- il y a 11 heures
Ce samedi 25 avril, Carlos Moreno, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne, Emma Holten, militante féministe danoise, Jean-Marc Daniel, professeur émérite à l'ESCP, Christian Chavagneux, éditorialiste à Alternatives Économiques, Anne-Gaëlle Fauchon, directrice marketing de Younited, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, étaient les invités dans l'émission La librairie de l'éco présentée par Emmanuel Lechypre. La librairie de l'éco est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03BFM Business, la librairie de l'écho, Emmanuel Lechypre.
00:10Bienvenue dans la librairie de l'écho, l'émission de BFM Business qui vous offre chaque semaine le meilleur de
00:16la littérature économique.
00:17Alors évidemment, pas d'émission sur les livres sans auteur, ils seront nos invités dans la première partie de l
00:24'émission.
00:24N'oubliez pas évidemment tous nos comptes sur les réseaux sociaux, librairies de l'écho, sur Facebook, sur LinkedIn, sur
00:35YouTube, sur X, sur Instagram
00:37pour retrouver toutes les références des auteurs dont nous parlons dans l'émission et de leurs livres bien entendu.
00:45Après cette première partie, vous retrouverez bien évidemment nos critiques attitrées pour leurs coups de cœur et leurs coups de
00:51gueule.
00:52Mais tout de suite, on démarre avec nos invités.
00:59Et on prend soin de soi et des autres aujourd'hui dans la librairie de l'écho en essayant de
01:05changer de regard sur l'économie
01:08pour valoriser davantage ce qui rapproche entre les humains, ce qui les rend heureux,
01:13pour réfléchir aussi à un cadre de vie et à un urbanisme qui apporte davantage de bien-être et de
01:21bonheur aux citadins.
01:23À toutes ces thématiques, à toutes ces questions, nos invités apportent beaucoup de réponses.
01:29Emma Holton, d'abord, elle est essayiste, elle est danoise, elle publie un livre qui fait un carton en Scandinavie.
01:36Ça s'appelle « Nous le valons bien » aux éditions Robert Laffont.
01:41Nous l'avons rencontré lors de son très bref passage à Paris il y a quelques jours.
01:48Et puis, nous avons le plaisir aussi de recevoir Carlos Moreno.
01:51Carlos, bonjour !
01:53Bonjour, cher Emmanuel.
01:55Plaisir d'être de nouveau à cette belle émission.
01:58Eh bien, on est ravis de vous recevoir, Carlos.
02:01Je rappelle que vous êtes professeur à l'IAE Paris-Sorbonne, vous êtes urbaniste, architecte,
02:06vous conseillez de nombreuses villes dans le monde.
02:09On vous avait invité dans la librairie de l'écho pour parler de la ville du quart d'heure.
02:13Et si nous sommes en duplex aujourd'hui, c'est parce que depuis quelques jours,
02:18vous conseillez désormais le maire de Budapest.
02:21Et le beau décor qui est derrière vous, cher Carlos,
02:25eh bien, c'est celui du maire de Budapest qui vous a prêté son bureau.
02:30Et on l'en remercie pour cette interview.
02:33Votre livre s'appelle « La ville du soin territoire, le bien-être à portée de main ».
02:39C'est aux éditions de l'Observatoire.
02:41Carlos, on commence avec vous.
02:46Ma question va être très directe, finalement.
02:48De quoi souffrent nos villes aujourd'hui ?
02:51Eh bien, Manuel, merci pour cette invitation.
02:54Et effectivement, pour aller droit au but,
02:56nos villes, c'est globalement partout dans le monde,
03:01on souffre d'une perte de temps utile,
03:07c'est-à-dire qu'on n'a plus le temps de vivre.
03:09On perd l'humanité dans nos villes.
03:12On perd nos relations familiales, sociales.
03:15On a perdu cette notion qui était une grande richesse,
03:19qui était la proximité, c'est-à-dire les liens sociaux,
03:23les liens avec la nature, les liens avec les autres.
03:28Et on a perdu la notion d'équité, c'est-à-dire que la ville,
03:33elle n'est pas la même en fonction de nos revenus,
03:36en fonction de la position sociale qu'on occupe.
03:40Notre projet, donc, aujourd'hui, c'est de réparer la ville,
03:44à nos francs, la capacité à récupérer cette humanité
03:48qui s'est perdue dans nos villes.
03:49– Alors, vous dites, il faut réparer la ville,
03:55et réparer la ville, c'est réparer le lien,
03:57et c'est réparer l'humain.
04:00J'aimerais quand même, Carlos, que vous nous racontiez
04:02cette histoire fantastique que vous racontez au début de votre livre,
04:07cette question du début de la civilisation,
04:13cette histoire de l'os fracturé et guéri,
04:17c'est ça qui marque le début de notre civilisation.
04:20Racontez-nous l'anecdote, je la trouve géniale.
04:21– Oui, je pose cette anecdote qui est attribuée
04:25à la très grande anthropologue du Yorkais, Margald Med,
04:29à qui une étudiante lui reposait une question,
04:33« Quels sont les premiers signes de la civilisation humaine ? »
04:37Et là où tout le monde s'attendait à parler des temples,
04:40des pyramides, des grands travaux pour créer des éléments
04:49absolument magnifiques, matériels,
04:51elle a répondu.
04:52Le premier signe de la civilisation,
04:55c'est l'os d'un néo-dental qui a été retrouvé, guéri.
05:02Et il a dit, donc, le néo-dental,
05:06s'il avait une fracture,
05:09il allait être donc mangé par les animaux sauvages
05:13et par les fauves.
05:15Et si cet os a été trouvé guéri,
05:18c'est-à-dire avec des signes d'avoir été soudé,
05:21c'est parce que d'autres se sont occupés de lui,
05:25se sont l'emmenés quelque part,
05:28ils l'ont soigné jusqu'à ce qu'ils se rétablissent complètement.
05:33Et Margald Med aurait dit,
05:36c'est ça le premier signe de la civilisation,
05:40c'est s'occuper des autres,
05:42de les protéger,
05:43c'est l'entraide,
05:45c'est la collaboration,
05:46c'est le mettre à l'abri face aux difficultés.
05:49Et je trouvais ça absolument magnifique
05:51et j'ai voulu commencer mon livre
05:53par cette anecdote, effectivement, Emmanuel,
05:55parce qu'aujourd'hui,
05:57c'est la réalité dans nos villes.
05:58Et c'est bien pour ça que je voulais qu'on la partage.
06:03Carlos Moreno,
06:04c'est quoi le bien-être dans nos sociétés urbaines,
06:08contemporaines,
06:09prises entre l'hypermobilité,
06:11l'hyperconnectivité,
06:13l'angoisse écologique ?
06:16Le bien-être,
06:17j'ai voulu insister sur ce point.
06:21C'est notre capacité
06:22à gérer
06:25un temps
06:26qui nous permet de vivre
06:27avec soi-même,
06:30avec nos êtres proches,
06:32avec nos voisins,
06:33avec le collègue du travail.
06:34La première bataille
06:36au XXIe siècle
06:37pour le bien-être,
06:38c'est avoir du temps.
06:40Avoir du temps disponible.
06:42Le bien-être,
06:44c'est,
06:44avec du temps,
06:45tisser des relations,
06:47des qualités,
06:48sortir de nos écrans
06:49au XXIe siècle,
06:50qui sont devenus aujourd'hui
06:51des éléments
06:52qui nous déconnectent
06:53de la réalité,
06:54de la réalité sociale
06:56et qui nous enferment,
06:57d'ailleurs,
06:58dans un monde parallèle
06:59lors de beaucoup de violences,
07:01de beaucoup d'aides.
07:02Le bien-être,
07:03c'est aujourd'hui
07:05accéder à la qualité de vie
07:07qui ne se mesure pas
07:09par les performances
07:10de ce qu'on produit,
07:11mais se mesure
07:12par des choses comme
07:13l'accès à l'éducation,
07:16à la culture,
07:17aux soins,
07:18à l'espace public.
07:20L'accès
07:22à ce qui peut enrichir
07:25notre qualité
07:27d'humains qui habitons.
07:29et qui doit être adapté
07:31pour chacun de nous.
07:33Le bien-être
07:34pour les enfants,
07:35le bien-être
07:35pour les personnes âgées,
07:36pour les femmes,
07:38le bien-être
07:38pour tous ceux
07:39qui habitons
07:40dans un endroit.
07:41Et je dirais
07:42le plaisir
07:44et le bonheur
07:45et la fierté
07:45d'habiter quelque part
07:47dans lesquels
07:48on est plus anonyme,
07:50on n'est pas
07:50dans un lieu minéral,
07:52mais dans lesquels
07:53on est en connexion
07:54avec soi-même,
07:55avec les autres,
07:56avec la nature.
07:58Le bien-être,
07:59c'est
07:59vivre dans des villes
08:01habitables.
08:02Alors justement,
08:03Carlos Moreno,
08:04il y a une double tendance
08:06qui fait finalement
08:08de la ville
08:09le lieu
08:10de tous ces défis
08:12pour que nos sociétés
08:13fonctionnent mieux.
08:14La première tendance,
08:16c'est que d'abord,
08:17les villes
08:17deviennent le lieu
08:18où vit
08:19une majorité
08:20de l'humanité.
08:21Et la deuxième tendance,
08:23c'est finalement
08:25les États-nations
08:27dont
08:29l'essoufflement
08:30est patent.
08:31C'est-à-dire que
08:31les États,
08:32aujourd'hui,
08:33sont de moins en moins
08:34puissants
08:35et de plus en plus
08:37de gens
08:37vivent en ville.
