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  • il y a 15 heures
Ce mercredi 22 avril, Alexandre Drabowicz, directeur des investissements chez CA Indosuez Gestion, et Olivier Malteste, directeur des investissements chez Altheis by Yomoni, se sont penchés sur la réaction des marchés face à la situation au Moyen-Orient, l'échec des négociations entre Téhéran et Washington, la résilience économique qui perdure aux États-Unis, la volatilité des cours du pétrole, le retour en force de la tech sur les marchés boursiers, Kevin Warsh qui prône l'indépendance de la FED, ainsi que l'impact de l'escalade en Iran sur l'économie mondiale, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Olivier Maltès, directeur des investissements de Alteis by Iomony.
00:10Bonsoir Olivier.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Ravi de vous retrouver.
00:12Alexandre Drabovitch, bonsoir Alexandre.
00:14Bonsoir Guillaume.
00:14Bienvenue également, directeur des investissements de CA, Crédit Agricole Indosues Gestion.
00:18On est content de vous retrouver l'un et l'autre.
00:20On va parler des publications dans un instant parce qu'à part dans la tech,
00:23personne n'ose relever ses prévisions.
00:25Depuis le début de cette saison de publication en Europe,
00:26personne ne relève ses prévisions, sauf dans la tech.
00:29Eh oui, la géopolitique pèse.
00:31Il y a trop d'incertitudes.
00:32Il suffirait d'un tweet, d'un poste de Donald Trump
00:34pour que les perspectives des entreprises varient.
00:38Comment vous voyez la situation là ?
00:40Il se trouve qu'on abandonne les bombardements, à ce stade en tout cas,
00:43pour l'instant pas de bombardements américains sur l'Iran,
00:45mais la poursuite du blocus quand même dans le détroit d'Hormuz.
00:48C'est une trêve armée qu'imposent les Américains aux Iraniens.
00:51Comment vous voyez les choses ?
00:53Est-ce qu'on a une idée du temps qu'il reste aux Iraniens pour tenir,
00:55pour continuer d'essayer d'imposer leurs conditions à des discussions ?
00:58Ils disent toujours, aujourd'hui les Iraniens,
01:00ils disent toujours qu'ils ne discuteront pas
01:02tant que ce blocus sur l'étroit d'Hormuz se poursuivra.
01:04Les Américains, eux, disent, on ne lèvera pas le blocus
01:06tant que l'Iran n'acceptera pas de signer.
01:10Olivier.
01:10La question est, qui a le plus de temps devant lui ?
01:13Et ça, on le verra.
01:15On voit bien, côté américain, côté Donald Trump,
01:17que le temps qui passe ne joue pas forcément en sa faveur.
01:20Ça le rapproche, évidemment, de ces élections globalement.
01:23Il y a toujours la question du mécontentement potentiel des Américains
01:27vis-à-vis de ce conflit, et notamment vis-à-vis du prix du pétrole
01:31et du coût du carburant de leur côté.
01:33On sait qu'ils sont aussi très impactés sur ce côté-là.
01:38Et on va rentrer en plus dans la driving season,
01:41donc la hausse des cours du carburant,
01:43ils vont vraiment la voir, la sentir.
01:44Ils vont vraiment, voilà.
01:45Donc on a l'impression comme ça que le temps,
01:48puisque les Iraniens ont l'air de pouvoir tenir leur blocus
01:51de manière un peu plus longue, forcément,
01:54parce qu'ils ont moins de sujets de population, évidemment.
01:58Donc la vraie question, elle est là.
01:59On est aussi, à chaque fois qu'on va se rapprocher de la fin
02:04des délais impartis.
02:05On sait que le temps monte toujours.
02:07Ça, c'est la politique aussi,
02:08et c'est la manière de négocier de Donald Trump.
02:10Donc la vraie question, elle est là.
02:11Qui a le plus de temps et qui peut jouer dans ce jeu de poker menteur
02:15et faire le blocus ?
02:18Néanmoins, les marchés ont l'air de s'inquiéter de moins en moins.
02:21Donc le pétrole, aussi, toujours un peu.
02:23Les taux restent à des niveaux relativement élevés,
02:25même si, depuis le début des conflits,
02:26ils n'ont pas non plus monté autant que ça sur les taux 10 ans.
02:29Il reste quand même sur reproche à 4,30 sur le 10 ans US.
02:32On est sur des niveaux relativement importants
02:34par rapport à ce qu'on a pu connaître.
02:36Mais côté action, le rebond a été violent et fort.
02:40Et donc, voilà, on est sur les plus hauts un peu partout.
02:44Et effectivement, sur les perspectives,
02:45c'est ce qui est intéressant sur les résultats trimestriels.
02:47Il y a à la fois les résultats en tant que tels,
02:49mais surtout les outlooks et donc les perspectives données
02:52par les entreprises pour essayer de voir un petit peu
02:53à quel point ça peut les impacter économiquement
02:56en termes de perspectives.
02:57Et on reste quand même globalement dans le flou.
02:59Ce qu'on regarde.
03:02Les bancaires, c'était assez intéressant sur ce niveau-là.
03:04Les résultats des bancaires qui sont plutôt très très bons.
03:07Et on a vu que le marché faisait la sélection
03:08entre la capacité et les clients qu'ils avaient
03:12en termes d'emprunts et en termes de cartes de crédit
03:15sur la qualité des clients,
03:16avec toujours cette idée de croissance en cas
03:18et de clients les moins fortunés
03:20qui pourraient être les plus en risque
03:22au niveau remboursement bancaire.
03:24Oui, c'est pour ça aussi, parce que le consommateur
03:25va finir par se lasser, s'énerver, s'agacer,
03:28arrêter de consommer.
03:29Et c'est pour ça que le temps tourne contre Donald Trump,
03:31mais il tourne peut-être encore plus vite contre l'Iran.
03:33C'est l'objet de ce blocus en tout cas,
03:35essayer d'asphyxier l'économie iranienne.
03:37Les capacités de stockage en pétrole de l'Iran
03:39sont presque pleines.
03:40C'est-à-dire que dans 2-3 semaines,
03:4212 à 16 jours, nous dit Goldman Sachs,
03:44nous dit JP Morgan,
03:45dans 12 à 16 jours,
03:46l'Iran ne pourra plus stocker davantage de pétrole.
03:48Donc il faudra à ce moment-là couper une partie de la production,
03:50ce qui coûterait très très cher à l'Iran.
