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  • il y a 14 minutes
Sport prescrit, coaching digital, prévention… les frontières entre santé publique et offre commerciale s'effacent. Nos deux invités débattent des promesses, des risques et de l'encadrement nécessaire pour que le sport reste un outil de santé pour tous.

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00:04Sébastien Bécart, bienvenue, bonjour. Bonjour Alex. Bonjour, docteur Rémi El-Shekta, bienvenue
00:09également, merci d'être avec nous. Pour commencer, on veut en fait répondre globalement à la
00:15problématique de l'émission d'emblée. Quand on parle de sport santé, est-ce qu'on parle encore
00:19uniquement de santé publique ou d'un secteur devenu aussi un marché structuré et très
00:24attractif ? Est-ce que vous voulez commencer ? Je peux prendre la parole effectivement pour dire que
00:30nous, notre activité s'est inscrite dans le milieu professionnel principalement et que depuis une
00:35dizaine d'années, ce marché qu'on appelle de la pratique sportive en entreprise a littéralement
00:41explosé il y a une dizaine d'années quand on était face à un dirigeant et nous disait que c
00:45'était
00:45absolument pas sa contrainte, sa responsabilité et au mieux nous envoyer vers le CSE aujourd'hui
00:51et notamment avec, on le verra plus tard, l'encouragement des pouvoirs publics à faciliter
00:57la mise en place de programmes comme ça en entreprise, eh bien c'est un vrai gros marché
01:02qui s'est installé et puis parce que c'est une véritable réponse à une demande des salariés
01:08qui aujourd'hui veulent combiner leur activité professionnelle avec une activité physique
01:15régulière.
01:16De votre point de vue de médecin ?
01:19Alors le sport santé, nous, dans le jargon médical, on l'appelle plutôt l'activité
01:24physique adaptée.
01:25Donc effectivement le sport santé, il est un peu à la mode depuis 2019 où on a des
01:30politiques qui ont mis en place des structures qu'on appelle les maisons de sport santé un
01:36peu partout et pour justement promouvoir le sport de manière encadrée, notamment sur
01:42le plan médical.
01:43Quel est ce qu'est une maison de sport santé ?
01:44Alors maison de sport santé, c'est une structure d'accueil qui permet à tous, donc pas que
01:51les personnes qui sont atteintes de pathologies chroniques, donc permet à toutes les personnes
01:55qui le souhaitent à faire du sport et à le faire de manière encadrée.
02:00Parce que beaucoup de gens veulent se mettre au sport et c'est ce qu'on évoquait tout
02:04à l'heure, c'est se mettre au sport et se blessent assez fréquemment ou ont des
02:09pathologies, notamment cardiovasculaires, endocriniennes, qui nécessitent de les faire
02:15d'une manière adaptée.
02:16Par exemple, un patient qui a une coxarthrose et une limitation effectivement pour certains
02:21mouvements, on ne va pas lui faire faire de la course à pied, contrairement à un diabétique
02:24de type 2 qui effectivement n'a pas de pathologie aussi articulaire.
02:29Donc c'est vraiment d'encadrer la pratique du sport de la sorte à ce qu'elle soit faite
02:33de la manière la plus sûre possible.
02:34Et vous, de votre point de vue sur le terrain et depuis que vous pratiquez, vous voyez une
02:38nette augmentation de la pratique du sport chez les patients ?
02:41Il y a une forte demande et il y a une forte demande de la part des patients, surtout pour
02:47la réintroduction du sport pour certains qui ont arrêté depuis plusieurs années ou
02:52certains qui ne savaient pas ce que c'était qu'une maison de sport santé et on leur apprend
02:59on leur explique ce que c'est et comment y accéder et surtout l'idée c'est de le
03:06faire de manière structurée, encadrée, pour prévenir au maximum le risque de blessure,
03:13c'est surtout ça le véritable fléau.
03:15Est-ce qu'il y a beaucoup de cas où c'est mal prescrit ou mal adapté ? Comment est
03:19-ce
03:19que ça se traduit ?
03:20Alors mal prescrit, non, parce que si c'est prescrit, c'est-à-dire que la personne
03:23a consulté et a été bien encadrée dès le début.
