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Vendredi 26 juin 2026, retrouvez Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;), Sébastien Béquart (CEO, Egym Wellpass) et Rémi EL CHEIKH TAHA (médecin du sport à la clinique des lilas) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Santé Futur,
00:10votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:14Salut Hervé !
00:15Salut Elie !
00:15Aujourd'hui, on s'intéresse au phénomène du sport santé.
00:18Entre abonnements d'entreprises, coaching digital et nouvelles pratiques,
00:22le sport ne se limite plus à l'activité physique,
00:24il devient aussi du bien-être, parfois même de la prévention santé.
00:27Derrière cette dynamique, un marché en forte croissance,
00:31plusieurs milliards investis dans la sportech en Europe et à l'international.
00:35Le sport santé attire aujourd'hui des investissements massifs
00:37portés par les plateformes, l'IA et de nouvelles habitudes aussi.
00:41Alors, quand on parle de sport santé,
00:43est-ce que l'on assiste à une simple évolution des usages
00:46ou un changement de modèle de santé ?
00:48Pour en parler, Santé Futur accueille Sébastien Bécart,
00:52CEO France de Wellpass,
00:54une plateforme de sport et de bien-être en entreprise,
00:56président de Sportech également.
00:59Et également, sur ce plateau, il y a le docteur Rémi Elchechta,
01:03médecin du sport à la clinique d'Elila.
01:06Et puis, faut-il davantage encadrer ces pratiques ?
01:09Quel rôle pour les médecins du sport face à cette démocratisation massive
01:12de l'activité physique ?
01:14Et comment garantir que le sport reste un outil de santé publique ?
01:17Nous tâcherons d'y répondre.
01:19Et enfin, dans le scan,
01:20Hervé nous dit que le sport est bon pour la santé, certes,
01:23mais il génère aussi des blessures
01:25et donc une véritable économie du soin.
01:27C'est parti pour une nouvelle émission.
01:33Sébastien Bécart, bienvenue.
01:35Bonjour.
01:36Bonjour, Alex.
01:36Bonjour, docteur Rémi Elchechta.
01:38Bienvenue également.
01:39Merci d'être avec nous.
01:40Bonjour.
01:41Pour commencer, on veut en fait répondre globalement
01:44à la problématique de l'émission d'emblée.
01:45Quand on parle de sport santé,
01:47est-ce qu'on parle encore uniquement de santé publique
01:49ou d'un secteur devenu aussi un marché structuré et très attractif ?
01:54Est-ce que vous voulez commencer ?
01:56Je peux prendre la parole effectivement
01:58pour dire que nous, notre activité s'est inscrite
02:01dans le milieu professionnel principalement
02:02et que depuis une dizaine d'années,
02:05ce marché qu'on appelle de la pratique sportive en entreprise
02:09a littéralement explosé il y a une dizaine d'années
02:11quand on a été face à un dirigeant
02:14et nous disait que ce n'était absolument pas sa contrainte,
02:16sa responsabilité
02:17et au mieux nous envoyer vers le CSE aujourd'hui
02:20et notamment avec, on le verra plus tard,
02:22l'encouragement des pouvoirs publics
02:24à faciliter la mise en place de programmes comme ça en entreprise.
02:29Eh bien, c'est un vrai gros marché qui s'est installé
02:32et puis parce que c'est une véritable réponse
02:35à une demande des salariés qui aujourd'hui veulent
02:39combiner leur activité professionnelle
02:42avec une activité physique régulière.
02:45Auteur de votre point de vue de médecin ?
02:48Alors le sport santé, nous, dans le jargon médical,
02:52on l'appelle plutôt l'activité physique adaptée.
02:54Donc effectivement, le sport santé,
02:57il est un peu à la mode depuis 2019
02:59où on a des politiques qui ont mis en place des structures
03:04qu'on appelle les maisons de sport santé un peu partout
03:07et pour justement promouvoir le sport de manière encadrée,
03:11notamment sur le plan médical.
03:12Est-ce qu'on peut rappeler ce qu'est une maison de sport santé ?
03:13Alors, maison de sport santé, c'est une structure d'accueil
03:18qui permet à tous,
03:20donc pas que les personnes qui sont atteintes de pathologies chroniques,
03:23donc permet à toutes les personnes qui le souhaitent
03:25à faire du sport et à le faire de manière encadrée.
03:29Parce que beaucoup de gens veulent se mettre au sport
03:31et c'est ce qu'on évoquait tout à l'heure,
03:34c'est se mettre au sport et se blessent assez fréquemment
03:38ou ont des pathologies,
03:39notamment cardiovasculaires, endocriniennes,
03:43qui nécessitent de les faire d'une manière adaptée.
03:45Par exemple, un patient qui a une coxarthrose
03:48et une limitation effectivement pour certains mouvements,
03:50on ne va pas lui faire faire de la course à pied,
03:53contrairement à un diabétique de type 2
03:55qui effectivement n'a pas de pathologie aussi articulaire.
