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  • il y a 5 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Merci Pauline Pioche, à tout à l'heure, 18h.
00:02La politique, la semaine que doit passer François Bayrou, en attendant le vote de confiance.
00:07Il entame une série de consultations politiques, là c'est le numéro du Parti Communiste qui est en ce moment même à l'hôtel de Matignon.
00:12Le vote de confiance est donc lundi prochain, le Rassemblement National sera reçu demain,
00:16mais ORN, d'ores et déjà, aujourd'hui on réunissait les équipes de campagne au cas où il y aurait des élections législatives.
00:22Sophie Dupont, vous êtes devant le siège du Rassemblement National, le moins qu'on puisse dire,
00:25c'est que que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella, on a haussé le ton, on a cogné fort.
00:30Oui, et clairement à une semaine du vote, le RN anticipe déjà le résultat et la chute supposée de François Bayrou.
00:38Marine Le Pen, elle l'a confirmé devant ses troupes il y a quelques minutes,
00:41qui se sont réunies actuellement en bureau de campagne des élections législatives.
00:45Vous l'avez dit Alain, nous allons voter le refus de la confiance, rien ne nous permet de développer la moindre once de confiance,
00:50a-t-elle affirmé Marine Le Pen qui est revenue sur l'interview télévisée de François Bayrou hier.
00:55Les 3D, dit-elle, dénie, déconnexion, déresponsabilité.
00:59Elle va se rendre demain avec le président du RN, Jordan Bardella, à Matignon,
01:03mais simplement par courtoisie, dit-elle, nous n'attendons rien.
01:06Le RN qui met la pression aujourd'hui directement sur le chef de l'État, sur Emmanuel Macron,
01:10en réclamant une nouvelle dissolution.
01:12C'est ça le message que les leaders du parti voulaient faire passer en introduction de leur bureau de campagne
01:16qui avait exceptionnellement été ouvert aux caméras.
01:19Jordan Bardella affirme qu'il faut désormais s'attendre à tout.
01:22Même discours de la patronne des députés RN qui qualifie le chef de l'État d'être irrationnel.
01:27Écoutez.
01:28C'est assez difficile de savoir effectivement ce qui va se passer pour une raison simple,
01:32c'est qu'on peut toujours essayer de projeter, mais on ne peut projeter qu'avec rationalité.
01:37Alors il faut bien dire qu'Emmanuel Macron est un être irrationnel.
01:39Et par conséquent, ces décisions, nous n'arrivons souvent pas à les comprendre,
01:47ni même à savoir quels sont les leviers de prise de ces décisions.
01:52Donc dissolution ou pas dissolution, aujourd'hui ou dans trois mois,
01:58écoutez, comme on ne sait pas, il faut, comme l'a dit Jordan, évidemment, être prêt dès lundi.
02:04– Le Rassemblement national qui veut donc aujourd'hui se montrer en ordre de bataille,
02:09Jordan Bardella a affirmé que 85% des circonscriptions étaient d'ores et déjà arbitrées,
02:14qu'il se tenait prêt pour être à Matignon en cas de majorité.
02:17Reste qu'on se souvient du plan Matignon lors des dernières élections législatives de 2024.
02:22Un plan Matignon dont le parti se vantait quelques mois avant les élections législatives.
02:26Plan Matignon qui n'avait pas empêché les failles et les brebis galottes
02:29sur l'expression même de Jordan Bardella.
02:31– Sophie Dupont devant le siège du Rassemblement national à Paris avec Marion Delpierre pour BFM TV.
02:36– On va continuer d'en parler avec nos invités, nos invités politiques,
02:38mais tout d'abord quand même, Amandine Attalaya, il y a deux salles, deux ambiances cet après-midi.
02:43À Matignon, on a un François Bayrou qui semble y croire encore et qui consulte,
02:48des consultations qui semblent un peu vaines, il y consulte.
