- il y a 5 mois
Mercredi 10 septembre 2025, retrouvez Damien Charlet (Directeur de la Gestion sous mandat, Mandarine Gestion), Vincent Lequertier (Gérant Senior, responsable de l'allocation d'actifs, WeSave), Wilfrid Galand (Directeur stratégiste, Montepnsier-Arbevel) et Lital Puller (CEO, CAPanalysis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bonjour, bienvenue à tous, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition de Smart Bourse.
00:12Smart Bourse, vous le savez, tous les soirs, 17 à 18h, on fait le tour de la plate-marché.
00:16Avec nos experts, on décrypte tout ce qui se passe, macro-économie, micro-économie, les valeurs,
00:22mais également, et on terminera par ça tout à l'heure, l'allocation d'actifs idéal, que faire en cette rentrée.
00:27Bref, tout ce qu'il faut savoir pour vous aider à prendre des bonnes décisions, bien gérer votre portefeuille et votre patrimoine.
00:33Au sommaire de cette édition, on va s'intéresser, alors pas de politique, mais quand même, on va regarder du côté du nouveau Premier ministre.
00:39Qu'est-ce que ça change ? Est-ce que les marchés sont rassurés ? Est-ce que la signature de la France va être redorée ?
00:45On va voir ça dans quelques instants. On va s'intéresser également aux États-Unis.
00:49Les États-Unis seraient-ils déjà en récession ? En tout cas, on voit que ça tangue du côté de l'emploi.
00:53M. Jérôme Powell, le patron de la Fed, a le doigt sur la gâchette.
00:58Alors, baissera-t-il ses taux ? Sans doute, mais de combien ?
01:01Et puis, en fin d'émission, dans le dernier quart d'heure, on s'intéresse à cette notion de garde du corps financier.
01:09Vous ne savez pas ce que c'est ? Eh bien, vous l'apprendrez dans le dernier quart d'heure de l'émission.
01:13Smart Bourse, c'est parti. Tout de suite, on s'intéresse à ce qui se passe sur les marchés aujourd'hui.
01:29Les marchés, et comme tous les soirs, c'est avec Pauline Grattel.
01:32Bonsoir, Pauline.
01:32Bonsoir.
01:33Les indices sont plutôt dans le vert aujourd'hui.
01:36Oui, on commence tout de suite avec les indices européens qui évoluent en ordre dispersé.
01:41Le CAC 40 était en hausse plus marquée au cours de la séance, mais elle s'est essoufflée.
01:46Et il évolue désormais autour de 7 750 points après avoir dépassé les 7 800 points ce matin.
01:52Aux États-Unis, les indices sont globalement dans le vert.
01:54Le S&P 500 et le MSCI World ont inscrit de nouveau plus haut.
01:58Oui, il faut dire qu'on a un effet booster du côté du Nasdaq, notamment avec la valeur Oracle.
02:04Oui, Oracle a créé la surprise hier soir en présentant aux investisseurs des prévisions exceptionnelles.
02:09Le titre s'envolait de près de 30% dans les échanges après bourse.
02:13L'entreprise attend que son chiffre d'affaires d'infrastructures cloud bondisse à 18 milliards de dollars pour 2026,
02:19soit une hausse de près de 80% par rapport à un an plus tôt.
02:22Oui, c'est plutôt des bonnes nouvelles.
02:24Et du côté de leurs prévisions, c'est la même chose à horizon 2030.
02:27Oui, les revenus de cette activité d'infrastructures cloud devraient atteindre 144 milliards en 2030.
02:34La capitalisation boursière d'Oracle évolue aujourd'hui autour de 900 milliards de dollars.
02:39Le titre s'envole de 40% à l'ouverture de Wall Street.
02:42Dans son sillage, Nvidia est en hausse de 4%.
02:45En Europe, ce sont plutôt les valeurs de la défense qui sont recherchées.
02:48Absolument, des drones russes ont survolé l'espace aérien polonais lors d'une attaque contre l'Ukraine cette nuit.
02:53Un site d'assaut aviation est à l'aise, grimpe de 3 et 4%.
02:56Dans les autres valeurs, Legrand inscrit un nouveau plus haut et Schneider Electric grimpe de 2%.
03:02Allez, côté Espagne, on file du côté de Inditex.
03:05C'est la maison mère de Zara.
03:06Oui, le titre bondit de 6% à Madrid.
03:08La maison mère de Zara fait état d'un semestre moins bon qu'attendu, mais fait surtout preuve d'optimisme pour la suite.
03:14Après des mois de faibles demandes à cause de la faiblesse du dollar, Inditex fait état d'une reprise des ventes depuis début août.
03:20Allez, on revient sur la France où l'élection de Sébastien Lecornu en qualité de Premier ministre est un non-événement.
03:25Oui, c'est ça, un non-événement en bourse en tout cas.
03:28Sur les marchés obligataires, le rendement français à 10 ans est stable autour de 3,45%.
03:32Le rendement allemand de même échéance évolue autour de 2,65%.
03:37Aux États-Unis, le rendement à 10 ans évolue autour de 4,05%.
03:41Sur le marché des changes, l'euro dollar se traite à 1,17%.
03:44Les prix à la production américaine, c'était le chiffre du jour ?
03:47Oui, pour le mois d'août, les prix à la production reculent de 0,1% sur un mois et sont en hausse de 2,6% sur un an.
03:54Les chiffres de juillet ont été révisés en légère baisse, progressant ainsi de 0,7% sur un mois et de 3,1% sur un an.
04:02Qu'est-ce qu'on va surveiller demain, Pauline ?
04:04Demain, il y aura deux grands rendez-vous, l'un en zone euro avec la décision monétaire de la Banque Centrale Européenne
04:10qui devrait opter pour le statu quo et le second rendez-vous aux États-Unis avec l'inflation du mois d'août
04:15à quelques jours de la réunion de la Réserve fédérale.
04:18C'est parfait. Merci Pauline, comme tous les soirs, voilà tout ce qu'il faut savoir dans la journée boursière.
04:23Allez, tout de suite, c'est l'heure de la nette marché avec nos écrits.
04:25Tous les soirs en direct, trois experts sont avec nous en plateau, ou presque.
04:40On est ravis d'accueillir Wilfried Galland. Bonsoir Ulstride.
04:43Bonsoir Fabrice.
04:44Directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel.
04:46Également directeur général adjoint, monsieur le directeur général adjoint.
04:49Bonsoir. On va parler des taux, on va parler des US peut-être déjà en récession
04:54et puis savoir, vous direz, si les banques centrales ont encore les clés, les clés du camion.
04:58On va parler un peu de tout.
04:59Très bien. A vos côtés, Damien Charlet. Bonsoir Damien.
05:02Bonsoir Fabrice.
05:02Vous êtes directeur de la gestion sous mandat de Mandarine Gestion.
05:06Et avec vous, une grande question.
05:07Alors, après 6 ou 7 ans de disette, est-ce que c'est la remontada annoncée pour les small et mid-cap ?
05:12Ça frémit, ça frémit.
05:14On le saura dans un instant.
05:15À distance, Vincent Lequartier est avec nous. Bonsoir Vincent.
05:19Bonsoir Fabrice.
05:20Gérant-seigneur responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave.
05:25Bonsoir à vous.
05:26Alors, on va démarrer tout de suite en plateau avec cette nouvelle.
05:30Alors, cette fois, le président de la République n'a pas mis des mois.
05:33Ah non, c'était rapide.
05:34Il n'y avait pas l'expérience des Jeux Olympiques pour décider.
05:36Donc, Sébastien Lecornu nommé hier soir Premier ministre.
05:40Ça a été vite.
05:42Déjà, est-ce que ça lève une incertitude ?
05:43Parce qu'on avait peur peut-être qu'il y ait ce fou artistique de nouveau du côté...
05:46Clairement. Il y a énormément d'interrogations, bien sûr,
05:51puisque le contexte politique, l'architecture politique de l'Assemblée,
05:54les équilibres restent les mêmes.
05:55Donc, on sait que ça va forcément être extrêmement compliqué pour le budget.
05:59Néanmoins, on avait effectivement une petite crainte compte tenu du passé d'Emmanuel Macron,
06:03que le maître des horloges prenne véritablement beaucoup, beaucoup de temps
06:07et qu'on laisse un peu le flou s'installer.
06:10Cette espèce d'écran de fumée qui commençait à envahir le paysage économique.
06:15Rien n'est évidemment totalement réglé.
06:17Mais au minimum, on a une indication.
06:20Nommé Sébastien Lecornu, c'est clairement au minimum se situer dans une tonalité.
06:26On verra comment est-ce qu'il va jouer sa partition.
06:28Mais en tout cas, c'est une tonalité qui est relativement similaire à ce qu'on a connu avant.
06:33Donc, c'est capable, je pense, de rassurer un certain nombre de milieux économiques.
06:37On ne va pas vers l'aventurisme qu'on aurait pu avoir si on avait eu un changement total.
06:42On parlait effectivement de nommer Premier ministre issu du Parti Socialiste.
06:45Ça n'est pas le cas.
06:46Maintenant, effectivement, il va falloir que les décisions concrètes arrivent.
06:50On sait qu'on a une certaine instabilité sociale aussi en France.
06:53Donc, ça rend les choses un peu plus difficiles.
06:56Et surtout, il va falloir gérer les équilibres politiques.
06:58Ils restent les mêmes.
06:59Et les équilibres économiques ne vont peut-être pas attendre que les équilibres politiques suivent.
07:03Donc, voilà.
07:04Il n'y a pas de censure de ce nouveau gouvernement.
07:06Et qu'il n'y a pas de censure.
07:07On est de nouveau dans le fameux accord de non-censure.
07:10Voilà.
07:10On va attendre de voir ce que va donner cet accord de non-censure.
07:13Baby Macron, le moine soldat.
07:16Voilà.
07:16On a un peu tous les capacités qu'il fait pour le nouveau Premier ministre.
07:19En tout cas, troisième Premier ministre en un an.
07:22En remplacement de François Bayrou.
07:25Il a 39 ans.
07:25Il est le troisième plus jeune Premier ministre.
07:27Après, Gabriel Attal, qui lui avait 34 ans quand il avait pris ses fonctions en janvier 2024.
