- il y a 5 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00– Ça s'appliquait jusque-là, c'était fou.
00:03– Oui, on va prendre le pouls des barrages.
00:06On va retourner du côté de la Haute-Garonne, retrouver Célia Vallée en direct pour BFM TV.
00:10Voir comment ça se passe, c'est parti pour rester.
00:12Vous allez passer la nuit là-bas, Célia.
00:16– Absolument, on est aux côtés de Joël qui est vice-président des Ultras de la 64,
00:21avec qui on va suivre justement cette réunion qui est en cours à Matignon.
00:25Joël, expliquez-nous, c'est la deuxième réunion de la journée à Matignon sur la crise agricole.
00:29Qu'est-ce que vous en attendez ?
00:31– On attend surtout que le protocole change, comme on l'a proposé,
00:35un nouveau protocole, parce que l'abattage total, c'est inadmissible pour nos élevages et nos exploitations.
00:41Et ce qu'on veut surtout, c'est le changement de protocole.
00:44– Le gouvernement a pris le dossier en main aujourd'hui,
00:47deux réunions, des questions au gouvernement essentiellement sur la crise agricole
00:51aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
00:52Est-ce que vous avez l'impression que le gouvernement prend ça au sérieux ?
00:55– Je pense qu'il faut qu'il est au sérieux.
00:57Nous, ça va faire six jours qu'on est déjà sur l'autoroute,
01:00cinq jours peut-être, depuis samedi.
01:03Et franchement, il faut qu'il prenne,
01:04parce que ça va se gangriner à tous les autres départements,
01:06et c'est toute la France qui va être bloquée.
01:07– Là, le blocage, il est parti pour rester ?
01:10– Oui, vous voyez, faites le tour,
01:13on a commencé à mettre quelques sapins et compagnie.
01:15Nous, on a prévu de passer Noël sur l'autoroute.
01:17– Merci beaucoup Joël.
01:19On reviendra vers vous quand cette réunion sera terminée.
01:21Pour les annonces peut-être,
01:22il y a moins de monde pour l'instant sur ce blocage,
01:25parce que les éleveurs s'occupent de leurs bêtes pour l'instant,
01:27et elles seront beaucoup plus nombreuses dans la soirée,
01:29parce que ça a été le cas hier.
01:31Ils étaient jusqu'à 500 hier ici.
01:32– Merci Célia Vallée.
01:33On va filer maintenant à l'hôtel de Matignon, rue de Varennes,
01:36retrouver Anthony Lebeau pour BFMTV,
01:38parce que la réunion est toujours en cours,
01:39réunion avec les représentants agricoles, Anthony.
01:41– Oui, réunion toujours en cours,
01:45qui a commencé il y a une heure désormais.
01:48Deuxième réunion de la journée qui se tient à Matignon,
01:50preuve que le gouvernement ne veut pas montrer qu'il sous-estime
01:52cette crise agricole et sanitaire autour de Sébastien Lecornu,
01:57pas moins de huit membres du gouvernement,
01:59dont la ministre de l'Agriculture,
02:01encore le ministre des Petites et Moyennes-Entreprises.
02:03Il y a aussi en visio les huit préfets des départements
02:06qui sont concernés par cette crise.
02:08Objectif très clair, faire le point sur la situation,
02:10sur les protocoles sanitaires, sur les vaccinations,
02:12mais surtout prendre des décisions.
02:14Et ces décisions, elles sont attendues par les agriculteurs sur le terrain,
02:17et ces décisions, justement, elles seront prises et annoncées ce soir.
02:21Après cette réunion, c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu,
02:23le Premier ministre face aux députés à l'Assemblée nationale.
02:26En attendant, il a martelé un objectif,
02:29celui d'accélérer sur la vaccination.
02:31C'est l'urgence absolue, a dit le Premier ministre face aux députés.
02:34Il a notamment annoncé la mobilisation des vétérinaires de l'armée
02:38pour accélérer ce processus de vaccination
02:40et endiguer au plus vite la propagation du virus.
02:43Matignon qui souhaite aussi élaborer un plan spécifique d'accompagnement
02:47pour les petits élevages.
02:48En clair, quelles indemnisations pour les éleveurs,
02:51les petits éleveurs dont les troupeaux seront touchés ?
