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  • il y a 1 jour
Jeudi 11 juin 2026, retrouvez Laurent Chaudeurge (Membre du comité d'investissement, BDL Capital Management), Nadia Gharbi (Économiste, Pictet Wealth Management), Claudia Panseri (CIO, UBS France) et Alexandre Hezez (Expert en marchés financiers et macroéconomie) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct, à la télévision, via vos box,
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée, en rattrapage,
00:20soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:23soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir,
00:28la BCE délivre donc sa première hausse de taux depuis septembre 2023
00:34pour gérer cette montée du risque inflationniste.
00:38Une décision totalement assumée par Christine Lagarde
00:42et l'ensemble du Conseil des gouverneurs.
00:44La décision a été prise à l'unanimité.
00:46Il s'agit d'une décision robuste, insiste Christine Lagarde,
00:50et non pas d'une hausse de taux assurantielle,
00:53comme certains aimeraient le prétendre.
00:55Non, c'est une décision robuste, évidente, face à cet élargissement de l'inflation,
01:02partant du choc de prix énergétique que nous connaissons depuis le conflit
01:07dans le golfe Persique et le blocage du détroit d'Ormouz.
01:11Une décision qui d'ailleurs correspond et s'adapte à l'ensemble des scénarios
01:17élaborés aujourd'hui par la Banque Centrale Européenne.
01:20Il y a toujours un scénario central, un scénario adverse, un scénario encore plus sévère.
01:24Et la BCE a d'ailleurs introduit un quatrième scénario qui est un scénario plus bénin
01:29pour refléter également un risque de voir les choses à un certain stade s'améliorer.
01:34Mais même dans le cadre de ce scénario bénin, la hausse de taux d'aujourd'hui est totalement justifiée.
01:40Insiste Christine Lagarde, le marché n'en a pas pris ombrage puisque tout a déjà été largement anticipé.
01:47Le marché allant même jusqu'à anticiper trois hausses de taux du point de vue de la Banque Centrale Européenne.
01:53On verra ce qu'il en est.
01:54La Banque Centrale Européenne se garde évidemment toutes les options ouvertes pour les prochains meetings
01:59en fonction de l'évolution de la situation géopolitique, en fonction des perspectives inflationnistes,
02:06de la dynamique d'inflation sous-jacente et de la force de la transmission de la politique monétaire.
02:12De ce point de vue, la réaction de fonction, la fonction de réaction de la BCE n'a pas évolué
02:17sur ce point.
02:18Nous reviendrons évidemment sur cette décision monétaire avant les prochaines.
02:23La semaine prochaine sera marquée par de nombreuses réunions, à commencer par celle de la Réserve fédérale américaine
02:27et un FOMC qui sera présidé pour la première fois par le nouveau chair de la Fed, Kevin Walsh.
02:33Du côté des marchés, la tech respire, c'est en tout cas une ambiance beaucoup plus volatile,
02:38beaucoup plus fébrile qui entoure le thème de l'IA, de la tech, des semi-conducteurs depuis une semaine maintenant.
02:44On a vu une tentative de rebond à l'ouverture des marchés américains cet après-midi,
02:49mais le rebond s'est déjà évaporé.
02:51Une prise de recul, une prise de respiration pour un thème qui a été évidemment particulièrement sollicité ces derniers mois,
02:59le tout avant l'introduction en bourse de SpaceX.
03:03Les ordres ont été clôturés et la première cotation de SpaceX aura donc lieu demain sur le marché américain au
03:12sein du Nasdaq.
03:13Voilà donc pour la situation actuelle, les commentaires, les discussions à suivre avec nos invités de Planète Marché
03:19en attendant le décollage de SpaceX demain donc, avec une opération qui a déjà été largement sursouscrite,
03:26tant du côté des institutionnels que du côté des particuliers.
03:31L'opération donc a tout pour bien se dérouler demain sur le Nasdaq.
03:47Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
03:52Grattel.
03:52Bonsoir Pauline.
03:53Une journée, une séance qui avait plutôt bien démarré ce matin.
03:56Oui, les indices progressaient mais ils ont réduit un peu leurs gains dans l'après-midi
04:00après un nouveau message de Donald Trump sur son réseau social.
04:03Le président américain prévient que les Etats-Unis vont frapper l'Iran très fort ce soir.
04:09Il indique aussi que dans un avenir pas si lointain, ils prendront le contrôle de l'île de Cargues,
04:14d'autres sites d'infrastructures pétrolières et aussi ils prendront le contrôle total des marchés du pétrole et du gaz
04:20tout comme ils l'ont fait avec le Venezuela.
04:23Enfin, après être passé sous les 92 dollars après l'annonce de l'arrêt des frappes américaines cette nuit,
04:29le baril de Brent rebondit de 1%.
04:31La guerre au Moyen-Orient exerce bien sûr des pressions sur les prix faisant monter le risque inflationniste.
04:39Oui, exactement. Ce conflit au Moyen-Orient, c'est le gros nuage noir qui relance l'inflation
04:43et c'est précisément dans ce climat que le conseil des gouverneurs de la BCE vient de trancher.
04:48L'objectif reste le même, ramener l'inflation à 2% coûte que coûte.
04:52Pour y arriver, la Banque Centrale Européenne relève ses trois taux directeurs de 25 points de base.
04:58C'est une première depuis 2023.
05:00Ce n'est pas vraiment une surprise puisque c'était largement attendu par les marchés.
05:04Résultat, le taux de dépôt grimpe à 2,25%.
05:07Et désormais, les yeux de la BCE sont rivés sur le Moyen-Orient.
05:11Elle scrute l'évolution du conflit pour anticiper son incidence sur l'économie de la zone euro.
05:15Et comme chaque trimestre, la Banque Centrale Européenne et son staff ont actualisé leurs projections économiques.
05:21Oui, depuis les projections de mars, les perspectives d'inflation pour 2026 et 2027 ont été revues à la hausse
05:28en cause des prix de l'énergie attendus à un niveau plus élevé avec des effets
05:32qui devraient progressivement se répercuter sur les prix de l'alimentation, des biens et des services.
05:38Ainsi, selon les nouvelles projections, l'inflation devrait s'établir en moyenne à 3% en 2026
05:43puis 2,3% en 2027 et enfin retrouver les 2% en 2028.
05:49La croissance a de son côté été revue à la baisse en 2026 et 2027 à 0,8 et 1
05:55,2%.
05:56Le Conseil des gouverneurs se dit bien positionné face à l'incertitude liée à la guerre
06:01et continuera de fixer sa politique monétaire réunion par réunion.
06:04Parmi les autres indicateurs macro du jour, les prix à la production aux Etats-Unis
06:09qui sont là aussi une évidence supplémentaire de ce choc de prix généré par la crise du Golfe.
06:14Oui, ce sont des chiffres importants parce qu'ils mesurent l'évolution des prix des intrants pour les entreprises
06:19et constituent une composante importante de l'inflation globale.
06:23Et pour le mois de mai, l'indice des prix à la production a progressé plus fortement que prévu
06:28avec une hausse de 1,1% sur un mois, tandis que le chiffre d'avril a été révisé à
06:33la baisse.
06:34Sur un an, les prix progressent de 6,5%, leur plus forte hausse depuis novembre 2022.
06:39Que dire des grands équilibres observés après ces dernières informations sur les marchés obligataires notamment, Pauline ?
06:45Le rendement américain à 10 ans est resté assez stable, toujours entre 4,50 et 4,55%,
06:50tandis que les rendements à 20 et 30 ans restent supérieurs à 5%.
06:55En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 3,05%.
06:59Sur le marché d'échange, le dollar sera fermé légèrement, ramenant l'euro-dollar autour de 1,15%.
07:04Qu'en est-il par ailleurs des marchés actions ?
07:06Ils sont dans le vert.
07:07En Europe notamment, le stocks 600 et l'euro stocks 50 progressent de plus de 0,5%.
07:13En France, le CAC 40 progresse de 1%, au-delà de 8200 points, soutenus par ST Microelectronics en tête en
07:21hausse de plus de 4%.
07:22Mais lestés par les logiciels, Capgemini et Dassault Systèmes perdent 4 à 5%.
07:27Aux Etats-Unis, les indices ont ouvert à la hausse et le Nasdaq gagnait 1% à l'ouverture avant
07:33que la tendance ne se retourne à la baisse.
07:36Effectivement, le Nasdaq a cédé une bonne partie de ses gains, tout comme le SOX, l'indice des semi-conducteurs,
07:42qui reste néanmoins positif au moment où on se parle.
07:45Dans le secteur de la tech au sens large et des infrastructures, on notera quand même la chute d'oracle
07:52aujourd'hui, Pauline.
07:53Une chute de 10% à l'ouverture.
07:55Le groupe a publié des résultats records au quatrième trimestre 2026.
07:59Mais ces chiffres n'ont pas suffi à apaiser les craintes des investisseurs face à l'ampleur des investissements annoncés
08:06dans l'intelligence artificielle.
08:08Enfin, un mot rapide de Hugo Boss qui bondit de 10% en Allemagne.
08:12Frazers veut se l'offrir.
08:13Le groupe britannique, qui détient déjà plus d'un quart du capital, propose près de 2 milliards d'euros.
08:19Que se passerait-il demain sur les marchés, à l'agenda en tout cas, Pauline ?
08:22Demain, SpaceX s'apprête à réaliser la plus grande introduction en bourse de l'histoire au Nasdaq sous le ticker
08:29SPCX.
08:30En levant 75 milliards de dollars, l'entreprise de Elon Musk pulvérise le record de Saudi Aramco en 2019 de
08:3825,6 milliards.
08:39Spécialisé dans l'aérospatial et l'internet par satellite, le géant technologique verra sa valorisation dépasser les 1760 milliards de
08:48dollars.
08:49Sinon, les investisseurs seront attentifs aux deuxièmes estimations d'inflation pour le mois de mai en France, en Allemagne et
08:55en Espagne.