07:31Et Laurent Fabius, 37 ans, en juillet 84.
07:34Ça ne nous rajeunit pas.
07:35Ce nouveau Premier ministre, on en attend des réformes.
07:38Enfin, Damien Charlet ?
07:39On en attend des réformes.
07:42Sans doute, il va essayer de faire presser un budget.
07:44Il a dit le fonds et la ferme, tout va changer.
07:46Oui.
07:46Alors ça, on verra dans le détail.
07:48Mais pour l'instant, je pense que ce qu'attendent les marchés et ce qu'attendent les électeurs
07:53et tous ceux qui participent à la vie économique, c'est qu'on ait un budget.
07:57Et par rapport, évidemment, à l'objectif précédent qui était de réduire le déficit budgétaire à 4,6.
08:03Je crois que les marchés ne croyaient plus déjà depuis un certain temps.
08:06Donc, on n'est même plus sur un objectif de 4,6% de déficit.
08:09Mais on sait que le nouveau Premier ministre va devoir faire des concessions
08:13et que l'objectif de déficit public sera plutôt de l'ordre peut-être de 5, 5,1.
08:19Donc, un déficit public en légère réduction.
08:24Certains disent qu'il pourrait satisfaire la Commission européenne.
08:29À voir, parce que c'est quand même une réduction qui est relativement limitée,
08:31mais c'est une réduction quand même, avec évidemment l'objectif de rassembler, de ne pas être censuré.
08:37Alors, de ce point de vue-là, il a quelques avantages.
08:41Comme vous l'avez dit, il est jeune, donc il a une cote de popularité qui n'est pas trop dégradée.
08:46Surtout qu'il a encore l'image du ministre des Armées qui a réussi à faire passer un certain nombre de réformes,
08:51même si effectivement, c'était dans une période où, de toute façon, on avait besoin de renforcer.
08:57Donc, c'était facile.
08:59En tout cas, il a réussi à faire passer un certain nombre de réformes.
09:02Il a laissé une bonne trace, en tout cas.
09:03Voilà, exactement.
09:04Pour l'instant, il a laissé une bonne image.
09:06Donc, sa cote de désamour, j'allais dire,
09:08parce qu'on parle de cote de désamour et non pas de cote de confiance.
09:13De popularité, oui.
09:14Sa cote de désamour, comme les gens ne connaissent pas bien, finalement,
09:18sa cote de désamour n'est pas trop élevée.
09:19Ça va être des preuves du feu, d'ailleurs, puisqu'on a...
09:22Alors, aujourd'hui, on a une journée d'action.
09:24C'est le cas de le dire pour les armées, c'est le cas de le dire.
09:26Et puis, la semaine prochaine, voilà, une première journée de grève générale.
09:31D'ailleurs, enfin, une des interrogations, c'était...
09:34Vous mentionnez le fait qu'il avait été nommé très, très rapidement.
09:39Une des réflexions qu'on faisait, c'était pourquoi le nommer aussi rapidement,
09:43juste avant une journée comme celle d'aujourd'hui,
09:46plutôt que d'éventuellement le nommer juste après,
09:49pour que certains manifestants aient moins de prise
09:52par rapport à la nomination d'un fût au Premier ministre.
09:55Ça, c'est de l'analyse de comptoir.
09:59Mais ce qui est...
10:00Une de ses forces, à mon avis...
10:01Il s'habitue un petit peu.
10:02Oui, il va bien s'habituer.
10:04Mais une de ses autres forces qui est souvent mentionnée par les observateurs,
10:08c'est qu'il s'était rapproché avec le RN il y a quelques mois,
10:13en dînant avec Mme Le Pen et avec M. Bardella.
10:17Donc, il a des relations avec le RN.
10:21Les ponts ne sont pas coupés.
10:23Et la dernière chose, c'est que le RN n'a pas forcément besoin
10:28ni intérêt à faire sauter le gouvernement tout de suite,
10:33puisque de toute façon, il n'y aura pas de jugement pour Mme Le Pen avant début 2026,
10:38puisque son appel doit commencer en début 2026 pour jugement après.
10:42Donc, il n'y a pas d'urgence.
10:42On ne peut pas négocier, en tout cas, une non-censure avec cette...
10:44Exactement.
10:45Vincent Le Quartier, votre vision, là, justement.
10:49Bon, des réformes, on n'attend pas forcément des masses.
10:52Néanmoins, on voit que...
10:53On parlait tout à l'heure, tiens, d'un non-événement, en tout cas, sur le marché.
10:56Bon, le CAC 40 montait gentiment.
10:58On est allé jusqu'à 7 800 points.
10:59C'est un non-événement, on a l'impression, pour les marchés financiers.
11:02On le voit sur le marché obligataire français qui se redétend un petit peu.
11:09Donc, c'est déjà un premier signe.
11:11Moi, qui m'amuse à regarder assez régulièrement les CDS,
11:14autrement dit les primes d'assurance contre le risque de défaut de tel ou tel pays,
11:21ça se redétend sur cette prime d'assurance.
11:24Autrement dit, les investisseurs obligataires, pour le moment,
11:30n'ont pas l'air de paniquer sur un risque d'emballement de la fiscalité sur les entreprises
11:35ou sur les ménages, ou à l'inverse, d'un emballement de la dépense publique.
11:41Donc, pour le moment, les investisseurs restent observateurs
11:46et attendent d'avoir plus de précisions sur la constitution du gouvernement
11:49et sur les pistes de ce qui sera proposé en termes de budget.
11:57Pour ce qui est de l'euro-dollar quasi statu quo,
12:02et les seules choses qui donnent l'impression de le faire bouger,
12:04c'est plus les statistiques américaines à l'heure actuelle.
12:07Donc, on voit bien que pour le moment,
12:09il n'y a pas de focus particulier à l'égard de la situation française.
12:17Quand on regarde, par ailleurs, les spreads,
12:22donc les écarts de rendement avec l'Italie ou avec l'Allemagne,
12:26on est dans une grande stabilité.
12:28Donc, pour le moment, je pense que c'est vraiment du wait and see.
12:31On attend d'avoir un petit peu plus de clarification sur les marchés.
12:35Pour ce qui est des actions,
12:38quand je regarde les performances du jour,
12:41j'ai du mal à discerner celles qui relèvent de la dynamique internationale
12:48ou de la dynamique domestique,
12:50puisque c'est quand même une des grandes rotations
12:52qui a caractérisé le début d'année.
12:55Avec les tarifs douaniers,
12:57il fallait fuir les valeurs sensibles à l'international
13:01et être plutôt exposé aux valeurs domestiques françaises.
13:04Avec le retour de l'incertitude politique,
13:07il y a eu une rotation dans l'autre sens.
13:10Donc, on fuyait plutôt les valeurs domestiques françaises.
13:13Et là, aujourd'hui,
13:13quand je regarde les performances respectives à la hausse ou à la baisse,
13:18le message n'est pas clair.
13:19Donc, je pense vraiment que le marché est en mode wait and see.
13:24Alors, c'est quand même usant ce climat politique.
13:26On l'a vu et les entreprises nous l'ont dit
13:29avec la rentrée du MEDEF,
13:31c'était à la fin du mois d'août.
13:33Il y a quelque chose d'autre qui pourrait être affecté,
13:34c'est la croissance à travers la consommation des ménages.
13:38Est-ce que ça ne va pas peser, Wilfried Galland ?
13:40Est-ce que cette confiance ne pourrait pas être érodée ?
13:44On voit déjà à travers l'épargne.
13:45On épargne massivement en France en ce moment.
13:48On refait des fourmis.
13:49Absolument.
13:50On n'a pas en France de problème de consommation.
13:55La demande française est à un bon niveau.
13:59On a un problème sur l'offre.
14:00On n'a pas un problème sur la demande aujourd'hui.
14:02Néanmoins, ce qu'on voit effectivement,
14:04c'est qu'on a un certain nombre de décisions d'investissement
14:07qui ont été repoussées.
14:09Clairement, les entreprises interrogeées à ce sujet
14:12nous donnent des indications
14:15comme quoi les gros projets d'investissement en particulier
14:17sont mis en pause aujourd'hui.
14:21Ce qui est véritablement à craindre,
14:25c'est que le climat général
14:27est un climat d'augmentation de la pression fiscale.
14:31Et c'est ça, en fait, que les entreprises craignent.
14:34Moi, j'entends beaucoup parler de stabilité, instabilité.
14:39Quand on commence à avoir l'argument de la stabilité qui vient,
14:42c'est souvent le voile de lâcheté derrière lequel on se cache.
14:46La question n'est pas de la stabilité ou de l'instabilité.
14:48La question, c'est est-ce qu'on est capable d'avoir en France
14:51un climat qui soit pro-business,
14:53qui soit favorable à la création de richesses,
14:56qui soit favorable à la prospérité partagée,
14:58et non pas à une pression fiscale toujours plus forte ?
15:03C'est-à-dire, est-ce que les règles, finalement, n'ont pas changé
15:04pour que ce soit en France, pour ceux qui investissent en France,
15:07et même pour les investisseurs étrangers,
15:08en se disant, ben voilà, la France, finalement, n'est pas très fiable.
15:10On a eu cette parenthèse un petit peu dorée,
15:12où c'était quand même pro-business avec l'arrivée de Macron et un petit peu plus.
15:15Là, ça pourrait peut-être être remis en cause
15:17parce que l'État a besoin d'argent ?
15:18Alors, il y a ça, et le fait également que ça vient se cumuler
15:21avec un mouvement général de suspicion vis-à-vis des investissements étrangers en France,
15:29avec un contrôle beaucoup plus fort.
15:30Quand on interroge des milieux économiques qui sont en contact régulier avec Bercy,
15:34on voit que les demandes qui sont faites à Bercy
15:38sont traitées soit de façon de plus en plus stricte,
15:42soit de façon de plus en plus lente.
15:43Ce qui revient en fait au même,
15:46puisque dans ces domaines d'investissement étranger,
15:49contrairement à d'autres domaines dans l'administration,
15:51la non-réponse vaut refus.
