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  • il y a 14 heures
Ce mercredi 25 mars, Olivier Malteste, directeur des Investissements de Althéis by Yomoni, et Benoît Peloille, CIO chez Natixis Wealth Management, se sont penchés sur la réaction des marchés suite au plan de paix proposé par Donald Trump à l'Iran pour apaiser la situatio au Moyen-Orient, l'or qui plonge à son plus bas niveau de 2026, la volatilité du cours du pétrole, les réserves de gaz encore sous-expoitées en Afrique du Nord, ainsi que les taux qui se défendent avec l'annonce du président américain sur des négociations avec l'Iran, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, ils nous rejoignent ce soir.
00:05Olivier Maltès, directeur des investissements de Alteis by YouMoney.
00:09Bonsoir Olivier.
00:10Bonsoir Guillaume, merci.
00:11Et Benoît Peloual.
00:11Bonsoir Benoît.
00:12Bonsoir Guillaume, directeur des investissements de Natixis Wealth Management.
00:15On est ravis de vous accueillir aujourd'hui.
00:17Messieurs, les marchés veulent voir les choses de façon positive.
00:20Ils voient le baril à moitié plein, les marchés.
00:22Les indices progressent et le baril recule 96 dollars pour le Brent.
00:26Et pourtant, la situation au Moyen-Orient ne s'exercie pas vraiment.
00:30Bien sûr, les Américains disent qu'ils négocient avec les Iraniens,
00:34qu'ils proposent 15 points d'accord aux Iraniens.
00:36Les Iraniens rejettent ces 15 points d'accord
00:39et proposent leurs 5 conditions pour stopper la guerre.
00:42Alors je vous livrerai les 5 conditions des Iraniens pour stopper cette guerre.
00:45Premièrement, la fin des hostilités et des assassinats de la part des Américains.
00:50Je cite les Iraniens, bien sûr.
00:51La fin des hostilités et des assassinats.
00:53Deuxièmement, les garanties d'une fin de la guerre.
00:56Et surtout, qu'il n'y aura plus d'offensives sur l'Iran.
00:58Donc c'est une garantie américaine de ne plus jamais attaquer l'Iran.
01:03Troisième condition posée par l'Iran pour stopper cette guerre,
01:06des réparations financières.
01:08Et la garantie que ces réparations financières
01:10pour les dommages causés aux infrastructures seront payées.
01:13Quatrième exigence iranienne,
01:15la fin des offensives américaines sur les proxys dans la région,
01:19sur le Hamas, le Hezbollah, etc.
01:21sur ce que l'Iran qualifie dans son communiqué de « résistant ».
01:24La fin de l'offensive américaine sur nos résistants, dit l'Iran.
01:28Et enfin, l'Iran demande la pleine reconnaissance de sa souveraineté,
01:31sa pleine souveraineté sur le détroit d'Hormuz.
01:33Souveraineté qu'il n'a pas.
01:34Il n'est pas le seul à être présent sur le détroit d'Hormuz.
01:36Et il n'en est pas propriétaire.
01:37Mais il réclame la reconnaissance d'une pleine souveraineté.
01:39Voilà les conditions fixées par l'Iran à la fin des hostilités.
01:44Le marché semble y croire.
01:45On est en haut, c'est le baril se détend.
01:47Comment vous regardez ça, Olivier ?
01:49Le marché semble y croire, mais quand même de manière relativement modérée.
01:53Lorsqu'on remet en perspective depuis le début du conflit,
01:55c'est un petit rebond de 1%.
01:57Certainement aussi un rebond technique sur une attente,
01:59un petit peu un statu quo.
02:02Depuis lundi, on a vu lundi une journée,
02:03vraiment avec un scénario en V,
02:05avec pratiquement un moins 2, plus 2,
02:07en l'espace d'un petit quart d'heure.
02:08Depuis, les choses se stabilisent quand même un petit peu.
02:11On est dans cet instant un petit peu d'attente,
02:14avec effectivement un doute sur où sont exactement les négociations,
02:18à quel point effectivement ça négocie.
02:20On a entendu parler aussi d'envoi de parachutistes américains sur la zone.
02:25Donc, si les négociations se passent bien,
02:27on voit quand même qu'on peut peut-être passer sur une autre étape
02:31en termes de conflit.
02:32Donc, c'est plus un rebond et une pause au niveau des marchés,
02:36vraiment qu'un vrai rebond et un vrai optimisme.
02:38Même s'il faut toujours garder en tête que, par nature,
02:40les investisseurs sont optimistes.
02:42Sinon, ils n'investiraient pas dans les marchés.
02:44Donc, on a toujours quand même cette tendance un petit peu à l'optimisme.
02:46Mais je ne qualifierais pas ça vraiment de rebond ou d'optimisme
02:48sur la journée d'aujourd'hui.
02:51Plutôt une phase un petit peu d'attente pour essayer d'y voir plus clair,
02:54puisqu'on est point entre point, entre conditions,
02:56pour essayer de négocier.
02:58C'est un petit peu le blocage, toujours.
03:00Et une forme de bénéfice du doux.
03:02C'est-à-dire que, oui, les Américains posent des conditions
03:06difficilement acceptables par les Iraniens et réciproquement.
03:08C'est quand même le signe qu'ils communiquent,
03:10peut-être par médias interposés,
03:11peut-être de façon indirecte.
03:12J'ai le Pakistan, c'est ce dont on entend parler.
03:14Mais au moins, il y a une forme de communication au-delà de la guerre.
03:17Benoît, c'est peut-être aussi ça qu'achète une partie des investisseurs ?
03:20Oui, je pense que c'est ça.
03:21Je pense que ce n'est pas vraiment les conditions
03:23que les marchés jugent, je pense, assez réalistes.
03:27C'est surtout le fait qu'il semble y avoir une porte
03:29à une éventuelle amélioration de la situation.
03:32Et c'est surtout ça qui génère du soulagement sur les marchés.
03:34Parce que c'est un peu le schéma habituel
03:37sur ces crises géopolitiques, etc.
03:39Et notamment la façon de faire de cette administration américaine.
03:42A chaque fois, ça démarre par des négociations brutales,
03:45puis parfois une action violente.
03:46Et puis au bout d'un moment, on commence à atteindre des limites.
03:49Et ces limites, une fois qu'elles sont atteintes,
03:51on a un changement, on a la tentative d'essayer de revenir en arrière.
03:55Et il y a une limite assez claire.
03:57Nous, à chaque fois, on regarde, c'est même assez amusant,
03:59parce que ça fonctionne assez bien.
04:01Mais quand on regarde le taux à 30 ans américain,
04:02à chaque fois qu'il s'approche des 5%,
04:04c'est le moment où Donald Trump essaye de revenir en arrière
04:07et de sortir de la crise qu'il a générée.
04:09Et ça a encore une fois plutôt bien marché, justement, dans cette situation.
