- il y a 1 heure
Ce mercredi 4 mars, Olivier Malteste, directeur des Investissements de Althéis by Yomoni, et Jean-François Robin, directeur de la recherche chez Natixis, se sont penchés sur l'impact négatif de l'escalade en Iran sur l'économie mondiale, la résistance des marchés américains avec la montée du dollar qui profite de cette guerre, le commerce maritime qui est paralysé en raison du blocage du détroit d'Ormuz, la bourse de Séoul qui enregistre sa pire performance, ainsi que la tension qui monte entre l'Espagne et les États-Unis, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Et nos experts du club ce soir, ils viennent tout juste de nous rejoindre.
00:06Olivier Maltès, directeur des investissements d'Alteis by Iomony.
00:10Bonsoir Olivier.
00:11Bonsoir Guillaume.
00:11Avez de vous retrouver.
00:12Et en fil rouge, Jean-François Robin, directeur de la recherche de Natixis.
00:14Rebonsoir Jean-François.
00:16Ce qui aide donc les marchés aujourd'hui à retrouver un tout petit peu d'air,
00:19c'est cette petite poche d'oxygène sous l'avalanche.
00:22On n'a pas au-delà aujourd'hui honnêtement.
00:23Le CAC a perdu 5,5% de jour, moins 5,5%, il récupère à peine 1% aujourd'hui.
00:28Mais ce qui aide, c'est qu'on a ces informations du New York Times
00:31selon lesquelles des agents iraniens tenteraient de discuter indirectement
00:35avec les Américains pour aller vers la désescalade, voire une sortie de la guerre.
00:38Voilà.
00:38On se contente de peu sur les marchés Olivier.
00:41Oui, mais c'est la vraie question de toute façon, c'est la durée du conflit.
00:45Et ce qui centralise vraiment toutes les inquiétudes, c'est ce détroit d'Hormuz,
00:48notamment qui bloque et qui paralyse les échanges, notamment sur le biais du pétrole,
00:54beaucoup plus que le pétrole iranien en tant que tel.
00:56Et donc, c'est sûr que tout ce qui va aller dans le sens d'une éclaircie potentielle
01:01et puis d'un calme et d'une reprise des pratiques...
01:03Là, c'est super hypothétique, c'est du conditionnel pour des discussions indirectes
01:06et rien d'officiel.
01:07C'est un petit rebond aussi, c'est une poche d'air, comme vous l'avez dit.
01:10Ce n'est pas non plus un rebond vraiment manifeste,
01:13mais c'est vrai que tout ce qui va permettre de calmer un petit peu l'attention
01:16va permettre effectivement de souffler et d'attendre un peu,
01:19de voir comment les négociations, si on peut parler de négociations, vont avancer.
01:24Il y a aussi le soutien, plus ou moins dit indirect, de la Chine aussi,
01:29sur le fait de laisser aussi le trafic, puisque c'est quand même les Chinois
01:32qui sont les premiers bénéficiaires, normalement, de cette zone du détroit d'Ormuz aussi
01:37pour le pétrole, globalement.
01:39Chine d'abord et un d'ensuite.
01:42Tout ça va dans le sens, et on l'espère, d'un calme
01:46qui pourrait permettre de reprendre le trafic.
01:48– Oui, et pendant ce temps quand même, ce missile balistique venu d'Iran,
01:52intercepté au-dessus de la Méditerranée, qui se dirigeait vers où ?
01:55Vers la Turquie, qui n'est pas du tout la Turquie un ennemi de l'Iran.
01:57Ils tirent tous azimuts quand même.
01:59– C'est moi qu'on puisse dire, et c'est certainement leur stratégie,
02:01d'essayer d'embraser globalement la zone,
02:03d'essayer de heurter économiquement le monde entier,
02:07y compris les États-Unis.
02:09Globalement, c'est vraiment la stratégie,
02:11et c'est ce qui a surpris la réaction, dès le début,
02:14qui a vraiment surpris les Américains et tous les observateurs
02:17sur cette stratégie, visiblement très planifiée côté iranien,
02:21basée pour l'instant essentiellement sur des drones,
02:24et qui ont été frappées toute la zone, globalement,
02:27et jusqu'à Chypre, donc l'Europe, dès le week-end,
02:32et qui est un phénomène qui a duré quand même
02:35sur les quatre premiers jours, globalement.
02:36– Alors, vous n'échapperez pas à cette question,
02:38elle sera pour vous ensuite, Jean-François,
02:39vous avez un avantage par rapport à Olivier,
02:41c'est que vous avez le temps de fourbire vos réponses.
02:43Olivier, vous êtes dans l'eau, vous êtes dans le grand bain direct,
02:45alors on y va.
02:46Est-ce qu'à votre avis, il faut revenir du coup sur les marchés ?
02:49Aujourd'hui, on a une petite hausse qui n'est sans doute pas très significative,
02:51mais on a bien baissé déjà là en deux jours,
02:53est-ce qu'il faut attraper le couteau qui tombe ?
02:55Oui ou non ?
02:56– Non, ça me paraît un peu tôt, ça me paraît un petit peu tôt.
03:00Les marchés ont réagi de manière relativement importante
03:02depuis le début de semaine, c'est le mot qu'on puisse dire,
03:04globalement, et hier sur l'Europe aussi de manière importante,
03:07mais on est depuis le début de l'année sur des marchés
03:09qui, globalement, étaient assez insensibles à la géopolitique,
03:13on l'a vu sur le moment du Venezuela,
03:14les marchés sont restés très très résilients,
03:16et là, les marchés, quand même,
03:18de par l'importance économique du détroit d'Hormuz,
03:23réagissent globalement quand même à ce qui se passe en Iran.
03:26Ça paraît un petit peu tôt.
03:28On a attaqué l'année quand même avec un positionnement aussi global
03:31de la majorité des gestions très exposées,
03:35avec très peu de couvertures aussi,
03:37donc les couvertures sont peut-être revenues récemment,
03:39mais en tout cas, on avait des poches de cash
03:40qui étaient historiquement très très faibles.
03:42Donc, globalement, on est reparti sur un début d'année
03:44avec des investisseurs, y compris institutionnels,
03:47qui étaient très positifs sur l'environnement économique au global,
03:50qui sont restés très résilients sur les différents chocs
03:53qu'on a pu avoir en début d'année,
03:54que ce soit le Venezuela, que ce soit les droits de douane,
03:57que ce soit toujours les stratégies de Donald Trump
04:00et les menaces de Donald Trump.
04:02Et là, on voit un marché qui a commencé à réagir,
04:05qui a réagi assez violemment,
04:06mais de par l'importance aussi de la riposte de l'Iran,
04:09ça ne paraît pas disproportionné non plus.
04:11Donc là, on a une petite bulle d'air.
04:13Est-ce que c'est vraiment déjà le moment
04:15pour rattraper ce couteau qui a commencé à trouver ?
04:18Moi, ça me paraît un petit peu tôt.
