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  • il y a 2 jours
Ce lundi 13 avril, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, a abordé l'impact sur l'économie mondiale du blocus naval du détroit d'Ormuz, et la demande de suspension de la règle des 3 % du déficit en zone euro, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:03Et qu'est-ce que le blocus du Détroit d'Ormousse va changer pour la suite ?
00:06Ça y est, le blocus américain des navires liés à l'Iran s'est enclenché, il a débuté ce blocus
00:10il y a maintenant 17 minutes, c'était à 16h pile heure de Paris.
00:13Christopher Dembic est avec nous, conseiller en stratégie d'investissement de Peak Time. Bonjour Christopher.
00:17Bonjour.
00:18D'ailleurs, est-ce qu'on a maintenant une idée, on sent que ce conflit est parti encore pour durer
00:22au moins plusieurs jours, voire plusieurs semaines,
00:24est-ce que l'économie mondiale va encore pouvoir supporter des semaines et des semaines ce blocage du Détroit ?
00:30Alors, on voit qu'on a des routes alternatives qui se mettent en place, notamment, alors ça fonctionne bien pour
00:35le pétrole,
00:36grosso modo, on avait en moyenne 20 millions de barils qui passaient par le Détroit d'Ormousse,
00:40aujourd'hui on a quasiment 10 millions qui passent par des voies alternatives,
00:44bien évidemment ça va dur en revanche d'avoir un peu plus, donc c'est-à-dire qu'à minima,
00:50on a un déficit sur le marché pétrolier de 10 millions de barils autour de cette zone,
00:54c'est plus compliqué bien sûr en ce qui concerne le gaz et les engrais,
00:58où là on n'a pas vraiment de route alternative, ce qui veut dire que concrètement,
01:02les perturbations qu'on va avoir, elles vont être assez présentes.
01:05Quand on rentre dans le détail, notamment par exemple si on regarde les engrais,
01:09il y a quand même des signaux positifs, c'est-à-dire qu'au niveau des stocks d'engrais du
01:13côté européen,
01:14très clairement il n'y a pas de pénurie.
01:16Aux États-Unis, on voit que les agriculteurs s'orientent vers des plantations qui sont moins d'engrais,
01:22donc il y a des solutions, mais c'est vrai qu'on va avoir cette déstabilisation,
01:25cette inquiétude qui va être très dominante,
01:27et probablement beaucoup plus longtemps que tout le monde en s'y fait.
01:31Georges Ameloni demande à suspendre la règle des 3%,
01:33dans le contexte qu'on est en train d'écrire avec ce blocus supplémentaire,
01:37du blocage dans le blocage sur le détroit d'Ormousse,
01:39des prix du pétrole qui repassent au-dessus des 100 dollars,
01:41donc elle demande la suspension de la règle des 3% de déficit en zone euro.
01:45Est-ce que temporairement ça peut être une bonne idée ?
01:48Moi, je n'ai jamais considéré que la règle des 3% était pertinente,
01:52mais là, dans le contexte actuel, effectivement,
01:55l'Italie, je pense, a parfaitement conscience
01:57qu'une grande partie de ces bons chiffres économiques
01:59qui sont quand même dû malgré tout au fond européen
02:01qui commencent à s'effuiser,
02:02et donc à un certain stade, la dynamique économique va reprendre comme avant,
02:07et c'est-à-dire un déficit qui va être problématique.
02:11Si on regarde le message du marché obligataire,
02:13je pense qu'il est intéressant,
02:14c'est-à-dire qu'on voit que le marché obligataire n'autorisera pas,
02:16est-ce qu'on ait une forme de quoi qu'il en coûte ?
02:19Il n'est pas présent dans le débat public européen,
02:20mais malgré tout, on voit que ça peut être un sujet,
02:22je ne suis pas sûr et certain,
02:24ce sont opportuns aujourd'hui,
02:25de faire le débat sur les 3%,
02:27et à mon avis, dans tous les cas,
02:29il y aura assez peu de soutien dans le secteur européen.
02:32Merci Christopher.
02:33Christopher Demby, conseiller en stratégie d'investissement pour PICT-AM.
02:36On a un baril de pétrole à 100,05$ en ce moment,
02:40qui s'est un tout petit peu détendu quand même.
02:42Il y a un quart d'heure, on l'a d'ailleurs suivi en direct,
02:44ce mouvement de détente, le baril de Brent est même passé d'un seul coup,
02:47subitement sous les 100$, ça a duré 2 minutes à peine.
02:50Mais pourquoi ?
02:51Eh bien parce que d'après le New York Post,
02:54les dirigeants iraniens,
02:56certains dirigeants iraniens, dit le New York Post,
02:58envisagent, pourquoi pas,
02:59d'abandonner l'enrichissement d'uranium,
03:01ce qui est à des fins militaires,
03:04ce qui est bien sûr l'une des conditions fixées par Washington
03:07pour mettre fin à la guerre,
03:08donc certains officiels iraniens envisageraient
03:11d'abandonner l'enrichissement d'uranium,
03:12nous dit le New York Post,
03:14rien de sûr, rien de certain,
03:16sur le coup, sur la nouvelle,
03:17le baril s'est détendu,
03:18et depuis, il a refranchi à la hausse la barre des 100$,
03:20vous voyez que tout ça est très volatile,
03:21en tout cas, ce qui est sûr,
03:22c'est que le blocus américain,
03:24donc sur les navires iraniens,
03:25ou lié à l'Iran dans le détroit d'Orbouz,
03:26ce blocus désormais a démarré,
03:28il est en cours, il est à l'œuvre,
03:30on va suivre l'évolution des marchés,
03:31le CAC perd en ce moment 0,3%,
03:32on a quand même bien limité les dégâts
03:34depuis le début de l'après-midi
03:35sur le marché parisien.
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