02:55Ils attendent évidemment ces décisions avec impatience.
02:58Après cette réunion donc, cette nouvelle réunion de crise
03:00qui se déroule encore en ce moment à Matignon.
03:02Merci Anthony.
03:03Les bosses, mais justement, puisqu'on est à l'hôtel de Matignon,
03:06on va quand même regarder maintenant dans le signé consigné
03:09la manière dont Emmanuel Macron, depuis qu'il est à l'Elysée,
03:12affronte les crises.
03:13Et on va en parler avec Juliette Méadelle,
03:15ancienne ministre déléguée à la Ville.
03:16Bonsoir Juliette Méadelle.
03:17Bonsoir Charles Consigny.
03:19Bonsoir.
03:19C'est un spécialiste de la crise, Emmanuel Macron ?
03:22Tous les présidents sont spécialistes des crises.
03:25Simplement, c'est peut-être un spécialiste
03:28d'un certain séparatisme entre les élites et le peuple.
03:36On a le sentiment, moi je l'ai dénoncé dès le début,
03:39dès la crise des Gilets jaunes,
03:41d'un pouvoir bourgeois recroquevillé à Paris
03:45et qui a du mal à comprendre ce qui se passe dans le pays,
03:48qui passe beaucoup de temps avec les milliardaires
03:53qui ont table ouverte dans les palais de la République,
03:56mais peut-être pas assez avec la France profonde
03:59et on a l'impression effectivement qu'ils courent
04:02derrière certaines crises
04:03et qu'il manque peut-être ce qu'on appelait jadis de capteurs
04:08ou en tout cas même de prise de conscience
04:11de ce que vivent les Français.
04:14Et donc on les voit être surpris
04:16par la montée du Rassemblement national,
04:19surpris par les crises agricoles
04:21que Houellebecq prophétisait dans son dernier livre,
04:25je crois, ou dans l'avant-dernier,
04:27avec beaucoup de visions, de talents.
04:30Donc voilà, moi je pense que cette façon
04:33de toujours venir éteindre les incendies
04:36et d'être rarement en amont des crises
04:39me paraît un peu symptomatique, effectivement.
04:45Écoutez, vous dites ce que beaucoup disent en ce moment,
04:48qui me fait penser que les prophètes et les commentateurs
04:51ne sont jamais ceux qui règlent les problèmes des Français.
04:53Là, je vois quand même qu'avec cette crise agricole,
04:55les agriculteurs, qu'est-ce qu'ils demandent ?
04:57C'est la deuxième quand même en deux ans.
04:59Bien sûr, mais pourquoi il y a des crises agricoles aussi ?
05:02Parce qu'on est aussi dans un monde
05:04où les échanges s'accélèrent
05:06et dans un monde où la dangerosité des produits
05:09qui sont utilisés et la circulation des virus,
05:11on a vécu le Covid,
05:12montre qu'il faut être, quand on est président de la République,
05:16de plus en plus armé à réagir.
05:18Et c'est ce que vit le président de la République.
05:21Reconnaissez qu'entre la crise du Covid,
05:23la guerre en Ukraine,
05:25et là, on est face à un tsunami
05:27dont on ne parle pas ce soir à BFM,
05:29mais qui est le narcotrafic,
05:30qui est en train d'exploser partout.
05:32Le président est en ce moment à Marseille,
05:34où on est face à quelque chose de complètement nouveau.
05:39Oui, mais alors, je vais vous dire une chose.
05:41Moi, je comprends...
05:41Ça ne date pas de la semaine dernière, le narcotrafic.
05:43Je comprends votre petit ton badin et ça vous va très bien.
05:46Non, non, mais bon, c'est...
05:47Je vais vous dire quelque chose, cher Charles Consigny.
05:50Moi, je sors de dix mois sur le terrain
05:53dans les quartiers politiques de la ville
05:54où vraiment, on est dans une situation inédite
05:56sur le plan de la puissance des réseaux de trafiquants de drogue.
06:00C'est-à-dire que certains disent même
06:02que la DZ mafia est plus dangereuse
06:04que la mafia italienne
06:07et la mort de Mehdi Kessassi, vous savez.
