- il y a 13 heures
Mardi 19 mai 2026, retrouvez Jean-Pierre Petit (Président, Cahiers Verts de l'Économie), Gérald Grant (Associé et Directeur Délégué en charge de l’allocation d’actifs et de la sélection de fonds, Fundesys), Pierre-Alexis Dumont (Chief Investment Officer, Sycomore Asset Management) et Céline Piquemal-Prade (Présidente, Piquemal Houghton Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bismarck.fr
00:21soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, ni escalade, ni détente,
00:29c'est toujours le statu quo sur le front de la crise du Golfe
00:34avec un détroit d'Hormuz qui reste très peu praticable, autant le dire,
00:38et des tensions sur l'offre de pétrole qui restent importantes,
00:42qui sont compensées pour l'instant en grande partie par l'utilisation des stocks et des réserves stratégiques.
00:48Mais les stocks et les réserves stratégiques sont en train de s'épuiser assez rapidement
00:53et on notera que l'administration américaine vient d'ailleurs de prolonger de 30 jours
00:56une dérogation qui a été accordée sur les sanctions contre le pétrole russe en mer
01:02afin d'éviter un choc d'offre physique trop important.
01:07Ce choc d'offre sur le pétrole évidemment se traduit par une nouvelle phase de remontée des taux obligataires
01:15et notamment des parties longues voire très longues de courbes obligataires
01:18avec des taux à 10 et 30 ans qui atteignent des niveaux que nous n'avions pas vus depuis près
01:25de deux décennies maintenant.
01:274,70 quasiment sur le 10 ans américain et près de 5,20 sur le 30 ans américain.
01:33Pauline Grattel vous apportera un peu plus de détails dans un instant
01:36avec une séquence de prise de profit sur les grandes valeurs de hard tech aux Etats-Unis
01:42qui ont connu des performances spectaculaires au cours des dernières semaines et des derniers mois.
01:48Ça fait deux, trois séances qu'on voit l'indice sectoriel des semi-conducteurs américains
01:51subir justement ces prises de profit.
01:54Un mot encore de la géopolitique pour vous annoncer qu'après Donald Trump à Pékin la semaine dernière,
01:59c'est Vladimir Poutine qui entame aujourd'hui une visite officielle en Chine
02:04pour rencontrer son homologue chinois et puis du point de vue des marchés actions,
02:09je le disais, des prises de profit sur la tech et sur la hard tech américaine,
02:13la partie semi-conducteur.
02:14Est-ce que l'idée d'une rotation est en train de faire son chemin,
02:18rotation sectorielle, rotation géographique,
02:21à la faveur de cette correction et de ce repricing des marchés obligataires ?
02:25C'est une question que nous poserons bien sûr à nos invités dans un instant.
02:39Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:41Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:44Bonsoir Pauline.
02:45Bonsoir.
02:45La géopolitique continue de truster le devant de l'actualité
02:48et Donald Trump indique avoir renoncé à une attaque sur l'Iran.
02:52Oui, une attaque contre l'Iran qui était initialement prévue ce mardi.
02:56Selon lui, ce sont les dirigeants des pays du Golfe
02:58qui lui ont demandé de suspendre cette opération,
03:01estimant qu'un accord de paix durable restait possible.
03:04Bien qu'il n'ait pas communiqué sur ce bombardement auparavant,
03:08le président américain a prévenu qu'il restait prêt à lancer une offensive totale
03:13et à grande échelle si aucun accord acceptable n'était trouvé.
03:16Il s'est toutefois montré optimiste,
03:19affirmant qu'il y avait de sérieuses chances de parvenir à une entente avec Téhéran.
03:23Bon, les prix du pétrole restent à des niveaux élevés, évidemment,
03:27même si on peut noter un léger recul sur la séance du jour.
03:30Oui, le baril de Brent s'est d'environ 1% aujourd'hui et s'établit autour de 110 dollars.
03:34Le WTI américain, de son côté, est en repli plus modéré
03:38et se traite autour de 100 dollars sur les marchés obligataires.
03:41Les tensions persistent.
03:43Le rendement américain à 10 ans se tend encore pour atteindre 4,65%.
03:48Le rendement allemand, de même, échéant, se traite autour de 3,20%.
03:52En hausse également, à noter aussi que le rendement britannique à 10 ans
03:56reste encore bien ancré, au-delà de 5% sur le marché des échanges.
04:00Le dollar est en hausse, ramenant l'euro dollar autour de 1,16.
04:03Qu'en est-il des grands indices actions mondiaux à ce stade, Pauline ?
04:06En Europe, les indices évoluent sans tendance marquée en fin de séance
04:09avec un stocks 600 et un euro stocks 50 autour de l'équilibre.
04:13Le CAC 40 gagnait 1% au meilleur de la séance tirée par le secteur des logiciels
04:18avant de perdre ses gains dans l'après-midi pour évoluer autour de 8 000 points.
04:23Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en repli
04:26alors que le Nasdaq subit des prises de bénéfices massives
04:29dans le secteur des semi-conducteurs à la veille des résultats financiers de Nvidia.
04:33La hausse des rendements pèse également sur ces sociétés en particulier.
04:37Un mot de la séance asiatique également, Pauline ?
04:39En Asie, ce sont surtout les marchés obligataires qui sont sous surveillance.
04:42Au Japon, par exemple, les rendements à 10, 20 et 30 ans s'envolent encore d'une dizaine de points
04:47de base.
04:48Le Nikkei, de son côté, a fini à l'équilibre ce matin
04:50alors qu'on attendait la croissance japonaise du premier trimestre.
04:54Elle est ressortie légèrement supérieure, plus forte qu'attendue, à plus 0,5%
04:59alors que la croissance du trimestre précédent a été revue à la baisse à plus 0,2%.
05:05Du côté des valeurs spécifiques, une opération sur le capital de Valourec
05:08pèse sur le titre qui se retrouve lanterne rouge du stock 600 en Europe.
05:12Oui, le titre cède un peu moins de 10% après que ArcelorMittal a cédé 10% de son capital.
05:17Ce sont 23 millions d'actions qui ont été vendues pour une valeur de plus de 570 millions d'euros.
05:23Le titre ArcelorMittal, de son côté, cède environ 2%.
05:26Et puis la dernière vague de résultats d'entreprises est devant nous avec Nvidia bien sûr cette semaine
05:35mais l'ensemble du secteur de la consommation, de la grande distribution qui va publier
05:40et Home Depot qui a donné le coup d'envoi aujourd'hui.
05:42Oui, Home Depot publie un chiffre d'affaires supérieur aux attentes pour le premier trimestre
05:46de 42 milliards de dollars grâce à une forte demande.
05:50Les prévisions annuelles sont confirmées pour la seconde fois consécutive.
05:53Le titre cède 2,5% dans les premiers échanges.
05:57Home Depot donne par ailleurs le top départ des publications des entreprises de consommation américaines
06:02avec Loft, Target et Walmart attendus cette semaine entre autres.
06:06Quels seront les autres événements programmés à l'agenda demain sur les marchés Pauline ?
06:10Il faudra attendre après la clôture des marchés pour le rendez-vous du jour
06:13à savoir la publication attendue des comptes de Nvidia.
06:17Côté macro, on regardera l'inflation britannique du mois d'avril
06:20et celle de la zone euro d'avril aussi en seconde lecture.
06:23elle progressait de 3% sur un an en première estimation.
06:27Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
06:29Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:43Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:46Le troisième est en train d'arriver.
06:48Nous avons à mes côtés Céline Pikmalprat, présidente de Pikmal Out on Investments.
06:52Bonsoir Céline, bienvenue.
06:53Bonsoir Grégoire.
06:54Merci d'être avec nous et Gérald Grant, à nos côtés également,
06:57associé et responsable de la sélection chez Fundesis.
07:00Bonsoir Gérald.
07:01Bonsoir Grégoire.
07:01Un mot Gérald peut-être de cette nouvelle séquence de correction des marchés obligataires
07:06avec des parties longues et très longues de courbes qui sont en train de déraper à la hausse,
07:12si on regarde évidemment les rendements obligataires.
07:15Il y avait au début du conflit quand même un premier phénomène d'aplatissement des courbes de taux
07:19avec des taux courts qui étaient remontés très très violemment.
07:22Là on a l'impression que la séquence est un peu différente
07:24et que ce sont plutôt les parties très longues qui s'animent.
07:27Pour quelles raisons Gérald ?
07:29Je pense qu'il y en a plusieurs.
07:31La première a déjà peut-être un réajustement par rapport à la partie courte,
07:34mais bon ça c'est peut-être pas la plus importante.
07:36Un point quand même plus général, c'est que l'ensemble des marchés de taux longs subissent cette correction.
07:43Ce n'est pas spécifique à une zone ou à un pays en particulier.
07:46Après il y a le Royaume-Uni effectivement parce qu'il y a un peu de tensions politiques en plus.
07:50Il y a toujours des petites spécificités locales.
07:52Mais globalement c'est un mouvement qui concerne tout le monde.
07:56Et puis je pense que ça va effectivement au-delà de tout ça.
07:59C'est qu'on a une crainte aujourd'hui que les banques centrales, la Fed et la BCE notamment
08:04soient peut-être un peu soit en retard, soit alors moins crédibles qu'auparavant.
08:09Et donc il y a peut-être aussi des gros institutionnels, voire des pays comme le Japon
08:13qui vendent de la dette américaine, qui sont en train de donner aussi un message
08:19qui est attention messieurs les pays très endettés, ne faites pas n'importe quoi avec vos finances publiques à long
08:25terme.
08:26Donc effectivement une reconstitution aussi d'une prime de terme
08:28qui concrètement peut empêcher aussi un peu les marchés obligataires
08:32et donc les taux de rebaisser aussi vite qu'on ne le pense.
08:35Il y a un message de vigilance, il faut prendre au sérieux, il faut y faire attention.
08:39Même si sur les actions ça ne se voit pas encore trop, même si ça commence un peu, mais voilà.
08:43On va en parler.
08:43Sur les banques centrales, vous dites le discours a évolué parce que c'est vrai qu'au démarrage du conflit
08:49de la crise du Golfe, on a vu et on a beaucoup discuté ici, tout de suite une banque centrale
08:52européenne
08:53se mettre en action verbale avec Christine Lagarde portant la voix de la banque centrale européenne
09:00expliquant « nous n'hésiterons pas ».
09:02Oui, et d'ailleurs ce qui est marrant c'est qu'au début elle a dit ça,
09:05aujourd'hui elle a un discours un peu plus calme, même si le marché anticipe toujours
09:10trois hausses de taux pour 2026.
09:12Côté Etats-Unis ce n'est pas la même, on attendait trois hausses en début d'année,
09:16on en est maintenant à zéro, trois baisses pardon, et on en attend maintenant zéro de baisse
09:21et peut-être une en janvier pour le moment ce que dit le marché.
09:24Donc effectivement il y a un renversement de situation totale sur les taux courts,
09:27ce qui fait que ça crée un peu de complications, d'incertitudes et les marchés réagissent sur la partie longue
09:33aussi.
