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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des prônes.
00:03On est avec Judith Vintraub, Naïmam Fadel, Alain Destex et Pierre Lelouch.
00:07Bonsoir à tous les cas.
00:09Les français sont adorables, mais il faut que je m'évade.
00:13Cette phrase prononcée par Boilem Sansal est si révélatrice,
00:16si révélatrice de l'intolérance de la petite caste qui s'est liguée contre Sansal
00:21au point de lui donner envie de quitter la France.
00:24Le petit monde du boulevard Saint-Germain qui a inondé le système médiatique
00:29ces derniers jours, va-t-il avoir la peau de Boilem Sansal ?
00:33L'écrivain n'en peut plus d'être insulté, il accepte les attaques,
00:38il vit aussi des polémiques, il le dit.
00:40Moi j'aime le débat, j'aime la polémique, j'aime bien qu'on m'attaque,
00:43j'aime bien répondre aussi à ces attaques.
00:44Mais là on va sur le terrain de l'insulte et il ne supporte plus ça.
00:48Il a passé un an dans les geôles algériennes et il dit aujourd'hui
00:53« Ce qui m'arrive est encore pire que lorsque j'étais confronté au régime algérien ».
01:00Bravo les amis du boulevard Saint-Germain.
01:02Boilem Sansal, le sujet, il est signé de Gauderiguet.
01:08Boilem Sansal s'apprête à quitter la France.
01:10Depuis Bruxelles, l'écrivain a fait part hier de sa volonté de s'exiler.
01:14Je reste quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire.
01:18J'ai quelques années à vivre tranquille, je vais aller, je ne sais pas où,
01:23si les Belges veulent de moi ou ailleurs.
01:25Je vois que depuis ces derniers temps, je n'ai plus aucun appui.
01:28Je suis rajouté de partout, même en France.
01:31Je dirais presque que c'est pire qu'en Algérie.
01:33On fait mon procès matin et soir.
01:34Traître, ingrat, truc, il faut me chasser.
01:37Dans un entretien au Figaro, l'écrivain expliquait ne plus supporter les critiques.
01:42Pourquoi rester en France avec toutes ces attaques que je subis matin et soir ?
01:46Ce sont des insultes, ce n'est plus de la critique.
01:49On me fait passer pour un criminel, il faut que je m'évade.
01:52C'est pire que la dictature en Algérie.
01:54Ils sont en train d'exercer sur moi une dictature de la pensée.
01:57Parce qu'ils veulent me faire taire, ils veulent me faire peur.
02:01Nationalisé français en 2024, l'auteur rappelle cependant son attachement à la France
02:05et précise que ses détracteurs sont une minorité.
02:08Les Français sont adorables.
02:10Moi, j'ai l'impression que je fais presque l'unanimité.
02:13Mais c'est le problème d'une poignée d'oligarques de la pensée,
02:16de petits dictateurs de bureaux.
02:18Boualem Sansal a ainsi précisé sa volonté de s'exiler vers la Suisse ou la Belgique.
02:24Ce qui est fascinant, c'est de voir que cette poignée d'oligarques
02:27a en revanche pignon sur plateau.
02:30Et aujourd'hui, en permanence sur les plateaux télé, les radios, les médias,
02:36il y a une poignée, une minorité très active, omniprésente et très influente dans les médias.
02:44Arnaud Benedetti, vous savez, qui a co-présidé le collectif de soutien pour Boualem Sansal,
02:50il a dit que cette déclaration devrait agir comme un électrochoc.
02:53Depuis plus de 60 ans, aucun intellectuel français n'a connu la prison en raison de sa liberté d'expression.
02:59Boualem Sansal sort du cachot algérien.
03:02Il est l'objet d'une campagne infâme depuis son retour, soutien et force à lui.
03:08Écoutez-le, il était l'invité de Punchline cet après-midi.
03:11Vous savez, Sansal, c'est un homme qui est libre et qui a été libre toute sa vie.
03:15Aujourd'hui, encore une fois, Boualem Sansal n'a fondamentalement pris aucune décision.
03:20J'ai encore pu converser ce matin à plusieurs reprises avec lui.
03:25Mais il faut voir dans l'expression qui est la sienne, vraisemblablement, une expression un peu de lassitude quant à
03:34l'offensive dont il est l'objet depuis maintenant une quinzaine de jours.
03:39Alors, une quinzaine de jours, c'est depuis l'affaire Grasset.
03:41Mais sauf que depuis qu'il est emprisonné dans les geôles algériennes, l'année de prison, il a là aussi
03:48été attaqué.
03:48Et rappelez-vous des émissions, notamment sur le service public.
03:52Alexandre Devecchio, qui l'a souvent interrogé, il était notre invité sur Europe 1 entre 11h et 13h.
03:57Et on a découvert sa déclaration quasiment pendant l'émission.
04:01Et je sentais une pointe de tristesse quand il a découvert la déclaration de Boualem Sansal.
04:07Écoutez son analyse.
04:09Il n'en veut pas, évidemment, aux Français, ni à la France en tant que nation.
04:15Il en veut, effectivement, peut-être à une petite caste parisienne, qu'il a traité d'extrême droite, d'abord
04:22quand il était dans les geôles algériennes.
04:24Je pense qu'il n'en peut plus de ce dénigrement.
04:27Et il est fatigué parce que c'est quelqu'un qui a défendu la France sur des sujets où elle
04:30est en péril.
04:31Il nous alerte depuis des années sur les dangers de l'immigration de masse, sur le danger de l'islamisme,
04:36parce que lui, il l'a bien connu en Algérie.
04:38Il a vu le pays basculer.
04:40Et en réalité, on ne veut pas l'entendre.
04:42C'est lui qui sonne l'alerte et on voudrait le baïonner pour cela.
04:46Et je crois que ça lui est insupportable.
04:49Surtout qu'il a vécu cette censure, bien plus gravement, puisqu'il a atterri dans les geôles en Algérie.
04:55Et je crois qu'il est triste de voir un pays qui devrait être le pays de la liberté, comme
04:58la France,
05:00finalement pratiquer une forme d'autocensure.
05:02Il y a aussi, je me ressens, et dites-moi si je me trompe, Alexandre Devecchio, vous qui le connaissez
05:06très bien, Boilem Sansal,
05:08un brin de tristesse.
05:09C'est-à-dire, mince, si Boilem Sansal est lassé d'être la cible de ce petit système, de cette
05:16petite caste,
05:16et préfère quitter la France, c'est terrible pour la France.
05:19C'est vrai que c'est terrible.
05:20Je me souviens que les premiers mots qu'il avait dit en s'entendant présent, c'est
05:24« Bonjour la France, Boilem revient, on va gagner ».
05:27Je préférais ces mots-là et je trouve qu'elles sont plus représentatives,
05:32et c'est des mots plus représentatifs du Boilem Sansal que je connais.
05:35De quoi cette cabale est-elle le nom ?
05:37De quoi cette envie de départ, de quitter la France, de Boilem Sansal est-il le nom ?
05:43Que se passe-t-il en France pour que Boilem Sansal, académicien bientôt,
05:48veuille quitter notre pays qu'il aime tant ?
05:51Il se passe que non seulement il y a cette petite caste germano-pratine qui fait beaucoup de bruit
05:58et qui n'hésite pas à salir, à traîner dans la boue, à insulter un homme qui a fait un
06:07an de prison
06:08où il a reçu des mauvais traitements en plus,
06:11mais il y a en France un système qui n'est pas toujours visible.
06:19Par exemple, il y a dix jours, j'ai reçu de l'information légale rattachée à Matignon,
06:26dans une belle enveloppe patelassée, un petit bouquin, quatrième édition de François Héran,
06:31vous savez, le démographe, l'immigration ancien président de l'INET,
06:38donc pape de la démographie en France, intitulé « L'immigration en 30 questions ».
06:44Et vous découvrez que la France n'est absolument pas submergée par l'immigration,
06:49qu'il n'y a pas d'appel d'air à cause de notre système social tellement généreux
06:54et qu'il n'y a pas non plus de problème d'intégration,
06:57il n'y a pas d'échec de l'intégration.
06:59Quant au coût de l'immigration, ceux qui le calculent,
07:02et il s'en prend nommément à Nicolas Pouvreau-Monti et à l'Observatoire de l'immigration,
07:08ceux qui le calculent se trompent,
07:09et le gouvernement ferait bien de se méfier d'ailleurs des extrapolations hasardeuses.
07:14Pourquoi je parle de ça ?
07:15Parce qu'à mon avis, le désespoir de Boilem Sansal, vis-à-vis de la France,
07:20est dû aussi à ça, à la force de la résistance, à la profondeur de la résistance
07:25aux dangers qui nous menacent.
07:27Il était déjà attaqué lorsqu'il était dans les geôles algériennes
07:34pour ses prises de position courageuses contre le régime,
07:37pour sa perception de la société française par cette même petite caste.
07:43Mais le fait qu'il ait quitté Gallemar, l'édition, pour rejoindre Grasset,
07:48que le directeur général de Grasset refuse de publier son livre en juin,
07:54préfère le faire en novembre, que ce directeur général quitte la maison,
07:58c'est devenu l'ennemi public numéro un du boulevard Saint-Germain.
08:02A tel point, mais qu'on basculait dans l'irrationnel.
08:07J'ai entendu notamment sur des plateaux, une journaliste du Monde,
08:10expliquer qu'il n'était ni bon écrivain, qu'il ne vendait pas de livres !