02:50Et puis il y a du côté du Rassemblement national, finalement, un parti qui se met en ordre de marche
02:55parce qu'une dissolution est possible.
02:56– Exactement, parce que les oppositions et à vrai dire beaucoup d'amis de François Bayrou et d'Emmanuel Macron
03:02pensent que ces négociations sont parfaitement vaines aujourd'hui, que la page est déjà tournée
03:06et qu'Emmanuel Macron soit va nommer un nouveau Premier ministre, soit va choisir de dissoudre.
03:12La balance penchant davantage pour les macronistes vers la nomination d'un nouveau Premier ministre,
03:18mais en tout cas que la page François Bayrou est d'ores et déjà tournée.
03:22Oui, on voit aujourd'hui le Rassemblement national qui se prépare pour essayer de mieux faire
03:26qu'aux dernières législatives où il visait, espérait la majorité absolue
03:31avec un Jordan Bardella Premier ministre et pour diverses raisons,
03:35parce que Jordan Bardella était moins bon que pendant d'autres campagnes,
03:38parce que beaucoup de candidatures du Rassemblement national étaient erratiques
03:42avec des propos parfois antisémites, parfois racistes, parfois assez vaseux sur le fond des idées.
03:48Une partie de ces candidats a été évacuée au profit de meilleurs candidats.
03:52Jordan Bardella essaie d'organiser tout ça.
03:55La grande question qui plane quand même là-dessus quand on regarde Marine Le Pen,
03:58c'est un, l'avenir de Marine Le Pen à long terme, on ne sait même pas si à vrai dire
04:02elle pourrait être candidate à l'élection présidentielle,
04:04ni même si elle pourrait être candidate à des législatives en cas de dissolution,
04:08puisque sa condamnation judiciaire fait que Marine Le Pen aujourd'hui
04:12ne peut pas se présenter à des législatives anticipées.
04:16Elle dit qu'elle se battra, qu'elle consultera le Conseil constitutionnel,
04:20rien ne dit qu'elle gagnera.
04:21Et donc, qui mènerait les troupes macronistes à l'Assemblée ?
04:25Peut-être, pour terminer, Jordan Bardella lui-même,
04:28qui songe à se présenter, à être députée française et non européenne.
04:33Les troupes lepénistes.
04:34Alma Dufour, bonsoir.
04:35La France insoumise n'ira pas à Matignon.
04:37Totalement.
04:38Pourquoi ?
04:38Parce qu'on n'a rien à attendre en termes de compromis de la part de ce Premier ministre.
04:43Même les compromis proposés par le Parti Socialiste,
04:46il les a jugés beaucoup trop loin de sa ligne, etc.
04:50Nous, on ne veut pas discuter...
04:50Est-ce que vous préparez également votre parti, votre mouvement à des élections anticipées ?
04:56Évidemment.
04:56Mais nous, ce qu'on dit, c'est qu'une dissolution de l'Assemblée nationale
04:59ne résoudra toujours pas le problème si aucun bloc n'obtient la majorité.
05:04Le président Emmanuel Macron peut continuer à gouverner de force.
05:08Les Français savent que le vrai blocage, aujourd'hui, du système, c'est en fait le président de la République.
05:13Monsieur Bayrou est infusible.
05:15Il a toutes les raisons de sauter, y compris pour l'affaire Bétarame.
05:17Je ne vais pas revenir dessus.
05:19Mais néanmoins, le vrai problème, aujourd'hui, démocratique,
05:22c'est la question de la Ve République, de trop de pouvoir du président.
05:26C'est à l'Élysée que ça se passe.
05:27Et donc, de son départ, pour qu'on puisse retrouver un vrai jeu démocratique,
05:30une vraie démocratie qui respire, il faut d'abord qu'il y ait une présidentielle
05:33et ensuite une élection législative pour espérer avoir une majorité.