03:52Les Américains tentent de noyer l'Iran dans son pétrole.
03:54C'est ça la stratégie.
03:56Mais vous dites, c'est plutôt Donald Trump
03:57qui voit le temps tourner contre lui que les Iraniens,
03:59parce qu'il y a cette résilience iranienne en fait.
04:01Il y a cette résilience à mesure où ce n'est pas une démocratie,
04:03tout simplement.
04:03Donc le pouvoir aujourd'hui, à ce stade,
04:05n'a pas de comptes à rendre.
04:07Exactement.
04:07Et après, il faut voir,
04:08alors on lit aussi,
04:09alors c'est toujours compliqué de savoir ce qui se passe réellement,
04:11mais on lit aussi que certains bateaux arrivent à passer
04:13et arrivent à franchir le blocus américain.
04:18C'est toujours compliqué de savoir exactement
04:20et à quel point ils avaient prévu,
04:22côté iranien aussi,
04:23d'avoir suffisamment de stocks et de pouvoir tenir globalement.
04:28Et tout sera ça aussi dans le cadre de la négociation.
04:31Ce qu'on a vu en tout cas,
04:32c'est qu'a priori,
04:32les Iraniens ne sont pas revenus à la table de négociation au Pakistan,
04:35contrairement aux Américains.
04:36Non, toujours pas.
04:37Qui voulaient y aller,
04:38puis finalement, ils n'ont pas décollé,
04:40parce que ça aurait été un peu ridicule de faire...
04:42Donc ils n'ont même pas décollé.
04:43Alors, on va suivre les choses.
04:44En tout cas, le marché est en train d'arbitrer.
04:46Le pétrole est en train de remonter fort.
04:47On a un marché actions au plus haut,
04:49Wall Street quasiment sur des records,
04:51Wall Street presque en paix,
04:52en temps de paix,
04:53et puis le pétrole toujours en temps de guerre.
04:54En tout cas, de guerre économique,
04:55avec ce blocus du 3 d'Orbouz,
04:56le Brent à 101 dollars en ce moment, Alexandre.
04:58Comment vous expliquez que Wall Street,
05:00ce soir,
05:00on va parler de l'Europe dans un instant,
05:01mais Wall Street monte encore,
05:03le S&P est en train de vivre son meilleur mois
05:05depuis novembre 2023.
05:07Le Nasdaq vit son meilleur mois depuis l'après-Covid,
05:10depuis avril 2020.
05:11C'est incroyable ce mois du Nasdaq,
05:12de hausse encore ce soir,
05:141,2%,
05:14la hausse du Nasdaq à l'instant,
05:15alors que le pétrole est à 101 dollars.
05:17Remonte également.
05:18Comment expliquez-vous cette résilience de Wall Street ?
05:21La première chose,
05:22c'est qu'on avait déjà eu quand même
05:24une petite baisse sur Wall Street,
05:26notamment sur la partie technologique avant la guerre,
05:28ce qu'on avait appelé le SaaS apocalypse
05:31à ce moment-là,
05:33avec des grands doutes finalement
05:34sur l'intelligence artificielle,
05:36la capacité à des entreprises
05:37de dépenser autant en capex et de monétiser.
05:41Et puis, moi,
05:42ce qui je trouve quand même assez frappant
05:43depuis la guerre en Iran,
05:45il y a eu un petit peu
05:46cette nouvelle réalisation
05:47depuis le 7 avril
05:48quand la société Anthropik
05:51a annoncé qu'ils avaient triplé
05:52leur chiffre d'affaires depuis 2025.
05:55Aujourd'hui, il y a quand même
05:55à 30 milliards de chiffres d'affaires.
05:57Ils étaient à moins de 10 milliards
05:59l'année dernière.
05:59Ils ont dépassé OpenAI.
06:01Ils ont pris le tournant,
06:02en fait,
06:03entreprise.
06:04Il y a maintenant
06:041 000 entreprises
06:06qui dépensent
06:07au minimum
06:071 million de dollars.
06:09Et tout d'un coup,
06:09il y a cette réalisation.
06:11Finalement,
06:11l'intelligence artificielle,
06:12elle va très vite encore
06:14en développement
06:15sur ces modèles.
06:17Elle commence même
06:18à devenir profitable.
06:19Anthropik devrait être profitable
06:20d'ici 2027,
06:21OpenAI 2030.
06:23Et donc,
06:23on arrive dans la saison
06:24des résultats
06:24où on a évacué peut-être
06:26le scénario extrême
06:28des prix du pétrole
06:29à 150 dollars
06:30avec une fermeture
06:31du 3 d'Hormuz
06:32pour 6 mois.
06:33Donc,
06:33le marché aujourd'hui,
06:34ça va réouvrir
06:35à un moment donné.
06:36Je regarde au-delà
06:37du stress aujourd'hui.
06:38D'ailleurs,
06:39si vous regardez,
06:39les prix du pétrole
06:40à 6 mois,
06:41à 12 mois,
06:42sont plutôt
06:43aux alentours
06:43de 75 dollars.
06:44Donc,
06:45ça ne veut pas forcément dire
06:45que le marché a raison.
06:47Mais en tout cas,
06:48en se basant
06:48sur ces prix à venir,
06:50une normalisation à venir,
06:51on rentre dans la saison
06:52des résultats aux Etats-Unis,
06:54on était avant la guerre
06:56à 12% d'attente
06:57de croissance des bénéfices,
06:58on est même à 15%,
06:59voire même pratiquement
07:0019% attendu.
07:01Ah bon ?
07:02Les valorisations
07:03se sont bien détendues aussi.
07:05Et donc,
07:06vous vous dites,
07:06si le marché
07:07ne progresse pas
07:09avec la saison
07:10des résultats,
07:11il va même encore
07:11baisser en termes
07:12de valorisation
07:13et notamment
07:14par rapport à l'Europe.
07:15Donc,
07:16on rentre dans la saison
07:16des résultats,
07:17on va avoir,
07:17on va rapporter cela
07:19à les autres qui vont venir,
07:19mais en tout cas,
07:20elle s'annonce
07:20plutôt bien.
07:22Un marché aussi
07:22qui a été positionné
07:23à contre-courant.
07:25Je pense que
07:26beaucoup d'investisseurs
07:27se sont allégés
07:28et c'est normal
07:29au mois de mars
07:29par rapport à ces événements,
07:31justement,
07:31pour un point de vue de risque
07:32ou même parce que certains
07:34prévoyaient effectivement
07:35ce choc de stagnation
07:37importante.