03:29Mais par contre, ce que moi je constate dans mes consultations, c'est un nombre ahurissant
03:35de patients qui se blessent au sport.
03:38En fait, le sport est bénéfique pour la santé, donc sur plein terrain il y a plein
03:43d'articles et il n'y a que des propos élogieux sur le sport, les gens se mettent au sport
03:49et se blessent.
03:51Et c'est ça le problème.
03:52Et le souci c'est que pourquoi ils se blessent ?
03:55Et par exemple, si la personne n'est pas encadrée, en tout cas sur le plan de son alimentation,
04:02sur le plan du nombre d'heures de sommeil, sur l'intensité du sport, ça par exemple
04:07c'est très peu évoqué.
04:09Il y a plein de jeunes qui vont à la salle de sport, en tout cas sur les salles de
04:12renforcement musculaire, et qui se blessent.
04:14Je les vois avec des lésions musculaires qui les immobilisent.
04:17Pourquoi parce qu'ils font trop de sport ou mal du sport ?
04:19Alors, ils ne font pas trop de sport, mais ils le font mal.
04:21Ça existe de faire trop de sport ?
04:22Ah oui, bien sûr.
04:23Alors, le sport, en tout cas, plus vous en faites, mieux c'est.
04:26Ça, c'est une recommandation de l'OMS qui dit 150 à 300 minutes de sport par semaine.
04:32Ça, c'est une recommandation.
04:34Pourquoi ? Parce qu'on a vraiment une réduction de la mortalité de toute pathologie
04:38confondue, de 30%.
04:39Par contre, l'idée, c'est de se dire, pourquoi ces patients-là se blessent ?
04:45Et quand ils se blessent, c'est des blessures qui les immobilisent plusieurs mois, qui
04:49entraînent une sédentarité.
04:50Du coup, ils se retrouvent à être plus sédentaires qu'avant blessure.
04:55Et c'est ça le risque.
04:56C'est que s'ils sont sédentaires, donc on a un effet qui est à double tranchant du
05:00sport, donc ils ont été plus sédentarisés.
05:04Et l'idée, c'est de se dire, comment on va faire pour qu'ils se remettent au sport,
05:09ces gens-là, et qu'ils puissent le faire de manière la plus sûre qu'ils soient.
05:12Et la plus sûre qu'ils soient, c'est déjà de les encadrer médicalement.
05:15Alors, c'est vrai que des fois, ce n'est pas très pratique de pouvoir consulter un
05:20médecin.
05:20Mais au moins...
05:21Et puis on n'y pense pas forcément quand on se met au sport.
05:23Et on n'y pense pas forcément, ça je vous l'accord.
05:25Donc ça devrait être automatique ?
05:26Je pense que ça devrait être automatique de...
05:29Dès lors qu'on est novice et qu'on veut s'y mettre, quoi.
05:31Alors, on a mis en place un certificat médical de non-contre-indication au sport, tous
05:36les ans.
05:36Alors, ce n'est pas un papier qu'on signe pour dire au patient, allez-y, ce n'est pas
05:41une
05:41contrainte.
05:42C'est l'occasion donnée pour le patient de faire un point.
05:47Et beaucoup de patients viennent me voir pour ce certificat, ils n'ont aucune pathologie,
05:50aucune doléance.
05:51Par contre, quand je les vois, je constate qu'ils ont une raideur, par exemple, du quadriceps
05:55ou de l'ischio, où ils sont instables de leur cheville.
05:58J'invite les téléspectateurs, par exemple, qui nous voient, de se lever et de faire un
06:02squat avec une jambe et vérifier si le genou part en dedans.
06:05S'il part en dedans, ça peut parfois poser des problèmes sur le ménisque latéral du
06:10genou et qu'il y ait une pathologie fréquente.
06:12Auquel cas, vous contre-indiquez certains sports, vous les aiguillez en faire d'autres.
06:16C'est très rare que je contre-indique des sports.
06:18Par contre, j'oriente le renforcement musculaire ou bien la proprioception de telle sorte à
06:24prévenir l'apparition de blessure.
06:26Et c'est surtout ça.
06:28Exactement.
