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  • il y a 2 heures
Ce lundi 30 mars, Alexandre Attal, directeur de la gestion chez Russell Investments France et Cyrille Collet, directeur de la gestion quantitative actions chez CPR AM, se sont penchés sur le risque de récession, le conflit au Moyen-Orient qui inquiète les marchés, et la forte volatilité du cours du pétrole, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Cyril Collet, CPRAM, bonjour, bonjour et bonjour à Alexandre Attal de Russell
00:08Investment, bonjour, bonjour. Ça vous intéressait le Renault, la Twingo ?
00:14Je préfère une moto à ce prix là, mais après chacun c'est un truc, c'est mieux.
00:17Une moto à 20 000 euros ? Très jolie moto.
00:22Chez Harley-Davidson, chez BMW, vous en trouvez très facilement à 20 000 euros.
00:26Vincent Salimant, si vous nous écoutez, on vous salue. Effectivement, fabricant de très très belles motos.
00:31Bon, le climat de marché. Voilà, on arrive à voir un CAC 40 qui résiste bien.
00:37On a bien résisté la semaine dernière, plus 0,5%. Là, on remonte même de 0,8%.
00:41On a partout, mais moi j'ai rarement vu des commentaires aussi noirissimes que ceux de Christine Lagarde,
00:48que ceux de Frédéric Schmerz ce matin, qui dit mais attendez, c'est pire que le Covid, ce qui va
00:52nous tomber dessus.
00:54Le patron de l'Agence internationale de l'énergie, toutes les banques qui sont en train de relever leur probabilité
00:59de récession globale.
01:01Là, on parle plus d'actualisation, c'est vraiment récession globale.
01:05Est-ce que le marché n'est pas en train de faire un petit peu le foufou là en ce
01:08moment ?
01:09Je ne dis pas qu'il faut baisser de 20%, mais quand même, le CAC 40 plus 0,7%, 7759
01:15points.
01:15On se posait la question de la complaisance. Cyril Collet, votre avis ?
01:19Non, je ne pense pas que le marché soit complaisant. Je pense que le marché, il essaye d'être constructif
01:22dans une période où c'est vraiment très, très difficile de l'être.
01:26On peut le louer.
01:27Oui, on peut le louer.
01:28Non, mais très sérieusement.
01:29Ce que je disais la semaine dernière à un client qui me posait la question, nous on a coupé l
01:34'expose environ de fin février sur la partie courante, on a des indicateurs spécifiques et ainsi de suite.
01:39Bref.
01:39Et la semaine dernière, la question c'était, mais qu'est-ce qui vous fait revenir ?
01:43Je dis, ce qui nous ferait revenir, c'est un moins 5 ou un moins 7 en deux jours qui
01:46pourrait marquer la fin finalement, enfin une sorte de capitulation des ventes.
01:51Tant que les ventes elles sont progressives, qu'elles continuent, puisque en fait la période des hauts prix de l
01:57'énergie, que ce soit le pétrole ou le reste,
01:58mais aussi des hauts prix de l'électricité, qui sont la conséquence directe aux hauts prix de l'énergie, s
02:03'allongent.
02:04Il n'y a aucune raison que le marché reparte, mais que le marché aujourd'hui perd de 10%
02:08de plus, il n'y a pas de vraie raison non plus.
02:10Si on regarde les croissances de bénéfices, elles ont été revues en baisse, légèrement, mais ça reste très constructif.
02:15La vraie question c'est combien de temps ça va durer ?
02:18La vraie réponse c'est que personne ne sait exactement combien de temps ça va durer.
02:21Donc aujourd'hui, il faut se dire que plus le marché va considérer que potentiellement cette crise énergétique va durer,
02:27plus le marché actions doit baisser un tout petit peu.
02:30Et pour compléter ce que vous avez dit pendant le journal, si l'énergie monte et que les taux montent,
02:34il n'y a aucune raison que l'actif risque action progresse, mais qu'il baisse régulièrement.
02:38Mais il n'y a pas non plus de raison qu'il perde 5 ou 10% demain.
02:43Par contre, il doit continuer à rester à la baisse, mal orienté, dans l'environnement qu'on traverse.
02:47Oui, ça paraît logique.
02:49Alexandre Attal, Russell Investment, Russell.
02:52Moi j'aime bien, parce que je le cite assez souvent cet indice,
02:54et on le cite assez souvent parce que c'est les PME américaines,
02:57et c'est celles qui se sont retrouvées au milieu des tirs croisés entre la guerre commerciale et la géopolitique.
03:02Là, ça a quand même été très compliqué, donc c'est bien d'avoir ces instruments-là de suivi.
03:06Votre sentiment de marché, là aussi, vous dites qu'il y a les moyens de construire quelque chose sur les
03:11fondamentaux actuels.
03:12Qu'est-ce qu'il faudrait vraiment pour débloquer la situation ?
03:14Effectivement, on n'a pas eu cette séance de capitulation.
03:17Contrairement à l'année dernière, on avait sur une semaine la capitulation autour des droits de douane.
03:21Là, on a finalement une accentuation ou une accumulation de journées baissières,
03:25mais sans capitulation totale des marchés.
03:27Avec effectivement, maintenant qu'on est à quatre semaines derrière nous de guerre,
03:30une baisse de 10% grosso modo entre les différents indices.
03:33Peut-être un peu moins du côté américain, meilleure résilience, meilleure résistance,
03:37sur les larges caps notamment, moins sur les petits et moyennes valeurs comme vous le mentionnez.
03:40Mais finalement, un marché qui n'a pas capitulé aujourd'hui,
03:43et donc qui s'inscrit dans un wait and see.
03:46On accuse le coût finalement d'avoir un pétrole qui passe de 70 à au-dessus de 100.
03:51On a peu de visibilité, puisqu'on oscille entre les différents tweets, les annonces,
03:57et l'absence de vraiment mesures concrètes ou nouvelles concrètes de la part d'un point de vue géopolitique
04:02ou d'un point de vue avancé politique.
