- il y a 12 heures
Lundi 18 mai 2026, retrouvez Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac), Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Jean-François Fossé (Directeur de la Gestion Multi Actifs, Ofi Invest Asset Management) et Alain Pitous (Senior Advisor, AI for Alpha) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change, pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 17h via vos box et vous nous retrouvez chaque
00:18soir en rattrapage,
00:19soit en replay vidéo sur bsmart.fr, soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, la vigilance obligataire est remontée d'un cran ces dernières heures et ces
00:32derniers jours
00:33avec un phénomène de réajustement qu'on a vu en fin de semaine dernière à la faveur de différents éléments.
00:40Des trois d'Hormos qui restent pour l'instant bloqués en grande partie, des indicateurs d'inflation aux Etats-Unis
00:48qui montrent quand même une diffusion du choc aux différents indices de prix,
00:53que ce soit les prix à la production ou les prix à la consommation.
00:57Et puis la question de savoir quelles peuvent être les réponses fiscales et budgétaires apportées par les Etats et les
01:03dirigeants publics.
01:05Tout ça amène les taux tout au long de la courbe sur des niveaux plus élevés aujourd'hui
01:10avec un 10 ans américain qui reste scotché autour de 4,60%
01:14quand le 30 ans américain lui a allègrement dépassé les 5% actuellement.
01:20Et puis au-delà du mouvement global de repricing obligataire,
01:23on a ici et là des histoires un peu idiosyncratiques spécifiques.
01:27L'histoire britannique par exemple avec une nouvelle séquence de crise politique
01:31qui amène sans doute une prime supplémentaire là aussi sur ces taux souverains britanniques.
01:36Les taux seront donc à la une de notre discussion dans un instant avec nos invités de Planète Marché.
01:42L'autre focus de la semaine ce sera bien sûr la validité toujours du thème de l'intelligence artificielle
01:48et les résultats de Nvidia ne devraient pas entamer l'enthousiasme que les investisseurs ont toujours pour ce thème de
01:57l'IA.
01:57On verra en tout cas dans ces résultats sans doute des perspectives toujours positives
02:02avec un accroissement toujours important de la demande.
02:06Est-ce que ces résultats seront à la hauteur des attentes des marchés ?
02:09Ça c'est une vraie question, nous aurons la réponse mercredi soir après la clôture des marchés américains.
02:14En tout cas ce thème de l'IA continue de provoquer des mouvements sur les marchés
02:19et des rapprochements au sein des entreprises.
02:21On le voit dans le secteur de l'énergie, de l'électricité, de la puissance aujourd'hui aux Etats-Unis
02:25avec un deal qui se confirme entre Next Era et Dominion Energy
02:30avec un ensemble qui pèsera au total plus de 400 milliards de dollars de capitalisation boursière.
02:36Pauline Grattel vous apporte tous les détails dans un instant et puis dans un autre domaine,
02:40celui des médias, de la communication.
02:42On a vu le deal de Publicis aujourd'hui salué par les marchés.
02:45Le titre Publicis arrive à bondir de 5% aujourd'hui dans un marché un peu compliqué
02:50après avoir annoncé une acquisition en lien avec l'intelligence artificielle.
02:55Voilà pour les sujets du jour.
02:57Et puis comme chaque semaine, le dernier quart d'heure de Smart Bourse sera consacré à l'actualité américaine.
03:02Nous en parlerons avec Pierre-Yves Dugas qui reviendra pour nous sur le bilan du sommet
03:08entre Donald Trump et Xi Jinping la semaine dernière.
03:12Pas de miracle après la rencontre entre les deux hommes forts.
03:26Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
03:29Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:32Bonsoir Pauline.
03:33Les indices évoluent encore aujourd'hui au rythme des incertitudes.
03:37Oui, dans un contexte de guerre et d'une trêve plus fragile que jamais entre l'Iran et les Etats
03:42-Unis.
03:42Washington a d'ailleurs prévenu Téhéran que le temps presse pour conclure un accord durable.
03:48Donald Trump a été très clair.
03:49Ils ont intérêt à s'activer et vite, sous peine de voir leur pays totalement détruit.
03:54Mais une petite lueur d'espoir est apparue dans l'après-midi.
03:57L'agence iranienne Tasnim évoque une offre américaine d'exonération temporaire des sanctions sur son pétrole.
04:04Même si ce n'est pas confirmé par Washington, cette option est cruciale.
04:08Parce que Téhéran conditionne la paix et la réouverture du détroit d'Ormouz à la levée des sanctions.
04:14Dans ce contexte, les prêts du pétrole ont été agités aujourd'hui avec des prêts d'abord en hausse qui
04:20ont finalement effacé leur gain de la journée.
04:22Oui, à la suite de cette rumeur, le baril de Brent repasse sous les 110 dollars en repli d'environ
04:271,5%.
04:28Le WTI américain cède quant à lui 2% et s'échange autour de 100 dollars.
04:33Du côté des marchés obligataires, la tension amorcée en fin de semaine dernière reste vive en Europe.
04:39Le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 3,20%.
04:42Un sommet en 15 ans aux Etats-Unis.
04:45Le 10 ans reste proche du niveau de 4,60%.
04:48Enfin, sur le marché d'échange, le dollar recule légèrement et l'euro-dollar s'affiche autour de 1,1650.
04:53Le mouvement a été fait effectivement fin de semaine dernière sur la partie américaine obligataire, la partie européenne, la partie
04:59britannique.
05:00En revanche, en Asie, aujourd'hui, les taux ont continué de se tendre au Japon.
05:04Oui, le rendement japonais à 10 ans a atteint ce matin son plus haut niveau depuis près de 30 ans
05:09à 2,75% sur la partie très longue.
05:13Le rendement japonais à 40 ans s'est envolé de 10 points de base au cours de la séance.
05:17Ces nouvelles tensions sur les marchés obligataires mondiaux sont d'ailleurs à l'ordre du jour de la réunion des
05:24ministres des Finances du G7.
05:25Une réunion qui se tient aujourd'hui et demain à Paris.
05:28Qu'en est-il des marchés actions en ce début de semaine, Pauline ?
05:30Aux Etats-Unis, pour commencer, les indices évoluent sans impulsion majeure dans les premiers échanges après une baisse de 1
05:36,5% vendredi.
05:38En Europe, la tendance est également dispersée.
05:40Le stocks 600 et l'euro-stocks 50 progressent de près de 1%.
05:44En France, après avoir ouvert en repli de 1%, le CAC 40 s'offre à un rebond de près de
05:491% cet après-midi, porté par l'espoir de concessions américaines en Iran.
05:54L'indice parisien repasse ainsi la barre des 8000 points en séance, soutenu notamment par Publicis qui bondit de plus
06:00de 5%.
06:01Publicis qui annonce le rachat de la société LiveRamp.
06:04Oui, c'est une plateforme américaine de centralisation, de gestion et d'activation des données d'entreprises en ligne.
06:10Publicis l'a racheté pour 2,2 milliards de dollars et poursuit ses investissements dans les datas, la tech et
06:16les services d'IA.
06:17Publicis annonce également le relèvement de ses objectifs financiers pour 2027-2028.
06:22C'est un début de semaine marqué justement par le saut du M&A, des fusions acquisitions.
06:28Il y a un autre grand deal à souligner aujourd'hui.
06:31Oui, Nextera frappe un grand coup en annonçant le rachat de Dominion Energy pour près de 67 milliards de dollars
06:37en action.
06:38Une acquisition historique dans l'électricité américaine pour répondre au boom énergétique des centres de données alimentés par l'intelligence
06:46artificielle.
06:47Cette transaction devrait être finalisée d'ici 12 à 18 mois.
06:51Le titre Dominion Energy s'envole de plus de 10% et Nextera cède plus de 4%.
06:56Et puis le compte à rebours est lancé pour SpaceX.
06:59On est à moins d'un mois a priori de la première cotation de l'entreprise en bourse.
07:03Oui, SpaceX va faire sa demande officielle cette semaine et vise une valorisation qui pourrait atteindre 2000 milliards de dollars
07:10du jamais vu pour une nouvelle entreprise cotée
07:13qui la place directement parmi les plus grandes capitalisations mondiales devant par exemple le géant pétrolier saoudi Aramco.
07:20L'objectif étant de lever entre 75 et 80 milliards de dollars de cash frais en vendant moins de 5
07:26% des actions sur le Nasdaq.
07:28Quels sont les événements prévus à l'agenda des marchés demain Pauline ?
07:31La journée de demain à l'agenda en tout cas s'annonce assez calme.
07:33Les investisseurs attendent la balance commerciale de la zone euro pour le mois de mars et la croissance japonaise du
07:39premier trimestre notamment.
07:40Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
07:45Grattel.
07:563 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:00Alain Pitou, c'est à nos côtés, senior advisor chez AI for Alpha.
08:03Bonsoir Alain.
08:04Bonsoir.
08:04L'IA au service de la gestion d'actifs, on peut le redire d'un mot comme ça.
08:08Exactement.
08:08Pour rappeler ce que fait AI for Alpha, Jean-François Fossé, directeur de la gestion multi-actifs d'OFI Invest,
08:15Asset Management.
08:16Jean-François, bonsoir.
08:17Bonsoir.
08:18Merci d'être avec nous et Kevin Tozet nous accompagne également en membre du comité d'investissement de Carmignac.
08:22Bonsoir Kevin.
08:23Bonsoir.
08:23Qu'est-ce qui explique, qu'est-ce qui justifie ce repricing obligataire un peu global qu'on a vu
08:28assez marqué d'ailleurs en fin de semaine dernière, Kevin ?
08:32Donc avec une correction du marché obligataire et donc des taux qui ont remonté à peu près sur l'ensemble
08:38de la courbe.
08:39Un mouvement assez global.
08:40Comment se décompose ce mouvement et qu'est-ce qui guide ce mouvement ?