15:53Il faut savoir que quand vous demandez une autorisation à Bercy
15:57pour avoir un investissement en France de la part d'entreprises étrangères,
16:00si Bercy ne répond pas dans les délais prévus,
16:02ça veut dire que c'est refus implicite.
16:05Et donc, il y a beaucoup de problèmes aujourd'hui en France sur ces sujets-là.
16:08Donc, il faut qu'on arrive à lever ces obstacles.
16:10Et c'est ça que regardent les milieux économiques.
16:15La nomination pour ça de Sébastien Lecornu est plutôt un bon signal,
16:19parce qu'il a une réputation d'être quelqu'un de pragmatique et à l'écoute.
16:22En plus, il connaît visiblement tous les champs de l'armée française,
16:24et ça, visiblement, c'est quelque chose qui est très apprécié par les milieux.
16:29Oui, oui, oui, exactement.
16:30Ça lui vient de son grand-père,
16:31donc on sait qu'on va apprendre énormément de choses là-dessus.
16:33Mais au-delà de la blague,
16:34c'est effectivement très important d'avoir quelqu'un
16:36qui peut-être sera capable de déverrouiller un certain nombre de choses
16:40sans agiter des chiffons rouges sur, justement,
16:43les cadeaux faits aux entreprises, aux plus riches, etc.
16:46Donc, essayer de déverrouiller un certain nombre de choses.
16:48Il a réussi à le faire dans le domaine de la défense.
16:50Dans le domaine de la défense, ce qu'on dit de Sébastien Lecornu,
16:53c'est qu'il a des moyens qui étaient limités,
16:55mais au moins avec ces moyens-là, il a fait des choses qui fonctionnent.
16:58Et les armées étrangères qui utilisent les armes françaises disent
17:05qu'en fait, ça fonctionne, parce qu'il n'y en a peut-être pas assez.
17:06Il y a moins de budget, mais ça fonctionne bien.
17:08Voilà, mais ça fonctionne correctement.
17:10Il y a eu une petite rallonge quand même de 7 milliards.
17:12Voilà, donc on va attendre de voir comment ça va se dérouler.
17:14Mais il faut effectivement qu'on déverrouille un certain nombre de choses.
17:17Oui, on a entendu le mot pression officielle.
17:19C'est vrai qu'on a quand même le sentiment que ça risque de changer, Damien Charlet.
17:23C'est ce que redoute l'homme de la rue comme les investisseurs,
17:27cette modification de la fiscalité ?
17:29L'investisseur, il redoute surtout une augmentation de la pression fiscale
17:33des entreprises qui pourraient éventuellement faire baisser
17:35les bénéfices prévisionnels, puisque la bourse fonctionne
17:38par prévision de bénéfices.
17:39Donc après, la pression fiscale individuelle, j'allais dire,
17:44a priori, elle concernera surtout les très très hauts revenus.
17:48Donc, ce n'est pas forcément eux qui changeront le niveau de consommation,
17:52le niveau de croissance, c'est peut-être eux qui changeront
17:53le niveau d'investissement, ce qui est un autre problème.
17:56Mais là, c'est difficile d'avoir une vision assez claire
17:58sur est-ce que le supplément de la pression fiscale
18:00va provoquer un exode des patrimoines.
18:04Et si exode il y a, de toute façon, il faudra qu'il paye avant de partir.
18:08Donc, non, je ne suis pas convaincu que ce soit la pression fiscale
18:13que les marchés craignent, parce qu'aujourd'hui, les scénaristes
18:17c'est que de toute façon, la pression fiscale sur les entreprises
18:19va rester élevée encore une année de plus
18:21avec des niveaux d'impôts ou avec des taxes exceptionnelles,
18:25enfin, qui sont supposées être exceptionnelles.
18:27On prend des pincettes pour dire ce genre de choses.
18:30Donc, c'est déjà dans le scénario.
18:33Ce que le marché craint toujours, c'est cette instabilité.
18:37Et le spectre qui fait extrêmement peur,
18:39c'est le spectre d'une instabilité qui provoquerait
18:42la montée en puissance de parties qui, là, pour le coup,
18:44seraient beaucoup plus dangereuses pour l'économie.
18:45On n'en est pas là, mais...
18:47Des mesures plus drastiques, on va dire, effectivement.
18:49Voilà, exactement.
18:50Et après, juste un dernier mot, c'est que, bon, là,
18:53on est toujours assez pessimiste, et on parle beaucoup de la France
18:56parce qu'on baigne dedans, mais la France est quand même
18:59dans un contexte européen qui ne va pas si mal que ça.
19:02On rentrera dans les détails si vous le souhaitez,
19:05mais globalement, l'économie européenne, elle est quand même
19:07relativement solide, le marché de l'emploi est bon.
19:09Avec la revanche, effectivement, des PICS ou les pays du Clubman
19:13qui cartonnent en ce moment, que ce soit la Grèce, l'Italie, l'Espagne,
19:17alors, oui, donc des économies qui ne sont peut-être pas aussi puissantes,
19:20mais qui tirent quand même le bateau Europe,
19:23l'Allemagne qui a ce grand plan de relance,
19:25et finalement, au milieu, j'ai l'impression,
19:27le passager embarqué, peut-être des fois clandestin,
19:30la France qui, c'est vrai, peine à faire ses réformes.
19:33J'ai une question pour vous, Vincent.
19:35Vincent Cartier, est-ce qu'il y a des secteurs économiques
19:36qui risquent d'être plus affectés par cette période
19:39un petit peu de flottement politique,
19:41sur l'énergie, sur le logement, sur l'industrie, sur la finance ?
19:45Oui, justement, c'est un des sujets.
19:48C'est ce qui a expliqué la rotation récente.
19:51C'est que les financières, l'immobilier, les services collectifs
19:56sont extrêmement dépendants de l'activité domestique française.
19:59Donc, ce sont eux, en cas de hausse de fiscalité,
20:02qui seraient les plus pénalisées,
20:04et à l'inverse, des secteurs comme la santé, par exemple,
20:08en sont quasiment exonérés,
20:10parce que l'essentiel de l'activité se fait à l'international.
20:14Globalement, quand on regarde le CAC 40,
20:17que ce soit chiffre d'affaires ou bénéfices,
20:20il n'y a grosso modo qu'un quart de l'activité qui est domestique.
20:24Le reste est réalisé à l'international.
20:27Ce qui veut dire que, quand bien même on aurait un durcissement de fiscalité,
20:30globalement, le CAC 40, en tout cas, n'en serait pas trop affecté.
20:35La plupart des sociétés du CAC 40 n'en seraient pas trop affectées.
20:38Par contre, quand on regarde le SBF 120,
20:41donc quand on descend un petit peu dans les capitalisations,
20:44là, effectivement, on risque d'avoir une plus grande pénalité
20:50à l'encontre de ces sociétés,
20:52et c'est encore plus vrai pour les petites et moyennes capitalisations françaises.
20:56Oui, pénalité pour les entreprises locales.
20:58On va voir ça dans un instant.
20:59Mais tout d'abord, messieurs, on ouvre notre page États-Unis,
21:03avec des chiffres sur l'emploi qui ne sont pas fameux.
21:08Alors, comme le précédent directeur,
21:11le grand patron des chiffres, a déjà été viré,
21:13même si les chiffres sont mauvais,
21:14là, Donald Trump s'est réfréné.
21:17Avec cette question un peu provocatrice,
21:19est-ce que les États-Unis sont déjà en récession ?
21:23Est-ce qu'il y a des craintes de ce côté-là ?
21:25La problématique, ce qui fait craindre aux milieux économiques
21:28ce genre de scénario, c'est que la problématique des récessions,
21:31on sait qu'on est en récession à peu près six mois
21:33après que la récession soit effectivement déclenchée.
21:37Et donc, tout le jeu, c'est d'essayer d'avoir les indicateurs
21:40qui essaient de montrer véritablement en instantané
21:43quel est le climat économique des affaires.
21:46Ce qui est pas évident avec, pardonnez-moi,
21:48ces révisions, en fait, qui paraissent un petit peu ubuesques,
21:51alors sans avoir des prévisions à la chinoise
21:53qui sortent avant d'être publié.
21:55Là, on a l'impression que c'est remis en classe,
21:57mais drastiquement, on était encore hier à 911 000,
22:00le chiffre a été révisé de 911 000,
22:02c'est un million d'emplois en moins.
22:04Absolument.
22:04Alors, déjà, il y a deux bémols à ça.
22:07Le premier, c'est que les indicateurs d'emploi
22:10sont parmi les indicateurs les plus retardés
22:12sur la conjoncture économique.
22:13Donc, c'est pas comme ça que vous savez que vous êtes en récession.
22:15Le deuxième, c'est que quand vous voyez le processus
22:18qui a abouti à ces révisions,
22:22en fait, c'est assez simple.
22:23C'est-à-dire qu'en fait, les chiffres au mois le mois
22:25sont issus de deux enquêtes.
22:27Une enquête vis-à-vis des entreprises
22:29et une enquête vis-à-vis des ménages.
22:30L'enquête vis-à-vis des ménages, ça vous donne le taux de chômage.
22:32L'enquête vis-à-vis des entreprises,
22:33ça vous donne le nombre d'emplois créés.
22:35Donc, vous appelez les entreprises et vous dites
22:36vous avez créé combien d'emplois net ce mois-ci.
22:39Et vous agrégez tout ça avec deux sujets.
22:42Le premier, c'est que vous avez 60% maintenant
22:45des entreprises qui répondent.
22:46Avant, vous en aviez plus de 90% avant le Covid.
22:49Donc, vous avez un sujet statistique.
22:50Et le deuxième, c'est qu'en fait, c'est juste du déclaratif.
22:53Et donc, un an plus tard, effectivement,
22:54vous envoyez des documents aux entreprises
22:57en disant, est-ce que vous pouvez me détailler,
23:00employé par employé, ceux qui sont arrivés
23:01et ceux qui sont partis.
23:02Le problème, c'est que si vous faites ça
23:04quand vous êtes une entreprise,
23:04vous êtes obligés de dire à chaque employé
23:06quel est son numéro de sécurité sociale.
23:07Et il y a des employés qui sont arrivés
23:11et d'autres qui sont partis
23:12qui n'avaient pas de numéro de sécurité sociale.
