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  • il y a 22 heures
Vendredi 16 janvier 2026, retrouvez Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;), Jean-Paul Hamon (Président, Fédération des Médecins de France) et Alexandre Chéroux (Président et Fondateur, DocTripper) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:14Comme toujours, Hervé Bonoëlla, salut Hervé.
00:18Et aujourd'hui, un sujet qui dépasse la seule question médicale, le choc démographique et la capacité, ou non, de notre système de santé à y faire face.
00:26Un vieillissement accéléré de la population, des territoires qui manquent de soignants, une médecine libérale sous tension, la santé est-elle prête à encaisser ce choc majeur ?
00:36Pour en parler, j'accueille Jean-Paul Hamon, président d'honneur de la Fédération des médecins de France.
00:41Dans le scan, Hervé nous dit que la France ne traverse pas une simple crise, mais un séisme démographique annoncé depuis des décennies.
00:49Et dans la pépite santé, place à une solution de terrain, Doctripper, une plateforme pensée pour les jeunes soignants et pour les territoires en manque de professionnels.
00:58Son fondateur, Alexandre Chérou, chirurgien dentiste, sera avec nous.
01:08Bonjour Jean-Paul Hamon.
01:09Bonjour.
01:09Bienvenue, merci d'être avec nous.
01:11Pour commencer, quand on parle de choc démographique, de quoi parle-t-on vraiment du point de vue d'un médecin de terrain ?
01:19C'est un afflux de patients, une transformation des pathologies, le tout ?
01:24Non, on constate, moi je suis rentré dans le syndicalisme en 2002, lors de la coordination nationale des médecins généralistes,
01:33et déjà en 2002, on annonçait cette désertification.
01:37On disait que les médecins ne pouvaient pas continuer à travailler 60-70 heures par semaine,
01:42faire des gardes de nuit profondes et recommencer à travailler le lendemain.
01:46Donc c'est là qu'on avait obtenu un aménagement des gardes qui s'arrête à minuit,
01:49que les gens viennent à domicile au maximum.
01:52Et on avait annoncé cette pénurie, on voyait bien que le nombre de médecins, l'âge des médecins,
01:59ne faisait que dans 10 ans, en 2002.
02:01On annonçait ça, et rien n'a été fait.
02:04Alors maintenant, on augmente massivement un numerus clausus,
02:07c'est-à-dire qu'on accepte davantage de médecins pour les études,
02:12mais seulement on n'a plus les capacités d'enseignement.
02:15Quand j'entends Gabriel Attal dire qu'on va accueillir 10 000 étudiants en médecine,
02:20on s'interroge d'abord sur les capacités d'enseignement,
02:22parce que dans beaucoup de facs, les professeurs sont devant un amphi qui est plein,
02:29mais il y a beaucoup d'étudiants aussi qui sont devant un écran.
02:32Donc il n'y a pas assez de professeurs.
02:34Il y a faute d'enseignants.
02:34Il y a faute d'enseignants.
02:36Donc là, pour nous, effectivement, moi je suis passé en 7 ans,
02:41de 2700 patients médecins traitants à 2658.
02:45Sur Clamart, où je suis installé depuis 1973,
02:51on a perdu 14 médecins généralistes en 5 ans,
02:56et l'agence régionale sanitaire...
02:57Qui ont pris leur retraite ?
02:58Oui, qui ont pris leur retraite sans être remplacés.
03:02Et curieusement, l'agence régionale sanitaire trouve que la situation s'est améliorée.
03:05On est passé de ZIP, zone d'intervention prioritaire,
03:08en ZAC, zone d'aménagement concerté,
03:09et là, depuis le 31 décembre, on est passé en zone blanche,
03:12c'est-à-dire que c'est parfait.
03:13Donc, on se demande un peu s'il ne fume pas un peu la moquette à l'ARS,
03:17parce que perdre 14 généralistes sur un secteur où il y a 60 000 habitants,
03:21c'est pas rien.
03:22Passer de 1700 patients médecins traitants à plus de 2600, c'est pas rien.
03:26Ça veut dire qu'il y a une pression sur les secrétariens.
03:30On a beau libérer tous les matins, on est 5 médecins,
03:33on libère 40 plages de consultation qu'on libère à 8 heures,
03:37et pareil à 14 heures.
03:39C'est des gens qui prennent les rendez-vous à 14 heures
03:41pour venir l'après-midi.
03:42Donc, on essaye d'éviter...
03:45C'est vrai que ce n'est pas ce qu'on imagine d'une ville comme Clamart.
03:47Ça veut dire qu'aujourd'hui, la fracture dont on parlait nette entre les territoires,
03:51en fait, elle n'existe plus, et maintenant, c'est globalisé.
03:54L'île de France est le premier désert médical de France.
03:57L'île de France.
03:59Clamart, qui est l'ancienne Seine,
04:00donc toute proche de Paris,
04:02était une zone déficitaire,
04:03et est toujours une zone déficitaire,
04:05quoi qu'en pense l'Agence régionale sanitaire.
04:07Donc, clairement, il y a un vieillissement de la population,
04:11il y a un vieillissement aussi des médecins,
04:13il y a des étudiants qui hésitent à s'installer,
04:16et on comprend pourquoi,
04:16quand on voit comment ils sont traités,
04:18à la fois par les députés,
04:19à la fois par le gouvernement,
04:20depuis sept ans,
04:22on essaye de faire croire à la population
04:23que le métier de médecin généraliste,
04:26c'est finalement une succession de petits actes
04:27qui peuvent être faits par les pharmaciens,
04:29par les infirmières,
04:30par les kinés,
04:30ou pire,
04:31par les téléconsultations qui fleurissent un peu partout.
