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  • il y a 14 minutes
Ce mardi 17 mars, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Marc Riez, directeur général de VEGA Investment Solutions, sont revenus sur la hausse des taux avec la guerre au Moyen-Orient, le report d'un mois de la visite de Trump en Chine, et notamment les secteurs les plus touchés par la guerre en Iran, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Ce soir, nos deux experts du club, il vient de nous rejoindre, Marc Ries, directeur général de Vega IS.
00:09Bonsoir Marc.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:10Ravis de vous retrouver.
00:11Et en fil rouge, François Meunier, directeur de la rédaction d'Investir.
00:14Rebonsoir François.
00:15Rebonsoir.
00:15On est ravis de vous retrouver l'un et l'autre.
00:17C'est un fait un peu nouveau, on ne va pas en faire des tonnes, mais quand même c'est
00:20un peu nouveau depuis le début de cette guerre au Moyen-Orient.
00:23Les cours du pétrole montent, ça c'est pas nouveau.
00:25Mais alors que les cours du pétrole montent, les indices actions aussi montent.
00:29Donc à chaque fois, les autres jours, les autres séances, les indices actions souffraient de la hausse des cours du
00:32pétrole.
00:33Aujourd'hui, c'est pas le cas, le CAC gagne 0,6, l'Ostria aussi est en hausse, alors que
00:37le Brent et le brut léger américain progressent.
00:38Comment on l'explique ? Est-ce que c'est un signal à suivre ça, Marc ?
00:41Je pense que c'est quand même important.
00:43Ça montre que peut-être le marché commence à faire un peu la part des choses.
00:47Parce que ce qui a frappé le marché avec ce conflit iranien, c'est les similitudes qu'il a fait
00:52avec la guerre en Ukraine.
00:54Où effectivement, hausse des coûts de l'énergie, donc inflation, donc hausse des taux des banques centrales.
01:00Il a vu tout un enchaînement comme celui qu'on avait pu voir en 2022.
01:05Et c'est vrai qu'il y a des similitudes, ça joue sur le prix du pétrole.
01:08Mais à côté de ces similitudes, il y a aussi une grande différence.
01:11C'est qu'à l'époque, le marché de l'emploi était très tendu.
01:14Et que donc, les hausses de prix pouvaient générer de l'inflation et des hausses de taux.
01:19Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
01:20On n'est plus, comme en 2022, avec des entreprises américaines qui ont 12 millions de postes à pourvoir,
01:27pour 7 millions de chômeurs, des tensions pour faire revenir les gens au travail, comme après le Covid.
01:33Là, on est sur un marché du travail qui n'est pas si puissant que ça.
01:36Et vous avez vu d'ailleurs que ça a fait l'objet des discussions autour de ce qui s'est
01:39passé en Australie.
01:41Où justement, ils ont effectivement encore monté les taux.
01:43La Banque d'Australie a relé ses taux.
01:45La Banque d'Australie, qui est passée à 4,10.
01:46Alors, ce qu'il faut se souvenir, c'est qu'elle avait déjà monté ses taux une première fois le
01:493 février,
01:50donc avant la guerre en Iran.
01:52Mais là, quand même, 4 des 9 membres se sont dit,
01:54oui, mais la croissance ralentit, l'emploi n'est plus ce qu'il était.
01:58Et donc, je pense que le marché commence à se dire.
02:00C'est vrai qu'il y a le pétrole à regarder.
02:02C'est vrai que le fait que le pétrole monte, ce n'est pas bon.
02:06Mais, n'en tirons pas non plus de conclusions trop hâtives
02:10sur l'impact que ça pourrait avoir sur l'inflation et sur les taux.
02:13Donc, je me dis, c'est bien,
02:16parce qu'on peut avoir une phase où le marché va souffler
02:20et retrouver un peu ses esprits.
02:22Le marché, comment se-t-il à se dire,
02:24alors que la Fed et la BCE doivent à leur tour communiquer,
02:26demain et après-midi,
02:28comment se-t-il à se dire que le marché,
02:29que les banquiers centraux pourraient y aller mollo
02:31sur le durcissement du thon,
02:33sur peut-être même des hausses de taux de la BCE ?
02:35Peut-être la Banque d'Australie, certes, a relevé ses taux,
02:37mais vous le disiez ainsi sur les risques de ralentissement économique.
02:39C'est ça, c'est ça.
02:40Vous avez vu que la Banque des Règlements Internationaux
02:42a appelé les banquiers centraux
02:43à ne pas prendre de décisions trop hâtives,
02:46parce que justement, on voit bien
02:47que ça ne nécessiterait des modifications de politique monétaire
02:51que si vraiment, si le conflit durait longtemps
02:54et que cette hausse des taux du pétrole était pérenne.
02:58Donc, je n'ai pas d'idée là-dessus,
02:59je ne sais pas quand est-ce qu'il va s'arrêter,
03:01mais je pense qu'effectivement,
03:03ce serait prudent pour les banques centrales
03:05et en particulier pour l'Europe.
03:07Franchement, l'économie européenne,
03:08on ne peut pas dire qu'elle caracole,
03:11de prendre un peu de temps
03:13pour voir s'il y a une grande durée du conflit
03:17avant de dire, finalement,
03:19je ne baisserai pas mes taux, je les monterai, etc.
03:21– Le soleil s'est bien levé à l'est ce matin,
03:23la lumière nous vient de la Banque d'Australie,
03:24qui sert donc à relever ses taux,
03:26mais à envoyer un message de prudence.
03:27Le marché est en train de se dire que,
03:29malgré le pétrole, la hausse des cours,
03:31François, on pourrait avoir des banques centrales
03:33encore assez accommodantes, malgré tout.
03:34En tout cas, dans la tonalité de leur discours.
03:36– Je ne pense pas que les banques centrales
03:37se précipitent à agir.
03:39D'abord, il faut voir que si les prix du pétrole
03:41restent très élevés, ça reste quand même une hypothèse,
03:44la transmission sur l'inflation généralisée des prix,
03:47ça va prendre deux mois.