23:14Vous voyez ce que je veux dire aux Etats-Unis.
23:16Donc, ce n'est pas à l'heure de l'intelligence artificielle.
23:18C'est-à-dire qu'en fait,
23:20c'était issu de l'immigration clandestine.
23:22Et donc, vous n'avez pas du tout envie de dire,
23:24vous préférez vous dire,
23:25oh là là, je me suis trompé en fait.
23:26Il y a beaucoup moins d'emplois qui ont été créés.
23:27Non, non, je me suis trompé en fait.
23:28Donc, là-dessus, je trouve que ce n'est pas très significatif.
23:33En revanche, ce qui est significatif,
23:34c'est qu'effectivement, vous avez des instituts
23:36comme le New Bureau of Economic Research,
23:44qui est un institut non lucratif en fait,
23:49qui essaie d'agréger un certain nombre de données
23:51tous les mois pour voir
23:54quels sont les secteurs qui sont en récession,
23:55quels sont les secteurs qui sont en expansion
23:57et quels sont les chiffres qui indiquent des récessions
23:59et quels sont les chiffres qui indiquent des récessions.
24:02Et là, en fait, ça montre qu'effectivement,
24:03vous avez à peu près deux tiers des États-Unis
24:05qui sont déjà en récession.
24:06Et qu'en fait, les États qui tiennent aujourd'hui,
24:09c'est la Floride, le Texas et la Californie.
24:12La Floride, le Texas, la Californie et New York.
24:15Et donc, géographiquement...
24:16Ce qu'on sent de les grandes sociétés.
24:18Exactement.
24:18Donc, géographiquement, on voit qu'en fait,
24:20on commence à avoir des secteurs géographiques
24:24qui sont fragilisés.
24:25On voit également que vous avez des secteurs
24:27qui sont des secteurs industriels
24:31qui sont en forte décélération aujourd'hui.
24:35Juste un dernier point.
24:36Quand vous regardez le nombre d'emplois
24:37qui ont été créés depuis l'investiture de Donald Trump.
24:40Aux États-Unis, vous êtes à peu près sur 600 000
24:42créations nettes d'emplois depuis l'investiture.
24:44Sur ces 600 000, vous en avez plus de 500 000.
24:46C'est juste le secteur de la santé.
24:48Tout le reste de l'économie n'a créé que 100 000 emplois
24:50en l'espace de sept mois.
24:51C'est pas grand-chose.
24:52Voilà. Et donc, ça veut dire qu'en fait,
24:53on est sur une ligne de crête, les marchés apprécient aujourd'hui
24:55parce qu'on n'est pas encore en récession officiellement.
24:58Donc, tout va bien.
24:59Et en plus, on va baisser les taux.
25:00Il ne faut pas qu'on baisse.
25:01Donc, les risques sont là quand même.
25:02En tout cas, Damien Charlet,
25:04ça donne du grain à moudre à John Powell.
25:07Les marchés sont maintenant à 100 %
25:08pour une prochaine baisse de taux,
25:10une première baisse de taux la semaine prochaine.
25:13C'est septembre, c'est le 17 septembre.
25:15Reste à savoir si ça va être 25 points
25:17ou est-ce qu'il pourrait aller jusqu'à 50 points de baisse de taux ?
25:20Il ferait présenter en tout cas au président ?
25:22Oui, je l'ai encore dit aujourd'hui qu'il fallait qu'il baisse beaucoup.
25:25Massivement.
25:26Voilà.
25:27Mais le chiffre d'inflation de production aujourd'hui
25:32le conforte quand même dans sa position
25:35parce qu'il va pouvoir baisser les taux d'intérêt.
25:38Enfin, à moins que demain, il y ait des chiffres d'inflation
25:39qui soient très importants et qui surprennent à la hausse,
25:43sachant que les chiffres de demain sont déjà entendus en légère hausse
25:46par rapport au mois précédent.
25:48Mais il est dans une situation relativement confortable
25:49pour baisser les taux.
25:50Et effectivement, il y a un large consensus
25:52pour dire qu'il va baisser ses taux.
25:54Pour l'instant, le consensus est quand même très concentré
25:58sur 25 BP et non pas sur 50.
26:01Est-ce qu'il a intérêt à en faire 50 tout de suite ?
26:03C'est quand même pas évident.
26:04De toute façon, il n'a pas besoin de sauver sa place
26:06parce que dans six mois, il sera obligé de la rendre.
26:11Et il a tenu jusqu'à présent.
26:12Donc, ce n'est pas sous la pression de Donald Trump
26:14qu'il va baisser de 50.
26:15Donc, honnêtement, je vois Wilfried qui acquiesce,
26:18mais je ne pense pas qu'il ait d'intérêt à faire 50 BP.
26:22Ça ne sert à rien de se précipiter.
26:24Là, pour l'instant, ça va être un mouvement
26:25qui va juste montrer une tendance
26:27et qui, psychologiquement, va être favorable
26:28aux acteurs économiques ou aux investisseurs.
26:33Mais a priori, ça va rester 25 BP.
26:35Bon, c'est déjà bien pricé.
26:37Oui, c'est plutôt bien pricé.
26:39D'ailleurs, c'est pour ça que, si on regarde les marchés américains,
26:43on se dit que ça pourrait plafonner un petit peu quand même
26:47parce qu'il y a déjà pas mal de choses qui sont pressées.
26:49On peut vendre, effectivement, la nouvelle, comme on dit.
26:51On achète la rumeur, on vend la nouvelle.
26:53Juste, Vincent Lecartier, on a l'impression que,
26:55alors si ce n'est pas déjà employé,
26:56c'est quand même le prochain président qui va être un peu pris,
26:58on se dit, entre le marteau et l'enclume.
27:00D'un côté, c'est vrai, un emploi qui patine un peu,
27:03donc en faveur de la baisse et soutenir l'emploi,
27:05mais une inflation qui pourrait avoir été retardée
27:09et qui pourrait apparaître de manière plus significative
27:13dans les prochains mois.
27:15Oui, de toute façon, on sait très bien
27:17qu'avec les tarifs douaniers et un dollar
27:19qui a baissé face à pas mal de devises,
27:22on sait très bien qu'il y a un risque d'inflation importée
27:26aux États-Unis et qu'effectivement,
27:28le fait que beaucoup de sociétés aient constitué
27:31de façon préventive des stocks pour éviter d'être pénalisé
27:36par ces augmentations de taxes douanières.
27:40Les stocks, au fur et à mesure, sont écoulés,
27:43ce qui veut dire qu'il faut renouveler les produits
27:45et cette fois-ci, les renouveler avec des tarifs
27:47qui sont augmentés.
27:49Donc, il est assez clair que les entreprises
27:51vont subir de plus en plus la pression tarifaire
27:55et essayer de la reporter sur le ménage
27:59ou sur l'acheteur final.
28:01Donc, il est assez clair pour moi
28:03que la partie inflationniste risque de déraper
28:06encore un petit peu d'ici la fin de l'année.
28:09Par contre, est-ce qu'il y aura une spirale inflationniste
28:13qui va se mettre en place avec un risque de dérapage
28:15à 5, 6, 7 % d'inflation ?
28:18Ça, ça me semble pour le moment complètement exclu.
28:22Le rythme de consommation et la qualité du pouvoir d'achat
28:27des ménages n'est pas assez forte pour pouvoir se permettre
28:31de tout répercuter sur les ménages.
28:35Ce qui veut dire que la question qui se pose,
28:38c'est celle des marges.
28:39Et ça, les marges, on le verra au moment des prochaines publications
28:43de résultats, de savoir si effectivement,
28:45on a une pression de ce côté-là qui se fait.
28:50Donc, en clair, une cote américaine qui est peut-être
28:55un petit peu survalorisée, à part certains secteurs hypertoniques,
29:00qui est peut-être un peu survalorisée,
29:02parce qu'ils n'ayant pas forcément le pricing power nécessaire
29:06pour retransmettre tout ça au client final.
29:10En tout cas, dernière révision des taux, c'était plutôt très bon.
29:13Alors, évidemment, toujours les 7 magnifiques
29:14avec des bénéfices par action assez incroyables.
29:17Les 493 autres, ce n'était pas aussi mauvais non plus.
29:21En tout cas, vous l'avez dit, ça se concentre sur certains secteurs.
29:24On fait quand même cette parenthèse sur le titre Oracle hier,
29:27qui a annoncé des résultats, c'était après la clôture,
29:31qui montait hors clôture, enfin après la clôture de 30%
29:33et qui a bondi de 40% à l'ouverture, Vincent Lecartier.
29:37Ce qui est étonnant, c'est qu'en parle d'Oracle,
29:39ce n'est pas la pénistoc qui a pris 40%.
29:41C'est déjà une macro cap qui va atteindre du coup aujourd'hui
29:44les 900 milliards de dollars et qui pourrait encore doubler
29:47son chiffre d'affaires qui atteindrait 144 milliards de dollars
29:50à l'horizon de 2030.
29:51C'est assez stupéfiant comme trajectoire.
29:55On voit que l'intelligence artificielle continue
29:57de créer énormément d'activités, d'investissements au pays.
30:02Assez clairement, je pense que la croissance américaine,
30:05si vous retraitez de tous les investissements
30:07qui sont faits dans l'intelligence artificielle,
30:10sans dire qu'elle serait nulle,
30:11elle serait en tout cas beaucoup, beaucoup, beaucoup plus basse
30:13que ce qu'elle est aujourd'hui.
30:16Assez clairement, c'est un thème qui est majeur,
30:19qui va rester majeur.
30:20On voit bien qu'il n'y a pas de décélération
30:22dans les investissements qui sont faits,
30:24ce qui veut dire que c'est un marchoucrève
30:27pour beaucoup d'entreprises.
30:29C'est une marche forcée de leur part.
30:32Elles ont bien compris qu'il était indispensable
30:35de faire ces investissements,
30:37parce que si vous ne les faites pas,
30:38vous serez mis au rencard par les concurrents
30:40qui, eux, les auront faits.
30:42Donc, à l'évidence, celle-là de dynamique
30:45à l'intérieur de la cote américaine,
30:47je pense qu'elle va perdurer.