03:58Donc c'est vraiment d'encadrer la pratique du sport
04:01de cette sorte à ce qu'elle soit faite de la manière la plus sûre possible.
04:04Et vous, de votre point de vue sur le terrain
04:05et depuis que vous pratiquez,
04:06vous voyez une nette augmentation
04:08de la pratique du sport chez les patients ?
04:11Il y a une forte demande,
04:12et il y a une forte demande de la part des patients,
04:14surtout pour la réintroduction du sport
04:18pour certains qui ont arrêté depuis plusieurs années,
04:20ou certains qui ne savaient pas ce que c'était
04:24qu'une maison de sport santé.
04:26Et on leur apprend,
04:28on leur explique ce que c'est
04:30et comment y accéder.
04:32Et surtout,
04:34l'idée, c'est de le faire de manière structurée,
04:38encadrée,
04:40pour prévenir au maximum le risque de blessure.
04:43C'est surtout ça le véritable fléau.
04:44Est-ce qu'il y a beaucoup de cas
04:45où c'est mal prescrit ou mal adapté ?
04:48Comment est-ce que ça se traduit ?
04:49Alors, mal prescrit, non,
04:51parce que si c'est prescrit,
04:52ça veut dire que la personne a consulté
04:54et a été bien encadrée
04:57Pas adaptée du moins.
04:57dès le début.
04:58Mais par contre,
04:59ce que moi je constate dans mes consultations,
05:02c'est un nombre ahurissant de patients
05:06qui se blessent au sport.
05:07En fait, le sport est bénéfique pour la santé.
05:11Sur plein terrain, il y a plein d'articles
05:14et il n'y a que des propos élogieux sur le sport.
05:16Les gens se mettent au sport et se blessent.
05:20Et c'est ça le problème.
05:22Et le souci, c'est que pourquoi ils se blessent ?
05:24Et par exemple, si la personne n'est pas encadrée,
05:29en tout cas sur le plan de son alimentation,
05:32sur le plan du nombre d'heures de sommeil,
05:34sur l'intensité du sport,
05:36ça par exemple, c'est très peu évoqué.
05:38Il y a plein de jeunes qui vont à la salle de sport,
05:40en tout cas sur les salles de renforcement musculaire,
05:42et qui se blessent.
05:44Je les vois avec des lésions musculaires,
05:46qui les immobilient.
05:46Pourquoi parce qu'ils font trop de sport
05:47ou mal du sport ?
05:48Alors, ils ne font pas trop de sport,
05:50mais ils le font mal.
05:51Ça existe de faire trop de sport ?
05:52Ah oui, bien sûr.
05:52Alors, le sport, en tout cas,
05:54plus vous en faites, mieux c'est.
05:55Ça, c'est les recommandations de l'OMS
05:57qui dit 150 à 300 minutes de sport par semaine.
06:02Ça, c'est les recommandations.
06:03Pourquoi ?
06:04Parce qu'on a vraiment une réduction de la mortalité
06:06de toute pathologie confondue, de 30%.
06:09Par contre, l'idée, c'est de se dire
06:12pourquoi ces patients-là se blessent ?
06:15Et quand ils se blessent,
06:16c'est des blessures qui les immobilisent plusieurs mois,
06:18qui entraînent une sédentarité.
06:20Du coup, ils se retrouvent à être plus sédentaires
06:23qu'avant blessure.
06:24Et c'est ça, le risque.
06:25C'est que s'ils sont sédentaires,
06:27donc on a un effet qui est à double tranchant du sport,
06:30donc ils ont été plus sédentarisés.
06:34Et l'idée, c'est de se dire
06:35comment on va faire pour qu'ils se remettent au sport,
06:38ces gens-là,
06:39et qu'ils puissent le faire de manière la plus sûre qu'ils soient.
06:41Et la plus sûre qu'ils soient,
06:43c'est déjà de les encadrer médicalement.
06:44Alors, c'est vrai que des fois,
06:46ce n'est pas très pratique de pouvoir consulter un médecin,
06:50mais au moins qu'il y ait eu un...
06:51Oui, mais on n'y pense pas forcément quand on se met au sport.
06:52Et on n'y pense pas forcément.
06:53Ça, je vous l'accord.
06:54Donc, ça devrait être automatique ?
06:55Je pense que ça devrait être automatique de...
06:58Dès lors qu'on est novice et qu'on veut s'y mettre, quoi.
07:00Alors, on a mis en place
07:02un certificat médical de non-contre-indication au sport,
07:05tous les ans.
07:05Alors, ce n'est pas un papier qu'on signe
07:08pour dire au patient,
07:09allez-y, ce n'est pas une contrainte.
07:11C'est l'occasion donnée
07:14pour le patient de faire un point.