08:15C'est-à-dire qu'il est connu dans le monde entier, il a plus d'une trentaine, voire d
08:18'une quarantaine de prix,
08:19et son dernier livre, enfin, l'un de ses derniers livres, c'est juste 400 000, 400 000 ventes.
08:23Donc c'est quand même, c'est là où je vous dis qu'on bascule dans l'irrationnel,
08:27on n'est plus dans l'attaque, on est dans l'insulte, dans l'injure.
08:30Mais ça dit beaucoup du terrorisme intellectuel.
08:32J'aurais dû inviter également Jean Séville à Pierre Lelouch.
08:34Non, je crois que vous avez tout dit.
08:36Mais malheureusement, on l'a tous vécu.
08:38Enfin, moi, je l'ai vécu aussi, modestement, avec mes livres, mes articles.
08:43On est dans un système de polarisation complète.
08:46Il y a des gens dont les idées ne sont pas acceptables,
08:48et donc on ignore ce qu'ils écrivent, et surtout, ils n'ont pas accès.
08:53Ils n'ont pas accès aux médias, c'est tout.
08:55Quelqu'un comme moi a accès, pardon de parler de moi,
08:58mais je le vis, moi, cette terreur intellectuelle.
09:02Les gens, ils me connaissent, ils savent que je connais mon métier.
09:04Eh bien, en dehors du Figaro, de CNews et d'Europa,
09:07je peux vous dire que tout ce que je peux dire est valeur actuelle.
09:10Je suis catégorisé dans une catégorie infréquentable.
09:14Alors que j'ai quand même, l'âge que j'ai,
09:16plus l'expérience d'une expérience professionnelle.
09:19Ce qui arrive à Boilem-Sensel, qui, lui, est un...
09:22En plus, c'est un auteur.
09:25Il n'est pas dans l'action politique comme je l'ai été.
09:27Donc, je peux concevoir sa souffrance et son désarroi.
09:31Après ce qu'il a subi, il arrive en France.
09:33Il s'est fait démonter pendant qu'il était en prison.
09:36Il se refait démonter en sortant de prison.
09:38Mais il dit ras-le-bol !
09:38C'est très difficile à vivre.
09:40Et il doit se dire quelque part, bon, ce pays ne va pas gagner cette guerre.
09:45Ils sont en train de perdre.
09:46Et encore une fois...
09:47Ils sont en train de me culpabiliser, moi, parce qu'ils perdent.
09:50Et il n'attaque pas les Français, puisqu'il dit que les Français sont adorables.
09:54Mais il faut que je m'évade.
09:55C'est une petite caste qui est en train de m'attaquer.
09:58Mais cette caste, elle est partout dans le système médiatique.
10:01Elle est même en Belgique.
10:02Vous savez ce qui lui est arrivé cet après-midi.
10:04Elle domine, effectivement, le système politico-médiatique.
10:07Moi, je voudrais quand même rappeler son année de détention.
10:11Il a raconté les conditions de détention au Figaro.
10:14Il a vécu quelque chose de terrible.
10:17Il a eu froid.
10:18Il a été mal alimenté.
10:19Il a été mal traité.
10:20Et rien que cela, ça mérite quand même le respect de quelqu'un qui n'a pas passé un an
10:26en prison.
10:27Ensuite, quand on voit le motif de cette cabale, un changement d'éditeur, un changement d'éditeur suffit à Paris
10:35pour valoir une campagne de calomnisme.
10:39C'est quand même assez extraordinaire.
10:40Maintenant, il manifeste l'intention éventuellement de venir en Belgique.
10:43Il est bienvenu.
10:44Moi, je souhaite qu'il vienne.
10:45Mais je ne pense pas qu'il va rencontrer en Belgique un climat, disons, politico-médiatique.
10:51Sain et serein.
10:52A tel point que Noël Lenoir a tweeté cet après-midi.
10:56On était venu célébrer, vous savez que ce samedi, l'élection de Boilem Sansal à l'Académie Royale de Belgique.
11:02Et on a assisté à un discours mettant en accusation Boilem pour son changement d'éditeur.
11:07Et ses interviews dans certains médias déplacés et insupportables.
11:12Je suis sorti.
11:13Il faudrait l'appeler, Noël Lenoir.
11:15Oui, je l'ai appelé.
11:16Alors, pourquoi elle nous appelle ?
11:17On va essayer de l'avoir en FaceTime.
11:19Tiens, je lance ça en régie.
11:20Est-ce qu'elle est toujours là-bas ?
11:21En FaceTime, on fait un petit FaceTime.
11:23Vous savez, la technologie, ça marche parfois.
11:25Enfin, je peux vous raconter.
11:26Évidemment, bien sûr.
11:27En fait, c'est un écrivain belge qui s'appelle Jean-Paul Outers,
11:32qui a été chargé de faire le discours d'accueil à l'Académie Royale de Belgique
11:37et qui a fait un discours insultant en parlant de trahison, en accusant Boilem sans salle,
11:44alors que Gallimard lui avait fourni un appartement, d'être parti de chez son éditeur pour se vendre à Grasset.
11:52Enfin, vraiment, un discours tellement insultant qu'effectivement, Noël Lenoir a quitté la salle.
11:56Donc, elle ne peut pas me raconter ce que lui a répondu Boilem sans salle.
12:00Mais ça s'est très, très mal passé.
12:01Et bien sûr, Outers, le Outers en question, est publié chez Gallimard.
12:05Ah ben, merci pour l'information, je l'ai dit.
12:08Mais qui est M. Outers ?
12:09D'abord, personne ne le connaît dans le grand public en Belgique.
12:12C'est-à-dire qu'il est connu dans un tout petit milieu belgo-parisien éventuellement.
12:17Et puis, combien de livres vend-il chez Gallimard ?
12:20Je ne dis pas que la qualité d'un écrivain est liée au nombre de livres.
12:23Mais Boilem sans salle a vendu au moins 400 000 d'un de ses livres.
12:28Moi, j'ai lu 2084, La fin du monde, qui est un très, très, très bon livre.
12:32Et combien de livres M. Outers vend-il chez Gallimard ?
12:36À mon avis, 2 000 à 3 000 maximum.
12:39Mais vous avez raison.
12:40Donc, de quel droit se sent-il la possibilité d'insulter un écrivain ?
12:44Mais ça s'appelle le terrorisme intellectuel.
12:46Ça s'appelle le terrorisme intellectuel.
12:48Et Boilem sans salle, dans sa liste des pays dans lesquels il pourrait vivre sereinement,
12:53effectivement, peut-être qu'il doit faire une croix sur la Belgique avec ce fameux cordon sanitaire.
12:57Certains ne vont pas l'accueillir les bras ouverts.
12:59Mais même, Alain, vous avez dit qu'on lui souhaite la bienvenue en Belgique.
13:04Mais moi, je pense que de nombreux français n'ont pas envie que Boilem sans salle parte de la France.
13:09Parce que Boilem sans salle, il a un amour profond pour la France.
13:12Et d'ailleurs, ça lui a valué aussi l'hydre du régime algérien.
13:18Rappelez-vous, il lui a aussi reproché la nationalité, il lui a reproché notamment aussi la prise d'opposition.
13:25Mais au-delà de ça, moi, ce que j'ai entendu dans sa déclaration, qui est en fait d'une
13:29infinie tristesse,
13:31certains l'ont mal pris en l'attaquant, en disant, oui, mais comment il se permet de regarder ?
13:36Ils n'ont rien compris.
13:37Mais ils n'ont pas compris, alors que c'est une déclaration, mais vraiment d'une souffrance et d'une
13:43tristesse infinie.
13:45En tout cas, moi, je l'ai ressenti comme ça.
13:46Et je me suis dit, mais regardez ce qu'on est en train de faire à un écrivain aussi brillant
13:50et qui a tel amour pour ce pays jusqu'à lui le défendre.
13:54David Lysnard a réagi.
13:55Quel déchirement d'entendre des mots si durs dans la bouche d'un grand esprit français.
13:58Pour le connaître, ce sont ceux d'un homme dont l'amour du pays,
14:00qu'il a tant fait rayonner en retour de ce qu'il lui a apporti et dépassé par l'exaspération,
14:05de la meute et la lâcheté des élites qui ont failli le soutenir dans son combat pour la vérité et
14:10les libertés.
14:11Attendez, l'affaire Gallimard dans les médias mainstream, ça a été, je pense qu'il y a eu 1789,
14:17il y a eu le mur de Berlin et il y a l'affaire Gallimard.
14:19À tel point quand même que le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi, interrogé au Festival du Livre.
14:26Là, on a l'un des plus grands auteurs du XXIe siècle, qui a été dans les geôles algériennes,
14:34qui dit, je vais quitter la France parce que je ne suis plus attaqué, mais je suis insulté.
14:39Il y a une meute qui se lance sur lui.
14:41J'attends un retour de la ministre de la Culture, du président de la République.
14:45Il ne faut pas réduire ça à une histoire d'égo.
14:47C'est désespérable.
14:48Personne ne dit ça.
14:49Ce qu'il a à nous dire sur la France, et qui est tellement important,
14:52et qui est tellement un danger, n'est pas écouté par le système.
14:58Mais c'est ça qu'il dit.
14:59C'est ça que Benjamin Stora, qui a été l'un des premiers à le débiner,
15:04évidemment, historien quasi officiel, chargé par Emmanuel Macron de réécrire l'histoire franco-algérienne.
15:15N'oublions pas qu'il a été parmi les premiers à l'attaquer avant l'histoire.