05:36– Vous êtes sûrs, à ce moment-là, d'avoir une majorité ? Pas forcément.
05:39– Mais pas forcément, pas forcément.
05:40Peut-être qu'on est entré, effectivement, dans une période d'instabilité générale
05:43et que même un changement de président n'entraînera pas une majorité stable à l'Assemblée.
05:48Néanmoins, moi, je pense que les résultats qu'on a aujourd'hui à l'Assemblée nationale
05:52depuis 2020, depuis 2024, sont dus aussi à l'insuffisance de popularité d'Emmanuel Macron.
05:58Et maintenant, ça franche impopularité.
06:00– Alors, juste avant que M. Cazeneuve vous réponde au nom de l'Ensemble pour la République,
06:03un mot, parce que le président de la République a dit qu'il irait au bout de son mandat,
06:06qu'il était hors de question de parti, comment vous obtiendriez le départ du président de la République ?
06:13– Écoutez, le président de la République, il dira qu'il ne partira pas jusqu'au dernier jour,
06:16même le jour où il partira.
06:18Donc, en fait, s'il doit partir…
06:19– Mais comment vous, vous comptez l'obtenir ?
06:20– On va redéposer une motion de destitution.
06:22D'ailleurs, j'appelle les citoyens qui le veulent à signer l'initiative
06:25qui se trouve sur le site de l'Assemblée nationale.
06:26– Il faut les trois cinquièmes, vous ne l'obtiendrez pas.
06:28– Écoutez, la question, c'est aussi la volonté du peuple.
06:31La majorité des Françaises et des Français sont pour son départ.
06:33Il va y avoir des grosses mobilisations le 10 septembre.
06:36– Donc, c'est par le désordre ?
06:37– Bien malin de dire comment ?
06:38– Pas par le désordre, par…
06:39– Mais par une pression aussi de la rue.
06:41– Par une pression, mais déjà, en fait, ce n'est pas la rue.
06:43La rue, ça ne veut rien dire.
06:44Il y a des Françaises et des Français qui le disent du moins
06:45n'ont plus rien sur leur compte en banque.
06:47Des Françaises et des Français aussi petits patrons
06:48d'entreprises qui sont en train de faire faillite.
06:50Notre économie, les gens n'ont pas le temps d'attendre deux ans
06:53le luxe qu'Emmanuel Macron décide qu'il va faire de son destin.
06:56– M. Cazeneuve, on vit quand même une situation assez surréaliste.
06:59On a un Premier ministre qui nous fait croire,
07:02je ne sais pas s'il lui-même le croit,
07:03mais il nous fait croire qu'il peut encore sauver sa tête.
07:06Or, les oppositions ont encore dit ce week-end
07:08que leur décision était irrévocable,
07:10donc il n'aura pas la confiance ce lundi prochain.
07:12Donc il y a cette semaine de consultation,
07:14on ne sait pas trop à quoi ça sert.
07:16Et puis il y en a d'autres qui se préparent pour la suite.
07:18On parle de dissolution et peut-être même de démission du chef de l'État.
07:22– Oui, alors déjà pour revenir sur ces consultations,
07:25je veux dire, la question elle est à poser au Parti Socialiste
07:27parce que ce qui est hallucinant et ce qui est un vrai problème,
07:30c'est quand le Premier ministre de la France
07:31vous invite à venir négocier, à venir discuter,
07:34ou vous avez l'attitude de la France insoumise
07:35qu'on connaît dans l'outrance et dans le non-respect
07:38de la démocratie de notre République,
07:39c'est-à-dire de ne pas répondre carrément à l'invitation.
07:40– Vous ne respectez pas les élections, ça va ?
07:43– Ou encore un peu plus absurde,
07:45c'est-à-dire la décision du Parti Socialiste,
07:47c'est-à-dire venir à la discussion,
07:49mais dire « on ne changera jamais d'avis ».
07:51– C'est irrévocable, a dit Olivier Faure.