04:13Et donc je pense que c'est la répétition de cette méthodologie
04:16à laquelle on est maintenant habitué,
04:17que les marchés considèrent comme une forme de soulagement,
04:20parce qu'en fait, ça permet tout simplement d'écarter le scénario du pire.
04:24Et on l'a vu, les marchés sont capables de vivre assez durablement
04:27avec de l'incertitude géopolitique, un conflit.
04:29On a un conflit en Ukraine qui dure depuis très longtemps.
04:32Mais en fait, quand on arrive à se raccrocher à quelque chose
04:35qui permet d'écarter le scénario du pire pour la croissance mondiale,
04:37et là en l'occurrence, c'est le scénario d'une fermeture totale
04:41et durable du détroit d'Hormuz,
04:42qui est le sujet le plus important pour la croissance mondiale
04:45et donc pour les marchés dans ce conflit,
04:47on voit qu'effectivement, ça va être ça le sujet de négociation.
04:50Et s'il y a négociation, il y a potentiellement une porte de sortie
04:53et un accord qui peut se nouer.
04:56Donc je pense que c'est un peu ça qui génère un peu d'optimisme sur le marché,
04:59plus que véritablement les conditions qui sont annoncées de chaque côté.
05:02Oui, le détroit d'Hormuz où les Iraniens laissent passer des bateaux
05:05qui ne sont pas des bateaux ennemis, dit l'Iran.
05:08Ce qui n'est pas nouveau, ça fait quelques jours qu'il l'avait dit,
05:10c'est répété, mais là le marché, il voit peut-être un geste d'apaisement.
05:14Est-ce qu'au contraire, ce n'est pas très très malin de la part des Iraniens
05:17qui choisissent, qui trient ceux qui peuvent,
05:19qui ont l'autorisation de passer le détroit,
05:21à savoir sans doute des navires chinois, indiens,
05:23bref, des navires de pays qui leur sont relativement proches ou compatibles.
05:27Et donc, pour les Iraniens, une façon de faire de ce détroit,
05:31un séparateur, un bifurcateur entre les BRICS,
05:33ou leurs alliés, leurs proches, leurs pays partenaires,
05:36et l'Occident en l'occurrence.
05:37Est-ce qu'ils ne cherchent pas, là, en sélectionnant, en triant les bateaux
05:40qui peuvent franchir ce détroit d'Hormuz,
05:42à faire diverger les intérêts des BRICS de ceux des Américains ?
05:46Un détroit pour séparer encore plus les deux rives, en quelque sorte.
05:49Je pense qu'ils l'ont fait depuis le début,
05:51en tout cas c'est leur volonté de faire ça.
05:52Et la bonne nouvelle, quand même, pour les marchés globalement
05:55et pour l'économie mondiale, c'est que
05:56si ça se confirme et si ça se stabilise sur la durée,
06:00ça veut dire qu'ils n'iront pas, a priori, jusqu'au minage
06:03et le fait de mettre des mines dans le détroit d'Hormuz,
06:05qui était quand même, à un moment, une crainte,
06:07puisque là, pour le coup, ça complexifie énormément
06:09la capacité de réouvrir ce détroit de manière rapide.
06:13Si, effectivement, ils sont dans cette stratégie
06:15de laisser passer, de faire le tri,
06:17pour faire le tri, il ne faut pas tout bloquer,
06:19ne pas miner, ce qui est très compliqué
06:20à partir du moment où on commence à miner le détroit.
06:24C'était aussi, à un moment, une crainte des marchés.
06:27C'est la bonne nouvelle, je pense,
06:29dans ce tri-là.
06:30Après, est-ce que c'est malin, pas malin ?
06:31C'est une autre question.
06:33Mais en tout cas, c'est déjà, au moins,
06:36éloigner un petit peu le scénario du pire,
06:37comme le disait Benoît tout à l'heure.
06:39Et les bateaux qui seraient autorisés à passer,
06:41entre autres navires, ceux dont les cargaisons sont libérés en yuan,
06:45en yuan, a aussi une volonté d'aider,
06:47de pousser la dédollarisation,
06:48d'encourager, en tout cas, ceux qui voudraient dédollariser.
06:50Enfin, moyennant, quand même, des frais substantiels,
06:53puisque, en l'occurrence, c'était 2 millions de dollars,
06:54je crois, pour le passage.
06:55Donc, non, en fait, je pense que c'est tout simplement,
06:57ils essaient d'utiliser leur seul levier de négociation
06:59dans ce conflit.
07:02Ça peut difficilement tenir dans la durée,
07:05l'affrontement militaire, en réalité.
07:07Leur principal levier de négociation, c'est ça.
07:10Pour les marchés, on écarte probablement ce scénario du pire,
07:12qui était la possibilité de le rendre totalement impraticable
07:16pendant des années, le fait de le miner.
07:18Donc, c'est ça qui est probablement salué par les marchés,
07:20c'est que c'est ce scénario-là qui s'écarte.
07:22Ils utilisent leur principal levier de négociation,
07:24parce que c'est ça, parce qu'ils savent qu'effectivement,
07:26c'est douloureux pour l'économie mondiale.
07:28C'est aussi, en termes de timing, extrêmement utile
07:31pour eux de le jouer maintenant,
07:32parce qu'il y a les élections de mi-mandat aux États-Unis.
07:34C'est le moyen de générer de l'inflation
07:37et de mécontenter l'électorat américain,
07:39qui est déjà plutôt hostile à ce conflit.
07:41Plus de la moitié des Américains ne sont pas du tout d'accord avec cette action.
07:45Leur préoccupation, c'est justement le pouvoir d'achat.
07:48Donc, ils jouent leur levier de négociation,
07:51sachant qu'en plus, pour les États-Unis,
07:53c'est quand même une opération très compliquée.
07:55Je ne suis pas expert militaire,
07:56mais c'est très compliqué à sécuriser ce détroit.
07:58Ça nécessiterait probablement une force internationale.
08:01Même si on mobilise des forces au sol,
08:03ce n'est pas aussi facile de le réaliser.
08:06Donc, voilà.
08:06Donc, ils jouent leur carte de la négociation.
08:07Maintenant, il ne faut pas oublier que c'est aussi à double tranchant.
08:09C'est qu'ils ne peuvent pas non plus se priver de la navigation dans ce détroit.
08:13Ils doivent aussi réaliser leur propre commerce.
08:15C'est leur ligne de survie.
08:17Donc, c'est un élément de négociation,
08:19mais ça ne peut pas durer éternellement.
08:20Un de nos auditeurs nous disait, c'est Boulébert 13,
08:22il a publié un post tout à l'heure en expliquant
08:24« Finalement, ce ne serait pas absurde de voir un péage dans le détroit d'Hambouz ? »
08:27Le canal de Panama, le canal de Suez, pareil.
08:29Les pays qui bordent le canal de Panama, le canal de Suez,
08:32le Panama, font payer les taxes aux navires qui les traversent.