15:20L'information qui me paraît, pardonnez-moi, alors c'est peut-être personnel,
15:23peut-être que je suis complètement à côté de la plaque.
15:25L'affaire Grasset, c'est une tempête dans un verre d'eau.
15:28Les Français, je vais être un tout petit peu trivial, ils s'en foutent complètement.
15:32En revanche, de savoir que Bolem Sansal, otage pendant un an,
15:37détenu arbitrairement par le régime algérien,
15:39qui est de retour en France, qui va être académicien,
15:41qui lutte pour la liberté d'expression,
15:44qui lutte justement et qui a clamé son amour pour la France,
15:47dit je préfère quitter la France parce qu'aujourd'hui il y a une petite meute
15:50qui n'arrête pas de s'attaquer à moi et de m'insulter,
15:53et c'est alimenté par les médias,
15:55j'ose espérer qu'il y aura le même traitement médiatique
15:57que les CETAVOU, les CEPOLITIQUE, les France 2 au 20h.
16:02Il y aura les mêmes temps de reportages, de documentaires, de questions, de débats,
16:07avec la même pluralité qu'il y a pu avoir pour attaquer Grasset,
16:12l'histoire Grasset, et attaquer indirectement ou directement Bolem Sansal.
16:15La pluralité n'est pas le mot.
16:17Oui, c'était un réquisitoire.
16:19Bien sûr.
16:20Donc c'est pour ça que c'est grave.
16:21Tout ça est très moche et inquiétant.
16:24Ça veut dire que quand on a quelqu'un qui vient du Maghreb,
16:28qui connaît parfaitement la culture locale,
16:30qui arrive en France et qui dit attendez, vous avez un problème,
16:33il ne faut pas l'entendre.
16:35C'est un pays qui a connu la guerre civile à cause du fils,
16:39à cause des islamistes, donc c'est de quoi il parle.
16:41Je suis un grand lecteur aussi de Kamel Daoud,
16:42qui est un homme très courageux,
16:44qui dit voilà ce qui s'est passé, voilà ce qui risque de vous arriver.
16:46Condamné cette semaine, par le régime algérien.
16:49Condamné par le régime algérien, celui-là non plus n'est pas soutenu.
16:53Mais encore une fois, le système médiatique,
16:55et là on bascule sur un autre sujet,
16:57mais en soi, quand vous avez la machine qui est en route,
17:01c'est difficile de l'affronter.
17:03Et on va parler du service public et de la commission.
17:06En plus, on peut comprendre qu'un homme de cet âge,
17:11après ces émotions-là, on est marre.
17:13Vous pouvez le comprendre, et surtout, on l'invite sur ce plateau,
17:16et surtout, on a envie de lui dire,
17:18Bolem Sansal, ne quittez pas la France,
17:20restez avec nous, venez sur le plateau très régulièrement,
17:23pour qu'on puisse parler, et de vos livres, et de la France.
17:26Charles Aloncle, mais en soi,
17:27quand on parle du climat du terrorisme intellectuel,
17:30vous dites que c'est pareil.
17:31Des fuites qui interrogent, pourtant strictement interdites,
17:34les préconisations supposées de Charles Aloncle,
17:36rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
17:39inondent ces dernières heures la presse.
17:41Et ce, alors que lundi, les députés doivent voter
17:44pour le rendre public ou non, ce fameux rapport.
17:47On va parler du climat, juste que les téléspectateurs voient le sujet,
17:51mais Charles Aloncle, par exemple, a très rapidement réagi
17:56en disant, mais ce n'est pas normal.
17:57Je peux en témoigner.
17:58Mais c'est de la folie ce qui est en train de se passer.
18:01François Tiskevitch.
18:03Ces dernières heures, la presse a multiplié les articles
18:07révélant les propositions supposément préconisées
18:10par le député Charles Aloncle,
18:12rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
18:15Des fuites qui posent question,
18:16car l'accès au rapport est soumis à un protocole strict.
18:20Seuls les députés de la commission ont accès aux 300 pages du rapport
18:23sous la surveillance d'huissiers,
18:25avec interdiction de les photographier ou de les photocopier,
18:28des actes punis par la loi.
18:30C'est puni par l'ordonnance de 58 sur le fonctionnement des assemblées.
18:34Le délit prévoit un an d'emprisonnement ferme
18:36et 15 000 euros d'amende.
18:38Et je crois même que le recel pourrait être poursuivi.
18:41Des divulgations, rapidement condamnées par Charles Aloncle,
18:44rapporteur de la commission d'enquête,
18:46qui dénonce de fausses informations et des fuites organisées.
18:50Beaucoup de fausses informations circulent depuis hier
18:52concernant le contenu de mon rapport,
18:54dont la divulgation est strictement interdite jusqu'à sa publication.
18:57La manœuvre de certains députés et médias complaisants et grossières
19:01diffusait des fake news pour discréditer le rapport
19:03et justifiait ainsi un vote défavorable lundi.
19:06Si le texte est censuré,
19:08plus personne ne pourra alors vérifier ce qu'il contenait réellement,
19:11ni les révélations qu'il portait.
19:13Le président de la commission d'enquête,
19:15le député Jérémy Patriel-Etus,
19:17a appelé samedi ses membres à la plus grande retenue,
19:19avant le vote de lundi.
19:20Pour que ce rapport soit rendu public,
19:23il doit recueillir un vote favorable des 30 députés membres
19:25de la commission d'enquête.
19:29Le président de la commission, il a aussi fracassé Charles Alonc,
19:31on le verra dans un instant dans son communiqué.
19:33Juste une chose pour les téléspectateurs,
19:35volontairement, moi je ne veux pas parler des préconisations ce soir,
19:38parce qu'on respecte le vote qui doit se tenir lundi,
19:41et le rapport, personne ne l'a eu en main.
19:42Sauf les députés, donc les députés ont fait fuiter à la presse,
19:45et il y a cette machine médiatique.
19:47Dans le sujet, vous avez vu des articles des petites revues de presse.
19:50Dans ces titres ou dans les chapeaux,
19:52il y avait par exemple des préconisations qui étaient mises en avant.
19:55Volontairement, on les a enlevées pour respecter justement
19:59ce qui doit se passer lundi,
20:01c'est-à-dire en leur âme et conscience,
20:02en ayant vu le rapport,
20:03les députés doivent voter.
20:04Mais on comprend bien le climat, Pierre Lelouch.
20:07Écoutez, moi je peux vous donner mon expérience.
20:09J'ai été cinq fois député,
20:11et j'ai participé à quelques commissions d'enquête,
20:14dont une qui était particulièrement grave,
20:16avec Fenech d'ailleurs,
20:18sur les terroristes du Bataclan,
20:20et le terrorisme de cette...
20:21C'était une affaire très lourde.
20:23J'ai jamais vu un truc pareil.
20:26Là, j'ai jamais vu ça.
20:29Clairement, il y a une tentative de clouer le bec.
20:33On revient sur le même sujet précédemment évoqué.
20:36Les idées défendues, ou les propositions...
20:39Je ne sais même pas ce qu'il y a dedans,
20:40je n'ai pas lu non plus, naturellement.
20:42Mais d'après la violence des échanges
20:45avec les responsables du secteur public
20:48et le rapporteur,
20:49là aussi, j'ai rarement vu
20:51une violence pareille,
20:53d'accusation,
20:54ça voulait dire qu'il faut lui clouer le bec.
20:57Allons, je ne le connais pas.
20:58Mais tout est fait pour que...
21:01Pour discréditer son travail.
21:02Pour discréditer,
21:03et surtout empêcher la divulgation
21:05des travaux qu'il a faits pendant cinq mois.
21:08Prendez-vous compte du niveau, justement,
21:10de pression et de folie.
21:12C'est-à-dire que c'est illégal.
21:13C'est interdit et illégal.
21:14Ce matin, vous aviez un article sur France Info
21:17des préconisations de Charles Aloncle.
21:20Sans même citer une seule fois
21:22que Charles Aloncle condamnait
21:23le fait qu'il y ait eu ces divulgations.
21:26Et le climat, le système se met en branle.
21:29Vous avez, par exemple,
21:30regardez, c'est très intéressant,
21:31ces dernières heures,
21:33quasiment le même ton,
21:35que ce soit sur le Parisien.
21:36Alors c'est un média privé,
21:38ils font ce qu'ils veulent,
21:38le Parisien, libre à eux,
21:40d'avoir cette ligne-là.
21:41Les journaux ont le droit
21:42d'avoir une ligne éditoriale.
21:43Est-ce qu'on peut avoir
21:43la revue de presse du Parisien
21:44et de France Info, s'il vous plaît,
21:47et qu'on découvre
21:47les deux articles à l'antenne ?
21:49Merci.
21:49J'ai rarement vu un truc aussi souillon,
21:51le cas de conscience des députés
21:53sur la publication du rapport à l'oncle.
21:54Et à droite, mettre le...
21:56Et là, c'est France Info !
21:57Donc c'est l'audiovisuel public
21:59qui parle de l'enquête
22:02sur l'audiovisuel public.
22:03Mettre le cachet dans l'Assemblée dessus,
22:06c'est compliqué,
22:07la commission d'enquête.
22:08Donc il cite un député
22:09de manière anonyme ou non.
22:12Voilà le climat dans lequel nous sommes.
22:14Et je vous disais,
22:15M. Patrie et Lettus,
22:16il a publié un communiqué,
22:18le président de la commission
22:19d'enquête sur la neutralité,
22:20le fonctionnement et le financement,
22:22tout le premier paragraphe,
22:24c'est pour s'en prendre
22:25à Charles-Aloncle.
