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  • il y a 16 heures
Ce mardi 5 mai, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, s'est penché sur la perspective d'une baisse des prix du pétrole en fin mai, l'alerte de Chevron sur les pénuries du pétrole, la forte hausse des BPA du S&P 500, la publication de Palantir, le projet d'Apple de fabriquer elle-même ses puces, et les prévisions décevantes de Duolingo. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:01Les Etats-Unis qui ouvrent justement ces marchés américains, on va voir comment Wall Street réagit à tout ça,
00:06cette situation toujours extrêmement tendue et surtout beaucoup de déclarations contradictoires autour des Trois-Dormous
00:12avec nos experts pour l'ouverture de Wall Street, ça y est, ça vient de retentir la cloche américaine.
00:16John Plassard, cité gestion, bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:19Et Antoine Régolerie.
00:20Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:21Antoine qu'on re-retrouve puisque Antoine, vous étiez tout à l'heure 11h midi au cœur de tout pour
00:25investir,
00:25c'était une belle émission tout à l'heure.
00:26On a beaucoup parlé des marchés émergents justement, alors qu'on est focalisé vraiment sur les marchés européens et sur
00:32Wall Street en ce moment,
00:34quid des marchés émergents, les investisseurs qui sont quand même assez positifs sur la zone,
00:39même s'il y a un risque principal, c'est celui de l'hyperconcentration,
00:44parce que quand on parle émergent, on parle Taïwan, on parle Corée du Sud et qu'immanquablement,
00:48on en vient à parler de Samsung, d'Esca Enix et de TSMC,
00:52à croire que leur pondération devient incontournable dans les indices qui servent à prendre le pouls des marchés émergents.
00:59Donc ça fausse un petit peu la donne et il faut être vigilant.
01:01Malgré tout, il y a des opportunités et il faut s'en saisir.
01:04Intéressant, c'est à retrouver en podcast et replay, tout pour investir bien sûr.
01:07Oh, il y a eu une publication, on en parlera dans quelques minutes,
01:09il y a à peu près une demi-heure.
01:10Ferrari a annoncé ses résultats à son tour.
01:12Ferrari est en petite baisse, la bourse de Milan après sa publication,
01:15moins 0,6%.
01:16Pour ça, on entrera dans le détail, dans le moteur de Ferrari tout à l'heure.
01:19D'abord, John, donc ravi de vous retrouver.
01:21Wall Street est en train d'ouvrir.
01:23Antoine, dans le vert, une nouvelle fois, le marché américain.
01:26Oui, absolument.
01:26On a une tendance plutôt encourageante du côté de Wall Street,
01:30avec une hausse assez nette du Nasdaq.
01:32Plus 0,7%, on est à 25 243 points.
01:36Plus 0,5% pour le Dow Jones, 49 201 points.
01:40Plus 0,57% pour le S&P 500, 7 241.
01:43Et une volatilité qui descend à 17,40.
01:46Malgré tout, les chiffres qui fâchent et que les investisseurs retiennent,
01:49c'est ce qui se passe autour de l'obligataire américain.
01:52On a un 30 ans qui est toujours au-delà des 5%,
01:54un niveau critique qu'il avait atteint hier en séance.
01:57Et on est à 4,42 sur le 10 ans.
02:003,74 pour le 10 ans français, 3,08 pour le 10 ans allemand.
02:03Effectivement.
02:04Une date, John, que vous voulez vraiment mettre en avant aujourd'hui,
02:08sur laquelle vous nous alertez.
02:09Il ne faudrait surtout pas que le prix du baril de pétrole
02:12reste aussi élevé le 25 mai.
02:15Le 25 mai, il faudrait que le pétrole ait baissé.
02:17Pourquoi le 25 mai ?
02:19On en reparlera le 25 mai.
02:21Mais pourquoi ?
02:21C'est une date très importante parce que pour les États-Unis,
02:24c'est le début de la fameuse « driving season ».
02:27Vous savez, c'est quand les Américains en masse commencent à partir en vacances.
02:31Vous avez plus de 45 millions d'Américains sur les routes.
02:35Évidemment, toute hausse du pétrole devient visible et politiquement sensible.
02:40Les États-Unis pèsent quand même 10 % de la demande mondiale d'essence.
02:46Donc, si vous avez les prix qui continuent à monter,
02:49ça va amplifier mécaniquement la pression sur les ménages et sur l'inflation.
02:56On sait qu'aux États-Unis, surtout, contrairement à l'Europe,
03:01le prix de l'essence, c'est un indicateur politique qui est fondamental et clé.
03:07Et on sait, alors on ne va pas reparler parce que c'est dans six mois exactement,
03:11les élections de mi-mandat sautent au loin.
03:13Et évidemment, le président américain a un œil rivé sur les prix de l'essence.