06:09Ce jeune homme qui a été tué
06:11est comme un crime de représailles.
06:13Emmanuel Macron a été sur sa tombe aujourd'hui.
06:15C'est ce jeune homme qui a été tué
06:17parce que son frère était militant
06:19contre les trafiquants de drogue.
06:22Donc, ça veut dire que là, on a basculé dans un autre monde.
06:25Ce que je veux dire par là,
06:26c'est qu'aujourd'hui, on a besoin de l'État et du politique.
06:29Et c'est vrai que les Français critiquent beaucoup.
06:30C'est vrai que la politique n'arrive pas à tout faire.
06:33Mais à un moment donné...
06:34Face à la DZ mafia, l'État est défaillant, non ?
06:36Face à la DZ mafia, il faut faire encore plus.
06:38Ça veut dire qu'il y a 13 magistrats qui ont été nommés.
06:41Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a des policiers,
06:43il y a des procureurs,
06:45il y a des élus, le maire de Marseille,
06:46qui sont menacés physiquement.
06:48Et à un moment donné, c'est vrai aussi que l'action politique,
06:51et le Président l'a montré,
06:53est là aussi pour protéger, tenir.
06:54Alors, vous avez raison.
06:56On peut considérer que ça ne va jamais assez vite.
06:58Et c'est vrai.
07:00Mais à un moment donné, je me suis occupée des victimes d'attentats.
07:03Dans mon jeune âge,
07:04j'étais secrétaire d'État chargée de victimes d'attentats.
07:05Et que me disaient à Nice les victimes d'attentats ?
07:09À Nice, où on est très anti-Paris, très anti-élite et tout.
07:12OK.
07:13Il me disait, on a besoin de l'État.
07:14Heureusement que vous êtes là.
07:16Parce qu'on le critique, l'État.
07:17Les préfets, on les critique.
07:18Les hommes politiques.
07:19Mais à un moment, quand il y a vraiment le feu dans la maison,
07:23on appelle les pouvoirs publics.
07:24Madame Brunepier, moi je veux bien...
07:26Madame Médard.
07:27Madame Médard, pardon, excusez-moi.
07:28J'adore, Yael, et je le prends comme un compliment.
07:30Excusez-moi, parce qu'on l'a entendu tout à l'heure.
07:34Quand j'étais au maquillage, j'entendais Yael Brunepier
07:37qui adoptait ce budget qui alourdit la facture de la Sécurité sociale
07:42de 6 milliards d'euros.
07:44Donc l'État, il est là quand même.
07:46Il est là, il n'est que trop là.
07:48Le problème, c'est que typiquement,
07:50vous prenez cet exemple du narcotrafic,
07:52de la politique de la ville, etc.
07:53C'est très intéressant.
07:54Qu'est-ce qui a été fait sur ce sujet
07:56par cette famille politique
07:59qui est cette espèce de grand centre mou
08:02dont on ne sait pas très bien qui l'agglomère ?
08:05Rien, en l'occurrence,
08:07s'agissant des quartiers difficiles que vous avez visités.
08:10Ça ne vous surprendrait pas si je vous dis
08:12que je ne suis pas d'accord avec vous.
08:13Mais vous trouvez, franchement,
08:16qu'à Bobigny,
08:18vous trouvez qu'à la Courneuve,
08:20vous trouvez qu'au quartier Pisevin de Nîmes,
08:24vous trouvez que dans les quartiers nord de Marseille,
08:27vous trouvez que dans tous ces endroits-là,
08:29la situation s'est améliorée
08:30depuis le début du truc.
08:32Alors moi, ce que je veux dire,
08:32c'est depuis le début des mandats de Macron.
08:34Mais je pense qu'il faut faire des choix.
08:36Le simple fait que vous soyez,
08:38aujourd'hui, membre du gouvernement.
08:40Alors que...
08:40Ça y est, c'est fini, Charles Consigny.
08:42Je ne suis plus membre du gouvernement.
08:42Que vous ayez été membre d'un gouvernement,
08:44là, il y a encore, juste avant...
08:46Un mois et demi.
08:47Voilà.
08:47Et que vous ayez pu être, avant ça,
08:52membre d'un gouvernement valse,
08:53si ma mémoire est bonne.
