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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 7 janvier, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur le rebond des créations d'emplois aux États-Unis en décembre 2025, un début d'année en hausse pour le S&P 500, la protection entre les investisseurs dans la tech US, le transfert de 50 millions de barils de pétrole vénézuéliens aux USA, l'offre de Quantum Energy sur les actifs de Lukoil, ainsi que la révélation des estimations de Morgan Stanley sur le cours de l'or. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:00Pour ouvrir l'émission, l'ouverture de Wall Street en direct, ça se passe en ce moment à New York, il est 9h30 pile sur place et notre Dream Team est en place.
00:09John Plassard pour citer gestion, bonjour John.
00:12Bonjour Guillaume.
00:13Et bien sûr Antoine Larigauderie en fil rouge, Antoine, re-bonjour.
00:18C'était bien ce matin encore, tout pour investir, 11h à midi, retrouver en podcast et replay.
00:23Antoine donc, Wall Street est en train d'ouvrir en ce moment et la tendance sur les marchés américains est intéressante parce qu'on a eu des records hier soir.
00:29Sur le S&P, sur le Dow Jones, ces records sont d'ores et déjà battus.
00:33A l'instant, le S&P gagne 0,1%.
00:35Le Dow Jones gagne de son côté 0,3%.
00:39Après les chiffres de l'emploi, John, qui marque une réaccélération légère, les chiffres de l'emploi dans le secteur privé, l'ADP, ont été publiés.
00:45Qu'en retenez-vous ?
00:47J'en retiens les bonnes choses.
00:49Vous savez que tout le monde regarde les chiffres de l'emploi qui seront publiés vendredi.
00:54Et vendredi, on s'attend aussi à une baisse du chômage de 4,5 à 4,4.
00:58Et c'est vraiment le chiffre déterminant avant la réunion de la Fed de la fin de ce mois.
01:05Et donc ici, on a un premier chiffre.
01:07Vous l'avez dit, l'emploi américain a rebondi en décembre avec une création de 41 000 postes après une baisse de 32 000 en novembre.
01:17Donc on voit qu'il y a un inversement de tendance.
01:19Bon, le consensus attendait 50 000.
01:21Donc c'est légèrement en dessous du consensus.
01:23Mais on va quand même dire que c'est positif.
01:26On a des créations d'emplois qui sont concentrées dans les services, en particulier dans l'éducation, la santé.
01:33Et puis les loisirs et le ténérique.
01:35Qu'est-ce que ça veut dire ?
01:36Ça veut dire que les Américains continuent de sortir, continuent de consommer.
01:39Et donc c'est bon pour la croissance américaine.
01:42Et on a une dynamique qui est tirée par les PME.
01:46Alors on peut évidemment à chaque fois regarder le verre à moitié vide.
01:52Et on peut voir qu'il y a des tensions salariales qui sont persistantes,
01:57puisque les salaires progressent de 4,4 % pour les salariés en poste et 6,6 % pour ceux qui changent d'emploi.
02:04Donc c'est aussi un signal qui est surveillé de la part de la Fed et qui pourrait la pousser, pourquoi pas,
02:12à ne pas baisser les taux à cause d'une inflation qui est toujours persistante.
02:17Je dirais que c'est un bon signal pour l'attente cette semaine.
02:20C'est sûr, vendredi, rapport sur l'emploi américain.
02:22À suivre aussi vendredi, peut-être la Cour suprême américaine qui pourrait, rien n'est sûr,
02:26mais qui pourrait dès vendredi peut-être statuer sur les droits de douane.
02:30C'est possible, on gardera vraiment un oeil là-dessus après demain vendredi.
02:33Wall Street ouvre donc sur une note mitigée, mais globalement, ce début d'année 2026 est très positif sur la plupart des marchés mondiaux.
02:39Même aujourd'hui, tiens, le DAX à Francfort est sur un plus haut historique.
02:42Plus de 25 000 points, le DAX à Francfort.
02:43Et aux États-Unis, record du Dow Jones, record du S&P.
02:47Est-ce que ce début 2026 ressemble au début 2025, John ?
02:51Non, 2025, on avait, notamment les marchés américains, avaient beaucoup baissé.
02:57Et ce qui est très... Alors, vous me direz, on est seulement 7 janvier,
03:00mais ce sont des statistiques qui sont scrutées de la part de ceux qui regardent les chiffres,
03:08vous savez, l'analyse technique, je dirais.
03:11Et ce qui est intéressant de regarder, c'est que si vous avez les premières séances,
03:15les cinq premières séances de l'année qui sont positives pour le S&P 500,
03:20c'est le cas, aussi pour le Dow Jones, bien évidemment,
03:22eh bien, en moyenne, après un mois, vous avez 73% de chances que le marché monte
03:29et vous avez une progression de 2,5% sur le S&P 500 après un mois.