03:50Donc, on n'en est pas tout de suite
03:52aux conséquences du choc pétrolier.
03:55Ça, c'est le premier point.
03:55Le deuxième point, il s'avère que statistiquement,
03:58les points bas après un choc géopolitique,
04:02ils arrivent assez vite.
04:03Quand on regarde les statistiques depuis 1939,
04:06depuis l'annexion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne,
04:09eh bien, on vous a vu une trentaine
04:10d'événements géopolitiques dans le monde.
04:13Et les points bas en bourse arrivent généralement
04:1617 jours après le déclenchement du choc géopolitique.
04:21Donc, on y est.
04:23Donc, si les statistiques sont respectées,
04:25après, c'est une moyenne, il y a des exceptions, etc.
04:28Mais il s'avère que le point bas,
04:30il est touché assez rapidement.
04:32Ça, c'est le premier point.
04:33Et le deuxième point, c'est que lorsque le point bas
04:35est touché plus longtemps,
04:38c'est-à-dire plusieurs semaines après,
04:40voire plusieurs mois,
04:41c'est généralement lorsque le choc géopolitique
04:44arrive dans un contexte économique dégradé.
04:46C'est-à-dire qu'on est quasiment en récession,
04:49et là, vous rajoutez un choc géopolitique,
04:51et là, les marchés mettent énormément de temps
04:54à s'en remettre.
04:55Autrement, ça se passe plutôt bien.
04:58La bourse est capable de monter
04:59dans un contexte géopolitique dégradé.
05:02Après, là, vous faites référence
05:03à la hausse des cours du pétrole,
05:05et là, il n'y a pas non plus un emballement aujourd'hui.
05:07Donc, il y a une légère hausse,
05:08on est légèrement au-dessus des 100 dollars.
05:12Voilà, il n'y a pas un énorme fait nouveau
05:15qui permettrait de statuer sur tel ou tel scénario.
05:19Effectivement, parce qu'on a des mauvaises nouvelles,
05:21bien sûr, toujours dans la région du détroit d'Hormuz,
05:24avec des attaques iraniennes sur des installations gazières,
05:26notamment dans les Émirats,
05:28un port à Oman aussi qui est perturbé cet après-midi.
05:31Donc, les mauvaises nouvelles, malheureusement,
05:33sont en train de devenir habituelles.
05:34Mais les quelques rares bonnes nouvelles aussi,
05:36parce que depuis 2-3 jours,
05:37on entend parler de tous ces bateaux chinois, indiens,
05:41pakistanais qui parviennent à franchir le détroit.
05:43Ça permettait, quand on voyait ces infos passer,
05:45de voir une détente des cours.
05:47Aujourd'hui, on avait même des informations
05:48sur des bateaux qui passent,
05:49ça ne permet plus de détente des cours.
05:51Donc voilà, on est là-dedans, toujours dans une forme d'entre-deux,
05:54à se demander combien de temps tout ça va durer.
05:56Est-ce que Donald Trump n'est pas en train de nous envoyer un indice ?
05:58Donald Trump demande à Pékin, à Xi Jinping,
06:01donc de reporter leur rencontre qui était prévue les 31 mars.
06:04Voilà, 31 mars, 1er avril, 2 avril.
06:06Il demande un report d'un mois.
06:07C'est un signal, ça ?
06:09Alors, on n'est pas géopolitologue,
06:10mais quand même, pour le marché, c'en est un.
06:11Certainement, parce qu'en fait, lui, je pense que son idée,
06:14c'est que la principale victime de la fermeture du détroit d'Hormuz,
06:18c'est les pays industriels asiatiques
06:20et la Chine au premier rang d'entre eux.
06:22Parce que c'est quand même eux les très gros consommateurs de pétrole,
06:25et c'est eux qui se fournissaient massivement au Moyen-Orient.
06:29Donc il se dit, c'est l'intérêt de Xi Jinping
06:32que le cours du pétrole ne soit pas trop élevé.
06:34Et là, en voyant qu'il n'est pas tellement prêt, finalement,
06:38à l'aider à traiter la situation,
06:41il se dit peut-être qu'en le faisant un peu poireté,
06:44si je peux utiliser ce mot-là,
06:47ou en tout cas mesurer les conséquences
06:51sur le prix du pétrole de ce conflit,
06:54il va peut-être l'inciter à venir lui prêter main forte
06:58ou en tout cas à l'aider à agir même politiquement, peut-être,
07:02sur les Iraniens.
07:03Puisqu'on sait que normalement les Chinois sont quand même
07:06les alliés stratégiques de l'Iran,
07:09même s'ils ne sont pas intervenus très clairement jusqu'à maintenant.
07:13Et donc, ça nous donne deux messages.
07:17Le premier, c'est celui-là,
07:19c'est que je pense qu'il veut que les pays asiatiques mesurent
07:22à quel point c'est plus négatif pour eux que pour l'Amérique.
07:25Et deuxièmement, ce un mois,
07:27ça nous donne peut-être une petite indication
07:30sur la durée supplémentaire
07:34qu'il compte donner à son intervention.
07:36Peut-être qu'il pensait au départ à quelque chose de très rapide
07:38et qu'il se dit, finalement, ça ne va pas se régler si facilement
07:42et il me faut peut-être un mois de plus
07:44pour affaiblir,
07:46pilonner encore et continuer la guerre
07:49en Iran.
07:50Donc, il faut qu'on soit un peu patient, je pense.
07:52Pilonner toujours l'Iran,
07:53mais avec beaucoup de formules de politesse vis-à-vis de la Chine,
07:56puisque Donald Trump n'a pas dit à Xi Jinping
07:57« je reporte ma visite »,
07:59il lui demande l'autorisation,
08:01la possibilité,
08:01il lui demande s'il est possible
08:02de reporter cette visite d'un mois.
08:04C'est ainsi qu'on se tradira.
08:05On voit qu'il veut vraiment beaucoup le ménager.
08:07Exactement. François ?