07:38Et on va rentrer dans le second
07:40trimestre aujourd'hui,
07:41un peu des épisodes
07:42qu'on a vus
07:42les années précédentes
07:43où les gens vont devoir
07:45mécaniquement
07:46et au fur et à mesure
07:47que le temps avance
07:47se réajuster.
07:49Parce que finalement,
07:49peut-être que ce choc
07:50ne sera pas aussi important
07:52qu'on l'avait en tête.
07:54la croissance
07:55du PIB américain
07:56au deuxième trimestre,
07:58on imaginait
07:58qu'elle allait tomber
07:59à 1,5% à quelques semaines.
08:00Aujourd'hui,
08:01on est plutôt
08:01à 2, 2,5%.
08:03Et on a vu au mois de mars
08:04la résilience des consommateurs,
08:05les ventes au détail
08:06elles ont été publiées
08:07du mois de mars.
08:08La guerre en Iran
08:09avait déjà démarré.
08:09C'est très très bonne,
08:10largement sur le mois de mars.
08:101,7% de croissance annuelle,
08:12c'est le meilleur chiffre
08:13depuis un an et demi.
08:14Mais en même temps,
08:14on commence à avoir
08:15des entreprises
08:16comme United Airlines
08:17et c'était le cas hier
08:18d'une autre compagnie aérienne
08:20qui disent
08:20on va être fortement impacté
08:21par l'augmentation
08:22du prix du kérosène.
08:23Ça va se voir
08:24dans le prix des billets d'avion.
08:26Il va faire quoi
08:26le consommateur américain
08:27face à ça ?
08:28Il est imperturbable
08:29vraiment dans sa frénésie
08:30de consommation
08:31où il va quand même
08:32se dire
08:33ah bah mince
08:34je vais un peu
08:35faire attention
08:36à mes fins de mois.
08:37Alors c'est toujours
08:37la même chose
08:38c'est quel consommateur américain
08:39dont on parle ?
08:40La fameuse économie en cas.
08:41C'est lui qui possède
08:42un...
08:42Là-bas la plus grande
08:43de l'être cas.
08:44C'est celui évidemment
08:46qui est fortement impacté
08:47mais c'est pas lui
08:48à la fin de la journée
08:49qui fait l'économie américaine.
08:51C'est triste à dire
08:52mais c'est le cas.
08:53Le reste va très très bien.
08:55Maintenant si on revient
08:56sur la bourse ABM
08:56parce qu'il ne faut pas confondre
08:58le consommateur américain
08:59qui va être touché
09:00par le prix du pétrole
09:01à la pompe, le diesel
09:02il va peut-être moins voyager.
09:04D'accord.
09:04Mais les résultats
09:05des entreprises
09:06parce que
09:06le S&P
09:07il va aller dans cette direction
09:09sont vraiment excellentes
09:11et on va certainement
09:12avoir peut-être encore
09:13de meilleurs résultats
09:14qu'attendus
09:14à un moment où les investisseurs
09:16sont peut-être en plus
09:16sous-positionnés
09:17et donc les gens
09:19on va changer de mode.
09:21Il y a un mois en arrière
09:22c'était ce qu'on appelle
09:22le foro
09:23la peur d'avoir
09:25des prix du pétrole
09:26trop élevés
09:26et là c'est le foro
09:28la peur de louper la hausse
09:29donc on a
09:30un changement de mentalité
09:31qui va s'opérer selon moi.
09:32Oui oui et vous estimez
09:33qu'on peut avoir
09:34une poursuite des records
09:35à Wall Street
09:35tout en ayant un moral
09:36des consommateurs
09:37lui sur des records
09:38en bas quoi.
09:39Le moral des consommateurs
09:40est sur des plus bas
09:41historiques là en ce moment
09:42aux Etats-Unis
09:42des plus bas des années 50
09:43le moral des consommateurs
09:44mais Wall Street
09:45les indices sont sur
09:46des plus hauts historiques.
09:47Cette divergence
09:48elle peut durer
09:48comme ça depuis trois ans
09:49pratiquement.
09:50Et en général
09:51quand on fait l'erreur
09:52d'interpréter
09:53le moral des consommateurs
09:54et quand on mesure
09:55la consommation
09:56il y a en général
09:57une différence
09:57très très importante.
09:59Soit disant ça va mal
10:00le consommateur
10:01dit ça va mal
10:02mais la consommation
10:03enfin les chiffres
10:03de consommation
10:04restent excellents
10:05grâce à quelques consommateurs
10:06on a fait quand même
10:072% de croissance
10:08on a encore
10:09nous prévoyons
10:10chez Indos Suez
10:11pour l'année
10:112,4% de croissance
10:13aux Etats-Unis
10:13ça reste des chiffres
10:14qui sont au-dessus
10:15du potentiel
10:16il y a des gains
10:17de productivité
10:17qui sont phénoménaux
10:18qui sont en train
10:19également d'arriver
10:20avec un impact
10:21sur la croissance
10:22donc je dirais
10:23ne pas sous-estimer
10:24comme on l'a fait
10:25très souvent
10:26le consommateur
10:27et le marché du travail
10:27qui va bien
10:28c'est même pour ça
10:28que la consommation
10:29se tient aussi
10:30c'est parce qu'ils n'ont
10:30pas peur de se retrouver
10:31j'aurais peut-être
10:31un peu plus nuancé
10:33sur ce que vous dites
10:34sur le marché du travail
10:35il y a quand même
10:36un ralentissement
10:38il y a cette expression
10:39il n'y a pas de licenciement
10:40il n'y a pas d'embauche
10:41donc on est plutôt
10:42à un marché
10:43qui est à ton
10:44même la réserve fédérale
10:47de Dallas
10:47récemment
10:48a même révisé
10:49et dit que
10:50la croissance mensuelle
10:54de création d'emplois
10:55pour maintenir
10:56le taux de chômage
10:57à ce niveau
10:58aujourd'hui
10:58est à zéro
11:00il y a quelques années
11:01en arrière
11:01c'était plutôt
11:02150 000
11:03après c'était 75 000
11:04créations d'emplois
11:05par mois
11:05il y a un mois
11:06on disait 30 000
11:08Waller l'a encore dit
11:09dans l'entretien
11:10ce week-end
11:10il est plutôt à dire
11:12que même à zéro
11:12création d'emplois
11:13même un tout petit peu
11:14négatif
11:15on maintient le chômage
11:16de récession
11:16et un chômage
11:17qui ne va pas déraper
11:19du fait de la politique
11:20migratoire aussi
11:20alors voilà
11:21on en est là