03:35Après trois mois, c'est 3,3%.
03:37À six mois, c'est 6,5%.
03:40Et si vous prenez à 12 mois, c'est-à-dire dans une année, en janvier 2027,
03:45eh bien, vous avez 84% de chances, vous avez bien entendu, Guillaume,
03:51si on a les cinq premières séances qui sont positives,
03:53vous avez 84% de chances d'avoir un marché haussier en moyenne pour le S&P 500.
04:00Donc, on voit qu'on est dans un momentum, c'est plus un signal de momentum,
04:05qu'on ne va pas continuer à avoir des théories sur les chiffres exacts,
04:09mais c'est plutôt un signal de momentum.
04:11Et intéressant, regardez que, normalement, lorsque les cinq premières séances de l'année
04:16sont mauvaises, voire très mauvaises,
04:18eh bien, ça coïncide souvent avec des chocs exogènes majeurs
04:23ou des erreurs de politique monétaire.
04:26Seulement les cinq premières séances de l'année.
04:29Donc là, en l'occurrence, si on se fie aux statistiques,
04:33eh bien, c'est bien parti pour l'année 2026.
04:35Effectivement, avec en plus une hausse depuis le 1er janvier,
04:37plus diffuse, plus large que l'an dernier.
04:39Bien sûr, la tech monte, bien sûr, les valeurs de défense aussi portent la hausse,
04:43que ce soit en Europe ou aux États-Unis depuis le 1er janvier.
04:45Mais il n'y a pas que ça, il y a les cycliques et les small caps aussi.
04:47Depuis le début d'année, les small caps aux États-Unis comme en Europe
04:50font mieux que les indices larges.
04:52Et ça, c'est peut-être un signal encourageant.
04:53Sauf que, John, d'après l'EFT,
04:55les investisseurs commencent à vraiment prendre peur sur la tech.
04:58Ils se couvrent de plus en plus contre une baisse des big tech américaines.
05:01Oui, c'est un papier, cette nuit, qui a fait beaucoup de bruit.
05:06Il a été publié juste avant la clôture américaine hier soir.
05:11Et ça a fait baisser les marchés qui sont repartis en hausse après.
05:14Mais ça a eu un impact.
05:16Et donc, comme vous le dites, on a les grands gérants américains,
05:19les grands hedge funds qui deviennent de plus en plus prudents sur la tech américaine,
05:24valorisation jugée excessive, risque de bulle dans l'intelligence artificielle.
05:29Donc, de plus en plus, ces gérants, au lieu de vendre,
05:32c'est peut-être ce qui est positif, au lieu de vendre leur type,
05:36se couvrent de plus en plus via des dérivés, via des options,
05:41plutôt que, comme je disais, des ventes.
05:44Évidemment, c'est les sept magnifiques qui concentrent les inquiétudes,
05:49dont Nvidia aussi.
05:51Et puis, ce qui est intéressant de noter, c'est qu'on a un consensus global.
05:56Alors, c'est gérant qui se protège, mais on a un consensus global qui dit
06:00qu'il n'y a pas, de l'autre côté, qu'il n'y a pas de bulles sur l'intelligence artificielle.
06:07Donc, ce consensus qui est partagé, il alimente la volatilité.
06:13Malgré les marchés qui montent, on est dans une situation,
06:16potentiellement, pour avoir de la volatilité.
06:18Et ça, ce serait totalement contre-intuitif,
06:21puisque normalement, lorsque vous avez la volatilité qui monte,
06:24eh bien, vous avez les marchés qui baissent.
06:26Et là, pourquoi pas, en début d'année, il y a une volatilité qui monte
06:30et les marchés qui montent aussi, ce qui serait assez incroyable.
06:33Effectivement, c'est intéressant, toutes ces perspectives,
06:35ce paysage qui se dessine pour l'année 2026.
06:37Et c'est dans les médias qu'on a un paysage en plein chamboulement,
06:40en ce moment, aux États-Unis.
06:41Antoine, toujours le feuilleton autour de l'avenir de Warner Bros.
06:44Oui, avec Warner Bros, qui recommande l'offre de Netflix
06:48et qui rejette l'offre plus avantageuse, pourtant sur le papier de Paramount.
06:55Bilan des courses, là, sur les marchés, très légère baisse de Warner Bros,
06:59moins 0,16%.
07:00Netflix, en revanche, monte un petit peu plus, plus 1,06%.
07:04Et puis, John, on va aussi quand même parler de géopolitique,
07:06parce que ça bouge encore énormément aujourd'hui.
07:07D'abord, il y a des tensions, figurez-vous, entre Washington et Moscou.
