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  • il y a 4 mois
Jeudi 25 septembre 2025, retrouvez Frédéric Leroux (Gérant global et responsable de l'équipe Cross Asset, Carmignac), Benjamin Louvet (Directeur de la Gestion Matières Premières, Ofi Invest Asset Management), Delphine Asseraf (Directrice Générale Déléguée, Harvest), Jean-Denis Bachot (Responsable Europe de l'Ouest, Fidelity) et Yves Desjardins (Directeur général France, Schroders) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:08Nouvelle édition spéciale de Smart Bourse, évidemment, depuis la convention Patrimonia qui se tient à Lyon cette semaine.
00:13L'occasion de retrouver toute une série de nouveaux invités, à commencer par Frédéric Leroux, le responsable de l'équipe Cross Asset de Carmignac,
00:21qui viendra évoquer ses convictions de marché dans ce monde selon Trump, comme il le décrira dans quelques instants.
00:28Nous évoquerons à nouveau la dimension des actifs privés, du non-coté, à travers notamment la stratégie de Schroders en la matière,
00:36et notamment sur la partie dette infrastructure, qui semble être une bonne porte d'entrée justement pour des investisseurs particuliers
00:43et des clients non professionnels qui souhaiteraient s'exposer justement à ce marché des actifs privés.
00:50Nous évoquerons également la dimension matière première, avec le grand gagnant de cette année sur les marchés.
00:55Je veux parler bien sûr de l'once d'or et des métaux précieux en général.
00:59C'est Benjamin Louvet, le directeur des gestions matières premières d'OphiInvest, Asset Management, qui sera également avec nous dans cette émission.
01:07Nous parlerons d'IA, bien sûr, l'IA au service des conseillers en gestion de patrimoine,
01:12et qu'elle a la stratégie d'Arvest en la matière pour déployer et diffuser des outils logiciels augmentés avec l'intelligence artificielle.
01:21Et puis enfin, nous évoquerons la montée en puissance des ETF actifs dans un univers ETF qui est déjà pléthorique.
01:2914 000 milliards de dollars d'ETF dans le monde.
01:32Les ETF actifs ne représentent encore que moins de 10% de cette masse.
01:37Et c'est Fidelity International, une des sociétés de gestion mondiale, en pointe dans la démocratisation de ces ETF actifs,
01:44qui nous accompagnera avec Jean-Denis Bachot, le responsable de l'Europe de l'Ouest de Fidelity International.
01:49Édition spéciale de Smart Bourse depuis la convention Patrimonia à Lyon.
01:53C'est parti.
02:02Parlons à présent des enjeux de marché avec Frédéric Leroux à mes côtés de Carmignac,
02:06gérant global et responsable de l'équipe Cross Asset de Carmignac.
02:09Frédéric, bonjour.
02:10Bonjour.
02:11Merci d'être avec nous depuis cette convention Patrimonia à Lyon pour évoquer le monde selon Trump.
02:16C'est le dernier petit édito que vous avez écrit il y a quelques semaines à peine, Frédéric.
02:21On a huit mois de recul sur la stratégie, la mise en place de la stratégie de l'administration Trump
02:28depuis son installation à la Maison Blanche le 20 janvier dernier.
02:31Qu'est-ce que vous en retenez entre le bruit permanent et les tendances de fonds qui s'installent ?
02:36J'ai tendance à dire qu'il fait ce qu'il a dit qu'il ferait.
02:39Je crois que c'est extrêmement clair sur l'aspect des droits de douane.
02:45Tout le monde s'est amusé, s'est gossé en disant « Trump's always chickens out ».
02:50On m'a dit qu'il se dégonfle toujours.
02:52Il ne s'est pas dégonflé.
02:53Il a commencé à 60 pour arriver à 15.
02:56C'est sa méthode.
02:57C'est dans son livre « The Art of the Line ».
02:59C'est le playbook.
03:00Il commence par sidérer.
03:01Comme ça, après, 15%, ça devient acceptable.
03:03Et on a vu comment c'était devenu acceptable pour l'Europe, par exemple.
03:06Donc, il met en œuvre son programme.
03:09Il a été extrêmement fort sur l'immigration.
03:15Probablement un peu trop.
03:17Mais donc, pareil, c'était une promesse.
03:20Elle est tenue.
03:21Il va un petit peu au-delà même de ses promesses avec la Fed.
03:25Peut-être qu'on en parlera après, en essayant d'en prendre plus ou moins le contrôle.
03:30Et puis, ce qu'on peut dire, c'est que là où il s'est un petit peu planté,
03:33c'est 24 heures pour régler la guerre en Ukraine.
03:37Bon, là, c'est plus compliqué.
03:38Il a essayé.
03:39Il n'y est pas arrivé.
03:40Mais j'ai envie de dire, en tout cas, sur le programme économique,
03:43il délivre complètement.
03:45Et je pense que derrière ça, contrairement quand même à ce que beaucoup d'observateurs estiment,
03:51il y a une vraie stratégie derrière avec une vraie finalité.
03:55Même si on a le sentiment que c'est des allers-retours, des contradictions, des négations,
04:00je crois qu'on va vraiment vers quelque chose de très précis.
04:03Concernant la politique de France.
04:04Et donc, si on reste dans la dimension macro, mais on peut élargir ce qu'on appelle la géoéconomie aujourd'hui,
04:11Frédéric, la finalité, c'est quoi ?
04:14C'est obtenir une croissance nominale plus forte aux États-Unis que ce qu'on a pu avoir au cours des cycles précédents ?
04:18Exactement.
04:19C'est-à-dire qu'on a connu plein de belles années de désinflation, de taux très bas,
04:26qui auraient probablement pu théoriquement conduire à une baisse de l'endettement, notamment d'État.
04:32On a eu l'inverse partout dans le monde.
04:35Je pense qu'aujourd'hui, Trump est en train exactement de donner les conditions d'une croissance nominale forte,
04:42croissance réelle plus inflation, pour réduire le ratio d'aides sur PIB.
04:49Alors, c'est une vision personnelle.
04:51Il faudra un peu de temps quand même pour confirmer que c'est bien l'intention de Trump
04:55et des gens quelquefois très intelligents qu'il a autour de lui.
04:58Pas le cas de tout le monde, mais certains d'entre eux le sont vraiment.
05:00Réduire l'endettement pour redonner de la liberté, finalement.
05:05C'est un petit peu ça sur le plan économique.
05:08Et donc, ça veut dire quoi ?
05:09Ça veut dire que Trump travaille pour les gens qui ont voté pour lui.
05:13Il travaille pour la classe moyenne.
05:15Il travaille, ce qu'on va dire, pour Main Street.
05:17Et probablement, on va découvrir progressivement qu'il travaille moins que ce qu'on pense pour Wall Street.
05:24Qu'est-ce qu'il voit, Trump ?
05:25Il voit des gens qui ont envie qu'on s'occupe d'eux,
05:27qui ont certes le plein emploi, parce qu'aux Etats-Unis, on n'en est pas loin.
05:32Et ça fait quelques années que ça dure.
05:34Et bravo sur ce plan-là pour toutes les politiques qui ont été menées avant.
05:38Mais ce plein emploi n'a pas du tout mené à des gains de pouvoir d'achat.
05:42C'est au contraire un déclassement progressif de la classe moyenne américaine,
05:46mais pas seulement américaine d'ailleurs.
05:48En Europe, je crois qu'on peut dire ça dans beaucoup de pays.
05:50C'est la mondialisation malheureuse.
05:52D'où cette volonté d'un nouvel isolationnisme,
05:58qui est une tendance historique américaine.
06:01Et là, ça revient, et j'ai envie de dire, à la demande du peuple.
06:04Donc, travailler pour que le peuple ait le plein emploi
06:07est probablement aussi une vie un peu meilleure,
06:09qu'on sorte de ce déclassement.
06:11Si ça passe par une croissance nominale plus forte,
06:15ça veut dire que ça passe aussi par plus d'inflation,
06:17donc par des taux d'intérêt plus élevés,
06:20donc à terme, par des valeurs d'actifs chèrement valorisés,
06:25qui souffrent un peu, au profit de Main Street.
06:29Donc, un grand retournement, une grande rotation.
06:32C'est ça.
06:33C'est une idée, c'est peut-être qu'aujourd'hui...
06:34C'est même une contrepartie ou un prix à payer
06:37à cibler une croissance nominale plus importante,
06:40et notamment avec la partie inflation,
06:42qui sera sans doute plus élevée que 2% en moyenne désormais.
06:45Frédéric, c'est une conviction forte chez vous ?
06:48Alors, c'est une conviction au moins personnelle,
06:51qui a justifié d'ailleurs qu'on monte un fonds
06:54exactement sur cette solution...
06:56C'est une conviction dédiée à l'inflation
06:58pour les 10 ans qui viennent.
07:00Ce n'est pas consensuel,
07:01mais à la limite, ça me satisfait,
07:04ça me réconforte.
07:06C'est une position qui ne vous dérange pas.
07:07Et ce ne soit pas encore consensuel, voilà.
07:09Donc, oui, ça veut dire qu'il y aura
07:10des taux d'intérêt plus élevés, c'est clair.
07:13Donc, effectivement, une économie
07:14qui ne va plus fonctionner de la même façon.
07:16Avant, on arrivait au plein emploi
07:17en augmentant la valorisation des actifs,
07:21en créant donc un effet richesse positif
07:23pour les détenteurs d'actifs,
07:25qui pouvaient se matérialiser
07:26en consommation additionnelle,
07:27qui créaient justement la demande et l'emploi.
07:30Aujourd'hui, je pense que progressivement,
07:31on va aller davantage en ciblant
07:33ce qu'on veut traiter,
07:35à savoir le pouvoir d'achat.
07:37Et c'est très paradoxal,
07:38parce qu'aujourd'hui,
07:39ce qu'on entend souvent, c'est
07:40« Oh, s'il y a de l'inflation,
07:42la première victime, c'est la classe moyenne. »
07:44Or, si on réfléchit bien
07:45à des périodes de l'histoire
07:48pas si lointaines que ça,
07:50prenons par exemple les 30 glorieuses en France.
07:52Les 30 glorieuses se sont faites
07:54pour une bonne part,
07:55dans une période inflationniste,
07:57pendant laquelle la classe moyenne a émergé.
07:59Et pendant laquelle on pouvait acheter sa maison
08:01avec des taux d'intérêt à 15%.
08:03Aujourd'hui, avec des taux à zéro,
08:05nos enfants ne peuvent plus acheter une maison
08:06parce que la valeur est trop chère.
08:08Et donc, je pense qu'il faut...
08:10Je ne dis pas que c'est le schéma de base
08:11qu'il faut absolument intégrer
08:12dans sa gestion et dans sa vie,
08:14mais il faut être prêt à quelque chose
08:15qui ressemble un petit peu à ça,
08:17c'est-à-dire qu'une remise en cause importante
08:19de tout ce qu'on pense avoir appris
08:20des deux dernières décennies.
08:21Et ça passe par une mise au pas
08:23de la réserve fédérale américaine, Frédéric ?
