- il y a 2 heures
Samedi 24 janvier 2026, retrouvez Thomas Parouty (fondateur, agence Mieux), Caroline Darmon (directrice RSE France, Publicis) et Bettina Reveyron (directrice de l’impact, Doctolib) dans 4GOOD, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:00Sous-titrage MFP.
00:31Bienvenue dans Forgoût, l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui construisent une économie juste et soutenable.
00:38Salut Thomas.
00:38Salut à vous.
00:39Et aujourd'hui on va parler de communication responsable et pour ce faire, Forgoût d'accueil, Caroline Darmon, directrice RSE France chez Publicis
00:48et coprésidente de la commission RSE de l'AACC pour Association des Agences Conseils et Créations.
00:55Avec nous également Bettina Reveron, directrice Impact chez Doctolib et Thomas Parouti, fondateur de l'Agence Conseil en Communication et en Innovation Durable Mieux.
01:06Bonjour à tous les trois, bienvenue dans cette émission.
01:08Au sommaire, pour les marques, communiquer est devenu un exercice à haut risque entre exigence de transparence, peur du backlash, cadre juridique plus strict et réseaux sociaux ultra réactifs.
01:22Comment prendre la parole sans maquiller la réalité, sans exagérer ses engagements et sans disparaître du débat ?
01:28On parlera de ce qui a vraiment changé dans la communication ces dernières années.
01:33Dans le pour ou contre, nos invités réagiront à cette affirmation.
01:36Communiquer sur son impact est devenu plus risqué que de ne rien dire.
01:40La peur empêche-t-elle aujourd'hui de communiquer ?
01:43Le silence est-il une stratégie de protection ou une forme de renoncement ?
01:46Nos invités confronteront leur point de vue.
01:49Et enfin, dans le Paris d'Avenir, comme à chaque fois, chacun partagera une initiative, un outil ou une actualité qui l'a marqué
01:55et illustre une communication plus responsable. C'est parti.
02:04Et Thomas, on commence avec ton édito. Tu nous dis qu'aujourd'hui, communiquer est devenu un exercice de funambule.
02:10Sans doute en tout cas un peu plus risqué que par le passé, où communiquer revenait souvent à adresser un message à un public qui l'écoutait
02:17dans une sorte de monologue, alors qu'aujourd'hui le dialogue est devenu beaucoup plus permanent.
02:21Un dialogue permanent rendu exigeant, notamment je pense par trois faits bascules majeures
02:25qui sont une bien plus forte traçabilité des discours qui sont tenus par ceux qui les reçoivent,
02:30une meilleure capacité de contrôle et de vérification, une judiciarisation, j'y suis parvenu,
02:34de la communication également, on en parlera, et puis l'arrivée massive des réseaux sociaux
02:38et des influenceurs comme nouveau porte-voix des marques.
02:41Alors il y a des conséquences à cela. On apprend par exemple que 61% des consommateurs français
02:45ne font plus confiance au message des marques dans un baromètre de 2024.
02:49La communication c'est donc plutôt un mégaphone qu'un fil tendu au-dessus du vide.
02:53Et alors pourquoi cette défiance s'est-elle autant accentuée ?
02:56Alors un cadre réglementaire qui s'est durci, les lois climat, des directives européennes,
03:00aussi l'autorité de la régulation en France qui cadre mieux tout cela.
03:04Exemple, depuis janvier 2025, toute publicité environnementale doit être sourcée et vérifiable.
03:09C'est ce qui rend les choses plus opposables.
03:11Une marque sur trois aujourd'hui en France et même en Europe est accusée de greenwashing
03:15dans un baromètre de l'influence responsable.
03:18Et respecter la loi, bon c'est certes peut-être éviter l'amende,
03:20par contre ça ne protège pas du bad buzz.
03:22Alors faut-il parler ou se taire ?
03:24Certaines marques choisissent plutôt la discrétion pour éviter tout risque.
03:27Exemple, on voit beaucoup moins de campagnes RSE de H&M
03:31depuis qu'ils ont été accusés de greenwashing en 2024.
03:33Mais attention, le silence, ça peut vite aussi ressembler à un aveu
03:36ou faire tombler dans l'oubli.
03:37Et en communication, il n'y a pas de vide.
03:42Si vous ne racontez pas votre histoire,
03:43quelqu'un d'autre pourra sans doute s'en charger à votre place.
03:45Et alors selon toi, le silence est une stratégie ou une forme de renoncement ?
03:48Comment communiquer sans maquiller la réalité ?
03:50C'est là tout le jeu d'équilibriste.
03:51Alors en insumant ses imperfections, en contextualisant parfois ses progrès,
03:55en tout cas en préférant des preuves au slogan, ça c'est certain.
03:58Patagonia en est un exemple.
03:59Décathlon aussi en publiant parfois sur leurs propres limites
04:02à l'exercice de réinvention de leur modèle.
04:0472% des Français attendent des marques,
04:06qu'elles reconnaissent leurs limites avant de parler de leur réussite
04:09dans une autre étude de 2024 de Cantart.
04:12La communication responsable, dont on va parler beaucoup aujourd'hui,
04:15ce n'est pas peindre la réalité en vert,
04:16c'est plutôt montrer une nuance claire-obscure
04:18qui est souvent nécessaire à la transition des modèles des entreprises.
04:22Alors autre option, parler à travers d'autres,
04:24les réseaux sociaux notamment,
04:25et certaines entreprises préfèrent désormais confier leur message
04:27à des créateurs de contenu
04:28plutôt qu'en assumer en leur nom propre.
04:30Il y a là aussi une forme de transfert de responsabilité qui peut être dangereux.
04:33Alors comment trouve-t-on le juste équilibre ?
04:35Tout l'enjeu de cette émission, ce sera d'objectiver ce savant mélange
04:38à trouver entre sincérité et désirabilité,
04:41des produits qui sont vendus.
04:43Il convient aussi de déterminer ce qui justifie,
04:44de pousser les consommateurs à consommer toujours plus.
04:47On voit tout récemment en Angleterre, par exemple,
04:49une interdiction désormais de la pub pour les aliments trop gras
04:52ou trop sucrés, trop salés.
04:53La communication responsable, donc, c'est marcher sur ligne de crête,
04:56trop prudent, on disparaît, trop ambitieux, on peut chuter.
04:59La meilleure stratégie aujourd'hui semble basée sur
05:01une incarnation de la parole lorsque l'on est légitime,
05:05préférer peut-être de se taire lorsque l'on ne l'est pas
05:07et surtout aligner la communication avec la stratégie
05:09et les opérations d'entreprise.
05:11Ce sont nos invités aujourd'hui, je remercie d'être présents,
05:13qui vont nous éclairer en admettant sans doute eux-mêmes
05:15leurs propres limites à l'exercice de communication responsable.
05:18Merci beaucoup Thomas d'avoir posé le contexte.
05:21On passe au pour ou contre.
05:22Si comme vient de nous le dire Thomas, la communication est devenue
05:30un fil tendu au-dessus du vide, alors la question est
05:33vaut-il mieux prendre la parole et courir le risque ou se taire
05:36quitte à rester un peu trop discret ?
05:39A vous de nous le dire, chers invités.
05:41Alors, pour ou contre, cette affirmation communiquée est devenue plus risquée
05:45que de se taire.
05:46D'abord, tout le monde me dit s'il est pour ou contre
05:48et ensuite, bien sûr, vous pourrez argumenter.
05:51Bettina ?
05:52Je vais dire pour.
05:53Thomas ?
05:53Moi, je suis contre cette affirmation.
05:56Je pense que la communication est utile.
05:58Contre également.
05:59Eh bien, je serai pour, pour soutenir Bettina dans cette âpre bataille.
06:03Très bien.
06:03Eh bien, Bettina ?
06:05Alors, je vais développer.
06:06Oui, je vais développer.
06:07En fait, je pense qu'aujourd'hui, une entreprise qui fait quelque chose de bien,
06:13c'est considéré comme normal.
06:14Je veux dire, il y a plus de coûts à prendre que de bénéfices,
06:17dans le sens où une entreprise qui se dit, je traite bien mes salariés,
06:20je fais attention à mon bilan carbone, etc.
06:22Il y a un peu un effet encore heureux.
06:25Donc, je ne suis pas sûre qu'il y ait énormément de points à gagner.
06:28Je pense qu'il y a beaucoup de risques, effectivement, de bad buzz,
06:30d'accusations de greenwashing parce que la défiance est tellement importante.
06:34Je vais un petit peu nuancer parce que malgré tout,
06:37même si je suis pour cette affirmation,
06:39je pense que la communication reste essentielle
06:41parce que ce n'est pas, comme tu le disais, juste une déclaration.
06:43On n'est pas juste en mode vitrine de ce qu'on fait de bien.
06:47L'intérêt de communiquer, c'est aussi s'exposer à la critique.
06:50Et donc, c'est un outil de transformation hyper puissant
06:52pour les entreprises et les marques.
06:54Et je pense qu'on va en parler un petit peu pendant cette émission.
06:57Thomas ?
06:58On dit souvent que l'absence de communication,
07:00c'est ce qui détruit les relations d'amour.
07:02Et en fait, une marque, elle veut créer une relation d'amour
07:05avec ses produits, avec ses consommateurs,
07:07de la même façon que les consommateurs aiment des marques.
07:10Et donc, pour séduire ou pour fidéliser,
07:13moi, je pense qu'il faut communiquer.
07:15Il faut expliquer un peu ce qu'on fait, ce qu'on est.
07:18Et peut-être parler de ses défauts aussi
07:20et de ses points améliorés.
07:22Et c'est ce qu'on essaie de faire, nous, avec nos clients.
07:25C'est-à-dire, on leur dit, tiens, si on fait un manifeste,
07:27on va expliquer toute la force, toute l'ambition
07:30qu'il y a dans la stratégie de l'entreprise,
07:32sur les sujets RSE, etc.
07:34Mais c'est pas mal de glisser un ou deux points, quand même,
07:36sur lesquels on peut progresser.
07:37Parce que personne n'est parfait, aucune entreprise n'est parfaite,
07:40et aucune personne n'est parfaite.
07:42Donc, moi, je pense qu'il faut communiquer,
07:44que ça fait partie de la relation
07:45qu'on doit entretenir avec ses consommateurs.
07:48Voilà.
07:49Et aujourd'hui, les entreprises communiquent
07:52avec des outils classiques, type rapport RSE, campagne.
07:55Nous, on s'aperçoit qu'on fait un peu plus de rapport RSE
07:57que d'habitude,
07:58et un peu plus de communication externe.