04:05Mais d'un point de vue boursier, aujourd'hui, il n'y a pas de raison effectivement à ce que
04:08le marché capitule
04:09ou en tout cas baisse effectivement de 5 à 10% supplémentaires.
04:13Il y a les banques centrales qui ont jeté un peu d'huile sur le feu au cours des dernières
04:17semaines,
04:18en changeant un petit peu le paradigme de taux sur les 8-9 prochains mois d'ici la fin de
04:24l'année,
04:24ce qui a effectivement créé un petit peu de troubles de la part des investisseurs.
04:27Mais nous, en tant qu'allocataires d'actifs, en tant qu'investisseurs, j'ai envie de dire,
04:31on a vu des zones de marché qui ont été relativement attaquées,
04:36vous faisiez allusion aux petits témoins de valeur, aux marchés émergents,
04:39notamment la cote asiatique qui a beaucoup souffert.
04:41Et donc, on est à l'affût finalement, potentiellement, de réinvestir sur ces différents segments,
04:48parce qu'à ce stade, hormis un anéantissement total,
04:52et si c'est le cas après les annonces de Trump de ce matin,
04:55il souffle un peu le chaud et le froid.
04:56C'est-à-dire que ce matin, il y avait un nouveau régime avec lequel il était capable de dealer
05:00d'ici les prochains jours,
05:01mais il est capable d'anéantir, ou en tout cas il souhaite anéantir,
05:04et de mettre à bas le système électrique.
05:08En fonction de ces indications-là, ça laisse effectivement la place au marché,
05:12finalement, de temporiser un petit peu.
05:14Aujourd'hui, ce qui est important, c'est qu'on achète du temps,
05:16et on essaye de voir dans quelle mesure les prix de l'énergie resteront plus élevés plus longtemps.
05:21Ça fait quatre semaines.
05:23À ce niveau-là, ça reste absorbable, d'un point de vue de l'économie.
05:27Oui, crainte de récession, crainte de stagflation, ou impact sur la croissance,
05:32mais pour l'instant, pas suffisamment pour que le marché capitule,
05:36ou en tout cas le marché panique.
05:37Et effectivement, on n'a pas eu de sell-off, on n'a pas eu de risk-off.
05:40On a eu de risk-off sur les taux, plus que sur les actions, finalement,
05:43d'un point de vue amplitude et de mouvement de marché,
05:47mais d'un point de vue actions, et j'ai envie de dire,
05:49le meilleur indicateur, c'est le VIX, l'indicateur de la volatilité.
05:52On n'a pas eu des pics de volatilité, comme on avait pu le connaître,
05:55lors de la guerre en Ukraine, lors du Covid, lors des droits de douane l'année dernière.
06:00Aujourd'hui, des marchés qui sont baissiers, mais sans capitulation particulière.
06:05Et peut-être que c'est ce qui manque aujourd'hui pour permettre au marché de mieux rebondir.
06:08Parce que la séance du CAC que vous mentionnez tout à l'heure, en hausse de 0,8,
06:12on est aussi plus entre rebond technique et accusation.
06:16Finalement, on accuse les nouvelles de Trump.
06:18Mais ce n'est pas vraiment ça qui permettra de faire repartir le marché.
06:21On regarde aussi, parce que pendant que vous parlez,
06:24il y a Jerome Powell qui est en train de s'exprimer pendant un colloque,
06:27c'est diffusé sur CNBC.
06:29Il ne nous parle plus d'inflation collante, sticky.
06:33Il nous dit « well anchored beyond the short term ».
06:38Donc là, on est vraiment reparti sur un cycle d'inflation.
06:41Et il est en train de nous dire, comme Christine Lagarde nous disait
06:45« mais attendez, moi j'ai le doigt sur le bouton et les taux,
06:49je serai encline à les faire remonter dès qu'il y aura besoin ».
06:53Donc là, on a un raidissement du discours des deux côtés de l'Atlantique
06:56sur la politique monétaire, parce que l'inflation, elle revient et à grands pas.
07:01Et peut-être pas, les marchés l'anticipent peut-être pas aussi fort qu'ils devraient.
07:05Pour la Banque Centrale Européenne, c'est vrai qu'il y a un sujet qui est peu de croissance,
07:11des mesures sociales beaucoup plus présentes, donc il y aura un accompagnement.
07:14Ça veut dire que c'est les États qui vont payer à la fin, on ne va pas se tromper,
07:17c'est comme ça que ça se passe.
07:18Mais le risque d'inflation est aussi important,
07:21sachant que le mix énergétique sur la partie européenne est quand même plus,
07:25on va dire, accommodant, dans le sens où il y a quasiment 50%,
07:27c'est de la ressource renouvelable, en tout cas c'est non pétrolière.
07:30Donc ça, ça sera plus facile pour l'inflation en moyen terme.
07:33Par contre, si on se met dans la position de la Banque Centrale Américaine,
07:35on a un marché de l'emploi qui va moyennement bien, si l'on peut dire.
07:38Si le prix du pétrole reste haut, l'induction sur l'électricité va être très très forte.
07:43Et quand on sait aujourd'hui l'importance de la consommation électrique dans l'économie,
07:46ça veut dire que la Fed va de toute façon n'avoir aucune marge de malheur.
07:49Donc effectivement, il n'y a encore pas très longtemps,
07:51on nous parlait de potentiellement deux baisses de taux en 2026.
07:54S'il y en a zéro, peut-être qu'aujourd'hui les gens seront contents,
07:56parce que ça veut dire qu'il n'y aura pas eu de hausse.
07:58Et on va souffler.
07:59S'il y en a zéro, on va souffler.
08:01C'est en ça où je pense qu'on change quand même d'un peu en paradigme Banque Centrale,
08:04comme vous l'avez mentionné.