08:36Est-ce qu'on peut vraiment comparer un site naturel,
08:38le détroit d'Hambouz, à un canal, à un ouvrage humain
08:40qui nécessite, lui, de l'entretien ?
08:41Le détroit d'Hambouz n'a pas besoin d'entretien, en l'occurrence.
08:43Comme le détroit de Gibraltar n'est pas payant.
08:45Il n'y a pas besoin d'entretien pour le détroit de Gibraltar.
08:47Je ne sais pas.
08:47Est-ce que la comparaison, cet auditeur qui nous dit
08:50ce ne serait pas illégitime puisqu'on fait bien payer
08:52le passage des navires dans le canal de Panama ?
08:54Est-ce que la comparaison tient vraiment debout ?
08:57Je n'ai aucune idée, mais on est dans une situation
08:59quand même bien particulière où on a un président américain
09:02qui est quand même obsédé par l'idée de conclure des deals
09:05où on peut créer un conseil de la paix
09:07dans lequel on met un ticket d'un milliard pour y entrer.
09:10Même si ça a l'air assez farfelu,
09:12on ne peut pas exclure ce genre de proposition.
09:15C'est-à-dire qu'on pourrait même imaginer qu'à la fin de ce conflit,
09:17soit les Iraniens maintiennent un pH permanent
09:19si vraiment ils l'emportent,
09:20soit les Américains, pourquoi pas,
09:22Donald Trump qui pourrait dire,
09:23on connaît le goût de l'argent de Donald Trump,
09:25qui pourrait dire au monde,
09:26voilà, j'ai sécurisé le monde grâce à ma guerre,
09:28mais elle m'a coûté cher,
09:28maintenant c'est le monde qui va la financer
09:30et vous paierez des taxes,
09:31vous passerez par le pH pour passer le détroit
09:34et cet argent ira aux Etats-Unis.
09:35Alors il n'y a à ce moment-là aucun problème
09:37à ce qu'il refinance la reconstruction de l'Iran ?
09:40Je veux dire, si on part de ce principe-là,
09:42je veux dire, tout est possible, là.
09:44On part dans des considérations économiques
09:46qui dépassent totalement tout entendement possible.
09:49Non mais en l'occurrence, de façon plus terre-à-terre,
09:52l'une des conséquences,
09:53c'est pour ça que ce n'est pas complètement fini,
09:55les perturbations liées à ce détroit,
09:57c'est que de façon probablement durable,
10:00la zone est devenue et perçue comme plus dangereuse,
10:02instable, et donc le coût des assurances
10:04pour affrêter des cargaisons qui y passent,
10:06il va être plus élevé.
10:07Et donc c'est là où probablement,
10:08au-delà d'un droit de passage, d'un péage,
10:10il y a quand même une problématique
10:12qui va probablement générer des coûts
10:14plus importants qu'auparavant
10:15dans la façon et dans la possibilité d'utiliser ce détroit.
10:18C'est ça, on ne reviendra pas,
10:20même si la gas est arrêtée là ce soir,
10:21on ne reviendra pas sur le pétrole,
10:23sur le gaz, sur l'approvisionnement
10:24d'un certain nombre de matériaux,
10:25on ne reviendra pas complètement au monde d'avant.
10:27Olivier ?
10:28Oui, et même sur le tourisme dans la région,
10:30on peut imaginer quand même beaucoup d'impacts
10:32lorsque les choses reviendront à la normale,
10:35sur un changement quand même de perspective
10:38sur toute la zone,
10:39évidemment sur le coût du pétrole peut-être,
10:43mais également sur le tourisme à Dubaï,
10:45il y a un certain nombre de choses
10:46qui peuvent avoir changé
10:47pendant un certain temps quand même
10:49dans l'esprit.
10:51Il paraît que Monaco profite pas mal
10:53de ce qui se passe à Dubaï
10:54parce qu'un certain nombre d'investisseurs
10:55de Dubaï viennent à Monaco,
10:56mais se plaignent parce qu'à Monaco,
10:58ce n'est pas les mêmes surfaces qu'à Dubaï.
11:00La vue est plus belle.
11:01Surtout qu'il faut qu'il y en ait.
11:02C'est assez petit, Monaco.
11:03Il n'y a pas grand-chose quand même.
11:05C'est tout petit, c'est un mouchoir de poche.
11:06Alors voilà, on en est là.
11:08C'est aussi ce qu'on est en train d'écrire,
11:09l'une des explications à l'incroyable,
11:11l'impressionnante baisse des cours de l'or
11:12depuis le début de ce conflit.
11:14On a perdu 1000 dollars sur l'once d'or.
11:16Est-ce qu'on peut voir une corrélation
11:17entre la baisse des prix,
11:18la valeur de l'immobilier par exemple
11:19dans les Émirats
11:21et la baisse de l'or,
11:22à savoir la baisse de leur valeur,
11:24de leurs biens immobiliers ?
11:25On la compense aussi,
11:26on a retrouvé du cash, du liquide
11:28dans ce qui a performé,
11:29à savoir l'or.
11:31Est-ce qu'on peut expliquer donc
11:32ainsi la chute de l'or
11:33depuis un mois, Olivier ?
11:35Il y a peut-être ça.
11:36Il y a aussi peut-être aussi
11:36un peu de hausse du dollar,
11:37même si le dollar ne s'est pas non plus
11:40envolé en termes de valeur refuge.
11:42Mais l'enseignement aussi
11:43qu'on peut en tirer,
11:43c'est que ce qui paraît relativement naturel
11:45et relativement simple
11:46en se disant,
11:47on va aller en refuge,
11:48on va aller directement sur l'or,
11:50ce n'est pas forcément toujours
11:52ce qui se réalise,
11:53alors que ça paraissait être
11:55l'opération la plus simple
11:56à faire pour se couvrir d'un risque,
11:58que ce soit d'un risque d'inflation,
11:59que ce soit d'un risque globalement
12:01sur le conflit et ainsi de suite.
12:04Effectivement, la baisse de l'or
12:05est très prononcée
12:06et on voit vraiment une différence
12:08et un écartement
12:09entre le pétrole,
12:10l'évolution du pétrole
12:10et l'évolution de l'or
12:11semaine après semaine
12:12avec des variations relativement symétriques
12:14en termes de variations.
12:16Et c'est vrai que c'est
12:16une forte baisse de l'or,
12:20notamment avec cette idée
12:22toujours de désolidarisation aussi
12:23enfin c'était tous les thèmes
12:24qu'on voyait depuis un certain temps
12:27qui là du coup
12:28semblent fléchir
12:30depuis le début du conflit notamment.
12:31Moindre désolarisation ?
