- il y a 2 jours
Ce lundi 13 avril, Xavier Patrolin, président d'Albatros Capital, et Véronique Riches-Flores, économiste indépendante et fondatrice de RichesFlores Research, sont revenus sur le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran, et son impact sur le cours du pétrole, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Et nos experts qui nous accompagnent ce soir jusqu'à la clôture pour une bonne petite demi-heure,
00:07il vient à l'instant de nous rejoindre, Xavier Patrolin, le président d'Albatros Capital.
00:13Bonsoir Xavier.
00:14Bonsoir Guillaume.
00:14C'est une entrée en direct et en live.
00:17Véronique Richlores aussi nous accompagne en fil rouge. Rebonsoir Véronique.
00:20Bonsoir.
00:20Pour Richlores Research, vous êtes économiste indépendante et fondatrice de RF Research.
00:24Ce soir donc, le CAC est en repli certes, mais un repli finalement bien plus modéré que ce qu'on
00:29aurait pu craindre du fait de la fin des négociations.
00:32Enfin la fin des négociations, on ne sait pas en fait entre Américains et Iraniens.
00:34En tout cas, ce nouveau coup de pression américain et ce blocus désormais, Xavier, à l'œuvre dans le détroit
00:39d'Ormouz.
00:40Blocus américain sur les navires liés à l'Iran dans le détroit.
00:43Il est à l'œuvre ce blocus depuis maintenant un peu plus d'une heure.
00:46Le baril de Brent est à 100 dollars.
00:48On a un regain de tension et d'inquiétude sur les marchés, mais pas non plus de panique.
00:51Loin de là, on perd à peine 0,4 sur le CAC.
00:52Ah oui, on pourrait même dire une indifférence marquée.
00:56Donc je pense que le marché privilégie le fait que le cessez-le-feu court encore pour une dizaine de
01:03jours.
01:05Et donc, il n'y a pas d'hostilité marquée, si ce n'est effectivement, comme tu l'as signalé
01:10avec habileté dans ton mail de début d'après-midi ou de fin de matinée,
01:15c'est un blocus du blocus.
01:17Et moi, j'aimerais attirer...
01:19Ce n'est pas du tout l'analyse qu'en fond le marché.
01:21Jusqu'à aujourd'hui, enfin, jusqu'à depuis la Seconde Guerre mondiale, mais peut-être même avant,
01:26l'économie américaine est une économie à dominante maritime.
01:28Tout simplement parce que le continent américain, comme sud-américain, est entouré par le Pacifique et l'Atlantique.
01:34Donc c'est une puissance maritime.
01:35Et toute la construction, le développement économique du XXe siècle s'est faite sur la notion de puissance maritime.
01:42La mondialisation euro, ce que vantaient certains il n'y a pas si longtemps encore,
01:46était celle-là même qui passait par les portes-containers, les containers et autres.
01:51Et ce qui vient de se passer là est un fait sans précédent dans l'économie, dans l'histoire contemporaine.
01:55C'est-à-dire que la puissance qui, jusqu'à aujourd'hui, garantissait les voies maritimes,
02:01donc les voies commerciales de la mondialisation, c'est-à-dire l'US Navy, la puissance américaine,
02:06vient de provoquer, provoque un blocus.
02:09Alors on peut y voir simplement une opération tactique pour rajouter une pression additionnelle auprès des Iraniens.
02:16Moi je pense que non, je pense que, enfin, je pense que non, c'est un peu, il faut utiliser
02:19le conditionnel,
02:20ne soyons pas trop impératifs, mais je pense que c'est une bascule.
02:23Ça laissera un précédent.
02:25Ah mais c'est un précédent, pour moi c'est un précédent, c'est un précédent,
02:27puisque tous ces lieux, tous ces goulets d'étranglement,
02:33tous ces voies étaient des lieux qui bénéficiaient d'une neutralité.
02:36Pensons au détroit du Bosphore, il y a un traité, je sais, il remonte en 1936-1937,
02:42c'est un travail de la puissance, des puissances économiques de l'époque.
02:47C'est le fruit long à mûrir de l'histoire.
02:50Voilà, c'est ça.
02:51Et donc, que la puissance dominante provoque un blocus sur le blocus,
02:56alors entre guillemets, ça c'est quelque chose de...
02:59Alors un blocus sur le blocus, c'est à dire, moins fois moins,
03:02moins fois moins en maths, ça fait plus ?
03:03On ne peut pas imaginer que le blocus du blocus se débloque ?
03:05Ça dépend si c'est tu, tu multiplies.
03:07Non, ça veut dire qu'au fond, les Etats-Unis considèrent que dans la négociation
03:12dans laquelle ils sont à nouveau rentrés, enfin on n'en sait rien, on n'en sait trop rien,
03:16on considère qu'au fond, tous les coups sont permis.
