- il y a 2 jours
Mercredi 1 avril 2026, retrouvez Benoit Vesco (Président, Delubac Asset Management), François Chaulet (Président, Montségur Finance), Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) et Benjamin Louvet, (directeur de la gestion matières 1ères, Ofi Invest AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change,
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:21soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, à chaque jour son Trump.
00:28Hier, Donald Trump semblait dessiner la perspective d'une fin rapide pour le conflit dans le Golfe
00:36d'ici deux à trois semaines, en déconnectant le sort du conflit et des opérations militaires américaines
00:42du sort du détroit d'Hormuz.
00:44Nous n'avons pas besoin que le détroit d'Hormuz soit débloqué pour décréter la fin de ce conflit.
00:50Voilà ce que Donald Trump disait hier.
00:53Ce matin, aux États-Unis, le président américain s'est réveillé avec une autre idée en tête,
00:57celle de remettre sur le devant de la scène une condition importante,
01:02le déblocage du détroit d'Hormuz
01:06pour bien accepter un cessez-le-feu demandé par l'Iran,
01:10selon les propres déclarations de Donald Trump.
01:13Évidemment, la version iranienne est assez divergente de ce point de vue-là.
01:17Bref, autant vous dire qu'on ne sait plus trop où on en est,
01:20que l'ambiguïté stratégique, s'il en est, est à son comble aujourd'hui.
01:25Ce qui n'empêche pas les marchés de poursuivre le rebond qui a été entamé ces dernières heures.
01:31On a vu une grosse séance hier à Wall Street qui s'est propagée à l'Asie ce matin,
01:36avec des envolées spectaculaires pour les marchés qui avaient d'ailleurs les plus soufferts,
01:40que ce soit le marché sud-coréen ou encore le marché japonais.
01:43Et puis l'Europe n'est pas en reste avec une troisième séance de progression
01:48pour les grands indices actions en Europe
01:51et des marchés pétroliers qui se détendent légèrement.
01:56On reste quand même à des niveaux proches, voire au-delà de 100 dollars
02:00pour le baril de pétrole, que ce soit le WTI américain ou le Brent de la mer du Nord.
02:07Et puis sur la partie obligataire, là aussi, une détente légère des taux souverains.
02:12sans plus de mouvements que cela aujourd'hui,
02:17avec un disant américain qui reste quand même au-delà de 4,30%
02:22et un disant allemand toujours autour de 3%.
02:25Donc rebond de soulagement.
02:26Et ensuite, c'est la question qu'on posera à nos invités de Planète Marché,
02:29puis dans le dernier quart d'heure, nous resterons focalisés sur les enjeux de ce conflit
02:34à travers les matières premières, bien sûr, le pétrole et ses dérivés.
02:39Et ce point névralgique qu'est le détroit d'Hormuz,
02:42nous en discuterons avec Benjamin Louvet, le directeur de la gestion matières premières
02:46d'Ophi Invest Asset Management, qui sera avec nous en visioconférence
02:50dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:023 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la Planète Marché.
03:06François Cholet est avec nous, le président de Bonsigure Finance.
03:09Bonsoir François.
03:10Bonsoir.
03:10À vos côtés, Benoît Vesco, le président de Delubac Asset Management.
03:13Bonsoir Benoît.
03:14Bonsoir Grégoire.
03:15Et Benoît Pelloual, qui est également en notre compagnie ce soir,
03:18le directeur des investissements de Natixis Wealth Management.
03:21Bonsoir Benoît.
03:22Bonsoir Grégoire.
03:22Benoît Pelloual, je commence avec vous.
03:25Et ce rebond, effectivement, de quelques heures,
03:28qui a débuté hier assez massivement sur le marché américain,
03:31qui se propageait à l'Asie au cours de la nuit et ce matin,
03:34pour se réverber en Europe également au moment où on se parle.
03:39Qu'est-ce qui inspire ce rebond de la part des investisseurs et des marchés, Benoît ?
03:44Alors, à mon sens, ce qui inspire ce rebond, c'est surtout le soulagement, en réalité,
03:52probablement de voir que les scénarios les plus sombres autour de ce conflit
03:56ne sont peut-être pas les plus probables, en tout cas.
03:59C'est notamment l'hypothèse d'une fermeture ad vitam aeternam de ce détroit.
04:02On voit que c'est dans l'intérêt de personne, notamment celui des Iraniens.
04:07Donc, il y a vraiment un effet de soulagement,
04:10et qui vient à mon sens surtout de ce qui vient du côté iranien.
04:13C'est-à-dire que Trump a montré sa volonté de sortir rapidement du conflit.
04:18Il y avait cette dimension conflit existentiel pour le régime iranien,
04:21donc cette idée qu'il pourrait aller jusqu'au bout.
04:24Et ça, c'était, je pense, un point de très grande incertitude pour les marchés.
04:27Le fait que l'Iran fasse savoir qu'effectivement,
04:31il ne souhaite pas aller beaucoup plus loin dans le conflit,
04:32il souhaite en sortir également.
04:33Je pense que c'est un vrai point de soulagement pour les marchés,
04:35et qui est probablement aussi amplifié par tout un tas de phénomènes aussi techniques sur les marchés.
04:39Il y avait un positionnement qui était particulièrement négatif en termes d'anticipation.
04:43Oui, au terme d'un mois de guerre,
04:45quand même beaucoup d'investisseurs sophistiqués,
04:47ou plus ou moins sophistiqués,
04:48s'étaient libérés du poids des actions et du risque.
04:50Exactement.
04:51Donc, il y a eu repondération de tout un tas de portefeuilles,
04:54et donc cet effet de soulagement, il est un peu amplifié par ses effets techniques.
04:58Maintenant, est-ce que ça veut dire que c'est la fin des problèmes ?
05:02Absolument pas.
05:03En tout cas, il y a le soulagement d'écarter probablement les scénarios les plus négatifs.
05:08Maintenant, la grande question, il y en a beaucoup de questions en réalité.
05:11Déjà aussi, que va faire Israël dans la poursuite de ce conflit ?
05:14Parce que les poursuites des objectifs sont vraisemblablement assez différents des Etats-Unis,
05:17même si on peine à savoir quels sont exactement les objectifs.
05:20Mais surtout, la question essentielle pour les marchés, c'est ce qui se passe autour du Détroit.
05:24Et pour l'instant, ce qui se passe autour du Détroit n'a à peu près rien.
05:27Il n'y a toujours pas, le trafic maritime est toujours interrompu.
05:31Et l'idée que véhiculait Trump hier, sur laquelle il revient aujourd'hui,
05:35était de dire qu'il y avait la possibilité que les Américains quittent le conflit,
05:38en tout cas mettent fin au conflit peu important, une réouverture du Détroit d'Ormouz.
05:42C'est une incertitude très importante.
05:44Parce que s'ils font ça, si on se place dans cette situation-là,
05:48ça veut même dire que l'Iran se retrouve quasiment renforcé dans sa main mise, justement, sur ce Détroit.
05:52Parce que si les Américains s'en échappent, se sortent de cette situation,
05:57est-ce que même si on a une coalition internationale sans la force de frappe des Etats-Unis,
06:01suffirait à faire suffisamment de pression sur les Iraniens pour le réouvrir complètement ?
06:05Même si on veut le sécuriser complètement à travers une force internationale,
06:09ça implique entre-temps une escalade, vraisemblablement.
06:11Donc il y a vraiment ce point d'incertitude qui reste très très important pour les marchés,
06:15qui laisse quand même à penser que le monde après ce conflit ne sera plus tout à fait pareil dans
06:19le Détroit,
06:20et qu'il faut probablement s'attendre à ce que c'était déjà un point chaud avant le déclenchement du
06:24conflit.
06:25Il y a des chances que ça soit un point encore plus chaud après,
06:27qui reste problématique, et qui dans le court terme continue de polluer pas mal les marchés,
06:32parce que c'est le principal levier aussi du côté iranien.
06:35Ils n'ont que peu de raisons d'aller dans le sens de négociations faciles,
06:40puisque c'est leur principal élément de négociation.
06:42Maintenant il faut aussi garder en tête, je pense que ce que les marchés voient également,
06:45c'est que ce n'est pas dans leur intérêt non plus de le fermer complètement.
06:48Donc il y a la voie pour des négociations, ça ne va pas être simple,
06:51c'est probablement encore une situation avec beaucoup d'incertitude et pas mal de volatilité,
06:54mais il y a quand même matière à accepter le soulagement de la part des marchés,
06:58ils ne reposent pas sur rien et sur des choses qui sont un peu plus rationnelles.
07:02L'évacuation du sérieux extrême peut justifier effectivement ce rebond de soulagement de la part des marchés,
07:07quand bien même les conséquences à court terme et à moyen-long terme ne sont pas encore bien identifiées,
07:13ou en tout cas ne sont pas encore complètement définies.
07:17Comment vous voyez, alors avant de parler des conséquences de moyen-long terme,
07:20Benoît Vesco, comment vous, on regarde des éléments qu'on a tous
07:25et qui peuvent changer d'une heure à l'autre, évidemment avec Donald Trump,
07:29mais qu'est-ce que vous comprenez à la manière dont ce conflit pourrait se terminer,
07:34et est-ce qu'il faut effectivement, est-ce que le marché a bien déconnecté
07:36la situation militaire et les opérations américaines dans le Golfe
07:41de la situation du détroit d'Hormuz ?
07:43Oui, alors c'est pas simple, vous l'avez dit, ça,
07:46on fluctue suivant les commentaires de Donald Trump jour après jour,
07:51mais on a quand même le sentiment depuis quelques jours
07:53qu'il essaye de trouver une porte de sortie,
07:55donc c'est aussi ça qui, petit à petit, rassure un peu les marchés,
07:59parce qu'un conflit qui se prolonge, qui se durcit,
08:02c'est vraiment pas le bon scénario,
08:04bon, pour l'ensemble de la croissance mondiale, en fait,
08:07donc ça c'est un premier point.
08:10Effectivement, il est capable de tout,
08:12donc de capituler en race campagne en disant qu'il a gagné,
08:15c'est possible,
08:17ce serait sûrement pas une victoire géopolitique,
08:20mais à la limite,
08:21je sais que pour les marchés,
08:22ce qui va importer là,
08:23il y a toujours un côté un peu très pragmatique des marchés,
08:27c'est est-ce que le détroit refonctionne,
08:30ou est-ce qu'il est toujours fermé ?
08:31Donc c'est ça le sujet,
08:34est-ce qu'il refonctionne avec un péage iranien ?
08:36Tout est possible,
08:37on vient de l'évoquer,
08:38mais à la limite,
08:40pourquoi pas ?
08:41On laisserait faire ça.
08:43Donald Trump,
08:44ce qu'on appelait à un temps la communauté internationale,
08:47le bloc occidental,
08:48pourrait laisser effectivement un détroit d'Hormuz à péage,
08:52sous contrôle iranien.