08:43Alors, le mouvement je pense qu'il faut le voir un peu comme une séquence, c'est-à-dire qu
08:47'on est quoi, à peu près trois mois depuis le début de...
08:5180 jours.
08:52Voilà, 80 jours depuis le conflit iranien.
08:56On a eu une première séquence, on a vu les parties courtes des courbes de taux, donc les anticipations de
09:00politique monétaire remonter fortement dans le sillage de ce choc d'offres,
09:04de la hausse des prix des matières premières.
09:06Ça va amener un aplatissement des courbes de taux.
09:09Là, on a sans doute le deuxième set, une deuxième séquence.
09:12On a des banques centrales qui nous disent qu'elles sont moins en clean, moins en vide de remonter ces
09:18taux d'intérêt.
09:19On va dire qu'elles ne vont pas le faire, mais en tout cas c'est ce qu'elles signalent
09:20d'une part.
09:21Et puis d'un autre, on a quand même tous les enjeux de déficit, puisque des taux plus élevés, ça
09:25veut dire le coût du service de la dette qui est plus élevé.
09:28Ça veut dire potentiellement un certain nombre de réponses aussi qui vont être apportées, réponses budgétaires.
09:34Mais bon, on ne peut pas tous faire comme les Anglais, comme les Français.
09:37On ne peut pas tous dire que oui, on va avoir des déficits aujourd'hui, puis en fait dans 4
09:41-5 ans, ces déficits vont devenir des surplus.
09:45Le marché a de plus en plus de mal à acheter cette séquence-là.
09:47Et puis, je crois qu'il y a un autre phénomène aussi, c'est que globalement, on a quand même
09:50certaines économies,
09:52en tout cas l'économie mondiale leader, l'économie américaine, qui tient quand même très bien.
09:57Les indicateurs coïncidents mettent la croissance économique américaine sur le deuxième trimestre à 4% de croissance.
10:03Donc ça, ça veut dire aussi, potentiellement, on a moins de mauvaises nouvelles que ce qu'on pouvait craindre,
10:09en plus de bonnes surprises sur le front de l'économie, sur le front de l'inflation.
10:13Et donc ça, ça veut aussi dire potentiellement des taux d'intérêt plus élevés.
10:16Et donc là, c'est bien les parties longues, effectivement, qui s'agitent, en tout cas dans cette deuxième set,
10:21comme vous dites.
10:21Oui, c'est davantage les parties longues. Alors on a aussi eu quand même une forme de repricing,
10:27je suis désolé pour l'anglicisme, mais de revue à la hausse, réévaluation de ce qu'allait faire la réserve
10:31fédérale américaine aussi.
10:33Il y a eu beaucoup d'espoir qui a été mis sur le prochain, ou le nouveau, pardon, pas le
10:37prochain,
10:37le nouveau directeur de la Banque centrale américaine.
10:40Voilà, on lui souhaitait bon courage pour sa rentrée, parce qu'il est déjà quand même un peu en tenaille
10:44entre des anticipations de marché qui anticipent trois hausses de taux déjà.
10:48Et sans doute, Donald J. Trump qui ne l'entend pas de cette oreille-là.
10:53Oui, on parlera de la feuille de route et des challenges qui attendent Kevin Warsh,
10:58qui est désormais président de la réserve fédérale américaine,
11:00qui va être élu par ses pairs, président sans doute également du comité de décision de politique monétaire,
11:10président du FOMC et président de la réserve fédérale américaine.
11:12Comment vous comprenez ce mouvement de réappréciation des taux longs, et parfois même des taux super longs,
11:17puisqu'on regarde les taux à 30 ans, 40 ans au Japon, mais 30 ans à plus de 5%
11:20aux Etats-Unis,
11:21évidemment ça marque les esprits, Jean-François.
11:24Et est-ce qu'il y a l'idée, dans ces dernières séances, d'un risque, je ne sais pas
11:29comment dire,
11:29d'un risque d'erreur de politique monétaire, en tout cas l'idée que les banques centrales vont être hors
11:35retard,
11:35peut-être, par rapport à ce phénomène inflationniste, qu'on peut imaginer temporaire,
11:41mais qui est pour l'instant quand même en train de se diffuser ?
11:43Oui, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit sur les différentes séquences,
11:48parce que finalement, le mouvement haussier tôt, il date maintenant depuis plusieurs années.
11:56Les banquiers sont trop, en termes de communication, ont été assez actifs.
12:01Après, il y a aussi un effet mémoire sur certaines banques centrales de 2022,
12:06donc il n'y a pas forcément la volonté d'être trop en retard par rapport au risque inflationniste qu
12:12'on commence à avoir,
12:15donc d'où le marché qui commence à anticiper pas mal de hausses de taux,
12:20peut-être un peu trop par rapport à ce qu'il pourrait y avoir en réalité.
12:25Maintenant, vu les incertitudes qu'il y a autour du conflit de la géopolitique et derrière de l'inflation,
12:32cette incertitude, vous la retrouvez dans la courbe et dans les anticipations qui vont derrière.
12:39Pour ce qui est de la Banque centrale européenne, il ne faut pas oublier que son mandat, c'est un
12:44mandat sur l'inflation,
12:46donc voilà, ils vont être assez dogmatiques, je dirais, sur cette partie-là.
12:49Si vous prenez la réserve fédérale, ils ont cet équilibre qui est croissance-inflation,
12:54donc il faut tenir compte quand même qu'ils ont une forte croissance, comme il le disait précédemment,
13:00ce qui devrait limiter un peu la...
13:03Oui, mais en même temps, ça veut dire que la partie croissance ou la partie emploi du mandat de la
13:08Fed,
13:08il est rempli aujourd'hui.
13:11C'est-à-dire que la tension devrait pouvoir se porter plus naturellement, peut-être, sur la partie inflation,
13:16sachant que cette partie emploi et croissance du mandat est remplie, quoi.
13:20Après, côté inflation, aux États-Unis, ça commence aussi un peu à piquer,
13:22parce qu'il y a les salaires qui montent assez fortement,
13:24on commence à friser les 5% sur l'indicateur CPI,
13:30sur côté production, ça monte bien.
13:32Donc l'économie à turbine,
13:35donc effectivement, ça met un peu de...
13:37Enfin, c'est normal que les anticipations soient plutôt orientées à la hausse, quoi.
13:41Kevin ?
13:43En gros, les marchés obligataires,
13:44ils n'achètent pas non plus pour argent comptant les gains de productivité de l'intelligence artificielle.
13:49Oui, le pari de Kevin Walsh, effectivement.
13:52Est-ce que, effectivement, dans ce contexte-là,
13:54alors les banques centrales n'ont généralement que des coups à prendre dans ce genre d'affaires,
13:58mais, comme vous le dites,
14:00ce qui marque aussi ces dernières semaines, ces derniers mois,
14:03c'est le renversement majeur des anticipations de marché.
14:07On verra à la fin de la journée
14:08combien de hausses de taux seront peut-être délivrées.
14:13En tout cas, on partait en début d'année avec l'idée que la Fed allait pouvoir
14:16continuer de normaliser à la baisse sa politique monétaire.
14:20Là, le marché, non seulement n'attend plus de baisse de taux,
14:23mais commence à se dire que le prochain mouvement sera une hausse.
14:26Voilà, il a été complètement prêt à revers
14:28par rapport aux anticipations de fin d'année dernière.
14:32Après, ce qu'il faut savoir d'une manière générale,
14:34c'est que les anticipations de marché se réalisent rarement.
14:38Oui.
14:39On a besoin d'anticipation quand même dans le marché
14:41parce qu'il faut fixer un prix, des contextes, etc.
14:44Mais dès qu'il y a une information nouvelle qui arrive...
14:46C'est un prix de marché, je suis d'accord.
14:47Ça peut bouger très vite.
14:49Admettons une réouverture d'Ormousse dans les prochains jours, prochaines semaines,
14:53je ne sais plus.
14:54Maintenant, ça fera bouger forcément ces anticipations de marché.
14:58Oui, forcément, parce qu'à court terme, ça va dépendre du timing
15:03parce qu'on voit que l'inflation commence à rentrer.
15:07Donc, même si Ormousse rouvre, il y a quand même eu des destructions de l'inertie.
15:12Il y a forcément une inertie qui va s'opérer.
15:14Donc, il va falloir quand même opérer, je dirais, probablement quelques hausses.
15:19Ou une hausse, on verra.
15:20Mais derrière, sur toute la projection, on peut très bien avoir quelque chose en forme de cloche
15:25où on pense que ça va monter sur les prochains mois de trimestre.
15:29Et puis après, les anticipations sur 2027 ou 2028 commencent à sortir.
15:34Et finalement, on repart sur une trajectoire qui est peut-être plus en adéquation
15:38avec ce qu'on avait un peu avant.
15:40Mais ça, il est quand même très compliqué de faire des scénarios par rapport au contexte actuel.
15:45En tout cas, on repart pour ce qu'on appelait à un moment le « higher for longer ».
15:49C'est-à-dire que la normalisation des politiques monétaires, il faut l'oublier.
15:53Et on se demande s'il ne va pas falloir remettre un petit tour de vis quand même dans le
15:58système.
15:58Exactement.
15:59Je trouve que ce qui a été dit est parfaitement décrit.
16:02Donc, je ne vais pas continuer de reprendre là-dessus.
16:03Mais si on essaie de se projeter un petit peu pour regarder ce qui se passe,
16:06je pense qu'il y a trois choses à regarder.
16:08Il y a le Japon, le UK et les devises émergentes qui ont des effets de bord par rapport à
16:14tout ce qui se passe.
16:15Premièrement, c'est le Japon.
16:16Le Japon, ils sont dans une situation qui est extrêmement compliquée
16:19puisqu'en fait, leurs devises baissent depuis longtemps.
