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  • il y a 6 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00On suivra aussi les voeux du président de la République. L'édition spéciale commence tout à l'heure à partir de 19h30.
00:08Les voeux, comme d'habitude, c'est à 20h. Donc si je regarde précisément l'heure, il est 18h30.
00:13On est donc, Hugo Capelli, vous êtes à côté du Palais de l'Elysée pour BFMTV.
00:17On est donc à 90 minutes de l'intervention présidentielle. De quoi va-t-il être question ?
00:23Oui, vous savez, jusqu'aux derniers instants, il y a encore des préparatifs.
00:27Le chef de l'État veille à l'image qu'il va renvoyer. Est-ce qu'il sera assis, est-ce qu'il sera debout ?
00:32Il y a encore des décisions qui sont prises jusqu'aux tout derniers instants.
00:36Ces voeux du président vont durer une dizaine de minutes. Ils vont être enregistrés avant 20h.
00:43C'est le chef de l'État lui-même qui a écrit ces voeux ces derniers jours lorsqu'il était au fort de Brégançon, dans le Var, pour passer les fêtes de fin d'année.
00:52Ça va être intéressant de scruter ce que va dire ce soir Emmanuel Macron puisqu'il s'apprête à entamer sa dernière année pleine et entière de mandat présidentiel.
01:02Ce sera une allocution sobre, nous dit son entourage, où il sera beaucoup question d'international avec cette guerre en Ukraine qui se poursuit.
01:10Et puis Emmanuel Macron va également évoquer quelques chantiers qui selon lui sont prioritaires comme par exemple la régulation des réseaux sociaux ou encore par exemple ce texte sur la fin de vie qui va bientôt revenir au Sénat.
01:24Voilà pour quelques pistes. Rendez-vous à 20h.
01:27On sera là bien évidemment, édition spéciale à partir de 19h30 et on va continuer d'en discuter avec Yves Tréhard, notre éditorialiste politique.
01:34Bonsoir Yves.
01:34Bonsoir Alain.
01:35Bonsoir Raquel Garrido, ancienne députée de la France Insoumise, membre du Mouvement Après. Merci d'être avec nous.
01:40Bonsoir Raquel Garrido.
01:42Il y a plus simple quand même comme exercice.
01:44Quand on n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, quand on a une cote de popularité qui est au plus bas, à la limite Emmanuel Macron il pourrait arriver.
01:5045 secondes en disant écoutez, passez une bonne soirée, j'espère que ça va bien se passer et puis rendez-vous l'année prochaine.
01:57Oui, sauf qu'il y a quand même une petite différence avec ce que vous venez de dire Alain, c'est qu'il doit sauver ces deux mandats.
02:03Parce que le problème c'est qu'aujourd'hui le deuxième mandat a annulé le premier si je puis dire.
02:09D'une certaine façon on a complètement oublié le premier mandat où pendant la première année il avait fait quand même pas mal de réformes.
02:14Des réformes importantes, qu'on soit d'accord ou pas, sur le code du travail je le rappelle, sur l'impôt sur la fortune, sur la fiscalité.
02:21J'imagine que Raquel n'est évidemment pas d'accord avec ça, mais il avait fait pas mal de réformes.
02:27Deuxième mandat, il y a la réforme des retraites mais qui est aujourd'hui, qui n'est pas abrogée mais qui est mise au rencard et c'est évident qu'elle ne va pas être conservée.
02:38Donc là aujourd'hui il a encore je dirais une année utile mais à chaque fois vous savez tous les présidents nous disent cette année sera utile.
02:45L'année précédente a été très difficile, même le général de Gaulle en 1967 quand il présente ses voeux aux français de 1968 il dit
02:54l'année a été difficile mais j'ai plein d'espoir pour l'année 68, manque de pot, quelques mois plus tard, et bien il y a les événements qu'on connaît.
03:02Donc là ce qu'il va nous dire, il faut que, je sais pas ce qu'il va nous dire mais il faut qu'il prenne l'initiative, il faut que, un référendum, ben voilà.
03:10Il avait déjà promis et il...
03:12Mais c'est aussi, attendez, sincèrement, s'il veut vraiment ne pas sortir par la petite porte de l'histoire, il faut qu'il fasse un geste important.
03:22Il peut faire un geste sur le référendum, sur un sujet qui tient à cœur aux français, moi j'ai une idée, c'est le pouvoir d'achat.
03:29Alors évidemment vous n'allez pas faire un référendum pour ou contre le pouvoir d'achat.
03:32Pour ou contre une augmentation, ben là on peut voir la réponse, des augmentations de salaire.
