- il y a 22 heures
Vendredi 13 mars 2026, retrouvez Hervé Bonnaud (Président, Nex&Com;), Boris Hansel (Endocrinologue, nutritionniste) et Nicolas Gatulle (Médecin anesthésiste-réanimateur, co-fondateur, PaperDoc) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous consacré à l'innovation et à
00:12l'avenir de la santé.
00:14Salut Hervé !
00:14Salut Ali !
00:15Et aujourd'hui on s'attaque à un fléau, la désinformation en santé.
00:18Selon Santé Publique France et l'OMS, les fake news représentent un véritable problème de santé publique.
00:24Alors comment identifier les fausses informations et limiter leurs effets délétères sur notre santé ?
00:28Pour en parler, Santé Futur reçoit le professeur Boris Ancel, professeur endocrinologue et nutritionniste à l'hôpital Bichat, cofondateur de
00:37la chaîne PUMS.
00:38Dans le scan, Hervé s'interroge, qu'est-ce qui pousse certaines personnes à diffuser de fausses informations en santé
00:44?
00:44Et notre pépit de santé, c'est Gustave, l'agent conversationnel IA développé par Paper Doc, une technologie pour aider
00:51le public à accéder à une information de santé fiable et traçable.
00:56C'est parti pour une nouvelle émission.
01:02Bonjour Boris Ancel.
01:03Bonjour.
01:03Bienvenue, merci d'être avec nous.
01:05Merci à vous.
01:07Boris Ancel, le gouvernement vient de lancer un plan d'action contre la désinformation en santé.
01:12Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ce problème est devenu un enjeu pour la santé publique ?
01:18Parce que tous les jours, on voit des patients arriver avec des pertes de chance, tout simplement.
01:23C'est-à-dire qu'à force d'entendre des informations à droite, à gauche, de lire, d'entendre, de
01:30voir,
01:31et bien ça crée une pollution informationnelle en santé, ça crée une charge mentale.
01:38On essaye telle technique, telle technique pour aller mieux, pour se soigner.
01:43Et tout ça, finalement, ça détourne les patients et la population en général du suivi tel qu'il est recommandé
01:52par les experts,
01:53par les autorités fondées sur les preuves scientifiques.
01:57Donc, moi, ça fait pratiquement dix ans que je parle de cette désinformation comme un problème de santé publique.
02:04Je suis très content d'entendre que c'est le terme maintenant qui est utilisé,
02:06parce qu'il y a des pertes de chance, des patients qui arrêtent les traitements,
02:11qui cherchent des solutions alternatives,
02:12et qui arrivent parfois malheureusement trop tard dans nos cabinets, dans nos hôpitaux,
02:18pour se faire prendre en charge.
02:19Moi, je le vois dans toutes les pathologies cardio-métaboliques et l'obésité, qui est ma spécialité,
02:24mais c'est quelque chose qu'on voit dans d'autres domaines,
02:27y compris dans les cancers, dans d'autres maladies chroniques,
02:31et ça, j'ai envie de dire, c'est un drame.
02:32Chacun fait ce qu'il veut, chacun choisit ce qu'il veut comme information,
02:36mais on doit dénoncer ce problème,
02:38et je pense qu'on est encore très très loin d'avoir pris la mesure,
02:43la mesure des conséquences de cette désinformation.
02:46Mais c'est-à-dire que, sur le terrain, vous êtes coutumier de ce genre de comportement,
02:52quelqu'un qui vous dit « ah mais en fait, j'ai lu que »
02:54ou qui ne va pas suivre vos prescriptions parce qu'il aura lu sur Internet,
03:00c'est-à-dire que les médecins, quelque part, ne font plus le poids face aux informations.
03:02C'est pire que ça. On a des patients qui arrivent avec 15 ans de retard,
03:07et on ne peut plus leur proposer de traitement adapté.
03:0915 ans de retard, vous voulez dire sur le traitement de leur maladie ?
03:11Exactement. Ça, c'est mon quotidien.
03:14Et évidemment, il y a aussi la problématique que lorsque vous proposez des solutions,
03:19qui sont les solutions fondées sur les preuves,
03:21et ce n'est pas que les médicaments,
03:23il y a aussi des interventions non médicamenteuses qui sont extrêmement efficaces,
03:28vous proposez ce que la science a montré comme efficace,
03:33et puis vous avez des personnes, effectivement, qui sortent de là
03:36et qui reviennent avec « oui, mais ma copine m'a dit ça,
03:39j'ai vu sur Internet que ceci, j'ai entendu cela ».
03:43Moi, je vais vous dire, je pense qu'aujourd'hui…
03:44Il y a une défiance, une vraie défiance.
03:45Oui, alors, une défiance, mais pas que.
03:47Il y a aussi le fait que vous ne savez plus qui vous parle.
03:51Quand vous voyez un expert en nutrition,
03:53quand vous voyez un naturopathe,
03:55quand vous voyez un coach en ceci…
03:57Oui, justement, j'allais y venir, qui diffuse ces informations ?
03:59Tous les pseudos professionnels de santé,
04:02et sur Internet, dans les réseaux, tout le monde a raison,
04:06tout le monde peut donner son avis,
04:08et il n'y a plus de différence, si vous voulez,
04:11entre celui qui parle sur la base des véritables données scientifiques
04:16et celui qui, avec un vernis scientifique,
04:18parce qu'on peut toujours entourer ses propos d'un vernis scientifique,
04:23mais il vous dit des choses qui sont absolument ahurissantes,
04:28inefficaces, voire dangereuses.
04:29Vous savez, je pense qu'aujourd'hui,
04:32il ne suffit pas de dire qu'il y a de la désinformation.