07:52– Il y a une expression, j'insulte personne évidemment,
07:54mais qui disent que seul « hum » ne change pas d'avis.
07:56Bon, c'est un peu absurde, c'est comme si vous m'invitez sur ce plateau,
07:59je vous dis « je ne répondrai pas à vos questions,
08:01qu'est-ce que je fous là ? »
08:01Bon, ça n'a aucun sens.
08:03Donc aujourd'hui, il y a un problème évident de responsabilité.
08:07Il y a un problème de responsabilité parce qu'il y a une crise budgétaire
08:09qui est massive, parce que les Français sont extrêmement inquiets,
08:12parce que notre démocratie, parce que nos institutions,
08:15elles sont fragilisées, attaquées,
08:17et donc on attend à un moment donné de la responsabilité.
08:20– François Bayrou ne demande pas des négociations,
08:24il demande la confiance.
08:25Sous la Ve République, la confiance, ça veut dire quelque chose,
08:28c'est-à-dire que seule la majorité, en tout cas les députés,
08:30qui soutiennent François Bayrou peuvent voter la confiance,
08:32ne pouvaient pas demander aux oppositions de voter la confiance.
08:34Ça n'existe dans aucune démocratie parlementaire.
08:37– Oui, alors on peut avoir la discussion sur la méthodologie.
08:42– Elle est importante la méthode.
08:43– Oui, elle est très importante la méthode.
08:44– Surtout quand on se fait dans la passe quand même.
08:46– Elle n'est pas bonne la méthode ?
08:47– Ça a été très clairement dit par François Bayrou
08:48que ce n'était pas un vote de confiance à proprement parler.
08:51– On sait très bien que si le Parti Socialiste s'abstient…
08:55– C'est quand même un vote de confiance, vous le savez.
08:57– Ce 49-1, on va l'appeler comme ça,
08:59ce n'est pas pour donner un chèque en blanc à François Bayrou,
09:01c'est pour se mettre d'accord sur un constat.
09:03– Mais non, il y a un plan déjà, ce n'est pas le conseil,
09:05il y a un plan précis.
09:06– Le budget, la copie budgétaire, c'est la copie du gouvernement.
09:10Et heureusement que le gouvernement a un plan budgétaire.
09:12– Mais on n'est même pas d'accord entre eux,
09:14sur les jours fériés, on entend les LR dire
09:17« ça ne va pas de supprimer les deux jours fériés ».
09:19– Et vous avez pu entendre aussi Gabriel Attal avoir…
09:20– Vous-même, vous entendez quoi ?
09:22– Parce qu'on est au tout début de la discussion budgétaire.
09:25– Oui, je suis contre la discussion des jours fériés.
09:27– Mais c'est normal, parce qu'on n'a pas encore…
09:28– Donc vous avez un Premier ministre qui est dans son coin décider pour vous.
09:30– Non, mais parce qu'on n'a pas encore commencé ces discussions budgétaires.
09:33Mais c'est bien pour ça que, d'abord, François Bayrou,
09:36vous pouvez se mettre d'accord sur un constat clair.
09:39Il faut faire 45 millions d'euros d'économie pour revenir dans un déficit.
09:42Parce que sinon, on va tous dans le mur.
09:44Bon, une fois qu'on s'est mis d'accord sur le constat,
09:45ensuite on a des discussions, et même au sein du socle commun,
09:48vous avez raison de le rappeler,
09:49il y a des points de désaccord aujourd'hui sur lesquels il faut qu'on discute,
09:52et c'est tout le lieu de la discussion budgétaire
09:54qu'on va avoir quand même pendant 70 jours à l'Assemblée et au Sénat.
09:58Donc c'est à ça qu'aujourd'hui est invité le Parti socialiste.
10:01– C'est assez nerveux.