08:25Forcément, parce qu'une réserve fédérale américaine
08:29complètement indépendante
08:30ne laisserait jamais se développer ce programme
08:33d'une croissance économique nominale forte
08:36avec une inflation qui monte.
08:38Et donc là, il faut au moins,
08:39dans l'esprit de Trump et des gens qui le conseillent,
08:42que la Fed ne soit pas un ennemi
08:44complètement orthogonal de cette politique
08:46qui vise à faire de la croissance nominale forte.
08:50Et donc il faut au moins que la Fed soit un petit peu en retard
08:52dans ses réactions de resserrage monétaire
08:55et un petit peu à l'avance dans le cas inverse
08:58où au contraire, il faut libérer un petit peu la liquidité.
09:01C'était d'ailleurs une position
09:02que défendait une Janet Yellen à l'époque,
09:04mais dans un autre monde,
09:05celui où on se battait contre la désinflation permanente,
09:09la grande modération salariale.
09:11Le monde a changé depuis, Frédéric.
09:13C'est un jeu dangereux.
09:14Il y a un risque quand même lié à cette perte,
09:18ce sentiment de perte d'indépendance
09:20de la réserve fédérale américaine.
09:22C'est-à-dire que comment est-ce qu'on va mesurer
09:23le succès de la politique économique de Trump ?
09:27Est-ce qu'on va se faire peur à certains moments
09:29avec une croissance qui pourrait être peut-être pas toujours
09:32au rendez-vous au moment où on l'attend, par exemple ?
09:34Oui. Non, c'est sûr que je pense que le pari,
09:36si c'est celui-là, il est quand même un peu dangereux.
09:38Mais dans le monde actuel,
09:40avec les excès qu'on a sur tout, sur la dette, etc.,
09:43j'ai envie de dire que tout est dangereux.
09:45Ne rien faire, trop en faire, tout est dangereux.
09:49Pour moi, le juge de paix, ou en tout cas la jauge,
09:52qui dira que ça marche, ça ne marche pas,
09:53c'est le ratio d'aide sur PIB.
09:56Plus que la santé de Wall Street
09:59ou le prix du mètre carré américain de l'immobilier.
10:03Parce que justement, la cible, c'est Main Street,
10:07ce n'est plus Wall Street.
10:08Et d'ailleurs, Scott Besant l'a dit lui-même,
10:11il a dit le focus de Trump, c'est Main Street.
10:15Wall Street s'en sortira très bien toute seule.
10:18Et donc, on n'est plus là pour faire monter Wall Street.
10:20Ça peut monter très bien en conséquence,
10:22ça peut ne pas.
10:23Si les taux montent très fort,
10:25il y a des secteurs qui en souffriront plus que d'autres.
10:27notamment ceux sur lesquels tout le monde est très largement positionné.
10:30Voilà, il faut réfléchir à tout ça.
10:32Mais le juge de paix, la jauge du succès ou de l'échec,
10:35c'est le ratio d'aide sur PIB.
10:36Et je pense qu'effectivement,
10:37si les Américains, par cette volonté politique, économique,
10:41arrivent à le faire baisser,
10:43on aura probablement tous la solution
10:44pour régler la dérive qu'on a observée depuis 10 ou 20 ans.
10:49Ça implique une baisse continue du dollar
10:53partant de la baisse déjà consommée,
10:55j'ai envie de dire, sur les 6, 8 premiers mois de l'année.
10:58Alors, il y aurait deux facteurs structurels
11:00de dépréciation du dollar.
11:03Mais il y en a un troisième facteur structurel
11:04qui pourrait peut-être inverser la donne
11:06ou en tout cas la ralentir.
11:08La première raison d'une poursuite de dépréciation du dollar,
11:11ce serait une Fed tellement doviche,
11:12donc favorable à des taux plus bas,
11:15qui fait que comparativement aux autres régions du monde,
11:18les taux américains seraient très bas
11:20et donc ferait baisser le dollar par rapport aux autres devis.
11:22Phénomène classique.
11:23Le deuxième facteur qui est un petit peu moins évident
11:26mais qui historiquement se montre très bien,
11:28c'est si les taux montent aux Etats-Unis aussi
11:31à cause de l'inflation,
11:33il n'est pas impossible que les valeurs de croissance
11:36souffrent un petit peu plus que les autres
11:37parce qu'elles sont plus chèrement valorisées.
11:40Donc, ce sont elles qui ont un price earnings plus élevé
11:42qui seraient la victime principale d'une hausse des taux durable.
11:46Donc, on vendrait une partie de nos actifs américains,
11:49ce faisant, on vendrait du dollar
11:50pour aller dans les autres régions du monde plus cycliques
11:53puisque là, on retrouverait des opportunités très value,
11:56bon marché.
11:57Des deux facteurs qui sont baissiers de l'art.
11:59Je vends mes actions américaines, donc je vends le dollar.
12:01Et le troisième facteur qui est dans l'autre sens,
12:04il est intéressant aussi,
12:05c'est-à-dire si jamais cette politique marche,
12:08et bien à terme, ça veut dire qu'il y a vraiment plus de croissance.
12:10Or, la relation la plus claire à long terme
12:15sur la valorisation du dollar,
12:17elle se fait avec le différentiel de croissance américain
12:20par rapport au reste du monde.
12:21Donc, si la politique réussit,
12:23finalement, le dollar pourra devenir plus fort.
12:25Je n'ai pas envie de faire le pari,
12:27je ne sais pas du tout ce qui se passera.
12:28Ce que j'ai envie de dire, c'est qu'à moyen terme,
12:30on est plutôt dans cette dynamique des taux qui montent,
12:33peut-être un petit peu de rattrapage
12:34des autres marchés mondiaux
12:36qui conduiraient à une poursuite de la dépréciation du dollar
12:38qui serait extrêmement favorable à l'univers émergent
12:41et potentiellement aussi en matière première,
12:43donc à des thématiques qu'on a oubliées dans nos portefeuilles.
12:46Et donc, ce qu'on voit se développer,
12:47alors qu'on a oublié pendant très longtemps,
12:49mais ce qu'on voit se développer sur les marchés
12:52depuis le début de l'année,
12:53les marchés globaux, actions par exemple,
12:55c'est que certes, le Nasdaq est en hausse,
12:57mais corriger du dollar,
12:58la hausse est déjà beaucoup moins importante,
13:01alors qu'on a des performances, par exemple,
13:03impressionnantes pour des marchés d'action en Chine aujourd'hui.
13:06La Chine a démarré son bon quand elle a...
13:09Et même l'Europe aussi tient bien de ce point de vue-là.
13:10Elle a bien tenu, elle a un petit peu plus de mal maintenant,
13:12mais c'est vrai qu'entre la fin de l'année dernière
13:14et une bonne partie de cette année,
13:16elle a connu un rattrapage à l'égard des US
13:17qui était d'une ampleur rarement vue.
13:21Probablement lié au positionnement
13:23très négatif sur l'Europe au départ,
13:25très positif sur les Etats-Unis
13:26et donc cette rotation qui s'est un peu faite.
13:29La Chine, parce qu'on en parle,
13:30mais ce n'est même pas le marché le plus fort,
13:31d'ailleurs c'est la Corée.
13:32Oui, la Corée, bien sûr.
13:33Mais la Chine a commencé son rebond
13:37quand certains ont commencé à la déclarer ininvestissable.
13:41À ce moment-là, quand on déclare un pays ininvestissable,
13:43c'est franchement tout le monde a vendu.
13:45Oui, c'est ça.
13:45Et donc à la moindre bonne petite nouvelle,
13:47il faut revenir dessus.
13:48Mais ce qui est très impressionnant,
13:51c'est que ce rebond chinois très fort
13:52se fait malgré des données macroéconomiques
13:55qui continuent à être extrêmement mauvaises.
13:57Et donc c'est bien une question de positionnement
13:59et simultanément peut-être d'anticipation à plus long terme
14:03d'une Chine qui finalement parvienne à trouver le moyen
14:07d'arrêter le ralentissement,
14:08redonner confiance à ses ménages,
14:10probablement en traitant définitivement la question immobilière
14:13et à partir de là transformer l'économie chinoise
14:16en économie consommatrice.
14:18Ça peut être un tournant structurel quand même.
14:19Pour moi, ça fait partie de cette grande rotation inflation
14:21où les Chinois, après avoir imprimé la déflation
14:25depuis qu'ils sont dans l'OMC,
14:27vont devenir au contraire consommateurs,
14:29donc vont imprimer de l'inflation au reste du monde.
14:33Donc vous voyez la Chine qui pourrait devenir inflationniste,
14:35l'Allemagne qui maintenant va dépenser des milliards
14:37dans l'armement, dans l'infrastructure,
14:40qui va enfin participer positivement à la croissance mondiale
14:43et les Etats-Unis qui vont s'occuper de la classe moyenne
14:45qui va consommer 100% de ce qu'elle va gagner en plus.
14:47S'il n'y a pas d'inflation avec ça,
14:49je ne sais pas ce qu'on aura.
14:50Bon, sur Assa, avec vous,
14:51Frédéric, merci beaucoup pour vos convictions
14:53et pour être venu les exposer sur Bsmart4Change,
14:57évidemment, dans Smart Bourse,
14:58à l'occasion de cette convention patrimonia à Lyon
15:01qui se tient cette semaine.
15:10Nouvelle invitée à mes côtés,
15:12à l'occasion de cette convention patrimonia
15:13qui se tient cette semaine à Lyon
15:15pour parler des matières premières,
15:17à commencer par les métaux précieux.
15:18C'est Benjamin Louvet qui est avec nous,
15:20le directeur des gestions matières premières
15:21d'Ophi Invest Asset Management.
15:23Bonjour Benjamin.
15:24Bonjour Grégoire.
15:24Oui, des matières premières et des précieux en premier lieu
15:27puisque l'or et les métaux précieux font figure
15:29de grands actifs gagnants de cette année 2025.
15:34Qu'est-ce que vous retenez de ce parcours spectaculaire
15:35déjà réalisé par l'once d'or,
15:37notamment depuis le début de l'année, Benjamin ?
15:39Déjà, je retiens une chose, c'est que je passe un très bon patrimonial
15:41parce que je ne vois que des clients heureux.
15:44Et ça, ça fait plaisir.
15:45Et sur les visages de nos clients.
15:46Exactement.
15:46Qu'est-ce que je retiens ?
15:47La chose la plus importante, Grégoire,
15:49c'est qu'on a une hausse sur l'or qui est intervenue
15:52pour les raisons qu'on attendait.
15:54Et ça, c'est extrêmement important
15:55parce que ça nous permet d'avoir une meilleure compréhension
15:57de ce qui peut arriver après.
15:59Et là, aujourd'hui, on a une hausse qui est venue de quoi ?
16:02Qui est venue du fait que les Chinois, notamment,
16:04et les Asiatiques d'une façon plus générale,
16:06aient remis en cause le rôle de valeur refuge du dollar
16:09et se soient réfugiés beaucoup plus sur l'or
16:11que sur le billet vert, comme ça a pu être le cas par le passé.
