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Vendredi 12 septembre 2025, retrouvez Arnaud Morel (Gérant de portefeuille et Directeur de la Gestion Sous Mandat, Promepar AM), Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) et Olivier Malteste (Directeur des investissements, Althéis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Bourse, votre rendez-vous bourse en direct sur BeSmart for Change tous les jours de 17h à 18h.
00:18Une émission que vous pouvez retrouver également en replay sur BeSmart.fr ou écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:25Au sommaire de cette édition, une question que nous nous poserons dans un instant. La Fed baissera-t-elle ses taux de 25 ou de 50 points de base lors de sa prochaine réunion de politique monétaire ?
00:36C'est en tout cas la question que semblent se poser les marchés à l'heure actuelle, avec quand même évidemment un scénario majoritaire autour d'une baisse de 25 points de base.
00:44Mais si je dis que c'est la question que semble se poser le marché, c'est parce que la question même de savoir si la Fed baissera ou non ses taux directeurs lors de sa prochaine réunion de politique monétaire
00:53ne semble plus faire l'ombre d'un doute pour les marchés en cause. Un marché du travail qui souffre aux Etats-Unis avec des créations d'emplois plus faibles que prévues sur les derniers mois,
01:01mais aussi une désinflation qui ralentit. En témoigne le chiffre d'hier qui montre une certaine persistance de celle-ci au mois d'août.
01:08Le scénario d'une baisse des taux de la Fed la semaine prochaine qui semble une certitude sur les marchés à en croire.
01:13Les performances réalisées à Wall Street par les grands indices américains, on y reviendra dans un instant.
01:19Nous reviendrons également sur les inquiétudes en matière de dette française et sur l'impact que cela peut avoir sur l'économie de la zone euro.
01:25Une discussion que nous aurons à quelques heures à peine avant la publication de la note de la France par l'agence de notation Fitch.
01:33Une note dont on parle beaucoup depuis le début de la semaine alors que le budget et la trajectoire de la dette française inquiètent de nombreux économistes.
01:40Qu'en est-il lorsque l'on analyse les marchés et au lendemain de la décision de politique monétaire de la BCE ?
01:47Ce sera une question que nous aborderons avec nos invités et puis on parle de la France sur le CAC 40.
01:52Justement, Euronext a annoncé hier soir à l'issue de la réunion du comité scientifique des indices que Tipeee ou Téléperformance de son ancien nom sortira de l'indice le 19 septembre prochain
02:02pour être remplacé par Euronext.
02:04Justement, Euronext dont le titre progresse de près de 30% depuis le début de l'année.
02:09Vous en aurez le résumé complet dans un instant.
02:12Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission, marché à thème, on se demandera quelles sont les tendances sur le marché des ETF en ce début d'année.
02:18Une question que nous poserons à Olivier Malteste, directeur des investissements chez Alteis.
02:22On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Bourse.
02:24Et nous commençons tout de suite cette émission avec Tendance, mon ami, le résumé complet de l'actualité boursière du jour proposé par Pauline Grattel.
02:40Bonsoir, Pauline.
02:41Bonsoir.
02:41On commence, Pauline, avec les marchés actions aux Etats-Unis, Pauline.
02:46Oui, aux Etats-Unis, les indices sont ouverts autour de l'équilibre et restent au plus haut.
02:50Le S&P 500 vient de marquer à l'instant un nouveau record.
02:54Au Royaume-Uni, le FTSE a inscrit également un nouveau record.
02:57Les autres indices européens sont globalement dans le vert en cette fin de semaine.
03:01Le CAC 40, qui cédait du terrain ce matin, évolue finalement autour de l'équilibre et même légèrement positif.
03:07Au-delà de 7800 points, l'indice parisien gagne environ 2% sur la semaine.
03:12Alors, on l'aura lu dans tous les journaux, entendu sur toutes les radios, dans toutes les télévisions.
03:15Les investisseurs sont dans l'attente de la décision de Fitch sur la note de la France ce soir, Pauline.
03:19Il redoute un abaissement de la note de la France.
03:22L'an dernier, Fitch avait maintenu la note à double A-, avec une perspective négative.
03:26Mais avec les tensions politiques, l'agence pourrait abaisser sa note à A+.
03:31Ce n'est qu'une première étape, car on attend aussi les notes de Moody's le 24 octobre, puis celles de S&P le 28 novembre.
03:38Est-ce que cette attente fait bouger les marchés obligataires, Pauline ?
03:41Le rendement américain à 10 ans est stable, autour de 4,05%.
03:46En Europe, le rendement allemand se tend un petit peu, autour de 2,70%.
03:50Et le rendement français de même échéance suit la même tendance et évolue autour de 3,50%.
03:55Sur le marché des changes, l'euro-dollar se traite autour de 1,17%.
03:59Côté macro, les secondes estimations d'inflation étaient attendues pour la France, l'Allemagne et l'Espagne, Pauline.
04:04Oui, et pour ces trois pays, tous les chiffres sont confirmés.
04:07Commençons par la France.
04:08En données harmonisées et sur un an, l'inflation progresse de 0,8%.
04:12Côté allemand, sur un an, elle s'établit à plus de 2,1%.
04:16Et enfin, en Espagne, l'inflation progresse de 2,7% sur un an.
04:20Toujours en données harmonisées.
04:21On le disait en introduction, la composition du CAC 40 évolue, Pauline.
04:26Oui, elle évolue à l'occasion de sa révision annuelle.
04:29Euronext remplace Tipeee, ex-téléperformance.
04:32Cela sera effectif vendredi prochain, le 19 septembre, après la clôture.
04:37En termes de capitalisation, Euronext est valorisé 14 milliards d'euros et Tipeee à 3,7 milliards d'euros.
04:43Alors, si on regarde du côté des valeurs en France toujours, on voit qu'Edenred et Pluxy plongent de près de 10%, Pauline.
04:49Oui, encore, après l'ouverture de l'enquête turque lundi.
04:52C'est maintenant la crainte que certaines mesures proposées par François Bayrou dans le budget 2026 ne soient retenues par le nouveau gouvernement.
05:00Il y a notamment la proposition de créer un prélèvement social sur les titres restaurants de 8%.
05:04Toujours côté valeurs, mais aux Etats-Unis à présent, Adobe a publié ses résultats hier soir.
05:09Le groupe fait état de résultats supérieurs aux attentes pour le trimestre clos.
05:12Les revenus de Adobe s'établissent à près de 6 milliards de dollars, ce qui correspond à une croissance de 10% à taux de change constant.
05:20Le titre est à l'équilibre à Wall Street.
05:22Et on finit avec l'agenda de la semaine prochaine, Pauline.
05:24L'événement de la semaine prochaine, ce sera évidemment la réunion de politique monétaire de la réserve fédérale américaine mardi et mercredi,
05:32qui devrait baisser ses taux de 25 points de base selon les analystes.
05:34Merci Pauline Grattel, Tendance mon ami, le résumé complet de l'actualité boursière du jour.
05:39Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Planète Marché.
05:50Et c'est parti pour Planète Marché, une quarantaine de minutes ensemble pour décrypter les actualités et les tendances de la Planète Marché
05:58avec deux experts à nos côtés ce soir.
06:00Nous avons le plaisir d'accueillir tout d'abord Arnaud Morel.
06:02Bonsoir Arnaud Morel.
06:03Bonsoir Nicolas.
06:04Vous êtes directeur de la gestion sous mandat chez Prompar Asset Management.
06:07Et on a le plaisir d'accueillir également Benoît Pelloual.
06:09Bonsoir Benoît Pelloual.
06:10Bonsoir.
06:11CIO chez Natixis Wealth Management.
06:14Je vous propose messieurs de commencer peut-être d'ailleurs avec vous Benoît Pelloual,
06:17avec le sujet qui est dans la presse depuis une semaine,
06:22depuis que le gouvernement Bérou n'a pas eu la confiance de l'Assemblée nationale sur une thématique budget.
06:29Et ce sujet, c'est l'annotation de la France ce soir par l'agence Fitch.
06:36Va-t-on passer de A à moins à A plus ? Est-ce que c'est une inquiétude ? Comment est-ce que vous regardez ça ?
06:41Et comment est-ce qu'on regarde ça d'un point de vue financier marché, Benoît Pelloual ?
06:45Du point de vue des marchés, je pense que les dés sont jetés. Personne ne se fait vraiment d'illusion.
06:48Sinon, il y aurait des réactions un peu plus stressées, un peu plus tendues dans l'anticipation de la décision.
06:53Maintenant, la décision n'est pas acquise non plus. Encore une fois, on n'a pas de budget.
06:58Donc pour une agence de notation, c'est quand même très compliqué de se prononcer sur la notation d'API quand il n'y a même pas de budget.
07:02Bien sûr.
07:02Donc on ne peut pas exclure qu'il ne se passe rien en réalité.
07:05Ça reste un scénario qu'on reste sur la note actuelle.
07:08C'est tout à fait possible. Est-ce qu'il ne changerait pas grand-chose du point de vue des marchés ?
07:11En fait, tout le monde connaît la situation. Les marchés connaissent bien la situation budgétaire française.
07:17Maintenant, dans le raisonnement des agences de notation, depuis assez longtemps, il y a cette idée de dégradation de la perception des institutions,
07:25de la capacité à lever de l'impôt. On voit qu'il y a une forte résistance à l'impôt qui se manifeste en France depuis quelques temps.
07:30Donc ça, c'est des critères effectivement qui plaident pour ça, qui ont déjà été soulignés par l'agence.
07:33Donc ils pourraient être un élément qui justifie la dégradation.
07:37Dégradation ou pas, en réalité, je doute que ça génère immédiatement un scénario de stress pour les marchés.
07:44Encore une fois, la situation budgétaire française est plutôt bien connue.
07:48Le FMI n'est pas à nos portes non plus.
07:51Encore une fois, quand on regarde la situation budgétaire de la France, mais dans son ensemble, qu'on inclut les ménages, les entreprises,
07:56le solde courant vis-à-vis de l'international, il est quasiment à l'équilibre.
07:59C'est une vraie problématique des finances publiques.
08:01Et c'est quelque chose qui va se régler dans le temps, en réalité.
08:05C'est quelque chose qui va être assez long.
08:07Et donc le scénario de stress immédiat, on ne le voit pas.
08:09La dette française se place sans trop de soucis sur les marchés.
08:12Néanmoins, il y a un effort qui est très important à faire.
08:15Juste quelques chiffres, mais le déficit structurel, donc hors récession, on est autour de 3.
08:21Il faut comparer ça au solde qui permet de stabiliser les ratios de dette sur PIB.
08:26Le problème, c'est qu'on a une croissance qui est tellement faible.
08:30Comparer au niveau de taux d'intérêt ne nous autorise pas à avoir un déficit théoriquement relativement plus élevé que 1% en réalité.
08:37Donc l'effort, qu'on fasse un effort de 44, comme c'était prévu avec Bérou, ou de certains plans-là, ce n'est pas l'enjeu.
08:45En fait, l'effort, il a déjà été à peu près estimé.
08:48On est plutôt d'un effort autour de 120, 130 milliards à faire sur plusieurs années pour espérer stabiliser nos ratios de dette sur PIB.
08:55Et donc ça, les marchés l'ont déjà bien en tête.
08:57Le scénario de stress un peu plus important, à notre sens, il est peut-être un peu plus tard.
09:03L'Allemagne a un programme de dépenses considérable ces prochaines années, 850 milliards.
09:08Ça implique des émissions de l'ordre de 175 à 200 milliards par an, par rapport à 50 l'année dernière.
09:15C'est là où le papier français peut être victime d'une concurrence sur les marchés.
09:18Une plus grande concurrence sur les marchés.
09:19Exactement.