04:34Je pense que notre rôle,
04:36et c'est pour ça que je suis ici aujourd'hui,
04:38en tant qu'universitaire,
04:40on a beau être professeur de médecine dans nos universités,
04:42dans nos hôpitaux,
04:43notre rôle, ce n'est pas seulement de dénoncer,
04:45c'est aussi de proposer quelque chose
04:48qui répond aux besoins des patients.
04:50D'où votre chaîne.
04:50D'où la chaîne, effectivement, PUMS,
04:52pour une meilleure santé,
04:54qui est une chaîne qu'on a développée en lien avec l'université,
04:57en lien avec l'assistance publique au but de Paris.
04:59Donc c'est 100% digital ?
05:00100% digital,
05:01100% indépendant de l'industrie pharmaceutique et agroalimentaire,
05:05pour qu'on ne puisse rien nous opposer.
05:08370 000 abonnés aujourd'hui,
05:092 millions de vues par mois,
05:10ça croît.
05:12Et une thématique, par exemple ?
05:14Alors, toutes les thématiques,
05:15on a de la nutrition,
05:16des thématiques sur les cancers.
05:18Mais vous partez d'une idée reçue ?
05:20Alors, notamment,
05:22c'est-à-dire que c'est une...
05:23Effectivement, ce sont des vidéos
05:25qui ne sont pas universitaires au sens classique,
05:28ce n'est pas un cours,
05:28ce n'est pas un webinaire,
05:29ce n'est pas un cours magistral.
05:30Je vous recommande d'aller voir,
05:32tout simplement,
05:33et vous verrez.
05:33L'idée, c'est vraiment de parler
05:35avec le ton des réseaux,
05:37faire du débunk,
05:39donner de l'information,
05:40du pratique,
05:42montrer...
05:42C'est accessible pour les jeunes ?
05:43C'est accessible pour tout public.
05:45D'accord.
05:46Tout public,
05:47les jeunes,
05:48les moins jeunes,
05:49les plus âgés.
05:51Voilà.
05:52La principale difficulté
05:53quand on fait ça,
05:54c'est que c'est beaucoup de travail,
05:55de l'investissement,
05:56et que quand, évidemment,
05:57on décide d'être indépendant
05:58d'industrie pharmaceutique
05:59agroalimentaire,
06:00on arrive à trouver
06:02les financements
06:03par le biais
06:04de nos diplômes universitaires
06:07qui permettent d'investir
06:09dans la pédagogie,
06:10mais aussi dans parfois
06:11des mécénats,
06:12des partenariats.
06:13Effectivement,
06:14on a parfois
06:15des mécénats,
06:17des partenariats,
06:18encore une fois,
06:19ça peut être des banques,
06:20ça peut être des mutuelles,
06:21des assureurs,
06:23tout acteur
06:24qui se dit
06:25qu'il a un rôle à jouer
06:26dans la bonne information.
06:28en santé.
06:28Mais j'allais dire
06:29quelles sont vos sources
06:29justement en termes d'informations
06:31puisque vous êtes
06:32journaliste,
06:32quelque part.
06:34J'ai pas la carte,
06:36mais effectivement,
06:37nos sources,
06:38c'est très simple,
06:39c'est ce qui est validé
06:41scientifiquement
06:41et ce qui est en phase
06:43avec les recommandations
06:44d'experts.
06:45Il n'y a pas de place,
06:46si vous voulez,
06:48pour...
06:48Est-ce que vous pouvez
06:49nous expliquer justement
06:50ce que ça veut dire
06:50valider scientifiquement
06:51parce qu'aujourd'hui,
06:53c'est un peu galvaudé.
06:54Mais vous avez tellement raison.
06:56Mais vous avez tellement raison.
06:59Ça veut dire que
06:59quand nous, on travaille,
07:01on a une centaine d'experts
07:02hospitaliers et universitaires
07:04qui veulent faire de la pédagogie.
07:05Ils utilisent la même méthode
07:06que celle qu'ils utiliseraient
07:08pour faire un cours de référence
07:10ou pour participer,
07:12parce qu'ils participent parfois,
07:13à des recommandations d'experts
07:15au niveau national ou international.
07:16Donc il y a un travail
07:17de bibliographie,
07:18il y a un travail
07:19où on regarde,
07:21on lit les recommandations
07:22du monde entier.
07:23À ça, évidemment,
07:24on apporte notre touche
07:28de médecin
07:28parce qu'on voit des patients
07:29au quotidien,
07:30donc notre expérience.
07:32À ça, on regarde,
07:33parce que c'est ça l'engagement
07:34des 100 experts
07:35qui participent aujourd'hui
07:36à la chaîne.
07:37On regarde ce qu'ils disent
07:37sur les réseaux,
07:38donc on parle
07:39avec le langage
07:40de ce qu'ils disent.
07:41Moi, je n'ai pas peur
07:42de parler du lait,
07:44de vous dire,
07:44voilà, on vous dit
07:45que le lait,
07:45ce n'est pas bon pour la santé,
07:46que c'est pro-inflammatoire,
07:47que ça donne les cancers,
07:48parce que je sais que c'est dit.
07:50Je ne vais pas balayer
07:51du revers de la main
07:51cette idée,
07:52je vais expliquer
07:53d'où ça vient,
07:54ce que dit la science
07:55et les recommandations
07:56concrètes.
07:57Il n'y a pas de condescendance,
07:58pas de mépris.
07:58Pas de condescendance.
07:59Les gens qui viennent à Pumse,
08:01quand vous regardez la chaîne,
08:02vous n'avez pas l'impression
08:03que ce sont des professeurs
08:03de médecine.
08:04On n'a pas besoin
08:05d'avoir un air
08:08professoral.