08:39Et donc,
08:39finalement,
08:40la ville,
08:41ça devient
08:41le lieu essentiel,
08:43le laboratoire
08:44essentiel
08:45de tous ces progrès
08:46que doivent faire
08:47nos sociétés.
08:49Absolument.
08:50Je l'ai redit
08:51encore dans mon livre
08:52et malheureusement,
08:52l'histoire nous donne raison.
08:54On a des États
08:55qui deviennent
08:56de plus en plus
08:57durs,
08:58des États
08:59où les gouvernants
09:00sont autoritaires,
09:01où les gouvernants
09:02sont déconnectés
09:03de la réalité
09:04qui amènent
09:04à prendre
09:05des décisions
09:06parfois totalement
09:07à l'encontre
09:08de ce qui est
09:09vivre l'humanité
09:10et la qualité de vie.
09:12Et donc,
09:12les villes,
09:13c'est les lieux
09:14où habitent
09:15non seulement
09:15la majorité
09:16de la population
09:16mais où on est
09:18en capacité
09:18de rétisser
09:20des liens forts
09:21entre les gens
09:22et de récupérer
09:24donc une qualité
09:25de vie
09:26qui va nous relier
09:27les uns aux autres.
09:29Et c'est pour ça
09:30l'importance
09:30de la gouvernance
09:31locale,
09:32l'importance
09:32des maires,
09:33des présidents
09:33des métropoles.
09:35Et donc,
09:35dans les villes,
09:36on a trois défis.
09:37Un défi écologique,
09:38réduire notre empreinte
09:40de CO2
09:40et préserver
09:42la biodiversité.
09:43Un défi social,
09:45rétisser les liens
09:46sociaux,
09:46retrouver des quartiers
09:47où il faut vivre,
09:48retrouver des espaces
09:49publics,
09:50des qualités.
09:51Et un troisième enjeu
09:53qui est l'enjeu économique,
09:53Emmanuel,
09:54nous devons relocaliser
09:56l'emploi en proximité,
09:58relocaliser des circuits courts,
09:59réutiliser des matériaux
10:01locaux,
10:01réutiliser la connaissance locale.
10:04Je dis souvent
10:04qu'à l'époque
10:05de l'intelligence artificielle
10:06de l'IA,
10:07nous devons remettre
10:08en valeur
10:09deux autres IA
10:10dans les villes
10:11qui est l'intelligence
10:11adaptative,
10:12c'est-à-dire localement
10:14être capable
10:15de réinventer nos lieux
10:16pour qu'ils soient
10:17beaucoup plus aimables
10:18et beaucoup plus
10:19en lien
10:20avec la protection
10:21de l'environnement
10:22et de la nature.
10:24Et l'autre IA
10:25qui est l'intelligence
10:26ancestrale,
10:27des solutions locales
10:29qui nous permettent
10:30de retrouver
10:31cette notion
10:32de serpicours,
10:33de réutilisation.
10:34Et au cœur,
10:35notre manière de vivre
10:36qui passe par les logements,
10:38un logement
10:39qui soit accessible
10:40à tous,
10:42toutes,
10:42chacune,
10:43chacun.
10:43Et ça,
10:44c'est un des problèmes
10:44aujourd'hui des villes,
10:45c'est que les logements
10:46sont en crise
10:47et qu'on est de plus en plus
10:49déconnectés des services
10:50parce qu'on est obligés
10:51d'habiter très loin
10:53des manières
10:54qui nous déconnectent
10:55des services
10:56de proximité.
10:57Et tant qu'on n'a pas
10:58un logement accessible
10:59pour les personnes
11:00les moins favorisées,
11:01je parle du logement social,
11:03à ce moment-là,
11:05la gouvernance échoue
11:06parce que les tensions
11:07sont très fortes.
11:08Le logement social
11:09est au cœur
11:10de la proximité,
11:11Manuel.
11:11– Carlos Moreno,
11:12moi,
11:12il y a une question
11:13qui me taraude,
11:14c'est comment est-ce
11:15qu'on peut envisager
11:17à un horizon
11:18relativement proche
11:20ce bouleversement,
11:21finalement,
11:22de l'organisation
11:23de nos villes
11:24quand on connaît
11:25l'inertie
11:27de l'urbanisme,
11:28de l'architecture ?
11:30On est bien obligé
11:31de faire avec la ville
11:32qu'on a aujourd'hui ?
11:35– Absolument.
11:36Il faut savoir,
11:37et je l'ai dit
11:38à toutes celles
11:39et tous ceux
11:39qui nous écoutent
11:40qu'en fait,
11:42la partie nouvelle
11:44d'une ville,
11:45c'est moins de 2% par an.
11:47Donc,
11:47transformer la ville,
11:48c'est s'occuper
11:49de la ville
11:49qui existe déjà.
11:50Et je ne me laisserai jamais
11:51de le dire,
11:52Emmanuel,
11:52c'est-à-dire
11:53qu'il faut s'en occuper
11:54en priorité
11:55de la ville
11:56que nous avons
11:57tous les jours
11:58devant nous
11:58et la transformer.
12:00Et pour cela,
12:00Emmanuel,
12:01il ne faut pas avoir peur,
12:02il faut se mouiller,
12:04il faut prendre des mesures
12:05qui vont permettre
12:06donc d'échanger
12:07la ville d'aujourd'hui.
12:08– Alors,
12:09qu'est-ce qu'on fait ?
12:09– La ville est minérale.
12:10Alors, Emmanuel,
12:11la ville est où aujourd'hui
12:12essentiellement minérale
12:13parce que plus
12:14de la moitié
12:15des infrastructures
12:16des villes
12:17d'Alevoirie
12:17ont été données
12:18aux voitures
12:19qui passent
12:20et qui ne s'arrêtent pas.
12:21Donc, effectivement,
12:22il faut réduire
12:22la place de la voiture
12:23d'Aleville,
12:24il ne faut pas avoir peur
12:25de les dire
12:25face à l'enjeu climatique.
12:27Donc,
12:27il faut végétaliser,
12:29il faut ouvrir
12:31les rues
12:33aux piétons,
12:33il faut développer
12:35les mobilités
12:36à pied,
12:37les mobilités
12:37en vélo.
12:38Mais ça ne suffit pas,
12:39Emmanuel,
12:40il faut développer
12:40l'économie locale,
12:41avoir des commerces locaux,
12:43réinstaller des co-working
12:45pour que les gens
12:45viennent travailler
12:46en ville
12:47et non pas
12:47dans des zones d'activité
12:49qui sont loin
12:50de tout service.
12:52Il faut réinjecter
12:53des circuits courts
12:55dans la ville.
12:56Et ça,
12:56c'est possible
12:57parce qu'on a
12:58la capacité aujourd'hui,
12:59y compris dans
13:00ce 21e siècle
13:01d'une économie
13:02des services,
13:03de réinstaller
13:04des services.
13:05Mais il faut également
13:06offrir de la culture,
13:08de l'éducation,
13:09de l'espace public.
13:10Et je l'ai dit
13:11une fois de plus,
13:12Emmanuel,
13:12pour que tout cela
13:13soit possible,
13:14il faut que les logements
13:15soient accessibles
13:17à toutes et à tous
13:17dans toute la ville,
13:19pas dans des ghettos,
13:20pas dans des quartiers
13:21spécifiques.
13:22Il faut rompre
13:23la gentrification
13:24et pour cela,
13:26tout ce qui concerne
13:27les zones sociales
13:28doit être une politique
13:29qui doit s'appliquer
13:29partout,
13:30y compris dans
13:31les plus beaux quartiers,
13:32pour que ces logements
13:33nous permettent
13:34d'accéder à courte distance
13:36à plus d'activités.
13:37Et ça,
13:38c'est possible
13:38puisqu'il y a
13:39beaucoup de villes
13:39aujourd'hui
13:40qui sont engagées
13:41dans cette voie-là
13:42et on voit
13:43que les transformations
13:45sont possibles,
13:46mais il faut être
13:47patient
13:48et il faut prendre du temps.
13:49Carlos Moreno,
13:50est-ce qu'il y a
13:50des villes
13:51comme ça
13:52qui peuvent
13:54servir
13:54de modèles,
13:56des exemples
13:57que vous avez
13:57concrets
13:58comme ça
13:58de villes
13:59qui se sont transformées
14:00dans ce sens
14:01d'un mieux-vivre
14:02finalement ?
14:03On a énormément
14:04d'exemples
14:05dans les cinq continents.
14:07Je l'expliquais
14:08dans mon précédent livre,
14:09mais je l'explique
14:10également avec des exemples
14:11très concrets
14:12dans ces livres
14:13que je viens
14:15de publier.
14:17Et on va parler
14:18de l'endroit où je suis,
14:20Boudapest.
14:21Donc,
14:21ça a été dit
14:21il y a un instant.
14:22Je suis à Boudapest
14:23pour travailler
14:24avec les maires
14:25Djergeli
14:25et Karaksoni
14:27qui pouvaient imaginer
14:28qu'une ville
14:29comme Boudapest
14:30qui a été
14:32jusqu'à
14:33il y a 15 jours
14:34la capitale
14:35d'un des pays
14:36les plus anti-européens
14:37pouvait développer
14:39des idées
14:40pour transformer
14:41cette ville
14:41et la rendre
14:42la plus vivable.
14:44Et donc,
14:45tout ce qui concerne
14:47une politique
14:48des logements,
14:49une politique
14:50des commerces locales,
14:51les rues
14:51des écoles
14:52pour les enfants
14:54sont des choses
14:55qui sont possibles.