08:53À l'heure actuelle,
08:54on peut tout imaginer,
08:55on peut tout imaginer,
08:57après,
08:57effectivement,
08:58on revient pas à l'instant d'avant comme ça,
09:01et de toute façon,
09:03le marché s'est mis dans la perspective
09:05que ça va durer quelques mois,
09:06parce que de toute façon,
09:08les infrastructures sont touchées,
09:11les chaînes d'approvisionnement sont touchées,
09:13et donc il faudra quelques mois,
09:15plusieurs mois,
09:16pour que tout ça se remette en fonctionnement normal.
09:20Donc c'est clair que ce sujet-là,
09:23il est vraiment essentiel pour les marchés,
09:25un, la durée,
09:26et deux,
09:27des perspectives sur la remise en conformité
09:29de l'ensemble de la croissance
09:31et du fonctionnement des chaînes mondiales.
09:33– Quelques mois,
09:34mais là aussi,
09:35on pourrait y revenir, Benoît,
09:36quelques mois,
09:37pour la durée de ce conflit,
09:39si c'est une hypothèse,
09:40aujourd'hui,
09:41évaluée par le marché,
09:42si on tient compte
09:44de la diffusion
09:46des effets macroéconomiques,
09:48que ce soit sur les prix,
09:49que ce soit sur l'activité,
09:51ça veut dire quand même
09:51que l'année de 2026,
09:53elle est réglée,
09:54entre guillemets.
09:55On n'aura pas
09:55les 3% de croissance mondiale
09:57qu'on pouvait anticiper
09:58en début d'année,
09:59et qui semblait être
10:00un consensus,
10:01d'ailleurs,
10:01assez solide.
10:02Moi, je me souviens très bien
10:03des discussions de marché
10:04qu'on avait en début d'année,
10:06c'était pour notamment
10:07indiquer qu'il y avait
10:08des risques dans les marchés,
10:09mais que le risque macroéconomique
10:10n'était peut-être pas,
10:12sans doute pas,
10:12le premier risque
10:13au début de l'année 2026.
10:15– Oui, tout à fait.
10:17Les événements
10:17qu'on a vécu
10:18depuis le début mars
10:19remettent en cause
10:20ce scénario de croissance mondiale,
10:21et de toute façon,
10:22on sait déjà
10:23qu'il y a un impact négatif
10:24sur la croissance mondiale.
10:25Est-ce qu'il est très fort ?
10:26Est-ce qu'il est modéré ?
10:27Pour le moment,
10:27à l'heure actuelle,
10:28ils sont plutôt modérés,
10:30gérables.
10:31Mais évidemment,
10:31on n'a pas encore
10:32la fin de l'histoire.
10:35Donc ça,
10:35c'est vrai que ça sera
10:36le sujet.
10:38Après,
10:40souvent,
10:40dans la période électorale
10:42mid-terme aux États-Unis,
10:44le scénario moyen,
10:45c'est des marchés
10:47compliqués
10:48jusqu'au moment
10:48des élections
10:49pour avoir
10:50un espèce d'effet
10:51de soulagement
10:51en fin d'année.
10:52Donc ça nous donne
10:53encore un peu de temps,
10:54entre guillemets,
10:55je ne dis pas
10:55pour rattraper l'année,
10:56mais au moins
10:58avoir un peu de souffle
11:00d'ici là,
11:00puisque je pense
11:01que l'indicateur majeur
11:02de Donald Trump,
11:03c'est quand même
11:05cette échéance-là
11:06qui doit sûrement
11:07lui donner
11:07un certain timing
11:09et une nécessité
11:10à un moment donné
11:10de sortir de l'arnière.
11:12Et d'ailleurs,
11:12on le disait
11:12en début d'année,
11:13les années d'élection
11:14de mi-mandat aux États-Unis
11:15ne sont pas forcément
11:16des années négatives
11:17du point de vue des marchés,
11:18mais c'est des années
11:18où on passe souvent
11:19par un trou d'air,
11:20un drawdown de l'ordre
11:22de 15 à 18%,
11:23je crois,
11:24de mémoire.
11:25Ça fait quand même
11:26une marge de baisse
11:28qu'on est peut-être
11:29en train d'encaisser
11:30en ce moment.
11:31François,
11:32votre évaluation
11:33de la situation,
11:34est-ce qu'il y a déjà
11:35un certain nombre
11:36de points de non-retour
11:37qui ont été franchis
11:38dans ce conflit ?
11:38Quand je dis
11:39points de non-retour,
11:39du point de vue des marchés,
11:41du point de vue
11:41des conséquences économiques,
11:44et à l'inverse,
11:45est-ce qu'il y a
11:45une partie du choc
11:46qui est encore réversible
11:47et qui peut permettre
11:48de conserver en partie
11:50certains scénarios
11:52macro ou de marché
11:52qu'on avait pour 2026 ?
11:54La première certitude,
11:55c'est que Trump
11:56a gagné ce conflit
11:58puisque de toute façon,
11:59quoi qu'il arrive,
12:00il aura gagné.
12:01Si c'est lui
12:01qui le dit,
12:02il a gagné.
12:03Pour dire qu'il a gagné
12:04et s'il gagne le conflit
12:06sans ayant réglé
12:07le problème
12:08d'Hormuz,
12:10en fait,
12:11c'est peut-être
12:11pas un problème pour lui,
12:12ça risque de rester
12:13un problème pour nous.
12:14Donc ça,
12:15c'est la première chose,
12:16c'est que,
12:16il ne faut pas se tromper,
12:17on est, nous,
12:18bien plus concerné
12:19que lui
12:20par ce qui passe
12:21au travers de ce détroit,
12:22même s'il ne faut pas oublier
12:24que l'essence
12:25et le gaz aux Etats-Unis
12:27subissent aussi,
12:28malgré tout,
12:29si c'est un pays exportateur
12:31et des difficultés,
12:33ils n'ont pas le même problème
12:33sur le gaz
12:34mais sur le pétrole.
12:35Ils ont du mal
12:35à raffiner leur pétrole,
12:37ils sont obligés
12:38d'importer du pétrole
12:39pour le raffiner
12:40dans leur raffinerie
12:41et le distiller
12:42et le mettre ensuite
12:42à la pompe.
12:43On a du bon bon
12:43sur le fait que Trump
12:44a gagné,
12:45la question,
12:46c'est le timing,
12:46le scénario qui paraît
12:49le plus positif,
12:51favorable,
12:51serait effectivement
12:52qu'il tienne son calendrier
12:53et qu'à l'issue
12:55d'une à deux semaines
12:56supplémentaires
12:57qu'il a pu annoncer
12:59de négociations,
13:00on ait une solution
13:01qui répond
13:02dans l'ensemble
13:03de ses critères
13:03et qui,
13:04pourquoi pas,
13:05dans le meilleur
13:06des scénarios,
13:07réouvrirait rapidement
13:07le détroit d'Hormuz,
13:09auquel cas,
13:09je pense que
13:10la croissance
13:11sera peu affectée,
13:13finalement,
13:14et qu'on retrouvera
13:15assez vite
13:16les métriques
13:16qui étaient ceux
13:18qu'on était
13:19dans l'espoir
13:20d'avoir
13:20au titre
13:21de l'exercice
13:22de 2026
13:22et donc,
13:24probablement,
13:25des points bas
13:26qui ont été faits
13:27et des opportunités
13:29qui ont été créées
13:29dans cette période.
13:30Mais ça,
13:30c'est si on a
13:31une réverture
13:32et un retour
13:33de la fluidité
13:34à Hormuz,
13:35c'est le scénario
13:35rose presque.
13:36J'entends.
13:37C'est peut-être pas
13:37notre scénario central.
13:38Le scénario central
13:39aujourd'hui,
13:40c'est quand même
13:40de voir
13:41qu'il n'a pas
13:42forcément fini
13:43de taper,
13:44à l'image
13:45de ce qu'il est
13:46en train
13:46de mobiliser
13:47comme troupe
13:48et le dernier
13:49porte-avion
13:49témoigne encore
13:50du fait
13:51qu'il a l'intention
13:52de ramener
13:52sur des théâtres
13:53d'opérations
13:54des militaires.
13:56Peut-être que
13:57pendant les négociations,
13:58on peut retrouver
13:59des points
14:00un peu supplémentaires
14:02de conflits.
14:04C'est souvent le cas,
14:06préalablement,
14:06à la conclusion
14:07de négociations,
14:08on a une intensification
14:09des conflits
14:10et ça,
14:11ce ne serait pas
14:11de nature très rassurante
14:12pour les marchés
14:13et ça pourrait
14:14continuer à appuyer
14:14un petit peu
14:15sur les indices.
14:16C'est peut-être
14:16ce qui nous retient
14:17le plus aujourd'hui
14:19de vraiment
14:19réinvestir massivement
14:21sur les marchés risqués,
14:23qu'ils soient d'ailleurs
14:24sur les crédits
14:25ou sur les actions.
14:26Bonne-moi est plus
14:27un spécialiste
14:27du marché obligataire
14:28qu'en moi,
14:29mais on était
14:30à l'école ensemble
14:30on ne peut pas parler.
14:32Mais objectivement,
14:33on a cette idée-là
14:35que globalement,
14:36là,
14:37on pourrait aller taper
14:37un peu plus fort
14:38et ce ne serait pas
14:39forcément très favorable.
14:41En revanche,
14:43on a effectivement
14:44les midtermes
14:44et même avant
14:45les midtermes,
14:46il y a un calendrier
14:46qui va au début
14:48de l'été,
14:48moi je rappelle
14:49le 4 juillet,
14:50c'est les 250 ans
14:51et donc je pense
14:53que c'est une date
14:54anniversaire
14:54qui va être
14:56largement préparée
14:57dans le narratif,
14:58dans le marketing
15:00et les grands succès
15:02de l'administration
15:03de Trump,
15:03préalablement
15:04à ce fameux 4 juillet
15:052026
15:06qui sera une étape
15:07marquante
15:07de l'histoire américaine
15:09et donc je pense
15:10que si on a un peu
15:12de patience,
15:12quelques mois,
15:13ce qui est a priori
15:14abordable
15:15pour l'investisseur
15:16qui vient sur des fonds
15:17actions avec
15:18un horizon d'investissement
15:19de 5 ans,
15:20quelques mois finalement
15:21c'est peu de choses
15:22et cette période
15:23a quand même ouvert
15:24des opportunités
15:24assez significatives,
15:27notamment aux Etats-Unis
15:29puisque a priori
15:30je pense qu'on aura
15:31aux Etats-Unis
15:33certains segments
15:33de marché
15:34et notamment
15:35les valeurs technologiques
15:36qui ont subi
15:37une correction
15:37extrêmement forte,
15:39une compression
15:39des multiples
15:42assez historique,
15:42on est passé
15:43d'à peu près
15:4330 fois les résultats
15:44à venir
15:44à un peu moins
15:46de 20 fois,
15:46c'est quand même
15:47pas rien
15:48et un peu moins
15:49de 20 ça
15:49les résultats à venir
15:50pour des croissances
15:51de bénéfices
15:52qui seront peu impactées
15:53par ces événements
15:54et qui seront
15:55a priori largement
15:56en moyenne
15:57au-dessus de 20
15:57parce que c'est un secteur
15:58qui est en pleine croissance,
16:00objectivement
16:00ce n'est pas des ratios
16:01de valorisation
16:02très inquiétants
16:02donc malgré tout
16:04même dans cette période
16:05d'extrétude
16:05l'investisseur
16:06un peu long
16:07c'était dans la durée
16:08d'investissement recommandé
16:09trouve des points d'entrée
16:11y compris en Europe
16:12et aux Etats-Unis
16:13peut-être
16:14que sur les valeurs
16:14technologiques
16:15notamment
16:15on a des points d'entrée
16:17avec un peu de vigilance
16:19peut-être sur le choix
16:19mais globalement
16:21dans l'ensemble
16:22on a des points d'entrée.