08:09On sait qu'on est
08:10enseignant, professeur,
08:11chercheur.
08:12Tout le monde est comme ça.
08:13On n'a pas besoin
08:14de se montrer
08:16comme un professeur.
08:17On parle aux gens,
08:18on vit dans la proximité.
08:20On a même des rendez-vous
08:21en direct
08:22toutes les deux semaines,
08:23parrainés par la PHP,
08:24où on répond en direct
08:26aux questions des gens.
08:27Et tout ça
08:27dans une ambiance feel good,
08:29bonne humeur.
08:30Et le but du jeu,
08:31et je le dis
08:31pour mes collègues,
08:32mes confrères,
08:33c'est qu'il faut aujourd'hui
08:34qu'on sorte
08:35de nos services,
08:36de nos universités.
08:37ou alors,
08:38il faut arrêter
08:38de taper sur la désinformation.
08:40C'est à nous,
08:40aujourd'hui,
08:41d'aller sur le terrain,
08:42de prendre la place
08:44de ces influenceurs,
08:46de ces faiseurs
08:47de mauvaises informations
08:49qui font,
08:49on l'a dit tout à l'heure,
08:50beaucoup,
08:51beaucoup de mal
08:51à la société.
08:52Et justement,
08:53vous le disiez tout à l'heure,
08:54la désinformation,
08:54elle touche
08:55tous les domaines.
08:56La vaccination,
08:57beaucoup.
08:57les cancers,
08:58l'alimentation,
08:59la santé mentale.
09:00Pourquoi certains sujets
09:01ont l'air d'être
09:02plus vulnérables
09:03que d'autres ?
09:04Parce que vous touchez
09:05à l'émotion des gens.
09:05Vous savez,
09:06mieux que moi
09:07que dans l'image,
09:10le critère pour réussir,
09:11c'est quoi ?
09:12C'est l'émotion.
09:13Si vous faites de l'émotion,
09:15vous avez de l'audience,
09:16vous attirez les gens.
09:17Si en plus,
09:18vous leur donnez un conseil
09:19qui répond à leurs problématiques
09:21quotidiennes,
09:22là, vous avez tout gagné.
09:23Et si on prend les vaccins,
09:23par exemple ?
09:24Si on prend les vaccins,
09:26si vous voulez,
09:27on joue sur la peur,
09:28tout simplement.
09:30On joue sur le Big Pharma.
09:33Ça, ça fait plaisir aux gens
09:34de dire,
09:35il y a Big Pharma,
09:35il y a Big Pharma,
09:36et c'est eux
09:36qui nous empoisonnent.
09:38Alors moi,
09:39je précise toujours,
09:40je n'ai aucun lien d'intérêt
09:42avec l'industrie pharmaceutique
09:43agroalimentaire.
09:44Ça fait plus de dix ans
09:45que je n'ai pas pris un café
09:46avec un laboratoire.
09:47Je n'ai rien contre
09:48les laboratoires,
09:49mais c'est juste
09:49pour qu'on ne puisse pas
09:51remettre en question
09:51une seconde mes propos.
09:53Donc, vous avez mis
09:54de l'émotion,
09:54de la peur.
09:55Vous avez tapé
09:57sur Big Pharma,
09:58ça, ça fait plaisir
09:58à beaucoup de gens,
10:00et vous avez donné
10:01des solutions alternatives
10:02qui sont séduisantes
10:03et naturelles.
10:04Voilà.
10:05Donc, en gros,
10:05le vaccin,
10:07c'est une...
10:09Vous êtes des cobayes.
10:13Il y a des Big Pharma,
10:15ils s'enrichissent
10:15sur votre dos,
10:16et il y a des solutions
10:18naturelles,
10:18la vitamine C,
10:19la vitamine D,
10:20l'hydroxychloroquine
10:21et je ne sais pas quoi encore.
10:22C'est-à-dire que vous faites
10:22un lien direct
10:23entre fausse information
10:25et complotisme ?
10:26Ah, mais il y a un lien
10:27entre les deux.
10:28Ça, de toute façon,
10:28il y a un lien entre les deux.
10:30Toutes les personnes
10:31qui font de la fausse information
10:32ne sont pas des complotistes.
10:34Beaucoup d'entre eux
10:35sont aussi des gens
10:36qui ont un intérêt personnel,
10:38que ce soit pour faire du buzz,
10:40que ce soit pour vendre
10:41leurs produits,
10:42des compléments alimentaires,
10:43des plans,
10:44des programmes.
10:45Qui peut-être ont testé
10:46quelque chose
10:46qui fonctionne sur eux,
10:47mais qui pour autant n'est pas...
10:48En médecine,
10:49tout ce qu'on teste,
10:50quand on n'est pas bien,
10:52ça fonctionne
10:53uniquement parce qu'on s'occupe de soi.
10:55Et un des problèmes majeurs,
10:56justement,
10:57dans la maladie chronique,
10:58c'est de faire mettre
11:00au premier plan
11:01le ressenti immédiat
11:03quand vous faites quelque chose.
11:04Vous prenez un complément alimentaire,
11:06moi, tant que tellement de patients
11:07me disent
11:07j'ai pris la vitamine D,
11:08ça m'a donné un coup de fouet,
11:09ça va mieux.
11:10Mais en fait,
11:11c'est 100% placebo.
11:12La vitamine D
11:12n'a jamais donné un coup de fouet.
11:14C'est dans l'inconscient collectif.
11:15Alors pourquoi on en prend ?
11:16Il y a des indications
11:18qui sont très précises
11:20pour la prise de vitamine D
11:22chez les enfants,
11:23chez les personnes âgées,
11:25chez les personnes
11:25qui ont l'ostéoporose.