14:56Dans les pays
14:56de l'Est,
14:57juste à côté
14:58de l'endroit où je suis,
15:00Varsovie
15:00qui développe aujourd'hui
15:01la récupération
15:03de sa rivière
15:06pour faire
15:07des lieux habitables
15:09de toutes les petites villes
15:10en Pologne
15:11de 15 000 habitants
15:12de 12 000 habitants
15:14qui utilisent
15:15ce concept
15:16qui s'appelle
15:16le territoire
15:17de la demi-heure.
15:20Emmanuel,
15:20la semaine dernière,
15:21j'étais en Espagne.
15:22Le premier ministre
15:23Pedro Sanchez
15:24a lancé un programme
15:25qui s'appelle
15:26l'Espagne
15:27de 30 minutes.
15:29On est en train
15:29de parler
15:30d'une politique
15:31de tout un pays
15:32pour que
15:33les petites villes
15:34et les villes moyennes
15:35et la ruralité
15:37aient des services
15:38accessibles à côté.
15:40En Corée du Sud,
15:45la deuxième ville
15:47de la Corée du Sud
15:48qui s'appelle
15:48Busan
15:49subit
15:50une transformation
15:51complète
15:52y compris
15:53dans l'économie
15:54offrant des services
15:55de proximité.
15:56Et la liste est très longue
15:57on pourrait passer
15:58l'après-midi
15:58à dénombrer
15:59l'ensemble
16:00de villes
16:01et des territoires
16:02et de nombre de pays.
16:04Et vous citiez des villes
16:05aussi comme
16:05Kigali au Rwanda
16:06ou comme
16:07Medellin
16:09en Colombie.
16:12Merci beaucoup
16:13Carlos Moreno.
16:14Donc voyez
16:14votre concept
16:15de ville du quart d'heure
16:17et de territoire
16:18de la demi-heure
16:19deviennent des principes
16:20universels.
16:22Félicitations.
16:23Merci beaucoup
16:24Carlos Moreno
16:24de nous avoir.
16:25C'est un plaisir.
16:26On était ravis
16:27de vous accueillir
16:27pour ce livre
16:29donc
16:29La ville du soin
16:30et on va prolonger
16:31justement
16:32avec
16:32cette
16:34problématique
16:35autour de
16:35l'économie
16:36du soin
16:37cette fois-ci.
16:38Écoutez
16:39ce que nous disait
16:40Emma Holton
16:42il y a quelques jours
16:42au sujet
16:44de son livre
16:45Nous le valons bien
16:46c'est aux éditions
16:46Robert Laffont.
16:51Emma Holton
16:52vous démarrez
16:53votre livre
16:54sur une
16:55interrogation
16:57fondamentale
16:58existentielle
16:58comment avons-nous
17:00pu dans nos
17:01sociétés occidentales
17:02créer autant
17:03de richesses
17:04et aussi peu
17:05de bonheur ?
17:06J'ai été très intéressée
17:10par la façon
17:10dont nous définissons
17:12ce que signifie
17:13la richesse
17:13qui peut définir
17:14cela
17:15quelle langue
17:15utilisons-nous
17:16pour la définir
17:17que ce soit
17:18les politiques
17:19ou les journalistes
17:19nous utilisons
17:20le langage
17:21de l'économie
17:22pour parler
17:22de ce que c'est
17:23que la richesse
17:24l'économie
17:25est une science
17:25fantastique
17:26elle peut faire
17:26beaucoup de choses
17:27mais je trouve
17:28aussi que
17:28quand il s'agit
17:29de prendre soin
17:30des gens
17:30de nos esprits
17:31de nos corps
17:32de nos relations
17:33sociales
17:34la langue
17:34de l'économie
17:35est parfois assez pauvre
17:36cela signifie
17:37que nous tendons
17:38parfois à oublier
17:39ou à sous-estimer
17:40le bien-être
17:40des gens
17:41lorsque nous structurons
17:43nos organisations
17:43économiques
17:44et politiques
17:45Mais pourquoi
17:47avons-nous choisi
17:49finalement
17:49ces représentations
17:51mécaniques
17:52de nos sociétés ?
17:56Je pense que
17:57l'économie
17:58a un but
17:58très beau
17:59qui est d'avoir
17:59une approche
18:00apolitique
18:01et scientifique
18:02pour organiser
18:03la société
18:05et parfois
18:06cela signifie
18:07qu'elle simplifie
18:08les relations
18:08entre les groupes
18:09sociaux
18:09avec des modèles
18:10des algorithmes
18:11et des équations
18:12et une vision
18:13mécanique
18:14de l'organisation
18:15sociale
18:15or je pense
18:16que le soin
18:17n'est pas mécanique
18:18du tout
18:19les attentes
18:20de chaque personne
18:20sont différentes
18:21et difficiles
18:22à prévoir
18:22les corps
18:23et les esprits
18:24ne réagissent
18:25jamais
18:25de la même façon
18:26on ne sait pas
18:27quand nos enfants
18:28seront malades
18:34la langue économique
18:36a beaucoup
18:36de difficultés
18:37à prendre en compte
18:38tout ça
18:38même si elle est
18:39plus puissante
18:40que la sociologie
18:41ou l'anthropologie
18:42pour rendre compte
18:43des interactions
18:44entre tous les corps sociaux
18:48Au cœur de votre livre
18:50il y a ce paradoxe
18:53incroyable
18:54qui est que
18:55ce que vous appelez
18:55le care
18:56et vous allez nous dire
18:57ce que c'est
18:58finalement
19:00c'est ce qui permet
19:01à tous les autres
19:04travaux d'exister
19:05et pourtant
19:05on ne le mesure
19:06pas
19:13Depuis Smith
19:13Hobbes
19:14Locke
19:15les économistes
19:16se sont concentrés
19:17sur l'industrie
19:18sur les mécanismes
19:19de marché
19:19les innovations
19:20technologiques
19:21la productivité
19:27mais ils n'ont pas
19:28mesuré
19:29à quel point
19:29notre prospérité
19:31n'est possible
19:31que grâce
19:32à un capital
19:33valorisé
19:34protégé
19:35entretenu
19:36par les mères
19:36les femmes
19:37les personnels
19:38de santé
19:38les assistantes
19:39de la vie quotidienne
19:40à la maison
19:41ou dans les lieux
19:42de soins
19:42et de bien-être
19:49on ne peut plus
19:51considérer
19:51aujourd'hui
19:52que tous ces soins
19:52prodigués
19:53aux forces vives
19:54d'un pays
19:54sont un acquis
19:55voire un dû
19:56nous devons
19:57prendre conscience
19:57que les ressources
19:58ne sont pas infinies
19:59et qu'il faut
20:00les économiser
20:01et en prendre soin
20:02le capital humain
20:04n'est pas infini
20:04la nature non plus
20:06ne prodigue pas
20:06ses ressources
20:07à l'infini
20:07le recul
20:08de la démographie
20:09laisse penser
20:10que l'homme
20:11va devenir
20:11une ressource
20:12plus rare
20:13qu'elle ne l'est
20:13aujourd'hui
20:14tout comme
20:15beaucoup de matières
20:15premières
20:16et d'espèces
20:16animales et végétales
20:17il va falloir
20:18beaucoup plus
20:19de soins
20:19pour préserver
20:20toutes ces ressources
20:34or aujourd'hui
20:35ces métiers
20:36du soin
20:36sont dévalorisés
20:37si les gens
20:38ne veulent pas
20:39devenir soignants
20:39ne veulent pas
20:40travailler
20:41dans les hôpitaux
20:41ne veulent pas
20:42s'occuper
20:43des personnes âgées
20:44c'est toute la société
20:45qui va dysfonctionner
20:51personne ne peut
20:53bien travailler
20:53s'il n'évolue pas
20:54dans un environnement
20:56bienveillant
20:56et respectueux
20:57de son bien-être
20:58c'est vrai
20:59pour tous les métiers
21:00dans les services
21:01comme dans l'industrie
21:04alors
21:05en opposition
21:07à cette économie
21:08traditionnelle
21:09vous appelez
21:11cette économie
21:12du care
21:13l'économie
21:14féministe
21:15je voudrais
21:16que vous précisiez
21:17très exactement
21:18ce que vous entendez
21:19par là
21:19pour qu'il n'y ait
21:20pas d'ambiguïté
21:21ça n'est pas
21:22l'économie
21:23du féminisme
21:29pendant très longtemps
21:30les mouvements
21:30féministes
21:31et les économistes
21:32notamment
21:32les économistes
21:34néoclassiques
21:34s'entendaient très bien
21:36parce qu'ils avaient
21:36le même objectif
21:37permettre aux femmes
21:38de travailler davantage
21:40pour apporter
21:40plus de main-d'oeuvre
21:41pour les uns
21:42pour leur permettre
21:43d'être plus indépendantes
21:44pour les autres
21:51l'économie
21:52du féminisme
21:53renverse
21:53la proposition
21:54si les femmes
21:55travaillent autant
21:56que les hommes
21:57et font les mêmes métiers
21:58alors qui va assurer
21:59les tâches
22:00qui incombaient
22:00auparavant aux femmes
22:01et notamment
22:02au sein de la famille
22:03autant d'activités
22:05dont la valeur sociétale
22:06a toujours été
22:06mal rémunérée
22:07et évaluée
22:17entendons-nous bien
22:18il ne s'agit pas
22:19de se demander
22:19combien on va payer
22:20une nounou
22:21ou une femme de ménage
22:22il s'agit de prendre
22:23conscience
22:23qu'à la base
22:24de chaque réussite
22:25professionnelle
22:26chaque entreprise
22:27chaque service public
22:28chaque école
22:29chaque magasin
22:30il y a toujours
22:31du soin
22:32et parce que les femmes
22:33ont traditionnellement
22:34été surreprésentées