04:33Or, une téléconsultation,
04:35si c'est fait par quelqu'un
04:37qui ne vous connaît pas,
04:38qui ne peut pas vous examiner,
04:40qui ne connaît pas vos antécédents,
04:41et qui ne connaît pas votre façon de réagir,
04:43c'est clairement une dégradation
04:45de la qualité de prise en charge des patients.
04:47C'est quelque chose qu'on a mesuré, ça ?
04:48L'impact de la téléconsultation à la place d'une...
04:51Mais c'est colossal,
04:52la caisse d'assurance maladie,
04:53il sait combien il y a de téléconsultations,
04:54il y en a de plus en plus,
04:55mais surtout, c'est une dégradation
04:56de la qualité de prise en charge des patients.
04:58Moi, je vois quelques personnes
04:59qui ont été vues en téléconsultation,
05:02j'ai vu notamment,
05:03j'en parlais tout à l'heure,
05:04mais une personne qui était déjà sous ritaline,
05:07donc qui la stimule pas mal,
05:09le médecin qui ne l'a pas interrogée,
05:11visiblement, lui a prescrit de la cortisone
05:13en plus de la ritaline,
05:14je peux vous dire,
05:15les effets étaient quand même désastreux.
05:16La personne, on a vu qu'elle était sous coque en permanence,
05:19elle était d'excitation, etc.
05:20Comment on peut faire de telles erreurs ?
05:22Comment on peut laisser se développer
05:24des cabines de téléconsultations ?
05:26Et surtout, croire que c'est une solution
05:28à la désertification.
05:29On est en train de dégrader la qualité
05:31de prise en charge des patients,
05:32et personne ne bouge.
05:33On accuse les médecins d'être fainéants,
05:35de ne pas travailler assez,
05:37de ne pas vouloir faire de garde,
05:38de ne pas aimer les patients.
05:39C'est ce que m'ont dit les députés
05:40du groupe transpartisan
05:41qu'on avait rencontré à l'Assemblée
05:43il y a six mois,
05:45avec M. Garrault à sa tête.
05:46On voit une hostilité des députés
05:48à notre égard,
05:50et on voit la désertification qui s'étend,
05:53on voit les jeunes médecins
05:53qui sont inquiets,
05:55qui sont inquiets de l'avenir,
05:56qui ne savent pas quel métier
05:57ils vont exercer.
05:58Ils ont bossé pendant neuf ans,
06:00on vient de leur coller une dixième année,
06:02ils avaient signé pour neuf,
06:04on vient de leur coller en cours d'études
06:05une dixième année à faire dans les déserts.
06:08On entend des députés dire
06:09on va distribuer ces médecins
06:11dans les zones désertifiées,
06:12distribuer, quand vous entendez parler,
06:14distribuer des gens qui sont Bac plus 10,
06:16qui ont un taux de responsabilité
06:17qui fait qu'il y a un suicide
06:19tous les 18 jours parmi les internes.
06:21Et vous avez des députés
06:22qui ignorent ce que c'est que ce métier,
06:23dire qu'on va distribuer ces gens
06:24qui sont pères ou mères de famille.
06:28Franchement, on dit
06:29mais qu'est-ce que ces gens pensent,
06:31quel métier on fait ?
06:33Mais alors comment on fait
06:34pour ces déserts médicaux ?
06:35Eh bien pour ces déserts médicaux,
06:37là, puisqu'on a collé une dixième année
06:38aux jeunes médecins,
06:40j'ai dit écoutez, voilà, c'est simple,
06:42vous les logez,
06:44vous garantissez un logement
06:45parce qu'ils vont être éloignés
06:46de leur domicile,
06:47vous mettez un secrétariat présentiel
06:48pour qu'ils bossent dans de bonnes conditions
06:50et qu'ils soient sécurisés,
06:51eh bien vous mettez un mètre de stage
06:52joignable au téléphone
06:53pour sécuriser leur pratique.
06:57Et comme quand même,
06:58on vient de leur coller une dixième année
06:59et qu'on les oblige à aller dans les déserts,
07:01on leur garantit un doublement du salaire.
07:03Un doublement du salaire,
07:04ça correspond à peu près
07:05à 60 consultations par semaine.
07:07Et quand j'en ai parlé
07:07à l'ancien ministère de la Santé,
07:09parce que ça tourne un peu
07:10les ministres en ce moment,
07:11quand j'en parle
07:12de l'ancien ministre de la Santé,
07:14ils me disent
07:14« Oui, mais ça coince du côté de Matignon ».
07:16Donc j'ai appelé le conseiller de Matignon
07:17et je lui ai dit
07:18« Écoutez, on pourrait avoir
07:193500 médecins de plus
07:21sur le territoire demain
07:22si on double leur salaire,
07:24si on l'éloge,
07:25s'il y a un mètre de stage
07:25joignable au téléphone
07:26et qu'on leur met un secrétariat présentiel. »
07:28Réponse ?
07:29Doubler le salaire ?
07:30Comme vous y allez ?
07:31Je lui ai dit
07:31« Attendez, excusez-moi monsieur,
07:32mais compte tenu
07:33des certifications qu'on connaît,
07:35se priver de 3500 médecins de plus,
07:37dire qu'on va doubler le salaire
07:39à des BAC plus 10
07:39dont le niveau de responsabilité est tel
07:41qui a un suicide tous les 18 jours.