11:26Mais il y a aussi
11:28beaucoup de désinformations
11:29sur ce sujet.
11:30C'est un exemple.
11:31Mais pour tous les compléments alimentaires,
11:34pour toutes les méthodes,
11:36pour toutes les...
11:38certains...
11:39voilà,
11:40techniques
11:41un petit peu particulières,
11:43ça marche.
11:44Il n'y a rien de miraculeux.
11:45Ça marche à son terme.
11:46Oui, mais vous ressentez
11:47que ça marche.
11:48Et c'est ça le pire.
11:49C'est que vous faites quelque chose
11:51qui vous fait du bien
11:51parce que simplement
11:52vous vous occupez de vous
11:53et qu'un effet placebo,
11:54vous dites à 5 amis
11:55que ça fonctionne,
11:57les 5 amis vont l'essayer,
11:58à court terme ça marche,
11:59ils disent à 5 autres amis.
12:00Sauf que pendant ce temps-là,
12:02la maladie, en fait,
12:03elle n'est pas soignée.
12:04Et c'est ça le vrai problème
12:06de toutes ces méthodes
12:07qui ont l'air,
12:08a priori,
12:09de ne pas être dangereuses
12:10et qui en fait,
12:11même si elles-mêmes
12:12ne sont pas dangereuses,
12:13elles mettent dans la tête
12:14des gens
12:15qui sont soignés.
12:16Et pendant ce temps-là,
12:17ce que je vous disais tout à l'heure,
12:18ils ne sont pas soignés.
12:19Et vous voyez arriver
12:20des diabétiques.
12:21Donc aujourd'hui,
12:21vous envoyez les conséquences directes.
12:23Complètement et au quotidien.
12:25Le gouvernement met en place
12:26un système d'info-vigilance
12:28et réfléchit à un infoscore santé
12:30sur le modèle du Nutri-Score
12:32pour évaluer la qualité
12:33des sources d'informations.
12:35Est-ce que vous pouvez nous expliquer
12:36comment ça fonctionnerait concrètement
12:38et qui serait impliqué
12:39en fait dans cette surveillance ?
12:40Écoutez, je ne sais pas encore
12:42ce qui concrètement
12:43va être mis en place.
12:45Mais c'est clair que l'idée,
12:46c'est de pouvoir dire
12:49à celui qui regarde
12:50en un coup d'œil,
12:52est-ce que cette chaîne,
12:54ce média,
12:57cette information est fiable
12:59et vous pourriez effectivement
13:01avoir un score
13:02de A à D,
13:03de A à E,
13:04très simple.
13:05Bon, c'est une bonne idée.
13:07Une sorte de tampon
13:08qui apparaîtrait sur le moindre article ?
13:10Il y a déjà des structures
13:12qui l'ont proposé.
13:13Je veux quand même féliciter
13:15ou en tout cas
13:17parler de YouTube Health,
13:18YouTube,
13:19qui a mis en place
13:20il y a déjà quelques années
13:21un programme,
13:22justement,
13:24pour favoriser
13:25la mise en avant
13:26de l'information fiable
13:28par rapport à l'information non fiable.
13:30Donc c'est un travail
13:31qui a déjà été fait
13:32et moi je pense que
13:33les mieux placés pour ça,
13:34c'est justement les prestataires,
13:36ceux qui offrent des services
13:37chez YouTube,
13:38ils ont même en France
13:39quelqu'un qui est responsable,
13:41s'appelle Asma Zergdi,
13:43si je ne me trompe pas,
13:44et qui s'occupe au quotidien.
13:46Et pour vous donner un exemple,
13:47le professeur Herzberg,
13:49qui est un mignon professeur de nutrition,
13:51depuis début janvier,
13:53s'est fait usurper son identité
13:55sur YouTube
13:56et il y avait des vidéos
13:58complètement de désinformation,
13:59c'est lui qui parlait,
14:00c'est l'IA,
14:02avec des contenus
14:03qui n'étaient pas du tout de lui.
14:05Bon,
14:06il a fallu quand même
14:07quelques jours,
14:08mais ça a marché,
14:10ça a été retiré.
14:11Parce que YouTube
14:12a pris au sérieux
14:13cette alerte
14:14et ça a été retiré.
14:16Donc,
14:16voilà,
14:17il faut quand même
14:19mentionner
14:19qu'il y a des plateformes
14:20qui jouent le jeu.
14:21Je pense que
14:22ce que propose le gouvernement,
14:24c'est bien,
14:25mais moi,
14:26je reste pour l'instant
14:27dubitatif.
14:28Pourquoi ?
14:28Parce que quand vous voyez
14:29que pour le Nutri-Score,
14:30on n'a toujours pas réussi
14:31à l'imposer
14:33malgré un certain
14:34nombre d'arguments
14:35scientifiques,
14:37vous vous demandez
14:39comment on va faire.
14:39Alors,
14:39le Nutri-Score,
14:40ça fait une quinzaine d'années,
14:41je n'ai pas la date,
14:42je ne le rappelle plus,
14:42mais une quinzaine d'années.
14:44Mais il existe,
14:44le Nutri-Score.
14:45Il existe,
14:45mais il n'est pas obligatoire.
14:47Or,
14:47il y a
14:49un consensus,
14:50un relatif consensus,
14:51si vous voulez,
14:53chez les scientifiques
14:55de la nutrition,
14:56de l'intérêt
14:57de ce Nutri-Score
14:58de le rendre obligatoire.
14:59Il y a un certain
15:00nombre d'arguments
15:00pour dire que ça serait utile.
15:02Je ne peux pas vous dire
15:03aujourd'hui
15:03que c'est la solution
15:05miraculeuse
15:05pour que les gens
15:06mangent mieux.