22:26Je regrette les interventions médiatiques
22:28du rapporteur cette semaine,
22:29sa participation à une conférence,
22:31ainsi que la publication
22:32dans la presse des propositions
22:33qui figurent dans son rapport.
22:34Mais la première phrase
22:36qu'il va dire,
22:37c'est d'abord
22:37je tacle M. Aloncle
22:38et ensuite...
22:39Non mais attends,
22:40ça, ça me choque moins.
22:41C'est le jeu.
22:42Normalement,
22:43le président et le rapporteur
22:45ne sont pas du même bord politique.
22:46Et c'est toujours comme ça,
22:48il y a toujours comme ça.
22:49Et il peut y avoir...
22:51Il n'y a pas de dédité
22:52en politique.
22:54Je suis bien conscient de ça.
22:55Mais simplement,
22:56l'information de ces dernières heures,
22:58ce n'est pas la conférence
22:59de Charles-Aloncle
23:00je ne sais où,
23:01c'est que son rapport
23:02soit divulgué dans la presse
23:04et qu'il y a un jeu
23:04entre les députés
23:05et les journalistes.
23:06Ce qui se passe,
23:07c'est que c'est panique à bord
23:08du côté du service public.
23:10Peut-être.
23:10C'est ça qui est en train
23:11de se passer.
23:11Peut-être.
23:12Peut-être peur.
23:13C'est la première fois
23:14depuis 30 ou 40 ans
23:16qu'ils sont dans le collimateur.
23:17C'est la première fois
23:18qu'un travail sérieux
23:20d'investigation a été fait
23:21et donc,
23:22ils ont peur
23:22de l'anticiper.
23:23Donc, il faut lui faire taire.
23:24Ils essayent de l'anticiper
23:25et ils essayent
23:25de faire taire Charles-Aloncle.
23:27Mais,
23:28on va voir
23:29ce qui va se passer lundi.
23:30Mais le rôle d'un Parlement,
23:31c'est quoi ?
23:31Il y a deux rôles
23:32dans un Parlement.
23:32Il y a légiférer,
23:34faire les lois
23:34et puis contrôler
23:35l'activité publique.
23:37Si jamais,
23:38d'aventure,
23:39le rapport n'était pas voté,
23:40ce serait une brèche
23:43démocratique gravissime.
23:44Ça veut dire
23:45que le Parlement
23:47renoncerait
23:48à contrôler...
23:49C'est arrivé une seule fois.
23:51C'est arrivé une seule fois.
23:51C'est sur le financement...
23:52Le financement des syndicats,
23:54Nicolas Perruchon.
23:55Mais sur un sujet
23:56beaucoup moins grave.
23:56Nous avions publié
23:57les morceaux du rapport
23:58au Figaro.
23:59Mais après.
24:00Par avant le vote.
24:01Mais vous n'aviez pas le droit.
24:03Et le rapport l'avait publié
24:03intégralement.
24:04Mais vous n'aviez pas le droit.
24:06Pendant 25 ans,
24:07normalement,
24:07vous n'avez pas le droit.
24:08Vous êtes anarchiste.
24:10Voilà pourquoi maintenant
24:11ils le font.
24:12Vous avez donné
24:13le mauvais exemple.
24:14Mais les Français
24:15ne comprendraient pas
24:16que ce rapport
24:16ne soit pas publié.
24:17Donc moi,
24:18je ne pense pas
24:19qu'il ne sera pas publié.
24:20Je suis certaine
24:21qu'il sera publié
24:21parce que ça serait vraiment
24:23un problème de démocratie
24:25comme vous avez dit Alain.
24:27Donc on attend.
24:28Dernière chose,
24:29pardonnez-moi,
24:29vous avez une présidente
24:31de l'Assemblée nationale
24:32qui depuis 24 heures
24:33n'a pas dit un mot.
24:35Le silence radio
24:36de Gaëlle Braun-Pivet
24:38qui a pris la parole
24:39régulièrement
24:40pour attaquer Charles Lalonde.
24:41Voilà, elle est au même avis
24:42que le président de la commission.
24:44Enfin, c'est quand même incroyable.
24:45Elle ne veut pas
24:46de tout ce remue-ménage.
24:47Non, mais ce que j'essaye
24:49de dire,
24:49c'est que vous avez commencé,
24:51Elliot,
24:51avec Bouhlen Sanson.
24:53Oui.
24:54Et ce qui ressort
24:55de tout ça,
24:56c'est qu'on essaye
24:56de le faire taire.
24:58Pareil,
24:58on rentre dans un autre sujet
25:00extrêmement aigu en France,
25:02le service public
25:03de l'information.
25:05Ceux qui critiquent
25:06doivent être interdits.
25:07Et c'est ça
25:08qui est en train
25:09de se jouer.
25:09Mais c'est vrai aussi
25:10dans bien d'autres domaines,
25:11que ce soit sur la justice,
25:13la défense,
25:13la politique étrangère.
25:15Le pays est complètement polarisé.
25:17Dès que quelque chose
25:18dérange le pouvoir,
25:20on l'intervise.
25:21En fait,
25:21c'est toujours le même camp aussi.
25:23Juste une chose,
25:24il y a aussi,
25:25à travers cette commission,
25:26quelque chose
25:26qui est insupportable
25:28pour ce système médiatique
25:29et notamment
25:30pour l'audiovisuel public,
25:31c'est quoi Charles Lalonde,
25:33député ciotiste ?
25:35C'est Benito ?
25:36Le copain de Benito, là ?
25:37Le copain de Benito.
25:39Benito et le copain de Bardella,
25:40donc la peste brune,
25:41ils ont osé mettre le nez
25:42dans nos 4 milliards.
25:45Mais ils se prennent
25:45pour qui ces gens-là ?
25:46Et donc,
25:47vous avez un système
25:47qui se met en branle.
25:48Alors,
25:49juste pour terminer,
25:50mais là aussi,
25:51on bascule dans l'irrationnel.
25:52Jean-Michel Apathy,
25:53qui sur ces sujets-là,
25:54c'est toujours Jean-Michel à côté.
25:55Le rapport de Charles Lalonde
25:57sur l'audiovisuel public
25:59n'est pas encore adopté
26:00et il fuit de partout.
26:01Aucun respect
26:01des procédures parlementaires.
26:03Là, on se dit,
26:03il s'est réveillé,
26:05Jean-Michel,
26:05c'est bien.
26:06Tout pour sa gloriole.
26:07Un dévoi mot total,
26:09une pantalonnade
26:09de bout en bout.
26:11Ça a été le premier
26:11à condamner ce qui vient
26:12de se passer.
26:13Charles Lalonde,
26:13il devrait le soutenir.
26:15Il devrait dire,
26:15mais attendez,
26:16c'est pas normal.
26:16À qui profite le crime ?
26:17Ben, pas à Charles Lalonde,
26:19évidemment.
26:19Mais non.
26:20On ne peut pas être
26:21l'auteur de ses tweets.
26:22D'ailleurs, Charles Lalonde,
26:23je crois qu'on va voir
26:23son tweet a réagi.
26:26Charles Lalonde,
26:26mais on l'avait vu
26:27dans le sujet.
26:28J'essaie de le retrouver
26:29en même temps.
26:30Mais il dit,
26:31beaucoup de fausses informations
26:32circulent depuis hier
26:33concernant le contenu
26:34de mon rapport
26:35dont la divulgation
26:36est strictement interdite
26:37jusqu'à sa publication.
26:39La manœuvre
26:40de certains députés
26:41et médias complaisants
26:41est grossière.
26:42Diffuser des fake news
26:43pour discréditer le rapport
26:44et justifier un vote
26:46défavorable lundi.
26:47Si le texte est censuré,
26:49plus personne ne pourra
26:49leur légiférer
26:50ce qu'il contenait,
26:52vérifier ce qu'il contenait
26:53réellement,
26:54ni les révélations
26:54qu'il portait.
26:55Que font ?
26:56Il interpelle,
26:57il y a le Brun Pivet
26:58qui était la première
26:58à l'attaquer
26:59sur France Inter
27:00avant de recevoir,
27:02je crois que c'était
27:02la patronne de France Inter
27:03qu'il devait recevoir
27:04ou de Radio France
27:05le jour même
27:06où c'était même
27:06Delphine Ernotte
27:07qui devait être reçue.
27:08Bref, c'est quand même incroyable.
27:10Et le président
27:10Macroniste de la Commission
27:11lui a réagi.
27:12Le rôle d'un ou d'une
27:13présidente d'Assemblée,
27:15c'est aussi de protéger
27:16les députés
27:17et l'Assemblée
27:18en tant que telle.
27:19D'abord de protéger.
27:20C'est son rôle principal.
27:21Alors on parle
27:22d'il y a le Brun Pivet
27:23qui devrait sortir
27:24de son silence,
27:25mais moi je voudrais aussi
27:25rappeler ce que vous avez dit
27:27à Eliott
27:27quand le président de la République
27:29a pris la parole
27:30concernant Gallimard.
27:34Là, justement,
27:35le président de la République
27:36devrait prendre la parole
27:37parce que ça,
27:38c'est complètement
27:40la démocratie
27:41qui est en séparation.
27:42Oui,
27:44la séparation
27:45sur les clauses de conscience.
27:46La séparation des pouvoirs
27:47quand on veut en fait.
27:50Alors justement,
27:51on essaie de les faire taire.
27:52On a dit
27:52il y a le monde littéraire,
27:54il y a le monde politique
27:56ou en tout cas médiatique,
27:58il y a aussi
27:58le monde de l'enseignement.