08:55D'ambiance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour
09:00sur les marchés.
09:11Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
09:14Laurent Chauder, j'ai avec nous membre du comité d'investissement de BDL Capital Management.
09:18Bonsoir et bienvenue Laurent.
09:19Bonsoir Grégoire.
09:20Merci d'être là. Merci à Claudia Panseré de nous accompagner également, directrice des investissements du BS France.
09:25Bonsoir Claudia.
09:26Bonsoir.
09:26Et Alexandre Eze est avec nous également, expert en marché financier et macroéconomie.
09:31Bonsoir Alexandre.
09:32Bonsoir.
09:32Merci d'être là également.
09:34Claudia, un mot quand même de cette décision monétaire de la Banque Centrale Européenne.
09:38Premier recalibrage à la hausse des taux depuis septembre 2023.
09:43Une décision unanime, une décision robuste.
09:47Ce n'est pas une hausse de taux assurantielle.
09:50C'est une décision évidente face à un élargissement du choc de prix, une diffusion du choc d'offres au
10:02-delà des seuls prix énergétiques.
10:04C'est le constat que dresse la Banque Centrale Européenne.
10:07Est-ce que vous adhérez au narratif proposé par Christine Lagarde ou est-ce qu'il faut d'ores et
10:13déjà crier à l'erreur de politique monétaire de la BCE ?
10:17Je dirais que c'est surtout une ligne avec les fonctions de la Banque Centrale Européenne qui est un seul
10:22target, c'est la stabilité des prix.
10:24Donc à différence des autres banques centrales et puis de la Banque Centrale Américaine qui c'est la stabilité des
10:30prix et la stabilité du marché du travail.
10:32Là la Banque Centrale a fait son travail parce qu'on voit que depuis deux mois l'inflation augmente.
10:37Mais surtout le risque est de voir les salaires indexés à l'inflation remonter dans les mois à venir et
10:43donc désincrer les attentes des investisseurs.
10:47C'est un risque réel ça ?
10:49C'est un risque réel au moins à court terme.
10:51Nous on a fait des petites simulations et c'est assez intéressant parce que la projection c'est des 3
10:58% sur l'inflation pour le reste de l'année
11:00qui est exactement une ligne avec nos attentes pour le reste de l'année avec un pic de l'inflation
11:04qui va être seulement en 2027.
11:07Donc en fait on va voir structurellement l'inflation qui va rester très élevée cette année.
11:11Elle va continuer à rester élevée sur la première partie de 2027.
11:14Et puis comme il s'est baissé à la fin du deuxième trimestre de l'année prochaine.
11:19Et quand je regarde aujourd'hui les estimations de la Banque Centrale sont exactement en ligne avec nos estimations.
11:26Donc cela signifie aussi qu'elle peut remonter les taux maintenant et rebaisser les taux l'année prochaine
11:31si effectivement on a un problème sur la croissance macroéconomique.
11:35C'est la grande question.
11:36Vous imaginez que la BCE puisse être assez symétrique dans son approche.
11:40elle sera capable de baisser les taux, de rebaisser les taux ?
11:43Si elle devait délivrer une à deux hausses de taux cette année, comme on peut l'anticiper,
11:48elle serait capable d'effacer ces hausses de taux également en 2027 si la situation le nécessitait ?
11:54Sans problème.
11:55Honnêtement elle peut remonter les taux de foie, rebaisser les taux de foie aussi rapidement l'année prochaine
12:00dès que les forces déflationnistes seront invisibles à nouveau.
12:04et puis si ce conflit termine plus tôt, elle pourra même agir avant parce qu'aujourd'hui les estimations qu
12:11'on fait
12:11c'est avec un conflit qui va encore durer pendant longtemps et des risques à y avoir, des chaînes d
12:16'approvisionnement
12:17et des délais sur les livraisons qui impactent l'inflation sur les produits mais aussi l'inflation sur les services.
12:23Donc la Banque Centrale aujourd'hui fait son travail.
12:26Oui. Alexandre ?
12:27Non je pense qu'effectivement de toute façon elle n'avait pas bien le choix de remonter ses taux
12:32et elle le fait en connaissance de cause.
12:34Et effectivement l'inflation c'est sa target, c'est sa mission.
12:39Après ce qui est intéressant c'est que même si elle a baissé les potentialités de croissance sur cette année
12:45et l'année prochaine
12:46pour l'instant elle n'est pas si défaitiste que ça sur la croissance européenne.
12:50D'ailleurs même alors qu'il y a quand même des chiffres prospectifs qui sont quand même en détérioration.
12:56Mais elle dans son mindset la croissance n'est pas un sujet.
13:01La croissance sera un sujet peut-être en fin d'année et là elle se posera la question
13:06parce qu'il y a une partie quand même de l'inflation qui est liée à cette croissance
13:11et là elle pourra baisser certainement en 2027.
13:14Je pense que toute la hausse qui est faite là c'est véritablement d'éviter un désancrage d'inflation
13:19et surtout une hausse des taux, une hausse de taux longs qui serait peu gérable.
13:24En fait il faut bien comprendre que la BCE essaie de gérer les taux longs aussi
13:27via les anticipations d'inflation évidemment mais le risque il est véritablement sur les taux longs.
13:32En tout cas ne pas monter ses taux face à ce choc de prix
13:37même si c'est effectivement un choc d'offre généré par une crise que la BCE ne maîtrise pas.
13:42Ne pas monter ses taux c'est prendre un risque sur les parties longues de courbe.
13:45C'est prendre un risque sur les parties longues, c'est prendre un risque d'être en retard
13:48et de faire comme en 2022, de réagir très très violemment avec du retard.
13:52On ne peut pas reprocher à la BCE de ne pas avoir agi en 2022 en disant qu'elle a
13:56trop attendu
13:56et là de dire qu'elle n'attend pas assez.
14:00Donc en fait là elle pense évidemment à ce qu'elle a fait en 2022
14:04et elle est un peu plus proactive.
14:05C'est la première grande banque centrale à augmenter ses taux depuis finalement les événements en Iran.
14:11Donc elle prend la main.
14:12Ce qui est intéressant c'est de savoir ce que ça va faire sur les autres bandes centrales,
14:16comment elles vont suivre.
14:17C'est vrai que pour la Fed ça va être compliqué, baisser les taux ça ne l'est pas,
14:21mais d'avoir un discours très accommodant.
14:23Et peut-être que même aux Etats-Unis, le risque sur la hausse,
14:27les taux longs sont bien plus importants que chez nous.
14:31Donc je me rappelle, Trisha disait souvent, la BCE doit être une encre.
14:36Et en fait, la BCE finalement, c'est une encre effectivement monétaire dans le monde
14:42et avec cette prudence en tout cas, et d'éviter d'avoir des réactions trop épidermiques.
14:48On ne parle pas d'un cycle de hausse de taux, Claudia, à ce stade-là ?
14:52Non, nous ne sommes pas en 2022 où on partait d'un niveau des taux qui était négatif
14:55et puis on refasait tout le cycle monétaire.
14:57Aujourd'hui, on a un niveau des taux de 25, donc on n'est pas négatif.
15:02Ce n'est pas un tournant monétaire ?
15:03Non, ce n'est pas un tournant monétaire, c'est un ajustement pour essayer de réduire les attentes d'inflation,
15:08sachant que la politique monétaire, sur un choc d'offres,
15:12n'ajuste pas forcément l'inflation à la baisse de manière immédiate.
15:15Mais c'est un impact sur la croissance, donc moins des demandes,
15:19et donc les attentes d'inflation qui vont baisser.
15:21Mais on n'est pas parti pour 200 points de base de hausse de taux.
15:24Ce qui est intéressant quand même, il y a une forme de décorrélation,
15:27ou en tout cas de désynchronisation entre le moment dans le passé récent
15:31où la BCE a pu monter ses taux et le rythme de la croissance.
15:34C'est-à-dire que la BCE commence à monter ses taux en 2022 jusqu'à 2023,
15:40et c'est au moment presque où la BCE commence à monter ses taux
15:44qu'on a un point bas en termes de dynamique de croissance,
15:46et au Q4 2022, et qu'à partir de ce moment-là,
15:50tout au long de 2023, la croissance de la zone euro
15:53ne cesse de se raffermir, alors même que la BCE continue
15:57de monter ses taux jusqu'au pic de septembre 2023.
16:00Mais c'est intéressant, parce que quand même...
16:01On a l'impression qu'il y a une décorrélation désormais
16:03entre le pilotage des taux directeurs de la BCE
16:06et la dynamique de croissance,
16:08qui n'est pas uniquement guidée par le réglage de politique monétaire.
16:11La dynamique de croissance en Europe, après conflit, était plutôt bonne.
16:14On avait un mois de janvier et février,
16:16qu'ils étaient très bien orientés,
16:18même on attendait une réaccélération de la croissance.
16:21Donc je pense qu'elle le fait au bon moment.
16:24Parce que, pour l'instant, l'impact de la hausse du prix du pétrole
16:28est peu visible.
16:29En fait, même si les indicateurs avancés sont mal orientés,
16:34les données macroéconomiques réelles restent assez résilientes.
16:37Et puis je pense qu'il y a une différence très importante
16:40entre aujourd'hui, 2022 et 2023.
16:43C'est que, en 2022, la Banque centrale avait des taux négatifs
16:47et un niveau d'inflation qui était déjà très élevé.
16:50Aujourd'hui, on a un niveau des taux qui est positif
16:52et un niveau d'inflation qui est bien inférieur au niveau qu'on avait en 2022.
16:56Donc il y a des différences.
16:58Ça va être un cycle monétaire très court.
17:02Nous, on attend deux hausses des taux.
17:04Une à le mois de juin.
17:05La prochaine à le mois prochain déjà.
17:07Donc on va faire tout en même temps.
17:11Beaucoup attendent septembre.
17:12J'ai l'impression que ça va bouger après le meeting du jour.
17:15Un juillet est peut-être plus live que ce qu'on imagine.