07:42Je suis surpris de votre réaction. »
07:45Et c'est ça qui est malheureux,
07:46si vous voulez.
07:46C'est que, un,
07:47ces gens-là ignorent le métier
07:48et ne font rien
07:50pour enrayer la désertification,
07:52alors qu'on pourrait avoir
07:533500 médecins de plus demain
07:56pour moins de 2 millions d'euros
07:58sur un budget de 153 milliards.
08:01À quoi pensent les gens
08:02qui nous gouvernent en ce moment ?
08:03La délégation des tâches
08:05revient régulièrement dans le débat.
08:07Est-ce que c'est une réponse pragmatique
08:09au choc démographique
08:11ou est-ce que vous voyez
08:12comme un risque ?
08:13Mais ce que je vous dis,
08:15c'est qu'on est en train
08:15de réinventer les officiers de santé
08:17du temps de Flaubert.
08:19On est en train de réinventer
08:20les officiers de santé
08:21du temps de Flaubert.
08:21Et je ne vous dis pas
08:22la qualité des soins de M. Bovary.
08:27C'était déjà pas glorieux.
08:30Ça ne fait que masquer
08:31le manque de médecins.
08:32Mais ça masque provisoirement
08:35le nombre de médecins.
08:36J'ai vu des médecins d'Orléans
08:38parce que je suis allé faire
08:39la campagne de Mme Briste
08:41qui va se présenter dimanche.
08:43Je ne sais pas
08:43quand passe votre émission.
08:45Mais je suis allé faire
08:46la campagne de Mme Briste
08:47vendredi dernier.
08:48Et j'ai rencontré
08:49des médecins d'Orléans
08:50qui me disaient
08:50mais nous on est confrontés,
08:52il y a des infirmières
08:53aux pratiques avancées
08:54qui viennent nous demander
08:55de prescrire des examens
08:57parce qu'elles ont vu
08:57des personnes en premier recours.
08:59Mais ils disent
08:59c'est des examens
09:00que nous on n'aurait jamais prescrit.
09:02Donc si vous voulez,
09:03moi les infirmiers
09:04avec qui je travaille,
09:06ils ont envie
09:06d'être mieux rémunérés
09:07et qu'on reconnaisse
09:08mieux leur métier,
09:09ils n'ont pas envie
09:10de changer de métier.
09:12Or les infirmiers,
09:13M. Valtou,
09:15l'ancien ministre,
09:16déjà il y en a eu deux depuis,
09:18a quand même été
09:19devant l'Assemblée nationale
09:20dire que les infirmiers
09:21de proximité
09:22avaient été augmentés
09:23de 10%
09:23quand leur salaire
09:25et leur déplacement
09:26est passé de 2,50 euros
09:27à 2,75 euros.
09:28Il le dit sans honte.
09:29Les infirmiers sans qui moi
09:31je ne peux pas maintenir
09:32de personnes âgées à domicile,
09:33sans qui je ne peux pas
09:34faire de fin de vie à domicile,
09:36ils se déplacent à domicile
09:37pour 2,75 euros
09:38et le ministre ose le dire
09:40devant l'Assemblée nationale.
09:42Sans honte.
09:44Alors comment voulez-vous
09:45qu'on maintienne
09:45des personnes âgées à domicile ?
09:47Comment voulez-vous
09:48qu'on assure des fins de vie
09:49correctement à domicile
09:50avec des infirmiers
09:51qui sont payés ce prix-là ?
09:53Donc aujourd'hui
09:54le problème
09:54ce n'est pas le nombre
09:55de patients.
09:56Mais le problème
09:58le problème
09:59de patients âgés
09:59j'entends.
10:00Vous savez
10:01les personnes âgées
10:02à domicile
10:03je connais des auxiliaires de vie
10:05qui font un boulot remarquable
10:06on est en train
10:07de nous bassiner
10:08avec le vieillissement
10:09de la population.
10:10Qu'est-ce qu'on fait
10:10pour s'organiser
10:11face au vieillissement
10:12de la population ?
10:13Est-ce qu'on construit
10:14des immeubles intergénérationnels
10:15comme il y en a à Londres
10:17depuis 50 ans ?
10:18Il y a quelques appartements
10:20il y a quelques immeubles
10:23intergénérationnels
10:24en France
10:25mais ils sont rarissimes
10:26or ces immeubles-là
10:27vous avez des personnes âgées
10:28qui sont en couple
10:29il y a des deux pièces
10:30au rez-de-chaussée
10:31il y a des studios
10:31pour les personnes seules
10:32à côté de ça
10:33il y a une mini crèche
10:34où les parents
10:36viennent mettre
10:36leur enfant
10:38quand les personnes âgées
10:39sont en forme
10:40elles peuvent servir
10:41même de bébéciteurs
10:42aux gens qui habitent au-dessus
10:43il y a un vrai
10:45travail intergénérationnel
10:48et il y a un vrai respect
10:49de prise en charge
10:49des personnes âgées
10:50parce que quand vous avez
10:51une auxiliaire de vie
10:51qui vient
10:52et bien plutôt que de prendre
10:53deux heures chez l'un
10:54prendre une heure de transport
10:55pour aller chez un autre
10:56elle fait sa journée
10:58au rez-de-chaussée
10:59de l'immeuble
10:59quand c'est une personne seule
11:02elle a un studio
11:03quand c'est un vieux couple
11:04ils ont un deux pièces
11:05on permet à des personnes âgées
11:06on ne les isole pas
11:07on ne construit pas
11:08des ghettos à vieux
11:09qui font le bonheur
11:10de quelques sociétés
11:11qui prospèrent là-dessus
11:13mais on a bien vu
11:15pendant le Covid
11:15que vraiment
11:17c'était une zone à risque
11:18pour les personnes âgées
11:19de construire
11:21ces EHPAD
11:22qui fleurissent
11:23un peu partout
11:24ça n'est pas respecter
11:25les personnes âgées
11:26que de continuer
11:27à construire des EHPAD
11:28alors qu'on pourrait construire
11:29des immeubles intergénérationnels
11:30et faire en sorte
11:31que vraiment
11:31la population âgée
11:32soit intégrée
11:33dans la population
11:34et ne soit pas
11:35des parias
11:35dont on se débarrasse
11:37et au-delà
11:38des téléconsultations
11:40dont vous avez évoqué
11:41l'impact négatif
11:43est-ce que la durée
11:46de la consultation médicale
11:47aussi est impactée
11:49et dans quelle mesure
11:50ça empiète
11:52sur la qualité des soins
11:52aujourd'hui ?