04:19Même pas avec des moufles, vous n'y allez pas, vraiment pas.
04:21Le couteau, vous le laissez ton.
04:22Non, non, je pense qu'il faut rester.
04:24Alors, il ne faut pas paniquer, il ne faut pas surréagir,
04:26il ne faut pas globalement non plus se dire que l'inflation revient.
04:30Je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Jean-François précédemment.
04:33Mais globalement, il faut rester prudent
04:35et donc attendre un peu avant de se repositionner
04:38et d'essayer de tirer des achats à bon compte.
04:41Donc, vous êtes le pessimiste de ce plateau.
04:43Du coup, c'est vous, Jean-François, l'optimiste.
04:44Forcément, il y a deux camps.
04:46Si ma réponse doit être commandité, il n'y a pas de problème.
04:50Est-ce que vous le rattrapez, le couteau qui tombe ?
04:51Est-ce qu'il faut aller le rattraper ?
04:52Non, mais je crois que ce qui est intéressant dans la séquence
04:55d'éventuellement prise de contact entre Iraniens et Américains,
05:00c'est quand même, il ne faut pas oublier qu'il y a un moment ou un autre,
05:01ça s'arrête, cette histoire.
05:03Et que c'est de l'intérêt de personne, finalement, que ça dure.
05:06C'est-à-dire que ce n'est sûrement pas de l'intérêt des Iraniens,
05:09du régime iranien, parce qu'à raison de 4 000 missiles,
05:12je le disais précédemment, ça va vite quand même se terminer pour eux.
05:15Les Iraniens ont pris sur la tête 4 000 missiles, là.
05:17Voilà, en une journée.
05:18En une journée, oui.
05:20Le max qu'a pu faire la Russie, ce que fait la Russie, c'est 200.
05:22Donc, encore une fois, ça donne l'idée de l'armada.
05:25C'est pour ça, quand on me dit qu'ils vont être capables
05:26de disrupter tout le commerce pendant longtemps,
05:28l'intensité des bombardements est 20 fois supérieure
05:31à ce que font les rosses en Ukraine.
05:33Et là, en plus, ça va continuer, ça va augmenter,
05:35parce qu'en fait, comme il n'y a plus de défense aérienne iranienne,
05:38ce qu'on entend, j'ai eu la chance de déjeuner
05:40qu'un général ce matin, qui me disait,
05:42mais en fait, là, les Américains, typiquement,
05:44ils vont utiliser des avions beaucoup moins sophistiqués,
05:46donc ils vont pouvoir augmenter la taille de leur flotte aérienne
05:49pour aller là-dessus.
05:50Donc, autant nous dire qu'à mon avis, ça ne va pas durer hyper longtemps.
05:53Donc, le régime iranien n'a pas intérêt.
05:55Les Iraniens, évidemment, qui sont, à mon avis,
05:57plutôt contents que Kameni ne soit plus dans la partie,
06:01pour autant, on n'a pas tellement envie de voir son pays
06:03se bombarder tout le temps.
06:04Donc, l'opinion politique, publique, pardon, iranienne,
06:06elle peut rapidement se retourner.
06:08Et donc, je pense que les Américains et les Israéliens
06:09n'ont pas tellement...
06:10Encore faut-il que l'opposition se structure.
06:12C'est une question de structuration.
06:13Oui, mais encore une fois, je pense qu'il y a deux choses.
06:15La bataille, à mon avis, va être vite gagnée.
06:18La guerre et la paix, en revanche,
06:20ça va prendre beaucoup, beaucoup de temps.
06:21Et donc, pour revenir sur ce qu'on disait tout à l'heure,
06:23tout ce qui compte, c'est le détroit d'Hormuz.
06:25Encore une fois, le reste, ce qui se passe,
06:26évidemment, c'est important.
06:27Mais économiquement, sur l'économie mondiale,
06:29ça a très peu d'impact, finalement.
06:31Et donc, je ne pense pas forcément que ça a duré d'un moment.
06:33Pour autant, est-ce qu'il faut racheter le marché ?
06:34Ça dépend quel marché.
06:36Est-ce qu'il faut racheter les taux français
06:37qui ont monté à 3,40 ?
06:38Peut-être.
06:39Je ne crois pas une seule seconde
06:40qu'il y ait 50% de pro bas
06:41à ce que la BCE monte les taux.
06:43Est-ce qu'il faut racheter le crédit qui est fragilisé,
06:46qui l'était avant, cette histoire-là,
06:47qui l'est encore plus dans un moment de hausse des taux ?
06:49Attention, prudence, dans certaines poches, évidemment.
06:52Est-ce qu'il faut racheter les marchés émergents
06:53qui étaient la nouvelle mode jusque-là ?
06:56Il faut peut-être attendre un petit peu.
06:57Donc, ça dépend de quelle poche de marché
06:59pour répondre à une question
07:00de façon pas très confusive.
07:01Je vous l'accorde.
07:02Boulay Bertrez, qu'on suit régulièrement sur le Philix,
07:05il expliquait, c'était ce matin,
07:06Boulay Bertrez, que c'est un auditeur,
07:08mais c'est aussi un esprit libre sur les réseaux,
07:10toujours très intéressant à suivre.
07:12Il expliquait que c'est le sell-off en Europe
07:13le plus bête du monde.
07:15Quand on voit que même le secteur de la défense
07:17et les valeurs pétrolières et parapétrolières
07:18ont chuté ces derniers jours
07:20et qu'à l'inverse, les seules hausses d'hier,
07:21par exemple, les seules hausses d'hier,
07:22c'était les performances, Capgemini et Vision.
07:24C'est le sell-off le plus bête du monde.
07:26On avait les armateurs aussi qui étaient en hausse.
07:28Oui, c'est vrai.
07:29On a vendu le bébé avec l'eau du bain.
07:31C'est l'idée.
07:31On a peut-être un peu survendu.
07:33Quand on voit que Vision hier et Téléperf
07:35étaient parmi les rares hausses
07:36alors que le CAC perdait 4%,
07:37ça veut bien dire que ce qui est en train
07:38de se passer sur le marché est sans doute excessif.
07:40On va trop loin.
07:41C'est parfois une part d'irrationnel aussi
07:43dans ce qu'on est en train d'observer.
07:44Ou pas, d'ailleurs, Olivier.
07:45Mais c'est souvent ce qu'on observe
07:46sur un premier mouvement de surprise.
07:48Et là, la surprise n'a pas été forcément
07:50sur l'attaque sur l'Iran des Américains.
07:54Ça faisait quand même très très longtemps
07:55que les troupes se préparaient,
07:57que les bateaux arrivaient,
07:58qu'on attendait Donald Trump.
07:59On a même commencé à dire que Donald Trump,
08:01comme d'habitude, reculait en fait
08:02et n'avait pas le courage forcément
08:04de prendre la décision d'y aller.
08:05Par contre, la surprise,
08:06ça a été sur la réaction iranienne,
08:09justement même face au nombre de bombes prises.