11:21c'est ces nouveaux équilibres
11:22auxquels le marché
11:23donne un prix
11:24et auxquels nous
11:24mentalement
11:25on tente de s'habituer
11:25on va plus lentement
11:26que les marchés
11:26c'est vrai
11:27c'est une nouveauté
11:28il y a plein de paradigmes
11:30nouveaux là
11:30qui sont en train
11:31de s'entocroiser
11:32certains sont transitoires
11:34d'autres sont au contraire
11:35en train d'installer
11:35de nouveaux piliers
11:36plus structurels
11:37et on essaie de deviner
11:38ce qui dans le marché
11:39relève de l'excès
11:40ou au contraire
11:40du juste prix
11:41vous êtes à l'aise
11:42avec les valorisations
11:42à Wall Street
11:43les niveaux de Wall Street
11:44le fait qu'on soit
11:44au plus haut historique
11:45même si le pétrole
11:46là aujourd'hui
11:46gagne 3%
11:48le Brent à 101$
11:49et de nouveau
11:50plus haut à Wall Street
11:50à l'instant même
11:51en fait moi
11:52la réflexion que j'ai
11:53depuis le rebond
11:55notamment
11:55qu'on a pu observer
11:57c'est de
11:58au début du conflit
11:59il y avait ce réflexe
12:00sur lequel on s'est dit
12:01c'est quand la situation
12:01n'est pas la même
12:02de se remettre en 2022
12:04puisque choc énergétique
12:06provoqué par un conflit
12:07et donc crainte d'inflation
12:08et même si la situation
12:09de départ n'est pas la même
12:10parce que les taux
12:11étaient beaucoup plus élevés
12:12que la situation
12:12du marché de l'emploi
12:13n'était pas la même
12:13il y avait cette espèce
12:14de rappel et de risque
12:15qu'est-ce qui va se passer
12:17si les taux montent
12:17pour contrer l'inflation
12:19avec en même temps
12:20donc il y avait un peu
12:20cette crainte là
12:21et moi j'ai l'impression
12:22que de plus en plus
12:23le scénario ressemble
12:24à celui de l'année dernière
12:252025
12:25sur lequel on avait eu
12:26un fort rebond
12:27après le décalage
12:29de 90 jours
12:30et la négociation
12:30des droits de douane
12:31et vraiment un questionnement
12:33globalement
12:34des institutionnels
12:35sur le côté
12:36les droits de douane
12:37de toute façon
12:37ils vont être plus importants
12:38que ce qui était le cas avant
12:39et c'est pas bon
12:40pour l'économie
12:40et donc il faut rester prudent
12:41en termes de positionnement
12:42il faut se méfier globalement
12:44des actions
12:44et au final
12:45l'année avait été très très bonne
12:46en termes de performance
12:47et là on revit
12:48un petit peu la même chose
12:48c'est-à-dire qu'on a ce réflexe
12:49de se dire
12:50le pétrole est trop élevé
12:52un pétrole au-dessus de 100 dollars
12:53et sur des périodes aussi longues
12:55c'est jamais très très bon
12:55pour l'économie
12:56il y a potentiellement
12:57un problème de stock
12:59un problème
12:59donc on sait que le pétrole
13:00devrait rester relativement élevé
13:01et en dessous
13:02de ce qu'on connaissait
13:03avant la période du conflit
13:04pendant un certain temps
13:06néanmoins
13:07le marché actions
13:08se comporte toujours
13:09très très bien
13:10et ne semble pas inquiet
13:12par un ralentissement économique
13:14de ce côté-là
13:15et de plus en plus
13:16le scénario ressemble
13:18à celui de l'année dernière
13:19sur le côté
13:19économiquement c'est pas bon
13:20ce qui se passe
13:21néanmoins
13:22côté actions
13:23il n'y a pas de problème
13:26et le risque
13:26il est plutôt justement
13:27d'être prudent
13:28trop longtemps
13:29potentiellement
13:30et c'est le faux mot
13:31le retour du faux mot
13:32et Wall Street
13:33a beau progresser
13:34Wall Street progresse
13:35néanmoins moins
13:36que ce qu'on attend
13:37de hausse des bénéfices
13:38à l'occasion
13:38de cette saison de publication
13:39c'est-à-dire que là
13:40on pourrait voir
13:40Wall Street progresser
13:41comme Wall Street progresse
13:42sans que les valorisations
13:43elles augmentent
13:44c'est ça qui est assez dingue
13:46et c'est vrai
13:46qu'il y a eu le trou d'air
13:47dont on parlait
13:48sur le côté
13:49valeur technologique
13:50à un moment
13:50avec des inquiétudes
13:51et puis les publications
13:52et les perspectives
13:53côté technologique
13:55restent toujours
13:55très très bonnes
13:56aussi parce qu'en termes
13:57d'investissement
13:58on a beaucoup parlé
13:59de la consommation
13:59mais ce qui fait souvent
14:01les récessions
14:01c'est la baisse
14:02de l'investissement
14:02des entreprises
14:03et surtout
14:03c'est souvent ça
14:04qui provoque
14:05les récessions
14:05et au terme d'investissement
14:07le domaine
14:08à mon avis
14:09qui va rester toujours
14:10clé en termes d'investissement
14:12pour les entreprises
14:12c'est toujours
14:13ce domaine de l'IA
14:14avec la peur
14:15d'être distancé
14:15par rapport aux concurrents
14:16et cette volonté
14:17toujours d'investir
14:18et de travailler
14:19sur cette révolution
14:20il y a quelques mois
14:21celui qui investissait
14:22le plus dans la tech
14:24dans les infrastructures d'IA
14:25celui qui mettait
14:26le plus d'argent
14:26était celui
14:27qui inquiétait le plus
14:28les marchés
14:28parce qu'on se disait
14:29c'est trop
14:29là on revient
14:30à l'inverse
14:31au contraire
14:31où on se dit
14:32non non
14:32c'est bon
14:32comme les valorisations
14:33se sont tassées
14:34aussi dans la tech
14:35on peut reprendre
14:35ce cycle d'investissement
14:36parce qu'il n'y a plus
14:37d'excès de valorisation
14:37et donc le marché
14:38peut redevenir confiant
14:40retrouver foi
14:41dans ce que nous annoncent
14:42les leaders de la tech
14:43oui il y a ça
14:44et puis le marché
14:44il a quand même deux côtés
14:46parce que d'un côté