22:35dans ce travail
22:36on a appelé
22:37cette économie
22:38du soin
22:38l'économie
22:41féministe
22:41et au final
22:50je ne sais pas
22:50pour qui
22:51il faut être
22:52le plus désolé
22:52les femmes
22:53ou les hommes
22:54il me semble
22:54que le plus intéressant
22:55c'est une société
22:56dans laquelle
22:57la vie des femmes
22:58va ressembler
22:59un peu plus
23:00à celle des hommes
23:01et la vie des hommes
23:02un peu plus
23:03à celle des femmes
23:09alors vous soulevez
23:11un paradoxe
23:12dans votre livre
23:13vous citez
23:14deux études
23:15une
23:16dit que
23:18lorsque les femmes
23:19rentrent
23:20du travail
23:21chez elles
23:22leur stress
23:22augmente
23:23alors que
23:24le stress des hommes
23:25diminue
23:26quand ils rentrent
23:26chez eux
23:27mais
23:27vous citez
23:29une autre étude
23:29qui dit que
23:30quand on demande
23:32aux hommes
23:33sur leur lit de monnaie
23:34qu'est-ce qu'ils regrettent
23:36le plus dans leur vie
23:36souvent ils disent
23:37qu'ils regrettent
23:38d'avoir trop travaillé
23:44je pense que vous arrivez
23:45à l'essence du livre
23:46car il y a toujours
23:47eu un paradoxe
23:48dans le féminisme
23:49quel rapport
23:50les femmes doivent avoir
23:51avec leur foyer
23:51leur maison
23:52il y a l'aspiration
23:53à en sortir
23:54à contribuer
23:55à la prospérité
23:56économique et sociale
23:57à la vie politique
23:58à être indépendante
24:00financièrement
24:00et puis il y a aussi
24:02l'aspiration
24:02à en faire
24:03un lieu de vie
24:03de protection
24:04de bien-être
24:05d'amour
24:06mais aussi
24:07de liberté
24:07au premier chef
24:08pour ses enfants
24:14la meilleure façon
24:15de résoudre
24:15ce dilemme
24:16ce n'est pas
24:16d'obliger les femmes
24:17à faire un choix
24:18la maison
24:19ou le travail
24:19c'est de valoriser
24:21de reconnaître
24:22le travail
24:22de structuration
24:23de la société
24:24qui est fait
24:25à la maison
24:25par exemple
24:37partout dans le monde
24:38un homme n'a que
24:40quelques jours de congé
24:41quand il a un enfant
24:41une femme
24:42plusieurs semaines
24:50ça montre bien
24:51que la contribution
24:52à la vie du foyer
24:53et de consacrer
24:54du temps
24:54à son enfant
24:55est une activité
24:56qui est considérée
24:57comme retirant
24:58de la valeur
24:59à la société
24:59alors qu'il faudrait
25:01considérer
25:01qu'elle en ajoute
25:11vous citez
25:13un autre chiffre
25:17242 milliards d'euros
25:20c'est en gros
25:22la perte de revenus
25:25des femmes
25:27liée au temps
25:28supplémentaire
25:29qu'elle passe
25:29par rapport aux hommes
25:30dans les travaux domestiques
25:32et somme
25:33qui n'est évidemment
25:36jamais payée
25:37oui c'est très clair
25:44la société dans laquelle
25:45nous vivons
25:46est une société
25:46dans laquelle avoir
25:47des enfants
25:48appauvrit les femmes
25:49lorsqu'une femme
25:50a un enfant
25:50c'est la période
25:51au cours de laquelle
25:51elle gagne le moins bien
25:52sa vie
25:53de toute sa carrière
25:55nous vivons une crise
25:58de la fertilité
25:59et de la natalité
26:00beaucoup de pays
26:01ont pris des mesures
26:02pour essayer d'inciter
26:04à faire des enfants
26:04en France
26:05l'état a envoyé
26:06une lettre aux personnes
26:07nées en 1997
26:09pour les inciter
26:10à procréer
26:11mais aucune politique
26:12n'a jusqu'à maintenant
26:13vraiment fonctionné
26:14et nous parlons
26:15de cette crise
26:16de la fertilité
26:16comme si c'était
26:17un mystère
26:18mais ce n'est pas
26:18un mystère pour moi
26:19si nous créons
26:20une société
26:21où vous devenez pauvre
26:22moins respecté
26:23avec une carrière
26:24moins brillante
26:25et plus de difficultés
26:26à vivre dans une ville
26:27pourquoi voulez-vous
26:28vous donner la peine
26:29de faire des enfants
26:38nous avons créé
26:39une économie
26:40qui est très hostile
26:41à la famille
26:41et où la richesse
26:42créée par la famille
26:43pour la société
26:44n'est pas valorisée
26:46le problème
26:46c'est que dans un pays
26:47comme la France
26:48ou le Danemark
26:49d'où je viens
26:49nous n'avons pas
26:50beaucoup de ressources
26:51notre ressource
26:52la plus importante
26:53c'est notre capacité
26:54à travailler
26:55efficacement
26:57et nous ne tirerons
26:59jamais le meilleur
26:59parti de cette ressource
27:01si nous ne valorisons
27:02pas mieux
27:03tous ceux
27:03et surtout
27:04toutes celles
27:04qui contribuent
27:06à valoriser
27:07et à prendre soin
27:08à cette ressource
27:08est-ce que
27:09pour aller vers
27:11cette société
27:12finalement
27:12du care
27:14dans laquelle
27:15on prendrait tous
27:16un peu plus soin
27:17des autres
27:19quel va être
27:20le rôle
27:20de la technologie
27:21est-ce que vous pensez
27:21que la technologie
27:22va nous aider
27:23à aller vers
27:24une société
27:25plus
27:27conviviale
27:27entre guillemets
27:28ou est-ce qu'au contraire
27:28elle va renforcer
27:30la dureté
27:31de la société
27:32que nous connaissons
27:32aujourd'hui
27:33j'aimerais pouvoir
27:35voir l'avenir
27:35mais je pense
27:36que ce que nous voyons
27:37en ce moment
27:37dans l'économie
27:38c'est que la santé
27:39est l'un des travaux
27:40qui ne peuvent pas
27:41être automatisés
27:42par l'IA
27:42je pense que je serais
27:44plus effrayée
27:45si j'étais un avocat
27:46que si j'étais une infirmière
27:52voilà c'était la première partie
27:54de cette librairie
27:55de l'écho
27:55avec Carlos Moreno
27:57pour la ville du soin
27:59aux éditions
28:00de l'Observatoire
28:01et Emma Holton
28:02nous le valons bien
28:04aux éditions
28:05Robert Laffont
28:05on se retrouve tout de suite
28:06pour la deuxième partie
28:07de l'émission
28:10BFM Business
28:12la librairie de l'écho
28:14Emmanuel Lechypre
28:17on se retrouve
28:18pour la deuxième partie
28:19de cette librairie de l'écho
28:21qui démarre
28:22comme d'habitude
28:22en fanfare
28:23avec nos critiques attitrées
28:25à ma gauche
28:25Christian Chamagneux
28:26éditorialiste
28:27à alternativeéconomique.fr
28:29et grand animateur
28:31de la rubrique livre
28:31dans Alternative Économique
28:34le magazine
28:34mais critique livre
28:35qu'on retrouve évidemment
28:36en ligne
28:37bien sûr
28:38et puis à ma droite
28:38Jean-Marc Daniel
28:39professeur émérite
28:40à l'ESCP Business School
28:42le président
28:44de la société
28:45d'économie politique
28:46et le critique
28:47attitré
28:48de la société
28:49d'économie politique
28:50il était d'ailleurs
28:51critique
28:52bien avant d'être président
28:53pour la société
28:55d'économie politique
28:58et on démarre
28:59avec le choix
29:00de Christian Chavagneux
29:02le livre de
29:03Lispeli
29:04La machine
29:05Spotify
29:06chez Actes Sud
29:07c'était d'un livre
29:08attendu
29:08Christian Chavagneux
29:09c'est le décryptage
29:11du business model
29:12en fait
29:13de Spotify
29:13alors c'est rigolo
29:14parce qu'on commence
29:15par apprendre
29:15que les fondateurs
29:17ont commencé
29:17par offrir de la musique
29:18piratée
29:18au début
29:19avant d'offrir de la musique
29:20pour laquelle
29:21ils allaient acheter
29:21les droits
29:22les majors
29:23tout de suite
29:24dès que ça marche
29:25viennent dessus
29:25et disent
29:26non
29:26là il n'y a pas
29:27d'hésitation
29:27entre un modèle
29:28gratuit avec de la pub
29:29ou un modèle payant
29:30avec abonnement
29:31parce qu'un modèle payant
29:32avec abonnement
29:32il y a du cash
29:33qui rentre tout de suite
29:33et donc nous
29:34on veut des paiements
29:35en avance
29:35on veut un minimum
29:36de paiement
29:37et en plus
29:37pour être sûr
29:38que tout va bien
29:38dans le sens qu'on veut
29:39on rentre au capital
29:40au début
29:42Spotify commence
29:43à bien fonctionner
29:44et là
29:44ce que le livre nous décrit
29:45c'est comment fait Spotify
29:46pour gagner de l'argent
29:48alors la première chose
29:49c'est pour ceux
29:50qui sont abonnés à Spotify
29:50c'est les fameuses playlists
29:52c'est des playlists d'humeur
29:53vous avez la playlist du matin
29:54pour se réveiller
29:54la playlist du midi
29:55la playlist de l'après-midi
29:56pour donner de la tonicité
29:57la playlist du soir
29:59pour pouvoir s'endormir
30:00la playlist quand on fait
30:00quand on fait de la voiture
30:02etc.