16:15L'or devient un actif de réserve pour des banques centrales émergentes.
16:18Je dirais, là, je parle pour la population.
16:21La population chinoise.
16:22On a également après...
16:23Le retail chinois acheté de l'or.
16:24Voilà.
16:24À côté de ça, on a effectivement les banques centrales
16:27qui sont des acteurs aujourd'hui majeurs.
16:29Et là, on sait, parce que tous les ans,
16:30elles sont interrogées lors d'un sondage,
16:32qu'elles veulent continuer à acheter de l'or massivement.
16:34La Chine est très active.
16:36La Chine a annoncé il y a quelques jours
16:38qu'elle voulait ouvrir une réserve d'or
16:40et qu'elle proposait à ses pays voisins de stocker leur or,
16:44créer un Fort Knox chinois.
16:46C'est quand même pas rien.
16:47Et le gouvernement chinois a également mis en place,
16:50il y a quelques mois, l'autorisation pour les compagnies d'assurance
16:54d'investir une partie de leur fonds propre dans l'or
16:57et a annoncé il y a quelques jours
16:59une baisse des limites à l'importation sur l'or.
17:03Donc, il y a une vraie volonté.
17:05J'ai envie de dire que le cours de l'or
17:07va être de plus en plus fixé en Asie.
17:09C'est extrêmement important.
17:10Et puis, à côté de ça, on a aussi une contrainte,
17:12c'est la production.
17:14Et la production, la plupart des analystes aujourd'hui
17:17pensent que l'année 2025
17:19pourrait être l'année du peak gold,
17:21c'est-à-dire l'année où on atteint le maximum de production.
17:24Et compte tenu des projets qui sont attendus
17:26et de la baisse naturelle des projets déjà en exploitation,
17:28eh bien, on s'attend à ce que la production baisse.
17:31CRU, qui est un des cabinets les plus réputés
17:32en analyse dans ce domaine-là,
17:34s'attend à ce que la production baisse de 17% d'ici 2030.
17:38Même avec les prix atteints aujourd'hui,
17:40on ne se dit pas qu'il y aura suffisamment de nouvelles exploitations
17:43pour que la production augmente dans les prochaines années ?
17:46Les derniers gros gisements découverts
17:49ont été découverts au milieu des années 90.
17:52Et même si aujourd'hui, on décidait d'en mettre en production
17:56qui n'ont pas encore été mis en production,
17:57il faut 15 ans, 20 ans pour ouvrir une mine d'or.
18:01Donc, à l'horizon 2030, vous comprenez bien
18:03qu'on n'arrivera pas à travailler avec ça.
18:05Et la déploitation des autres mines fait que,
18:06même si on met en place de nouvelles mines,
18:08on sait que, probablement, 2025 sera le peak gold.
18:11Donc, ça, c'est extrêmement important.
18:13Donc, à court terme, on a tous ces éléments-là.
18:15Et puis, on a surtout un élément majeur
18:16qui nous fait rester très optimistes pour la suite,
18:18c'est le problème de la dette,
18:20qui devient un problème qui était, pour l'instant, un peu occulté.
18:23Mais avec des intérêts de la dette
18:26qui deviennent de plus en plus importants.
18:28Cette année, on va dépasser les 1 000 milliards de dollars
18:30d'intérêts sur la dette américaine.
18:31C'est plus que le budget de la défense,
18:33plus que le budget de l'éducation.
18:35Et donc, on sait que les taux d'intérêt vont devoir rester bas.
18:38Et on sait qu'à un moment,
18:41il risque d'y avoir une perte de confiance.
18:42Il y a aussi une perte de confiance
18:43sur l'indépendance de la réserve fédérale américaine,
18:45donc sur une possibilité de taux qui baisse beaucoup.
18:47Tout ça, ce sont des facteurs de soutien à l'or.
18:49Et donc, ça nous aide à penser que
18:51peut-être que le mouvement qu'on a connu aujourd'hui,
18:53même s'il est très prononcé,
18:55n'est peut-être pas fini.
18:56Mais ça valide votre thèse.
18:58Ce n'est pas à vous que je l'apprendrai, Benjamin.
19:00Mais l'or n'est plus seulement perçu
19:02comme un actif de couverture.
19:04C'est un vrai thème d'investissement aujourd'hui.
19:07C'est un vrai thème d'investissement
19:08et ça risque de le devenir de plus en plus.
19:09Je vais vous donner un seul exemple, Grégoire.
19:11Alors, hier, le directeur des investissements
19:15de Morgan Stanley, une petite banque américaine,
19:18a publié un papier dans lequel il explique
19:20que compte tenu de l'évolution de la situation
19:22et du fait qu'il y a une recorrélation
19:24des actifs actions et obligataires,
19:26le portefeuille modèle habituel,
19:2760% actions, 40% obligations, est derrière nous.
19:30Et il dit, le nouveau portefeuille cible,
19:33c'est 60% actions, 20% obligations et 20% or.
19:37C'est plus les 5% qu'on recommande traditionnellement
19:41pour dormir tranquillement.
19:42C'est ça.
19:43Et sachant qu'aujourd'hui, on estime que dans la partie
19:44gestion de fortune, dans la partie gestion des actifs privés,
19:48l'or représente à peu près 1% des allocations.
19:51Donc, on a encore beaucoup, beaucoup de place
19:53pour voir l'or continuer à progresser
19:55dans les mois et dans les années qui viennent.
19:56Comment on met un prix sur le potentiel encore
19:59restant de l'or, Benjamin ?
20:01Nous, on a arrêté de mettre un prix.
20:03Ce que je peux vous dire, c'est quand ça s'arrêtera.
20:05Et là, je prends un gros pari en disant ça
20:10parce que ça peut paraître un peu aberrant,
20:12mais pour moi, le vrai problème fondamental,
20:15c'est le problème de la dette.
20:17Et donc, pour l'instant, ce problème de la dette est accepté,
20:20mais à un moment, on va commencer à se poser des vraies questions
20:22sur la capacité de remboursement de la dette
20:24si on continue à aller dans ce sens-là.
20:26Et donc, à ce moment-là,
20:28quand la perte de confiance va être plus importante,
20:30le cours de l'or va beaucoup monter.
20:32Mais au moment où on va régler le problème de la dette,
20:35soit par une restructuration de dette
20:37ou appelons-la autrement, je ne sais pas,
20:39mais ou par des taux d'intérêt négatifs ou autres,
20:42eh bien, à ce moment-là, il faudra vendre son or
20:45et il faudra oublier l'or pour 25 ans.
20:47Oui, c'est ça.
20:47Voilà.
20:48Le vrai problème, c'est la dette.
20:49Donc, c'est le ratio de dette sur PIB
20:50qui va être le juge arbitre, effectivement,
20:53du momentum de l'or.
20:54En fait, le juge arbitre, c'est la confiance.
20:57La confiance, c'est binaire, c'est zéro ou c'est rien.
20:58Vous avez confiance ou vous n'avez pas confiance.
21:00Pour l'instant, la confiance s'étiole,
21:02mais elle est toujours là.
21:03Le jour où elle disparaît,
21:05on a une vraie crise,
21:06le cours de l'or s'envole,
21:07on doit régler la crise
21:08et là, il faut vendre son or
21:10et l'oublier pendant 25 ans.
21:12Au-delà de l'or,
21:13c'est les précieux dans l'or ensemble
21:14qui réalisent des performances importantes
21:17cette année.
21:18Oui, l'or fait un excellent parcours,
21:20mais le platine fait encore mieux que l'or.
21:23Pourquoi ?
21:23Parce que le platine,
21:24la contrainte sur la production est déjà là.
21:2680% du platine est produit en Afrique du Sud
21:29et les mines sont très profondes
21:30et comme les cours étaient en baisse,
21:32il n'y a pas eu d'investissement depuis longtemps.
21:33Donc, la production baisse.
21:35Et côté demande,
21:36le platine, ça sert beaucoup aujourd'hui
21:37à faire des pots catalytiques.
21:39Donc, on s'attendait à une baisse de consommation,
21:41mais on prend du retard
21:42dans la transition énergétique
21:43et on utilise de plus en plus
21:44des voitures hybrides.
21:46Or, une voiture hybride
21:46a toujours un pot catalytique,
21:47mais ce qu'il faut savoir,
21:48c'est que le pot catalytique
21:49d'une voiture hybride
21:49est plus gros
21:50que le pot catalytique
21:51d'une voiture thermique.
21:52Ça peut paraître bizarre,
21:53mais donc, vous avez 10 à 15% de platine
21:55de plus dans un pot catalytique
21:56de véhicules hybrides.
21:57Et donc, on a une demande
21:59qui se maintient
22:00et une offre
22:01qui a tendance à diminuer.
22:02Donc, les prix montent
22:03et l'ajustement est assez violent
22:04parce que la baisse
22:05avait été très forte.
22:06Et puis, il y a un autre point
22:06qui est très important
22:07pour le platine, Grégoire,
22:09c'est que vous le disiez,
22:09le prix de l'or a beaucoup monté.
22:11Et donc, à un moment,
22:12les bijoutiers commencent
22:13à se poser la question
22:14de savoir si ça n'est pas intéressant
22:15de faire des bijoux en platine
22:16qui, aujourd'hui,
22:17est beaucoup moins cher que l'or,
22:18alors qu'il était autrefois
22:19considéré comme plus précieux.
22:21Donc, dans les dimensions
22:22usage tangible
22:23de ces métaux précieux,
22:25le platine peut remplacer
22:26en partie peut-être
22:27une partie de l'or utilisée
22:28pour les bijoux.
22:30Il faut savoir que le marché de l'or,
22:31c'est un marché de 4 500 tonnes par an.
22:33Le marché du platine,
22:34c'est un marché de 250 tonnes.
22:35Donc, si vous avez même
22:36un tout petit peu
22:36de ce marché de l'or
22:38qui passe sur le platine,
22:39ça peut très vite
22:39déséquilibrer ce marché.
22:41Donc, le platine tire très, très fort
22:42à la hausse.
22:42Et l'argent, bien sûr,
22:43parce que l'argent,
22:44on l'utilise beaucoup
22:44pour la transition énergétique.
22:46Le marché de l'argent
22:46est en déficit cette année
22:48pour la cinquième année consécutive.
22:50On est déjà dans la situation
22:52difficile de l'équilibre
22:54entre la production
22:54et la consommation.
22:55Si on parle produits
22:56et innovations
22:57que vous apportez au marché
22:58chez Ophi Invest AM,
23:00ce sont des produits structurés
23:02ayant comme sous-jacent
23:03des métaux,
23:04les métaux de la transition,
23:06notamment, Benjamin.
23:07Oui, c'est une...
23:08Qu'est-ce que...
23:08Alors, en quoi c'est une innovation
23:09entre guillemets
23:10parce que les produits structurés,
23:11la vague monte depuis des années.
23:14Mais c'est vrai que le sous-jacent
23:15des métaux
23:16n'était peut-être pas
23:16un sous-jacent habituel
23:17pour structurer des produits.