11:54La durée de la consultation
11:55c'est pas tellement
11:56la durée de consultation
11:57la durée de consultation
11:57elle ne change pas
11:58on voit toujours
11:58trois ou quatre patients
11:59dans l'heure
12:00ça dépend des pathologies
12:01mais il est clair
12:04que c'est justement
12:05le souci d'éviter
12:07de rater une urgence
12:09ou de rater une consultation
12:10qu'on aurait dû voir
12:11beaucoup plus rapidement
12:12c'est surtout ça
12:13qui nous inquiète
12:14et c'est pour ça
12:15que dans mon groupe
12:16où on est cinq
12:17voire six
12:17on libère tous les matins
12:1940 consultations
12:21dès 8h
12:22et 40 consultations
12:23dès 14h
12:23et ces consultations-là
12:25sont prises
12:26dans un quart d'heure
12:26c'est là
12:28où on se rend compte
12:28que vraiment
12:30le niveau de demande
12:31et nous
12:32on aimerait bien
12:33pouvoir installer
12:34un ou deux médecins
12:35supplémentaires
12:36avec nous
12:38parce qu'on se rend compte
12:39en plus
12:39que les vieux comme moi
12:41qui sommes habitués
12:42à faire des heures
12:43etc
12:43on se rend bien compte
12:44qu'aussi
12:44que les jeunes médecins
12:46voudraient bien assurer
12:47une continuité des soins
12:48en travaillant
12:49des horaires
12:49qui soient corrects
12:50et quand je dis
12:51des horaires qui soient corrects
12:52c'est pas les 35h
12:53moi j'ai mes deux derniers associés
12:54ils travaillent entre 45 et 50h
12:56ils font ça
12:58mais ils font ça
12:58en quatre jours
12:59quatre jours et demi
13:00mais les semaines
13:01elles font sept jours
13:02donc pour nous médecins
13:03généralistes
13:04c'est assurer
13:05une continuité des soins
13:06assurer une coordination
13:07des soins
13:08c'est pour ça
13:09qu'une des mesures
13:10dans le plan de financement
13:11de la sécurité sociale
13:12qui veut nous coller
13:13une amende
13:13pour dire aux médecins
13:15d'aller consulter
13:15deux jours par mois
13:16dans les déserts
13:17on se dit
13:17mais comment ils peuvent imaginer
13:19que 15 médecins
13:20se succèdent sur un territoire
13:21sans coordination
13:24sans continuité des soins
13:25ces gens-là ignorent
13:26le métier réel
13:27qu'on fait
13:27qui est fait de continuité
13:29et qui est fait de coordination
13:29des soins
13:30et pourquoi ?
13:32parce qu'on parle beaucoup
13:32de retraite en France
13:33mais très peu
13:34du vieillissement
13:35comme choc sanitaire global
13:38pourquoi selon vous
13:39on est en retard
13:40autant sur ce sujet-là ?
13:42sur le sujet de la retraite ?
13:43non non non
13:44du vieillissement justement
13:45parce que les gens
13:47ils ne voient pas plus loin
13:48que le bout de leurs élections
13:50soit vous avez des élections
13:51tous les 5 ans
13:52mais ils ne voient pas
13:53les élections
13:54dans 15 ans
13:55dans 20 ans
13:55c'est ça
13:57c'est ça
13:57qui est gravissime
13:58et puis en même temps
13:59si vous voulez
14:00moi je peux constater
14:01que m'étant installé
14:03il y a
14:03en 73
14:04les gens venaient me voir
14:05ils prêtaient à la retraite
14:07à 65 ans
14:07et ils avaient le bon goût
14:08de mourir à 75 ans
14:10maintenant
14:11mais maintenant
14:12si vous voulez
14:13les gens
14:13ils sont quand même
14:15beaucoup plus en forme
14:16moi j'ai vu
14:16j'en parlais récemment
14:18mais j'ai vu arriver
14:19une dame de 88 ans
14:20qui est venue me voir
14:21en consultation
14:21parce qu'elle était essoufflée
14:24alors je pose
14:24j'interroge
14:25elle me dit
14:25voilà
14:26j'étais dans le bois
14:26j'étais en chaussure de ville
14:29j'ai croisé le groupe
14:29de marche nordique
14:30qui était équipé
14:32qui avait des bâtons
14:33etc
14:33j'ai eu du mal à les suivre
14:34alors je lui ai dit
14:35vous avez fait combien de kilomètres ?