03:36Vous pouvez faire un référendum sur la fiscalité pour favoriser...
03:40Pour ou contre des baisses d'impôts, par exemple.
03:42Alors on risque de vous décevoir, d'après nos informations, parce que je suis là pour, voilà, évidemment, vous les apportez.
03:48Le mot de référendum ne sera pas prononcé par Emmanuel Macron ce soir.
03:51Voilà, ça c'est une information qu'on peut vous donner.
03:53Il va plutôt être question, effectivement, Hugo le disait, d'international,
03:57question de montrer plutôt des choses qui sont optimistes, pour se donner peut-être un peu de courage pour la suite.
04:03Mais le président de la République a bien compris, et on le sait à l'Élysée,
04:06que chaque prise de parole désormais est un danger potentiel pour la stabilité du gouvernement
04:13qui déjà est en difficulté avec une Assemblée nationale,
04:16qui n'arrive pas forcément à faire adopter ce fameux budget dont on parlera également au mois de janvier.
04:21On a conscience à l'Élysée que c'est un exercice qui est devenu périlleux, un président qui est impopulaire.
04:26Il ne s'agit pas que dans quelques minutes, il y a un mot, une expression, quelque chose qui fasse désordre
04:30et qui remettent un jeton dans un débat X ou Y.
04:35Donc c'est quand même une opération périlleuse pour lui tout à l'heure.
04:37Raquel Garrido, vous attendez quelque chose de ces vœux finalement ?
04:40Il s'agit de la prise de parole de quelqu'un dont la légitimité ne tient que vraiment qu'à un fil,
04:47même un jet d'encre qui est celui du texte de la Constitution de 1958.
04:52Mais le macronisme a été battu, battu et battu encore dans les urnes.
04:58C'est la raison pour laquelle le fait qu'il conserve encore autant de pouvoir sur la vie des Français est incongru.
05:04Et à partir de là, on se dit qu'il va prendre la parole pour dire quoi ?
05:08Pour dire ce qui ne viendra pas au final.
05:11C'est-à-dire que comme le référendum l'année dernière.
05:14Vous voulez savoir ce qui n'aura pas lieu ?
05:17Écoutez ce qu'il va dire ce soir.
05:18Parce qu'en réalité, effectivement, les Français ne veulent plus du macronisme.
05:24Et lui, il n'en a tenu aucun compte en 2025.
05:26Alors que c'était quand même une année où il y a eu de fortes participations démocratiques.
05:31Donc il devrait dissoudre en 2026 où s'en aller ?
05:35Si ce soir il disait je m'en vais dans six mois, vous direz à ça chapeau l'artiste.
05:41J'irai jamais jusqu'à dire chapeau l'artiste.
05:44Monsieur le Président Macron.
05:45Vous oubliez une chose, il ne peut pas dissoudre.
05:47Non, dissoudre il ne peut pas.
05:48Il y a les municipales.
05:50Et puis dissoudre, ça serait un geste quand même étonnant.
05:53Il peut mais il ne le fera pas.
05:55Il ne le fera pas.
05:55Il ne le fera pas.
05:56Attendez, attendez.
05:57Il ne le fera pas.
05:58Il n'y a personne autour de lui qui souhaite la dissolution.
06:02Que ce soit les Républicains, ils n'y ont absolument pas intérêt.
06:05Non, la dissolution non.
06:07Mais son départ...
06:11Pardon, mais je reviens sur son départ.
06:12Il y a même son ancien Premier ministre, Edouard Philippe, qui le souhaite et qui lui a suggéré d'ailleurs.
06:16Oui, les revendications de changement de Président viennent de toutes parts.
06:23Mais moi, j'ai tendance à penser que la proposition référendaire est la réponse à une aspiration de changement, pas seulement du nom du Président, mais de la démocratie elle-même.
06:33C'est-à-dire qu'on est dans une démocratie infantilisée et peut-être s'il y avait un référendum à proposer...
06:38Donc vous êtes d'accord avec moi ?
06:40Sur le caractère insatisfaisant de notre régime démocratique, oui, moi j'appelle ça la monarchie présidentielle.
06:46Et je pense que s'il y avait un référendum à faire, c'est celui pour lancer une assemblée constituante.
06:51C'est-à-dire pour lancer des travaux de passage à la 6e République.
06:54Moi je veux bien mettre ça, faire un référendum sur la réforme de la Constitution, je ne pense pas que ça intéresse beaucoup les Français.
07:00Aujourd'hui les Français, ils sont intéressés par quelques thèmes qui sont le pouvoir d'achat, qui sont le contrôle de l'immigration, qui sont une meilleure lutte contre la sécurité.