12:33Ce qu'il y a derrière l'or,
12:35je rejoins Olivier,
12:36dans le sens où l'or a profité
12:37d'un moteur assez puissant,
12:40c'est cette idée
12:41qu'il pouvait y avoir
12:41une défiance sur le statut
12:43de valeur de réserve
12:43des actifs américains,
12:44la défiance des actifs américains
12:46et il en a profité aussi,
12:47il y avait probablement
12:48une dimension un peu spéculative
12:49quand on regarde
12:50le comportement de volatilité de l'or
12:52par rapport à ses moyennes historiques,
12:54sa volatilité historique,
12:54on était bien au-delà
12:55de son comportement
12:56de volatilité habituelle
12:57et ça généralement
12:58c'est le signe
12:59qu'une correction
13:00est effectivement
13:01tout à fait probable.
13:02Donc on est en train
13:04d'y revenir
13:04parce qu'on se rend compte
13:05que justement le conflit,
13:06finalement le dollar
13:07n'a pas perdu son statut
13:08de valeur de réserve,
13:09il est plutôt de nature
13:10à en profiter,
13:11il y a probablement
13:11la correction
13:12de ces aspects un peu spéculatifs
13:14qui étaient derrière
13:15les mouvements de l'or.
13:19Je pense que
13:20si on prend un peu de recul
13:21et qu'on se projette
13:21cette correction
13:22est quand même
13:22assez significative
13:23et je pense que l'or
13:25quand on regarde fondamentalement
13:26les moteurs
13:27qui sont derrière
13:27la performance de l'or
13:28à long terme
13:28ils sont censés
13:29à notre sens
13:30contribuer encore
13:31à long terme
13:32c'est-à-dire qu'on a
13:32beaucoup d'incertitudes géopolitiques
13:34on a le risque
13:36d'une persistance
13:37de l'inflation
13:37pas forcément
13:38un choc inflationniste majeur
13:39mais le risque
13:39d'une persistance
13:40de l'inflation
13:41ce qui est particulièrement
13:42problématique
13:42à notre sens
13:43plutôt aux Etats-Unis
13:45donc ces éléments-là
13:46la raréfaction
13:47des actifs refuges
13:48des actifs de réserve
13:49ailleurs dans le monde
13:51tous ces éléments-là
13:52pour nous
13:52plaident justement
13:53en faveur fondamentalement
13:54de l'or
13:55donc on regarde
13:55avec beaucoup d'attention
13:56cette correction
13:56qui nous semble pouvoir
13:58être utilisée
13:59dans une optique
13:59de long terme
14:00dans une allocation
14:01probablement.
14:01Et donc sur les marchés
14:02on va parler aussi
14:03de la riffing
14:03dans un instant
14:04qui sort le drapeau rouge
14:05Donald Trump
14:06dans un instant
14:06le patron de BlackRock
14:07mais sur les marchés
14:08vous vous dites quoi
14:08la hausse du jour
14:09il faut plutôt l'accompagner
14:10ou plutôt sans méfier
14:11Olivier ?
14:12Plutôt sans méfier
14:13on est sur un rebond
14:14dans un cycle encore baissier
14:15une phase encore baissière
14:16Oui, je pense que
14:17les incertitudes
14:18sont encore très très importantes
14:19c'est plus un rebond technique
14:20globalement
14:21et une période d'incertitude
14:23ce qui est toujours
14:24très compliqué
14:24et on l'a vu lundi
14:25c'est que
14:26les marchés ont envie
14:28de remonter
14:29et ont envie
14:30et on voit que
14:31dès que le conflit s'arrêtera
14:32dès qu'on aura vraiment
14:33des signes persistants
14:34de réouverture
14:35des Trois d'Ormousse
14:36de fin du conflit
14:37le marché pourrait repartir
14:39relativement rapidement
14:40ce qui est clair
14:41dans ce conflit
14:42dans la hausse du prix
14:43du pétrole
14:43et ainsi de suite
14:44c'est vraiment la durée
14:45c'est vraiment la durée
14:46et savoir
14:46est-ce que ça va vraiment
14:47être transitoire
14:48comme impact
14:48ou est-ce qu'on va rentrer
14:50dans une boucle
14:50notamment aussi sur le pétrole
14:52qui va durer plus longtemps
14:53et qui va du coup
14:54changer vraiment structurellement
14:56l'économie
14:56Le souci c'est qu'on se disait
14:58jusqu'ici
14:58c'est juste un problème de durée
14:59on commence à se dire aussi
15:01quand même
15:01parce que certaines frappes
15:02sur les infrastructures
15:02pétrolières et gazières
15:03sont extrêmement puissantes
15:04et font de vrais dégâts
15:05on commence à se dire
15:06qu'en plus de la durée
15:07le problème c'est l'intensité
15:08on a un ultimatum
15:09qui court encore trois jours
15:10les américains
15:11attention ensuite
15:12à une riposte iranienne
15:13encore plus violente
15:14sur les infrastructures
15:15dans les pays du Golfe
15:16et pétrolières et gazières
15:16et là même si la guerre
15:17était courte
15:18et s'arrêtait dans une semaine
15:18si les dégâts sont majeurs
15:20ils seront majeurs
15:21et ils laisseront leurs traces
15:22dans les cours du pétrole
15:23durablement
15:23Antoine
15:24et puis il y a un biais
15:25qui est en train de se créer
15:25c'est l'Iran
15:27et les Etats-Unis
15:27haut
15:28l'attitude d'Israël
15:29et de l'Arabie saoudite
15:30là ça va être
15:33la prochaine incertitude
15:34grave qu'il va falloir lever
15:35parce que
15:37imaginons
15:38que
15:39Iraniens et Américains
15:40arrivent à un accord
15:40si Israël
15:41et l'Arabie saoudite
15:42ont décidé
15:43qu'il était temps
15:43d'utiliser la fenêtre de tir
15:45pour régler leur compte
15:46définitivement avec l'Iran
15:47ils n'hésiteront pas
15:47donc l'hypothèque géopolitique
15:49elle risque de rester
15:50c'est peut-être pour ça
15:51que les marchés
15:52restent quand même
15:52un peu volatiles
15:53on est encore au bord
15:53la boîte de Pandore
15:54alors c'est
15:55Wilfried Galland
15:56hier qui nous disait
15:56il y a toujours de l'espoir
15:57dans une boîte de Pandore
15:58quand la boîte de Pandore
15:59s'ouvre
15:59la bonne nouvelle
16:00c'est qu'au fond
16:00on trouve toujours de l'espoir
16:02Benoît
16:03laisse rebondir tout seul
16:04non mais à notre sens
16:05les marchés
16:06vont essayer d'évaluer
16:07concrètement
16:08l'impact économique
16:09maintenant que le scénario
16:10le plus sombre
16:11est probablement
16:12moins probable
16:13on va essayer d'évaluer
16:14l'impact sur la croissance
16:16sur la croissance
16:16si on regarde
16:18finalement depuis le début de l'année
16:19même si le choc
16:19a l'air assez impressionnant