16:23Débat alors
16:24Benoît
16:26qui est le plus affecté
16:27par ce choc
16:28peut-être
16:28sur le plan macroéconomique
16:30et du point de vue
16:30du marché
16:31effectivement
16:32ou est-ce qu'on a envie
16:33d'imaginer
16:34se repositionner
16:36une fois que la situation
16:37sera peut-être
16:38un peu plus claire
16:38et qu'on aura
16:39un peu plus
16:40d'arguments
16:41pour aller vraiment
16:42reprendre du risque
16:44est-ce que c'est sur
16:45les valeurs technologiques
16:47américaines
16:47qui baissaient
16:48depuis le mois d'octobre
16:49et qui commençaient
16:50à susciter
16:50une forme de défiance
16:51quand même
16:52de la part des investisseurs
16:53est-ce que la valo
16:53la baisse de plusieurs points
16:55de valorisation
16:55fait oublier
16:56ou en tout cas
16:57remise le débat
16:58qu'on avait
16:58sur le risque
16:59de bullia
17:01le problème des retours
17:02sur investissement
17:03des capex
17:04etc
17:04ou à l'inverse
17:06est-ce qu'on peut
17:07trouver des opportunités
17:08en Europe
17:09à travers
17:10des thématiques
17:11qui étaient celles
17:12bien en place
17:12là aussi
17:13avant le conflit
17:14dans le golfe
17:14le thème des infrastructures
17:16de la défense
17:17de la souveraineté
17:19de l'industrie
17:20etc
17:22tant qu'on reste
17:22dans ce scénario
17:23d'un conflit
17:24qui n'a pas vocation
17:26à s'éterniser
17:26encore une fois
17:27c'est vraiment
17:27un paramètre
17:28très très important
17:30des rééquilibrages
17:31de portefeuilles
17:31peuvent s'entendre
17:32effectivement
17:33quand on voit
17:33que la prime
17:34des valeurs technologiques
17:35est quasiment retombée
17:35à presque rien
17:36par rapport
17:36au reste du marché
17:37je peux comprendre
17:38que dans des portefeuilles
17:39si on avait
17:40beaucoup joué l'Europe
17:41etc
17:41qu'on procède
17:42à des rééquilibrages
17:44ça s'entend
17:45très très bien
17:46que la valo du Nasdaq
17:47soit quasiment équivalente
17:48à celle du S&P 500
17:49ça n'arrive pas
17:49tous les jours
17:50exactement
17:50maintenant
17:52plus fondamentalement
17:53je sais que
17:54le marché a surtout joué
17:55jusqu'à présent
17:56le risque macroéconomique
17:57assez évident
17:58c'est à dire
17:58l'Europe est plus dépendante
17:59de l'énergie
18:00donc ça souffre plus
18:01etc
18:02mais en réalité
18:03nous ce qui nous préoccupe
18:04plus fondamentalement
18:04et d'autant plus
18:05si on se place
18:06dans un conflit
18:06relativement limité
18:07dans le temps
18:08c'est que
18:09ce choc finalement
18:10parce qu'il aura
18:11un impact
18:11sur la croissance
18:12et sur la situation
18:13d'avant le conflit
18:14l'impact il est peut-être
18:15plus négatif aux Etats-Unis
18:16qu'en zone euro
18:17en réalité
18:19la zone euro souffrirait
18:20si le conflit
18:21vraiment s'éternise
18:22en revanche aux Etats-Unis
18:23il n'y a peut-être pas besoin
18:24d'un conflit qui s'éternise
18:25pour faire des dégâts
18:26parce que la situation
18:27de l'économie américaine
18:28était contrairement à l'Europe
18:29très différente
18:30dans la mesure où
18:30c'était une économie
18:31qui n'avait pas encore fait
18:32son freinage
18:32l'amorcer son freinage
18:33alors qu'en Europe
18:34on se stabilisait
18:34on avait même un début
18:35de reprise
18:36très timide
18:37c'était deux scénarios
18:38un peu à front renversé
18:39on voyait cette reprise cyclique
18:41ce vent cyclique porteur
18:43pour l'Europe
18:44avec une réaccélération
18:45des économies
18:46à l'inverse
18:47on pouvait dessiner
18:48un scénario
18:49de ralentissement
18:50en tout cas
18:50sur quelques trimestres
18:51de l'économie américaine
18:52et si on se place
18:53dans cette situation
18:54ce qui vient de se produire
18:56vient appuyer
18:57sur les points
18:59d'inquiétude
19:00qu'on avait
19:00avant le conflit
19:01c'est à dire
19:02qu'une économie
19:02qui est censée
19:03être appelée à freiner
19:04mais surtout
19:04une persistance
19:05de l'inflation
19:06plus matérielle
19:07qu'en Europe
19:07où on a regagné
19:08la maîtrise de l'inflation
19:09et ça c'est très important
19:11il faut bien avoir en tête
19:12que le sujet principal
19:14aux Etats-Unis
19:15c'est l'affordability crisis
19:16donc cette crise
19:17de pouvoir d'achat
19:18et que justement
19:19et c'est important
19:20notamment dans
19:21l'éventuelle réponse
19:22et de posture
19:23de la banque centrale
19:24ce qui est important
19:24c'est les anticipations
19:26d'inflation
19:27de la part des ménages
19:28elles auraient peut-être
19:29tendance à être
19:30un peu plus volatiles
19:31aux Etats-Unis
19:31dans une économie
19:32où on n'a pas
19:33fondamentalement renoué
19:34avec la maîtrise
19:34de l'inflation
19:35et l'autre élément
19:36qui implique
19:38cette prudence
19:38plus fondamentale
19:39en réalité
19:39et qui nous a incité
19:40à garder notre positionnement
19:41quand même plutôt
19:42pro-européen
19:43malgré les difficultés
19:45c'est effectivement
19:46ce qui se passe
19:47autour du crédit
19:48aux Etats-Unis
19:48parce que
19:50dans une économie
19:51qui n'a pas regagné
19:51la maîtrise de l'inflation
19:52elle n'a pas pu
19:53baisser suffisamment
19:54les taux
19:54et ce qui vient de se passer
19:56est de nature
19:57à encore raréfié
19:58l'air respirable
20:00pour tout un tas
20:01d'entreprises
20:01donc cette problématique
20:02du crédit
20:03qui est devenue
20:03assez lancinante
20:04notamment le crédit privé
20:06et beaucoup aux Etats-Unis
20:07beaucoup plus qu'en Europe
20:08elle est probablement
20:10nettement accentuée
20:11par ce qui vient de se passer
20:12parce que
20:12cette tension
20:13qu'on a eue sur les taux
20:14même si elle n'est pas majeure
20:16elle s'ajoute déjà
20:17à des taux
20:17qui n'étaient pas ajustés
20:18aux Etats-Unis
20:19et a eu tendance
20:20à dégrader
20:21les conditions de financement
20:23ce qui est un sujet
20:23extrêmement important
20:24aux Etats-Unis
20:24probablement plus important
20:25qu'en Europe
20:26donc effectivement
20:26des réajustements
20:27de portefeuille
20:28on le fait
20:29on entend très bien ça
20:30mais pour l'instant
20:32on n'a pas changé
20:33fondamentalement
20:33on est toujours resté plutôt
20:34pro-Europe
20:35qu'aux Etats-Unis
20:36quitte à subir un petit peu
20:37ce qui va nous se passer
20:38je comprends
20:38je rajoute au chapitre
20:39des fragilités
20:40ou vulnérabilités
20:41de l'économie américaine
20:42la question de la consommation
20:44et d'un consommateur
20:45d'une consommation
20:46toujours plus concentrée
20:48vers le haut
20:49de la pyramide
20:50et un consommateur
20:53qui est de plus en plus sensible
20:54aux effets de marché
20:56les actions représentent
20:5825% du patrimoine net
20:59des ménages américains
21:01aujourd'hui
21:01qui est un chiffre
21:02historiquement élevé
21:03donc une baisse du marché
21:04action
21:04ça peut tout de suite
21:05se traduire
21:06par moins de consommation
21:07exactement
21:07et c'est pour ça
21:08qu'on était particulièrement
21:08préoccupés
21:09sur la semaine qui vient
21:10de s'écouler
21:10où justement
21:11les marchés américains
21:12ont en fait commencé
21:13à ne plus être épargnés
21:14du reste
21:15ont commencé vraiment
21:16à souffrir
21:16et effectivement
21:17c'est très important
21:18parce que le rôle joué
21:19par les marchés
21:19à travers les effets richesses
21:20dans la consommation
21:21des Etats-Unis
21:22est extrêmement important
21:23du fait de ce poids
21:24c'est quasiment
21:24ces ménages les plus riches
21:26qui détiennent les actifs
21:27et qui tiennent
21:28la consommation américaine
21:29donc ça c'est un sujet central
21:30mais aussi encore une fois
21:31sur les anticipations
21:32de baisse de taux
21:32parce que si le marché
21:33américain en est là
21:34aujourd'hui
21:35c'est parce qu'on anticipait
21:36une politique monétaire
21:37qui allait continuer
21:38de s'ajuster
21:38on peut légitimement penser
21:40que ce ne sera pas vraiment
21:41le cas cette année
21:42et donc la problématique
21:43des marchés actions
21:44elle redevient centrale
21:45pour la macro américaine
21:47Benoît Vesco
21:48sur les effets
21:49un peu macro
21:50et de marché
21:51déjà à attendre
21:52de ce choc
21:54de cette guerre du Golfe
21:55et puis oui
21:56sur la manière
21:57dont les banques centrales
21:58peuvent répondre
21:59ou non
22:00à cette situation
22:01Oui et je compléterai
22:03peut-être les propos
22:03de François et Benoît
