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  • il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Et on va faire un face-à-face, vous le connaissez, c'est le signé Consigny, avec Charles Consigny.
00:05Bonsoir Charles Consigny. Bonsoir Raphaël Arnaud, député de la France Insoumise de Vaucluse, c'est vous qui êtes avec nous ce soir.
00:12Alors vous avez vu les bruits qui courent là, cette fin d'après-midi, le Président de la République a reçu...
00:17Ça c'est confirmé.
00:18Oui, oui, le Président du Sénat, Gérard Larcher, le Président de l'Assemblée Nationale.
00:23Maintenant, de quoi peut-il être question ? De dissolution ou de destitution ?
00:28Et dans ces cas-là, Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, qu'est-ce qui pourrait être le pire, Charles Consigny ?
00:32De destitution ? De démission peut-être ? Non ?
00:35Non, de dissolution pour l'instant.
00:36Pour l'instant, on en est à la dissolution.
00:39Je pense que, parce que le Président applique à la lettre la Constitution,
00:44il consulte les deux présidents des chambres, donc effectivement, il y a un petit parfum dissolution.
00:49Je pense plusieurs choses.
00:51D'abord, je crains que la gauche, par certains de ses excès,
00:56et pas seulement des excès de forme, qui à mon sens sont un peu l'écume des choses,
01:00mais des excès de fond, par des propositions trop radicales,
01:04par son obsession de la fiscalité,
01:07par une obsession qui tourne très vite à la coercition,
01:10avec cette histoire d'arrêter les gens à l'aéroport,
01:13par tout un tas de mesures comme ça,
01:16empêchent en réalité le Front républicain,
01:19et poussent les gens dans les bras du Rassemblement national.
01:22Et je pense qu'une deuxième chose, c'est qu'on est face à deux drames,
01:26face à un drame en deux actes, si vous voulez, en deux options,
01:30qui est que la France, selon moi, aurait le choix entre la gauche et la gauche,
01:34puisque je tiens le programme du Rassemblement national
01:38pour un programme de gauche, sur les questions économiques et sociales.
01:42Je pense qu'il n'a pas grand-chose à envier au programme de Jean-Luc Mélenchon,
01:46ou même de la gauche unie.
01:49Et donc, je suis un peu désespéré de me dire que,
01:51somme toute, les Français vont se retrouver comme une espèce de névrose
01:56qui n'en finit pas à avoir un choix entre deux programmes socialistes.
02:00Voilà, c'est ça que je pense.
02:03Moi, M. Consigny, je pense tout l'inverse.
02:05Déjà, d'une part, sur la réalité un peu du moment que nous vivons,
02:12de faire porter sur la gauche de la gauche la montée du Rassemblement national dans ce pays,
02:18ce serait faire une grave erreur.
02:19Je pense qu'on a un président de la République qui a démontré à plusieurs reprises
02:22sa volonté, plus ou moins consciente, de faire monter en réalité l'extrême droite dans ce pays.
02:27Lorsqu'il nie le résultat des urnes à la sortie des dernières élections législatives en 2024,
02:32c'est mettre un coup à la démocratie, c'est être favorable petit à petit
02:37à l'idée que d'autres formes politiques beaucoup plus autoritaires
02:40pourraient s'installer dans le pays, y compris à travers le Rassemblement national.
02:44Et non, je ne pense pas, en réalité, on nous accuse peut-être trop de radicalité avec nos mots, etc.
02:49Je n'ai pas l'impression que ce soit minoritaire dans ce pays.
02:51On a l'impression qu'on serait un peu isolé, etc.
02:53Très loin de là, lorsqu'on demande le départ du président de la République,
02:58en l'occurrence Emmanuel Macron,
03:00je n'ai pas l'impression qu'on soit isolé, que ce soit si radical que ça.
03:02Et même bien au contraire, tout nous prouve qu'on est ultra-majoritaire.
03:08Plus que la dissolution, d'ailleurs.
03:09Tout à fait.
03:10Donc vous, vous réclamez plus la démission de Macron que la dissolution ?
03:14Oui, c'est évident. Je pense que ça a été répété à de nombreuses reprises.
03:17Je pense d'ailleurs que c'est une perte de temps.
03:18Je pense que d'ailleurs le président lui-même a très peur de la situation.