30:02et on s'aperçoit
30:03que
30:04alors ça c'est pas
30:05on vous fait pas découvrir de la musique
30:06c'est pour des auditeurs
30:07des auditrices complètement passifs
30:09à qui on met de la musique d'ambiance
30:10on découvre
30:11en tout cas moi
30:11je découvre dans le livre
30:12qu'il y a toute une industrie
30:13des studios
30:14qui sont là
30:15pour produire
30:16ce que l'autrice appelle
30:17de manière assez drôle
30:18du streaming d'ascenseur
30:19c'est plutôt bien vu
30:20donc c'est de la musique d'ambiance
30:21qui coûte pas cher
30:22et évidemment
30:23comme ça coûte pas cher
30:23Spotify gagne beaucoup d'argent
30:26avec ça
30:26et moi je découvre
30:27alors il y a 500 artistes
30:30et en fait derrière
30:30il y en a une vingtaine
30:31qui ont je sais pas combien
30:32de pseudos
30:33et qui sont dans des studios
30:34bien concentrés
30:35qui produisent ce streaming
30:37d'ascenseur
30:37c'est assez rigolo
30:38si vous utilisez Spotify
30:40vous savez que
30:40tous les jours
30:41on vous propose
30:42votre daily mix
30:43on vous propose
30:44le radar des sorties
30:46à la fin de l'année
30:46le rap
30:47c'est-à-dire ce que vous avez écouté
30:49majoritairement
30:49pendant toute l'année
30:50alors là l'autrice nous dit
30:51tout ça
30:51c'est vous revendre
30:52avec un paquet de différences
30:53que vous avez déjà écouté
30:54toute l'année
30:55parce que notre ennemi
30:56c'est le silence
30:57c'est le fait
30:58il faut que vous restiez
30:59vous restiez
30:59vous restiez
31:00parce que si vous restez longtemps
31:01vous êtes content
31:02et vous restez un abonné
31:03vous faites gagner de l'argent
31:04pendant longtemps
31:04à Spotify
31:06tous les algorithmes
31:07qui surveillent
31:08tout ce qu'on écoute
31:09en fait on s'aperçoit
31:10c'est une autre façon
31:11de gagner de l'argent
31:11à Spotify
31:11que nos données
31:12sont vendues
31:13à des courtiers en publicité
31:14qui vont les utiliser
31:15pour cibler la pub
31:17croiser ça avec d'autres données
31:18et cibler la pub
31:19qui vont nous envoyer
31:20et puis le dernier point
31:21c'est visiblement
31:23il y a quelques grandes vedettes
31:24évidemment
31:25qui gagnent beaucoup d'argent
31:26sur le sommet musical
31:26mais on s'aperçoit
31:27que c'est très très dur
31:28pour un artiste
31:29de gagner de l'argent
31:30en mettant sa production
31:32sur Spotify
31:33combien ils sont payés
31:34alors eux
31:36ils voient
31:36ce qui arrive
31:37mais c'est quoi
31:38les conditions
31:39le principe de base
31:40il paraît super simple
31:41c'est que vous n'êtes pas payé
31:42au nombre d'écoutes
31:42vous êtes payé
31:43au pourcentage
31:44de l'ensemble
31:44des écoutes d'un mois
31:45mais derrière tout ça
31:47ça dépend de votre abonnement
31:48ça dépend du pays
31:49dans lequel vous êtes
31:50ça dépend de votre producteur
31:51ça dépend de votre distributeur
31:52et Spotify dit
31:54si vous voulez
31:54mettre en avant
31:55vos productions
31:56si vous abandonnez
31:5830%
31:58de vos droits d'auteur
32:00je mets un peu plus en avant
32:01vos productions
32:01du coup à la fin
32:02le modèle vraiment
32:03de voilà
32:05j'ai tant d'écoutes par mois
32:06ça va me rapporter tant
32:07c'est complètement opaque
32:08on n'y comprend rien
32:09et personne n'y comprend rien
32:10par contre ce qu'on comprend nous
32:12lecteurs
32:12c'est que
32:13c'est très très dur
32:14de gagner de l'argent
32:15sur Spotify
32:16les musiciens
32:16se sont coalisés
32:18pour essayer d'avoir
32:18un peu plus d'argent
32:19parce que vraiment
32:19ils ne gagnent pas grand chose
32:20à nous auditeurs
32:21auditrices
32:22d'utiliser quand même
32:23ce service musical
32:24qui est quand même
32:24top niveau
32:25quand on sait bien l'utiliser
32:26bon
32:26Jean-Marc Daniel
32:28j'utilisais Spotify
32:29Jean-Marc Daniel
32:30j'utilise Spotify
32:30oui oui
32:31vous c'est très simple
32:32à part Bob Dylan
32:33exactement oui
32:34la playlist
32:37Bob Dylan
32:38du matin au soir
32:40exactement
32:41c'est des chansons
32:41de Bob Dylan
32:4290% c'est Bob Dylan
32:43et 10%
32:44c'est des chansons
32:45de Bob Dylan
32:45chancées par d'autres
32:47par d'autres chanteurs
32:48donc ils n'ont pas eu
32:49beaucoup de travail
32:50pour repérer
32:50comment je fonctionnais
32:51et donc effectivement
32:52j'ai trouvé ce livre
32:53à la fois intéressant
32:54un peu difficile
32:55à lire
32:56c'est très touffu
32:57c'est vrai
32:58c'est un peu touffu
32:58c'est un peu touffu
33:00c'est bien traduit
33:01c'est un livre
33:02qui à l'origine
33:02est un livre américain
33:03c'est bien traduit
33:04vous savez que je suis
33:04très sensible à ça
33:05mais quelquefois
33:06on se perd un peu
33:08la construction
33:09quelquefois
33:09c'est compliqué
33:10moi par rapport
33:11à ce qu'a dit Christian
33:11ce que j'ai trouvé intéressant
33:12c'est d'abord
33:12le portrait des fondateurs
33:13c'est une entreprise
33:14qui est suédoise
33:15et donc on en parle très peu
33:16parce que tout le monde
33:16parle des majors
33:17des américains
33:18et tout ça
33:18ce sont des suédois
33:19le fondateur
33:21Daniel Heck
33:21qui est un personnage
33:22dont j'ignorais l'existence
33:23je connais bien Bob Dylan
33:25mais pas Daniel Heck
33:26et c'est grâce à Daniel Heck
33:27que j'ai accès maintenant
33:28à Bob Dylan
33:29donc il a commencé
33:31très très jeune
33:32il était encore
33:32donc il a commencé
33:33à pirater de la musique
33:34et puis ensuite
33:35il a créé sa boîte
33:36il était encore au lycée
33:38enfin il finissait ses études
33:39de lycée
33:40il commençait la faculté
33:41qu'il avait déjà créé sa boîte
33:42et on disait
33:43sur le campus
33:44il gagne déjà plus
33:45que les professeurs
33:46qui lui apportent
33:47des techniques informatiques
33:49et donc
33:50et on découvre
33:52tout un monde
33:52tout un mode de fonctionnement
33:54où effectivement
33:55les grands exclus
33:57je trouve
33:58les grands perdants
33:59c'est quand même
33:59les artistes
34:00Christian l'a dit
34:00la grande astuce
34:02c'est qu'ils ont inventé
34:03des faux artistes
34:04ils ont
34:04l'artiste
34:05ils disent en moyenne
34:06il gagne à peine
34:07un dollar par diffusion
34:08en fait
34:09c'est extrêmement faible
34:10la rémunération
34:11et c'est tout ce mécanisme
34:13entre Spotify
34:14et le diffuseur
34:15et puis l'artiste
34:16toutes ces majors
34:17qui sont là
34:17en interface
34:18et la deuxième chose
34:20que j'ai trouvé assez intéressante
34:21c'est effectivement
34:22l'idée que la publicité
34:24va résoudre
34:24mais que finalement
34:25on en revient
34:26à des paiements
34:29en monnaie réelle
34:32c'est-à-dire
34:32on demande quand même
34:33aux gens qui utilisent
34:34Spotify
34:34de verser
34:35un abonnement
34:36et que la publicité
34:38ça reste quand même
34:38un grand mythe
34:39il y a quand même
34:39tout un passage
34:40où ils expliquent
34:40qu'ils ont conçu
34:42tout ça autour de la publicité
34:43on leur explique
34:43non ce qui est important
34:44c'est le transfert des données
34:46ça c'est clair
34:46et puis c'est quand même
34:47de faire payer
34:48le consommateur à la fin
34:49allez on passe à votre choix
34:50Jean-Marc Daniel
34:52sans transition
34:54le livre de Francis Albarède
34:56la naissance
34:57de l'argent
34:58chez Dunod
34:59oui
34:59chez Albert Colin
35:00chez Armand Colin
35:01pardon
35:01c'est la même maison
35:02c'est la même maison
35:03chez Armand Colin
35:03oui
35:04donc c'est un livre
35:05qui est en fait
35:06qui est issu
35:07d'un travail de recherche
35:08qui avait été financé
35:09par l'Union Européenne
35:11sur l'argent
35:12qui s'appelle Sylvaire
35:13et donc c'est un livre
35:14où il y a quatre parties
35:15mais il y a trois livres
35:15en réalité
35:16il y a un livre
35:17d'études un peu historiques
35:18sur comment l'argent
35:19de métal est devenu monnaie
35:21et donc comment ça s'est articulé
35:23dans l'antiquité
35:24autour notamment
35:25de la Grèce
35:26d'Athènes
35:27qui avait sur son territoire
35:28des mines assez célèbres
35:29les mines du Lorient
35:30et puis
35:31ensuite il y a un chapitre
35:33une partie
35:34qui est de la métallurgie
35:35on comprend que l'argent
35:36c'est un métal
35:37qui dans la classification
35:38périodique des éléments
35:39est associé à l'or
35:41et au cuivre
35:41et donc c'est les métaux
35:42qui vont servir de monnaie
35:43qui vont servir à conduire
35:44à l'électricité
35:45tout ça
35:45et puis après
35:46il y a une dernière partie
35:47qui est une réflexion
35:51philosophico-économique
35:52sur qu'est-ce que la monnaie
35:54ce que j'ai trouvé
35:55le plus intéressant
35:56d'abord la partie
35:56sur la métallurgie
35:57est un peu difficile
35:59d'abord
35:59quand on n'est pas spécialiste
36:01mais on apprend
36:01énormément de choses
36:02en particulier
36:03qu'il n'y a pas de l'argent
36:04partout
36:04qu'il y a de l'argent
36:05à certains endroits
36:06de la planète
36:08qui correspondent
36:08à des mouvements géologiques
36:09à des rencontres
36:12entre les plaques tectoniques
36:13à l'ère tertiaire
36:15et donc il y en a
36:16dans le nord-est
36:16de la Méditerranée