30:49La grande question, en fait, c'est de savoir derrière
30:51comment est-ce que les entreprises
30:53qui font tous ces investissements
30:55auront un retour sur investissement rapide ou pas.
30:59Les quelques retours qu'on peut avoir pour le moment
31:01indiquent qu'au niveau des salariés,
31:05vous avez bel et bien une amélioration
31:06de la productivité individuelle,
31:09mais par contre que les entreprises
31:10n'arrivent pas encore à canaliser
31:12l'intégralité de ces gains individuels
31:15pour transformer ça en augmentation de la production
31:21ou gains de productivité au niveau global de l'entreprise.
31:26Donc, c'est déjà à ce niveau-là qu'il faudra le regarder.
31:29Et la deuxième chose, c'est de savoir
31:30quelle est la granularité, la redescente
31:34qu'il va y avoir au niveau des différents secteurs,
31:37à quelle vitesse ça va se faire.
31:38Il y aura probablement certains secteurs
31:40qui vont avoir un retour sur investissement
31:43beaucoup plus rapide que d'autres.
31:45Je pense, par exemple, au secteur de la santé.
31:47Il est évident que c'est un des secteurs
31:49qui va le plus en profiter,
31:50alors même que c'est un des secteurs en bourse
31:52qui souffre énormément,
31:54pour X raisons.
31:57Pour le bon point de vue,
31:57c'est probablement un des secteurs
31:58qui va le plus rapidement en profiter.
32:00Oui, et c'est vrai qu'on a l'impression
32:03que sur ces sept magnifiques, en tout cas,
32:06qui investissent massivement dans l'IA,
32:09c'est malheureux vaincus.
32:10C'est-à-dire qu'on sent que là,
32:11tout le monde injecte des dizaines,
32:13voire des centaines de milliards de dollars
32:14et que ça va mal se passer
32:16pour celui qui a un petit peu la traîne.
32:18Oui, mais c'est moins clair que ça, finalement.
32:23C'est-à-dire que ce qu'on voit,
32:24c'est que dans les méga caps tech US,
32:30à l'intérieur même de ces méga caps,
32:32il y a des rotations.
32:33Et qu'en fait,
32:34certains profitent à un moment donné
32:37d'annonces assez spectaculaires.
32:40On a vu Meta à un moment donné, par exemple.
32:42Et puis après, c'est Google,
32:45lorsque l'horizon juridique s'éclaircit,
32:48légèrement.
32:48Ça a été, il ne faut pas l'oublier,
32:50depuis un mois, Apple,
32:51même si c'est une des moins flamboyantes,
32:54mais qui, depuis un mois, un mois et demi,
32:56avait largement rattrapé,
32:59en tout cas, une partie de son retard.
33:01C'est souvent Microsoft.
33:03On a une rotation, en fait,
33:05au sein même de cette magnifique
33:06parce qu'on ne sait pas,
33:07et je rebondis sur ce qu'a dit Vincent,
33:09on ne sait pas la forme
33:11que va prendre véritablement
33:12les progrès matérialisés
33:15par l'intelligence artificielle.
33:16On sait qu'on a énormément de choses
33:18quand on interroge des entreprises.
33:20Il y a quand même énormément de choses
33:21qui sont à l'étude.
33:25Et on voit qu'on a cet espoir
33:27quand même très fort
33:28qui est matérialisé
33:28par des data centers extraordinaires.
33:31Ce qui monte aujourd'hui à Wall Street,
33:32à la séance en ce moment,
33:34c'est tout ce qui tourne
33:35autour des data centers.
33:36Ce n'est pas uniquement...
33:37D'ailleurs, les sept magnifiques,
33:38aujourd'hui, ce n'est pas extraordinaire.
33:39C'est tout ce qui est électricité.
33:43C'est effectivement
33:44ceux qui bâtissent véritablement
33:48l'infrastructure.
33:50C'est effectivement tout ce qui est puce.
33:52On parle beaucoup d'NVIDIA.
33:53Broadcom en fait partie aussi.
33:55En fait, tout cet écosystème-là...
33:57Et donc, on sait que c'est tout un écosystème
33:58qui bouge.
33:59Et Vincent le soulignait.
34:01Il y a à peu près...
34:02Il y a les études qui commencent à sortir.
34:03Il y a à peu près 80%
34:04de la croissance américaine
34:05qui est liée directement à ça.
34:06Et donc, comme disait Laetitia Bonaparte,
34:10pour vous, que ça doule.
34:11On verra.
34:12Allez, des macro-caps.
34:14On passe aux petites valeurs
34:16qui pourraient, cette année,
34:17tirer leur épingle du jeu.
34:18En tout cas, qui commençaient
34:19à entamer une remontada.
34:22Damien Charlet, sauf qu'on a cette politique
34:25un peu compliquée
34:26qui met un peu des vatons dans les roues.
34:28Où on en est sur les small and mid-caps ?
34:30Est-ce que c'est le moment
34:31de s'y réintéresser ?
34:33Alors, déjà, en Europe,
34:35elle surperforme depuis mars-avril,
34:38globalement.
34:38Bon, avec des hauts et des bas,
34:39mais la tendance,
34:40c'est qu'elle surperforme
34:41déjà depuis plusieurs mois.
34:43Effectivement, le cas français
34:44est particulier,
34:44puisqu'au moment où il y a eu
34:45où François Béraud a annoncé
34:48qu'il allait mettre
34:49la confiance au vote,
34:50le marché français des mid-caps
34:52a pris un peu de plomb dans l'aile.
34:54Mais sinon, au niveau européen,
34:55ça surperforme.
34:56Et même au niveau américain,
34:58ça surperforme aussi.
34:59Mais depuis plus récemment,
34:59ça surperforme que depuis le mois d'août.
35:01Mais l'idée derrière ça,
35:03c'est que d'abord,
35:05un, tout à l'heure,
35:06on évoquait le fait
35:06que les marchés,
35:07ça monte avec les BPA.
35:09Les bénéfices par action.
35:10Avec les bénéfices par action,
35:10bien sûr, pardon.
35:12Et là, en l'occurrence,
35:13les bénéfices par action
35:14des entreprises petites et moyennes
35:15devraient être plus dynamiques
35:16l'année prochaine
35:17que celles des grandes valeurs,
35:19avec des bénéfices
35:20qui sont attendus
35:21en hausse de 15-20%.
35:22Donc, ça pourrait être
35:23une belle année,
35:24sachant que ça fait quelques années
35:25que les bénéfices sont stables
35:26ou en tout cas très mous.
35:27Et ça, dans un contexte
35:29où les valorisations
35:31qui, historiquement,
35:33en moyenne,
35:35offraient une prime
35:35de valorisation
35:36au mid et small
35:37pour la simple et bonne raison
35:38qu'elles avaient plus de croissance
35:40que les grandes.
35:41Alors, cette prime,
35:41elle atteignait
35:42une vingtaine de pourcents en PE.
35:43Aujourd'hui,
35:44on est sur des décodes
35:45de 10 à 15%.
35:45Donc, ça, ça illustre
35:48et ça traduit
35:49la très forte sous-performance
35:51depuis 3-4 ans.
35:52Et parmi les éléments
35:55qui peuvent être favorables aussi,
35:57c'est que les small caps
35:59sont sensibles
36:00à l'économie locale.
36:01Ça, c'est clair.
36:02Donc, s'il y a une récession
36:03en zone euro,
36:03ce qui n'est pas du tout
36:04notre scénario,
36:05ça ne sera pas
36:06un bon investissement.
36:07En revanche,
36:08si l'économie européenne tient,
36:10elles seront plutôt favorisées
36:11parce que, justement,
36:12avec un euro fort,
36:14elles ne sont pas pénalisées
36:15par la hausse de l'euro
36:16comme peuvent l'être
36:17les exportateurs.
36:19Et d'ailleurs,
36:19on a bien vu
36:19que les bénéfices
36:20des exportateurs
36:21sont revus à la baisse
36:22à cause de la force de l'euro.
36:23Ce n'est pas le cas
36:23des milliers et des small.
36:26Il y a une dynamique
36:26de flux qui commence à revenir.
36:29Donc, là aussi,
36:30c'est des valeurs
36:30qui ont été critiquées
36:32parce qu'elles ne sont pas
36:33suffisamment liquides.
36:33Donc, quand il y a
36:34des flux négatifs,
36:34ça pèse encore plus
36:35sur leur performance.
36:37Aujourd'hui,
36:37ces flux s'inversent.
36:40Donc, on a beaucoup
36:42d'éléments
36:42qui pourraient être favorables
36:44au milieu et aux small.
36:46Maintenant,
36:46ça fait six mois
36:47que ça dure.
36:48Donc, c'est plus
36:48qu'un faux départ,
36:49maintenant, j'allais dire.
36:51Donc, on peut
36:51avoir effectivement
36:52un bon espoir
36:52que les institutionnels
36:55prennent un peu le relais
36:56des investisseurs particuliers
36:57parce que pour l'instant,
36:58ça a été quand même
36:59beaucoup nourri
36:59par des flux
37:00d'investisseurs particuliers
37:01et moins par les institutionnels.
37:03On commence à en voir un peu,
37:05mais c'est encore
37:06assez précoce.
37:07Donc, il y a de la place.
37:10Il y a des raisons fondamentales.
37:12Donc, oui,
37:12on y croit
37:13et on en est
37:14de plus en plus
37:14dans nos allocations.
37:15On va profiter
37:16d'avoir un responsable
37:17de l'allocation d'actifs
37:19avec Vincent Lequartier
37:21chez WeSafe.
37:21Qu'est-ce qu'on fait
37:22justement en termes
37:22d'allocation d'actifs
37:24à Vincent
37:24pour cette rentrée ?
37:25Est-ce qu'elle a bougé
37:26par rapport aux incertitudes
37:27peut-être qu'on peut avoir
37:28en Europe
37:29ou aux États-Unis ?
37:30Qu'est-ce qu'on fait
37:32en ce moment ?
37:32Non, je pense que nous,
37:34on a une allocation
37:35assez classique,
37:37c'est-à-dire toujours
37:37très exposée aux États-Unis,
37:39en particulier sur la techno.
