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  • il y a 2 heures
Ce mercredi 15 avril, Éric Bertrand, directeur général d'Ofi Invest Asset Management, et Jean-François Robin, directeur de la recherche chez Natixis, se sont penchés sur la Bourse face à la perspective de paix en Iran, le risque d’un nouveau choc pétrolier, le remplacement des “PIIGS” par les “BIFS”, la progression du Nasdaq portée par la tech, et les tendances positives du crédit privé, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre à l'instant.
00:06Eric Bertrand, directeur général d'Ophi Invest AM.
00:09Bonsoir Eric, bienvenue.
00:11Bonsoir.
00:11Jean-François Robin aussi nous accompagne, directeur de la recherche de Natixis.
00:14Bonsoir Jean-François.
00:15Bonsoir à tous.
00:16Ravi de vous retrouver également, on a beaucoup de fer au feu, de thématiques à aborder.
00:20Donald Trump promet de nouvelles négociations avec l'Iran dans les deux prochains jours.
00:25Voilà ce que promet Donald Trump, deux prochains jours qui seront formidables et incroyables,
00:28le promet le président américain.
00:30Est-ce que Wall Street qui est proche de ces records-là, le S&P, t'as dix points à
00:34peine de ces records ?
00:35Est-ce que Wall Street, est-ce que les indices, price, la paix désormais ?
00:39Eric.
00:41Si Donald Trump le dit, on est dans une séquence assez intéressante.
00:49On a une entrée en guerre avec des buts de guerre qui ne sont pas forcément très clairs du côté
00:53américain.
00:54On a le brouillard de la communication trumpienne habituelle.
00:59Il y a une forme de porte de sortie qui a été trouvée et qui arrive à point de main.
01:03Je rappelle qu'au début du conflit, les militaires comme l'établissement,
01:08enfin l'entourage de Donald Trump comme l'UM annonçait 4 à 6 semaines de conflit.
01:11Au bout de cette semaine, il faut arrêter.
01:13Il n'y a pas les moyens d'aller vraiment durablement beaucoup plus loin.
01:17Que nous disent les indices par rapport à ça ?
01:19Ils ont compris que les négociations ont commencé.
01:23Indépendamment de ce qu'on nous raconte, elles continuent.
01:26Sûrement en coulisses, sans forcément en avoir la preuve, mais ce ne sont pas des choses qui se négocient sur
01:31un coup de téléphone.
01:33Les indices ont réabsorbé, indices actions S&P pour nous ont réabsorbé une grande partie du choc.
01:38Il ne faut pas oublier que s'il n'y avait pas eu le conflit en Iran, il serait sans
01:42doute plus haut,
01:43compte tenu des autres bonnes nouvelles qu'on pouvait avoir à côté.
01:46Quand ça parlait un peu de la séquence des résultats, on serait sans doute plus élevé,
01:50c'était notre scénario avant de rentrer dans le conflit.
01:53Donc, facialement, ils sont revenus à leur niveau pré-conflit.
01:56Dans les faits, il en manque encore un peu, au vu des résultats économiques hors conflit iranien.
02:01Il ne faut quand même pas fermer la porte au fait que ça puisse se retendre à nouveau,
02:05compte tenu de l'hubris du président américain.
02:08Mais on pense qu'il en manque encore un petit peu.
02:10Il en manque encore un peu pour véritablement pricer la paix.
02:13Est-ce qu'il en manque beaucoup ?
02:14C'est la question que chaque investisseur se pose.
02:15On sent que chacun hésite à sortir du marché, à alléger ses positions,
02:20dans la mesure où le jour où une paix sera annoncée, une fin des hostilités,
02:24peut-être que ça fera l'effet d'un bouchon de champagne,
02:25et que sur une seule séance, sur une annonce, sur quelques secondes à peine,
02:29les investisseurs joueront leur année entière.
02:32La performance de l'année pourrait jouer sur une séance,
02:34voire comme ça, quelques minutes de cotation.
02:37Il ne faut pas oublier, le 28 février,
02:40on était dans un scénario boucle d'or, pour reprendre le terme consacré,
02:44avec une croissance assez résiliente, une inflation sous contrôle,
02:48des banques centrales visibles, voire à la baisse dans le cas des US.
02:52On avait donc des perspectives assez positives et assez haussières.
02:56Et d'un coup ?
02:57On vient mettre un conflit à cet endroit-là, qui touche un secteur ciblé,
03:00qui est un choc d'offre.
03:04Maintenant, un retour à la normale, alors il faut voir dans quelles conditions
03:07se fera ce retour à la normalité.
03:11Mais on partait sur une base, un départ lancé,
03:15si je peux prendre un terme cycliste, plutôt positif.
03:19Alors on n'est pas encore à la paix, Téhéran d'ailleurs menace encore,
03:22si le blocus d'Ormuz persiste, dit Téhéran,
03:25l'Iran paralysera la mer rouge,
03:27les outils ne sont pas encore beaucoup manifestés,
03:29peut-être ont-ils les moyens encore de se manifester.
03:31L'Iran ajoute qu'il mettra fin au cessez-le-feu
03:33si ce blocage d'Ormuz aussi se poursuit.
03:35Voilà, alors chacun monte ses muscles,
03:36à quelques heures de nouvelles négociations au Pakistan, Jean-François.
03:39Oui, je crois qu'on est, comme disait Eric,
03:41on est vraiment au milieu de la négociation.
03:43La nouveauté, c'est ce qu'achètent, je pense, les marchés,
03:45c'est qu'on sent que Donald Trump en a marre,
03:47qu'il veut passer à autre chose,
03:48et qu'il doit passer à autre chose en termes électoraux.
03:51Donc on sent bien que de toute façon,
03:53comme on ne connaît pas les buts de guerre,
03:55Donald Trump aura beau jeu de dire qu'il les a atteints,
03:57et que c'est une victoire formidable.
03:59Donc le meilleur des scénarios désormais,
04:01c'est qu'on revienne à une situation dans le détroit d'Ormuz
04:03assez proche de ce qu'elle était avant.
04:05Quel que soit le scénario, on en parlait un peu avant,
04:07mais évidemment qu'il y aura une petite prime sur le pétrole,
04:09une petite prime sur le gaz, puisque cette région,
04:12on sait qu'il y aura un risque géopolitique
04:13qui n'était pas pricé complètement auparavant,
04:15donc on ne reviendra pas complètement avant.
04:17En revanche, si on regarde les marchés,
04:19moi ce que je trouve intéressant,
04:21c'est que finalement dans toute cette séquence
04:22où on a eu un conflit,
04:23il suffit de dire les prévisions pessimistes du FMI,
04:26on a l'impression qu'on pourrait avoir la troisième récession,
04:29en tout cas en termes de commerce mondial,
04:31type Covid, type grande crise financière,
04:33donc on pourrait avoir un truc quand même très méchant.
04:34Les prévisions du FMI hier étaient ultra alarmistes.