06:29Et on peut faire de la kiné à la maison, de faire des auto-exercices.
06:33En tout cas, ça, c'est ce que les étirements, les échauffements, les exercices de proprioception
06:40et nous, notre rôle, effectivement, c'est de prévenir plutôt de guérir au maximum.
06:44Et justement, pardon, mais je fais le lien, Sébastien, est-ce que la prévention, ça existe
06:49chez Wellpass ? Et comment est-ce que vous abordez ce sujet ?
06:52Alors, notre mission, nous, c'est de démocratiser la pratique de l'activité physique et sportive,
07:00de remettre les salariés en mouvement.
07:02Et parce que, pour expliquer d'un mot ce que vous faites, c'est que...
07:05Alors, peut-être en un mot, effectivement, ce qu'on fait, c'est que nous, on agrège
07:08des milliers d'infrastructures sportives partout en France, que ce soit les salles
07:11de sport, les salles d'escalade, les piscines, les terrains de tennis, etc.
07:14Et avec un seul et même abonnement, on permet aux salariés d'avoir accès à l'ensemble
07:18de ces salles.
07:19Sous forme de points, on dit.
07:20Sous forme de crédit.
07:21De crédit.
07:22Voilà.
07:22Ils ont forcément des tarifs préférentiels puisque l'entreprise cofinance ce service,
07:27à l'image d'un ticket restaurant.
07:30Et ensuite, avec cet abonnement, ils peuvent aller absolument partout.
07:33Et donc, on rapproche les salariés des infrastructures sportives qui sont autour de chez eux
07:38ou autour de leur entreprise.
07:40Et notre mission, donc, à nous, c'est de faire en sorte de remettre les gens au sport,
07:44ceux qui ont décroché d'une activité physique qu'ils avaient quand ils étaient plus jeunes,
07:47ou tout simplement de les mettre au sport parce qu'ils ne s'estimaient pas sportifs,
07:51plutôt que de faire plus de sport aux gens qui font déjà beaucoup de sport.
07:54Donc, on sait que ce qui va être important pour nous, et notamment pour avoir une grande
07:58partie d'entreprises qui se remet à faire du sport, c'est d'abord de les remettre
08:03au mouvement, avant même de leur faire faire un match de foot très intense.
08:09Qui pourrait les blesser.
08:09Qui pourrait les blesser, justement.
08:11Donc, tout ce qu'on va mettre en place, c'est des challenges de pas, par exemple,
08:14qui va être a priori accessible à plus de 90% des personnes.
08:17Ça nécessite simplement de faire des pas.
08:20Et donc, de sensibiliser les entreprises, leurs managers, les RH, etc.
08:24à faire passer ce message-là.
08:26Et donc, nous, on intègre des fonctionnalités, par exemple, de gamification,
08:30avec le fait de gagner des points quand on fait le plus de pas, etc.
08:33Parce que ça, c'est la première brique de la mise en mouvement des salariés,
08:38avant la brique numéro 2, évidemment, qui est le cœur de notre activité,
08:41qui est maintenant, on va vous pousser dans un temps d'eux à faire plus de sport
08:44dans des structures adaptées.
08:46Et après, à eux, effectivement, d'avoir une bonne approche
08:50quand ils vont dans les salles de sport.
08:52Et nous, on s'arrête là.
08:53Et qu'est-ce qui explique, selon vous, cette accélération,
08:56cet engouement, si je puis dire, pour le sport santé ?
09:00C'est une bonne question.
09:01Nous, on l'a vu, clairement, lors du Covid,
09:03qui était une crise sans précédent,
09:06du fait que la sédentarité s'est installée dans les foyers,
09:11puisque tout le monde s'est mis à faire du télétravail,
09:13à rester dans son canapé.
09:14Les applis de livraison, des repas sont arrivés,
09:18donc on pouvait tout faire depuis son canapé, etc.
09:21Et paradoxalement, en fait, les Français n'ont jamais fait autant de sport
09:24que pendant cette période-là, donc ils arrivaient à sortir, etc.
09:26Et on a vu, nous, une croissance forte,
09:29et quand on le voit dans les chiffres,
09:30une progression de l'activité physique.