37:42Comme la plupart des gens,
37:44on a eu un peu de prudence
37:46à l'égard du dollar.
37:47Donc, on a couvert
37:47une partie des expositions
37:49de ce point de vue.
37:51Pour ce qui est
37:52des émergents,
37:54nous, on est plutôt
37:55sur la Chine
37:55que sur autre chose
37:57parce qu'on reste convaincu
37:58que la dynamique
37:59de redécouverte
38:01de la techno chinoise
38:02n'est pas achevée.
38:03Donc, on est vraiment,
38:04nous, sur le Hang Seng
38:05et non pas sur les valeurs
38:06domestiques chinoises.
38:08En Europe,
38:10moi, je suis assez convaincu
38:12que les investissements
38:15allemands vont se faire,
38:17mais que ça va être lent,
38:19laborieux
38:20et qu'il ne faut surtout pas
38:21surestimer le potentiel
38:24de croissance de l'Europe
38:25et la probabilité
38:28que ça s'écoule
38:31vers les pays voisins.
38:32Je pense que ça va être
38:34plus difficile
38:35que ce qu'on peut imaginer.
38:36Pour autant,
38:37ce n'est pas une mauvaise croissance
38:39et la croissance mondiale
38:41reste satisfaisante
38:42avec un niveau
38:43de soutien budgétaire
38:46qui reste fort
38:47et qui va rester très fort
38:49pendant les prochaines années
38:50et avec des banques centrales
38:51qui soit ont déjà fait
38:53une partie du boulot
38:54au niveau des baisses de taux,
38:56soit qui pourraient éventuellement
38:58essayer d'aider les États
39:00au travers d'une reprise
39:02du quantitative easing
39:04ou en tout cas arrêter
39:05de faire du quantitative tightening
39:06comme elles le font
39:07à l'heure actuelle.
39:08Donc,
39:09un contexte
39:10de coût du financement
39:12qui reste plutôt favorable,
39:14des soutiens budgétaires.
39:15Donc,
39:15je pense que l'agressivité
39:17continue de payer
39:18et au niveau
39:19des obligations,
39:21je pense que c'est assez clair
39:22que ce sont les États
39:23qui font le gros
39:25de l'effort financier
39:27sur les prochaines années.
39:29Autrement dit,
39:29il vaut mieux privilégier
39:31les obligations d'entreprise
39:33puisque les États,
39:34par leur soutien budgétaire
39:36et les banques centrales
39:38en baissant les taux d'intérêt,
39:40ont plutôt tendance
39:41à créer un contexte favorable
39:43pour les entreprises
39:45et pour leur croissance.
39:46Ça veut dire que
39:47le risque de défaut de paiement
39:48des entreprises est faible,
39:50donc privilégier plutôt
39:50les obligations d'entreprise
39:52plutôt que les obligations des États.
39:53Le crédit donc,
39:55plutôt que les obligations des États.
39:56Exactement.
39:57On profite également
39:58d'avoir un stratégiste
39:59sur le plateau,
40:01Wilfried Galland,
40:02allocation modifiée,
40:04comment on réarbitre
40:05en cette rentrée ?
40:07Alors,
40:08nous,
40:09ce qu'on aime bien
40:10comme classe d'actifs,
40:12c'est une classe d'actifs
40:12qui est là aussi,
40:13on parlait de la remontada
40:14des mids moules,
40:15on aime bien
40:15les mids moules européennes,
40:18mais on s'est pas mal battus
40:20et là,
40:21ça a payé pas mal cette année,
40:23on espère que ça va continuer
40:24à payer très fort,
40:24sur les obligations convertibles
40:25qui avaient vécu
40:28véritablement
40:29une période très difficile
40:30et un délaissement total
40:32dans ces deux dernières années
40:33et qui,
40:35voilà,
40:36que ce soit
40:36sur les obligations
40:37convertibles européennes
40:39ou les obligations
40:39convertibles internationales,
40:41montent véritablement
40:42des performances
40:42qui sont très bonnes
40:44avec des émissions
40:45qui sont quasiment
40:46des émissions records
40:46de convertibles
40:47puisque le sujet souvent
40:48des convertibles,
40:49c'est un marché
40:51qui est relativement étroit
40:52et là,
40:52on est sur des émissions
40:53records depuis le Covid,
40:54en fait,
40:54au moment du Covid,
40:55on a eu évidemment
40:56un shoot d'émissions
40:57très fort
40:58pour se refinancer
40:59un peu en urgence
41:00et on est...
41:00En deux mots,
41:01le principe,
41:01l'obligation convertible,
41:02on a ce coupon
41:03qui est pratiquement
41:04garantie sauf accident
41:05et on a la possibilité
41:06de convertir,
41:07c'est-à-dire
41:07si le marché à action
41:08marche bien,
41:09on ne peut pas
41:09reméficier
41:10l'effet booster
41:10de l'action.
41:11Exactement,
41:11est-ce qu'on a une option
41:13et à quel prix
41:14est-ce qu'est l'option ?
41:15En fait,
41:16il y a deux éléments
41:17très importants,
41:18c'est un,
41:18est-ce qu'on est payé
41:18pour attendre ?
41:19Est-ce que les taux
41:19sont suffisamment hauts ?
41:21C'est le cas aujourd'hui
41:22et est-ce que la prime
41:24est suffisamment intéressante
41:25pour générer
41:27une option intéressante ?
41:29Et à chaque fois,
41:30ça a été le cas
41:30et donc,
41:32nous,
41:32on a mis l'accent là-dessus,
41:34y compris dans un fonds
41:35daté convertible,
41:37c'est assez rare
41:37et je me permets
41:39de le souligner.
41:40Donc ça,
41:40c'est un problème
41:41en termes de classe d'actifs,
41:42c'est une classe d'actifs
41:43qu'on aime bien
41:44et ensuite,
41:46l'important,
41:46c'est effectivement
41:47d'avoir une stratégie
41:48qui soit adaptée
41:49à la situation
41:49dans laquelle on est,
41:51à savoir à la fois
41:52les grandes valeurs technologiques
41:53qui continuent
41:54à tirer la croissance
41:55et donc,
41:55il faut être investi là-dessus.
41:56Si vous n'êtes pas investi
41:57dans les grandes valeurs technologiques,
41:58dans la technologie américaine,
41:59en fait,
42:00vous n'êtes pas présent
42:00sur les secteurs
42:02qui croissent
42:03donc il faut être présent
42:04et en parallèle,
42:05avoir effectivement
42:06une allocation
42:07sur des grandes valeurs européennes
42:09mais aussi
42:09des mid-cap,
42:10des small-cap.
42:11On est plus mid en ce moment
42:12que small
42:12parce qu'il y a peut-être
42:13un peu plus d'incertitude encore
42:14sur les small-cap,
42:15les vrais micro-cap européennes
42:16mais on voit effectivement
42:18un retour
42:19de l'appétit
42:22pour ces segments
42:23et Damien le soulignait
42:24quand les investisseurs
42:28institutionnels
42:28commencent à se réintéresser
42:29à cette classe d'actifs
42:30et on a,
42:31nous,
42:31on commence à avoir
42:32de nouveau de l'intérêt
42:33à sa montre
42:34qu'en fait,
42:34on a le deuxième étage
42:36de la fusée
42:36qui se met en route.
42:37Ça,
42:38c'est aussi quelque chose
42:39sur lequel on est très positif.
42:40Oui,
42:40Damien Charlet,
42:41donc small et mid-cap,
42:42on l'a bien compris,
42:44il y a sur l'Europe,
42:45sur la France,
42:46sur l'Allemagne,
42:47sur les Etats-Unis,
42:48qu'est-ce que vous gardez
42:48en priorité,
42:50Mandarine ?
42:50Écoutez,
42:51dans une allocation globale,
42:53on est assez d'accord,
42:55je crois,
42:56on est évidemment
42:57très présents
42:58sur les Etats-Unis
42:58et sur le segment technologique
42:59parce qu'effectivement,
43:00c'est là qu'il y a de la croissance.
43:01Après,
43:02sur l'Allemagne,
43:04sur l'Espagne,
43:06c'est du stock picking,
43:07donc là,
43:07on n'est plus en train
43:08de faire de la macro
43:08mais on est plutôt
43:09en train de choisir des valeurs
43:10et effectivement,
43:12ces derniers temps,
43:14on a plutôt renforcé,
43:15enfin,
43:16je dis ces derniers temps,
43:17c'est depuis neuf mois,
43:18plutôt renforcé
43:18les mid-cap allemandes,
43:19notamment,
43:20alors c'est encore des mid-cap,
43:21mais c'était...
43:22Une belle valeur
43:23du Mittelstand,
43:24non ?
43:24Exactement,
43:25exactement,
43:25et évidemment,
43:26avec les plans d'investissement,
43:27même s'ils mettent
43:28un peu de temps à arriver,
43:29c'était quand même
43:30un des segments
43:30potentiellement
43:32les plus à même
43:33d'en bénéficier
43:35et après,
43:37aujourd'hui,
43:38on est plutôt
43:39un petit peu
43:39sous-investis
43:40sur la par-action,
43:42considérant que
43:43le potentiel
43:43à très court terme
43:44est un peu limité
43:45par les valorisations
43:46et par ce qui est déjà
43:47pris en compte
43:47par les marchés,
43:48est plutôt agressif
43:49sur la partie obligataire,
43:51un peu comme le disait Vincent,
43:52c'est-à-dire sur des obligations
43:53corporate,
43:53et notamment sur des obligations
43:55corporate à yield,
43:56parce que comme on n'a pas
43:57de scénario de récession,
43:59on préfère,
43:59et que les taux de défauts
44:00sont bas,
44:01on va chercher du rendement
44:02sur des obligations
44:03au rendement
44:03qui fournissent du 5%,
44:04ce qui est quand même
44:05très nettement super
44:06à l'inflation,
44:06donc c'est des bons rendements
44:07avec un risque
44:08qu'on estime aujourd'hui
44:09relativement faible,
44:09donc on préfère être
44:10peut-être un peu plus agressif
44:11en ce moment sur les obligs
44:12et un tout petit peu
44:14sous-investi sur la partie action.