07:16Et beaucoup de patients viennent me voir pour ce certificat.
07:18Ils n'ont aucune pathologie, aucune doléance.
07:20Par contre, quand je les vois,
07:22je constate qu'ils ont une raideur, par exemple, du quadriceps
07:24ou de l'ischio,
07:25où ils sont instables de leur cheville.
07:27J'invite les téléspectateurs, par exemple,
07:29qui nous voient,
07:30de se lever et de faire un squat avec une jambe
07:32et vérifier si le genou part en dedans.
07:35S'il part en dedans,
07:36ça peut parfois poser des problèmes
07:37sur le ménisque latéral du genou
07:40et qu'il y a une pathologie froquante.
07:41Auquel cas, vous contre-indiquez certains sports,
07:44vous les aiguillez en faire d'autres.
07:45C'est très rare que je contre-indique des sports.
07:47Par contre,
07:48j'oriente le renforcement musculaire
07:50ou bien la proprioception
07:52de telle sorte à prévenir
07:54l'apparition de blessure.
07:58On peut faire de la kiné à la maison,
08:01de faire des auto-exercices.
08:03En tout cas, ça, c'est ce que...
08:04Les étirements, les échauffements,
08:06les exercices de proprioception.
08:09Et nous, notre rôle, effectivement,
08:11c'est de prévenir plutôt de guérir au maximum.
08:14Et justement, pardon,
08:15mais je fais le lien, Sébastien,
08:17est-ce que la prévention, ça existe chez Welpass ?
08:19Comment est-ce que vous abordez ce sujet ?
08:21Alors, notre mission, nous,
08:24c'est de démocratiser la pratique
08:28de l'activité physique et sportive,
08:29de remettre les salariés en mouvement.
08:31Et parce que, pour expliquer d'un mot
08:33ce que vous faites, c'est que...
08:34Peut-être en un mot, effectivement,
08:35ce qu'on fait, c'est que nous,
08:36on agrège des milliers d'infrastructures sportives
08:38partout en France,
08:39que ce soit les salles de sport,
08:41les salles d'escalade, les piscines,
08:42les terrains de tennis, etc.
08:44Et avec un seul et même abonnement,
08:45on permet aux salariés d'avoir accès
08:47à l'ensemble de ces salles.
08:48Sous forme de points, on dit en même temps.
08:49Sous forme de crédit.
08:50De crédit.
08:51Ils ont forcément des tarifs préférentiels
08:53puisque l'entreprise co-finance
08:55ce service, à l'image d'un ticket restaurant.
08:59Et ensuite, avec cet abonnement,
09:01ils peuvent aller absolument partout.
09:02Et donc, on rapproche les salariés
09:05des infrastructures sportives
09:06qui sont autour de chez eux
09:08ou autour de leur entreprise.
09:09Et notre mission, donc, à nous,
09:11c'est de faire en sorte de remettre
09:12les gens au sport,
09:13ceux qui ont décroché d'une activité physique
09:15qu'ils avaient quand ils étaient plus jeunes,
09:16ou tout simplement de les mettre au sport
09:18parce qu'ils ne s'estimaient pas sportifs,
09:19plutôt que de faire plus de sport
09:21aux gens qui font déjà beaucoup de sport.
09:23Donc, on sait que ce qui va être important
09:26pour nous, et notamment pour avoir
09:27une grande partie de l'entreprise
09:28qui se remet à faire du sport,
09:30c'est d'abord de les remettre au mouvement
09:34avant même de leur faire faire
09:35un match de foot très intense
09:38qui pourrait les blesser, justement.
09:40Donc, ce qu'on va mettre en place,
09:41c'est des challenges de pas, par exemple,
09:43qui va être, a priori, accessible
09:45à plus de 90% des personnes.
09:47Et ça nécessite simplement de faire des pas.
09:49Et donc, de sensibiliser les entreprises,
09:51leurs managers, les RH, etc.,
09:53à faire passer ce message-là.
09:55Et donc, nous, on intègre des fonctionnalités,
09:57par exemple, de gamification,
09:59avec le fait de gagner des points
10:00quand on fait le plus de pas, etc.
10:02Parce que ça, c'est la première brique
10:04de la mise en mouvement des salariés
10:07avant la brique numéro 2,
10:08évidemment, qui est le cœur de notre activité,
10:10qui est maintenant, on va vous pousser
10:12dans un temps d'eux à faire plus de sport
10:13dans des structures adaptées.
10:15Et après, à eux, effectivement,
10:18d'avoir une bonne approche
10:20quand ils vont dans les salles de sport.
10:21Et nous, on s'arrête là.
10:23Et qu'est-ce qui explique, selon vous,
10:24cette accélération, cet engouement,
10:27si je puis dire, pour le sport santé ?
10:29C'est une bonne question.