09:33Je pense que les Français sont de plus en plus conscients
09:35des bienfaits du sport sur la santé physique et mentale,
09:40extrêmement important.
09:41notamment quand on fait du travail,
09:42je pense qu'on se rend compte à quel point c'est important
09:45d'aller marcher, de faire une course à pied.
09:49Et donc, nous, on assiste à cet essor,
09:51et avec notamment une vraie tendance du sport outdoor,
09:57alors même que nous, on les pousse plutôt vers le sport indoor,
09:59mais les sports outdoor.
10:00Du coup, vous ouvrez votre offre au sport outdoor ?
10:03Voilà, on l'ouvre aussi, on s'adapte à ça.
10:05C'est le mal des citadins.
10:07Oui, c'est sûr.
10:09Mais après, on a aussi un essor des sports indoor,
10:12donc on a d'une manière générale les gens qui font plus de sport.
10:15Et je pense que ce qui joue beaucoup aussi,
10:17c'est un levier de motivation comme un autre,
10:19c'est le fait qu'on fait beaucoup plus de sport aujourd'hui
10:24pour faire partie d'une communauté.
10:26Je ne vais pas citer toutes les applis que vous connaissez probablement.
10:29Dont on connaît les dérives aussi.
10:30Il y a probablement quelques dérives.
10:32Même mental quelquefois, de forme d'addiction,
10:34de performance à outrance.
10:36Tout à fait.
10:37Mais quand même, ça a un mérite,
10:39c'est quand même d'aller pousser et d'aller encourager.
10:43Parce que chacun a son moteur.
10:44Il y en a qui le font pour des raisons de santé,
10:46d'autres pour des raisons de performance pure,
10:48pour des questions de se sentir bien dans sa tête.
10:50Donc voilà, on a tous notre moteur, notre motivation.
10:53Mais ce genre d'appli aujourd'hui,
10:54on le voit dans les chiffres de marathon, triathlon, aérox, etc.
10:59C'est fou comme les tendances sont...
11:02Il y a un boom littéralement.
11:03Exactement.
11:04Mais parce qu'il faut en être.
11:06Il y a une sorte de mot, je ne veux pas rater cette tendance
11:09autour du pilate, du former pilate, autour de l'aérox.
11:12Donc ça, on voit qu'il y a vraiment...
11:14En fait, il faut le faire parce que l'ensemble de mes collègues le font.
11:16Oui.
11:17Et votre point de vue, justement, docteur,
11:19sur le côté performatif un peu,
11:22et ce boom des gens qui participent typiquement au marathon,
11:27qui se surpassent.
11:30Alors, il y a un véritable essor du sport
11:34et surtout de la médiatisation du sport,
11:37notamment avec les JO 2024,
11:38qui ont apporté vraiment cette envie de performer.
11:43Et c'est une tendance également sociale
11:46où tout le monde a envie de courir.
11:48Ça fait partie, effectivement, de la cohésion sociale.
11:50Ça nous rapproche.
11:51Quel sport tu fais ?
11:53Quel est ton niveau ?
11:53Etc.
11:55Donc, moi, j'ai envie de souligner deux choses importantes.
11:58C'est qu'il y a la population active
12:01qui pratique le sport
12:02et qui n'ont pas de pathologie particulière.
12:05Et on a la patientèle,
12:08en tout cas la population,
12:09qui est un peu sédentaire,
12:10qui a des pathologies chroniques
12:12et qui n'arrive pas à s'y mettre.
12:13Il faut vraiment distinguer ces deux-là.
12:16Et en tout cas,
12:17les distinguer,
12:18plutôt les intégrer ensemble.
12:20Pourquoi ?
12:20Parce que moi, j'ai travaillé
12:22à l'hôpital Jean Verdier
12:23et à l'Office médical des sports à Maud.
12:25C'est deux structures, en fait,
12:27des maisons de sport santé.
12:29Très encadrés médicaments
12:30où on avait des patients
12:31qui venaient,
12:33qui étaient orientés
12:34par des chirurgiens bariatriques
12:36en cas de l'obésité
12:38et qui avaient ce besoin
12:40d'avoir une cohésion sociale,
12:42de ne pas se retrouver,
12:43de se retrouver avec d'autres personnes
12:45dans le même cas qu'eux.