08:08Oui, d'abord, il a toujours dit
08:10que la guerre durerait 4 à 5 semaines.
08:13Ça, c'est dans ses premiers propos.
08:15Donc, s'il reporte d'un mois,
08:16on est dans le scénario idéal,
08:18une guerre sur un laps de temps tout à fait gérable.
08:23Et puis, une des explications,
08:27c'est qu'il a du mal quand même à gérer
08:28deux guerres concomitantes.
08:32Guerre commerciale avec la Chine,
08:33en plus d'une guerre avec l'Iran
08:35qui a quand même dérapé,
08:36qui a provoqué un choc pétrolier.
08:39Ça fait quand même beaucoup à gérer,
08:41d'autant qu'il y a encore le sujet de Cuba
08:43qui revient sur le devant de la scène.
08:44Donc, à un moment donné,
08:45il ne peut pas être partout
08:47et avoir trop d'ennemis.
08:49Alors qu'il avait blackboulé les Européens,
08:51là, il les appelle à l'aide
08:52pour qu'ils sécurisent le détroit d'Hormuz.
08:57Donc, on voit bien que ça fait trop de sujets en même temps.
08:59Emmanuel Macron répond
09:01non, la France ne viendra pas à la rescousse
09:03dans le détroit d'Hormuz
09:03tant que les hostilités se poursuivront dans la région.
09:06Voilà ce que répond Emmanuel Macron.
09:07Voilà, donc maintenant, on va suivre les Britanniques.
09:09Qu'est-ce qu'ils vont faire exactement ?
09:11Est-ce que c'est juste l'emboît de drones ?
09:14Bref, il y a quand même beaucoup de sujets sur la table.
09:17Il ne peut pas mener tout de front,
09:19même s'il dit qu'il est exceptionnel.
09:21Ça reste à démontrer.
09:22Exceptionnel, il l'est.
09:23Oui, ça, au sens propre.
09:26On peut lui reconnaître.
09:27Heureusement, d'ailleurs.
09:29On n'a pas un élevage.
09:32Ce n'est pas un président normal,
09:33comme dirait l'autre.
09:33On est bien d'accord.
09:34Non, on confirme.
09:35Quel impact sur les marchés ?
09:37Difficile, ça dépendra de la durée, bien sûr,
09:39et c'est pour ça qu'on en parle autant.
09:40Quel impact sur les entreprises ?
09:41Manitou, par exemple, il y a quelques jours,
09:43a annoncé suspendre sa guidance,
09:45donc suspendre ses perspectives
09:46en raison du contexte international,
09:48l'avait dit Manitou.
09:49On verra, c'est un prétexte,
09:49mais Manitou, c'est une de ces entreprises
09:51un peu indicateur avancé de l'économie.
09:53Est-ce qu'on attend d'autres profit warnings,
09:55d'autres entreprises,
09:56à même de suspendre leur perspective
09:58du fait de ce conflit-là ?
09:59François ?
10:00On va voir d'abord quels sont les...
10:01D'abord, il faut regarder les entreprises
10:03les plus sensibles à un choc énergétique.
10:06Alors, bien sûr,
10:07qui consomme beaucoup de pétrole et d'énergie ?
10:10Les cimentiers, les chimistes.
10:12Donc, eux, forcément,
10:14il y aura un impact sur l'ensemble de l'année.
10:16Pas forcément en deuxième trimestre,
10:17mais ça va forcément leur coûter cher en rentabilité.
10:22Donc, eux, ils sont en première ligne.
10:24En deuxième ligne,
10:25vous avez bien sûr les acteurs du tourisme.
10:29Là, d'ailleurs,
10:29ils vont se poser des questions,
10:30nos amis d'Abu Dhabi et compagnie.
10:33Là, ils vont quand même avoir du mal
10:34à attirer du monde.
10:36Et donc, la saison sera compromise.
10:38Donc, vous êtes dans le tourisme,
10:39vous êtes dans une compagnie aérienne.
10:41Alors, bien sûr,
10:41ils ont des contrats pour se protéger
10:44contre l'envolée des prix du carburant,
10:46du kérosène.
10:47Mais il n'empêche que là,
10:48on sort de la normalité.
10:50Donc, ça n'a pas été prévu
10:51que ça aille jusqu'à plus de 100 dollars
10:54puisque tous les experts
10:54vous expliquaient avant l'arrivée du conflit
10:57qu'il était logique
10:58que le pétrole continue de baisser.
11:00Et là, il y avait une sorte de consensus,
11:01un large consensus pour dire
11:03les prix de l'énergie sont durablement affaiblis
11:05et vont continuer de rester affaiblis
11:08pendant au moins deux ans.
11:10Et donc là, évidemment,
11:11tous les économistes retravaillent
11:14et ça n'a pas été prévu
11:15dans les formules de protection
11:16parce que tout le monde se protège
11:17contre les devises
11:20mais aussi contre le prix de l'énergie.
11:22Et ça, bien sûr,
11:23ça va coûter cher
11:24et on l'a vu immédiatement,
11:26boursièrement,
11:27les chimistes,
11:28les cimentiers,
11:29les groupes de touristes,
11:30de tourisme
11:33et les compagnies aériennes
11:34ont été touchées.
11:35Le tourisme, je comprends.
11:37L'industrie, je comprends.
11:38En moyenne,
11:39le secteur industriel en Europe
11:40a perdu 9%
11:41depuis le début de ce conflit.
11:42C'est quand même beaucoup.
11:43Alors qu'aux Etats-Unis,
11:44ça tient un peu mieux
11:44mais il dépend moins du gaz
11:45du Moyen-Orient.
11:46Aux Etats-Unis,
11:46très bien, je comprends.
11:47Mais l'aérien,
11:48elles ont des couvertures
11:50les compagnies aériennes
11:50sur le pétrole.
11:51Et quand on regarde
11:52les échéances sur le pétrole...
11:53Il y a aussi le nombre
11:53de passagers, Guillaume.