10:30Nous, on l'a vu, clairement, lors du Covid,
10:32qui était une crise sans précédent,
10:36du fait que la sédentarité s'est installée
10:38dans les foyers,
10:40puisque tout le monde s'est mis à faire du télétravail,
10:42à rester dans son canapé.
10:44Les applis de livraison, des repas sont arrivés.
10:47Donc, on pouvait tout faire depuis son canapé, etc.
10:50Et, paradoxalement, en fait,
10:51les Français n'ont jamais fait autant de sport
10:53que pendant cette période-là.
10:54Donc, ils arrivaient à sortir, etc.
10:55Et on a vu, nous, une croissance forte.
10:58Et quand on le voit dans les chiffres,
11:00il y a une progression de l'activité physique.
11:02Je pense que les Français sont de plus en plus conscients
11:04des bienfaits du sport sur la santé physique et mentale.
11:09Extrêmement important.
11:10Notamment, quand on fait du travail,
11:12je pense qu'on se rend compte à quel point
11:13c'est important d'aller marcher,
11:15de faire une course à pied.
11:18Et donc, nous, on assiste à cet essor.
11:20Et avec, notamment, une vraie tendance du sport outdoor.
11:26Alors même que nous, on les pousse plutôt vers le sport indoor.
11:28Mais les sports outdoor.
11:29Du coup, vous ouvrez votre offre au sport outdoor.
11:32Voilà, on l'ouvre aussi.
11:33On s'adapte à ça.
11:34C'est le mal des citadins.
11:36Oui, c'est sûr.
11:38Mais après, on a aussi un essor des sports indoor.
11:42Donc, on a, d'une manière générale,
11:43les gens qui font plus de sport.
11:44Et je pense que ce qui joue beaucoup aussi,
11:46c'est un levier de motivation comme un autre,
11:48c'est le fait qu'on fait beaucoup plus de sport aujourd'hui
11:53pour faire partie d'une communauté.
11:55Je ne vais pas citer toutes les applis
11:56que vous connaissez probablement.
11:58Dont on connaît les dérives aussi.
12:00Il y a probablement quelques dérives.
12:01Même mental, quelquefois.
12:02Effectivement.
12:03Des formes d'addiction.
12:04Peut-être.
12:04De performances à outrance.
12:05Tout à fait.
12:06Mais quand même, ça a un mérite.
12:08Oui, oui.
12:09C'est quand même d'aller pousser et d'aller encourager.
12:12Parce que chacun a son moteur.
12:13Il y en a qui le font pour des raisons de santé,
12:15d'autres pour des raisons de performance pure,
12:17pour des questions de se sentir bien dans sa tête.
12:20Donc, on a tous notre moteur, notre motivation.
12:22Mais ce genre d'appli, aujourd'hui,
12:24on le voit dans les chiffres de marathon, triathlon,
12:27à Aerox, etc.
12:29C'est fou comme les tendances sont...
12:32Il y a un boom, littéralement.
12:33Exactement.
12:33Mais parce qu'il faut en être.
12:35Il y a une sorte de mot.
12:36Je ne veux pas rater cette tendance autour du pilate,
12:39retourner pilate, autour de l'Aerox, autour de...
12:41Donc, ça, on voit qu'il y a vraiment...
12:43En fait, il faut le faire parce que l'ensemble
12:45de mes collègues le font.
12:46Oui.
12:46Et votre point de vue, justement, docteur,
12:48sur le côté performatif, un peu,
12:52et ce boom des gens qui participent typiquement au marathon,
12:56qui se surpassent.
12:59Alors, il y a un véritable essor du sport
13:03et surtout de la médiatisation du sport,
13:06notamment avec les JO 2024,
13:08qui ont apporté vraiment cette envie de performer.
13:12Et c'est une tendance également sociale
13:15où tout le monde a envie de courir.
13:17Ça fait partie, effectivement, de la cohésion sociale.
13:19Ça nous rapproche.
13:21Quel sport tu fais ?
13:22Quel est ton niveau ?
13:24Donc, moi, j'ai envie de souligner deux choses importantes.
13:27C'est qu'il y a la population active qui pratique le sport
13:31et qui n'ont pas de pathologie particulière.
13:34Et on a la patientèle, en tout cas la population,
13:38qui est un peu sédentaire, qui a des pathologies chroniques
13:41et qui n'arrive pas à s'y mettre.
13:43Il faut vraiment distinguer ces deux-là.
13:45Et en tout cas, les distinguer,
13:48plutôt les intégrer ensemble.
13:49Pourquoi ? Parce que moi, j'ai travaillé à l'hôpital Jean Verdier
13:53et à l'Office médical des sports à Maud.
13:55C'est deux structures, en fait, des maisons de sport santé,
13:58très encadrées médicaments,
13:59où on avait des patients qui venaient,
14:02qui étaient orientés par des chirurgiens bariatriques,
14:05en cas de l'obésité,
14:07et qui avaient ce besoin d'avoir une cohésion sociale,
14:11de ne pas se retrouver,
14:12de se retrouver avec d'autres personnes dans le même cas qu'eux.