16:23Donc, on a entendu qu'ils allaient essayer de calmer cette baisse.
16:26Mais c'est extrêmement compliqué parce que ça veut dire hausse des taux.
16:29Ça veut dire peut-être un effort budgétaire.
16:31Enfin, pour contenir un peu le...
16:33Oui, oui, oui, des restrictions budgétaires.
16:34Alors qu'en fait, la Première ministre a dit l'inverse depuis deux jours.
16:37La stratégie dans son inverse, oui.
16:38Donc, ils sont dans une situation qui va forcément se résoudre à un moment de manière assez violente.
16:44Je ne vois pas que ça puisse se résoudre de manière tranquille à cause de la hausse des taux généralisés
16:49dans le monde.
16:49Donc ça, c'est le premier endroit qu'il faut vraiment regarder.
16:52Et moi, je pense qu'à un moment donné, la Banque centrale japonaise va faire remonter sa devise.
16:56Et ça va avoir des effets de bord énormes parce que les Japonais ont d'énormes encours en obligations internationales.
17:06Donc, s'ils en rapatrient un petit peu, ça va remettre une deuxième couche sur les taux longs mondiaux.
17:12Donc, il faut imaginer que la Banque centrale du Japon ira peut-être plus vite dans les hausses de taux
17:18que ce que le marché...
17:20En tout cas, ça fait partie de la pression que le marché exerce.
17:23Exactement.
17:23Le marché demande à la Banque centrale du Japon de serrer la vis pour éviter l'envolée de la courbe.
17:29C'est ça.
17:29De toute façon, s'ils ne le font pas, le yen continue de baisser.
17:31Ils importent de l'inflation et c'est une catastrophe.
17:33Et eux, ils importent vraiment de l'inflation puisque, pour le moment...
17:36Équilibre instable.
17:37Équilibre extrêmement instable de ce côté-là.
17:39Bon, le UK, c'est un peu une situation, entre guillemets, à la française, sans la zone euro pour les
17:45protéger.
17:45Merci le Brexit.
17:46Bon, enfin, c'est un autre débat.
17:48Donc, la situation à la Britannique, en l'occurrence.
17:50Voilà.
17:51Et qu'ils sont...
17:51Là aussi, c'est la conrature.
17:53Ils ont déjà vécu l'épisode en octobre 22 avec l'Estrus.
17:56C'est ça.
17:56Et bon, ils l'ont contenu.
17:59Ça s'est passé finalement assez bien.
18:01Je pense que maintenant, les fonds de pension sont quand même un peu plus protégés qu'ils ne l'étaient
18:04à l'époque,
18:05où ils étaient peut-être un peu plus optimistes qu'aujourd'hui.
18:08Je pense qu'aujourd'hui, c'est un peu plus discuté, donc ça devrait aller mieux.
18:11Mais eux aussi, ils sont dans une situation qui est extrêmement inconfortable,
18:13puisqu'en fait, ils ont de l'inflation, ils ont des taux qui ont monté,
18:16ils n'ont pas de possibilité de réduire les déficits budgétaires.
18:20Enfin, je ne vois pas.
18:21Ils sont comme la France, en fait.
18:23Le débat, c'est la gauche qui reprend un peu de traction dans le lait-bord.
18:28On ne montrera pas les impôts.
18:29Voilà.
18:30Et donc, la situation est extrêmement compliquée de ce côté-là.
18:32Et alors, pour finir, ça, c'est un effet de bord qu'on voit déjà aujourd'hui.
18:37C'est la devise indienne, la devise turque, qui sont massacrées depuis quelques jours,
18:41enfin, quelques semaines.
18:42Et ça continue la tendance.
18:44On commençait à avoir un petit peu d'espoir que ça allait aller mieux,
18:46mais ils se sont fait laminés une fois de plus.
18:49Alors, on a nos amis argentins qui sont un peu passés au travers,
18:51parce qu'ils ont un peu restructuré, ils se sont donné un peu d'air.
18:55Encore faut-il que Milley gagne les élections, je crois que c'est 2027.
18:59Donc, eux, ils ont un peu de répit jusqu'à ce moment-là.
19:02Donc, on est dans une situation où, pour faire des arbitrages,
19:05on va en reparler après, je pense, sur les allocations qu'on peut avoir en ce moment,
19:10c'est ce que vous disiez, c'est la hausse des taux peut continuer encore un moment
19:14avec des zones d'incertitude qui font une énorme volatilité sur ce côté-là.
19:19Avec le fait qui a été souligné par Jean-François,
19:22c'est des investisseurs qui anticipaient une courbe des taux qui se rétablit
19:27et qui s'abaisse un peu à une courbe des taux qui se repentifient avec des taux plus hauts.
19:34Donc, en allocation, c'est extrêmement pénible.
19:38Et puis, ça a des effets sur les valorisations.
19:41Et puis, sur des endroits qui sont quand même fragilisés aussi en ce moment.
19:44Je pense aux private equity, et pas fragiles, mais en tout cas,
19:47qui sont extrêmement valorisés sur la partie tech.
19:49Ça exerce une pression globale.
19:51Moi, j'avais fait un calcul ce week-end, je me suis amusé à regarder ça.
19:55Un point de hausse des taux sur des PE à 60,
19:58pour réajuster tout ça, il faut 35% de baisse des cours.
20:01Donc, ça vous donne un peu une idée.
20:0360, c'est le socle, pour dire une chose.
20:05Par exemple, c'est l'indice des semi-conducteurs des États-Unis
20:08qui est valorisé à peu près à ce niveau-là aujourd'hui.
20:10C'est une boîte qui n'a pas IA dans son nom.
20:12C'est moi qui n'a pas IA dans son nom.
20:13Non, non, mais voilà, on est quand même fragilisés.
20:16Kevin, et puis un mot de Kevin Warsh,
20:18qui entre en scène effectivement dans un contexte sans doute différent
20:22de celui qu'il pouvait imaginer quand il prétendait...
20:25Le cas du Japon, il est intéressant quand même.
20:27C'est-à-dire que c'est sans doute l'endroit dans le monde développé,
20:30ou même dans le monde tout court,
20:31où les taux réels sont autant en territoire négatif.
20:34Toujours.
20:34C'est-à-dire que le fait que la banque centrale japonaise
20:36n'intervienne pas alors qu'il y a de la croissance,
20:38alors qu'il y a de l'inflation,
20:40ça pose question, et c'est bien ça que le marché vient tester.
20:43C'est pour ça que les taux longs, les taux longs remontent.
20:45Et ça, c'est un vrai enjeu.
20:47Et le ministre des Finances, il est intervenu ces dernières semaines
20:50pour essayer de mettre un plancher sous l'yen.
20:54Mais si vous ne faites qu'intervenir sans avoir,
20:57on va dire, une réponse un peu plus durable,
20:59et donc en l'occurrence remonter les taux de politique monétaire,
21:02ça fonctionne quand même beaucoup moins bien.
21:05Ça, c'est un problème.
21:06Et je crois que l'autre problème, c'est qu'à la lumière
21:09de la très bonne performance des actions japonaises,
21:11il y a beaucoup d'investisseurs internationaux qui y investissent.
21:13Qu'est-ce qu'ils font ? Ils se couvrent.
21:14Et donc, en fait, chaque fois que les actions japonaises montrent,
21:17on se couvre un peu plus le yen,
21:18et le yen baisse davantage.
21:20Donc ça, c'est un point...
21:21Juste une parenthèse sur le Japon,
21:22on l'a raconté la semaine dernière,
21:24avant la visite de Donald Trump en Chine,
21:27Scott Besson, lui, a fait un détour par le Japon
21:29pour rencontrer ses homologues japonais.
21:32C'est la troisième fois qu'il va au Japon en un an
21:34ou en un peu plus d'un an.
21:36Ça montre quand même...
21:38Oui, oui, ça montre quand même l'attention
21:40que les Américains portent à la situation budgétaire, fiscale
21:44de leur allié stratégique dans la zone.
21:46Mais enfin, voilà, c'est aussi en dehors de la dimension géopolitique.
21:50Je veux dire, il y a quand même beaucoup d'entreprises japonaises
21:52dans le secteur technologique de pointe,
21:53on pense à l'entreprise artificielle,
21:55et les niveaux de valorisation ne sont pas à 60 fois.
21:57Donc ça aussi, sans doute que ça attire des investisseurs.
22:00Donc ça, c'est un point.
22:03Sur le Royaume-Uni, je crois qu'il y a quand même cette séquence-là,
22:05c'est-à-dire qu'il y a un point de départ qui n'est pas évident.
22:07C'est-à-dire que, pourquoi c'est particulièrement compliqué aux États-Unis ?
22:10Parce que la trajectoire de croissance, elle est particulièrement mauvaise.
22:13C'est-à-dire que, ça fait quoi, 15-16 mois
22:15qu'on a de la destruction d'emplois au Royaume-Uni.
22:20Donc, dans ce contexte-là, quand on a une inflation qui est élevée,
22:24la réponse de la Banque centrale n'est pas évidente.
22:26Et les allers-retours qu'a pu faire la Banque centrale anglaise
22:29ont été extrêmement forts.
22:30En janvier, ils disaient qu'on va baisser les taux.
22:33Là, la dernière, finalement, ce n'est pas la trajectoire
22:35qu'ils vont vraisemblablement adopter.
22:37Et ça, ça pose aussi beaucoup de questions globalement.
22:40Et quant à remonter le niveau d'imposition,
22:44ça apporte le risque d'optimisation de résidence fiscale,
22:47qui a été quand même un atout pour l'économie anglaise.
22:50Donc, ça viendrait aggraver la situation.
22:53Quand on dit qu'il n'y a pas de réponse, je crois qu'il y en a une.
22:55Ça s'appelle l'orthodoxie budgétaire.