03:22Preuve en est, c'est que là, il laisse entendre qu'une dissolution serait possible
03:26en rencontrant évidemment les différents présidents des assemblées.
03:31Donc oui, je pense qu'Emmanuel Macron a peur.
03:32Et la raison d'avoir peur, c'est que le navire est en train de couler.
03:35Quand on voit des personnages comme Édouard Philippe qui appellent eux aussi à une présidentielle anticipée,
03:39on voit bien qu'Emmanuel Macron est en train de sombrer avec tout son équipage.
03:42Oui, mais qu'est-ce que vous faites de mon accusation du fait que pour moi,
03:47on a le choix entre deux gauches au fond ?
03:49C'est-à-dire que vous nous expliquez que le Rassemblement national, c'est l'extrême droite, etc.
03:55Moi, d'ailleurs, j'avoue être un peu old school sur le sujet
03:59et je suis plutôt team Front Républicain.
04:02Même si c'est plus très à la mode aujourd'hui, je pense qu'il y a malgré tout
04:05quelques permanences historiques.
04:08Mais bon, ça paraît très ringard à dire aujourd'hui.
04:10Mais je le crois encore un peu.
04:12Sauf que la gauche, elle est effrayante aujourd'hui.
04:16La gauche de Mélenchon ?
04:17Oui, mais non, la gauche, c'est là-dessus que j'interpelle Raphaël Arnaud.
04:22Pour moi, c'est la gauche dans son ensemble qui est effrayante.
04:25Alors certes, le Parti socialiste tout seul, il ne fait pas peur à grand monde.
04:29Mais qu'est-ce qui vous effraie précisément, Charles ?
04:31Quand je prends le programme, puisque je l'avais consulté,
04:36le programme du Nouveau Front Populaire, lors des précédentes législatives,
04:39et qu'on était dans une espèce de délire fiscal qui nous emmenait sur des tranches d'impôt à 90%
04:46et on sentait bien cette espèce d'envie qui vous démange au fond.
04:52J'ai vu d'ailleurs sur votre compte Twitter, vous expliquez qu'au fond,
04:56Macron et Le Pen seraient ensemble pour défendre les ultra-riches.
05:00Tout à fait.
05:00Et que voilà, Macron veut la dissolution pour avoir la victoire du RN,
05:04pour qu'ils puissent défendre ensemble les ultra-riches.
05:06Vous êtes des coupeurs de têtes de riches, en fait, c'est ça, Raphaël Arnaud ?
05:10Là, effectivement, c'est vos mots, et là, ça me paraît très radical.
05:13En tout cas, on n'est plus de justice sociale.
05:15Et je pense qu'il y a quelque chose qu'il ne faudrait pas nier dans ce pays,
05:19c'est que ce n'est pas la France insoumise, en réalité,
05:21ni la gauche qui a inventé ces logiques de justice sociale
05:25et pour plus de demandes d'égalité.
05:26En réalité, c'est une demande populaire, généralisée, qui nous dépasse amplement.
05:31C'est-à-dire qu'on pourra passer autant de temps qu'on veut.
05:33La taxe du froid est populaire.
05:33On pourra, bien sûr, on pourra passer autant de temps que vous voulez,
05:36dans des médias ou à l'Assemblée nationale, peu importe,
05:39à taper sur la France insoumise, à taper sur la gauche radicale.
05:42En réalité, ces idées persisteront.
05:45Oui, mais bien sûr qu'elles existent en France, vous savez.
05:48Ça a existé durant les Gilets jaunes,
05:49ça a existé durant le mouvement contre la réforme des retraites,
05:51ça continue à exister en demandant le départ d'Emmanuel Macron.
05:54Donc, en fait, ce que vous voulez dire, c'est que vos idées infusent majoritairement
05:57dans le pays, aujourd'hui, en fait, c'est ça ?
05:59Bien sûr qu'elles sont majoritaires.
06:00L'idée de plus de justice sociale dans ce pays,
06:02en réalité, elles n'ont jamais disparu.
06:04Mais Macron n'a que fait accentuer les inégalités.
06:06Et donc, il a un vrai désir, oui.
06:08Moi, je veux bien, mais il n'y a plus que ça de la justice sociale en France.
06:12La France n'est plus qu'une carte vitale,
06:14elle n'est plus qu'un fanatisme égalitariste.