09:20C'est plus ça qui pourrait générer un peu de stress pour les marchés, à mon avis, cet effet offre de papier sur le marché en même temps,
09:25que la situation budgétaire en elle-même, qui aujourd'hui est bien connue et dont on sait que la vraie problématique,
09:30c'est une problématique de croissance insuffisante qui va prendre probablement plusieurs années à être adressée.
09:35Arnaud Morel, deux questions en une.
09:37Si je comprends bien, cette notation Fitch, elle est plus symbolique et politique que financière à l'heure actuelle,
09:43puisque la situation française est connue.
09:45Mais si on met en regard la situation française avec la décision de la BCE de ne pas baisser ses taux hier,
09:51avec les prévisions de croissance de la BCE sur les pays de la zone euro,
09:56et donc la France qui semble plutôt faire partie des meilleurs élèves à l'heure actuelle quand même dans sa participation à la croissance européenne,
10:03comment est-ce que vous analysez cette situation ?
10:06Comme l'a dit Benoît, aujourd'hui, on a quand même une croissance qui a été revue en hausse sur la partie européenne par la Banque centrale hier.
10:13Donc les points importants, c'est qu'on voit déjà que la consommation reprend.
10:17Déjà, la France, ça c'est un point positif.
10:19La révision, on va arriver péniblement à des 0,6% de croissance économique cette année,
10:23mais on va y arriver. L'année prochaine, on sera aux alentours de 0,7%.
10:27Ça, c'est des points positifs.
10:28L'épargne, on voit aussi qu'elle stagne.
10:30Ça ne repart pas, les niveaux d'épargne, c'est-à-dire que psychologiquement, le Français stoppe, on va dire,
10:34sa capacité d'épargne, c'est ce qu'on voit sur les deux, trois derniers mois.
10:36C'est comme des éléments aujourd'hui qui sont positifs.
10:38Donc aujourd'hui, la notation, c'est bien connu par tous les marchés.
10:43Ça peut mettre un coup de stress, notamment sur certaines valeurs, on va dire,
10:45un peu longues en duration sur la marché action.
10:48Ça, c'est un point à surveiller.
10:50On l'a bien vu au moment où il y a eu l'annonce de Bayrou,
10:52quelques stocks qui ont été bien attaqués, mais bien identifiés.
10:55Donc c'est bien un problème qui devient spécifique, moins systémique, on va dire,
10:59dans la partie française en termes de stock picking.
11:01Ça, c'est les points importants.
11:03L'élément important aussi, c'est que la France, c'est l'expert quand même européen sur les émissions obligataires.
11:08Donc c'est un marché qui est quand même bien liquide, avec des durées de maturité bien diversifiées,
11:14une densité, on va dire, sur la partie duration, ce qui permet aujourd'hui de ne pas avoir trop de risques.
11:20Cidemment, on avait des taux qui devaient s'envoler sur la partie française.
11:23Donc on va dire que c'est une dette qui est bien gérée par la France.
11:27Donc là, c'est quand même un point petit.
11:27Et alors, je réagis là-dessus, une dette bien gérée, mais avec une prime de risque supplémentaire,
11:31est-ce que c'est une opportunité pour les investisseurs ?
11:33Aujourd'hui, en tout cas, clairement, sur l'émission de la semaine dernière, sur du 10 ans français, ça a été sursouscrit.
11:39Donc c'est identifié qu'aujourd'hui, quand vous êtes dans des banques centrales, que ce soit aux États-Unis ou en Europe,
11:44qui sont sur des baisses de politique monétaire, on est sur potentiellement une baisse de la croissance économique mondiale.
11:50La conclusion, c'est que vous avez normalement des rendements obligataires qui vont baisser.
11:53Donc il semble aujourd'hui quand même opportuniste, en tout cas, pour les investisseurs.
11:57D'aller chercher la situation finalement sur les obligations françaises ?
12:01C'est comme ça que c'est dessiné sur les dernières enchères françaises, clairement.
12:06Christine Lagarde qui prenait la parole hier à l'issue de sa réunion de politique monétaire.
12:10Bon, pas de grande surprise, mais surtout pas de baisse de taux.
12:13François Villeroy de Gallo qui ce matin dit, attention, c'est pas parce qu'il n'y en a pas eu qu'il faut se dire qu'il n'y en aura plus du tout.
12:20Comment est-ce que vous l'analysez, vous, Arnaud Morel, sur vos scénarios d'investissement d'ici la fin de l'année ?
12:25Qu'il est urgent d'attendre.
12:27D'accord.
12:28On disait en un moment de l'émission, c'est que vous avez aujourd'hui trois baisses de taux qui sont anticipées par la Banque centrale américaine.
12:34Vous avez un euro qui s'appréciait face au dollar de 13%.
12:37Vous voyez que dans certaines valeurs, c'est ce qui est annoncé sur les publications semestrielles,
12:41que l'impact aujourd'hui de la hausse de l'euro et de l'affaiblissement du dollar, il n'est pas neutre.
12:44On voit des sociétés sur Schneider, ils ont réussi pratiquement 3% leurs bénéfices par action, rien que sur la devise.
12:49De facto, aujourd'hui, ce qui était un avantage concurrentiel avec la dévaluation de l'euro sur les deux dernières années,
12:56aujourd'hui peut devenir un obstacle.
12:57De facto, ils doivent attendre et se positionner en fonction de ce que fera M. Powell dans les prochaines semaines
13:03et d'être attentif à l'évolution du marché de l'emploi et de l'économie américaine.
13:07Parce que si on bouge les taux aux États-Unis la semaine prochaine, ce ne sera que sur la partie emploi et non inflation.
13:13On l'a bien vu sur les chiffres d'inflation qui sont ressortis.
13:15On ressort à 2 neufs, mais on ressort toujours avec une inflation qui reprend une pente haussière sur les deux derniers mois.
13:22Donc, c'est le point important.
13:23Donc, il était très important de ne pas bouger.
13:26De ne pas bouger, pourquoi ? En attendant d'aller voir ce que potentiellement pourrait faire la Fed ?
13:30Exactement, pour voir un petit peu si on ne va pas avoir une augmentation, une dépréciation encore.
13:36Plus importante, du dollar versus euro.
13:39Enfin, clairement, en tout cas, c'est ma vision en qualité d'allocateur d'actifs et de stock picker, aujourd'hui, l'observation que j'en fais.
13:44Benoît Pelloyle, alors on entend des analystes ou des économistes dire
13:49« Attention quand même, quand les banques centrales commencent à prendre des stratégies différentes,
13:53ce n'est jamais bon signe sur la santé de l'économie mondiale ».
13:55Ce que nous dit Arnaud Morel, c'est peut-être que là, vu que tout le monde s'attend à ce que la Fed baissait tôt,
14:00c'était pas mal aussi de voir que la BCE attende pour se positionner ensuite.
14:04Quelle est, vous, votre analyse sur, justement, ces stratégies différentes, aujourd'hui,
14:09que ce soit du côté européen ou du côté américain ?
14:11Évidemment, tout le monde, tous les marchés auront les yeux plutôt tournés vers la Fed
14:15et ce qui va se passer avec l'économie américaine,
14:17parce qu'en fait, c'est la Fed et l'économie américaine qui font figure d'anomalies, en fait, partout dans le monde.
14:21On a ajusté les politiques monétaires.
14:23Si on regarde ce qu'a fait la BCE, enfin, le discours de Christine Lagarde est parfaitement logique.
14:27En fait, le job est réalisé, c'est-à-dire qu'on a remonté les taux,
14:31l'économie a freiné significativement.
14:34Certains pays sont même brièvement passés en récession.
14:37On a un retour à la maîtrise de l'inflation autour de l'objectif.
14:40Elle a un mandat de l'impression, le mouvement est respecté.
14:42Exactement. Et en plus, on voit bien, le taux de la BCE, c'est ce qui fait la grosse différence avec la Fed
14:47et qui montre qu'effectivement, on a bien resserré la politique monétaire
14:50et qu'on a réalisé un atterrissage de l'économie,
14:52c'est que les taux de la BCE en réel sont passés assez significativement au-dessus du rythme de la croissance.
14:56Donc l'économie a atterri.
14:58On a un profil, j'ai envie de dire, à peu près normal.
15:01Et donc là, maintenant, il faut attendre de voir s'il y a un début de reprise ou pas de la croissance,
15:06éventuellement de revenir en soutien si c'est nécessaire,
15:09parce qu'effectivement, ce n'est pas forcément acquis.
15:11Ce n'est pas forcément acquis parce qu'il y a pas mal de risques sur l'économie européenne.
15:14Déjà en interne, effectivement, un contexte politique en France,
15:17mais aussi ailleurs, qui génère des comportements d'épargne,
15:20où on met beaucoup d'épargne de côté.
15:21C'est un sujet qui ne dynamise pas forcément la croissance.
15:25On a un taux d'emploi, enfin un taux de chômage qui est quasiment un plus bas,
15:29ce qui montre que l'atterrissage a été réalisé.
15:31Donc ça, c'est plutôt de nature à stimuler la consommation.
15:32Mais en face, on va avoir l'impact sur le commerce mondial des barrières douanières de l'administration Trump.
15:38Et on a aussi, effectivement, le paramètre de l'euro qui s'est significativement apprécié par rapport au dollar,
15:43et qui, de nature, a justement fait baisser, a pesé sur le rythme de l'inflation.
15:46Mais on n'exclut pas qu'un peu plus tard dans l'année, on ait une nouvelle baisse de taux de la part de la BCE,
15:51de façon à essayer d'accompagner un peu ce mouvement de reprise, de début de reprise un peu timide.
15:56On a des ventes contraires par rapport à ça.
15:58Donc il y a peut-être, probablement, matière à justement soutenir un peu le cycle.
16:01Mais maintenant, effectivement, tous les yeux vont se tourner justement vers la Résaire fédérale américaine.
16:05Et avec, en Europe aussi, une concurrence chinoise de plus en plus importante aussi,
16:08ou l'arrivée de produits chinois qui viennent concurrencer aussi la production européenne,
16:13ce qui rajoute au scénario que vous décrivez.
16:15Effectivement, ça y rajoute, mais le paramètre de l'euro est quand même très très important.
16:19Vraiment, ça, c'est un élément considérable qui peut amener ce qu'on appelle un undershooting de l'inflation.
16:26Faire passer l'inflation sous l'objectif, si d'autant plus qu'on maintient une épargne aussi importante,
16:30ce n'est clairement pas un scénario à exclure.
16:33Si je vous suis, Benoît Pelloyle, la question d'une baisse de taux la semaine prochaine,
16:39ce n'est pas qu'effectivement un sujet politique entre une pression du gouvernement américain
16:44sur la banque centrale américaine, c'est aussi une nécessité pour l'économie américaine aujourd'hui ?
16:49Oui, quand on essaie de s'extraire des problématiques politiques d'indépendance de la Fed
16:52qui sont bien réelles, mais qui probablement pèseront sur les décisions dans les prochains mois.
16:59Là, en l'occurrence, effectivement, quand on regarde le marché du travail,
17:02il y a matière à baisser les taux.
17:02Il faut ajuster la politique monétaire aux États-Unis.
17:04C'est peut-être même déjà trop tard quand on regarde l'ampleur des révisions
17:07et la photo qu'on a aujourd'hui au marché du travail aux États-Unis.
17:10Si on prend en compte les révisions qui ont été réalisées,
17:12rien que sur cette année, l'économie américaine n'a pas créé plus d'un million d'emplois,
17:16mais moins de 600 000.
17:17Ce n'est pas du tout la même photo.
17:19Ce qui est problématique, c'est le rythme de ces créations d'emplois.
17:22Quand on regarde le rythme actuel, en moyenne trois mois,
17:24on est sur un rythme qu'on voit typiquement en cas de ralentissement assez important,
17:27voire même d'entrer en récession.