10:03C'est vrai que moi je comprends la position de la France insoumise,
10:06ils veulent voter contre François Bayrou,
10:08donc pas besoin d'aller à Matignon, perdre son temps.
10:10Pourquoi les socialistes y vont jeudi,
10:12alors qu'Olivier Faure a dit lui-même que de toute manière,
10:14la décision socialiste était irrévocable ?
10:17– Oui, absolument, la décision est irrévocable,
10:19par respect républicain tout simplement,
10:21quand vous avez un Premier ministre qui vous convoque
10:22pour échanger sur des questions budgétaires,
10:24vous y allez, quand vous êtes un ancien parti de gouvernement,
10:26vous y allez, évidemment,
10:28ça ne veut pas dire que vous changerez d'avis,
10:29simplement on va rencontrer le Premier ministre
10:31pour lui faire part de nos opinions, nos propositions,
10:34et ça ne veut pas dire que notre vote changera le 8 septembre.
10:37Mais je trouve intéressant que M. Cazeneuve fasse un procès
10:39en irresponsabilité potentielle au Parti socialiste,
10:42alors qu'en l'occurrence vous êtes en responsabilité depuis 8 ans,
10:46et que là, depuis l'année dernière,
10:47vous ne faites que prendre des décisions
10:49qui sont elles-mêmes irresponsables et inconséquentes.
10:52Et vous nous expliquez que maintenant,
10:53on doit voter en amont d'une discussion,
10:55parce qu'en l'occurrence,
10:56depuis que François Béroux a proposé son budget
10:58depuis la mi-juillet à peu près,
11:00il n'a pas convoqué les oppositions jusqu'à maintenant,
11:02il n'a pas cherché de compromis,
11:04il n'a pas cherché à discuter,
11:05oui voilà, ils étaient en vacances,
11:06c'est surtout lui qui était en vacances visiblement,
11:08qui n'a pas travaillé avec les oppositions
11:10pour construire justement une potentielle coalition,
11:14un compromis, on va dire,
11:15comme ça s'est passé l'année dernière,
11:17donc c'est quand même très très gros,
11:18de demander aujourd'hui aux oppositions
11:20de prévalider en amont,
11:21alors qu'il n'y a eu aucune discussion,
11:23et que par ailleurs,
11:24hier, à travers l'interview,
11:25il a rejeté d'ailleurs,
11:27d'un revers de la main,
11:28l'ensemble des propositions
11:29sur lesquelles nous avons sérieusement travaillé
11:3029 milliards d'impôts supplémentaires,
11:32vous avez la malourde,
11:34vous avez la malourde,
11:3529 milliards d'euros supplémentaires,
11:36c'est ce que vous proposez vous ?
11:38Sur les grands patrimoines,
11:39les grandes fortunes,
11:40les multinationales,
11:40sur ceux qui peuvent payer en définitive,
11:43parce que c'est ça le sujet,
11:44et donc quand vous dites,
11:46on va se mettre d'accord sur le constat,
11:47de dire que le déficit explose,
11:49que la dette publique a explosé,
11:51je pense que le constat,
11:52il est partagé par tout le monde,
11:53et les Français,
11:54c'est vrai,
11:54sont inquiets,
11:54c'est pour ça que nous aimerions
11:56que vous transmettiez à vos pères
11:59de cesser de prendre des décisions
12:01toutes plus irresponsables
12:02les unes que les autres.
12:02Le 8 septembre,
12:03honnêtement,
12:04cette décision,
12:04elle est irresponsable,
12:05ça crée à nouveau du chaos politique,
12:07je pense qu'on a besoin de tout sauf de ça,
12:08on a besoin de négocier ce budget
12:10pour l'année prochaine,
12:11on était capables de le faire,
12:12on avait des propositions,
12:13ça nécessite de faire du compromis,
12:14tout le monde est capable de le faire,
12:15avec sérieux,
12:16on est tous adultes autour de la table,
12:17et malheureusement,
12:18le Premier ministre s'y refuse,
12:19et bien il partira comme le précédent.