06:16Mais oui, et c'est de pire...
06:20Mais arrêtez, je viens...
06:22Mais alors, je vous ai pris quelques écrans...
06:24Mais alors, M. Poussny, je viens de déposer une proposition de loi
06:25pour rendre la gratuité du parking des autres.
06:26Oui, je l'ai soutenu, d'ailleurs, vous pouvez figurez.
06:29Ah ben voilà, mais vous êtes pour la justice sociale
06:31et contre la libéralisation du pays, alors.
06:33Je trouvais que c'était une bonne idée de faire la toute saison.
06:36Donc, on n'est pas si radicaux que ça.
06:37Mais je vous prends plusieurs exemples.
06:38D'abord, qu'est-ce que vous faites de la fuite des cerveaux ?
06:41On devient un pays d'émigration, la France.
06:44Ça, c'est quand même un truc qui devrait vous inquiéter.
06:46C'est une vraie problématique.
06:46Et pourtant, on a la sécurité sociale que le monde entier nous envie.
06:52Et pourtant, on est le pays le plus redistributif du monde.
06:55Et malgré tout, ils s'en vont et ils vont plutôt vers des pays libéraux.
07:00C'est quand même intéressant.
07:02On a un problème de temps de travail dans la fonction publique.
07:04Je vous prends un exemple.
07:06Les agents de la ville de Marseille, ils font 47 jours d'arrêt maladie par an.
07:11Si vous ajoutez au congé payé, ça fait 27 jours de congé payé,
07:15plus les 47 jours d'arrêt maladie par an.
07:18Sur les jours ouvrés qu'ils sont censés travailler, ils sont absents 30% du temps.
07:22Deuxième exemple.
07:22Troisième exemple.
07:24On nous explique là qu'il faudrait augmenter les impôts pour réduire la dette.
07:29Je prends l'exemple de la ville de Paris.
07:31On a augmenté la taxe foncière de plus de 60%.
07:33Et on a une hausse de la dette qui aujourd'hui est à 9 milliards d'euros.
07:36C'est 20% de plus sur 3 ans.
07:37Et dernier exemple.
07:39En Argentine, qui est un pays où sans doute vous n'êtes pas favorable
07:42à ce que fait en ce moment le président argentin qui est un ultra-libéral,
07:46le taux de pauvreté chute.
07:47Donc moi, ce que je vous reproche quand même à la gauche,
07:49c'est de pousser les gens effectivement vers d'autres options que vous.
07:54Et notamment le Rassemblement national.
07:55Parce que les gens n'ont pas envie de vivre en URSS.
07:58Et quand vous leur expliquez qu'on va les arrêter à l'aéroport
08:01s'ils ne payent pas la taxe du PAN,
08:03et bien oui, ils se tournent vers d'autres options.
08:06Monsieur Consigny, moi je veux bien, si vous voulez,
08:08on peut débattre très longtemps du programme du NFP
08:11et de toutes les démarches qu'on aimerait mettre en place pour le pays,
08:14pour sortir de ce pays de la crise.
08:16Par contre, qu'on ne vienne pas nous porter la responsabilité
08:20de plusieurs mandats, il me semble, qui n'étaient pas vraiment à gauche,
08:23que ce soit menés à l'époque par l'UMP,
08:25que ce soit menés depuis deux mandats aujourd'hui par Emmanuel Macron,
08:29c'est la situation dans laquelle nous a plongé toutes les politiques libérales.
08:31Ce n'était pas la France insoumise ni Jean-Luc Mélenchon qui était au pouvoir.
08:34On est très loin d'avoir ces dernières années constaté des évolutions
08:39sur le plan de la justice sociale.
08:41Bien au contraire, bien au contraire,
08:43il y a une dégradation des hôpitaux, des écoles,
08:44et ça vous ne pouvez pas l'enlever de l'esprit des Français.
08:46On le constate tous les jours.
08:47Sur l'aspect économique, aujourd'hui, nous sommes le 7 octobre.
08:50Nous commémorons l'attentat du Hamas contre Israël.
08:55Il y a une réaction de Jean-Luc Mélenchon qui crée une nouvelle fois la polémique.
08:59Et il y a cette accusation qui revient souvent.