17:29Donc ça, c'est effectivement un sujet très important.
17:31Ça fait partie du mandat de la Fed.
17:33Et donc, ce marché du travail, effectivement, ça ne se voit pas trop dans le taux de chômage
17:37parce qu'il y a tout un tas de paramètres démographiques qui entrent en ligne de compte.
17:39Mais quand on regarde les relations historiques entre les soft data et ces créations d'emplois,
17:44le taux de chômage, il ne devrait pas être à 4,3, mais plutôt autour de 5 aux Etats-Unis.
17:48Donc il y a matière, vu du marché du travail, à ajuster la politique monétaire.
17:51Est-ce qu'on peut faire beaucoup plus que 25 points de base
17:53et faire un pré-commitment sur la suite ?
17:56C'est difficile parce qu'il y a la problématique de l'inflation.
17:58Et on a une inflation qui n'autorise pas véritablement à baisser les taux.
18:02Encore une fois, les chiffres de l'inflation sont tombés tout récemment.
18:06On est au-dessus de l'objectif.
18:07Qu'on prenne à 3 mois, 6 mois annualisés, 12 mois, on est au-dessus de l'objectif.
18:12Et la tendance, c'est à la réaccélération.
18:13Quand on regarde l'inflation fondamentale, les services cœur aux Etats-Unis,
18:17ils sont encore trop élevés, au-dessus des moyennes historiques.
18:20Quand on regarde ça par rapport au coût du travail, la dynamique des salaires,
18:23elle n'est pas du tout compatible avec une inflation à son objectif,
18:26mais plutôt autour de 3.
18:28On n'a pas encore regagné la maîtrise de l'inflation aux Etats-Unis
18:30parce qu'on n'a pas subi un ralentissement suffisant de l'économie.
18:34Et ça, c'est quelque chose qui peut empêcher la Fed de délivrer plus
18:37et de délivrer en tout cas là où les marchés peuvent être déçus,
18:40c'est qu'ils attendent beaucoup grâce à ces chiffres de l'emploi,
18:43mais l'inflation n'autorise pas beaucoup plus.
18:45Historiquement...
18:45Attendre beaucoup, ça veut dire attendre plus que 25 points de base
18:47ou attendre plusieurs baisses de taux successives ?
18:49C'est ça. Nous, on pense qu'il y aura plusieurs baisses de taux successives.
18:52Ça serait justifié du point de vue du marché du travail.
18:54Mais attention, c'est là où il y a un risque
18:55parce que ce n'est pas forcément acquis qu'on entre dans un cycle
18:58d'assouplissement monétaire aussi simplement
19:00à cause de cette problématique inflationniste toujours persistante
19:04et à cause d'une relative prudence.
19:06Historiquement, la Fed n'a quasiment jamais baissé ses taux
19:09dans une telle configuration.
19:11Les seules fois où c'est arrivé, c'est en 80 ou en 2001
19:13et à chaque fois, ça répondait à une situation d'urgence.
19:1580, l'économie était très largement en récession.
19:182001, les marchés actions avaient significativement chuté.
19:21C'était le début de l'éclaquement de la bulle TMT.
19:24Et en 80 notamment, ça a été une erreur.
19:26Derrière, l'inflation est revenue très très rapidement.
19:28Donc, on n'est pas du tout dans cette configuration-là.
19:30Donc, c'est à garder en tête.
19:31Ce n'est pas acquis qu'on ait un assouplissement aussi ample
19:34de la part de la Réserve fédérale du fait de l'inflation.
19:36Arnaud Morel, assouplissement monétaire de la Fed
19:39dans un contexte où les marchés actions aux États-Unis sont au plus haut.
19:43On va de record en record.
19:45Quel est votre scénario ?
19:46Je pense que le 25 points de base pour la semaine prochaine, il est acquis.
19:48Il est acquis.
19:49Oui.
19:50Je vais compléter un point, comme le disait Benoît.
19:53Les Joltz, qui sont sortis une dizaine de jours,
19:55ont montré qu'il y avait aujourd'hui plus de chômeurs
19:57que d'offres d'emploi.
19:59Une première depuis 2000.
20:00Donc, voilà, il y a plein d'éléments aujourd'hui
20:03qui poussent et activent pour qu'on ait une baisse de 25 points de base.
20:0650 points seraient, on va dire, une surprise.
20:09Quand on faisait précédemment, ce serait peut-être soumis à une pression politique.
20:13Je doute que M. Powell agisse comme cela,
20:16mais bon, on va avoir des surprises tout de même.
20:18Ou alors, on peut se poser la question dans l'autre sens.
20:19Et s'il n'y a pas eu de pression politique,
20:20est-ce que du coup, la baisse aurait pu être plus significative ?
20:23Le marché de l'emploi, comme tout ce qui a été dit précédemment,
20:26montre quand même des signaux de faiblesse,
20:27importants.
20:29Donc, ça, c'est les points à suivre.
20:30Maintenant, les marchés financiers,
20:31ils voient les conditions financières s'assouplir.
20:34Dans ce schéma-là, on a une mène de liquidité record
20:36sur les marchés financiers.
20:38Et on a le boom de l'intelligence artificielle.
20:40Et en plus, vous avez le pout de fin d'année
20:42qui peut soutenir les marchés
20:44avec une baisse des taux directeurs,
20:47mais une trois baisses des taux directeurs
20:48anticipées sur les marchés financiers.
20:50Donc, on va dire que le marché se positionne toujours,
20:53comme cela, dans un excès d'optimisme
20:55ou un excès de pessimisme.
20:56Et là, on est peut-être en bel excès d'optimisme
21:01sur certaines valeurs de croissance américaines
21:03avec des niveaux de valorisation
21:05qui sont quand même très importantes aujourd'hui.
21:07Là, on parle de tech ou pas forcément ?
21:10On parle de valeurs technologiques américaines,
21:12mais pas que.
21:12On le voit aujourd'hui sur des dynamiques.
21:14On regarde le S&P 500.
21:15Aujourd'hui, cette année,
21:16c'est 15% de croissance de bénéfices par action.
21:18D'accord ?
21:19Les 75%, c'est donné par les 5,
21:22enfin, les 7 magnifiques,
21:23les 5 grandes capitalisations.
21:25Et les 483 valeurs
21:27font du 2, 3% de croissance de bénéfices
21:30sur le T2, T3, T4, T25.
21:32Donc, aujourd'hui, la valorisation,
21:34elle est même beaucoup plus exagérée
21:36en prime de risque
21:37et en relatif par rapport à l'historique
21:38sur les 480 autres valeurs.
21:40Donc, le marché aujourd'hui
21:41emmène beaucoup de valeurs
21:43sur des niveaux de valorisation très élevés.
21:45Après, toute la thématique
21:46intelligence artificielle,
21:48clairement, vous êtes aujourd'hui
21:49et on surfe dessus.
21:51Voilà, je fais peut-être une introduction.
21:52Oui, non, mais bien sûr.
21:53La question sur la bulle va arriver,
21:55mais je vous en prie.
21:56Voilà, après, on le voit.
21:57C'est sur les publications
21:58et ce qui est énoncé.
21:59Vous avez aujourd'hui un super micro
22:00qui, à l'open, prenait 5%.
22:03D'accord ?
22:03C'est aujourd'hui sur la livraison
22:05des racks de Nvidia.
22:07D'accord ?
22:08Ça ne mérite pas forcément
22:09aujourd'hui de prendre 5%.
22:10Vous avez la publication de Prodcom
22:12qui est très bonne,
22:14mais aujourd'hui, c'est voilà
22:14le partenariat avec OpenAI,
22:17les commandes des milliards
22:18qui font que la valeur
22:19prend 10%
22:20aura sur publication.
22:22En l'état même,
22:22elle n'est pas bonne.
22:23Vous êtes en dessous
22:24en termes de chiffre d'affaires,
22:24vous êtes en dessous
22:25en termes de bénéfices.
22:26C'est la partie cloud
22:28qui est en croissance phénoménale
22:29qui aujourd'hui représente
22:3057% du business
22:32et on ne voit que ça aujourd'hui.
22:35C'est ça.
22:36C'est une des questions
22:37qu'on peut se poser.
22:37C'est que finalement,
22:38on voit des valeurs
22:39bondir et s'envoler en bourse.
22:41Je prends le cas d'Oracle
22:42plus précisément,
22:43mais sur la base
22:44de carnets de commandes,
22:45donc de promesses
22:46de réalisation
22:47de chiffre d'affaires futur,
22:49est-ce qu'on ne s'emballe pas un peu
22:51dès qu'on voit marqué
22:51OpenAI ou AI
22:53dans les publications de résultats ?
22:54Adobe qui publie ses résultats,
22:56je vois que les analyses
22:57qui en sont faites,
22:58on récupère la phrase du PDG
23:00qui effectivement dit
23:01qu'ils sont les premiers
23:03sur les agents créatifs
23:04d'intelligence artificielle.
23:05C'est comme ça qu'on arbitre
23:07quelque part
23:08les valeurs tech aujourd'hui ?
23:09Le thème de l'intelligence artificielle
23:11est indéniable aujourd'hui
23:12puisque vous regardez
23:13c'est les hyperscalers
23:14en grande majorité aujourd'hui
23:15qui font tous les CAPEX.
23:16Bien sûr.
23:17Logiquement,
23:18et on le voit boursièrement
23:18comment ça se traite,
23:19vous avez toute la partie
23:20software aux États-Unis
23:21avec des Salesforce
23:22qui coulent en bourse.
23:25Pourquoi ?
23:26Parce qu'aujourd'hui
23:26ils n'ont pas pris le palier.
23:27Donc on peut imaginer
23:29dans les perspectives futures
23:30de CAPEX
23:31sur l'intelligence artificielle,
23:33on est toute la partie software
23:34qui prenne le relais.
23:35Ça c'est quelque chose d'indéniable.
23:36Aujourd'hui c'est de se dire
23:37est-ce que les CAPEX
23:38qui sont mis
23:38vont-ils permettre
23:40de réaliser les gains
23:40de productivité
23:41pour les hyperscalers ?
23:42C'est la grande question aujourd'hui.
23:43Donc OpenAI aujourd'hui
23:44ça fait l'appui et le beau temps
23:46en bourse,
23:46ça amène les niveaux de valorisation
23:47sur des niveaux très importants.
23:49Vous avez des projets
23:53qui sont mis en place
23:54qui sont très importants
23:56de 500 milliards
23:57notamment sur la partie Oracle
23:58partenariat avec OpenAI.
24:01Il n'est lu que ça
24:02dans le message.
24:03Et ça suffit.
24:04Et ça suffit.
24:05D'accord.
24:05Mais qu'en pense du coup
24:06le gérant
24:08qui doit faire des analyses ?
24:10Aujourd'hui on fait
24:11abstraction de cela.
24:12On maintient bien sûr
24:13une allocation
24:13sur ces titres-là
24:14ou en tout cas
24:15sur ces zones-là.
24:16Par contre on est plus
24:17d'avis aujourd'hui
24:18à prendre des bénéfices
24:19et ça fait un petit moment
24:20d'ailleurs qu'on prend
24:21des bénéfices
24:22sur cette thématique-là.
24:23Mais on va dire
24:23qu'on a une fin d'été
24:25qui est vraiment
24:26on the fire
24:27sur les marchés financiers
24:28ou une seule petite nouvelle.
24:29C'est tous les jours.
24:30Ça a commencé
24:31il y a 10 jours
24:31avec Alphabet
24:32et on va dire
24:33l'annonce du tribunal
24:35qui a permis
24:36de garder son moteur
24:37de recherche.
24:38Apple qui a suivi.