03:18Ils bloquent, alors on va me dire, non, ils ne bloquent pas le détroit d'Hormuz,
03:22ils bloquent les ports iraniens qui donnent accès au détroit d'Hormuz.
03:26On joue sur les mots.
03:28Et donc ça, je pense que par exemple, pour l'Empire du Milieu, pour l'Europe,
03:33c'est une révolution copernicienne qui a eu.
03:36Pensons juste à la situation que nous avions avant le conflit russo-ukrainien.
03:43L'Europe importait du gaz par voie terrestre, par des gazoducs, depuis la Russie.
03:49débute le conflit russo-ukrainien et on a cette superbe idée de dire, on va interrompre,
03:53on va rompre les liens terrestres, énergétiques, avec la Russie, puisque c'est l'Empire du Mal,
04:00et on va nouer des contrats avec qui ? Les Etats-Unis ou avec qui ? Le Qatar.
04:04Donc on va se tourner vers la mer.
04:05On va se tourner vers la mer. Superbe idée.
04:08Superbe idée.
04:09Non seulement on devient dépendant d'une puissance qui s'affranchit du droit,
04:13du droit international, elle s'affranchit du droit en intérieur.
04:17La Cour suprême a quelques difficultés à faire valoir le droit aux Etats-Unis,
04:20mais même le droit international.
04:22Là, ce que viennent de faire les Etats-Unis, c'est quelque chose d'absolument transgressif.
04:25D'ailleurs, je suis surpris que la seule réaction à cette heure,
04:29la seule réaction que nous voyons, c'est la réaction chinoise.
04:32Les Chinois ont dit, nous souhaitons que la liberté...
04:35C'est la Chine qui...
04:37Les Britanniques l'ont dit aussi.
04:38Oui, mais de manière... Oui, bien sûr.
04:40C'est une puissance maritime aussi.
04:42Et donc, ce qui est en train de se passer, ça va mettre...
04:45Ça redistribue les cartes.
04:46Au fond, ça assure... Je termine là-dessus.
04:48Ça assure à la puissance énergétique américaine,
04:51puisqu'elle est quasiment autosuffisante avec le gaz de schiste et tout ce que vous voulez.
04:54Ça fragilise, évidemment, la zone moyenne orientale, le golfe Persique.
04:59Et ça ne peut pas être golfe Persique tout à fait par hasard.
05:01C'est parce que la Perse est dominante dans la région historiquement.
05:04Et surtout, ça fragilise l'Europe et la Chine.
05:09Ça fragilise l'Europe parce que l'essentiel du commerce,
05:12de ses importations énergétiques,
05:15passe par le golfe Persique et le canal de Suez.
05:20Et donc là, il y a une fragilisation.
05:22Souvenons-nous quand même que Donald Trump, il y a à peine deux semaines,
05:26appelaient les poltrons européens pour qu'ils aillent réouvrir le détroit d'Hormouz.
05:32Celui-là même qui appelait les poltrons européens à ouvrir le détroit d'Hormouz
05:36est en train de le fermer et dire aux Européens,
05:39si vous voulez acheter des énergies pas chères, venez chez nous.
05:41Elles sont deux à trois fois plus chères que chez votre ennemi russe.
05:45Et les Chinois ?
05:46Alors là, les Chinois, pour un coup, ils sont très habiles.
05:48Parce que eux, les routes de la soie,
05:51ils y ont pensé depuis une dizaine, une quinzaine, une vingtaine d'années.
05:53Oui, j'ai cru que vous alliez dire deux siècles, mais deux siècles aussi.
05:56Oui, deux siècles.
05:57Mais donc, il est possible qu'au fond,
05:59que ce petit événement qui a lieu au travers de cette opération Epic Fury
06:04soit un point de bascule et qu'il nous fasse retourner
06:07vers un commerce par les voies terrestres.
06:09C'est beaucoup trop tôt pour le dire.
06:11Mais ça, à ce moment-là, ça a des conséquences extrêmement lourdes
06:13pour l'économie mondiale.
06:14Parce qu'en termes d'inflation, enfin, dans tout ce que tu veux,
06:17en termes de primes du risque, le marché...
06:19Parce que des eaux internationales, il y en a,
06:21des terres internationales, il n'y en a pas en l'occurrence.
06:22Donc, il faut les franchir, les frontières.
06:24Exactement.
06:25Mais là, il y a toujours des goulets d'étranglement.
06:27On peut penser, évidemment, au détroit d'Ambour.
06:29On peut penser à ce qu'il y a en mer de Chine.
06:31On peut penser au détroit de Gibraltar.
06:32Celui-là, il est entre guillemets plus neutre.
06:35Détroit de Malacca.
06:37Détroit de Malacca, détroit de Magellan, l'Arctique.
06:41Taïwan.
06:42Donc, ça, on ouvre potentiellement une boîte de pandore
06:46d'instabilité pour l'économie mondiale.