23:19Oui, les matières premières
23:20sont un sous-jacent
23:20qui est assez ignoré
23:22d'une façon générale.
23:23Alors, on avait vu
23:23des produits structurés
23:24autour de l'or, notamment,
23:25parce que ça avait intéressé.
23:27Mais nous, on a trouvé ça pertinent
23:28d'aller proposer
23:29un produit structuré
23:30sur un panier plus large
23:32de métaux,
23:34notamment les métaux
23:34qui vont être nécessaires
23:35pour la transition énergétique
23:36parce que c'est un des métaux
23:38qui ont un gros potentiel,
23:39mais en même temps,
23:41même si la thèse d'investissement
23:42est relativement claire,
23:42ça bouge beaucoup.
23:44Et ça, ça peut faire peur.
23:45Et on s'est dit,
23:45le produit structuré,
23:47en particulier avec un capital garanti,
23:48peut être très rassurant
23:49pour un investisseur privé.
23:51Et donc, ça a tout son sens,
23:53sachant que ces actifs
23:53sont des vrais actifs
23:54de diversification.
23:56Ils sont peu corrélés
23:56avec les actifs traditionnels
23:58et donc, ils apportent
23:59une décorrélation.
24:00Après, vous n'enlèverez pas
24:02le fait que vous êtes
24:03sur un produit structuré
24:03et donc, en contrepartie,
24:04vous avez quand même
24:05un risque de contrepartie
24:06parce que vous travaillez
24:06avec une banque.
24:07Il faut quand même mentionner,
24:08ce n'est pas le produit magique,
24:10mais vous avez le moyen
24:11comme ça de vous rassurer
24:12sur la volatilité,
24:13de mieux vivre cette volatilité
24:15tout en ayant un potentiel
24:16de participer
24:17à cette évolution des cours
24:19si elle devait se produire
24:21à un horizon 3, 4, 5 ans.
24:23Voilà, donc, c'est une solution
24:24qui est bien
24:25pour les investisseurs privés.
24:26Et puis, c'est aussi très bien
24:27pour les investisseurs institutionnels
24:28parce que les investisseurs institutionnels
24:30ont un autre problème,
24:32c'est que quand ils investissent
24:33dans des produits,
24:34ils doivent mettre du capital
24:35en face de ce produit.
24:36Bien sûr.
24:39En mettant une garantie en capital,
24:41en mettant tout un système
24:43de produits structurés,
24:44une structuration,
24:45vous permettez de réduire
24:46ce besoin en capital
24:47parce que la garantie
24:48permet notamment
24:49de s'assurer
24:50qu'on va perdre moins d'argent.
24:52Et donc, tout ça aide énormément
24:54et permet aux institutionnels
24:55de commencer à considérer
24:56cette gamme de produits.
24:58Nous, on trouve que ça apporte
24:59vraiment quelque chose
25:00en termes de diversification.
25:01Et donc, c'est pour ça
25:02qu'aujourd'hui,
25:02on a décidé de se lancer
25:03dans cette aventure.
25:05Concrètement,
25:05quand vous dites
25:06les métaux de la transition,
25:07donc il y a le cuivre.
25:08Oui, bien sûr.
25:09Et les autres types de métaux
25:09on va retrouver justement
25:10dans ces produits structurés.
25:11Le cuivre, c'est le couteau suisse
25:12de la transition énergétique.
25:13On en a besoin.
25:14Après, vous avez l'aluminium.
25:15Sachant que l'aluminium
25:16est là aussi un métal
25:18comme les terres rares
25:18dont on parle beaucoup,
25:20très dépendant de la Chine.
25:20La Chine fait 60%
25:21de la production mondiale
25:22et a décidé de caper
25:24sa production
25:25pour des raisons
25:25de consommation électrique
25:26et de pollution.
25:32essentiellement les panneaux solaires
25:33et les voitures électriques.
25:35Vous avez le nickel
25:37pour les batteries
25:39pour éviter l'oxydation
25:41de l'acier également.
25:44Vous avez le zinc.
25:46Là aussi,
25:46il y a tout un panier.
25:48On a 9 métaux dans ce panier.
25:49On a rajouté de l'or
25:50parce que l'or a un côté rassurant
25:51et stabilisant dans le panier.
25:53Donc voilà,
25:54on a tout un panier
25:55qui sert de sous-jacent
25:56et qui permet d'essayer
25:58de proposer une offre intéressante,
26:01diversifiante,
26:01avec un risque maîtrisé
26:03grâce à la mise en place
26:04de garanties en capital.
26:05Même si ça ne protège pas de tout,
26:07encore une fois,
26:07ce n'est pas un produit magique.
26:08Chacun trouvera
26:09la bonne manière
26:10de s'exposer
26:10à ce marché des commodités
26:12et des matières premières.
26:12Merci beaucoup Benjamin.
26:13Merci Grégoire.
26:14Le directeur des gestions
26:15matières premières
26:16d'Ophi Invest AM
26:17avec nous à Lyon
26:19depuis cette convention patrimoniale.
26:29Et on poursuit nos entretiens
26:31à l'occasion de cette édition spéciale
26:32de Smart Bourse
26:33depuis la convention patrimonia
26:35qui se tient à Lyon
26:35cette semaine.
26:36Smart Bourse
26:37qui intègre de plus en plus
26:38l'univers des actifs privés.
26:40Et nous en parlons
26:40avec Yves Desjardins,
26:42le responsable Europe
26:42de l'Ouest de Schroders.
26:43Bonjour Yves.
26:44Bonjour.
26:45Merci beaucoup d'être avec nous.
26:46Oui, ça fait quelques années
26:47qu'on observe tous
26:48la vague montante
26:50de démocratisation
26:51des actifs privés.
26:53Vous nous direz
26:53où on en est de cette vague.
26:55Mais vous le dites vous-même,
26:55c'est aussi un sujet
26:57qui n'est pas sans risque
26:58de réputation
26:59pour l'industrie
27:00de l'asset management
27:01au sens large.
27:03Attention, comme vous dites,
27:04à ne pas céder
27:04à une tentation
27:05trop court-termiste
27:08d'une offre
27:09qui serait bâclée,
27:11qui ne se ferait pas forcément
27:12dans l'intérêt
27:13du client final.
27:15Qu'est-ce que vous voulez dire
27:15par là Yves ?
27:16Je veux dire qu'aujourd'hui
27:18il y a une énorme attente,
27:19il y a une énorme envie,
27:21il y a une pression
27:22de l'État
27:23du secteur public
27:24réglementaire
27:26qui a besoin
27:26avec la loi Industrie Verte
27:27qui a besoin
27:28de trouver des relais
27:30de financement
27:30pour ce qu'on appelle
27:31l'économie réelle.
27:32Donc ça c'est plutôt
27:33une bonne chose.
27:34Il y a dans le même temps
27:34des pressions
27:35sur les marges
27:36chez les asset managers
27:37sur les actifs cotés
27:38et donc on voit bien
27:40et on en est conscient
27:41que les actifs réels
27:43peuvent être une solution
27:44pour se diversifier
27:46certes en clientèle
27:47mais aussi pour rétablir
27:48un petit peu les marges.
27:49Rétablir un petit peu
27:50les marges, oui,
27:51c'est ce qu'on fait
27:51chez Schroder,
27:52je pourrais en reparler
27:53mais si la tentation
27:54c'est de se dire
27:55attention
27:55et pardon de le dire
27:56comme ça
27:57c'est une vache à lait
27:57le risque c'est
27:59d'aller trop loin
28:00de capturer la performance
28:02qui a déjà été faite
28:02en PE par certains acteurs
28:04et quelque part
28:05de tuer
28:07ce qui est
28:08une opportunité naissante.
28:09Oui, c'est ça.
28:10Très vigilance là-dessus
28:11et à le faire bien
28:13et à le faire
28:13dans des bonnes conditions.
28:14Oui.
28:15Comment on s'assure ?
28:16Alors on parle
28:17d'alignement d'intérêt
28:18skin in the game
28:20comment est-ce qu'on s'assure
28:21d'un bon alignement
28:22d'intérêt
28:22quand on s'adresse
28:23à des clients
28:24non professionnels ?
28:26On parle des particuliers
28:26mais ce sont des clients
28:27non professionnels
28:28comme vous dites
28:29Yves.
28:29Complètement
28:30et même si
28:30généralement on va passer
28:32par l'intermédiation
28:33de CGP
28:34d'assureurs vie
28:36de distributeurs
28:36mais oui
28:37ils sont non professionnels
28:38et l'alignement pour moi
28:39il répond
28:40à un principe de base
28:41on doit offrir
28:42à nos clients
28:43privés
28:44exactement la même offre
28:46les mêmes investissements
28:47que sur la partie
28:49institutionnelle
28:50professionnelle.
28:52Ce que je veux dire
28:52par là
28:53et en plus
28:54ça a des vertus
28:54première vertu
28:55si on fait ça
28:56ça veut dire que moi
28:57mon équipe
28:58de gestion
29:00en dette infra
29:00pour ce qui nous concerne
29:01en ce moment
29:01on va lui demander
29:03d'originer des deals
29:04à la fois
29:05pour ce qu'elle faisait
29:05jusqu'à présent
29:06et pour des nouveaux clients
29:08donc le boulot
29:09est le même
29:09il est juste
29:10dans un très mauvais français
29:11ce qu'est l'ébol
29:12on peut avoir
29:14un effet de levier
29:14ça c'est le premier point
29:15le deuxième point
29:16si je fais ça
29:17ça veut dire
29:17que je n'ai pas vraiment
29:19d'opportunité
29:23ou d'incentive
29:24à augmenter mes frais
29:25j'ai fait le même boulot
29:26donc à la fin
29:27je peux tenir mes frais
29:28relativement bas
29:30on pourra revenir dessus
29:31il faut quand même
29:32les monter
29:32pour les sujets
29:33de distribution
29:33et de marketing
29:34mais relativement bas
29:35et surtout
29:36il y a un effet
29:37réputationnel
29:38chez Schroders
29:39on a fait
29:40plus d'une centaine
29:41de deals en 15 ans
29:42on a eu zéro défaut
29:43la classe d'actifs
29:43de dette infra
29:44et par essence
29:46une classe d'actifs
29:47où les défauts
29:48sont très rares
29:48mais ça pourrait arriver
29:50et je m'imagine
29:51assez mal
29:51dans 5 ans
29:52dans 10 ans
29:52avoir un défaut
29:53dans un portefeuille
29:54qui serait le portefeuille
29:55retail
29:55mais où le client
29:57institutionnel
29:57ne lui serait pas touché
29:58pour Schroders
29:59pour la famille
30:00ce serait un vrai sujet
30:01donc on ne peut pas faire ça
30:02donc nous à la fin
30:03on aligne complètement
30:04les clients privés
30:05et le client instint
30:06c'est les mêmes deals
30:06sur le sujet
30:08de la tarification
30:09comme vous dites
30:09gérer des actifs privés
30:11ça a un coût
30:11qu'est-ce qu'on peut
30:13j'allais dire
30:14faire passer comme coût
30:16au client
30:17en restant
30:18dans une tarification
30:19juste et transparente
30:21alors il y a plusieurs
30:21façons de répondre à ça
30:22il y a la première chose
30:23c'est le partage de valeur
30:24ultimement
30:25il faut que
30:26à la fin
30:27ce qui reste net
30:28à l'investisseur
30:29net au client
30:30ça soit cohérent
30:31c'est-à-dire que
30:32si je vous parle de PE
30:33et qu'on vous explique
30:34que c'est 14%
30:35qu'on a oublié de vous dire
30:36qu'il y a un effet dilutif
30:37et qu'on a oublié de vous dire
30:39qu'il y avait des frais
30:39à l'entrée
30:40qu'il y avait des récurings
30:41et que vous tombez à 4
30:42ça ne marche pas
30:44donc nous en gros
30:45ce qu'on a dit
30:45c'est sur la dette infra
30:46on va faire une offre
30:48on va se retrouver
30:48sur les niveaux de taux actuels
30:506-7 net à l'investisseur
30:52et on va avoir
30:53grosso modo
30:54je mets les frais administratifs
30:55de côté
30:55les frais techniques
30:56mais 2% de frais
30:58et on va répartir ça
30:5950-50
30:5950 pour le distributeur
31:0050 pour l'asset manager
31:01et si on regarde
31:03pour revenir à ce que je disais
31:03juste avant
31:04comment ces frais sont constitués
31:06et pourquoi c'est 1% chez nous
31:07et comment ça se compare
31:09avec une offre institutionnelle
31:11si je fais la même offre
31:12modulo monétaire
31:13qui est la poche liquide
31:14des altifs
31:15je serais aux alentours
31:17de 80-85 centimes
31:19pour un instit
31:20et je vais être à 1%
31:21pour du retail
31:21et pourquoi j'ai 15 BP de plus
31:25Décart ?
