sur le sujet
42:17il y avait aussi
42:18ces questionnements
42:19qu'on avait
42:19ne serait-ce qu'au mois de janvier
42:21sur la concurrence
42:22de ces levées
42:23sur les marchés obligataires
42:24pour aller financer
42:25du coup
42:26des data centers
42:27par rapport à
42:28d'autres investissements
42:29est-ce que là
42:29ces annonces de CAPEX
42:31encore à la hausse
42:31peuvent venir concurrencer
42:32des investissements souverains ?
42:35Ça tire les obligations
42:37à la hausse
42:37c'est clair
42:38ça fait une source
42:40de demandes de capitaux
42:42importante
42:42et pour moi
42:43je veux dire
42:43aujourd'hui
42:44le fait que le marché
42:45rebondit
42:46le rebond du marché
42:47de jeudi
42:47est lié au fait
42:48qu'on est même
42:49on départ pas
42:50de 600 milliards
42:50de dollars en 26
42:51on est passé à 700 milliards
42:52de dollars
42:53pour les 4
42:54donc je veux dire
42:55aujourd'hui
42:56le marché est obnubilé
42:57par le montant
42:58de ces CAPEX
42:58data centers
42:59et c'est ce qui tient
43:01l'économie américaine
43:02en tout cas
43:03voilà
43:04tant que ça continue
43:06le marché va tenir
43:07il n'y a pas de problème
43:08le seul sujet
43:09c'est effectivement
43:09c'est les amortissements
43:11peut-être une dernière question
43:12pour vous
43:12Benoît Pelloyle
43:14il y en a un
43:15dans les GAFAM
43:16qui n'investit pas
43:16il s'appelle Apple
43:19et qui n'est pas sanctionné
43:20par le marché
43:21dont on applaudit
43:22même les résultats
43:22parce qu'ils vont plus
43:23d'iPhone que prévu
43:24et que certains modèles
43:25de ces Macbook
43:26sont utilisés
43:27beaucoup
43:27notamment en lien
43:28avec l'intelligence artificielle
43:29est-ce que finalement
43:30la bonne stratégie
43:31c'est pas de ne pas investir
43:33en intelligence artificielle
43:34et de voir où ça va
43:35avant de se positionner ?
43:36manifestement
43:37leur stratégie
43:38c'est d'essayer
43:38de conserver
43:39autant que faire se peut
43:40ce statut
43:40qui a fait leur succès
43:41c'est-à-dire ce statut
43:42très qualité
43:44croissance au sens qualité
43:45c'est-à-dire très resté
43:46asset light
43:46donc peu d'intensité capitalistique
43:49d'avoir
43:50de cultiver
43:51cette visibilité
43:51sur les revenus futurs
43:52alors bien évidemment
43:53ils se coupent peut-être
43:54aussi d'une opportunité
43:55que les autres
43:55essayent de saisir
43:58mais vraisemblablement
43:59c'est ce qui semble être
44:00la stratégie
44:00c'est d'essayer
44:01de résister au maximum
44:03à ce changement
44:04de statut
44:04des valeurs de technologie
44:05donc c'est une stratégie
44:07qui a l'air vraisemblablement
44:08de payée en l'occurrence
44:09donc c'est pas du tout
44:11effectivement
44:11ça ressort
44:12par rapport au reste
44:14ça nous semble
44:14d'autant plus important
44:15encore une fois
44:16ce qui a fait le succès
44:17de la tech
44:17c'est cette dimension
44:18qualité sur les revenus
44:20et justement
44:21quand on regarde
44:21de nouveau
44:22on a 2-3 signes
44:24comme ça un peu
44:24qui soulèvent des questions
44:26encore une fois
44:26d'un point de vue macroéconomique
44:28le poids des profits
44:29du fait de la tech
44:31le poids des profits
44:31des sociétés américaines
44:32a rarement été aussi important
44:33dans l'économie américaine
44:34on est sur un niveau
44:36de profit rapporté au PIB
44:37de l'ordre de 16%
44:37on n'a jamais vu ça