12:21Lionel Roque,
12:22vous êtes chef d'entreprise,
12:23quand vous entendez
12:23qu'au Parti Socialiste,
12:25on propose 29 milliards d'euros
12:27d'impôts supplémentaires,
12:30reposant essentiellement,
12:31si j'ai bien compris,
12:31sur les entreprises,
12:33ça vous inquiète ?
12:33Sur les hauts patrimoines.
12:34Non,
12:35enfin c'est n'importe quoi,
12:36mais c'est pas...
12:37Pourquoi c'est n'importe quoi ?
12:38Parce que quand,
12:39par exemple,
12:40la taxe Zuckman
12:40rentre 15 milliards,
12:42il faudrait...
12:43Enfin,
12:4415 milliards dans le Parti Socialiste,
12:46c'est 15 milliards,
12:47chez vous c'est 23 milliards.
12:49Il faut savoir que 2%
12:51effectivement se disent
12:53c'est rien,
12:54vous prenez Bernard Arnault,
12:55Bernard Arnault aujourd'hui,
12:57c'est une valeur boursière,
12:59puisque c'est que de la valeur boursière,
13:00il n'a pas 150 milliards
13:02sur son compte en banque,
13:04ça fait 3 milliards,
13:053 milliards,
13:07les 3 milliards,
13:08ça veut dire
13:08qu'il distribuerait
13:09plus de dividendes
13:10pour pouvoir se payer
13:11juste la taxe Zuckman,
13:14ce qui déstabiliserait
13:15évidemment LVMH,
13:16ce qui serait fait
13:17au grand plaisir d'ailleurs
13:18des autres actionnaires
13:19qui sont des fonds de pension
13:20étrangers,
13:22donc c'est n'importe quoi.
13:23C'est n'importe quoi,
13:24mais en même temps
13:25ce n'est pas la faute
13:25du Parti Socialiste,
13:26ce n'est pas la faute
13:27de la France insoumise.
13:28On a un président de la République
13:29qui nous a expliqué
13:30depuis 6 mois
13:32qu'il était là
13:32pour la stabilité.
13:34Alors pour la stabilité,
13:35qu'est-ce qu'il a fait ?
13:35Il a fait une dissolution
13:36qui était incompréhensible,
13:39dont tous on s'est dit
13:40mais je ne sais pas,
13:42il ne peut pas la gagner,
13:43effectivement,
13:43il l'a perdu,
13:44il l'a perdu,
13:45très bien.
13:46Il recommence avec François Bayrou
13:49sur un truc,
13:51et vous avez raison mesdames,
13:52qui est n'importe quoi.
13:53Pardon,
13:54je vous interromps
13:55parce que Marine Le Pen
13:55était en train de s'exprimer.
13:57Ah,
13:57et qu'il n'a manifestement
14:00pas pris la mesure
14:01de la gravité
14:03de la situation
14:04qu'il décrit.
14:06Sinon,
14:07il aurait choisi
14:07des mesures
14:08qui soient beaucoup plus justes
14:10et beaucoup plus performantes.
14:12Vous avez pris la décision
14:14de François Bayrou
14:15de suicide politique.
14:15Vous qualifiez aussi
14:16cette décision
14:17qu'il a prise
14:17de suicide politique ?
14:19Oui,
14:20oui,
14:21c'est un suicide politique
14:22et quelque part,
14:23si chaos il y a,
14:26parce qu'il ne cesse
14:27d'en appeler au chaos,
14:28en réalité,
14:29en prenant cette décision,
14:30il en est l'unique responsable
14:31parce que personne
14:32ne le forçait
14:33à choisir
14:34de mettre en œuvre
14:35un vote de confiance.
14:37Il aurait très bien pu
14:38laisser le débat
14:40sur le budget se dérouler,
14:42faire les propositions
14:43qu'il avait à faire,
14:45même si,
14:45encore une fois,
14:46celle-ci semble très tardive.