31:25parce que simplement
31:26j'ai un effort marketing
31:28la distribution
31:29l'année prochaine
31:30probablement
31:31j'ai un stand
31:31de patrimonial
31:32c'est des choses comme ça
31:34je comprends
31:35il faut attendre
31:35beaucoup de dispersion
31:36dans cette classe d'actifs
31:37les professionnels
31:38en ont l'habitude
31:39Yves
31:40mais il va falloir aussi
31:41éduquer les non professionnels
31:42à ce que les rendements
31:45soient très dispersés
31:47en fonction
31:48et c'est là où ça reste
31:49un métier intéressant
31:49de sélection aussi
31:51de gérant
31:51j'imagine
31:52mais il faut s'attendre
31:53à une grande dispersion
31:55des rendements
31:55il faut s'attendre
31:56à une dispersion
31:57oui
31:57et en même temps
31:58à mesure que
31:59avec la loi industrie verte
32:01les actifs réels
32:02gagnent en place
32:03en maturité
32:04en maturité
32:04et en importance
32:06dans les allocations
32:07je pense qu'on va avoir
32:08un point important
32:10l'assureur vie
32:11ou le gérant du PER
32:13assureur en l'occurrence
32:14très souvent
32:14il sait qu'il y a
32:16une chose qui va se produire
32:17c'est que si
32:17on l'a vu sur l'immobilier
32:18s'il y a un sujet
32:19de liquidité
32:20celui qui va reprendre
32:21l'actif au bilan
32:23à priori c'est l'assureur
32:24et donc
32:25quelque part
32:26dans la sélection
32:27des actifs
32:28il va devoir être
32:29ultra vigilant
32:30et
32:31c'est ce qu'on fait
32:32nous aujourd'hui
32:33chez Schroders
32:33avec les assureurs
32:34ce qu'ils mettent
32:35en UC
32:36ils se disent
32:38est-ce que j'accepterai
32:39de la voir
32:40sur l'actif
32:40est-ce que je suis prêt
32:40à le prendre moi-même
32:41exactement
32:41et si c'est ça la réponse
32:43a priori on va trier
32:44le bon gré de livret
32:45très clair
32:46pourquoi la dette infra
32:47vous avez déjà cité
32:48plusieurs fois la dette infra
32:50mais donc
32:51c'est une des caractéristiques
32:53c'est ce qui vous caractérise
32:54dans cet univers du non-coté
32:56entre autres
32:57chez Schroders
32:57alors en fait
32:58chez Schroders
32:58c'est un actif réel
32:59on s'est développé
33:00depuis un peu plus de 15 ans
33:01je mets l'immobilier de côté
33:01qui est là depuis 70
33:02mais on s'est développé là-dessus
33:04on fait du PE
33:05on fait de l'infra equity
33:06et on fait de l'infra dette
33:07et en fait ce qu'on s'est dit
33:08c'est
33:08comment rentrer sur ce marché
33:10naissant et nouveau
33:12en se positionnant
33:14sans être complètement
33:16en compétition frontale
33:17notamment avec les acteurs locaux
33:19les acteurs locaux
33:20enfin je veux dire
33:21on en a plein
33:22qui font du PE
33:23qui le font plutôt bien
33:24c'est pas la peine d'y aller
33:25on est très bon en PE
33:26mais c'est pas là-dessus
33:27qu'on serait rentré
33:27ça c'est le premier point
33:28le deuxième point
33:29c'est
33:30on va dire à des clients
33:31particuliers
33:32de rentrer sur des actifs
33:34non-cotés
33:34avec une absence de liquide
33:37ou une liquidité partielle
33:38sur le LTIF
33:39et avec une acceptation
33:41du risque différente
33:42et en fait
33:43pourquoi la dette infra ?
33:44en fait la dette infra
33:44quand vous regardez historiquement
33:45c'est entre
33:47ce que vous regardez
33:47en termes de niveau de risque
33:48de rating
33:49c'est entre 0,5 et 1%
33:51de taux de défaut historique
33:53même s'il y a un défaut
33:55vous avez un actif réel derrière
33:56donc vous avez du recovery
33:57bien sûr
33:58et surtout
33:59il y a un point super important
34:00si je compare avec la dette privée
34:02j'ai rien contre la dette privée du tout
34:04il en faut en portefeuille
34:05en diversification
34:06mais en dette privée
34:07vous avez à peu près
34:08le même niveau de défaut
34:09un peu plus
34:09mais c'est assez comparable
34:11sauf qu'en cas de retournement
34:12de marché
34:13de cycle économique
34:14vous avez des pics de défauts
34:16je comprends
34:16vous ne l'avez pas en infrastructure
34:17c'est pas linéaire
34:18et si je termine là-dessus
34:20on est passé quand même
34:21par un stress test
34:22qu'on ne pouvait pas imaginer
34:23qui était le Covid
34:25pendant le Covid
34:26on s'est retrouvé à dire
34:27nos clients
34:28à ce titre
34:28on leur disait
34:29l'infrastructure
34:30ça fonctionne toujours
34:31voilà
34:31bah en fait non
34:33pendant le Covid
34:34les aéroports ne tournaient plus
34:36ça s'est arrêté
34:37et ça a tenu
34:37et il n'y a pas eu de défaut
34:38et donc la dette infra
34:40c'est la meilleure porte d'entrée
34:42le meilleur couple rendement risque
34:44pour un client privé
34:46qui veut se confronter
34:47à cet univers des actifs privés
34:49justement
34:49je suis par essence biaisé
34:51parce que c'est ce qu'on a construit
34:53depuis 2015 chez Schroeder
34:54on a fait plus de 6 milliards
34:55on a 30 personnes à Paris
34:56donc la réponse courte est oui
34:58mais si j'essaye de faire abstraction
35:01de ce côté auto-centré
35:03oui la réponse est oui
35:04c'est à dire qu'on va amener des clients
35:06leur expliquer
35:08qu'il y a une prime d'illiquidité
35:10qu'il faut accepter
35:11et ça c'est hyper important
35:12même si c'est le TIF
35:13c'est pas liquidable demain matin
35:15il faut expliquer que c'est un tunnel quand même
35:16c'est un tunnel
35:17on a quand même un horizon
35:19la grosse différence
35:20c'est qu'en cas de crise de marché
35:23dans le scénario du pire
35:25quand vous faites de l'immobilier du PE
35:26encore une fois
35:27je n'ai rien contre ça
35:27quand vous voulez en sortir
35:29il faut vendre
35:31et vous vendrez à un prix des côtés
35:34ou quand le marché redémarrera
35:35quand vous faites de la dette
35:36sauf défaut
35:38vous n'avez pas à vendre
35:39c'est remboursé
35:40et vous privilégiez des infrastructures
35:42déjà existantes
35:43ça dérisque aussi les portefeuilles
35:44on a plutôt une approche
35:46qu'on appelle brownfield
35:47greenfield brownfield
35:49greenfield en développement
35:50brownfield déjà opérant
35:51on fait parfois entre les deux
35:52c'est à dire que vous pouvez financer
35:53imaginons
35:54même si c'est pas très vert
35:55une autoroute
35:57qui doit s'élargir
35:58l'actif est opérant
35:59vous avez déjà deux voies
36:01vous êtes en train de faire la troisième
36:02donc vous avez de la sécurité
36:03donc oui plutôt brownfield
36:05plutôt sur des technologies matures
36:07et un autre exemple
36:09si on fait des data centers
36:11chez nous les data centers
36:12c'est de l'infrastructure
36:12c'est pas de l'immobilier
36:13bien sûr
36:14ça peut se discuter
36:14oui ça peut être de la logistique
36:16ça peut se discuter
36:17nous on va faire ce qu'on appelle
36:18des hyperscalers
36:19c'est à dire des gros actifs
36:20d'accord
36:21et pourquoi ?