08:01Mais parfois, il y en a certaines entreprises,
08:04quelques mois après l'élection
08:06qui s'est passée aux Etats-Unis,
08:08dont on ne parlera pas,
08:09le mot est interdit,
08:11il y a une entreprise internationale
08:14présente aux Etats-Unis,
08:15un grand groupe d'assurance,
08:16qui nous a dit,
08:17moi, je veux faire une campagne interne
08:19pour expliquer que la diversité,
08:21c'est quelque chose d'important chez nous,
08:22qu'on lutte contre les discriminations,
08:24qu'on ne doit pas discriminer une personne
08:25parce qu'elle est jeune,
08:26parce qu'elle est vieille,
08:27parce qu'elle est d'une couleur différente de son voisin, etc.
08:29Et qui, par réaction, s'est positionnant encore plus fort.
08:31Voilà, et c'est assez courageux.
08:32Ok.
08:33Et voilà, et en fait, c'est sa réalité.
08:36Cette entreprise d'assurance,
08:38elle aime la diversité,
08:39et donc elle a voulu l'exprimer.
08:41Donc aujourd'hui,
08:42il faut continuer à parler pour exister,
08:45parce que comme le disait Thomas dans son édito,
08:47si on devient silencieux,
08:49quelqu'un d'autre va parler,
08:50soit c'est un concurrent,
08:51soit c'est un bad buzz.
08:52Donc voilà, il faut que l'entreprise maîtrise la personne.
08:54Alors ça peut être un good buzz aussi.
08:57Thomas, bon, a raison de parler de comme interne,
08:58je pense que la question-là,
08:59elle était plutôt orientée sur des coms externes et grand public,
09:02où évidemment, ça appelle une réponse différente.
09:04Peut-être qu'il va dans le sens du pour sur cette question-là,
09:07c'est qu'en réalité,
09:08la façon de faire de la com corporate,
09:10notamment, en fait, a beaucoup évolué.
09:12Et ne pas communiquer frontalement avec le grand public,
09:16ça peut néanmoins passer par d'autres mécaniques,
09:18et notamment aujourd'hui par ces influenceurs,
09:21ces personnes qui, sur les réseaux sociaux,
09:22dans une ère où il faut incarner au maximum,
09:25vont se faire le relais naturel, je dirais, des produits.
09:27Parfois, parce que c'est des contrats aussi qui sont assignés avec eux,
09:30parfois, sans même que ce soit le cas,
09:32on a des marques qui marchent très bien,
09:34qui se développent très fort,
09:35sans aucune communication telle qu'on l'entend historiquement.
09:39Un exemple en France qui est assez récurrent,
09:40c'est Véja,
09:41qui ne fait quasiment aucune pub,
09:42et pourtant, les ventes ont explosé ces cinq dernières années,
09:45sans aucune campagne.
09:46Donc, ça montre qu'on peut quand même...
09:48Ils ont recours à des influenceurs ?
09:50Alors, je ne connais pas le détail de leur...
09:51Mais ce que je veux dire,
09:52c'est que des campagnes de com' grand public,
09:54telles que ça s'est toujours fait,
09:55ils n'en font pas,
09:56et pour autant,
09:56leurs marques marchent très bien.
09:58Et donc, on peut aussi adresser des messages,
10:00soit indirectement,
10:02soit ne pas chercher à les adresser,
10:03parce que les consommateurs de la marque,
10:05qui seront très heureux d'en faire la promo eux-mêmes,
10:07le feront à la place de l'entreprise,
10:09fait que finalement,
10:09dans ces cas-là,
10:10communiquer,
10:11c'est peut-être devenu plus risqué
10:12que de ne rien faire,
10:13et de laisser la valeur ajoutée du produit que l'on offre
10:16faire le boulot.
10:17Et ce que Veja a fait,
10:18en plus,
10:19c'est qu'ils expliquent que dans une paire de Stan Smith,
10:21il y a 66% du prix qui est de la publicité,
10:24donc on achète une basket pour sa marque,
10:28et Stan Smith,
10:29un Parisien sur deux,
10:30a des Stan Smith,
10:31alors le Parisien n'est pas forcément une référence,
10:33mais voilà,
10:34il faut savoir.
10:35Et donc du coup,
10:35Veja explique que eux,
10:36cet argent-là,
10:37ils le mettent dans la qualité,
10:38ils refusent de communiquer,
10:40évidemment avec des influenceurs en pub,
10:42etc.
10:43Après,
10:43ils ont un CRM,
10:45ils discutent avec leurs clients,
10:46et il faut savoir que,
10:48alors c'est une étude un peu vieille,
10:51mais quand Sébastien Copp,
10:52le fondateur de Veja,
10:53m'avait dit,
10:54il y a 5-6 ans,
10:55que 80% des primo-acheteurs
10:57ne savaient pas que c'était une marque engagée,
10:59et en fait,
11:00ils l'achètent parce qu'elle est cool,
11:01c'est mon critère pour acheter une paire de baskets,
11:03je veux qu'elle soit cool,
11:04je l'achète,
11:04et c'est ensuite,
11:05le samedi soir,
11:06quand on a dîné chez des potes,
11:08quelqu'un te dit,
11:09ah,
11:09t'as des Veja,
11:09t'es bien un écolo,
11:10un bobo parisien,
11:11etc.
11:12Et là,
11:12tu découvres la marque,
11:14et tu te dis,
11:14waouh,
11:15j'ai acheté une marque engagée,
11:16je suis hyper fier,
11:17et du coup,
11:18il y a un niveau de fidélisation
11:19qui est beaucoup plus fort,
11:20finalement,
11:21Thomas est pour l'affirmation.
11:22On a réussi à l'affirmation,
11:24c'est ça y est.
11:25J'ai l'affirmation,
11:26j'ai l'affirmation.
11:26Et Caroline,
11:27la pauvre n'a pas pu argumenter.
11:29En fait,
11:29c'est parce que du coup,
11:30ça me donne envie de rebondir sur plein de choses.
11:32Un,
11:32comme le soulignait Thomas,
11:34la communication extérieure
11:37est une grande part,
11:38mais si on coupe deux mains
11:39à la communication extérieure,
11:40il y a plein d'autres moyens de communiquer.
11:42Les sites internet,
11:44les marques,
11:44déjà pour citer eux,
11:46c'est leur moyen principal de communiquer,
11:49c'est leur vitrine,
11:50etc.
11:50L'influence dont tu parlais
11:51a explosé ces derniers temps.
11:55Normalement,
11:55quand même,
11:55il y a un contrat
11:56entre l'influenceur et la marque,
11:57sinon,
11:58il y a un problème
11:59et juridiquement,
11:59ce n'est pas bon.
12:00Il y a quand même aussi
12:01beaucoup de soucis
12:02avec les influenceurs
12:03qui mettent en avant des...
12:05Il y a un certificat, désormais.
12:06Alors, désormais,
12:07il y a un certificat,
12:08je vois que vous connaissez bien,
12:09de l'influence responsable
12:10délivrée par la RPP
12:11qui est notre autorégulation.
12:13Et on connaît un peu
12:13les critères, juste ?
12:14Alors, je ne l'ai plus en tête,
12:16mais en tout cas,
12:16c'est un certificat
12:17pour apprendre à,
12:19entre guillemets,
12:20suivre les règles
12:20de notre autorégulation
12:21et donc faire en sorte
12:23de ne pas induire en erreur
12:24les consommateurs
12:25quand, justement,
12:26dire,
12:27en fait,
12:27j'ai un partenariat
12:28avec cette marque
12:29et l'officialiser.
12:31Essayer peut-être
12:31d'éviter de pousser
12:33à la surconsommation
12:34en mettant,
12:35je ne sais pas,
12:35un dressing
12:35avec 15 millions de Véja
12:37et pas une seule paire.
12:38Enfin,
12:39c'est des cadrages
12:40qui existent déjà
12:41dans l'autorégulation
12:42publicitaire
12:43et donc, du coup,
12:44qui sont nos règles
12:45du quotidien.
12:46Donc, moi,
12:47pour rebondir
12:47sur cette affirmation...
12:49Et faire basculer la table.
12:50Et faire carrément
12:51basculer la table.
12:52Non, moi, je suis contre,
12:53mais aussi,
12:54pour revenir aux fondamentaux
12:55en fait,
12:55de la communication,
12:56ce que vous évoquez
12:57un petit peu, Thomas,
12:59c'est qu'en fait,
13:01ne pas communiquer...
13:03En fait,
13:03il y a de la communication
13:04partout.
13:05La communication,
13:06ce n'est pas que
13:06de la publicité,
13:07c'est vraiment
13:08n'importe quel.
13:09Discuter,
13:10c'est de la communication.
13:11Enfin, tout est communication
13:12en fait.
13:13Et aujourd'hui,
13:15on se rend compte
13:15dans nos économies
13:16que quand ça ne va pas
13:18très bien,
13:19ce qui est un peu le cas
13:19quand même depuis
13:20quelques mois
13:21en France
13:21et même mondialement,
13:23en général,
13:23le premier budget
13:24qui est coupé
13:25par les entreprises
13:26parce qu'assez facile
13:27en fait,
13:27c'est la communication.
13:29Et donc,
13:29c'est ce qu'on voit.
13:30Pardon ?
13:30Et l'impact.
13:32Ceux qui font
13:32la com'
13:33de l'impact
13:33ont bien choisi.
13:37C'est plus
13:38combien ça t'aille.
13:38Mais,
13:39donc du coup,
13:40voilà,
13:40c'est le premier budget
13:41qui est coupé.
13:42Donc,
13:43quand on travaille
13:44dans la communication,
13:45on a remarqué,
13:45nous,
13:46depuis plus d'un an
13:46quand même,
13:47qu'en effet,
13:48ça avait bien diminué.
13:49Et en plus,
13:50là,
13:50pour parler de nos sujets,
13:52quand on a décidé
13:53de diminuer son budget
13:54de communication
13:54et qu'on doit faire
13:55le choix des sujets
13:56sur lesquels
13:57on veut communiquer,
13:58quand il y a potentiellement
14:00l'impression
14:00qu'il y a un backlash
14:01sur tous nos engagements
14:02RSE et tous les sujets,
14:03qu'est-ce qu'on va couper
14:04en premier ?
14:04C'est vraiment ces sujets-là.
14:06Donc,
14:06ce qui fait qu'aujourd'hui,
14:07on se retrouve
14:08avec la tendance,
14:09une tendance
14:10qui est en train
14:10d'augmenter
14:11et d'exploser
14:12depuis un an et demi
14:12qui est ce qu'on appelle
14:13le green hushing.