11:54C'est que là,
11:55il y a quand même
11:55beaucoup de vols
11:56qui pourraient être annulés.
11:58Tous les gens qui partent
11:59un peu aux Maldives,
12:01dans l'océan Indien,
12:03plus loin
12:03et qui traditionnellement
12:04faisaient escale
12:05dans les pays du Golfe.
12:07Oui, et c'est vrai
12:07que pro-tourisme...
12:08Il y a aussi l'aspect
12:09chiffre d'affaires,
12:10il n'y a pas que l'aspect
12:11prix de carburant.
12:12Pro-tourisme a livré un chiffre,
12:13à savoir que 800 000 Français
12:15de moins compte voyager
12:16à l'étranger cette année.
12:17C'est ça.
12:18Depuis 1er janvier,
12:19leur nombre a baissé
12:20de 800 000.
12:20Ceux qui veulent voyager
12:21à l'étranger.
12:21François ?
12:22Oui, et puis il ne faut pas
12:23penser qu'une couverture,
12:25c'est gratuit.
12:26Donc, si vous couvrez
12:28contre quelque chose
12:28de peu probable,
12:30ça va vous emmener
12:31une facture incroyable.
12:34Ça va coûter aussi cher
12:36que si vous n'étiez pas couvert.
12:37Donc, vous ne pouvez pas
12:38vous couvrir
12:38pour tous les événements.
12:40Et puis, on le voit aussi
12:41dans les secteurs
12:43qui ont souffert,
12:44l'aéronautique.
12:44L'aéronautique,
12:45on pourrait penser
12:46que c'est totalement immunisé
12:47puisqu'ils ont un carnet
12:48de commande incroyable,
12:49les Airbus, les Safran.
12:50Mais le fait que
12:52nos amis Emirats,
12:54Arabes Unis et compagnie
12:55achètent,
12:55Qatar achètent beaucoup
12:56d'avions,
12:59là, les investisseurs
13:00se disent
13:00que ce sera peut-être
13:01le coup d'après.
13:01Et donc, on a eu
13:02des prises de bénéfices
13:03sur des sociétés
13:05extrêmement solides,
13:05des sociétés qui avaient
13:06des carnets de commande
13:07sur plusieurs années
13:07en se disant finalement
13:09leurs clients,
13:10ils vont peut-être
13:10aller moins bien.
13:11Est-ce qu'on n'aura pas
13:12des reports ?
13:12Parce que c'est toujours
13:13le piège du carnet de commande.
13:14Le carnet de commande,
13:15facilement, ça rassure,
13:17mais le carnet de commande,
13:17c'est vivant.
13:18Parce qu'il y a des reports,
13:19il y a des annulations,
13:20il y a des réductions.
13:21Et donc, finalement,
13:22se dire on a des milliards,
13:23on a des années
13:24en carnet de commande,
13:26ça ne se marche pas comme ça
13:26parce qu'il y a sans arrêt
13:28des ajustements.
13:29Et là, on l'a vu...
13:30D'accord, mais Airbus,
13:3215% depuis le début de l'année.
13:33Airbus, on peut se dire
13:34que c'est injuste quand même,
13:34Airbus.
13:35Oui, ça pourrait sembler
13:35injuste, absolument.
13:37Il paraît que
13:39si les cours du pétrole
13:40continuent de monter,
13:41ça pourrait être très très bon
13:42pour Airbus.
13:43Pourquoi ?
13:43Parce que justement,
13:44si les cours du pétrole
13:45continuent de monter,
13:45je ne sais pas,
13:46150 dollars par exemple,
13:47de plus en plus de compagnies
13:48vont se dire,
13:48il faut vraiment
13:49qu'on renouvelle notre flotte
13:50et qu'on achète des avions
13:51plus modernes,
13:51moins consommateurs de kérosène.
13:53Et donc, ce serait in fine
13:54pas si mauvais pour Airbus.
13:56Voilà.
13:57C'est possible.
13:57Rolls-Royce aussi
13:58pour les moteurs d'avions.
13:59Il paraît que...
14:00Oui.
14:02Non, mais c'est probable.
14:03Après, c'est vraiment
14:04l'état de...
14:04Oui, 150,
14:05si on a 150,
14:07on va quand même
14:07un peu souffrir.
14:08Si vous rajoutez 50% de hausse
14:10des prix de l'énergie,
14:11on aura d'autres soucis.
14:13Antoine ?
14:14Vous vous souvenez
14:14qu'en tant que particulier,
14:16on était tous censés
14:16passer à l'électrique
14:17pour éviter un choc pétrolier.
14:19Vous avez vu ça.
14:20Absolument.
14:21Oui.
14:22Ça se passe lentement.
14:23Voilà.
14:25Alors, sur le luxe,
14:26par exemple,
14:26qui souffre aussi
14:27de ce qui est en train
14:28de se passer au Moyen-Orient,
14:28parce que c'est vrai,
14:29dans les hubs aéroportuaires,
14:30c'est compliqué en ce moment,
14:31puis la clientèle même
14:32sur place à Dubaï,
14:33à Abu Dhabi,
14:34souffre.
14:34Eh bien, dans le secteur du luxe,
14:36il faut se renforcer.
14:37C'est ce que nous dit HSBC.
14:38Il faut y revenir.
14:39HSBC estime que la baisse
14:40du secteur depuis le début
14:41de ce conflit,
14:42depuis le début de l'année,
14:43est excessive.
14:43Il repasse à l'achat
14:44sur Kering et sur Hermès.
14:46Il le reste sur LVMH,
14:47voilà, par exemple.
14:48C'est vraiment un marché
14:49d'aller-retour.
14:51Là, le sujet du luxe,
14:52c'est qu'il avait colossalement
14:54corrigé déjà.
14:55Alors, Hermès,
14:55pas tant que ça, finalement.
14:57Il a fait 2600-1800,
14:58mais LVMH,
15:01ça a été divisé par deux,
15:02quasiment,
15:03depuis l'automne 21.
15:04Donc,
15:06on peut comprendre
15:07la posture de HSBC.