09:02Les insoumis seraient antisémites.
09:04Voilà ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
09:05Triste anniversaire de la tragédie du 7 octobre,
09:08qui marque le début de ce siècle.
09:09La violence a appelé la violence,
09:11et elle s'élargit sans cesse dans un génocide sans fin.
09:14Donc, en fait, il commémore le 7 octobre,
09:18mais il ne peut pas s'empêcher de parler ensuite de génocide.
09:22Il y a toujours cette ambiguïté chez Jean-Luc Mélenchon.
09:24– Non, mais alors attendez,
09:25là on passe de la situation que nous a imposée Macron.
09:28Moi, je veux bien parler de la situation du génocide à Gaza, effectivement.
09:32Il n'y a aucun problème pour parler de ce sujet-là.
09:34Mais on sent bien que là, il y a une tentative de dévier du sujet.
09:36– Non, non, on ne dévie pas le sujet.
09:37– Non, non, non, c'est juste le deuxième sujet.
09:39– Non, mais il n'y a aucune problématique.
09:40– La question de savoir est-ce que Jean-Luc Mélenchon fait plus peur que Marine Le Pen ?
09:43– Non, mais attendez, vous êtes sérieux.
09:46Vous avez bien vu le résultat des urnes des dernières élections législatives.
09:49J'ai l'impression que certains et certaines l'oublient.
09:51C'est-à-dire qu'au moment des grandes échéances électorales,
09:53là, tout à coup, tout le monde se rappelle
09:54et tout le monde revient à la niche, j'ai envie de dire,
09:56un peu antifasciste de façon morale.
09:58Et là, tout à coup, effectivement,
10:00on nous refait le coup de, finalement,
10:03plutôt Hitler que le Front populaire.
10:04En réalité, c'est ça qu'on est en train de nous dérouler sous les yeux.
10:07On a une multitude de députés du Rassemblement national
10:09qui ont été épinglés lors des dernières élections législatives
10:12pour s'être pris en photo avec des casquettes de nazis,
10:14pour avoir commis des violences avec arme à feu, raciste.
10:17On a des députés qui siègent à l'Assemblée nationale
10:19qui ont commis ces actes-là.
10:20– Donc les racistes ne sont pas chez vous.
10:20– On a des députés du Rassemblement national
10:23qui, à à peine quelques mois, quelques années,
10:24écrivaient dans des journaux pétainistes, antisémites.
10:27Moi, je veux dire, on ne me la fait pas.
10:28Il y a encore un personnage qui s'appelle Hervé Rissin,
10:30qui est un des hommes les plus condamnés,
10:32qui se proclame lui-même anti-juif,
10:34qui a appelé à voter Rassemblement national
10:36et qui a dit sur son Twitter, il y a à peine quelques heures,
10:39c'était la seule solution possible dans la situation de nos pays.
10:41Donc on arrête de nous faire croire n'importe quoi.
10:43Les antisémites, on les a combattus depuis la première heure
10:47et on continuera à le faire.
10:48Et Jean-Luc Mélenchon, on prend les deux.
10:49– On peut être d'accord avec vous
10:50sur les fonds de tiroirs du Rassemblement national
10:53qui ne sont pas beaux à voir,
10:55l'arrière-cuisine, effectivement,
10:57les liens avec des gens du GUD qui persistent,
11:01malgré la belle affiche de façade,
11:05là-dessus on est d'accord.
11:07Sauf que même rien que le tweet de Mélenchon aujourd'hui,
11:11il est un tout petit peu ambigu quand même.
11:13– Pourquoi vous trouvez ambigu ?
11:14Il condamne toutes les violences.
11:16– Il dit évidemment que ce que fait Israël à Gaza,
11:20etc., est abominable.
11:22Là-dessus, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus.
11:24Mais on est le 7 octobre,
11:26donc il y a une espèce, si vous voulez,
11:28de décence,
11:31enfin, de sobriété à avoir,
11:32puisqu'on est le jour où…
11:33– Attendez, on parle de génocide à Gaza,
11:35il n'y a pas de sobriété à Gaza.
11:36– Le 7 octobre, ce n'est pas le génocide à Gaza.
11:38– En tout cas, ce 7 octobre 2025,
11:41il y a le génocide à Gaza.