03:20Donc, s'ils pouvaient, alors on sait qu'avec une baguette magique, c'est difficile de le faire,
03:26mais s'ils pouvaient trouver un accord, essayer d'ouvrir en tout cas partiellement le détroit d'Ormousse
03:31pour que le pétrole baisse un peu, eh bien, ce serait quelque chose de politiquement gagnant
03:38avant le 25 mai.
03:39On garde cette date en tête et on en reparlera, Guillaume, dans exactement trois semaines.
03:46– Effectivement, 25 mai, coup d'envoi de la driving season,
03:49cette période où les Américains circulent en masse sur leur territoire
03:52et où donc le coût de l'essence risque de peser lourd.
03:55Des consommateurs qui, si les prix de l'essence restent très élevés,
03:57risqueraient de s'en souvenir à l'occasion des mid-termes au mois de novembre.
04:01A noter que Donald Trump risque de perdre, on verra, le Sénat,
04:04il pourrait donc ne pas avoir les deux chambres,
04:06les deux chambres pourraient passer démocrate au mid-terme,
04:08on verra ce qu'il en est, il reste six mois en effet.
04:10Le seul président qui, bien, avait perdu et la Chambre des représentants
04:14et le Sénat à l'occasion des mid-termes, le seul et unique,
04:16c'est George Walker Bush, c'était en 2006 et il avait justement à l'époque
04:19été sanctionné par les électeurs du fait du lancement de la guerre en Irak.
04:23C'est le début, le déclenchement de la guerre en Irak
04:25que les électeurs avaient sanctionné et à l'époque,
04:27donc George Bush avait perdu les deux chambres.
04:29Il est le seul président américain à les avoir perdus
04:31à l'occasion des élections de mid-termes.
04:33On verra si Donald Trump fait de même comme George Bush,
04:35cette fois sur la guerre en Iran.
04:37Dans six mois, et c'est vrai que ce n'est pas gagné
04:39pour ce qui concerne les cours du pétrole,
04:40le directeur général de Chevron, John, affirme que des pénuries
04:43d'approvisionnement en pétrole vont commencer maintenant
04:45à se faire sentir.
04:46Oui, c'est vraiment un message, un cri du cœur, j'allais le dire,
04:51mais un cri évidemment d'une entreprise,
04:53d'une des plus grandes entreprises pétrolières du monde.
04:56Eh bien, Mike Wirth, qui est le directeur,
04:59a dit qu'il y aurait des pénuries physiques
05:02qui sont en train d'arriver
05:04et qu'on pourrait arriver d'un simple déséquilibre de prix
05:09à une contrainte réelle d'offres disponibles.
05:12On parle aussi de manque de kérosène pour les avions
05:17et que si la situation devait rester dans ce qu'on a aujourd'hui,
05:22c'est-à-dire un détroit qui est totalement fermé,
05:25un détroit d'Hormuz,
05:26eh bien, potentiellement, certains avions pourraient faire le choix
05:29de beaucoup moins voler.
05:31On avait vu que Lufthansa avait déjà fait ceci.
05:34Mais évidemment, le cœur du problème, c'est le détroit d'Hormuz.
05:37Et ce qui est intéressant de noter,
05:40parce qu'on oublie, il y a la question de la croissance aussi
05:44derrière les prix du baril de pétrole,
05:47eh bien, si on devait avoir une destruction de la demande et de l'offre,
05:54eh bien, on serait contraint par les économies
05:58à s'adapter à une offre un peu plus faible.
06:00C'est-à-dire que moins on a d'offres,
06:02eh bien, moins on peut consommer de pétrole.
06:05Par exemple, évidemment, les pays qui seraient,
06:09ou les zones qui seraient les touchées en premier seraient l'Asie,
06:13on en a déjà parlé,
06:14et puis, bien évidemment, l'Europe.
06:16Et on pourrait,
06:17alors ça, c'est le scénario extrême mis en avant par le PDG de Chevron,
06:22on pourrait revenir dans un scénario des années 70,
06:25où on s'en souvient,
06:27on avait eu deux crises pétrolières majeures
06:30avec une réduction des stocks extrêmement rapide,
06:34et puis la hausse de l'énergie.
06:35On a l'impression que c'est, aujourd'hui,
06:37la même chose qu'on avait eu à voir.
06:39Et donc, un nouveau coup de pression sur tous les gouvernements,
06:42pas simplement sur le gouvernement américain.
06:44Bien sûr, les cours du pétrole qui restent très tendus.
06:47Aujourd'hui, John le baril de Brent à 111 dollars,
06:50donc, et certaines compagnies aériennes, d'ailleurs,
06:52qui revoient leur route commerciale pour faire des économies.