04:36Voilà, sachant que ça veut dire
04:38une croissance mondiale de 2,2%,
04:40donc ça c'est l'équilibre d'une récession pour le commerce mondial,
04:42pour la croissance mondiale, pardon,
04:44mais évidemment on est dans un truc qui pourrait être très méchant.
04:47Cela étant, quand on regarde ça
04:49par rapport aux performances des marchés financiers,
04:51moi ce que je trouve intéressant,
04:52c'est qu'on a une vraie réaction des taux d'intérêt,
04:54en revanche sur les marchés actions,
04:56puisque c'était ça un peu la question,
04:58en fait ça a baissé disons de 5, 6, 7%,
05:00or quand on regarde depuis l'après-guerre,
05:02depuis la guerre de 1945,
05:05une baisse de marché en moyenne du S&P aux Etats-Unis,
05:08c'est 13, 14%.
05:10Quand on regarde, une fois qu'on a eu cette baisse,
05:13quelle est la remontée moyenne du S&P,
05:15c'est plutôt de l'ordre de 30%.
05:16Donc si on met ça bout à bout,
05:18ça a été une petite baisse,
05:20mais probablement, moi mon pari,
05:22c'est que si jamais on a cessé le feu,
05:23où on voit que ça y est,
05:24on passe de 20 bateaux à 80 bateaux qui passent le D3,
05:27et on se dit, c'est terminé dans 2-3 semaines,
05:29dans 5 semaines,
05:30on a le retour à la normale du pétrole,
05:32moi je tiens le pari,
05:33que je suis assez d'accord avec ce que vous dites,
05:33c'est qu'on va avoir un dollar qui va repasser à 1,18, 1,19,
05:38on va avoir un pétrole qui va repasser sous les 70,
05:42et on aura des actions qui vont remonter très fortement,
05:45sans doute de l'ordre de 10%.
05:46Donc on est sur un truc où on va acheter la paix quand même,
05:50là c'est pas vendé au son du clairon,
05:53ce serait plutôt l'inverse,
05:54je pense qu'on aurait une réaction assez forte.
05:55Pour moi, le marché pour l'instant,
05:57il est en train d'intégrer le fait qu'on va avoir la paix,
05:59si vraiment elle se confirme,
06:00je pense qu'il y a quand même un peu de potentiel aussi.
06:02La hausse du jour aux Etats-Unis,
06:04elle est assez exceptionnelle,
06:05vous savez pourquoi ?
06:05Alors d'abord, elle s'enchaîne,
06:07c'est une hausse après déjà une longue série de hausses,
06:09on le disait,
06:10le Nasdaq s'est aujourd'hui sa 11e hausse d'affilée,
06:12c'est sa meilleure série depuis 2021,
06:13le S&P 9 hausses en 10 séances,
06:15c'est quand même un exploit,
06:16il continue à progresser encore aujourd'hui,
06:17mais alors d'autant plus que c'est le tax day aux Etats-Unis.
06:21Traditionnellement, le 15 avril est en moyenne
06:24le pire jour, la pire séance de l'année.
06:26Pourquoi ?
06:26Parce que le tax day,
06:27c'est le jour où les plus-values boursières
06:3260 millions d'Américains doivent aujourd'hui
06:35livrer 400 milliards de dollars au fisc américain.
06:37Les plus-values, c'est aujourd'hui que le fisc les engrange,
06:39et donc traditionnellement, ce tax day,
06:41c'est la séance où Wall Street sous-performe le plus.
06:43Eh bien aujourd'hui, Wall Street est quand même en hausse,
06:45malgré le tax day.
06:46C'est bon ça ?
06:46Il ne faut pas oublier qu'il y a des effets de second tour
06:47qu'on n'a pas évoqués jusque-là,
06:49c'est-à-dire que si jamais c'était la fin d'un conflit rapide,
06:51finalement, au bout de quelques semaines
06:52où on commencerait à se projeter dans un truc rapidement,
06:54ça veut dire qu'on revient sur les banques centrales
06:56qui avaient plombé les taux d'intérêt obligataires,
06:59qui eux-mêmes avaient un impact sur les économies.
07:01Donc il faudrait dépricer aussi tout ça.
07:03C'est-à-dire que typiquement, s'il y a un cessez-le-feu,
07:05on peut oublier une hausse des taux de la Banque centrale européenne,
07:07on repart sur des baisses des taux de la Banque centrale américaine,
07:10et donc là aussi, les multiples les plus favorisés,
07:14ce sera ceux qu'on voit dans le Nasdaq aujourd'hui,
07:15c'est-à-dire les sociétés avec le plus de leviers,
07:18et on retrouve sur les trucs un peu traditionnels,
07:20baisse des taux, soutien, les valeurs technologiques.
07:21Je vous trouve hyper optimiste, je vous dis honnêtement,
07:23j'ai l'impression d'entendre Donald Trump, là, c'est formidable, ça va être incroyable.
07:26Non mais vous êtes en train de nous dire, une fois que la paix sera annoncée,
07:29tout va revenir comme avant, on aura des baisses de taux,
07:31le pétrole ne va pas se détendre d'un coup comme ça,
07:33il y a des infrastructures qui ont été endommagées quand même.
07:35Léa Dauphaz tout à l'heure nous disait,
07:37donc chef économiste de TAC Economics, nous disait,
07:40le pétrole, les cours du pétrole, pourraient rester autour de 100 dollars,
07:42même si la paix était annoncée, parce qu'il y a eu des dégâts quand même.
07:44Le pétrole d'Ormouz, il est peut-être miné aussi,
07:46qu'on n'aura pas repris ce rapide du trafic.
07:48Je ne crois pas du tout, parce que, un, d'abord, le pétrole est à 90,
07:50alors même qu'on n'a pas déjà fait la paix,
07:52donc on n'est pas déjà à 100.
07:54Deux, il n'y a pas d'infrastructures pétrolières à ce stade
07:56qui ont été détruites,
07:58et même, bon alors là, évidemment, ce qui se passe dans la mer Rouge
08:00qu'annoncent les Iraniens, ce n'est pas complètement neutre,
08:02puisqu'on a vu que la production typiquement
08:04et les exportations de l'Arabie saoudite,
08:06le principal exportateur de la région,
08:07c'est à 80% de ce que c'était avant.
08:09Les Saoudiens ne sont pas tellement impactés,
08:10parce qu'ils arrivent à faire passer avec l'Irak
08:12qui fait passer un peu moins de 2 millions de barils le jour,
08:15mais les Saoudiens, ils balancent 75 à 80% de leur production
08:19par le pipe qui part par la mer Rouge.
08:22Donc, on a un truc par le port de Yambou, etc.
08:25Donc, attention, pour l'instant, aujourd'hui,
08:26il n'y a rien, enfin rien, peu, d'infrastructures détruites.
08:29D'ailleurs, les Saoudiens disent, nous, nos infrastructures,
08:31il y a quelques semaines, et on les remet en route, quoi.