14:47il y a ce côté là
14:47où on a l'impression
14:48que le marché dit
14:49n'investissez pas trop non plus
14:50parce qu'on n'est pas sûr
14:51que cela va réellement fonctionner
14:52vous allez être en capacité
14:53du coup
14:54de rentabiliser
14:55ces investissements
14:56et de l'autre côté
14:57à partir du moment
14:57où Anthropik
14:59annonce un nouveau développement
15:00dans un secteur
15:01on l'a vu
15:01dans le secteur du logiciel
15:02et bien
15:03toutes les valeurs
15:03des logiciels
15:04baissent fortement
15:05ça provoque une tension
15:06sur le marché du crédit
15:07et sur les prêts
15:09liés aux sociétés
15:10du logiciel
15:10donc on voit quand même
15:11ces deux parties
15:13au niveau du marché
15:13avec d'un côté
15:14le marché qui dit
15:15attention aux investissements
15:16est-ce que vraiment
15:17ça va changer la donne
15:18et est-ce que vous allez réussir
15:19à les rentabiliser
15:19et puis de l'autre côté
15:20dès qu'un service
15:21est vraiment impacté
15:22directement par l'intelligence
15:23artificielle
15:24et bien
15:26les investisseurs sortent
15:27globalement
15:27en se disant
15:28effectivement
15:29ça va perturber
15:29complètement
15:30et ça va changer
15:31radicalement
15:31la façon de travailler
15:32dans le futur
15:33et le monde économique
15:35donc il y a les flux
15:36il y a la puissance
15:37de la dynamique
15:38dans la tech
15:38dans l'intelligence artificielle
15:39et on se dit
15:40qu'avec tout ça
15:40Wall Street
15:41les marchés
15:41on viendra sur l'Europe
15:42dans un instant
15:42parce qu'en Europe
15:43c'est pas la même limonade
15:44on se dit qu'à Wall Street
15:46en tout cas
15:47la hausse
15:47le rattrapage
15:48Wall Street
15:49depuis le début d'année
15:50est quasiment à égalité
15:50avec l'Europe
15:51le rattrapage n'est pas fini
15:52et Wall Street
15:52va doubler l'Europe
15:53c'est votre pari
15:54ou pas là pour la suite
15:54Alexandre ?
15:56Alors nous
15:56on est très très précautionneux
15:57sur l'Europe
15:59ce qui est un petit peu
16:01nous a déjoué
16:01en début d'année
16:02puisqu'en début d'année
16:03c'est plutôt l'Europe
16:04qui était très très fort
16:05il y avait cette diffusion
16:06de la performance
16:06à l'international
16:07c'est-à-dire
16:08tous les marchés
16:09hors les marchés américains
16:10avec les doutes
16:11sur la technologie
16:13mais aujourd'hui
16:14quand on voit
16:15la différenciation
16:16sur les révisions
16:17croissance inflation
16:18dans les zones géographiques
16:19l'impact pétrole
16:21n'est pas le même
16:21dans toutes les zones
16:22nous en Europe
16:23on a l'impact pétrole
16:25en plus on a l'impact
16:26du gaz naturel
16:27qui va se faire en plus
16:28dans d'autant
16:28avec l'hiver prochain
16:30donc on a quand même
16:31cette dépendance
16:31quand même
16:32très très élevée
16:33ce qui veut dire
16:33que nos industries
16:34qui sont très très consommatrices
16:36de gaz naturel
16:37vont devenir
16:38beaucoup moins compétitives
16:39alors que le prix
16:40des gaz naturels
16:41aux Etats-Unis
16:41sont beaucoup plus bas
16:42mais les cours du gaz
16:42ne sont pas tellement montés
16:43que ça en Europe
16:44quand même
16:44le prix du pétrole
16:45et le gaz
16:45ne sont pas tant que ça
16:46même avant choc
16:47on a des prix du gaz naturel
16:49au niveau industriel
16:50qui sont au minimum
16:51trois fois supérieurs
16:52aux Etats-Unis
16:53donc même
16:54si on est passé
16:55le soir c'est 30 euros
16:57mégawatts-heure
16:57à 50
16:58c'est quand même
16:59une grosse augmentation
17:00sur les industriels
17:02dans les résultats
17:03on a vu
17:03il y a quand même
17:04les industriels
17:04qui souffrent
17:05sur leur marge
17:06les Etats-Unis
17:06c'est pas le cas
17:07il y a surtout de la tech
17:08nous on n'a pas de tech
17:09en Europe
17:09donc il y a une grosse
17:10différenciation
17:11qui va s'opérer
17:12entre les deux zones
17:13et c'est ça
17:13l'Europe c'est plus de dépendance
17:15en matière d'énergie
17:16vis-à-vis du Moyen-Orient
17:17et moins de tech
17:18résultat effectivement
17:19l'Europe recule
17:20aujourd'hui
17:20le baril de pétrole
17:21franchit les 100 dollars
17:22on est à 101 dollars
17:23le Brent
17:23l'Europe recule
17:24l'Eurosoc 50
17:25perd 0,5
17:25le CAC 40
17:26perd 1%
17:26moins 1%
17:27le CAC 40
17:28le S&P lui gagne 1%
17:29on est un petit peu
17:30entre les deux
17:31on n'a pas
17:32d'intelligence artificielle
17:33et on n'a pas
17:38ça nous déjoue
17:40maintenant il faut voir aussi
17:40qu'il y avait
17:41beaucoup d'investisseurs
17:42qui s'étaient repositionnés
17:43sur l'Europe
17:43là aujourd'hui
17:44on est pratiquement revenus
17:46à des performances similaires
17:48entre l'Europe
17:49et les Etats-Unis
17:49depuis le début de l'année
17:50on est quasiment à égalité
17:51là depuis le 1er janvier
17:52si on était le 1er janvier
17:53et on se dit
17:54on aura 3% croissant
17:55des bénéfices en Europe
17:56on aura 15% aux Etats-Unis
17:57on a des valorisations
17:59qui sont ajustées
17:59de 15%
18:00où est-ce qu'il faut
18:02allouer aujourd'hui
18:03sur les marchés actions
18:05nous notre pari aujourd'hui
18:06de toute façon
18:06c'est en premier
18:07les Etats-Unis
18:08après les émergents
18:10et US
18:12Japon et Europe
18:12sont pondérés
18:13mais quel secteur
18:14en Europe
18:15parce que l'année dernière
18:16on avait eu le secteur financier
18:17les banques
18:17qui avaient hyper bien performé
18:19là on s'attend plutôt
18:20à des hausses de taux
18:23en Europe
18:24est-ce qu'il faut
18:26s'en éloigner
18:27ou au contraire
18:27revenir ?