06:48C'est beaucoup trop tôt pour le dire.
06:49Tu vas me dire, c'est un esprit complètement farfelu.
06:51Ce n'est pas le sujet du moment.
06:52En tout cas, ce n'est pas ce que price les marchés.
06:55Le marché, price, c'est une affaire, c'est de la rigolade.
06:57L'US Navy, on voit des destroyers qui font des ronds dans l'eau
07:00au milieu du détroit d'Hormuz.
07:02Et zéro problème.
07:03Moi, je pense que les Iraniens y ont réfléchi depuis quelques temps.
07:06Bras de fer sur un bras de mer.
07:07On est en plein dedans, là, ce bras de fer sur le détroit d'Hormuz.
07:10Clairement.
07:10Et c'est vrai que le marché a l'air de se dire, c'est un jeu.
07:12Enfin, le marché ne panique pas du tout.
07:15On a même Wall Street qui progresse cet après-midi.
07:17Parce que, justement, l'économie américaine peut sortir gagnante.
07:19Les Américains vont pouvoir vendre encore plus de GNL, etc.
07:21Il y a le poids croissant des acteurs des hydrocarbures américains dans les indices.
07:25C'est ça qu'on observe à travers les marchés, Véronique ?
07:29Oui.
07:29Les marchés ont du mal à se projeter.
07:34Alors, il y a toujours cette idée que, finalement,
07:38Donald Trump reste très sensible à ce qui se passe sur les marchés financiers.
07:41et que, finalement, c'est un espèce de jeu de poker menteur.
07:47Et si les marchés trébuchent trop fort, bon, il changera d'opinion
07:50ou il ajustera le tir.
07:52Bon, le terme n'est pas forcément...
07:54Mais bon.
07:55Et finalement, tout ça conduit les investisseurs à relativiser énormément.
08:03Sauf, vous le mentionniez tout à l'heure, quand même,
08:06sur les taux d'intérêt, où on commence à avoir des tensions persistantes.
08:10Mais, même à ce niveau-là, je dirais que, finalement,
08:13on a gagné, quoi, 50 points de base sur les taux à 10 ans,
08:17un peu plus sur certaines échéances ou sur certains pays,
08:20mais, y compris sur les taux d'intérêt à long terme,
08:23je trouve que le choc, il est loin d'être proportionnel
08:26à ce que nous suggère l'impact économique,
08:30autant où on parle de ce qu'on connaît déjà,
08:34c'est-à-dire des prix durablement au-dessus du pétrole,
08:37durablement supérieur à 100 dollars, plus des tensions, etc.,
08:40des problématiques de dette publique.
08:43Donc, le marché, effectivement, pour l'instant,
08:46est un peu sous perfusion.
08:50Une perfusion qui, dans les banques centrales,
08:52n'injectent pas d'argent dans le marché.
08:54Non, mais il y a quand même pas mal de liquidités,
08:56encore dans le marché.
08:57Donc, à ce niveau-là, je pense que c'est un effet...
09:01Alors, il y a plusieurs explications possibles.
09:04D'abord, il y a encore une situation de liquidités
09:06qui est assez confortable.
09:07Il y a aussi le fait que, finalement,
09:10quand les marchés ont progressé,
09:12comme ils l'ont fait au cours des six mois
09:14antérieurs à la crise,
09:16finalement, ça permet d'accepter de perdre.
09:19On perd 10 %.
09:20Bon, on en avait gagné 30.
09:21Donc, pour l'instant, ça ne mord pas trop.
09:25Et finalement, je pense que,
09:27notamment peut-être davantage du côté des particuliers,
09:30mais là, je suis moins bien placée pour le percevoir.
09:34Pour l'instant, même pas mal.
09:36Bon, d'accord, allez, on perd 10 %, mais ce n'est pas grave.
09:38Tant que l'acquis n'est pas rogné.
09:43Mais...
09:43Et puis, il y a l'histoire qui nous apprend que les conflits,
09:46pendant...
09:46Au début, ça fait mal sur les marchés, ça pique un peu.
09:48Et après, on en sort toujours par le haut.
09:50Et vraiment par le haut, parfois puissamment,
09:51des conflits comme celui qu'on est en train de vivre.
09:53Certaines études montrent que l'évolution des marchés
09:55suit exactement ce qu'elle a été lors des conflits précédents,
09:59des grands conflits précédents, sur les 50 dernières années.
10:01On a perdu 6-7 %, pas beaucoup plus.
10:04Et derrière, un an plus tard, un an après la fin du conflit,
10:06on a quasiment fait plus 20.
10:08Alors, c'est vrai, mais sur les 50 dernières années,
10:10on n'a pas eu véritablement de conflit
10:12qui est remis à plat l'ordre international, si je puis dire.