22:04sur les opportunités
22:05des marchés
22:05parce qu'à chaque crise
22:07ces opportunités
22:07alors c'est facile
22:08de le dire après coup
22:09c'est toujours difficile
22:10de le vivre au moment
22:11mais sur les marchés obligataires
22:13on retrouve
22:14les marchés obligataires
22:15comme les banques centrales
22:16se sont tout de suite mis
22:17dans ces scénarios
22:18de hausse de l'inflation
22:19à court terme
22:20et donc on a retrouvé
22:21des rendements
22:22sur des parties courtes obligataires
22:23les 2-5 ans en moyenne
22:25assez attractifs
22:26quand on regarde
22:27des émetteurs privés
22:28notés triple B
22:29donc notation moyenne
22:30dans l'ensemble
22:31des entreprises
22:34échéance 3-5 ans
22:35on va se rapprocher
22:36en ce moment
22:36des 4%
22:37ce qui redevient
22:38quand même
22:39des choses assez attractives
22:40parce qu'on reste
22:41sur des émetteurs de qualité
22:42pas vraiment
22:43de risque de défaut
22:44et si on a
22:45un horizon de placement
22:47relativement court
22:473 ans et quelques
22:49tout de suite
22:50on a quand même
22:51un rendement
22:51qui est quand même
22:52vraiment intéressant
22:52donc ça
22:53ça fait partie
22:54de ces opportunités
22:55qu'il faut quand même regarder
22:56c'est jamais facile
22:57mais quand on a liquidité
22:59parquets sudurs
23:00court terme
23:01regarder ces sujets là
23:02peut être intéressant
23:04voilà
23:05et ça c'est
23:05et ça c'est complètement inhérent
23:07au discours
23:08des banques centrales
23:10qui n'a pas été simple
23:11parce que les
23:12les banques centrales
23:13elles n'ont que des coups
23:14à prendre
23:14généralement
23:15dans ce genre de situation
23:15c'est trop
23:17choc exogène
23:18donc pas encore
23:19d'effet de second tour
23:20la banque centrale européenne
23:21alors son mandat est simple
23:22l'avantage c'est que
23:23je regarde l'inflation
23:24et que l'inflation
23:25donc choc exogène
23:26l'inflation va monter
23:28avant d'attendre
23:29des effets de second tour
23:30je commence à réagir
23:31alors les banques centrales
23:33elles ont deux armes
23:34elles ont l'arme
23:34des taux directeurs
23:35bien entendu
23:35mais elles sont aussi
23:36l'arme de la communication
23:37bon c'est cette première
23:38qu'elle utilise évidemment
23:40et puis elle a même fait
23:41un petit peu
23:41de rétropédalage
23:42après coup
23:43pour essayer de temporiser
23:44un peu les choses
23:44mais évidemment
23:46elle est tout de suite
23:47en vigilance
23:48puisque quand on regarde
23:49les marchés obligataires
23:50on a vite vu
23:51ces anticipations
23:52inflationnistes
23:53tout de suite monter
23:54de 40-50 points de base
23:56et il fallait qu'elle réagisse
23:58pour essayer de casser
23:59ce mouvement-là
24:00cette dynamique
24:00ça c'est essentiel pour elle
24:02d'accord
24:02est-ce qu'il faudra
24:03qu'elle aille jusqu'à une montée
24:05des taux directeurs
24:06là je serais plus réservé
24:07parce que
24:08on est vraiment dans une phase
24:09de choc exogène
24:10on voit pas d'effet de second tour
24:11pour le moment
24:12c'est vrai que c'est trop tôt
24:13mais les chiffres de cette semaine
24:15ne montrent rien
24:16non
24:17on capture pas encore
24:18la totalité
24:19de ce qui s'est joué en mars
24:20notamment sur l'énergie
24:21et puis
24:21moi je rappelle toujours
24:23cette période
24:25où Jean-Claude Trichet
24:26était 2008
24:26monte ses taux directeurs
24:28d'un quart de point
24:28pour ensuite
24:29à toute vitesse
24:30les rebaisser
24:30puisqu'on sait ce qui s'est passé
24:32ensuite en 2008
24:32et les remonter deux fois
24:33en 2011
24:34je rappelle aussi
24:35deux hausses de temps
24:36en 2011
24:36juillet et septembre
24:37tout à fait
24:37crise de zone euro
24:38en 2011
24:38même scénario
24:39donc on peut imaginer
24:41qu'ils ont quand même
24:41ce scénario là
24:42en ci en tête
24:42et qu'ils vont d'abord
24:44utiliser l'arme de la communication
24:45d'autant que c'est intéressant
24:46ce que vous décrivez là
24:47effectivement
24:48et dès les premières heures
24:49du conflit
24:49le marché
24:50les banques centrales
24:51se sont focalisées
24:52sur l'aspect inflationniste
24:53potentiel
24:55depuis le début de la semaine
24:56on voit des taux longs
24:57souverains
24:58qui ont plutôt tendance
24:59à baisser
24:59quand le pétrole
25:01lui baisse un peu
25:02mais reste quand même
25:04autour de 100 dollars
25:04oui alors après
25:05il y a un élément
25:08technique classique
25:09si le pétrole
25:10se bloque
25:11à même 120 dollars
25:12pendant un an
25:13dans un an
25:14il n'y a plus de hausse
25:15des prix de l'énergie
25:16donc il y a aussi
25:17ce phénomène là
25:18alors il n'est pas sympathique
25:19parce qu'il y a quand même
25:19une perte de pouvoir d'achat
25:20et une ponction
25:21sur le consommateur
25:23mais il y a aussi
25:24ce phénomène là
25:25donc ça c'est logique
25:27qu'à un moment donné
25:27une fois qu'on a acté
25:28sur les marchés obligataires
25:29un certain nombre
25:30de mauvaises nouvelles
25:31sur les hausses de prix
25:31on temporise
25:32et puis parallèlement
25:34des banques centrales
25:35qui ont un discours
25:36peut-être un tout petit peu
25:37moins faucon
25:39depuis quelques jours
25:40oui oui
25:40en tout cas des prises de parole
25:42plus équilibrées
25:43y compris au sein
25:44de la banque centrale européenne
25:45un ville roi de galop
25:46s'est exprimé
25:47effectivement
25:47avec une parole
25:49plus ouverte
25:49plus équilibrée
25:50sur la réaction
25:53possible
25:54de la banque centrale européenne
25:55à l'occasion
25:55de la prochaine réunion
25:57du 30 avril
25:58le fait que les taux longs
26:00se mettent à baisser
26:00là depuis le début
26:01de la semaine
26:01ça nous dit quelque chose
26:03ou pas
26:03François
26:05ça nous dit
26:06que ce sera un peu plus facile
26:08peut-être
26:08que s'ils continuent
26:09à monter comme ça
26:10parce que sincèrement
26:11on atteignait des niveaux
26:13assez douloureux
26:15si on passe les 3%
26:17allègrement
26:17sur l'autoréférence allemand
26:19à 10 ans
26:19ça va commencer
26:20à se sentir
26:22notamment sur les pays
26:23comme la France
26:24qui ont enjanté
26:25les 3,80
26:26donc ces 80 points de base
26:28d'écart
26:28nous font de plus en plus mal
26:30chaque jour qui passe
26:32dans les autres points
26:33de vigilance
26:33dans le calendrier
26:35et juste pour le remettre
26:36devant nos yeux
26:38on arrive aujourd'hui
26:39en avril
26:40et c'est pas une blague
26:41on est bien dans la publication
26:42des résultats du premier trimestre
26:43ça va commencer
26:44ça va commencer
26:45et quand on regarde
26:46ce qui a été anticipé
26:48depuis le début de l'année
26:49dans ce scénario
26:50qu'on citait
26:51qui était très favorable
26:52j'ai pas vu encore
26:54de correction
26:54sur les attentes de profit
26:56pour 2026
26:57et c'est peut-être
26:58les boîtes commencent
26:59à peine à communiquer
27:00voilà
27:00alors c'est peut-être
27:02l'autre point de vigilance
27:03en dehors de ce que
27:04je citais tout à l'heure
27:06à savoir
27:06une intensification
27:08de l'effort
27:10et des combats
27:11c'est effectivement
27:12le deuxième point de vigilance
27:13qui me paraît important
27:14attention
27:15on va avoir des publications
27:16qui risquent d'être
27:17un peu plus prudentes
27:18ne serait-ce que par
27:20prudence des dirigeants
27:22et pour éviter
27:23les mauvaises surprises
27:24de la part
27:24des dirigeants d'entreprise
27:26que nous allons rencontrer
27:27à l'occasion de ces publications
27:27donc les 14%
27:28on attend quoi aux US
27:3014%
27:30c'est ça
27:31autour de 14-15%
27:32ça n'a pas beaucoup varié
27:33ils vont être
27:36challenging
27:36peut-être pas forcément aux US
27:38parce que c'est bien retiré
27:39quand même
27:40par la tech
27:41qui doit avoir
27:42ses profits
27:43de 30-40-50%
27:45mais côté européen
27:45en tout cas
27:46moi je suis un peu plus vigilant
27:47puisque c'est mon
27:49terrain de jeu
27:49le plus proche
27:51donc c'est vrai que
27:51c'est celui qu'on regarde
27:52de plus
27:52pour l'instant
27:53ça n'a pas corrigé
27:54non plus
27:54et donc les ambitions
27:55étaient assez fortes
27:56sur 2026
27:57parce qu'en vérité
27:58on avait recalé 2025
28:01sur 2026 et 2027
28:02dès ce trimestre-là
28:03on pourrait avoir
28:03un ajustement important
28:04ou est-ce que c'est un ajustement
28:05qui va prendre du temps ?