17:17Nous, on a un juillet sur la table.
17:19Le marché avait une probabilité très faible.
17:22Là, pour le mois de juin.
17:22J'entends, 23 juillet.
17:23Voilà.
17:24Bon.
17:26Le coût économique, d'une à deux hausses de taux,
17:29c'est un coût économique qui sera acceptable, gérable pour l'azone euro.
17:34C'est un coût économique qui sera acceptable si on ne va pas au-delà.
17:37Ça ne nous met pas en récession ?
17:38Non.
17:38Non, mais pour poser la question.
17:40Ça nous risque.
17:43En tout cas, une hausse ne nous met pas en récession.
17:45Deux hausses, on verra les conditions actuelles de marché.
17:47S'il y a une dégradation et si le pétrole remonte.
17:50En fait, tout ça est lié au prix du pétrole.
17:52Donc c'est compliqué de savoir s'il va être à 120 ou à 80 en fonction de ce que
17:56va faire Trump et les Iraniens.
17:59Ce qui est certain, c'est que l'impact, il est à 12-18 mois quand même.
18:02C'est ça le problème de la Banque Centrale Européenne.
18:04C'est-à-dire que cette hausse des taux aura un impact réel dans l'économie à 12 mois.
18:09Donc elle est toujours un peu...
18:11Sauf si elle est effacée entre-temps.
18:13Sauf si elle est effacée entre-temps.
18:14La BCE est aussi agile que ce qu'on peut espérer.
18:16Donc là, elle gère les marchés ou du risque sur les marchés avant de gérer l'impact sur l'économie
18:23réelle.
18:23C'est assez certain.
18:24Il faut avoir aussi en vue que 2027 sera une année de transition du pouvoir aussi à la Banque Centrale
18:30Européenne
18:31avec des mandats qui arriveront à échéance et pas des petits mandats puisqu'on parle notamment celui de Christine Lagarde.
18:37Ça peut aussi interférer ou en tout cas troubler le jeu de la politique monétaire.
18:43Laurent, quand on parle de l'analyse des entreprises,
18:47est-ce que la décision de la BCE aujourd'hui change quelque chose du point de vue opérationnel
18:53pour les entreprises qui opèrent en Europe ou plus largement dans le monde ?
18:58En tout cas, cette question, c'est que nous, quand on discute avec ces entreprises,
19:02on voit l'inflation arriver dans le système.
19:03Il n'y a pas de sujet.
19:04C'est-à-dire que la plupart nous disent, notamment dans la partie industrie et B2B,
19:09dès le mois d'avril, elles montaient les prix.
19:11Avril, mai, ça continue.
19:13Et elles nous disent, quasiment toutes, on a été un peu attentistes en 2022.
19:17On s'est fait avoir.
19:19On ne va pas se faire avoir de nouveau.
19:21Entre-temps, on a un petit peu changé nos clauses dans les contrats, etc.
19:24C'est plus facile de monter les prix et donc on le fait.
19:27Donc c'est sûr que l'inflation arrive dans le système et on le verra sur le deuxième semestre.
19:31On ne l'a pas vu, et c'est le lot de feedback qu'elles nous donnent dans leurs coûts
19:35sur le premier trimestre,
19:36à la fois parce que le conflit a démarré pour le mois de mars,
19:40et deux, parce qu'elles ont des clauses sur leur contrat d'appréciation de demande qui durent 4-5 mois.
19:44Donc on attend le renouvellement.
19:46Mais c'est sûr que le thème arrive.
19:47Donc dans ce sens-là, ça justifie ce qu'a fait la BCE.
19:50Après, moi je trouve que la position de la BCE est très compliquée,
19:52parce qu'il y a cette croissance qui est quand même un peu anémique.
19:56Et elle a dit effectivement, on monte les taux,
20:00mais parce que je ne suis pas inquiète sur la croissance,
20:02mais elle ne va pas nous dire qu'elle est inquiète sur la croissance.
20:05Parce que sinon, ça terroriserait le marché de monter les taux au moment où la BCE est inquiète sur la
20:08croissance.
20:08Donc on verra bien ce que ça donne.
20:10Mais le fait est que nous, ce qu'on voit en Europe, quand on parle aux entreprises,
20:13là je ne parle plus de l'inflation, je parle de la croissance,
20:15il y a, un peu comme aux Etats-Unis, mais dans une proportion moindre,
20:19tout ce qui est infrastructure, data center, énergie,
20:23booming aux Etats-Unis en bonne croissance en Europe,
20:26et ça cache le reste de l'économie,
20:29notamment tout ce qui est industrie lourde, chimie, automobile, etc.,
20:32qui reste sinistré en fait.
20:35Construction, ça repart moins que ce qu'on espérait.
20:38Et ça, les taux pour le coup ne vont pas aider.
20:40Rappelez-vous le narratif de fin d'année, c'était 2026,
20:44c'est bien parce qu'il y a le plan allemand,
20:45et tous les pays nous disent que la construction commence à repartir,
20:48qu'il y a un gros pan de l'économie.
20:49Bon, le feedback qu'on a eu récemment, c'est que la construction,
20:52elle est un petit peu décalée quand même.
20:54Donc le feedback des entreprises, nous, nous incite à être plutôt prudents en fait.
21:00D'autant plus que, comme on le disait, plus le conflit dure,
21:03plus la probabilité que l'économie ralentisse, voire en récession, augmente.
21:06Oui, c'est vrai que ce cycle d'investissement, alors très fort, très puissant aux Etats-Unis,
21:11mais qu'on retrouve aussi en Europe dans une certaine mesure,
21:13il y a des thèmes liés à la souveraineté qui impliquent des investissements importants,
21:17vous dites, ça masque quand même de plus en plus les fragilités,
21:20les vulnérabilités de nos économies.
21:22C'est vrai aux Etats-Unis aussi, quand vous regardez les autres secteurs,
21:24ils ne vont pas forcément très bien, c'est assez morose.
21:26D'ailleurs, il y a des gens qui vous disent, il y a des étudiants qui vous disent
21:28que l'essentiel de la croissance américaine en ce moment
21:30est tiré par les investissements en data center, etc.
21:33Et ce n'est pas faux, si vous regardez les cinq hyperscalers,
21:38ils vont dépenser, nous on estime, il y a un cas de figure
21:42où ils dépensent à minima 6 000 milliards de dollars sur les cinq prochaines années.
21:48Donc le PIB américain, c'est 30 000 milliards, ce n'est pas rien en fait.
21:53Et c'est même beaucoup plus que ce qui a été dépensé à l'époque
21:56quand on a déployé la fibre.
21:57Si vous remettez la fibre de l'époque en DTMT en dollars d'aujourd'hui,
22:02on parle de 800 milliards sur un cycle de 7 ans,
22:05c'est ce qu'ils vont dépenser en 2026 seulement.
22:08Donc il y a des gros années.
22:10Et donc ça, ça cache beaucoup d'autres choses en fait.
22:12Et c'est vrai en Europe et même en Chine,
22:15le feedback des entreprises européennes sur la Chine,
22:18c'est que ça reste fragile.
22:20Il y a des petits segments pareils, infrastructure, énergie, qui vont mieux.
22:23Tout ce qui est immobilier, construction, c'est toujours compliqué.
22:26Et consommateur, à part, et ils sont tous d'accord aux Etats-Unis,
22:30en Europe et en Chine, que le très haut de gamme fonctionne bien.
22:32Mais le reste, c'est les moyens.
22:35Morose quoi, morosité.
22:36Alexandre ?
22:37Non, pour alimenter ce qui vient d'être dit
22:41et mettre en parallèle la BCE ou la Banque Centrale,
22:45en fait on est dans des économies en cas
22:46qui sont impossibles à gérer pour les banques centrales.
22:48Enfin, on ne peut pas demander aux banques centrales
22:52de réagir et de préparer tous les mots.
22:53C'est difficile de trouver la décision optimale.
22:56Effectivement, si la BCE ne baissait pas ses taux et montait,
22:59ça ne profiterait pas aux économies sinistrées.
23:02Enfin, je veux dire, ça profiterait encore à un effet de levier sur l'IA.
23:05Donc en fait, les banques centrales n'ont pas une capacité,
23:10effectivement, d'agir.
23:11Et ce qui est intéressant dans le discours de Christine Lagarde,
23:15c'est de dire que finalement la croissance,
23:16ce n'est pas le sujet de la Banque Centrale,
23:17c'est les Etats, c'est l'investissement,
23:20c'est la hausse de la productivité, c'est les entreprises.
23:23On a trop eu l'habitude d'avoir la Banque Centrale
23:26qui a redonné de la croissance par la baisse des taux.
23:29Et en fait, c'est une erreur depuis 2009,
23:32en tout cas, c'est une habitude que les marchés et l'économie ont eues.
23:34Mais en fait, la Banque Centrale n'est pas faite pour injecter...
23:36Une de ses premières recommandations à l'occasion de cette conférence de presse encore,
23:40aux Etats, c'est désensibilisez-vous au maximum de l'énergie fossile.
23:45Bien sûr.
23:46Créer cette résilience énergétique,
23:48et à ce moment-là, on n'aura plus de problème, nous,
23:51à faire face à un choc énergétique
23:55si on est en maîtrise de notre production d'énergie
23:58et des prix qui vont avec.
24:00Je trouve que c'est très intéressant,
24:01parce que malheureusement, les politiques keynésiennes ne fonctionnent plus
24:04compte tenu du montant des dettes qu'il y a sur les bilans de l'État.
24:07Donc, effectivement, aujourd'hui, on devrait se trouver dans la situation
24:12où la Banque Centrale augmente les taux d'intérêt
24:15et les États interviennent avec une politique contre-cyclique,
24:19en fait, en enjettant, en faisant des investissements,
24:22avec ces subventions, on l'a fait en 2022.
24:25On ne peut plus le faire aujourd'hui.
24:26Quand on regarde les mesures apprises pour faire face à la hausse,
24:29du prix de l'énergie, elles sont ridicules.