14:15C'est-à-dire qu'en fait,
14:15des entreprises
14:17qui ont des choses
14:18à dire,
14:19vérifiables,
14:20justes,
14:21légitimes
14:22sur des engagements RSE
14:23qui se taisent délibérément
14:24se taisent désormais
14:25délibérément
14:25parce qu'elles ont dû
14:26faire un choix
14:27au niveau de la com
14:27et qu'elles ont l'impression
14:29que si elles mettent
14:30en avant
14:30ces engagements
14:31alors qu'ils sont
14:33justifiés,
14:33vérifiables
14:34et Thomas en parlait
14:35dans son édito,
14:36aujourd'hui,
14:36c'est incontournable
14:37de toute façon,
14:38c'est un vrai plus
14:39pour elles
14:40et ce sont des entreprises
14:41qui en plus reconnaissent,
14:42j'ai en tête une étude
14:43qui dit
14:45qu'il avait fait
14:46tout un sujet
14:46sur le green hushing
14:47auprès de 12 pays
14:48qui disent que
14:5144%
14:52elles ont diminué
14:53en fait
14:53leur communication
14:54sur les engagements
14:55climatiques
14:56qu'elles avaient
14:56et alors que
14:58pour autant,
14:59parallèlement,
15:00elles savaient
15:00à plus de 90%
15:01que ça contribuait
15:02à leur commerce
15:03et à leur succès
15:04commercial.
15:05Donc on a un vrai sujet
15:06de green hushing
15:07et là où ça devient compliqué
15:08et donc c'est ce qu'on remarque
15:09en France comme ailleurs,
15:11c'est que du coup,
15:11ce qui est facile à faire après,
15:13c'est l'amalgame
15:14en se disant
15:15tiens,
15:15il n'y a plus de communication
15:16donc les entreprises
15:17ne font plus
15:18donc ça n'est plus un sujet
15:20et ce qui est complètement faux,
15:22non seulement ça reste un sujet
15:23pour les citoyens,
15:24ils sont plus de quasi 90%
15:26dans le monde
15:26à dire nous on veut
15:27encore plus d'actions fortes
15:29pour lutter contre le climat
15:30et on veut que les entreprises
15:31s'engagent
15:32et c'est faux
15:33pour les entreprises
15:33parce que si on regarde
15:34en fait,
15:35elles ont continué
15:35en effet
15:36à investir
15:37sur ces sujets
15:38à partir du moment
15:39où on a commencé
15:39à changer un business
15:41au prisme
15:43de la transition environnementale,
15:44on ne va pas s'arrêter
15:45tout ça parce que
15:46il y a quelqu'un
15:47aux Etats-Unis
15:47qui dit que ce n'est plus
15:48un sujet,
15:48on continue,
15:49surtout quand ça devient
15:50un succès commercial
15:51derrière.
15:52Donc voilà,
15:52pour finir et pour conclure,
15:55en plus,
15:56de par les années précédentes
15:58et des crises économiques
15:59précédentes,
16:00en plus,
16:01on sait
16:01que ceux qui
16:02continuent à communiquer
16:04pendant ces périodes
16:05sont ceux qui en général
16:06s'en sortent le mieux
16:07parce qu'en fait,
16:08ils restent dans l'esprit
16:09des gens.
16:09Ils repartent plus vite.
16:10Ils repartent plus vite.
16:11Ils continuent à répondre
16:13aux attentes en fait
16:14aussi des consommateurs.
16:15Bettina,
16:16je saisis la perche.
16:17Est-ce qu'on peut dire
16:18que vous faites du green
16:18chimique chez Doctolib ?
16:19Non,
16:20je ne pense pas.
16:20En tout cas,
16:21ce n'est pas une intention,
16:21une stratégie.
16:23C'est vrai que nous,
16:23on a...
16:24C'est un choix assumé.
16:25C'est un fait.
16:27En fait,
16:28c'est vrai que Doctolib
16:29a très très peu,
16:30voire pas de communication
16:31au grand public.
16:32Je pense que c'est d'abord
16:33le résultat du fait
16:34qu'on a une notoriété naturelle
16:36qui est vraiment liée
16:37à l'usage.
16:38Bon, voilà,
16:38c'est du pain béni pour nous,
16:39c'est une notoriété organique
16:40et c'est génial.
16:42Et ça,
16:42c'est le résultat du fait
16:43qu'on a des produits
16:44qui parlent pour nous.
16:45Et que les sujets
16:46quand même sont sensibles.
16:46On parle de santé,
16:47de données personnelles.
16:48Oui, bien sûr,
16:48mais je pense que ce n'est pas
16:49pour ça que les gens
16:50nous connaissent.
16:50Les gens nous connaissent
16:50parce qu'ils utilisent
16:51Doctolib tous les jours
16:52pour gérer leur santé.
16:53Non, non,
16:53mais le fait de ne pas
16:54communiquer.
16:55Oui, non,
16:56encore une fois,
16:56ce n'est pas tellement
16:57qu'on a envie d'être discret,
16:58c'est juste qu'on est
16:58vraiment concentré
16:59sur le fait de construire
17:00le meilleur produit possible
17:02pour avoir un usage massif
17:04et par ce biais-là
17:05être connu.
17:06Mais donc,
17:06ce que ça m'inspire
17:07comme remarque,
17:08et ça relie à ce que vous disiez
17:10sur le fait
17:10que la communication
17:11est partout,
17:12c'est que je pense
17:13que la communication
17:13ne doit pas être
17:14un monologue,
17:15jamais.
17:15Et donc,
17:16nous,
17:16on est très attachés
17:16chez Doctolib
17:17à faire en sorte
17:18que ce ne soit pas juste
17:18de la communication descendante,
17:20mais vraiment de l'écoute.
17:21Et ce n'est pas juste
17:22parce qu'on a envie
17:23d'être bien
17:24et avoir une morale,
17:25etc.
17:25C'est si on n'arrive pas
17:27à écouter nos utilisateurs,
17:28à comprendre le besoin
17:29du parent qui s'occupe
17:30de son enfant,
17:32de l'adulte qui s'occupe
17:33de son père,
17:34de sa santé,
17:35etc.
17:37Donc,
17:38on se concentre vraiment
17:39sur mettre l'utilisateur
17:40au cœur
17:41d'absolument tout ce qu'on fait,
17:43à commencer par le produit.
17:44Et je pense que c'est là
17:45que se joue
17:46la communication responsable
17:47pour nous,
17:48bien plus que dans des campagnes
17:49grand public,
17:50des prises de parole
17:51corporate,
17:51etc.
17:52Oui.
17:53Communication responsable,
17:54la responsabilité,
17:55ça vient en latin
17:56de respondérer,
17:57qui est de répondre.
17:58Il y en a qui ont fait
17:58leur devoir.
18:00Non,
18:01ça doit être un peu l'expert.
18:03J'ai fait beaucoup de latin
18:04et beaucoup de grec,
18:04ce qui ne m'est pas du tout
18:05utile aujourd'hui,
18:06mais c'est des bons souvenirs.
18:08Donc,
18:08ça veut dire quoi ?
18:09Ça veut dire que,
18:09en fait,
18:10l'entreprise répond
18:11à la com-RSE,
18:13la com-responsable,
18:14c'est une réponse
18:15à toutes les questions
18:16qui sont posées.
18:17Voilà.
18:17Il y a des pressions
18:18qui sont exercées,
18:19mais une bonne strata RSE,
18:21moi,
18:21ce que je dis souvent,
18:22une bonne strata RSE,
18:23c'est des réponses
18:23à toutes les questions.
18:25Oui.
18:25Est-ce qu'ils posent le...
18:26Pardon ?
18:26Donc,
18:27du coup,
18:28en fait,
18:28évidemment que ce n'est pas
18:29un monologue,
18:30ça peut pas être
18:30l'entreprise qui communique
18:31sans écouter.
18:31et c'est justement
18:33ce principe
18:33qui est plus intéressant.
18:35C'est vous écoutez
18:35votre audience
18:37et vous leur apportez
18:38des réponses,
18:39des produits,
18:39des services.
18:40Et il y a aussi un enjeu,
18:41je pense qu'on en parlait
18:42largement,
18:43mais de disponibilité
18:44de l'information
18:45et de transparence.
18:46Vous parliez de Véja
18:47tout à l'heure.
18:48L'idée,
18:48c'est d'être transparent
18:50sur la composition
18:50de leurs produits,
18:52sur les modes de fabrication
18:53divers et variés
18:54liés à tout ce qu'ils font.
18:56Il faut que cette information
18:56soit juste, vérifiable,
18:59disponible sur leur site,
19:00mais pas forcément
19:00qu'ils communiquent proactivement.
19:02Je parle de Véja,
19:02on peut parler de n'importe quoi d'autre,
19:03mais je pense vraiment
19:04qu'en RSE,
19:05et c'est le principe
19:05que nous,
19:05on s'applique,
19:06on ne va pas forcément
19:07courir les plateaux télé.
19:09D'ailleurs,
19:09je pense que ça n'intéresserait
19:10pas grand monde
19:10pour raconter ce qu'on fait.
19:11En revanche,
19:16qu'elles soient vérifiables,
19:17opposables, etc.
19:18Est-ce que vous avez
19:18des exemples de campagnes
19:19où une entreprise
19:20aurait mieux fait de se taire ?
19:24Tous les cas de greenwashing,
19:26et dans le greenwashing,
19:28moi, je pourrais parler
19:29de toutes les entreprises
19:31qui communiquent
19:32en disant
19:33« je suis responsable »,
19:34et en fait,
19:35elles ignorent
19:35le problème majeur.
19:38NGE,
19:39qui est l'entreprise
19:40qui fait l'autoroute
19:40à 69 entre Toulouse et Castres,
19:43nous avait appelés
19:44pour faire une campagne
19:45pour dire
19:45« on est un employeur responsable »
19:47parce qu'il avait du mal
19:47à recruter des ingénieurs,
19:49et en fait,
19:49ils étaient prêts à parler
19:50de tous les sujets
19:50pour dire qu'ils étaient responsables,
19:52sauf évidemment
19:52de la 69
19:53qui est très polémique,
19:55détestée par les Tarnés,
19:56etc.
19:57Et ça,
19:58c'est fréquent,
19:59il y a une sorte d'aveuglement.
20:00D'autres exemples
20:01de marques
20:02dans la yaourt,
20:03des gens qui étaient
20:04prêts à parler
20:05de plein de choses,
20:05alors qu'on sait très bien
20:06que cette entreprise
20:07paye très peu
20:08le litre de lait
20:09qu'elle va aller chercher
20:11chez les éleveurs
20:11vaches laitières.