08:05C'est-à-dire qu'on passe d'un Wayne Densy,
08:08c'est pas très français, mais attendons de voir ce qui se passe
08:10sur le marché du travail américain,
08:13à si vraiment l'inflation ne monte pas trop,
08:15alors on ne fera rien.
08:16Mais potentiellement, ils peuvent monter les taux quand même
08:18si l'inflation remonte trop fortement.
08:20Donc je pense que ça, c'est le premier changement,
08:23mais qui est un changement très moyen terme.
08:25Et à court terme, pour compléter la réponse de tout à l'heure,
08:28j'y ai pensé sur l'allocation sur les taux,
08:30effectivement, aujourd'hui, ce qui bouge le plus
08:33et ce qui nous met plus en situation de crise,
08:35si je peux dire, même si encore une fois,
08:36ce n'est pas totalement extrême,
08:38c'est la liquidité, notamment sur le marché du crédit.
08:40Si vous regardez l'investment grade,
08:42c'est déjà un petit peu tendu.
08:44Si vous regardez ce qui s'est passé sur les gros fonds de crédit américains
08:47où ils ont bloqué les rachats et ainsi de suite,
08:49c'est toujours par ce segment-là que vient le stress.
08:51Parce que le risque extrême, c'est qu'en fait,
08:53un gérant diversifié ou un gérant, un allocataire d'actifs,
08:56quand il a un portefeuille très risqué
08:58avec des actions d'un côté et du crédit de l'autre,
09:00bon, les investissements d'État,
09:02il y a toujours de la liquidité pour aller les chercher ou les vendre,
09:04mais quand il veut dérisquer son portefeuille,
09:07il n'a pas 50 solutions.
09:08Il ne peut pas vendre son crédit.
09:09C'est-à-dire qu'il va avoir un vrai problème de liquidité
09:11à deux ou trois jours, voire une semaine, quinze jours,
09:13et donc il va vendre ses actions.
09:14Pour l'instant, on n'est pas passé dans ce phénomène-là,
09:17puisqu'on a un vrai stress sur le crédit.
09:19High yield, évidemment, mais ça, c'est lié effectivement
09:21à l'aspect vraiment illiquide
09:23et puis l'aspect vraiment beaucoup plus risqué
09:25des entreprises qu'on peut financer par ce mode-là.
09:26Mais sur l'investissement de grède,
09:28on a aussi un relèvement du spread mondial.
09:31Donc c'est par là, accessoirement,
09:32que nous, on avait détecté le risque potentiel
09:35de petite crise à fin février.
09:37Mais aujourd'hui, sur les actions,
09:39ça se passe plutôt bien.
09:39Et il n'y a pas eu de rachat massif.
09:41On parle de capitulation.
09:42Les long-only, donc les investisseurs très long terme,
09:45a priori, ils ont acheté des poutes.
09:47En tout cas, dans toutes les grandes études
09:49qu'on peut lire régulièrement à droite ou à gauche,
09:51l'idée, c'est qu'on a gardé nos positions,
09:53on a acheté des poutes,
09:54et effectivement, on attend meilleure fortune,
09:56mais on n'a pas sorti nos positions.
09:58Côté hedge fund, c'est très différent.
10:00Les hedge funds ont eu un mauvais début d'année,
10:02un mois de février compliqué,
10:03un mois de mars qui, à mon avis,
10:04va être très compliqué, à tendance très négative.
10:07Donc eux, qui sont toujours relativement exposés
10:09au marché actions, à peu près à 60%,
10:11par rapport à un calcul historique long terme,
10:14eux, c'est les premiers qui peuvent capituler.
10:16Donc, si eux, ils appuient sur le bouton de vente
10:18parce qu'ils doivent couper les positions
10:20parce que ça devient trop risqué,
10:22peut-être que c'est ça qui pourra créer
10:23une forme de capitalisation sur le marché actions,
10:25mais pour l'instant, on n'en est pas là.
10:26On l'a vu, par contre, sur le marché des matières premières,
10:28notamment l'or, l'argent,
10:30où finalement, ce qui avait très bien monté
10:32en 2025 et début 2026,
10:35a servi de vecteur d'ajustement
10:37de cette première partie de la crise,
10:39puisque c'est finalement sur ces segments-là
10:40qu'on a été chercher la première partie de la liquidité
10:43dont on a besoin,
10:44plus que sur les actions.
10:45Alors, les actions, ça a baissé d'une dizaine de pourcents,
10:47mais ça a été, comme on le disait,
10:49plutôt résilient à ce stade,
10:50sans capitulation,
10:51parce qu'on attend de voir,
10:53effectivement,
10:54et on n'est pas à l'abri aussi,
10:56on a un petit peu de l'apprentissage,
10:58d'expérience,
10:59de revirement de Trump.
11:00Et donc, on sait que si Trump revire ou change ou deal
11:05sans qu'il y ait vraiment un accord sur le terrain,
11:08ou finalement, il décide de mettre fin à la guerre.
11:09Au moins dans sa tête.
11:11Voilà, dans sa tête,
11:12ou que sur les négociations, ça avance,
11:14et que pour lui, il considère que le deal est fait,
11:16ou la guerre est finie,
11:17et ça permet de se projeter à l'avant,
11:19les marchés vont se racheter.
11:21Donc, il y a aussi cette phase d'habitude par rapport à Trump,
11:25et c'est-à-dire qu'on sait qu'il est capable
11:26de changer d'avis très rapidement.
11:28On l'a vu sur les tarifs douaniers,
11:29on l'a vu sur plein d'autres sujets.
11:31Le Groenland, au mois de janvier,
11:32qui a accaparé les écrans,
11:33et accaparé les news,
11:35et en l'espace de 15 jours,
11:36on n'en a plus parlé.
11:37On sait très bien que si, demain,
11:39il considère que l'île de cartes attaquées,
11:42ou un deal avec les nouveaux interlocuteurs,
11:45signifie pour lui une victoire,
11:47et il s'en glorifiera en tant que tel,
11:48les marchés vont pouvoir rebondir.