11:42– On a reçu ici Alma Dufour il y a quelque temps,
11:45il tweet, la violence a appelé la violence
11:48et elle s'élargit sans cesse dans un génocide sans fin.
11:51On peut se demander s'il ne parle pas de la violence
11:53avant le 7 octobre,
11:56la violence qui aurait été commise par les Israéliens sur Gaza
11:58avant le 7 octobre,
11:59et si ce n'est pas cette violence-là
12:01qui aurait appelé la violence commise par le Hamas.
12:04J'ai peut-être l'esprit ma tournée.
12:06– Non mais peut-être.
12:06– Ce tweet de Mélenchon, on en fait…
12:08– Mais dans ce cas-là,
12:09mais s'il n'a pas voulu dire ça, tant mieux.
12:11– Peut-être parce qu'il y a l'ambiguïté à chaque fois.
12:12– Mais non, mais c'est vous qui l'a créé l'ambiguïté,
12:14le tweet est très clair.
12:15– Afin Arnaud, ça me fait penser,
12:17on a reçu ici Alma Dufour,
12:19votre collègue de la France Insoumise,
12:20qui avait posté le jour des manifestations récentes,
12:23une photo d'elle devant une voiture brûlée,
12:29en disant, je ne sais plus ce qu'elle disait,
12:31mais en gros, elle encourageait les gens
12:32à venir manifester, etc.
12:34et elle était toute contente
12:35de se prendre en photo devant une voiture brûlée.
12:38– Manifestement, je suis désolé.
12:40– On parle d'Emmanuel Macron,
12:41on parle d'Emmanuel Macron,
12:43pour parler du 7 octobre,
12:44pour finalement finir sur une voiture brûlée.
12:45– Mais parce que c'est tout bête,
12:46ce que j'essaie de vous expliquer.
12:47– Moi, je suis venu parler de la situation politique du pays,
12:50après je veux bien, si vous voulez,
12:51même on en parle pendant une heure,
12:52je vous invite sur ma chaîne Twitch,
12:53discuter de tout ça, il n'y a aucun souci.
12:55– Ce que j'essaie de vous expliquer,
12:55c'est qu'il y a chez vous,
12:57presque une espèce de taquia,
12:59si vous voulez,
12:59une espèce de dissimulation de la France Insoumise,
13:04qui a un peu deux discours.
13:05C'est typiquement cette photo d'Alma Dufour,
13:07elle est devant une voiture en flamme,
13:09donc en fait, on comprend
13:10quel message elle envoie,
13:13si ce n'est brouiller des bagnoles,
13:14il n'y a pas besoin d'avoir fait Polytechnique
13:16pour comprendre le message qu'elle envoie.
13:19– Je ne comprends pas qu'Alma Dufour voulait faire passer ce message.
13:19– La photo, elle était assez claire,
13:22et de la même manière,
13:24il y a toujours chez vous cette espèce de façon…
13:27– Vous-même, on vous a accusé d'être un militant violent.
13:29– De mettre un peu de huile sur le feu, etc.
13:31– Et ce que je veux dire,
13:32c'est que c'est compliqué dans ces cas-là,
13:34et je termine par là,
13:35c'est compliqué dans ces cas-là
13:37d'appeler en même temps au Front républicain
13:40contre le Rassemblement national
13:42qui serait truffé de nazis,
13:43quand vous-même, vous êtes un peu flippant.
13:46– Voilà, tout simplement.
13:47– Flippant pour quoi ?
13:48– Ce que je viens de vous décrire,
13:50ce qu'on vient de décrire,
13:51c'est un tweet de Jean-Luc Mélenchon
13:52qui voudrait dire ceci, qui voudrait dire cela,
13:55et donc ça ferait peur.
13:56On ne parle pas des…
13:57On pourrait dire ça de ce tweet.
13:59On parle de militants du Rassemblement national
14:01qui ont été condamnés,
14:02notamment pour des affaires liées au terrorisme.
14:04Là, je sors d'une enquête parlementaire
14:05menée par Laurent Wauquiez,
14:07où on parle des liens avec le terrorisme.
14:09– Vous avez des élus qui sont accusés d'eux.
14:10– Des exemples, des exemples par exemple.
14:12– Oui, mais qui sont accusés d'eux.
14:14Je veux dire, ramenez-moi les dossiers.