16:20on reste sur un baril
16:21de pétrole moyen
16:22entre 75 et 80 dollars
16:23si on revient
16:24assez rapidement
16:25la situation se décante
16:26assez rapidement
16:26qu'on revient sur ces niveaux là
16:27j'ai envie de dire
16:28que pour 2026
16:29l'impact sur la croissance
16:30il est finalement
16:31assez modeste
16:33ça ne va pas générer
16:34de quoi avoir
16:35un potentiel fantastique
16:36sur les marchés
16:36mais notamment du côté européen
16:38on est allé valoriser
16:39probablement un scénario
16:40un peu plus impactant
16:41sur la croissance
16:42donc ça peut laisser
16:43un peu de potentiel
16:46maintenant effectivement
16:47si la situation
16:48est plus compliquée
16:49à régler
16:49ou si les dégâts
16:50sont plus durables
16:50et effectivement
16:51ça c'est un sujet
16:51parce que le Qatar
16:53a notamment communiqué
16:54en indiquant
16:54que la production de gaz
16:56était entravée
16:57pour un cinquième
16:58de la production
16:58et que ça allait prendre
16:59des années
16:59à récupérer
17:00donc c'est ça
17:01qu'il va falloir maintenant
17:02évaluer de façon correcte
17:03il faut bien avoir
17:05en tête
17:05qu'un scénario
17:06déjà un peu plus adverse
17:07qu'on a essayé de matérialiser
17:0990 dollars en moyenne
17:10sur l'ensemble
17:11de l'année 2026
17:12donc que ça dure
17:12un peu plus longtemps
17:13que ce soit un peu plus violent
17:14en termes d'ampleur
17:15baril de Brent à 90 dollars
17:16en moyenne sur l'année
17:17voilà bah là ça impacte
17:18déjà plus significativement
17:18la croissance
17:19en Europe la croissance
17:20tomberait à 0,4
17:21au lieu de 1,2
17:22donc c'est déjà
17:23un impact significatif
17:24sur la croissance
17:24aux Etats-Unis
17:25on passerait assez nettement
17:26en dessous des 2%
17:27et surtout en termes
17:28d'inflation
17:28parce que c'est pas uniquement
17:29en termes de croissance
17:30c'est surtout en termes
17:31d'inflation
17:31où ça poserait problème
17:33et plutôt aux Etats-Unis
17:34puisque l'inflation
17:34repartirait au-dessus de 3
17:36on serait à 3,3
17:36d'inflation
17:37dans ce type de scénario
17:39donc c'est là
17:39où il commence
17:40à y avoir un vrai sujet
17:41est-ce que encore une fois
17:42on en est là
17:44même conclusion
17:44sur l'inflation
17:45si on reste dans le scénario
17:4775-80 dollars
17:48en moyenne sur l'année
17:50c'est pas suffisant
17:51pour changer
17:51les anticipations
17:52d'inflation
17:52changer les comportements
17:53des agents économiques
17:54et donc théoriquement
17:55il n'y a pas de policier-response
17:56il n'y a pas de réaction
17:57des banques centrales
17:58dans ce cadre-là
17:59donc ça reste modéré
18:00c'est vraiment ça
18:01qu'il faut surveiller
18:01c'est si on relève
18:02le scénario
18:03en moyenne
18:04sur l'ensemble de l'année
18:05et le problème
18:05c'est que la moyenne
18:06des prix du pétrole
18:06sur l'année
18:07cette moyenne
18:07elle va sans doute
18:08se jouer dans les prochains jours
18:09exactement
18:10c'est ça qui est chaud
18:11c'est compliqué
18:12Olivier
18:12oui c'est vraiment ça
18:14et c'est cet impact
18:16sur l'inflation
18:17ce qu'on voit par contre
18:18c'est que les anticipations
18:19au niveau des banques centrales
18:20lorsqu'on regarde
18:21lorsqu'on regarde les taux
18:21c'est que
18:23maintenant
18:23le marché commence à estimer
18:25qu'il y aura deux hausses
18:26des taux
18:26au niveau de la BCE
18:27de 0,25
18:28sur les deux prochaines réunions
18:30donc avril et juin
18:31et toujours rien
18:32par contre côté Fed
18:34Christine Lagarde
18:35là-dessus s'est exprimé
18:35tout à l'heure
18:36elle a dit
18:36la BCE se tient prête
18:38à relever ses taux
18:38à tout moment
18:39at any meeting
18:40voilà ce qu'elle a dit
18:41et elle a dit aussi
18:42elle a ajouté
18:42nous devons identifier
18:43le moment où la hausse
18:44des coûts de l'énergie
18:44risque de se traduire
18:45en inflation globale
18:46voilà
18:47elle a d'ailleurs aussi promis
18:49qu'on ne revivrait pas
18:50un scénario d'inflation
18:51comme en 2022
18:52qu'elle ferait tout ce qu'il faudrait
18:54pour que ça ne soit pas le cas
18:55et on a vraiment
18:56on est vraiment basculé
18:57d'un scénario
18:58où on attendait plutôt
18:58un statu quo
18:59sur toute l'année
19:00et les scénarios un peu adverses
19:02qui étaient pressés par le marché
19:03c'était plutôt une baisse
19:03une baisse des taux
19:04pour soutenir la croissance
19:05et sur un scénario
19:06plutôt désinflationniste
19:07globalement pour la zone euro
19:08à deux hausses des taux
19:10et la première
19:11dès le mois d'avril
19:12c'est très rapide
19:14c'est très violent
19:15et donc ça aussi
19:16ça peut avoir un impact
19:17sur la croissance
19:20c'était fait vraiment
19:21de baisse des taux
19:21et ça changerait quoi
19:22à l'inflation
19:22que de relever les taux
19:23c'est pas parce que
19:24la BCE relève ses taux
19:25qu'il y aura plus de barils
19:26dans des trois d'armes
19:27c'est bien le problème
19:29là c'est un scénario
19:30qui ressemble à celui
19:32qu'on avait vu en 2022
19:33avec cette tentative
19:34mais on part pas
19:35d'une situation
19:36où la banque centrale
19:37est vraiment accommodante
19:37on part d'une situation
19:38où elle était plutôt
19:39à la neutralité
19:39la BCE avait été en retard
19:41en 2022
19:42là elle risque d'être
19:43beaucoup trop en avance
19:44et à nouveau de jouer
19:45contre l'économie européenne
19:46si elle relevait ses taux
19:47Benoît
19:48parce qu'on n'est plus en 2022
19:49et que la situation est différente
19:50justement
19:51c'est là où le sujet
19:52est assez important pour nous
19:53c'est à dire pour cette raison
19:54qu'on n'a pas spécialement
19:55changé d'avis
19:56on a continué malgré tout
19:57à privilégier l'Europe
19:58par rapport aux Etats-Unis
19:59dans nos allocations
20:00parce qu'en fait
20:01effectivement
20:01relever les taux
20:02par rapport à l'inflation
20:03je ne suis pas sûr
20:04que ça change grand chose
20:05en revanche la problématique
20:06c'est qu'on avait déjà
20:07une problématique
20:07d'inflation persistante