18:29alors
18:30pour les hausses de taux
18:31nous on n'y croit pas
18:32je pense que plutôt
18:33la BCE
18:33ne devrait rien faire
18:35maintenant
18:35est-ce qu'elle peut remonter
18:36les taux
18:37la réponse est oui
18:38mais ça sera je pense
18:39une erreur monétaire
18:41donc c'est-à-dire en Europe
18:42par exemple aujourd'hui
18:43la partie des petites capitalisations
18:45boursières
18:46elle est plutôt
18:46à mettre de côté
18:47on reste cela dit
18:49favorable plutôt
18:49sur la partie
18:50value en Europe
18:51donc les bancaires
18:52la défense
18:53ça reste selon nous
18:54même si on est sur des niveaux
18:55peut-être de valorisation
18:56un peu élevés
18:57très intéressants
18:58parce qu'aucune boîte de défense
19:00pour l'instant
19:00n'a osé relever
19:01ses prévisions
19:01pour la suite
19:02malgré la géopolitique
19:03qui leur est quand même favorable
19:04et ils ont raison
19:06d'être prudents
19:07dans les attentes
19:07parce que ça leur permettra
19:08finalement d'avoir des chiffres
19:10potentiellement meilleurs
19:10c'est peut-être l'inverse
19:12des boîtes américaines
19:12qui ont tendance à surpromettre
19:14nous on veut plutôt
19:14en Europe
19:15se le permettre
19:15et pas décevoir le marché
19:17maintenant pour venir
19:18à votre question
19:19je pense que pour moi
19:20le raisonnement aujourd'hui
19:21il est moins
19:22d'un point de vue sectoriel
19:24mais plutôt
19:25qu'elles sont
19:25les nouvelles tendances
19:26structurelles
19:27qui peuvent émerger
19:28on a beaucoup beaucoup parlé
19:29de l'autonomie stratégique
19:31qui est un thème
19:31relativement vaste
19:32ça s'appelait de la santé
19:33aux bancaires
19:34aux champions nationaux
19:35je pense qu'on se dirige
19:37de plus en plus
19:37vers le terme
19:39de l'autonomie stratégique
19:40lié aux matières premières
19:41les matières premières
19:43c'est à la fois
19:43le pétrole
19:44c'est les minerais
19:45c'est les métaux précieux
19:47parce que
19:48la crise montre quand même
19:49que beaucoup beaucoup
19:50d'états et de pays
19:51ont des dépendances
19:53aux matières premières
19:54très très importantes
19:55il va y avoir forcément
19:56une course d'accès
19:57aux métaux précieux
19:58aux métaux industriels
20:00à l'énergie renouvelable
20:01gaz naturel
20:03également pour dépenser
20:04en infrastructures
20:05et ça c'est quelque chose
20:06qui se diffuse
20:07dans beaucoup beaucoup
20:08de secteurs
20:09que ça soit aux Etats-Unis
20:10ou sur les émergents
20:11on aura des grands gagnants
20:12en Europe aussi
20:13et on rappelle aujourd'hui
20:14Emmanuel Macron
20:14qui annonce un plan
20:15Notre-Dame
20:16pour 150 projets
20:17justement
20:18industriels
20:19sur l'autonomie stratégique
20:20en matière
20:21justement d'accès aux minerais
20:23Imeris par exemple
20:24il y a un grand site
20:24comme ça de granit
20:25dans l'allié
20:26qui pourrait ce site
20:27nous permettre
20:28à nous Européens
20:29et Français
20:29d'acquérir un peu plus
20:30d'autonomie dans le lithium
20:31le lithium c'est hyper important
20:32pour les batteries électriques
20:33de véhicules électriques
20:34et donc Imeris là-dessus
20:35un grand projet
20:36et Emmanuel Macron annonce
20:37donc que 150 projets
20:38industriels de ce type
20:39ou d'accès aux minerais
20:40seront bien privilégiés
20:43pour bâtir cette souveraineté
20:44dont on a besoin
20:45rebâtir une souveraineté
20:46une facilitation
20:48d'un certain nombre
20:48de procédures
20:49comme on avait fait
20:50pour la reconstruction
20:51de Notre-Dame
20:51ce qui avait permis
20:52de reconstruire Notre-Dame
20:53en 5 ans
20:53alors qu'en temps normal
20:54ça aurait pris peut-être
20:5525 ans
20:55voilà
20:56donc la promesse
20:57l'annonce aujourd'hui
20:58d'Emmanuel Macron
20:58est-ce que cette fermeture
21:00du détroit d'Hormuz
21:00est-ce que ce conflit
21:01au Moyen-Orient
21:02va quand même
21:03engendrer une forme
21:04de petit miracle
21:05relancé à la natalité mondiale
21:07ben figurez-vous
21:08que la fermeture du détroit
21:09paralyse l'industrie
21:10des préservatifs
21:12oui
21:12le PDG de Carex
21:14Carex
21:14c'est 5 milliards
21:15de préservatifs
21:16produits chaque année
21:17le PDG de Carex
21:18annonce une hausse
21:19des prix des préservatifs
21:20de 25 à 30%
21:21pourquoi ?
21:22parce que
21:22ce blocage
21:23du détroit d'Hormuz
21:25ralentit les flux
21:26c'est le cas de le dire
21:27mais au-delà de ça
21:28il y a évidemment
21:29toutes les matières premières
21:29nécessaires pour faire
21:30des préservatifs
21:31et donc
21:31des coûts des préservatifs
21:33et des prix
21:33qui seront transférés
21:35aux consommateurs
21:35en hausse de 25 à 30%
21:37est-ce que tout ça
21:37va relancer la natalité ?
21:39bon on poursuit nos échanges
21:41allez dans un instant
21:41c'est votre data room
21:43c'est ça ?