07:10Là, ça chauffe dans l'océan Atlantique.
07:12Washington annonce cet après-midi avoir saisi un pétrolier russe
07:15dans l'Atlantique Nord, près de l'Islande, dans les eaux internationales.
07:18Une opération dans le cadre de son blocus
07:20contre les pétroliers qui viennent ou vont du Venezuela.
07:23Les USA, en fait, saisissent ce pétrolier battant pavillon russe
07:26qui était escorté de navires militaires russes.
07:30C'est assez fort, donc, ce qui se passe.
07:31Et ça, les marchés le suivent de très près aussi.
07:33Dans un cadre global, c'est vrai,
07:35où le Venezuela est en train de verrouiller ses exports vers la Russie,
07:38manifestement, mais aussi vers la Chine.
07:40On a appris tout à l'heure que le Venezuela n'exportait plus vers la Chine.
07:44En revanche, John, le plan américain avance
07:46puisque le Venezuela va exporter 50 millions de barils vers les États-Unis.
07:51Oui, c'est absolument incroyable.
07:52Entre 30 et 50 millions de barils bruts,
07:56toujours du baril lourd vers les États-Unis,
07:59évidemment, ça alimente les craintes d'un surplus d'offres à court terme.
08:02C'est pour ça que ce matin, entre autres, le prix du baril baissait assez fortement.
08:09Et ce qui est aussi assez intéressant, c'est qu'on aurait Chevron.
08:14Vous savez, Chevron, on en a parlé hier et avant-hier,
08:16qui est la seule major américaine qui est déjà présente au Venezuela,
08:21qui aurait déjà affrété plusieurs tankers à destination des ports vénézuéliens
08:26pour ramener à la maison, si je peux me permettre, du brut.
08:34Évidemment, on est dans une situation où on a l'administration Trump
08:39qui justifie cette stratégie par des arguments de sécurité énergétique
08:46et on se pose une question.
08:48La même question, Guillaume, qu'on se posait en début de semaine,
08:51c'est de savoir si ce pétrole qui est exporté ou qui va être exporté,
08:57ces 30 à 50 millions de barils vers les États-Unis,
09:00est-ce qu'à la base, il n'était pas destiné à la Chine ou à la Russie ?
09:05Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
09:07Ça veut dire que la Chine va devoir alimenter ses besoins via d'autres sources.
09:14Et on sait que les autres sources, qu'elles soient iraniennes, russes ou autres,
09:18coûtent un peu plus cher que le Venezuela,
09:22parce qu'on sait qu'au Venezuela, on était dans une situation
09:26où les rabais, le discount, étaient beaucoup plus grands que dans les autres pays.
09:32Donc très concrètement, la Chine pourrait payer plus cher son prix du baril
09:38et je ne suis pas certain que cela plaise à Pékin.
09:42Effectivement, et ce pétrole qui ira finalement vers les États-Unis
09:45plutôt que vers la Chine, en tout cas 30 à 50 millions de barils
09:48seront déroutés vers les États-Unis, annonce Washington,
09:51c'est du pétrole qui reviendra sur le marché international.
09:54Résultat, les cours du pétrole cet après-midi reculent,
09:56ils sont orientés à la baisse.
09:57Est-ce que Donald Trump est en train sur les prix du pétrole et de l'essence ?
10:00Il voulait voir une baisse des prix du pétrole et de l'essence
10:03pour les consommateurs à quelques mois en plus des mid-termes.
10:05Est-ce que là-dessus, Donald Trump est en train de réussir son coup de jeune ?
10:08Oui, clairement.
10:10Alors, on dirait que ce n'est pas seul.
10:11Ça fait depuis un moment qu'on voit les prix du baril,
10:14les prix à la pompe aux États-Unis qui ont fortement baissé.
10:17Alors, pas spécialement grâce ou à cause, je ne sais pas comment on dit,
10:21de Donald Trump, mais parce que globalement,
10:24on est dans une situation où on a plus d'offres que de demandes.
10:30Et on a vu les prévisions, notamment, qui ont été publiées
10:33par l'Agence internationale de l'énergie il y a quelques jours
10:35en disant que cette année et l'année prochaine, il y aura plus d'offres que de demandes.
10:40Ça, ça a fait baisser le prix du baril.
10:42On sait que potentiellement, attention, avec des guillemets,
10:45mais potentiellement, une trêve, un accord sur la question ukrainienne
10:52ferait aussi baisser le prix du baril.
10:55Et ça, ça va alimenter la baisse des prix de l'essence aux États-Unis.
11:00On sait que les Américains sont très attachés à la baisse du prix de l'essence.
11:04Et donc, effectivement, ça va dans le sens de Donald Trump,
11:08mais ce n'est pas dû totalement à Donald Trump, la question vénézuélienne, bien sûr.