28:00Et c'est vous
28:00qui l'avez rappelé,
28:01chère Judith.
28:02Il y a un an,
28:03quasiment jour pour jour,
28:04dans l'université Lyon 2,
28:06vous avez un professeur
28:07qui a été agressé
28:08verbalement malmené,
28:10contraint
28:10de quitter
28:12l'amphithéâtre
28:13parce qu'il avait été pris
28:14en grippe,
28:16accusé d'islamophobie,
28:17de faire le jeu
28:19d'Israël
28:21par des militants
28:22cagoulés
28:22d'extrême gauche,
28:24des membres
28:25de l'université.
28:26Rappelez-vous,
28:27c'était une séquence
28:27il y a un an,
28:29quasiment jour pour jour.
28:32Je vous le dis,
28:33à faire classer,
28:35à faire enterrer.
28:36Aucun étudiant
28:37qui était membre
28:38de ce commando
28:39n'a été inquiété.
28:42Et mon amphithéâtre
28:44ces dernières semaines
28:45a été saboté
28:46à deux reprises
28:48avec des banderoles
28:49avant que je fasse cours
28:50qui étaient installées
28:51dans l'amphithéâtre
28:52Palestine vaincra
28:53dehors les fascistes.
28:54Il y a quinze jours,
28:56ils ont carrément collé
28:57des affiches
28:58avec ma figure dessus
28:59dehors l'extrême droite
29:00sur toutes les tables
29:02de l'amphithéâtre.
29:04Il a fallu intervenir
29:05avec un détergent
29:06surpuissant
29:06pour les enlever.
29:08J'ai été faire cours ailleurs.
29:09Alors évidemment,
29:10l'université a fait
29:11un signalement
29:12au procureur
29:13qui sera classé
29:14extrêmement rapidement.
29:16Non,
29:16vous n'avez aucune caméra
29:18dans cette université.
29:19J'ai juste cette petite protection
29:21pour éviter
29:21une intrusion médiatisée
29:24qui replongerait
29:25justement Lyon 2
29:26dans les affres
29:29médiatiques.
29:29Mais c'est tout.
29:31C'est un vrai scandale.
29:33Ça, c'est aujourd'hui.
29:34Rappelez-vous
29:34de ce qui s'est passé
29:35il y a un an.
29:37C'est vous,
29:37les déprosistes !
29:39Racistes !
29:40C'est vous, les déprosistes !
29:43Ce monsieur est pro-assade.
29:45Vous connaissez tous
29:46le dit à l'heure ?
29:46Excusez-moi.
29:47Malheureusement.
29:48Non, non, non.
29:57Fabricioni, c'est vous le terroriste.
29:59Je voudrais dire un mot
30:00parce que professionnellement
30:02je connais M. Balanche.
30:03C'est un des tout meilleurs
30:05experts de la Syrie
30:07qui est lu
30:08et respecté
30:10un peu partout dans le monde
30:11notamment aux Etats-Unis
30:12parce qu'il a travaillé là-bas
30:13il connaît parfaitement
30:14et ses analyses
30:15sont vraiment
30:17très professionnelles.
30:18donc
30:19il est en train
30:20d'être crucifié
30:21par l'extrême-gauche
30:23islamo-gauchiste.
30:25C'est très difficile
30:26parce qu'il ne peut même plus
30:27faire son métier
30:28d'enseignant.
30:28mais ça montre
30:30à quel point
30:31la même polarisation
30:33joue aussi
30:33à l'intérieur de l'université
30:34avec les manifs
30:35qu'on a vus.
30:36Moi, je ne reconnaissais plus
30:37Sciences Po.
30:38J'ai été étudiant
30:38à Sciences Po.
30:39Je ne reconnaissais plus.
30:40qu'ils ont pris
30:41l'exemple.
30:42Vous imaginez
30:43un an après
30:43rien n'a changé.
30:45Rien n'a changé.
30:46Rappelez-vous
30:46quelques semaines
30:46après ce qui s'était passé
30:48la directrice
30:49de la présidente
30:51de l'université Lyon 2
30:52l'avait lâchée
30:53publiquement.
30:54Lâchée publiquement.
30:56Et d'ailleurs
30:56Fabrice Ballon
30:57je dis bien
30:57que ça ne sert à rien
30:59qu'il aille faire court ailleurs
31:00que les sciences humaines
31:02à l'université
31:03en France
31:04sont dans un état
31:05lamentable
31:06parce que ces gens-là
31:07ont mis leur réseau
31:08partout
31:09sous prétexte
31:10de liberté économique.
31:11On a laissé
31:12une minorité militante
31:14mettre la main.
31:15Là, c'est carrément
31:17les islamo-gauchistes.
31:18Le discours
31:20de Ballon
31:20sur la Syrie
31:21et notamment
31:22sur l'analyse
31:23qu'il a du retour
31:24d'Al-Shara, etc.
31:25dérange.
31:26Donc il faut le faire taire.
31:27C'est toujours
31:27le même système.
31:28Le problème c'est que
31:29ils peuvent faire
31:30ce qu'ils font
31:30mais on a quand même
31:32un état de droit
31:33pour les arrêter.
31:36On a un gouvernement
31:38on a un ministre
31:39notamment des universités
31:41qui fera arrêter tout ça.
31:41Rappelez-vous
31:42la tentative
31:43d'enquête
31:44de Frédéric Vidal
31:45sur l'islamo-gauchiste
31:46confiée au CNRS
31:47qui a dit
31:48qu'on ne peut rien faire
31:48communiquer du CNRS
31:50dans quel est sans objet ?
31:51Comme dit Naïman
31:52ce sont des méthodes
31:53d'extrême-gauche
31:54alors on connaît
31:55l'extrême-gauche
31:56on sait ce qu'ils font
31:56mais le problème
31:57est que les autorités
31:59et le pouvoir
32:00ne réagissent pas.
32:01On ne va pas changer
32:02l'extrême-gauche.
32:03En revanche
32:04on peut demander
32:05et même exiger
32:06des autorités académiques
32:08et des gouvernements
32:09qu'ils réagissent.
32:10Moi je note
32:11que Trump l'a fait
32:11aux Etats-Unis
32:12et que nous
32:12on n'est pas capables
32:13de le faire.
32:14Le Moyen-Orient
32:14Il a coupé les financements
32:15aux universités
32:16Il a coupé l'argent
32:18curieusement
32:19ça s'est arrêté.
32:19Donc voilà
32:20à raison de dire
32:22je vais partir.
32:22On a un ministre
32:23de l'enseignement supérieur
32:25qui explique
32:25que l'islamo-gauchisme
32:26n'existe pas.
32:27On n'est pas scientifiquement
32:29prouvé.
32:29que M. Lebran
32:30qui est un des pontes
32:31de la démographie en France
32:33explique qu'il n'y a aucun problème
32:34en matière migratoire.
32:35Mais si on a un peu de temps
32:37on écoutera
32:38Avec l'argent du contribuable.
32:39Non mais s'il nous reste
32:40un peu de temps
32:41dans cette émission
32:42on écoutera peut-être
32:45M. Orsena
32:46qui est une figure
32:46là aussi.
32:47Ah bah oui
32:48vous dites ouf.
32:49Le courtisan
32:50Vous dites le courtisan
32:52respecter quand même
32:53son parcours
32:54académicien
32:56conseiller culture
32:56de François Mitterrand
32:58Absolument
32:58mais toujours
32:59l'abri du pouvoir
33:01très proche
33:02d'Emmanuel Macron
33:02Justement c'est peut-être
33:03C'est pour ça qu'il y a
33:05l'abri maintenant.
33:06Bon bah vous voulez
33:06qu'on en parle ?
33:07Il y a plein d'autres sujets
33:10On a quand même
33:11une guerre
33:11qui est en train
33:12de générer.