08:54Absolument.
08:56Aux côtés de gens comme Retailleau, par exemple,
08:58qui n'a rien à voir avec ce que vous pensez.
09:01Pour moi, ça montre qu'il n'y a pas de choix qui est fait.
09:04Et s'agissant notamment des quartiers,
09:06quelle est la cause du narcotrafic ?
09:08Je vais vous dire en deux mots.
09:09Quelle est la cause du narcotrafic ?
09:10Vous savez, j'ai connu le sujet de très près comme avocat.
09:15Première cause, l'immigration de masse.
09:17Deuxième cause, l'absence de vraie politique pénale,
09:21l'absence de choix dans la politique pénale.
09:24Troisième cause, le fait qu'on agglomère au même endroit
09:28les gens qui ont les mêmes difficultés.
09:31Et qu'effectivement, quand vous grandissez à la Courneuve,
09:34vous avez beaucoup plus de chances
09:35de vous retrouver dans une bande de voyous
09:38que quand vous grandissez à l'école alsacienne.
09:41Et donc, il faut faire quelque chose pour ça.
09:43Or, quand il n'y a pas de direction claire
09:46de la part d'un gouvernement ou d'un autre,
09:48vous ne pouvez pas traiter le sujet.
09:50Et la réalité, c'est que ce sujet s'est aggravé ces dernières années.
09:54Pendant les dix mois, prenons ce gouvernement Bayrou
09:56auquel j'ai appartenu, entre Bruno Retailleau et moi.
09:59Oui, c'est vrai qu'on ne pense pas la même chose.
10:00Mais on était d'accord sur une chose, et on l'a faite.
10:03C'est qu'il faut prévenir dans les quartiers.
10:05Moi, je lui disais, la répression, c'est indispensable.
10:08C'est le boulot du ministre de l'Intérieur.
10:09Ce n'était pas le boulot de la ministre de la Ville.
10:11En revanche, il faut prévenir, et on l'a fait,
10:13en multipliant, par exemple, la police de proximité.
10:16Et on l'a fait, et demandez aux habitants ce qu'ils en pensent,
10:18à Marseille en particulier, où je suis allée souvent.
10:20On l'a fait précisément en renforçant l'accompagnement des enfants
10:24pour éviter que les narcotrafiquants les attirent dans leur réseau.
10:28Vous voyez, il y a des femmes, mères de famille,
10:30qui ont perdu leurs enfants parce qu'ils ont été tués
10:32à cause des règlements de comptes entre bandes.
10:35Et ce que l'on peut dire, c'est que bien sûr, c'est un échec.
10:37Mais si l'État n'était plus du tout là,
10:40s'il n'y avait plus de policiers, s'il n'y avait pas d'école...
10:42Oui, mais moi, je ne vous dis pas de supprimer les policiers et les écoles, madame.
10:45Non seulement, je vous ai écouté, donc je vais juste finir ma phrase.
10:49Non seulement ce serait pire, mais ce serait une défaite républicaine.
10:53Moi, je ne considère pas que les quartiers,
10:551 600 quartiers en France, c'est presque 6 millions d'habitants.
10:59Vous savez quoi ? C'est des citoyens de France.
11:03Et donc, le devoir de la République indivisible,
11:05c'est d'être prudents avec des agricoles.
11:07De la ville à la campagne.
11:10Parce qu'Emmanuel Macron, il était à la ville aujourd'hui, à Marseille.
11:13Crise.
11:14La campagne, c'est les barrages ce soir.
11:17Crise.
11:17Donc, de la ville à la campagne, c'est l'échec.
11:19Non, mais parce que...
11:19C'est des problèmes qui ne sont pas réglés.
11:23Donc, ça peut être l'échec.
11:23Madame, la réalité.
11:25Moi, j'aurais attendu, par exemple, s'agissant de la ville...
11:29Mais on va parler de la campagne aussi, Charles.
11:31Oui, mais justement, je fais la ville et la campagne.
11:33S'agissant de la ville, j'aurais attendu d'Emmanuel Macron
11:35qu'il essaye, par exemple, de faire des choses pour ses quartiers difficiles
11:39via l'économie, si vous voulez, en faisant rentrer ses jeunes sur le marché du travail.