14:48Il a fait un choix différent.
14:50Vous appelez aujourd'hui
14:50à une dissolution.
14:51Est-ce que vous pensez vraiment
14:52qu'Emmanuel Macron
14:53va rappuyer une nouvelle fois
14:54sur ce budget ?
14:56Je pense qu'il serait cohérent
14:57qu'il le fasse,
14:58pour une raison simple,
14:59c'est que,
15:00compte tenu du blocage
15:01que nous subissons
15:03et que nous vivons
15:04depuis déjà
15:05presque un an,
15:08plus de neuf mois en tout cas,
15:09le seul moyen légitime
15:12en démocratie,
15:13c'est d'en revenir au peuple.
15:14Est-ce que vous avez l'impression
15:15que que l'emporte le nom
15:17que pourrait prononcer
15:19Emmanuel Macron
15:19pour un nouveau Premier ministre,
15:21pour vous,
15:21ça serait non forcément ?
15:24Il faudrait que ce Premier ministre
15:25rompe avec le macronisme.
15:27Qu'est-ce que vous allez dire
15:28en premier ministre ?
15:29Qu'est-ce que vous allez dire ?
15:30Voilà la prise de parole
15:34de Marine Le Pen
15:35au sortir du siège
15:37du Rassemblement national
15:37où on réunissait les troupes
15:39pour évoquer
15:39les prochaines législatives,
15:41si tenté qu'Emmanuel Macron
15:42appuie sur le bouton
15:43dissolution,
15:44c'est ce que disait
15:45Marine Le Pen,
15:45mais elle doute quand même
15:47puisqu'elle a qualifié
15:47le chef de l'État
15:48de personnalité irrationnelle.
15:50Luc Duhal-Denis,
15:51cette situation,
15:52elle profite avant tout
15:53à Marine Le Pen
15:53et Jordane Barlena, non ?
15:55Écoutez, ce qui est sûr,
15:56c'est que c'est un révélateur
15:59de notre incapacité
16:01à continuer
16:02telle que l'Assemblée
16:04est composée aujourd'hui.
16:06Moi, la seule chose positive
16:08de cette histoire,
16:09si vous voulez,
16:10c'est que j'ai l'impression
16:11qu'aujourd'hui,
16:12la République française
16:13ou en tout cas
16:14nos institutions politiques
16:16sont nues
16:16et que ça permet de voir
16:19qu'on a défini
16:20définitivement
16:21une Assemblée ingouvernable,
16:22ça permet de voir
16:23que le régime des partis
16:24finalement auquel on assiste,
16:26parce que ce qui est paradoxal...
16:27Vous ne voulez pas
16:28Emmanuel Macron ?
16:29Oui, mais ce qui est paradoxal
16:30dans le fait que les gens
16:30réclament une coalition
16:31et que j'entends sur les plateaux
16:33à longueur de journée,
16:33de soirée,
16:34de dire,
16:34mais regardez nos voisins allemands
16:36qui font des coalitions,
16:37ils savent très bien
16:38s'entendre, etc.
16:39En fait, vous voyez bien
16:40que chez nous,
16:41ça ne marche pas
16:42et que jamais
16:43Éric Lombard et Bruno Retailleau
16:45dans un même gouvernement,
16:46ça donnera quelque chose
16:47de pérenne,
16:48que jamais essayer de draguer
16:49le lundi, le Parti Socialiste
16:50et le jeudi,
16:52ou en tout cas hier soir
16:52pour François Bayrou
16:53ou le Rassemblement National,
16:54ça donnera quelque chose
16:55de pérenne,
16:56que faire élire
16:57une Assemblée Nationale
16:58sur la base d'un front républicain,
17:00il y avait quelque chose
17:00de vicié sur le plan démocratique.