24:32Mais il n'y a plus de moyens.
24:33Non, exactement.
24:34Ce qui, d'ailleurs, permet à la BCE de se dire
24:38une à deux hausses de taux seront suffisantes
24:40parce qu'il n'y aura pas ce degré d'accommodation budgétaire
24:43qu'on a pu avoir en 2022, et je ne parle même pas de 2020.
24:47Tiens, à propos de ces références,
24:49je voyais que sur la première partie de l'année,
24:51sur les six premiers mois quasiment de l'année 2026,
24:54les grandes nations, alors là je parle des émissions d'obligations souveraines,
24:56les grands États ont déjà émis plus
25:00que sur les six premiers mois de 2020,
25:02qui était quand même l'année pandémique.
25:04Alors il y a eu l'ensemble de l'année 2020,
25:06mais sur les six premiers mois en tout cas,
25:08on a déjà plus émis de dettes souveraines cette année qu'en 2020.
25:12Oui, on est à plus de 500 milliards,
25:14et il y a encore pratiquement 500 milliards à venir
25:16sur la deuxième partie de l'année.
25:18Donc à Italie, France, Allemagne, maintenant nous,
25:21qui sont les gros émetteurs.
25:22Et à cela s'ajoutent les entreprises.
25:24C'est ce que vous disiez aussi, Cléodien,
25:26on en discutait avant,
25:27mais les entreprises, c'est déjà deux fois plus que les États.
25:29On est déjà à 1 000 milliards d'émissions obligataires
25:32dans le secteur technologique.
25:33Et ça nous dit quoi ?
25:34La capacité du marché à absorber ces montants aujourd'hui ?
25:38On va faire lien avec l'IA et avec le financement des CAPEX.
25:41La demande est colossale.
25:42On regarde à tous les acteurs,
25:44que ce soit l'assurance ou que ce soit des investisseurs privés.
25:48En fait, vous avez des rendements qui sont super intéressants.
25:51Le portage, en fonction que vous soyez sur une obligation souveraine,
25:57une obligation corporate entre 3,5 et 4,5.
26:00Parfois, on a même des sociétés américaines
26:02qui viennent faire des missions en aéros
26:04et donc vous avez encore un portage additionnel.
26:07Donc en fait, vous ne voulez pas prendre du risque.
26:10Aujourd'hui, vous avez le marché obligataire
26:12qui ne performe pas très bien
26:14parce qu'il y a de la volatilité,
26:15parce que forcément, les rendements obligataires...
26:17La duration, ça reste compliqué quand même.
26:19Voilà, la duration reste compliquée,
26:20mais si vous êtes sur des durations 4, 5, 6,
26:24et puis vous avez des bons émetteurs,
26:26vous avez un portage qui est intéressant pour cette année.
26:29D'accord avec ça, Alexandre.
26:31L'univers crédit, ça reste quand même un socle
26:34et un risk-reward intéressant dans ce monde un peu incertain.
26:39C'est certain, et ce qui vient d'être dit,
26:41c'est que les rendements sont quand même extrêmement intéressants
26:43face finalement à des espérances de gains sur les marchés actions
26:46qui ne sont pas si loin que ça à long terme.
26:48Je veux dire, là, on a eu la bulle de l'IA.
26:50Si on enlève des marchés actions l'IA,
26:54on n'est pas très loin de ces rendements,
26:56voire même les rendements actions sont moindres que ceux-là.
27:00Donc sur des durations, quand vous avez des passifs un peu longs,
27:02on parlait des fonds de pension des assureurs,
27:04effectivement de rajouter de la duration avec des rendements
27:07autour de 4, 5, 6 %, c'est tout à fait justifiable.
27:12La seule chose, c'est qu'effectivement, ce qui devient compliqué,
27:15c'est que sur les actions, finalement, les flux vont surtout sur l'IA
27:18et finalement, les augmentations de capital
27:21ou les demandes de capitaux sont sur l'IA.
27:23Et progressivement, c'est aussi sur le crédit.
27:26Donc en fait, quand vous avez des portefeuilles actions, actions, obligations...
27:30Oui, on a l'IA des deux côtés.
27:31Vous avez l'IA des deux côtés.
27:32On a l'IA partout.
27:32Oui, mais bon, ça, c'est l'ère du temps.
27:34Il fut un temps, l'IA, enfin, sur le côté...
27:36Et les infrastructures.
27:37Et les infrastructures, donc en fait, dans un portefeuille ultra diversifié
27:40en termes d'actifs, actions, obligations, un peu internationales,
27:44en fait, vous avez un pourcentage en budget de risque lié à l'IA
27:48qui devient ultra concentré.
27:50Et donc là, l'IA, finalement, drive toute la notion de l'investissement.
27:57Bon, Laurent, il y aura eu, alors dans cette grande séquence,
27:59il y a eu le moment TchadJPT novembre 2022, il y a eu le moment DeepSik janvier 2025.
28:05Et donc, il y aura demain, le 12 juin, le moment SpaceX.
28:09Vous avez regardé un peu en détail le cas d'investissement.
28:13Qu'est-ce qui a attiré votre regard s'agissant de SpaceX spécifique ?
28:17Qu'est-ce qu'on achète si jamais on décide et on a la chance d'être servi pour participer
28:23à l'opération, par exemple ?
28:24Non, mais on a regardé parce que SpaceX casse un peu tous les codes, en fait.
28:29Déjà, la taille, comme vous disiez en début d'émission, ça casse tout ce qu'on a vu historiquement.
28:36Ça casse un peu les repères de marché avec cette structure de l'introduction en bourse
28:41où il y a une très grosse part qui est donnée aux particuliers.
28:45et ça casse le système au sens de la gestion passive avec cette entrée accélérée dans le Nasdaq 100.
28:52Et en fait, moi, je pense que ce qui se passe là, c'est que la valorisation d'un point
28:56de vue,
28:56et on va y revenir après, mais je pense que la valorisation d'un point de vue rationnel, institutionnel,
29:00n'a pas beaucoup de sens, en fait.
29:02Donc, pour avoir du papier et faire que ce soit un succès,
29:06en fait, votre sujet, c'est comment je fais pour trouver des acheteurs qui sont insensibles au prix ?
29:09C'est un peu ça.
29:10Et finalement, il y a trois types d'acheteurs, il y a les institutionnels, les particuliers et la gestion passive.
29:15Et dans ces trois, il y a deux acteurs qui sont insensibles au prix.
29:18C'est le particulier, parce qu'il n'a pas fait une valorisation humaine,
29:20de toute façon, il achète un petit peu Elon Musk et son track record, etc.
29:24Et la gestion passive.
29:25Et donc, on s'est organisé pour que ces deux acheteurs-là soient beaucoup plus gros
29:28qu'ils n'ont jamais été dans l'opinion d'introduction en bourse avant.
29:30C'est 5% de flottants et quasiment 30% réservés aux particuliers.
29:33Voilà. Et si on rajoute, donc ils vont rentrer dans le Russell et le Nasdaq 100 sur les 15 jours
29:38qui viennent,
29:39il y a un cas de figure où c'est encore 15-20 milliards.
29:41Donc, sur une IPO de 75 milliards, c'est encore 20%, etc.
29:45Donc, tout est bien organisé pour que ça se passe bien,
29:48alors que la variation n'a pas beaucoup de sens.
29:50Et la variation, elle défie l'entendement aussi.
29:53C'est-à-dire que pour vous donner une idée,
29:55donc là, c'est 1 800 milliards de dollars,
29:57donc c'est à peu près 95 fois le chiffre d'affaires de l'année dernière en tout cas.
30:01Et 95 fois, bon, ça paraît beaucoup,
30:03mais finalement, ce qu'on a regardé, par exemple,
30:06c'est que vous regardez, donc, vous prenez la bulle TMT.
30:09On s'accorde pour dire que c'était la grande bulle de valorisation des dernières années.
30:13Et vous prenez, à l'époque, les entreprises qui avaient, on va dire,
30:17entre 5 et 20 milliards de dollars de chiffre d'affaires,
30:18un peu comparable à la spécifique, d'accord ?
30:20Donc, à l'époque, vous trouvez Microsoft, Cisco, Alcatel, Lucent, Nortel, Qualcomm.
30:26Et vous regardez, donc, au pic, ces sociétés,
30:30vous dites combien le valait le chiffre d'affaires, à peu près ?
30:32Ben, on tournait entre 20, 25, 30 fois.
30:35Donc là, on n'est pas 10% de plus que le plus gros pic qu'on ait jamais connu.
30:38On est 4 à 5 fois ce chiffre-là.
30:40Multiple, multiple de ça.
30:41Et effectivement, on pourrait dire qu'en plus, à l'intérieur de ça,
30:44il y a la connectivité, l'espace et X&I.
30:48Et donc, si vous essayez de valoriser à peu près raisonnablement
30:52la partie connectivité, même en mettant 20, 25 fois chiffre d'affaires,
30:55donc sur l'époque, vous retrouvez quand même implicitement
30:57à 400 fois chiffre d'affaires sur X&I.
30:59Donc, c'est quand même des gros montants.
31:01Et quand, vous savez, quand il y a une étude d'une banque d'affaires américaine
31:05qui estime que, pour justifier la valorisation proposée,
31:10X&I va passer de 3 milliards à 300 milliards de chiffre d'affaires en 5 ans,
31:15alors, pareil, pour mettre en perspective,
31:17il y a deux entreprises de technologie américaines
31:20qui ont réussi à faire ça,
31:21qui sont probablement les deux plus belles success stories,
31:23qui sont Alphabet et Apple.
31:25Ça a mis 25 ans à Alphabet et 40 ans à Apple.
31:28Et là, on va le faire en 5 ans.
31:30Sachant que, pour l'instant,
31:31Grosse va quand même avec un désavantage par rapport à Anthropik et OpenAI.
31:34On manie des montants et des échelles de temps
31:37qui n'ont plus rien à voir avec la construction
31:39de cette création de valeur qu'on a vue chez Apple.