11:42Mais alors, c'est ce que nous avons fait, j'ai signé.
11:44Attendez, permettez-moi juste de couper, parce que vous n'êtes pas au courant.
11:46Non, parce que si vous ne me laissez pas répondre, on ne fera pas de débat.
11:49Or, vous n'êtes pas au courant, on a fait revenir 350 millions d'euros dans les quartiers des entreprises.
11:55Oui, mais écoutez, enfin, vous voyez bien que...
11:56Non, mais c'est marrant parce que...
11:57Mais aujourd'hui, on ne les tient pas, les quartiers.
11:59C'est les narcotrafiquants qui tiennent les quartiers.
12:02Arrêtez avec vos phrases.
12:03Pardon, madame.
12:03Si, ça n'est pas parce que vous parlez plus fort, vous allez gagner.
12:06C'est un débat, chacun parle, chacun se dit juste qu'il y a des faits.
12:09Souffrez, non, non, non, non.
12:10Restez près des faits.
12:11Souffrez certaines objections, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
12:15Comme au tribunal.
12:16Les faits, les faits, c'est que ce sont les narcotrafiquants, les narcotrafiquants et les islamistes qui tiennent les quartiers.
12:24Au bout de 8 ans de votre mandat.
12:26Si l'État n'était pas là, ce serait pire.
12:28Les faits, c'est que le pouvoir, le pouvoir auquel vous appartenez, malheureusement, il y a eu, effectivement, moi je trouve,
12:37et là je rejoins cette question sur les campagnes, un enfermement d'une petite élite qui n'a malheureusement plus d'élite que le nom.
12:44Mais je peux finir une phrase ou pas ?
12:46Mais parce que vous êtes dans un tunnel.
12:48Eh bien, je vais vous dire, non, je ne suis pas dans un tunnel, j'essaie de vous expliquer les choses.
12:51Quand vous êtes sur des sujets...
12:53Écoutez, je vais vous dire quelque chose.
12:54Quand vous êtes...
12:54Charles consigne.
12:55Il va terminer, il va terminer.
12:57Si je ne peux pas parler, je m'envoie.
12:57Ah non, Charles, s'il est consigné, c'est embêtant.
13:00Non, mais faites un effort.
13:01Allons, ne vous fâchez pas, soyez, on est venu pour discuter.
13:03Vous êtes une génération politique et un groupe politique, vous êtes enfermé dans des sujets...
13:12Vous avez un problème ?
13:13Je n'ai pas de parti, mais vous me dites...
13:15Non, mais vous avez un...
13:16Vous ne savez pas...
13:17Vous dites des choses.
13:18Non, attendez, il nous reste encore...
13:21Si vous dites des choses fausses...
13:22Alors, concluez, concluez, Charles.
13:23Mais vous répondrez après.
13:25Vous répondrez après.
13:25Si j'ai le temps, oui.
13:26Oui, vous aurez le temps.
13:27C'est un pouvoir, c'est comme les démocrates aux Etats-Unis.
13:31Vous êtes à des années-lumière des préoccupations des gens.
13:35Vous constitutionnalisez l'IVG.
13:37Vous faites des grandes manifestations sur le féminisme, sur les Jeux olympiques, sur la diversité.
13:44Vous vous bercez comme ça de mots.
13:46Vous allez chercher des lauriers de politiquement correct.
13:49Et pendant ce temps-là, vous avez des agriculteurs qui se pendent au fond des granges.
13:53Et ça, vous en êtes effectivement à des années-lumière.
13:55Et c'est ça qui se passe.
13:56Et c'est ça qu'on est en train de solder aujourd'hui.
13:58Ce que je voudrais juste dire à nos téléspectateurs, c'est la réalité de ce qui se passe sur le terrain.
14:02Parce que le terrain, moi, j'y étais et j'y suis encore.
14:04Parce que je suis candidate dans ma ville.
14:05Donc moi, je suis tous les jours sur le terrain.
14:07À Mont-Rouge.
14:07À Mont-Rouge.
14:08Ce qui se passe dans les quartiers.
14:10Bon, voilà.
14:10S'il vous plaît, Charles.
14:11Je vous en prie.
14:11Bon, allez, la courtoisie de m'écouter.
