Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
00:00L'actualité se vit en direct sur BFMTV. On va maintenant en Estonie retrouver Clémence Dibout, notre journaliste.
00:06Elle est en direct avec la ministre de la Défense, Madame Vautrin, en Estonie à Tapa, puisque la ministre de la Défense va passer...
00:11Et vous, Clémence Dibout, allez passer le réveillon auprès des forces françaises déployées dans le cadre de l'OTAN.
00:20Oui, la ministre des Armées, elle va passer le réveillon juste ici, tout à l'heure, en Estonie.
00:24Elle vient de finir, vous venez de finir votre allocution. Et évidemment, bien sûr, difficile de ne pas parler de la déclaration de Vladimir Poutine aujourd'hui,
00:31qui explique que la victoire est proche pour la Russie. Quelle est votre réaction à ça ?
00:35Vous savez, au-delà des mots, moi je regarde les faits. Et ce qui est extrêmement important pour nous, c'est la capacité à travailler sur ce processus de paix.
00:44C'est le sens de l'engagement du président de la République, avec une réunion de la coalition des volontaires la semaine prochaine,
00:49pour aller plus loin sur les garanties de sécurité. C'est un élément important. Et parallèlement à ça, c'est aussi la présence de la France aux côtés des Estoniens.
01:01Nous le savons, ici nous sommes à 150 km de la frontière russe. Donc c'est très important pour la sécurité de la France, pour la sécurité de l'Europe,
01:09d'avoir une présence qui est une présence à proximité des Estoniens dans le cadre de l'OTAN.
01:15à proximité immédiate des Russes. On le sait, il y a eu une incursion sur le sol estonien d'avions de chasse russes.
01:20Les Italiens, sous le commandement de l'OTAN, qui ont repoussé ces avions de chasse.
01:25L'armée de terre française, l'armée française, elle est prête en cas d'une incursion russe.
01:29Ce serait quoi la réaction de la France ?
01:30Vous savez, l'armée française, aujourd'hui, elle est engagée sous commandement britannique avec l'armée estonienne.
01:36Sa volonté, c'est évidemment d'assurer précisément les conditions d'une paix.
01:41Et c'est cela qui nous mobilise. Parallèlement à ça, vous le savez, la France présente cette année un budget de la défense,
01:48qui est un budget en forte augmentation, qui devrait être discuté en début d'année,
01:52parce qu'il est important que notre pays, bien évidemment, soit équipé, que nos troupes bénéficient des équipements nécessaires.
02:00C'est un budget en augmentation de 13%.
02:03C'est dire la volonté de la France d'articuler d'un côté la dissuasion, de l'autre côté l'équipement conventionnel.
02:09Pour être respecté, il faut être craint.
02:10On est prêt ? Passe un Vladimir Poutine belliqueux qui dit que la victoire est proche.
02:15Est-ce qu'on est prêt ? Est-ce que l'armée française est prête ?
02:16Ce qui est important, c'est que l'armée française soit en condition opérationnelle.
02:21C'est précisément le sens de notre engagement ici en Estonie, également en Roumanie, où nous sommes nation cadre pour l'OTAN.
02:28Donc vous voyez, la France incarne très concrètement le pilier européen de l'OTAN.
02:32Parce qu'il y a le flanc Est, évidemment, mais vous avez rencontré le Premier ministre estonien ce matin.
02:36Il nous a expliqué qu'en fait, dans cette guerre hybride que mène la Russie, il n'y a pas que le flanc géographique.
02:41La France toute aussi est concernée, notamment par la guerre hybride.
02:46Qu'est-ce que l'armée française prépare par rapport à ça ?
02:48Vous savez, c'est un travail du quotidien et d'ailleurs, c'était important cette rencontre avec le Premier ministre,
02:53qui a d'ailleurs assuré qu'il sera à Paris la semaine prochaine.
02:56C'est dire si tous les pays européens sont mobilisés pour s'engager sur ce sujet,
03:01qui est celui de discuter les conditions de garantie de sécurité pour l'Ukraine.
03:05Parce qu'à un moment où on est une période de vœux, je crois que c'est important que nous nous engagions
03:10pour trouver cet accord de paix pour l'Ukraine et retrouver la paix sur le continent européen.
03:15Nous allons entamer la cinquième année de guerre pour l'Ukraine.
03:19Si les choses continuent ainsi, la guerre en Ukraine sera plus longue que la Deuxième Guerre mondiale.
03:23C'est aussi un sujet qui doit nous préoccuper.
03:25La présence du Premier ministre estonien, vous parlez de la coalition des volontaires
03:29qui aura lieu en France. Qu'est-ce qu'on peut attendre de cette réunion ?
03:32Cette réunion, c'est précisément la mobilisation de plus de 30 pays.
03:35Il faut le rappeler qu'ils sont donc très largement au-delà des frontières de l'Europe
03:39pour discuter des conditions de sécurité que doit avoir l'Ukraine pour avancer vers un accord de paix.
03:46Je vous remercie Madame la Ministre. On va vous laisser justement aller parler à ces soldats
03:50que vous avez remerciés tout à l'heure dans votre allocution.
03:52Et nous, évidemment, avec Olivier Saint-Paul, on reste ici pour passer le réveillon en Estonie,
03:57sur le flanc est de l'Europe, et vous fera vivre ça en direct sur BFM TV.
04:01– Merci Clémence Dibout et merci Madame la Ministre des Armées, Madame Vautrin,
04:06avec Olivier Sapin qui a assuré le duplex.
04:08C'est vrai qu'au moment où le Président de la République a annoncé une rencontre
04:13avec la coalition des volontaires, Vladimir Petit dit « Non, ses voeux, moi je vais gagner la guerre,
04:17vous n'en faites pas ».
04:18– Oui, effectivement.
04:19– C'est un défi en fait qui lance de nouveau.
04:20– Oui, une allocution assez courte pour présenter ses voeux,
04:23et si on devait la résumer en deux mots, on pourrait dire force tranquille.
04:27Il croit en la victoire, il pense que les choses avancent à la fois
04:30sur le terrain d'un point de vue militaire, dans les discussions avec les États-Unis,
04:34il est très confiant et à juste titre jusqu'à présent dans sa relation avec le Président Trump,
04:40et il est sans doute persuadé qu'au bout du compte,
04:42il arrivera à arracher au Président américain une sorte de capitulation de l'Ukraine,
04:46et c'est à cela qu'il va continuer à pousser bien sûr.
04:49Donc c'est un Vladimir Poutine plutôt confiant et agressif même,
04:54qu'on a entendu tout à l'heure, agressif plus dans les gestes que dans les mots,
04:57puisque vous avez vu qu'il a déployé il y a quelques heures
04:59ces fameux missiles hypersoniques oréthniques en Biélorussie,
05:04c'est-à-dire très près de l'Europe.
05:05Et c'était intéressant d'écouter la ministre,
05:08puisque effectivement, comme le rappelait Clémence,
05:10on est à 150 kilomètres de la Russie.
05:13ici à Paris, là d'où on se parle,
05:15là on est à peu près à 2000-2500 kilomètres de la ligne de front.
05:19Je peux vous dire que pour ces pays baltes-là,
05:22la menace russe, elle a un caractère beaucoup plus concret,
05:25beaucoup plus immédiat, beaucoup plus préoccupant,
05:28beaucoup plus urgent qu'elle ne peut l'avoir pour nous,
05:30même si pour nous c'est évidemment un sujet de préoccupation majeure aussi.
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