08:12Et donc, quand on est investisseur,
08:13on fait comme les Iraniens,
08:14on fait du tout azimut,
08:15on vend tout, le bébé avec l'eau du bain,
08:16on y va comme ça parce que c'est l'esprit.
08:18C'est souvent la première réaction quand même
08:20des marchés, globalement, sur la surprise.
08:22C'est de commencer par vendre,
08:23notamment de vendre aussi
08:24ce qui a bien fonctionné jusqu'à présent,
08:26de prendre ses gains,
08:27de dire en attendant d'y voir plus clair,
08:28j'ai ce réflexe, j'ai ce premier réflexe.
08:30Et on rachète les catas boursières.
08:32Alors qu'il y a un doute global,
08:34il y a un doute systémique sur le marché,
08:36c'est le moment où on vient racheter des trucs catastrophiques.
08:39On essaye de faire certainement une rotation,
08:40mais c'est vraiment ce réflexe-là,
08:42surtout si on est déjà très exposé,
08:44globalement, comme le marché, globalement,
08:45était très exposé depuis le début de l'année.
08:48Moi, ce que j'ai trouvé aussi intéressant,
08:49c'est que depuis un certain temps,
08:51depuis l'année dernière, en fait,
08:52tout ce qui était avant valeur refuge,
08:53notamment du côté des États-Unis,
08:55le dollar n'était plus valeur refuge.
08:56Et ce qu'on a observé depuis le début de la semaine,
08:58quand même, globalement,
08:59c'est que les actions américaines
09:00ont beaucoup mieux résisté.
09:01Donc ça, c'est parce que
09:02moins impacté par le choc énergétique.
09:04Mais le dollar aussi, du coup,
09:05a mieux fonctionné, a mieux résisté
09:07et a servi, de manière relativement faible,
09:10mais a servi de valeur refuge
09:12comme il était habituellement.
09:14Et on a vu cette rotation
09:15qui était en marche depuis,
09:16notamment, le début d'année,
09:17plus sur les valeurs européennes.
09:18Donc ça avait commencé déjà l'année dernière,
09:19mais globalement,
09:20avec un dollar,
09:22et du coup, qui avait commencé à arrêter sa baisse,
09:26mais qui, du coup, est rebondie,
09:28relativement importante.
09:29Et on a retrouvé un peu ce réflexe
09:31de valeur refuge côté américain,
09:32à voir si ça va tenir ou pas,
09:33à voir si la tendance repartira après.
09:36Mais c'est vraiment aussi ces mouvements-là
09:38qui sont liés au positionnement du marché,
09:41globalement, quand même,
09:41très très fort depuis le début de l'année.
09:42C'est-à-dire qu'en même temps
09:43que le marché a jeté le bébé à Clos Dubin,
09:45il s'est remis à l'endroit.
09:46On a vu, effectivement,
09:47la valeur refuge dollar revenir.
09:49C'est quand même l'événement.
09:49Ça faisait un an que le dollar
09:50n'était plus une valeur refuge.
09:51Là, depuis deux jours,
09:52il est à nouveau un peu un refuge.
09:53Vous avez l'air d'en douter un petit peu.
09:54Oui, alors moi, je suis un grand fan
09:55de la dédollarisation.
09:56Ça ne m'arrange pas, cette histoire-là,
09:57parce que je n'arrête pas de dire.
09:58Nous, on voit l'euro dollar à 1,20 en fin d'année.
10:00Donc, ça s'éloigne un peu de nos prêts,
10:02mais on a eu bien raison l'année dernière.
10:03Donc, il n'y a pas de raison
10:04de ne pas être en confiance.
10:05Pourquoi je dis ça ?
10:06Parce que valeur refuge, certes,
10:08mais alors d'abord, c'est 1 %,
10:09donc ce n'est pas non plus
10:10la ruée vers l'or du billet vert.
10:14La deuxième chose, c'est quand même,
10:15OK, c'est une valeur refuge,
10:16mais vous avez quand même
10:17les actions américaines qui baissent,
10:19la valeur des obligations qui baissent aussi,
10:21puisque le dollar américain,
10:23il monte surtout parce que les taux américains
10:24montent plus et qu'on déprice des choses.
10:27Donc, je ne trouve pas que ce soit
10:28une énorme signe de confiance
10:31dans l'actif américain libellé en dollars.
10:33Il ne me semble pas encore
10:34qu'on soit complètement là-dedans.
10:36Je crois que maintenant, c'est pareil.
10:38Ce que vous disiez tout à l'heure,
10:40est-ce qu'on veut racheter des valeurs qui tombent
10:42et rattraper le couteau qui tombe ?
10:44S'il y a bien un truc que je pense
10:45qui est montré, encore une fois,
10:46si on essaie de circulariser
10:49ce qu'on se dit depuis tout à l'heure,
10:50si vous me dites que les valeurs des francs
10:51sont en train de baisser,
10:52s'il y a bien un truc qu'il faut racheter aujourd'hui,
10:54c'est des fabricants de missiles sol-air.
10:56On voit bien que le monde entier va en manquer.
10:59Tout le monde est en train de cramer
11:00ses réserves là-dedans, dans le monde entier.
11:02Et donc, voilà, il y a plein de choses
11:03qui sont, je suis un peu d'accord avec cette idée.
11:07C'est dans ces périodes de volatilité
11:09ou de vente forcée,
11:10et on voit ça sur le crédit,
11:11on voit ça sur les actions,
11:12on voit ça sur les taux,
11:13on voit même ça sur l'or.
11:15La valeur réfuge, par définition,
11:17à un moment ou à un autre,
11:17elle n'a pas forcément beaucoup monté.
11:19Pourquoi ?
11:19Parce qu'il y a un certain nombre d'opérateurs
11:20qui ont pris leur bénef.
11:22Ce n'est pas dans l'histoire d'appel de marge,
11:24mais on voyait que les gens ont commencé à vendre
11:25là où ils avaient fait le plus de bénef.
11:27Et c'est peut-être aussi ce qui explique
11:28ce qui se passe sur le COSPI,
11:30l'indice coréen qui baisse de 12%.
11:32On va en parler, on va parler.
11:32C'est aussi parce que c'est un truc
11:33qui avait fait 100% depuis un an.
11:35C'est fou, le COSPI, la bourse de Célou,
11:36on va en parler en détail,
11:37mais ce matin,
11:38c'était la plus forte baisse historique intraday,
11:39au moins 12,06%.
11:40On en reparlera tout à l'heure.
11:42Juste sur le dollar qui est remonté depuis avant-hier,
11:45Thibaut Prébé, qui nous accompagne souvent ici,
11:47explique que peut-être que Wall Street
11:48est le dollar surperforme
11:49parce que c'est un trait d'humour,
11:51c'est Thibaut Prébé,
11:51parce que le marché se dit
11:52que c'est la seule zone que Trump n'attaquera pas.
11:55Il faut voir.