21:43non non
21:43oui c'est moi
21:44voilà c'est ma data
21:44à suivre
21:46vous avez des chiffres chocs
21:47à nous présenter aussi
21:48dans un instant
21:48la data room
21:49d'abord à 7 minutes
21:50de la clôture
21:50le CAC 40 est en baisse
21:51de 0,9%
21:52juste sur l'impact
21:53pour les préservatifs
21:54c'est très sérieux
21:55le PDG de Carex
21:56qui alerte
21:56donc sur les hausses
21:57de prix à venir
21:57on en parlait aussi
21:58avec John Passard
21:59dans USA Today
22:00le CAC est en baisse
22:00avec Lanterne Rouge
22:01Bureau Veritas
22:02Eurofins
22:03deux valeurs en repli
22:03de 10%
22:05déception notamment
22:06du côté d'Eurofins
22:07scientifique
22:07pour Bureau Veritas
22:08la baisse est peut-être
22:09jugée un peu plus excessive
22:10les autres replis
22:11aujourd'hui
22:11on a FDJ United
22:12dans laquelle pas mal
22:13de particuliers sont investis
22:14le titre perd 8%
22:15avec un impact
22:16des hausses d'impôts
22:17en France et aux Pays-Bas
22:18en France c'était connu
22:18ces hausses d'impôts
22:19moins 8% quand même
22:20pour FDJ
22:21qui abandonne
22:21ses prévisions
22:23en matière de chiffre d'affaires
22:24il y aura un mondial de foot
22:25dans quelques semaines
22:26qui ne permettra même pas
22:27FDJ de profiter
22:29d'une hausse
22:29de son chiffre d'affaires
22:30cette année
22:30FDJ renonce
22:31à espérer une hausse
22:32de chiffre d'affaires
22:33pour cette année
22:332026
22:34en hausse en revanche
22:35Danone
22:36oui ça c'est une belle publication
22:37Danone
22:37plus 2,3%
22:38on a aussi Total Energy
22:40plus 1,3%
22:41c'est d'ailleurs
22:42sur Total Energy
22:43alors c'est une hausse
22:44nouvelle hausse aujourd'hui
22:45messieurs
22:45on en parle avec
22:46Alexandre et Olivier
22:48nouvelle hausse ce soir
22:49grâce au pétrole
22:50qui progresse
22:50101$
22:51et UBS estime que
22:53ouais c'est la fête
22:54Total Energy
22:55est redevenue
22:56première pondération
22:56du CAC 40
22:57mine de rien
22:58avec ce conflit
22:58au Moyen-Orient
22:59c'est à nouveau
22:59la première pondération
23:01et d'après UBS
23:02ils vont annoncer
23:02Total Energy
23:03la semaine prochaine
23:04à l'occasion de leur publication
23:05une hausse de leur dividende
23:06de 5%
23:07et toujours plus
23:08de rachat d'actions
23:08parce qu'ils en ont
23:09encore plus les moyens
23:10voilà
23:10vous parliez de souveraineté
23:11Total Energy
23:12c'est un instrument
23:12de notre souveraineté
23:13en l'occurrence
23:14et pour les actionnaires
23:14peut-être une opportunité
23:15ou pas
23:17oui après
23:18il y a toujours
23:19moi je suis toujours
23:20un peu inquiet
23:21lorsqu'il y a des annonces
23:21comme ça
23:22de bons résultats
23:23à un moment
23:23où l'État
23:23cherche des moyens
23:24d'arriver à financer
23:25des aides
23:26pour les particuliers
23:29il y a toujours
23:30j'ai toujours
23:31un petit peu peur
23:32de la déception
23:32avec une décision
23:34du coup
23:34de faire une taxation
23:36exceptionnelle
23:37un soutien
23:38un petit peu national
23:39pour aider
23:40justement
23:42toujours avec
23:43cette vision
23:44de Total
23:45qui profiterait
23:45de la hausse
23:46des cours de l'énergie
23:47et qui du coup
23:47augmenterait
23:48ses résultats
23:49et ses profits
23:49mais sinon
23:50évidemment
23:51Total
23:52c'est une valeur
23:53qui profite
23:54de la hausse
23:55des prix de l'énergie
23:56et ça permet aussi
23:57de multiplier
23:58les investissements
23:59par la suite
24:00pour arriver
24:01à trouver du pétrole
24:01Publication
24:02mercredi prochain
24:03Total Energy
24:04ce sera le 29 avril
24:06ce soir le CAC 40
24:07perd 0,8%
24:08l'Allemagne divise
24:09par deux
24:10sa prévision de croissance
24:11pour cette année
24:11mine de rien
24:11on voit la différence
24:12avec les Etats-Unis
24:13l'Allemagne
24:14très exposée
24:15aux matières premières
24:16et dépendante
24:17du gaz du Moyen-Orient
24:18divise par deux
24:18sa prévision de croissance
24:19voilà
24:20et c'est là
24:21ça rappelle 2022
24:22c'est vrai que le choc énergétique
24:23il est toujours
24:24important
24:25en Allemagne
24:26et c'est vrai
24:26qu'on l'a évoqué
24:27rapidement
24:28mais il y a aussi
24:28la différence
24:29de perception
24:30des banques centrales
24:31entre la banque centrale
24:31américaine
24:32qui a quand même
24:32une inflation
24:33qui est bien supérieure
24:34à celle qu'était
24:35l'inflation
24:36au niveau de la zone euro
24:37et néanmoins
24:38une banque centrale
24:39européenne
24:39qui alerte
24:41beaucoup plus
24:41et qui semble
24:42sur le point
24:43de monter ses taux
24:44beaucoup plus rapidement
24:44même si c'est de manière
24:45temporaire
24:46que la banque centrale
24:47américaine
24:47et ça aussi
24:48ça va forcément
24:49peser sur les valorisations
24:51on peut effectivement
24:52penser que ce serait
24:53une erreur
24:53néanmoins
24:54la banque centrale
24:54européenne
24:55peut décider
24:55c'est son bon art
24:56c'est la stabilité
24:57des prix
24:58même temporairement
24:59les minutes ont été
25:00un peu rassurantes
25:00les comptes rendus
25:01ont été un peu rassurants
25:02sur la dernière réunion
25:03mais ce serait une erreur
25:04politique monétaire
25:05que de rever les taux
25:05c'est votre idée
25:06en tout cas ce serait
25:06mauvais pour la croissance
25:07c'est une croissance
25:07qui est relativement faible
25:08aussi
25:08et c'est toujours
25:10le même problème
25:10est-ce qu'on résout