22:56Mais ça, tout le monde l'a un petit peu oublié.
22:57Et c'est vrai que ces réflexes comme quoi une Banque centrale va systématiquement,
23:01c'est un taux d'intérêt ou qu'un gouvernement va systématiquement dépenser davantage,
23:07depuis 2020, on ne peut plus avoir cette logique-là ou cet algorithme-là en tête.
23:13Il faut changer un petit peu d'algorithme.
23:13Mais il y a quand même, dans l'opinion, une demande infinie aujourd'hui
23:18pour de l'intervention publique, fiscale, budgétaire, pourquoi pas réglementaire.
23:23En tout cas, cette demande-là, elle existe.
23:25Et quand on est politique, il faut bien l'avoir en tête.
23:29Face à tout ce qu'on décrit, Jean-François,
23:32les marchés actions ne font pas grand-chose aujourd'hui.
23:34Je crois que ça baissait vendredi, effectivement, à New York.
23:38Mais on a ce thème de l'IA qui permet de regarder,
23:41j'allais dire, à travers tout ce qu'on vient de raconter.
23:44Combien de temps ça peut durer ?
23:46On a NVIDIA encore devant nous.
23:48Et est-ce qu'effectivement, en tant qu'investisseur, allocataire,
23:51est-ce qu'on est encore confortable avec l'idée de se raccrocher à ce thème de l'IA
23:56pour générer de la performance dans des allocations ?
23:59Effectivement.
24:00De toute manière, vous aurez la question aussi.
24:04Parlons comme un allocataire,
24:07le risque de concentration, ça fait un petit moment qu'on l'a.
24:11C'est un peu l'accordéon.
24:12Il y a des moments où c'est très concentré.
24:14En 2025, ça s'est un peu déconcentré.
24:17Et là, ça s'est très, très fortement reconcentré.
24:19Oui, mais au-delà de ça, notamment sur les indices européens,
24:22ils ont toujours été concentrés sur des secteurs en risque.
24:25Il y a eu une époque, c'était les financières.
24:27Après, il y a eu le luxe, la qualité.
24:29Ça évolue en fonction des tendances.
24:31Là, on a effectivement l'IA, les semi-conducteurs.
24:35Alors, la concentration, elle est même encore plus extrême
24:38sur d'autres zones.
24:39Je prends l'émergent de la Corée.
24:42Bien sûr, Taïwan, c'est une boîte.
24:46Donc, voilà, la concentration.
24:47C'est l'apanage du marché américain.
24:49Voilà, on vit avec.
24:52Là-haut, ce qu'on a depuis le début de l'année,
24:53elle est saine.
24:54Elle est tirée par les résultats.
24:56Voire même, le consensus est en permanence derrière.
24:58Donc, il passe son temps à réajuster pour tenir la cadence.
25:05Donc, le marché américain, il reste un peu cher.
25:08Mais bon, c'est un peu le marché majeur.
25:14Il n'y a pas un autre marché qui peut faire concurrence
25:16au marché américain.
25:18Et en termes de flux, ce qu'on voit en termes de positionnement
25:21parmi les gros acteurs du marché américain,
25:24c'est que les gérants d'actifs sont globalement investis.
25:26Ils ont continué d'investir en termes de cyclicité,
25:29donc notamment tout ce qui est Valoria dans les mois,
25:33peu importe ce qui s'est passé côté géopolitique.
25:36Le fameux retail américain, lui, il a pas mal baissé sa position en cash,
25:42notamment du fait qu'il y a une saisonnalité qui lui est pas très favorable
25:45puisqu'il doit payer ses taxes.
25:48Donc là, il y a de la marge pour qu'il revienne à investir.
25:51Et en plus, ça tombe bien, son secteur préféré cartonne.
25:53Donc, il a des arguments pour en remettre.
25:56Il y a beaucoup d'optionnalités à la hausse.
25:59Et c'est vrai pour les petits porteurs, mais aussi pour les institutionnels
26:03qui ont pas mal joué, effectivement, une sortie par le haut
26:07parce que dans le conflit géopolitique,
26:11implicitement, il y a quand même cette idée
26:12qu'à un moment donné, ça va se résourde.
26:14Alors même si on repousse l'échéance de chaque mois, chaque trimestre,
26:18il y a quand même implicitement cette idée
26:20qu'on va avoir une sortie par le haut.
26:23Donc, ça se retrouve un peu dans les positions.
26:26Et je dirais, l'IA, c'est difficile de faire ça.
26:30Alors, l'idéal, c'est un peu, si on fait l'analogie avec l'or,
26:34c'est un peu les vendeurs de pelles qui cartonnent.
26:36Après, savoir qui va être le gagnant à la sortie,
26:39c'est quand même plus compliqué.
26:41Mais on reste dans la séquence vendeurs de pelles et de pioches.
26:44Ça fait une perte.
26:45La Corée, c'est ça.
26:46La Corée, c'est ça.
26:47Là, ce qu'eux, ils vendent...
26:49Alors, il y a eu Nvidia avec la capacité de vendre
26:53des processus de calcul très rapides
26:55pour pouvoir mettre en branle toute l'infrastructure
26:58de chaque boss et l'IA en général.
27:01Et maintenant, côté Corée, c'est la capacité de stockage.
27:05Il faut stocker énormément de données.
27:07Et c'est là où les deux grosses boîtes coréennes sont bien placées.
27:13Et la bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas cher.
27:15Parce qu'il y a tellement d'anticipation de croissance
27:17que sur les années qui viennent,
27:19on a même des PE qui tombent à 10.
27:22Incroyable.
27:23Tellement on attend du lourd.
27:24Des PE de boîte value, pour dire les choses à 10.
27:27Si on regarde effectivement devant soi.
27:29Donc, c'est-à-dire, d'un point de vue de gestion d'investissement,
27:32il ne faut pas...
27:33Alors, ça reste un no-brainer.
27:35Il faut adhérer, embrasser évidemment ce mouvement.
27:39C'est incontournable.
27:40Et ça reste quand même un risk-reward intéressant aujourd'hui.
27:45Alors, no-brainer, je n'irai peut-être pas jusque-là.
27:46Mais en tout cas, si vous abordez le thème de manière assez indicielle,
27:49qui par sa nature quand même diversifie un peu les risques.
27:54Mais bon, on va dire que le risque qui...
27:57L'indice va faire bien les choses, quelque part.
27:59Il va aller surpondérer ce qui a tendance à marcher.
28:01Et sous-pondérer ce qui a tendance à mal fonctionner.
28:05Mais je dirais que...
28:07Oui, le thème, c'est difficile.
28:08En tout cas, c'est difficile d'être compte.
28:09Donc déjà, les vendeurs, il n'y en a pas beaucoup,
28:11parce que c'est le rouleau compresseur en face.
28:14C'est trop tôt pour aller juger de ceux qui vont être perdants-gagnants.
28:18Pour l'instant, voilà, ce n'est pas très clair.
28:19Donc, il faut plutôt jouer l'amont, parce qu'il y a de l'investissement.
28:22Il y a besoin de capacité.
28:23Et c'est là où, quelque part, à ce stade, c'est là où sont les gagnants.
28:26Bon, et puis, dans les gagnants, Alain, je vous passe la parole,
28:29mais dans les gagnants, on a parlé des semi-conducteurs,
28:32le stockage, la mémoire vive, etc.
28:35Il y a aussi le thème de l'énergie.
28:37De voir NextEra et Dominion, aujourd'hui, s'allier
28:40pour servir, justement, une demande d'électricité
28:43qui croit à une vitesse à laquelle on n'a jamais assisté,
28:48ça fait partie aussi, j'imagine, des gagnants du thème de l'IA.
28:52Oui, alors, je trouve que c'est...
28:54Alors, on va parler des taux après, mais le marché action,
28:57aujourd'hui, il est assez clair.
29:00C'est-à-dire qu'en fait, il y a des thèmes gagnants
29:03et ces thèmes sont extrêmement gagnants.
29:05Donc, quand vous disiez qu'est-ce qu'on fait,
29:08effectivement, on se laisse porter, voire on va chercher des pépites
29:11en amont, en aval, enfin, on essaie de trouver des trucs
29:14qui sont autour de ce gros poisson
29:17qui emmène tous les petits poissons autour
29:20qui vont s'alimenter et puis un petit poisson
29:22qui devient un peu plus gros, c'est très sympa
29:24quand vous en avez un peu en portefeuille.
29:26Puis, tant mieux si vous êtes un peu avec la baleine.
29:27Et en fait, je crois, les investisseurs qui sont positionnés,
29:32moi, j'ai des portefeuilles que je suis,
29:33et ces portefeuilles qui sont positionnés,
29:36on se posait la question à Nvidia à 180,
29:38on se disait, c'est peut-être un peu cher et tout,
29:40puis on la regarde maintenant à 210, 220,
29:42puis comme c'est des trucs qu'on avait achetés il y a très longtemps,
29:45même en dessous de l'indice, ça finit par nous porter.
29:47Et donc, on n'est pas très vendeur sur ces trucs-là.
29:50Alors après, on essaie de trouver des idées en dehors de ces thèmes.
29:54Mais le problème, il est là, c'est qu'on se fait laminer.
29:57C'est-à-dire que là, la sous-performance, ça fait très, très mal.
29:59Parce que non seulement ces titres-là, ils ne progressent pas,
30:03voire même ils se prennent des petites tartes au passage.
30:05Donc, on se retrouve avec des moins 30, moins 40 par rapport au benchmark.
30:07Et en termes de gestion, c'est une catastrophe.
30:10Donc, je crois que pour les gérants aujourd'hui,
30:13le fait qu'il y ait des gagnants permet de rester investi sur les actions.
30:17Et du coup, comme ces thèmes-là, ce ne sont plus des thèmes qui arrivent d'aujourd'hui.