15:10C'est vrai qu'on est revenu
15:12sur des niveaux de valorisation
15:14plus intéressants
15:15sur ces boîtes-là.
15:15Après, à court terme,
15:17effectivement,
15:17si le conflit se poursuit
15:19et si le nombre de voyages
15:22avec un Moyen-Orient figé
15:24diminue,
15:25bon,
15:26le niveau des ventes
15:27risque d'être un peu,
15:27quand même,
15:28affecté quelque temps.
15:29Pour l'économie du Moyen-Orient,
15:31alors évidemment,
15:31d'un point de vue humain,
15:32c'est encore pire que le Covid,
15:33parce qu'il y a des morts,
15:34quand même aussi au Moyen-Orient,
15:35en avant, bien sûr,
15:36mais aussi dans le Golfe
15:37et beaucoup de pays
15:38dans cette région.
15:39Mais pour l'économie,
15:39c'est presque pire qu'un Covid,
15:40parce qu'à l'époque,
15:41l'activité était arrêtée,
15:42mais c'était le cas partout dans le monde.
15:43Là, c'est la seule zone du monde
15:44où l'activité est quasi arrêtée.
15:46Et puis,
15:46l'immobilier à Dubaï
15:47était déjà en difficulté
15:49avant ce conflit.
15:51Et là,
15:51c'est vrai que pour le coup,
15:52se dire,
15:52j'achète un appartement
15:53à 30 kilomètres
15:54des côtes iraniennes,
15:55bon,
15:56ça donne à réfléchir quand même.
15:58Il y a cet index qui nous dit,
15:59tiens,
16:00les grandes crises mondiales,
16:01on peut les prévoir
16:02à l'évolution du prix
16:03des plus hautes gratte-ciels,
16:03du plus haut gratte-ciel du monde.
16:05Alors attention au prix
16:05de la bourge Dubaï,
16:07la plus grande tour du monde,
16:08800 mètres de haut,
16:09mais là,
16:09c'est pour des raisons extérieures,
16:10des raisons géopolitiques,
16:11mais on imagine qu'effectivement,
16:12le loyer doit baisser pas mal
16:14en ce moment.
16:14Oui.
16:16Voilà.
16:16Mais c'est vrai que par le passé,
16:17on avait coutume de dire,
16:18il faut regarder
16:20la valeur des plus hautes
16:21tours du monde,
16:22les deux, trois plus hautes
16:22tours du monde,
16:23et quand elle commence à baisser,
16:24c'est signe qu'une grande crise mondiale
16:25va arriver.
16:26Vous vous souvenez de cet indicateur ?
16:27C'est vrai.
16:27C'est vrai.
16:28Qui avait fait ça ?
16:28Je serais plus un économiste.
16:29C'est très intéressant.
16:31Voilà.
16:31Très intéressant.
16:32On continue d'en parler.
16:33On a 13 minutes ensemble
16:34à vivre,
16:35à accélérer
16:35jusqu'à la couture.
16:37Dans cette dernière ligne droite
16:38de la séance,
16:39le CAC gagne 0,5%
16:40en 7.976.
16:41Stellantis poursuit son rebond,
16:43son retour,
16:433% de hausse aujourd'hui.
16:44Et puis,
16:45un titre au plus haut historique
16:46avec le pétrole,
16:47102 dollars le Brent.
16:48Ce titre au plus haut historique,
16:49vous l'aurez deviné,
16:50c'est Total Energy.
16:51Il gagne 2,9%.
16:53Barclays repasse,
16:54d'ailleurs,
16:54très positif.
16:55Il relève leur objectif de cours,
16:56Barclays,
16:56sur ce titre Total Energy.
16:57Il passe de 78 à 94 euros
17:00sur Total Energy.
17:01Oui,
17:01il faut revenir sur les pétrolières,
17:02François,
17:03comme Total Energy,
17:04aujourd'hui au plus haut historique,
17:05où on se dit,
17:05non,
17:06parce que quand même,
17:06ce qui se passe montre
17:07qu'il va falloir investir
17:09dans la sécurisation
17:09des infrastructures.
17:11ce sera moins de rentabilité peut-être.
17:13Comment on regarde ça ?
17:13Il faut surtout être diversifié
17:15parce que prévoir l'évolution
17:16des cours de pétrole,
17:17c'est extrêmement compliqué
17:18puisque vous avez d'un côté
17:20une analyse entre l'offre
17:22et la demande.
17:23Vous avez,
17:24là-dessus,
17:24vous rajoutez un contexte
17:26géopolitique difficilement prévisible
17:28plus un ingrédient
17:30qui est la spéculation.
17:31On le sait,
17:32le pétrole,
17:32c'est un marché de spéculateur.
17:34Donc,
17:35vous avez quand même
17:36un millefeuille
17:37pour déterminer un prix
17:38et ce qui fait que
17:39la plupart des économistes
17:40se sont toujours trompés.
17:42Économistes,
17:42stratégistes,
17:43sur où vont les cours du pétrole,
17:45à chaque fois,
17:47ce qu'on observe surtout,
17:48c'est que les experts vous disent
17:49qu'ils prolongent les courbes.
17:50Lorsque ça monte,
17:51vous avez toujours des experts
17:53et des banquets
17:53ou des saxonnes
17:54qui vous disent
17:54que ça vaut 50% de plus
17:55et quand ça baisse,
17:56on vous dit
17:57que finalement,
17:57ça va aller au tapis
17:58et que ça va perdre encore 50%.
18:00Donc,
18:00ce qu'on voit,
18:01c'est que tout le monde est perdu.
18:02Dans ce contexte,
18:03comment on agit
18:04et réagit,
18:05c'est en étant de diversifier.
18:07Oui,
18:07avoir un peu d'énergie,
18:08ça paraît être du bon sens,
18:09avoir des acteurs comme GTT,
18:11pourquoi pas,
18:12comme Total Energy,
18:13mais il ne faut pas se dire
18:14ça y est,
18:15on a un boulevard sur le pétrole,
18:16il ne faut avoir que du pétrole.