28:07tout va dépendre
28:07de la communication
28:08qui sera faite
28:09par les dirigeants
28:10et on a vu
28:11des communications
28:12extrêmement violentes
28:13à l'occasion
28:14des publications précédentes
28:15je pense au secteur auto
28:16par exemple
28:16qui a passé des provisions
28:18extrêmement élevées
28:19on pourrait avoir
28:20là aussi
28:20des dirigeants
28:21qui mettent un petit peu
28:23de sécurité
28:25de leur communication
28:25Si vous êtes amené
28:26à communiquer
28:27que le détroit d'Hormuz
28:28est toujours fermé
28:28je ne vois pas bien
28:29ce que vous pouvez raconter
28:30Voilà
28:31donc c'est peut-être
28:31l'autre point de vigilance
28:32puisqu'on rentre
28:33dans cette période-là
28:34ça me paraît
28:35quelque chose d'intéressant
28:35à regarder
28:39Les chaînes de valeurs
28:41les chaînes d'approvisionnement
28:42ont été tellement choquées
28:43depuis 5 ans maintenant
28:45entre le Covid
28:47l'Ukraine
28:48les tarifs
28:50est-ce qu'il y a quand même
28:51une forme de résilience
28:52qui s'est installée
28:53ou est-ce qu'on sous-estime encore
28:55les imbrications
28:56de ces chaînes d'approvisionnement
28:58et de ces chaînes de valeurs
28:59telles qu'elles existent
29:00depuis plusieurs années
29:02et dizaines d'années maintenant
29:03Peut-être que c'est là
29:04la vraie similitude
29:06avec 2025
29:07Il y a un an
29:08on parlait de tarifs
29:09Oui
29:10On avait des impacts
29:11qui étaient absolument colossaux
29:13quasi au quotidien aussi
29:14puisqu'on avait
29:16des errements de communication
29:19assez importants
29:19et on a quand même subi
29:21une hausse de tarifs
29:22de 2,5 à 15%
29:23à cette période-là
29:24qui a quand même
29:25bien impacté les marchés
29:26et aussi d'ailleurs
29:27les valeurs américaines
29:28qui avaient été
29:28fortement décotées
29:30à cette occasion
29:30Et puis
29:31l'exercice a repris son cours
29:34assez rapidement
29:34la stabilité
29:35a laissé la place
29:36aux entreprises
29:37pour délivrer
29:37et ce qui a été délivré
29:39malgré un contexte
29:41de krach
29:41sur le dollar
29:43pour les Européens
29:44malgré le contexte
29:45des tarifs
29:46a été quand même
29:47extrêmement solide
29:48puisqu'on a maintenu
29:49et les activités
29:51et grosso modo
29:52les marges
29:53par rapport à un pic
29:54que nous avions connu
29:55l'exercice précédent
29:562026
29:59la question qu'on se pose
30:00c'est est-ce qu'on peut
30:00avoir le même scénario
30:01et je pense
30:02et c'est ce que je disais
30:03un petit peu en introduction
30:04que si le conflit
30:05se résout
30:06dans les délais
30:06qui ont été annoncés
30:08je pense qu'on peut
30:09faire confiance
30:10en vérité
30:11aux entreprises
30:11pour montrer
30:12leur capacité
30:13de résilience
30:13dans ce contexte
30:14et de délivrer
30:15une bonne partie
30:15de ce qui a été
30:16promis en début d'année
30:18le vrai sujet
30:19c'est que là encore
30:20on dépend
30:21d'un contexte
30:22et des données externes
30:23qu'on ne maîtrise pas
30:26mais à ce stade
30:27en tout cas
30:28pour moi
30:28il n'y a pas de vision
30:29négative
30:30simplement
30:32le risque
30:33de surcroît
30:34de volatilité
30:34est toujours présent
30:35parce que
30:36vous avez toujours
30:38de l'attention
30:38avant
30:40la sortie
30:41d'un résultat
30:42de négociation
30:43alors Benoît
30:46je voulais réagir
30:48sur le sujet
30:48parce que
30:49comme l'économie américaine
30:50comme le macro
30:51les résultats
30:51des entreprises
30:52on a l'impression
30:52qu'ils sont
30:52totalement insubmersibles
30:54peu importe les chocs
30:55tout se passe toujours bien
30:56et je pense que
30:57la multiplication
30:57comme ça
30:58des chocs
30:58à un moment
30:59va se traduire
31:00quand même
31:01assez concrètement
31:02et déjà
31:03on avait beaucoup de doutes
31:04sur le consensus
31:04des profits américains
31:05à 15%
31:07vu la situation
31:08il faudrait quand même
31:09que ça s'améliore
31:10très très vite
31:10pour qu'il y ait pas
31:11pour qu'il y ait un impact
31:12très négligeable
31:13en réalité
31:14d'un point de vue macro
31:16il faut très vite
31:16qu'on revienne
31:17à un prix moyen
31:18du baril
31:18entre 75 et 80
31:19que en gros
31:20ça reste la moyenne
31:21sur 2026
31:22pour que l'impact macro
31:23soit négligeable
31:23et donc sur les profits
31:24on n'ait pas trop de doutes
31:25si on reste quand même
31:26dans un prix du baril
31:27un peu plus tendu
31:29et il ne faut pas
31:29qu'il soit tendu
31:30nettement plus
31:30mais
31:31on a fait les calculs
31:32sur un prix moyen
31:33du baril
31:34à 90 dollars
31:35sur l'ensemble de l'année
31:37l'impact sur les profits
31:38va être très significatif
31:40ça implique pour nous
31:41une croissance
31:41aux Etats-Unis
31:42qui est amputée
31:43de 0,4
31:44et une croissance européenne
31:46qui est amputée
31:46de 0,8
31:47si on fait ça
31:48sur l'ensemble de l'année
31:49ça implique des profits
31:50d'une croissance
31:51alors encore une fois
31:52c'est quantitatif
31:52c'est très théorique
31:53mais ça fait tomber
31:54quand même la croissance
31:55des profits aux Etats-Unis
31:56entre 3 et 4%
31:57on passe de 15 dans le consensus
31:59à seulement 3-4%
32:00donc c'est quand même
32:00très significatif
32:01parce que là
32:01il n'y a plus la capacité
32:04de transmettre
32:05les hausses de coûts
32:05dans les prix finaux
32:08exactement
32:08le choc logistique
32:10Covid
32:10en fait il n'y a pas
32:12de réponse budgétaire
32:13est-ce qu'il y a un métisme possible
32:14de la part des entreprises
32:15les comportements
32:16qui ont été très bien documentés
32:18pendant la période inflationniste
32:19de Great Flation
32:20d'inflation par les marges
32:22on parlait même
32:22de certains passagers
32:23clandestins
32:24un peu de l'inflation
32:25qui en profitaient
32:26pour reconstituer des marges
32:27parfois très faibles
32:27historiquement
32:28en se disant
32:29bah tiens
32:29tout le monde monte les prix
32:30il n'y a pas de raison
32:31que j'en profite pas aussi un peu
32:32enfin cette période-là
32:34elle est révolue
32:34je doute qu'il y a encore
32:35cette possibilité
32:36parce que déjà
32:37on était dans une économie
32:38qui repartait très très fort
32:39là c'est pas le cas
32:40elle est plutôt en train de ralentir
32:41qui était stimulée par des chèques
32:43donc là en plus
32:43il n'y a pas de réponse budgétaire
32:45et c'est tant mieux
32:45enfin il n'y a pas d'austérité budgétaire
32:47non plus
32:47exactement
32:48il y a quand même de l'épargne
32:49il y a encore
32:51ici et là
32:51des soutiens
32:52mais à mon sens
32:53la capacité à transmettre
32:55les hausses de prix
32:55elle est bien moindre
32:56qu'à cette époque
32:57et donc
32:58ça fait longtemps
32:59où on dit que justement
33:00l'impact des tarifs
33:00on ne le voit pas
33:01parce que les entreprises
33:02le compressent dans leurs marges
33:04à un moment ou à un autre
33:05elles n'auront pas d'autre choix
33:06donc
33:07ça risque de se voir
33:08à un moment ou à un autre
33:09en fait
33:10ça ne sera pas gratuit
33:11et donc si effectivement
33:12on est dans un scénario
33:13qui n'est pas un scénario extrême
33:1490 dollars
33:15le baril sur 2026
33:16ce qui vient de se passer
33:17on peut tout à fait l'envisager
33:19l'impact sur les profils
33:20est quand même assez significatif
33:21donc oui
33:21on s'attend à un discours
33:22quand même assez
33:23un peu plus prudent
33:24sur la situation
33:25François
33:25je partage l'avis
33:26il y a un sujet
33:27c'est que les paris américaines
33:28elle est vraiment résorbée
33:30cette fois-ci
33:30elle est fondue
33:31on est revenu à zéro
33:32mais
33:34Trump arrive avec ses chèques
33:35n'oubliez pas
33:36qu'on arrive dans la période
33:37où il va commencer
33:38à distribuer
33:39à compter de
33:40chèques de liberté
33:40exactement
33:41et donc on va avoir
33:43là aussi
33:43une réaction peut-être
33:45du consommateur américain
33:46à ces montants
33:47qui seront redistribués
33:50en tout cas
33:50d'un point de vue
33:51du timing
33:52ça me paraît assez juste
33:53donc on va rembourser
33:54les tarifs aux entreprises
33:55qui les ont payés
33:56on va utiliser
33:57les mêmes revenus
33:59et recettes des tarifs
34:00pour faire des chèques
34:00aux américains
34:01et puis on utilisera
34:02toujours ces mêmes tarifs
34:03pour se désendetter
34:04ça fait beaucoup d'objectifs
34:07pour une seule cagnotte
34:08quand même
34:09non non mais oui
34:10effectivement
34:11mais c'est significatif
34:13quand les ménages
34:13notamment les plus modestes
34:15reçoivent des chèques
34:15dans leur boîte à lettres
34:17c'est pas quelque chose
34:18ça c'est consommé
34:19il n'y a pas d'impact
34:20ça a vraiment l'impact
34:21sur les ménages
34:22les plus contraints
34:22oui oui
34:23sur le comportement
34:24des entreprises
34:25Benoît je voyais
34:25à Caissier
34:26où effectivement
34:26il n'y a plus la place
34:28pour transmettre
34:29et diffuser
34:30parce que la hausse
34:31des coûts des intrants
34:32ça va très vite
34:32dans les enquêtes de mars
34:33là on a eu des enquêtes PMI
34:34je crois
34:35ou ISM
34:35cet après-midi
34:36pour les Etats-Unis
34:37les prix payés
34:38se sont déjà envolés
34:40quand les prix facturés
34:41eux
34:41bon ils n'ont pas encore bougé
34:42oui alors
34:43la difficulté
34:44c'est qu'en plus
34:45on va avoir sûrement
34:46on rentre effectivement
34:47dans la période des résultats
34:48et des communications
34:49aux entreprises
34:50on n'aura pas forcément
34:51des messages clairs
34:52secteur par secteur
34:53ils sont comme nous
34:55on vit jour après jour
34:56suivant les commentaires
34:58de Trump
34:59donc je ne suis pas sûr
35:00qu'il puisse avoir
35:01des visions claires
35:02à nous adresser
35:04pour l'année
35:05donc ça ce sera une difficulté
35:06donc on rentre vraiment
35:07dans une période
35:08entre deux
35:09vous savez qu'il faudra
35:10au moins un deuxième trimestre
35:11de publication
35:12pour qu'on
35:12il faudra encore un peu de temps
35:13il voit un peu plus clair
35:15entreprise par entreprise
35:16tout à fait
35:16et là où je rejoins
35:17les commentaires de François
35:18c'est que
35:19Trump n'hésitera pas
35:21à lâcher du lest
35:23budgétairement
35:24ça lui posera
35:25zéro problème
35:27toujours pareil
35:28période électorale
35:29il faut qu'il gagne
35:29peu importe ce que ça coûte
35:32et ça correspond bien
35:34à un scénario
35:34de soulagement
35:35des marchés
35:36plutôt en fin d'année
35:38et qui repart
35:39sur des nouvelles perspectives
35:40dans ces cas-là
35:41alors
35:42c'est pas tout rose
35:43ce scénario-là
35:44parce qu'on reporte
35:44les problèmes
35:46on les reporte en 2027
35:47ou peut-être plus tard
35:48mais en fait
35:49on ne fait qu'accumuler
35:50les difficultés
35:51et les reporter
35:51à un autre moment
35:52mais ce qui fait que
35:54on a tous tendance
35:55à raisonner en année civile
35:56il vaut mieux
35:57un choc exogène
35:57en début d'année
35:58qu'en fin d'année
36:00l'année n'est pas terminée
36:02boursièrement parlant
36:03en fait
36:03donc c'est pour ça que
36:04histoire calendrier quoi
36:05oui alors ça peut paraître
36:07complètement
36:09immatérielle
36:10et psychologique
36:11mais en fait
36:12l'année n'est pas terminée
36:13boursièrement
36:14et elle peut bien se terminer
36:15malgré tout
36:16étonnamment
36:16parce qu'en fait
36:19je dirais
36:19le soutien budgétaire
36:22qu'on imagine
36:24du gouvernement Trump
36:25il est toujours possible
36:27après
36:28on a toujours en tête
36:29qu'à un moment donné
36:32qu'est-ce qui se passera
36:33quel sera l'impact
36:34quel sera le déclencheur
36:35je ne l'ai pas encore
36:36mais à un moment donné
36:37les banques centrales
36:38rentreront dans un cycle
36:39de hausse de taux
36:40est-ce que c'est
36:41est-ce que c'est aujourd'hui
36:42parce que la guerre dure
36:44a priori
36:44ça n'a pas l'air
36:45d'être le cas pour le moment
36:46est-ce que c'est en 2027
36:47ou en 2028
36:48je ne sais pas encore
36:49mais ce sera le déclencheur
36:51et la réalité
36:52des difficultés budgétaires
36:54des déséquilibres budgétaires
36:57les prochains mouvements
36:58un peu fondamentaux
36:59des banques centrales
37:00vous dites
37:00je mets de côté
37:01les chocs
37:02qui nécessitent
37:03d'intervenir
37:03pour des questions
37:04de stabilité de prix
37:05etc
37:05mais les prochains mouvements
37:06fondamentaux
37:07le sens de l'histoire
37:08c'est quand même plutôt
37:09que les taux soient
37:09toujours un peu plus
37:10tiltés à la hausse
37:11les grandes crises
37:12ou les grands mouvements
37:13de baisse
37:14ont toujours été déclenchés
37:15par des mouvements
37:16de hausses des taux directeurs
37:17pourquoi ?