14:16Et ça leur permettrait, effectivement,
14:18d'être intégrés socialement.
14:20Et ça, c'est très important.
14:21Donc, et sur les...
14:24En tout cas, les patients,
14:25les personnes qui ont une afférence pour l'Irox,
14:28qui est très à la mode en ce moment.
14:31Et ça, c'est en effet tendance de mode,
14:33et surtout ce qui est très remondu sur les réseaux.
14:36Et il y a cette envie, effectivement,
14:38de performer, de sensibiliser,
14:40et surtout d'être intégrés socialement.
14:42Mais est-ce qu'il faut l'encadrer ?
14:43Parce que, bien sûr, ça c'est fondamental.
14:45Comment c'est fondamental ?
14:46Alors, la première chose à faire,
14:48c'est avant de faire un sport,
14:49c'est d'avoir un examen clinique.
14:51Donc, un examen clinique,
14:52même si on a pas mal,
14:53pas de doléances.
14:54Pour chaque nouveau sport ?
14:55Pour chaque nouveau sport.
14:56Pour chaque sport.
14:57En tout cas, notamment chez les personnes
14:59qui ont une certaine sédentarité
15:01et qui se mettent au sport.
15:03Pourquoi ?
15:04Et de préférence par un médecin du sport.
15:06Pourquoi ?
15:06Parce qu'il est essentiel,
15:09surtout, d'éliminer déjà des causes cardiovasculaires.
15:12Surtout par rapport aux morts subites.
15:14On en a eu un récemment,
15:16par rapport à, il me semble, à l'aéros.
15:17Que provoque le fait de passer
15:19d'une sédentarité presque totale
15:21à un sport ?
15:22Effectivement.
15:22D'une sédentarité à un sport très intense
15:25dans une dynamique de groupe
15:26où on se surpasse sur le plan cardiovasculaire.
15:30Ça peut être dangereux.
15:31Ça peut être dangereux.
15:31C'est pour ça qu'on a des questionnaires spécifiques,
15:37notamment sur les risques cardiovasculaires
15:39personnels et familiaux.
15:41Est-ce qu'il y a un frère, une sœur
15:43qui ont un événement cardiovasculaire ?
15:45Si c'est le cas,
15:46un bilan cardiovasculaire peut être demandé
15:48chez un cardiologue
15:49ou chez le médecin du sport
15:51avec au moins un électrocardiogramme.
15:53Éventuellement, une épreuve d'effort.
15:55Après, il y a plein d'autres choses
15:56qui peuvent pousser l'exploration.
15:59Et notamment aussi
16:01les pathologies ostéo-articulaires
16:02qui doivent être décelées.
16:04Notamment sur une douleur du genou
16:06qui débute et qui peut se...
16:08Parce que ça peut vite dégénérer
16:10même si on ne se confronte pas
16:11à un sport extrêmement de haut niveau.
16:13Et peut-être à l'école aussi, non ?
16:15Parce que les enfants,
16:16quand ils sortent de leur parcours de l'école,
16:20ils ne sont pas forcément bien formés
16:21à l'idée d'aller faire des échauffements,
16:23des étirements...
16:24Et on sait que c'est un sujet...
16:25Alors ça, c'est une très bonne remarque.
16:26Donc, pour le sport, à l'école,
16:29surtout, le sport chez le jeune,
16:30c'est un fléau.
16:31Pourquoi ?
16:31Parce qu'on a deux catégories d'enfants.
16:35On a les enfants obèses, sédentaires,
16:38et c'est un vrai fléau de santé publique.
16:40Et on a les enfants qui font
16:41beaucoup, beaucoup trop de sport.
16:43Beaucoup trop de sport.
16:44Pourquoi ?
16:45Parce qu'ils sont poussés par leurs parents
16:46à faire des performances.
16:48Ça peut impacter la croissance ?
16:49Alors ça, ça peut impacter la croissance,
16:52plus ou moins.
16:52Mais surtout, ça peut développer
16:54des pathologies liées à la croissance,
16:56notamment les apophysoses de croissance.
17:00Le plus classique,
17:01c'est le syndrome de Osgood-Schletter,
17:04qui fait un fléau chez nos gamins.
17:06Et surtout,
17:08les recommandations par rapport
17:09à la pratique du sport,
17:10c'est le nombre d'heures de sport
17:13par semaine ne doit pas excéder
17:15l'âge de l'enfant.
17:16Et ça, c'est les recommandations.
17:17Et très souvent,
17:18ce n'est pas respecté.
17:19C'est en ratio.
17:21Donc, un enfant qui a 10 ans,
17:23c'est 10 heures de sport maximum
17:24par semaine,
17:25avec un à deux jours
17:27de repos complet,
17:28sans sport.