11:13Mais sur le moyen terme, on voit que c'est une tendance générale
11:18qu'on a sur le prix du baril du pétrole et sur le prix de l'essence.
11:21C'est vrai, mais on revient à un monde de brut, de pétrole brut, franchement.
11:24Et après le Venezuela, est-ce que les États-Unis vont prendre aussi le contrôle du pétrole russe ?
11:28Alors, on le disait à l'instant, Washington annonce d'avoir saisi un pétrolier russe
11:32dans l'Atlantique Nord cet après-midi. En plus, un pétrolier russe
11:34qui était manifestement escorté de pavillons militaires russes.
11:37Bon. Et parallèlement, on apprend que Chevron, l'américain Chevron,
11:41prépare une offre sur le groupe russe Look Oil pour 22 milliards de dollars, John.
11:46Oui, Chevron est Quantum Capital Group.
11:49Il faut rappeler que c'est Look Oil, bien évidemment, les zones de raffinage
11:55et les stations essence qui sont à l'international, pas en Russie, bien évidemment.
12:01On a un projet qui bénéficie d'un signal politique favorable de l'administration Trump.
12:07Alors, évidemment, ça ne détonnera absolument personne.
12:10C'est une offre qui est pilotée par Quantum,
12:12qui prévoit un partage des actifs entre Quantum et aussi Chevron.
12:19Et ça, ce serait quelque chose qui serait un nouveau message fort
12:24d'une prise de contrôle géopolitique et politique de l'énergie dans le monde.
12:31Parce que là, on ne parle plus du Venezuela, on ne parle plus de l'Iran,
12:34on ne parle plus du Proche-Orient, mais on parle d'actifs russes à l'international.
12:39Donc, on voit vraiment qu'il y a une volonté ici de diriger le nerf de la guerre.
12:44Et on peut le dire, c'est le terme exact à utiliser,
12:46c'est le nerf de la guerre qui est l'énergie au-delà de toutes les autres alimentations.
12:52C'est le brut qui est, qui sont notamment dans les stations Israël.
12:56Oui, gros chapitre pétrole à nouveau aujourd'hui.
12:58Vous le voyez, des cours du pétrole qui sont orientés à la baisse.
13:02Wall Street qui ouvre en très légère hausse en revanche.
13:04Alors, on n'est pas très loin des 7000 points sur le S&P 500.
13:07Ce serait un territoire nouveau pour le S&P que de franchir les 7000, on n'en est pas loin.
13:12Et le Dow Jones, lui, est proche des 50 000 points.
13:14Ce serait là aussi un cap inviolé que franchirait le Dow Jones s'il franchissait les 50 000 points.
13:19On en est tout proche, ce sera à suivre dans la suite de cette séance.
13:21L'or aussi proche de territoire nouveau, proche de record.
13:24Morgan Stanley, d'ailleurs, John, vient de remonter ses estimations sur le cours de l'or cette année.
13:284 800 dollars d'ici fin 2026.
13:334 800 dollars, vous l'avez bien entendu.
13:36En plus, Morgan Stanley, je dirais, est assez frilleux par rapport aux autres JP Morgan.
13:41Il est plus proche des 5000 que des 4800 avec des arguments qui sont toujours les mêmes arguments.
13:47Perspective de baisse de taux, un dollar plus faible et puis une demande soutenue par les banques centrales
13:52et puis par les demandes en ETF reliées à l'or.
13:57Et donc, évidemment, Morgan Stanley surfe sur la vague des métaux précieux
14:03parce qu'on n'est pas seulement sur de l'or, on est aussi sur le platine,
14:08aussi sur l'argent qui connaissent des plus hauts historiques,
14:13tout comme le cuivre qui n'est évidemment pas un métal précieux,
14:16mais qui bénéficie de tout cet engouement.
14:18Et donc, effectivement, de plus en plus, de plus on avance, plus on s'engouffre dans cette brèche.
14:23Et chose très intéressante, qui est totalement contraire à ce qu'on avait connu avant,
14:28c'est que l'or et l'argent deviennent des actifs, pas simplement des protections
14:34contre les stress géopolitiques, mais des actifs au même titre que les obligations et les actions.
14:42Et ça, c'est totalement nouveau parce qu'on sait et on le dit que l'or, par exemple,
14:46est un actif non rémunérateur parce qu'il n'y a pas de dividende, par exemple.
14:49– Effectivement, merci beaucoup John.
14:51Morgan Stanley revoit donc à la hausse son estimation sur les cours de l'or cette année.
14:55John Plassard depuis Cité Gestion avec nous chaque après-midi dans USA Today.
14:58– Sous-titrage Société Radio-Canada
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