33:13Effectivement il y a
33:13d'autres sujets
33:13et vous avez raison
33:14avant de parler
33:15de la guerre
33:16je voudrais qu'on aille
33:17sur la guerre
33:18de l'or noir
33:19et les carburants
33:20et c'est très intéressant
33:21il y a eu une sorte
33:22de passe d'armes
33:23par médias interposés
33:25entre Patrick Pouyanné
33:26et Emmanuel Macron
33:27le patron du géant
33:28énergétique français
33:29Patrick Pouyanné
33:30qui avait estimé vendredi
33:31que si le blocage
33:31du détroit d'Ormous
33:32dans le Golfe
33:33perdurait encore
33:34deux ou trois mois
33:35la France entrerait
33:36dans une ère
33:36de pénurie énergétique
33:38lors d'une intervention
33:39à la World Policy Conference
33:40organisée par l'Institut français
33:42des relations internationales
33:43à Chantilly
33:44près de Paris
33:45écoutez monsieur Pouyanné
33:54Je peux vous dire
33:56qu'il existe différents scénarios
33:57et je ne sais pas
33:57si nous pourrons éviter
33:58le dernier
33:59ce qui est certain
34:00c'est que cette année
34:00nous avons déjà absorbé
34:02tout l'excédent
34:02car en réalité
34:03le système continue
34:04de fonctionner
34:05grâce au stock
34:06mais si cela dure
34:07encore deux ou trois mois
34:08nous entrerons
34:09dans un monde
34:09de pénurie énergétique
34:10et les pays asiatiques
34:12en ont déjà souffert
34:13cette pénurie
34:14ne touche pas encore
34:15le bassin atlantique
34:15car nous avons
34:16d'autres ressources
34:17mais on ne peut pas
34:18avoir 20% du gaz
34:19et du pétrole
34:20de la planète
34:21qui restent bloqués
34:22et inaccessibles
34:23sans qu'il y ait
34:24de conséquences majeures
34:24par la suite
34:25tout cela dépendra
34:27de la durée
34:27du blocage
34:34réponses
34:35quelques heures plus tard
34:36à Athènes
34:38du président français
34:39Emmanuel Macron
34:41je crois pouvoir vous dire
34:42à ce stade
34:44que la situation
34:44elle est contrôlée
34:45qu'il y a un impact
34:46sur les prix mondiaux
34:47que malheureusement
34:48vivent nos compatriotes
34:49qu'on a mis en place
34:50des dispositifs
34:51d'aide sectorielle
34:52et un accompagnement
34:53pour les plus grands rouleurs
34:54qu'aujourd'hui
34:55la situation
34:56ne nous fait envisager
34:57aucune pénurie
34:58et qu'on consacre
34:59plutôt notre énergie
35:01pour réouvrir
35:02le plus vite possible
35:03Hormuz
35:04les choses ne sont pas simples
35:05mais on n'est pas
35:06dans le scénario
35:06qui est un des scénarios
35:08du pire
35:08que vous avez décrit
35:09qui n'est aujourd'hui
35:10pas le plus probable
35:10et qui ne m'appartient pas
35:11de commenter
35:12Alors j'ai fermé les yeux
35:14et j'ai repensé
35:14aux déclarations
35:15qu'on pouvait avoir
35:16pendant la crise sanitaire
35:17et je me suis dit
35:18je me suis dit
35:21à ce stade
35:22aujourd'hui
35:23selon les estimations
35:25je me suis dit
35:25oula oula oula
35:26on va refaire
35:27les cafés debout
35:28assis café debout
35:29assis
35:29ce qui est insupportable
35:31c'est que le président
35:32de la république
35:32dise qu'à ce stade
35:34la situation est contrôlée
35:35mais il ne contrôle rien
35:37il y a deux personnes
35:38qui contrôlent aujourd'hui
35:39il y a le président américain
35:41et celui qui a le pouvoir
35:42au milieu du groupe
35:43des gardiens
35:44on ne sait pas trop
35:45d'ailleurs qui c'est
35:46à Téhéran
35:47c'est ça la situation
35:49objectifiquement
35:50voilà ce qui va se passer
35:51si l'Iran
35:52ne peut plus exporter
35:53son pétrole
35:55dans les 15 jours
35:56qui viennent
35:56les niveaux de stockage
35:58seront atteints
35:59en Iran
35:59à partir de là
36:00il faut fermer
36:01les puits
36:01quand on ferme un puits
36:03on le casse
36:04et le réouvrir
36:05après
36:06va prendre beaucoup de temps
36:07donc ce que dit Pouyanné
36:09c'est que si
36:10cette affaire dure
36:11plusieurs mois
36:12et bien il y aura
36:14une crise
36:15dans la crise
36:16puisqu'il n'y aura plus
36:17de pétrole
36:18et de gaz disponibles
36:19même après un accord
36:20dans plusieurs mois
36:21donc pendant
36:22une longue période
36:23on risque d'avoir
36:24une situation
36:24qui peut conduire
36:25à des pénuries
36:26voilà ce que dit
36:27quelqu'un qui dirige
36:28l'une des toutes premières
36:30sociétés mondiales
36:31de pétrole
36:31qui connaît son sujet
36:32qui connaît ses pays
36:33par cœur
36:34et il sait
36:35exactement
36:36ce qui se passe
36:37donc
36:38encore une fois
36:38s'il n'y a pas
36:40d'accord
36:40très rapidement
36:41dans les 15 jours
36:42qui viennent
36:43entre les Etats-Unis
36:44et l'Iran
36:44et honnêtement
36:45je ne vois pas
36:45comment il peut y avoir
36:46un accord
36:47aujourd'hui même
36:48Rachi le ministre
36:49des Affaires étrangères
36:50iranien
36:50est reparti
36:51l'Islamabad
36:52ne veut même pas
36:53parler aux Américains
36:53qui considèrent
36:54qu'ils ont gagné
36:55mais la délégation
36:56n'y est même pas allée
36:56j'ai dit à mes collaborateurs
36:58il y a peu
36:58alors qu'ils s'apprêtaient
36:59à partir
37:00non vous n'allez pas
37:01faire un vol de 18 heures
37:02pour vous rendre là-bas
37:03à déclarer le président
37:05américain
37:05voilà
37:06il y a quelques instants
37:08il a pris la parole
37:09il y a une autre chose
37:10il a dit
37:10on a les cartes en main
37:11dit-il
37:11une autre chose
37:12que je voudrais dire
37:13pour ceux qui nous écoutent
37:14j'ai découvert tout à l'heure
37:16au moment même
37:17où
37:19le ministre
37:21iranien
37:21est parti
37:2345 minutes plus tard
37:24l'américain
37:24le président américain
37:25disait
37:25les miens ne partent pas
37:27donc pas de négociation
37:28aujourd'hui même
37:29je lis dans
37:30le New York Times
37:31un papier qui n'est pas du tout
37:33favorable à Trump
37:33d'ailleurs
37:34qu'il accuse d'être
37:35à l'origine de tout ça
37:36et qui dit
37:37tenez-vous bien
37:38que l'agence internationale
37:40de l'énergie atomique
37:41à Vienne
37:43note qu'il y a en Iran
37:44non pas
37:45460 kilos
37:46d'uranium
37:46très enrichi
37:47il y a 11 tonnes
37:48d'uranium
37:4911 tonnes d'uranium
37:50enrichies
37:51de 2 à 60%
37:53l'équivalent
37:53de 100 bombes atomiques
37:55100
37:57c'est ça le sujet
37:58et à mon avis
37:59il y a donc
38:002 énormes sujets
38:01sur la table
38:02en laissant de côté
38:03les missiles
38:04les proxys
38:05etc
38:05il y a
38:06la suite
38:06de cet enrichissement
38:07d'uranium
38:09qui est un programme
38:09massif
38:10que les iraniens
38:11ont mené
38:12depuis
38:12Trump 1
38:13depuis 2018
38:14et l'autre sujet
38:16c'est la prise de contrôle
38:17la privatisation
38:18du détroit d'Hormuz
38:20par l'Iran
38:20qui peut changer
38:21la planète
38:21toute entière
38:22voilà les 2 sujets
38:23honnêtement
38:24aujourd'hui
38:24je ne vois pas
38:25comment ils peuvent
38:25se mettre d'accord
38:26pour que l'un des 2
38:28clignent des yeux
38:29et acceptent
38:30de se coucher
38:31et je ne vois personne
38:32se coucher aujourd'hui
38:33alors
38:33on est dans une situation
38:35inverse de ce que raconte
38:36le président de la république
38:37la finalité
38:38c'est que
38:38la situation
38:39est sous contrôle
38:40la phrase
38:41d'Emmanuel Macron
38:41est une promesse
38:43les américains
38:44qui ont déployé
38:45il faut le dire
38:46en y rend
38:47des forces considérables
38:49certains disent
38:49c'est un déploiement
38:50jamais vu
38:51depuis 2008
38:52ou alors
38:53même depuis 2003
38:54explication
38:55pourquoi autant de bâtiments
38:57américains au Moyen-Orient
38:57explication avec
38:58Hélène Salé
39:00les porte-avions
39:01Lincoln
39:02Ford
39:02et Bush
39:03déployés ensemble
39:04au Moyen-Orient
39:05une première depuis 2003
39:07et la deuxième guerre du Golfe
39:09depuis le début de la guerre
39:10contre l'Iran
39:11fin février
39:11les américains
39:13ont installé
39:13une armada considérable
39:15dans la région
39:15il s'agit de
39:16trois groupes aéronavales
39:18alors un groupe aéronaval
39:19c'est quoi
39:19c'est un porte-avions
39:21les porte-avions américains
39:22sont très vastes
39:23et comportent chacun
39:24entre 80 et 90
39:27aéronefs
39:28avions
39:28et autour de ces porte-avions
39:31par groupe aéronaval
39:32vous avez
39:32entre 10 et 15
39:34bâtiments de surface
39:35et
39:363, 4, 5
39:38sous-marins
39:38des sous-marins
39:40des navires
39:40et des avions
39:41chargés de surveiller