30:21Donc, ce sont des thèmes qui sont là depuis un moment.
30:23Vous pouvez vous laisser porter.
30:24En plus, vous avez, on parlait tout à l'heure de l'introduction en bourse de SpaceX.
30:31Ça aussi, c'est un truc complètement dingue.
30:33C'est-à-dire qu'en fait, vous regardez SpaceX,
30:35ceux qui vont pouvoir en avoir, qui en ont déjà d'une manière ou d'une autre,
30:38ils vont surfer sur ce truc.
30:40Et puis, vous regardez toute la chaîne de valeur autour de SpaceX,
30:43c'est pareil, c'est des trucs qui ont cartonné de manière complètement dingue.
30:46Donc, vous vous dites, alors qu'est-ce qu'il y a comme autre acteur dans le spatial ?
30:49Et puis, vous recommencez.
30:51Et puis, ça recommence comme ça.
30:52Donc, quand il y a des thèmes positifs, c'est plus facile de rester investi.
30:57C'est quoi le risque quand on est dans ce genre de schéma ?
30:59Le risque, il est côté taux.
31:01Parce que là, c'est exactement l'inverse.
31:02C'est-à-dire qu'un gérant action, il va regarder...
31:06Le futur, l'avenir.
31:08Mais c'est un acheteur de call.
31:09Et le gérant taux, c'est un vendeur de poudre.
31:12Mais oui, mais le problème, c'est que les poudres, ils peuvent faire très très mal.
31:16C'est la hausse des taux, c'est un pet au Japon,
31:18c'est un problème en Europe à cause de nos amis anglais.
31:22Et là, on se retrouve avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.
31:25Alors, je ne dis pas qu'elle va craquer.
31:26Ça peut très bien se régler de manière assez soft, parce qu'on n'en a pas parlé.
31:30Mais les banques centrales, finalement, continuent d'augmenter leur bilan en ce moment.
31:34Vous regardez la courbe du S&P et la taille des bilans des banques centrales.
31:39Ne faites pas cette tête-là.
31:41Je vous le prouverai ce soir.
31:43Mais il y a quand même pas mal de banques centrales qui, à commencer par la BCE et la Fed
31:49a arrêté le mouvement.
31:51Regardez, la progression de la liquidité disponible continue d'augmenter.
31:57Donc, ça peut durer.
32:00Après, il ne faut pas qu'il y ait un grain de sable sur ce côté-là,
32:03parce que les gérants obligataires, eux, ils sont exactement à l'inverse.
32:06C'est-à-dire que s'il y a un accident, ils vont sanctionner et ils vont faire très, très
32:10mal.
32:10C'est-à-dire que là, on peut avoir des sanctions énormes.
32:13Et c'est ce qu'on évoquait tout à l'heure sur les devises.
32:15Les endroits où c'est un peu fragile, ils vont se faire découper en rondelles.
32:18C'est clair.
32:18Puis les gérants obligataires, ils peuvent s'ajuster avec la devise sur ce genre de support.
32:22Donc, ça peut aller très, très vite et ça peut faire très, très mal.
32:25Et puis, vous vous retrouvez en face d'un mur.
32:26Enfin, vous vous rendez compte quand même les mesures qu'ont été obligées de prendre les Indiens
32:29par rapport à la problématique budgétaire liée à...
32:33Restrictions de demande.
32:34Oui, c'est ça.
32:35Là, dans les pays émergents, il n'y a pas tellement d'autres solutions.
32:38Il y en a d'autres.
32:38Ça peut faire très, très mal.
32:39Donc, imaginez que si on a ça dans un grand pays, c'est ça le danger.
32:44Parce qu'on le dit, quand vous avez des...
32:46C'est ça, il y a ou pas il y a, si on a un vrai début de commencement de
32:49crac obligataire,
32:50vous dites qu'il n'y a rien qui résiste à ça.
32:52Le problème, c'est que quand on a 80 ou 100 de PE,
32:55alors c'est vrai qu'il y a des boîtes, si on se projette, elles sont à 10 de PE.
32:58Mais aujourd'hui, elles sont à 80.
32:59Donc, vous regardez la séance de vendredi soir.
33:02Vous verrez même, Didier, post-résultat.
33:03Il faut toujours regarder l'ajustement du PE forward, post-résultat.
33:06Regardez quand même la fin de séance de vendredi soir.
33:09Elle vous illustre quand même un peu ce qui peut se passer sur les techs
33:11quand ça décale, ça décale.
33:13Oui, j'ai rien à faire.
33:15Bon, il faut que je vous retrouve le tweet sur le...
33:17Oui, oui, je veux bien le bilan des banques centrales, Kevin.
33:20Alors, sur le thème IA et le confort qu'on peut avoir encore vis-à-vis de ce thème.
33:26On va dire, les marchés d'action, les marchés sont monothématiques.
33:30Les marchés d'action, ils regardent les dépenses d'investissement dans l'intelligence artificielle
33:33et l'impact que ça a sur les bénéfices, sur les ventes et les bénéfices.
33:37Les marchés de taux, ils bougent avec le prix du pétrole et la géopolitique.
33:40Et donc, la question, c'est que quand même, l'intelligence artificielle,
33:45elle est quand même très consommatrice de capitaux et d'énergie.
33:51Et pour l'instant, les opérateurs d'un marché, les marchés d'action,
33:56ils le regardent assez peu, c'est-à-dire qu'ils regardent au travers.
34:00Pourquoi ? Parce qu'il y a ces espoirs de gain de productivité.
34:03Et que face à ça, se dire que les prix de l'énergie, ils ont augmenté de 60%,
34:07alors même que ça doit être un bon tiers des coûts opérationnels d'un centre de monnaie,
34:14c'est ça qu'ils le portent.
34:16Donc, quand on parle de portefeuille, de construction de portefeuille,
34:20avoir des actions sur une thématique aussi porteuse,
34:23avec autant de vent arrière que l'intelligence artificielle, très bien,
34:26le risque en face, c'est des taux plus élevés.
34:28Il faut être acheteur des actions et vendeur des taux.
34:30Et ça, on a quelque chose qui tient à peu près le chemin ou cette ligne de crête.
34:37Donc ça, c'est un élément.
34:39Après, sur l'intelligence artificielle, tout ne fonctionne pas quand même.
34:43C'est-à-dire que ça marche là où la demande, elle est inélastique.
34:45C'est-à-dire que ça marche sur les pioches, là où on a des goulons de tranglement.
34:52Et c'est ça qui fonctionne.
34:53Parce que quand même, si on regarde la performance des logiciels,
34:57des fournisseurs, des centres de données, etc.,
34:59et ça, que ce soit aux Etats-Unis ou en Chine,
35:03ça suit à peu près la même trajectoire, qui est négative.
35:06D'où la sous-performance des actions chinoises, Kevin ?
35:09Une question qu'on se posait en 5 semaines dernières,
35:11la question de la visite de Trump en Chine.
35:13C'est plus logiciel que vendeur de pédé.
35:16Les grandes entreprises chinoises, c'est Tencent,
35:19qui fait des jeux vidéo et qui se font disrupter par de l'IA.
35:23C'est Alibaba, donc les plateformes de commerce en ligne.
35:25On se rend compte qu'il y a peut-être moins de barrières à l'entrée
35:28qu'il y a pu en avoir par le passé.
35:29On a quand même 6 grands acteurs mondiaux du commerce en ligne.
35:33On a à peu près la même chose sur les
35:36Meituan, Baidu et autres...
35:37Donc ce n'est pas tout à fait les mêmes positionnements
35:40que les GAFAM américains.
35:41On a beaucoup comparé les BATX, les GAFAM,
35:44les deux groupes de grandes valeurs technologiques
35:46Si vous regardez les indices, les grands indices de tech chinoises
35:50type K-Web, par exemple, ou les dragons d'or cotés sur le Nasdaq,
35:55la performance, elle est fortement négative.
35:57Et c'est ça qui l'explique, je crois.
36:00Et il y en a quand même...
36:00Enfin, cette facture-là, elle est quand même payée par certains.
36:05Et après, quand même, il y a certains signes d'exubérance.
36:07C'est-à-dire qu'on le voit, les entreprises de technologies non profitables,
36:12elles sont en forte hausse cette année.
36:14Elles font deux fois la performance du Nasdaq.
36:16Elles font cinq fois la performance des sept dites magnifiques.
36:21Oui, bien sûr.
36:21Donc, ça, on les voit quand même.
36:23J'imagine que vous avez commenté la performance d'Intel sur un mois.
36:28La performance de qui ?
36:29Intel.
36:29Oui, bien sûr.
36:31On voit certains signes d'exubérance.
36:33Et ce qu'on appelle le faux mot, cette peur de passer à côté.
36:37Et ça, ça pose question...
36:38À la fois, il n'y a pas d'alternative.
36:39Et en plus, il y a un mouvement de course après la performance.
36:42Et ça, ça pose question.
36:42Pourquoi ?
36:43Parce qu'on parle aussi de la bonne tenue de l'économie mondiale,
36:46et notamment de l'économie américaine.
36:48Mais si on regarde sur les 2% de croissance économique aux Etats-Unis,
36:51il y en a 1,5% qui vient des dépenses d'investissement dans l'intelligence artificielle.
36:55Et il y en a 0,5% qui vient de quoi ?
36:57De la consommation.
36:58Consommation qui est portée par qui ?
36:59Plutôt par la génération des boomers.
37:01Qui a plutôt des portefeuilles à une dépargne confortable.
37:04Qui bénéficie aussi de ces dépenses d'investissement.
37:06Exactement.
37:07Et donc, on a quand même des moteurs de croissance économique,
37:10ou des moteurs de croissance des marchés,
37:11qui sont quand même de plus en plus resserrés.
37:13Et ça, ça appelle à une forme de prudence.
37:16Et là aussi, on parlait de gestion active.