31:41Mais ça, c'est juste pour justifier la valorisation.
31:43C'est même pas pour gagner de l'argent,
31:45c'est juste pour ne pas en perdre.
31:46Alors, ils ont des contrats, Anthropik, Google,
31:49ont signé des contrats de location de data center.
31:52C'est de l'ordre du milliard par mois ?
31:54Avec, vous pouvez quand même dénoncer le contrat tous les 90 jours.
31:58Donc, il y a quand même un cas de figure.
31:59Enfin, c'est pareil, ça a été bien organisé.
32:01Un peu comme un Didier et OpenAI.
32:03Un jour, on signe et puis après, on dit,
32:05oui, non, mais finalement, c'est un engagement,
32:07mais on ne s'est jamais vraiment engagé.
32:08Ce qui est vrai, c'est qu'avec ces deux contrats-là,
32:12votre 95 fois sur le chiffre d'affaires passe à 40 fois.
32:15Bon, ça reste quand même deux fois à l'époque,
32:17mais c'est la plus digestible.
32:20Donc non, je pense que ça casse tous les codes.
32:22Rien que pour ça, c'est intéressant.
32:24Et après, ça amène à un autre thème qui est vrai,
32:26c'est sur le financement.
32:27Et donc là, il y a quand même un vrai changement de paradigme,
32:29parce qu'on a eu les cinq premières années de Tchad GPT,
32:33enfin de l'IA, on va dire,
32:34en prenant Tchad GPT comme départ.
32:36Oui, il y a génération.
32:37C'était super pour l'actionnaire
32:38parce que c'était une croissance
32:40qui était autofinancée par le cash flow
32:41et qui était même relative
32:43parce que comme elle a racheté leurs actions
32:44et qu'il n'y avait pas d'émissions,
32:46en fait, le nombre d'actions en circulation baissait.
32:49Et là, on est en train d'inverser la tendance.
32:51Elles rachètent moins d'actions
32:52parce qu'elles ont moins de cash flow.
32:53Les investissements augmentent.
32:54Nous, si on prend les cinq gros,
32:56on pense qu'ils avaient 200 milliards de cash flow les dernières.
32:59ils en auront quasiment zéro cette année.
33:00Donc, ils ne peuvent même plus financer le dividende.
33:03Donc, elles baissent les rachats d'actions
33:04et en même temps, on a OpenAI, Anthropic,
33:07SpaceX qui arrive et d'autres.
33:09Et on voit bien qu'ils se pressent tous au portier.
33:10C'est-à-dire qu'Anthropic a faillé la semaine dernière,
33:13OpenAI vient de failler aussi.
33:14Google en profite pour lever.
33:16Alphabet, l'F45.
33:17Meta va y aller aussi parce qu'il faut bien.
33:19Donc, ça, ça change complètement.
33:21Ça, ça va être intéressant de voir.
33:23Alors ça, estimation Goldman Sachs,
33:25on verra à la fin de l'année.
33:26Mais pour la première fois depuis plus de 20 ans,
33:28on aura peut-être une offre nette d'action
33:30sur le marché américain, positive ou flat,
33:33alors qu'elle a été négative depuis plus de 20 ans.
33:37On avait ce phénomène d'attrition de la cote
33:38qui a quand même, j'imagine,
33:40été un soutien structurel à la hausse des marchés, Laurent.
33:44Bien sûr.
33:44Donc, on change de monde de ce point de vue-là.
33:45Oui, on change de monde.
33:46D'équilibre en tout cas.
33:47Il y a un peu plus sur ce segment de l'IA, c'est sûr.
33:49Et SpaceX tout seul, c'est déjà quasiment...
33:52Si vous prenez le marché des IPOs américaines sur 5 ans,
33:55c'est 40-45 milliards par an.
33:57Donc, SpaceX tout seul...
33:58De lever de fonds.
33:58Oui, de lever de fonds.
33:59C'est déjà presque deux fois.
34:01Et SpaceX plus les trois autres ou les deux autres,
34:03on est à moins de 200 milliards.
34:05Oui, c'est ça.
34:05C'est cinq fois le marché actions.
34:07Donc, c'est quand même gros.
34:09On va voir comment ça se passe.
34:11Alexandre ?
34:12Non, mais si en plus, vous comptiez les rachats d'actions,
34:14les rachats d'actions, je crois qu'on en a à peu près
34:15à 1 000 milliards par an.
34:16C'était 1 000 milliards par an.
34:171 000 milliards par an.
34:17Donc, si ça devient effectivement...
34:20Si ça ne l'est plus, il y aura une offre sur le marché
34:25beaucoup plus importante.
34:26Et donc, avec des taux d'intérêt plus élevés,
34:29il y a moins de leviers en plus.
34:30Donc, effectivement, on aurait pu compenser ça par le levier.
34:32Mais en fait, finalement, il va aussi être en attrition.
34:37Donc, il y aura moins d'attraits pour le marché actions
34:40de manière naturelle par rapport au marché obligataire.
34:44Ça, c'est le reflet de ce cycle d'investissement,
34:47de ce cycle de capex qui peut bouleverser cet équilibre
34:51effectivement entre l'offre et la demande
34:52sur un marché comme le marché américain, Claudia.
34:55Vous avez un besoin des calculs qui va être multiplié par 5
34:58dans les 5 ans à venir.
35:00Donc, en fait, vous avez besoin d'investissements qui sont massifs.
35:05C'est quand même très intéressant.
35:06Il y a deux points, moi, que je trouve assez intéressants.
35:10Le premier, c'est le fait qu'on investissait en cash.
35:13Donc, on utilisait du cash qui était disponible.
35:16Donc, on faisait beaucoup de rachats d'actions.
35:18On a remplacé le rachat d'actions en partie pour investir en capex.
35:21Et depuis quelques mois, en fait, on a des émissions obligataires
35:24qui sont représentées à 70% par des sociétés du secteur technologique
35:28avec des spreads sur le segment qui s'est allergi un tout petit peu.
35:31Donc, c'est ça, c'est plutôt intéressant.
35:32Ça commence à peser, quand même.
35:34On voit au rachat, les spreads au rachat s'allergient beaucoup.
35:37C'est un peu spécifique aussi.
35:39C'est l'outlineur de la bande, on va dire.
35:40Mais on voit qu'effectivement, il y a ce mouvement.
35:42Et le deuxième, on n'avait pas eu des remettations des capitales depuis très longtemps.
35:46Et aujourd'hui, on commence à avoir des remettations des capitales.
35:50Ce qui, voilà, ça fait un peu réfléchir plus les IPOs.
35:54Donc, on sent que c'est un marché qui va peut-être continuer à monter.
35:57Parce qu'on a effectivement ces investissements.
36:00Certaines sociétés qui vont profiter davantage, c'est les sémiconducteurs.
36:04Et un marché qui devient de plus en plus concentré.
36:07Parce que même au sein du secteur technologique, depuis le début de l'année,
36:10c'est les sémiconducteurs qui font très bien.
36:12Et les softwares qui sont très en retard.
36:14Donc, ces mouvements continuent à bénéficier encore à un nombre limité des valeurs
36:18qui se valorisent.
36:20Et qui publient des résultats qui sont très bons.
36:23Et puis, des autres sociétés qui sont un peu dans la course
36:28à essayer de pouvoir être suffisamment préparées
36:31pour gagner cette course à l'intelligence artificielle.
36:35Et donc, c'est un risque-reward qui vaut encore le coup aujourd'hui, Claudia.
36:39Parce que la question suivante, c'est est-ce que toutes ces opérations...
36:41Et encore une fois, Alphabet Google, 85 milliards.
36:44Je me souviens, je suis assez vieux pour me souvenir de Tesla,
36:47le vent coup sur coup, 5 milliards.
36:50Je crois que c'était post-Covid, peut-être 2021.
36:53Deux augmentations de capital de 5 milliards.
36:54Le patron de Volkswagen dit, mais 5 milliards,
36:56mais c'est notre free cash flow disponible sur l'ensemble d'un exercice.
37:00Vous vous rendez pas compte.
37:01Là, on parle de 85 milliards de levées de fonds.
37:04Je me souviens de cette discussion au début d'année.
37:06Est-ce que c'est le moment pic, un peu, de la hype et le pic boursier de l'IA
37:12?
37:12Est-ce que ça peut être là maintenant ?
37:13Ou est-ce qu'on n'a pas encore les arguments pour le dire ?
37:16Alors, moi, au début d'année, on a eu cette discussion.
37:19Et j'avais dit, il y a encore à la marge.
37:21Aujourd'hui, on a réduit quand même nos expositions au secteur technologique.
37:26On a réduit la position au secteur technologique américain il y a quelques semaines.
37:30Et on a réduit le secteur technologique européen ce matin.
37:34Donc, en fait, dans certains cas, les valorisations deviennent plus élevées qu'en 2021.
37:41Et il y a ces petits signaux, émissions obligataires,
37:45augmentation des capitales, IPO qui arrive sur le marché,
37:47qui indique un certain sort-chef.
37:49Maintenant, ça peut continuer comme ça pendant encore très longtemps.
37:52Parce qu'il y a la demande.
37:55Les investisseurs veulent des sociétés liées à l'intelligence artificielle.
37:59Donc, ça peut continuer.
38:00Mais nous, quand on gère du patrimoine,
38:03on est plutôt dans la réduction du risque et de la volatilité.
38:07Et donc, on préfère réduire les positions.
38:09On est présent encore, mais on prend un peu de profit.
38:14Pas autant que vous avez pu l'être dans un passé encore récent.
38:17Mais on est beaucoup plus diversifié qu'il y a quelques-uns.
38:20La question du PKI, évidemment, elle est un peu marketing.
38:23Laurent, mais elle est quand même intéressante.
38:25Et comment vous voyez évoluer le thème IA ?
38:28Parce qu'on le voit.
38:29Alors, il y a un peu plus de volatilité depuis une semaine.