12:46Et ça leur permettrait, effectivement,
12:48d'être intégrés socialement.
12:50Et ça, c'est très important.
12:52Donc, et sur les patients,
12:56les personnes qui ont une afférence
12:59pour l'Irox,
12:59qui est très à la mode en ce moment.
13:02Et ça, c'est en effet
13:03tendance de mode
13:04et surtout ce qui est très rendu
13:06sur les réseaux.
13:07Et il y a cette envie
13:08d'effectivement,
13:09de performer,
13:10de se sensibiliser
13:11et surtout d'être intégrés
13:12socialement.
13:12Mais est-ce qu'il faut l'encadrer ?
13:14Bien sûr.
13:15Ça, c'est fondamental.
13:16Comment c'est bon ?
13:17Alors, la première chose à faire,
13:18c'est avant de faire un sport,
13:20c'est d'avoir un examen clinique.
13:21Donc, un examen clinique,
13:23même si on n'a pas mal.
13:24Pas de doléances.
13:25Pour chaque nouveau sport ?
13:26Pour chaque nouveau sport.
13:27Pour chaque sport.
13:28En tout cas,
13:28notamment chez les personnes
13:29qui ont une certaine sédentarité
13:32et qui se mettent au sport.
13:34Pourquoi ?
13:34Et de préférence
13:36par un médecin du sport.
13:37Pourquoi ?
13:37Parce qu'il est essentiel
13:39surtout d'éliminer
13:41déjà des causes cardiovasculaires.
13:43Surtout par rapport
13:44aux morts subites.
13:45On en a eu un récemment,
13:46par rapport, il me semble,
13:48à l'aéroport.
13:48Que provoque le fait
13:49de passer d'une sédentarité
13:51presque totale
13:52à un sport ?
13:52Effectivement.
13:53D'une sédentarité
13:54à un sport très intense
13:56dans une dynamique de groupe
13:57où on se surpasse
13:59sur le plan cardiovasculaire.
14:01Ça peut être dangereux.
14:02Ça peut être dangereux.
14:02C'est pour ça que nous,
14:04à notre niveau,
14:06on a des questionnaires spécifiques,
14:08notamment sur les risques
14:10cardiovasculaires personnels
14:10et familiaux.
14:11D'accord ?
14:12Est-ce qu'il y a un frère,
14:13une sœur
14:14qui ont un événement
14:15cardiovasculaire ?
14:16Si c'est le cas,
14:16un bilan cardiovasculaire
14:18peut être demandé
14:19chez un cardiovasculaire
14:20ou chez le médecin du sport
14:21avec au moins
14:22un électrocardiogramme
14:23et éventuellement
14:24une épreuve d'effort.
14:25D'accord ?
14:26Après, il y a plein d'autres choses
14:27effectivement
14:27qui peuvent pousser l'exploration
14:30et notamment aussi
14:31les pathologies
14:32ostéo-articulaires
14:33qui doivent être décelées,
14:35notamment sur une douleur
14:36du genou qui débute
14:37et qui peut se...
14:39Parce que ça peut vite dégénérer
14:40même si on ne se confronte
14:42pas à un sport
14:42extrême au niveau du corps.
14:44Et peut-être à l'école aussi, non ?
14:46Parce que les enfants,
14:47quand ils sortent
14:48de leur parcours
14:50de l'école,
14:50ils ne sont pas forcément
14:51bien formés
14:52à l'idée d'aller faire
14:53des échauffements,
14:54des étirements...
14:55Alors ça, c'est une très bonne remarque.
14:58Pour le sport,
14:59à l'école, surtout,
15:00le sport chez le jeune,
15:01c'est un fléau.
15:02Pourquoi ?
15:02Parce qu'on a deux catégories
15:04d'enfants.
15:06On a les enfants obèses,
15:08sédentaires,
15:08et c'est un vrai fléau
15:10de santé publique.
15:11Et on a les enfants
15:12qui font beaucoup,
15:13beaucoup trop de sport.
15:14Beaucoup trop de sport,
15:15pourquoi ?
15:16Parce qu'ils sont poussés
15:16par leurs parents
15:17à faire des performances.