36:22parce qu'en fait vous avez des gens
36:23comme les GAFA
36:24les Amazon
36:24les Google et autres
36:25qui vont prendre ces actifs là
36:27même vide
36:27pour acheter de la capacité
36:29qui vont avoir cette capacité
36:31à payer
36:31et avoir de la récurrence
36:33sur les revenus
36:33sur un fonds de dette infra
36:35chez vous
36:36quel type d'espérance
36:38de rendement
36:38est-ce qu'on peut avoir
36:40ça va dépendre
36:41ça va dépendre
36:42du niveau de risque
36:43qu'on essaie de prendre
36:44si on est sur la dette senior
36:46c'est pas ce qu'on va faire
36:46pour les clients privés
36:48on est sur un spread
36:50de l'ordre de 200 points de base
36:51donc de 2%
36:52si on fait de la dette junior
36:54on est plutôt sur 400-500
36:55et si on est de spread toujours
36:57et si on fait du high yield
36:59on est aujourd'hui
37:01entre 700 et 900
37:02nous ce qu'on a décidé
37:03pour les clients particuliers
37:05c'est de faire une combinaison
37:07entre ce qu'on appelle
37:08la junior
37:08et le high yield
37:10à la fin c'est le sub investment grade
37:11pour faire simple
37:12et on va générer
37:14du à peu près
37:158,5-9 brut
37:16si je retranche
37:17les 2%
37:18dont je parlais tout à l'heure
37:19on va se retrouver
37:19sur du 6-6,5-7
37:21en fonction
37:21en fonction des niveaux de taux
37:23actuel ça fonctionne
37:25merci beaucoup Yves
37:26Yves Desjardins
37:27qui est venu évoquer pour nous
37:28le sujet des actifs non cotés
37:30avec ce focus
37:31autour de la dette
37:31infrastructure
37:32Yves Desjardins
37:33le responsable
37:34Europe de l'Ouest
37:35de Schröders
37:35avec nous
37:36pour cette édition spéciale
37:37de Smart Bourse
37:37depuis Patrimonia à Lyon
37:39merci
37:39Nouvelle invitée
37:48à mes côtés
37:49dans cette édition spéciale
37:50de Smart Bourse
37:51depuis la convention
37:52Patrimonia
37:52qui se tient cette semaine
37:53à Lyon
37:54c'est la directrice générale
37:55déléguée du groupe
37:56Harvest
37:56Delphine Asseraf
37:58bonjour Delphine
37:58bonjour
37:59merci beaucoup
38:00d'être avec nous
38:01on va parler bien sûr
38:02des enjeux de l'IA
38:03pour l'industrie
38:04du conseil
38:05en gestion de patrimoine
38:06mais je voulais quand même
38:07prendre quelques instants
38:09pour revenir sur cette crise majeure
38:10que le groupe Harvest
38:11a traversé en début d'année
38:12qui a été résolue depuis
38:13Delphine
38:14mais justement
38:15à postériori
38:16quels sont les
38:17les grands enseignements
38:18que vous retirez
38:19de cette crise
38:20pour le groupe Harvest
38:21mais j'ai envie de dire
38:22pour l'ensemble
38:23de l'industrie également
38:24alors effectivement
38:25comme vous le dites
38:27cette crise
38:28est derrière nous
38:29mais pour autant
38:30je pense que chacun
38:31se souviendra
38:32de ce 27 février
38:33lorsque la cyberattaque
38:35a démarré
38:36que ce soit
38:37nos clients
38:38qui ont été
38:38évidemment impactés
38:39mais aussi
38:40nos collaborateurs
38:40pour qui
38:41c'était la première attaque
38:43et là effectivement
38:45après le choc
38:47la nécessité de rebond
38:49et forcément
38:52le retour d'expérience
38:53et aujourd'hui
38:54plusieurs mois après
38:56c'est vrai que nous
38:57on a souhaité s'inscrire
38:58dans un partage
38:59de cette expérience
39:00pour faire en sorte
39:01qu'on travaille
39:01collectivement
39:02à la résilience
39:04de l'écosystème
39:06de la gestion de patrimoine
39:07donc c'est vrai
39:07qu'on partage
39:08avec les grandes institutions
39:10les autorités de tutelle
39:12mais aussi nos clients
39:13ce que nous avons appris
39:14la force du collectif
39:15et là je tiens
39:16à remercier
39:17à la fois nos clients
39:17mais aussi nos partenaires
39:19qui nous ont aidé
39:20à sortir plus vite
39:21de la crise
39:22et ce qui est important
39:23c'est que chacun comprenne
39:25comment est-ce qu'on peut
39:26anticiper ce type de crise
39:28qui paraît
39:28presque aujourd'hui
39:30incontournable
39:31malheureusement
39:32compte tenu de tout
39:33ce que nous entendons
39:33donc on se place
39:34véritablement
39:35dans un partage
39:36dans une transparence
39:38avec chacun
39:39pour essayer en tout cas
39:40de se préparer
39:42au mieux
39:42et d'aider
39:44le monde
39:45de la gestion
39:45de patrimoine
39:46ça a permis
39:46une prise de conscience
39:47collective
39:48de place
39:48Delphine
39:49vous le pensez
39:50parce que c'est vrai
39:50que ces attaques
39:52cyber
39:52elles sont récurrentes
39:53chez Harvest bien sûr
39:55mais des hôpitaux
39:56des institutions
39:57sont visées en permanence
39:58par des cyberattaques
39:59est-ce qu'il y a une prise
40:00de conscience collective
40:01dans votre industrie
40:02liée à l'événement
40:03que vous avez traversé ?
40:04je le crois
40:05je crois que vraiment
40:07tout le monde a pris conscience
40:08des enjeux
40:09des risques
40:10moi j'ai été très touchée
40:12et je tiens à le dire
40:13par aussi le soutien
40:15de l'administration publique
40:16et des autorités
40:17et qui nous ont vraiment aidé
40:19et c'est là où j'ai pris conscience
40:22de la qualité des personnes
40:23qui avaient dans ces services
40:25et elles cherchent vraiment
40:26à aider le monde
40:28et notamment le monde
40:29des services financiers
40:30parce qu'il y a beaucoup de choses
40:32qui peuvent être faites
40:32c'est évidemment impossible
40:34de dire que
40:35telle ou telle société
40:36ne connaîtra jamais
40:37de cyberattaques
40:38mais en tout cas
40:38on peut s'y préparer
40:39d'un point de vue humain
40:41comment est-ce qu'on gère une crise
40:42comment est-ce qu'on change
40:44ces processus
40:45comment est-ce qu'on éduque aussi
40:47ses collaborateurs
40:48ou ses clients
40:48sur des bonnes pratiques
40:50ce qui concerne
40:51la gestion des mots de passe
40:52ce qui concerne
40:53la gestion des fichiers
40:54qui comportent par exemple
40:55des données sensibles
40:56donc cette prise de conscience
40:58je crois qu'elle a aidé aussi
40:59à impliquer
41:00de nouveaux comportements
41:01et en tout cas
41:02on essaie de le faire aussi
41:03en toute transparence
41:04et en soutien
41:05à ce monde
41:06de la gestion de patrimoine
41:07pour même temps
41:08pour qu'on se protège aussi
41:09tous ensemble
41:10Il y a une autre prise de conscience
41:12qui est en train de se diffuser
41:13c'est celle des enjeux
41:14autour de l'intelligence artificielle
41:16dans cette industrie
41:17des CGP en l'occurrence
41:18Delphine Asseraf
41:20comment l'IA est en train
41:22de bouleverser ces métiers
41:23du conseil en gestion de patrimoine
41:25et évidemment
41:26quelle est la place d'Arvest
41:27dans cette diffusion
41:28des outils
41:29fondés sur l'IA
41:32et les nouveaux développements
41:32d'intelligence artificielle
41:34Alors c'est vrai que vous avez
41:35vous un studio
41:36au plein milieu de patrimonia
41:38donc je pense que comme moi
41:40vous regardez
41:41le nombre de stands
41:42qui parlent d'intelligence artificielle
41:44aujourd'hui c'est une réalité
41:45c'est une réalité
41:47qui revêt des principes
41:51très différents
41:52d'une société à une autre
41:53mais en tout cas
41:54ça s'inscrit aujourd'hui
41:55dans un quotidien
41:56et il faut s'y préparer
41:59c'est une technologie de rupture
42:01et le plus on la pratique
42:03le plus on peut imaginer
42:05les usages de demain
42:06et donc moi je ne peux qu'encourager
42:08parce que évidemment
42:10ça va tellement vite
42:11les évolutions technologiques
42:12vont tellement vite
42:13que c'est en touchant du doigt
42:15en testant jour après jour
42:16qu'on se rend compte
42:17ce que ça peut changer
42:18dans notre pratique au quotidien
42:19et c'est vrai que nous
42:21on essaie vraiment
42:22d'anticiper ces tendances
42:23moi je crois que ça peut changer
42:25énormément de choses
42:26à la fois
42:26dans tout ce qui est
42:28gestion un peu administrative
42:29et c'est une réalité
42:31notamment
42:32c'est les CGP
42:34c'est quoi 30-40%
42:35de leur temps parfois
42:36au moins 30%
42:38et parfois jusqu'à 50%
42:40du temps
42:41et donc tout ce qui peut servir
42:42à automatiser les choses
42:44par exemple
42:45comment est-ce qu'on peut
42:46lire plus facilement
42:47des documents
42:47comment est-ce qu'on peut
42:48faire des contrôles
42:50plus facilement
42:50c'est du temps de gagner
42:52qui peut se déporter
42:53sur plus de conseils
42:55donc ça je dirais
42:55sur l'allègement
42:57de toute la partie administrative
42:59le deuxième sujet
43:00qui pour moi est important
43:01c'est la personnalisation
43:03parce qu'évidemment
43:04un CGP connaît par cœur
43:05tous ses clients
43:06il doit adapter ses stratégies
43:08à chacun de ses clients
43:09mais il peut être assisté
43:10de l'intelligence artificielle
43:13pour essayer vraiment
43:14d'adapter son contenu
43:16et préparer ses entretiens
43:18de façon beaucoup plus
43:19personnalisée qu'avant
43:20parce que ses moteurs apprennent
43:22et donc sont capables
43:23de guider un petit peu
43:25le contenu des documents
43:27qui sont rendus aux clients
43:28de façon plus personnalisée
43:30donc le deuxième enjeu
43:31c'est la personnalisation
43:32le troisième enjeu
43:34c'est l'anticipation
43:35parce qu'aujourd'hui
43:36on est capable de faire
43:37des calculs
43:38de façon beaucoup plus fluide
43:40et donc d'anticiper
43:41l'impact sur des placements
43:43l'impact aussi
43:45par rapport à des préférences
43:46notamment des préférences
43:47parfois extra financières
43:49de façon beaucoup plus juste
43:51donc sur ces trois sujets
43:52je dirais que l'impact
43:53moi me semble inéductable
43:56et bien entendu
43:57je pense à un gain
43:59encore une fois
44:00pour tous ceux
44:00qui placent le conseil
44:01au centre de leur stratégie
44:03parce que ça veut dire
44:05plus de temps
44:05alors les marchés boursiers
44:07sont très enthousiastes
44:08à l'idée
44:09et au thème
44:10de l'intelligence artificielle
44:12chez vos partenaires
44:13chez vos clients
44:14est-ce qu'il y a malgré tout
44:15des freins à lever
44:17pour une diffusion
44:18peut-être plus rapide
44:20plus large
44:21de ces nouveaux outils
44:23Delphine ?