10:17Ou alors, si, bien évidemment, le bloc de l'Est,
10:20l'éclatement du bloc de l'Est,
10:22mais c'était plutôt dans le sens positif pour les marchés mondiaux.
10:26Là, on est sur une autre histoire qu'on ne peut pas trop décrire,
10:31d'ailleurs, on ne sait pas laquelle elle sera,
10:33mais qui, potentiellement, vient complètement remettre à place
10:37ce qu'on a connu.
10:38Et ça, je pense, c'est une dimension qui est, pour l'instant,
10:41totalement absente.
10:42Donc, ça incite effectivement à la prudence
10:45ou à la réserve par rapport à ce qu'on observe.
10:47Oui, mais est-ce que l'optimisme des marchés,
10:49mais même sur la séance du jour,
10:50ne vient pas du fait que ce blocus
10:53permette aux Américains de mettre le temps dans leur camp ?
10:56C'est-à-dire que jusqu'ici, depuis le début de cette guerre,
10:58on n'arrêtait pas de dire
10:59les Iraniens ont beaucoup de faiblesses par rapport aux Américains,
11:02mais ils ont un avantage, c'est le temps.
11:04Le temps joue pour les Iraniens, on n'arrêtait pas de le dire.
11:06Est-ce qu'en asphyxiant l'économie iranienne
11:07à travers ce blocus sur les navires iraniens,
11:09le but de Donald Trump n'est pas justement d'inverser les choses
11:11et faire que le temps joue contre l'Iran, désormais ?
11:13Mais non, ça ne tient pas là.
11:15Vous n'allez pas asphyxier l'économie iranienne
11:21parce que vous avez mis deux destroyers,
11:24ou alors il faut que l'US Navy déploie quasiment
11:26l'intégralité de sa capacité dans l'océan Indien
11:29pour vraiment bloquer complètement l'océan Indien.
11:33On peut tirer avec des avions, c'est possible.
11:36Oui, mais on voit bien que la supériorité,
11:37alors on ne va pas faire un débat d'experts militaires,
11:40on voit bien que la supériorité aérienne américaine
11:44qui ne semble plus contestable
11:45n'a pas empêché les bergers iraniens
11:48datant du néolithique d'être toujours en place
11:53et d'autoriser à discrétion
11:57à 1-2 millions de dollars de droits de péage.
12:00Donc l'asphyxie financière et le fait de placer le temps,
12:04le facteur temps contre l'Iran, vous n'y croyez pas ?
12:07Mais bien sûr que non, c'est des joueurs d'échecs face à un joueur de poker
12:10qui s'est à peine bluffé, donc ça ne tient pas la route.
12:13Je vais faire une disgression historique,
12:16c'est une civilisation qui a trois millénaires,
12:18qui a connu trois empereurs romains,
12:21qui a connu Alexandre le Grand,
12:23qui a connu l'invasion de Genesis Kahn,
12:25qui est sous embargo depuis 47-48 ans,
12:30qui est bloqué quasiment partout
12:33et qui continue, certes, à survivre,
12:36et qui développe dans son système scolaire.
12:38Je termine, pardonne-moi.
12:40Dans son système scolaire, je termine, excuse-moi.
12:43Je termine juste aussi.
12:44Tu termines pas, tu commences.
12:45Oui, justement.
12:46Le régime actuel, ce n'est pas la civilisation iranienne,
12:49il est là depuis 40 ans,
12:50et il s'est justement d'effacer toutes les traces de la civilisation,
12:52même l'écriture, jusqu'à l'écriture perse.
12:54Donc on ne voit pas qu'on a quand même complètement associé
12:56ce régime à la civilisation iranienne.
12:58Ce n'est pas un régime qui défend la civilisation iranienne.
13:02C'est toujours l'argument pour dire
13:05que les Américains, de toute façon, sont idiots
13:06face à un adversaire beaucoup plus intelligent,
13:09et forcément, les Américains sont à côté de la plaque.
13:11Je ne sais pas, du point de vue des marchés,
13:12ce n'est peut-être pas le cas.
13:13On va voir.
13:15Mais pour moi,
13:17si on nous a dit,
13:19au cours de l'année 2025,
13:21l'opération avait permis,
13:23en avril,
13:26mais de tuer définitivement,
13:28d'éradiquer le potentiel nucléaire iranien,
13:30manifestement,
13:31c'est pas le cas.
13:33Ce n'est toujours pas le cas,
13:34puisque dans les négociations,
13:35les Iraniens refusent de renoncer à vis éternel
13:37au développement de l'énergie nucléaire.
13:40Ils ont quand même le bon goût
13:41de former tous les ans
13:44quasiment autant d'ingénieurs
13:46que la France et l'Allemagne réunis.
13:47Et il se trouve que 70% de ces ingénieurs
13:50sont des femmes.
13:51Ils ont un niveau d'expertise.
13:53Tu regardes les résultats
13:54des académies internationales de mathématiques
13:57qui terminent toujours dans les dix premiers.