44:39hors le post-Covid
44:40et les années 50
44:42quand on regarde
44:43les marges anticipées
44:44par le consensus
44:45et les marges se réalisées
44:46alors elles sont toujours bonnes
44:47mais on voit
44:48qu'il y a quand même
44:48un petit sujet
44:50qui laisse à penser
44:51qu'attention
44:51il y a peut-être
44:52un engouement
44:52qui apparaît
44:53un peu excessif
44:54en tout cas
44:54ce qui nous interpelle
44:55c'est que le marché
44:56semble s'être positionné
44:57en termes de valorisation
44:58alors c'était un peu moins
44:58le cas
44:59que s'il vient de se passer
44:59mais dans une dynamique
45:01où on va rester
45:02durablement
45:02dans une logique
45:03de rentabilité
45:04quasi exceptionnelle
45:05par rapport
45:05au cycle économique
45:06Tiens Leclerc
45:07rapidement
45:07vous vouliez réagir
45:08Non
45:09moi je ne dois pas avoir
45:10tout à fait les mêmes données
45:11parce que pour
45:11la big tech
45:15hyperscaler
45:16appelons ça
45:17comme
45:18moi j'ai des free cash flow
45:20et des attentes
45:20de free cash flow
45:21positives
45:21en 2026
45:23donc le free cash flow
45:24c'est bien
45:24après les capex
45:26donc en fait
45:27on est à zéro
45:28pratiquement à zéro
45:29pour Meta
45:30et Amazon
45:30mais 65 milliards
45:32de dollars
45:33pardon
45:33pour Microsoft
45:35138 pour Apple
45:36donc ça répond
45:37à votre question
45:37qui ne dépenserait
45:39que 12 milliards
45:40cette année
45:40et pour Google
45:4127 milliards
45:44pour Google
45:45de free cash flow
45:46donc en fait
45:47ce qu'on est en train
45:47de dire
45:47c'est que
45:48c'est des boîtes
45:49qui ont
45:49des très bons business
45:51tout simplement
45:51si on devait
45:52se mettre autour
45:53de la table
45:53dire tiens
45:53qu'est-ce qu'on va faire
45:54comme business
45:54en termes de croissance
45:55de marge
45:56de visibilité
45:57on arriverait certainement
45:58à peu près
45:59pas très loin de ça
46:00et ils sont en train
46:01de réinvestir massivement
46:02alors oui
46:03il y a une partie
46:03de Paris
46:03parce que
46:04moi ce que je dis aussi
46:05depuis très longtemps
46:06on ne connait pas
46:06les returns
46:07on n'a pas vraiment
46:08donc investir
46:09sans avoir
46:10cette métrique
46:11dans l'équation
46:12c'est un peu compliqué
46:13mais bon
46:13on peut quand même
46:13dire qu'ils ne sont
46:14peut-être pas non plus
46:15complètement idiots
46:16et qu'ils savent
46:17à peu près ce qu'ils font
46:17et en tout cas
46:18ils ne se mettent pas
46:19en danger
46:19parce que dans les années 2000
46:21il n'y avait pas
46:22tout ce cash
46:22qui était généré
46:23en haut
46:24qui permettait
46:24d'irriguer le système
46:25donc là
46:26on a quand même
46:27et plutôt que de racheter
46:29des actions
46:29alors c'est bien aussi
46:30ça fait monter
46:31les marchés
46:32mais là
46:33on est dans une logique
46:34vraiment très capitalistique
46:36et c'est pour ça
46:37qu'on est peut-être
46:37dans un nouvel
46:38nouveau paradis
46:41on vient de 400 milliards
46:42à 500 milliards
46:43de prix cash flow
46:43on est 100 à 100
46:44et avec des amortissements
46:45qui sont passés
46:46de 5 à 10 ans
46:47ou 7 ans
46:47sur des choses
46:48qui devraient être amorties
46:49sur 4 ans
46:50donc qui viennent
46:50des prix cash flow
46:51pas forcément
46:53le reflet de la vraie réalité
46:54on va devoir malheureusement
46:55s'arrêter là
46:56on aurait pu continuer le débat