17:02Les Français en veulent moins,
17:03vous avez vu le sondage Elabe.
17:04Oui, mais ce qui n'est pas
17:05une surprise,
17:05parce qu'évidemment,
17:06ils veulent quelque chose
17:07d'homogène.
17:08Alors, ils veulent peut-être
17:09aussi quelque chose de chaotique,
17:10c'est-à-dire qu'effectivement,
17:11ils sont prêts
17:12à soit se lancer
17:14dans l'aventure
17:14d'un Premier ministre
17:15issu de la société civile
17:17sans expérience,
17:18quelque chose d'un peu aveugle
17:20sur le plan politique,
17:21ou soit se jeter,
17:24et d'ailleurs,
17:24c'est souvent les mêmes,
17:25dans les bras d'une dissolution
17:26dont on ne sait pas
17:26de ce qu'elle accouchera
17:27et a priori,
17:28elle accouchera
17:28de quelque chose
17:29d'assez insatisfaisant aussi.
17:31Mais en fait,
17:32on paye aujourd'hui
17:33cette espèce de flou
17:35sur lequel on croyait
17:36qu'on allait pouvoir bâtir
17:37le second mandat
17:39d'Emmanuel Macron
17:39post-dissolution.
17:40On va continuer
17:41de l'évoquer, bien sûr,
17:42pendant plus d'une vingtaine
17:44de minutes encore
17:44avec vous, bien évidemment.
17:45On se rend direct
17:46de l'hôtel de Matignon
17:47puisque François Bayrou
17:48a commencé ses consultations.
17:50C'est le docteur Bayrou, là.
17:51C'est le parti communiste
17:53qui est reçu
17:54en ce moment même.
17:55Le tout dans un climat économique
17:57où on voit effectivement
17:58les entreprises attendre,
18:00se demander à quelle sauce
18:01elles vont être ou mangées,
18:03ou...
18:04Non,
18:04elles sont dans un état.
18:07Aujourd'hui,
18:07l'économie est à l'arrêt,
18:08complète.
18:10Ça fait un an
18:11et vous allez avoir
18:12une succession
18:13de dépôts de bilan
18:14qui a un tout petit peu commencé,
18:15mais il y a une inertie
18:16que les politiques
18:16ont du mal à comprendre,
18:18c'est que les dépôts de bilan
18:19ne se font pas immédiatement.
18:20Et donc,
18:20ça va être une vague de chômage.
18:22On a deux chocs.
18:23C'est déjà là.
18:24Ça a commencé.
18:25Ça va être absolument terrible.
18:27Au moment précis
18:28où se pose pour les patrons
18:29une question,
18:30c'est comment on intègre l'IA,
18:32si vous voulez,
18:33sans que ça soit
18:33une casse sociale absolue.
18:35Et là-dessus,
18:36on nous amène
18:37crise sur crise
18:37alors qu'on a besoin
18:39d'une stabilité
18:40pour le temps
18:42d'une campagne
18:42parce qu'il va falloir
18:44l'avoir,
18:44cette campagne présidentielle,
18:45sur un vrai projet.
18:49Donc,
18:49s'ils ne sont pas capables
18:49pour l'instant,
18:50qu'ils fassent un gouvernement
18:51technique qui,
18:52globalement,
18:52ne va rien faire
18:53jusqu'au moment
18:53où on arrivera
18:54au temps de la campagne
18:55qui doit être
18:56une campagne présidentielle
18:57suivie par une législative
18:58sur un projet
18:59qui,
19:00effectivement,
19:00si la France insoumise,
19:02si le PS veut mettre
19:0315 milliards
19:04de Zuckman,
19:05on verra ce que Renaissance,
19:07on verra ce que la droite
19:08en pense.
19:09On va continuer la discussion.
19:10C'est une folie.
19:11Les Français,
19:11on va continuer d'en parler.
19:13Restez avec nous
19:13sur BFM TV.
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