11:50Donc, c'est aussi ça le phénomène
11:52qui est intéressant sur les marchés actions,
11:54c'est qu'il n'y a pas trop fortement baissé,
11:57parce que si on sort trop vite,
11:58on risque de louper le train,
11:59et on l'a vu,
12:00la semaine dernière, lundi dernier,
12:03on a eu une séance très compliquée
12:05sur le marché actions,
12:06le marché taux.
12:07Exactement.
12:08On a eu un tweet à midi 8,
12:10et entre midi 8,
12:12le niveau où on était,
12:13et midi 9,
12:14celui qui était hors marché,
12:16il avait quasiment abandonné
12:17une grosse partie de sa séance
12:19et sa performance.
12:20C'est ce qu'on appelle le faux mot du taco.
12:22Alors, c'est ce que je veux dire.
12:23On va loin dans les acronymes.
12:25On va loin dans les acronymes.
12:26Le taco existe bien, c'est vrai.
12:28Et donc, sur les marchés actions...
12:29T'expliquez ce que c'est que le taco, non ?
12:31Trap always chickens out.
12:33Capacité à se remettre,
12:35à tourner sa veste rapidement,
12:37ou en tout cas,
12:38à changer d'avis
12:39de manière assez rapide,
12:41et donc, finalement,
12:42d'abandonner et de se retirer.
12:43Et ça, si on loupe,
12:45sur les marchés,
12:46fear of missing out,
12:48Et sur les marchés actions,
12:49on voit que, finalement,
12:50on joue sur cette brindille-là,
12:53ce fil de se dire,
12:54attention de ne pas trop sortir,
12:56parce que dès qu'on sort trop,
12:57au moindre tweet,
12:58on voit le flux qui revient
13:00et qui pousse les marchés,
13:01que ce soit sur les marchés devises,
13:02les marchés actions,
13:03et les marchés taux également.
13:04Ce qui prouve que,
13:06fondamentalement,
13:06les investisseurs sont encore
13:07assez optimistes.
13:09En conclusion.
13:10Oui, oui, bah oui.
13:11Pas de capitulation,
13:12on l'a dit,
13:12sauf tout à fait justement
13:13sur les matières premières.
13:14Si on prend l'exemple
13:15des marchés actions,
13:16la capitulation,
13:17c'est à un moment donné
13:18la Corée qui perd 20%.
13:20Mais la Corée,
13:20c'est plus de 200%
13:21sur 18 mois,
13:22il n'y a pas de débat.
13:22Oui, avec les mémoires vives,
13:24en plus.
13:24Un tout petit peu d'INX
13:25et un tout petit peu de Samsung.
13:26Bref, tout va bien,
13:27croissance de bénéfices attendue,
13:2880% en 2026.
13:30C'est bon.
13:30Donc, on prend des bénéfices,
13:31mais sur quelque chose
13:32qui a pris 200%.
13:33Et aujourd'hui,
13:34par rapport au plus haut,
13:35ça ne dure pas à peu près 15%,
13:36mais pas beaucoup plus.
13:37Donc oui,
13:38on a effectivement été
13:39des endroits
13:39qui avaient pris,
13:41qui avaient fait
13:41une très belle progression
13:42sur 12 ou 18 mois.
13:43Pour le reste,
13:44on attend.
13:45Mais encore une fois,
13:45on est dans une phase
13:46de consolidation
13:47qui est complètement logique.
13:48Et le trend,
13:50il est,
13:50chaque jour qui passe,
13:52avec un pétrole fort
13:53et avec, encore une fois,
13:54une induction
13:55sur l'électricité à terme,
13:57les marchés actions
13:58baissent tranquillement.
14:00Allez,
14:01un peu moins de 15 minutes
14:02avant la clôture.
14:03Plus 0,7%,
14:04toujours pour le CAC 40.
14:06Christian Monbou,
14:077758 points.
14:08Alors,
14:08à noter,
14:08un petit coup de faiblesse
14:09de la tech européenne,
14:10moins 0,28%
14:12pour l'Euronext Tech Leaders.
14:13Mais en ça,
14:14on suit un petit peu
14:15la contre-performance
14:16du Nasdaq
14:17par rapport au reste
14:18des indices à Wall Street
14:19parce que c'est le Dow Jones
14:19qui a pris les devants.
14:20Plus 0,77%.
14:22On est sur une hausse
14:23de 0,35%
14:24pour le S&P 500.
14:25La volatilité reste élevée,
14:27mais enfin,
14:28on est sous les 30 points
14:29pour l'indice VIX
14:30à 29,90.
14:32Un mot de l'Eurostock 50,
14:33on est à plus 0,4%,
14:34plus 0,9%
14:35pour le DAX à Francfort,
14:36plus 1,01%
14:37pour l'Ibex à Madrid.
14:38Thales signe
14:39à la plus forte hausse
14:40du CAC 40
14:40à plus 3,5.
14:42246 euros,
14:43plus forte baisse,
14:43on l'a dit,
14:44c'est dans la tech,
14:45c'est ça qui ne marche
14:46pas très bien aujourd'hui.
14:47Moins 2,44 pour ST Micro,
14:49on est à 27,81 euros.
14:51Les taux,
14:523,76 pour le 10 ans français,
14:54on est à 3,03 pour le 10 ans allemand
14:56et 4,33 pour le 10 ans américain.
14:59Un petit soulagement aussi,
15:00ça se tend un tout petit peu moins
15:02sur les taux longs
15:03et ça donne un tout petit peu
15:04d'oxygène au marché.
15:05107,70 dollars,
15:06ça c'est le baril
15:07de Brent,
15:08de Mer du Nord
15:09et un petit coup d'œil
15:11sur les volumes.
15:13On s'oriente sans doute
15:14vers une séance
15:16du côté des 4 milliards d'euros
15:18d'actions négociées
15:18pour le CAC 40
15:19vu qu'on approche
15:20des 2 milliards
15:20donc à moins d'un quart d'heure
15:23de la clôture.