38:30Puis, c'est un thème mouvant.
38:32C'est-à-dire que les Mag7 font bien,
38:35mais ne font pas mieux que le marché aujourd'hui.
38:37Et on voit que l'enthousiasme, la hype,
38:39se déplace sur des segments plus étranglés,
38:44plus Paris aussi sur l'avenir.
38:46Space X étant un exemple, par exemple.
38:48Je pense qu'on mûrit dans la thématique.
38:51C'est-à-dire qu'on a eu beaucoup...
38:52Le débat se déplace, en fait.
38:54Le débat a été très croissant.
38:55Là, il devient financement.
38:57Et je pense que la prochaine étape, c'est rentabilité.
39:00Et là, ce n'est pas rentabilité.
39:01Il faut vraiment avoir des hypothèses très agressives.
39:03Quand je disais tout à l'heure,
39:056 000 milliards d'investissements...
39:06Pourquoi 6 000 milliards, d'ailleurs ?
39:07Parce qu'en fait, ils ont annoncé...
39:09Enfin, les prévisions, c'est qu'il y ait 120 gigawatts
39:11installés sur les cinq prochaines années.
39:13Et on vous dit...
39:14Vous écoutez Arthur Mensch de Mistral,
39:15il vous dit 1 gigawatt, c'est 50 milliards à créer.
39:18Mais les gens vous disent,
39:19ça va plutôt monter vers 70.
39:21Bah oui, c'était 40 hier.
39:22Aujourd'hui, c'est 50.
39:23Et ce sera demain.
39:24C'est le prix des composants qui augmente.
39:26Donc, un minima 6 000 milliards.
39:28Et quand vous dites,
39:28bon, si je veux avoir un rendement de 10 %,
39:31on va dire, voilà.
39:32Bon, ça veut dire, vous faites les calculs,
39:34c'est à peu près 3 000 milliards de dollars
39:36de chiffre d'affaires qu'il faut avoir
39:38à partir de 2030.
39:39Et 3 000 milliards de dollars, c'est quoi ?
39:41C'est par exemple 100% du budget IT,
39:45enfin, logiciel, service informatique,
39:48du monde entier.
39:49D'accord.
39:50Les budgets des entreprises dédiés à l'IT
39:52et au logiciel, c'est 3 000 milliards aujourd'hui.
39:54Ah, j'avais pas ceci.
39:55C'est pas rien.
39:56C'est...
39:57Si vous dépensez ça sans faire d'économie,
40:00juste pour comprendre,
40:01c'est que vous comprimez de 70% le résultat net
40:05des 1 300 entreprises du MSCI World.
40:07Donc, c'est pas des petits montants.
40:10Et donc, un des risques que nous, on voit,
40:11c'est pas qu'il n'y ait pas de demande.
40:13Il y a de la demande.
40:14Elle est assez exponentielle.
40:16Mais il y a probablement un sujet
40:19sur la vitesse de déploiement dans les entreprises.
40:21Nous, ce qu'on entend des entreprises, etc.,
40:23c'est qu'il y a plein de cas d'usage, etc.
40:25Ça fonctionne.
40:26Et les employés sont poussés à utiliser des tokens, etc.
40:29Il y en a qui n'ont même pas fait attention.
40:30Donc, ça leur coûte trop cher.
40:31Jusqu'aujourd'hui, t'as cramé tous tes tokens,
40:33maintenant t'arrêtes ?
40:35C'est ça qui est compliqué aussi.
40:36Il y a une forme de va-et-vient.
40:37Nous, on le déploie en interne.
40:39Et on est une petite entreprise,
40:40on est assez agile.
40:41Mais on voit que c'est pas si simple, en fait.
40:43Il faut structurer les données.
40:45Il y a des gardes-fous à poser.
40:47Il y a des systèmes informatiques
40:48à faire connecter ensemble, etc.
40:50Il y a des problèmes de fiabilité.
40:51Donc, je pense qu'il y a un cas de figure
40:53où on sous-estime un peu la vitesse de déploiement.
40:56L'arrivée sera peut-être la même.
40:58Mais si la vitesse est moins rapide,
41:01à un moment, on aura des déceptions.
41:02Donc, nous, en fait, ce qu'on fait,
41:03c'est qu'on est absent plutôt de cette thématique
41:05parce qu'on trouve qu'il y a beaucoup d'effervescence.
41:07Et on préfère voir que le soufflet se dégonfle
41:09et ensuite trouver les gains.
41:11D'autant que ce qui est très bien pour nous,
41:14c'est que l'engouement IA assèche complètement
41:17d'autres parties du marché.
41:19Donc, il y a des secteurs...
41:20Et là, il y a de l'asymétrie.
41:21On fait des investissements.
41:22Alors, qu'est-ce qu'on regarde au-delà de l'IA ?
41:23Qu'est-ce qu'on regarde au-delà de l'IA ?
41:25Nous, on a augmenté dans la santé.
41:27On a augmenté dans la consommation courante.
41:29Honnêtement, c'est des valorisations.
41:30La dernière fois qu'on les voyait, c'était 2009
41:32où à l'époque, on se disait
41:33on ne reverra plus jamais ça, quasiment.
41:35Et puis, on a fait quelques investissements sélectifs
41:37dans des entreprises
41:40qui sont de près ou de loin exposées à la thématique.
41:43Le software est perdant
41:44et tout va être détruit du jour au lendemain.
41:47Bon, là, on pense que, pour certains cas, c'est vrai.
41:49Dans d'autres cas, vous avez des fonctionnalités très protégées.
41:51Vous avez des écosystèmes, en effet, de réseau, etc.
41:54Donc, vous serez peut-être moins impactés.
41:56Donc, on fait certains investissements.
41:57Mais aujourd'hui, la qualité intrinsèque du portefeuille
42:00n'a jamais été aussi élevée depuis 15 ans.
42:02Et on reste à 12-13 fois les bénéfices seulement.
42:07Donc, il y a vraiment des choses à faire intéressantes.
42:09À court terme, vous vous dites
42:10bon, on ne sait pas ce qu'il y a de plus sexy,
42:11il faut être dans l'IA.
42:12Mais je pense que c'est là qu'on gagnera l'argent
42:14des 2-3 prochaines années.
42:15Le marché, dans les anticipations sur les hyperscalers,
42:18voit effectivement les cash flows réduits à zéro.
42:22Mais ça redécolle à partir de 2028.
42:24C'est-à-dire qu'il y a cette anticipation.
42:26Et la question, c'est est-ce qu'on sera bien
42:27sur cette trajectoire en 2028 ou pas ?
42:29Oui, parce que pour arriver à ça,
42:30si vous regardez, les anticipations,
42:32c'est très grosse croissance du chiffre d'affaires
42:34et de l'EBITDA et de la marge.
42:36Et donc, on en revient à la monétisation de cette demande
42:39et la vitesse de déploiement.
42:41Bon.
42:42C'est quand le point de rendez-vous, alors ?
42:43Pour ces questions-là, Alexandre, on ne sait pas,
42:45mais c'est devant nous, en tout cas.
42:47C'est devant nous, mais c'est vrai que,
42:49on l'a vu dans les événements géopolitiques,
42:53finalement, l'investissement,
42:54sur les trois prochaines années,
42:55il est quand même assez lisible,
42:57quoi qu'il se passe.
42:57C'est solide.
42:58Les chiffres qu'on manipule, là,
43:00sur les trois prochaines années,
43:03sauf à la marge,
43:03mais c'est des montants solides, quoi.
43:08À la marge, parce qu'on parle du secteur privé,
43:09mais ça devient un argument géopolitique
43:11aussi important que l'armée,
43:13je veux dire, face à la Chine.
43:15Non, je veux dire, on est dans une dynamique
43:17en dehors du pur marché financier,
43:18c'est-à-dire que les Américains n'ont pas le choix,
43:20ils doivent être les leaders.
43:22À côté, il y a leur principal concurrent,
43:23enfin, ennemi, qui est la Chine, qui fait...
43:25Vous vous souvenez, de la CFO d'Open AI
43:27sur une Confco, il y a quelques mois,
43:29qui fait une petite bourde en disant
43:30« Et à un moment, si on a besoin
43:32d'un backstock public pour garantir... »
43:35Et alors là, panique à bord,
43:36parce qu'évidemment, il n'avait jamais été question
43:37d'une garantie publique
43:39pour les investissements d'Open AI,
43:41mais c'est une bourde sans être une bourde.
43:43C'est implicite.
43:46C'est pour l'État américain...
43:48Ça fait partie de la puissance...
43:49Ça fait partie de la puissance américaine.
43:50Il ne faut pas oublier ça.
43:53Et puis, cette hausse des marchés,
43:55alors, sans parler de complot, etc.,
43:58mais pour Trump, il y a un effet richesse...
44:00Non, mais il y a un effet richesse
44:02qui est un espèce de rêve américain,
44:05un effet richesse qui doit encore perdurer,
44:08attirer encore les investissements
44:09de manière assez importante.
44:11Donc, tout est fait, en tout cas,
44:12sur l'ère Trump, et même l'IPO du SpaceX,
44:15tout est fait pour que ça fonctionne.
44:17On en parlait tout à l'heure,
44:18que S&P ne soit pas dans...
44:20Enfin, ne l'accepte pas dans son indice,
44:22c'est plutôt une bonne nouvelle...
44:23Pas avant un an, en tout cas.
44:24Pas avant un an, mais c'est...
44:25Ils n'ont pas réduit la période d'inclusion
44:27dans leurs indices.
44:27C'est plutôt une bonne nouvelle
44:28pour qu'on retrouve aussi des flux potentiels
44:31sur la gestion...
44:32Potentiels d'acheteurs nouveaux
44:32dans un an.
44:33Dans un an, parce que si tout avait été fait aujourd'hui,
44:35parce qu'on parle du Nasdaq,
44:36mais le S&P, c'est quand même,
44:38en termes de gestion passive,
44:40c'est quand même la majorité.
44:41Donc, là, ça aurait été potentiellement explosif.