25:11un problème d'offre
25:12en réduisant la demande
25:14c'est pas la solution
25:15l'Allemagne divise par deux
25:17sa prévision de croissance
25:18cette année
25:18et alors l'exposition
25:19de l'Allemagne
25:20à cette tension
25:22au Moyen-Orient
25:22cette fermeture
25:23du détroit d'Orbouz
25:24elle n'échappe pas
25:25à la Russie
25:26il se trouve que
25:27du gaz kazakh
25:28du pétrole kazakh
25:30surtout
25:30continuait d'approvisionner
25:31l'Allemagne
25:32notamment l'est de l'Allemagne
25:33tout au long des derniers mois
25:34mais ce pétrole
25:35chemine par la Russie
25:35l'oléoduc
25:36passe par le territoire russe
25:38et bien la Russie
25:38en pleine crise énergétique
25:40la Russie annonce
25:42qu'elle coupe
25:42cet éoléoduc
25:43qui a cheminé
25:44du pétrole kazakh
25:45donc vers l'Allemagne
25:46la Russie a choisi
25:47de faire pression
25:47sur l'Allemagne
25:48au pire des moments
25:49en quelque sorte
25:49alors la dépendance
25:51c'est pas trop important
25:52vis-à-vis du pétrole kazakh
25:53le gouvernement allemand
25:53là-dessus veut rassurer
25:55mais on voit que Moscou
25:57reste à l'affût
25:57quand même Alexandre
25:59c'est oui
26:00c'est vrai que
26:00le timing est terrible
26:01l'impact sur l'Allemagne
26:02va être important
26:03d'ailleurs si on prend
26:04un tout petit peu de recul
26:05vous disiez que le chiffre
26:06de croissance divisé par deux
26:07mais ça veut dire quoi
26:08ça veut dire que finalement
26:10depuis les annonces
26:11de dépenses de l'Allemagne
26:12en 2025
26:13et bien le choc énergétique
26:15a contré à 100%
26:17tout l'effort budgétaire
26:19que l'Allemagne
26:19était prête à faire
26:20pour relancer l'économie
26:21on parlait à un moment donné
26:22une Allemagne
26:23qui pourrait faire
26:23d'autres croissances
26:24on revient à 0,5
26:250,5
26:26c'est l'épaisseur du trait
26:27on n'est plus très loin
26:28d'une récession technique
26:29on n'en parle pas encore
26:31mais dans quelques mois
26:32c'est un sujet
26:33qui va revenir
26:33sur la table
26:34ça va réalimenter
26:35évidemment le débat
26:37comment l'Allemagne
26:38peut finalement
26:39repenser son mix énergétique
26:40le sujet nucléaire
26:42on l'ouvre
26:42on le ferme
26:43il va forcément être ouvert
26:44à un moment donné
26:44on est quand même
26:45très très loin
26:46pour pouvoir le relancer
26:47et donc l'Allemagne
26:48va rester
26:49dans un environnement
26:51assez complexe
26:52ce soir
26:53la bourse de Francfort
26:54est en repli
26:54très limité
26:55moins 0,2
26:56alors que le CAC 40
26:56souffre davantage
26:57plusieurs poids lourds
26:58qui souffrent
26:59on le disait
26:59sur les publications
27:00le luxe aussi est en baisse
27:01aujourd'hui
27:01moins 2,8%
27:03par exemple
27:03pour le titre
27:04Kering en ce moment
27:06est-ce que la BCE
27:07relèvera ses taux
27:07la question est posée
27:08est-ce que la Fed
27:09arrivera à aller baisser
27:10la Fed
27:11Kevin Walsh
27:12a passé son audition
27:13c'était hier
27:13devant le Sénat américain
27:15vous l'avez trouvé convaincant
27:16finalement
27:16Kevin Walsh
27:17futur président de la Fed
27:18donc
27:19si vous étiez sénateur américain
27:20est-ce que vous confirmeriez
27:22sa nomination
27:22Olivier ?
27:23moi j'ai trouvé assez convaincant
27:24c'était pas une partie de plaisir
27:25et ça je pense qu'il ne s'attendait pas
27:27à avoir une partie de plaisir
27:28mais sur un certain nombre de points
27:30j'ai trouvé qu'il était
27:31relativement convaincant
27:32sur le côté
27:34c'est ce qu'il a cherché à montrer
27:35le fait de l'indépendance
27:37de la Banque Centrale
27:37c'est pas parce que
27:38des politiques s'expriment
27:40chacun ses responsabilités
27:41et la conduite de la Banque Centrale
27:43doit être faite
27:43indépendamment du bruit
27:45qu'il peut y avoir autour
27:45et des pressions qui sont exercées
27:47ce qui est intéressant
27:48c'est sa vision
27:50sur la baisse du bilan
27:52là-dessus il est confortable
27:53il reste conforme
27:54à ce qu'il avait en tête
27:55il a toujours été présenté
27:56comme étant plutôt au quiche
27:57donc sur les taux
27:58peut-être qu'il les baissera
27:58et notamment
28:00face à la volonté
28:01de baisser le bilan de la Fed
28:02pour lui
28:03des baisses de taux sont possibles
28:04si parallèlement
28:05on continue de réduire le bilan
28:06c'est l'idée
28:06et si on a un bilan de la Fed
28:08réduit dans ce cas
28:09même des baisses de taux
28:10ne provoqueraient pas
28:11un retour d'inflation
28:12c'est sa vision
28:12pas d'inflation
28:13si le bilan est bas
28:14ce qui est plus perturbant
28:15c'est la volonté
28:16de réduire un peu
28:17la communication
28:19de la part des membres
28:20de la Fed
28:22de potentiellement
28:23limiter aussi
28:24le nombre de réunions
28:25moins de transparence
28:26moins de transparence
28:27c'est ça qui est un peu plus
28:29c'est ça qui peut être
28:30un peu plus perturbant
28:31de presse
28:31exactement
28:32et puis changer un peu
28:33sortir du corps PCE
28:35comme un indicateur d'inflation
28:36pour essayer de trouver autre chose
28:37donc tout ça
28:38c'est un peu plus structurel
28:40et ça peut perturber
28:41on le disait
28:42on cherche toujours
28:43des points de repère
28:43sur le marché de l'emploi
28:44si on nous change aussi
28:46les points de repère
28:46globalement sur la banque centrale
28:48ça peut être un peu plus mitigé
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