18:19En fait,
18:19il faut ajuster les portefeuilles
18:21de façon extrêmement modérée,
18:23même si on est dans un monde
18:24un peu caricatural.
18:25Complètement même.
18:26Alors,
18:27Larry Djani,
18:27aujourd'hui,
18:28qui était l'autre homme fort
18:29du régime iranien,
18:29a été tuée par Israël,
18:31c'est ce que l'armée israélienne annonce.
18:32Donc,
18:32elle aurait tué aujourd'hui Larry Djani,
18:34qui était en fait sans doute
18:35même le vrai homme fort du régime,
18:37le cerveau en charge de la sécurité,
18:39même si bien sûr,
18:42un nouvel aïétola avait été nommé
18:43il y a quelques jours,
18:44c'était lui la clé sans doute
18:45de ce régime,
18:46il a été tué par Israël.
18:47Oui,
18:47mais la vraie information
18:49pour les marchés,
18:49c'est probablement que c'est important
18:51pour Trump et pour les Israéliens,
18:53mais la vraie information
18:54pour les marchés,
18:55et si on veut un vrai rallye,
18:57c'est de savoir
18:57où sont les 450 kilos
18:59d'uranium enrichis.
19:00Vous avez un territoire
19:01qui est grand
19:02comme trois fois la France,
19:03et là,
19:03c'est un jeu de chasse au trésor,
19:05parce qu'à partir du moment
19:06où les Américains
19:08découvrent les 450 kilos
19:09d'uranium enrichis,
19:11ça veut dire que
19:12la guerre,
19:12elle est finie,
19:13ils ne pourront pas
19:15tout de suite,
19:16en tout cas,
19:16pas dans plusieurs années,
19:18voire plusieurs décennies,
19:19avoir une arme nucléaire,
19:21et c'est ça
19:22le véritable enjeu.
19:23Et donc,
19:24ce n'est pas tant les hommes,
19:25parce qu'on a le sentiment
19:26que...
19:27Les hommes,
19:27c'est pour Israël.
19:28Les hommes,
19:29c'est pour l'Israël.
19:30Les hommes,
19:30il n'y a pas un changement de régime,
19:32là,
19:32on change de chef.
19:34Mais Israël vit sans doute
19:35le changement de régime,
19:35et les Américains,
19:36plutôt des symboles
19:37pour éclamer des droits de vie.
19:38Pour les marchés,
19:39ce qui est compliqué,
19:39c'est de savoir
19:39qu'est-ce qui ferait vraiment
19:40chuter le régime.
19:41C'est ça.
19:42Est-ce que c'est vraiment
19:44encore quelques très grands dirigeants
19:46qui,
19:47s'ils mourraient,
19:48feraient que le régime
19:49s'effondrerait sur lui-même
19:50parce qu'il n'aurait plus de leader ?
19:52Voilà,
19:52mais ça,
19:52comme ça,
19:52on ne le sait pas.
19:53Et ça,
19:53c'est difficile à appréhender.
19:55Exactement,
19:55on ne le sait pas.
19:56parce que demain,
19:57ils ont trouvé les 450 kilos.
19:59Là,
19:59je peux vous dire,
19:59il faut acheter massivement la bourse.
20:02Ou alors que le régime,
20:03voilà,
20:04demande la paix,
20:05renonce,
20:06etc.
20:06Mais ça,
20:07j'ai du mal à voir
20:07qu'est-ce qu'il ferait
20:08que politiquement,
20:10il lâcherait la rente.
20:10Et là où les investisseurs
20:12restent prudents,
20:12c'est que le meilleur des scénarios
20:14n'est pas exclu non plus,
20:15à savoir un Iran
20:16qui finalement négocie
20:17et renonce à s'en prendre,
20:19à menacer un certain nombre
20:20de pays dans le monde
20:21et qui,
20:22du coup,
20:22de fait,
20:23voit son pétrole
20:23revenir sur le marché mondial.
20:24Dans ce cas-là,
20:25les cours du pétrole
20:25s'effondreraient d'un point.
20:26Ça peut aller très vite.
20:27Exactement.
20:28Donc tout ça
20:29est encore extrêmement incertain.
20:31Et pour revenir sur Total,
20:32peut-être,
20:33si vous voulez un tout petit mot,
20:34c'est que je pense
20:35qu'il y a des valeurs
20:36qui n'est pas gênant
20:36d'acheter au plus haut
20:37quand c'est une valeur
20:38qui est sur un secteur
20:39avec une énorme croissance.
20:41On parlait de Nvidia,
20:43on parlait de Rheinmetall,
20:44etc.
20:44C'est des valeurs
20:45dont on se dit
20:45dans les années qui viennent,
20:46le chiffre d'affaires
20:47peut prendre 30,
20:4840,
20:4850 % par an,
20:50doubler tous les ans,
20:50etc.
20:51Et là,
20:52le fait de l'acheter
20:52au plus haut,
20:52ça ne me gêne pas.
20:53Une valeur comme Total,
20:55qui est quand même
20:55une valeur mûre,
20:58cyclique,
20:58avec des hauts et des bas,
20:59je pense que l'acheter
21:00quand elle est au plus haut,
21:01c'est un peu quand même
21:03une maladresse.
21:04Ça ne veut pas dire
21:05qu'elle ne peut pas aller
21:05encore un peu plus haut,
21:06mais je trouve que
21:07ce type de valeur
21:08très mature,
21:09très ancienne,
21:10etc.,
21:10sur des business très stables,
21:11c'est quand même plus sympa
21:13d'essayer de les capter
21:14quand elles sont justement
21:16un peu à la casse
21:17et pas le jour
21:17où pour des raisons
21:18conjoncturelles,
21:19elles sont au plus haut.
21:20Donc je voulais un peu
21:20aussi apporter une réponse
21:21sur ce sujet.
21:21On peut aussi souligner
21:22la résilience de certains secteurs.