11:56Vous savez qu'il y a aussi,
11:57à l'intérieur de la BCE,
11:58c'est un propos rapporté,
11:59mais ce serait quand même sérieux,
12:00l'orientation de la politique de la BCE
12:02est maintenant entre les mains des généraux.
12:04En fait, c'est comme si la BCE
12:06attendait de voir comment allait se dérôler le conflit
12:08et donc effectivement la durée du conflit
12:11pour voir le choc sur l'inflation.
12:13Mais ce n'est pas très rassurant
12:14parce que de toute façon,
12:15là-bas dans le conflit,
12:16on se contrefaut un peu
12:18des économies européennes,
12:20de la santé des économies européennes.
12:22Exactement.
12:22C'est-à-dire que vers quoi on va
12:24quand on est banquier central aujourd'hui ?
12:26Est-ce qu'on peut même imaginer
12:27un scénario complètement fou
12:29où plus d'inflation
12:31du fait des cours des matières premières
12:32qui montent,
12:32les cours du gaz,
12:33le fret maritime
12:34qui doit contourner
12:35tout le Moyen-Orient,
12:36ça pourrait augmenter d'ailleurs
12:37les prix pour,
12:38par exemple,
12:39les denrées commerciales
12:41qui transitent de l'Asie vers l'Europe
12:42augmenter leurs prix de 10 à 30%.
12:44Le fait de devoir contourner
12:45maintenant toute l'Afrique
12:46par le sud
12:46par le cap de Boniférence.
12:47Bref, plus d'inflation.
12:49Est-ce qu'on peut imaginer
12:50la BCE relever ces taux ?
12:52Et la Fed baissait les siens
12:53parce que dans son mandat,
12:54la Fed,
12:54il n'y a pas que l'inflation,
12:55il y a aussi la croissance.
12:56Il faudra soutenir la croissance.
12:58Je ne pense pas.
12:59Je pense que c'est là aussi
13:00encore prématuré
13:03pour l'instant.
13:04Il n'y a pas de signaux.
13:05On est quand même plutôt
13:05en train d'avoir
13:06des signes d'inflation
13:07qui étaient plutôt
13:08en dessous de la cible
13:10de la Banque Centrale Européenne.
13:12Et il y a des contre-pouvoirs aussi
13:13dans le sens où
13:15si les prix,
13:16effectivement,
13:16des carburants
13:17venaient à monter,
13:18ce qui est les premiers prix
13:18qui devraient monter globalement
13:20en France notamment
13:21et en Europe
13:22sur la consommation,
13:23qui impacteraient la consommation,
13:25ça ralentirait
13:26vraiment cet effet de consommation.
13:28Et on est quand même
13:29plutôt en dessous
13:30aujourd'hui
13:30des 2% de cible.
13:31Et donc on a du temps
13:32et je ne pense pas
13:33que la Banque Centrale
13:34surréagirait
13:34et montrer ses taux
13:35de manière importante.
13:36Alors, ok,
13:36elle ne relèverait pas ses taux
13:37la BCE,
13:38mais est-ce qu'on peut imaginer
13:39qu'elle les maintienne
13:41stables indéfiniment
13:42pendant que la Fed
13:42elle baisserait les siens ?
13:43Est-ce qu'on peut imaginer
13:44que ça arrivera cette année ?
13:45On espérait peut-être
13:45une baisse de taux cette année.
13:46Est-ce que cette hypothèse
13:47s'éloigne en Europe ?
13:48L'anticipation de marché
13:49était plutôt sur une stabilité
13:50des taux sur l'ensemble
13:51de l'année,
13:52toujours côté BCE,
13:53ce qui paraissait
13:54à notre avis,
13:55nous,
13:55plutôt pessimiste
13:57si on est pour une baisse
13:58des taux.
13:59On pensait plutôt
13:59que l'inflation
14:00serait plutôt sur un scénario
14:02un peu plus désinflationniste
14:03que ce que prévoyait
14:04la Banque Centrale Européenne.
14:06Donc,
14:06on n'en est pas là,
14:07on n'en est pas là non plus.
14:08Et en tout cas,
14:09les marchés
14:10n'attendaient pas grand-chose
14:11sur l'année
14:12de la terme de BCE.
14:13Donc,
14:13je ne pense pas
14:14qu'il y ait vraiment
14:14pour l'instant de surprise
14:15et vraiment d'inquiétude
14:18sur ce plan-là.
14:19Il y a plus une inquiétude
14:19sur la réaction
14:20potentiellement
14:21des consommateurs
14:22et la confiance
14:22des consommateurs
14:23sur l'impact
14:24globalement
14:25sur les prix du pétrole,
14:26sur les prix du carburant
14:27et sur les prix
14:27de l'électricité aussi.
14:28C'est des thèmes
14:29qu'on entend beaucoup
14:30globalement.
14:32mais plus sur cet effet-là
14:34que vraiment
14:34un impact de prix
14:36s'est encore prématuré.
14:37Enfin,
14:38ça ne fait que deux jours,
14:39trois jours
14:40que le détroit d'Ormouz
14:41est pour l'instant terminé,
14:42enfin,
14:42est pour l'instant fermé.
14:44Alors,
14:45fermé pour cause d'assurance,
14:46pour cause de coûts
14:46trop importants.
14:47Oui,
14:47mais je vous donne
14:48l'exemple du Qatar,
14:48par exemple.
14:49Le Qatar a fermé désormais
14:50toutes ses unines
14:51de production GNL.
14:52Elles sont toutes fermées.
14:52C'était la plus grosse
14:53qui était fermée
14:53en début de semaine.
14:54Maintenant,
14:54c'est toutes.
14:54Le Qatar,
14:55c'est le premier producteur mondial
14:56de GNL,
14:56de gaz naturel liquéfié.
14:58Pour redémarrer ces usines
15:00et leur permettre
15:00de retrouver
15:01leur pleine production,
15:02il faudrait un mois.
15:03Le jour où ils décideront
15:04de les rouvrir.
15:05On n'est pas encore là.
15:05Il faudrait un mois.
15:06C'est-à-dire qu'on va avoir
15:07quand même une pression
15:07sur les cours du gaz,
15:08amené sans doute à durer.
15:09Et les prix de l'électricité
15:10ici en Europe,
15:10ils sont encore liés,
15:11malgré la réforme du marché,
15:12ils sont encore liés
15:13les prix de l'électricité
15:14à ceux du gaz.
15:15Oui,
15:15mais alors ils sont surtout liés
15:16à part au LNG.
15:17C'est-à-dire que
15:18ce que fait le Qatar,
15:19c'est surtout du LNG.
15:20C'est 20% du LNG mondial,
15:23du gaz liquéfié.
15:25Le Qatar,
15:26ils ont fermé
15:27parce qu'il y a des missiles.
15:27Encore une fois,
15:28moi, je pense qu'il y aura
15:28de moins en moins de missiles
15:29à leur aimer dessus.