37:17parce qu'ils révélaient
37:19des déséquilibres
37:20souvent avec une concomitance
37:21des hausses
37:22des prix du pétrole
37:22aussi
37:23aussi
37:24tout à fait
37:25donc voilà
37:26et pour le moment
37:27est-ce qu'on l'a tout de suite
37:28est-ce qu'on l'a dans un ou deux ans
37:29on n'a pas la réponse encore
37:32je voulais qu'on dise un mot
37:33de l'Asie aussi
37:34peut-être Benoît Pellois
37:35alors pas forcément
37:36parce que tout le monde
37:36est investi en Asie
37:37c'est pas ce que je veux dire
37:38mais dans le scénario 2026
37:40un c'était quand même
37:42une source de croissance
37:43économique non négligeable
37:45et deux c'était
37:46un terrain de diversification
37:49pour les investisseurs
37:51ou pour des allocations
37:52globales
37:53je comprends que
37:55l'histoire européenne
37:56l'histoire américaine
37:57peuvent se poursuivre
37:59chacune à leur manière
38:00est-ce que l'histoire asiatique
38:02elle a été profondément abîmée
38:03là quand même ?
38:05elle a été en partie abîmée
38:06probablement
38:07parce qu'effectivement
38:08alors nous
38:08on parle de l'impact macro
38:10concernant l'Europe
38:11il est encore plus important
38:12pour les pays
38:13là on parle de vraies
38:14disruptions
38:15on parle de rationnement
38:16on parle de poches de pénurie
38:19ici et là
38:20dans certains pays
38:21déjà
38:21exactement
38:22et d'ailleurs
38:22enfin justement
38:24on peut voir un peu
38:25cette difficulté
38:27beaucoup ont été surpris
38:28que le dollar rebondisse
38:29finalement pas tant que ça
38:30en fait
38:30on s'aperçoit que c'est parce que
38:32notamment les détenteurs
38:33de créanciers étrangers
38:35ont justement plutôt vendu
38:36des trisorises
38:37parce que justement
38:38ils ont besoin de cash
38:39et il y a quand même
38:40quelques problèmes
38:40et c'est pas mal
38:41de pays d'Asie
38:43nous l'Asie
38:44on l'a traité vraiment
38:45encore une fois
38:46l'objectif
38:47dans l'allocation
38:48c'était de faire autre chose
38:49que uniquement
38:50des Etats-Unis
38:53essentiellement
38:53de revenir sur le cœur
38:54Europe
38:54et l'Asie était traitée
38:55un peu comme une diversification
38:57à cette stratégie
38:57j'avoue que c'est effectivement
38:59un peu moins vrai aujourd'hui
39:00vu ce qui s'est passé
39:01les dégâts causés
39:02par cette crise énergétique
39:03sont peut-être un peu plus
39:04douloureux
39:04en Asie
39:05notamment la dépendance
39:06vis-à-vis du gaz
39:07parce qu'on parle beaucoup
39:07du pétrole
39:08mais la dépendance
39:08vis-à-vis du gaz
39:09elle est plus importante
39:12et donc effectivement
39:13j'ai envie de dire
39:14on se concentre un peu plus
39:15sur l'Europe dans les portefeuilles
39:17et effectivement
39:18cette histoire de diversification
39:19elle est peut-être un peu
39:19mise en stand-by
39:20vu ce qui vient de se passer
39:22François
39:22si on dit un mot
39:23à nouveau de l'Europe
39:25à travers
39:26ce qui peut
39:27être utilisé
39:28comme une nouvelle
39:29piqûre de rappel
39:30de nos dépendances
39:32à l'énergie
39:33à différentes formes
39:34d'énergie
39:35notamment
39:36alors pourtant
39:37l'histoire récente
39:38n'a pas été avare
39:39en matière de piqûre de rappel
39:40on n'a toujours pas de pétrole
39:41on n'a toujours pas de gaz
39:42on n'a toujours pas de pétrole
39:43il n'y a rien de nouveau
39:43il y a 8.22
39:44la guerre
39:45russo-ukrainienne
39:46elle se poursuit
39:47et désormais
39:48le détroit d'Hormuz
39:49est bloqué
39:50est-ce que
39:51si on cherche
39:52des sources d'opportunités
39:53est-ce qu'il a
39:53une vraie opportunité
39:54d'une
39:55je ne sais pas
39:56d'aller plus loin
39:57dans l'Europe de l'énergie
39:58en tout cas
39:58dans les dépenses
39:59d'investissement
40:00pour nous rendre
40:01plus autonomes
40:02plus résilients
40:03face à ces crises énergétiques
40:07on applaudirait tous
40:09les mesures
40:10du plan de RAI
40:11sur l'Europe
40:12je crois que là
40:13clairement
40:14on sera ravis
40:15et je pense que
40:16de toute façon
40:16la pontification
40:17Gona et les Toulons
40:18qui ont trouvé
40:20des points hauts
40:20récemment
40:21ne sont pas de nature
40:22à être retrouvés
40:23tout simplement
40:23parce qu'il va falloir
40:24investir massivement
40:25et qu'on va avoir
40:27un peu plus de concurrence
40:28dans les émissions
40:29obligataires
40:31souveraines
40:31que ce soit en Europe
40:32mais aussi en concurrence
40:33avec les refinancements
40:35américains
40:36et toutes les émissions
40:38souveraines par le monde
40:39puisqu'y compris au Japon
40:40aujourd'hui
40:41on a des taux
40:41qui sont intéressants
40:43pour les épargnants japonais
40:45donc on a un contexte
40:46un peu différent
40:47et je ne pense pas
40:48qu'on ait à ce stade
40:50de terminer
40:51le mouvement haussier
40:52sur les Toulons
40:54souverains
40:55de par cette volonté
40:57d'investissement
40:58et cette concurrence
41:00qui va être accrue
41:01sur les émissions
41:02maintenant
41:02est-ce que c'est
41:03une période
41:05pour les investisseurs
41:06extrêmement compliquée
41:08je suis les avis
41:10de Benoît
41:10on trouve des opportunités
41:11nous avions du cas
41:12dans les portefeuilles
41:13il a été mis
41:14en crédit
41:16plutôt
41:16investment grade
41:17à 2-3 ans
41:19on récupère quand même
41:20une marge de rémunération
41:22qui me paraît intelligente
41:24on a pas mal
41:26refondé
41:27nos allocations
41:28dans cette période-là
41:29même sur les parties
41:29d'ailleurs risquées
41:30les produits
41:31de type
41:32de l'île
41:33européen
41:34on avait des fonds
41:35qui avaient des échéances
41:36plutôt courtes
41:37avec lesquelles
41:37on était maintenant
41:38confortables
41:39mais on avait fait
41:40l'essentiel
41:40du chemin espéré
41:42au départ
41:42aujourd'hui
41:43on peut reprendre
41:44un peu de maturité
41:46donc on les a fait évoluer
41:47un petit peu
41:47dans les allocations
41:48il y avait beaucoup de choses
41:49à faire sur cette partie-là
41:50et je trouve que c'était
41:51des opportunités
41:52en tout cas
41:53dans un contexte
41:54où on n'imagine pas
41:55l'inflation exploser
41:56un taux de défaut
41:57exploser
41:57de manière considérable
41:58et puis sur la partie action
42:01bon c'est des années
42:03pas simples
42:03mais c'est des années
42:04dans lesquelles
42:05on fait notre travail
42:07et puis finalement
42:07si les indices patinent un peu
42:09et qu'on arrive à faire
42:10de la gestion discrétionnaire
42:11et à travailler correctement
42:13à l'intérieur de cela
42:14on va se faire évoluer
42:15parce que c'est ce qui fait
42:16que nos maisons ont des chances
42:17de rester là
42:18face aux grands fabricants
42:19et donc
42:21nous c'est plutôt des périodes
42:22qui sont
42:23un peu de stress
42:24effectivement
42:25mais c'est pas forcément
42:26des moments révélateurs
42:26pour la gestion active
42:27oui et puis c'est des moments
42:28où on arrive à sortir du lot
42:29en vérité
42:30donc c'est des choses
42:32qui durent depuis maintenant
42:333-4 ans
42:33on a un régime de marché
42:34qui nous est favorable
42:35depuis maintenant
42:37plusieurs exercices
42:38c'est pas simple
42:39notamment sur les valeurs
42:40de croissance
42:42mais pour le coup
42:43on a des marchés
42:44qui s'arbitrent très vite
42:45on a des marchés
42:47qui sont assez algorithmés
42:48donc c'est vrai
42:49que la gestion traditionnelle
42:51buy and hold
42:52est un peu mise en difficulté
42:54nous avons fait
42:55beaucoup évoluer
42:55nos modèles de gestion
42:56on est beaucoup plus souple
42:57et agile aujourd'hui
42:58avec des taux de rotation
42:59qui a été quasiment multiplié
43:00par 10 sur nos fonds
43:01donc c'est vrai
43:02que ça nous permet
43:03de capter un peu plus
43:04d'alpha dans ces périodes
43:05donc c'est pas des périodes
43:07difficiles
43:07pour nous
43:08oui parce qu'il faut travailler
43:10et agir
43:11c'est plus sportif
43:11mais c'est là
43:13où la valeur
43:14peut vraiment s'exprimer
43:15dans un contexte de marché
43:16c'est peut-être
43:17le dernier point
43:17sur lequel je voudrais conclure
43:18qui n'a pas vraiment changé
43:19le marché
43:20ça fait maintenant
43:20plusieurs années
43:21qu'il corrige
43:23tout au fil
43:24des trimestres
43:25des gros excès
43:25et d'une manière
43:26très violente
43:26on l'a vu sur le software
43:28on l'a vu sur le luxe
43:29il y a 2-3 ans
43:30etc
43:30sans remettre en question
43:31deux choses
43:32ni la tendance de fonds
43:34ni l'attractivité
43:35pour l'épargne
43:36et je crois
43:37qu'on peut dire encore aujourd'hui
43:39que malgré ce qui se passe
43:40l'épargne continue
43:41à venir s'investir
43:42aux Etats-Unis
43:43les particuliers
43:44continuent leur mouvement
43:45d'achat
43:47quoi qu'il arrive