20:08aux Etats-Unis
20:09avant ce conflit
20:09et on avait déjà
20:11des problématiques de stress
20:12sur le crédit
20:13aux Etats-Unis
20:13du fait de taux
20:14probablement relativement élevés
20:16et qu'on n'a pas suffisamment
20:17encore baissé
20:17aux Etats-Unis
20:18et donc plus que l'impact macro
20:20qui aujourd'hui
20:22est en train d'être évalué
20:23par le marché
20:26qui nous préoccupe
20:26alors bien évidemment
20:27si on va dans un scénario
20:27où le détroit est fermé
20:28c'est très durable
20:29l'Europe souffrira bien plus
20:31du fait de sa sensibilité
20:32à l'énergie
20:32mais si on reste dans le cadre
20:33d'un conflit relativement
20:35borné et pas trop long
20:37c'est plus les effets collatéraux
20:39du resserrement
20:40des conditions de financement
20:41dans une économie américaine
20:43où il y a déjà
20:43des signes de stress
20:44sur le crédit
20:45qui nous préoccupent
20:45parce que ça
20:46ça peut avoir un impact
20:47justement sur les marchés financiers
20:48au-delà de la perception
20:50de l'impact macro en réalité
20:51Oui ce serait l'étincelle
20:52dont on n'a surtout pas besoin
20:53en quelque sorte
20:53notamment pour ce marché du crédit
20:55si la Fed devait relever ses taux
20:56Il nous semble plus important
20:58en tout cas
20:59plus inquiétant
20:59que la Fed ne puisse pas
21:01baisser ses taux
21:02que de s'inquiéter
21:03d'un éventuel relèvement
21:04en Europe en réalité
21:05parce qu'en Europe
21:05on a regagné
21:06la maîtrise de l'inflation
21:08en gros la BCE
21:09fait son job
21:10alors qu'aux Etats-Unis
21:11Oui mais on n'a pas
21:12beaucoup de croissance
21:12alors relever les taux
21:13alors qu'on a peu de croissance
21:14c'est pas vrai
21:15alors qu'aux Etats-Unis
21:15ils ont gagné la bataille
21:16de la croissance au contraire
21:17Et alors justement
21:18c'est pour ça qu'il faut
21:19qu'on reste dans un scénario
21:20où le conflit
21:20ne soit pas finalement durable
21:22et si ce conflit
21:23n'est pas si durable que ça
21:25en réalité
21:26c'est plus ces effets collatéraux
21:27aux Etats-Unis
21:28parce qu'il ne faut pas oublier
21:29que les marchés américains
21:30ont très largement profité
21:32des anticipations
21:33de baisse de taux
21:34sur lesquelles
21:35peu importe
21:36j'ai envie de dire
21:36l'issue de ce conflit
21:37on peut avoir de gros doutes
21:38cette année
21:39pour les obtenir
21:40et c'est plus cette problématique-là
21:42qui nous inquiète
21:42parce qu'il y avait déjà
21:44des signes de stress
21:44notamment sur le crédit
21:45avant le déclenchement
21:47des hostilités
21:47on est à 10 minutes de la clôture
21:49vous restez avec nous
21:49l'un et l'autre
21:50on accélère
21:51la dernière ligne droite
21:52avant la clôture
21:53et le CAC gagne toujours 1%
21:54on préserve nos gains
21:55ST Microelectronics
21:56Sanofi
21:57Thales
21:57signe les plus fortes hausses
21:58notamment STM
21:59plus 4%
22:00repli pour Udibay
22:01moins 1,3
22:02au public 6 encore
22:02moins 1%
22:04en ce moment
22:05légère détente
22:06du marché obligataire
22:07détente aussi
22:07des cours du pétrole
22:08voilà on est sur une séance
22:09de respiration
22:10et peut-être de transition
22:11avant la suite
22:13personne n'a de visibilité
22:14sur ce qui arrive
22:15est-ce qu'on va vraiment
22:15sur des négociations
22:16explicites entre américains
22:17et iraniens
22:18ou au contraire
22:19est-ce qu'on va aller
22:19au bout de l'ultimatum
22:20de 3 jours fixés par Washington
22:21et vers une guerre
22:22encore plus dure
22:23peut-être même
22:23d'ordre existentiel
22:24désormais
22:25il faut toujours se méfier
22:26d'un ennemi
22:26qui n'a plus rien à perdre
22:27alors on va poser ces questions
22:28les aborder
22:29vous aider à préparer
22:30vos portefeuilles
22:31Benoît Pellois
22:31nous accompagne
22:32ainsi qu'Olivier Maltest
22:34on apprend d'ailleurs
22:35aujourd'hui que
22:35en tout cas c'est une info
22:36du FT
22:37du Final Time Times
22:37que Volkswagen
22:38tout un symbole
22:39Volkswagen envisage
22:42de reconvertir
22:42une usine
22:43de fabrication de véhicules
22:44en usine de production
22:45de missiles
22:46pour Israël
22:47pour l'israélien
22:48Raphaël
22:48voilà le groupe israélien
22:49Raphaël
22:50voilà ce qu'on apprend
22:50du Financial Times
22:51donc Volkswagen
22:52qui envisagerait
22:52de reconvertir une usine
22:53en producteur de missiles
22:55voilà
22:56et l'Europe qui tente
22:57elle de diversifier
22:58ses approvisionnements
22:59parce qu'on dépend
22:59vous le disiez
23:00l'un et l'autre
23:01vous insistiez dessus
23:01beaucoup du Moyen-Orient
23:02beaucoup trop peut-être
23:03du Moyen-Orient
23:04l'Afrique du Nord
23:05aussi a des réserves de gaz
23:06il y a un enjeu là-bas
23:07il se trouve que
23:08Georgia Meloni
23:08est en visite aujourd'hui
23:09à Alger
23:10et demain c'est
23:10le gouvernement espagnol
23:11qui rendra visite
23:12aux autorités algériennes
23:13voilà
23:14il y a quelque chose
23:16de très frustrant
23:16parce que c'est le moment
23:18justement d'avoir
23:18des initiatives conjointes
23:20européennes
23:21de faire acte de souveraineté
23:23et de vraiment
23:23s'unir autour de ça
23:24qu'est-ce qu'on va faire
23:25déjà qu'on est en mal
23:27de capacité
23:27pour construire des missiles
23:28l'Allemagne va construire
23:30des missiles
23:30pour les Israéliens
23:32nous on a des rapports
23:33tellement exécrables
23:34avec l'Algérie
23:35qu'on n'arrive même pas
23:36à faire cause commune
23:37avec l'Italie
23:38pour pouvoir sécuriser
23:40un petit peu de gaz
23:41dont on manque
23:41alors c'est pas énorme
23:43les besoins en gaz français
23:45parce qu'on a le nucléaire
23:46et on a les énergies renouvelables
23:47il n'y a pas de soucis
23:47mais
23:48et pour les Italiens
23:49c'est vital
23:50pour les Italiens
23:5144% de l'électricité
23:52vient du gaz
23:53ils ont énormément souffert
23:54notamment de la rupture
23:55de l'approvisionnement
23:56avec la Russie
23:57parce qu'ils étaient
23:57très dépendants du gaz russe
23:58beaucoup plus paradoxalement
24:00que l'Allemagne par exemple