46:57on aurait dû commencer par ça
46:58tiens même
46:58merci beaucoup en tout cas
46:59Benoît Pellois
47:00merci Thierry Leclerc
47:01merci Gilles
47:01Etchéberi Garay
47:03et quant à nous
47:04on se retrouve tout de suite
47:05dans le dernier quart d'heure
47:06de Smart Bourse
47:17Et pour finir cette émission
47:19marché à thème
47:19le dernier quart d'heure
47:21de Smart Bourse
47:22nous avons le plaisir
47:23d'accueillir
47:23Nikolai Marinov
47:25bonsoir Nikolai
47:26bonsoir Nicolas
47:27vous êtes gérant
47:28chez Clartan
47:28et avec vous
47:29on va faire un petit peu
47:30d'analyse fondamentale
47:31on va parler du KNKT
47:34une entreprise
47:34qui fabrique notamment
47:36des câbles sous-marins
47:37alors expliquez-nous
47:38pourquoi avoir choisi
47:39cette entreprise
47:39pour décrypter ce soir
47:41le cas d'investissement
47:42oui en effet
47:43je vous parlerai aujourd'hui
47:45de câbles
47:47et plus précisément
47:48de NKT
47:49qui est un des trois acteurs
47:51européens
47:52du marché du câblage
47:54d'accord
47:54il s'agit d'une société
47:57donc danoise
47:58qui est écoutée
47:59à la Bourse de Copenhague
48:01depuis plus de 100 ans
48:02et qui réalise aujourd'hui
48:04des chiffres d'affaires
48:05de 3 milliards 5 d'euros
48:08d'accord
48:08pour une capitalisation
48:10on est sur une mid-cap
48:12capitalisation moyenne
48:14de 6 milliards
48:15et 2 000 d'euros
48:15d'accord
48:16donc une entreprise
48:18créée à la fin du 19ème siècle
48:20par un ingénieur danois
48:22dans le domaine du câblage
48:24pour accompagner
48:25l'électricité naissante
48:27à l'époque
48:28en 1953
48:29il pose le premier câble
48:32haute tension sous marrant
48:34qui est relié
48:36la Suède
48:37à l'île de Gotland
48:39et c'est précisément
48:40sur ce segment
48:42du marché du câblage
48:43des câbles haute tension
48:44que NKT s'est appuyé
48:48et qui en a fait sa force
48:50il s'agit des câbles
48:52les plus puissants
48:53qui permettent
48:54de transporter
48:55l'électricité
48:56à plus longue distance
48:59que ce soit
49:00sur des réseaux terrestres
49:01ou sous la mer
49:02il relie par exemple
49:04des îles
49:05à leur métropole
49:06et cette activité
49:08représente
49:08plus de 60%
49:09des revenus
49:10et il y a
49:11un tiers
49:13des revenus
49:14qui est réalisé
49:14dans les câbles
49:15moyenne basse tension
49:16qui sont plus déployés
49:18dans la distribution
49:19donc si on peut
49:19utiliser cette analogie
49:22les câbles haute tension
49:23ce sont les autoroutes
49:24de transport
49:25et les moyens
49:26de basse tension
49:27plus des routes départementales
49:30quelles sont
49:31les forces
49:32de la valeur
49:34et est-ce qu'on est
49:35je connais un peu
49:36la réponse
49:36mais est-ce qu'on est
49:37sur un marché porteur
49:38aujourd'hui
49:38quand on achemine de l'énergie
49:39on en a parlé juste avant
49:40il y a quand même pas mal
49:41de tensions
49:41sur les sujets de l'énergie
49:42mais quelles sont
49:43les forces de NKT
49:44dans le marché
49:45et dans le moment
49:46de marché actuel
49:47la force de NKT
49:50c'est précisément
49:51leur spécialisation
49:52sur les câbles
49:53haute tension
49:53c'est vraiment ce sujet
49:54haute tension
49:55oui puisque
49:55c'est le segment
49:57qui croit le plus rapidement
49:58de 10% par an
50:00et donc cette activité
50:03représente
50:04presque deux tiers
50:05de revenus
50:05alors que pour les deux autres