17:29Et des fois,
17:30je sacrifie le sport,
17:31par exemple,
17:31qui est fait à l'école,
17:33s'il y a un enfant
17:33qui fait du foot
17:34et qui a envie de performer là-dedans,
17:36ou l'inverse.
17:37Mais il faut respecter ce quota.
17:39Parce qu'on a des pathologies.
17:40On a une question
17:40avant de passer au scan.
17:41Oui, ça veut dire que le sport,
17:43et je suis d'accord avec vous,
17:44c'est le meilleur
17:44des médicaments préventifs
17:46pour plein de maladies.
17:47il faut voir un médecin,
17:48il faut faire une activité
17:49physique adaptée,
17:50parce qu'il ne l'a pas,
17:51il faut qu'elle soit remboursée
17:52comme dans l'obésité
17:53dans 8 jours.
17:54C'est-à-dire que si on commence
17:55à se dire,
17:55il ne faut pas faire des...
17:56Je vous ordonne du tennis
17:57et je vous rembourse
17:58avec vos cours de tennis.
17:59Moi, je viens vous voir direct.
18:02Alors, malheureusement,
18:02ce n'est pas remboursé.
18:03En tout cas,
18:03l'assurance maladie...
18:04Dans l'obésité,
18:05ça ne rembourse pas.
18:05C'est une infection de longue durée.
18:07Cependant, justement,
18:08les infections de longue durée,
18:09en général,
18:10c'est pris en charge.
18:11Les maisons sports santé,
18:12comment elles survivent ?
18:13Elles survivent parce que
18:14il y a l'ARS
18:16qui subventionne
18:17effectivement ces maisons sports santé.
18:18Il y a des collectivités locales
18:19qui font ça.
18:21Effectivement,
18:22à l'OMS de Maud,
18:23par exemple,
18:24on prend en charge
18:24effectivement les patients
18:25atteints de Covid long,
18:27qui n'est pas une infection
18:28de longue durée
18:30dans la plupart des cas,
18:31sauf pour certains
18:31qui ont des complications respiratoires.
18:33Donc, la plupart du temps,
18:36quand on a une infection
18:37ou une pathologie chronique,
18:39c'est pris en charge.
18:40Par contre, oui,
18:41effectivement,
18:41chez les patients
18:43qui n'ont pas de pathologie,
18:44ce n'est pas remboursé.
18:45Par contre,
18:47si on le fait
18:48de manière encadrée,
18:49notamment via une consultation
18:50de médecine du sport,
18:52là,
18:52on est beaucoup mieux orienté
18:54et c'est assez facilement accessible.
18:56Et j'ai envie
18:56d'apporter juste un détail.
18:58La kiné, également,
18:59peut apporter son effet.
19:01Donc, on peut le prescrire
19:03et on peut prescrire ça
19:04sous forme de réentraînement
19:05à l'effort.
19:06Et ça, c'est pris en charge.
19:07Restez avec nous, messieurs.
19:08Ça passe très vite,
19:09mais c'est l'heure du scan d'Hervé.
19:14Et Hervé,
19:15tu reviens sur cette fameuse affirmation
19:17« le sport,
19:17c'est bon pour la santé ».
19:18Je suis 100% d'accord.
19:20Médicalement,
19:20c'est tout à fait vrai.
19:21Mais comme on dit
19:22dans le milieu du sport,
19:23toute médaille a son revers.
19:25Et donc,
19:26j'ai regardé les données.
19:27Et la première réflexion
19:28que je me suis faite,
19:30c'est qu'il y a au moins
19:31deux lectures du sport.
19:32D'abord,
19:33le sport,
19:34c'est accidentogène.
19:35Et c'est une bonne source d'accident.
19:37Et en France,
19:38un million de blessures sportives par an.
19:40Donc,
19:41j'entends,
19:41les gens ne sont pas bien préparés,
19:42deux âmes.
19:42Enfin,
19:43néanmoins,
19:43il y a quand même des complications.
19:45Un million,
19:46ça m'a intéressé,
19:46c'est un peu plus
19:48que la population
19:48de Marseille ou de Lille.
19:50Ça veut dire que chaque année,
19:52c'est ces villes-là
19:52qui se présentent en urgence
19:53et qui sortent avec une attelle.
19:55C'est intéressant comme chiffre,
19:56ça marque les esprits.
19:58Évidemment,
19:58vous connaissez les sports
19:59les plus dangereux.
20:00On va commencer par le foot,
20:02parce que c'est d'actualité.
20:04Donc,
20:05sport numéro un,
20:061,2 million de blessures par an,
20:08dont 50 000 ruptures
20:09du ligament croisé latéral.
20:12Donc,
20:12grand rembourseur
20:14des salles d'attente
20:16des orthopédistes.