36:17il y en a
36:19en Amérique du Sud
36:20dans les Andes
36:21à des endroits
36:22où effectivement
36:23il y a
36:23de la vulcanologie
36:25assez puissante
36:25et des tremblements
36:26de terre
36:27très très fréquents
36:28et puis
36:29la partie
36:30sur l'antiquité
36:32sur la façon
36:33dont l'argent
36:33est passé
36:33du statut de métal
36:34au statut de monnaie
36:35ce que j'ai trouvé intéressant
36:36c'est que
36:37effectivement
36:37ils disent
36:38qu'un grand enjeu
36:40quand on fait circuler
36:41de la monnaie
36:41c'est effectivement
36:42ce qu'on a à vendre
36:43c'est-à-dire
36:44pour avoir de l'argent
36:45il faut avoir soit une mine
36:46soit avoir quelque chose
36:46à vendre
36:47et que les grecs
36:48en réalité
36:48ce qu'ils avaient le plus
36:49à vendre
36:49c'était des mercenaires
36:50que en fait
36:52la terre grecque
36:53est assez ingrate
36:54sur le plan agricole
36:55et que les grecs
36:56se sont affirmés
36:57ont pris un rôle
36:58économique
37:00et politique
37:00grâce à une stratégie
37:02de mercenariat
37:02ils contrôlaient parfaitement
37:04la mer
37:04c'était d'excellents marins
37:06et c'était d'excellents combattants
37:07et donc
37:08c'est une idée
37:09qui est une idée
37:09que je trouvais
37:10alors elle est répétée
37:11à plusieurs reprises
37:12comme après les guerres médiques
37:13ils se sont fait
37:14une sorte de publicité
37:15en disant que c'était
37:15les meilleurs
37:16et tout ça
37:16et j'ai trouvé ça
37:17assez intéressant
37:17et assez original
37:19Christian Chavagneux
37:19avez-vous aimé
37:20ce livre sur l'argent ?
37:22Je suis partagé
37:22en fait
37:23d'un côté
37:24on a un vrai spécialiste
37:25de l'argent métal
37:26au moment de l'antiquité
37:28il nous explique
37:29le rôle qu'il a joué
37:30dans les relations
37:31entre les cités
37:31entre les empires
37:32dans la vie matérielle
37:33il n'oublie pas
37:34de nous dire
37:34que la circulation
37:35et la détention d'argent
37:37est bien liée
37:38aux conditions sociales
37:38et politiques
37:40on a même
37:40un petit bout
37:41à la fin
37:41à dire attention
37:42cette exploitation de l'argent
37:43ça a eu des impacts
37:44écologiques négatifs
37:45vraiment
37:46il y a plein de choses
37:47intéressantes
37:47forcément on apprend des choses
37:48ça c'est sûr
37:49d'un autre côté
37:50je vous avoue
37:51que quand je suis arrivé
37:52à la dernière page
37:53j'étais content
37:54je trouvais la lecture
37:55un petit peu fastidieuse
37:56pourquoi ?
37:57peut-être parce que
37:58c'est pas très incarné
37:59on est sur des pages
38:00et des pages
38:01de mécanismes très généraux
38:02pas facile à suivre
38:03il utilise souvent
38:05plusieurs fois
38:05dans le livre
38:06cette méthode scientifique
38:07que les économistes
38:08ont copié
38:09c'est-à-dire supposons que
38:10et là on se dit
38:11pour une histoire
38:12supposons que
38:13il nous raconte l'histoire
38:14sa version
38:14une autre version
38:15ce qu'il veut
38:15mais au moins
38:16la fin du bouquin
38:17sur je vais prendre
38:19des lois physiques
38:19je vais essayer de les appliquer
38:20aux sociétés humaines
38:21évidemment ça marche pas
38:22bon c'est vraiment
38:24l'extrême
38:25de ça
38:25et Jean-Marc l'a dit
38:27il essaye de nous faire comprendre
38:28les aspects économiques
38:30politiques sociaux
38:31de la monnaie
38:31il est tellement loin
38:32des sciences humaines
38:32que ça paraît vraiment petit
38:34par rapport à toute la littérature
38:35qu'on a déjà
38:36qui est hyper vaste
38:38sur tous ces sujets
38:39donc forcément
38:40on apprend des choses
38:41on ressent moins bête
38:42à la lecture du livre
38:43mais en même temps
38:44la lecture n'est pas si facile
38:46merci beaucoup
38:47à tous les deux
38:48allez c'est l'heure
38:49de retrouver
38:49notre étude
38:50de la semaine
38:53BFM Business
38:54la librairie de l'écho
38:55l'étude de la semaine
39:00l'étude de la semaine
39:01elle porte sur un phénomène
39:03qui ne cesse
39:04de prendre
39:05de l'ampleur
39:06le paiement
39:07fractionné
39:08étude réalisée
39:11par
39:12United
39:13dont nous accueillons
39:14la porte-parole
39:15Anne-Gaëlle Fauchon
39:16bonjour
39:17bonjour
39:18vous êtes
39:19directrice marketing
39:20de United
39:21et donc
39:23on va partager
39:23avec vous
39:24les conclusions
39:24de cette étude
39:26menée en France
39:27en Espagne
39:27en Italie
39:30autour de ce phénomène
39:31quelle est d'abord
39:32l'étendue
39:33de la pratique
39:34est-ce que
39:35les français
39:36finalement
39:37se laissent tenter
39:39est-ce que les européens
39:40d'ailleurs se laissent tenter
39:41et à quel rythme
39:42part le paiement fractionné
39:44alors tout à fait
39:45c'est une très bonne question
39:46le constat de cette étude
39:48donc c'est une étude
39:48qu'on met nous
39:49depuis 2021
39:50on a eu une session
39:51en 2023
39:52et on a fait
39:53notre actualisation
39:53là sur
39:54l'année 2025
39:55et le constat
39:56c'est que
39:57l'utilisation
39:57de ce paiement
39:58en plusieurs fois
39:59ce paiement fractionné
40:00se démocratise
40:01nous ce qu'on constate
40:03c'est qu'il y a
40:0340% des français
40:04aujourd'hui
40:05qui utilisent
40:06au moins une fois par an
40:07le paiement
40:08en plusieurs fois
40:0944% des espagnols
40:11et ça présente
40:1246% des italiens
40:13donc c'est un outil
40:16qui est extrêmement
40:16bien intégré
40:19dans la version
40:21dans un but
40:22budgétaire
40:22pour les français
40:23et c'est quand même
40:2428%
40:24de ces français
40:26qui l'utilisent
40:27même 2, 3, 4 fois
40:28jusqu'à même
40:29une fois par mois
40:29donc c'est vraiment
40:30un outil
40:31qui est aujourd'hui
40:32très démocratisé
40:32c'est quoi
40:33c'est un outil
40:34de finalement
40:35pour mieux gérer
40:37son budget
40:38d'amortissement
40:39un petit peu
40:40des chocs
40:41de trésorerie
40:43il y a plusieurs
40:45éléments
40:45plusieurs raisons
40:46qui sont aujourd'hui
40:48expliquées par
40:49les consommateurs
40:50quand on les interroge
40:51il y a des raisons
40:52qui sont assez
40:53standards
40:54assez classiques
40:55plutôt l'opportunité
40:56parce que
40:57c'est plus flexible
40:58c'est plus pratique
40:58parce que c'était gratuit
41:00et ça on le retrouve
41:02de façon assez linéaire
41:03que ce soit
41:03dans les trois pays
41:05et aussi que ce soit
41:06sur les trois dernières
41:08éditions de cette étude
41:10mais ce qu'on se rend compte
41:11c'est qu'il y a
41:12un autre phénomène
41:13c'est que c'est aussi
41:14aujourd'hui
41:14beaucoup plus disponible
41:17jusqu'alors
41:18c'était assez exceptionnel
41:19il y avait que certains
41:20retailers
41:21e-commerçants
41:21qui le proposaient
41:22et nous ce qu'on se constate
41:24c'est qu'aujourd'hui
41:24il est disponible
41:26il y a aujourd'hui
41:27la majorité
41:27des sites e-commerce
41:29ou des magasins
41:30qui vont vous proposer
41:31de payer en plusieurs fois
41:33dans leur expérience
41:33paiement
41:34Est-ce qu'il y a
41:35des types de dépenses
41:37qui résistent encore
41:39à la pratique
41:40du paiement fractionné
41:41ce qui est étonnant
41:42dans votre étude
41:42c'est de voir finalement
41:43tous les nouveaux types
41:44de dépenses
41:45que les consommateurs
41:47aimeraient voir
41:48finalement financées
41:49par le paiement fractionné
41:51Alors c'est un bon point
41:53on retrouve
41:55des secteurs
41:56qui sont assez habitués
41:58au financement
41:59de biens
42:00ou de services
42:01comme l'équipement
42:01de la maison
42:02l'automobile
42:03qui sont
42:04le consumer électronique
42:05donc toute la partie
42:06biens électroniques
42:07qui sont assez
42:09matures
42:09sur ces solutions
42:11et effectivement
42:13dans notre nouvelle étude
42:142026
42:14on a des nouveaux
42:16domaines
42:17pour lesquels
42:18le consommateur français
42:19souhaiterait pouvoir
42:20payer en plusieurs fois
42:21et ça intègre
42:22complètement son quotidien
42:23puisqu'on va parler
42:24de 60% des répondants
42:25qui citent avoir besoin
42:26de payer en plusieurs fois
42:27leur entretien automobile
42:28ou les réparations
42:29chez un garagiste
42:31on a aussi des consommateurs
42:33qui souhaiteraient pouvoir
42:35financer
42:36ou payer en plusieurs fois
42:37leurs frais vétérinaires
42:38ou leurs frais de santé
42:39et on a un dernier exemple
42:41qui sont aussi du coup
42:43dans le cycle de la vie
42:44puisque les frais d'obstèques
42:46sont extrêmement chers
42:48et qui aujourd'hui
42:48du coup nécessitent
42:50aux consommateurs français
42:51d'avoir une flexibilité
42:53une praticité
42:54pour pouvoir étaler
42:55le coût de ces frais
42:56Alors Anne-Gaëlle Fauchon
42:58la législation
42:59va se durcir
43:00concernant
43:01le paiement fractionné
43:03est-ce que vous pensez
43:04que finalement
43:05cette pratique
43:06va résister
43:07au durcissement
43:09de la législation
43:10ou bien
43:11est-ce que finalement
43:12c'est une pratique
43:13qui va être rendue
43:13beaucoup moins intéressante
43:14par les multiples vérifications
43:16qu'il va falloir faire
43:18notamment autour
43:19de la solvabilité
43:20des clients
43:21qui voudront
43:22le paiement fractionné ?