39:42les points stratégiques
39:43comme le détroit d'Hormuz
39:45ou frapper des zones
39:46mais c'est surtout
39:47un moyen
39:48d'intimidation
39:49la présence
39:50de ces trois groupes aéronavales
39:52font pression
39:54indirectement
39:55voire même directement
39:57sur l'Iran
40:00parce qu'ils prouvent
40:01que les américains
40:02ne s'en vont pas
40:02de la région
40:03mais au contraire
40:06solidifient
40:06leur présence
40:07selon le commandement
40:08central des Etats-Unis
40:09en plus des bâtiments
40:11américains
40:1115 000 marines
40:13sont déployées
40:13au Moyen-Orient
40:14et se tiennent prêts
40:15à tout moment
40:18avançons
40:18et restons
40:19sur l'actualité
40:20internationale
40:20et si tous les regards
40:22sont tournés
40:23aujourd'hui
40:25sur les Etats-Unis
40:27l'Iran bien sûr
40:27sur le Proche
40:28et les Moyen-Orients
40:29il ne faut pas détourner
40:30le regard
40:30de ce qui est en train
40:31de se passer
40:31du côté du Mali
40:32et j'ai une pensée
40:33et pour Pierre
40:34qui avait déjà alerté
40:35il y a quelques semaines
40:36et pour Julien Drey
40:38qui lui aussi
40:38avait alerté
40:39en disant
40:40attention
40:40le Mali
40:40est en train de tomber
40:41des combats d'ampleur
40:42étaient en cours samedi
40:43à la périphérie
40:44de la capitale malienne
40:45Bamako
40:45et dans plusieurs villes
40:47importantes du pays
40:47entre l'armée malienne
40:48et des groupes terroristes
40:49ayant mené
40:51des attaques coordonnées
40:52les rebelles Touareg maliens
40:54revendiquant
40:54la prise de contrôle
40:55d'une ville clé
40:56qui est la ville de Kidal
40:58le Mali
40:59pays sahélien
41:00dirigé par une djihad
41:01est en proie
41:01depuis plus d'une décennie
41:03aux conflits
41:03et aux violences djihadistes
41:04mais il s'agit
41:05des attaques
41:06les plus sérieuses
41:07contre la djihadiste
41:07par les djihadistes
41:09et la rébellion Touareg
41:10voyez le sujet
41:10il est signé
41:11Célia Judas
41:13ça continue encore
41:15ça continue encore
41:18les petits djihadistes
41:19la résistent
41:20c'est par ces détonations
41:21que plusieurs villes
41:23du Mali
41:23ont été réveillées
41:24ce matin
41:25des attaques
41:26ont visé
41:26plusieurs localités
41:27du pays
41:28notamment la capitale
41:30Bamako
41:30mais aussi
41:31Sévaré
41:32Gao
41:32Kidal
41:33ou encore
41:33Kati
41:34à proximité
41:35de la principale
41:36base militaire
41:37de la junte au pouvoir
41:41Des échanges de tirs
41:43ont opposé
41:44des combattants
41:45djihadistes
41:45et rebelles Touareg
41:46aux forces
41:47de l'armée malienne
41:48le front de libération
41:50de l'Azawa
41:51d'une coalition
41:52de groupes armés
41:53du nord
41:53affirme d'ailleurs
41:54avoir pris le contrôle
41:56de la ville stratégique
41:57de Kidal
41:58un carrefour commercial clé
42:00tenu jusque là
42:01par l'armée malienne
42:02appuyé ces derniers mois
42:04par la présence
42:05de combattants russes
42:06A Bamako
42:07la situation
42:08reste tendue
42:09plusieurs hélicoptères
42:11militaires
42:11survolaient toujours
42:12la ville
42:13à la mi-journée
42:14Selon les autorités
42:15plusieurs assaillants
42:16ont été neutralisés
42:17La situation
42:18serait sous contrôle
42:20mais une partie
42:21de la population
42:21habituée
42:22aux attaques djihadistes
42:24qui sévissent
42:24dans le pays
42:25depuis 2012
42:26évoque toujours
42:28des combats en cours
42:30J'ai une pensée
42:31pour les soldats français
42:32qui pendant 10 ans
42:33étaient au Mali
42:34au moment de l'opération
42:35Serval
42:36mais également
42:37l'opération Barkhane
42:38et la France
42:39a payé
42:40cher
42:40non mais très cher
42:42surtout le prix du sang
42:43puisqu'il y a eu
42:45je crois que c'était
42:4610 soldats tués
42:46pour Barkhane
42:47ou Serval
42:48et Serval
42:49et une soixantaine
42:50pour effectivement
42:51Barkhane
42:52d'abord
42:53peut-être le regard
42:54que vous portez
42:55que l'ancien
42:56secrétaire général
42:57de médecins sans frontières
42:58porte
42:59sur la situation
43:00au Mali
43:01Alain Destex
43:01Au Mali
43:02on a une junte militaire
43:04au pouvoir
43:04qui affronte
43:06une double opposition
43:07une opposition
43:08Touareg
43:09et une opposition
43:10islamiste
43:10Al-Qaïda
43:11avec des ponts
43:12entre les deux
43:13évidemment
43:13et effectivement
43:14pour la première fois
43:16Bamako
43:17pourrait tomber
43:19et on pourrait avoir
43:20au coeur du Sahel
43:21un régime
43:22islamiste
43:23terroriste
43:24qui pourrait devenir
43:25une sorte
43:25de nouveau Daesh
43:28de nouvel état
43:29islamiste
43:30au coeur du Sahel
43:31et qui pourrait
43:32à partir de là
43:33déstabiliser
43:34toute la région
43:35la Guinée-Conakry
43:36le Sénégal
43:38le Tchad
43:39le Niger
43:40donc c'est extrêmement
43:41préoccupant
43:42ce qui se passe
43:42au Mali
43:43et finalement
43:44les français sont partis
43:46les russes sont intervenus
43:47d'abord à travers
43:48la milice Wagner
43:50et puis aujourd'hui
43:51à travers un corps
43:53expéditionnaire
43:53qui s'appelle
43:54d'ailleurs de façon
43:55assez amusante
43:56l'Afrika Korps
43:57du même nom
43:58que le corps
43:59expéditionnaire allemand
44:00qui ne parvient pas
44:02manifestement
44:03à aider
44:04les autorités
44:05maliennes
44:06à gagner
44:06contre cette subversion
44:08qui effectivement
44:09dure depuis
44:10plus d'une décennie
44:11donc c'est extrêmement
44:12préoccupant
44:13ça ne concerne pas
44:14que le Mali
44:15ça ne concerne pas
44:16que le Sahel
44:17ça nous concerne aussi
44:18ça concerne toute l'Europe
44:20puisque demain
44:21on pourrait avoir
44:22un nouveau foyer
44:23de terrorisme
44:24islamiste
44:25au coeur du Sahel
44:26cher Pierre
44:27ce n'est pas demain
44:27c'est aujourd'hui
44:29il faut savoir
44:29que le Mali
44:31a toujours été
44:32un pays instable
44:33depuis l'indépendance
44:34toujours
44:34coup d'état
44:35après coup d'état
44:36après coup d'état
44:37il y a une dizaine
44:38d'années
44:39il y a eu une colonne
44:40qui descendait
44:41de Kidal
44:41justement
44:41Kidal est très au nord
44:42pas loin d'Algérie
44:44qui descendait
44:45sur Bamako
44:46et c'est là
44:46que le président
44:47de l'époque
44:48François Hollande
44:49a fait intervenir
44:51Serval
44:51les français
44:52sont intervenus
44:53pour arrêter la colonne
44:56il a appelé ça
44:57quand il est ensuite
44:58allé à Tombouctou
44:59le plus beau jour
44:59de sa vie
45:01du coup il a fait
45:02quelque chose
45:03totalement dément
45:04qui consistait
45:05à prendre
45:05tout le Sahel
45:07avec 3500 hommes
45:08c'est la taille
45:08de l'Europe
45:09tout le Sahel
45:10et évidemment
45:11on s'est englué
45:11là-dedans
45:12on y a passé 10 ans
45:14on y a laissé
45:1410 milliards d'euros
45:15on a fait tuer
45:18malheureusement
45:18plus de 60 soldats
45:19ils sont tous
45:20battus magnifiquement
45:22et après
45:23on a été viré
45:24et remplacé
45:25par des russes
45:26avec les mêmes
45:27gangrènes
45:28toujours présentes
45:28sur passe
45:29à savoir
45:30d'abord
45:31un problème ethnique
45:32entre le nord-mali
45:33et le sud-mali
45:34il y a un problème
45:35même ethnique
45:36et religieux
45:36Bambara au sud
45:38les
45:39les
45:41comment on les appelle
45:43les
45:43les
45:44les Touaregs
45:44les Touaregs
45:45nord
45:46les Touaregs nord
45:48et puis
45:48ajoutez à ça
45:50la pénétration
45:51des mouvements islamistes
45:52post-destruction
45:53de l'état islamiste
45:54ils se sont installés
45:55en Afghanistan
45:55ils sont partis de la Syrie
45:56ensuite en Afghanistan
45:58ils sont sortis d'Afghanistan
46:01et ils sont en train
46:02de se déployer
46:03depuis un certain temps
46:04dans le Maghreb
46:06donc on a
46:07on a un méga problème
46:08tout le monde le sait
46:09les Algériens
46:10et personne n'en parle
46:10et c'est une situation
46:12au Mali
46:12qui est complètement
46:13sous-médiatisé
46:14mais là
46:14si vous voulez
46:15là ils ont attaqué
46:16Kati
46:17c'est l'endroit
46:18qui est la première base
46:19militaire du pays
46:20où est le Goïta
46:22le général
46:23ou le colonel
46:24qui a pris le pouvoir
46:25au pays
46:25donc c'est une dictature
46:26militaire
46:28inefficace
46:28les russes sont
46:29inefficaces
46:30et il est possible
46:32en effet
46:32que le Mali tombe
46:33et derrière
46:34vous aurez des répercussions
46:35sur le Burkina
46:36etc.