24:02mais encore une fois
24:03on n'a pas de politique
24:03unie européenne là-dessus
24:05et donc on est en train
24:06de se fragmenter
24:08sur des sujets aussi importants
24:09que l'accès à l'énergie
24:10et l'armement
24:11et ça
24:12encore une fois
24:13c'est un vrai
24:14vrai gros souci
24:16donc on cherche
24:16des diversifications
24:18de l'approvisionnement
24:18en revanche
24:19Benjamin Louvet
24:19il était avec nous tout à l'heure
24:20il nous disait
24:20il y a un actif aujourd'hui
24:21qui vit sa meilleure vie
24:23c'est le charbon
24:24le charbon
24:252026 sera sans doute
24:26une année de record
24:27de consommation de charbon
24:28après les années précédentes aussi
24:30où bien sûr
24:30le monde se diversifie
24:31mais ça n'empêche pas
24:32en volume
24:33la production
24:33la consommation de charbon
24:35continue aussi à augmenter
24:36et cette année devrait battre
24:36tous les records
24:37Benjamin Louvet
24:38a retrouvé
24:39c'était la bourse cash
24:39cette séquence en replay
24:40sur l'application BFM Business
24:41oui parce que la Chine
24:42son mix énergétique
24:43on parle beaucoup
24:44des progrès des Chinois
24:45sur les éoliennes
24:45le solaire
24:46ils sont même très en avance
24:46sur nous
24:47ils dépendent quand même
24:48énormément encore
24:49du charbon
24:49les Chinois
24:50et on imagine
24:50qu'avec la hausse du prix
24:51du gaz
24:52du pétrole
24:52ils ne doivent pas se priver
24:54de recourir au charbon
24:55en ce moment
24:56Olivier
24:56certainement
24:57mais ils ont quand même
24:57un mix énergétique
24:58beaucoup plus en faveur
25:00aussi des énergies renouvelables
25:01ils ont quand même
25:02bien fait évoluer
25:03c'est des chiffres
25:05qu'on a vu passer ce matin
25:06plus de 50%
25:07du mix énergétique
25:07de la Chine
25:08même si les énergies renouvelables
25:09ont bien monté
25:09plus de 50%
25:10ça reste le charbon
25:12il reste du travail
25:13il reste du travail
25:14oui mais
25:14après on l'a dit
25:16en préambule
25:17ils ont l'air
25:18de toujours avoir
25:19accès quand même
25:20au pétrole
25:21venant du Moyen-Orient
25:24ils ont aussi
25:25d'autres sujets
25:26d'autres canaux
25:27d'approvisionnement
25:28mais c'est vrai
25:29que la partie asiatique
25:30notamment
25:31est très troublée
25:32par ce qui se passe
25:33est très perturbée
25:34par ce qui se passe
25:34globalement
25:35au niveau du détroit d'Hormuz
25:37c'est évidemment
25:39à suivre aussi
25:40lorsqu'on regarde
25:40la croissance potentielle
25:42potentielle en Chine
25:43et les impacts
25:43sur la croissance mondiale
25:45oui
25:45ces thématiques
25:46vous les suivez aussi
25:46ces thématiques-là
25:47de mix énergie
25:48la Chine
25:48on parle beaucoup
25:49des ENR
25:49ils ont fait des progrès énormes
25:51le charbon reste quand même
25:52central au cœur de leur économie
25:53oui et le gaz
25:54pour les pays asiatiques
25:55c'est justement les premiers
25:56on parle de l'Italie en Europe
25:57parce que l'Italie
25:58apporte un tiers de son gaz
25:59justement
26:00des pays du Golfe
26:02mais c'est les pays asiatiques
26:03essentiellement
26:04qui sont les premières victimes
26:05qui importent énormément
26:06de leur gaz
26:07justement de la zone
26:09et donc c'est surtout
26:10c'est surtout eux
26:11en réalité
26:11les grands perdants
26:12de ce qui se passe
26:13parce qu'il y a le pétrole
26:13mais il y a aussi le gaz
26:14qui se tend
26:14assez significativement
26:16oui alors aujourd'hui
26:16on voit l'Europe progresser
26:18Wall Street aussi progresser
26:19et les taux se détendre
26:20est-ce qu'il y a un niveau de taux
26:21justement au-delà duquel
26:22on se dit
26:22Donald Trump fera taco
26:24vous parliez des 5%
26:25sur le 30 ans
26:26c'était il y a quelques jours
26:27c'est vraiment ça
26:28c'est vraiment le niveau de taux
26:29enfin je veux dire
26:31c'est une forme de métronome
26:32de la guerre qu'on a face à nous
26:33là sur les taux
26:33en tout cas on regarde
26:34sur les grandes problématiques
26:36depuis ce mandat de Trump
26:39que ce soit sur les droits de douane
26:41sur le Groenland
26:42sur toutes ces actions
26:44à chaque fois
26:45lorsque le taux à 31 américains
26:47s'est approché des 5%
26:51c'est à ce moment là
26:52où on a eu un revirement
26:54dans la politique américaine
26:55la recherche d'une porte de sortie
26:56ou de négociation
26:57donc effectivement
26:57ça semble assez efficace
26:59donc c'est à chaque fois
27:00qu'on approche de l'iceberg
27:01qu'au contraire
27:01il faut remonter sur le pont du navire
27:03et réinvestir en bourse
27:04finalement
27:05il y a le 5 sur le 30 ans
27:074,50 aussi sur le 10 ans
27:08c'est un signal
27:09et il y a le niveau
27:10et c'est ce qu'on avait vu
27:11au moment des droits d'ouane
27:12il y a à la fois le niveau
27:12et la vitesse
27:13à laquelle l'accélération
27:15qu'on se rapproche
27:15parce que là effectivement
27:17les taux ont monté
27:18et surtout les taux courts
27:19on est plutôt à 50 points de base
27:20sur le 2 ans
27:21et moins sur le 10 ans américain
27:22notamment depuis le début du conflit
27:24mais c'est de manière assez coordonnée
27:26et hormis vendredi dernier
27:27on a eu 10 points de base
27:30c'est plutôt progressif
27:31il n'y a pas vraiment
27:32d'affolement ou d'emballement
27:33même si au bout d'un moment
27:34ça commence à faire
27:35à faire des grosses variations
27:36au niveau des taux
27:38ce qu'on n'avait pas observé
27:39au moment des droits d'ouane
27:40on a eu vraiment cette accélération
27:41et c'est là
27:41où Donald Trump avait reculé
27:44mais les taux effectivement
27:45c'est une dynamique centrale
27:46et c'est souvent
27:48ce qui va faire reculer
27:49ou ce qui va faire infléchir
27:50la politique du président
27:51Vous êtes au contact
27:53des particuliers Olivier
27:54vous les sentez un peu
27:55sur la touche
27:56là en tout cas
27:56vouloir prendre leur distance
27:57vous avez des marchés
27:58ou au contraire
27:58ils achètent
27:59les séances de baisse
28:00comment vous les sentez
28:01en termes d'activité
28:02de comportement ?