37:17Il y a la moitié des entreprises du S&P 500,
37:20qui là, là où on se parle,
37:21sont en moins value sur 12 mois.
37:25Et donc, voilà.
37:26La participation n'a jamais été aussi faible.
37:28On n'a jamais vu aussi peu de valeur être sur des sommets historiques.
37:30Et l'indice sur un sommet historique, qu'en ce moment, quoi.
37:34Ça arrive.
37:34C'est des facteurs d'attention.
37:36Comment on réfléchit à se couvrir, quand même ?
37:39Ou en tout cas, à se rediversifier dans ce moment-là, Jean-François ?
37:43On ne peut pas, en termes de construction,
37:46j'imagine, tout mettre sur un thème,
37:48sur une zone, sur un secteur, etc.
37:50Donc, comment on regarde le reste du marché ?
37:52Et comment on essaye de se couvrir contre le risque
37:56que la reconcentration du marché peut générer ?
37:59Oui, dans le cas de nos portefeuilles,
38:02on sépare déjà ce qui est un peu stratégique dans nos positions
38:05de ce qui est tactique.
38:07Donc, dans le tactique, on va être sur des horizons inférieurs à un an.
38:11Stratégiquement, en termes de thématiques dont on parlait,
38:16la zone euro, on n'en a pas beaucoup parlé,
38:17mais elle est encore là.
38:21Donc là, on a une thématique de fonds
38:23qu'on trouve toujours intéressante
38:24qui est autour de la souveraineté européenne.
38:26Donc, il y a la défense, il y a la sécurité énergétique
38:31qui sont pour nous des thématiques qui sont porteurs
38:35par rapport à l'indice traditionnel.
38:37Donc là, on continue d'être investi là-dessus.
38:40Il y a notamment aussi tout ce qui est réindustrialisation
38:43qui est une thématique intéressante pour la zone euro.
38:48Sur les US, on en a parlé, c'est l'IA, la cybertechnologie.
38:52On a aussi la réindustrialisation comme thème pour les États-Unis.
38:57Ça, on va dire, c'est pour la partie stratégique.
38:59Ça, c'est les points d'ancrage.
39:00Oui, ça, c'est les points d'ancrage qui vendent, qui pleuvent sur la géopolitique.
39:03Peu importe, on va dire, on passe outre.
39:06Et sur les risques, un peu plus à court terme.
39:11Autant la partie géopolitique qui est quand même difficile à appréhender.
39:15Néanmoins, il y a un impact avec Hormuz, l'inflation dont on a parlé.
39:19On ne peut pas non plus complètement l'ignorer.
39:21Donc, on a un scénario central qui devient un peu de moins en moins central
39:25parce qu'on ne peut pas ignorer que...
39:27Chaque jour qui passe fait qu'il est un peu moins central.
39:29Le scénario qui était anciennement alternatif,
39:32notamment sur le sujet d'inflation,
39:33mais il regagne des points au fur et à mesure que le temps passe.
39:37Donc, on reste plutôt constructif.
39:39Néanmoins, on met des protections en portefeuille, tout simplement,
39:43parce que ça reste quand même relativement abordable.
39:46Ça permet de protéger un peu le...
39:48de rester investi, notamment.
39:50Ça permet de mieux dormir le soir,
39:51d'avoir des protections plutôt que de ne pas en avoir du tout.
39:55Est-ce qu'il y a des actifs évidents qui jouent des rôles de refuge aujourd'hui ?
40:00Ou est-ce qu'il faut panacher différents actifs
40:04pour avoir un vrai statut, un vrai socle refuge, j'allais dire, dans un...
40:09Déjà, un, l'étau.
40:10L'étau, ça marche un peu plus, mais c'est vrai que l'or, ça marche moins.
40:14Alors, les métaux, je pense que les métaux, de manière un peu stratégique,
40:18il y a quand même un narratif de...
40:19Les métaux dans leur ensemble.
40:20D'ailleurs, on voit le cuivre qui a continué à progresser.
40:23Donc, sur les métaux précieux, stratégiques, là, il y a encore de la thématique.
40:29Tout ce qui est pétrole, oil and gas, je trouve que c'est quand même très ponctuel.
40:34Surtout que le news flow, il arrive.
40:37On se fait ramasser les gains qu'on a fait.
40:39La moindre rumeur où on se dit qu'Hormuz va pouvoir ouvrir, boum, ça...
40:42Donc, la duration, on évite globalement parce que, clairement, ça ne marche pas dans le scénario inflationniste.
40:50Pour vraiment que les taux marchent, il faut partir sur un cas supplémentaire de récession.
40:55Sur une activité, quoi.
40:55Bon, on n'y est pas encore.
40:58Donc, d'ici là, avant qu'on y arrive, le chemin de Crète, il risque d'être un peu douloureux.
41:04Les taux peuvent continuer de monter.
41:05Avant que les taux baissent, il faut qu'ils montent encore.
41:06Oui, c'est ça.
41:07C'était les fameuses phrases de banquiers centraux.
41:09Vous m'avez compris.
41:11Pour que les taux baissent, il faut qu'ils montent.
41:13Oui, oui, d'accord.
41:14Donc, tactiquement, on fait de la protection.
41:17Les thématiques, voilà, IA, on en a parlé, souveraineté européenne, voilà, ça ne change pas.
41:23Voilà, il faut juste intégrer que, voilà, on peut avoir un peu de volatilité selon les scénarios extrêmes.
41:28Mais ça vaut pour un scénario extrême à la baisse comme à la hausse.
41:32À la hausse, bien sûr.
41:32Oui, bien sûr.
41:33Le risque d'être à la hausse encore.
41:34Sortir du marché, c'est quand même, je pense, très, très compliqué, quoi.
41:37On a compris qu'il y avait quand même, en Europe, là aussi, matière à bâtir des thèmes,
41:41ou en tout cas, construire des stratégies stratégiques, pour le coup, voilà,
41:45qui ont de l'importance.
41:46Sur la construction de portefeuilles, d'allocations, Alain, là.
41:49Ce qui a beaucoup changé depuis, allez, 18 mois, c'est deux choses.
41:53La première, côté instit, côté grand fond, on va dire, c'est des méthodes de hedge fund.
42:00En fait, c'est-à-dire que là où avant, on avait des positions stratégiques,
42:06où on se laissait porter, etc., maintenant, quand on fait ça,
42:09on s'expose à être en face de gens qui ne sont pas autant diversifiés
42:13et qui vont aller choper du momentum sur une classe d'actifs donnée.
42:19Enfin, je le vois sur les gérants américains, même sur des classes d'actifs classiques action,
42:23ils ont des techniques de gestion de ce type-là.
42:25C'est-à-dire qu'en fait, ils surpondèrent le momentum à fond.
42:30Et en fait, pourquoi ils font ça ?
42:32Parce qu'ils savent qu'ils pourront avoir du volume quand ils voudront sortir.
42:36C'est-à-dire qu'ils ne s'amusent pas à aller sur des actifs peu liquides.
42:41Et effectivement, vu les perfs des grandes classes d'actifs et des grandes valeurs,
42:44si vous prenez les gens qui vont s'amuser à aller faire l'espace avec SpaceX,
42:48il n'y aura pas de problème pour aller faire des volumes monstrueux
42:51et avec les options qu'il peut y avoir dessus.
42:53Donc ça, côté Instinct, c'est quelque chose qu'on voit vraiment de manière très forte.
42:57Alors après, ils ont une partie structurée classique,
43:00mais derrière, ils jouent ces mouvements de momentum de ce type-là.
43:04Et côté Retail, pareil, ça a énormément changé à quelques années.
43:09C'est la gamification de la gestion.
43:11C'est-à-dire qu'en fait, ils ont un « buy the deep »,
43:15c'est-à-dire qu'ils se laissent aller faire du DCA,
43:19c'est-à-dire j'investis tous les mois sur du MSCI World.
43:22Des investisseurs insensibles au prix.
43:23Voilà, ça c'est pour une partie.
43:25Et puis alors, après, ils ont une poche plus ou moins grande de risques extrêmes
43:29sur lesquelles ils vont aller faire du IonQ, du Palantir, des options Zéro Day.
43:36Des options, exactement.
43:38Et il suffit...
43:39C'est ça, mais c'est ça.
43:41Et il suffit qu'ils gagnent 2-3 fois dans l'année.
43:44Et puis les 2% qu'ils auront perdu 2-3 fois dans l'année
43:48ont été compensés par des gains de 20%.
43:50Et ça, c'est quelque chose...
43:53Bon, ici, autour de la table, vous êtes tous des gamins,
43:55mais moi je suis un peu plus vieux.
43:55C'est pas comme ça qu'on gérait dans mon vieux temps.
43:58Mais maintenant, c'est comme ça.
44:00Et vous regardez les forums, vous regardez...
44:03C'est une nouvelle donne.
44:03C'est un nouveau paradigme.
44:04Mais complètement, mais complètement.
44:05C'est-à-dire qu'avant, vous vous rappelez-vous...
44:07C'est pas le truc qui fait dire que ça va mal finir à un moment.
44:11Mais ça s'est mal fini plein de fois.
44:12Mais comment ?
44:13Mais comme ils font des petits paris.
44:14Non, non, mais ils font comme des jeux.
44:16C'est-à-dire qu'en fait, ils ont des techniques de jeu.
44:18Et ils mettent petit...
44:19Ah, peut-être est fractionné, frappant tout ça.
44:21Et donc, avant, on rigolait.
44:23Quand les particuliers se posaient sur une classe d'actifs, on rigolait.
44:28Mais je peux vous dire que les instituts...
44:29Ah bah non, ça fait 2-3 ans qu'ils ne rigolent plus.
44:31Il y a des headphones qui ont fermé.
44:32Et ça, c'est là, qui ont fermé face à l'avancé particulier.