08:33– Ok, vous participez de cet optimisme-là
08:35sur la reprise, effectivement, des flux énergétiques déclapés ?
08:38– Si, ça s'arrête, là.
08:39– Oui, si, ça s'arrête.
08:40– Toutes choses étant égales, par ailleurs, on est d'accord.
08:41– Voilà, ça, c'est fondamental,
08:43c'est pas la paix va être signée, c'est si la paix est signée.
08:46– D'accord.
08:48– Je reviens sur ce qui a été dit.
08:50Il faut bien voir qu'il y a un décalage
08:51entre la réouverture physique et matérielle
08:53et ce que vont mettre les marchés dans les cours.
08:55Ça, en général, c'est très facile d'aller sur des écrans
08:59plutôt que de refaire fonctionner des pétroliers
09:01et l'ensemble des services qui vont avec.
09:03Le point qui est fondamental
09:04et qui faisait partie de notre scénario de rupture,
09:06c'est est-ce qu'il y a des capacités qui ont été détruites ?
09:08– Et ça, Jean-François l'a très bien dit,
09:10c'est oui, ça va prendre du temps,
09:12oui, alors on entend plein d'experts
09:14qui nous disent qu'il y a de la surpression dans les pluies,
09:16pour d'autres, il va falloir réallumer.
09:19Au global, les marchés vont sans doute aller très vite.
09:21Il faut bien voir que le prix du baril,
09:24là, on met le projecteur dessus
09:26parce qu'on parle de l'endroit où transit 20% du pétrole mondial,
09:30il y a 80% qui ne passe pas là,
09:32qui a déjà subi des problèmes.
09:33Il faut voir que ce conflit a remis une partie de la Russie dans le game,
09:36avec d'autres impacts.
09:39Il y a le Venezuela aussi, qu'on oublie un peu.
09:40Donc, ce rééquilibrage,
09:42je pense que les marchés mettront assez vite
09:44des prix assez bas dans les cours,
09:46même si dans les faits,
09:46ça prend plusieurs mois pour y arriver,
09:48du moment que le point d'arrivée est à peu près certain.
09:51On atterrira sans doute pas aussi bas
09:53que ce qu'on avait pu connaître auparavant,
09:54parce qu'on va mettre une prime de risque sur l'instabilité
09:57et sur le fait que,
09:58là, j'ouvre un peu une parenthèse,
09:59c'est que Donald Trump va finir ce conflit en Iran
10:02dans lequel,
10:03pour ma part,
10:04je pense qu'il s'est peut-être un peu fait piéger par Netanyahou,
10:06qui va voir tous les présidents américains
10:08depuis un certain temps pour leur demander d'intervenir.
10:10Ça ne veut pas dire qu'il va s'arrêter.
10:13Moi, la constance avec laquelle il a pu critiquer l'OTAN
10:16à peu près deux fois par jour depuis un mois et demi
10:19me fait penser qu'il doit garder un chien de sa chienne
10:22aux membres de l'OTAN,
10:23le Groenland Cuba.
10:25Tout ça n'est peut-être pas fini,
10:26mais du point de vue du pétrole,
10:28il y aura une prime,
10:29ce ne sera sans doute peut-être pas les cours d'avant,
10:30mais pas forcément 90 ou 100 dollars,
10:34sachant que beaucoup ont besoin de produire et d'exporter
10:36pour faire rentrer des royalties.
10:38On parlera des publications dans un instant,
10:39mais justement, dans les portefeuilles,
10:40on se prépare à quoi une fois que la paix sera annoncée ?
10:42Et encore une fois,
10:43on n'est absolument pas certain qu'elle le sera,
10:45parce que Donald Trump dit,
10:46là, depuis quelques heures,
10:47cette guerre est quasiment terminée,
10:48c'est la douzième ou treizième fois
10:50qu'il le dit depuis le début du conflit quand même.
10:51Il l'avait dit dès le 9 mars,
10:53et puis il l'a répété le 15 mars,
10:54et puis le 22 mars,
10:55c'est Alexandre Baradez qui a décompté
10:57le nombre de fois où Donald Trump l'a dit.
10:59Mais enfin bon,
10:59cette fois,
10:59les marchés veulent peut-être un peu plus y croire.
11:02Le Nasdaq progresse,
11:03mais le S&P n'est plus qu'à 4 points là.
11:05On suit 4 petits points,
11:074 petits points.
11:08On suit ça comme les sur le feu de son plus haut historique.
11:10Les valeurs de défense,
11:11quand la paix sera annoncée,
11:12il faudra les vendre,
11:13ou au contraire,
11:13on restera aussi investi dessus ?
11:16Elles ont un peu souffert là ces dernières semaines,
11:17un peu sous-performé, Jean-François.
11:18Moi, je crois qu'il y a deux grandes tendances
11:20qui vont être confortées et accélérées
11:22par ce qu'il y a de séquences quand même.
11:23C'est un, la défense,
11:25ne serait-ce que parce qu'on a vu
11:26qu'on manquait de plein de choses
11:28et surtout qu'on a consommé plein de choses,
11:30notamment sur les munitions.
11:31Je pense typiquement,
11:32si on parle de la France,
11:33la France encore une fois,
11:35deuxième plus grand vendeur d'armes avant la Chine.
11:37Et qu'est-ce qui se passe typiquement ?
11:38Vous voyez,
11:39un truc qui était assez efficace
11:40dans la lutte contre les missiles
11:41et les drones iraniens,
11:43c'était notamment les missiles Mika français.
11:47Qu'est-ce qu'ils font,
11:48le fabricant de missiles Mika français ?
11:50Il fait x4 par rapport à sa production.
11:52Donc évidemment,
11:52il va falloir reconstituer les stocks de drones.
11:54Il va falloir acquérir des moyens anti-drones.
11:57Et ça, je pense même,
11:58c'est plutôt bon pour l'Europe
11:59et la France et la Chine
12:00au détriment des États-Unis
12:01parce que si vous êtes saoudien ou émirati aujourd'hui,
12:04vous ne pouvez pas penser
12:05que vous avez bien fait
12:06de quand même sous-traiter
12:08votre défense aux Américains.
12:10Et donc, vous allez peut-être
12:10un petit peu diversifier
12:12vos sources d'approvisionnement.
12:13Et je pense que ça,
12:14c'est très bon pour les fabricants.
12:15On a vu surtout un énorme manque
12:17dans la marine, typiquement.
12:19Et là, tout le monde, à mon avis,
12:20va aller se tourner
12:20vers Naval Group
12:21et vers nos constructeurs coréens,
12:25chinois, mais aussi français
12:26parce qu'il va falloir reconstituer
12:28ou en tout cas,
12:29acquérir des défenses maritimes.
12:30Ça, c'est la première chose.
12:31Et puis, le deuxième truc
12:32qui me semble évident,
12:33c'est quand même l'histoire
12:35de l'indépendance énergétique
12:36dans ce monde-là.