24:39Alors qu'Apple
24:40on doute quand même
24:40un petit peu aujourd'hui
24:41sur ses capacités
24:42de croissance
24:42mais Apple suit
24:43parce qu'ils vont permettre
24:44et garder
24:46on va dire Chrome
24:47en termes de moteur
24:48de recherche
24:49pouvoir verser
24:49les 20 milliards.
24:50Donc voilà
24:50c'est aujourd'hui
24:52un blue sky scénario
24:53qui est en train
24:53de se matérialiser
24:54sur les valeurs
24:54technologiques américaines
24:55en disant que le schéma
24:57IA est toujours présent
24:58il va y avoir des relais
24:59aujourd'hui
25:00il faut faire attention
25:00aux valorisations.
25:01Une dernière question
25:02avant d'entendre
25:02Benoît Pellois sur le sujet
25:03on entend souvent
25:04les multiples sont trop élevés
25:05les valeurs sont trop chères
25:07et puis il y a souvent
25:07des défenseurs
25:08des défenseurs de la tech
25:09qui nous disent
25:10oui mais regardez
25:11les chiffres d'affaires
25:12anticiper le potentiel
25:14des valeurs en question.
25:15Vous ce que vous nous dites
25:16aujourd'hui c'est
25:17attention quand même
25:18un petit peu de prudence
25:18et de mesure sur le sujet.
25:20Exactement.
25:21Tout à fait.
25:22Je pense que j'ai argumenté
25:23dans ce sens bien sûr.
25:25Benoît Pellois
25:25comment est-ce que vous voyez
25:26cette thématique
25:27intelligence artificielle
25:29en bourse
25:29à l'heure actuelle
25:30enfin même pas cette thématique
25:31c'est cet argument
25:32dans les publications
25:34de résultats
25:35de certaines entreprises tech.
25:36Je rejoins largement
25:37ce qui m'a été évoqué
25:38sur les valorisations
25:39pour ce qu'on est revenu
25:40à une forme d'exubérance
25:41qu'on avait vu
25:42en début d'année justement
25:43c'est-à-dire que
25:44c'est vrai que
25:46quand on regarde
25:47depuis deux ans
25:47l'évolution des multiples
25:48a suivi
25:49dans l'ensemble du marché
25:50a suivi justement
25:51la génération de profits
25:52sauf que maintenant
25:53on en est dans une situation
25:54où effectivement
25:54les valorisations
25:55semblent tendues
25:56en cocomitance
25:58avec un environnement macro
26:00dans lequel
26:00l'économie est appelée
26:02à ralentir
26:02et des taux d'intérêt
26:04qui sont encore
26:04relativement élevés.
26:05Donc c'est pas forcément
26:06ces valorisations absolues
26:07qui posent problème
26:07c'est d'avoir de telles valorisations
26:09avec des niveaux de taux
26:10qui sont encore relativement élevés
26:11qui ne se sont pas encore ajustés.
26:13Et c'est ça qui fait
26:14que d'un point de vue
26:15d'allocations actives
26:15c'est compliqué
26:16on parle d'exubérance
26:17parce que
26:18quand on compare
26:19on fait une valorisation
26:20relative au niveau
26:21de taux d'intérêt
26:22on a une prime de risque
26:22qui est même quasiment négative
26:23aux Etats-Unis.
26:24Donc ça c'est effectivement
26:25un gros signal
26:27qui vous dit
26:27qu'attention
26:28sur ces niveaux de valorisation
26:29il faut être relativement prudent.
26:30Maintenant
26:30encore une fois
26:31Donc Oracle est trop cher
26:32c'est ça qu'il faut comprendre ?
26:33Je ne vous entends pas
26:34vous exprimer sur une valeur
26:35en particulier
26:35mais en tout cas
26:36un bond de 30 francs
26:37sur la base d'un partenariat
26:38avec Open&Eye
26:42il y a deux choses
26:44et il y a notamment
26:44une vraie dynamique
26:46de productivité
26:47et c'est ça qui rend
26:48les gens relativement confiants
26:49notamment pour l'avenir
26:50fondamentalement
26:51c'est que
26:52l'intelligence artificielle
26:53la tech
26:53génère des gains de productivité
26:55on le voit bien
26:55si on compare
26:56la productivité
26:58et les salaires
26:59notamment aux Etats-Unis
27:00on explique bien les profits
27:01c'est-à-dire que les boîtes
27:02ont très largement
27:02déformé la valeur ajoutée
27:03en faveur des profits
27:04grâce à une super productivité
27:06qu'on n'avait pas habituellement.
27:07D'accord.
27:08Donc ça
27:08ça reste relativement justifié.
27:09Maintenant
27:10il ne faut pas oublier
27:10que depuis la fin
27:11du Covid
27:12les ménages
27:14avaient un stock d'épargne
27:15relativement important
27:16on le consommait
27:17beaucoup plus facilement
27:18les hausses de prix
27:18ont facilement été acceptées
27:19par les ménages
27:20etc.
27:21et donc il y a eu
27:22toute une espèce
27:23de facilité
27:24à piloter ces marges
27:25pour l'ensemble
27:25des boîtes
27:26l'ensemble des entreprises
27:27américaines.
27:28Quand on regarde
27:28le poids des profits
27:29dans le PIB
27:29et qu'on met ça en lien
27:31avec les valorisations
27:31on s'aperçoit
27:32qu'on est dans une situation
27:33qui fait figure d'anomalie.
27:34D'accord.
27:34C'est-à-dire que
27:35les marchés valorisent
27:36cette espèce d'anomalie
27:38des profits
27:38où on a des profits
27:41durables dans le temps.
27:43Nous on pense que
27:44c'est tout à fait possible
27:45pour la tech dans le temps
27:46vu le rôle
27:47que ça joue
27:47dans la productivité
27:48et qui fait la différence
27:49de l'économie américaine
27:50par rapport aux autres
27:51ces gains de productivité.
27:52Néanmoins
27:53on est aujourd'hui
27:55on peut se poser la question
27:56dans cette configuration
27:56de ralentissement
27:57de l'économie
27:58s'il ne va pas y avoir
27:59une phase de retour
28:00à la réalité
28:01où justement
28:02on va effectivement
28:03peut-être un peu
28:04évilcorer ses perspectives.
28:05On voit que dans les flux
28:06notamment qui concerne la tech
28:07dans le venture capital
28:08etc.
28:08les flux commencent
28:09à être beaucoup moins
28:10beaucoup moins importants
28:11donc ces investissements
28:12mirobolants
28:13extrêmement importants
28:14sur lesquels
28:14tout le monde
28:15se félicite
28:17c'est probablement vrai
28:18mais il y a peut-être
28:19effectivement un petit peu
28:20d'excès d'enthousiasme
28:21autour de tout ça
28:21et c'est plus
28:22un risque de déception
28:23qui amènerait
28:24une forme de correction
28:25à notre sens
28:26qui est à redouter
28:27sur ce type de valeur.
28:29Une question
28:29peut-être en lien
28:30avec l'économie
28:32aux Etats-Unis
28:33et ses valeurs tech
28:34ses valeurs tech
28:35qui performent beaucoup
28:37ça ne les empêche pas
28:38de licencier
28:38on parle de gains
28:40de productivité
28:40ce qui peut éviter
28:42de créer des emplois
28:43supplémentaires
28:43si ce n'est supprimer
28:44des emplois existants
28:45est-ce qu'il n'y a pas
28:46un cercle vicieux
28:47aussi là par rapport
28:48à la situation
28:48de l'emploi aux Etats-Unis
28:49et ces gains de productivité
28:51promis par quelques valeurs
28:52en bourse
28:53qui vont de record
28:54en record.
28:55Si justement
28:56c'est une des raisons
28:57pour lesquelles
28:58ces valeurs de tech
28:59fondamentalement
29:00à long terme
29:01etc.
29:01restent relativement
29:03attractives
29:03même si on a ce risque
29:04de déception
29:05c'est que
29:05ce sont des sociétés
29:06qui ont grossi extrêmement vite
29:07on a recruté énormément
29:09sans faire trop attention
29:10et en réalité
29:11il y a une marge
29:11en termes de restructuration
29:12qui est très très importante
29:13et c'est probablement
29:14l'histoire à venir
29:16la seconde histoire
29:17dans ce volet tech
29:18c'est effectivement
29:19cette capacité
29:20à justement
29:21à piloter les coûts
29:22de façon beaucoup plus rigoureuse
29:23que ça n'était le cas
29:24auparavant
29:24c'est pour ça
29:25que c'est plus
29:26un risque
29:27j'ai envie de dire
29:27de correction
29:28qui concerne ces valeurs
29:29plus qu'une remise en cause
29:30fondamentale
29:31de la thèse d'investissement
29:32maintenant effectivement
29:33si ça rejaillit
29:34sur la macroéconomie
29:35ça peut avoir une incidence
29:36oui effectivement
29:37sur ce qu'on disait tout à l'heure
29:38par rapport à la nécessité
29:38de la fête
29:39de venir soutenir
29:39cette économie
29:40et ce marché du travail
29:41exactement
29:41c'est une des raisons
29:43qui fait que d'un point de vue
29:44macroéconomique
29:45nous on est depuis très longtemps
29:46convaincus
29:47que même l'économie américaine
29:48il n'y a pas de magie
29:49elle n'échappera pas
29:49à son ralentissement
29:50c'est même nécessaire
29:51pour retrouver la maîtrise
29:52de l'inflation fondamentalement
29:53et effectivement
29:54ça passera par une remontée
29:56du taux de chômage
29:57et c'est la configuration
29:58qui est vraisemblablement
29:59en train de se profiler
30:04On va en Chine plutôt
30:06On parle de valeur tech
30:08il y a des valeurs tech
30:09qui fonctionnent très bien
30:10également en Chine
30:12Alibaba
30:12que vous regardez
30:13je regardais sur un mois
30:14sur un mois
30:15on a gagné près de 20-25%
30:17sur la valeur
30:19est-ce que c'est le retour
30:20des investissements
30:21sur le sol chinois
30:23aujourd'hui Arnaud Morel ?