44:23alors je ne dirais pas
44:24qu'il y a des freins
44:24mais il y a des questions
44:25qui me semblent
44:26tout à fait légitimes
44:28et auxquelles il faut répondre
44:29alors chacun a ses convictions
44:31mais par exemple
44:32si vous le permettez
44:34je vous prends un exemple
44:35nous avons introduit
44:36un module d'IA
44:37dans une de nos solutions
44:39qui s'appelle Fitnet
44:40qui est une solution
44:42qui aide les professionnels
44:43de la gestion de patrimoine
44:44à trouver
44:44toutes les références documentaires
44:46les dernières jurisprudentes
44:48les textes de loi
44:49encore une fois
44:50en préparation d'entretien
44:51ou en soutien
44:52d'une proposition d'investissement
44:53et bien ce module d'IA
44:56permet de répondre
44:57à une question
44:58que se pose le CGP
44:59mais en fournissant les sources
45:02d'où vient la réponse
45:05sur quoi elle se base
45:06et cette intelligence
45:08elle a été travaillée
45:10sur nos documents
45:12et donc à la question
45:13mais est-ce que
45:14c'est pas la boîte noire
45:15c'est pas la boîte noire
45:16est-ce qu'il va y avoir
45:17des hallucinations
45:18et bien on y répond par
45:19comment est-ce qu'on a entraîné
45:20le modèle
45:20sur les documents
45:21qui sont créés
45:23par nos ingénieurs patrimoniaux
45:24ils sont à peu près
45:25une vingtaine
45:26donc ce sont des spécialistes
45:27qui testent le modèle
45:28le modèle est éprouvé
45:30sur des documents
45:30qu'on a nous-mêmes rédigés
45:32donc avec
45:32autre chose
45:33c'est notre doctrine
45:34notre compréhension
45:35et donc ça c'est
45:36à la réponse
45:37est-ce que c'est une boîte noire
45:39je la trouve légitime
45:40la réponse elle est
45:41nous on a décidé
45:42d'entraîner sur
45:42notre contenu
45:44vos objectifs
45:48de moyen long terme
45:49dans cette révolution
45:50de l'IA
45:50cette technologie
45:51de rupture
45:52quels sont les grands objectifs
45:54que vous fixez
45:55chez Harvest
45:55de ce point de vue là
45:56Daphine
45:57je dirais qu'il y en a
45:59deux principalement
46:01le premier
46:01c'est de faire en sorte
46:02que ce soit aussi
46:03une source de transformation
46:04de l'entreprise
46:04pour l'entreprise
46:07Harvest
46:07en premier lieu
46:08pour nous-mêmes
46:08bien sûr
46:09et on s'est fixé
46:10dans notre stratégie 2030
46:12que chacun
46:13chaque collaborateur
46:14mais quel que soit son poste
46:16bien sûr on y pense
46:16pour un développeur
46:17mais aussi pour une personne
46:18qui est au marketing
46:19qui est au support client
46:20puisse utiliser librement
46:22l'IA
46:23et s'en servir
46:24comme un soutien au quotidien
46:25donc ça
46:26un sujet de transformation
46:27de l'entreprise
46:28et on a par exemple
46:29un outil qui s'appelle
46:30Harvest GPT
46:31qui est développé
46:32par notre équipe
46:33d'IA
46:34et qui prend en compte
46:36les besoins
46:37de nos collaborateurs
46:38c'est aussi important
46:39je pense
46:40d'en faire profiter
46:41sa propre entreprise
46:42et puis le deuxième sujet
46:44c'est comment est-ce qu'on le rend
46:45au service
46:46de nos clients
46:47mais sur toute notre gamme produit
46:48l'objectif c'est que ce soit
46:50sur l'ensemble
46:51de la suite logicielle
46:52avec deux préoccupations
46:54la satisfaction client
46:55faire en sorte
46:56que vraiment
46:57nos clients
46:57soient encore plus heureux
46:59d'utiliser nos outils
47:00parce que l'IA
47:01facilite leur usage
47:02et puis l'efficacité opérationnelle
47:04sur la transformation
47:06de l'entreprise
47:06quel est le plan de marche
47:09il faut des référents
47:11dans l'entreprise
47:12des ambassadeurs
47:13qui vont eux-mêmes
47:14diffuser l'IA
47:15auprès de leurs collègues
47:16comment on s'assure justement
47:18de cette diffusion
47:18qui transforme
47:20les métiers
47:21de l'entreprise
47:21c'est exactement ça
47:22il faut des ambassadeurs
47:23des prescripteurs
47:25des prescripteurs
47:25et il faut montrer
47:26donc nous on organise régulièrement
47:28toutes les semaines
47:30ce qu'on appelle des meet-up
47:32où on prend des cas d'usage
47:33on dit voilà
47:34comment est-ce que le support
47:35s'en sert
47:36comment est-ce que la compta
47:38s'en sert
47:38et donc en voyant les autres
47:40l'usage qu'ils en font
47:41ça donne des idées
47:44et donc on est très concret
47:46mais ça passe par
47:47de la pédagogie
47:49de la captation d'idées
47:50et des tests
47:51des fois les tests sont fructueux
47:53des fois ils ne le sont pas
47:54il faut aussi savoir
47:55c'est le principe des tests
47:55il faut savoir abandonner des idées
47:57mais en revanche
47:58quand on voit qu'il y a quelque chose
48:00qui peut vraiment avoir de l'impact
48:01quand on arrive à gagner
48:02une heure ou deux heures
48:04par jour
48:04c'est structurant
48:06donc l'écoute
48:07les tests
48:08et puis aussi
48:10d'être curieux
48:11parce qu'on n'a pas réponse
48:13à tout nous-mêmes
48:13donc il faut regarder
48:14ce qui se fait
48:15en dehors de notre industrie aussi
48:17de façon très humble
48:18pour essayer de voir
48:19comment est-ce que ça peut
48:20s'appliquer à nos métiers
48:21vis-à-vis des clients
48:22il faut nécessairement
48:24associer
48:25les clients
48:26au développement
48:27des usages
48:28qui leur sont destinés
48:30Delphine
48:30et il faut les associer
48:32de deux façons
48:33alors on essaie de le faire
48:33de deux façons
48:34au travers de clubs
48:35où on va capter
48:37leurs besoins
48:38parfois
48:39et j'avoue que patrimonien
48:40est honnêtement
48:41est super pour ça
48:42honnêtement est super pour ça
48:44parce qu'il y a des gens
48:45qui viennent nous dire
48:45mais vous savez là
48:46et je le dis très modestement
48:48des fois ils nous disent
48:49mais en fait
48:50j'ai trop de clics
48:51donc comment est-ce que
48:52vous pouvez simplifier
48:53l'accès à telle ou telle
48:54fonctionnalité
48:55donc ces clubs sont là
48:56pour révéler
48:57finalement ce qui peut
48:58être amélioré
48:59et puis on fait des tests
49:00live avec eux
49:01on présente parfois
49:02deux versions différentes
49:03et on leur demande
49:04laquelle est la plus intuitive
49:05donc on va vraiment
49:07et j'encourage d'ailleurs
49:08tous nos clients
49:09à venir nous voir
49:09et à nous le dire
49:10on sera toujours à l'écoute
49:12parce que c'est ce qui
49:13nous fait grandir
49:13et donc voilà
49:15grâce à ces retours
49:16on a aujourd'hui
49:18de l'IA sur trois
49:19de nos produits
49:20j'espère que demain
49:22ça sera sur tous
49:22sur l'ensemble de la gamme
49:23voilà exactement
49:24c'est l'objectif
49:24merci beaucoup Delphine
49:26merci à vous
49:26Delphine Aseraf
49:27qui venait nous parler
49:28de la diffusion de l'IA
49:29dans les métiers
49:30de la gestion de patrimoine
49:31et dans la transformation
49:32des entreprises
49:34une entreprise comme
49:35Harvest
49:35Delphine Aseraf
49:36directrice générale déléguée
49:38du groupe Harvest
49:38avec nous dans Smart Bourse
49:40depuis cette convention
49:41patrimonia à Lyon
49:42nouvel invité à présent
49:52à mes côtés
49:53depuis le stand
49:54de Bismarck
49:55à l'occasion
49:55de cette convention
49:56patrimonia
49:56qui se tient cette semaine
49:57à Lyon
49:58c'est Jean-Denis Bachot
49:59le responsable
49:59Europe de l'Ouest
50:00de Fidelity International
50:01Jean-Denis bonjour
50:02bonjour Grégoire
50:03merci beaucoup d'être avec nous
50:04on parle avec vous
50:04de la montée en puissance
50:06d'un nouveau phénomène
50:07dans l'univers des ETF
50:08au sens large
50:09la montée en puissance
50:10des ETF actifs
50:11vous êtes une des sociétés
50:12de gestion mondiale
50:13alors j'inclus
50:14la partie américaine
50:15de Fidelity
50:15qui est indépendante
50:16de Fidelity International
50:17mais si on prend les deux
50:18vous êtes une société
50:20de gestion mondiale
50:21en pointe
50:22dans la démocratisation
50:24de ces ETF
50:25dits actifs
50:26Jean-Denis
50:26peut-être qu'il faut redonner
50:27un petit peu
50:28ce que l'univers des ETF actifs
50:31représente aujourd'hui
50:32dans le monde
50:33les dynamiques de croissance
50:34et qu'est-ce qui soutient
50:35cette croissance
50:36du marché des ETF actifs
50:37bien sûr
50:39alors effectivement
50:40les ETF
50:41c'est un marché énorme
50:43puisque ça représente
50:44au niveau mondial
50:4514 000 milliards
50:46d'actifs sous gestion
50:47les ETF actifs
50:48c'est encore le petit bébé
50:49dans cet environnement
50:50puisqu'il représente
50:51seulement 1000 milliards
50:53moins de 10%
50:54pour l'instant
50:54absolument
50:54néanmoins
50:56quand on regarde
50:57le taux de croissance
50:58des ETF actifs
50:59au niveau mondial
51:01c'est supérieur
51:01de 3 fois globalement
51:03aux ETF passifs
51:04qui en termes de stock
51:05oui sont plus importants
51:07mais la dynamique
51:08est bien sur les ETF actifs
51:09un peu plus d'ailleurs
51:10en Europe
51:11qu'aux Etats-Unis
51:12aujourd'hui
51:12ou en Asie
51:13parce qu'on parle
51:14plus loin en Europe
51:14c'est ça Jean-Denis ?
51:16on parle un peu plus loin
51:16en Europe
51:17effectivement
51:17ça s'est démocratisé
51:19entre guillemets
51:20il y a quelques années
51:20de cela
51:21mais on voit aujourd'hui
51:22beaucoup de sociétés
51:23de gestion
51:23qui se lancent
51:24sur ce créneau
51:24et pour de bonnes raisons
51:25c'est quoi les vecteurs
51:27de cette démocratisation ?
51:28qu'est-ce qui génère
51:29de la demande
51:29pour ces ETF actifs
51:31dans un univers
51:32qu'on pensait être
51:32un univers de gestion passive
51:34historiquement
51:35Jean-Denis ?