15:06Ce n'est pas ça
15:06que je vous dis.
15:07Mais c'est une option.
15:08Et quand vous voyez
15:09l'idercie
15:10parce qu'il y a des lobbies,
15:12parce qu'il y a des intérêts
15:13à droite,
15:14à gauche,
15:15moi,
15:15je me pose la question
15:16comment,
15:16là,
15:17on part à zéro
15:18avec des grandes idées.
15:19Alors,
15:20encore une fois,
15:20ce qu'ont fait
15:22Mathieu Molimard,
15:24Madame Castagliola,
15:25Hervé Maisonneuve,
15:25c'est super,
15:26c'est un travail
15:27sur la désinformation
15:27pour le ministère
15:28qui est super.
15:29Maintenant,
15:30les mesures,
15:31moi,
15:31je ne les commente pas
15:33parce que,
15:34voilà,
15:34je suis content
15:34qu'il y ait la dynamique.
15:35Je suis content
15:36qu'on en parle ici
15:37parce qu'une des premières
15:38émissions
15:38où je suis invité
15:40pour parler de ça,
15:41vraiment comme un sujet
15:42de l'émission.
15:44Mais je voudrais
15:44voir le concret.
15:45Et pour l'instant,
15:46voilà,
15:47quand je vois que,
15:48même à notre niveau,
15:49on se bat
15:50pour la chaîne Pums
15:51totalement indépendante
15:52et qu'on voit
15:53que quand on essaie
15:54de contacter
15:54les grandes organisations,
15:56ils disent
15:57c'est super,
15:58c'est très intéressant,
15:59mais ils continuent
16:00à faire des choses
16:01qui ne sont pas vues
16:02alors que nous,
16:02on est beaucoup plus vus
16:03et qui ne peuvent pas
16:05concurrencer
16:06avec l'information
16:07des influenceurs,
16:09ça me pose question.
16:10Je pense que
16:11les responsables
16:12doivent aujourd'hui regarder
16:13qui peut vraiment
16:14s'attaquer
16:15à la désinformation,
16:16qui peut vraiment
16:18fournir la bonne information
16:19dans un langage
16:21grand public
16:22que tout le monde
16:22va comprendre
16:23et ça,
16:23pour l'instant,
16:24ils n'ont pas
16:24passé le pas.
16:25Merci beaucoup,
16:26Boris Sincel.
16:26Restez avec nous,
16:27c'est l'heure du scan
16:28avec Hervé.
16:33Et place au scan,
16:35Hervé,
16:35pour toi,
16:36c'est évident,
16:36la désinformation médicale
16:38vient des réseaux sociaux.
16:39Alors,
16:39en partie,
16:40c'est évident
16:40que c'est le plus simple,
16:41Boris en a parlé,
16:42c'est tellement simple
16:43de raconter n'importe quoi
16:44planqué derrière son écran
16:45sans contradicteur,
16:46on balance un gros truc,
16:47plus c'est gros,
16:48plus ça passe,
16:49ça me fait des followers
16:49et ça fait du buzz formidable.
16:52Mais pas que.
16:53Les réseaux sociaux,
16:54on ne parle que de ça,
16:55mais je voudrais juste
16:55attirer l'attention
16:56de nos téléspectateurs
16:58sur le fait
16:58que ça a toujours existé.
16:59Oui,
16:59et aujourd'hui,
17:00tu t'interroges
17:00sur l'intérêt
17:01de diffuser
17:01de fausses nouvelles.
17:02L'intérêt,
17:03alors l'intérêt,
17:04on en a un peu parlé,
17:05l'intérêt historique,
17:06pour ne pas prendre
17:07des exemples
17:07sur lesquels
17:08on pourrait attaquer
17:09des personnes encore vivantes,
17:11mais est-ce que vous vous souvenez
17:12qu'au 19e siècle,
17:13quand le Coca-Cola
17:14s'est lancé
17:15avec un argument d'autorité,
17:17un tonic fabriqué
17:18par un pharmacien
17:19avec une indication médicale.
17:21C'était,
17:22on est fatigué,
17:23on a des troubles nerveux.
17:24Ça a marché hyper bien.
17:25Les patients étaient addicts.
17:27Pourquoi ils étaient addicts ?
17:28Déjà,
17:28parce qu'il y a une addiction au sucre,
17:30il y a quand même
17:30104 grammes par litre,
17:31donc ça,
17:32personne ne va me contredire.
17:34Puis je crois
17:34qu'il y avait aussi
17:35un peu de cocaïne
17:35et de caféine.
17:36Donc,
17:37bon cocktail,
17:37et ça a évidemment
17:40pris.
17:41Et la question est,
17:42pourquoi ?
17:42Vous savez,
17:42le chiffre d'affaires
17:43de Coca-Cola
17:44dans le monde en 2025,
17:4647 milliards de dollars,
17:47ça répond à la question,
17:48non ?
17:49Alors,
17:49vous en voulez un autre
17:50dans le même genre ?
17:51Autre argument d'autorité,
17:53début du XXe siècle,
17:55des médecins recommandaient
17:56le tabac.
17:57Le tabac
17:57qui avait des indications.
17:59C'est vrai.
17:59On disait,
17:59c'est bon contre l'asthme,
18:01ce qui est quand même formidable.
18:02L'asthme,
18:02le stress,
18:03l'envie,
18:04tout ça.
18:04Et en fait,
18:05les fake news de l'époque
18:07utilisaient des médecins
18:08dans les pubs.
18:09Et on avait les pubs
18:10de Lucky Strike
18:10qui disaient,
18:11une population
18:12de plus de 20 000 médecins
18:14ont déclaré
18:15qu'ils préféraient
18:16les Lucky Strike
18:17parce qu'elles sont
18:17moins irritantes
18:18que les autres cigarettes.