30:24Alors avec parcimonie
30:26pour les raisons
30:26qui ont été exprimées précédemment
30:28c'est le niveau de valorisation
30:29du marché américain
30:31relatif par rapport
30:32aux conditions macro
30:33microéconomiques
30:34et tout ce qui a été cité précédemment
30:35Aujourd'hui vous avez
30:36la technologie chinoise
30:38qui a un soutien politique
30:41important
30:41Vous voyez
30:42l'étangiversation
30:43entre M. Xi Jinping
30:44et M. Trump
30:45Vous voyez M. Trump
30:46qui taxe aujourd'hui
30:47l'exportation des puces
30:48de Nvidia
30:48de 15%
30:49enfin le dolé rapatria
30:50à l'Etat américain
30:50M. Xi Jinping
30:52installe tout ça
30:53Jack Ma aujourd'hui
30:54prend le relais
30:54patron d'Alibaba
30:55Aussi
30:57aujourd'hui
30:58vous avez l'annonce d'hier
30:59on prend l'exemple
31:00de celui-ci
31:00et après je verrai trop
31:02pédaler sur ce qui s'est passé
31:02au cours de l'été
31:03c'est Baidu
31:04et Alibaba
31:05qui annoncent
31:05qu'ils sont en capacité
31:07demain de produire
31:08des puces
31:09pour leur système
31:10d'information
31:11pour leur AI
31:12industriel
31:13donc ça c'est des points importants
31:15et ce qui fait que
31:15vous avez une dizaine de pourcents
31:16qui sont pris sur la titre d'hier
31:18et vous avez
31:19suite aux annonces
31:20justement
31:21de taxes
31:21de M. Trump
31:22vous avez
31:23le gouvernement chinois
31:24qui a mis en place
31:25beaucoup d'incentives
31:26et surtout a dit
31:26qu'il fallait privilégier
31:28aujourd'hui
31:29les constructeurs locaux
31:31de puces
31:31et on a eu une explosion
31:33de 50%
31:33sur deux jours
31:34de tous
31:34les producteurs de puces
31:36chinois
31:36et des cambricans
31:37dans lesquels on n'est pas du tout
31:38investis
31:38mais c'est important de citer
31:39parce que c'est les nouveaux
31:40noms qu'on entend
31:41et qu'on va entendre
31:42un peu comme ce qu'il y a eu
31:42sur l'automobile
31:43donc c'est important à savoir
31:45donc du coup
31:46on a fait le choix
31:47de diversifier
31:48notre allocation technologique
31:50US versus Chine
31:52ça c'est un point important
31:53dans les portefeuilles
31:54parce que la Chine
31:56peut devenir
31:56un concurrent sérieux
31:57sur le sujet tech
31:58et un concurrent autonome
31:59autonome
32:00mais surtout
32:00un gros demandeur
32:01qui est énormément
32:02aujourd'hui
32:02de parts de marché
32:03chez des sociétés
32:04comme Nvidia
32:04comme Broadcom
32:05ou chez Intel
32:06donc aujourd'hui
32:07c'est où est-ce qu'on en est
32:08dans la maturité des produits
32:10est-ce qu'on a besoin
32:10de puces
32:11de puissance
32:13très très importante
32:14pour construire
32:14un système d'intelligence artificielle
32:16ça a été démontré
32:17alors je mets toujours
32:18des guillemets
32:18par Dipsy
32:19qu'en début d'année
32:19voilà
32:20qui a réussi à monter
32:21voilà
32:21il faut faire très attention
32:22à ce qu'il dit
32:22mais voilà
32:23en un an
32:24a réussi à monter
32:25un système d'information
32:26très performant
32:27donc c'est un peu ça
32:28aujourd'hui
32:28donc on regarde
32:29tous ces titres-là
32:30on aime bien
32:31aujourd'hui
32:33Alibaba
32:34Alibaba
32:34est un conglaméra
32:36en général
32:37on n'aime pas trop
32:37ça en bourse
32:38ça nous va très bien
32:39dans les pays émergents
32:39ou on va dire
32:40dans les pays
32:40avec une petite instabilité politique
32:42parce que vous avez
32:43divers métiers
32:43qui sont en capacité
32:44de rattraper
32:45vous avez l'e-commerce
32:46voilà
32:46la partie technologique
32:47la partie finance
32:48la partie cloud
32:49et sur Alibaba
32:50publication fin juillet
32:52c'est les perspectives
32:53de croissance
32:54sur la partie cloud
32:55de la société
32:56on attend sur le T1
32:582026
32:5936% de croissance
33:00on a fait 24
33:01et on a fait 16
33:02le trimestre précédent
33:03donc ça c'est aujourd'hui
33:04on voit aujourd'hui
33:05les acteurs chinois
33:07démontrer leur force
33:08sur cette activité
33:09elle est là
33:10la guerre aussi
33:11technologique
33:11en tout cas
33:12hors que commercial
33:13sur la partie là
33:14donc ça nous intéresse
33:15les valorisations
33:15je sais que les valorisations
33:17ne font pas tout
33:17mais quand vous êtes
33:18sur des acteurs américains
33:19qui se traitent à 40 fois
33:20les bénéfices
33:21sur un Alibaba
33:23vous êtes sur 10 fois
33:25les bénéfices
33:25en haut de cycle
33:26avant le Covid 2020
33:28ça se traitait
33:28à 30 fois les bénéfices
33:30dans l'exagération
33:31des deux années
33:322018-19
33:33on était à 40 fois
33:34là vous traitez à 10 fois
33:35et vous avez
33:35des métriques de croissance
33:37qui sont importantes
33:38on n'oublie pas quand même
33:39la prime de risque politique
33:41c'est pour ça
33:41c'était ma question
33:42effectivement
33:43elle a augmenté partout
33:46mais le risque politique
33:48en Chine
33:48ça reste un sujet
33:49après c'est la poche
33:51de diversification
33:52vous le savez
33:52vous le pilotez
33:53en régime de volatilité
33:54dans la pondération
33:55que vous mettez
33:56sur cette zone là
33:57après c'est le risque
33:58reward
33:58et le risque de hausse
34:00qui semble-t-il
34:01quand même très important
34:02sur cette thématique là
34:03aujourd'hui
34:03Benoît Pellois
34:04la Chine
34:05ça redevient
34:06une terre investissable
34:08effectivement
34:08à la lumière
34:09de ce que nous dit Arnaud Morel
34:10sur la concurrence
34:11en matière de tech
34:13qui existe en Chine
34:14aujourd'hui
34:15ça reste difficile
34:18d'investir en Chine
34:20néanmoins
34:20nous on regarde ça
34:21avec beaucoup d'attention
34:21parce qu'il se passe
34:22quelque chose de très intéressant
34:23on avait une situation
34:23microéconomique
34:24qui était très compliquée
34:25avec un pays
34:25qui commençait à avoir
34:26une espèce de cercle vicieux
34:28déflationniste
34:28alors que le reste du monde
34:29avait problème de persistance
34:31d'inflation
34:31et on voit qu'il y a du mieux
34:33depuis quelques temps
34:34d'où justement
34:35le parcours des marchés
34:36des marchés actions chinois
34:37avec des ventes au détail
34:39qui repartent
34:39avec de l'investissement
34:41qui repart
34:41des distributions de crédits
34:42qui repart
34:43on voit qu'il y a de la liquidité
34:44etc
34:45donc ça repose quand même
34:45sur quelque chose
34:46il y a bien une inflexion
34:48qui est en train de se dérouler
34:49nous ce qui nous intéresse
34:50là-dedans
34:50c'est la façon
34:51dont ça va rejaillir
34:52sur le cœur d'investissement
34:53qui est l'Europe
34:55tout simplement
34:55parce qu'il y a quand même
34:56si vous regardez le parcours
34:58des valeurs de croissance
34:59entre les Etats-Unis
35:00et l'Europe
35:00où aux Etats-Unis
35:01c'est que de la tech
35:02ça a super bien marché
35:02les valeurs de croissance européennes
35:06bien sûr
35:07et du cycle chinois
35:08qui posait beaucoup de questions
35:09c'est probablement là
35:11où on a un argument
35:12à mon sens
35:13qui est supplémentaire
35:14en faveur de la zone euro
35:15en relatif
35:15c'est-à-dire que certes
35:17on s'inquiète de l'impact
35:18des droits de douane etc
35:18mais on a visiblement
35:20des développements
35:21plutôt positifs en Chine
35:22qui pourraient rejaillir
35:22sur les sociétés européennes
35:23qui sont très exposés
35:25je pense au secteur du luxe
35:26qui a très largement souffert
35:27justement de cette thématique
35:29on a probablement
35:31quelque chose à jouer
35:32et qui apporte
35:33un argument supplémentaire
35:34à la caisse d'investissement
35:35de l'Europe
35:35relatif notamment aux Etats-Unis
35:37je réagis sur ce que vous dites
35:38alors pas spécifiquement
35:39sur la Chine
35:40mais sur l'impact
35:40des droits de douane
35:41on s'inquiète
35:42de l'impact des droits de douane
35:43moi je lis plutôt
35:45que l'impact
35:46en matière d'inflation
35:47il sera plutôt aux Etats-Unis
35:48qu'en zone euro
35:49mais ça reste un sujet
35:49d'inquiétude aujourd'hui
35:50les 15% de droits de douane
35:51vis-à-vis de la
35:53enfin en zone euro
35:54vis-à-vis des Etats-Unis
35:55non effectivement
35:56on souscrit tout à fait
35:57et bien d'ailleurs
35:58c'est le consensus
35:59des économistes
36:00c'est qu'au final
36:01ce sont bien
36:02les consommateurs américains
36:03qui vont payer
36:03les barrières douanières
36:05on est dans un monde
36:06dans lequel
36:07les barrières douanières
36:08sont significativement
36:09plus élevées
36:09ce fameux taux effectif
36:12dont on parle beaucoup
36:13aux Etats-Unis
36:13de droits de douane
36:14il est à 17%
36:16aujourd'hui
36:16c'est le plus élevé
36:17depuis 1936
36:18donc il y aura bien
36:20un impact
36:20l'impact inflationniste
36:21ne sera pas forcément
36:22démentiel
36:22parce que l'économie américaine
36:23est surtout des services
36:24et pas des biens
36:25mais il y aura
36:25vraisemblablement
36:26quand même un impact
36:26et c'est d'ailleurs
36:27ce qui s'était matérialisé
36:28lors du premier mandat de Trump
36:29encore une fois
36:29le premier mandat de Trump
36:30on avait eu un peu plus d'inflation
36:33ça avait coûté
36:33entre 0,3 et 0,7 points de PIB
36:35à l'économie américaine
36:36du fait du surcoût
36:37pour le consommateur américain
36:39pas de raison
36:39que ce soit différent
36:40alors qu'on augmente
36:41on fait x3
36:41en termes de barrières douanières
36:43pour l'Europe
36:44c'est l'environnement général
36:45qui fait qu'on a
36:47une tendance
36:48à avoir
36:48les échanges internationaux
36:49qui vont être problématiques
36:51plus compliqués
36:51et donc ça va rejaillir
36:52sur le cycle européen
36:53et c'est ça le risque
36:54justement pour l'économie
36:55mais si d'un autre côté
36:57on a un gros
36:57et c'est à la fois
36:59la faiblesse
37:00mais surtout la force
37:00à mon sens
37:01de l'économie européenne
37:02c'est d'être très ouverte
37:02à l'international
37:03donc ces droits de douane
37:04c'est pas une super thématique
37:05pour l'Europe
37:05en revanche
37:06ce début de mieux
37:07qu'on peut voir en Chine
37:08c'est quelque chose
37:09de très important
37:10notamment pour les entreprises
37:11européennes
37:12alors je vais vous poser
37:15une question difficile
37:16Benoît Pellois
37:17enfin difficile
37:17parce que l'idée
37:18ça va être
37:18de ne pas parler d'IA
37:19vu qu'on en a déjà parlé
37:20il va falloir parler du reste
37:21qu'est-ce qu'on regarde
37:23aujourd'hui sur les marchés
37:24en matière d'opportunités
37:26ou d'investissements
37:27les small mid caps
37:29on a eu un début d'inflexion
37:31du côté européen
37:32et ça
37:34en fait
37:35l'histoire des small mid
37:36en Europe
37:37et c'est à notre sens
37:39probablement la même chose
37:39aux Etats-Unis
37:40est plus lié
37:42au contexte
37:43d'accès à la liquidité
37:44d'accès au crédit
37:45que la réalité
37:46macroéconomique
37:47en réalité
37:48puisque si on regardait
37:48les niveaux de valorisation
37:49et les parcours
37:50on avait beaucoup de mal
37:52à les justifier
37:53par le simple fait
37:53de regarder le cycle
37:54macroéconomique
37:55et donc là
37:56on est dans une phase
37:57où on a vu qu'en Europe
37:58on a ajusté la politique monétaire
37:59on revient à des conditions
38:01de financement
38:01qui sont un peu plus normales
38:02et ça a coïncidé justement
38:03avec un début de redémarrage
38:04des small mid caps
38:05par rapport aux large caps
38:06du côté européen
38:07ça n'a pas encore été le cas
38:08aux Etats-Unis
38:08pour la
38:09à notre sens
38:10la bonne et simple raison