20:17Je les soupçonne d'ailleurs
20:18d'avoir inventé ce sport.
20:19Mais c'est tout à fait gratuit.
20:22Le ski,
20:23je me suis toujours dit
20:24sport de glisse,
20:25sport de risque.
20:26140 000 blessés par an,
20:2815 000 ruptures
20:29du ligament croisé par an aussi.
20:31C'est très joli.
20:32Le judo,
20:33je me suis intéressé
20:34parce que j'en ai beaucoup fait.
20:35Et voilà,
20:35la voie de la sagesse.
20:36Vous savez qu'en fonction
20:37du niveau de compétition,
20:39le risque de blessures
20:40varie entre 49 et 88%.
20:43Avec un gros foscus
20:44sur les blessures cervicales.
20:47Il y a quand même
20:47des luxations des vertèbres cervicales.
20:49Donc,
20:50la sagesse à sa voie,
20:51ça a aussi un prix.
20:52Et on pourrait passer
20:53tous les sports
20:54finis par le tennis
20:55qui a quand même
20:55sa pathologie signature.
20:56Ça,
20:57c'est la classe.
20:57Le tennis,
20:58c'est le beau.
20:58Ça prouve quand même
20:59que c'est un truc
21:01qui a bien réussi.
21:02Et on a parlé tout à l'heure,
21:03au-delà des accidents orthopédiques,
21:05il y a aussi
21:05les accidents cardiovasculaires.
21:07Parce qu'on connaissait
21:08le marathon,
21:08vous avez parlé
21:09de l'i-rock,
21:10vous avez raison.
21:11L'Ironman,
21:11c'est pas mal aussi.
21:12Je rappelle pour
21:13nos téléspectateurs
21:14qui ne savent pas,
21:153,8 kilomètres de natation,
21:18180 kilomètres de vélo,
21:1942 kilomètres de course à pied.
21:22On finit par la course à pied
21:24et pas par la natation
21:25pour qu'il n'y ait pas
21:25de noyés,
21:26parce que c'est sûr
21:27qu'il y a des mecs
21:27qui passeraient au fond direct.
21:3017 morts pour 100 000 finishers.
21:32Je ne sais pas si vous voyez,
21:33c'est quand même pas mal.
21:35Donc,
21:35c'est mieux que le marathon.
21:37Donc,
21:37le sport,
21:38c'est bon pour la santé,
21:38mais ça peut être aussi dangereux.
21:40Tu vois un deuxième axe de lecture ?
21:41Le deuxième axe,
21:42qui est un petit peu ironique aussi,
21:44c'est,
21:44l'abordé,
21:45c'est aussi très bon
21:46pour la santé financière
21:48de certains.
21:50Le sport,
21:51ça fait vivre
21:51tout un tas de gens.
21:52Il y a un gros marché.
21:53Au niveau mondial,
21:54le soin des blessures,
21:55ça pèse 5,7 milliards de dollars
21:57en 2022
21:58et on estime
21:59que ça va passer
22:00à 9 milliards en 2030.
22:01Donc,
22:02il y a tout un tas de gens
22:03qui vivent du sport,
22:05indirectement.
22:06On pourrait parler
22:07de maisons de santé,
22:09la clinique du sport,
22:09tiens,
22:10pour ne pas parler de vous.
22:1260 000 consultations par an,
22:141 000 ligaments au plastique
22:16du genou par an,
22:177 chirurgiens orthopédiques
22:19à temps plein au bloc,
22:20c'est quand même
22:20des petites usines,
22:21ça marche bien.
22:22Des labos pharmaceutiques
22:24comme Tuan,
22:24vous savez,
22:25qui vend des orthèses,
22:26des bondages
22:27pour les articulations.
22:28Deux par seconde,
22:30ils vendent quand même
22:30dans le monde
22:312 600 salariés,
22:32une belle progression,
22:33c'est pas mal.
22:34E-Fit,
22:35le numéro 1
22:35de la nutrition sportive
22:36en pharmacie,
22:38160 millions d'euros
22:39de chiffre d'affaires
22:40plus 36% par an,
22:42ça va dans ce que vous disiez,
22:43ça monte quoi.
22:44Mais c'est dangereux
22:45parce que ces gens-là
22:46prennent aussi
22:46des compléments alimentaires
22:47vendus sur Internet
22:50contenant des brûleurs
22:51de graisse,
22:52des acides aminés,
22:53de la créatine,
22:54des boosters d'énergie.
22:55On sait pas trop
22:55ce que c'est,
22:55tout ce qu'on sait
22:56c'est que c'est pas forcément
22:57très bon pour la santé.
22:58Ta conclusion ?
23:00Ma conclusion,
23:01le sport,
23:01c'est bénéfique,
23:02c'est certain,
23:03la sédentarité tue,
23:04c'est prouvé,
23:05on en a parlé.