13:59C'est pour ça qu'il faut faire référence,
14:01indépendamment du choix des mollahs
14:02qui semblent heurter,
14:03il faut faire référence à la civilisation iranienne.
14:06C'est une civilisation éminemment sophistiquée.
14:09Et c'est des gens qui sont haute technologie.
14:11Alors haute technologie,
14:12pas à l'américaine,
14:13pas façon IA,
14:15ils sont avec des moyens extrêmement dépourts,
14:17mais ils sont relativement haute technologie.
14:19Donc en termes de théorie des jeux,
14:21pour l'instant,
14:21c'est eux qui maîtrisent le truc.
14:24La meilleure preuve,
14:25c'est que la phase de négociation à Islamabad
14:28a duré 21h, 22h.
14:30Il n'en est rien sorti.
14:31Tu prends le CV de la délégation américaine
14:34et le CV de la délégation iranienne.
14:36Non, je te suggère de le faire.
14:38Tu regardes les CV des quatre membres
14:41de la délégation américaine
14:42et des quatre membres de la délégation iranienne,
14:44et on en reparle si tu veux.
14:46Voilà.
14:47Donc non,
14:47je pense que le temps reste toujours
14:49du côté iranien.
14:51et c'est pour ça qu'ils font durer,
14:53parce que sinon,
14:53c'est incompréhensible.
14:55Au GSEE,
14:55tu as cette faculté
14:57de pouvoir sacrifier
14:58une grande partie de tes pièces.
15:00Et c'est ce qu'ils sont en train de faire,
15:01parce que le coût pour la société,
15:04pour le peu qui reste de l'économie iranienne,
15:06est extrêmement élevé.
15:07Mais ils conservent leurs atouts majeurs.
15:10Et ce sont les Perses aux échecs
15:12qui ont inventé l'échec et maths.
15:14C'est eux qui ont rajouté au jeu d'échec.
15:15Et c'est même eux
15:16qui ont inventé le zéro avec les Indiens.
15:18Donc le zéro est important en mathématiques.
15:21Donc, je pense que là,
15:22en l'occurrence,
15:22ils sont plutôt maths.
15:24Et moi, si tu veux,
15:25je ne suis pas un expert,
15:26mais j'écoute ce qui se dit
15:27dans la presse américaine.
15:28Enfin, tu as quand même noté
15:29qu'il y a eu quelques démissions,
15:30pas démissions, pardon,
15:32quelques membres
15:32de la haute hiérarchie américaine
15:34qui ont été virés.
15:35Il semble donc
15:36que dans la haute hiérarchie américaine,
15:37et particulièrement dans l'US Army,
15:39il y a des gens
15:39qui sont relativement
15:41très sceptiques
15:43sur le développement
15:44de cette opération Epic Fury.
15:46Et tu peux te poser quand même
15:47la question,
15:48pourquoi diable,
15:48depuis 47-48 ans,
15:50on a eu 4-5 présidents américains
15:52qui avaient quand même
15:53l'Iran en ligne de mire,
15:55pourquoi aucun de ces 4 ou 5
15:57présidents américains
15:58n'a déclenché une telle opération ?
15:59A ton avis, pourquoi ?
16:00Parce qu'ils étaient plus cons
16:01que Donald Trump ?
16:02Non, tout simplement
16:02parce que les risques
16:03étaient gigantesques
16:04et qu'eux ont été rationnels
16:06dans leur démarche.
16:07Là, on a quelqu'un...
16:08Et si le marché cautionne
16:09une pseudo-rationalité
16:11de quelqu'un
16:11qui me semble avoir
16:13des problèmes
16:14de cohérence syntaxique
16:16ou de cohérence même mentale,
16:19moi, en tout cas,
16:19je n'ai tout ce qui sera.
16:20Mais tu as raison,
16:21le marché valide ceci.
16:21J'essaie de comprendre
16:22exactement pourquoi
16:23le marché aujourd'hui
16:24à Wall Street est en hausse
16:24et en Europe,
16:26on baisse à peine,
16:27malgré ce blocus.
16:28Vous dites
16:28moins fois moins,
16:29ça fait moins,
16:29en maths,
16:29moins fois moins,
16:30un blocus du blocus,
16:31moins fois moins,
16:32ça fait plus.
16:32Ça fait plus en maths.
16:33On est plutôt
16:34sur des phénomènes
16:36additionnels.
16:38D'un point de vue économique,
16:39comment vous regardez ça,
16:40Véronique,
16:41sur les perspectives,
16:41c'est impossible à mesurer.
16:43En fait,
16:44on ne sait pas
16:44combien de temps
16:44tout ça va durer.
16:45C'est tout le problème.
16:46On est toujours
16:46au début de l'équation.
16:47On ne sait pas
16:48combien de temps
16:48ça va durer.