50:07acteurs européens
50:08majeurs
50:09comme Prismian
50:10qui est une apprise italienne
50:12qui est beaucoup plus grosse
50:13qu'NKT
50:13cela ne représente
50:15que 15%
50:16du chiffre d'affaires
50:17et pour le français
50:18NX100
50:18c'est un quart
50:19donc avec NKT
50:21nous avons une exposition
50:22à la thématique
50:22qui est beaucoup plus pure
50:24et sur le marché
50:29nous sommes clairement
50:29sur un super cycle
50:31de l'investissement
50:32en infrastructures énergétiques
50:34en Europe
50:35aux Etats-Unis
50:36le réseau
50:37est assez vétuste
50:39d'autre part
50:40en Europe
50:41nous avons
50:41des objectifs
50:43qui proviennent
50:44de la commission européenne
50:45assez ambitieux
50:47d'augmentation
50:47du mix
50:48de renouvelables
50:49bien sûr
50:49ce qui exige
50:50notamment
50:51la pose de câbles
50:53à haute tension
50:53pour relier
50:54un renouvellement du parc
50:55oui bien sûr
50:56les fermes éoliennes
50:57avec la terre
50:59pour accompagner
51:00donc l'objectif
51:01de neutralité carbone
51:03du continent européen
51:04d'ici 2050
51:06sur l'interconnexion
51:08également
51:08l'interconnexion
51:09ce sont
51:10des câbles
51:11qui relient
51:12deux réseaux
51:13d'électricité étatique
51:14et qui permettront
51:16aux Etats
51:17d'échanger
51:20de l'électricité
51:21de manière
51:21plus fluide
51:23et donc
51:24là aussi
51:25il y a
51:25une cible
51:26de 50%
51:27de capacité
51:28en plus
51:28en Europe
51:29d'accord
51:29donc rien que
51:30sur le marché européen
51:31finalement
51:32il y a de quoi
51:32assurer une croissance
51:34pour une valeur
51:35comme NKT
51:36si je comprends bien
51:36exactement
51:37l'Europe représente
51:38près de trois quarts
51:40des revenus
51:40pour NKT
51:43et
51:45en dehors
51:46des objectifs
51:49politiques
51:50nous avons également
51:51une demande
51:51de l'électricité
51:52qui croit régulièrement
51:53d'au moins
51:544% par an
51:55puisque
51:56les véhicules électriques
51:58sont de plus en plus
51:59présents
52:00dans le parc
52:00en plus
52:01de pompes
52:02à chaleur
52:03et puis
52:03finalement
52:04il y a bien sûr
52:05le déploiement
52:06des data centers
52:08qui accompagne
52:11l'entraînement
52:12des modèles
52:12en intelligence
52:13artificielle
52:14qui aujourd'hui
52:14est encore
52:15un phénomène américain
52:17mais qui deviendra
52:18européen
52:18donc nous partons
52:19d'un réseau
52:20qui est plutôt
52:23vétuste
52:23en Europe
52:24et quand on rajoute
52:25à cela
52:25une accélération
52:26à la demande
52:27cela fait
52:28que nous sommes
52:29sur un super cycle
52:31d'investissement
52:33et
52:33sur la partie
52:35câble
52:36à haute tension
52:37nous sommes sur une croissance
52:38de 10% par an
52:40qui fait qu'aujourd'hui
52:41les capacités de production
52:43ne sont pas
52:44suffisantes
52:45pour faire face
52:45à la demande
52:46d'accord
52:47et alors du coup
52:47est-ce que
52:49le parcours boursier
52:51la valorisation
52:53de NKT
52:54reflète
52:55vos convictions
52:56je crois que
52:57NKT publiera
52:58dans quelques jours
52:59le 13 mai
53:00ses résultats
53:00oui
53:02NKT a connu
53:04un parcours boursier
53:07assez
53:07haut
53:08en couleur
53:09depuis un an
53:10le cours a été
53:12revalorisé
53:12de 70%
53:13aujourd'hui
53:15on est
53:15sur un PER
53:16c'est-à-dire
53:17multiple
53:17autour de 30
53:19nous considérons
53:21que
53:22le cours
53:23a davantage
53:24de capacité