46:37rappelons quand même
46:37que l'opération Serval
46:38la première opération
46:40c'était à la demande
46:42du Mali
46:43c'est-à-dire que
46:44j'ai bien compris
46:46mais c'est-à-dire
46:46qu'on n'est pas allé au Mali
46:47non non
46:48nous on avait aidé
46:51il y avait eu
46:52des élections
46:52un peu
46:53alors le président
46:53Ibrahim Boubacar
46:54Kaïta
46:55avait été élu
46:58historiquement
46:59le problème
47:00c'est quand même
47:00une opposition
47:01entre les nomades
47:02et les sédentaires
47:04donc entre
47:04les touareg nomades
47:06et puis les bambins
47:06et d'autres
47:07et évidemment
47:08le sud
47:09les sédentaires
47:10sont plus nombreux
47:11mais les nomades
47:13n'ont jamais obtenu
47:14il y a un problème ethnique
47:15aussi
47:15comme dit
47:15l'autodétermination
47:18mais le sud
47:19le sud ne s'est jamais
47:20occupé du nord
47:21autre sujet
47:22s'il vous plaît
47:23je voudrais qu'on bascule
47:24mais c'était important
47:25d'en parler ce soir
47:26je voudrais qu'on bascule
47:2740 ans en arrière
47:2840 ans en arrière
47:29et
47:32Tchernobyl
47:33parce que l'Ukraine
47:34va marquer dimanche
47:35le 40e anniversaire
47:36de l'accident
47:37de Tchernobyl
47:38la pire catastrophe nucléaire
47:39civile de l'histoire
47:40à l'heure où la centrale
47:41reste menacée
47:42par le conflit actuellement
47:45entre la Russie
47:46et l'Ukraine
47:47vous avez raison
47:48mais ce qui m'intéresse
47:49c'est les contradictions
47:50à l'époque
47:51en France
47:52sur ce fameux
47:53nuage
47:54qui s'arrête à la frontière
47:55alors nous
47:56c'est vrai qu'à partir de
47:57bon c'était pas 86
47:58mais 92
47:59il n'y avait plus de frontière
48:00mais en 86
48:02pour les nuages nucléaires
48:03visiblement
48:04il y avait une frontière
48:06non mais c'est très intéressant
48:07c'est un sujet
48:08une archive de l'INA
48:09Antenne 2
48:10on est le 11 mai
48:11et France 2
48:12propose ce sujet
48:14en commençant
48:14en disant
48:15on nous a menti
48:17on nous a menti
48:1915 jours après la catastrophe
48:21et des déclarations
48:22contradictoires
48:23nous apprenons en France
48:25que le nuage
48:25n'a pas épargné
48:26l'hexagone
48:27et que les retombées
48:28diodes radioactifs
48:29notamment
48:30ont été plus importantes
48:31qu'annoncées
48:32sur toute la France
48:35le professeur Pellerin
48:36indique aujourd'hui
48:38que jusqu'au 5 et 6 mai
48:39on pouvait distinguer
48:40trois zones contaminées
48:42du nord au sud
48:45à l'ouest
48:46la plus faible en bleu
48:48une seconde en jaune
48:49centré sur le territoire
48:51de radioactivité moyenne
48:52enfin une troisième
48:54à l'est en rouge
48:55avec des taux
48:56relativement importants
48:58le service de protection
48:59contre les rayonnements
49:00indique des taux maximum
49:01de 360 béquerels par litre
49:03alors qu'on nous annonçait
49:04il y a une semaine
49:05que jamais
49:06ces taux n'avaient dépassé
49:07200
49:07d'autres chercheurs
49:08confirment aujourd'hui
49:09ces taux
49:10malgré tout
49:10pas dangereux
49:12compte tenu
49:13des niveaux
49:14qui ont été détectés
49:15dans l'air
49:16par les organismes
49:17spécialisés
49:18il est peu probable
49:20que les niveaux
49:20que nous allons retrouver
49:21dans le lait
49:22augmentent
49:23et qu'ils atteignent
49:25des doses maximales
49:26admissibles
49:27sur quelle région de France
49:29les nuages radioactifs
49:30sont passés ?
49:31il est d'abord
49:32pénétré par le sud-est
49:34par l'Italie
49:35et il y a également eu
49:36un passage
49:37à partir de l'Angleterre
49:38sur l'ouest de la France
49:41cette vérité
49:43est dissimulée
49:44ce silence
49:45ce mensonge
49:46pose un vrai problème
49:47le pouvoir
49:48du nucléaire en France
49:50la France
49:51le pays du tout nucléaire
49:53le pays le mieux équipé
49:54en centrale électronucléaire
49:56qui produit
49:57grâce au nucléaire
49:59plus de 60%
50:00de son énergie
50:01et un docteur
50:03m'a envoyé un message
50:03parce que ce matin
50:04on parlait évidemment
50:05de Tchernobyl
50:06j'ai eu l'occasion
50:07d'écouter avec intérêt
50:08votre émission ce matin
50:09j'étais de garde
50:09comme interne
50:10au SMUR de Nancy
50:11à l'époque
50:12et de garde
50:13au centre antipoison
50:14le soir de l'accident
50:15de Tchernobyl
50:16nous étions submergés
50:17d'appels par des personnes
50:18inquiètes
50:18des retombées sur la santé
50:20sur le nuage radioactif
50:21contrairement à ce qui a été dit
50:23sur votre plateau
50:23j'ai reçu l'ordre
50:24de la préfecture
50:25et de mon patron
50:26à l'époque
50:26de répondre que le nuage
50:28s'arrêtait à la frontière
50:29et qu'il n'y avait
50:30il ne faut pas en rire
50:31qu'il n'y avait pas lieu
50:32de s'inquiéter
50:33c'est juste mon petit commentaire
50:35et je lui ai demandé
50:35si je pouvais
50:37le lire à l'antenne
50:38et il m'a dit oui
50:40intéressant quand même
50:41oui c'était à l'Assemblée nationale
50:43allez-y bien Judith
50:45le discours officiel
50:47vous avez noté
50:48la conclusion du reportage
50:50ça interroge
50:50sur le pouvoir
50:51du tout nucléaire
50:52en France
50:52donc en fait
50:53c'est déjà un reportage
50:54militant
50:55anti-nucléaire
50:56c'est pas sur ça
50:57que ça a interrogé
50:57ça interroge
50:58sur l'apéritie
50:59du système soviétique
51:01parce que Tchernobyl
51:02c'est l'apéritie
51:03bien sûr
51:03il me manque du temps
51:06parce que
51:06si vous voulez parler
51:07du nucléaire
51:08il y a eu trois grands
51:10trois grands accidents
51:11dans le monde
51:12qui ont beaucoup
51:13marqué l'industrie nucléaire
51:15et ils l'ont quasiment stoppé
51:16pendant plusieurs décennies
51:18c'était
51:18Sriman Island
51:19aux Etats-Unis
51:20c'était
51:22l'accident en Ukraine
51:24et puis Fukushima
51:25qui n'était pas
51:26un accident nucléaire
51:26qui était un raz-de-marée
51:28sur une centrale nucléaire
51:29sujet différent
51:30c'est la localisation
51:31de l'installation
51:32c'est la question
51:33c'est la question aussi
51:34et ces trois accidents
51:36ont amené
51:37à littéralement geler
51:39les programmes nucléaires
51:40en France
51:40on n'a plus rien construit
51:42depuis la fin de Mitterrand
51:43on n'a plus touché au nucléaire
51:45on a démobilisé
51:46les équipes
51:47aujourd'hui
51:48quand monsieur
51:49Macron a changé d'avis
51:50parce que je vous rappelle
51:51qu'il s'est fait élire
51:52et qu'il a annoncé
51:53la fermeture de Fessenheim
51:55et puis surtout
51:55la réduction de moitié
51:57du parc de centrale nucléaire
51:58c'était quand même ça
51:59Macron numéro 1
52:00aujourd'hui il faut faire
52:0114 EPR
52:02et qui allait faire
52:03le service après-vente
52:04quand on fermait Fessenheim ?
52:06monsieur le premier ministre
52:07le cornu
52:08qui à l'époque
52:11était chargé
52:11de l'aménagement du territoire
52:13je suis déçu
52:13j'ai une séquence exceptionnelle
52:15France Inter
52:16qui a été épinglée
52:18parce que Jean Covici
52:19monsieur Jean Covici
52:20Jean Covici
52:20c'est les fans de Jean Covici
52:22ils le surnomment comme ça
52:24qui parlaient du nucléaire
52:25et qui parlaient
52:26des autres énergies renouvelables
52:28et visiblement
52:29l'analyse de Jean Covici
52:31n'était pas celle
52:32qui a été faite
52:33et résumée
52:33regardez par France Inter
52:35bien que la production nucléaire
52:36s'accompagne de risques
52:37Jean Covici précise dans l'extrait
52:39que c'est le mode de production
52:39d'électricité le plus sûr
52:41accident inclus
52:42avec des risques inférieurs
52:43aux alternatives
52:44comme les barrages
52:45ça c'est la note
52:46des internautes
52:46que ça lue
52:47mais ce qui est présenté
52:48par France Inter
52:49c'est pas du tout
52:49ce que Jean Covici
52:51a dit
52:51on le verra demain matin
52:52il y a un truc drôle
52:53on est en retard
52:54la frontière
52:55le plus efficace
52:56pour arrêter
52:57un nuage
52:57ou un virus
52:58qu'une immigration illégale
53:00et bien écoutez
53:01un truc drôle
53:02ah non
53:03Pierre vraiment on est en retard
53:04le nuage qui s'arrête
53:05à la frontière
53:06ça a été annoncé
53:06à la télévision
53:07au public
53:08et qui était le présentateur
53:10Noël Mamère
53:11qui devient ensuite
53:13député écologique
53:1413h53
53:15merci à tous
53:15l'info se poursuit
53:16sur CNews
53:17c'est face à Michel
53:18on prend en quelques instants
53:19merci à toutes les personnes
53:20qui ont préparé cette émission
53:21ainsi que les personnes en régie
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