44:36Et ça change.
44:37Donc voilà, il faut se tenir au courant de ce genre de choses.
44:39Sinon, vous faites cartonner aussi.
44:40On comprend la structure de marché, effectivement.
44:41Est-ce qu'il fait les flux ?
44:42Je ne dis pas qu'il faut faire pareil, mais bon, il faut regarder.
44:45Construction.
44:46Et comment on crée quand même quelque chose d'un peu antifragile aussi,
44:48dans un moment comme ça ?
44:50La construction de portefeuille, je l'ai résumé tout à l'heure.
44:53Pour l'instant, on a de la croissance nominale.
44:55On a de la croissance réelle.
44:56On a de l'inflation.
44:57Ça se retrouve dans les bénéfices par action.
44:59On a parlé, je crois, déjà des grands thèmes.
45:00Avoir des actions en portefeuille aujourd'hui, oui, ça fait du sens.
45:04La question, c'est qu'est-ce qu'on met en face de ça ?
45:05On a plutôt envie de vendre des taux.
45:08C'est peut-être par là que ça craquera.
45:10Et quand on cherche d'autres actifs antifragiles,
45:15je crois que le dollar, il fonctionne quand même moins bien.
45:17Parce qu'on parle des flux très importants sur les marchés d'action,
45:21mais on n'a pas tout à fait la même chose sur les marchés obligataires.
45:23Et donc, ce qu'on a pu appeler le sourire du dollar,
45:26c'est-à-dire que quand les marchés d'action se cassent la figure,
45:29le dollar remonte.
45:30J'en suis pas convaincu,
45:31puisque si les marchés d'action se cassent la figure,
45:33ça veut dire que la thématique de l'intelligence artificielle
45:36se cassera la figure.
45:37Et elle est surtout exprimée aux Etats-Unis.
45:41Donc, sur le volet devises,
45:42je préfère avoir des devises comme le Yen japonais,
45:46par exemple,
45:47qui, là aussi, est quand même beaucoup moins chèrement valorisé.
45:50Et puis, on a quand même aussi certains actifs
45:52dans le monde émergent.
45:55Et ça, ça vaut à l'achat sur les actions
45:59comme sur les marchés de taux.
46:00C'est-à-dire que, ce dont on vient de parler,
46:01c'est qu'on a beaucoup critiqué ce modèle de parité des risques,
46:05ou ce qu'on appelait ça, voilà,
46:06la gestion passive 60-40.
46:08Ça marche beaucoup moins bien dans le monde développé.
46:11Elle marche quand même beaucoup mieux dans le monde émergent.
46:14Voilà, je vous encourage à regarder
46:15la performance d'une obligation souveraine chinoise
46:17sur le mois de mars.
46:18Ça n'a pas tout à fait la même performance
46:20que les obligations souveraines des pays développés.
46:22Parce que c'est pris vraiment beaucoup.
46:24Ça signe bien l'aspect crédit obligataire, ça ?
46:26Oui, parce qu'il y a quand même beaucoup moins
46:27ces premières critiques d'inflation
46:27sur lesquelles nous, voilà,
46:29beaucoup de nos banquiers sont trop.
46:30Alors, c'est plus facile à dire qu'à faire.
46:32On regardait au travers.
46:34Ce n'est pas le cas dans certaines économies.
46:35Donc, on retrouve un petit peu ces mouvements-là.
46:38Et en plus, sur les marchés d'action dits émergents,
46:39on a quand même des valorisations
46:40qui ne sont pas tout à fait les mêmes
46:42que celles des marchés développés
46:43sur des thématiques qui sont pour autant mondiales.
46:45Oui, beaucoup moins élevées, évidemment,
46:46dans le terme de valorisation.
46:48Donc, des actions un peu américaines sur la tech,
46:50sur la Chine pour le reste,
46:52et pas trop de taux d'intérêt
46:53ou des anticipations d'inflation.
46:54Merci beaucoup, messieurs.
46:55Merci d'avoir été les invités de Planète Marché ce soir.
46:57Kevin Tozet, Carmignac, Jean-François Fossé,
46:59Offi Investam et Alain Pitous et i4Alpha.
47:07Le dernier quart d'heure de Smartbourg,
47:09chaque lundi, c'est notre quart d'heure américain.
47:12Nous retrouvons à distance, en visio,
47:14avec nous, notre correspondant américain,
47:16Pierre-Yves Dugas.
47:17Bonsoir, Pierre-Yves.
47:18Merci beaucoup d'être avec nous.
47:20Reprenons les choses dans l'ordre.
47:22Effectivement, on a laissé derrière nous
47:24le sommet entre Xi Jinping et Donald Trump
47:28la semaine dernière.
47:31Quand même, temps encore de rappeler un peu
47:34le bilan que vous faites, vous, de ce sommet.
47:37Pierre-Yves, j'ai envie de dire, pas de miracle.
47:40Non, pas de miracle.
47:41On a un peu l'impression que le sommet
47:44accouche d'une souris.
47:46Mais soyons prudents, parce que, en fait,
47:49c'est surtout ce qui va se passer
47:50dans les prochaines semaines
47:52qui, peut-être, va nous permettre de vérifier
47:55si, effectivement, un taux nouveau
47:56a été fixé par Donald Trump
48:01et son homologue chinois
48:02dans cette relation qui est extrêmement difficile.
48:08On parle de stabilité stratégique,
48:10un thème qui était très cher au président chinois.
48:14Donald Trump adore annoncer des deals.
48:16Il n'y a pas beaucoup de deals
48:17qui ont été annoncés, en fait.
48:19On apprend tout de même,
48:20au cours des dernières heures,
48:21qu'il y a des engagements chinois
48:24et ça n'est pas démenti par Pékin
48:27en termes d'achat de produits agricoles américains
48:32qui vont au-delà de ce qui avait déjà été promis
48:35pour le soja en octobre dernier.
48:37C'était 25 millions de tonnes
48:38tous les ans pendant trois ans.
48:40En plus, maintenant,
48:41on aurait 17 milliards de dollars par an
48:44d'achats nouveaux
48:46de produits agricoles américains par la Chine.
48:51L'histoire du contrat extraordinaire de Boeing
48:55qui, semble-t-il, ne va pas porter sur 500
48:58mais 200 appareils
48:59n'est pas vraiment confirmée.
49:02Les détails restent à préciser,
49:03explique-t-on, du côté chinois.
49:05Donc là, c'est quand même une déception.
49:09On ne sait pas
49:11si, ne serait-ce que du bout des lèvres,
49:16le président chinois
49:18a donné un signal
49:20à Donald Trump
49:21sur la manière dont la Chine
49:23pourrait aider, ne pas aider,
49:25fermer les yeux
49:26sur sa tactique
49:28pour tenter de rétablir
49:30la libre circulation
49:31dans le détroit d'Ormose.
49:33On ne sait pas non plus
49:36si Donald Trump
49:37s'est laissé piéger
49:40sur la question de Taïwan
49:42qui est fondamentale
49:44et fondamentale
49:45pas simplement
49:46pour les gens
49:46qui font de la géopolitique
49:48mais pour les gens
49:48qui s'occupent
49:49d'investissements boursiers.
49:51Ne l'oublions pas,
49:52Taïwan,
49:53c'est Taïwan's
49:53my conductor aussi.
49:55C'est quand même,
49:56si vous avez peur
49:57du détroit d'Ormose,
49:58vous allez avoir peur
49:58du goulet d'étranglement
50:00que représente
50:01cette île chinoise
50:02en termes de contribution
50:05à toutes les chaînes
50:05d'approvisionnement
50:06dans toute la filière
50:07de la haute technologie.
50:10On l'avait dit
50:11la semaine dernière,
50:12les Chinois voudraient
50:13que, officiellement,
50:14les États-Unis
50:15s'opposent explicitement
50:18à une déclaration
50:19d'indépendance de Taïwan.
50:21On a l'impression
50:22que Donald Trump
50:23a un petit peu évolué
50:25dans le sens souhaité
50:26par la Chine
50:26sur cette question
50:27mais il n'est pas allé
50:29jusque-là,
50:30en tout cas,
50:31dans sa rhétorique.
50:32Non, mais il n'y a pas
50:33un projet ferme non plus
50:35par Donald Trump
50:36de la demande chinoise
50:38et effectivement,
50:39on en parlait avec vous
50:40la semaine dernière,
50:42ça s'est confirmé,
50:43le dossier des ventes d'armes
50:45était un sujet sur la table
50:46ce qui était déjà
50:47une forme de nouveauté
50:48par rapport à la position
50:49américaine traditionnelle
50:50qui refusait de discuter
50:52de ce sujet
50:52avec Pékin.
50:53Là, potentiellement,
50:55ils en ont parlé
50:55et Donald Trump
50:57n'a pas fermé la porte
50:59à la demande chinoise,
51:01officiellement en tout cas.
51:03Donald Trump prétend
51:04qu'il a dit
51:06à son homologue chinois
51:07qu'il ne parlerait pas
51:08de Taïwan.
51:09Mais on sait que c'est déjà
51:10en soi une manière
51:11d'en parler
51:14et arrêtons de spéculer
51:15et attendons de voir
51:17si effectivement,
51:18dans les prochains jours,
51:19ce qu'a voté le Congrès
51:20au début de l'année,
51:2114 milliards de dollars
51:22de vente d'armes américaines
51:24à Taïwan,
51:25est validé par le président
51:28américain ou non.
51:31L'autre test
51:32de l'amélioration
51:35effective
51:35et non pas
51:36de l'écran de fumée
51:37que pourraient projeter
51:38les deux chefs d'État
51:39sera, bien sûr,
51:41de voir si le 24 septembre,
51:43Xi Jinping
51:44se rend effectivement
51:45à Washington
51:46comme il est maintenant
51:49prévu qu'il le fasse.