15:24Cyril Collet,
15:25CPR AM
15:26et Alexandra Attal,
15:27Russell Investments.
15:28En fait,
15:29si on accumule un petit peu
15:31tout ce qu'on a dit
15:32depuis le début
15:33de ce club,
15:35on a vu parallèlement
15:36les stats de Bank of America
15:38qui montrent
15:38que le retail
15:39que les clients détaillent
15:40du côté des Etats-Unis
15:42sont en train
15:43de descendre
15:44de manière spectaculaire
15:45sur les flux d'investissement.
15:47Avant,
15:47on voyait que c'était
15:48un vrai équilibre
15:48sur le marché américain
15:50entre institutionnels
15:52avec le retail
15:53souvent
15:53qui rachetait les rebonds
15:56sitôt que les marchés
15:57avaient corrigé.
15:58Enfin,
15:58qu'il y avait un phénomène
15:58de vaste communiquant
15:59qui équilibrait bien le marché.
16:01Là,
16:01on a l'impression
16:02que le retail
16:02qui est un peu passé à là,
16:04c'est que les investisseurs
16:05individuels sont vraiment
16:06très très prudents
16:07et préfèrent être hors marché.
16:09Mais,
16:09est-ce qu'on n'assiste pas
16:10à un changement d'état d'esprit
16:11où finalement,
16:13c'est ce qu'on disait,
16:14le marché,
16:15il n'y a pas de capitulation
16:16parce que les institutionnels
16:17ont aussi pris
16:18une forme d'état d'esprit
16:20d'investisseurs individuels
16:21en disant
16:21bon,
16:22je reste tranquille,
16:24je ne vais pas bouger
16:25les rochers
16:25ou est-ce que c'est
16:26exactement le contraire ?
16:29Je ne sais pas,
16:29je ne saurais pas dire
16:30que c'est dans le même sens
16:31ou le contraire
16:31mais c'est différent.
16:33Ok,
16:34pardon.
16:35Je pense que le retail américain,
16:37aujourd'hui,
16:37il symbolise finalement
16:39ce que doit être
16:39un investisseur final
16:41finalement classique
16:42et pas un investisseur
16:43institutionnel
16:43qui lui doit avoir
16:45une partie,
16:45bien entendu,
16:46de ses flux
16:46qui sont engagés
16:47sur les marchés
16:47pour le rendement
16:48que ça procure.
16:50Le retail,
16:50il a été très très très présent
16:52en 2021-2022
16:53aux Etats-Unis
16:54parce qu'on était
16:55en post-Covid
16:56et qu'ils avaient gagné
16:57beaucoup d'argent
16:57à rien faire,
16:58c'était la première fois
16:58de leur vie
16:59que ça leur arrivait
16:59et ils ont passé leur temps
17:00à jouer en bourse.
17:01Ça,
17:02je pense que c'est
17:0221 et 22.
17:03Après,
17:04si on prend 23 et 24,
17:05je simplifie un peu
17:06à outrance,
17:06mais on a la continuité
17:08de la surperformance
17:09des Manifix & Sevens
17:10et des valeurs techno.
17:11Et je pense que
17:12ce qui aujourd'hui
17:13fait que les investisseurs
17:15finaux américains
17:15sont moins présents
17:16sur le marché,
17:17c'est que déjà,
17:18ils ont peur
17:18pour leur job
17:19et on peut les comprendre
17:20puisqu'on va quand même
17:21dans un monde
17:21où l'IA
17:22ne va pas générer d'emploi,
17:23c'est pour employer
17:24un euphémisme.
17:25et ensuite,
17:26leurs valeurs fétiches,
17:27finalement,
17:28ce qui les avait poussés
17:29à réinvestir
17:30puisque chaque fois
17:31que ça a baissé,
17:31ça repartait de plus belle,
17:32c'était principalement
17:33le secteur techno.
17:34Donc,
17:34je pense qu'ils ont plus peur
17:35pour leur job,
17:36ils ont peut-être
17:36un peu moins de cash.
17:38Si les taux montent
17:39et qu'on leur explique
17:39le taux de refinancement
17:40de la maison,
17:41ça va être un peu compliqué,
17:42je pense qu'ils vont être
17:43vraiment beaucoup moins joueurs.
17:44Plus cet aspect,
17:46je pense que c'est plus glamour
17:47de jouer avec de l'Apple
17:48ou du Google
17:49que d'aller acheter
17:50du US Steel,
17:51d'ailleurs,
17:51qui va bientôt être racheté
17:52ou que c'est déjà fait
17:53par Japan Steel.
17:54Bref,
17:55la vraie économie
17:56est moins sexy
17:56en termes d'investissement
17:57que tout ce qui était techno.
17:59Donc,
17:59je pense qu'ils sont
18:00entre les deux
18:00et ils vont continuer
18:02à faire du court terme
18:03de temps en temps,
18:04mais à moyen terme,
18:06potentiellement,
18:06ils sont moins présents.
18:08Alexandre Attal,
18:08votre avis là-dessus ?
18:09Il y a un surplus liquidité
18:10d'épargne,
18:11finalement,
18:12que les investisseurs retail
18:12avaient effectivement post-Covid
18:14qu'ils n'ont plus aujourd'hui
18:15avec des taux d'intérêt
18:15qui ne sont pas les mêmes.
18:16Et donc,
18:17le coût aujourd'hui
18:19du financement
18:20pour le consommateur américain
18:23qui vit beaucoup à crédit,
18:25qui a des mortgages
18:26qui fluctuent,
18:27quand on était sur des taux à zéro
18:29il y a cinq ans
18:30avec des taux aujourd'hui,
18:31la priorité de son allocation
18:32en termes de disponibilité
18:34de son argent,
18:35il est moins disposé
18:38à l'investir sur les marchés
18:39même s'il y a des opportunités.