21:25Alors, je suis désolé,
21:26le bitcoin est toujours là,
21:28il ne dit rien,
21:28mais il est là,
21:28il est dans la pièce,
21:29il est là,
21:30pas loin de la sortie de secours,
21:32mais il est toujours là,
21:3275 000 dollars le bitcoin.
21:34Et puis on a aussi
21:35les valeurs tech
21:36qui sont relativement résilientes
21:37dans la période actuelle.
21:38Pourtant,
21:38les grandes tech
21:39ont besoin d'énergie,
21:40elles dépendent de l'électricité,
21:42l'électricité dans plein de pays,
21:43c'est aussi dépendant
21:44des cours du gaz,
21:45etc.
21:45Mais les grandes tech
21:46résistent quand même
21:49avaient déjà subi quand même
21:50une vague de prises de bénéfices
21:52quelques semaines,
21:53voire quelques mois
21:55avant l'arrivée de ce conflit.
21:57On pourrait dire la même chose
21:58sur le bitcoin d'ailleurs.
21:59Et sur la tech,
22:01ce qu'il ne faut surtout pas,
22:02c'est qu'il y ait une hausse
22:02des taux des banques centrales
22:04parce que la tech
22:06est quand même allergique
22:07aux hausses de taux.
22:09Je crois que là,
22:10ce qui fait que les investisseurs
22:11ne se sont pas détournés
22:12de la tech,
22:13c'est des sujets
22:13que vous avez déjà abordés,
22:15Guillaume,
22:15autour du fait
22:16qu'aujourd'hui,
22:18dans une période de conflit,
22:19on voit plus que jamais
22:20à quel point
22:21la technologie
22:22est maîtresse du jeu.
22:24Vous aviez parlé
22:25notamment de Palantir
22:26récemment.
22:28Palantir qui est au cœur
22:29de la guerre au Moyen-Orient,
22:30c'est le chef d'état-major
22:31bise des opérations.
22:32C'est ça.
22:32Et donc on voit
22:33que finalement,
22:34derrière toutes ces méga tech,
22:35il y a une vraie puissance
22:37qui dépasse finalement
22:39la valorisation sectorielle
22:41ou la capacité
22:43à générer des bénéfices,
22:44mais qui sont un peu
22:45le fait qu'elles sont
22:46un peu les maîtres
22:46du monde de demain
22:47quand même.
22:48Et ça,
22:48ça vaut quelque chose.
22:49Et on se le dit encore plus
22:51après les annonces d'NVIDIA
22:52d'ailleurs,
22:52qui a entamé sa grande
22:53semaine de conférence.
22:54On est au début des annonces
22:56mais ils ont présenté
22:57un carnet de commandes
22:58dont ils sont certains
23:00qu'il dépassera
23:00ce carnet de commandes
23:01les 1000 milliards de dollars
23:02d'ici 2027.
23:03Voilà ce qu'ils ont annoncé.
23:05Il y aura plein
23:05de nouveaux produits aussi,
23:07la puce Rubin aussi,
23:08des détails
23:08qui seront annoncés
23:09cette semaine.
23:10Là, ce que nous dit NVIDIA,
23:10le titre est quand même
23:11baisse à Wall Street
23:12d'un pour cent.
23:13C'est pas grave.
23:16Elle a quand même fait
23:18x8 en cinq ans.
23:20Si elle perd 0,5,
23:21on peut peut-être
23:22être un peu indulgent
23:23et se dire qu'il y a des gens
23:25qui prennent des bénéfices.
23:27C'est un heureux géant tech.
23:28Ils attendent les annonces
23:29pour vendre en fait.
23:31Et ça, c'est systématique.
23:32Quelles que soient les annonces,
23:33vous avez des gens
23:34qui vendent sur les annonces
23:35parce qu'ils attendaient ça
23:37pour valoriser au max.
23:38Et pareil,
23:38le titre NVIDIA,
23:39lui, avait progressé
23:40ces tout derniers jours
23:41avant les premières annonces
23:42d'hier soir.
23:43François, moi, ça me détourne pas
23:45du titre.
23:46Vous êtes un bienheureux,
23:46voilà, ça vous détourne pas
23:47de ce titre.
23:48Vous êtes un bienheureux géant tech.
23:49Et yes, vous êtes bien
23:50dans cette thématique, François.
23:52Oui, puis les semi-collecteurs
23:53en Europe, ça fonctionne plutôt bien.
23:54On a un SML qui gagne encore
23:5530% depuis le début de l'année.
23:57Donc voilà, l'histoire,
23:58elle est toujours là.
23:59Elle était validée.
24:00Je suis d'accord avec Marc
24:01avec la guerre.
24:02On a vu des déclarations
24:03de généraux américains
24:04avec Anthropique.
24:05Ils utilisaient Anthropique.
24:06Il y avait un débat sur
24:07est-ce qu'on peut l'utiliser davantage
24:10quitte à ce que ça nuise
24:12un petit peu à la confidentialité
24:14sur l'utilisateur.
24:16Donc on le voit,
24:16l'IA est au cœur aujourd'hui
24:19de la guerre.
24:20Et ça valide le fait
24:20que, soulignez ça,
24:21on accélère.
24:22Et on le sait que la guerre,
24:24généralement,
24:26c'est des accélérateurs
24:26de technologies,
24:27de diffusion de la technologie
24:29auprès du grand public.
24:30Et donc on aura probablement
24:32encore une accélération
24:33au lendemain de ce conflit.
24:34Oui, le Pentagone veut absolument
24:36pouvoir utiliser librement
24:37l'IA, effectivement,
24:38d'Anthropique.
24:39Claude, à quoi s'oppose
24:41d'ailleurs Anthropique,
24:42effectivement.
24:43Mais ça montre
24:43que sa technologie,
24:44c'est très valorisant,
24:45c'est très flatteur
24:46pour l'IA d'Anthropique,
24:46bien évidemment,
24:47que le Pentagone se l'arrache.
24:49Le jour où le Pentagone
24:49nous appelle,
24:50Guillaume,
24:51on sera content,
24:52on sera fiers.