20:12J'ai en tête un cas
20:13entre guillemets historique
20:14qui a d'ailleurs
20:14peut-être été
20:15une des premières campagnes
20:17de greenwashing,
20:18enfin,
20:19où on met le greenwashing dessus,
20:21c'est le chat,
20:22donc la lessive,
20:23qui avait fait
20:23une campagne d'affichage
20:24donc il y a un certain
20:25nombre d'années maintenant,
20:27et qui en gros,
20:27alors je n'ai plus
20:27les mots exacts,
20:28mais disait que sa lessive
20:29était bien pour l'environnement
20:31et tout ça,
20:31avait créé un label
20:33auto,
20:34enfin voilà,
20:35créé par la marque
20:36et j'en passe,
20:37et donc là,
20:38c'était fait quand même
20:38bien rattraper,
20:39alors il n'y avait pas autant
20:40les réseaux sociaux qu'aujourd'hui,
20:41parce que c'était
20:41il y a plus de 10 ans facile,
20:42voire même peut-être 20,
20:44mais c'était quand même
20:45fait rattraper,
20:45entre guillemets,
20:46par la patrouille,
20:47et en fait là où ça a été
20:48formidable,
20:49d'une certaine manière,
20:50c'est qu'en fait,
20:51ils se sont remis en question,
20:53et ils ont retravaillé
20:54leurs produits,
20:55leurs formules,
20:56leurs communications,
20:58ils ont fait en sorte
20:59d'être certifiés
21:00par des labels
21:01et des certifications
21:02officielles,
21:03etc.,
21:04et ce qui fait qu'aujourd'hui,
21:06cette marque de lessive
21:08communique sur
21:09des engagements
21:10qui sont vrais,
21:11vérifiables,
21:12transparents,
21:12et tout ça,
21:13comme vous venez de le dire,
21:15et donc ça a été
21:15une manière de progresser.
21:17Et il y a le cas de McDo
21:18aussi avec les journées
21:18de la femme.
21:19Alors il y a le cas de McDo,
21:20là c'est,
21:21alors on n'est pas sur
21:21du greenwashing,
21:23mais du femme washing,
21:25voilà,
21:26redorage de blassons,
21:27on a plein de washing,
21:30on a plein,
21:31du purpose washing,
21:32on a tout ce qu'on veut,
21:33du rainbow washing,
21:34quand tu es trop LGBT,
21:35alors tu ne l'es pas.
21:36Et donc en effet,
21:38il y a quelques années,
21:39ils avaient,
21:40dans le cas de la journée
21:42du 8 mars,
21:43fait en sorte que
21:44sur certains des restaurants,
21:47enfin en tout cas,
21:47c'était en communication,
21:48ils avaient inversé le M,
21:51ils l'avaient renversé
21:52pour en faire un W,
21:53en l'honneur des droits
21:54de la journée,
21:55des droits des femmes.
21:56Et en fait,
21:57là,
21:57il y avait eu pas mal
21:58de consommateurs,
22:00mais aussi d'associations
22:00qui avaient dit quand même,
22:02aujourd'hui,
22:02c'est un peu compliqué,
22:03si on regarde votre politique,
22:05notamment salariale,
22:07il n'y a pas une vraie égalité
22:08homme-femme.
22:09Et là aussi,
22:10ça a été un positif,
22:11car que derrière,
22:12ils ont retravaillé
22:13leur politique interne
22:15par rapport à ça,
22:16et aujourd'hui,
22:16ils sont parmi les meilleurs
22:18sur ces problématiques.
22:18C'est une moralité à chaque fois.
22:19C'est hyper intéressant.
22:21À la fois,
22:21c'est le bel histoire.
22:23Premier employeur.
22:24Et il faut communiquer
22:24en étant,
22:26et c'est ce que vous disiez aussi
22:27dans votre édito,
22:28en étant juste par rapport
22:29à ce qu'on fait.
22:30Basé sur des preuves.
22:31Si on est basé sur des preuves,
22:32on ne peut pas nous reprocher.
22:33Et ne pas dire des choses
22:34qu'on n'a pas en interne.
22:35Ou ne pas communiquer
22:36sur un trop petit progrès,
22:38peut-être.
22:38Ou l'arbre cache la forêt.
22:40Et si on dézoome un peu,
22:41est-ce que cette stratégie,
22:43si elle se généralise,
22:45de green-hushing,
22:46elle peut avoir
22:47un vrai impact à terme
22:49sur la transition ?
22:50Si on se projette vraiment ?
22:53S'il n'y a pas de communication
22:54et s'il n'y a pas de direction,
22:56s'il n'y a pas de promesse,
22:57en fait,
22:58on s'arrête d'avancer.
23:01Et aujourd'hui...
23:01Donc s'il n'y a plus d'imaginaire,
23:03s'il n'y a plus de...
23:03Et en fait,
23:04aujourd'hui,
23:06les hommes
23:07de tous les temps,
23:09sur tous les continents,
23:10de toutes les cultures,
23:11ont eu besoin
23:11de se raconter des histoires.
23:13Et aujourd'hui,
23:15l'histoire majoritaire,
23:17c'est quand même
23:18l'histoire de la consommation.
23:19C'est-à-dire,
23:19on est une société de consommateurs.
23:21En sortir de la guerre,
23:22on était plutôt...
23:23Il y avait une culture paysanne,
23:25une culture ouvrière,
23:26une culture bourgeoise,
23:27catholique,
23:28musulmane,
23:29syndicale, etc.
23:29Et aujourd'hui,
23:31tout ça,
23:31ça a été un peu ratiboisé.
23:33Et aujourd'hui,
23:34on est sur une culture
23:35de la consommation.
23:35Et quand on discute
23:36avec des potes,
23:37qu'est-ce que tu fais ce week-end ?
23:38Je vais aller faire des courses.
23:39Qu'est-ce que tu vas acheter ?
23:40Je ne sais pas.
23:41Je verrai bien.
23:41Je vais bien trouver un truc à acheter.
23:43Donc on est dans cette course permanente.
23:45Et ça,
23:45effectivement,
23:46c'est les récits majoritaires
23:47des 30-50 dernières années
23:49qui nous ont amenés
23:50dans ce collectif,
23:51dans cet imaginaire collectif-là.
23:53c'est au cinéma américain
23:56le héros
23:57qui,
23:58au départ,
23:59est faible,
23:59petit,
24:00pauvre,
24:00etc.
24:01Et qui va passer
24:03différentes étapes
24:03et à la fin,
24:04mais qui aura une grosse voiture,
24:05une grosse maison,
24:06qui aura un avion,
24:07etc.
24:07Enfin bon,
24:08des histoires comme ça.
24:09C'est un peu,
24:10j'ai l'impression,
24:11beaucoup d'histoires
24:12du cinéma américain.
24:13Et la publicité,
24:14évidemment,
24:15est un des grands coupables
24:16de tout ça.
24:17Les médias,
24:18la culture,
24:19au sens large,
24:20et la publicité,
24:21on a participé
24:22à créer
24:23un récit
24:24qui est un récit
24:25de consommateur.
24:27Et aujourd'hui,
24:28quand on s'aperçoit
24:28qu'il y a des limites
24:30planétaires,
24:31qu'il y a des problèmes
24:32d'inclusion,
24:33en fait,
24:33il faut qu'on se regarde
24:34et qu'on se pose des questions
24:35en se disant
24:35quel est le prochain imaginaire
24:37qu'on va avoir ?
24:38Quel est l'imaginaire
24:39qu'on devrait avoir ?
24:40Et donc,
24:40quels sont les récits ?
24:41Voilà.
24:41Moi,
24:42ce que je dis souvent,
24:42c'est qu'il faut passer
24:45d'une société de bien
24:46à une société de lien.
24:47Il faut repartir
24:48sur autre chose
24:49qui soit,
24:49qui génère vraiment
24:50le bonheur.
24:51Quand on pose la question
24:52de comparer deux personnes,
24:54une riche
24:55avec une grosse voiture,
24:56des marques,
24:57et une autre
24:57qui n'est pas riche,
24:58en fait,
24:58on se dit que c'est le premier
25:00qui est beaucoup plus heureux.
25:01On n'en sait rien.
25:03Une anecdote
25:04pour rebondir
25:04sur ce que vous dites.
25:07Je ne sais plus
25:08où c'était exactement,
25:09mais tu es posé
25:10la question
25:11à des personnes
25:11qui sont en fin de vie.
25:13Quel a été
25:14ton plus grand bonheur ?
25:15Et en fait,
25:16le plus grand bonheur,
25:16ce n'est pas en effet
25:17d'avoir acheté
25:18la grosse voiture,
25:18à la maison,
25:19avoir le chien
25:20et je ne sais quoi avec,
25:21c'est d'avoir passé
25:22du temps avec les siens.
25:23Et on est vraiment
25:24sur un switch
25:25en ce moment
25:26d'imaginaire
25:28autour du bonheur
25:29et de la possession.
25:30Alors,
25:30ça ne va pas forcément
25:32assez vite
25:32parce que pour rebondir
25:33sur ce que vous disiez,
25:34si le greenwashing
25:35se généralise,
25:37on va avoir
25:38un vrai gros souci
25:39parce que ça veut dire
25:39que les imaginaires
25:41qu'on essaye
25:42de construire aujourd'hui,
25:43les normes
25:44qu'on essaye
25:44de déplacer
25:45doucement
25:46mais sûrement
25:46de passer
25:47de normes
25:50où on consomme
25:52encore plus
25:52encore plus
25:53parce qu'on était
25:53dans un monde
25:54où il fallait produire plus
25:55et donc consommer plus
25:56à aujourd'hui
25:57essayer de mieux choisir,
25:59de guider les gens
26:00vers des comportements
26:01plus responsables,
26:02des produits
26:02à moindre impact,
26:03etc.
26:03si ces entreprises
26:05qui ont commencé
26:06ce switch
26:06et qui commencent
26:07à travailler
26:08et à communiquer
26:09sur ça
26:09ne communiquent plus
26:11le levier
26:12qu'est la communication
26:13et la publicité
26:14en particulier
26:15pour pouvoir toucher
26:15des millions de personnes
26:17d'une seule fois
26:19on va s'en priver
26:21et donc
26:21la communication
26:22a une vraie responsabilité
26:23et surtout
26:24elle peut avoir
26:25valeur d'opposabilité
26:26c'est-à-dire
26:26en plus de passer
26:27véhiculer des imaginaires
26:29elle permet
26:30de rendre opposables
26:30des messages
26:31qui ont été passés
26:32de permettre à des acteurs
26:33de vérifier
26:33que les promesses
26:34sont tenues
26:35en matière de transition
26:36un green-hushing généralisé
26:38c'est beaucoup moins
26:38d'opposabilité
26:39heureusement aujourd'hui
26:40par exemple
26:40qu'il y a des ONG
26:41qui restent sur le terrain
26:42pour voir si
26:42de grandes entreprises
26:43qui communiquent
26:44beaucoup moins
26:45parce qu'elles ont peur
26:46du risque
26:46continuent d'oeuvrer
26:47quand même
26:47tel qu'elles devraient
26:48le faire
26:49selon des engagements
26:49qu'elles ont pu prendre
26:50par exemple
26:51dans les stratégies
26:51de décarbonation
26:52sinon honnêtement
26:53la transition
26:54elle n'est pas prête
26:54d'arriver
26:55ça c'est absolument certain
26:56c'est ce que j'allais dire
26:57je pense que la communication
26:58c'est pas que du côté
26:59des marques et des entreprises
27:00c'est aussi du côté
27:01des ONG
27:01et des journalistes
27:02qui doivent faire le travail
27:04de tendre les micros
27:05continuellement aux entreprises
27:06y compris celles
27:07qui ne communiquent pas
27:07pour avoir des résultats
27:10pour avoir des preuves
27:10etc.