07:11Ce n'est pas sur des bricolages de la Constitution et de la loi fondamentale que les Français vont se passionner.
07:17Je ne pense pas que c'est là-dessus qu'ils veulent se prononcer.
07:20Ce qu'ils veulent, c'est qu'on s'intéresse à eux.
07:23Et le problème du personnel politique dont vous faites partie aujourd'hui, c'est que justement, on a l'impression, vous vous chamaillez entre vous,
07:31mais qu'il n'y a pas du tout, si vous voulez, d'intérêt pour les Français.
07:34Mais ce n'est pas vrai.
07:35Il est bien là, le fossé, il est en train de se priser.
07:38Alors attendez, si vous me permettez, c'est exactement le contraire.
07:41Comment pouvez-vous expliquer que 80% des Français sont pour une taxe Zuckman et qu'elle n'advient pas ?
07:47Comment pouvez-vous imaginer que 80% des Français étaient pour ceux à leur bande ?
07:51Non, mais ça n'est pas du passé.
07:53Il y a 49-3 raisons de passer à la VIème République.
07:56Les Français ont compris le lien entre l'antidémocratique et l'antisocial.
08:01Ce sont vos convictions, mais ça n'adviendra pas d'ici 18 mois.
08:05Pourquoi le Président de la République a dissous ?
08:08Parce qu'il le peut.
08:09C'est la Constitution, article 12.
08:12Pourquoi le Président de la République a nommé quelqu'un qui a perdu les élections à Matignon ?
08:17Parce qu'il le peut.
08:18C'est l'article 8 de la Constitution.
08:20Toutes nos insatisfactions démocratiques trouvent leur siège dans la Constitution.
08:24Et donc ce qui est naïf, au bout du compte, c'est d'imaginer qu'en donnant le pouvoir présidentiel à quelqu'un d'autre qu'Emmanuel Macron,
08:31on va purger nos problèmes de souveraineté, en fait, populaire.
08:35Permettez qu'on fasse juste un petit break dans notre discussion pour voir ce qui ont grillé la politesse au Président de la République.
08:41Parce que le chef de l'État parle à 20h, mais nos responsables politiques ont déjà formulé leurs vœux.
08:46Et certains, tout du moins.
08:47Et c'est ce qu'on va voir avec vous, Nargis Hadji.
08:50Oui, Alain, certains politiques ressemblent à nos amis qui nous envoient des SMS avant même le 1er janvier pour nous souhaiter la bonne année.
08:56On va commencer avec le plus matinal, peut-être.
08:58Alors, Jordan Bardella sur XD ce matin, il a publié cette vidéo.
09:03Alors, vous le voyez, le format est très sérieux.
09:05Il est debout avec un drapeau tricolore derrière, probablement dans son bureau.
09:10Pendant près de 4 minutes, il donc souhaite une bonne année 2026 aux Français.
09:15Il souhaite que 2026 soit une année de conquête.
09:17Mais surtout, il dresse le bilan d'une année 2025 marquée par un système politique à bout de souffle écouté.
09:23Sur le plan politique, elle aura malheureusement été marquée par la continuité d'un système à bout de souffle.
09:30Par le jeu d'accords conclus entre les macronistes, les socialistes et les républicains,
09:33la politique d'Emmanuel Macron, pourtant minoritaire dans le pays, continue de s'imposer.
09:38Une coalition de survie s'est installée à l'Assemblée nationale en contradiction manifeste
09:43avec la volonté exprimée par le peuple français.
09:46Et une fois encore, c'est vous qui en avez subi les conséquences dans votre vie quotidienne.
09:50Marine Le Pen, une vidéo publiée quelques instants après.
09:54La durée est similaire.
09:56Le décor est quasiment le même, avec une même mise en scène.
09:59Elle parle de 2025 comme une année d'enlisement politique.
10:02Et Formule 1 veut clair que 2026 soit meilleure.
10:06Sachez combien je suis attristée de n'avoir pas réussi à vaincre cette confiscation institutionnelle du pays
10:11par ses petits intérêts de parti, voire de clan.
10:14Et désolée d'avoir vu durant ces mois notre pays s'enfoncer encore et encore dans le marécage
10:20qu'est devenu cet épouvantable quinquennat.
10:23Et il y a également les voeux qui ressemblent plus à des adieux.
10:26Alors qu'elle quittera l'hôtel de ville en mars, Anne Hidalgo,
10:29a adressé aux Parisiens ses derniers voeux en tant que maire de Paris.
10:33Elle a surtout fait le bilan de ses mandats.