51:51s'il y a des vente d'armes
51:52américaines à Taïwan
51:53d'ici là,
51:55peut-être que ce voyage
51:56sera diplomatiquement reporté,
51:58on ne sait pas.
52:00Venons-en à Kevin Walsh,
52:02Pierre-Yves,
52:03alors quand on a été
52:04un gouverneur
52:06faucon
52:06il y a une quinzaine d'années,
52:08quand on a défendu
52:09des positions
52:11plutôt colombes
52:12avec l'idée
52:12de baisse de taux
52:13en tant que prétendant
52:15à la tête
52:16de la Réserve fédérale
52:18américaine,
52:19bien,
52:19qu'est-ce qu'on trouve
52:20quand on est désormais
52:21président de la Réserve fédérale
52:23américaine ?
52:24La feuille de route
52:24de Kevin Walsh
52:25n'est sans doute
52:26pas tout à fait celle
52:27qu'il imaginait
52:28quand il a commencé
52:29son lobbying
52:33afin d'être
52:34le successeur
52:35de Jérôme Poel
52:36il y a quelques mois
52:37maintenant.
52:39Effectivement,
52:39vous venez de commettre
52:40une erreur
52:41que j'ai commise
52:42moi-même
52:42ce matin.
52:44J'ai bêtement cru
52:45que Kevin Walsh
52:46était le nouveau président
52:48du Conseil des gouverneurs
52:49de la Fed.
52:49Vous savez,
52:50il ne l'est pas.
52:51Ah,
52:52il n'est pas.
52:53Il ne l'est pas
52:54pour deux raisons.
52:55D'abord,
52:55parce que le président
52:56du Conseil des gouverneurs
52:58c'est toujours
52:59Jérôme Poel.
53:01Il a été voté,
53:03on a voté pour lui
53:04autour de la table
53:05du Conseil des gouverneurs.
53:07Il est désormais
53:08président du Conseil des gouverneurs
53:10pro-temporé.
53:11La cérémonie de prestation
53:13de serment
53:14de Kevin Walsh
53:15n'a toujours pas été
53:17produite.
53:18On ne sait pas
53:19quand elle va intervenir.
53:21Et il y a même eu
53:22deux dissidents
53:23parmi les gouverneurs
53:25de la réserve fédérale,
53:27Stephen Myron
53:28qui est le dissident
53:30favori,
53:30et
53:31Michel Bauman
53:33pour dire
53:34non,
53:34non,
53:34non,
53:34il ne faut pas
53:35que Jérôme Poel
53:36soit pro-temporé,
53:37indéfiniment,
53:38ne voulant mettre
53:39une limite temporelle
53:40à sa position
53:43de président
53:44par intérim.
53:45Il se passe
53:46au moins une chose,
53:49c'est que
53:50Kevin Walsh
53:51est très riche,
53:52a beaucoup d'argent,
53:53plusieurs centaines
53:54de millions de dollars
53:54semble-t-il,
53:55il a promis
53:56aux sénateurs
53:57et pour respecter
53:58les règles éthiques
53:59bien évidemment
54:00qui sont imposées
54:00aux membres du conseil
54:02du comité monétaire
54:04de la Fed,
54:05il faut qu'ils se désengagent
54:06de tous ces investissements
54:07ça ne se fait pas
54:09en un coup de cueillir à peau
54:11et en un clic
54:12sur un écran
54:13et puis
54:15il y a aussi
54:15tout simplement
54:16la logistique
54:17de la cérémonie
54:19de prestation de serment
54:20qui sera invité
54:23comment faire
54:24pour éviter
54:24que Jérôme Poel
54:25ne soit pas sur la photo
54:26lui qui a été traité
54:27de crétin
54:28de débile mental
54:29par le président
54:30des Etats-Unis
54:31ça va être
54:32un petit peu délicat
54:34il faudra donc
54:35préserver
54:36le décor homme
54:37on trouvera certainement
54:38une solution
54:38enfin ça n'est pas fait
54:39on a encore le temps
54:41d'ici le 17 juin
54:43date de la réunion
54:46du prochain comité monétaire
54:48de la Fed
54:49mais indiscutablement
54:50tout le monde
54:50certainement
54:51a commencé
54:52à s'entretenir
54:53que peut faire
54:54Kevin Warsh
54:55dans cette nouvelle configuration
54:58très différente aujourd'hui
54:59de ce qu'elle était
54:59au mois de janvier
55:02l'inflation
55:03ne menace plus
55:04l'inflation
55:05elle est là
55:07la situation
55:08de l'emploi
55:08que l'on avait cru
55:10catastrophique
55:11semble-t-il
55:11n'est pas aussi mauvaise
55:12que cela
55:12donc deux des raisons
55:14qui auraient pu pousser
55:16d'autres membres
55:17du comité monétaire
55:19de la Fed
55:19à abaisser
55:20le taux des Fed
55:21ont disparu
55:23il y a une solution
55:25une solution
55:26élégante
55:27qui serait
55:28dans un premier temps
55:29au terme de la réunion
55:31du 17 juin
55:32pour que
55:33le comité monétaire
55:35abandonne
55:35son biais
55:36favorable
55:37à une baisse de taux
55:40ce premier geste
55:42permettrait
55:43à Kevin Warsh
55:44de ne pas
55:45entamer son mandat
55:46avec de fortes
55:47dissensions
55:48ce qui affecterait
55:49sa crédibilité
55:51si on
55:52abandonnait
55:53ce biais
55:55favorable
55:56à une baisse
55:56de taux
55:57on pourrait le faire
55:58sous couvert
55:59de l'abandon
56:00de quelque chose
56:01que Kevin Warsh
56:02on the record
56:03depuis des années
56:04nous annonce
56:05qu'il faudrait
56:06que la réserve fédérale
56:07se débarrasse
56:08de cette mauvaise habitude
56:09selon lui
56:10de faire du forward guidance
56:11d'arrêter
56:13de nous dire
56:14ce qu'elle pressent
56:15être sur le point
56:16de faire
56:16à l'horizon
56:183, 4, 6 mois
56:21en abandonnant
56:22de facto
56:23le forward guidance
56:24on ferait
56:25l'économie
56:26d'avoir à préciser
56:28dans le comité
56:29dans le communiqué
56:31du comité monétaire
56:32que le biais
56:33est favorable
56:34à une baisse de taux
56:35voilà comment
56:35cette petite feuille
56:37de vigne
56:37pourrait sauver
56:39dans un premier temps
56:40la crédibilité
56:41du nouveau patron
56:42de la Fed
56:42qui aura autour
56:43de la table
56:44Jérôme Powell
56:45qui va rester
56:46gouverneur
56:48tant qu'il ne sera
56:49pas satisfait
56:50de l'abandon
56:51définitif
56:52des poursuites
56:52qui ont été engagées
56:53contre lui
56:53c'est quand même
56:54un peu curieux
56:55on n'a pas vu ça
56:56depuis 80 ans
56:58et une chose
56:59qui avait été mal expliquée
57:00pas simplement
57:01par moi d'ailleurs
57:03c'est que
57:03Stephen Myron
57:04a démissionné
57:05il a démissionné
57:07de son poste
57:08de gouverneur
57:09qu'il occupait
57:09depuis le mois
57:10de septembre dernier
57:11parce que
57:12s'il ne démissionnait pas
57:13il n'y avait pas
57:15de place
57:15de gouverneur
57:16libre
57:17pour
57:18Kevin Walsh
57:19la présence
57:20de Jérôme Powell
57:22autour de la table
57:22est un moyen
57:23aussi
57:24pour
57:25le patron
57:27sortant
57:28de la Fed
57:29d'empêcher
57:30Donald Trump
57:31de nommer
57:31un gouverneur
57:32au-delà
57:33de ce qu'il vient
57:35de réaliser
57:36avec l'amination
57:36de Kevin Walsh
57:37on est un petit peu
57:38dans la guerre
57:39de tranchées
57:39et je vais même
57:41un peu plus loin
57:41admettons que
57:43Jérôme Powell
57:43puisse tenir
57:44comme gouverneur
57:46au moins
57:47jusqu'aux élections
57:48de mi-mandat
57:49admettons que
57:50Donald Trump
57:51ne remporte pas
57:52les élections
57:53de mi-mandat
57:53et subisse
57:54une défaite
57:54suffisante
57:55c'en est fini
57:56de la capacité
57:57de Donald Trump
57:57à pouvoir nommer
57:59qui il voudrait
58:01à la Fed
58:02ou ailleurs
58:02d'ailleurs
58:04d'autant que
58:05la marge
58:07de confirmation
58:08au Sénat
58:10de Kevin Walsh
58:11est lamentablement
58:13faible
58:14je vais vous citer
58:16quelques chiffres
58:1710 secondes
58:18Pierre-Yves
58:19c'est vraiment
58:20Paul Volcker
58:21a été nommé
58:22en 79
58:22à l'unanimité
58:24Greenspan
58:25en 87
58:26avait deux voix
58:28dissidentes
58:29Bernanke
58:30en 2006
58:31unanimité
58:32Janet Yellen
58:3326 voix
58:34contre elle
58:35seulement
58:3586 pour
58:3656 pour
58:38pardon
58:39Jérôme Powell
58:40en 2018
58:4084 voix
58:42pour
58:423 contre
58:43et aujourd'hui
58:44Kevin Walsh
58:4554 pour
58:4645 contre lui
58:48on lui souhaite
58:50quand même
58:50bon courage
58:51le bipartisme
58:52a disparu
58:52en matière monétaire
58:53à Washington
58:54merci beaucoup
58:55Pierre-Yves Duguay
58:56avec nous
58:56chaque lundi
58:57pour ce quart d'heure
58:58américain
58:58que vous retrouvez
58:59bien sûr
58:59en replay
59:00sur bismart.fr
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