44:16Voilà ce qu'on vous a dit
44:18en tout cas ce soir,
44:20nos experts ont parlé,
44:22les allocations,
44:24messieurs, dames,
44:24maintenant à vous de recomposer
44:26peut-être vos portefeuilles
44:27avec ces idées.
44:28Merci en tout cas
44:29à Vincent Lequartier
44:30pour WeSave,
44:31merci Vincent,
44:32à distance,
44:33et puis en plateau,
44:34Damien Charlet,
44:35merci,
44:36Mandarine Gestion,
44:37Wilfrin Galan,
44:38c'est un grand plaisir,
44:38comme d'habitude,
44:39mon pensier Arbevette
44:40qui était avec nous.
44:41Dans un instant,
44:42on continue Smart Bourse
44:44et on va s'intéresser
44:45pour ce dernier quart d'heure
44:46au garde du corps financier.
44:48A tout de suite.
44:59Et dans le dernier quart d'heure
45:00de Smart Bourse,
45:01on s'intéresse à un concept
45:03peut-être inconnu de certains,
45:05le garde du corps financier.
45:07Alors qu'est-ce que c'est ?
45:08On va tout savoir
45:08avec notre invité,
45:09Edlith Alpula.
45:10Bonjour.
45:11Bonjour.
45:11Vous êtes la patronne,
45:12la CEO de Cap Analysis
45:14et avec vous,
45:15vous vous dessinissez vous-même
45:18comme un garde du corps financier.
45:19Alors je décris,
45:20pour ceux qui nous écoulent
45:20en radio,
45:21vous n'avez rien
45:21d'une armoire à glace
45:22puisque là,
45:23on parle finance.
45:25En quoi cela consiste finalement,
45:27un garde du corps financier ?
45:28Qu'est-ce que c'est ?
45:29Alors je pense qu'avant
45:30de répondre à cette question
45:31en quoi ça consiste,
45:32je préfère répondre
45:33à qui cela s'adresse.
45:35Eh bien,
45:36ça s'adresse à des clients
45:37qui ne croient plus
45:38leur banquier
45:39ou leur conseiller financier
45:39qui leur dit
45:41lorsque la performance
45:42est positive,
45:43enfin de leur portefeuille
45:44est positive,
45:44que c'est grâce à eux
45:45et quand elle est négative
45:46que c'est la faute des marchés.
45:48D'accord.
45:48Bon, ça,
45:49beaucoup sont d'accord avec vous.
45:51Écoutez,
45:52nous,
45:53on intervient à ce niveau-là
45:55en qualité d'analyse financier
45:57avec un service
45:58de consolidation,
46:00de surveillance
46:00et de sécurisation
46:01des portefeuilles.
46:03disons qu'il y a
46:05de nombreux clients
46:07qui sont gérés
46:08par leurs banquiers
46:10ou des conseillers financiers
46:11qui mériteraient
46:13d'être protégés
46:14de certains abus.
46:15Oui,
46:15lesquels en particulier ?
46:17Notamment,
46:19la concentration
46:20de produits maison.
46:23Oui.
46:23On s'interroge
46:24de savoir
46:24si c'est vraiment
46:26dans l'intérêt
46:26de la banque
46:27de conseiller systématiquement
46:29des produits maison
46:29plutôt qu'avoir
46:31une architecture ouverte.
46:32il y a pour moi
46:33un réel conflit d'intérêts
46:35des produits maison
46:37donc plus chargés
46:37souvent en paix.
46:38Plus chargés souvent,
46:39exactement.
46:39On se cache peut-être
46:41dans une performance,
46:42vous l'avez dit,
46:42quand les marchés
46:42sont plutôt hauts,
46:43ça permet de faire passer
46:45des commissions en plus
46:46et puis quand ça baisse,
46:47finalement,
46:47quand les marchés sont neutres,
46:48ça baisse de toute façon
46:49à cause de ses frais.
46:51À ce moment-là,
46:52vous apportez quelle expertise ?
46:54Parce qu'il faut que,
46:55déjà,
46:55il faut qu'il y ait des mécontents
46:56qui viennent vous voir
46:56et qui disent
46:58voilà,
46:58moi,
46:58qu'est-ce que je peux faire
46:59pour contrer ça ?
47:00Alors,
47:02lorsqu'il est mécontent,
47:04on s'appuie,
47:06nous,
47:06sur une technologie,
47:07c'est-à-dire qu'on a développé
47:08un système en interne
47:09qui nous donne la même force
47:10de frappe qu'une banque.
47:12Donc,
47:12un client qui vient nous voir,
47:13on va,
47:14si vous voulez,
47:16on-border ce client
47:16sur notre plateforme,
47:17on va recréer la vie
47:19du portefeuille
47:20dans notre logiciel,
47:22transaction par transaction.
47:23C'est plus communément
47:23ce qu'on appelle
47:24une comptabilité miroir.
47:25Ça,
47:26ça va nous donner
47:26une vision très précise
47:27sur plusieurs aspects.
47:29Sur son allocation
47:30par classe d'actifs,
47:31par type d'investissement,
47:32par devise,
47:34avant et après
47:34la couverture de change,
47:36par risque géographique
47:38opérationnel,
47:38à ne pas confondre
47:39avec le lieu d'incorporation.
47:41Parce que moi,
47:41savoir qu'un fonds
47:42est incorporé au Luxembourg,
47:43finalement,
47:44ça m'est égal.
47:45En revanche,
47:45savoir où les entreprises
47:47dans lesquelles
47:47le client investit
47:48en direct
47:49ou à l'intérieur
47:50de ses fonds
47:51génèrent plus de 50%
47:53de leur chiffre d'affaires,
47:54ça me donne une réelle
47:54information quant au risque.
47:56Une autre information
47:57qu'on va aller chercher,
47:57c'est d'analyse sectorielle.
47:59Et puis,
47:59enfin,
48:00ce dont vous avez parlé
48:00tout à l'heure,
48:01les frais,
48:02c'est pour moi
48:03le nerf de la guerre,
48:05c'est-à-dire de savoir
48:05si la grille tarifaire
48:07que le client a acceptée
48:09à l'ouverture de son compte
48:10est bien respectée,
48:11d'une part.
48:12Est-ce que c'est standard
48:13par rapport aux standards
48:14du marché ?
48:16Juste un mot là-dessus.
48:16Pour moi,
48:17un client qui est en buy and hold,
48:18c'est-à-dire qu'il ne traite pas beaucoup,
48:21on pourrait accepter
48:23qu'il paye des frais
48:23de transaction standards,
48:25mais en revanche,
48:25je vais être très pointilleuse
48:26sur les frais de tenue de compte.
48:28Et puis, enfin,
48:29et le plus important,
48:30les frais invisibles
48:31qui, lorsqu'ils s'ajoutent
48:33aux frais visibles,
48:34souvent représentent
48:34plus de deux fois
48:35la grille tarifaire.
48:36Donc, frais invisibles,
48:37c'est quoi ?
48:37C'est les frais cachés ?
48:38Oui, les frais cachés,
48:39les TER des fonds.
48:40Quand on fait du reverse engineering,
48:42ce qu'on fait lorsqu'on intervient
48:43en qualité d'expert,
48:45on se rend compte
48:45qu'il y a des volatilités
48:46qui sont utilisées,
48:46qui sont démentielles
48:47et qui viennent s'ajouter
48:48aux frais.
48:50Parfois, des commissions
48:50de surperformance, etc.
48:52J'ai une question tout de suite.
48:54On se dit qu'est-ce que
48:55c'est actif à tout le monde
48:56ou est-ce qu'il faut déjà
48:57un patrimoine assez conséquent ?
48:59À partir de combien
48:59on peut venir vous voir ?
49:00On peut venir à n'importe quel montant
49:02et chose étonnante,
49:03moi, aujourd'hui,
49:04lorsque je reçois des clients
49:05qui sont entre 50 000 euros
49:07ou 50 millions et plus d'euros,
49:09aujourd'hui, ces clients
49:10se plaignent littéralement
49:12de la même chose
49:12en utilisant les mêmes mots.
49:14Ça veut dire qu'ils en ont marre
49:16de payer des frais exorbitants,
49:18ou en tout cas très importants,
49:20pour une performance
49:20qui est médiocre, voire mauvaise.
49:23Et puis, ils ne savent même pas
49:25ce dans quoi ils sont investis.
49:26Et quand ils posent la question
49:27à leur gérant
49:28ou à leur conseiller financier,
49:30finalement, ils reçoivent
49:31des explications
49:32qui sont très nébuleuses.
49:34Et donc, aujourd'hui,
49:35les clients, de plus en plus,
49:36sont en demande d'informations,
49:38de transparence,
49:39ils veulent reprendre
49:40le contrôle de leurs investissements,
49:42ils ne veulent plus être simplement
49:43traités comme des vaches à lèvres.
49:44Je reboucle avec ce que vous disiez
49:45tout à l'heure
49:46sur les produits maison,
49:48ce qu'on disait.
49:48Oui.
49:49Alors, justement,
49:50vous voulez passer
49:50la moulinette de votre outil,
49:51ça vous donne déjà
49:52un premier diagnostic.
49:54Ensuite, comment on va adresser ?
49:55On parle des produits maison.
49:57A fortiori, vous êtes quoi ?
49:58En architecture ouverte,
49:59vous avez tous les marchés.
50:00Nous, on ne propose
50:00aucun produit financier.
50:01Moi, je ne vends rien
50:02à part la transparence
50:03et du contrôle à mes clients.
50:05Donc, c'est juste
50:05des honoraires, finalement,
50:06pour dire, tiens,
50:07là, vous êtes investi
50:08de cette manière,
50:09il y a peut-être mieux à faire.
50:09Alors, un client
50:10qui souhaite investir
50:10dans un produit financier,
50:12on va lui faire une proposition
50:12qui est articulée
50:14d'une certaine manière.
50:15Et moi, mon objectif,
50:16c'est d'aller, par exemple,
50:19amener des garde-fous,
50:21c'est-à-dire,
50:22on va regarder
50:22les frais invisibles,
50:23on va regarder, par exemple,
50:24les secteurs
50:25pour en exclure certains,
50:27on va traiter
50:28la couverture de change.