18:40Donc,
18:40j'ai envie de dire,
18:41c'est plus le fait
18:42qu'effectivement,
18:43on est dans un contexte
18:43de marché qui est totalement différent,
18:44notamment obligataire,
18:45qui fait qu'il y ait moins d'épargne
18:47et une situation de l'emploi
18:48qui est plus compliquée
18:49aux Etats-Unis.
18:50Tous ces éléments-là
18:51mettent effectivement
18:51plus en difficulté
18:53le consommateur américain
18:54à soutenir les marchés boursiers
18:55et à jouer les mêmes stocks
18:56ou les valeurs comme ça,
18:58un petit peu fétiches
18:59qu'on pouvait voir
19:00sur les réseaux sociaux
19:01et donc,
19:02un peu plus de difficulté
19:03à venir apporter
19:04un soutien
19:06sur les marchés
19:07dans les phases de baisse
19:08comme on peut le voir aujourd'hui,
19:09même s'il devrait en avoir
19:11plutôt bénéfice
19:12parce qu'effectivement,
19:13il y a peut-être
19:14des opportunités
19:14à aller chercher en ce moment.
19:16Mais alors,
19:16du côté de l'allocation d'actifs,
19:18parce que c'est vrai
19:18que c'est ça
19:20qui est le plus compliqué,
19:22entre la séance d'hier
19:23et la séance du lendemain,
19:24on voit que peu ou prou
19:26tout finit par s'équilibrer
19:27malgré les mouvements
19:28de court terme,
19:29que le cash rapporte
19:31un petit peu plus,
19:32mais est-ce que pour autant,
19:33il faut accroître
19:34la part de cash
19:35dans les portefeuilles
19:36en ce moment ?
19:37Cyril Collet.
19:39Moi, je suis plutôt
19:40gérant d'action,
19:40mais ça sera sûrement
19:42mieux complété après,
19:43mais on a des fonds
19:44perfs absolus
19:44et des fonds perfs relatifs,
19:45donc je vais me mettre
19:46avec ma casquette
19:47perfs absolus.
19:51Je trouve que reprendre
19:52du risque aujourd'hui
19:53par rapport à tout ce
19:54qu'on vient d'évoquer,
19:54c'est un peu chaud.
19:56Mettre beaucoup plus de cash,
19:58j'oserais dire,
19:59ça dépend de quand
19:59vous avez coupé.
20:00Si vous avez coupé
20:01en fin d'année dernière
20:02parce que c'était
20:03une énième,
20:03très très belle année
20:04et que...
20:05Bon, finalement,
20:06aujourd'hui,
20:07augmenter le cash,
20:08ce n'est peut-être pas
20:08forcément une bonne idée.
20:10Garder la position,
20:11c'est plutôt bien.
20:12Si vous avez coupé
20:13plutôt bien
20:14avec la chance
20:14qu'on a pu avoir,
20:15nous, fin février,
20:16de toute façon,
20:17on est en position
20:17d'attente totale
20:18et on verra bien
20:18ce qui va se passer.
20:20Après, ajouter du cash,
20:21ça veut dire qu'il y a
20:22une nouvelle qui remet en cause
20:25ou qui diabolise un peu
20:25tout ce qu'on vient de dire
20:26et pour l'instant,
20:27on ne la voit pas.
20:28Donc, je trouve que le cash,
20:29aujourd'hui,
20:29c'est très protecteur,
20:30évidemment.
20:31Il n'y a pas grand-chose
20:32où se cacher
20:32puisqu'il y a eu des prises
20:38très difficiles
20:38de faire de l'allocation
20:39d'actifs aujourd'hui.
20:40C'est pour ça que je vais
20:40laisser le reste de la réponse
20:42à mon avis.
20:43Mais oui,
20:44je pense qu'avoir du cash,
20:46aujourd'hui,
20:46c'est important
20:46en protection absolue.
20:48En réduction de performance relative,
20:50ça peut l'être aussi,
20:51mais les valeurs défensives
20:53s'en sortent vraiment bien
20:54sur le mois qui vient
20:55de s'écouler.
20:56Donc, il y a eu la rotation
20:57à l'intérieur des marchés actions
20:58qu'on attendait.
21:00Donc, le cash,
21:00oui, ça dépend réellement
21:02de vos attentes
21:02et ça dépend des engagements
21:03que vous avez sur l'année.
21:04Alexandre Attal.
21:05Effectivement,
21:06en tant qu'allocataires d'actifs,
21:07on a toute cette capacité
21:08finalement à jouer
21:09sur les multi-classes d'actifs.
21:10Et c'est vrai que
21:11dans nos portefeuilles,
21:12aujourd'hui,
21:12rajouter du cash,
21:13ce n'est pas forcément
21:14la top priorité.
21:16On est plutôt à l'affût,
21:17finalement,
21:18d'un retour à la moyenne
21:19sur ce qui a bien sous-performé.
21:21On avait, j'ai envie de dire,
21:23introduit des valeurs pétrolières
21:24dans le portefeuille
21:25multi-actifs 11 janvier,
21:27un petit peu en amont
21:28de la prime géopolitique.
21:29Alors, c'était plus autour
21:30du Groenland, finalement,
21:31c'est plus lié à l'Iran
21:33que ça s'est envolé.
21:34Et on avait plutôt sorti
21:36de l'or à ce moment-là,
21:36qui avait très, très bien marché.
21:38Et donc,
21:38dans ce contexte-là,
21:39on est plutôt enclin aujourd'hui
21:40à faire des arbitrages inverses
21:42et de profiter, finalement,
21:43d'un phénomène de volatilité,
21:45d'extrême,
21:45qu'on a pu voir
21:46sur le marché de taux,
21:48aussi,
21:49pour allouer nos portefeuilles.
21:50Ce qu'on a fait récemment
21:50dans nos portefeuilles,
21:51pour être très concret,
21:52j'ai envie de dire,
21:53la preuve par l'action,
21:55on a racheté des taux vendredi,
21:56des taux américains,
21:58sur les niveaux de 4,50,
21:594,49.