09:34Oui, renversement des anticipations concernant la politique monétaire de la Fed au moment
09:38où un nouveau président est en train d'entrer en fonction avec tout ce que ça peut comporter comme risque,
09:43le marché aime bien tester j'imagine un peu les nouveaux entrants au sein du Conseil de la Réserve fédérale
09:49américaine,
09:49d'autant plus quand le nouvel entrant est le président de la Fed et futurs présidents du FOMC.
09:55Qu'est-ce que ça vous inspire et qu'est-ce que ça implique pour vous, une gérante action, Céline,
10:00ces mouvements obligataires, quels sont les signaux et les messages que vous retenez du marché obligataire aujourd'hui ?
10:06Comme voulez-vous qu'il y ait à l'instant un message de crainte quant à la politique
10:13qui va être mise en place par le nouveau président de la Banque centrale américaine,
10:17d'autant plus que, si je ne m'abuse, il a évoqué le fait qu'il allait utiliser les chiffres
10:22d'une inflation trimmed,
10:24c'est-à-dire que, selon ses calculs, l'inflation serait inférieure à l'inflation calculée auparavant aux Etats-Unis.
10:33Il y a d'autres indicateurs d'inflation, on juste le dit, trimmed, c'est donc des mesures d'inflation
10:37reniées,
10:38on enlève tous les extrêmes, alors l'inflation cœur, on enlève les éléments volatiles,
10:41le pétrole et les prix de l'alimentaire, on enlève tout ce qui est aux extrêmes.
10:49Mais il nous a déjà calculé que sur Mars, plutôt que 3, on parle de 2, donc on sait que
10:54le thermomètre est cassé,
10:56et par ailleurs, il a évoqué le fait que, selon lui, il ne voulait pas sous-estimer l'impact de
11:01l'intelligence artificielle
11:02sur la productivité, et que, de ce fait, on pouvait se permettre d'avoir une inflation plus importante
11:09que par le passé, avec des taux d'intérêt faibles.
11:12Donc on a tout un accompagnement pour pouvoir maintenir des taux durablement faibles aux Etats-Unis,
11:20et donc il est difficile pour les investisseurs d'anticiper des taux plus élevés à court terme.
11:26Donc une fête qui sera en retard, le marché intègre une fête qui sera en retard.
11:29Donc dans ce contexte-là, effectivement, on voit réapparaître les bandes vigilantes,
11:35donc une inquiétude de la part des investisseurs obligataires qui se demandent si, finalement,
11:40il est de bonne alloi ou intelligent de laisser un blanc-seing aux Américains,
11:46dans un environnement où vous avez des déficits élevés,
11:48et vous ne semblez pas être dans un environnement dans lequel on va faire attention à la dépense,
11:53où, en tous les cas, personne ne s'en soucie.
11:55Donc tout ça pour dire que c'est un contexte difficile,
11:59qui est dépeint par le marché obligataire,
12:02et que jusqu'à présent, le marché actions n'y prête aucune attention.
12:06Pour autant, le marché actions est tiré par la partie technologique de la cote.
12:13Et cette partie technologique, aujourd'hui, a du mal à générer de la liquidité disponible.
12:17Vous l'avez sûrement noté, lors de la publication des résultats,
12:21on a des bénéfices souvent spectaculaires,
12:24mais quand on regarde au niveau de la génération de free cash flow,
12:28cash flow disponible, vous avez une chute assez marquée,
12:30avec des baisses de 45-47% pour des acteurs comme Microsoft ou Meta.
12:35Ça veut dire que, si vous voulez dépenser l'argent que vous êtes censé dépenser,
12:40puisqu'on parle de sommes incroyablement élevées au cours des prochains mois,
12:44vous allez devoir aller chercher de la dette.
12:47C'est ce qu'ils sont en train de faire.
12:49Donc c'est ce qu'on est en train de faire.
12:50Et on parle de, je crois, 1,2 trillion de dollars de dette,
12:53qui doit être levée d'ici 2028 par ces acteurs de la technologie.
12:57Et donc là, je me demande comment les deux éléments se conjuguent.
13:01Donc si vous êtes dans un environnement avec des taux plus élevés,
13:05des difficultés à aller chercher des investisseurs,
13:07comment est-ce que vous pouvez finir avec des acteurs actions
13:10qui ne sont pas impactés par la hausse des taux obligataires ?
13:12C'est quelque chose qui m'interpelle.
13:14Donc c'est pour ça qu'à mon sens,
13:15on va sûrement beaucoup en reparler au cours des prochaines semaines,
13:18des prochains mois.
13:19Et c'est pour ça que je ferai extrêmement attention.
13:21On a des prises de profit, mais aux valeurs technologiques à ces niveaux-là.
13:24Je ne vais pas dire que vous êtes anti-tech,
13:26ce serait mal venu de le dire comme ça.
13:29Tu rentres et risque.
13:31Oui, c'est ça.
13:32Mais ça fait un moment que vous alertez quand même.
13:34Et le fait que les free cash flow deviennent négatifs,
13:36comme vous dites, soit en chute libre, comme ça,
13:38sur des acteurs, des mastodontes qui sont capables de générer
13:41des dizaines de milliards de free cash flow annuels,
13:44c'est un signal.
13:45C'est un signal que vous attendiez ou que vous guettiez d'une certaine manière.
13:49Oui, parce que ça veut dire que vous allez avoir des difficultés
13:54à avancer à l'avenir sans avoir recours à des financements extérieurs.
13:59Ça fragilise le statut de l'entre vous.
14:00Et ça va fragiliser votre croissance à venir
14:04dans un environnement où, j'ai lu tout à l'heure,
14:07qu'on attendait des croissances de bénéfices de plus de 30%
14:10pour les cinq prochaines années,
14:11pour l'ensemble de ces valeurs technologiques.
14:12C'est plus que ce qu'on avait attendu en 2000.
14:15Donc, on verra bien comment ça finit.
14:17Mais le problème, c'est que j'ai commencé à travailler en 98
14:19et que j'ai déjà vécu cette petite phase normalement
14:22et que je me méfie beaucoup.
14:24Et moi, je suis là pour protéger le patrimoine
14:27de mes clients sur le long terme.
14:29Donc, si je peux éviter de me retrouver
14:31avec un affaissement des titres dans lesquels nous sommes investis,
14:34ça me permet de mieux dormir la nuit.
14:38Oui, éviter les drawdowns trop marqués,
14:41c'est déjà une bonne partie de la performance future,
14:45pour le dire ainsi.
14:46Parce que juste pour revenir, il faut peut-être juste sur Intel,
14:50parce que c'est quand même une valeur dont on a pas mal parlé d'un an.
14:53Donc, Intel de 2026, pas de 99.
14:55Intel, qui a pris 207% au cours du dernier mois,
14:58on est revenu en avril 2026 au niveau de mars 2000.
15:03Il a fallu 26 ans.
15:05Donc, on me dit souvent, Céline, il faut être long terme.
15:07Je sais, mais 26 ans, c'est un petit peu long quand même.
15:09Très bon exemple.
15:11Bon, on est parti sur la nouvelle phase de correction des marchés obligataires.
15:15Pierre-Lexy Dumont est à nos côtés.
15:17Je le salue, directeur des investissements de Sycomore Asset Management.
15:19Oui, avec une première séquence depuis la crise du Golfe,
15:23où on a vu un aplatissement des courbes.
15:24Là, on voit une forme de pontification des cours
15:26avec les parties longues qui s'animent
15:28et les conséquences pour les marchés actions
15:31avec l'idée que pour l'instant, le thème de l'IA...
15:32Alors, modulo les deux, trois dernières séances
15:35qui voient quand même des prises de profit
15:37sur la partie hard tech, semi-conducteurs aux Etats-Unis notamment.
15:41Mais jusqu'à présent, c'était un peu le mantra du marché,
15:44le thème de l'IA est plus fort que la crise d'Hormuz.
15:47Pierre-Lexy.
15:47Oui, mais après, je pense qu'on l'a bien compris,
15:51les marchés financiers actuels,
15:52ils fonctionnent sur des points de rupture.
15:54Il n'y a plus du tout de linéarité.
15:55On a eu de la linéarité quand les marchés étaient très calmes,
15:59la croissance était toujours la même.
16:01Et donc, les taux baissés, les actions montaient.
16:05Là, on est clairement dans des marchés
16:07et des contextes qui sont relativement différents.
16:11Donc, avec des points de rupture,
16:13on a eu quelques points de rupture
16:14qui ont été assez brefs.
16:16Et après, c'est remonté.
16:18Mais ce qui est sûr, c'est que...
16:21Le point de rupture, c'est l'Ibergenay, par exemple.
16:23Oui, des cassures de confiance
16:27avec des phénomènes liés clairement
16:30à la nouvelle structure des marchés financiers
16:33où, grosso modo, vous avez des effets d'accélération
16:37à la bosse comme à la baisse relativement fort.
16:39Et on le voit bien, les taux,
16:43tant qu'on est dans un monde un peu plus d'inflation
16:45mais de la croissance.
16:47Il faut des actions, pas de taux.
16:50Parce que c'est un actif réel.
16:52Vous allez avoir de la croissance.
16:54Et comme on n'a pas de visibilité,
16:56ce que font les investisseurs,
16:57c'est qu'ils vont aller vers les sociétés
16:59qui affichent des croissances de bénéficiaires,
17:01des révisions positives de croissances bénéficiaires.
17:04Et force est de constater que, pour l'instant,
17:06sur l'IA, c'est quand même très impressionnant.
17:08Moi, je n'ai jamais vu ça.
17:09Sur les montants pareils, je n'ai jamais vu ça.
17:12On l'a eu en 2000.
17:13Les analystes courent après les perspectives de bénéficiaires.
17:15Surtout, c'est les montants dont on parle.
17:17Regardez Anthropique.
17:19L'évolution du chiffre d'affaires Anthropique,
17:22je n'ai jamais vu ça.
17:25Donc, il faut quand même...
17:27C'est quand même...
17:28Pour respecter, quoi.
17:29Oui, quand même.
17:30Non, mais si.
17:31On ne peut pas l'ignorer.
17:32Non, mais ça fait cinq ans qu'on peut me dire
17:34« Voilà, Nvidia, il faut vendre, etc. »
17:35Bon, la réalité, c'est qu'il...
17:39Aujourd'hui, sur des montants pareils,
17:41je n'ai jamais vu ça.
17:42Donc ça, c'est évident.
17:44Après, moi, en effet,
17:46je pense qu'on est dans des équilibres très instables.
17:49Et donc là, on va approcher, en effet,
17:52d'un choc qui va devenir...
17:54Les taux commencent à monter.
17:56On ne contrôle plus les taux longs.
17:57Et surtout, s'il est au cours,
18:00si les banques centrales perdent leur crédibilité.
18:03Et là, derrière, bon, c'est...
18:04Voilà, vous rentrez dans crise du financement,
18:08scénario récessif.
18:09Et là, évidemment, les actions corrigent.