53:25d'appréciation
53:26puisque la société
53:27est actuellement
53:28dans une phase
53:29d'expansion
53:31industrielle
53:32avec des investissements
53:33qui pèsent
53:34puisque
53:35la génération
53:36de trésorerie
53:37a été déficitaire
53:39l'année dernière
53:40et le sera encore
53:41cette année
53:41puisqu'ils sont en train
53:43d'ouvrir une seconde usine
53:45en Suède
53:45en Allemagne
53:46et de construire
53:48un autre navire
53:49de déploiement
53:50d'accord
53:51ils investissent
53:52quelque part
53:52pour faire face
53:53à cette demande
53:53qui arrive
53:54sur le sol européen
53:55et par conséquent
53:56la génération
53:58de trésorerie
53:58est encore négative
54:00mais nous considérons
54:02qu'une fois
54:04ces investissements
54:05réalisés
54:06courant en 2027
54:07la société
54:09sera en mesure
54:10de croître
54:11ses revenus
54:12d'au moins
54:137% par an
54:14et de plus
54:16que doubler
54:16son résultat opérationnel
54:18à l'horizon 2030
54:21et donc
54:22nous avons
54:23un objectif
54:24de
54:251100
54:26courants
54:27de cours de bourse
54:28bien sûr
54:291100 courantes danoises
54:31oui exactement
54:31dernière question
54:32pourquoi NKT
54:34plutôt que Nexans
54:35ou Prismian
54:35en Italie
54:37oui
54:38donc
54:39Prismian
54:40c'est l'acteur
54:41majeur
54:42du domaine
54:42du câblage
54:43c'est le leader mondial
54:45NKT
54:46est une
54:48exposition
54:49qui est plus pure
54:50à la haute tension
54:51c'est ça
54:51c'est vraiment le sujet
54:52à la haute tension
54:52oui
54:53c'est leur spécialité
54:55c'est plus de 60%
54:57de leur revenu
54:59pour Prismian
55:00Prismian
55:01ce n'est que
55:0215
55:03autour de 15%
55:04alors que sur les autres câbles
55:06moyenne basse tension
55:07il y a plus de risques
55:08de commodité
55:10qu'ils deviennent
55:11plus commoditaires
55:13avec une croissance accrue
55:14des acteurs
55:16extra-européens
55:18alors que sur les câbles
55:20haute tension
55:20nous sommes sur un produit
55:22plus sophistiqué
55:23avec une valeur
55:24technologique
55:25qui est bien plus élevée
55:27cette volonté
55:28d'investir
55:29dans les infrastructures
55:30énergétiques européennes
55:31notamment renouvelables
55:32qui va amener
55:33notamment des investissements
55:34en matière de câbles
55:35câbles haute tension
55:36ça se voit dans les carnets
55:37de commande de NKT
55:38aujourd'hui ?
55:38oui
55:39le carnet de commande
55:41de NKT
55:43est aujourd'hui
55:44autour de 10 milliards
55:45d'euros
55:45d'accord
55:46ce qui représente
55:475 ans
55:48de revenus
55:51pour le groupe
55:52donc
55:53la visibilité
55:54est assez élevée
55:56merci beaucoup
55:57Nicolas Imarinov
55:58de nous avoir
55:58accompagné
55:59dans Marché à Thème
56:01le dernier quart d'heure
56:02de Smart Bourse
56:03je rappelle
56:04que vous êtes
56:04gérant
56:05chez Clartan
56:06merci à toutes et tous
56:07d'avoir suivi
56:09Smart Bourse
56:10sur
56:10Be Smart for Change
56:11je vous rappelle que
56:12Smart Bourse
56:12c'est tous les jours
56:13en direct
56:14de 17h à 18h
56:16que vous pouvez
56:17également
56:17nous retrouver
56:19en replay
56:20sur
56:21bsmart.fr
56:22et nous écouter
56:23en podcast
56:24sur toutes les plateformes
56:26de podcast
56:26et quant à moi
56:27je vous donne rendez-vous
56:28donc demain
56:29à 17h
56:30en direct
56:30sur
56:31Be Smart for Change
56:32à demain
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