50:29Et donc, si vous voulez,
50:30on va essayer
50:30de reformuler correctement
50:32une demande d'investissement
50:33à la banque
50:34ou aux conseillers financiers
50:35pour avoir quelque chose
50:36d'un peu plus sur mesure
50:37et, en tout cas,
50:38sécurisé, surtout.
50:40Et qui va s'insérer,
50:41pardon,
50:42dans le portefeuille
50:43d'investissement du client.
50:44Comment est-ce que ça va réagir
50:45avec son allocation actuelle ?
50:47Alors, pardonnez-moi,
50:47mais ceux qui viennent vous voir,
50:49on imagine,
50:50ça peut être des chefs d'entreprise,
50:51ça peut être des gens
50:51qui ont des postes
50:53plus ou moins,
50:54vous, moi,
50:54pourquoi pas ?
50:55On n'a pas forcément envie
50:57d'y passer beaucoup de temps.
50:58Et même, des fois,
50:58j'ai l'impression
50:59qu'on ne sait pas vraiment
50:59ce qu'on veut.
51:00On peut avoir des orientations,
51:02dire, par exemple,
51:02moi, je voudrais que mon argent
51:03servait à quelque chose
51:04dans la finance durable.
51:05On a beaucoup parlé d'ISR
51:06il y a quelques temps.
51:08Mais, bon,
51:08à part, déjà,
51:09un, pas perdre d'argent,
51:10pouvoir en gagner,
51:11c'est pas mal.
51:12Mais après,
51:13j'ai l'impression
51:14qu'on fait confiance,
51:15finalement,
51:15à son conseiller,
51:16à vos ennuis questions.
51:17Est-ce que les gens
51:18savent vraiment ce qu'ils veulent
51:19quand ils viennent vous voir ?
51:20Ou est-ce que vous leur donnez
51:21des options,
51:22vous les incitez ?
51:23C'est une bonne question.
51:24Je pense que lorsqu'on arrive
51:25à poser les bonnes questions,
51:26en tout cas,
51:26de manière désintéressée,
51:27ce qui est notre cas,
51:28parce qu'on ne vend rien,
51:29les clients,
51:30en réalité,
51:30ils ont un avis
51:31sur ce qu'ils veulent réaliser
51:32du rendement,
51:33est-ce qu'ils veulent faire
51:34de l'alpha,
51:35du bêta,
51:36enfin, voilà,
51:36tout ça.
51:37On va traduire ça
51:38avec des termes
51:38beaucoup plus simplifiés
51:39que ça,
51:40mais je sais que je suis
51:40dans une émission
51:41où les gens suivent.
51:42Donc, on va...
51:44Je pense que la manière
51:45dont on adresse les questions
51:46et dont on peut potentiellement
51:47vulgariser l'information,
51:49les clients savent
51:50souvent ce qu'ils veulent.
51:51Ils savent déjà,
51:52par exemple,
51:53ils ont des a priori
51:53sur un marché,
51:54donc ils veulent déjà
51:55l'exclure.
51:56On va les aider à naviguer.
51:57D'accord.
51:58Quand on entend
51:58garde du corps financier,
51:59c'est vrai qu'on pense
52:00protection,
52:01c'est une protection physique,
52:03ça c'est la protection
52:03finalement de votre compte,
52:04tout ce qui pourrait lui arriver
52:05de pire.
52:06Est-ce qu'il y a une demande
52:08croissante pour ce service
52:10depuis une dizaine d'années maintenant ?
52:12C'est exponentiel.
52:13On a des clients aujourd'hui
52:14du monde entier,
52:16effectivement,
52:17de France,
52:18mais du Mexique à la Chine,
52:20en passant par l'Australie,
52:21l'Afrique,
52:22le Moyen-Orient,
52:22il y a une vraie démocratisation
52:24de la transparence.
52:25Les gens sont en demande.
52:27Je ne sais pas si c'est
52:28une tendance
52:28avec l'époque
52:30dans laquelle nous vivons,
52:31mais il y a une vraie demande
52:32de contrôle,
52:33de maîtrise.
52:34Les clients ne veulent plus
52:35se laisser faire.
52:36Oui, contrôle, maîtrise
52:37et puis peut-être aussi
52:38une certaine inquiétude,
52:39surtout en ce moment,
52:41avec cette santé politique,
52:43une volatilité,
52:44avec le problème
52:44depuis le début de l'année.
52:46Ça aussi,
52:46ça pèse.
52:47Vous sentez que les gens
52:48sont peut-être plus anxieux,
52:50qu'ils sont plus précautionneux
52:51qu'avant ?
52:53Alors,
52:54non,
52:54pas forcément.
52:56Ils ont envie d'investir ?
52:58Oui,
52:58les clients veulent investir.
52:59Oui,
53:00je ne vois pas tellement
53:02de changements
53:02à ce niveau-là
53:03parce que,
53:03si vous voulez,
53:04les clients qui sont chez nous
53:05pour une surveillance dynamique
53:06sont protégés systématiquement.
53:08Donc,
53:08on va anticiper ça
53:09dans la gestion.
53:10Est-ce que,
53:11s'ils sont déjà
53:12dans un processus
53:13avec une banque,
53:13ils n'ont pas forcément
53:14envie d'en changer,
53:15votre logiciel est capable
53:15d'avoir des alertes
53:17et de dire à un moment,
53:17attention,
53:18là,
53:19il y a quelque chose
53:19qui se passe,
53:20on vous propose ce produit,
53:21ce n'est pas forcément...
53:21Alors,
53:21on fait des stress tests
53:22quand il y a un client
53:23qui investit
53:23dans un nouveau produit,
53:24on peut faire un stress test
53:25de ce produit-là,
53:26donc on va regarder
53:26comment il va se comporter
53:27pendant les périodes de crise
53:29et comment il s'insère
53:31dans le portefeuille,
53:32comme je parlais tout à l'heure,
53:32dans tous ces points
53:33d'allocations
53:34et de devises
53:35et de couvertures.
53:39D'accord.
53:39Donc là,
53:40ça peut être une alerte en particulier.
53:42Cap Analysis,
53:43pour ceux qui nous regardent,
53:45qui se disent,
53:45tiens, pourquoi pas,
53:46moi, j'ai envie d'essayer,
53:46pourquoi pas de passer
53:47mon portefeuille à la moulinette
53:49ou d'être mieux protégé
53:50avec ce garde du corps financier.
53:52Comment ça se passe ?
53:53C'est un logiciel,
53:54il faut venir vous voir physiquement.
53:55Alors nous,
53:56on vend le service.
53:57Moi, je ne vends pas le logiciel,
53:57je ne suis pas une boîte IT.
54:00Donc, on vend le service,
54:01on fait tout pour les clients
54:02et on explique de manière simple
54:04aux clients ce qui se passe,
54:06comment il investit,
54:07où sont les risques,
54:08pourquoi il perd,
54:08où il a perdu,
54:09dans quelles circonstances,
54:11à quoi est due la performance,
54:12que ce soit positive comme négative.
54:14Est-ce que c'est le choix des instruments
54:15qui a permis la performance
54:16ou c'est une appréciation de devise
54:18qui d'un seul coup
54:19a permis une performance positive ?
54:22Donc, à quel point
54:23est-ce que l'investisseur,
54:24le gestionnaire,
54:25est en charge,
54:26est responsable de cette performance ?
54:27Est-ce que c'est un peu
54:28le hasard
54:29ou un véritable choix,
54:30une stratégie ?
54:31D'accord.
54:31Alors, c'est cher,
54:32un garde du corps financier ?
54:33Non, pas forcément.
54:33Et le coût ?
54:34Alors, il y a deux types de coûts.
54:37On a des coûts récurrents,
54:39donc c'est-à-dire qu'on va faire
54:40une proposition à l'année
54:41pour un client
54:42qui souhaite une surveillance dynamique.
54:44Et puis, il y a un coût,
54:45un taux à l'heure
54:47pour les clients
54:47qui viennent chez nous
54:48à posteriori
54:49et qui ont déjà perdu
54:50tout ou une partie
54:52de leurs avoirs
54:53suite à des erreurs
54:54d'investissement.
54:55D'accord.
54:55justement, il ne maîtrisez pas
54:57la teneur.
54:57Tiens, on fait une petite parenthèse,
54:58vous parlez d'erreur d'investissement,
54:59on est d'accord,
55:00ça n'a rien à voir
55:00avec les arnaques,
55:01ceux qui ont perdu de l'argent
55:02à cause de certaines arnaques.
55:03On a aussi ça.
55:04Vous pouvez intervenir aussi ?
55:04Oui, on a ça aussi.
55:05Parce que ça concerne
55:06beaucoup, beaucoup de monde.
55:07On a récemment
55:07un client
55:09qui est venu nous voir
55:10cet été
55:10pour qui on a fait
55:11plusieurs rapports d'expertise
55:12qu'un client
55:14dont le gestionnaire
55:15s'enrichissait,
55:15il avait des rétrocommissions
55:16et là, investi
55:18dans des produits
55:20mafieux.
55:21On va dire ça comme ça.
55:22D'accord.
55:23Donc là, vous pouvez
55:23les détecter également.
55:25Eh bien voilà,
55:26c'est intéressant de savoir
55:26que ça existe,
55:27ça va sûrement intéresser
55:28beaucoup de gens
55:29qui nous regardent en tout cas.
55:31Merci, Lita Lula.
55:32Je rappelle que vous êtes
55:32la patronne de Cap Analysis,
55:35le garde du corps financier.
55:36Si ça vous intéresse,
55:37je pense que vous êtes
55:38sur Internet, bien évidemment.
55:40Absolument.
55:41Merci en tout cas à vous.
55:43Voilà,
55:43cette édition
55:44de SmartPorn se termine.
55:46Merci de l'avoir suivi.
55:48Ça continue bien évidemment
55:49dès demain,
55:5017h à 18h.
55:52Si cette édition prête,
55:53n'hésitez pas à la revoir
55:54ou à la recommander
55:55à vos proches
55:55en étant replay
55:56sur YouTube,
55:57sur Twitch
55:57et sur toutes les plateformes
55:59de streaming en podcast.
56:01Merci de nous avoir suivis
56:02et à demain.
56:03Très bonne soirée à tous.
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