12:37Si ce n'est pas un push
12:38vers l'électrification,
12:39la leçon qu'on tire de ça,
12:41c'est qu'on va y retourner
12:42dès le prochain conflit.
12:44On va s'apercevoir,
12:44tiens, en Europe,
12:4580% de notre mix énergétique,
12:47on l'importe de Poutine et de Trump.
12:48Est-ce que c'est bien ?
12:49Non, ce n'est pas bien.
12:51En termes de souveraineté,
12:52même la France peut quand même
12:53encore s'améliorer,
12:54même dans sa défense,
12:54parce que, oui, le rafale,
12:56la bombe atomique
12:57100% indépendante des Américains,
12:59néanmoins, vous savez,
12:59les rafales sur les porte-avions,
13:00il faut des filets
13:01ou les parachutes
13:02quand ils atterrissent
13:03pour freiner d'un coup comme ça.
13:04Ça, c'est auprès des années.
13:05Les catapultes,
13:05c'est plusieurs milliards de dollars.
13:06C'est 10 milliards de dollars,
13:07la catapulte.
13:08C'est aux États-Unis
13:08qu'on les achète,
13:09ces catapultes.
13:09On dépend des États-Unis
13:10sur les catapultes.
13:11Alors, on serait capable
13:12de les faire
13:12en cas de guerre véritablement,
13:13mais c'est moins cher
13:14de les acheter sur catalogue
13:17puisqu'ils ont été développés
13:18pour le Charles de Gaulle.
13:19Là aussi,
13:19comme on vend à la DGA
13:20qu'avec deux porte-avions,
13:21on fait baisser les coûts,
13:22si à chaque fois,
13:23vous repartez de zéro,
13:24ça ne tient plus.
13:24On saurait faire des filets,
13:26on sait faire en France quand même.
13:28Sinon, l'alternative,
13:29c'est les catapultes électromagnétiques.
13:30Elles marchent très, très bien,
13:31mais c'est une exclusivité chinoise
13:34sur leur dernier porte-avion.
13:36On travaille sur des systèmes
13:37en France qui marcheraient très bien
13:39et qui seraient des alternatives,
13:40encore une fois, plus chers.
13:41Donc, pour l'instant,
13:42ce qu'on peut s'en tenir...
13:43Et il n'y a pas de kill switch
13:44sur des catapultes,
13:45donc on peut l'acheter aux Américains.
13:47Eric ?
13:48Moi, je pense qu'il faut...
13:49Je suis entièrement d'accord
13:50avec ce qu'il vient d'être dit.
13:50Il faut élargir le propos.
13:52On a changé d'air.
13:53On n'a plus d'alliés américains.
13:55Il y a un partenaire commercial
13:57ni plus ni moins.
13:58Et ça fait partie de sa survie.
14:00L'Europe doit complètement
14:02s'indépendantiser.
14:02Alors, bien évidemment,
14:03sur la défense,
14:04dans toutes ses composantes.
14:05Et on sait que...
14:06Enfin, les puces,
14:07elles viennent aussi de Taïwan.
14:08Pardon, je le rappelle,
14:08sur tout ce qu'ils volent.
14:11Et au-delà de la défense
14:13et de l'énergie,
14:13et ce sur quoi on travaille notamment,
14:16on n'est pas les seuls,
14:17c'est sur l'autonomie progressive européenne
14:19qui est à réinventer complètement
14:21parce qu'on sent bien
14:22que comme Donald Trump
14:23utilise tous les territoires
14:25de négociation
14:25de l'affaire Epstein
14:27à la guerre en Iran,
14:29de l'OTAN
14:30aux taxes,
14:31aux droits de douane,
14:33la séquence
14:34avec les Etats-Unis
14:35n'est pas finie.
14:36Et à mon avis,
14:37l'ensemble des valeurs européennes
14:39dans la santé,
14:40dans l'alimentation,
14:41dans les chaînes de production,
14:43les chaînes de valeurs,
14:45clairement,
14:45le barycentre
14:46va se recentrer
14:47sur l'Europe
14:47et en particulier
14:48vers l'Asie.
14:49Et les entreprises
14:50positionnées à ce temps-là,
14:51c'est ce qu'on regarde,
14:52ont à mon avis,
14:53au-delà des quelques semaines
14:54qui vont suivre
14:55un éventuel traité de paix,
14:57ont vraiment
14:58un avenir
14:59assez significatif.
15:00Oui,
15:01alors l'Europe
15:01aura encore besoin
15:02de continuer d'investir
15:03toujours plus
15:04pour sa souveraineté,
15:05pas que à l'avenir,
15:06sauf qu'elle emprunte
15:07de plus en plus cher l'Europe.
15:09Et alors le Financial Times
15:10a trouvé un nouvel acronyme.
15:11Vous savez,
15:11il y a quelques années,
15:12pendant la crise des dettes,
15:12il y avait les PIGS,
15:13les pays d'Europe du Sud
15:14dont la gestion
15:15des finances publiques
15:16était très très mauvaise.
15:17On les appelait les PIGS,
15:18il y avait le Portugal,
15:19l'Irlande,
15:20l'Italie,
15:21la Grèce et l'Espagne,
15:22les PIGS.
15:22Aujourd'hui,
15:23c'est les BIFS,
15:23figurez-vous,
15:24on est passé du PIGS
15:25au BIF.
15:26BIF,
15:26c'est qui ?
15:26BIF,
15:27le B,
15:27c'est le Britaine,
15:29Italie,
15:30France,
15:30BIF.
15:31C'est les BIFS,
15:31voilà,
15:32le Financial Times
15:32qui a trouvé ce nouvel acronyme.
15:34On ne faisait pas partie
15:34des PIGS il y a une dizaine d'années,
15:36la France,
15:36maintenant,
15:36on fait partie des BIFS quand même.
15:37Du point de vue du Financial Times,
15:38on est une des économies
15:39les plus pourries
15:40en matière de finances publiques,
15:41Eric.
15:42Parce que c'est une surprise.
15:43On a,
15:44c'était évoqué juste avant,
15:50la réponse est très souvent
15:51l'aide publique.
15:53L'aide publique,
15:54ce n'est pas des impôts,
15:55c'est de la dette,
15:56à ce stade,
15:57au risque au-dessus de la croissance.
15:58Aujourd'hui,
15:59on a embarqué une trajectoire
16:00de dérive sur les finances publiques
16:03qui est à surveiller.
16:04Alors,
16:05il y a une phrase qui dit
16:06que la France est un pays riche
16:07et qui s'est bien levé l'impôt,
16:08donc à la fin,
16:09ça finit bien et c'est remboursé,
16:11mais il y aura forcément un moment,
16:12et ça,
16:13c'est peut-être la séquence
16:14qui nous attend à partir
16:15de la rentrée de l'année prochaine,
16:16où il y aura une forme de vérité
16:18sur les prix,
16:18il n'y a pas de profondeur absolue
16:21sur la dette publique.