18:19Ils n'ont jamais
18:19interviewé un médecin.
18:20Et Kamel,
18:21il y a 5 ans,
18:22qui disait,
18:23ma marque est plus sûre,
18:24c'est la cigarette
18:25préférée des médecins.
18:26Et jamais un médecin
18:27n'avait donné son aval
18:28à cette connerie.
18:28Mais c'était quand même formidable.
18:29Donc,
18:30c'était l'argument d'autorité.
18:31On balançait ça.
18:32Donc,
18:33autre question,
18:33quelle est la taille
18:34du marché mondial
18:35des produits du tabac ?
18:361000 milliards de dollars
18:38en 2025.
18:39Peut-être que ceci
18:40explique cela.
18:41Il y a aussi le vin
18:42à la cantine.
18:43Le vin à la cantine,
18:44formidable.
18:45Je ne sais pas si vous vous souvenez
18:45qu'il a quand même
18:46fallu attendre 1956
18:48pour que ça soit interdit
18:49chez les moins de 14 ans
18:50et 1980
18:51pour que ça soit interdit
18:52aux collèges et aux lycées.
18:53Tu as 14 ans.
18:54Vin,
18:56cidre,
18:56enfin tout un tas de trucs,
18:57la bière et tout ça.
18:58Il faut dire qu'à l'époque,
18:59comme il y avait un problème
19:00d'importation de vin
19:01à partir d'autres pays,
19:02il fallait défendre
19:03le patrimoine viticole français
19:05et c'est un peu terrible
19:06de recruter
19:07les futurs consommateurs
19:08de demain.
19:09C'était dit.
19:10C'était à chaque fois
19:11ce qui m'intéresse.
19:12C'est une désinformation
19:13évidemment médicale
19:14mais je comprends l'objectif.
19:15Donc là,
19:16c'est clair,
19:17je ne sais pas
19:17que je cautionne,
19:18je partage.
19:19Et pourtant,
19:19certaines fake news
19:20ne profitent à personne,
19:21elles n'enrichissent personne.
19:22Alors,
19:23pourquoi tourne-t-elle ?
19:24Alors,
19:25il y en a certaines,
19:25je pense que c'est légaux.
19:26On a vu des grands professeurs
19:28de médecine raconter n'importe quoi
19:30au moment de la pandémie Covid.
19:31Qui donc ?
19:32Je ne sais pas,
19:32un Marseillais,
19:34je crois,
19:34assez connu
19:35qui voulait absolument
19:36prendre la lumière
19:36et devenir important.
19:38C'est sûr
19:39qu'il est passé
19:39pour un génie,
19:40pas auprès du Conseil de l'Ordre.
19:42Et donc,
19:42je parle de Didier Raouk,
19:43tout le monde avait compris.
19:44Mais je pense que là,
19:45c'est de la mégalomanie.
19:46C'était le besoin
19:47d'exister dans les médias.
19:50On a parlé
19:50des vaccino-sceptiques.
19:51Alors là,
19:52j'ai plus de problèmes
19:54parce que je comprends
19:54l'émotion Big Pharma
19:56et tout ça.
19:56Ils sont vachement créatifs
19:58quand même.
19:58Pourquoi est-ce que Bill Gates
20:00irait mettre des puces
20:01dans les vaccins
20:01pour prendre le contrôle
20:02de nos cerveaux ?
20:03Non,
20:03il faut quand même
20:04le trouver.
20:04Et pourquoi les vaccins
20:06activeraient la 5G
20:07de nos téléphones ?
20:08Non mais c'est dément.
20:09Et ça marche,
20:10moi je l'ai entendu.
20:11Qu'on dise,
20:12j'ai peur,
20:13un vaccin à l'ARN,
20:14ça va bousiller mon ADN.
20:16C'est complexe.
20:17Je peux comprendre
20:17qu'il y ait une confusion.
20:19Mais voilà,
20:20c'est infini
20:20comme champ de la désinformation.
20:22Et alors,
20:22et in fine,
20:23pourquoi le domaine
20:23de la santé
20:24est-il si concerné ?
20:25Boris en a parlé,
20:26c'est l'émotion.
20:26On a peur.
20:28On ne maîtrise pas
20:28la maladie,
20:29la mort et tout ça.
20:30Donc effectivement,
20:31dès qu'on nous ment
20:32pour nous faire du bien,
20:34c'est une bonne nouvelle.
20:36Et pour finir,
20:37je vous rappelle
20:38une phrase de Voltaire
20:40qui dit
20:40j'ai décidé d'être heureux
20:42en écoutant
20:43que ce qui est bon
20:44pour ma santé.
20:45Merci beaucoup Hervé.
20:46Boris Ancel,
20:47vous abondez.
20:48Comment est-ce que
20:48vous expliquez
20:49comme ça
20:50que certaines idées
20:51fausses continuent
20:52de circuler
20:53même quand
20:54les preuves scientifiques
20:55sont claires ?
20:56Oui,
20:56je pense que
20:57tout a été dit.
20:58Il y a l'intérêt
20:58financier
20:59et l'intérêt
21:00légaux
21:01de certains
21:03et puis
21:04il y a aussi
21:06parfois
21:06et ça on le sait moins
21:08des sectes
21:09derrière.