27:11et d'ailleurs
27:11je suis très surpris
27:12je note très souvent
27:14que les grandes entreprises
27:16qui communiquent
27:16sur des objectifs
27:17zéro impact
27:19zéro carbone
27:19etc.
27:20ont un parterre
27:21de journalistes
27:22qui les écoutent
27:23et qui reprennent
27:23leurs messages
27:24et plus personne
27:25pour vérifier
27:25en 2025
27:26ou 2030
27:28on verra bien
27:28si les objectifs
27:29ont été atteints
27:30et c'est ça aussi
27:31c'est qu'il faut
27:32être au rendez-vous
27:34pour s'assurer
27:35que ce qui est dit
27:36est réel
27:37il est temps
27:39de passer
27:39à notre débat
27:40on a donc dit
27:46que la communication
27:46était devenue risquée
27:48on a parlé
27:49de la dimension
27:49inspirationnelle
27:51on va rentrer
27:51un peu dans le concret
27:52pour aider
27:52ceux qui nous regardent
27:53à soutiller
27:54ou peut-être
27:55trouver des conseils
27:56Bettina
27:57chez Doctolib
27:58vous avez fait le choix
27:59de miser d'abord
28:00sur la preuve
28:01par l'usage
28:01plutôt que
28:03sur la communication
28:04d'impact
28:05donc concrètement
28:06qu'est-ce que ça change
28:06dans la façon
28:07dont vous concevez
28:08vos produits
28:09vos indicateurs
28:10alors concrètement
28:12ça veut dire
28:12que tous les produits
28:13qu'on imagine
28:14sont co-construits
28:16avec nos utilisateurs
28:17nos utilisateurs
28:18c'est qui ?
28:19c'est les professionnels
28:20de la santé
28:20et les patients
28:21donc il n'y a pas
28:22une idée
28:23pas un
28:24proof of concept
28:25qui est imaginé
28:26chez Doctolib
28:26qui n'a pas été
28:27co-réalisé
28:29avec une de ces personnes
28:30donc au quotidien
28:32on a un tas de communautés
28:33je ne vais pas vous faire
28:33tout le détail
28:34des communautés
28:35qu'on a construites
28:35mais on se met vraiment
28:37à leur écoute
28:38à leur chevet
28:38on va sur le terrain
28:39pour comprendre
28:40ce qui dans leur quotidien
28:41leur fait perdre du temps
28:42créer de la frustration
28:43empêche les soignants
28:45de bien communiquer
28:47justement avec leurs soignants
28:48et de faire leur métier
28:49correctement
28:49et à l'écoute
28:51de cet usage
28:51on imagine
28:53on adapte
28:53on améliore
28:54tous les produits
28:54qu'on fait
28:55et même vos arbitrages
28:57internes
28:58entre ce qui mérite
28:59d'être amélioré
29:00ce qui mérite
29:01d'être raconté
29:02évidemment
29:02il n'y a encore une fois
29:03aucune décision
29:04qui est prise seule
29:05et ce n'est pas du tout
29:06parce qu'on pense
29:07que c'est bien
29:07c'est juste que
29:08c'est une évidence
29:09si on veut avoir
29:10un produit
29:11qui soit une preuve
29:12et donc
29:12un usage
29:14qui soit massif
29:15Thomas
29:15qu'est-ce que
29:16le système
29:17fiction
29:18le design fiction
29:19le design fiction
29:22c'est un exercice
29:23qu'on fait de plus en plus
29:23et qui nous permet
29:24d'inventer la vie
29:25en 2035
29:26ou en 2050
29:27et en fait
29:28de projeter
29:28comme ça
29:29l'entreprise
29:30dans le futur
29:32ça l'aide à avancer
29:33ça l'aide à aller plus vite
29:34un exercice
29:36de design fiction
29:37c'est un peu
29:37comme
29:38de la prospective
29:39mais avec plus d'émotion
29:41donc
29:41on va
29:43étudier
29:44qu'est-ce qui est possible
29:45qu'est-ce qui est probable
29:47possible
29:47donc ça peut arriver
29:48probable
29:49ça va arriver
29:49mais on sait pas quand
29:50et donc en fait
29:51on a cette fenêtre
29:53et au milieu
29:54on va mettre le désirable
29:55qu'est-ce qui est désirable
29:56pour l'entreprise
29:57donc on sait
29:57ce qui peut se passer
29:58ce qui va se passer
29:59on sait pas quand
30:00et ce que l'entreprise
30:02aimerait voir
30:03se réaliser
30:04et on raconte une histoire
30:06on invente l'histoire
30:07de Thomas
30:08en 2050
30:09qui a des petits-enfants
30:11et on raconte
30:13Vous avez un exemple
30:13de campagne ?
30:14Ouais on a présenté
30:15lors du salon
30:17Pro Durable
30:18un exemple
30:19qui était
30:20globalement
30:21sur la vie
30:22qu'est-ce qui se passe
30:22etc
30:23avec un jeune garçon
30:25qui avait 36 ans
30:25en 2050
30:26et qui disait
30:27qu'il avait fait
30:28un peu de ski
30:28pendant sa jeunesse
30:29et on racontait
30:29sa nouvelle vie
30:30sa nouvelle ville
30:31aussi
30:31qui était beaucoup
30:32plus hybride
30:33c'était pas une ville
30:34c'était pas la campagne
30:34il y avait aussi
30:35beaucoup de temps
30:38consacré à la communauté
30:39enfin on a inventé
30:40toute une histoire
30:40comme ça
30:41et du coup
30:44ça donne envie
30:44d'y aller
30:44et aujourd'hui
30:46le problème
30:47c'est que
30:47les entreprises
30:49n'apportent plus
30:51trop de rêves
30:52comme ça
30:52et de rêves positifs
30:53et quand on pose
30:54la question
30:54aux citoyens
30:55de à quoi
30:56va ressembler
30:562050
30:57en fait
30:58il y a beaucoup
30:58de dystopies
30:59qui sortent
30:59et beaucoup
31:00de gens
31:00qui nous disent
31:01en fait
31:02il y aura des robots
31:04qui seront pilotés
31:06par l'IA
31:06qui vont nous tirer dessus
31:07il y aura beaucoup
31:09d'écrans partout
31:10enfin voilà
31:11et sincèrement
31:13réfléchissez
31:13quelques minutes
31:14à quoi va ressembler
31:152050
31:16et en fait
31:16il y a très peu
31:17de positifs
31:17donc il faut
31:19que quelqu'un raconte
31:19du positif
31:20et si l'entreprise
31:21prend le sujet en main
31:22raconte le positif
31:23sur le futur
31:24elle va donner envie
31:25d'y aller
31:25et donc ça va
31:26embarquer tout le monde
31:27et évidemment
31:28si nous
31:29en tant qu'experts
31:30sur les sujets
31:31de durabilité
31:32on travaille là-dessus
31:32évidemment c'est pour
31:33essayer de se créer
31:35ce futur
31:36qui soit
31:37sobre
31:38heureux
31:39qui soit partagé
31:40qui soit pas
31:41dans l'hyperconsommation
31:42et quel est le rôle
31:43que doit jouer
31:44l'entreprise
31:44dans ce futur-là
31:46et ça c'est hyper intéressant
31:48parce que
31:48donc tout ça
31:49derrière tout ça
31:49c'est aussi la construction
31:50des imaginaires collectifs
31:51et c'est vrai que
31:52notamment par rapport
31:53au sujet
31:54que vous expliquez bien
31:55qui est
31:56finalement aujourd'hui
31:57si on essaie
31:58de se projeter
31:58avec en plus
31:59une société
32:01qui n'est pas très positive
32:02en ce moment
32:02on voit essentiellement
32:04des catastrophes
32:05en tout cas
32:05on est plutôt
32:06dans quelque chose
32:07de très noir
32:07et c'est notamment dû
32:09à
32:10si par exemple
32:11je vous disais
32:12est-ce que vous avez
32:13en tête
32:13un film qui parle
32:15de climat
32:16mais en positif
32:18demain
32:19mais ça a 10 ans
32:2010 ans
32:21et du coup
32:22demain
32:22ça a généré
32:23des communautés locales
32:24dans plein d'endroits
32:25avec plein de gens
32:26qui ont fait des projets
32:26on le pense
32:27ça met en action
32:28exactement
32:29en fait il n'y en a pas
32:30très très peu
32:31ça vient pas à l'esprit
32:32spontanément
32:32on pense à plein de catastrophes
32:34c'est très beau
32:34le film
32:35il s'ensemble
32:37son animaux
32:37sauvage
32:38c'est pas très
32:42c'est violent
32:43on ne peut pas beaucoup
32:44non mais souvent
32:45les perspectives
32:46sont peu
32:47rassurantes
32:48mais c'est là
32:48où je trouve ça intéressant
32:49c'est que du coup
32:50et en effet
32:50il y a pas mal de choses
32:51qui existent sur ces sujets
32:52que les entreprises
32:53qui ont quand même
32:54un pouvoir de transformation
32:55prennent ces sujets là
32:57et se disent
32:58en positif
32:58comment est-ce que j'imagine
33:00quelles sont les solutions
33:00que je peux créer aussi
33:02pour aller vers ce monde là
33:03en positif
33:04une fois de plus
33:05c'est quand même
33:05hyper intéressant
33:06parce que
33:07on a plutôt en imaginaire
33:08des choses négatives
33:09or c'est demain
33:10donc une com responsable
33:11ça veut pas dire
33:12forcément moins créative
33:13quoi
33:13pas du tout
33:14on pourrait s'imaginer
33:15qu'il y avait
33:16toutes les contraintes
33:17des communiquants
33:17ils sont souvent debout
33:18contre cette affirmation
33:19attention
33:20non alors
33:21pour temporiser
33:22moi j'ai tendance à dire
33:23qu'il y a 15 ans
33:25c'était pas créatif
33:26c'était très moralisateur
33:28c'était très culpabilisant
33:29c'était pour des populations
33:31d'initier éventuellement
33:32ce type de communication
33:33aujourd'hui
33:34c'est exactement l'opposé
33:36c'est vraiment
33:37on s'adresse à tout le monde
33:38c'est extrêmement
33:38même du fait
33:39de la réglementation
33:40même du fait
33:41vos engagements
33:42vos obligations
33:43on est obligé
33:45d'être contraint
33:46et c'est très bien
33:47on a des règles
33:48comme dans tous les métiers
33:49et donc on est contraint
33:50par des règles
33:50de la RPP
33:51par des lois
33:53parfois sur certains sujets
33:54etc
33:54et là c'est entre guillemets
33:56une contrainte de plus
33:57mais qui donne du coup
33:58un challenge
33:59encore plus intéressant
34:00pour les populations
34:02créatives dans les agences
34:03pour trouver la bonne idée
34:05qui aura le bon impact
34:06et qui surtout
34:07donnera envie
34:08de changer les comportements