15:30Mais surtout,
15:30ils ont fermé
15:31parce qu'ils n'ont pas
15:31de quoi évacuer.
15:32C'est une façon de stocker
15:33leur production.
15:34Ils n'auraient pas de quoi
15:34la stocker.
15:35Donc encore une fois,
15:35on revient avec l'histoire
15:36de Détroit-Dormuz.
15:37Si ça se trouve,
15:38ils se reprendront
15:38leur production.
15:39Mais il ne faut pas oublier
15:40que le LNG,
15:41c'est 7-8% du gaz
15:43consommé dans le monde.
15:45Et de l'autre côté,
15:46vous avez des Golden Pass.
15:47Par exemple,
15:48aux États-Unis,
15:48il y a des énormes stocks
15:50de LNG,
15:51enfin de production LNG
15:53qui arrivent sur le marché.
15:53On a 50% de capacité
15:54de production de LNG de plus
15:56qui arrivent dans les 18 prochains mois.
15:58Donc tout ça,
15:59c'est dans un contexte
16:00en ce moment très anxiogène.
16:01On se concentre sur le Qatar.
16:03Oui, mais aujourd'hui,
16:03typiquement en France,
16:04nous, le LNG,
16:05il vient largement plus
16:07des États-Unis,
16:08de Norvège, d'Afrique.
16:10Nos acheminements de gaz,
16:11ils dépendent moins de ça.
16:12Après, c'est sûr
16:13que si vous voulez vous faire peur,
16:15l'Ukraine,
16:16le gaz,
16:17c'était 80 BCM.
16:19Le Moyen-Orient,
16:19c'est 120 BCM.
16:21Donc c'est encore plus.
16:22S'il y avait tout s'arrêté,
16:23évidemment,
16:23ce serait un énorme problème.
16:24Mais attention,
16:25on n'en est pas du tout là.
16:25Mais là, on voit
16:26les interventions politiques,
16:27justement,
16:28Donald Trump,
16:28Scott Bessen,
16:29qui disent
16:30on produit au max
16:31du pétrole et du gaz
16:33pour justement
16:33ne pas affoler les cours.
16:36Donc c'est peut-être ça aussi
16:36d'où vient la détente aujourd'hui,
16:38de se dire que de toute façon,
16:40les États-Unis
16:40sont quand même aussi
16:41en mesure de faire
16:42quelque chose.
16:42Moi, je pense qu'ils ont
16:43vraiment intérêt
16:44à ce que ça rebaisse.
16:44Effectivement,
16:45les États-Unis,
16:45on a vu que Trump,
16:47il envoie son émissaire
16:48à Venezuela
16:48pour voir comment est-ce
16:49qu'on peut accélérer
16:50la production
16:50de pétrole vénézuélien.
16:51Alors, c'est marrant
16:52parce qu'on disait
16:53que le pétrole vénézuélien,
16:54je l'avais dit
16:54sur l'émission à l'époque,
16:55c'est à 80 dollars,
16:57le pétrole vénézuélien,
16:58personne n'en veut
16:59puisqu'il était à 60.
17:00Maintenant qu'il est à 80,
17:01peut-être qu'on le regarde
17:01avec un peu moins
17:02de condescendance, oui.
17:03Tiens, effectivement.
17:04Puisqu'on est sur le pétrole,
17:07les pétroliers,
17:07les majors pétrolières
17:08reculent quand même.
17:09Les cours du pétrole
17:10ont beaucoup progressé,
17:10là, depuis le début de l'année,
17:11plus 28 %,
17:12les cours du pétrole
17:13en 2-3 jours,
17:13plus 12 %.
17:14Et pourtant,
17:15à part lundi,
17:16Total Energy
17:17n'arrête pas de reculer.
17:18Aujourd'hui encore,
17:18alors que le CAC gagne 1 %
17:19en l'instant,
17:19Total perd 2 %,
17:211,6 %,
17:22moins 1,6 %.
17:23C'est quoi le problème, là ?
17:24C'est que les cours du pétrole,
17:25certes, ont progressé,
17:26mais pour les pétroliers,
17:27pas suffisamment
17:27pour investir plus.
17:28Il y aura des enjeux
17:29de sécurisation des infrastructures
17:31avec ce qui est en train de se passer.
17:32Ça va leur coûter cher
17:33de tout sécuriser.
17:33Qu'est-ce que sonne le marché
17:35aujourd'hui sur Total Energy ?
17:36On revient à mon point d'avance,
17:37c'est-à-dire que des prix
17:38de l'énergie qui montent,
17:39c'est moins de consommation
17:40de cette énergie,
17:41encore une fois.
17:41Donc quand vous avez
17:42des prix du pétrole
17:42qui remontent à 80 %.
17:43Généralement,
17:43quand ça monte,
17:44Total Energy en profite
17:45et monte aussi.
17:45Oui, mais là,
17:46justement, encore une fois,
17:47ce qu'il y a avec les pétroliers,
17:48il y a un peu des effets
17:49de second tour aussi.
17:50C'est qu'on sent bien
17:51que c'est...
17:52D'abord, ça met en exergue aussi,
17:55vous le disiez,
17:56la sécurité de ces infrastructures
17:57qu'on pensait être assurées.
17:59On disait,
18:00tiens, l'Arabie saoudite,
18:01avant que son champ pétrolier
18:03soit attaqué,
18:04ils ont des trucs anti-drone,
18:05etc.
18:06Oui, ça ne suffit pas.
18:07Est-ce que pour autant,
18:08on peut dire ça
18:09de toutes les réserves de pétrole ?
18:10Mais encore une fois,
18:11on se fait un peu tous peur.
18:12Il y a des réserves de pétrole,
18:13de gaz de l'Arabie saoudite
18:15en Europe, typiquement.
18:16Il y a des stocks de gaz,
18:18de réserves.
18:19Si on donne un petit peu des chiffres,
18:21vous n'avez pas loin
18:21de 500 millions de barils jour
18:22de réserves stratégiques américaines.
18:24Alors, ils ont été un petit peu
18:27consommés récemment,
18:27mais globalement,
18:28vous avez quand même
18:28énormément de réserves.
18:29La Chine,
18:30on parle de 1,3,
18:311,5 milliards
18:33de barils de réserves.
18:35C'est-à-dire que globalement,
18:36la Chine,
18:36ils ont juste tout seul
18:38l'équivalent de 10 jours.
18:39Alors, ça ne me semble pas beaucoup,
18:40mais 10 jours de consommation
18:42mondiale de pétrole.
18:43C'est-à-dire que la Chine,
18:44elle a probablement
18:44plus de 6 mois devant elle
18:46avant de commencer
18:46à avoir besoin
18:47de racheter du pétrole.
18:48Donc, attention,
18:49cette idée que le pays
18:50le plus impacté,
18:51c'est la Chine, oui,
18:52mais même elle,
18:53elle peut tenir.
18:54Oui, ça, c'est regard macro,
18:55mais Total Energy recule.