38:11que la politique monétaire
38:12reste encore relativement resserrée
38:14si
38:14et là
38:15c'est effectivement
38:16un éventuel pari à jouer
38:17mais
38:18de la même manière
38:20où les small mid caps
38:20ont été excessivement victimes
38:22sur leur valorisation
38:23d'un cycle économique
38:24qui ne le justifiait pas
38:25on peut légitimement penser
38:26qu'en termes de performance relative
38:28elles peuvent mieux se comporter
38:29même si l'économie
38:29est en train de ralentir
38:30tout simplement
38:31parce que le paramètre important
38:33sera le desservant
38:33des conditions de crédit
38:34donc ça c'est effectivement
38:35un paramètre à regarder
38:36on a eu cette inflexion en Europe
38:37depuis quelques temps
38:38nous on le surveille
38:39côté Etats-Unis
38:40est-ce qu'on n'a pas
38:41un redémarrage
38:42des small mid caps
38:42aux Etats-Unis
38:43qui est en train de se préparer
38:44en tout cas
38:44c'est quelque chose
38:45qu'on va regarder
38:45dans cette stratégie
38:47de rechercher des primes de risque
38:48en relatif
38:49mais qu'on ne voit pas du tout
38:50à l'heure actuelle
38:50pour l'instant non
38:51on le voit surtout
38:51on le voit en Europe
38:52aux Etats-Unis
38:53ça n'a pas encore été le cas
38:54l'entrée dans un desserrement
38:56de la politique monétaire
38:57une fois qu'on aura
38:58véritablement
38:59la possibilité
39:00de pouvoir baisser les taux
39:01aux Etats-Unis
39:02pourrait justement
39:03donner cette corde de rappel
39:04aux valorisations
39:04pour les small mid caps américaines
39:06Est-ce que les mid caps américaines
39:07est-ce qu'en Europe
39:08on regarde les valeurs du luxe
39:09par exemple
39:09vous disiez
39:10peut-être que
39:12Arnaud Morel en parlera
39:13mais quelque chose
39:14pour regarder d'autres
39:15je pense qu'Arnaud
39:16en parlera mieux que moi
39:17mais effectivement
39:18oui c'est un des thèmes
39:19ces sociétés
39:20ont considérablement souffert
39:22de l'environnement international
39:24et c'est pas
39:25la géopolitique
39:26en tout cas
39:26c'est cette thématique
39:27des barrières douanières
39:28on a passé le pic
39:29d'incertitude
39:29même si c'est clairement pas
39:31on n'a clairement pas
39:32le vent dans le dos
39:33grâce à cette thématique
39:34on a passé le pic
39:34d'incertitude
39:35et on a du mieux
39:36du côté de la Chine
39:37auxquelles sont très exposées
39:38ces valeurs
39:38donc oui effectivement
39:39le secteur du luxe
39:40de façon plus générale
39:42les valeurs de croissance
39:42européennes etc
39:43plutôt internationales
39:45c'est quelque chose
39:46qui me semble assez pertinent
39:47de nouveau à regarder
39:48de notre côté
39:49Arnaud Morel
39:50la même question
39:50qu'est-ce qu'on regarde
39:51sur les marchés financiers
39:52quand on ne parle pas d'IA
39:53et qu'on ne regarde pas l'IA
39:54parce que je le mets de côté
39:55on en a déjà parlé
39:56est-ce qu'il y a d'autres thématiques
39:57en bourse
39:57qui se regardent à l'heure actuelle
40:00je valide
40:01les small caps
40:02en tout cas européennes
40:03clairement aujourd'hui
40:03c'était coupé un petit peu
40:05l'herbe sous le pied
40:05des small caps
40:06c'était l'inflation
40:07et surtout la remontée
40:08des taux directeurs
40:09donc là on voit
40:10que les premiers ressentis
40:12de la baisse des taux
40:13et une croissance
40:14qui se tient pas trop mal
40:15en zone euro
40:16permet aux small caps
40:17aujourd'hui
40:18de reprendre des couleurs
40:19en bourse clairement
40:20des niveaux de valorisation
40:21qui sont toujours
40:22décotés en relatif
40:23par rapport aux grandes capes
40:24toujours décotés en relatif
40:25également par la moyenne historique
40:26des dix dernières années
40:27d'accord
40:28et en plus on pourrait dire
40:29alors c'est un argument
40:30qui se prend au plan
40:31difficilement vérifiable encore
40:32mais en tout cas c'est un argument
40:33supplémentaire
40:34elle semble quand même
40:35un peu immune
40:35des taxes douanières
40:38enfin clairement
40:38c'est des sociétés
40:39qui font leur chiffre d'affaires
40:42en zone euro
40:42clairement
40:42donc c'est quand même
40:44un point positif
40:45sur la partie luxe
40:46clairement c'est très intéressant
40:47sur la publication
40:48de LVMH
40:49fin juillet
40:50le croissance organique
40:52ressort à moins 3
40:52à peu près
40:53on attendait moins 1
40:54et c'est la réaction
40:55de marché
40:55et justement
40:56ça a été voilà
40:57en tout cas on l'espère
40:58un beau tome
40:58sur les BPA
40:59un beau tome marché
41:00sur les cours
41:01à 470
41:02vraiment intéressant
41:04et on voit toujours
41:05cette corrélation
41:07entre les BPA
41:08et le cours
41:08et aujourd'hui
41:10c'est la réaction
41:10du marché
41:11qui a été faite
41:11et par tout ce qui a été
41:12très bien dit par Benoît
41:13sur toutes les forces
41:14de soutien en Chine
41:15bien sûr
41:15c'est comment ça se passe
41:17en bourse
41:17le CSI 300
41:18c'est pratiquement 10%
41:19de hausse sur le mois d'août
41:20donc c'est vraiment
41:21cette participation
41:22des valeurs locales
41:24qui ont des chiffres
41:25d'affaires
41:26on va dire
41:26locaux
41:27qui montrent la bonne santé
41:29ou potentiellement
41:29la bonne santé
41:30du consommateur
41:31ou la reprise
41:32de la consommation
41:32interne en Chine
41:33qui pourraient se reporter
41:34sur les valeurs du luxe
41:36et troisième point
41:37c'est que ces valeurs
41:38on les connait
41:38elles ont quand même
41:39un pricing power
41:40très important
41:40pour être on va dire
41:41protégées en partie
41:43des taxes douanières
41:46sur l'entrée
41:46du territoire américain
41:47le point aussi
41:49qui est à surveiller
41:50c'est qu'on dit souvent
41:51que le marché américain
41:53est très concentré
41:54c'est vrai
41:54la perche des 5 premières valeurs
41:55c'est 70%
41:56de la performance
41:57en Europe
41:58Stoxysam prend le même
41:59analyse
42:00il vous en avait 10
42:01c'est un marché
42:01plus éclaté
42:02en termes de pondération
42:03les 10 premières positions
42:04font également
42:0570% de la performance
42:06et disons
42:06vous avez 80%
42:07de valeur
42:08ce sont des bancaires
42:09et une valeur française
42:10société générale
42:11ce qu'on pense aujourd'hui
42:12et ce qu'on espère
42:13par rapport à tout ce qui est dit
42:14avec une macro
42:15qui se tient à un soutien
42:16de la politique monétaire
42:17c'est d'aller chercher aussi
42:18sur les grandes capitalisations
42:20à Schneider
42:20qui a souffert
42:21on va dire
42:21de la dévaluation
42:22du dollar
42:24puisque 40%
42:24c'est fait là-bas
42:25donc on regarde
42:26les BPA
42:27a fait le travail
42:28le cours de bourse
42:28a fait le boulot
42:29donc Schneider
42:30c'est une valeur
42:30qu'on aime aussi
42:31ASML
42:32le carnet de commandes
42:33certes a déçu
42:34mais aujourd'hui
42:34si vous voulez être présent
42:36en tout cas en Europe
42:37sur la partie thématique
42:39intelligence artificielle
42:40ASML est un acteur
42:41indépoulonnable
42:42avec une valorisation
42:43pour le coup
42:43qui s'est quand même
42:44beaucoup décontractée
42:45et avec quand même
42:46des caractéristiques
42:47de potentiel d'amélioration
42:48des bénéfices par action
42:49qui semble assez important
42:50et avec une visibilité
42:51et un thème majeur
42:52d'investissement
42:52dans les prochaines années
42:53voilà un petit peu
42:54ce qu'on a
42:55il nous reste un tout petit peu
42:56de temps
42:56Benoît Pellois
42:57j'ose une dernière question
42:58je rebondis sur ASML
42:59mentionné par Arnaud Morel
43:01on a vu cette semaine
43:02donc Mistral et Haï
43:03première décacorne française
43:05plus de 10 milliards
43:06de dollars de valorisation
43:08en lien avec
43:09un investissement
43:10réalisé par ASML
43:10ce qui est intéressant là-dedans
43:11c'est qu'on parle
43:12d'une start-up française
43:12qui a été courtisée
43:15par des géants américains
43:17et qui finalement
43:18a réussi à trouver
43:18des financements en Europe
43:19est-ce que ça ouvre la porte
43:21à cette idée
43:22ce rêve un peu
43:23d'aller chercher
43:23des financements européens
43:24pour faire émerger
43:25des géants du numérique
43:27on aimerait que ce soit le cas
43:29malheureusement
43:31Mistral
43:32c'est un peu l'arbre
43:32qui cache la forêt
43:33je ne pense pas
43:35que ce soit généralisable
43:37au reste de l'Europe
43:38mais effectivement
43:38on aimerait
43:39avoir plus d'histoires de ce type
43:40mais le fait est
43:42que quand on regarde
43:42les statistiques
43:43la plupart des sociétés
43:44européennes
43:45à un certain stade
43:46de leur développement
43:46n'ont pas d'autre choix
43:47finalement que d'aller aux Etats-Unis
43:48pour accéder beaucoup plus facilement
43:50au financement
43:50donc c'est une très bonne nouvelle
43:53mais je ne pense pas
43:54que ce soit représentatif
43:55plus généralement
43:56de ce qui se passe en Europe
43:56bon en tout cas
43:58on peut se féliciter
43:58de cette nouvelle
43:59effectivement
43:59merci à tous les deux
44:01merci Benoît Pellois
44:02le CIO
44:02chez Natixis
44:03Wealth Management
44:04merci également
44:04Arnaud Morel
44:05directeur de la gestion
44:06sous mandat
44:07chez Prompar Asset Management
44:09merci à vous également
44:09de nous avoir suivis
44:10et on se retrouve tout de suite
44:11dans Marché à Thème
44:12et nous finissons cette émission
44:24donc avec Marché à Thème
44:25le dernier quart d'heure
44:26thématique de Smart Bourse
44:27nous allons tenter de comprendre
44:28quelle est la tendance
44:30sur le marché
44:31des ETF
44:32aujourd'hui
44:32l'observatoire des ETF
44:34c'est avec Olivier Maltest
44:35bonsoir Olivier Maltest
44:37bonsoir
44:37vous êtes directeur
44:38des investissements
44:39chez Alteis
44:40on va essayer de comprendre
44:40un petit peu ce qui se passe
44:41sur ce marché des ETF
44:43on va regarder
44:43sur les deux mois précédents
44:45sur l'été
44:45sur juillet et août
44:47qu'est-ce que vous avez constaté
44:49on peut commencer par la collecte
44:50tout simplement
44:50on peut commencer
44:51sur la collecte globalement
44:52des ETF sur juillet et août
44:53on est à 53,5 milliards
44:55de collectes
44:56globalement sur les deux mois
44:57ça veut dire que du coup
44:59quand on regarde
45:00depuis le début de l'année
45:01on atteint déjà
45:02217 milliards de collectes
45:03donc 2024
45:04c'était une année
45:05vraiment record sur les ETF
45:06c'était la meilleure année
45:07qu'on ait jamais observé
45:08et à la même période
45:09donc à fin août
45:10on n'était qu'à 143
45:11donc là 217 contre 143
45:13on voit qu'on a beaucoup d'avance
45:14et même sur l'année
45:14sur tout 2024
45:16on avait fait 255 milliards
45:17donc on est à priori
45:19sur le point de battre
45:21sans trop de problèmes
45:21sauf accident
45:23le record de 2024
45:24on pourrait même atteindre
45:25les 300 milliards
45:26et dépasser les 300 milliards
45:27de collectes sur l'année
45:28donc 53,5 milliards
45:30sur le mois
45:31enfin sur les deux mois
45:32avec 27 milliards en juillet
45:34et 26,5 milliards en août
45:35le collecte relativement stable
45:37on n'avait que 20 en juin
45:38donc on a une accélération
45:40et un retour du coup
45:40une collecte relativement importante
45:42sur juillet et août
45:43et des volumes relativement stables
45:44au global
45:45sur l'activité ETF
45:46sur cet été
45:46ça c'est au global
45:48si on regarde un peu plus
45:49dans le détail
45:50par exemple
45:50c'est quoi
45:51les ETF actions
45:52qui prédominent largement ?