23:06Ma question,
23:07on l'a un peu évoquée,
23:08comment passer du sport
23:09irraisonné à l'APA,
23:10l'activité physique adaptée ?
23:13Autrement dit,
23:13comment faire bouger
23:15les gens intelligemment ?
23:16Et à mon avis,
23:18ça,
23:18ça va être du sport.
23:19Merci beaucoup Hervé.
23:20Messieurs,
23:21rapidement,
23:21est-ce que vous partagez
23:22ce constat,
23:23cette conclusion d'Hervé,
23:25que finalement,
23:26l'enjeu,
23:26c'est pas de mettre
23:27les gens au sport,
23:27mais de trouver le bon sport,
23:29au bon dosage ?
23:31Alors,
23:31clairement,
23:32moi j'ai envie de poser
23:32la question à l'envers.
23:34C'est que,
23:35là,
23:35vous nous avez exposé
23:36effectivement toutes les blessures,
23:38l'économie du sport
23:39derrière les blessures,
23:40etc.
23:41Mais moi,
23:42j'ai envie de vous dire,
23:43combien coûtent
23:44des patients sédentaires
23:46à la sécu,
23:47par exemple,
23:47et des patients
23:48qui ne pratiquent
23:49justement pas de sport ?
23:50Donc,
23:50quel est le risque ?
23:51C'est d'avoir
23:52une population sédentaire
23:53obèse
23:54avec des pathologies
23:55cardiovasculaires,
23:56des dyslipidémies,
23:57des pathologies
23:58ostéo-articulaires,
23:59un genou arthrosique,
24:01si on ne bouge pas,
24:02il va entraîner
24:03des poussées congestives,
24:04des poussées inflammatoires
24:05qui vont sédentariser
24:06la personne
24:07et la faire consulter
24:08aux urgences,
24:08des lits d'hospitalisation,
24:09etc.
24:10Donc,
24:10l'idée,
24:11c'est de se dire,
24:12ok,
24:12le sport,
24:13ça génère des blessures,
24:14ça génère effectivement
24:15une économie
24:16par rapport à la traumatologie
24:17du sport,
24:18et ça,
24:19il faut le souligner.
24:21Cependant,
24:22est-ce que dans la balance
24:23bénéfice-risque
24:24par rapport à faire du sport
24:26ou ne pas en faire ?
24:28Ça,
24:28c'est la vraie question
24:28à se poser
24:29et surtout,
24:30et j'insiste sur le point
24:31que j'avais énoncé tout à l'heure,
24:34c'est surtout
24:35de faire du sport
24:36de manière la plus encadrée possible
24:38pour justement éviter
24:39ce genre de pathologie,
24:41et d'où la promotion
24:42de l'activité physique adaptée
24:44ou le sport santé,
24:45comme on appelle ça.
24:47Sébastien ?
24:47Je ne dirais pas mieux,
24:48je pense que ce qu'il faut retenir
24:49de tout ça,
24:50c'est que le sport est bénéfique
24:51et que tant mieux
24:52si ça peut faire vivre
24:53et que ça crée une économie
24:54du soin,
24:55et pourquoi pas,
24:56tant que ça ne fait pas
24:57mourir des gens
24:58lors de l'Ironman.
25:00Mais voilà,
25:01ça immobilise peut-être
25:02les gens
25:02et les rend sédentaires
25:03pendant un mois ou deux
25:04le temps de leurs blessures,
25:05mais ça leur apprend aussi.
25:06On apprend toujours
25:07d'une blessure,
25:08on apprend d'un échec,
25:08donc je pense qu'après,
25:10ça fait une entorse,
25:12on est un peu plus vigilant
25:14et préparé
25:14pour la fois
25:16où on redémarre
25:16le sport qu'on avait fait,
25:17de manière peut-être
25:18un peu dense
25:18où on est préparé.
25:19Donc je pense qu'il n'y a
25:21rien d'anormal à ça,
25:22ça fait partie
25:22des choses à avoir en tête,
25:24c'est bien de l'évoquer,
25:25mais il faut retenir,
25:25je pense,
25:26le côté extrêmement positif
25:27et l'impact
25:29totalement bénéfique
25:31de la pratique.
25:31Oui, finalement,
25:32on se met au mouvement.
25:33Merci beaucoup, messieurs.
25:35Merci Sébastien Becker
25:36et merci Dr Rémi Elcheit,
25:40Merci Hervé,
25:40bien sûr,
25:41à dans deux semaines
25:41et merci à la productrice
25:43de cette émission,
25:43Émilie Roche,
25:44bien sûr,
25:44à très bientôt
25:45sur Bsmart for Change.
25:48Sous-titrage Société Radio-Canada
25:50Sous-titrage Société Radio-Canada
25:58Sous-titrage Société Radio-Canada
26:03Sous-titrage Société Radio-Canada
26:03Sous-titrage Société Radio-Canada
26:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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