43:48via des ETF
43:49notamment
43:50via des ETF
43:51mais
43:52la gestion active
43:53n'a pas
43:54dans de la perche
43:54non non
43:55la gestion active
43:56n'est pour le coup
43:57qui était en difficulté
43:59beaucoup
43:59l'exercice
44:00ça fait maintenant
44:012 trimestres
44:02qu'on a des flux
44:03qui redeviennent positifs
44:04sur la gestion active
44:05Bon
44:05Benoît Vesco
44:06vous avez le mot de la fin
44:07mais point très intéressant
44:09noté par François
44:10c'est un environnement
44:11plus sportif
44:11un régime de volatilité différent
44:13peut-être structurel
44:14d'ailleurs
44:14qui est en train de s'installer
44:16mais
44:17c'est un environnement
44:18dans lequel
44:18la gestion active
44:21a des chances
44:23qu'elle n'a pas
44:24dans d'autres environnements
44:25plus calmes
44:25On est sorti
44:26de ce monde
44:27ultra polarisé
44:28qu'on a vécu
44:292024-2025
44:30ultra polarisé
44:31géographiquement
44:32et sectoriellement
44:32parce que c'était
44:33les US
44:34et quelques valeurs
44:35donc on revient
44:36vers des schémas
44:37beaucoup plus classiques
44:38et beaucoup plus diversifiés
44:39ça, ça nous va bien
44:42la crise actuelle
44:43elle renforce
44:44certaines thématiques
44:45autour de
44:45qui avaient été mis en exergue
44:46par l'intelligence artificielle
44:48autour de l'énergie
44:48production d'énergie propre
44:50efficacité énergétique
44:51transport d'énergie
44:52tout ça
44:53ça reste
44:53complètement vrai
44:54et validé
44:55souveraineté aussi
44:56attention peut-être aussi
44:58aux fausses bonnes idées
44:59sur la défense
44:59parce que quand on voit
45:00que la première puissance militaire
45:02est quand même
45:03mise en difficulté
45:04par une production
45:05de drones à bas coût
45:07bon
45:07il faudra se reposer
45:08des questions
45:09sur cette industrie
45:09et qui devra se renouveler
45:11quand même
45:11intéressant
45:12très intéressant
45:13un secteur de la défense
45:14qui a plutôt eu tendance
45:15à baisser
45:15alors peut-être
45:16des profits à prendre
45:17quand même
45:17c'est un secteur
45:18qui a beaucoup rallié
45:19depuis plusieurs mois
45:20et plusieurs trimestres
45:21mais depuis le début du conflit
45:22c'est un secteur
45:22qui ne défend pas
45:24entre guillemets
45:25sur les marchés
45:25pour le coup
45:26merci beaucoup messieurs
45:27d'avoir été les invités
45:28de Planète Marché ce soir
45:29Benoît Vesco
45:29de Lubac Asset Management
45:31François Cholet
45:31Montségur Finance
45:32et Benoît Pelloual
45:34Natixis Wealth Management
45:46Le dernier quart d'heure
45:47de Smartbourg
45:48chaque soir
45:48c'est le quart d'heure
45:49thématique
45:49nous restons plongés
45:51dans la question
45:52du golf
45:53et de la situation
45:54du détroit d'Ormouz
45:55à travers bien sûr
45:56le prisme des matières premières
45:57et Benjamin Louvet
45:59qui est avec nous en visio
46:00le directeur de la gestion
46:01matières premières
46:02d'Ophi Invest Asset Management
46:03bonjour et bienvenue
46:04Benjamin
46:04merci beaucoup
46:06d'être avec nous
46:07un petit point
46:07de situation
46:09effectivement
46:09donc on a compris
46:10ce déficit d'offres
46:12depuis le début
46:12du conflit
46:13de l'ordre de 12-15 millions
46:15de barils par jour
46:16peut-être du fait
46:17de la fermeture
46:17ou de l'impraticabilité
46:20du détroit d'Ormouz
46:22situation de déficit d'offres
46:24qu'on a réussi
46:25à accommoder en partie
46:27avec l'utilisation
46:28des stocks
46:29bien sûr
46:30l'utilisation
46:31des réserves stratégiques
46:33un peu de rationnement
46:34peut-être ici et là
46:35dans certains pays
46:36d'Asie
46:37également
46:38Benjamin
46:38est-ce qu'on a réussi
46:40à absorber
46:41une bonne partie
46:42de ce déficit d'offres
46:43ou est-ce qu'il faut
46:44s'attendre
46:44à des problèmes
46:45plus importants encore
46:46dans les prochaines semaines
46:47et quand je dis
46:48problèmes plus importants
46:49c'est des problèmes
46:50sur les quantités
46:51et les volumes
46:52désormais
46:53et plus uniquement
46:53sur les prix
46:56bonsoir Grégoire
46:57oui je pense
46:57qu'il faut s'attendre
46:58à des problèmes
46:59plus importants
47:00on a vu le patron
47:01de Ryanair
47:01cet après-midi
47:02qui évoquait le fait
47:03d'avoir une pénurie
47:05de carburant d'aviation
47:07dans le courant
47:08du mois de mai
47:08il faut savoir
47:09qu'une grosse partie
47:10des raffineries
47:11le détroit d'Ormousse
47:14ne distribue pas
47:15et n'exporte pas
47:15que du pétrole brut
47:16il exporte aussi
47:17des produits raffinés
47:18et puis l'absence
47:19de ce pétrole brut
47:20limite la capacité
47:22à disposer
47:22de pétrole raffiné
47:24pour les autres
47:25raffineries
47:26à travers le monde
47:27il faut bien avoir
47:27aussi en tête
47:28que tous les pétroles
47:29ne se valent pas
47:30et ne se remplacent pas
47:31aisément
47:31si on prend l'exemple
47:32du pétrole américain
47:35sur lequel on compte
47:36beaucoup
47:36selon certains
47:37ce pétrole est du pétrole
47:38très léger
47:39quand on le raffine
47:40il donne essentiellement
47:41de l'essence
47:42et pas du diesel
47:43ou pas du kérosène
47:44qui sont des carburants
47:46qui sont nécessaires
47:47donc on envisage
47:48possiblement
47:49des problèmes plus vastes
47:50de pénurie
47:52hier l'Union Européenne
47:54a également fait valoir
47:55le fait
47:55qu'il fallait envisager
47:57des mesures de rationnement
47:58ou de réduction
47:59de consommation
47:59en tout cas
48:00et qu'ils allaient publier
48:01un certain nombre
48:02de mesures sur le sujet
48:03parce que
48:05on va tout droit
48:06si la situation
48:07dans le détroit d'Ormousse
48:07n'arrivait pas
48:08à se stabiliser
48:09vers une pénurie
48:11sur certains produits
48:13et des produits
48:14qui sont en plus vitaux
48:15parce qu'ils servent
48:16pour le trafic maritime
48:18pour le trafic
48:19des camions
48:20qui sont
48:21je dirais
48:22les éléments
48:23de la dernière
48:24le dernier élément
48:25de la chaîne de valeur
48:26pour aller jusqu'au
48:27consommateur
48:28donc on peut
48:29se s'inquiéter
48:30si jamais le conflit
48:31devait se prolonger
48:32je rappelle
48:33il faut écouter
48:33ce que disent les gens
48:34qui connaissent
48:35les saoudiens
48:36avaient dit
48:37il y a quelques jours
48:37que si la crise
48:39devait durer
48:40et si la fermeture
48:40du 3 d'Ormousse
48:41devait durer
48:41jusqu'à la fin
48:43du mois d'avril
48:43et bien le pétrole
48:44irait à 180 dollars
48:45le baril
48:46et là on aurait
48:47un vrai sujet
48:48pas seulement en termes
48:49d'inflation
48:50mais en termes
48:50aussi de consommation
48:52et de disponibilité
48:52c'est ce que Jeff Curry
48:53l'ancien patron
48:54de la recherche
48:55de Goldman Sachs
48:55maintenant chez Carla
48:56est évoqué
48:57il n'y a pas longtemps
48:58dans une note
48:59qu'il avait intitulée
48:59you can't print molecules
49:01on ne peut pas imprimer
49:02des molécules
49:03et donc à partir du moment
49:04où la marchandise
49:05n'est pas disponible
49:06et bien on arrive
49:07vraiment dans une restriction
49:08qui peut entraîner
49:09de la destruction
49:10de production
49:11c'est là le vrai enjeu
49:13d'une réouverture
49:14rapide du détroit d'Ormousse
49:15sachant qu'en plus
49:16Grégoire
49:17certaines des voies
49:18de contournement
49:19font aujourd'hui
49:21l'objet
49:22d'attaques
49:23de la part de l'Iran
49:24on peut parler
49:25d'un pipeline
49:26qui se trouve
49:26entre Abshan
49:27et Fujira
49:28qui permet de passer
49:29le détroit d'Ormousse
49:29pour une partie du pétrole
49:31et puis de ce pipeline
49:32qui traverse
49:33l'Arabie Saoudite
49:34d'est en ouest
49:35pour amener le pétrole
49:36sur les rives
49:37de la mer Rouge
49:38où là les outils
49:39pourraient fermer
49:40le détroit de Babel-Mandeb
49:41et ce pipeline
49:42qui est très long
49:43et en plein désert
49:44pourrait faire l'objet
49:45d'attaques de drones
49:46donc une situation
49:47toujours très fragile
49:48et potentiellement
49:48très problématique
49:49si la crise
49:51et la fermeture
49:52du détroit d'Ormousse
49:52ne devait pas être
49:53réglée rapidement
49:53Comment vous réfléchissez
49:56à l'avenir d'Ormousse
49:58désormais Benjamin
49:59et je crois que depuis
50:00on se connaît
50:01depuis peut-être
50:01une vingtaine d'années
50:02je crois que ce sujet
50:03d'Ormousse
50:04on en parle depuis
50:05au moins 20 ans
50:06en tout cas depuis
50:06aussi longtemps
50:08que je suis les marchés
50:09on parle de ce sujet
50:11d'Ormousse
50:11là il y a un vrai
50:13stress test
50:13c'est même plus
50:14qu'un stress test
50:15puisqu'il y a une vraie
50:16matérialisation
50:17d'un cas extrême
50:19que personne
50:20n'avait envie
50:20de contempler
50:21jusqu'à présent