44:43Donc, on met en place quelque chose
44:45pour que tout se passe bien.
44:46Après, il faudra penser
44:48qu'il peut encore avoir des événements
44:49qui cassent.
44:50Ce qui est aussi juste intéressant pour terminer,
44:52c'est les aspects à côté.
44:54C'est-à-dire que ce qui peut arrêter,
44:56c'est les problèmes énergétiques.
44:57Je veux dire, le Mars, ça peut s'arrêter.
44:59Il y aura des limites physiques, peut-être.
45:00Des limites physiques énergétiques,
45:01parce qu'on voit que déjà,
45:02ça impacte le consommateur,
45:03la hausse des prix, etc.
45:04Donc, c'est plutôt ça qui va arrêter,
45:06en tout cas, être le grain de sable
45:08qui peut tout casser
45:09plutôt que directement la thématique.
45:12Si on réduit,
45:13ou si on prend un peu de profit sur la tech,
45:15tout en restant présent,
45:16qu'est-ce que ça permet de faire à côté,
45:19Claudia, dans les portefeuilles ?
45:20Je suis complètement d'accord.
45:20C'est-à-dire de la santé,
45:22de la consommation,
45:23il y a certaines valeurs
45:23qui ont des valorisations à la casse
45:25qu'on n'a pas vues depuis des années.
45:27Même dans le secteur des softwares,
45:28je suis complètement d'accord.
45:29Il y a des sociétés
45:30qui ont une diversification
45:32des chiffres de fer
45:33qui est telle
45:34que l'intelligence artificielle
45:35ne l'empattera pas
45:36et les valorisations sont venues
45:37au moyen historique.
45:39Donc, en fait, selon moi,
45:40il faut être capable et courageux
45:42de pouvoir regarder
45:43les opportunités qu'on a
45:45et les mettre dans le portefeuille.
45:46Et je dirais même,
45:47si la santé ne performe pas tout de suite,
45:50c'est comme acheter de l'assurance
45:53le jour que les choses auront mal.
45:55Donc, c'est un secteur défensif
45:57qui ne coûte pas très cher.
45:59Et donc, vous avez un actif à côté
46:01qui vous permet de réduire la volatilité
46:03le jour qu'on est au pic
46:04de l'intelligence artificielle.
46:06C'est des secteurs qui peuvent changer.
46:07Laurent, allez-y.
46:08Non, là-dessus, je suis d'accord
46:09parce que j'ai dit ça aussi.
46:10Non, mais les rotations
46:11peuvent être très violentes.
46:13Nous, on a regardé,
46:14on a fait un petit exercice marrant,
46:15c'est qu'on a appris les participations
46:17qu'on a actuellement dans le portefeuille
46:18au-dessus de 2 %,
46:19donc consommation, santé, etc.
46:21Et on a regardé les entreprises
46:22qui existaient déjà en 2000
46:24pour voir ce qui se passait.
46:25Et donc, entre mars 2000,
46:27le pic du Nasdaq
46:28et l'année qui suit,
46:30juste pour vous donner une idée,
46:31le Nasdaq perd quand même 62 %,
46:33le stock 616,
46:35et ces participations-là,
46:36qui sont la vieille économie,
46:37elles montent de 46 %.
46:39Donc, vous n'êtes pas obligés
46:42de baisser avec le marché.
46:43Ce n'est pas juste de la résilience,
46:44c'est même de la performance.
46:45Je pense que quand c'est un effondrement
46:46du système financier comme 2008,
46:48tout baisse.
46:49Si ça vient d'une rotation très violente,
46:52il y a des choses qui monteront.
46:54Bon, on va suivre ça,
46:56on continue de suivre ça.
46:56Merci à vous trois
46:57d'avoir été des invités de Planète Marché
46:58ce soir.
46:59Claudia Panseri,
47:00directrice des investissements
47:01du BS France,
47:02Laurent Chauderge,
47:03membre du comité d'investissement
47:04de BDL Capital Management
47:05et Alexandre Ezez,
47:06expert en marché financier
47:08et en macroéconomie.
47:20Le dernier quart d'heure de Smartbourg,
47:21chaque soir,
47:22c'est le quart d'heure thématique.
47:23Le thème ce soir,
47:24c'est celui des banques centrales
47:26face à ce nouveau choc d'offres
47:28et face à cette série de chocs d'offres
47:30qui s'accumulent depuis plusieurs années maintenant.
47:33Et en l'espèce,
47:34nous pouvons commenter aujourd'hui
47:35la décision de politique monétaire
47:36du Conseil des gouverneurs
47:38de la Banque Centrale Européenne
47:39avec Nadia Garbi
47:40qui est avec nous à distance,
47:42en visio,
47:43économiste chez Pictet Wealth Management
47:44à Genève.
47:45Bonsoir et bienvenue Nadia.
47:48Revenons effectivement
47:48sur cette décision
47:49de la Banque Centrale Européenne,
47:50une décision qui a été prise
47:52à l'unanimité
47:52par le Conseil des gouverneurs
47:54de relever donc
47:55de 25 points de base
47:56les différents taux directeurs
47:59et le taux de dépôt
47:59qui passe à 2,25.
48:00Première hausse de taux
48:01depuis septembre 2023.
48:03Quand on a écouté Christine Lagarde
48:05lors de la conférence de presse,
48:06la présidente de la BCE
48:08réfute l'idée
48:09d'une hausse assurantielle.
48:11C'est une décision robuste,
48:13c'est une décision évidente
48:15face à ce qui n'est plus seulement un risque,
48:19ce qui est le constat
48:20d'un choc de prix
48:21qui est en train de se diffuser
48:22à l'ensemble du système Nadia.
48:26Oui, bonsoir Grégoire.
48:27C'est vrai que comme je dirais
48:28attendu, le ton en tout cas
48:30de la conférence de presse
48:31était ferme.
48:33Il n'y a pas vraiment eu
48:34de grosses surprises,
48:35en tout cas sur la décision.
48:36Effectivement,
48:37il n'y avait pas vraiment
48:38de suspense.
48:38Au fond, c'est vrai que
48:39la plupart des membres
48:41du Conseil
48:43préparaient le terrain
48:44sur une hausse.
48:45Après, quand on écoute
48:46Lagarde durant la conférence
48:48de presse,
48:49c'est vrai qu'ils a l'air
48:50très préoccupés
48:51sur ces effets
48:52de second tour.
48:53C'est vrai qu'elle a insisté
48:54sur le fait que
48:55les pressions
48:57sur les prix
48:58s'élargissent,
48:59qu'il n'y a pas
49:00vraiment d'effet
49:01de second tour
49:02à ce stade,
49:03mais qu'il reste
49:04attentif.
49:05Elle a notamment mentionné
49:07l'inflation des services
49:09qui est vrai,
49:10a surpris
49:11à la hausse
49:12au mois de mai.
49:14Mais voilà,
49:14on sent une BCE
49:15vraiment, je dirais,
49:17avec un ton
49:17très ferme
49:19sur l'inflation
49:19et au contraire,
49:20peu préoccupée
49:21sur les effets
49:23négatifs
49:23de la hausse
49:24des prix
49:25sur notamment
49:26la croissance.
49:27Et selon vous,
49:28c'est un équilibre
49:30ou un discours
49:31qui pourrait être
49:32nuancé un peu plus,
49:34Nadia ?
49:34Est-ce que par exemple,
49:35au regard des nouvelles
49:37projections du staff,
49:39quelle est votre position
49:40chez PICT West Management ?
49:41Est-ce que les chiffres
49:42qui sont avancés
49:44aujourd'hui
49:44par les équipes
49:45de la BCE,
49:46donc révision à la hausse
49:47des perspectives
49:47d'inflation,
49:48révision à la baisse
49:49des perspectives
49:50de croissance ?
49:51Dans quelles mesures
49:52l'ampleur de ces révisions
49:54vous paraît cohérent ?
49:58Oui,
49:58alors c'est vrai
49:59que si on commence
49:59par la croissance,
50:01au fond,
50:01il n'y a que très peu
50:02de révision.
50:03Alors,
50:03il y a effectivement
50:04cet effet lié
50:06à l'Irlande
50:06avec la révision
50:07à la baisse
50:08du premier trimestre.
50:09Mais même si vous regardez
50:10le profil
50:11pour les prochains trimestres,
50:13on ne voit pas vraiment
50:14de gros chocs.
50:16qu'on a juste
50:17dans un des scénarios
50:18le plus négatif
50:20un trimestre
50:22de construction.
50:24Mais à part ça,
50:25on sent que l'effet
50:27est relativement,
50:28je dirais,
50:29léger sur la croissance.
50:31En ce qui concerne
50:32l'inflation,
50:32c'est vrai qu'on a
50:33cette inflation globale
50:34qui revient
50:35à la cible
50:36au deuxième semestre
50:38de 2027.
50:39mais l'inflation sous-jacente
50:41reste tout de même
50:42relativement élevée
50:43pour 2026 et 2027
50:46où on est en moyenne
50:48à 2,5%.
50:49Donc,
50:50voilà,
50:50on sent tout de même
50:51que la BCE
50:52voit,
50:53je ne dirais pas forcément
50:54des effets forts
50:56de second tour,
50:57mais tout de même
50:57un environnement
50:59qui laisse
51:00une inflation sous-jacente
51:01relativement élevée
51:03et au-dessus de la cible.
51:04Est-ce que vous êtes d'accord
51:05avec ce diagnostic
51:05ou pas,
51:07Nadia ?
51:07Et la question étant
51:08qu'est-ce qui permet
51:10puisqu'effectivement
51:11c'est le risque
51:12sur lequel
51:12Christine Lagarde insiste
51:14et c'est même plus qu'un risque,
51:15c'est une observation,
51:16un constat désormais.
51:18En avril,
51:19c'était encore un risque.
51:20Aujourd'hui,
51:21on constate
51:22la diffusion
51:22de ce choc de prix.