18:12Et ce qui va corriger fortement,
18:15sans doute, oui, c'est les dossiers
18:17sur lesquels les multiples et les anticipations futures
18:20sont les plus importantes.
18:22Voilà, ça, c'est évident.
18:24Sachant que des engagements de CAPEX,
18:26vous pouvez les faire,
18:27mais vous pouvez, évidemment,
18:28les retirer assez rapidement
18:29si la situation se retourne.
18:31Donc, moi, je ne suis pas très inquiet
18:33pour la santé financière des gros acteurs,
18:35parce que la baisse des free cash flow
18:37s'est liée à des engagements de CAPEX.
18:39S'ils retirent, ils vont retrouver des free cash flow.
18:41Et leur business cœur reste extrêmement rentable.
18:45Par contre, voilà, pour la capacité de...
18:50Pour toutes les boîtes qui vivent de ces CAPEX,
18:52ça peut être compliqué.
18:53Et donc, derrière, vous allez avoir des phénomènes d'entraînement
18:58et qui sont relativement forts.
19:02Mais aujourd'hui, ce qui est sûr,
19:04c'est que pour l'instant,
19:05je trouve que le marché est relativement rationnel.
19:07Il dit que le problème est sur l'inflation,
19:09sur les taux,
19:10et il veut garder des actions.
19:11Voilà, parce que pour l'instant,
19:13on a forcé de constater
19:15qu'on a des croissances relativement fortes.
19:17Mais tout ça est relativement court-termiste.
19:19Et ça peut...
19:19Je trouve qu'on est dans des contextes
19:21où ça peut, évidemment,
19:22un peu se retourner assez rapidement.
19:24Oui.
19:24Comment vous regardez la situation du marché actions ?
19:26Et aussi ce phénomène de reconcentration
19:28des performances très rapides
19:30par rapport à une année 2025
19:32où, justement, l'idée était d'aller chercher
19:34de la performance en dehors du marché américain
19:37et donc de la tech,
19:38en dehors du dollar,
19:39et ça a payé.
19:40C'est ça qui était intéressant.
19:42C'est qu'en plus, cette prise de risque,
19:43en tout cas, cette logique de diversification hors US,
19:46elle a payé en 2025,
19:48elle a payé en janvier-février encore.
19:50Et depuis le conflit,
19:51on a l'impression quand même d'un retour en arrière.
19:54On peut avoir un schéma antérieur.
19:55Elle a payé, Grégoire,
19:56mais je pense que je l'ai déjà dit sur ce plateau.
19:58Quand on regarde 2025
19:59et la performance des marchés européens,
20:01n'oublions pas que,
20:02parce qu'on tombe à bras raccourcis sur la tech,
20:03la ultra-concentration,
20:05et c'est vrai, et j'y reviendrai,
20:06mais le marché européen en 2025,
20:08c'est 50% de la perf qui vient du secteur bancaire.
20:10Oui, il y a de la concentration ailleurs.
20:12Et je ne parle pas...
20:14Sur la concentration de la perf aux Etats-Unis,
20:18notamment là,
20:19c'est vrai que c'est impressionnant.
20:20Si on prend plus large,
20:21on regarde le FTSE World,
20:23qui est plus large que le MSI Aïmonde,
20:24il y a 1310 valeurs dans le MSI Aïmonde,
20:26il y en a 4350 dans le FTSE World.
20:29Il y a, au mois d'avril,
20:31fort mois boursier,
20:32s'il en est,
20:34on a 50% de la perf
20:35qui a été faite par les 13 valeurs
20:37du FTSE World.
20:39Donc, 0,03% de l'indice
20:41a fait 50% de la perf.
20:43Donc, effectivement,
20:44c'est une concentration extrême.
20:46On a, pour ceux qui regardent,
20:48moi, je ne regarde pas trop,
20:48mais on le regarde quand même
20:49de temps en temps,
20:50en analyse technique,
20:51les moyennes mobiles 200,
20:53quand on est sur des plus hauts de marché,
20:54ce qui est le cas plus ou moins
20:55sur le S&P et d'autres indices,
20:57on a environ 50%
21:00des valeurs,
21:01des titres,
21:01qui sont au-dessus
21:02de leur moyenne mobile.
21:03Il y a une participation,
21:04généralement.
21:04Pardon, on a environ 80%
21:06et aujourd'hui, justement,
21:06on est à 50%.
21:08D'accord.
21:09C'est justement,
21:09on est, encore une fois,
21:11ultra concentré.
21:12Mais maintenant,
21:13c'est ce que disait
21:14très, justement,
21:16Pierre...
21:16Pierre Alexis.
21:17Pierre Alexis.
21:17J'allais dire pad,
21:18parce que, voilà,
21:20on l'appelle toujours pad,
21:21sur le marché.
21:22Mais ce qu'allais dire,
21:23ce que disait Pierre Alexis,
21:25c'est qu'il y a une telle concentration
21:27sur des résultats
21:28qui sont incroyables,
21:29quand Nvidia bouge de 1% aujourd'hui,
21:31c'est 500 milliards de capitaux.
21:33Nvidia,
21:34c'est deux fois le PIB de la France
21:35et c'est plus que CAC,
21:37SMI et DAX cumulés.
21:39Donc, forcément,
21:39ça a un impact
21:40et je rejoins,
21:41c'est incroyable.
21:42Céline disait tout à l'heure
21:43qu'elle avait commencé en 98,
21:44donc elle avait vu.
21:45Moi, j'ai commencé
21:46un tout petit peu plus tard,
21:47en 99,
21:48mais je l'ai vu aussi,
21:49l'explosion de la bulle.
21:50Mais je ne crois pas
21:51qu'on soit dans les mêmes configurations
21:53malgré tout.
21:54Alors, oui,
21:54il y a toujours des excès,
21:55il y a sûrement des valeurs
21:56où il faut faire le tri
21:58dans le livret.
21:59C'est une cité Intel
22:01qui a une valeur rentable,
22:03mais les paniers
22:04de techno rentables
22:05font 2, 3, 4, 5 fois
22:07la performance du Nasdaq
22:08sur le point bas,
22:10dessus le point bas,
22:11tout comme le margin debt,
22:12l'endettement pour investir
22:14aux US
22:15ou même en Corée
22:15sont à des niveaux
22:16jamais vus.
22:17Les ETF lévergés
22:19sont trois fois supérieurs
22:20aux ETF baissillés.
22:22Donc, évidemment,
22:23il y a des excès,
22:24c'est évident.
22:25Après, vous avez tous dit
22:26il y a eu des prises de bénéfices
22:27sur les semis,
22:28oulala.
22:29Oui, mais qui dit
22:30prise de bénéfices
22:30veut dire qu'il y a eu
22:31des bénéfices
22:32pour ceux qui en ont fait avant.
22:33Donc, bon,
22:33c'est un peu sain également.
22:34Bien sûr.
22:35Donc, tant mieux,
22:35c'est une bonne chose
22:36que ça corrige un petit peu,
22:38ça permet de respirer
22:40un petit peu.
22:40La question,
22:41c'est est-ce qu'on va pouvoir
22:42avoir un peu cette...
22:44un peu plus de dispersion,
22:46mais d'élargissement
22:47de la performance.
22:47En début d'année,
22:48on disait que le S&P
22:51équipondéré
22:51avait réalisé une performance
22:54et qu'il battait le S&P Classics
22:55qui n'était pas arrivé
22:56depuis longtemps.
22:57Ça, c'est de nouveau retourné.
22:58Donc, voilà,
22:59on est de nouveau sur...
23:00Et donc, il faut profiter
23:00de ce moment
23:00pour remettre en place
23:02des positions de diversification.
23:03En tout cas, il faut faire
23:04un peu d'autre chose.
23:06Il faut faire un peu d'autre chose,
23:07mais...
23:07Oui, oui, non,
23:08finissez.
23:09Non, non, non,
23:09il faut faire un peu d'autre chose.
23:11Mais il n'empêche
23:11que la tech et l'IA
23:13en particulier
23:14restent un moteur ultra puissant.
23:15C'est difficile d'aller contre.
23:16Alors, Pierre-Alexis
23:17et puis Céline.
23:18Je disais juste,
23:19je pense qu'elle pose
23:20un énorme problème
23:20de diversification.
23:22Voilà.
23:22Parce qu'aujourd'hui,
23:23voilà,
23:26et en effet,
23:27c'est compliqué.
23:28Donc, il faut savoir
23:29sans doute
23:30prendre patience
23:31et avoir une capacité
23:32de diversifier les portefeuilles
23:34parce qu'en effet,
23:37il y a un focus
23:39trop fort,
23:40sans doute,
23:41sur l'IA.
23:42Et normalement,
23:43si on est logique,
23:44l'IA,
23:44elle doit se diffuser.
23:45Donc, si elle se diffuse,
23:47elle doit se diffuser
23:47aussi boursièrement.
23:48Et là,
23:49à un moment,
23:50il y a eu une diffusion boursière
23:51et là,
23:52on se reconcentre.
23:53On a tenté de sortir
23:54des pêles et des pioches
23:55mais non seulement
23:56ça n'a pas payé
23:57mais en plus,
23:57ça a été douloureux
23:58pour le logiciel.
24:00On se reconcentre
24:01assez fortement.
24:02Donc, je pense que
24:03c'est des niveaux d'alerte
24:04et c'est vrai que
24:06le comportement
24:06qu'on peut avoir
24:07sur le Cosby,
24:08c'est...
24:09La Corée.
24:10On est sur des niveaux
24:12de...
24:12Voilà,
24:13on ne peut pas dire
24:13qu'il n'y a pas d'excès
24:14de...
24:14Un peu de surachat peut-être
24:16pour un indice qui a pris
24:18des opérateurs boursiers.
24:20Après,
24:20un point quand même
24:21que je tiens à noter,
24:23c'est que le marché
24:24quand même reste rationnel
24:25dans le sens où
24:26c'est concentré
24:27mais aussi
24:28parce que la croissance
24:30bénéficiaire aux Etats-Unis
24:31Oui, oui, j'entends.
24:32Elle est expliquée
24:33à 50%
24:34par les Max Even.
24:37Donc,
24:38aujourd'hui,
24:38il y a une vraie
24:40cohérence
24:41tout comme
24:41il y a une cohérence
24:42des investisseurs
24:42qui reste plutôt
24:43sur les actions
24:44plutôt d'aller vers
24:44les obligations
24:45puisque les obligations
24:46posent quand même
24:47un vrai sujet aujourd'hui.
24:48Céline,
24:48comment on fait de la perf
24:51quand on essaye
24:51d'éviter le risque tech
24:53en l'occurrence
24:54parce que vous faites
24:55de la perf
24:57en tant que stock picker
24:58justement.
24:59Comment...
24:59Qu'est-ce qui guide
25:00votre logique de diversification
25:01justement aujourd'hui
25:03et de...
25:05l'idée de s'éloigner
25:06du risque tech ?