14:378
14:37et elle vient me voir
14:38en consultation
14:39parce qu'elle était essoufflée
14:40parce qu'elle ne peut pas suivre
14:40le groupe de marche nordique
14:41en chaussure de ville
14:43et sans bâton
14:4388 ans
14:44et le lendemain
14:46et le lendemain
14:47je vois une prof de yoga
14:48de 90 ans
14:49qui me dit
14:49écoutez docteur
14:50ça va pas
14:50je suis fatigué
14:50d'habitude
14:52il n'y a pas si longtemps
14:53je marchais
14:5410 kilomètres
14:55tous les jours
14:56là je marche
14:5610 kilomètres
14:57deux fois par semaine
14:58et je suis fatigué
14:59alors j'étais avec mon interne
15:00je lui ai dit
15:01il doit y avoir une caméra invisible
15:02parce que tu vois
15:02qu'est-ce qu'ils sont en train
15:03de nous faire
15:04c'est que
15:05incontestablement
15:06les gens
15:09vivent de plus longtemps
15:10et en meilleure santé
15:11avec des maladies chroniques
15:12qui apparaissent énormément
15:13mais avec des maladies chroniques
15:14mais ils vivent
15:15ils vivent correctement
15:16si vous voulez
15:16avec des maladies chroniques
15:17mais ils vivent plus vieux
15:19et dans de meilleures conditions
15:19qu'il y a 50 ans
15:21et là
15:22alors j'avais appelé
15:23un économiste
15:24je lui ai dit
15:24mais écoute
15:25pourquoi
15:25pourquoi on se crispe
15:27sur la retraite
15:27à 64 ans
15:28j'ai dit
15:28mais au Portugal
15:29en Espagne
15:30ils sont à 67 ans
15:31dans les pays scandinaves
15:32ils sont à 67 ans
15:33je lui ai dit
15:34combien on économiserait
15:34si on faisait la retraite
15:35à 67 ans
15:36et bien
15:37il ne m'a pas répondu
15:38mais c'est déjà GPT
15:39qui m'a répondu
15:4027 milliards
15:42ben voilà
15:4327 milliards d'économies
15:44si on partait à la retraite
15:45à 67 ans
15:46et si on respectait
15:47les personnes âgées
15:47et qu'on construisait
15:48des immeubles intergénérationnels
15:49je pense que ça relancerait
15:51le bâtiment
15:51qui est un peu fatigué
15:52en ce moment
15:52donc si vous voulez
15:53si on construisait
15:54en pensant au vieillissement
15:55de la population
15:56en adaptant déjà
15:57les appartements
15:59au fait que
16:00si vous voulez
16:02prendre un bain
16:02et bien vous pouvez
16:03glisser un porte-malade
16:04sous la baignoire
16:05vous n'êtes pas obligé
16:06de démonter la cloison
16:07etc
16:07prendre un bain
16:08dans de bonnes conditions
16:09etc
16:09avoir des portes
16:11qui soient un peu plus larges
16:12pour qu'un fauteuil roulant
16:12puisse passer
16:13c'est pas
16:14mettre de nouvelles normes
16:17de nouvelles normes
16:17de la construction
16:18du bâtiment
16:18pour qu'on puisse adapter
16:19vraiment les bâtiments
16:20au vieillissement
16:22de la population
16:22et faire en sorte
16:23que
16:24les bâtiments
16:26soient adaptés
16:27au vieillissement futur
16:28construire des immeubles
16:30intergénérationnels
16:30respecter les vieux
16:32en arrêtant de construire
16:33des ghettos à vieux
16:34que sont les EHPAD
16:35permettre aux gens
16:36qui sont déjà dans les EHPAD
16:37d'avoir suffisamment
16:39de personnel
16:39pour pouvoir
16:40ne pas mettre
16:41les personnes au lit
16:42dès 6h30
16:44parce qu'il n'y a pas
16:44assez d'équipe
16:45après le repas du soir
16:46donc tout ça
16:47si vous voulez
16:47ça fait qu'on ne respecte pas
16:49les vieux dans cette population
16:50on n'anticipe pas
16:51le vieillissement de la population
16:52et on méprise
16:53les médecins de proximité
16:54et les infirmiers de proximité
16:55qui pourraient éviter
16:57et raccourcir
16:57les hospitalisations
16:58merci
17:00ce sera le mot de la fin
17:00de cette interview
17:02mais restez avec nous
17:03néanmoins
17:03c'est l'heure du scan
17:04avec Hervé
17:05pour toi
17:10parler de choc démographique
17:12c'est un peu faible
17:13oui c'est un peu faible
17:14vraiment un choc
17:15on devrait parler d'un séisme
17:16quelque chose d'un peu mieux
17:17sincèrement
17:18ce qu'on vit
17:19on nous parle même d'une crise
17:20une crise par définition
17:21c'est temporaire
17:21c'est un petit truc
17:22qu'on va régler
17:22c'est pas une crise
17:24c'est une faillite
17:24et la faillite
17:25sans être bien malin
17:26je pense qu'il y a 10, 20, 30, 40 ans
17:28on pouvait se dire
17:29ça va vieillir