50:22j'imagine que ça
50:23change des choses
50:24sur le moyen long terme
50:25Benjamin
50:25comment vous réfléchissez
50:27à l'avenir
50:29de ce détroit d'Ormousse
50:30la manière
50:30dont il sera
50:31pratiqué
50:32praticable
50:33dans le futur
50:34et les leçons
50:36qu'on tirera
50:37à un moment
50:38de ce conflit
50:40C'est extrêmement difficile
50:41aujourd'hui
50:42de tirer
50:43des conclusions
50:44définitives
50:44la première chose
50:45qu'on peut dire
50:45c'est que j'ai été
50:46le premier surpris
50:47de voir le détroit
50:47d'Ormousse
50:47fermé
50:48puisque même
50:49pendant la guerre
50:49d'Irak
50:50il n'avait pas été fermé
50:51pendant les crises
50:52de 73 et 79
50:54il n'avait pas été fermé
50:55et il faut dire
50:57que les moyens
50:57de faire la guerre
50:58ont fait énormément
50:59ont énormément évolué
51:01et le fait
51:02d'avoir cette menace
51:02permanente de drones
51:04de missiles
51:04qu'on n'avait pas
51:05lors de ces précédentes crises
51:06rend cette fermeture
51:08de fait du détroit
51:09d'Ormousse possible
51:10et très difficile
51:11de savoir
51:12comment ça pourrait évoluer
51:13on entend Trump
51:14aujourd'hui
51:14qui parle éventuellement
51:15de quitter le détroit
51:16d'Ormousse
51:17et de laisser
51:17les pays d'OTAN
51:18qui sont dépendants
51:19de cette zone
51:20se débrouiller
51:21mais au-delà de ça
51:24les Israéliens
51:25eux évoquent le fait
51:26qu'ils vont continuer
51:27la bataille
51:27donc le détroit d'Ormousse
51:28si les Etats-Unis
51:29s'en vont
51:30restera probablement fermé
51:31alors les conséquences
51:32qu'on peut y voir
51:33c'est plusieurs choses
51:33à long terme
51:34la première
51:34c'est que la souveraineté
51:36énergétique
51:36qui était déjà
51:37un sujet
51:38dans le cadre
51:39de la transition énergétique
51:40les Chinois
51:40ont fait la décision
51:41ont pris la décision
51:42déjà depuis un petit moment
51:43de se tourner
51:44vers les énergies renouvelables
51:45vers le nucléaire
51:46vers l'hydroélectrique
51:47pour pouvoir
51:48petit à petit
51:49se défaire
51:50de leur dépendance énergétique
51:52aux énergies fossiles
51:53ils ont commencé
51:54un peu tard
51:55puisque ce conflit
51:56arrive peut-être
51:56un peu tôt pour eux
51:58compte tenu du fait
51:59qu'ils sont encore dépendants
52:00de leur approvisionnement
52:00en pétrole
52:01mais ils avaient
52:01des réserves importantes
52:02on peut se dire
52:03que l'Europe
52:04pourrait décider
52:05et on commence à avoir
52:05des déclarations
52:06en ce sens
52:07d'accélérer sur la transition
52:08énergétique
52:08pour réduire
52:09cette dépendance
52:10ça c'est la première chose
52:11et puis la deuxième chose
52:11c'est qu'on peut imaginer
52:13qu'une fois que la situation
52:14sera peut-être
52:15un petit peu moins tendue
52:17on ressorte
52:18des projets
52:19qui avaient déjà été évoqués
52:20de créer
52:21un canal
52:22qui permettrait
52:23d'éviter
52:23ce passage
52:25par le détroit
52:25d'Hormuz
52:26il y avait des projets
52:28qui avaient été
52:29déjà publiés
52:29sur ce sujet
52:30qui sont des projets
52:32qui permettraient en plus
52:33d'avoir moins
52:34d'empreintes écologiques
52:35même si d'abord
52:36il faudrait creuser
52:37ce détroit
52:38enfin ce canal
52:40pardon
52:40mais il y a des solutions
52:42on va probablement
52:44aussi réfléchir
52:44peut-être à davantage
52:45de solutions
52:45de contournement
52:46avec la construction
52:47de pipelines
52:47qui permettraient
52:48de passer ce détroit
52:49d'Hormuz
52:49bref
52:50une réorganisation
52:51de la logistique pétrolière
52:53dans cette zone
52:53mais bien au-delà
52:54peut-être
52:55une réorganisation stratégique
52:56d'un certain nombre
52:57de pays
52:57qui sont très dépendants
52:58de cette zone
52:59de façon à réduire
53:01leur dépendance
53:01aux énergies fossiles
53:02et peut-être que tout ça
53:03sera un mal
53:04pour un bien
53:04en accélérant
53:05la transition énergétique
53:06et donc la limitation
53:07du réchauffement climatique
53:08on a vu également
53:09l'impact
53:11que le blocage
53:12d'Hormuz
53:13a pu avoir
53:13sur toute la filière
53:14agricole
53:15à travers notamment
53:16les marchés
53:17de fertilisants
53:18d'engrais
53:19et les produits
53:20nécessaires
53:21à leur fabrication
53:22Benjamin
53:24ça veut dire
53:25que là aussi
53:26forcément
53:27la hausse
53:28du prix
53:29de ces entrants
53:30va se retrouver
53:31à l'arrivée
53:32dans un certain nombre
53:33de prix finaux
53:35pour le consommateur
53:37je crois que c'est
53:38une évidence
53:38d'abord
53:38le manque de destination
53:40de disponibilité
53:42des intrants
53:43va clairement
53:43poser un problème
53:45lors des semis
53:46on le voit bien
53:47en Inde
53:47une grosse partie
53:48des usines
53:49de fabrication
53:50de fertilisants
53:51sont à l'arrêt
53:52parce que
53:52ces fertilisants
53:53ces usines
53:54tournent avec du gaz
53:55naturel
53:55beaucoup de fertilisants
53:56sont en fait
53:57des engrais azotés
53:58qui s'en fait
53:58à partir de gaz
53:59naturel au départ
54:00donc ça pose
54:02un risque
54:03sur la production
54:03agricole
54:04au-delà des prix
54:05sur la disponibilité
54:06agricole
54:06on entre dans la période
54:08de semis
54:09en Inde
54:10donc c'est compliqué
54:11ailleurs dans le monde
54:12au-delà de la simple
54:13disponibilité
54:14des fertilisants
54:15et donc cette disponibilité
54:16du gaz
54:16pour les engrais azotés
54:17vous avez également
54:19un gros problème
54:20qui se pose
54:21sur l'aluminium
54:22puisque beaucoup
54:23de fonderies
54:24d'aluminium
54:26non chinoises
54:27se trouvent
54:28dans cette zone
54:2810% de la production
54:29d'aluminium
54:30se trouve dans cette zone
54:30avec une grosse partie
54:31des installations
54:33qui ont été touchées
54:34et qui sont aujourd'hui
54:34arrêtées
54:35et arrêtées
54:35pour une période
54:36assez longue
54:36donc on pourrait avoir
54:37une envolée
54:38des prix
54:38également d'aluminium
54:39on a l'indisponibilité
54:40du soufre
54:41qui est indispensable
54:41pour la fabrication
54:42d'autres engrais
54:44à base de phosphate
54:46notamment les engrais
54:47qu'on fabrique
54:48avec le phosphate marocain
54:49qui rend les choses
54:51compliquées
54:51le soufre
54:51est également utilisé
54:52pour le raffinage
54:53du cuivre
54:54pour le raffinage
54:54du nickel
54:55et donc on a
54:56des répercussions
54:58qui vont bien au-delà
55:00des simples prix
55:01du pétrole
55:02et du gaz
55:03Fatim Birol
55:04le patron de l'agence
55:04internationale
55:05de l'énergie
55:05le rappelait
55:05dans une interview
55:06récemment
55:06il disait
55:07je pense que le monde
55:08a compris
55:08qu'il se passait
55:09quelque chose
55:11dans le détroit
55:11d'Hermouz
55:12mais je ne suis pas sûr
55:13que le monde
55:13ait compris
55:14la gravité
55:15et la profondeur
55:16de la crise
55:17qui nous attend
55:18donc oui
55:19il y a probablement
55:20un impact du prix
55:21sur d'autres
55:23matières
55:23il va falloir
55:24le surveiller
55:24de très près
55:25d'autant qu'en Europe
55:26on a aussi
55:26la problématique
55:27du gaz
55:27avec des stocks
55:28qui sont extrêmement bas
55:30alors qu'on arrive
55:31en fin d'hiver
55:32c'est vrai
55:32mais c'est normalement
55:33la période
55:33où on refait
55:34des stocks
55:35pour l'hiver suivant
55:36et là
55:37on va probablement
55:37devoir faire des stocks
55:38avec des prix
55:39bien plus hauts
55:40donc un choc de prix
55:41pas forcément
55:42un choc inflationniste
55:43parce qu'il n'y a pas encore
55:43de transmission
55:45vers les salaires
55:45c'est pour ça qu'hier
55:46Jérôme Powell
55:47disait que
55:48la réserve fédérale
55:49américaine
55:50adopterait probablement
55:51une étude de wait and see
55:52attendre de voir
55:53s'il y a cette diffusion
55:55mais clairement
55:56sur l'indice des prix
55:57on risque d'avoir
55:58une hausse
55:59qui va toucher
55:59d'autres choses
56:00que des simples
56:00produits énergétiques
56:01Merci beaucoup Benjamin
56:03merci pour votre éclairage
56:05et cette mise à jour
56:06de la situation
56:08d'Ormuz
56:09et de ses conséquences
56:10bien sûr
56:11pour nos économies
56:14Benjamin Louvet
56:14le directeur
56:15de la gestion
56:15matière première
56:16d'Ofi Invest
56:17Asset Management
56:18était avec nous
56:18l'invité de ce dernier
56:20quart d'heure
56:20de Smart Bourse
56:21un quart d'heure
56:22que vous retrouvez
56:23comme le reste
56:23de nos émissions
56:24en replay
56:25sur bismart.fr
56:26chaque jour
56:27ou en podcast
56:28sur l'ensemble
56:29de vos plateformes
56:30d'écoute préférées
56:31Sous-titrage Société Radio-Canada
56:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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