43:25Alors c'est un point
43:26qui est intéressant
43:27parce qu'effectivement
43:28on va voir
43:30le 20 novembre 2026
43:32la mise en application
43:33d'une directive européenne
43:35qui va apporter
43:36beaucoup plus
43:37d'informations
43:38et d'analyses
43:40de protection
43:40du consommateur
43:41sur ces pratiques
43:42de paiement
43:42plusieurs fois
43:43ce qu'il faut savoir
43:44c'est qu'il y a
43:45deux pratiques
43:46qui sont aujourd'hui
43:49mises en place
43:50auprès des clients
43:51et des consommateurs
43:51deux solutions
43:52vous avez une solution
43:53qui est le 2, 3, 4 fois
43:55qui était jusqu'alors
43:57non intégrée
43:58dans le champ d'application
43:59de la loi
44:00sur le crédit
44:01à la consommation
44:02et c'est cette pratique-là
44:03qui effectivement
44:04va avoir le plus
44:05de chamboulements
44:07dans le cadre
44:08de la mise en application
44:09de la directive européenne
44:10en fin d'année
44:11donc on va avoir
44:12des choses
44:13qu'il y a à part
44:13qu'on regarde
44:14il y a deux éléments
44:15qu'il y a à part
44:15qu'on regarde
44:16déjà nous on a interrogé
44:17les consommateurs
44:17sur leur perception
44:18de cette réglementation
44:20on a un premier élément
44:22qui en fait
44:23on a 40%
44:24des consommateurs
44:25qui voient
44:25une vision extrêmement
44:26une image positive
44:27de cette réglementation
44:29merci beaucoup
44:29Anne-Gaëlle Fauchon
44:31donc directrice marketing
44:32marketing de United
44:34pour cette étude
44:35très intéressante
44:36autour du paiement fractionné
44:38BFM Business
44:39la librairie de l'écho
44:41des idées
44:42et des chiffres
44:45et on s'attarde
44:46cette semaine
44:46sur ce passionnant
44:48travail de l'INSEE
44:48autour de la redistribution
44:50en 2023
44:50le revenu moyen
44:52d'une famille française
44:53avant redistribution
44:55était de 44 300 euros
44:59sachant qu'après redistribution
45:02ce revenu atteint
45:0245 700 euros
45:05donc
45:06ça veut dire
45:07que les pouvoirs publics
45:10finalement
45:10prélèvent moins
45:11qu'ils ne redistribuent
45:13procurant
45:13un supplément de revenu
45:15de 1400 euros
45:16par famille
45:17au prix d'un endettement
45:19accru bien évidemment
45:21et en 2023
45:2256%
45:23des personnes
45:25reçoivent donc
45:26plus qu'elles ne versent
45:27au titre
45:27de cette redistribution
45:28si on prend en compte
45:29les prélèvements
45:30dans leur ensemble
45:31et la façon
45:32dont ils sont redistribués
45:33si on tient compte aussi
45:34de tous les services
45:36rendus par ce qu'on appelle
45:37les transferts non monétaires
45:38à savoir
45:39l'éducation
45:39la santé
45:40le logement
45:40l'action sociale
45:41les dépenses collectives
45:43qui bénéficient
45:43à la société
45:44dans son ensemble
45:45la police
45:45la justice
45:46etc
45:46et bien
45:47les 10%
45:48de français
45:49les plus aisés
45:50ont un revenu
45:513 fois et demi
45:52plus élevé
45:52que les 10%
45:53les plus modestes
45:543 fois et demi
45:55alors qu'avant
45:56redistribution
45:57cet écart
45:57est de
45:5826
46:0026 fois
46:01donc pour les plus aisés
46:02le revenu
46:02des plus modestes
46:03et pourtant
46:04cette redistribution massive
46:05n'a pas empêché
46:06les inégalités
46:06d'augmenter
46:07ces dernières années
46:08en France
46:08si l'on en croit
46:09l'augmentation
46:10du coefficient
46:10de Gini
46:11publié par Eurostat
46:12le coefficient
46:12de Gini
46:13c'est celui qui mesure
46:14justement
46:14cette évolution
46:15des inégalités
46:18BFM Business
46:19la librairie de l'écho
46:20le coup de coeur
46:21de la rédaction
46:24et cette semaine
46:25c'est celui
46:25de notre
46:26grand Manitou
46:27de la tech
46:28à BFM Business
46:29Frédéric Simotel
46:30Frédéric bonjour
46:31bonjour Emmanuel
46:32Frédéric on parle
46:33de cette innovation
46:34galopante
46:35de cette
46:37vélocité
46:37qu'il faut forcément
46:38avoir
46:39notamment
46:40pour que nos grandes
46:41entreprises
46:41sachent rester
46:43compétitives
46:44et c'est bien
46:44le sujet du livre
46:45que vous avez choisi
46:46aujourd'hui
46:48innovation 2
46:49ou innovation
46:51au carré
46:52exactement
46:52plutôt
46:54voilà
46:55à la fois
46:55un livre d'analyse
46:56stratégique
46:56mais aussi
46:57un guide opérationnel
46:58oui alors c'est
46:59Paul François Fournier
46:59qui a écrit
47:00cet ouvrage
47:01alors je dis
47:01innovation au carré
47:02parce que je pense
47:02que je n'en ai pas encore
47:03parlé avec lui
47:04mais je suis sûr
47:04que c'est ce qu'il a voulu dire
47:05c'est de l'innovation
47:07à la fois dans les grandes
47:08entreprises
47:08et dans les start-up
47:09on va comprendre tout ça
47:10on comprend tout ça
47:11parce que bon
47:11Paul François
47:12c'est quelqu'un
47:12qu'on connaît bien
47:13dans le milieu
47:14il a été chez Waladou
47:15il a été chez Orange
47:16et aujourd'hui
47:16il est depuis déjà
47:18une dizaine d'années
47:1912-13 ans
47:21numéro 2 de la BPI
47:22et donc il s'occupe
47:23de toutes ces start-up
47:24et donc c'est de toute
47:26cette expérience
47:26qu'il tire ce livre
47:28il dit
47:29l'innovation aujourd'hui
47:29bon c'est plus une option
47:30stratégique
47:31pour les entreprises
47:32mais c'est vraiment
47:33une condition de survie
47:34il insiste vraiment
47:34sur ce domaine là
47:35avec l'accélération
47:36des ruptures
47:37avec l'intelligence artificielle
47:39bientôt le quantique
47:40on voit qu'il va falloir
47:41si on veut être fort
47:43on le voit dans le cloud
47:44on le voit dans l'IA
47:45on le voit dans plein de domaines
47:46il faut être surtout innovant
47:47parce que voilà
47:48les milliards
47:48on ne les a pas
47:49comme les autres
47:49et donc à cette pression
47:52technologique
47:52s'ajoute
47:53tout ce qui concerne
47:54le contexte géopolitique
47:55la souveraineté économique
47:56et donc l'urgence
47:57est donc double
47:58il faut à la fois
47:59rester compétitif
48:00et préserver la France
48:01dans la hiérarchie mondiale
48:02et le cœur
48:02de cette démonstration
48:03repose sur
48:05une critique
48:05des pratiques actuelles
48:07des grands groupes
48:08notamment dans l'innovation
48:09alors non pas
48:10qu'elles n'innovent pas
48:10bien entendu
48:11mais elles innovent mal
48:13elles ont des angles morts
48:14un peu
48:15et notamment dans leur relation
48:16avec les start-up
48:17et c'est d'ailleurs pour ça
48:17en tant que patron au BPI
48:19il est au carrefour de tout ça
48:20et il voit ce qui ne fonctionne pas
48:22et il dit que
48:23ces jeunes entreprises
48:24représentent déjà
48:25environ 20%
48:26des dépenses de R&D
48:27en France
48:27et pourtant
48:28les grands groupes
48:29continuent de leur consacrer
48:30une part marginale
48:30alors on n'est pas
48:32au même rythme
48:33non ils sont sur une innovation
48:34qui nous intéresse moins
48:35donc il y a un peu tout ça
48:37et le livre
48:38dit ça y est
48:39les gars
48:39il faut changer d'échelle
48:40portez environ
48:41à 20%
48:42vos budgets de R&D
48:43vers ces start-up
48:46certains y arrivent
48:47dans la pharmacie
48:48on y arrive
48:49et il faut vraiment
48:50jouer cette complémentarité
48:52efficace
48:53et pour que les grands groupes
48:54d'un côté
48:55les start-up
48:55innovent
48:56etc
48:57et les grands groupes
48:57doivent assurer
48:58l'industrialisation