17:30ça va coincer
17:31et ben on y est
17:32et alors
17:33j'ai au moins
17:34deux vérités dérangeantes
17:35à rappeler
17:36la première
17:37c'est que la France est vieille
17:38franchement
17:39sincèrement
17:39maintenant
17:40et puis c'est très bien
17:41mais un Français
17:41sur 3 à 60 ans
17:43et dans peu de temps
17:44les 85 ans
17:46feront plus de 5 millions
17:47de nos concitoyens
17:48bon ben c'est comme ça
17:49surtout que comme notre
17:50notalité s'écroule
17:51c'est
17:52les vieux
17:53qui vont prendre le pouvoir
17:54ailleurs
17:55le monde est jeune
17:56actuellement
17:57au Sénégal
17:5850% de la population
17:59a moins de 18 ans
18:00donc sans être bien malin
18:02je ne suis pas un politique
18:03je me dis
18:03il y a peut-être des leçons
18:04à prendre
18:05et le deuxième point
18:06c'est que notre sécurité sociale
18:07formidable
18:07elle a été créée
18:08en 1945
18:09pas tout à fait
18:11la même période
18:11peut-être un monde
18:12avec une France jeune
18:14productive
18:15puis en reconstruction
18:16n'est-ce pas
18:17donc forcément
18:18il faudrait peut-être adapter
18:19certains trucs
18:20de la sécu
18:20voilà
18:21et donc aujourd'hui
18:22on est en 2026
18:23avec des patients
18:24qui ont vieilli
18:25mais des médecins
18:26qui ont vieilli aussi
18:27voilà
18:28et donc nos médecins
18:29en activité
18:31ils ont en moyenne
18:31plus de 50 ans
18:32il y en a déjà
18:33plus d'un tiers
18:34qui a plus de 60 ans
18:34et dans certains départements
18:37les départs en retraite
18:38sont largement supérieurs
18:39en nombre
18:40au nombre d'installations
18:41des petits jeunes
18:41qui ont envie
18:42de faire autre chose
18:42donc ça va coincer
18:44et encore une fois
18:44pour moi
18:45c'est pas un accident
18:46c'est une pénurie organisée
18:47sincèrement
18:48moi j'ai été
18:48dans des réunions
18:49à l'Assemblée
18:50écouter
18:50de brillants énarques
18:52qui nous expliquaient
18:52que les médecins
18:53étaient des centres de coups
18:55on discutait
18:55et donc leur réflexion
18:56était de dire
18:57moins il y a de médecins
18:58moins il y a de dépenses
18:59c'est une bonne vision
19:00de la santé publique
19:01en France
19:02mais je l'ai vraiment
19:02entendu de mes douze oreilles
19:05donc c'est intéressant
19:06l'énergie
19:06et donc
19:08de plus en plus d'experts
19:09prennent la parole
19:10pour dire
19:10la crise de la santé
19:11est plus grasse
19:12que la crise des retraites
19:13dont on nous parle
19:14effectivement
19:15Jean-Paul Hamon
19:16en parlait
19:16la retraite
19:18ben oui
19:1860 ans
19:1962 ans
19:19il n'y a qu'à regarder
19:20au Danemark
19:21c'est 70 ans
19:22donc c'est un problème
19:23de partir plus tard
19:24peut-être
19:25c'est une frustration
19:26mais un acte de soins
19:28non délivré
19:29c'est beaucoup plus grave
19:30ça peut être fatal
19:31donc il ne faut pas
19:32se tromper de guerre
19:33et donc
19:34encore une fois
19:35ça va coincer
19:36et sans être bien malin
19:37on regarde
19:38les urgences sont saturées
19:39on ferme des dits d'hôpitaux
19:40les déserts médicaux
19:42s'étendent
19:43les médecins
19:44sont bien gentils
19:45de vouloir encore s'installer
19:46et qu'est-ce qu'on fait ?
19:48moi je trouve qu'on bricole
19:49et on bricole
19:50l'hôpital est un bon exemple
19:51l'hôpital tient avec les internes
19:54et Jean-Paul l'a rappelé
19:55un interne se suicide tous les 18 jours
19:58il n'y a pas de quoi être fier
19:59c'est quand même la jeunesse
20:00de notre pays
20:00on a inventé le statut
20:02de docteur junior
20:03ce qui m'agace prodigieusement
20:04avant on appelait ça les assistants
20:06c'est un tout petit peu infantilisant
20:07c'est pas castor junior quand même
20:09docteur junior
20:10le mec est bac plus 10
20:11voilà
20:11et puis il n'est pas dû
20:12les praticiens à diplôme
20:14hors union européenne
20:15il y a quand même près de 20 000 en France
20:17qui font tourner les hôpitaux
20:18évidemment on les paye moins cher
20:19mais surtout on les a piqués
20:20dans des pays
20:21qui auraient aussi bien besoin
20:22de ces gens-là
20:22pour soigner leur propre population
20:24tout ça est très curieux
20:25vraiment je m'étonne
20:27et donc
20:28pour toi c'est intenable ?