34:09parce qu'on est vraiment
34:09là-dessus
34:10et justement là-dessus
34:11parce qu'on parlait
34:13de création de nouveaux imaginaires
34:14de se projeter
34:15d'anticiper des futurs souhaitables
34:16etc
34:17je pense que le rôle
34:18dans l'entreprise
34:18effectivement
34:19c'est de créer
34:20des normes sociales
34:21qui aillent dans le sens
34:22du mieux
34:23on a parlé de Véja
34:25et c'est intéressant
34:26l'exemple que vous venez
34:27tout à l'heure
34:27de gens qui achètent Véja
34:29sans forcément savoir
34:29quel est leur positionnement social
34:31mais ça coolifie
34:32un petit peu
34:33l'impact
34:34c'est intéressant
34:35et donc
34:36allez-y
34:37non
34:38ce que j'allais dire
34:41c'est qu'en fait
34:41aujourd'hui
34:42un produit
34:43doit être compétitif
34:44sans être RSE
34:45alors qu'il l'est
34:46et il n'est pas obligé
34:48de le dire
34:48et la preuve
34:49c'est qu'il y a
34:5010 ans
34:5120 ans
34:51il y avait des crèmes
34:52dans les magasins bio
34:53des crèmes pour la peau
34:54qui avaient des textures
34:55un peu dégueulasses
34:56etc
34:56qui ne se vendaient pas
34:57alors qu'elles étaient bio
34:58et le jour où la texture
35:00est devenue
35:00au même niveau
35:02que des marques
35:02de grandes conso
35:03classiques
35:04ça s'est vendu
35:05donc la RSE
35:05ça ne fait pas vendre
35:07ça peut être un argument de plus
35:08c'est un supplément d'âme
35:09mais il faut que la valeur d'usage
35:10soit au niveau du marché
35:11sinon il n'y a aucune chose
35:12et oui d'ailleurs
35:12est-ce qu'il n'y a pas
35:13un problème de sémantique aussi
35:15quand on préparait cette émission
35:16Thomas vous m'avez dit
35:17que la RSE était devenue
35:18une expression fatigante
35:19et désuète
35:19alors en fait
35:20toute personne connaît
35:21je pense qu'on crée
35:23un micro-trottoir
35:24est-ce que c'est devenu galvaudé
35:25est-ce qu'il n'y a même pas
35:26un rejet
35:27les études disent
35:27qu'en entreprise
35:2870% des salariés
35:29connaissent la RSE
35:30en entreprise
35:31après
35:31pour connaître des gens
35:34qui travaillent
35:34pas en entreprise
35:35mais qui font de la médecine
35:37ou qui travaillent
35:37dans l'éducation nationale
35:38RSE maintenant
35:39commence à être assez connue
35:40mais c'est vrai que
35:41en fait la RSE
35:42a poussé
35:43pas mal
35:44ces dernières années
35:45pour avoir
35:46le Green Deal
35:47au niveau européen
35:48avec la CSRD
35:49et la CSRD
35:50qui était un truc
35:50un peu trop compliqué
35:52s'est fait couper
35:54et donc du coup
35:55maintenant la RSE
35:56c'est la CSRD
35:57c'est le réglementaire
35:57et c'est chiant
35:58donc oui
35:59arrêtons de parler
36:01de RSE
36:01d'ailleurs moi
36:02je vois bien
36:03que nos clientes
36:04il y a quelques hommes
36:05mais il y a beaucoup plus de femmes
36:06donc j'utilise le féminin
36:07si vous êtes d'accord
36:08le féminin l'emporte
36:09il y a beaucoup de clientes
36:11qui nous disent
36:11qu'elles ont envie
36:12de changer de titre
36:13et alors
36:14qu'est-ce que ça peut être
36:15certaines deviennent
36:15des directrices de l'impact
36:16toutes les tentatives
36:18directrices de la société
36:19c'est tellement opaque
36:20que personne ne comprend rien
36:21directrices de la durabilité
36:24directrices du futur
36:26ça serait pas sympa
36:27vous êtes vraiment concerné
36:28je sais
36:29on a un cas pratique
36:31directrice du long terme
36:32c'est des difficultés du quotidien
36:33je dirais que
36:33quand j'ai annoncé à mes parents
36:34que je suis directrice de l'impact
36:35ils m'ont regardé en me disant
36:36super
36:37et je ne comprends pas
36:38c'est de la box
36:39franchement
36:40c'est inexplicable
36:41impact
36:42veut dire les deux choses
36:43on ne sait pas
36:44ce qui est positif
36:45ou négatif
36:45exactement
36:45directrice du long terme
36:48tu ne voudrais pas être
36:48directrice du long terme
36:49surtout pas
36:50ça me fait penser
36:50au chief happiness officer
36:51de l'époque
36:52qui était bullshit
36:54c'est difficile
36:55là où moi je rejoins
36:56c'est qu'il y a
36:56quand même un vrai sujet
36:57en effet de sémantique
36:58nous on parle souvent
36:59de green fatigue
37:00parce que du coup
37:02on a énormément poussé
37:04et il y a eu
37:05une transformation
37:06incroyable
37:07qui a été faite
37:07en peu de temps
37:08si on regarde réellement
37:09notamment en France
37:10mais pas que
37:11sur tous ces engagements
37:12donc il y a eu
37:13énormément de choses
37:14qui ont été dites
37:15et c'est vrai qu'aujourd'hui
37:16pour certains
37:17il y a quand même
37:17une fatigue
37:18de cette sémantique
37:19donc les sujets sont là
37:21mais peut-être
37:22en parler différemment
37:23ou surtout
37:24et nous
37:24il faudrait parler
37:26d'engagement
37:26ou même en fait
37:28rentrer par les sujets
37:30du quotidien de chacun
37:31qui de toute façon
37:32parlent derrière
37:34d'engagement RSE
37:35aujourd'hui
37:36parler de santé
37:36on parle forcément
37:37d'environnement
37:38n'importe quel sujet
37:40en fait
37:41derrière
37:42il y a des problèmes
37:43climatiques
37:44il y a de l'environnement
37:45il y a des problèmes
37:45de justice sociale
37:47etc
37:47donc en fait
37:48on n'a même plus besoin
37:49moi je crois vraiment
37:50au côté
37:51on peut switcher
37:52vraiment de vocabulaire
37:53en n'utilisant plus
37:55ce type de vocabulaire
37:56bon après on a un sujet
37:57de titre
37:57mais ça c'est un autre problème
37:58on ferait une émission
37:59sur le sujet
38:01mais en tout cas
38:02comme on parle
38:02de communication
38:03moi je crois vraiment
38:04au fait qu'on est
38:05en train doucement
38:06ça va jamais assez vite
38:08en com
38:08mais doucement
38:09d'intégrer ces sujets
38:12au coeur de nos communications
38:14et nous on croit
38:15vraiment au fait
38:16tant et si bien
38:16qu'on a plus besoin
38:17de les qualifier
38:17exactement
38:18parce qu'ils sont partout
38:19la communication responsable
38:20en fait c'est juste
38:21de la communication
38:22il n'y a sans doute
38:23d'ailleurs pas de communication
38:24responsable
38:24dans les entreprises
38:25irresponsables
38:26je m'explique
38:27mais souvent dans cette émission
38:28on a pu évoquer
38:29la façon dont historiquement
38:30le monde de l'entreprise
38:31s'est développé
38:31de façon très nombriliste
38:32c'est à dire
38:32l'entreprise détermine
38:34sa stratégie
38:34en ses murs
38:35sans trop se soucier
38:36du monde extérieur
38:36développe ses produits
38:38développe son marketing
38:39développe ses campagnes
38:39de communication
38:40au service du toujours plus
38:42et dans les exemples
38:43que Thomas ou Bettina
38:44par exemple prenaient
38:45au début du débat
38:45dans des exemples
38:46qu'on a pu reprendre ici
38:47par le passé
38:47on voit que souvent
38:48ces démarches
38:49elles évoluent
38:49pour être dans des dynamiques
38:50beaucoup plus collectives
38:51où on implique des parties
38:52prenantes ou au co-construit
38:53une entreprise qui fait cela
38:54notamment sur le développement
38:55produit
38:56déjà elle va développer
38:57des produits
38:57qui sont vraiment utiles
38:58donc elle aura moins vocation
38:59à communiquer
39:00sur des choses
39:00qui peuvent être
39:01parfois futiles
39:02alors c'est subjectif
39:04mais on se comprend
39:04et puis chemin faisant
39:06en développant ces mécaniques là
39:08en étant beaucoup plus
39:08en collaboration
39:09non seulement
39:09on développe des choses utiles
39:11mais on communique forcément
39:12des messages
39:12qui eux-mêmes
39:13servent l'utilité
39:14servent l'utilité
39:15au service des consommateurs
39:16que ce soit pour leur santé
39:17leur bien-être
39:18leur épanouissement
39:19au sens plus large du terme
39:19et ça c'est un point essentiel
39:21qu'on n'a pas évoqué
39:22pas de com' responsable
39:23dans des entreprises irresponsables
39:24elles doivent co-construire
39:25pour y parvenir
39:25et de toute façon
39:26un produit
39:27qui ne répond pas
39:28à un vrai besoin
39:29même s'il a
39:31la meilleure com' derrière
39:32ça va aider
39:33à l'acheter une première fois
39:34mais c'est finalement
39:35voilà parce qu'il y a un désir
39:36et ça c'est si
39:37du fait des réunions
39:38ça se discute
39:39non mais disons
39:40aujourd'hui
39:40il y a encore
39:40beaucoup beaucoup
39:41de gens qui inventent
39:43des boîtes
39:43et des produits
39:44qui sont les seuls
39:44à avoir identifié
39:45comme étant nécessaires
39:46Red Bull par exemple
39:49je ne citerai personne
39:50mais chacun
39:50c'est un produit dangereux
39:52et qui n'est pas bon
39:52mais Red Bull
39:54qui est un produit
39:55dangereux
39:56et dégueulasse
39:58en fait
39:59ils ont eu
39:59une campagne de com'
40:00avec Félix
40:00qui avait sauté
40:01de l'avion
40:02enfin de la capsule
40:03voilà
40:04la communication
40:05peut faire des choses
40:05fantastiques
40:06donc maintenant
40:06il faut qu'elle se mette
40:07au service de l'utilité
40:09donc tu pourrais être
40:10directrice
40:10de l'innovation utile
40:13ça pourrait être pas mal
40:14ça
40:14on va continuer
40:15le brainstorming
40:18non mais en parlant
40:19d'utilité
40:20nous
40:20et c'est vraiment