21:10Ça on le dit
21:11assez peu
21:12mais
21:13les méviludes
21:14vous savez
21:14la mission
21:15de lutte
21:16contre les dérives sectaires
21:17quand elle regarde
21:18de très très près
21:19on se rend compte
21:20qu'il y a des incointances
21:21entre certains influenceurs
21:23et certaines sectes
21:24ça c'est beaucoup plus difficile
21:25à détecter
21:26mais ça existe
21:26donc c'est des croyances
21:27en fait
21:28donc il y a la croyance
21:29et puis évidemment
21:30derrière il y a aussi
21:30un gourou
21:31qui se fait de l'argent
21:32mais je pense que
21:34l'argent
21:35pour soi
21:36pour vendre un produit
21:36le buzz
21:38et puis
21:39l'égo
21:40et les croyances
21:42on va dire
21:44voilà
21:45je pense que ça explique
21:46l'essentiel
21:47des
21:48la désinformation
21:49merci beaucoup
21:51merci à vous
21:51merci Boris Ancel
21:52professeur endocrinologue
21:53et nutritionniste
21:56à l'hôpital
21:57Bichat
21:57cofondateur
21:58de la chaîne
21:58Pums
21:59merci
21:59avec Jean-Julien Solic
22:01et le professeur
22:02Patrick Nataf
22:02qu'on mentionne
22:03qui travaille avec moi
22:04merci beaucoup
22:05merci à vous
22:05on passe à la pépite santé
22:10et on accueille
22:12le docteur Nicolas Gattu
22:13l'anesthésiste
22:14réanimateur
22:14et cofondateur
22:15de Paper Doc
22:16bonjour Nicolas
22:18merci d'être avec nous
22:19bonjour
22:19merci de m'en recevoir
22:20Paper Doc
22:20est une plateforme française
22:22d'IA en santé
22:22qui fournit aux professionnels
22:24et chercheurs
22:25des réponses fiables
22:26sourcées
22:26transparentes
22:28vous
22:29votre dernier né
22:30c'est Gustave
22:31un agent conversationnel
22:33destiné aux patients
22:34au grand public
22:35est-ce que vous pouvez
22:37nous expliquer
22:38en quoi il se distingue
22:39d'un simple moteur
22:41de recherche
22:41sur internet
22:42oui bien sûr
22:43pour comprendre
22:44pourquoi on a développé
22:45Gustave
22:45il faut dire un mot
22:47sur l'écosystème
22:47Paper Doc
22:48aujourd'hui Paper Doc
22:49c'est un écosystème
22:50de solutions intelligentes
22:51qui permettent
22:52aux professionnels
22:53de santé
22:53aux chercheurs
22:54de trouver
22:54les bonnes informations
22:56rapidement
22:56et de pouvoir
22:57créer du contenu
22:58scientifique
22:59à partir de documents
23:00qualifiés
23:01certifiés
23:01donc ça c'est
23:02la première étape
23:03et aujourd'hui
23:03on a plus de
23:0430 000 utilisateurs
23:05dans 50 pays
23:07et parallèlement
23:08à tout ça
23:08et vous l'avez dit
23:09juste avant
23:09il y a un gros enjeu
23:11de désinformation
23:12en santé
23:13il y a beaucoup
23:13de fake news
23:14qui circulent
23:15il y a d'ailleurs
23:15plus de fake news
23:16que de vraies news
23:17sur les réseaux
23:18ou sur internet
23:19ou ailleurs
23:20c'est un vrai
23:21problème de santé publique
23:23je pratique encore
23:23la médecine
23:24et on voit effectivement
23:25souvent comme mon confrère
23:26précédemment
23:26des patients
23:27qui arrivent
23:28avec des idées
23:28bien reçues
23:29sur certaines choses
23:30et qui sont allés
23:31chercher sur internet
23:32sur les réseaux
23:33ou ailleurs
23:33et qui parfois
23:34malheureusement
23:34sont fausses
23:36et donc on s'est dit
23:37c'est dommage
23:38puisque nous on a
23:39les informations
23:40qui sont fiables
23:41qualifiées
23:42celles qu'on utilise
23:43en tant que professionnel
23:43de santé
23:44pour prodiguer du soin
23:45on a aujourd'hui
23:47la technologie aussi
23:48pour rendre cette information
23:49accessible
23:49au sens où
23:50elle est vulgarisée
23:52mais sans perte
23:52d'informations
23:53essentielles
23:54donc on a développé
23:55Gustave
23:55qui est un agent
23:57conversationnel
23:58un chatbot
23:58qui va se baser
23:59uniquement
24:00sur des sources
24:01fiables
24:01et qui va non seulement
24:03donner une information
24:05fiable
24:06à partir de ces sources
24:07mais aussi proposer
24:08des modules
24:09d'orientation
24:09aux patients
24:11au grand public
24:12aux aidants
24:12aux personnes
24:12qui l'interrogent
24:13j'ai une question
24:14sur un symptôme
24:15ou une maladie
24:16j'ai une réponse sourcée
24:17et en plus
24:18voilà ce que je peux faire
24:19à partir de la réponse
24:19et comment est-ce qu'on le trouve
24:21alors ce chatbot
24:21Gustave
24:22c'est via une appli
24:23c'est directement
24:24sur internet
24:25c'est directement sur internet
24:26on l'a lancé en bêta
24:27il y a un peu plus d'un mois
24:29deux mois en décembre
24:30et donc c'est un lien
24:31donc c'est Gustave
24:32by Pepper Doc
24:33et on y a accès gratuitement
24:35sans création de compte
24:36c'est totalement anonyme
24:38on peut poser
24:38autant de questions qu'on veut
24:40vous insistez beaucoup
24:41sur la traçabilité
24:42des sources
24:43c'est bien évidemment
24:44tout l'enjeu
24:46pourquoi est-ce que
24:46c'est déterminant
24:47de rendre ces sources
24:48complètement transparentes
24:50pour plusieurs raisons
24:51c'est déjà qualifier l'information