25:07L'idée, effectivement,
25:08c'est d'aller chercher
25:09des inefficiencies de marché
25:10là où elles peuvent apparaître.
25:12Et compte tenu
25:12de la concentration
25:13du marché
25:15que nous constatons
25:16aujourd'hui
25:16et dont nous avons
25:18parlé ensemble
25:19au cours des dernières minutes,
25:20il est intéressant
25:22de constater
25:22qu'il y a
25:23beaucoup de parties
25:24du marché
25:24sur lesquelles
25:25les investisseurs
25:25ne sont pas positionnés
25:26et qui ont une probabilité
25:28de bien se comporter
25:29au cours des prochaines années.
25:29Et c'est ça qui est intéressant.
25:30Nous sommes dans un monde
25:32dans lequel,
25:32on le voit bien,
25:33on veut sécuriser
25:35notre approvisionnement
25:36énergétique.
25:37On est dans un monde
25:37dans lequel on veut
25:39sécuriser
25:39notre production industrielle.
25:41Et donc,
25:42dans ce contexte-là,
25:43on va,
25:44au cours des prochaines années,
25:45augmenter notre production
25:47industrielle,
25:48énergétique,
25:49en local.
25:50Et on sait
25:51que ça va impacter
25:53un certain nombre
25:54d'entreprises
25:54qui vont tout simplement
25:56profiter de ce contexte
25:58qui va leur être favorable.
25:59Donc,
26:00on peut déjà identifier
26:01quelques gagnants
26:02de ce côté-là.
26:03Ça,
26:03c'est une tendance longue.
26:04Le reshuring,
26:04pour vous,
26:05c'est une tendance longue.
26:06C'est une tendance longue
26:07qui est liée
26:08à un contexte
26:08qui a évolué.
26:10On a commencé
26:11à avoir une bascule
26:11avec le Covid.
26:13Ça s'amplifie
26:14avec l'Ukraine.
26:16Ça continue
26:16avec l'Iran.
26:17Et on constate,
26:18crise après crise,
26:19que finalement,
26:20il aurait peut-être été
26:21de bonne alloi
26:22d'avoir eu
26:22des choses
26:23faites plus près de chez nous,
26:25que ça soit
26:25de la défense
26:26de l'industrie,
26:27de l'énergie,
26:27etc.,
26:27pour être plus autonome,
26:29de la technologie également.
26:31Donc,
26:31on a cette tendance-là
26:33dont profitent
26:33des entreprises.
26:34Ça,
26:35c'est pour avoir
26:36un panorama global.
26:37Et dans ce contexte-là,
26:38les sociétés minières,
26:40les sociétés énergétiques
26:43semblent,
26:43pour moi,
26:44toujours être intéressantes.
26:45Et elles sont peu détenues
26:46parce qu'elles doivent représenter
26:473-4%
26:49des indices boursiers.
26:50Donc,
26:50on a encore
26:50un potentiel d'expansion
26:52pour ces valeurs
26:53qui me semble intéressant.
26:54D'ailleurs,
26:55les minières,
26:55pardon,
26:56c'est une d'ailleurs
26:56les minières
26:56où il y a le secteur
26:57où il y a les marges
26:58les plus élevées
26:59de tous les secteurs.
26:59Tout à fait.
27:01Et je sais que
27:02le marché énergétique,
27:05on parle beaucoup
27:06aujourd'hui
27:06de Total,
27:07d'Exxon,
27:07d'Argesta,
27:08mais...
27:09Des valeurs que vous avez,
27:10que vous aimez bien.
27:10Et souvent,
27:11on dit,
27:11oui,
27:11mais ça,
27:11c'est bon,
27:12ça va durer 3 semaines
27:13et puis Ormousse
27:13va rouvrir
27:13et puis c'est fini.
27:15Mais derrière,
27:16il faut quand même
27:16avoir en tête
27:17que c'était
27:1915-20 ans
27:20de désinvestissement
27:21dans le secteur pétrolier,
27:22gazier,
27:23énergétique.
27:23Et donc,
27:24on arrive dans ce contexte-là
27:25où on doit
27:27être un peu moins productif.
27:29Quelque part,
27:29on va être un peu moins efficace
27:30en termes de productivité
27:31parce qu'on va devoir
27:32relocaliser des choses.
27:33On va continuer
27:34à demander de l'énergie
27:35et donc,
27:36on va avoir besoin
27:36de ces sources énergétiques
27:39pour lesquelles
27:40on n'a pas investi
27:40au cours des dernières années.
27:41Donc,
27:42il y aura encore
27:43des progressions importantes
27:44pour ces valeurs-là.
27:45Par ailleurs,
27:46en termes géographiques...
27:46Je vous interromps,
27:47mais on parlera
27:48de la diversification géologique.
27:50Mais le thème énergétique,
27:52beaucoup font un lien
27:53et une corrélation
27:54de plus en plus forte
27:55avec le thème de l'IA,
27:56justement,
27:57et de la consommation énergétique
27:58qui va être demandé,
28:00généré par l'intelligence artificielle.
28:02Le deal IA
28:02entre NextEra
28:03et Dominion Energy,
28:04visiblement,
28:05c'est un deal
28:06qui doit permettre
28:07de servir encore mieux
28:08le besoin d'énergie,
28:10le besoin d'électrification
28:11en l'occurrence.
28:12Donc,
28:12je ne suis pas contre...
28:13C'est ça !
28:15Je dis juste le...
28:16Et je ne suis pas contre
28:17Internet non plus.
28:18Oui,
28:18je l'ai dit.
28:20C'est pas la présentation
28:21que vous voulez faire.
28:22L'Internet,
28:22l'Internet a été déployé,
28:24etc.
28:24Ça ne veut pas dire que...
28:26Et l'IA va être déployé.
28:27C'est évident,
28:29quand on rencontre
28:29les entreprises,
28:30c'est déjà intégré.
28:31Moi,
28:31je rencontre beaucoup
28:31d'entreprises industrielles
28:32dans lesquelles on voit
28:33que les processus
28:34intègrent déjà
28:35l'intelligence artificielle.
28:37dire que ça ne va pas arriver,
28:38c'est faux.
28:39Ça va arriver,
28:40c'est déjà le cas.
28:41Donc,
28:41c'est déjà intégré.
28:42ça fait partie
28:43de notre environnement.
28:44Maintenant,
28:44il faut l'avoir en tête.
28:45Sur la question géographique,
28:46alors...
28:46Et on aura une consommation
28:47énergétique
28:47qui va être démultipliée
28:49grâce à ça.
28:50Donc,
28:50d'un point de vue géographique,
28:51là aussi,
28:52effectivement,
28:53on a une concentration
28:53très marquée
28:55sur ce marché américain,
28:56sur la tech américaine,
28:57mais il y a des marchés
28:59qui existent ailleurs
29:00et qui sont intéressants.
29:02Donc,
29:03par exemple,
29:04dans un monde
29:04où on a besoin
29:04de matières premières,
29:05le marché brésilien,
29:06qui d'ailleurs s'est très bien
29:07conforté cette année,
29:08qui est à plus 28%,
29:10je crois,
29:10en euros,
29:12est intéressant
29:13parce que le Brésil
29:13produit des matières premières
29:16et produit,
29:17entre autres,
29:17du pétrole.
29:18Ça doit représenter
29:182% du PIB
29:19qui vient des exportations
29:20pétrolières.
29:20Donc,
29:21c'est quelque chose
29:21de bénéfique pour eux
29:22que d'être dans un environnement
29:23dans lequel on a besoin
29:24de matières premières,
29:25on a besoin d'engrais.
29:26Tout ça,
29:27c'est des choses
29:27que font les sociétés brésiliennes.
29:29Donc,
29:30aller chercher des sociétés
29:31au Brésil,
29:31ce n'est pas idiot.
29:32C'est un marché
29:32qui a 9-10 fois les bénéfices.
29:33Personne n'en veut,
29:34personne n'est positionné.
29:35C'est 0,5%
29:36des indices mondiaux.
29:37Donc,
29:38ça peut valoir le coup
29:39de s'y intéresser.
29:40Un autre marché
29:40beaucoup plus problématique
29:43pour beaucoup d'investisseurs,
29:44c'est le marché chinois.
29:45Je sais qu'on m'a souvent dit
29:46l'Inde,
29:47c'est beaucoup mieux.
29:48Cette année,
29:49ce n'est pas vraiment le cas.
29:51Mais la Chine
29:52a pour moi
29:53un avantage marqué
29:54dans la transition énergétique.
29:56C'est un pays
29:57qui va produire
29:58à peu près 2 tiers
29:59des voitures électriques
30:01aujourd'hui,
30:02des nouvelles voitures électriques.
30:03qui sortent d'usines.
30:05Et c'est un pays
30:06qui va avoir
30:07à peu près 80%
30:08de parts de marché
30:08sur les batteries électriques.
30:09Donc,
30:09quand on pense
30:11à demandes énergétiques
30:12démultipliées
30:14et bascule vers le renouvelable,
30:16je ne vois pas très bien
30:16comment est-ce qu'on pourrait faire
30:18sans la Chine.
30:19Donc,
30:19je pense que c'est un pays
30:20qui a des avantages
30:21pour le monde
30:22qui se dessine pour demain.
30:24Intéressant,
30:25le point sur la Chine,
30:26d'ailleurs,
30:26on peut y revenir.
30:27On en a un peu parlé
30:28la semaine dernière
30:29à l'occasion du sommet
30:30entre Xi Jinping
30:31et Donald Trump
30:32pour constater notamment
30:33que le marché à action chinois,
30:34d'un point de vue indiciel,
30:36alors il y a plein d'indices,
30:37à commencer par Hong Kong
30:38et les indices
30:39de Chine continentale.
30:43Gérald,
30:43mais pour constater quand même
30:45qu'il y a une sous-performance
30:46qui s'est réinstallée
30:47de la Chine
30:48par rapport au reste du monde.
30:50Ce qui est frustrant
30:50sur le marché chinois,
30:51c'est qu'il peut y avoir
30:53tout d'un coup
30:53une accélération
30:54qui va durer
30:55quelques semaines
30:56ou quelques mois
30:56et quand on n'est pas dedans,
30:58on est bien triste.
30:59Mais c'est vrai
31:00que malheureusement,
31:00depuis quelques temps,
31:01c'est plus la déception
31:03quand on est investisseur chinois,
31:04sauf à ce qu'on le fasse très bien.
31:06Mais effectivement,
31:07nous,
31:07on regarde,
31:08pour nos clients,
31:09on regarde plutôt
31:10des fonds,
31:11il en existe,
31:11qui sont par exemple
31:13des longs shorts
31:13sur la Chine.
31:14parce qu'il y a
31:15des opportunités
31:16peut-être de faire
31:16des choses effectivement
31:17aussi là où ça marche
31:19un peu moins bien.
31:21Sur les fonds Chine longs,
31:24on va dire,
31:24on a plus de mal
31:25nous de trouver
31:26notre bonheur.
31:27Mais bon,
31:27pour autant,
31:28je suis d'accord avec Céline,
31:29il y a des marchés
31:30qui sont très intéressants.