14:15– Il y a un livre en ce moment, les gens du RN qui partent en Syrie,
14:21négocier pour la Farge en direct avec Daesh,
14:23pendant que des militants antifascistes,
14:24y compris de la Jeune Garde,
14:26y compris de la Jeune Garde…
14:27– Vous venez de la Jeune Garde, je le rappelle.
14:28– Et c'est très certainement ce qui explique en partie
14:30les fichages qui ont pu avoir lieu.
14:32On combattu directement en Syrie contre Daesh.
14:35– Mais si vous voulez, on peut partir sur tous ces sujets-là.
14:37En réalité, ce qu'on a à reprocher à la gauche,
14:39c'est le désir de justice sociale.
14:41– Je reprends le terme de Charles Consigny, est-ce que vous êtes flippant ?
14:44– Si j'allume la télé que je tombe sur BFM TV,
14:46oui, la France Insoumise est flippante.
14:48Si je regarde le programme de la France Insoumise,
14:49si je regarde les manifestations de la France Insoumise,
14:52si je regarde les déclarations de la France Insoumise,
14:54si je regarde ce que fait la France Insoumise à l'Assemblée nationale,
14:56alors non, elle n'est absolument pas flippante.
14:59Et bien au contraire, ça permettrait de sortir le pays de la situation.
15:02– Mais pourquoi le Parti socialiste ne veut plus faire affaire avec vous en quelque sorte ?
15:05– Le Parti socialiste fait ce qu'il a à faire,
15:07il est bien grand pour faire ce qu'il a à faire.
15:08– Effectivement, on peut avoir des accords de stratégie avec le Parti socialiste
15:12qui sont connus de tout le monde.
15:13– C'est la question que je vous posais avant d'entrer sur le plateau,
15:15c'est qu'effectivement, moi typiquement, je ne comprends pas
15:17pourquoi vous n'arrivez pas à vous entendre avec les socialistes.
15:21Je veux dire, ça vous mettrait quand même en ce moment
15:22dans une très grosse position de force,
15:25ils sont prêts à prendre Matignon,
15:27il suffirait que vous fassiez un accord,
15:29et attendez, imaginez, on met un socialiste,
15:30tout le pays est quand même assez à droite majoritairement.
15:33– Mais M. Poussini, il a été fait l'accord ?
15:34– Oui, mais regardez, si demain vous faisiez un accord avec lui
15:38de non-censure, vous auriez le pouvoir ?
15:40– Je me permets de rappeler aux Français et aux Françaises
15:43qui nous regardent, en réalité, l'accord, il est déjà là,
15:46il est sur la table, il y a même des gens qui ont voté pour cet accord.
15:49C'est le programme du nouveau Front populaire.
15:52S'il y a des partis qui ont décidé de s'en écarter
15:54à plusieurs reprises, notamment en ne votant pas les censures,
15:56de gouvernements macronistes alliés en plus à une droite
15:59de plus en plus réactionnaires, etc.
16:00– Mais vous avez zéro majorité pour appliquer ça.
16:03– C'est leur problématique.
16:03– Je ne comprends pas ce jusqu'au boutisme.
16:05– Mais au moins, il aurait fallu essayer.
16:07– Ça, c'est la démocratie.
16:09– Oui, mais dans ce cas-là, les macronistes n'avaient pas à faire ce qu'ils ont fait,
16:11puisque ce n'était pas applicable non plus.
16:12– Non, mais ils n'ont pas appliqué leur programme.
16:14De toute façon, ils n'ont pas de programme, les macronistes.
16:16– Ils ont tenté, en tout cas.
16:17– De toute façon, ils n'ont ni programme, ni idée, il n'y a plus rien.
16:20Mais ils ont essayé de faire des pas vers les uns et les autres.
16:23Vous, il y a toujours ce côté un peu radicalisé.
16:27– Je n'irai pas radicalisé.
16:28– Aucun accord n'est possible, aucun dépassement n'est possible.
16:30– Je dirais clair, net.
16:31– Merci Raphaël Arnaud.
16:32– C'est ce qui rassure les Français et les Français.
16:33– Merci député La France Insoumise.
16:35– Merci Raphaël Arnaud.
16:36– Merci Charles Consigny.
16:37– Merci Raphaël Arnaud.
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