18:56Moi, je ne comprends pas pourquoi.
18:57Alors que les cours du pétrole
18:58ont progressé.
18:58En fait, un prix peut monter
18:59par un excès de demande
19:01ou un excès ou un problème
19:02sur l'offre, potentiellement.
19:03Et là, on a plus
19:04une montée du prix du pétrole,
19:05non pas par un excès de demande
19:06qui, là, pour le coup,
19:07serait vraiment bénéfique
19:08sur Total,
19:09mais plutôt sur une question
19:10sur l'approvisionnement
19:11et sur l'offre,
19:12une réduction de l'offre,
19:13potentiellement,
19:13qui fait monter le prix.
19:15Donc, il y a le côté aussi,
19:16potentiellement,
19:17besoin de protéger plus
19:20les endroits
19:21où on va rechercher le pétrole,
19:22où on va vraiment,
19:23donc,
19:23un renchérissement
19:24de la production potentielle
19:25si jamais la situation
19:26devait durer.
19:27Et là,
19:28ce n'est pas une augmentation
19:29des prix,
19:29vraiment,
19:29par une accélération
19:31de la demande
19:31et plutôt une anticipation
19:32si on continue de rester
19:33dans un climat anxiogène
19:34de baisse globalement
19:35de la demande mondiale.
19:37Vous le disiez tout à l'heure,
19:39on a des comités de défense
19:41de plus en plus régulièrement
19:43sur la situation.
19:43Tout ça n'a pas vocation
19:45à vraiment faire monter
19:46la consommation
19:46et faire monter
19:47ses envies de demande globale.
19:49Donc là,
19:50on n'a pas une demande,
19:50une hausse des prix
19:51liée à la demande.
19:52On a vraiment une hausse des prix
19:53plutôt liée côté offre.
19:55Et donc,
19:56c'est ce qui peut expliquer
19:57la raison pour laquelle
19:58Total ne bénéficie pas
19:59de cette hausse du pétrole.
20:00C'est ça,
20:00c'est du manque à gagner,
20:01en fait,
20:01en réalité,
20:02plus que d'habitude
20:03quand les prix du pétrole montent.
20:05Au contraire,
20:05c'est de la rentabilité,
20:06c'est du marché supplémentaire.
20:07Là, c'est du manque à gagner
20:08qui se traduit
20:09par cette hausse des prix
20:10et le pétrole s'écoule moins.
20:12Total l'énergie
20:13perd 1,1% en ce moment.
20:14On continue d'en parler.
20:14On est à 10 minutes maintenant
20:15de la clôture.
20:16On entre dans la dernière
20:18ligne droite de cette séance.
20:19Et le CAC gagne toujours 0,8%.
20:21Quand même,
20:21c'est une hausse
20:22de plus en plus limitée.
20:23On est content de respirer un peu,
20:24mais ce n'est pas beaucoup plus 0,8%
20:25après la baisse de 5,5%
20:27ces deux derniers jours.
20:28Stellantis,
20:29ArcelorMittal,
20:29signer deux plus fortes hausses.
20:31Des valeurs qui ont souffert
20:31hier notamment.
20:32Accor aussi progresse
20:33après deux séances cataclysmiques.
20:35Pour Accor,
20:35c'est le groupe hôtelier
20:36le plus exposé
20:37à la zone Moyen-Orient
20:38à l'échelle mondiale.
20:39Le titre avait donc été
20:40lourdement sanctionné.
20:41Aujourd'hui,
20:41il récupère gentiment 4%,
20:43porté en plus
20:44par un relèvement d'opinion.
20:45Le secteur bancaire aussi
20:46qui avait souffert
20:47ces derniers jours
20:47récupère du terrain
20:48plus 4% Société Générale.
20:50Puis Danone,
20:50une note favorable
20:51et commentaire favorable
20:52de Broker aujourd'hui
20:53sur Danone
20:53avec manifestement
20:54une consommation de yaourt
20:55qui repart fortement à la hausse.
20:57Savez-vous ?
20:57Aux Etats-Unis,
20:58les Américains
20:59consomment d'un coup
21:00beaucoup plus de yaourt
21:01depuis quelques mois.
21:03C'est ce que expliquent
21:04certaines notes de Broker.
21:05Effectivement,
21:06ça profite à Danone
21:07et c'est peut-être
21:07une conséquence
21:08des médicaments anti-obésité.
21:09Ah oui,
21:10vous avez moins faim.
21:11Vous remplacez le burger
21:12par un bon yaourt.
21:14Danone, ce soir,
21:15gagne un peu plus de 3%.
21:16Et des protéines pas chères parfois.
21:17Mais exactement,
21:18c'est des protéines.
21:19Jean-François Robin
21:20avec nous pour en parler
21:21et Olivier Maltest.
21:23Ce soir,
21:24si vous ne savez pas quoi faire
21:25dans la tech,
21:25il y aura encore une publication
21:26après la clôture de Wall Street.
21:27Broadcom va annoncer ses résultats.
21:29Ce sera après 22h.
21:30Et de la tech
21:31à la tequila,
21:32il n'y a qu'un pas,
21:33dans les alcooliers Campari
21:35qui fabriquent des tequilas,
21:36qui produisent des tequilas
21:37à Campari,
21:38eh bien,
21:38il va aussi publier leurs résultats.
21:39Ce sera après la clôture
21:40tout à l'heure en Europe
21:40à 17h45,
21:41à l'heure de l'apéro
21:42pour vous Jean-François en l'occurrence.
21:45Ou de la presqu'i.
21:45Je ne sais pas.
21:47Ou de la presqu'i
21:48pour ceux qui nous écoutent en direct
21:49depuis Courchevel,
21:50pourquoi pas.
21:51Campari,
21:51je ne savais pas
21:52qu'il faisait des tequilas Campari.
21:53Il publie tout à l'heure
21:54à 17h45,
21:55ce sera un des groupes
21:55à suivre demain matin
21:56à l'ouverture
21:57avec Étienne,
21:58notamment Étienne Braque
21:58dans Good Morning Markets.
21:59C'est tous les jours
22:00Good Morning Markets
22:01à partir de 9h.
22:03Les surprises
22:05de cette période quand même
22:06parce qu'on découvre
22:07de nouvelles dépendances
22:08du côté de l'intelligence artificielle.
22:09Ce matin,
22:10le COSPI,
22:11la bourse de Séoul,
22:11a perdu 12%.
22:12Bien sûr,
22:13elle avait beaucoup progressé
22:13et il y a des prises de bénéfices,
22:14évidemment.
22:15Mais il y a aussi peut-être
22:16une dépendance au pétrole
22:17qu'on ne soupçonnait pas.
22:18L'IA,
22:19les data centers,
22:19tout ça,
22:20ça nécessite des cartes mémoires.
22:21Les cartes mémoires,
22:22c'est en Corée du Sud
22:23qu'elles sont essentiellement fabriquées.
22:24Sauf que la Corée du Sud
22:25a besoin de pétrole.