15:18Ça peut impacter la croissance ?
15:20Alors ça,
15:20ça peut impacter la croissance
15:22plus ou moins,
15:23mais surtout,
15:24ça peut développer
15:24des pathologies
15:25liées à la croissance,
15:27notamment les apophysoses
15:29de croissance.
15:30Le plus classique,
15:32c'est le syndrome
15:32de Osgood-Schletter,
15:34qui fait un fléau
15:36chez nos gamins.
15:37Et surtout,
15:38alors,
15:38les recommandations
15:39par rapport
15:40à la pratique du sport,
15:41c'est le nombre
15:42d'heures de sport
15:43par semaine
15:44ne doit pas excéder
15:46l'âge de l'enfant.
15:47Et ça, c'est recommandation.
15:48Et très souvent,
15:49ce n'est pas respecté.
15:50C'est un ratio
15:50qu'on peut retenir facilement.
15:52Oui, c'est facile à retenir.
15:52Un enfant qui a 10 ans,
15:54c'est 10 heures de sport
15:55maximum par semaine
15:56avec un à deux jours
15:57de repos complet,
15:58sans sport.
16:00Et des fois,
16:00je sacrifie le sport,
16:02par exemple,
16:02qui est fait à l'école,
16:03s'il y a un enfant
16:04qui fait du foot
16:05et qui a envie
16:05de performer là-dedans,
16:07ou l'inverse.
16:08Mais il faut respecter
16:09ce quota.
16:10parce qu'on n'avait pas
16:11d'intention
16:11avant de passer au scan.
16:12Oui, ça veut dire
16:13que le sport,
16:14et je suis d'accord avec vous,
16:15c'est le meilleur
16:15des médicaments préventifs
16:16pour plein de maladies.
16:17Il faut voir un médecin,
16:19il faut faire une activité
16:20physique adaptée,
16:21parce qu'il ne l'a pas,
16:22il faut qu'elle soit remboursée
16:23comme dans l'obésité
16:23dans huit jours.
16:25C'est-à-dire que si on commence
16:25à se dire,
16:26il faut presque
16:27je vous ordonne du tennis
16:28et je vous rembourse
16:29mes cours de tennis,
16:30moi je viens vous voir direct.
16:33Alors, malheureusement,
16:33ce n'est pas remboursé.
16:34Dans l'obésité,
16:35ça va être là.
16:37Cependant,
16:39les affections de longue durée
16:40en général,
16:41c'est pris en charge.
16:42Les maisons de sport santé,
16:43comment elles survivent ?
16:44Elles survivent parce
16:44qu'il y a l'ARS
16:47qui subventionne
16:47ces maisons de sport santé.
16:49Il y a des collectivités locales
16:50qui font ça.
16:52Effectivement,
16:53à l'OMS de Maud,
16:54par exemple,
16:54on prend en charge
16:55les patients atteints
16:57de Covid long,
16:58qui n'est pas une infection
16:58de longue durée
17:00dans la plupart des cas,
17:02sauf pour certains
17:02qui ont des complications
17:03respiratoires.
17:05Et la plupart du temps
17:07quand on a une infection
17:08ou une pathologie chronique,
17:09c'est pris en charge.
17:11Par contre,
17:11oui, effectivement,
17:12chez les patients
17:13qui n'ont pas de pathologie,
17:15ce n'est pas remboursé.
17:16Par contre,
17:18si on le fait
17:18de manière encadrée,
17:20notamment via une consultation
17:21de médecine du sport,
17:23là,
17:23on est beaucoup mieux orienté
17:25et c'est assez facilement accessible.
17:27Et j'ai envie
17:27d'apporter juste un détail.
17:29La kiné également
17:30peut apporter son effet.
17:32Donc,
17:32on peut le prescrire
17:33et on peut prescrire ça
17:35sous forme de réentraînement
17:36à l'effort.
17:37Et ça,
17:37c'est pris en charge.
17:38Restez avec nous,
17:38messieurs.
17:38Ça passe très vite,
17:39mais c'est l'heure
17:40du scan d'Hervé.
17:41et c'est l'heure du scan de l'Hervé.
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