31:30Le Brésil a été mentionné
31:31effectivement en tant que partie
31:33d'Amérique latine
31:33qui est intéressante.
31:34Il y a d'autres pays
31:37qui peuvent être intéressants
31:38dans les pays émergents.
31:38Le problème,
31:39c'est qu'on disait
31:39Corée-Taiwan il y a quelques mois.
31:41Maintenant,
31:41c'est un peu plus difficile.
31:42Les deux marchés
31:43c'est un peu plus difficile
31:44de le dire
31:44parce qu'effectivement,
31:46quand on regarde
31:46ne serait-ce que le poids
31:47dans les indices émergents
31:48de ces deux pays,
31:49les courbes par rapport à la Chine,
31:51c'est pas cher.
31:53Regarde des anticipations
31:54de résultats attendus
31:56pour des boîtes
31:56comme Samsung,
31:57SKNX ou TSMC.
31:59Samsung,
32:00SKNX,
32:00c'est 50% de l'indice.
32:03C'est pas cher.
32:04Voilà.
32:05Mais c'est vrai
32:05qu'on le disait plus facilement
32:07il y a six mois
32:08qu'aujourd'hui.
32:09Donc,
32:10sur les émergents,
32:11il y a des choses à faire
32:12mais il faut être super sélectif.
32:14C'est probablement
32:15un peu plus facile
32:15en titre
32:16qu'en sélection de fonds
32:18parce qu'en sélection de fonds,
32:19il y a eu la grande mode
32:20des MSCI Emerging
32:21ex-China.
32:22Bien sûr.
32:23C'est revenu un peu
32:24quand la Chine
32:25a mieux performé
32:26il y a 12-18 mois.
32:29Maintenant,
32:29de nouveau,
32:30on se dit
32:30qu'on ne revient pas là-dessus.
32:32Sauf que quand on revient là-dessus,
32:34on a beaucoup de Corée
32:35et beaucoup de Taïwan
32:35sauf,
32:36attention,
32:36si on prend les versions ESG
32:37parce que là,
32:38il y en a moins.
32:39Donc voilà,
32:40c'est un espèce de jeu
32:41quand on sélectionne
32:42des fonds ou des ETF
32:43qui est un peu plus compliqué
32:44que quand on fait
32:45du titre vif
32:46où probablement
32:47il y a de belles histoires
32:49à aller chercher
32:50sur ces zones-là.
32:51Ah oui,
32:51l'ESG n'inclut pas,
32:52embrasse pas,
32:53adhère pas
32:54au modèle
32:54de TFMC,
32:55de Samsung,
32:56de Sky News.
32:57Ce n'est pas forcément
32:57les mêmes allocations.
32:58Ce n'est pas les mêmes ratings.
33:00Exactement.
33:01Cette logique
33:01de diversification,
33:02de décorrélation,
33:03comment on fait ?
33:04Vous le disiez,
33:05en plus dans un monde
33:06où les actifs refuges
33:07un peu traditionnels...
33:08Alors là,
33:08le dollar sourit un peu
33:09effectivement à travers
33:10la crise du Golfe.
33:12Mais on a quand même...
33:13Enfin,
33:13ce qui marque les investisseurs
33:14c'est quand même
33:14plutôt la baisse du dollar
33:16l'an dernier.
33:17Et dans un monde
33:18où les actifs refuges
33:19traditionnels
33:20type souverains
33:21ne fonctionnent plus
33:22des masses
33:23voire du tout
33:24pire le xy.
33:26En fait,
33:27dans ce contexte-là,
33:28un,
33:29je pense que c'est
33:30très compliqué
33:30en ce moment
33:31mais je pense qu'il faut
33:32identifier les grands risques.
33:34Donc voilà,
33:35vous avez un risque inflationniste.
33:36Donc ça,
33:37je pense que tout le monde
33:38est d'accord aujourd'hui
33:39en matière première mine
33:40et autres.
33:41Bon,
33:41nous,
33:41le pétrole,
33:41on a des fonds égés,
33:42on n'en fait pas
33:43mais voilà,
33:44c'est une évidence.
33:47Alors,
33:48le seul problème,
33:48c'est que c'est quand même
33:49aujourd'hui très corrélé
33:50avec l'IA
33:51et qu'il ne faut pas
33:52se faire d'illusions
33:53si le thème,
33:55il y aura un moment
33:56un peu plus difficile.
33:57Il y aura un moment
33:59un peu plus difficile
34:00sur ces titres-là
34:01mais c'est quand même,
34:03ça obéit à d'autres dynamiques.
34:05Voilà,
34:05vous avez des dynamiques
34:06en effet
34:07de nécessité,
34:08de souveraineté
34:09à la fois énergétique
34:11mais aussi
34:11de contrôle
34:12de ces matières premières
34:14qui vont faire
34:15que vous allez avoir
34:16des gros investissements.
34:18Je pense qu'il y a aussi
34:20tous les fournisseurs de pelles.
34:22Donc ça,
34:23aujourd'hui,
34:23vous êtes dans un marché
34:25très capex
34:25donc il y a des besoins
34:28importants
34:28de reconstitution
34:30et de réinvestissement
34:31dans un certain nombre
34:32de secteurs.
34:32L'IA est une partie évidente
34:34mais vous avez
34:35la partie mine,
34:36vous avez des problèmes
34:37de réindustrialisation,
34:40l'investissement
34:41dans la défense
34:41en Europe
34:42et autres.
34:42Voilà,
34:42ce sont des choses
34:43sur lesquelles
34:44on a des dynamiques
34:46qui ne sont pas les mêmes
34:46que ce que vous pouvez avoir
34:49aujourd'hui
34:50sur l'IA.
34:51Vous avez
34:52la thématique
34:53aujourd'hui,
34:54évidemment,
34:54de tout ce qui est
34:55souveraineté énergétique
34:56qui passe par
34:59l'énergie
34:59à la fois traditionnelle
35:00mais aussi
35:01l'énergie renouvelable.
35:02Donc ça,
35:02c'est vraiment
35:03nos axes
35:03et après,
35:04en effet,
35:04on essaie de travailler
35:05aussi sur la partie
35:06géographique.
35:07Alors nous,
35:07on est intéressé
35:08à l'Asie
35:08mais c'est vrai
35:09qu'on va s'intéresser
35:10aujourd'hui
35:11à des choses
35:12relativement
35:14spécifiques
35:14dans l'Asie.
35:15Donc aujourd'hui,
35:17nous,
35:17on essaie de diversifier
35:18le thémien.
35:18Un des moyens
35:19de le diversifier,
35:20c'est d'acheter
35:20les pelles et les pioches
35:21donc toute la chaîne de valeur.
35:22Et aussi,
35:23on fait beaucoup de choses
35:24sur la partie usage
35:25de l'IA
35:25donc qui est
35:27aujourd'hui
35:27plus difficile à appréhender
35:28parce que
35:29vous êtes aujourd'hui
35:30vous passez
35:31d'IA winner
35:31à l'IA loser
35:32en 15 jours.
35:33Mais en tout cas,
35:34on a développé
35:35un certain nombre
35:35de métriques
35:36pour essayer
35:37de voir
35:38quelles sont
35:39les sociétés
35:39qui mettent en place
35:40l'IA de façon intelligente
35:41et qui vont avoir
35:42un gain
35:43soit en termes
35:44de services
35:45soit en termes
35:45d'avantages compétitifs.
35:47Regarde avec un peu plus
35:48de granularité
35:49ce thème
35:50des AI losers
35:51qui rebondissent
35:52d'ailleurs aujourd'hui.
35:53je ne sais pas,
35:53une publicis
35:53hier sur l'annonce
35:54d'un deal
35:55qui a quand même
35:56souffert
35:56ces 12 derniers mois
35:58du thème IA.
36:00On voit que
36:01sur l'instant
36:02d'un deal
36:02ça peut remettre
36:03un peu de...
36:04aujourd'hui,
36:04c'est des jeux de flux.
36:05Les IA winners
36:06qui perdent
36:07et donc les IA winners
36:08qui gagnent.
36:08On n'a pas raffiné
36:09encore ce thème-là.
36:11Et là,
36:11aujourd'hui,
36:14force est de constater,
36:14moi je l'avoue,
36:16que les IA winners
36:17qu'on a identifiés,
36:18il y en a un ou deux
36:19qui fonctionnent
36:20mais sinon d'autres
36:21ne fonctionnent pas.
36:22Voilà,
36:23et tout simplement
36:23parce que...
36:24C'est encore des publics
36:24de panier qui l'emportent.
36:25Non,
36:25mais parce que
36:25les investisseurs
36:26se mettent dans la tête
36:27à objectif 5 ans,
36:29le business est mort
36:30et nous,
36:30on n'est pas d'accord
36:31sur ce...
36:31Donc là,
36:32c'est à nous
36:32de tenir nos convictions
36:33et d'être
36:37évidemment...
36:38Solides sur les appuis.
36:39Solides sur les appuis.
36:41Donc sur la partie asiatique,
36:42clairement,
36:43nous,
36:43on est intéressés
36:43par la Chine
36:44puisque la Chine,
36:45c'est le concurrent naturel
36:46aux côtés IA des Etats-Unis
36:48et il y avait des valorisations
36:50qui étaient très inférieures
36:51à celles des gens américains.
36:53Alors ça,
36:54c'est un petit peu...
36:55Bon,
36:56en Corée,
36:56à Taïwan et en Chine,
36:58ça c'est un petit peu résorbé
36:59mais ça reste le cas
37:00et nous,
37:01on considère,
37:02comme le disait Céline,
37:03qu'il y a un vrai avantage compétitif
37:04à la Chine,
37:05notamment sur l'énergie
37:06et qui est clé dans l'IA.
37:08Voilà,
37:08donc...
37:09Et l'autre point,
37:11quand même,
37:11ne coûte quasiment rien
37:12pour ceux qui font lire.
37:13C'est que sur les 20 dernières années,
37:15la Chine a démontré
37:16sa capacité
37:17à bien exécuter
37:19des grands plans
37:20d'investissement
37:21pluriannuels
37:22avec des objectifs
37:23stratégiques longs.
37:24C'est quand même,
37:25aujourd'hui,
37:25force est de constater
37:26que c'est les meilleurs.
37:27Donc nous,
37:28on est assez confiants
37:29de leur capacité
37:31à le faire.
37:32Donc ça,
37:32c'est évident.
37:33On s'est intéressés aussi
37:34un peu au Japon.
37:35Les taux...
37:35Voilà.
37:36Le contexte de taux change.
37:38Le contexte de taux change.
37:39Les financiers au Japon,
37:41c'est bête,
37:43mais ils ont pris...
37:45Même logique en Europe.
37:46Les courbes de taux
37:46sont plus favorables
37:48aux établissements bancaires.
37:50Exactement.
37:51Donc ça,
37:52c'est aussi des diversifications.
37:53Et c'est vrai
37:53que le marché japonais
37:54a l'avantage
37:55d'être très,
37:56très décorrélé
37:57historiquement
37:57des autres marchés.