40:21au nouveau ici
40:22il y a une banque
40:25je peux citer ou pas
40:26et oui
40:27et puis
40:27c'était en trois
40:29on le dit déjà
40:30vous en dites une
40:30et bon
40:31il y a deux autres
40:31comme ça
40:32non mais
40:32c'est un quiz
40:35alors c'est une banque
40:36qui sponsorise
40:37le festival d'avignon
40:37depuis 15-20 ans
40:38ils achetaient
40:39quelques goodies
40:41qu'ils offraient
40:42etc
40:43et on leur a proposé
40:44de faire une pièce
40:44de théâtre
40:45pendant le festival
40:46d'avignon
40:46pièce de théâtre
40:48qui posait la question
40:49de l'utilité
40:50du métier de banquier
40:51et du rôle
40:53que l'on voulait donner
40:54à l'argent
40:54donc ils nous ont posé
40:56une question
40:56qui était une question
40:57d'un brief de communication
40:58on aurait pu répondre
40:59avec un film
41:00avec une affiche
41:01avec une campagne
41:02sur les réseaux sociaux
41:02et on leur a dit
41:03non en fait
41:04on va faire une pièce
41:04de théâtre
41:05à Avignon
41:05et on raconte
41:07toute une histoire
41:08où on pose la question
41:09de l'utilité
41:10de cette banque là
41:11et du rôle
41:11qu'on veut donner
41:12l'argent
41:12et alors il s'avère
41:13que je suis évidemment
41:14allé la voir
41:15et on avait une centaine
41:17de personnes
41:17qui regardaient la pièce
41:18parce que c'était
41:19dans la rue
41:19devant l'agence
41:21de cette banque là
41:21que vous n'avez toujours
41:22pas trouvé
41:22je vois bien
41:23main sur le buzzer
41:25et donc on faisait
41:27un débat mouvant
41:28à la fin
41:29en disant
41:29est-ce que pour vous
41:30le plus important
41:31c'est la rentabilité
41:32ou est-ce que c'est
41:33la transparence
41:34que vous allez avoir
41:35et donc les gens
41:36se déplaçaient
41:36sur la place
41:37donc ça c'est
41:38un nouveau récit
41:38c'est quelque chose
41:39qui n'est pas du tout
41:41habituel pour une agence
41:42de communication
41:42pour une marque
41:43de monter quelque chose
41:44comme ça
41:44ça a eu un énorme succès
41:46à chaque fois
41:47on a eu plus de monde
41:47parce qu'on a joué
41:48neuf fois
41:49enfin ils l'ont joué
41:50neuf mois
41:50neuf fois
41:51et c'était
41:53mais ils vont la rejouer
41:55donc c'est presque
41:55ça a dû à longtemps
41:57et donc c'était
41:59intéressant
42:00de voir aussi
42:01que les spectateurs
42:01ensuite restaient
42:03alors qu'ils ne se connaissaient
42:04pas au début de la pièce
42:05côte à côte
42:06à discuter
42:07sur quel est le rôle
42:08que tu veux donner toi
42:09à l'argent
42:09et c'est dans quelle banque
42:11etc
42:11et plus de goodies
42:12et plus de goodies
42:14et alors c'était
42:14quelle banque
42:15c'était le crédit coopératif
42:17qui est quand même peut-être
42:18c'est le général
42:18qui est certainement
42:19la banque
42:19la plus
42:20qui a une certaine légitimité
42:21qui est totalement légitime
42:23coopérative
42:24comme quelque chose
42:25de collectif
42:25qui implique ses clients
42:26ses parties prenantes
42:27etc
42:27et qui écoute beaucoup
42:29ses clients évidemment
42:30on ne peut pas
42:31terminer cette émission
42:32sans mentionner
42:34le contexte international
42:35qui pèse forcément
42:36vous l'avez déjà évoqué
42:37sur les budgets
42:39en communication
42:39mais aussi
42:40sur l'état d'esprit
42:41des entreprises
42:42notamment
42:43avec Donald Trump
42:44forcément désolé
42:45je l'ai dit
42:45il y a un backlash
42:47assumé
42:47contre les enjeux climat
42:48l'inclusion
42:49la révélation
42:50est-ce qu'il faut
42:52s'en inquiéter
42:53fort fort
42:53ou est-ce que vous
42:54vous constatez
42:55au contraire
42:55qu'il y a de plus en plus
42:57d'entreprises
42:58qui se réaffirment
43:00encore plus fort
43:00moi c'est ce que je disais
43:03un petit peu tout à l'heure
43:04mais nous ce qu'on remarque
43:05c'est qu'au niveau
43:06de nos entreprises clients
43:07personne n'arrête
43:10mais personne
43:11c'est-à-dire
43:12ils continuent à investir
43:13à minima la même chose
43:14Sydney continue un peu
43:15à augmenter
43:16mais en effet
43:17ils ne communiquent plus dessus
43:18donc ça d'où
43:19tout le sujet
43:19du greenwashing
43:20mais il n'y a
43:22aucune raison
43:23en fait
43:23pour être un peu trivial
43:24le mur
43:25on va le prendre
43:26donc les entreprises
43:28et les patrons d'entreprises
43:29et toutes les directions
43:30d'entreprises
43:31qui ont compris
43:31qu'en effet
43:32le mur
43:32on allait le prendre
43:33et qu'il faut s'adapter
43:34pour faire en sorte
43:35qu'on le prenne
43:36le moins difficilement possible
43:38et que du coup
43:40il faut transformer
43:41son business
43:42en fonction de tout ça
43:43c'est ceux qui continuent
43:45ils ne vont pas s'arrêter
43:46parce que Donald Trump
43:47a décidé qu'il sortait du GIEC
43:48ou des accords de Paris
43:49donc de toute façon
43:51voilà
43:51après
43:52donc il y a vraiment
43:55ces entreprises
43:56qui continuent
43:57de façon massive
43:58il faut
44:00en effet
44:01on l'a déjà dit
44:02mais il faut continuer
44:03à communiquer dessus
44:04parce que sinon
44:04on a l'impression
44:05en effet
44:06qu'il ne se passe plus rien
44:07et que du coup
44:09c'est pas la peine
44:10on abandonne
44:10on plie
44:11et puis
44:11le mur
44:13on va se le prendre
44:13vraiment bien
44:14comme il faut
44:15en fait
44:15on vit un test
44:16grandeur nature
44:16un crash test
44:17grandeur nature
44:18de notre union continentale
44:19déjà au niveau géopolitique
44:20ça c'est clair
44:21mais au niveau des marques
44:21un grand crash test aussi
44:22de résistance à nos valeurs
44:24et moi je pense
44:25qu'une des vertus
44:25que va avoir cette période
44:27c'est que ça va nous obliger
44:28à faire corps
44:29à être en union
44:30que ce soit au niveau
44:30des pays des 27
44:31ça peut être aussi vrai
44:33à l'échelle de coalitions
44:34de marques etc
44:34et dans la communication
44:36on a évoqué la diversité
44:37mais il y aurait d'autres sujets
44:38de réaffirmer des valeurs
44:39qui vont devenir
44:40d'autant plus audibles
44:41et désirées
44:41que se passent
44:42de l'autre côté de l'Atlantique
44:43et peut-être bientôt
44:44de notre côté de l'Atlantique aussi
44:45des choses qu'on ne veut pas voir
44:47qui ne correspondent pas
44:48à ces valeurs
44:48au respect de l'autre
44:50au respect du genre
44:52de l'âge
44:52il y a tellement de choses
44:53qui sont en train
44:54de vaciller là-bas
44:55qu'on espère pouvoir préserver ici
44:56que les marques peuvent jouer un rôle
44:57pas toutes seules
44:58évidemment
44:59surtout que ce n'est pas leur rôle
45:00en tant que tel
45:00c'est plutôt le rôle des états
45:01mais contribuer à ces récits-là
45:03à travers ce qu'elles veulent raconter
45:04des produits
45:05ou des services qu'elles développent
45:06et puis il y a un sujet
45:07pardon sur
45:08il reste une minute
45:09très vite
45:10sur le fait que les gens
45:13les citoyens
45:13qui sont aussi des consommateurs
45:15des collaborateurs etc
45:16en fait
45:16ils attendent
45:18qu'il y ait des actions
45:19plus fortes
45:20par rapport à
45:20la lutte contre le changement climatique
45:22ils le vivent
45:23on le vit tous
45:23de plus en plus
45:24les entreprises le vivent
45:25dans leur business
45:26nous-mêmes
45:27dans nos quotidiens
45:28on y est confronté
45:28de plus en plus
45:29ça devient réel
45:30et tangible
45:31donc en fait
45:31il y a une vraie attente
45:32donc c'est une opportunité
45:34réelle
45:35par rapport à cette période
45:36ceux qui se taisent
45:37vont sortir moins bien
45:38que ceux qui auront
45:39continué à parler
45:40parce que
45:41c'est l'étude
45:42que mentionnait Caroline
45:43tout à l'heure
45:4390% des citoyens
45:45et c'est une étude
45:46sur 130 000 personnes
45:47125 pays
45:4890% des gens
45:50disent
45:51en fait
45:51on n'en fait pas assez
45:52pour lutter contre
45:52le règlement climatique
45:53c'est pas parce qu'on entend
45:55Washington qui parle très fort
45:56ou quelques plateaux télé
45:58un peu
45:58nauséabonds
46:00qu'il faut se dire
46:01que
46:02c'est une majorité
46:03ça c'est un récit majoritaire
46:04qu'on nous sort en ce moment
46:05qui est bien utile
46:06pour certains
46:07mais il faut absolument
46:08se dire que la grande majorité
46:10elle est silencieuse
46:11et elle a très envie de changement
46:12et pour changer l'histoire
46:13pour changer l'histoire du monde
46:16il faut changer les histoires
46:17qu'on se raconte justement
46:18il y a un besoin des médias
46:19et j'arrête juste après
46:20promis
46:21il y a un besoin des médias
46:22et merci pour cette émission
46:23notamment
46:24de comme
46:25il y a un mouvement
46:26qui est aux Etats-Unis aussi
46:27qui s'appelle
46:27Breaking the Climate Silence
46:29d'aider justement
46:31à faire en sorte
46:32qu'on arrête
46:32d'avoir un silence
46:34imposé d'une certaine manière
46:35sur ces sujets climatiques
46:36et sur les solutions
46:37par rapport à ça
46:38On passe au pari d'avenir
46:40Et comme à chaque fois
46:46on termine avec le pari d'avenir
46:48un moment pour découvrir
46:49une initiative
46:50un outil
46:51ou un événement
46:52qui inspire peut-être
46:52vous avez tous planché
46:54qui commence ?
46:56Bétina ?