20:30c'est intenable
20:31absolument ça va péter
20:32il n'y a pas besoin
20:33si on énumère
20:34et c'est ce qu'on se disait avant
20:35oui ça devrait péter
20:36voilà
20:37et puis par exemple
20:38pour la prise en charge
20:39du vieillissement
20:41ça ne peut plus être
20:42hospitalo-centré
20:43oui il faut la ville
20:45il faut des appartements
20:46intergénérationnels
20:47il faut repenser le système
20:48et il faut regarder
20:49comment ça se passe ailleurs
20:50la médecine de ville
20:51doit être revalorisée
20:52je ne parle pas que d'argent
20:53même statutairement
20:54ce sont des gens formidables
20:55qui ne bossent pas 35 heures
20:57les 35 heures
20:58c'est inventé
20:58pour ceux qui veulent travailler moins
21:00là c'est
21:01ce n'est pas le cas
21:02et puis la répartition des rôles
21:03entre les divers soignants
21:04doit être clarifiée
21:05codifiée
21:06apaisée
21:07et donc pour moi
21:08il y a une
21:08une grande question
21:10c'est
21:11voulez-vous
21:12voulons-nous
21:13un système de pensée
21:14de santé
21:15qui accompagne le vieillissement
21:16ou qu'il subit
21:18frontalement
21:18donc pour moi
21:20la santé des vieux
21:21ce n'est pas un coût
21:22à contenir
21:23c'est une responsabilité
21:25à assumer collectivement
21:26c'est vraiment
21:27un projet politique
21:28voilà
21:28dans quelle société on vit
21:29et pour finir
21:31je vous rappelle
21:32une citation anonyme
21:33la manière dont une société
21:35traite ses vieux
21:36dit tout de son avenir
21:37merci beaucoup Hervé
21:38rapidement Jean-Paul Hamon
21:40on n'a pas beaucoup de temps
21:41vous êtes d'accord avec Hervé
21:42on n'a plus le luxe
21:43de parler de crise
21:44quand on parle de choc démographique
21:45non mais là
21:46il faut réorganiser
21:46le système de santé
21:47faire en sorte
21:49qu'il y ait une médecine
21:49de proximité
21:50qui évite les hospitalisations
21:51et qui les raccourcissent
21:52il faut
21:54il faut vraiment
21:55s'appuyer sur
21:56les gens de proximité
21:57là les pharmaciens
21:58la pharmaciens
21:59pour moi
21:59c'est une sécurité sanitaire
22:00il faut supprimer
22:02les prestataires
22:02à la sortie de l'hôpital
22:03qui bouffent la laine
22:04sur le dos
22:04des infirmières
22:05qui bouffent la laine
22:06sur le dos
22:08métier
22:09réorganisant le système
22:11sanitaire
22:12et on pourra avoir
22:14une économie
22:14une économie équilibrée
22:16du moins
22:17dans le domaine
22:17de la santé
22:18il faut reconnaître
22:19la proximité
22:20la valeur de la proximité
22:21il faut faire en sorte
22:22que les infirmiers
22:24les médecins
22:24puissent bosser
22:26dans de bonnes conditions
22:27et bosser
22:28dans de bonnes conditions
22:29c'est avoir du personnel
22:30avoir un secrétariat
22:31avoir un secrétariat
22:32présentiel
22:33la moyenne européenne
22:34c'est deux salariés
22:36trois par médecin
22:36en France
22:37c'est 0,7
22:38donc si vous avez
22:39un secrétariat
22:40présentiel
22:40si vous pouvez avoir
22:41une assistante
22:42si vous pouvez avoir
22:43une infirmière
22:44dans le cabinet
22:44vous faites un boulot
22:45impeccable
22:46on prend en charge
22:47correctement les patients
22:48donnons les moyens
22:49aux médecins
22:50de travailler
22:50dans de bonnes conditions
22:51et les français
22:51seront mieux soignés
22:52merci beaucoup
22:53merci Jean-Paul Hamon
22:54président de la fédération
22:55des médecins de France
22:56Hervé
22:57tu restes avec nous
22:57bien sûr
22:58on passe à la pépite santé
22:59et place à la pépite santé
23:05bonjour Alexandre
23:06bienvenue
23:07bonjour
23:09Doc Tripper
23:11Alexandre
23:12est une plateforme
23:12qui permet
23:13aux jeunes professionnels
23:14de tester des territoires
23:15tout en aidant
23:16les collectivités
23:17à mieux les accueillir
23:18et donc
23:18les fidéliser
23:19brièvement
23:22comment fonctionne
23:23Doc Tripper
23:23alors Doc Tripper
23:26c'est une plateforme
23:27qui va permettre
23:28en fait à la collectivité
23:29au territoire
23:30de renforcer
23:31les annonces
23:31proposées par
23:33les professionnels
23:33de santé
23:34de leur commune
23:36l'idée c'est
23:37d'allier le côté
23:38sans engagement
23:40d'un stage
23:40d'un remplacement
23:41qui va permettre
23:42de tester
23:42au côté
23:43attractivité
23:44territoriale
23:45qui va pouvoir
23:45être amené
23:46par la commune
23:48ou les partenaires
23:48du territoire
23:49et alors
23:50une fois que
23:51le jeune soignant
23:52est sur place
23:52est-ce que la plateforme
23:54continue de l'accompagner ?
23:57Oui absolument
23:58nous on va l'accompagner
23:59avant
24:00c'est-à-dire qu'on va
24:01déjà structurer
24:01toute la partie annonce
24:03avec
24:04l'accompagnement
24:05des pros de santé
24:06pour proposer
24:07des choses
24:07moins engageantes
24:08l'accompagnement
24:09des collectivités
24:10pour structurer
24:10la logistique
24:11l'attractivité
24:12donc ça peut être
24:12du logement
24:13par exemple
24:13qui est un des premiers
24:15leviers pour faire
24:16venir un jeune
24:16dans un territoire
24:17sous-doté
24:18et également
24:19les étudiants
24:21qui vont nous solliciter
24:22par rapport
24:23à des projets
24:24qui peuvent avoir
24:25une appétence
24:25pour la culture
24:26du sport
24:27et on va les guider
24:28vers différents endroits
24:29pour qu'ils puissent
24:30découvrir
24:30la proposition
24:31de valeur professionnelle
24:32et territoriale
24:34et alors en quoi
24:35le fait de tester
24:36un territoire
24:37avant de s'y installer
24:38ça peut être déterminant
24:39dans le choix
24:40d'un jeune ?