16:49Deux,
16:50si vous regardez
16:50les statistiques économiques
16:52à ce jour disponibles,
16:53eh bien,
16:54on n'a quasiment
16:54aucune information.
16:56Et ça m'interroge
16:58d'ailleurs,
16:58moi,
16:58parce que la crise comparable,
17:02enfin,
17:02c'est complètement différente,
17:03mais je pense au Covid 2020.
17:06Il n'a pas fallu
17:07quatre ou cinq semaines
17:08avant qu'on ait pléthore
17:10de données
17:11à haute fréquence
17:12pour être renseignées,
17:13pour essayer de comprendre
17:14ce qui se passait
17:15et de suivre,
17:16presque en temps réel,
17:17les développements.
17:18Aujourd'hui,
17:19on n'a rien.
17:20Qu'est-ce que vous avez ?
17:21Quelques PMI,
17:22quelques enquêtes
17:23auprès des entreprises
17:24qui vous disent,
17:25oh,
17:25tout va bien,
17:26il y a même pas mal.
17:28Enfin,
17:29si,
17:29un peu dans les services,
17:30quand même,
17:30ça va un peu plus vite.
17:33et on n'a absolument rien.
17:35Même l'inflation américaine,
17:36hors essence et énergie,
17:37l'inflation américaine,
17:38elle reste sous contrôle.
17:39et même en Europe,
17:41finalement,
17:41on a eu partout,
17:42dans quasiment tous les pays,
17:43une hausse,
17:44à peu près semblable d'ailleurs,
17:46sur inflation totale.
17:47Mais le sous-jacent,
17:48bah oui,
17:49sans doute,
17:49on était plutôt
17:50dans une tendance
17:51de décélération
17:52de l'inflation
17:52hors énergie
17:54et alimentation
17:54qui s'est poursuivie,
17:56peut-être accentuée
17:57un peu plus
17:58parce qu'il y a
17:58un peu de frilosité
17:59de la demande.
18:01Donc,
18:01finalement,
18:02bon en ballant,
18:03on peut y compris
18:04se rassurer
18:04à ce niveau-là.
18:06Et aux Etats-Unis également,
18:07l'inflation sous-jacente
18:08a plutôt,
18:09je ne me souviens plus,
18:10augmenté d'un dixième,
18:11enfin,
18:11rien du tout.
18:12Mais oui,
18:13mais c'est normal
18:13parce qu'il faut le temps
18:14que tout ceci
18:15se diffuse à l'économie.
18:17Et aujourd'hui,
18:18moi,
18:18je suis quand même
18:18assez sidérée
18:19de voir,
18:21je ne vais pas dire
18:22cette incapacité
18:23parce que ça donnerait
18:24l'impression
18:24de critiquer
18:25mais cette espèce
18:27d'inertie
18:29a anticipé
18:30ce qu'on est
18:32en droit d'anticiper.
18:34C'est-à-dire qu'un choc
18:34comme ça,
18:35c'est une récession.
18:36C'est une récession mondiale.
18:38Je ne sais pas
18:39combien,
18:41quel type de récession.
18:42C'est une récession
18:43de deux à trois mois.
18:46C'est une récession
18:46beaucoup plus profonde.
18:48Ni pondérer
18:49l'ampleur des pertes
18:50mais c'est une récession.
18:52Donc,
18:53et aujourd'hui,
18:55aucun indicateur
18:56ne permet véritablement
18:57d'indiquer la direction
19:00donc les économistes
19:02font leur chiffrage
19:03et puis avec toutes
19:04les incertitudes
19:05et tous les scénarios
19:06qu'ils peuvent envisager
19:07sur le pétrole
19:08va revenir à 85 dollars
19:09ou 90 dollars
19:10ou il va rester perché
19:11à 110
19:12et tout ceci
19:15discrédite
19:16quelque part
19:16l'exercice
19:17parce que finalement
19:18on marche sur des oeufs
19:19et on ne peut pas
19:21avoir de conclusion
19:21suffisamment forte
19:23pour avoir un discours
19:24fort également.
19:26et je pense que ça participe
19:28de cette inertie généralisée
19:30et de ce contexte
19:32où à un moment donné
19:33il va falloir peut-être
19:34deux mois,
19:35trois mois
19:36avant d'avoir
19:37véritablement
19:37des denrées économiques
19:41si je peux dire
19:42sur lesquelles s'appuyer
19:43qui nous montreront
19:44l'ampleur du choc.
19:46Des preuves tangibles
19:47de l'impact.
19:48Exactement.
19:49Pour l'instant
19:49on n'a que les premières données
19:50du mois de mars
19:50qui ne montrent pas
19:51d'impact majeur encore
19:52sur l'inflation
19:53sur les prix à la consommation.