46:56Moi je me lance
46:57Mon pari d'avenir
46:59c'est la lutte
47:00contre les fake news médicales
47:02en général
47:02c'est un sujet évidemment
47:03sur lequel on est
47:04très attentif
47:05chez Doctolib
47:05et il y a un mouvement
47:06aux Etats-Unis
47:07dont vous avez peut-être
47:07entendu parler
47:08qui s'appelle
47:08Stand Up for Science
47:10qui vise à remettre
47:11la science au cœur
47:12de la société
47:13et à lutter contre
47:13toutes les attaques
47:14qu'elle subit un peu partout
47:15et qui est réuni
47:17des chercheurs
47:17des médias
47:18des citoyens
47:18qui prennent la parole
47:20et qui mobilisent
47:21autour de cette lutte
47:22contre les fake news
47:23en santé
47:23et d'ailleurs
47:24plus récemment
47:25il y a eu un rapport
47:26qui a été remis
47:26à la ministre Stéphanie Ries
47:28en France
47:28et dont on attend
47:30beaucoup évidemment
47:30Je me permets
47:31Arbon Alex
47:32sur cette info-là
47:33puisqu'il se trouve
47:33qu'en France
47:34et sur le volet environnemental
47:35on a une association
47:36qui fait un travail formidable
47:37qui s'appelle
47:37Cota Climat
47:37qui est en train de développer
47:38des outils de fact-checking
47:40semi-automatisés
47:41avec des algorithmes
47:42et ils s'associent
47:42à des ONG ensuite
47:43pour avoir un contrôle humain
47:44derrière
47:45qui doit permettre
47:46de détecter
47:46beaucoup plus facilement
47:47les cadres des informations
47:48sur le sujet
47:49de la lutte
47:49contre le dérèglement climatique
47:50et saisir
47:51les autorités de régulation
47:52et ils travaillent déjà
47:53en France
47:53en Pologne
47:54bientôt peut-être
47:54en Belgique aussi
47:55pour faire en sorte
47:56que nous toutes et tous
47:57citoyens et citoyennes
47:58puissions avoir
47:58des informations fiables
47:59qui arrivent jusqu'à nous
48:00Et chez Doctolib
48:01c'est une fonctionnalité
48:02par exemple
48:02que vous pourriez intégrer ?
48:03De l'uté contre les fake news ?
48:05Oui
48:05En fait on a des systèmes
48:05de modération
48:06qui nous permettent
48:07de le faire en permanence
48:08Thomas ?
48:10Et Cota Climat
48:11est très actif
48:12au niveau de l'Union Européenne
48:13et première prise de parole
48:15c'était il y a 3-4 ans
48:18et c'était sur Bsmart
48:20quand Cota Climat
48:21a fait son lancement
48:22en coming out
48:23Merci pour cette petite promo
48:26qui n'était pas prévue
48:26C'est pas une fake news
48:28c'est vrai
48:29j'étais avec elle
48:31j'étais avec une des cofondatrices
48:32Thomas votre Paris d'avenir
48:34du coup ?
48:34Bon Paris d'avenir
48:35c'est une campagne
48:36que j'ai beaucoup aimée
48:37qui est sortie en 2025
48:39qui a été faite par
48:39Deutsche Telekom
48:40donc opérateur historique
48:42allemand
48:42de télécom
48:43où on voit
48:45une petite fille
48:46se promener
48:48dans un pari d'attractions
48:49qui est un monde
48:51en miniature
48:51et on lui propose
48:52de regarder le futur
48:53look to the future
48:55elle met des lunettes
48:56et en fait
48:57elle s'aperçoit
48:58qu'avec les degrés
48:59qui montent
49:00les situations
49:02climatiques complexes
49:03sont de plus en plus présentes
49:04on voit un moment
49:05Venise
49:06on voit un château
49:07ça brûle
49:07enfin c'est l'enfer
49:08et tout
49:09et en fait
49:10elle s'aperçoit
49:11que peu de gens
49:12autour d'elle
49:12regardent ces infos
49:15et en fait
49:16ils ont des abusés
49:17oui
49:18et ils détournent le regard
49:19une des phrases
49:20c'est
49:20why is anybody looking
49:22à la fin
49:23c'est la question
49:24qu'elle pose
49:24et après évidemment
49:26Doge Télécom
49:26explique
49:27pas ça sera TRSE
49:28mais incite
49:29à la mise en mouvement
49:30à la mise en action
49:31de l'ensemble des gens
49:32qui ont regardé cette pub
49:33en disant
49:34si vous voulez faire quelque chose
49:35sur la téléphonie
49:35il y a ça
49:36mais sur l'alimentation
49:37il y a ça
49:38sur la mobilité
49:39enfin
49:39c'est une action
49:40on dit souvent en pub
49:42qu'il ne faut pas parler
49:42des problèmes
49:43et qu'il ne faut parler
49:43que des solutions
49:44et là en fait
49:45ils ne parlent que des problèmes
49:46dans le spot
49:47et après ils apportent
49:48plein de solutions
49:48donc je trouve que
49:49cette campagne
49:50est très très forte
49:51très puissante
49:51émotionnellement très forte
49:53et ce qu'il y a d'intéressant
49:55c'est que ça incite
49:57les gens à passer à l'action
49:58à découvrir un peu plus
49:59la réalité
50:00du dérèglement climatique
50:02et ça montre aussi
50:04qu'on regarde souvent
50:05dans une autre direction
50:07comme disait
50:07et comme malheureusement
50:08on ne peut pas montrer
50:08les images maintenant
50:09où est-ce que
50:10ceux qui nous regardent
50:11peuvent la trouver
50:11on peut la trouver
50:12en cherchant sur Youtube
50:14avec Doge Télécom
50:15ça a été réalisé
50:16par quelle agence ?
50:17par une agence allemande
50:18qui n'est pas très connue
50:19en France
50:19voilà
50:20mais c'est impressionnant
50:21en 1 minute 30
50:23ils passent un message
50:24très très fort
50:25et en même temps
50:25ils se mettent eux-mêmes
50:26une pression
50:27c'est-à-dire qu'il y a
50:28un niveau d'exigence
50:29forcément
50:29après avoir lancé
50:30cette publicité
50:31chez Doge Télécom
50:32en interne
50:33sur toutes leurs actions
50:34qui est très élevée
50:35merci beaucoup Thomas
50:37Caroline
50:38et bien moi
50:40en fait
50:40on a pas mal parlé
50:41tout à l'heure
50:42de tout ce qui était
50:42de nouveaux récits
50:43la création
50:44d'imaginaires collectifs
50:45etc
50:45dans le cadre de la communication
50:46et là c'est plus large
50:47c'est au niveau de la culture
50:48moi c'est le mouvement
50:50de l'écologie culturelle
50:51que j'aimerais mettre en avant
50:52qui a été fondé
50:53notamment par Patrick Scheder
50:54qui est aussi un pianiste engagé
50:55et qui en fait se dit
50:57pour aider
50:59à une vulgarisation
51:00de l'écologie
51:01quoi de mieux
51:01que la culture
51:02pour le faire
51:03et donc du coup
51:04de rapprocher
51:05ces deux mondes
51:05culture et écologie
51:06pour aider
51:07à rendre accessible
51:08en effet
51:09cette écologie
51:10qui peut être stigmatisée
51:11par moments
51:11et on en a un peu parlé aussi
51:13par essentiellement
51:14des scientifiques
51:15ou des gens très techniques
51:16qui maîtrisent le sujet
51:17alors qu'en fait
51:18ça concerne tout le monde
51:19et donc récemment
51:20ils ont lancé
51:21tout un dispositif
51:23de maison
51:24de l'écologie culturelle
51:25avec une volonté
51:26d'en avoir une cinquantaine
51:28d'ici la fin d'année 2025
51:29et ils y sont arrivés
51:30avec notamment
51:31le soutien de l'ADEME
51:32et puis de l'OFB
51:33et ce sont des lieux
51:35où justement
51:35tout le monde peut se rencontrer
51:37et où la culture
51:38et l'écologie se mêlent
51:39pour créer aussi bien
51:40des conférences
51:41des événements
51:42et c'est hyper intéressant
51:43à regarder et à suivre
51:44donc j'ai hâte de voir
51:46comment ça va continuer
51:46à se développer
51:47mais c'est plutôt différentiel
51:48Merci Caroline
51:49Thomas le mot de la fin
51:50Le mot de la fin
51:51il sera peut-être plutôt
51:52sur une tendance de fond
51:53que j'espère à la lumière
51:54de ce qu'on a pu se dire
51:55aujourd'hui
51:55et notamment de la place
51:56prépondérante aujourd'hui
51:57des réseaux sociaux
51:58dans les stratégies de communication
51:59des marques
51:59à minima
52:00des marques grand public
52:01c'est que
52:02je pense que de plus en plus
52:03elles seront contraintes
52:04d'avoir un discours honnête
52:06fait sur la base de preuves
52:08voilà
52:09on a pu évoquer le fait
52:10que des marques ont connu
52:11des bad buzz suite à des campagnes
52:12qui pouvaient être
52:13un petit peu douteuses
52:14parce qu'il y a plus de possibilités
52:15de vérification derrière
52:16et j'en prends pour preuve
52:18un rapport qui a marqué
52:19les esprits
52:20qui est sorti en fin
52:20d'année dernière
52:21de Patagonia
52:22qui commence en disant
52:23rien de ce que nous faisons
52:24n'est pas source de dégradation
52:26pour la planète
52:27et qui montre bien
52:28à quel point une entreprise
52:29aussi engagée soit-elle
52:30et reconnue comme telle
52:31peut faire preuve de transparence
52:32et peut-être que
52:34et j'espère que
52:35nous parviendrons à peu près
52:36à la même chose
52:36avec moins de moyens pour autant
52:37c'est que
52:38en ce mois de janvier 2026
52:40le groupe Norsi sort
52:41le tout premier rapport
52:42dédié à la place de la nature
52:43dans la gouvernance
52:43que nous avons mis en place
52:44il y a un an
52:45en essayant d'admettre
52:46certaines limites
52:47à l'exercice aussi
52:48plutôt que de faire un document
52:49qui ne vise qu'à dire
52:50à quel point c'est génial
52:51et nous avons tout bien fait
52:52ce qui n'est pas vrai
52:52Merci
52:54Merci à tous les quatre
52:55pour ces paris d'avenir
52:56complémentaires
52:57Merci Caroline Darmond
52:59directrice RSE France
53:00chez Publicis
53:01Bettina Reveron
53:03directrice Impact
53:04chez Doctolib
53:05et Thomas Parouti
53:06fondateur de l'agence Mieux
53:08et merci à toi Thomas
53:09bien sûr
53:09Merci à tous
53:10Merci à Alexis Mathieu
53:11également le produceur
53:13de cette émission
53:13à très bientôt
53:14sur Bismarck for Change
53:15Merci
53:16Sous-titrage Société Radio-Canada
53:20Sous-titrage Société Radio-Canada
53:23Sous-titrage Société Radio-Canada
53:25Sous-titrage Société Radio-Canada
53:26Sous-titrage Société Radio-Canada
53:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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