38:01C'est évident.
38:02On commence aussi
38:03à regarder aussi,
38:04évidemment,
38:04des investissements
38:05sur d'autres marchés émergents.
38:07Donc on joue
38:08sur tous les leviers
38:09de diversification.
38:11D'accord.
38:14Et après,
38:14en sectoriel...
38:15Parce que c'est aveuglé
38:16par la concentration.
38:16Et en sectoriel,
38:18on va être très vigilants,
38:20on va être très sélectifs
38:21sur certains secteurs,
38:22mais on va vouloir garder
38:23quand même,
38:24même si c'est aujourd'hui,
38:26ça ne fonctionne pas,
38:27on va vouloir garder
38:27une diversification sectorielle,
38:29même dans les secteurs
38:29aujourd'hui
38:30qui sont en difficulté.
38:30Le Japon aussi,
38:31que vous aimez bien,
38:32historiquement en tout cas,
38:33Céline,
38:34est-ce que c'est le cas
38:34aujourd'hui ?
38:36Et cette espèce
38:37de grand trade japonais
38:39de shorter le marché obligataire,
38:41de shorter l'yen
38:42et d'être long
38:43sur les actions,
38:44ça paye démesurément
38:46presque,
38:47d'une certaine manière.
38:48C'est un équilibre,
38:49là aussi,
38:49qui peut perdurer.
38:52C'est dur quand même
38:53d'imaginer
38:54que le Japon
38:55n'est pas sur un chemin
38:56de crête lui aussi,
38:57comme beaucoup de pays,
38:58d'ailleurs.
38:59Non,
38:59mais ce qui est très intéressant,
39:01c'est qu'au Japon,
39:02où vous avez un changement radical,
39:04comme le soulignait
39:05Pierre-Alexis à l'instant,
39:06quand on a des taux d'intérêt
39:07qui passent à 2,7%
39:09sur les 10 ans
39:09alors qu'on était à zéro,
39:11voire négatif,
39:12c'est une bascule totale.
39:13C'est une bascule
39:14parce que ça change
39:15le comportement des acteurs.
39:17C'est-à-dire qu'on avait
39:18des sociétés zombies
39:20qui ont continué
39:22à exister
39:22pendant des décennies,
39:24alimentées par ces taux zéro.
39:26Et aujourd'hui,
39:28on retrouve
39:29une espèce de dynamique
39:30capitaliste
39:31dans le marché japonais
39:33qui est extrêmement agréable
39:34pour les sociétés
39:35qui étaient bien gérées.
39:37Celles qui avaient
39:38tenu le choc
39:39dans cet environnement
39:42déflationniste
39:42ont enfin
39:43les coups des franches.
39:44Ça a fait le truc.
39:44Et donc,
39:45on a des sociétés
39:46qui font faillite,
39:47on a des sociétés
39:48qui reprennent
39:49de la part de marché.
39:49La vie reprend, quoi.
39:50Et donc,
39:50on retrouve
39:51un écosystème
39:52beaucoup plus sain.
39:53Et notamment,
39:53d'un point de vue domestique,
39:55c'est un changement
39:55très important.
39:57Donc ça,
39:57c'est quelque chose
39:58que je n'avais jamais vu
40:00parce que ça fait très longtemps
40:01que j'investis
40:02sur le marché japonais.
40:03Et d'ailleurs,
40:05j'ai même rencontré
40:05un dirigeant
40:06d'une société japonaise
40:07qui a eu du mal
40:08à faire changer
40:09les étiquettes
40:10à ses salariés.
40:11Les étiquettes de prix ?
40:12Les étiquettes de prix
40:13parce qu'ils étaient convaincus
40:14qu'on n'avait pas...
40:15On verrait au prix d'avant ?
40:16Mais non,
40:17et surtout,
40:17personne n'allait venir
40:19pour consommer.
40:21Et donc,
40:21c'était l'osod.
40:22Mais il y aura
40:23location du cash,
40:24des retours aux actionnaires,
40:26ça,
40:26c'est très nouveau.
40:27C'est une dynamique
40:29de rentabilité,
40:30de concentration.
40:31Un renversement
40:33de tendance du yen.
40:34On se sent bien
40:34qu'à 159,
40:35160 dollars yen,
40:37il y a toujours l'idée
40:38que les interventions verbales
40:40peuvent arriver,
40:40voire des interventions réelles,
40:42qu'on peut vite reprendre
40:4310, 15, 20,
40:4430 figures peut-être
40:45sur l'yen
40:46et que ça peut quand même
40:47faire mal
40:47au marché de l'action.
40:48Et puis après,
40:49la dynamique de rapatriement.
40:50C'est l'argent
40:50qui a été déployé
40:52massivement
40:53parce que quand même
40:5330 ans de déflation,
40:55c'est extrêmement long.
40:56Donc, il y a eu des habitudes
40:57qui ont été prises
40:57par tous les institutionnels
40:59japonais.
41:00Ils ont investi partout,
41:01notamment aux Etats-Unis.
41:02Donc, cet argent,
41:03s'il revient,
41:04effectivement,
41:05ça risque quand même
41:05d'avoir un impact.
41:06On va avoir,
41:07je pense,
41:08un jour,
41:08peut-être,
41:10une revalorisation
41:11du yen.
41:12Et le marché d'action
41:13peut le supporter
41:14une partie
41:15des sélectionnés
41:16ces valeurs.
41:17Et donc, ça pourrait
41:17changer la donne, là aussi,
41:19à la faveur
41:20de ces sociétés domestiques
41:22qui n'ont pas été
41:24favorisées
41:25parce que les sociétés
41:25exportatrices
41:26bénéficiaient largement
41:27de la baisse du yen.
41:28Donc, voilà.
41:29Donc, c'est tout un écosystème
41:30qui est en train de changer
41:30avec des habitudes
41:31qu'il va falloir revisiter
41:33et, finalement,
41:34un marché capitaliste
41:36avec les plus forts
41:37qui gagnent.
41:38C'est ce qui est très bien
41:40pour les investisseurs.
41:41C'est une question
41:42un peu tactique,
41:43peut-être, là aussi.
41:44Il nous reste trois minutes.
41:45Gérald,
41:46comment on se prépare
41:48ou comment on imagine
41:49des portefeuilles
41:50pour jouer
41:52la rouverture d'Hormuz ?
41:53Qu'est-ce qui va se passer
41:54en termes de schéma
41:55de marché
41:57le jour
41:57où on a
41:58le début du commencement
41:59d'une confirmation
42:00qu'Hormuz
42:01va bien rouvrir
42:02parce que le marché
42:03en reste convaincu.
42:05Certains marchés
42:06pétroliers ou autres,
42:06quand on regarde
42:07les courbes futures,
42:07on voit bien
42:08qu'il y a l'idée
42:08d'une normalisation
42:09qui est un peu reportée
42:10dans le temps quand même
42:11mais cette idée-là,
42:12elle existe toujours.
42:12Je pense que c'est
42:13presque plus une question
42:14pour des stock pickers
42:16mais de toute façon,
42:17ça sera évidemment
42:18très bien pris
42:19par le marché
42:20en première instance
42:20un peu à la façon
42:21où on annonce
42:22le vaccin
42:23au moment du Covid.
42:25On avait eu une séance,
42:26je crois que c'était
42:27le 9 novembre 2020.
42:29Oui, oui.
42:31Fort rebond des indices
42:33sur l'annonce.
42:33Bon, après, ça va.
42:34Mais l'idée,
42:35elle est la même.
42:36On enlève
42:37l'épée de Damoclès
42:38qu'on a depuis
42:3981 jours aujourd'hui.
42:41Donc forcément,
42:42ça va libérer
42:43des énergies acheteuses
42:44et même pour ceux
42:45qui disaient
42:46« Ouh là là,
42:46on est un peu haut, machin ».
42:47Après, il y aura certainement
42:49de la discrimination à faire
42:50parce qu'il y a
42:51certains secteurs,
42:52là encore,
42:52je pense que mes camarades
42:53de jeu aujourd'hui
42:54en parleraient
42:54beaucoup mieux que moi
42:55mais quand on regarde
42:56l'aérien,
42:57le tourisme, etc.,
42:59probablement que c'est
43:00un élastique
43:00qui n'attend que
43:01d'être lâché
43:02pour repartir
43:03parce que c'est évidemment
43:05quelque chose
43:06qui me semble
43:07assez clair.
43:09Mais évidemment,
43:10ça sera une bonne nouvelle
43:10quoi qu'il en soit.
43:11Et puis après,
43:12les taux.
43:12On verra comment réagiront
43:13les taux.
43:13Est-ce que ça suffit
43:15pour faire redescendre
43:17une partie du mouvement ?
43:18Et c'est là
43:19où on aura
43:19la vraie réponse
43:20peut-être
43:20sur les histoires
43:21de primes de termes
43:22et de la crédibilité
43:22des états.
43:23Des drivers
43:24qui amènent
43:24les gros souverains
43:25à ces niveaux-là
43:26aujourd'hui.
43:26Non mais oui,
43:27je pense que
43:29là,
43:29le marché
43:30a un bon guide.
43:30C'est-à-dire
43:31que tous les secteurs
43:33qui ont beaucoup
43:33souffert
43:34d'hormuz,
43:35via une inflation
43:35des entrants,
43:37vous avez
43:38les matériaux
43:38de construction,
43:41le tourisme,
43:42où vous avez
43:43une vraie demande
43:43sous-jacente.
43:44C'est-à-dire que
43:45si les taux
43:46baissent un peu,
43:47on est en déficit
43:49de logements partout,
43:50donc voilà,
43:50il y a des gros plans
43:51d'infrastructure,
43:52donc les matériaux
43:54de construction,
43:55il y aura
43:56un retour naturel
43:57sur les matériaux sociaux.
43:57Après,
43:58en effet,
44:00je pense qu'il y aura
44:01une belle réaction
44:06et assez rapide
44:07des marchés.
44:09après,
44:10je pense que
44:11ce sera le moment
44:11aussi potentiellement
44:12de faire le tri
44:13où on verra
44:16potentiellement
44:16des ajustements
44:17à faire
44:18parce qu'en effet,
44:19si les taux,
44:19on garde des primes
44:21de terre relativement élevées,
44:22il y a un certain nombre
44:23de secteurs
44:24sur lesquels
44:25il va falloir
44:26quand même
44:26se poser quelques questions
44:27puisque c'est des secteurs
44:29qui ont
44:31notamment
44:32des secteurs
44:32qui ont des gros leviers
44:33sur lesquels
44:34on risque
44:35d'avoir
44:36des mauvaises surprises.
44:37Je pense qu'une phase
44:38d'enthousiasme
44:42où les grands perdants
44:43sont les grands gagnants
44:44avec des effets
44:45d'élastique
44:46et sans doute
44:47que la tech
44:47va sous-performer.
44:49Sans doute.
44:50Même si
44:51ça marche quasiment
44:52dans tous les
44:54cas de figure.