06:54C'est le cas d'Air France, figurez-vous,
06:56Air France a repris le survol de la Libye,
06:58de la Libye en Afrique du Nord,
07:00dans un couloir très précis,
07:02afin de réduire le temps de vol vers Johannesburg, notamment.
07:05Ça va permettre de réduire le temps de vol Paris-Johannesburg d'une heure.
07:08Le fait de reprendre le survol de la Libye,
07:10alors une partie des personnels navigants ne sont pas contents du tout.
07:13On en reparlera, bien sûr,
07:14mais voilà, les compagnies aériennes sont en train vraiment d'ajuster le tir,
07:17et de façon parfois spectaculaire.
07:19Wall Street a ouvert, c'était il y a 7 minutes,
07:20il est 9h37 à New York.
07:22On est en hausse, comme d'hab, sur les trois indices,
07:25le S&P gagne 0,6% en ce moment,
07:27et comme d'habitude aussi,
07:28le Nasdaq fait mieux que les autres indices,
07:30le Nasdaq gagne 1%.
07:31Avec une hausse des bénéfices par action vraiment spectaculaire aux Etats-Unis,
07:34on a eu une super saison de résultats des entreprises,
07:37là, au premier trimestre,
07:38c'est très très positif, très impressionnant,
07:40mais peut-être un peu en trompe-l'œil aussi.
07:43Certaines études nous montrent,
07:44John, qu'effectivement,
07:45une grande partie de la hausse des bénéfices par action au premier trimestre
07:48tient sur, allez, un, deux acteurs maximum.
07:52Oui, notamment Alphabet et Amazon.
07:54En réalité, en fait,
07:55on a près de 40% de la hausse des bénéfices
07:58qui provient de ces deux géants.
08:01Donc, ça signifie fondamentalement
08:03que la dynamique globale du marché
08:06est beaucoup moins robuste que ce qu'il ne paraît.
08:09Alors, si on exclut ces poids lourds,
08:12c'est difficile,
08:12mais la croissance des bénéfices par action du S&P 500
08:16retombe nettement
08:17et ça remet en question la solidité du rallye actuel.
08:22Mais ce qu'il faut faire attention aussi,
08:25c'est que ça fait depuis un moment
08:26que le S&P 500 est concentré simplement avec des valeurs.
08:31Ce n'est pas un hasard
08:33si on a parlé des sept magnifiques
08:35qui ont un poids tellement fort.
08:37Donc, aujourd'hui,
08:38c'est concentré notamment sur deux valeurs,
08:42mais effectivement,
08:43on a ce marché qui donne une illusion de force
08:46mais qui repose en grande partie
08:48sur une poignée de valeurs.
08:50Faire attention à cette concentration,
08:52mais ce n'est pas tout à fait nouveau,
08:53mais c'est intéressant de le relever, bien évidemment.
08:56Oui, 40% de la hausse des bénéfices par action
08:59en premier trimestre constatée aux États-Unis,
09:0040% de cette hausse des bénéfices par action
09:02vient de seulement deux valeurs.
09:04Et justement, la tech, on y reste.
09:05Palantir, à son tour, a publié ses résultats.
09:07C'est important, Palantir.
09:08Palantir est très présent, d'ailleurs,
09:10dans la guerre actuelle en Iran.
09:10C'est un peu le chef d'État-major
09:12bise des armées américaines là-bas en Iran,
09:13Palantir, avec ses solutions, ses logiciels.
09:16Eh bien, la publication, pas mal,
09:18plutôt bien, plutôt bonne,
09:19mais le titre, lui, est en baisse de 3% de jeunes.
09:20Comment vous expliquez-vous ?
09:22On rappelle, vous l'avez dit,
09:24c'est une entreprise de logiciels
09:25qui est spécialisée dans l'analyse de données,
09:27notamment l'analyse de données militaire
09:29et l'intelligence artificielle.
09:31Les résultats sont extrêmement solides,
09:33comme à chaque fois, j'allais dire,
09:35mais il faut faire très attention avec Palantir.
09:38Pourquoi ? Parce que Palantir a deux types de clientèle.
09:42Les gouvernements, on le sait,
09:44et de l'autre côté, le segment commercial.
09:47Alors, globalement, c'est en hausse,
09:49mais si on regarde, vous avez le segment commercial
09:52qui déçoit, qui est en dessous des attentes du marché.
09:56La croissance, elle, comme on a dit,
09:58qui est tirée par le gouvernement, ne suffit plus.
10:01Et évidemment, on sait que si on a des contrats gouvernementaux,
10:06le contexte politique va donner le là
10:10sur les performances potentiellement boursières de Palantir.
10:15Donc, c'est un peu paradoxal,
10:17parce qu'hier, quand j'ai regardé ces résultats,
10:20on a vu que la société, elle relevait ses prévisions annuelles.