22:00On a remis de la duration
22:01dans nos portefeuilles,
22:02considérant qu'effectivement,
22:04le marché était un petit peu
22:05allé un petit peu trop loin
22:06la semaine dernière,
22:07un petit peu extrême.
22:08Et donc,
22:08plutôt essayer de profiter
22:09des niveaux de rendement
22:10sur un actif
22:11qui est quand même
22:12relativement sécure,
22:13la dette américaine,
22:14à 10 ans,
22:15à 4,50,
22:16on a profité de remettre
22:17un petit peu de l'orçon
22:17dans le portefeuille.
22:18Ce qu'on a fait également,
22:19on a racheté des petites
22:20et moyennes valeurs,
22:21de manière très, très marginale,
22:23mais on commence
22:23à reconstituer
22:24des positions opportunistes,
22:25finalement,
22:26pour capturer
22:27un phénomène de retour
22:28à la moyenne
22:28qui pourrait se construire.
22:30Et donc,
22:30c'est dans ce cadre-là,
22:31finalement,
22:31qu'on construit nos portefeuilles
22:31d'allocations d'actifs
22:32aujourd'hui,
22:33des portefeuilles
22:33où on diversifie le risque.
22:34Et ce qui est intéressant,
22:35c'est que finalement,
22:36on le voit,
22:37les marchés américains,
22:38globalement,
22:38ont très, très bien tenu.
22:39Alors, c'est vrai que
22:39quand on parle
22:40à des investisseurs...
22:42Et le dollar serait apprécié.
22:43Et le dollar serait apprécié.
22:44C'est le roi du moment.
22:47Et ça,
22:47c'était pas forcément intuitif.
22:49C'est vraiment concomitant.
22:51C'est effectivement
22:52la double victoire
22:53aujourd'hui.
22:54Alors, c'est bizarre
22:54parce que c'est un petit peu
22:55tout ce que Trump
22:56ne voulait pas.
22:57Un dollar fort.
22:58Alors, il voulait
22:59des actions américaines élevées,
23:00mais il ne voulait pas
23:00un dollar fort.
23:01Pourtant, un dollar
23:02qui est passé de 1,18 à 1,19.
23:03Il ne voulait pas
23:04un pétrole fort
23:05ou un pétrole en hausse
23:06pour gérer l'inflation.
23:07Il y a un pétrole en hausse.
23:08Donc, on est dans
23:08une certaine dichotomie.
23:10Mais finalement,
23:10ça crée des opportunités
23:11pour nous.
23:12Et on maintient
23:13une allocation américaine
23:14où on privilégie
23:15effectivement la partie action.
23:17Plutôt les larges caps
23:18à ce stade,
23:18même si on a un petit peu
23:19renforcé les small caps.
23:20Et on commence à regarder,
23:22peut-être de se dire
23:22comment on va réintroduire
23:23des marchés émergents
23:24dans les portefeuilles.
23:25Oui, la Corée a beaucoup baissé.
23:27On le disait tout à l'heure,
23:29après la forte hausse...
23:31Après 24 mois de folie,
23:32ce n'est pas grave.
23:33Ça dépend où on est rentré.
23:34Et puis,
23:35tout à l'heure,
23:36on parlait
23:36du marché de capitulation.
23:37Même si ça baisse
23:38de 20% la Corée,
23:39ce n'est pas systémique.
23:40Donc, ce n'est pas ça
23:40qui permet effectivement
23:42un point d'entrée.
23:43Mais il y a des zones
23:44de réappréciation,
23:45effectivement.
23:46Donc, aujourd'hui,
23:46plutôt que d'utiliser du cash,
23:47on préfère réinvestir
23:49dans ce qui a bien baissé,
23:51un peu plus.
23:51Les bancaires ont plus baissé
23:52que la moyenne.
23:53On a remis un petit peu
23:54de bancaires dans les portefeuilles,
23:55des bancaires européennes.
23:57Les marchés taux ont plus baissé,
24:00notamment.
24:00Donc, on a arbitré
24:01une partie courte
24:01de la courbe d'intérêt
24:03pour la partie longue,
24:04pour remettre un petit peu
24:04de taux,
24:05un petit peu de duration.
24:06Donc, j'ai envie de dire,
24:08dans des marchés comme ça,
24:09en tant qu'alocatératifs,
24:10il faut en profiter.
24:11Même si, aujourd'hui,
24:12on attend le coup de semence,
24:14on attend le coup de grâce.
24:15Et finalement,
24:17c'est pas,
24:18en tant qu'allocatératifs,
24:18qu'il ne faut pas réagir
24:19de manière tout azimut.
24:20Mais plutôt...
24:21Non, jamais.
24:22Plus tôt.
24:22Mais parfois,
24:23il y a intérêt
24:24à ce que profiter
24:25un petit peu
24:25des périodes de volatilité.
24:27On en a un petit peu
24:28sans accentuer trop
24:29parce qu'effectivement,
24:30on attend,
24:30j'ai envie de dire,
24:31plus de volatilité,
24:33notamment pour remettre du risque.
24:35Mais le cash,
24:35c'est pas la top priorité
24:36dans les allocations aujourd'hui.
24:37Avant de passer
24:38à vos datas du jour,
24:39juste vous faire réagir
24:40à ce truc.
24:42Ça date d'hier soir.
24:43Alors, le monsieur
24:44est quand même
24:44porte-parole
24:45de l'Assemblée du Peuple iranienne.
24:48Il donne des conseils
24:49de trading.
24:50Écoutez-le.
24:51Un petit conseil.
24:52Les soi-disant nouvelles
24:53ou vérités d'avant-marché
24:54ne sont souvent
24:55que des manipulations
24:55destinées à prendre des bénéfices.
24:57Ce sont en réalité
24:57des indicateurs inversés.
24:59Faites donc l'inverse.