19:54On va stocker
19:55donc il y a des effets
19:57qui sont contrariants
19:58à court terme
19:58donc on a commencé
19:59à voir un peu
20:00sans doute
20:00dans l'industrie manufacturière
20:02on n'a pas les éléments
20:04pour apprécier
20:05le choc de demandes.
20:06Mais est-ce que les publications
20:06on va arriver aux publications
20:07des entreprises
20:08ça démarre ce soir
20:08LVMH
20:09coût d'envoi en Europe
20:10aux Etats-Unis
20:10aussi avec le secteur bancaire
20:11qui commence à publier
20:12cette semaine
20:12est-ce que là
20:13ce que diront les entreprises
20:14justement participera
20:15à apporter cette visibilité
20:17ces jalons
20:18sur l'avenir
20:18qui nous manque ?
20:19Ça me paraît très tôt
20:20je vous écoutais tout à l'heure
20:21sur les perspectives
20:23de résultats
20:24Europe émergente
20:25et américaine
20:26je vois
20:27l'Europe
20:28à mon avis
20:28ne devrait pas être géniale
20:30parce que le premier trimestre
20:31n'est quand même pas
20:32un très bon trimestre
20:34si on en juge
20:35par les indicateurs économiques
20:37et la fin du trimestre
20:38bon
20:39mais finalement
20:40si je regarde aux Etats-Unis
20:42je n'ai pas l'impression
20:43qu'il y aura sans doute
20:45des histoires autour
20:46du secteur technologique
20:48de l'IA
20:48etc
20:49mais qui n'ont pas grand-chose
20:50à voir avec la conjoncture
20:51qui sont plutôt des histoires
20:52spécifiques au secteur
20:53et qui seront importantes
20:55probablement
20:56au-delà de cela
20:58dans les pays émergents
21:00est-ce qu'on va voir
21:01un effet ?
21:02Je ne crois pas
21:03je crois que c'est très tôt
21:04pour escompté
21:06donc probablement
21:07que
21:07moi je ne serais pas surprise
21:09que cette saison des résultats
21:11entretienne finalement
21:14la confiance des marchés
21:15quelque part
21:16ah la confiance des marchés
21:17enfin la confiance
21:17ou
21:19oui c'est
21:19l'inertie des marchés
21:22par manque de visibilité
21:23on choisit d'être optimiste
21:24par défaut
21:24on n'est plutôt pas trop pessimiste
21:25j'ai l'impression
21:26Xavier ?
21:29il y a un effet rétroviseur
21:30sur les publications
21:30de résultats
21:31puisqu'elles intégreront
21:32très marginalement
21:34ce qui s'est passé
21:34puisqu'elles vont
21:35du 1er janvier
21:36au 31 mars
21:38par contre
21:39les guidances
21:40vont être essentielles
21:42et là je pense
21:43attendons
21:43utilisons le conditionnel
21:45mais là
21:46on va avoir
21:46de très grosses surprises
21:48enfin moi je ne m'attends pas
21:50à ce que les groupes
21:52de consommation discrétionnaire
21:53soient très heureux
21:54donc on écoutera LVMH
21:56avec grande attention
21:56mais
21:58à mon avis
21:58il va se passer des choses
21:59forcément
22:00et dans les pays émergents
22:01je ne sais pas
22:01mais si on regarde
22:02l'Indonésie
22:04ou autre
22:05si j'en crois
22:06les gazettes
22:06ou si j'en crois
22:07ce que j'arrive
22:07à grainer
22:08à glaner
22:09pardon
22:09pas grainer
22:10glaner
22:11sur un tas
22:11je veux dire
22:12quand les gens sont
22:15en Indonésie
22:16ils sont rationnés
22:17pour leur petite mobilette
22:18parce que
22:20le prix à la pompe
22:21a été multiplié
22:21par deux
22:22ou par trois
22:22enfin je pense
22:23que c'est des gens
22:24qui ont des niveaux de vie
22:25déjà intrinsèquement
22:26très faibles
22:27il va se passer des choses
22:28et malgré les stocks stratégiques
22:29de l'AIE
22:30qui ont été prioritairement
22:31déversés en Asie
22:32mais les stocks stratégiques
22:33de l'AIE
22:34c'est des stocks bruts
22:35ce qui est important
22:36c'est des produits
22:37raffinés
22:38tu ne mets pas du WTI
22:40dans ta mobilette
22:41ou dans ton
22:42dans ton Cherokee
22:44ou dans ce que tu voudras
22:45donc il faut des produits
22:46et le problème
22:46c'est que
22:48le Golfe Persique
22:50ou le Moyen-Orient
22:51a une position
22:51ultra dominante
22:53enfin très importante
22:54dans un certain nombre
22:54de produits raffinés
22:55qui vont
22:56produits raffinés
22:57du fioul
22:58enfin du fioul du kérosène
23:00pour les oignons
23:01jusqu'aux engrais
23:02c'est ça qu'on va
23:03commencer à voir