48:59le passage à l'échelle
49:00pourquoi c'est si compliqué
49:01c'est-à-dire que
49:02d'habitude c'est quoi
49:02c'est les grands groupes
49:03qui ont l'habitude
49:04d'internaliser
49:05la R&D
49:06chez eux
49:07est-ce qu'elles ont du mal
49:09à faire confiance
49:09finalement
49:10à des entreprises
49:11qui sont toutes jeunes
49:13qui n'ont pas de track record
49:14qui sont peut-être
49:15trop disruptives
49:16et avec lesquelles
49:18on a peur de s'engager
49:20c'est un peu ça
49:20déjà il y a un problème
49:21de rythme
49:21souvent on le dit
49:22les entreprises
49:22vont un peu moins vite
49:23que les start-up
49:25ensuite il y a un problème
49:26d'identifier aussi
49:27la bonne personne
49:27dans l'entreprise
49:29qui va suivre un peu
49:30cette start-up
49:32et puis vous savez
49:33il y a souvent
49:33ce souci aussi
49:34la start-up
49:35elle est sur son couloir de nage
49:37elle doit avancer
49:37et la grande entreprise
49:39elle voit la piscine
49:40dans son ensemble
49:40donc elle se dit
49:42oui ça c'est un petit couloir de nage
49:43elle y va pas
49:44et justement
49:44l'auteur
49:45et puis il y a la part
49:46importante
49:47la part d'incertitude
49:48et d'échec
49:48une start-up
49:49ça peut avoir un échec
49:50et là l'entreprise se dit
49:50on ne va pas miser sur
49:52une entreprise
49:53dont tu n'es pas dessus
49:53comment on réconcilie
49:54ces horizons
49:55c'est aux entreprises
49:57de se mettre un peu
49:57dans l'ambiance capital-risque
49:58alors certaines le font
49:59par des fonds
50:00qu'elles mettent en place
50:01mais ça ne se traduit pas
50:03au niveau des départements R&D
50:05et on est vraiment
50:06dans les limites organisationnelles
50:07des grandes entreprises
50:08les fonctions liées
50:09à l'innovation
50:10à la R&D
50:11aux fusions d'acquisition
50:12aux achats
50:12sont trop souvent fragmentées
50:14on a une division
50:14qui s'occupe de la fusion
50:15acquisition
50:16une autre de la R&D
50:17il faudrait un peu
50:19avoir une vision
50:19beaucoup plus unifiée
50:20de tout ça
50:21et donc cet ouvrage
50:22qui s'appelle
50:22Innovation
50:23il est aux éditions
50:24Anne Carrière
50:25je vous le conseille
50:25ça se lit assez vite
50:27et puis c'est un guide
50:28un peu opérationnel
50:29ça dépasse juste
50:30le simple diagnostic
50:31ça donne quelques pistes
50:32et je pense que
50:33tous les patrons
50:34de l'innovation
50:35dans les grands groupes
50:36devraient s'en inspirer
50:37il y a quelques bonnes idées
50:38à prendre dans ce livre
50:39de Paul-François Fournier
50:41Merci beaucoup Frédéric Simotel
50:45Allez c'est l'heure
50:45de nos ultimes choix
50:47BFM Business
50:49La librairie de l'écho
50:51Les livres de la dernière minute
50:54Jean-Marc Daniel
50:56quelle est votre ultime sélection
50:57pour aujourd'hui ?
50:59Alors j'ai choisi un livre
51:00qui est un peu un événement
51:01du moment
51:01qui est le dernier livre
51:02de Bruno Le Maire
51:03qui a été publié
51:04chez Gallimard
51:05à la NRF
51:07chez Gallimard
51:07donc ça s'appelle
51:08le temps d'une décision
51:09et en dessous
51:10il y a marqué récit
51:11alors effectivement
51:12c'est un récit
51:13un récit
51:14où il y a grosso modo
51:15trois parties
51:16il y a une partie
51:17où il y a des portraits
51:18des gens qu'il a croisés
51:19alors c'est quasiment
51:21du Saint-Simon
51:21et en disant
51:25ça je ne le flatte pas
51:26parce que c'est un style
51:27il y a un style
51:28assez grand siècle
51:30enfin il a une plume
51:31qui est assez agréable
51:32et assez typée
51:33ensuite il y a une partie
51:34qui est plus
51:36sur son passage
51:38au ministère des Finances
51:39et puis ensuite
51:39il y a une partie
51:41qu'on pourrait appeler
51:41Je me présente
51:43Voilà
51:43Je me présente
51:45comme c'est un homme cultivé
51:46il connaît certainement
51:48l'apologie de Socrate
51:49de Platon
51:50là c'est un peu
51:51l'apologie de Bruno
51:52par le maire
51:53c'est à dire
51:54voilà
51:55vous savez
51:55je sais que je ne sais rien
51:56je suis modeste
51:57et tout ça
51:57mais quand même
51:59je peux apporter
52:00quelque chose à ce pays
52:01et alors
52:02il y a des personnages
52:03qui ne sortent pas très
52:04grandis de tout ça
52:05je laisse le lecteur
52:06le choix de vérifier
52:07qui n'est pas grandis
52:08dans la plume
52:09de Bruno Lebert
52:11Christian Chavagneux
52:12Moi c'est une étude
52:14assez épaisse
52:15d'Anna Carolina Cordilla
52:16qui est une chercheuse
52:18quand on parle
52:18recette de la protection sociale
52:20on dit alors
52:20est-ce qu'il faut plus
52:21de cotisations sociales
52:23plus d'impôts
52:23plus de l'un
52:25moins de l'autre
52:25et là elle nous dit
52:26mais attendez
52:26il y a une troisième ressource
52:28qui est l'endettement
52:28en fait elle nous retrace
52:29tout l'historique
52:30de la progression
52:31de l'endettement
52:31de l'UNEDIC
52:32de la CADES
52:33des hôpitaux
52:34et elle nous montre
52:35comment c'est arrivé
52:36comment ça s'est développé
52:38combien ça coûte
52:39quelles conséquences
52:39c'est un working paper
52:41un document de travail
52:42en français
52:42qui est assez épais
52:44vraiment très bien fait
52:45une étude précise
52:46mais la conclusion c'est quoi
52:47c'est que c'est formidable
52:47qu'on se soit endetté
52:48pour financer la protection sociale
52:49non il y a un gros
52:51coût financier en fait
52:52et elle essaye d'évaluer
52:53combien coûte financièrement
52:56la dette
52:56il faudrait peut-être mieux
52:57avoir d'autres ressources
52:58plutôt que de passer
52:59par la dette
53:00mais c'est une grosse étude
53:02c'est presque un petit livre
53:03très précis
53:04très bien argumenté
53:04et moi j'ai choisi
53:06de vous parler
53:06de MySmartBook
53:07est-ce que vous avez entendu
53:08parler de MySmartBook ?
53:09non
53:09c'est une nouvelle appli
53:10qui est sortie le 17 avril
53:12et qui permet de dialoguer
53:14avec les livres
53:15que vous achetez
53:15via une intelligence artificielle
53:17c'est l'oeuvre d'une start-up française
53:19avec quand même
53:20cette promesse étonnante
53:22donc un catalogue
53:23de 450 000 livres
53:24que vous pouvez acheter
53:24et à partir de là
53:26vous avez une IA
53:26basée sur Mistral
53:27qui vous permet d'échanger
53:29avec le livre
53:30exemple vous lisez
53:31vous mettez le livre
53:32de côté 4 semaines
53:33vous vous demandez à l'IA
53:34est-ce que vous pouvez
53:35faire un résumé
53:36vous avez envie d'en savoir plus
53:37sur un personnage
53:38vous avez envie d'en savoir plus
53:39sur un chapitre
53:40il y a quelque chose
53:41que vous ne comprenez pas très bien
53:43vous pouvez dialoguer
53:44avec l'IA
53:45imaginez
53:45pour les jeunes
53:46qui préparent
53:47par exemple en première
53:47le bac de français
53:48voilà une petite aide
53:50une petite aide utile
53:51c'est assez passionnant
53:52vous voulez par exemple
53:53préparer vos vacances
53:54paf
53:54un guide de voyage
53:55et vous lui demandez
53:57d'organiser
53:58votre voyage
53:59j'ai trouvé ça
54:00très excitant
54:01ça s'appelle
54:01My Smart Book
54:03voilà
54:03c'est la fin
54:04de cette librairie de l'écho
54:05on se retrouve la semaine prochaine
54:06et d'ici là
54:07bonne lecture
54:07on se retrouve la semaine prochaine
54:09on se retrouve la semaine prochaine
Commentaires