22:2897%,
22:28je crois,
22:28de l'énergie en Corée du Sud
22:30est importée.
22:31Et donc,
22:31ce qui est en train de se passer
22:32avec la fermeture
22:33du détroit d'Ormous,
22:34ça pourrait impacter
22:34le marché des cartes mémoires
22:36et peut-être aussi
22:37celui de l'IA.
22:37Il y a un lien
22:38qu'on commence à découvrir
22:39entre l'IA et le pétrole.
22:40On n'arrête pas de parler
22:41de l'IA et de l'électricité,
22:42mais l'IA,
22:43en amont de l'amont,
22:44c'est aussi un besoin
22:44de pétrole, Olivier ?
22:46Oui,
22:47c'est un besoin
22:47de beaucoup de choses
22:48et c'est vrai que les valorisations
22:49étant tellement tendues
22:50et la demande étant tellement
22:52importante globalement
22:52qu'on voit que,
22:54alors là,
22:54ce n'est pas un grain de sable,
22:55mais la moindre chose
22:56qui va venir perturber
22:57globalement la production
22:58peut poser rapidement problème.
23:00Alors,
23:01le COSPI,
23:01c'est quand même un indice
23:06lié à l'intelligence artificielle,
23:07mais c'est vrai
23:07que la Corée du Sud,
23:08de mémoire,
23:09c'est le troisième pays
23:10le plus impacté globalement
23:12par la fermeture
23:12des droits d'hormous
23:13sur les importations
23:14de pétrole,
23:15derrière la Chine
23:16et l'Iran.
23:17Donc,
23:18c'est très important,
23:19effectivement,
23:20globalement,
23:20pour la Corée du Sud,
23:21ce blocage
23:23et donc,
23:23ça vient se répercuter
23:26également sur la production
23:27et tout ça est lié
23:28au thème de la souveraineté
23:29et de l'indépendance
23:30qu'ont besoin globalement
23:31les pays.
23:31Alors,
23:31sur l'intelligence artificielle aussi,
23:34ils ont globalement
23:34la Corée,
23:35depuis plusieurs années,
23:37diminué leur lien
23:39avec justement
23:40l'importation de pétrole
23:41côté Moyen-Orient
23:42et augmenté celui
23:43vis-à-vis des Etats-Unis.
23:44Mais ça reste encore
23:45évidemment marginal.
23:46Ça fera un argument
23:47certainement supplémentaire
23:48pour Donald Trump
23:48pour augmenter du coup
23:49ces exportations de pétrole
23:52en direction de la Corée.
23:53Mais c'est un vrai problème
23:55aussi de souveraineté
23:56globalement.
23:57On en parlait,
23:58Alibaba
23:58qui globalement
24:00met son intelligence artificielle
24:01directement dans les iPhones.
24:02Enfin,
24:03il y a un vrai combat
24:04de souveraineté globalement
24:05aussi sur l'intelligence artificielle
24:06qui va aussi passer
24:08par ce biais-là
24:09certainement globalement.
24:10Oui.
24:10L'IA,
24:11les data centers
24:12ont besoin
24:12donc de cartes mémoires.
24:13Les DRAM,
24:14les HBM aussi,
24:1567% de ces cartes mémoires
24:17sont produites
24:17en Corée du Sud.
24:18Mais la Corée du Sud
24:19a besoin de pétrole
24:19et notamment du pétrole
24:20Moyen-Oriental.
24:21Donc,
24:21il y a un lien
24:21entre l'IA et le pétrole.
24:22Oui,
24:23c'est clair,
24:23c'est très consommateur
24:25d'énergie.
24:25De toute façon,
24:26comme les data centers
24:27ont d'électricité
24:28et il y a une énorme dépendance
24:29on parle du pétrole
24:30mais il y a surtout
24:30une énorme dépendance
24:31au gaz
24:31de ces pays-là également.
24:34Et là,
24:34il y a un sujet.
24:35Maintenant,
24:35ce que là aussi,
24:36je trouve que ça ne boucle pas trop,
24:38c'est qu'il y a un effet prix,
24:39il y a un effet volume.
24:40C'est-à-dire qu'effectivement,
24:41là,
24:41il y a un problème de production.
24:42Je comprends que ça,
24:43ça pèse un peu sur le COSPI,
24:45l'indice de Séoul.
24:47Simplement,
24:48c'est que ça veut dire aussi
24:48que le prix
24:50de la production
24:52va énormément augmenter.
24:53Et donc,
24:55il faut vraiment se dire
24:56qu'il y a de la destruction
24:58de demandes là-dedans
24:59et c'est ce que je reviens
25:00au truc de Total tout à l'heure,
25:01c'est ce qui s'était passé
25:02avec l'Ukraine
25:02et le gaz,
25:03en fait,
25:03il y avait de la destruction
25:04de demandes.
25:04C'est-à-dire que les prix
25:05avaient tellement monté
25:06qu'il n'y a pas d'effet rattrapage
25:08et qu'on réduit
25:09sa consommation de gaz,
25:10ce qu'on avait fait en Europe
25:11et vous voyez,
25:11la consommation de gaz en Europe
25:12est toujours 25% inférieure
25:14de ce qu'elle était avant.
25:15Et là,
25:15ce qu'on joue peut-être
25:16avec ce pétrole-là,
25:16c'est-à-dire que comme c'est très cher,
25:18en fait,
25:18on va peut-être accélérer
25:19des alternatives au pétrole,
25:21on va peut-être passer de nouveau
25:22à du renouvelable,
25:23blablabla.
25:23Et là,
25:24ce qui se passe avec le Cospi,
25:25c'est un peu différent,
25:26c'est que je trouve que
25:26si effectivement,
25:28il y a un goulot d'étranglement,
25:29à la fin,
25:30il n'y a pas d'alternative
25:31aux producteurs coréens
25:32pour l'instant.
25:34Les usines qu'on annonce
25:35aux États-Unis,
25:35ce n'est pas avant deux ans,
25:36etc.
25:37Et donc,
25:37il y aura un effet prix
25:38qui devrait rattraper ça.
25:39Donc,
25:39je ne crois pas que le moins 12%
25:40de ce point de vue-là,
25:41il serait justifié.
25:42Oui,
25:42mais l'IA sera moins rentable
25:43parce qu'il va falloir se fournir
25:44auprès des Sud-Coréens
25:46en carte mémoire,
25:47des cartes mémoires
25:47qui coûteront plus cher
25:48parce qu'ils répercuteront
25:49la hausse des cours du gain.
25:49Aujourd'hui,
25:50l'élasticité...
25:50Si ça dure,
25:51si les cours restent...
25:52Voilà,
25:52si ça dure.
25:52Mais aujourd'hui,
25:53ce qu'on voit bien
25:53dans ce truc-là,
25:54c'est qu'il y a une élasticité
25:55des prix très limitée
25:56puisqu'il y a des situations
25:57de monopole.