14:15Si l'on parle un tout petit peu des quartiers, je vous assure que dire en permanence que ce que fait l'État, du point de vue éducatif, sanitaire, social, du point de vue de l'ordre public,
14:25si vous continuez à dire en permanence, comme le disent d'ailleurs certains du côté de chez Zemmour, que tout ça ne sert à rien,
14:31c'est comme si vous considériez que la présence publique et que la politique ne sert à rien.
14:35Et les familles, les enfants dont on s'occupe, les mères de famille, les commerces qu'on soutient à bout de bras pour faire face à ce tsunami du trafic de drogue,
14:45qui a des moyens tellement plus puissants que ceux de l'État, c'est-à-dire que ceux de vous et moi,
14:50si vous continuez à les nier, vous allez définitivement décourager toutes les bonnes volontés, y compris associatives, qui eux, qui eux, y vivent.
14:59C'est ni vous ni moi qui dormez tous les soirs à la busserine à Marseille, où on n'ose même pas traverser la cité tellement on a peur.
15:07C'est ni vous ni moi, mais sauf que qui vit là-bas ?
15:09Des habitants qui sont aussi protégés par des policiers qui risquent leur vie tous les jours pour y aller.
15:13Donc moi, je trouve que c'est un peu facile, si je puis me permettre, de dire tout ça ne sert à rien,
15:19ça fait 50 ans que ça ne bouge pas, et alors quoi ? On fait quoi ? Nous, on se bat.
15:23Alors, c'est vrai que les résultats ne sont pas toujours là, mais il ne faut pas décrédibiliser l'engagement,
15:28l'engagement des fonctionnaires, l'engagement des politiques, l'engagement des élus locaux.
15:31Et les moyens qui sont mis.
15:33Moi, j'ai vu des maires, M-A-I-R-E, des maires qui se lèvent la peau, qui sont maires, pas qu'à Marseille,
15:42dans des petites villes, dans le nord, dans l'est, dans des petites villes de 10-15 000 habitants,
15:49qui gagnent peu et qui sont tout le temps présents.
15:53Si vous dites ce soir, on veut de toute façon la politique, ça ne sert à rien, alors qu'ils m'ont démissionné.
15:57Monsieur, madame, moi je veux bien, mais les pompiers ne peuvent plus rentrer dans ces quartiers
16:00sans recevoir des jets de pierre sur leur camion.
16:05Les policiers n'osent plus y aller.
16:06Quand ils y vont, ils y vont à un nombre invraisemblable.
16:09Oui, mais alors, qu'est-ce qu'on fait ?
16:10Mais non, mais c'est ça le bilan.
16:11Par exemple, vous n'avez rien fait sur la consommation, stupéfiant.
16:14Eh bien, vous tombez mal.
16:16Eh bien, vous tombez mal, parce que c'est un sujet que j'ai pris à Balcourt.
16:18Il a augmenté l'amende à 500 euros, justement.
16:20Voilà, il a augmenté le montant de l'amende.
16:22Il a annoncé tout à l'heure.
16:23C'est un sujet que j'ai pris à la prévention psychologique en créant,
16:25depuis le comité interministériel du 6 juin dernier,
16:28des maisons de l'enfance et de la réussite éducative dans les quartiers
16:31avec des psychologues pour anticiper...
16:32Mais écoutez, madame, il y a de la consommation,
16:34je vais jusqu'à l'Assemblée nationale.
16:36Est-ce que je peux terminer ma phrase ?
16:37Pour anticiper les addictions et pour prévenir.
16:40Et là où je suis peut-être minoritaire, en effet, dans ma famille politique,
16:44c'est que je suis pour la sanction de la consommation,
16:47mais aussi pour le soin et la prévention.
16:48Oui, mais voyez, qu'est-ce que c'est votre famille politique ?
16:50C'est ça le problème.
16:51C'est fini.
16:52Vous, un hyper-centre, le bon sens que vous voulez que je vous dise.
16:57Moi, je ne crois plus dans les parties.
16:58Merci madame Méadelle, merci Juliette Méadelle.
17:01Merci Charles Consigny de ce quart d'heure de discussion et de débat
17:05avec comme point de départ, bien évidemment, la crise agricole.
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