24:42il faut imaginer
24:44que la plupart
24:44des jeunes étudiants
24:45en santé
24:46ils ont passé
24:465, 10, 15 ans
24:48dans une ville
24:49universitaire
24:50il y a des gros
24:51a priori
24:51pour les territoires
24:52sous-dotés
24:53l'objectif
24:54c'est de leur dire
24:55allez passer
24:56votre période
24:57de début de carrière
24:58quand vous avez
24:59des remplacements
24:59à faire
25:00passer cette période
25:02à voyager
25:03à aller à droite
25:04à gauche
25:04et aller tester
25:05ils situent
25:07les territoires
25:08pour découvrir
25:09la vie
25:09et l'exercice
25:10et finalement
25:11pouvoir lever
25:11les a priori
25:12qu'il peut y avoir
25:13pour certaines personnes
25:14pour beaucoup
25:15l'argent n'est plus
25:16le seul facteur
25:17déterminant
25:17en tout cas
25:18qu'est-ce qui
25:19influence aujourd'hui
25:20vraiment le choix
25:21d'un territoire
25:22par un jeune soignant
25:23ce qui va influencer
25:26c'est la possibilité
25:27de choisir
25:28réellement
25:28c'est la possibilité
25:29d'expérimenter
25:30on voit qu'il y a
25:31beaucoup d'aides
25:32à l'installation
25:33qui ont été mises en place
25:34par les pouvoirs publics
25:36il y a des avantages
25:37dans tous les sens
25:37mais souvent
25:38c'est sous condition
25:39d'installation
25:40donc on se retrouve
25:41avec la contrepartie
25:44de devoir s'installer
25:45pendant 3-5 ans
25:47pour bénéficier des aides
25:48et finalement
25:49on imagine mal
25:50un étudiant
25:50qui sort de la fac
25:51et qui décide
25:52d'aller s'installer
25:52dans un territoire
25:53qu'il n'a jamais connu
25:54jamais expérimenté
25:55de but en blanc
25:55juste parce qu'il y a
25:56des aides
25:57donc l'objectif
25:59c'est de dire
26:00voilà
26:00venez vous rendre compte
26:02qu'on a un équilibre
26:02vie privée
26:03vie professionnelle
26:04dans ces territoires-là
26:05et qui vaut tout à fait
26:06autant le coût
26:07que ce qu'on peut retrouver
26:08dans des grands centres urbains
26:09ou proches des côtes
26:11là où la plupart
26:12des étudiants vont
26:12Et dans quelle mesure
26:14est-ce que vous collaborez
26:15avec les hôpitaux
26:16les maisons de santé
26:17les médecins déjà sur place ?
26:20Aujourd'hui en fait
26:22nous notre modèle
26:23il est totalement gratuit
26:24pour tous les acteurs
26:25de santé
26:25donc que ce soit
26:27un professionnel libéral
26:29un hôpital
26:30une clinique
26:31les annonces
26:33vont pouvoir être déposées
26:34gratuitement
26:35quelle que soit la spécialité
26:36quel que soit le type d'annonce
26:37et notre modèle
26:39en fait repose
26:40sur l'implication
26:40des collectivités locales
26:42parce qu'on va pouvoir
26:43leur donner la possibilité
26:44d'accéder à une cible
26:45qui aujourd'hui
26:46est difficile pour eux
26:47c'est les jeunes
26:48les étudiants en fait
26:49donc les pros de santé
26:51vont pouvoir poser leurs annonces
26:53et à la suite
26:54de cette annonce
26:55nous on met en place
26:56toute notre méthode
26:57pour arriver à
26:58convaincre le territoire
27:00de s'associer
27:02à son pro de santé
27:02pour arriver à avoir
27:03une approche collaborative
27:05une co-construction
27:06de l'attractivité santé
27:08pour le territoire
27:08donc si je comprends bien
27:10si je reformule
27:11donc vous êtes un site
27:13de recrutement
27:14au service des territoires
27:16ou un site
27:17de petites annonces
27:18pour les professionnels
27:18de santé
27:19ou c'est la rencontre
27:20des deux
27:20c'est juste pour préciser
27:22c'est un peu la rencontre des deux
27:25l'idée c'était
27:25d'amener le meilleur
27:26des deux mondes
27:27en fait
27:27de se dire
27:28on s'appuie sur
27:30le pro de santé
27:31parce qu'on part de l'annonce
27:32et on agglomère
27:33autour d'une expérience courte
27:35tout le côté
27:38attractivité territoriale
27:39toute la logistique
27:39qui manque
27:40on n'est pas réellement
27:41une agence
27:42de recrutement
27:43en fait
27:43l'objectif
27:44c'est d'être un acteur neutre
27:45un petit peu
27:46au milieu de tout ça
27:47et de dire à un étudiant
27:49ok c'est pas mieux
27:50d'aller en creuse
27:51d'aller en région PACA
27:52ou à droite ou à gauche
27:53mais plutôt
27:53on va créer
27:55les conditions
27:55qui vont vous permettre
27:56de tester
27:57sans vous engager
27:59et de vous faire
28:00une idée par vous-même
28:01Merci beaucoup
28:03Alexandre Chéroux
28:03Alexandre Chéroux
28:04fondateur de
28:05Doc Tripper
28:06et chirurgien dentiste
28:07merci d'avoir été avec nous
28:09merci à toi Hervé
28:10merci à toi
28:11et bien sûr
28:12et merci de nous avoir suivis
28:13sur Bsmart for Change
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