25:58Donc là,
25:58aujourd'hui,
25:59il y a quand même
26:00une possibilité à retrouver
26:01sur le prix
26:01est-ce que vous perdez un volume ?
26:02Ce matin,
26:03le COSPI a vécu
26:04sa pire séance historique
26:05mais il faut dire
26:05qu'ils avaient un peu fumé
26:07dans les Sud-Coréens.
26:07Depuis le 1er janvier,
26:08le COSPI a gagné 50%.
26:10Même avec la baisse
26:11des deux derniers jours,
26:11le COSPI gagne toujours
26:12plus de 40%
26:13depuis le 1er janvier.
26:14Même avec la baisse
26:15que l'indice vient de connaître.
26:17C'est fou quand même.
26:18Tout est dit
26:18et 100% les dernières.
26:21Complètement impressionnant.
26:23On espère que ça ira
26:24un peu mieux demain
26:25pour les Sud-Coréens.
26:27Il y a d'autres enjeux,
26:27évidemment,
26:28que la guerre au Moyen-Orient
26:29ait ses impacts.
26:30Il y a le retour peut-être
26:30à la guerre tarifaire.
26:31On n'en est jamais sorti
26:32en réalité
26:33mais Washington annonce
26:33que les tarifs
26:35vont s'ajuster
26:36à l'échelle globale
26:36cette semaine.
26:37Quelque part cette semaine.
26:38Ça vient à expliquer tout à l'heure
26:40Scott Bessent,
26:40le secrétaire au Trésor américain.
26:42Vous savez,
26:42ces nouveaux tarifs
26:43désormais à 15% globaux.
26:44Y compris pour nous,
26:45Européens d'ailleurs.
26:46Ce qui nous enlèvera
26:46notre avantage compétitif,
26:47celui qui nous était promis
26:48par les Américains
26:49dans la première version
26:50post-Iberation Day.
26:51Ça arrive cette semaine,
26:52les tarifs globaux à 15%.
26:53Alors attention,
26:54parce qu'on ne sait pas
26:55ce qui va se passer
26:55pour le reste.
26:56C'est-à-dire que ce qu'il dit,
26:57c'est qu'il va passer
26:57de 10 à 15.
26:58On ne sait pas si pour autant
26:59la Chine,
27:00ça va rester à 15.
27:01C'est-à-dire qu'effectivement,
27:02s'il met tout le monde à 15,
27:03il y a un sujet.
27:04Mais ce que cherche à faire
27:05l'administration américaine,
27:06c'est revenir aux tarifs d'avant.
27:07C'est-à-dire que pour la Chine,
27:08ce n'est pas 15.
27:10Vous rajoutez 20.
27:11Donc l'avantage comparatif
27:13pour l'instant,
27:13aujourd'hui,
27:14on l'a perdu.
27:14Je pense que ce qu'ils disent,
27:16c'est qu'ils ont 150 jours,
27:17encore une fois,
27:17enfin un peu moins maintenant,
27:18pour retrouver à peu près
27:19les tarifs d'avant.
27:20À ce moment-là,
27:20je pense que la situation
27:22relative de l'Europe,
27:23elle est moins désavantageuse
27:23qu'aujourd'hui.
27:24Aujourd'hui,
27:24c'est le pire pour nous.
27:25C'est qu'on a perdu
27:26tout avantage comparatif
27:27par rapport aux Chinois,
27:28par rapport aux droits de douane.
27:30Attention de voir
27:30ce qui va se passer.
27:31Olivier, là-dessus ?
27:3215% de droits de douane globaux,
27:34ça arrive cette semaine,
27:34annonce Washington.
27:35Oui, mais apparemment,
27:36les accords tenaient aussi.
27:39On devrait pouvoir espérer
27:41avoir une négociation
27:42quand même qui tient
27:43sur les zones
27:45qui étaient protégées
27:46globalement sur l'Europe.
27:47Donc, à voir, effectivement.
27:48Mais c'est vrai
27:49qu'on est complètement l'esprit
27:50sur ce qui se passe en Iran
27:52et qu'on oublie ça.
27:53Donc, on est content
27:54que Scott Bessent
27:55nous rappelle que ça arrive
27:55parce que c'est vrai
27:56que ça nous était globalement
27:57sorti un petit peu de l'esprit
27:59et notamment du marché aussi.
28:02Donc, attendons de voir,
28:02effectivement.
28:03L'Espagne, elle,
28:04n'aura plus de commerce
28:04avec les États-Unis.
28:05Enfin, c'est la menace
28:06de Donald Trump
28:06qui veut sanctionner les Espagnols
28:07parce que les Espagnols
28:08ne veulent pas laisser
28:09les avions américains
28:09utiliser les bases espagnoles.
28:11Bon, bref.
28:13Là, pour le coup,
28:13ça paraît compliqué
28:14à implémenter globalement.
28:16Et puis, il me semble
28:16que les Espagnols
28:17sont plutôt importateurs
28:18vis-à-vis des États-Unis.
28:20Donc, s'ils veulent stopper
28:20tout commerce,
28:21y compris les exportations
28:23des États-Unis,
28:24il y a notamment de l'énergie,
28:25évidemment.
28:25Washington se tirerait
28:26une balle dans le pied,
28:27en réalité.
28:27À petite échelle,
28:28l'Espagne,
28:28ce n'est pas un gros enjeu
28:29pour les Américains.
28:30Mais voilà.
28:30Ce séisme sourd
28:32dans l'intelligence artificielle,
28:33le séisme QN,
28:34l'IA d'Alibaba.
28:35En fait, l'IA chinoise
28:36dans la poche cette nuit,
28:37un modèle d'Alibaba QN
28:39a été porté avec succès
28:40sur un iPhone 17.
28:42C'est une grande nouvelle
28:43peut-être pour Apple.
28:44S'il y a tourne localement,
28:45l'iPhone devient
28:46le terminal de confiance ultime
28:47et Apple récupère
28:48toute la valeur.
28:49Et le grand perdant
28:49sera peut-être Google.
28:51Leur modèle repose
28:51entièrement sur le cloud,
28:52la vente de LLM à usage.
28:54Si l'intelligence migre
28:55sur le téléphone,
28:55le business model de Google
28:57s'effondre dans le cloud.
28:58Voilà.
28:58C'est John Plassard
28:59qui nous en parlait tout à l'heure
28:59dans USA Today.
29:00C'était passionnant.
29:01et donc ce pas important
29:02de l'IA d'Alibaba
29:03qu'on a réussi à implanter
29:04sur un iPhone la nuit dernière.
29:06On verra si ça s'industrialise
29:07mais ce serait
29:07un vrai changement de modèle
29:09et une sacrée rupture,
29:10un sacré challenge
29:11pour des groupes
29:11comme Alphabet,
29:13USA Today.
29:14Cette séquence avec John Plassard
29:15passionnante
29:15est à retrouver en replay
29:16sur l'application BFM Business.
29:17C'est parti.
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