24:52aujourd'hui si on veut lutter
24:54contre la désinformation
24:54mécaniquement
24:55il faut qu'on montre
24:56que l'information
24:56vient d'une source
24:57qui est fiable
24:58donc aujourd'hui
24:59on a fait cet effort
25:00d'agréger
25:00des bases de données
25:02qui sont fiables
25:02on va chercher
25:03sur la HAS
25:04on est partenaire
25:06avec la collection
25:07des traités de médecine
25:08qui comme son nom l'indique
25:10rédige des traités de médecine
25:11notamment
25:11on va chercher d'autres sources
25:12aussi
25:12la littérature scientifique
25:13et donc l'idée
25:14c'est qu'à une information
25:17une source
25:18donc ça permet
25:19d'aller vérifier
25:20cette source
25:20donc ça l'utilisateur
25:21le voit d'emblée
25:22là l'utilisateur
25:23peut aller consulter
25:24les sources
25:24les sources utilisées
25:25pour générer les réponses
25:27et puis il y a aussi
25:29un autre gage
25:30de qualité
25:31qui est que
25:32si on veut efficacement
25:33lutter
25:34contre
25:34les mauvaises réponses
25:36ou les fameuses hallucinations
25:37que peuvent générer
25:38les IA généralistes
25:39il faut montrer
25:41d'où proviennent
25:41les informations
25:42et donc nous
25:42Gustave
25:43son job
25:43son premier job
25:44c'est d'aller chercher
25:46l'info là où elle existe
25:47dans nos bases de données
25:48et c'est aussi de dire
25:49quand il ne sait pas
25:50donc Gustave ne peut pas
25:51halluciner
25:52Gustave
25:53on a mis en place
25:54un certain nombre
25:55d'éléments
25:56qui permettent
25:57de lutter efficacement
25:58contre les hallucinations
25:59ou de les détecter
26:00mais Gustave va vous dire
26:01bon ben moi je n'ai pas trouvé
26:02cette information
26:03donc soit il faut reformuler
26:05la requête
26:05soit je peux essayer
26:06de vous orienter
26:07en fonction des réponses
26:08que j'ai
26:08il existe des situations
26:09où Gustave oriente
26:11directement vers un professionnel
26:13compétent
26:14plutôt que de donner
26:14une information
26:15ah complètement
26:16Gustave si vous lui dites
26:18j'ai tel ou tel symptôme
26:19il va vous demander
26:21d'en dire un petit peu plus
26:22et il va vous dire
26:22attention si vous avez
26:24ça ou ça
26:25il faut appeler le 15
26:26ou aller rapidement
26:27voir votre médecin
26:28sinon voilà ce que
26:29vous pouvez faire
26:30et vous accompagnez aussi
26:31dans le traitement
26:34le suivi de consignes
26:36est-ce qu'il y a un vrai
26:37accompagnement qui peut se faire
26:38dans la durée
26:39oui ça c'est des choses
26:40qu'on est encore en train
26:41de travailler
26:42ça peut devenir une forme
26:42de médecin traitant virtuel
26:44oui alors ça pourrait
26:46effectivement nous
26:47ou un conseiller
26:48c'est ça
26:48en fait c'est plus
26:49un compagnon de route
26:50tout au long du parcours
26:52de soins
26:53nous je le dis
26:54on n'est pas là
26:55pour remplacer
26:56les professionnels de santé
26:57enfin l'IA n'est pas là
26:58pour les remplacer
26:59mais elle est là
26:59pour accompagner
27:00à la fois les pros de santé
27:02et à la fois les patients
27:03donc l'idée c'est de
27:04de trouver ce fil conducteur
27:06ce pont entre le cabinet
27:07ou l'hôpital et la maison
27:09souvent les patients
27:10quand ils sortent de l'hôpital
27:11ou quand ils sortent du cabinet
27:12ont toujours plein de questions
27:13qui arrivent
27:13plein de craintes
27:14plein de choses
27:15et donc Gustave peut les aider
27:17pour les orienter
27:18c'est une sorte de service
27:19après-vente finalement
27:19exactement
27:20Hervé
27:21oui super
27:22j'ai deux questions
27:24alors la première
27:26une on a le temps
27:27pour une question
27:27je choisis la vue
27:28une
27:28bon alors Gustave
27:29c'est pour le grand public
27:31est-ce qu'il y a une petite soeur
27:32qui est prévue
27:32pour les professionnels de santé
27:34parce que maintenant
27:34avec l'IA
27:35on trouve tout ce qu'on veut
27:36à boire et à manger
27:37qu'est-ce que vous allez
27:38l'encher
27:39c'est la grande soeur
27:40c'est la grande soeur
27:41c'est Paper Doc
27:41il y a Paper Doc
27:42c'est l'écosystème
27:43de solutions intelligentes
27:44qui existe déjà
27:45pour les professionnels de santé
27:46avec des fonctionnalités
27:47sous forme de chatbot
27:48il y a du chatbot
27:49il y a du moteur de recherche
27:50il y a de la création
27:51de contenu
27:53automatisé par l'IA
27:54évidemment les fonctionnalités
27:55ne vont pas être les mêmes
27:56parce que les besoins
27:56ne sont pas les mêmes
27:57quand on est un professionnel
27:58de santé
27:59ou un chercheur
28:00versus un patient
28:01au grand public
28:02mais en tout cas
28:03ça existe déjà
28:03merci beaucoup
28:05Nicolas Gatchul
28:06médecin anesthésiste
28:07réanimateur
28:07cofondateur de Paper Doc
28:09merci beaucoup
28:10merci à toi Hervé
28:12et merci de nous avoir suivis
28:13sur Bsmart for Change
28:14c'est vous le Paper Doc ?
28:16merci à tous
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