44:55Je pense quand même
44:56qu'il y aura
45:01la consommation
45:02va reprendre
45:03et ensuite
45:04il faudra faire le tri
45:05assez rapidement.
45:06On n'y est pas encore
45:07mais c'est quand même
45:07une idée
45:08qui reste plausible
45:10devant nous.
45:10Merci beaucoup
45:11à vous trois
45:12d'avoir été invités
45:12de Planète Marché
45:13ce soir.
45:13Pierre-Alexis Dumont
45:14PAD
45:14Cicomor Asset Management
45:16il signe PAD
45:18Céline Picmal-Prade
45:20présidente de Picmal
45:21Outland Investment
45:21et Gérald Grant
45:22associé chez Fundaisis.
45:34Le dernier quart d'heure
45:35de Smartbourg
45:36chaque soir
45:36c'est le quart d'heure
45:37thématique.
45:37Le thème ce soir
45:38c'est celui du marché
45:39et de la stratégie
45:41d'investissement
45:41qu'il faut avoir
45:42en tête à ce stade.
45:43Nous en parlons
45:44avec Jean-Pierre Petit
45:45en visio avec nous
45:45le président des
45:46cahiers verts de l'économie.
45:47Bonsoir et bienvenue
45:48Jean-Pierre
45:49bien installé dans son fauteuil.
45:50Peut-être commençons
45:52par décrypter
45:52cette nouvelle séquence
45:53de repricing obligataire
45:55Jean-Pierre
45:56avec des niveaux de taux
45:57sur des parties longues
45:58très longues
45:59qui sont effectivement
46:01impressionnants
46:01qu'on n'a pas vus
46:02depuis une vingtaine
46:03d'années maintenant
46:03aux Etats-Unis
46:04au Japon
46:05en Europe
46:06et partant également
46:07d'une dynamique
46:08qui a un peu changé
46:09depuis la crise du Golfe
46:10puisqu'au démarrage
46:10de la crise du Golfe
46:11on avait plutôt un phénomène
46:12d'aplatissement
46:13des courbes obligataires
46:14et là visiblement
46:16il y a quand même
46:16un mouvement inverse
46:17qui est en train
46:18de se remettre en place
46:19à savoir une repentification
46:20et plutôt les parties longues
46:21qui semblent un peu
46:22hors de contrôle
46:24presque Jean-Pierre
46:26Oui alors
46:27d'abord
46:28ce n'est pas des records
46:29parce que
46:29si on regarde bien
46:31sur la correction obligataire
46:33qui a eu lieu
46:33à partir de 2022
46:35jusqu'à l'automne 2023
46:37le 10 ans américain
46:39avait tangenté
46:40les 5%
46:41donc on retrouve
46:42des niveaux
46:43finalement
46:44là
46:44qui malgré la correction
46:46sont quand même
46:46inférieurs
46:48il y a plusieurs choses
46:49dans les taux longs
46:51nominaux
46:51il y a d'abord
46:52une composante réelle
46:53qui est liée
46:53à la croissance potentielle
46:55et qui est liée
46:56aussi au déficit
46:56d'épargne
46:57par rapport à l'investissement
46:58qu'on voit dans les grandes zones
46:59parce qu'il y a beaucoup
46:59de besoins d'investissement
47:01vous avez parlé de la tech
47:02jusqu'à maintenant
47:05dans l'émission précédente
47:07il y a beaucoup de besoins
47:08d'investissement
47:09dans le numérique
47:10dans l'énergie
47:10énergétique
47:12dans le géopolitique
47:13la défense
47:14il y a des besoins aussi
47:17pour gérer
47:18la transition démographique
47:20le vieillissement
47:20enfin bref
47:21tout ça
47:22fait monter le taux réel
47:23c'est ce qu'on a pu observer
47:24depuis
47:25un peu plus de
47:27un peu plus de
47:283 ans
47:293 ans et demi
47:29à peu près
47:30notre taux réel
47:31d'équilibre a monté
47:32ça nous rappelle
47:33d'ailleurs un petit peu
47:34les années 90
47:34la thématique
47:35de la pénurie
47:36d'épargne mondiale
47:37qui voyait
47:37les taux réels monter
47:38donc il ne faut jamais oublier
47:39que dans le taux long nominal
47:40il y a une partie réelle
47:42et une partie nominale
47:42et dans la partie purement nominale
47:44ce qui a changé
47:45c'est
47:46c'est évidemment
47:47l'inflation anticipée
47:49c'est un peu
47:50le durcissement
47:50des politiques monétaires
47:52c'est aussi
47:53l'appétit pour le risque
47:54parce qu'il y a eu
47:54un retour de l'appétit
47:55pour le risque
47:56là depuis
47:56la fin mars
47:58l'extrême fin mars
47:59et le début avril
47:59donc il y a
48:00un peu plus de flux
48:01sur les
48:02sur les actions
48:03c'est aussi
48:04le
48:05des questions
48:06de positionnement
48:07la macro
48:08les surprises macro
48:09enfin bref
48:09c'est un ensemble
48:10d'éléments
48:11qui explique un petit peu
48:11cette correction
48:12sur la partie longue
48:13de la courbe
48:14après
48:15où on va
48:16est-ce qu'on va
48:17se poursuivre
48:18est-ce que
48:19ce mouvement de correction
48:21va se poursuivre
48:22sur la partie longue
48:23franchement je ne le pense pas
48:25on arrive
48:26on arrive à des niveaux
48:26vous dites
48:27on est un peu
48:28à la croisée des chemins
48:29Jean-Pierre
48:30qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
48:33nos prévisions
48:33d'inflation
48:34nos prévisions
48:35de croissance
48:36et nos estimations
48:38de politique monétaire
48:40future
48:40ne justifient pas
48:41par exemple
48:42encore
48:42on n'est pas beaucoup
48:43en dessous
48:44on a un taux d'équilibre
48:45le taux dix ans
48:46américain d'équilibre
48:47dans notre modèle
48:47est à 4,45
48:48on n'a pas bougé
48:49depuis
48:50des mois
48:51et des mois
48:52bon là on est un peu au-dessus
48:53mais ce que je pense
48:54la question que vous me posez
48:55c'est
48:56est-ce que ça va se poursuivre
48:58est-ce que ça va encore se tendre
48:59et qu'on va dépasser
49:00les cinq aux Etats-Unis
49:01etc
49:01ma réponse
49:02c'est que
49:03les fondamentaux
49:04que je viens de
49:05vous décrire
49:06brièvement
49:06ne le justifient pas
49:09et pourtant
49:09on est plus optimiste
49:10que le consensus
49:11sur la croissance américaine
49:13puisqu'on a 2,4%
49:14de croissance
49:15aux Etats-Unis
49:15cette année
49:16on a une inflation
49:17qui va dépasser les quatre
49:18dans quelques temps
49:19puis ensuite
49:20qui va baisser
49:20parce que tout va dépendre
49:21évidemment
49:22de ce qui va se passer
49:23au détroit d'Hormuz
49:24comme vous l'avez évoqué
49:25dans l'émission précédente
49:27et donc
49:28c'est pas justifié
49:29et puis alors
49:29c'est encore moins justifié
49:30pour l'Europe
49:31si je puis dire
49:32parce que
49:32si on avait une banque centrale
49:33adaptée à la situation
49:35et efficace
49:36il est bien évident
49:37que son premier job
49:37ce serait de ne pas subir
49:39la hausse des taux américains
49:40et d'agir
49:41et d'agir
49:42évidemment
49:43de façon à retrouver
49:45beaucoup plus d'autonomie
49:46parce que la situation européenne
49:47n'a strictement rien à voir
49:48avec la situation américaine
49:51sur la croissance
49:51on va avoir
49:52dans le meilleur des cas
49:530,5-0,6
49:54aux Etats-Unis
49:55on a 2,4
49:58la montée de l'inflation
49:59va être évidemment
50:00plus faible
50:01enfin la situation européenne
50:02c'est quand même
50:03assez fou
50:03de voir qu'aujourd'hui
50:05on a une inflation
50:07qui va beaucoup plus monter
50:08aux Etats-Unis
50:09une croissance
50:09qui va être beaucoup plus forte
50:10qu'en Europe
50:11et pourtant
50:12c'est la banque centrale européenne
50:14qui va remonter ses taux
50:15et pas la réserve fédérale
50:16donc voilà
50:16c'est le retour
50:19de la vieille banque centrale européenne
50:21classique
50:21celle de Duesenberg
50:22de Fichet
50:23et l'as de Lagarde
50:24que vous avez bien connu
50:26à la Bundesbank
50:27Jean-Pierre
50:27mais ça veut dire
50:28d'un point de vue de marché
50:29parce qu'on a assisté
50:31quand même
50:31à une convergence
50:32du spread transatlantique
50:33qui est revenu
50:35à un moment
50:35peut-être
50:36à moins de 100 BP
50:37là on va
50:38se réécarter
50:39on va avoir
50:40un phénomène
50:40de réécartement
50:41pour vous
50:41des taux européens
50:43et américains ?