10:24Donc, c'est assez incroyable,
10:25mais on voit que c'est relevé à cause, à nouveau,
10:29ou grâce à ces contrats gouvernementaux.
10:32Et donc, les investisseurs ont un peu gratté sur les chiffres
10:37et voient que c'est un peu trompeur, une nouvelle fois, ces chiffres.
10:41Oui, Palantir, aujourd'hui, on baisse, petite baisse,
10:43mais quand même 3%, en ce moment, la baisse de cette valeur.
10:46Et toujours dans la tech, Apple.
10:47Alors, Apple, on se demande ce qu'ils vont faire avec l'IA,
10:50dans quel sens ils vont choisir d'investir dans l'IA,
10:52ou de ne pas investir, laisser les autres investir pour lui.
10:54Eh bien, Apple sera en pourparler avec Samsung et Intel
10:57pour la fabrication de puces aux États-Unis, John.
11:00Oui, tout à fait.
11:01Alors, pourquoi on peut se dire que c'est un peu bizarre ?
11:04Parce qu'Apple reste très fortement dépendant de TSMC à Taïwan.
11:12Antoine en a parlé après.
11:14Avant, on est dans une situation où, effectivement,
11:17il y a une certaine dépendance, dépendance de la bourse,
11:20mais aussi dépendance de certains acteurs comme Apple.
11:23Alors, évidemment, l'objectif, c'est de diversifier,
11:26et puis l'objectif, c'est aussi de relocaliser,
11:28en tout cas partiellement, la production aux États-Unis
11:33et répondre à des tensions géopolitiques.
11:36On sait que potentiellement, il pourrait y avoir des tensions géopolitiques
11:40sur Taïwan,
11:42et essayer tout le temps de garder cette chaîne d'approvisionnement,
11:46et notamment pour un acteur comme Apple,
11:49qui dépend tellement des puces.
11:51Et donc, ici, c'est quelque chose qui va se faire graduellement.
11:55Attention, ce n'est pas un changement majeur.
11:58Ils ne vont pas couper les rênes avec TSMC,
12:01mais effectivement, il faut trouver des autres relais de croissance.
12:06Oui, Apple à suivre aussi parmi les valeurs qui marquent cette séance
12:10sur le marché américain qui a ouvert, on le rappelle,
12:12une nouvelle fois dans le vert, qui fait à nouveau d'ailleurs le marché américain
12:15un peu mieux que les marchés européens cet après-midi.
12:18Apple, dont on parlait, gagne 0,9%,
12:19donc peut-être en pourparler, d'après Bloomberg, en tout cas,
12:21en pourparler Apple avec Intel et Samsung pour fabriquer ses propres puces.
12:25Beaucoup d'entre vous, peut-être, essayez d'apprendre de nouvelles langues aussi,
12:29je ne sais pas, pour vous ouvrir, apprendre, découvrir,
12:32ça fait toujours du bien, ou vos enfants, sans doute aussi Duolingo.
12:34C'est l'une des grandes applications, il y en a beaucoup d'autres,
12:36il y a Babel, il y en a beaucoup, beaucoup.
12:38Duolingo, figurez-vous que vos enfants, vos neveux, vos nièces,
12:41vos petits-enfants peut-être utilisent,
12:42et bien Duolingo est aussi une valeur cotée en bourse et à Wall Street.
12:45Il se trouve que Duolingo a publié, John, et vraiment ça ne le fait pas.
12:48Ce type qui souffre depuis un moment en bourse,
12:50il est en baisse encore aujourd'hui de quasiment 10%.
12:53Pourtant, on a des résultats solides, j'ai l'impression, effectivement,
12:56qu'on se répète, les revenus, les marges, l'Ebitda, au-dessus des attentes,
13:00mais le véritable signal négatif vient de la croissance future
13:04qui est jugée trop molle par les investisseurs.
13:07On a une stratégie Duolingo qui pèse à court terme,
13:10parce que vous savez qu'ils ont mis l'accent sur le gratuit,
13:13on peut apprendre gratuitement sans aller vers la version payante,
13:17et donc évidemment, ça ralentit la croissance des abonnements,
13:21et puis l'intégration de l'intelligence artificielle,
13:25on constate que c'est une arme à double tranchant.
13:28Pourquoi ? Parce que d'un côté, elle améliore le produit,
13:30donc c'est top, mais de l'autre côté, elle compresse les marges.
13:34Donc Duolingo reste une belle histoire de croissance,
13:39mais c'est une croissance qui décélère et qui doit trouver un nouveau souffle.
13:44Ils l'avaient trouvé avec l'intelligence artificielle,
13:47mais c'est en train d'attaquer leur marge, donc faire attention ici.
13:52Merci John.
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