10:35Ce sont les derniers voeux que je vous présente en tant que maire
10:39avec l'émotion de ces douze années à votre service et la fierté du chemin parcouru.
10:47Ensemble, nous avons traversé des joies immenses, surmonté des épreuves
10:53et profondément transformé notre ville.
10:56Paris est un modèle aujourd'hui pour le monde entier.
11:00Et enfin, on termine avec une vidéo un petit peu moins classique
11:02car certains élus n'hésitent pas à innover pour marquer les esprits.
11:06Alors vous le savez, c'est notamment le cas de Carl Olive,
11:09l'an dernier le député des Yvelines, a détourné la chanson
11:12« Les gentils, les méchants » de Michel Fugin.
11:14Il en a profité pour tacler les collègues.
11:17Qui a tous les premiers prix, les gentils ?
11:22Qui vous pille au dernier rang, les méchants ?
11:27Qui fait des économies, les gentils ?
11:32Et qui gaspille son argent, les méchants ?
11:37Qui c'est qui vend des fusils, les gentils ?
11:41Nous ne sommes que le 31 décembre, on a donc jusqu'à la fin du mois de janvier
11:45pour voir des surprises et recevoir d'autres messages, probablement de bonne année.
11:48Merci Nargis Sadi. Les voeux en chanson ?
11:51Bien sûr.
11:52Raquel Garrido, je ne sais pas, ça vous tente ?
11:54Bien sûr, bien sûr.
11:55Ou avec l'IA ?
11:56Je suis toujours pour une bonne chanson, toujours.
11:59Il y en a un qui l'a fait.
11:59Je pense que Salvador Allende disait qu'il n'y a pas de révolution sans chanson.
12:07Et c'est absolument fondamental dans le fait de se construire un imaginaire de lutte,
12:12de transformation, d'associer ça à des idées.
12:13Il y en a un qui l'a fait et qui était d'ailleurs un chanteur admiré par Georges Marchais
12:19qui s'appelait Gérard Lenormand.
12:20Si j'étais président ?
12:21Oui, c'est vrai.
12:22Si j'étais président, je devrais...
12:23Mais là, on a vu les voeux, mais enfin, il y a des fortunes diverses quand même
12:26pour ceux qui ont formulé leurs voeux.
12:28Parce qu'Anne Hidalgo part, elle ne se représentera pas.
12:31Madame Le Pen, en revanche, l'année 2026 pourrait être compliquée pour elle.
12:36Elle va avoir une année très difficile.
12:38Le problème des voeux, si vous voulez, et d'ailleurs, je crois que beaucoup de présidents
12:42souhaiteraient que cette cérémonie n'ait pas lieu, parce que d'abord, c'est très compliqué
12:47d'ajuster son discours, première chose.
12:51Et puis deuxièmement, vous faites des promesses quand vous faites des voeux.
12:53Et toutes les promesses qui sont faites à l'occasion des voeux, elles sont rarement tenues.
12:59Je vais vous donner quelques exemples.
13:01Le président Sarkozy, en 2010, on est en pleine crise financière, et il dit qu'il
13:08faut impérativement, et je vous promets que cette année, en 2011, on va réduire la
13:14dette de la France et on va réduire le déficit de la France.
13:17Moralité, la France a creusé son déficit en 2011.
13:20En 2013, le président Hollande dit aux Français, c'est la première fois qu'il le dit, d'ailleurs,
13:26je crois, il faut que cette année, on inverse la courbe du chômage.
13:30Eh bien, la courbe du chômage ne s'est pas inversée en 2014.
13:34Elle s'est inversée un peu plus tard, il n'a pas eu de chance parce que ça ne lui a pas
13:38profité.
13:38Je crois que c'est en 2008, ou 2007, au vœu 2007, pour 2008, le président Macron
13:46dit aux Français...
13:472017 pour 2018.
13:492017, pardon.
13:50Il dit aux Français, plus aucun pauvre ne dormira dans la rue dans l'année à venir.
13:57Évidemment que ça ne se fera pas.
13:59Qu'est-ce qu'il nous a dit l'année dernière ? L'année dernière, il nous a encore promis,
14:02sans prononcer le mot encore une fois, un référent...
14:04Enfin, que les Français seront consultés sur ce...
14:08On ne sait pas trop quoi, il ne s'est jamais produit.
14:11Mais justement, vous avez revu les vœux d'Emmanuel Macron sur ces huit dernières années,
14:14l'épaule de Berre ?
14:15Oui, c'est un travail fastidieux, mais on a recensé notamment la durée des vœux
14:19pour essayer de comprendre vers quoi on allait se diriger.