28:02Non ils sont
28:03alors évidemment
28:04ils sont plus ou moins
28:05inquiets globalement
28:06il faut donc
28:07c'est aussi notre rôle
28:08de leur rappeler vraiment
28:08que c'est du temps long
28:09et puis qu'on agit
28:10dans les portefeuilles
28:11de manière à protéger
28:12de prendre les décisions
28:13donc il y a une inquiétude
28:14c'est vrai
28:15mais sans qu'elle soit
28:16vraiment démesurée
28:17pour l'instant
28:18mais c'est vrai
28:19que de toute façon
28:20un climat qui est très anxiogène
28:21on le voit
28:22sur les chiffres
28:22d'indices de confiance
28:23en Allemagne
28:24enfin on le sent
28:25globalement
28:25c'est une situation
28:26de toute façon
28:26qui n'est agréable
28:27pour personne
28:28et c'est la difficulté
28:29de se projeter
28:29Les indices PMI européens
28:31ont été publiés hier
28:31plus bas de 10 mois
28:32par exemple
28:32Et on sent
28:34de toute façon
28:35un climat anxiogène
28:37n'est jamais très très bon
28:38hormis pour l'épargne
28:39puisque en général
28:40plus on est inquiet
28:41et plus on épargne
28:42et c'est le réflexe qu'on a
28:43et aussi plus on a peur
28:44de l'inflation
28:44plus on épargne aussi
28:45L'an dernier
28:46l'AMF
28:46c'est une étude de l'AMF
28:47qui nous le montre
28:48l'an dernier
28:482,5 millions de Français
28:50ont agi sur leur portefeuille
28:51boursier
28:522,5 millions de Français
28:53et plus d'un million de Français
28:54désormais
28:54sont investis en ETF
28:55figurez-vous
28:56alors ça on a franchi
28:57la barre d'un million
28:57dans une année de stress aussi
28:59en 2025
28:59c'était pas une année simple
29:00il y avait déjà Donald Trump
29:01c'était pas la guerre
29:02c'était le Liberation Day
29:03mais voilà
29:04c'était pas simple
29:05pourtant les particuliers
29:06ont été présents
29:07Non il y a ce réflexe aussi
29:08plus le climat est anxiogène aussi
29:11plus on se dit
29:11qu'il va falloir épargner
29:13davantage pour l'avenir
29:15plus le climat est inflationniste
29:16alors après
29:16ce qui est compliqué
29:17c'est que lorsque c'est inflationniste
29:19il vaut mieux éviter
29:19de faire quelque chose
29:20lié au monétaire
29:21et c'est le réflexe aussi
29:22qu'ont souvent les particuliers
29:24de ne pas prendre de risques
29:25sur les marchés
29:26néanmoins si on a vraiment peur
29:27de l'inflation
29:27il faut essayer de trouver
29:28des moyens plus rémunérateurs
29:30mais
29:31c'est intéressant
29:31parce que ce sera au coeur
29:32des débats de la présidentielle
29:33dans un an il y aura la présidentielle
29:34est-ce qu'il faudrait mettre
29:35un peu plus de doses
29:37de retrait par répartition
29:39pas de
29:39non il y en a déjà
29:40c'est de répartition
29:41voilà
29:42en plus de la répartition
29:43je voudrais vous dire
29:45cette note de Larry Fink
29:46le patron de BlackRock
29:47dans sa lettre annuelle
29:48aux actionnaires
29:48c'était il y a quelques jours
29:49on devrait l'encadrer
29:51à l'approche de la présidentielle
29:52une ode au marché action
29:54et à l'investissement
29:54depuis 1989
29:55dit-il
29:56un dollar investi
29:57sur le marché boursier américain
29:59un seul dollar
29:59a progressé 15 fois plus vite
30:01que la valeur d'un dollar
30:01lié au salaire
30:02au salaire médian
30:03aujourd'hui
30:04ajoute-t-il
30:05l'IA menace de répéter ce schéma
30:06à une échelle encore plus vaste
30:08en concentrant la richesse
30:09parmi les entreprises
30:10et les investisseurs
30:11positionnés sur les marchés
30:12positionnés pour s'en saisir
30:14autrement dit
30:15voilà
30:15bien sûr
30:16l'émancipation financière
30:17par le travail
30:17et par l'investissement
30:19dans le temps long ça marche
30:20et avec l'IA
30:21cet essor
30:22cette nouvelle révolution industrielle
30:24ça pourrait être
30:24encore plus impressionnant
30:25c'est une forme d'ode
30:27à un système
30:28alors de retraite
30:29par capitalisation
30:31en tout cas une dose
30:32de capitalisation
30:32ça devrait être dans le débat
30:33de la présidentielle
30:34c'est un argument plus
30:35Benoît
30:35je pense que le débat
30:37sur nos retraites
30:38est un débat récurrent
30:39dans les échanges politiques
30:40chez nous
30:40et la réponse
30:42il y a une fenêtre
30:43qui s'agrandit encore
30:44non ?
30:44la fenêtre ça fait très longtemps
30:45qu'elle est ouverte
30:46je crois qu'on est un des derniers
30:47pays développés
30:48à faire fonctionner quasi exclusivement
30:49sur la répartition
30:50donc je pense que voilà
30:52oui c'est un sujet
30:54évident
30:54en tout cas ce qui est assez intéressant
30:55c'est qu'aux Etats-Unis
30:57sur ce sujet
30:58c'est qu'il n'y a pas très longtemps
30:59on avait justement
31:00un scénario un peu catastrophe
31:01sur la tech
31:02qui générait
31:03des gains de productivité
31:04mais
31:05ferait sortir du marché du travail
31:06tous les cols blancs
31:08etc
31:08et donc il y aurait structurellement
31:09un chômage plus élevé
31:10on voit qu'effectivement
31:11c'est pas aussi simple la logique
31:13c'est que ce qui est perdu par les uns
31:14il est gagné par ailleurs
31:15et donc effectivement
31:16ces gains de productivité
31:17sont simplement redistribués
31:19différemment
31:19il y a peut-être un peu moins de salaire
31:20mais un peu plus justement
31:21qui proviendra des marchés financiers
31:22bon
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