16:23Il y a un moment,
16:23on ne prête pas,
16:24sans avoir tendre,
16:25une certaine rémunération
16:27et ça coûte de plus en plus cher
16:28pour s'endetter toujours plus.
16:31Et on a un très bel exemple,
16:32il y a quelques années déjà,
16:33de Mme Listreuse
16:34qui est arrivée en disant
16:35je veux augmenter les prestations sociales
16:37et baisser les impôts,
16:38comment vous financez tout ça,
16:39on verra bien,
16:40ça a duré cinq semaines.
16:41Je pense que,
16:42en tout cas,
16:43c'est à souhaiter
16:44que l'ensemble des candidats
16:45en France l'ont en tête.
16:47Au passage,
16:48Mme Mélanie,
16:48dans Bif,
16:50l'Italie est en train
16:51de croiser la France.
16:52Alors,
16:52l'Italie avait de bonnes raisons
16:53d'avoir,
16:55je dirais,
16:56une orthodoxie budgétaire
16:57peu coutumière
16:58parce qu'elle avait quand même,
16:59je le rappelle,
17:00dans le plan européen
17:0160 milliards nets
17:02à recevoir
17:03si elle tenait
17:03un certain nombre de critères.
17:05Les dernières tranches arrivent,
17:06donc il va falloir voir après
17:07si on retrouve
17:09une forme de créativité
17:12comptable.
17:13Dans le cas de la France,
17:15il est clairement à souhaiter
17:17qu'on ait un peu de lucidité
17:18avant que les prêteurs
17:20ne viennent nous rappeler
17:22que tout a un prix.
17:23On est passé des piques au bif,
17:25voilà,
17:25on en est là.
17:26Le bœuf,
17:26on cuit mieux que les Britanniques
17:27quand même ici en France.
17:28Alors oui,
17:29simplement,
17:29c'est que la situation
17:30de nos finances publiques
17:31est plus détériorée
17:32que celle des Anglais,
17:33mais pour autant,
17:34ils empruntent plus cher que nous,
17:36ils ont des taux
17:36beaucoup plus élevés,
17:37ils sont au-dessus des 5%.
17:37Pourquoi ?
17:38Parce que justement,
17:39ils sont sortis de l'Europe
17:40et on voit bien
17:40que dans ce monde-là,
17:42il faut plutôt être,
17:43s'asserrer les coudes
17:43à plusieurs,
17:44plutôt qu'être isolé
17:45face à Trump,
17:46Xi Jinping
17:47et Vladimir Poutine.
17:48Après,
17:48c'est sûr que sur la dette française,
17:50aujourd'hui,
17:51quand vous avez le déficit
17:52le plus élevé d'Europe,
17:53que vous avez une dette
17:53qui n'est pas du tout
17:54la plus élevée d'Europe,
17:54on est sous les Grecs,
17:55sous les Italiens,
17:56les Italiens 135,
17:58nous 118,
17:58mais ce qu'a dit le gouvernement
17:59hier,
18:01cette séquence coûte
18:014 milliards de plus
18:02aux finances publiques,
18:03alors là aussi,
18:03je voudrais savoir
18:04où est la cagnotte,
18:05ça coûte 4 milliards de plus
18:06cette remontée
18:06des taux d'intérêt,
18:07on est déjà à lutter
18:09pour essayer de trouver ici
18:11des moyens
18:12de réduire un tout petit peu
18:13cette trajectoire
18:14de finances publiques
18:14dramatique,
18:15bon,
18:15il n'y a pas de cagnotte
18:16loin de là,
18:16j'en reviens à notre idée,
18:17ce n'est pas le moment
18:18d'essayer de soutenir
18:19la consommation de pétrole
18:20et de gaz.
18:21On poursuit nos échanges,
18:22mais si on est à 12 minutes
18:23de la clôture,
18:24on accélère.
18:25Dans la dernière ligne droite
18:26de cette séance,
18:27le CAC est toujours
18:28en repli de 0,6%,
18:29l'anterne rouge,
18:30Kering, Hermès et Galli...
18:31Oh non,
18:32Kering fait pire qu'Hermès là,
18:33Kering perd 9%
18:34après sa publication
18:35et avant demain
18:35à l'annonce de son plan stratégique,
18:37Luca Demeo sera l'invité
18:38d'ailleurs de BFM Business,
18:38ce sera vendredi matin
18:39dans la matinale,
18:40il répondra aux questions
18:41de leur closier.
18:42Luca Demeo n'aurait pas
18:43ce rendez-vous après-demain,
18:44mais Hermès aussi recule
18:46de plus de 8%,
18:47on reviendra en détail
18:48sur ce secteur du luxe,
18:49c'est le signal
18:49que nos acteurs français envoient là.
18:51ASML aussi a publié
18:52et relève ses prévisions
18:53pour la suite,
18:54mais le titre avait tant progressé.
18:55Aujourd'hui,
18:55ASML recule,
18:56malgré le relèvement
18:57de ses prévisions,
18:57recule de 4%.
18:58En hausse,
18:59Pubicis plus 3%,
19:01en hausse,
19:01Stellantis plus 1,9
19:02en hausse encore une fois,
19:04comme hier,
19:04Eurofins scientifique aussi
19:05qui gagne à nouveau 1,7%
19:07après l'annonce
19:07d'un recentrage
19:08sur ses activités historiques
19:10et d'une session
19:10qui plaît au marché
19:11du côté d'Eurofins,
19:12donc ce titre est encore
19:13bien orienté en ce moment.
19:14À 11 minutes de la clôture,
19:16donc le CAC perd 0,6
19:17et le S&P proche de son record,
19:19on n'y est pas encore tout à fait,
19:20on est à 5 points du record,
19:22ça fait plusieurs minutes
19:23qu'on le tutoie,
19:23qu'on le caresse,
19:24la porte ne s'ouvre pas là,
19:25c'est toc, toc, toc,
19:26ça ne s'ouvre toujours pas,
19:27on y est presque quand même
19:28à 5 points près,
19:29le S&P gagne en ce moment 0,4,
19:306 records il y a,
19:31bien sûr vous le vivrez
19:32en direct au cœur de BFM Bourse,
19:34on suit tout ça
19:34grâce à nos experts,
19:36Antoine bien sûr,
19:37Eric Bertrand
19:38et Jean-François Robin.
19:39Antoine,
19:40la tech donc 11ème hausse d'affilée
19:42du Nasdaq aujourd'hui,
19:43c'est incroyable,
19:44le revival de la tech américaine,
19:45et alors la magie de l'IA
19:47est en train à nouveau d'opérer,
19:48manifestement,
19:49vous avez trouvé une boîte
19:50qui a choisi de se convertir
19:51dans l'IA,
19:51mais absolument incroyable.
19:53Ça fait partie de ces histoires
19:54qui font la réputation
19:56de Wall Street
19:56et ces aventures
19:57un peu improbables.