14:23Ce qu'on voit, c'est qu'il y a un peu deux périodes.
14:24Il y a la période où les vœux étaient assez longs, on est montés jusqu'à 19 minutes,
14:28je crois, et 40 secondes.
14:30Et effectivement, là, on s'est replongé aussi dans les cadres.
14:33Vous avez Emmanuel Macron debout, Emmanuel Macron assis,
14:35des vues derrière avec des jardins, etc.
14:37Bon, ça peut paraître anecdotique, mais ça raconte à chaque fois aussi
14:40une volonté de montrer quelqu'un tactique.
14:41Il a un peu vieilli, le visage s'est marqué aussi.
14:43Oui, voilà.
14:44Et là, les derniers vœux en date, vous vous souvenez, en bas à gauche,
14:46c'était l'espèce d'enfilade de drapeau pour les Jeux olympiques notamment.
14:502023 avant, on avait quelque chose de beaucoup plus sobre
14:52avec une sorte de bibliothèque à l'extérieur.
14:54Et puis, après la dissolution, vous voyez en bas à droite,
14:56on sent qu'il a fallu aussi refaire quelque chose d'un peu plus sobre.
14:58On avait un président qui était beaucoup plus proche, en quelque sorte,
15:02un fonds qui est flou.
15:03On verra tout à l'heure de quoi il en revient.
15:06Mais en tout cas, oui, ça raconte toujours quelque chose.
15:09Juste une chose, parce que vous nous avez donné un peu l'articulation
15:12des vœux d'Emmanuel Macron.
15:14On dit, on va tracer un cap, on va donner des axes d'action politique.
15:20Mais là, je regardais, le service national, une nouveauté,
15:25il va évoquer aussi le contrôle des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans
15:30et le texte sur la fin de vie.
15:31Donc, c'est la discipline, la régulation, donc la contrainte,
15:37et puis la mort, avec le texte sur la fin de vie.
15:39Excusez-moi, quand vous avez 20 ans en France
15:41et que vous avez eu le président de la République le plus jeune de la 5e,
15:44et que vous espérez un peu dans l'avenir,
15:45on vous parle de la mort, du service militaire,
15:48et de contrôler ce qui est devenu votre habitude de vie.
15:52Vous dites, écoutez, je ferme la porte, je me tire.
15:54C'est quand même bizarre.
15:56Où est le souffle, Raquel Garrido ?
15:57Non, mais sur la fin de vie, c'est une avancée quand même importante
16:01que l'Assemblée nationale ait pu forger un texte
16:04et la dissolution a empêché ce texte d'advenir.
16:07Donc, c'est quand même la moindre des choses
16:09que ce texte revienne sur l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
16:13Je ne dis pas le contraire.
16:13Je veux dire, il y a peut-être d'autres sujets qui donneraient un souffle au pays.
16:17Bien sûr, mais on ne peut pas...
16:18Parce qu'on a parlé pendant des années de la réforme des retraites,
16:21donc de la vieillesse.
16:22Entre-temps, on a eu le Covid.
16:23Là, maintenant, on a le service militaire qui revient.
16:25On va contrôler votre téléphone.
16:26Et en plus, on va vous mettre sous les drapeaux.
16:29Enfin, on parle de la fin de vie.
16:30Mais surtout, en fait, ce qui manque pour pouvoir créer du souffle,
16:33c'est que les gens...
16:34Et il n'y a pas de majorité.
16:35Non, c'est que les gens vous croient quand vous ouvrez la bouche.
16:38Or, comme Yves Serrat vient de le démontrer méthodiquement,
16:41les présidents de la République sont irresponsables
16:45au sens institutionnel du terme.
16:47En France, ce n'est pas le cas dans tous les pays du monde.
16:49C'est même très rarement le cas dans les pays du monde
16:51que le président de la République, en réalité, est irresponsable.
16:55Il est irrévocable.
16:56Il est insensurable.
16:57Tout ce que vous voulez.
16:58Donc, il dit ce qu'il veut.
16:59Et ça ne croit plus.
17:00Il est responsable.
17:01Il est responsable.
17:02Et ce sera à suivre.
17:04Grâce aux élections.
17:05Non, parce qu'il n'y a pas d'élection.
17:07Il n'y a pas de mis de terme.
17:08Merci à tous les deux.
17:09Le débat est terminé.
17:10Merci Léopold aussi d'avoir été dénoncé.
17:11Bonne année à tout le monde.
17:12Attendez, ce n'est pas l'heure encore.
17:13On est en avance.
17:14Bon réveillon.
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