51:36globalement
51:37je dirais
51:37peut-être au-delà
51:38de l'enveloppe ETF
51:39la première tendance
51:41que nous avons pu remarquer
51:42que ce soit aux Etats-Unis
51:43ou aujourd'hui en Europe
51:44c'est la volonté
51:45de certains clients
51:46sur la partie core
51:48de leurs allocations
51:49d'aller sur des stratégies
51:50avec des tracking horrors
51:52donc des risques
51:53par rapport
51:54à l'indicateur de référence
51:55qui sont un peu plus faibles
51:57un peu plus serrés
51:58c'est-à-dire
51:58oui pour de la superformance
52:00mais un contrôle des risques
52:02très très maîtrisé
52:03et en particulier
52:05sur les risques factoriels
52:06les risques de style de gestion
52:07donc des approches
52:08je dirais
52:08un peu plus systématiques
52:10quantitatives
52:11de manière à avoir
52:12un niveau de risque
52:13un peu plus faible
52:14deuxième élément clé
52:16le problématique du prix
52:18en particulier
52:19avec value for money
52:20où il y a certains acteurs
52:21qui pour respecter
52:23en fait
52:24les problématiques
52:24de value for money
52:25ont dû réduire
52:26la composante
52:28prix
52:28de la partie core
52:30de leur portefeuille
52:30en allant sur des stratégies
52:32non pas indicielles
52:33non pas de réplication
52:34d'indices
52:35mais à tracking error
52:36un peu plus faible
52:36comme les ETF actifs
52:37de manière à pouvoir
52:39répondre à ces problématiques
52:40de tarification
52:41il y a un dernier élément aussi
52:43plus en lien avec l'ESG
52:45qui est de pouvoir aussi
52:47tiquer la box SFDR8
52:49que l'on peut retrouver
52:50sur ces stratégies
52:51d'ETF actifs
52:53et que l'on n'a pas forcément
52:54sur de la réplication
52:55d'indices
52:56de grands indices
52:56qu'est-ce que Fidelity
52:59apporte à ce marché
53:00c'est quoi la position
53:01de Fidelity
53:01sur ce marché
53:02aujourd'hui
53:02Jean-Denis
53:03et qu'est-ce qu'une boîte
53:04qui vient de l'analyse
53:05fondamentale justement
53:06apporte à ce type
53:08d'enveloppe active
53:10globalement pour Fidelity
53:11aujourd'hui c'est une stratégie
53:13extrêmement importante
53:15au niveau européen
53:16c'est vraiment une orientation
53:17très stratégique de la maison
53:18c'est pour ça qu'on lance
53:19de façon très régulière
53:20des ETF actifs
53:21aujourd'hui
53:22parfois que nous délégons
53:23à Fidelity Investment
53:25aux Etats-Unis
53:25d'ailleurs
53:25où on va chercher
53:26le meilleur de Fidelity Investment
53:28aux Etats-Unis
53:28et que l'on importe
53:30pour nos clients européens
53:30on y a accès en Europe
53:31on y a accès en Europe
53:33et nous avons lancé
53:34récemment des stratégies
53:36Small Cap US
53:36ou Large Cap Core
53:38en s'appuyant
53:39sur ces stratégies
53:41qui viennent des Etats-Unis
53:42ce que l'on apporte
53:44c'est avant tout
53:45notre ADN de base
53:47de gérant actif
53:48et notre recherche fondamentale
53:49en fait il y a une véritable
53:51économie d'échelle aussi
53:52pour nous
53:52à aller sur ces stratégies là
53:53parce qu'on ne va pas
53:54réinventer la poudre
53:55en fait
53:56on va réutiliser
53:57notre plateforme de recherche
53:58et nos convictions d'investissement
53:59de nos analystes
54:01et on va juste
54:01les imbriquer
54:02dans un processus
54:03d'investissement
54:04plus contraint
54:05en termes de risque
54:06avec des niveaux
54:06de tracking error
54:07plus faibles
54:08pour pouvoir répondre
54:09aux besoins
54:09de certains investisseurs
54:10qui ne sont pas à l'aise
54:11à avoir des tracking error
54:12trop élevés
54:13et des actifs monnaies
54:14trop importants
54:15et donc c'est répondre
54:16à une partie du marché
54:17au travers de notre ADN
54:19de gestion active
54:20et de notre plateforme
54:21de recherche traditionnelle
54:22comment vous arrivez à convaincre
54:23effectivement
54:24les partenaires
54:25qui sont là
54:25autour de nous
54:26à Patrimonia
54:26CGP
54:27Familiaux Fils
54:28Métiques
54:29Familiaux Fils
54:29qu'est-ce qu'ils demandent
54:31et comment vous répondez
54:33à leurs besoins
54:33justement
54:34avec ces solutions
54:35d'actifs ?
54:36Alors étant à Patrimonia
54:37effectivement aujourd'hui
54:38il y a l'éléphant
54:39au milieu de la pièce
54:40qui est le sujet
54:40des rétrocessions
54:41effectivement
54:41quand vous êtes
54:42sur notre stratégie
54:44une des stratégies
54:44les plus commercialisées
54:45aujourd'hui
54:46qui est le fonds
54:47Enhance US Research
54:49donc sur le MSCI USA
54:51la tarification du véhicule
54:53est de 20 points de base
54:54donc non
54:54il n'y a pas de rétrocession
54:55mais ce que je dis toujours
54:56c'est qu'on peut utiliser
54:57ce type de véhicule
54:58dans des enveloppes
54:59de gestion sous mandat
55:00pour des conseillers
55:01de gestion de patrimoine
55:02et se rémunérer
55:03sur l'enveloppe
55:04plutôt que de se rémunérer
55:05sur le sous-jacent
55:06Dans quelle mesure
55:09c'est une concurrence
55:10pour des fonds
55:11de gestion active traditionnelle
55:12on m'avait déjà parlé
55:13l'an dernier
55:13mais vous ne voulez pas
55:15opposer les deux
55:15autant on se dit
55:17qu'un tel factif
55:18avec des frais
55:19beaucoup moindres
55:20à tout pour venir
55:23remplacer justement
55:24des fonds de gestion active
55:25C'est vrai
55:26et il y a certains acteurs
55:29qui passent de l'un à l'autre
55:30effectivement
55:30mais qu'est-ce qui va se passer
55:32je pense
55:32si on se projette
55:33à plus long terme
55:34on aura toujours
55:35de la gestion active
55:37avec de la traquille
55:39en rélevé
55:40des portefeuilles
55:41de conviction
55:41des portefeuilles
55:42très concentrés
55:43il faut surperformer
55:46et c'est ce qu'on essaye
55:47de faire
55:47c'est le métier
55:48après
55:49il faut bien voir
55:51que sur la partie corps
55:52comme je le disais
55:53il y a besoin
55:54d'avoir des approches
55:56de risque
55:57plus concentrés
55:58plus serrés
55:59ça répond à cette partie
56:00là du marché
56:01donc je pense que
56:02l'un ne va pas
56:03sans l'autre
56:03aujourd'hui
56:05on ne propose pas
56:06et on n'a pas vocation
56:07à proposer
56:08des stratégies
56:09actives traditionnelles
56:11sous forme à fond
56:12et de les répliquer
56:13dans un ETF
56:14ce n'est pas l'objet
56:15on utilise véritablement
56:17ces approches
56:17qui sont des approches
56:18systématiques
56:19où on va chercher
56:21les meilleures idées
56:22comme aux Etats-Unis
56:24de nos gérants actifs
56:25et on va les packager
56:26à l'intérieur
56:27d'une approche systématique
56:28quantitative
56:29pour diminuer
56:30les risques factoriels
56:31mais c'est vraiment
56:32et c'est en cela
56:33que je dis
56:33que ce sont deux approches
56:34qui sont complémentaires
56:35et que l'un ne fait pas
56:36véritablement concurrence
56:37à l'autre
56:37je pense qu'on aura
56:39toujours du corps
56:40avec risque
56:41un peu plus élevé
56:42corps à risque
56:43un peu plus faible
56:43et puis satellite
56:44à risque très élevé
56:46et je pense que
56:47les allocations
56:48continuent
56:48de se répartir
56:51de la sorte
56:51comment vous voyez
56:52la séquence
56:52de démocratisation
56:53puisque c'est le sujet
56:54même si on a compris
56:55qu'il y a encore
56:56beaucoup de place
56:57pour le développement
56:58de ces ETF actifs
56:59ça passe forcément
57:00par des intermédiaires
57:01type encore une fois
57:03CGP
57:03SIF
57:04banquier conseil
57:05éventuellement
57:06ou est-ce que
57:07ce sont des produits
57:08qui sont
57:09j'allais dire
57:09à un moment
57:10directement destinés
57:12au grand public
57:13comme le sont
57:14aujourd'hui
57:14les ETF traditionnels
57:16passifs
57:16on voit globalement
57:18dans le cadre
57:18des néobanques
57:19et des acteurs
57:20plus digitaux
57:21l'appétence
57:21pour les ETF
57:22globalement
57:25pas forcément actifs
57:26plutôt en gestion
57:27passive
57:28je pense que
57:29ça se développera
57:29aussi sur les ETF
57:31actifs
57:31parce qu'en particulier
57:33chez les jeunes
57:33il y a la volonté
57:34d'aller plus
57:35sur ce type
57:36de véhicules
57:36je dirais
57:38qu'aujourd'hui
57:40le vrai sujet
57:41la démocratisation
57:42elle passe déjà
57:43par notre petit
57:43écosystème
57:44de sélection
57:45ou pour des sélectionneurs
57:47de fonds
57:48l'ETF actif
57:50est quand même
57:50aujourd'hui encore
57:51un peu un animal
57:51hybride
57:52et qu'il y a pas mal
57:53de réflexion
57:54chez les sélectionneurs
57:55de fonds
57:55de savoir
57:55comment est-ce
57:56qu'on va gérer
57:57les ETF actifs
57:59dans les buylists
57:59est-ce qu'on le traite
58:00comme un ETF passif
58:01ce que je ne pense pas
58:02parce que ça n'a rien
58:03à voir avec un ETF passif
58:04à partir du moment
58:05où il y a de la tracking
58:06erreur
58:06il y a un risque
58:06et donc il faut réussir
58:08à le gérer
58:08à mon sens
58:09comme un OPCVM
58:10traditionnel actif
58:12et donc ça demande
58:13un peu d'ajustement
58:14aussi au niveau
58:15des sélectionneurs
58:15pour intégrer
58:17les ETF actifs
58:18dans leur démarche
58:20de sélection
58:20c'est pas la même manière
58:22de sélectionner
58:23un ETF dit passif
58:24et un ETF dit actif
58:26c'est ça
58:26pas du tout
58:26absolument
58:27on doit véritablement
58:29aller dans le cœur
58:30du moteur
58:31à partir du moment
58:32où vous avez
58:32de la tracking erreur
58:33même si c'est un moteur
58:34systématique
58:35il faut comprendre
58:35la récurrence de l'alpha
58:37et donc il faut
58:38rentrer dans le moteur
58:39je dirais que
58:40le déclencheur d'achat
58:41d'ailleurs
58:42est beaucoup moins
58:42aujourd'hui
58:43sur les ETF actifs
58:44la liquidité en continu
58:45que le prix
58:48et la capacité
58:50d'alpha récurrence
58:50et le sous-jacent
58:51et le moteur
58:52du produit
58:53merci beaucoup
58:54Jean-Denis
58:54Jean-Denis Bachot
58:55avec nous
58:56le responsable
58:56de l'Europe de l'Ouest
58:57de Fidelity International
58:59depuis cette convention
59:00patrimonia évidemment
59:01à Lyon
59:01à Lyon
59:02à Lyon
59:03à Lyon
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