19:58Oui, c'est un fabricant
19:59et un distributeur de chaussures
20:00qui s'appelle Allbirds,
20:02ça ressemble un peu
20:02à Skechers,
20:03vous voyez,
20:05les jeunes appellent ça
20:06des pompes de darons,
20:07vous voyez.
20:07Oui, pour les personnes.
20:08Bon, ça ne marchait pas
20:10très très bien,
20:11ils ont décidé
20:12de tout larguer,
20:13de s'adjuger les services
20:14d'un gros fonds d'investissement
20:15qui a réinvesti dans la boîte,
20:17et donc maintenant,
20:17ils vont distribuer
20:19des cartes graphiques
20:20pour les entreprises,
20:21avec des solutions,
20:22il y a tout intégré.
20:24Le rapport avec la choucroute,
20:25avec les chaussures
20:26est assez ténu,
20:27on va dire,
20:28mais le titre prend
20:29300% à Wall Street.
20:31Non, non, plus, plus.
20:32600% maintenant,
20:33Allbirds,
20:33je l'ai sous les yeux.
20:34Ah, je ne l'ai pas mis à jour.
20:35Ça fait fois deux.
20:36600% de hausse.
20:38Oui, voilà,
20:38ça perd quand même
20:3997% sur cinq ans.
20:42Voilà, bon,
20:42à une époque,
20:43on mettait .com
20:44au bout du nom
20:45de l'entreprise
20:45pour gagner des points
20:46en bourse.
20:47À une époque,
20:48c'était blockchain.
20:49Oui.
20:50C'est mis à devenir
20:50des Bitcoin Treasury Company,
20:53etc.
20:54Voilà.
20:54Eux, voilà, ça y est.
20:55Un fabricant de chaussures
20:56qui va se mettre
20:57à distribuer
20:57des cartes graphiques
20:58pour l'intelligence artificielle.
20:59Plus 600%,
21:00bien joué.
21:01Oui, et puis,
21:01ils ont rajouté
21:02AI à leur nom.
21:04Mais plus globalement,
21:05Jean-François,
21:06Eric,
21:06on voit que la tech,
21:07là, voilà,
21:07c'est l'épiphénomène,
21:08c'est une valeur peu capitalisée,
21:09super volatile,
21:10Allbirds,
21:11un drôle d'oiseau,
21:11ce type.
21:12Plus globalement,
21:13on se hausse d'affiler
21:14sur le Nasdaq.
21:14Est-ce qu'il se passe un truc ?
21:15Est-ce qu'on a retrouvé
21:16des valorisations
21:16qui, à nouveau,
21:18offrent aux valeurs tech,
21:19peut-être même aux géants
21:20de la tech
21:20qui vont bientôt publier,
21:21un potentiel de hausse
21:21important, d'après vous ?
21:23Jean-François.
21:25Moi, la lecture
21:26qu'on peut faire de ça,
21:27c'est justement que le marché
21:28se projette dans un monde
21:28d'après-guerre.
21:29Et donc, c'est quoi
21:30le monde d'après-guerre ?
21:31On l'a parlé,
21:31c'est la défense,
21:32c'est la transition électrique,
21:33etc.
21:34Mais quand même,
21:35on revient à ce qui prévalait avant
21:37et comment on price,
21:39comment on intègre l'IA,
21:40quel est le côté disruptif
21:42de l'IA.
21:42Donc, on revient à ça.
21:43Dans la séquence
21:44qui a été très marquée,
21:45c'est quand même
21:46la baisse d'une valorisation
21:47des valeurs tech.
21:49Et donc, c'est un petit peu
21:49quand même la bonne opportunité
21:51pour revenir
21:52dans cette méga tendance
21:53de l'IA aussi.
21:55Et moi, je ne suis pas surpris
21:56du tout
21:56que la tech soit impactée.
21:59C'est aussi intéressant
22:00de voir ce qui se passe
22:01sur le CAC 40 ce soir
22:02avec le luxe.
22:03On disait que le CAC,
22:03c'était un proxy
22:04du luxe mondial.
22:05Bon, finalement,
22:06le CAC résiste
22:07quand même à des baisses
22:07assez marquées fortement
22:10du luxe.
22:10Et j'aimais bien
22:11votre remarque tout à l'heure
22:12qui disait que ça se tient bien
22:13aux Etats-Unis.
22:13C'est exactement le symbole
22:15d'une économie en cas
22:16aux Etats-Unis
22:17où les riches restent très riches
22:18et là, eux,
22:19ils n'ont pas de problème
22:19pour aller acheter
22:21nos chers sacs Hermès.
22:22Eric, alors qu'on est
22:23qu'au début de la phase
22:24de publication,
22:25le Nasdaq cartonne.
22:26Comment vous l'interprétez ?
22:27Il y a eu un moment
22:29après trois années
22:30de hausse ininterrompue
22:32à des surprises
22:32toujours haussières
22:33avant le conflit en Iran.
22:34Les marchands commencent
22:35à se chercher en disant
22:35ces colocaisons
22:36pour vendre la tech.
22:37Et là, on a vu arriver
22:38les IA losers,
22:40les publicistes,
22:41les softwares,
22:42les oracles, etc.
22:44Un petit peu en se disant
22:45ça a trop monté.
22:46Maintenant,
22:46si on dézoome
22:47un tout petit peu,
22:49on regarde beaucoup
22:50les programmes d'investissement.
22:52C'est du vrai argent.
22:53Maintenant,
22:53ils sont absolument colossaux
22:55en 2026,
22:55encore 20% de hausse
22:56par rapport aux chiffres
22:57colossaux de 2025.
22:58Maintenant,
22:59comment c'est financé ?
23:00Il y a les hyperscalers,
23:01donc les très grosses entreprises
23:02qui ont déjà
23:03des activités
23:04et des business
23:05très très rentables
23:06qu'ils réinvestissent
23:07en grande partie
23:08dans ces investissements.
23:09C'est donc du vrai argent,
23:10de vrai profit réinvesti.
23:12Après,
23:12il y a d'autres systèmes,
23:13parce que je ne sais pas
23:13comment est financé
23:14la boîte de chaussures,
23:15mais très clairement,
23:17quand on met de la dette
23:18face à des investissements
23:19dans ce type d'IA,
23:20il faut que la rentabilité
23:20arrive très vite
23:21parce que la dette
23:21elle court très vite.
23:23Et donc,
23:23ça entraîne
23:24peut-être un certain
23:25nombre d'excès.
23:27Là-dessus,
23:28on reste convaincu
23:29qu'en tout cas sur 26,
23:32on a de tels niveaux
23:33d'investissement,
23:34de tels niveaux
23:35de mutation
23:36qu'on va continuer
23:37d'être surpris
23:39à la hausse
23:39par des investissements
23:40et des résultats
23:41avec des très grandes
23:42qui commencent
23:43à monétiser
23:43très clairement
23:44dans les résultats.