24:52Ah ben ça, on est d'accord.
24:53Alors, il appelle beaucoup
24:54en ce moment le Pentagone
24:55les producteurs d'entre-côtes.
24:58Non, mais je ne rigole pas.
24:58Le département de la défense américain
25:01au mois de septembre dernier,
25:02qui est aux Etats-Unis,
25:03le dernier mois fiscal de l'année,
25:04eh bien, a dépensé comme jamais.
25:05Il a dépensé au mois de septembre dernier,
25:07rien que sur un mois,
25:08le département de la défense,
25:10un million de dollars
25:11dans du saumon,
25:12quinze millions de dollars
25:13dans des entre-côtes,
25:14oui, oui,
25:15et 139 000 dollars
25:16dans des donuts.
25:18Ils avaient faim, là,
25:19au ministère de la défense américain
25:20au mois de septembre dernier.
25:21Grand appétit.
25:22Pourquoi ?
25:22Parce que c'était le dernier mois
25:24pour aller au bout de leur budget.
25:25S'ils n'auraient pas utilisé
25:26tout leur budget,
25:27celui-ci n'aurait pas été reconduit
25:28l'année suivante.
25:29Donc, ils ont dépensé,
25:30rien que sur un mois,
25:31au ministère de la défense américain,
25:32quinze millions de dollars,
25:33je répète les chiffres,
25:34d'entre-côtes.
25:36Ils ne sont pas herbivores,
25:37manifestants.
25:38Alors, je pourrais vous donner...
25:39Ils ne sont pas véganes.
25:40Oui, oui,
25:4012 000 dollars de corbeilles à fruits.
25:42Ils ont acheté des corbeilles de fruits,
25:43comme ça,
25:44ils en ont acheté pour 12 000 dollars également.
25:46Et donc,
25:46139 000 dollars de donuts,
25:48François.
25:49Je ne sais pas.
25:51Si en bourse,
25:51on pouvait jouer ce phénomène-là,
25:53mais...
25:53Ils auraient pu acheter des missiles.
25:54Donald Trump n'arrête pas de dire
25:56qu'on a plein de munitions.
25:57C'est peut-être pas le même budget,
25:57le budget cantine
25:58et le budget armement.
26:01Oui.
26:02Voilà.
26:02Ce qui prouve
26:03qu'ils n'avaient peut-être pas prévu encore
26:04en septembre dernier
26:05leur opération en Iran, d'ailleurs.
26:06Parce que dépenser ainsi leur budget
26:08dans des donuts
26:08plutôt que dans des munitions,
26:09c'est quand même...
26:10C'est peut-être ça.
26:11Bon, voilà.
26:11Voilà où on en est.
26:12Voilà où l'on va,
26:14où on ne sait qu'on ne va pas,
26:18la tech, juste un tout petit mot aussi
26:21de STM quand même,
26:23qui s'en sort pas mal en ce moment.
26:25STM qui a noué un contrat
26:27avec Nvidia,
26:27on en parlait,
26:28pour les robots humanoïdes.
26:29On pensait qu'STM,
26:30c'était surtout un peu
26:30la vieille comie,
26:31l'automobile, voilà.
26:32Et il se trouve que ce qui est utile
26:33à l'auto,
26:34l'est aussi pour les robots humanoïdes.
26:35Et donc, contrat avec Nvidia
26:36dans les robots humanoïdes.
26:37Ce qu'on voit,
26:38c'est le troisième visage
26:39de STMicroelectronics.
26:40Souvenez-vous,
26:42STMicroelectronics,
26:42début des années 2000,
26:44un client phare,
26:45Nokia.
26:45Et tout le succès boursier
26:49de STMicroelectronics
26:51reposait sur Nokia
26:52qui était le plus grand vendeur,
26:54fabricant de téléphones portables.
26:56Nokia a les déboires
27:00qu'on connaît.
27:02Finalement,
27:02STMicroelectronics traverse
27:03une longue période de désert.
27:06Et après, hop,
27:07premier client, Apple.
27:09Et là, à nouveau,
27:10succès commercial
27:13de STMicroelectronics.
27:14nouvelle phase de hausse,
27:16tout va bien.
27:17Apple est en panne de croissance.
27:20Ils n'ont pas de relais de croissance
27:22parce que,
27:22comme vous l'avez très bien dit,
27:23ils sont aussi dans l'automobile.
27:24Et l'automobile,
27:25on ne voit toujours pas
27:26le bout du tunnel.
27:27Et donc,
27:28déboire de STMicroelectronics.
27:30Et là,
27:31chaque semaine,
27:32on voit nouveau contrat
27:33avec Nvidia.
27:34Et donc,
27:34là,
27:35c'est une nouvelle phase
27:35qui s'ouvre en disant,
27:36voilà,
27:36ils avaient client phare
27:38Nokia,
27:39après Apple.
27:40Maintenant,
27:40s'ils se mettent à avoir Nvidia
27:42comme ils ont pu avoir
27:42Nokia et Apple,
27:45on a à nouveau
27:46une belle histoire boursière.
27:48Le retour d'STMicroelectronics
27:50comme Soitech aussi,
27:51alors pour d'autres raisons,
27:51mais pareil,
27:52industriellement,
27:52ils sont sur la photonique,
27:53Soitech,
27:54donc il n'y a pas que
27:54de la spéculation
27:55dans le rebond.
27:56Ce titre,
27:56il a gagné Soitech
27:57plus de 155%
27:58depuis le 1er janvier.
28:00On se moquait un peu
28:01de la tech française.
28:02Il y a aussi un changement
28:02de patron.
28:03Oui,
28:03c'est Soitech,
28:04bien sûr.
28:04voilà,
28:04donc il y a
28:05potentiellement
28:06des nouveaux projets.
28:07Un nouveau manager.
28:08Ah oui,
28:08ça change tout.
28:09L'ancien patron
28:10qui est venu de chez Atos,
28:11vous regardez sa performance,
28:13elle n'est pas très jolie.
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