25:00S'ils font monter le marché,
25:01vendez.
25:01S'ils vendent le marché,
25:02achetez.
25:03Vous remarquez quelque chose demain ?
25:05Vous avez tout compris.
25:06Il le dit en américain.
25:08Il le dit même en new-yorkais.
25:09You know the drill.
25:11C'est pas fabuleux, ça ?
25:13Cyril Collet.
25:14Alors, je ne sais pas
25:14si c'est fabuleux,
25:15mais en tout cas,
25:16c'est très vrai.
25:17Fondamentalement,
25:18c'est très vrai.
25:19C'est peut-être
25:19un peu moins systématique,
25:21mais oui.
25:21Mais il faut rappeler
25:23quelque chose
25:23qu'on a déjà dit
25:24de temps en temps,
25:24mais les membres
25:26du congrès américain
25:27peuvent jouer en bourse
25:28sans rendre compte.
25:30On a parlé,
25:31Nancy Pelosi...
25:32Nous, en tant que gérants,
25:32on n'a pas le droit
25:33d'acheter un titre en direct
25:34parce que sinon,
25:35il faut signer des papiers
25:35pendant ce mois.
25:36Et c'est normal.
25:37Eux, les congressistes américains
25:38achètent des puts,
25:40achètent des calls
25:40en amont des différentes séances,
25:42en amont des interventions
25:43de Trump.
25:44Donc, on est dans un monde
25:45un petit peu manipulé.
25:46Là où je mettrais
25:48un tout petit peu de bémol
25:49par rapport à ça,
25:49c'est qu'on ne se trompe pas,
25:51on peut manipuler la bourse
25:52sur trois jours,
25:53pas sur trois mois
25:53et encore moins sur trois ans.
25:55C'est ça qu'il faut avoir en tête.
25:56Donc, il peut y avoir
25:57des mouvements de quelques pourcents
25:58en intraday.
25:59Vous avez rappelé lundi dernier,
26:01le moins deux,
26:02transformer un plus deux
26:02en dix minutes.
26:03Bon, 4%,
26:04c'est quand même non négligeable
26:06mais on peut faire ça sur une journée.
26:08On ne peut pas faire ça
26:09sur le long terme.
26:10Donc, si vous êtes un investisseur
26:11très, très, très sensible
26:12à bouger vos investissements
26:14en cours de journée,
26:16c'est vrai que ce genre de choses
26:17est très intéressant.
26:18Ce qu'on peut avoir en tête aujourd'hui,
26:20c'est qu'il y a feu et contre-feu.
26:22Ça fait bouger le marché.
26:23Mais je crois que ça aussi
26:25alimente ce qu'on disait tout à l'heure,
26:26c'est-à-dire que
26:27le fonds d'optimisme des investisseurs
26:29parce que tout le monde sait
26:30que la fin de la récréation,
26:32c'est les mi-termes américains.
26:33Les mi-termes américains,
26:34c'est fin d'année
26:35et a priori, ça joue,
26:37je ne suis pas un spécialiste
26:38en politique américaine,
26:40mais d'ici fin juillet.
26:41Donc, en gros,
26:42il faut que la crise soit résolue
26:43pour début juillet,
26:45quel que soit le sens, d'ailleurs.
26:47Donc, il y a un moment donné,
26:48de toute façon,
26:48la récréation va être finie
26:50et je pense que fondamentalement,
26:52c'est ça qui maintient l'optimisme
26:54auprès des investisseurs.
26:55Ils se disent,
26:55il va devoir rendre des comptes,
26:57non pas à nous,
26:58mais aux électeurs américains
26:59au niveau des mi-termes,
27:00sinon ça va être une vague démocrate
27:02en fin d'année.
27:03Donc, je pense que c'est ça
27:03qui finalement maintient
27:04tout le monde en a l'aile
27:05en disant,
27:06il chante,
27:07un coup oui, un coup non,
27:08mais ce n'est pas très grave
27:09parce que le vrai enjeu,
27:10c'est dans trois mois.
27:11Et qui passionne également
27:13le patron de l'assemblée iranienne
27:16qui donne donc des conseils de trading.
27:18Enfin, on a l'impression de...
27:19Finalement, il reprend un guillage,
27:23acheter la rumeur,
27:24vendez la news.
27:24C'est un petit peu ça.
27:26Exactement.
27:26On est dans...
27:27Alors, je caricature moi aussi
27:29de la même manière
27:30qu'il caricature dans le tweet,
27:32mais on est dans cette capacité
27:34à utiliser des mécanismes
27:35bien connus des investisseurs,
27:38d'en tirer profit.
27:39Et j'ai envie de dire,
27:40depuis un mois,
27:40l'histoire lui donne raison
27:42parce qu'on voit Trump
27:43qui suit le marché boursier,
27:46j'ai envie de dire,
27:46comme nous,
27:47et qui,
27:48chaque fois,
27:49le lundi matin,
27:49avant le début de la semaine,
27:51préfère calmer le jeu.
27:53Même si derrière,
27:54on le voit,
27:54et on l'a vu tout au long
27:55la semaine dernière,
27:56il y a eu une très forte journée lundi,
27:57puis ensuite,
27:58le reste de la semaine
27:58a été plutôt à tonne.
27:59Peut-être que le meilleur indicateur
28:00des marchés de la semaine prochaine
28:01serait le portefeuille
28:02de M. Trump
28:04dimanche soir.
28:04Est-ce qu'on peut poser cette question ?
28:06C'est un peu tôt pour Noël,
28:07mais...
28:08J'en connais un
28:08qui s'en orgueillissait
28:10de...
28:10Ah, mais j'ai enrichi
28:11tous mes potes
28:13juste avant d'avoir
28:15abaissé les droits de douane
28:16où j'avais dit
28:17ce serait bien d'acheter
28:18des actions ce matin.
28:19Tout est fait
28:20dans la transparence,
28:21donc bon.
28:22C'est un peu tôt.
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