50:45Oui sauf que ça va
50:46prendre du temps
50:47il va falloir
50:49que la BCE
50:49finisse par réaliser
50:50que ce choc
50:52que nous connaissons
50:53d'ailleurs
50:53le choc
50:54il n'y a pas que
50:57la guerre d'Iran
50:57alors on est plus frappé
50:59par la guerre d'Iran
50:59que les Etats-Unis
51:00et que pas mal
51:01d'autres régions
51:02dans le monde
51:03mais nous avons quand même
51:04des conditions macro-financières
51:06qui sont beaucoup plus dégradées
51:07qu'aux Etats-Unis
51:08parce qu'on n'a pas
51:09une performance
51:10du marché d'action
51:11aussi forte
51:12l'euro
51:13si vous voulez
51:14un 16
51:15un 17
51:15c'est un euro
51:18objectivement
51:18trop fort
51:19il y a de nouvelles
51:20pressions commerciales
51:21de Trump
51:21la hausse des droits
51:23de douane
51:24sur les automobiles
51:25des menaces
51:27si jamais
51:27il y a une remise en cause
51:28des accords
51:29de Turnberry
51:31qui avaient été signés
51:32en juillet
51:33de l'année dernière
51:34avec Ursula von der Leyen
51:36et Trump
51:36il y a une chute
51:37considérable
51:38des intentions
51:39d'embauche
51:40en Europe
51:40une chute de la confiance
51:42et on a beaucoup moins
51:43de marge de manœuvre
51:43budgétaire
51:44donc en fait
51:44avec un tableau pareil
51:47ça va être assez fou
51:49de voir
51:49la Banque Centrale Européenne
51:51resserrer
51:52donc mener
51:52une activité
51:54pro-cyclique
51:55totalement
51:57disproportionnée
51:57et non justifiée
51:58je comprends
51:59à la limite
52:00qu'elle tienne
52:01un discours de vigilance
52:02un discours
52:03au guiche
52:03comme on dit
52:04vis-à-vis de l'inflation
52:05mais resserrer
52:06les conditions financières
52:08ça va ressembler
52:09un petit peu
52:09à l'épisode de 2011
52:11on verra
52:11pour l'instant
52:12il y en a une délivrée
52:13sans doute en juin
52:14on verra
52:14si une deuxième
52:16suisse
52:16qui serait toujours
52:17un moindre mal
52:18par rapport à ce que
52:18le marché s'est mis à anticiper
52:19à un moment
52:20qui était plutôt proche
52:21de trois hausses de taux
52:22voire plus
52:23à ce titre là
52:24j'aimerais bien
52:24c'est pour ça
52:25c'est pour ça qu'à mon avis
52:25dans la courbe
52:27enfin dans les taux longs
52:29je pense qu'en Europe
52:31c'est encore
52:31enfin normalement
52:32si on se projette
52:33à six mois
52:34et qu'on ne croit pas
52:35aux trois hausses
52:36de taux directeur
52:37de la BCE
52:38le spread avec
52:40évidemment le disant américain
52:41plutôt vocation
52:43à s'écarter
52:43il nous reste cinq minutes
52:44Jean-Pierre
52:45je voudrais qu'on dise
52:45qu'on termine
52:46par vos conclusions
52:47en matière de stratégie
52:49d'investissement
52:49un mot de Kevin Warch
52:50qui arrive
52:51qui est en train de prendre
52:52la présidence
52:53de la réserve fédérale américaine
52:54qui va prendre
52:55la présidence également
52:56du FOMC
52:57l'organe de décision
52:58de la politique monétaire
53:00aux Etats-Unis
53:01qu'est-ce que vous comprenez
53:03de ce qu'il va apporter
53:05à la réserve fédérale américaine
53:07tant sur le plan
53:08de la politique monétaire
53:09que sur le reste
53:10sur le reste
53:11des missions
53:12de la réserve fédérale américaine
53:14écoutez
53:15je crois qu'on exagère
53:16un peu
53:16l'importance
53:19du poids
53:19du président
53:20du système
53:21de réserve fédérale
53:22des Etats-Unis
53:23enfin au moins
53:25en ce qui concerne
53:26les décisions
53:26de politique monétaire
53:27des prochains mois
53:28je crois que tout plaide
53:31que ce soit
53:32Kevin Warch
53:32Jérôme Powell
53:33ou la plupart
53:34des membres du FOMC
53:35je crois que tout plaide
53:37en faveur
53:37d'un statu quo
53:39en fonction
53:40des fonctions
53:40de réaction historique
53:41de la Fed
53:42et de sa flexibilité
53:44qui apparaît
53:46évidemment
53:46beaucoup plus efficiente
53:47que celle
53:47de la BCE
53:49j'y faisais allusion
53:50tout à l'heure
53:51et je crois
53:52que le statu quo
53:52compte tenu du contexte
53:54tel qu'il est
53:55à peu près
53:56dans le consensus
53:57c'est-à-dire
53:58comme vous l'avez évoqué
54:00une résorption
54:01progressive
54:02laborieuse
54:02avec des hauts et des bas
54:03mais quand même
54:04du blocage
54:05du détroit d'Hormuz
54:06donc un mouvement
54:08à la baisse
54:09des prix
54:10du baril
54:11et un mouvement
54:12à la baisse
54:13des incertitudes
54:13géopolitiques
54:14des goulets
54:15d'étranglement
54:15qu'on voit ici ou là
54:16des inquiétudes
54:17donc avec les prévisions
54:20de croissance
54:20et d'inflation
54:21que je vous ai
54:23rapidement
54:23que j'ai rapidement
54:25évoqué tout à l'heure
54:26je pense que
54:27l'option la plus plausible
54:29c'est le statu quo
54:30et donc je pense que
54:31de ce point de vue
54:33le consensus a raison
54:34contrairement à la BCE
54:35Qu'est-ce qu'il dit
54:37de votre réflexion
54:37en matière de recommandation
54:39d'investissement
54:39aujourd'hui
54:40Jean-Pierre
54:40partant de l'idée
54:41que 2025
54:43comme je le rappelle
54:44souvent
54:44a été quand même
54:45une année
54:46où le reste du monde
54:47en termes de performance
54:48a réussi à générer
54:49de la performance
54:50et de la surperformance
54:51par rapport au marché
54:53américain
54:54avec ou sans
54:55la baisse du dollar
54:56j'ai envie de dire
54:57dans certains cas
54:58Jean-Pierre
54:59jusqu'en janvier
55:00février
55:01c'était encore le cas
55:02et c'est vrai
55:02que la crise du golf
55:03pour le coup
55:03marque quand même
55:04une rupture
55:05avec cette tendance
55:05et une reconsentration
55:07très forte
55:07des performances
55:08sur une dizaine
55:10de valeurs
55:10de la tech
55:11américaine
55:12essentiellement
55:13c'est ça
55:13qui est extraordinaire
55:14alors
55:14quel enseignement
55:16vous tirerez
55:16de cette situation
55:17Jean-Pierre
55:17écoutez
55:18le 30 mars
55:19la valorisation
55:20de la tech
55:20était tombée
55:21à 20
55:22sur le P.E. Forward
55:23un an
55:25alors qu'à la fin
55:27octobre
55:28on était à 32
55:28en fait
55:29ce qui s'est passé
55:30on l'a un petit peu
55:31oublié
55:32mais c'est que
55:32la tech
55:33a nettement
55:34sous-performé
55:34entre la fin octobre
55:35et la fin mars
55:36indépendamment
55:37de la guerre d'Iran
55:37d'ailleurs
55:38et donc
55:40ça a été
55:40un effet
55:40de dévalorisation
55:41donc c'est pas que
55:43le marché
55:44a pas beaucoup baissé
55:45enfin le Nasdaq
55:45a dû perdre
55:4612-13%
55:46si vous voulez
55:47c'est pas
55:47c'est pas
55:49énorme
55:49mais la valorisation
55:50s'est considérablement
55:51améliorée
55:52parce que
55:52les perspectives
55:54de BPA
55:54elles étaient au rendez-vous
55:55et je dirais même
55:56qu'elles ont même
55:57surpris à la hausse
55:58voilà
55:59et donc en fait
55:59la valorisation
56:00s'est améliorée
56:03donc il y a pu
56:03avoir un retour
56:04effectivement
56:05à la faveur
56:05de très bons résultats
56:06aussi
56:06qu'on a vu
56:09à partir du mois d'avril
56:10évidemment
56:10sur les résultats
56:12du T1
56:14et moi ce que je trouve
56:15de toute façon
56:15d'une manière générale
56:18c'est que
56:19il y a une bulle
56:19sur la tech
56:20il n'y a pas de doute
56:21pour moi
56:22l'idée de bulle
56:23en soi
56:23n'est pas contestable
56:24mais on n'est pas
56:25sur un sommet de bulle
56:26parce que le marché
56:27notamment
56:27c'est bien se réguler
56:29c'est pas la première baisse
56:30du Nasdaq
56:30qu'on avait eue
56:31on l'a peut-être oublié
56:32mais entre la mi-février
56:33et la mi-avril
56:34de l'an dernier
56:34on a eu une baisse
56:35de 24% du Nasdaq
56:36entre janvier
56:39et octobre 2022
56:40on a eu 37% de baisse
56:41donc le marché
56:42sait se réguler
56:43dans la masse
56:44de la tech
56:44et il sait discriminer
56:46par exemple
56:46là il est beaucoup
56:48plus intéressé
56:49sur les cash flow
56:50des boîtes
56:51sur la dette des boîtes
56:52sur la soutenabilité
56:53des business
56:54qu'il fait preuve
56:56de discrimination
56:57Meta a été sanctionné
56:59Oracle est sanctionné
57:01vous voyez
57:01c'est surtout
57:02les semi-conducteurs
57:03qui performent très bien
57:04en dessous
57:05les logiciels
57:06ça performent
57:07en relatif très mal
57:10les services internet
57:11le commerce en ligne
57:12c'est un peu médian
57:13c'est un peu moyen
57:14il sait discriminer
57:16et il sait baisser
57:18quand il faut baisser
57:18vous voyez
57:19donc c'est pour ça
57:20qu'on n'est pas
57:20à un sommet de bulle
57:21on est
57:22et ce qui est frappant
57:23c'est que l'essentiel
57:24de la hausse
57:25depuis le début avril
57:26et quand je dis
57:26l'essentiel
57:27j'ai pas fait
57:28par rapport aux dernières séances
57:29j'ai pas fait
57:30le calcul précis
57:31mais on est à plus
57:31de 90% de la hausse
57:32qui s'explique
57:33par la tech
57:33assez largement
57:34voilà
57:35et c'est un point
57:37très intéressant
57:39par contre
57:40je crois que
57:40pour un investisseur
57:41il faut piloter ça
57:42de façon assez fine
57:44en faisant de la dire
57:45parce que la tech
57:46c'est énorme
57:47en fait on dit
57:47la tech en Europe
57:48etc
57:48c'est 43% du SP500
57:50donc vous voyez
57:51c'est plusieurs indices
57:53à elle toute seule
57:54c'est plusieurs indices
57:55européens
57:56indices nationaux
57:57voilà
57:57à elle toute seule
57:58donc c'est extrêmement important
58:00et ce qui est frappant
58:03c'est de voir
58:04que le momentum
58:04a été très très puissant
58:05sur avril-mai
58:06et il faut faire
58:07un petit peu attention
58:08quand même
58:08parce qu'il y a quand même
58:11des tendances
58:12très très fortes
58:13je crois que depuis
58:13le 30 mars
58:14je n'ai pas fait
58:15le calcul précis
58:16mais on doit être
58:16à 26-27 de hausse
58:17quand même
58:17c'est un momentum
58:19assez puissant
58:19il faut faire preuve
58:20un petit peu
58:20de prudence
58:21surtout quand on voit
58:22les prévisions des analystes
58:23on est à 42%
58:24de prévisions des analystes
58:27cette année
58:27pour les BPA
58:28donc on dépasse
58:29les années précédentes
58:30et 2027
58:32c'est également
58:33très très élevé
58:34donc il faut faire
58:35un petit peu attention
58:36à tout ça
58:37mais par contre
58:38voir un secteur
58:40en soi
58:40résister à un choc exogène
58:42quand même
58:43mondial
58:44de façon aussi nette
58:46je vais
58:47je vais un petit peu
58:48réfléchir
58:49mais je crois que
58:49je crois que
58:50dans la période contemporaine
58:51on ne l'a jamais vu
58:52c'est spectaculaire
58:53il faut en tirer
58:54les enseignements
58:55et on verra d'ailleurs
58:56quels sont les enseignements
58:57et les leçons
58:58que Nvidia nous apporte
58:59demain soir
59:00avec sa publication
59:00merci Jean-Pierre
59:01Jean-Pierre Petit
59:02président des Cahiers Verts
59:03de l'économie
59:03qui était l'invité
59:04de ce dernier quart d'heure
59:05de Smart Bourse
59:05à très vite
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