45:53tout à fait
45:54on a toujours une collecte
45:55massivement sur les actions
45:56donc sur l'été
45:56c'est 38 milliards et demi
45:58sur les 53,5
45:59avec 22 milliards
46:00au mois de juillet
46:01et 16,5 au mois d'août
46:03donc une collecte
46:04toujours principalement actions
46:05le mois
46:06donc 10 milliards
46:07sur les ETF obligataires
46:09globalement
46:09on n'a eu que 3 milliards
46:10donc c'était une petite collecte
46:11sur le mois de juillet
46:12côté obligataire
46:13et c'est revenu à 7
46:14ce qui est plutôt la norme
46:16sur le mois d'août
46:17donc il y a eu un petit fléchissement
46:18en juillet
46:18mais des flux
46:19qui sont revenus
46:20et revenus
46:20pendant le mois d'août
46:21et ça
46:21le sujet
46:23ETF obligations
46:24et ce fléchissement
46:25on peut le mettre en regard
46:26des questionnements
46:26qu'on peut avoir
46:27sur une dette française
46:27par exemple
46:28ou pas forcément ?
46:29pas déjà
46:29pas des juillets en fait
46:30pas des juillets globalement
46:32après on reverra un peu plus
46:33en détail
46:33ce qui a collecté plus
46:34en juillet et en août
46:34sur les volumes en obligataires
46:36mais par moments
46:37il y a un peu de fléchissement
46:38et de toute façon
46:39historiquement
46:39on a toujours
46:40beaucoup plus de flux
46:41sur les ETF actions
46:42que sur les ETF obligataires
46:43et donc juillet
46:44était un peu bas
46:45mais ça arrive
46:46en termes de rotation sectorielle
46:47il y a eu un retour aussi
46:48d'envie de risque
46:49globalement
46:50sur le mois de juillet
46:50certainement
46:51y compris via les ETF
46:52bon et on voit
46:53matières premières
46:53effectivement
46:53que c'est beaucoup plus restreint
46:55que les deux autres
46:57pourquoi ?
46:57parce que c'est un petit peu
46:57plus spécialisé peut-être ?
46:58alors c'est ça
46:59donc c'est 3 milliards globalement
47:00très peu en juillet
47:01600 millions et 2 milliards 4
47:02sur le mois d'août
47:03ce qui est intéressant
47:04à noter quand même
47:05sur les matières premières
47:05où effectivement
47:06c'est pas généralement
47:07là où il y a le plus de flux
47:08via ETF
47:09c'est que souvent
47:10on a peu de flux sur l'or
47:11et là c'est principalement
47:12des flux sur l'or
47:13alors l'or intéresse
47:14évidemment la classe d'actifs
47:15intéresse
47:15c'est une des réactions
47:16que j'avais envie d'avoir
47:16c'est que l'or
47:17on en parle assez régulièrement
47:19ça va de plus haut en plus haut
47:20c'est une classe d'actifs
47:21qui progresse beaucoup
47:22depuis longtemps
47:23l'ETF est un bon moyen
47:24de s'exposer à l'or
47:24et finalement ça n'a pas porté
47:25plus que ça
47:26non alors c'est pas
47:27historiquement c'est ce qu'on voit
47:27c'est pas vraiment porté par l'or
47:29on voit que même quand l'or remonte
47:30il n'y a pas forcément
47:30des volumes sur les ETF sur l'or
47:32là c'est vraiment ce qui fait
47:33le gros des matières premières
47:34il y a très peu de volume
47:36sur le pétrole par exemple
47:37ou sur l'énergie
47:37d'une manière générale
47:38donc c'est vraiment
47:39ce qui est intéressant
47:40c'est que là par contre
47:41il y a une collègue
47:41quand même relativement importante
47:43pour le marché des ETF
47:43sur les ETF or
47:45et surtout essentiellement
47:47du coup sur le mois d'août
47:48bon et sur les actions
47:48si je reviens sur les actions
47:49on n'est plus sur les actions américaines
47:50alors on est sur les actions américaines
47:52mais ce qui est un retour
47:53puisqu'on a eu une période
47:55justement où étonnamment
47:56on avait des rachats même nets
47:57en Europe sur les ETF américains
47:59donc là on a confirmation du retour
48:01avec des thèmes relativement classiques
48:03donc toujours les grosses
48:04capitalisations mondiales
48:05c'est toujours ce qui draine
48:06le plus dessus
48:06on a un retour du coup
48:08sur les grandes capitalisations US
48:10donc ça confirme
48:10parce qu'on a eu ça pendant l'été
48:12c'était déjà un retour en juin
48:13mais avant juin
48:14c'était beaucoup plus compliqué
48:15en termes de volume
48:16on voyait qu'il y avait une envie
48:18de sortir un petit peu
48:19des actions américaines
48:20et certainement des doutes
48:21globalement sur la politique
48:22aussi américaine au global
48:23l'émergence
48:25y a toujours été assez recherchée
48:26en juillet et en août
48:28donc c'est un thème aussi
48:28qu'on a vu venir
48:29et qui s'est maintenu
48:31en termes de flux
48:31également sur juillet et août
48:33il y a un retour aussi
48:34sur les valeurs de croissance américaines
48:35là aussi on avait eu
48:37un moment d'infléchissement aussi
48:38sur des craintes de valorisation
48:39un peu élevée
48:40je sais que vous en avez parlé aussi avant
48:42bien sûr
48:42on a revu des volumes
48:44pendant l'été
48:46et au mois de juillet
48:47sur les actions américaines
48:48de croissance globalement
48:50donc une confiance qui revient
48:51de la part des investisseurs ETF
48:52sur le sujet
48:53c'est ce qu'on me revient
48:54oui tout à fait
48:54en tout cas sur le mois de juillet
48:55c'est revenu
48:56les flux sont revenus
48:56et donc on a retrouvé
48:58des choses un peu plus classiques
48:59ce qui n'avait pas été le cas
49:00sur la première partie de l'année
49:01où on avait beaucoup plus de volume
49:02sur l'Europe
49:03et des sorties même
49:04qu'on avait vues
49:04sur les actions américaines
49:07d'ailleurs on voit
49:07on voit des actions
49:08des rachats aussi
49:09toujours sur les moyennes
49:10capitalisations américaines
49:11donc on voit que ça revient
49:12quand même sur les grosses capitalisations
49:14ça reste quand même
49:15assez sélectif
49:16dans l'univers des actions américaines
49:17globalement sur l'été
49:18du côté obligataire
49:20alors on en a parlé
49:21il y a des préférences quand même
49:23de la part des investisseurs
49:24alors il y a des préférences
49:25et ce qui est intéressant
49:26c'est que sur le mois de juillet
49:27les flux sont plutôt portés
49:28sur les obligations d'entreprise
49:30y compris sur du high yield
49:31donc une recherche de risque
49:32sur le segment obligataire
49:34plus que sur du côté
49:36un peu protégé de souverain
49:38et au mois d'août
49:39par contre c'est l'inverse
49:40c'est-à-dire que les flux
49:41sont revenus sur le souverain
49:42et ce qu'on peut noter
49:43et on le comprend
49:43c'est que c'est plutôt
49:44sur des durations courtes
49:46que ce soit sur la zone euro
49:47ou sur la zone américaine
49:48donc il y a une recherche
49:49et un retour du coup
49:50des volumes
49:51sur les obligations souveraines
49:52américaines et européennes
49:53mais vraiment plutôt
49:54sur des durations courtes
49:56avec certainement l'idée
49:56potentiellement de jouer
49:57une baisse des taux
49:58et en tout cas
49:58par contre de risque
49:59non plus de sensibilité
50:00sur du plus long terme
50:01avec potentiellement
50:02un retour dans l'inflation
50:03notamment si la banque centrale
50:04américaine réappuie
50:06un petit peu
50:06réenclenche ces baisses de taux
50:07on voit que les flux
50:08vraiment sont revenus
50:09et c'est ça qui est intéressant
50:10j'ai trouvé
50:10c'est qu'il y a eu une rotation
50:12un petit peu
50:12des intérêts en termes obligataires
50:14entre juillet et août
50:16avec juillet beaucoup plus risqué
50:17donc des volumes plus faibles
50:18mais plutôt risqué
50:19et août par contre
50:20un retour sur le souvent
50:21S'il y a un sujet
50:23dont on parle moins
50:24en ce moment
50:25et sur les marchés financiers
50:26c'est bien l'ESG
50:27qui a été remplacé
50:28par l'armement
50:29puis maintenant
50:30les questionnements
50:31sur effectivement
50:32l'intelligence artificielle
50:34ou les politiques
50:37des banques centrales
50:38qu'en est-il en matière d'ETF
50:40les investisseurs en ETF
50:41qu'en est-il des flux ESG
50:43que vous constatez ?