23:45Et ça,
23:46c'est fondamental
23:47parce que
23:47c'est par rapport
23:48au parallèle
23:49qu'on peut entendre
23:50avec notamment
23:50la bulle du début
23:51des années 2000,
23:52il faut regarder
23:53le vrai argent.
23:54est-ce que
23:55les anticipations
23:56de BNF
23:56et de résultats
23:57sans les trébuchants
23:59sont délivrées ?
23:59Ça ne veut pas dire
24:00que tout le monde
24:01va faire pareil
24:01parce que tout le monde
24:02profile de cette bulle
24:02en se disant
24:03je vais essayer
24:03d'acheter la prochaine pépite
24:04ou le prochain moteur
24:06d'intelligence artificielle
24:07ça se surveille.
24:08Là,
24:08ce que je trouve
24:08assez intéressant,
24:10on le voit
24:11et Jean-François le mentionnait,
24:12c'est qu'on a un peu
24:12de retour à la raison
24:14en se disant
24:16finalement,
24:16il y a losers,
24:17il y a winners,
24:18la case est peut-être
24:20un peu vite dessinée
24:21et là maintenant,
24:22il faut retourner
24:23dans du spécifique,
24:23réanalyser les boîtes,
24:24réanalyser les business models
24:25et surtout le financement
24:27avant d'obtenir
24:28des retours sur investissement.
24:30Un data center,
24:31s'il y a de la dette
24:32et derrière
24:33d'utilisation de stockage,
24:35vous augmentez l'énergie,
24:36le business model
24:37ne tient plus,
24:37ça s'arrête.
24:38Il faut vraiment regarder
24:39dans le détail
24:39ce qu'on achète.
24:40Mais on redonne sa chance
24:41à la tech,
24:41on redonne sa chance
24:42à la tech.
24:43C'est l'idée,
24:44effectivement,
24:44on a un S&P
24:45à trois petits points
24:48de son record
24:48mais il ne veut pas
24:48s'ouvrir ce record.
24:49Je fais tout
24:50depuis tout à l'heure
24:50mais bon,
24:51tu regardes ça.
24:52On n'arrête pas d'acheter.
24:54C'est ça, c'est ça.
24:55C'est un achat.
24:56Nous, on a un muraille de Chine,
24:58un conflit d'intérêts,
24:59je ne peux pas.
24:59Tiens, un muraille de Chine,
25:00justement,
25:00Donald Trump s'exprime
25:01à propos de sa rencontre
25:02avec Xi Jinping.
25:04Il s'exprime,
25:04oui, on est à quelques semaines
25:06maintenant de cette rencontre
25:07prévue au mois de mai
25:07à Pékin.
25:08Il dit Donald Trump,
25:09la Chine est très heureuse
25:10de ce que je fais.
25:11Le président Xi
25:12me fera un gros,
25:13un immense câlin
25:14quand j'arriverai là-bas
25:15dans quelques semaines.
25:16Nous travaillerons ensemble
25:17intelligemment
25:18et c'est très bien.
25:19A big and fat hug.
25:22Il progresse
25:22parce qu'il avait dit
25:23que Mohamed Belsalman
25:24lui a embrassé les fesses.
25:25Donc déjà,
25:26on est quand même
25:26dans un truc un petit peu...
25:27Je n'ai pas osé le dire
25:29tout à l'heure.
25:30Bravo.
25:31Donc là,
25:31il se prépare son voyage
25:32de façon plus sereine.
25:34Mais bon.
25:35Voilà.
25:35Oui,
25:36le président Xi
25:36me fera un gros,
25:37un immense câlin
25:38quand j'arriverai à Pékin.
25:39Alors, il faut se souvenir
25:40des propos du ministre
25:41des Affaires étrangères chinois
25:42hier qui a dit,
25:43je vous rappelle
25:43qu'avant que Trump intervienne,
25:44il y avait 120 bateaux par jour.
25:46Donc la situation
25:47est pire qu'avant.
25:48Oui.
25:49Eric ?
25:50Vous attendez le câlin,
25:52c'est important ?
25:52Alors, moi,
25:54depuis que je l'ai vu
25:54en Jésus-Christ
25:55qu'il se prend pour un médecin,
25:56je suis très tempéré
25:58sur les annonces.
25:59Mais il faut qu'il fasse
26:01quand même attention
26:01parce qu'il parle
26:02à sa base Maga
26:03autant qu'il parle
26:03au reste du monde.
26:05Et donc,
26:05dans ses déclarations
26:06fourtières,
26:07je retiens quand même
26:08que cette réunion,
26:09elle est très importante
26:09parce que ça fait
26:11un certain nombre d'années
26:12que ça a commencé
26:13depuis notamment
26:14la fin du premier mandat
26:15de Trump.
26:16L'affrontement en Chine-États-Unis,
26:18il est parti pour durer
26:19jusqu'à ce qu'il y ait
26:19un des deux qui gagne.
26:20Ce qui est à souhaiter,
26:21c'est que ça reste économique.
26:23Mais l'affrontement
26:24est bien là.
26:25Et là,
26:25on va discuter
26:27droit de douane
26:28contre terres rares.
26:30Et il y a bien
26:31un affrontement économique
26:33à ce stade-là
26:34avec une Europe
26:36qui est un peu au milieu,
26:37pas encore au stade
26:38de faire des rois.
26:40et c'est ça
26:40qu'il faut vraiment
26:41surveiller sur le flou.
26:42Le mois de mai,
26:42ce sera important
26:43parce qu'il y a cette rencontre
26:43entre Donald Trump
26:44et Xi Jinping,
26:45il y aura aussi au mois de mai,
26:45tiens,
26:46dans pile un mois,
26:46jour pour jour,
26:47le 15 mai,
26:48la fin du mandat
26:48de Jerome Powell,
26:49Kevin Warsh,
26:49dans pile un mois,
26:50le 15 mai,
26:51sera le nouveau président
26:51de la réserve
26:52fédérale américaine.
26:53Forcément,
26:54il baissera les taux
26:54ou ce sera trop compliqué ?
26:56Sous réserve que l'accord
26:57avec le sénateur Tillis
26:58qui ne voulait plus
26:59de poursuite sur Powell
27:00soit effectif
27:00et qu'on puisse commencer
27:01les auditions
27:02de Kevin Warsh
27:02ou combien ?
27:03En tout cas,
27:05il respecte tous les critères
27:06puisqu'il est à plus
27:07de 130 millions de dollars
27:08de fortune
27:09et c'est la moyenne
27:10des gens qui bossent
27:11pour le cabinet
27:11de Donald Trump.
27:13Mais attention,
27:14Kevin Warsh,
27:14d'abord,
27:14ce serait quand même
27:16surprenant qu'il ne soit pas nommé,
27:18mais moi,
27:18je suis persuadé
27:19que s'il a été choisi
27:20par Donald Trump,
27:21c'est que c'est quand même
27:21quelqu'un qui sera favorable
27:23aux politiques souhaitées
27:24par Donald Trump.