23:04oui
23:04alors ce qui nous surprend aussi
23:05vous dites
23:06il est complètement irrationnel
23:07Donald Trump
23:07peut-être même est-il fou
23:08je ne sais pas
23:08mais en tout cas
23:09Donald Trump
23:09semble commencer même
23:11à complètement vouloir
23:12enjamber les mi-termes
23:13en expliquant
23:14c'était hier
23:14que les prix du pétrole
23:15il disait jusqu'ici
23:16ça ne va pas durer
23:17tout ça sera 4 semaines
23:18puis les cours du pétrole
23:18vont repartir très très vite
23:19à la baisse
23:20hier il a dit au contraire
23:21que les cours du pétrole
23:22allaient rester au niveau actuel
23:23voire plus
23:24pendant encore plusieurs mois
23:26il a dit ça
23:27alors qu'on arrive
23:27en plein dans la driving season
23:28il ne dit pas que des bêtises
23:31vous pouvez dans un océan
23:33dans un océan de bêtises
23:34vous pouvez avoir
23:35des îlots de sincérité
23:36qui sont extrêmement passionnantes
23:38à écouter
23:39c'est quelqu'un
23:39qui a un certain QI
23:40malgré tout
23:41non alors là
23:42ce qui est vrai
23:43c'est si on prend
23:43la déformation
23:44là je suggère
23:46à nos auditeurs
23:47d'aller
23:47de se porter
23:47sur la courbe
23:48s'ils y ont accès
23:50prendre la courbe
23:51du WTI
23:52par exemple
23:53on est toujours en contingo
23:55en backwardisation
23:56pardon
23:57backwardisation
23:57ça veut dire que
23:58les prix à court terme
24:00restent très supérieurs
24:01aux prix à moyen terme
24:02et que là pour l'instant
24:03la déformation
24:03est relativement faible
24:05si on commençait à avoir
24:07un phénomène de contingo
24:08c'est à dire
24:08des prix à terme
24:10qui deviennent supérieurs
24:11ou en tout cas
24:11qui se rapprochent
24:12de l'horizontale
24:13qui commencent à être
24:15nettement moins inférieurs
24:16à ce qu'ils sont aujourd'hui
24:16par rapport aux spots
24:18alors à ce moment là
24:19il se passerait quelque chose
24:20pour l'instant
24:20c'est pas du tout
24:21ce qui se passe
24:22c'est à dire que
24:23le prix à terme
24:23échéance septembre
24:24doit se situer
24:27au fond
24:28il a un peu évolué
24:29par rapport à la situation
24:30de vendredi
24:31mais très marginalement
24:31l'essentiel des variations
24:32sont concentrés
24:34sur les échéances
24:34mai, juin, juillet
24:36donc le marché
24:37même sur cette information
24:38du week-end
24:40interruption des négociations
24:41à Islamabad
24:42et blocus de l'US Navy
24:43le marché considère
24:45que sur le prix du pétrole
24:46qui est là
24:47au fond
24:47qui est l'alpha et l'oméga
24:48qui va être le juge
24:50de paix
24:50et le baromètre de tout
24:51va revenir à la situation
24:54d'avant-guerre
24:55à l'automne
24:55voilà c'est ça
24:56et ça pour le coup
24:59honnêtement je ne comprends pas
25:00mais en tout cas
25:01c'est un juge de paix
25:02qu'on peut tous voir
25:02sur nos écrans
25:04j'ai rien à dire
25:04je le constate
25:05comme tout le monde
25:06non tact
25:06mais honnêtement
25:07moi je pense
25:08que le marché
25:08se fourvoie
25:10pour moi c'est pas possible
25:12donc où le marché
25:13considère que ce que dit
25:14Trump c'est du bluff
25:14c'est de la rigolade
25:15c'est une comédie
25:16on lui accorde pas de crédit
25:18et blue sky scénario
25:19c'est-à-dire que le scénario
25:21central du marché
25:21est un retour à la normale
25:23et donc il met cette probabilité
25:24de manière très élevée
25:25moi je ne lui mets pas
25:27cette probabilité
25:28sur le blue sky scénario
25:29c'est-à-dire
25:29retour à une situation
25:31d'apaisement
25:32on fume le calumet de la paix
25:33et tout ça
25:34je lui mets une probabilité
25:35très faible
25:35voilà c'est ça
25:36qui nous différencie
25:37mon cher Guillaume
25:37que vont faire
25:38les banques centrales
25:39du coup
25:39face à ces cours du pétrole
25:40peut-être amenées
25:41à rester au niveau actuel
25:42voire plus élevées
25:43encore plusieurs mois supplémentaires
25:45c'est ce qu'a dit
25:45hier Donald Trump
25:46que vont faire
25:46les banquiers centraux
25:47c'est une question
25:48et un enjeu
25:48qu'on va aborder
25:49c'est ce qu'il y a
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