50:44Alors on est revenu
50:45donc c'est le quatrième mois
50:46enfin troisième et quatrième mois
50:47pour l'été de positif
50:49en termes de collecte
50:50puisqu'on avait connu trois mois négatifs
50:51donc trois mois de rachat net
50:53en termes ESG
50:54donc ça fait quatre mois
50:55maintenant consécutifs
50:56que les flux redeviennent positifs
50:57par contre ce qu'on peut remarquer
50:58c'est qu'ils sont relativement faibles
51:00toujours globalement
51:01il y a toujours une grosse différence
51:02entre les volumes
51:03sur les ETF actions
51:04et les ETF obligataires
51:05c'est-à-dire que sur les ETF actions
51:06c'est très très faible
51:07si on regarde la part
51:08des souscriptions
51:09de la connecte net positive
51:10qui vient sur les ETF actifs
51:12pardon pas actifs
51:13mais qui prennent en compte
51:14les critères ESG
51:15donc extra financiers
51:16bien sûr
51:17on a eu que 9% globalement
51:19sur le mois de juillet
51:19ce qui est très faible
51:20l'ordre de grandeur
51:21est plutôt en termes d'encours
51:23à 19 ou 20%
51:24donc 9% on est très en dessous
51:25et au mois d'août
51:26c'est même inférieur à 4%
51:27donc c'est vraiment presque anecdotique
51:29les flux sont positifs
51:30mais ils sont anecdotiques
51:31sur la partie obligataire
51:32c'est beaucoup plus important
51:33puisqu'en juillet
51:34on a eu 60% des flux
51:35qui se sont concentrés
51:36sur les ETF
51:37qui prennent en compte
51:38des critères extra financiers
51:39donc on était sur du coup
51:41plutôt des obligations d'entreprise
51:43et plutôt des flux
51:44vers les obligations d'entreprise
51:45et donc les investisseurs
51:46par contre prennent en compte
51:47des critères extra financiers
51:48sur le côté obligataire
51:50et c'est redescendu un petit peu
51:52mais ça reste important
51:5326% sur le mois d'août
51:54donc plutôt au-dessus
51:55des parts de marché
51:55donc ce qu'on voit
51:56c'est que c'est toujours
51:57très très faible globalement
51:58c'est encore plus faible
51:59du coup sur la partie action
52:01par contre sur la partie obligataire
52:02ça reste relativement soutenu
52:04notamment lorsque les investisseurs
52:05vont vers des obligations
52:06d'entreprise
52:07évidemment parce que
52:08c'est toujours plus difficile
52:09de faire de l'ESG
52:10au niveau souverain
52:11prendre en compte
52:12et ça
52:14alors effectivement
52:15ça n'apparaît pas sur le graphique
52:16mais ça peut s'expliquer
52:17parce que c'est une réelle demande
52:19des investisseurs
52:19ou parce que l'offre
52:20est peut-être plus structurée
52:21aussi sur la partie
52:21obligation d'entreprise
52:22certainement
52:23parce que ce qu'on voit globalement
52:24c'est que la demande
52:25fléchit sur l'ESG
52:27c'est ce qu'on voit
52:28et c'est ce qu'on observe
52:29surtout depuis 2022
52:30qui a marqué un temps d'arrêt
52:31puisque c'était l'année
52:32où il ne fallait pas faire de l'ESG
52:34il fallait faire plutôt
52:35de l'énergie carbonée
52:36bien sûr
52:36et donc ça a vraiment marqué
52:38en termes de performance
52:39et donc il y a eu un flux
52:40qui a vraiment fortement baissé
52:422023 a été plus compliqué aussi
52:43parce que c'était vraiment
52:44l'année tech
52:44et donc souvent
52:46les problématiques
52:47et les environnements
52:48les stratégies du ESG
52:49excluaient une partie
52:50des entreprises tech
52:51et ce qu'on voit
52:52c'est que ça a du mal à revenir
52:53alors que les années précédentes
52:54étaient très très bonnes
52:55et on voyait vraiment
52:56un flux très important
52:58une part très importante
52:58des investissements
52:59qui allait plutôt vers l'ESG
53:00on voit que ça a fléchi
53:01et que ça continue du coup
53:02de rester compliqué
53:03en termes de demandes
53:04globalement par les investisseurs
53:06Si on regarde par société
53:07émettrice
53:08où est-ce qu'on en est
53:10en matière de flux
53:10est-ce que BlackRock
53:12est toujours
53:12le premier émetteur
53:14d'ETF
53:15Olivier Mathias ?
53:16Oui toujours
53:16La France a toujours été
53:17premier
53:18donc
53:18ça ne change pas
53:20Alors il y a eu des mois
53:22où ils n'étaient pas premiers
53:22mais là globalement
53:23ils sont restés premiers
53:24ce qui est assez étonnant
53:25et ce qui est assez
53:26à souligner en fait
53:27sur BlackRock
53:28ou sur les gros émetteurs
53:29globalement
53:29c'est que ce qui est compliqué
53:30vu les parts de marché
53:31qu'ils ont
53:31c'est d'arriver
53:32à continuer à garder
53:33les parts de marché
53:34sur les collectes
53:34mois après mois
53:35D'accord
53:35Souvent les premiers émetteurs
53:37du coup perdent un peu
53:38en parts de marché
53:39puisqu'il y a quand même
53:40beaucoup d'intervenants
53:41et aussi qui viennent chercher
53:42sur des thématiques
53:43ou sur des choses
53:43un peu particulières
53:44et là sur juillet et août
53:45les volumes de BlackRock
53:47sont en ligne
53:48un tout petit peu en dessous
53:49mais vraiment proches
53:50de leur part de marché
53:51ce qui est quand même
53:52un résultat relativement important
53:54Si on regarde
53:55sur tout l'été
53:56DWS arrive en deuxième position
53:58alors qu'ils sont troisième
54:00en termes d'encours
54:00donc c'est plutôt
54:01un bon été
54:03pour DWS
54:04Amundi troisième
54:05En fait Amundi a fait
54:07un bon mois de juillet
54:09et un peu plus en retrait
54:10sur le mois d'août
54:10puisqu'il se place que septième
54:12globalement sur le mois d'août
54:13en termes de collectes
54:14alors que c'est le deuxième
54:15en termes d'encours
54:16sur le marché européen
54:17et donc voilà
54:19depuis le début de l'année
54:20on a BlackRock toujours premier
54:21Amundi deuxième
54:22Vanguard
54:23qui arrive à prendre
54:24la troisième position
54:26et DWS quatrième
54:28donc on voit
54:29on voit des collègues
54:29qui sont relativement en ligne
54:31avec les tailles
54:32avec juste Vanguard
54:33qui depuis le début de l'année
54:34fait quand même
54:34une bonne année
54:35et arrive à se placer
54:36en troisième position
54:37au-dessus de son classement
54:38en termes d'encours
54:39C'est le même constat
54:41sur l'ESG
54:42en matière d'émetteurs ESG
54:44Non alors sur l'ESG
54:45c'est tout à fait différent
54:46c'est aussi pour ça
54:46qu'on ne sait pas
54:47parce que ça nous intéresse
54:48de regarder
54:48alors BlackRock est premier
54:50d'accord
54:50pas toujours le cas
54:51là pour le coup
54:51ils sont premiers à la fois
54:52en août et en juillet
54:54et à la fois depuis le début
54:55de l'année
54:55on a BNP qui est deuxième
54:58depuis le début de l'année
54:59donc on sait que BNP
54:59fait très attention
55:00à avoir une gamme
55:01vraiment très en lien
55:02avec l'ESG
55:03très actif sur le côté ESG
55:05ils arrivent du coup
55:05à être deuxième
55:07depuis le début de l'année
55:08en termes de collecte
55:09alors qu'ils sont cinquième
55:10en termes d'encours
55:11spécifiquement sur l'ESG
55:13JP Morgan est quatrième
55:15depuis le début de l'année
55:16l'année dernière
55:16ils avaient été premiers
55:17ils étaient très très bons
55:18et très très actifs sur l'ESG
55:19donc on voit aussi
55:20qu'il y a plus de rotation
55:21globalement sur le thème
55:23de l'ESG
55:23en fonction des thématiques
55:25un peu plus à la mode
55:25ou un peu plus du moment
55:26et on voit qu'il y a
55:27un peu plus de mouvements
55:29Fidelity par exemple
55:30qui est un acteur
55:31un peu plus petit
55:32sur le thème de l'ETF
55:33est troisième du coup
55:35sur l'été
55:36et troisième depuis
55:36le début de l'année
55:37en termes de collecte ESG
55:39Un mot peut-être
55:40sur les lancements d'ETF
55:42qu'est-ce que vous avez constaté
55:43Olivier Maltez cet été
55:44est-ce qu'il y en a eu plus
55:44est-ce qu'il y en a eu moins
55:45que sur les mois précédents
55:46Alors il y a eu 43 lancements
55:48sur l'été
55:49donc c'est relativement important
55:50c'est dans la moyenne
55:51moyenne plutôt positive
55:52ce qui est intéressant de noter
55:53c'est qu'il y en a eu 35 en juillet
55:54donc un mois de juillet très actif
55:56uniquement 8 au mois d'août
55:58ce qui n'est pas forcément
55:59lié aux vacances
56:00puisque après une fois
56:01ça prend du temps
56:01à structurer, à lancer
56:02donc voilà
56:03mais en fait
56:04on a eu un mois de juillet
56:04très très actif
56:05et un mois d'août
56:06un peu plus calme
56:07en termes de collecte
56:07on a 33 ETF actions
56:1010 ETF obligataires
56:12et ce qu'on regarde aussi
56:13ce qu'on aime regarder
56:13c'est si les émetteurs
56:15continuent d'émettre aussi
56:16sur la problématique
56:16et les questions ESG
56:18donc on a 6 ETF
56:19qui prennent en compte
56:19des critères extra financiers
56:21qui ont été sur les 43
56:22qui ont été émis
56:25et donc en termes
56:25de nouveaux ETF
56:27donc toujours
56:27beaucoup d'actions
56:28toujours un petit peu d'EG
56:29et un mois de juillet
56:31beaucoup plus actif
56:31que le mois d'août
56:32mais globalement
56:32une bonne facture
56:34en termes de création de produits
56:35Et alors comment est-ce que
56:36vous vous positionnez
56:36vous chez LTI
56:36dans ce contexte ?
56:39En termes de positionnement
56:39on est prudent
56:40depuis plusieurs mois
56:42on reste prudent
56:42depuis avril, mai
56:44en fait
56:44notamment ce qu'on a trouvé
56:45que le rebond actions
56:46était un peu violent
56:47et un peu rapide
56:48étant donné le contexte
56:49un peu économique
56:49donc sur les profils
56:50qui sont diversifiés
56:52en termes d'actions
56:52et d'obligations
56:53on a tendance
56:53à surpondérer
56:54un petit peu les obligations
56:55en termes d'actions
56:56le dernier mouvement
56:57qu'on a fait
56:57c'est de sortir
56:58et d'arrêter
56:58notre surexposition
57:00sur les valeurs européennes
57:01de manière à se protéger
57:02un peu des actions françaises
57:03finalement on a un Premier ministre
57:05plus rapidement que prévu
57:06mais on n'est pas complètement
57:07à l'abri d'une dissolution
57:08et on attend évidemment
57:09la notation de Fitch
57:10on se dit qu'il pourrait y avoir
57:11un petit peu de volatilité
57:12donc on a pris nos gains
57:13sur la surexposition européenne
57:15qui était plutôt bien vue
57:16on reste aussi défensif
57:17sur le côté actions américaines
57:19puisqu'on regarde
57:20une partie en equality weighted
57:22pour limiter un petit peu
57:23le poids des valeurs technologiques
57:25on se dit que si on a raison
57:26sur le fait d'être prudent
57:27globalement
57:27les valeurs qui pourraient
57:28souffrir le plus
57:29ce sont les valeurs technologiques
57:31qui ont le plus performé
57:33qui sont les plus chères
57:34en termes de valorisation
57:34donc on est plutôt prudent
57:36sur la partie obligataire
57:37pareil on essaie de diversifier
57:38un peu plus la partie
57:39obligataire d'entreprise
57:41en retirant et en baissant
57:42un petit peu aussi
57:42le poids des entreprises françaises
57:44toujours pour traverser
57:45un petit peu cette période
57:46d'incertitude
57:47et vous serez à patrimonia
57:48exactement
57:49on sera à patrimonia
57:50dans deux semaines
57:51donc on sera
57:51hall 48
57:52H48
57:53pour les gens
57:54qui veulent nous voir
57:55les CGP notamment
57:56pour expliquer notre offre
57:57et les solutions
57:58qu'on a à proposer
57:59de manière à utiliser
58:01les ETF
58:01pour les CGP
58:02les multi-family office
58:04notamment
58:04donc n'hésitez pas
58:05à venir nous voir
58:06et à prendre même rendez-vous
58:08avant si vous voulez
58:09en nous contactant directement
58:09sur les réseaux
58:10pour bloquer un créneau
58:11ce sera avec plaisir
58:12qu'on pourra vous présenter
58:13cette offre Alteis
58:14on suivra ça à Bismarck également
58:15à patrimonia
58:16merci beaucoup Olivier Malteste
58:17merci beaucoup
58:17directeur des investissements
58:18chez Alteis
58:19merci à vous d'avoir suivi
58:20Smart Bourse en direct
58:22et je vous donne rendez-vous
58:23lundi à 17h
58:24pour un nouveau numéro
58:25de Smart Bourse en direct
58:26sur Bismarck for Change
58:27sur Bismarck for Change
58:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
58:30– Sous-titrage Société Radio-Canada
58:32Sous-titrage FR ?
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