27:25Une baisse de taux,
27:25il y aura.
27:25Une baisse de taux,
27:26il y aura.
27:27À mon avis,
27:27il y aura la fin
27:28de baisse de taux,
27:28surtout s'il y a paix.
27:31On revient au monde
27:31un petit peu d'avant
27:32avec un dépit du pétrole
27:33un peu plus élevé,
27:34mais il faut vraiment
27:35garder en tête
27:35que la réserve fédérale américaine,
27:37ils ont un double mandat,
27:38inflation, emploi,
27:39et l'emploi,
27:39ça ne va pas aux Etats-Unis.
27:40Donc, il y a toutes les excuses
27:41pour baisser les taux.
27:42Si en plus,
27:43c'est la voix de son maître,
27:44ça va baisser un peu plus vite
27:45que ce qu'on pense.
27:46On le sent moins
27:47aux ordres de Trump
27:48et surtout,
27:49là où je te rejoins,
27:50c'est que ça commence bien.
27:51Il faudrait commencer
27:52par baisser les taux
27:58quatre.
28:00C'est marrant,
28:01c'est les élections
28:01de mi-mandat
28:02et ça fera peut-être
28:04une page.
28:04Sachant que traditionnellement,
28:06économiquement,
28:06elle serait justifiée
28:07en l'état actuel.
28:08C'est ça,
28:08ce serait justifié,
28:08mais politiquement,
28:10habituellement,
28:10la Fed évite
28:11de toucher assez tôt
28:12juste avant une élection.
28:13On verra.
28:14On verra celle-là
28:14où ça peut être changé.
28:15Il y a eu beaucoup
28:15de craintes,
28:16de stress autour du marché
28:18du crédit privé aussi
28:18ces dernières semaines.
28:19Il semble que les choses
28:20s'améliorent.
28:21C'est Ares Investment
28:22qui nous dit aujourd'hui
28:23qu'il n'y a pas
28:23de bulles excessives
28:24et de signes systémiques
28:26aujourd'hui sur le marché
28:27du crédit privé.
28:27Après,
28:27ils sont un peu jugés partis.
28:29Thomas Buberle,
28:30le directeur général d'AXA,
28:31était notre invité
28:31sur BFM Business ce matin.
28:32Il s'exprimait justement
28:33sur les risques systémiques
28:34autour du crédit privé
28:35aussi ici en Europe
28:37et il s'est montré
28:38plutôt rassurant.
28:39On l'écoute
28:39et on rebondira ensuite.
28:40Thomas Buberle.
28:41Les investisseurs
28:42sont des investisseurs mondiaux.
28:45Beaucoup des Européens
28:47investissent aux Etats-Unis.
28:48Je ne pense pas
28:48qu'à un risque systémique
28:50parce qu'il y a quand même
28:51beaucoup des investisseurs
28:54individuels,
28:55institutionnels derrière.
28:57Ce n'est pas comme en 2008
28:58où on a énormément
28:59de banques qui sont là-dedans.
29:01Premier sujet.
29:02Deuxième sujet,
29:04on a vu dans le passé
29:05que la politique
29:07et les banques centrales
29:08ont toujours réussi
29:10à accompagner
29:11ces tensions dans le marché
29:13dans le sens
29:14qu'il y a un soft lending.
29:16Et je fais confiance
29:16à ces institutions à nouveau
29:18qui font le nécessaire
29:20pour bien y arriver.
29:22Finalement,
29:22on n'a plus peur.
29:23Donc Thomas Buberle
29:23qui se montre quand même
29:24très rassurant
29:25sur ce risque
29:25autour du crédit privé.
29:26Le directeur général d'AXA
29:27répondait à leur closier ce matin.
29:29On en a fait trop
29:30sur les risques
29:30autour de ce marché-là,
29:31le crédit privé ?
29:32Je ne veux pas du tout
29:33sous-estimer les risques
29:34du crédit privé US
29:36dans le secteur des softwares.
29:40Le problème,
29:41c'est que le sujet
29:42est contingenté ici.
29:43On a regardé,
29:45on a fait une étude,
29:46le crédit privé européen
29:48est nécessaire à l'économie
29:50et il n'est pas du tout
29:51dans les mêmes tensions
29:52qu'on a pu avoir.
29:53Aux Etats-Unis,
29:53il faut bien voir
29:54que les banques
29:54qui étaient sorties
29:55sont revenues après
29:55pour prêter au fond.
29:57Ensuite,
29:57les fonds de dette privée
29:58se sont dit
29:58j'ai plus assez d'acheteurs
29:59donc je vais acheter
29:59des assureurs
30:00qui vont m'acheter
30:01mon crédit privé.
30:02On est là dans une boucle
30:03un petit peu cause sanguine
30:04comme les Américains
30:05savent le faire.
30:07Pour nous,
30:08c'est assez localisé
30:10sur certains secteurs,
30:11c'est aux Etats-Unis,
30:12ce n'est pas en Europe.
30:13donc d'inquiétude
30:15de contamination directe
30:17à ce stade-là.
30:18Maintenant,
30:19pour ceux qui ont eu
30:20la chance de vivre
30:22la crise de 2008,
30:23on sait très bien
30:23qu'on n'est jamais
30:25à l'abri d'inquiétude,
30:26de traces,
30:26de choses en chaîne.
30:27C'est à surveiller.
30:28Aujourd'hui,
30:29on n'a pas d'alerte
30:31sur ce sujet.
30:32Il faut surveiller
30:33la corrélation
30:34entre les fonds
30:35de dette privée
30:36et de private equity cotés,
30:37la corrélation avec les banques
30:38et la corrélation
30:38avec les assureurs
30:39sur les cours boursiers.
30:40Pour l'instant,
30:41ça ne se suit pas,
30:43donc les gens
30:44au plus près de l'action
30:45ne sont pas si inquiets que ça.
30:46Pas de systémique.
30:46Thomas Beubble,
30:47ce matin,
30:48notre invité
30:48n'était pas très inquiet,
30:50Eric Bertrand,
30:50nous accompagnait,
30:51directeur général
30:51d'Office InvestaM.
30:52Je vais vous frustrer,
30:53messieurs,
30:53parce qu'on n'a plus le temps
30:54pour faire la data room.
30:55Je suis désolé.
30:57Vous aviez de belles datas.
30:58On était trop bavards.
30:59Non, mais elles sont magnifiques,
31:00vos datas,
31:01elles méritent l'éternité,
31:02donc la prochaine fois
31:02que vous venez,
31:03vous pourrez à nouveau
31:03nous les livrer.
31:04Vous promettez.
31:04Gardez-les bien au chaud.
31:06Eric Bertrand,
31:06directeur général d'Office InvestaM
31:08et Jean-François Robin,
31:08directeur de la recherche
31:09de Naptixis, bien sûr.
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