51:25Je n'ose pas encore
51:26parler d'inflation
51:27mais avec à l'arrivée
51:28effectivement
51:28un risque d'effet
51:29de second tour important.
51:30Qu'est-ce qui permet
51:31d'imaginer
51:32que ce risque-là
51:33n'est pas aussi important
51:35que ce que la BCE
51:36estime peut-être
51:37aujourd'hui ?
51:37Nadia ?
51:40Tout d'abord,
51:40je pense que la BCE
51:41veut à tout prix
51:42éviter,
51:43je dirais,
51:44l'erreur de 2022
51:45ou du moins
51:46réagir trop tardivement.
51:48Maintenant,
51:48les conditions
51:49ne sont pas vraiment
51:50les mêmes
51:51qu'en 2022.
51:52On n'est pas dans
51:53le même point de départ.
51:54Le mix de politique
51:56monétaire et fiscale
51:57n'est pas le même.
51:59Mais on sent vraiment
52:00une BCE
52:00qui a envie
52:01de montrer
52:02qu'elle agit,
52:03qu'elle est crédible,
52:04donc qu'elle en fait
52:05était en fait une mission.
52:06Il faut tout de même
52:06se rappeler
52:07qu'avant le conflit
52:08du Moyen-Orient,
52:10la BCE avait déjà
52:11un ton relativement
52:13faible et certains membres,
52:14notamment Isabelle Schnabel,
52:17parlaient déjà
52:17de potentielles hausses
52:19de taux cette année.
52:21Donc déjà,
52:22le contexte,
52:22je dirais,
52:23était déjà avant
52:24le conflit du Moyen-Orient,
52:26on avait une BCE
52:27qui était relativement,
52:29je dirais,
52:30au quiche.
52:30Maintenant,
52:31c'est vrai que nous,
52:32on ne partage pas
52:33vraiment ce constat
52:34dans la mesure
52:35où on ne voit pas
52:35d'effet de second tour.
52:37Alors bon,
52:38on a tous des scénarios
52:39centraux,
52:40je dirais,
52:40différents sur ce conflit
52:42parce qu'au fond,
52:43c'est ce conflit
52:44qui est aussi clé
52:45pour la politique monétaire
52:47vu qu'il a un impact
52:48sur les prix énergétiques.
52:51Donc voilà,
52:52nous,
52:52on ne partage pas
52:53vraiment l'inquiétude
52:54de la BCE
52:54sur les perspectives
52:56d'inflation
52:57dans le zone euro,
52:58tout simplement
52:59parce qu'on voit
52:59une croissance
53:00plus faible
53:01que la BCE.
53:03Donc je dirais
53:04qu'on est relativement
53:06plus dowish
53:07même que le marché.
53:09Alors c'est intéressant,
53:10dans la gamme
53:11de scénarios
53:12proposés par la Banque
53:13Centrale Européenne,
53:14ils ont introduit
53:14un scénario,
53:15le milder scénario,
53:16un scénario un peu
53:17plus bénin
53:17parce qu'il faut reconnaître
53:19aussi une situation
53:20où potentiellement
53:21les choses pourraient
53:22s'améliorer.
53:22C'est ce qu'a dit
53:23Christine Lagarde.
53:24Quand elle en a parlé,
53:25je n'ai pas eu l'impression
53:26qu'elle mettait
53:27beaucoup de crédibilité
53:29derrière ce nouveau
53:30scénario alternatif.
53:31Je pense qu'ils sont
53:32plus focalisés encore
53:33sur le scénario adverse
53:34et le scénario sévère.
53:36Mais si les choses
53:37devaient aller mieux
53:38du point de vue
53:38de l'inflation,
53:39j'entends,
53:40et du risque inflationniste,
53:41Nadia,
53:42est-ce qu'on peut
53:43avoir confiance
53:44dans l'idée
53:44que la BCE
53:45serait aussi agile
53:46à la baisse
53:47qu'à la hausse ?
53:48Est-ce que c'est ça
53:49la BCE aujourd'hui
53:51et sa fonction
53:51de réaction ?
53:52Être capable
53:53de s'ajuster
53:54vite,
53:55dans le bon tempo,
53:56mais dans les deux sens
53:57également ?
53:58Autrement dit,
53:59si elle doit délivrer
54:00une à deux hausses
54:01de taux cette année,
54:02est-ce qu'elle serait capable
54:03de les enlever
54:05l'année prochaine
54:06si les conditions
54:07le permettaient ?
54:08Oui,
54:09alors c'est un bon point.
54:10Après,
54:10il faut se rappeler aussi
54:11de ce discours
54:13d'Isabelle Chabelle
54:14qui disait
54:14qu'au fond,
54:15la mission de la BCE
54:16n'est pas non plus de...
54:17On n'essaye pas
54:17de calibrer
54:18la politique monétaire.
54:21Donc,
54:21oui,
54:21je pense qu'elle veut
54:22vraiment montrer
54:23qu'elle est agile.
54:24maintenant,
54:25nous,
54:26ce qu'on voit,
54:26c'est vraiment,
54:27voilà,
54:27si elle monte les taux
54:30cette année,
54:30nous,
54:31on n'a qu'une hausse
54:31pour l'instant
54:32cette année,
54:32on voit vraiment
54:33la BCE
54:34maintenir ses taux
54:35inchangés
54:36l'année prochaine.
54:38Une seule hausse
54:39cette année,
54:39effectivement,
54:41d'autres envoient deux,
54:43ceux qui envoient deux,
54:44généralement,
54:44la signalent
54:45plutôt en septembre.
54:48Dans quel monde
54:49est-ce que la BCE
54:50serait obligée
54:51d'intervenir
54:52dès le 23 juillet prochain
54:54avec une seconde
54:55hausse de taux,
54:56le fameux
54:57back-to-back ?
54:59Oui,
55:00alors,
55:00c'est vrai que le meeting
55:01de juillet,
55:02au fond,
55:02sera live,
55:03mais selon nous,
55:04il faudra vraiment
55:05un catalyse,
55:06c'est-à-dire voir,
55:06par exemple,
55:07des prix de l'énergie
55:09qui montent davantage.
55:11S'ils restent stables,
55:12on pourrait s'attendre
55:14à ce que la BCE
55:15maintienne ses taux
55:16inchangés.
55:17Au moment où je vous parle,
55:18il y a eu des sources
55:20contradictoires
55:21qui disaient
55:22que la BCE
55:24pourrait faire
55:26une pause
55:26au mois de juillet
55:27et une contre-source
55:29qui disait
55:29que si les prix
55:30de l'énergie
55:31restent élevés,
55:32la BCE
55:33pourrait augmenter
55:34au mois de juillet.
55:35Donc,
55:35on sent vraiment
55:35que la situation
55:36reste relativement
55:37fluide.
55:38Ça dépend énormément
55:39de ce conflit
55:39qu'on a énormément
55:40de mal
55:41à prévoir.
55:43Donc,
55:44je pense que la BCE
55:45veut vraiment garder
55:46toutes les options
55:48possibles
55:48pour les prochains
55:49meetings.
55:50au fond,
55:50elle le dit,
55:51on reste
55:53data-dependent
55:54et on a toujours
55:55cette approche
55:58réunion
55:58par réunion.
56:00Donc,
56:00je pense vraiment
56:00que le but
56:01est vraiment
56:01de garder
56:02les portes ouvertes.
56:04Bon,
56:04si on regarde
56:04froidement
56:05les prix du pétrole
56:06et de l'énergie,
56:07ça fait quand même
56:08plusieurs semaines
56:09qu'ils sont en train
56:09de se détendre
56:10de manière
56:11assez indépendante
56:12d'ailleurs
56:13de l'évolution
56:15du conflit,
56:15des tweets,
56:16etc.
56:17On a quand même
56:17pour l'instant
56:18l'idée
56:18d'une détente
56:19de ces prix-là.
56:21Un mot de la Fed
56:21pour conclure,
56:22ce sera l'événement
56:23de la semaine prochaine.
56:24Est-ce qu'on est encore,
56:25est-ce que la Fed
56:26est encore dans un monde
56:27qui lui permettrait
56:29à minima
56:30de ne pas monter
56:31ses taux
56:31cette année,
56:33Nadia ?
56:33Oui,
56:34alors c'est vrai
56:35que ça va être
56:36au fond
56:36la mission
56:37de Kevin Warsh,
56:38c'est de convaincre
56:39au fond
56:40ses collègues
56:40de la non-nécessité
56:42d'augmenter
56:43les taux
56:43cette année.
56:44Nous,
56:44on a un scénario
56:45de statu quo
56:46pour cette année
56:48pour la Réserve fédérale,
56:49mais c'est vrai
56:50que la première réunion
56:52de Kevin Warsh
56:54s'avère plus compliquée
56:55que lorsqu'il a accepté
56:57le job
56:58à la tête
56:59de la Réserve fédérale.
57:01C'est peut-être pas
57:02tout à fait
57:02la feuille de route
57:03qu'il avait en tête
57:05effectivement,
57:05ne serait-ce
57:06qu'il y a encore
57:06quelques mois.
57:07Bon,
57:07à suivre la décision
57:09la semaine prochaine
57:10de la Réserve fédérale américaine
57:11avec ce premier FOMC
57:12présidé par le nouveau
57:13président de la Fed
57:14Kevin Warsh.
57:15Merci beaucoup Nadia,
57:16merci d'avoir été avec nous
57:17dans cette fin d'émission
57:18pour revenir
57:19sur ces enjeux
57:20de politique monétaire
57:21après la décision
57:22de la Banque centrale européenne
57:23de relever
57:24de 25 points de base
57:25ses taux directeurs,
57:26une première
57:26depuis septembre 2023.
57:28Nadia Garbi,
57:30économiste
57:30chez Pictet Wealth Management
57:31nous accompagnait
57:32pour ce dernier
57:33quart d'heure
57:33de Smart Bourse.
57:36Merci.
57:38Merci.
57:39Merci.
57:40Merci.
57:43Merci.
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