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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 5 mars, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur l'impact de la hausse du cours du pétrole sur l'inflation, le rôle de Palantir dans les frappes américaines en cours, la négociation du Pentagone avec Anthropic, les résultats records de Broadcom grâce à l'IA, et l'introduction en bourse et au Nasdaq de Pasqal . Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:00C'est d'abord le bain américain, ça y est là, il est à température, on vient de le tester
00:05pour vous.
00:06C'est Wall Street qui vient d'ouvrir effectivement en direct.
00:08John Plassard nous accompagne comme chaque jour depuis Cité Gestion.
00:11Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:12Bonjour Guillaume, bonjour Aude.
00:14Avec Aude, effectivement, fure rouge. Bonjour Aude.
00:16Bonjour.
00:16Ça y est, ce sont les premiers instants de cotation aux Etats-Unis.
00:19Quand Wall Street ouvre, les marchés mondiaux trouvent toujours la lumière et le cap à suivre.
00:23Comment ça se passe aux Etats-Unis ?
00:24Cette fois-ci, la lumière est rouge à l'ouverture pour Wall Street.
00:28Le S&P par 0,5%, 6 836 points.
00:32Le Dow Jones 0,8%, 48 349 points.
00:35Et le Nasdaq 0,4%, 22 710 points.
00:39Le Nasdaq qui avait clôturé en hausse quand même hier de plus de 1,2%.
00:44Mais là, ça paraît plus difficile, surtout que les indices européens sont aussi en repli.
00:49Alors, ce n'est pas toute la journée, mais depuis le début d'après-midi, c'est passé dans le
00:52rouge.
00:53C'est vrai, avec des prix du pétrole qui continuent de faire pression sur les indices actions,
00:57les prix du baril qui repartent à la hausse.
00:58On est à plus de 84 dollars sur le baril de Brent.
01:01John, à partir de quand cette hausse des prix du baril se verra dans les chiffres de l'inflation et
01:06de la croissance ?
01:07Et quels seraient, dans ce cas, les impacts précis à attendre ?
01:10C'est vraiment la question clé parce que, vous savez, dans les précédentes crises,
01:14ce n'est pas parce qu'on a juste une progression de 10 ou 15 ou 20% sur 2
01:18-3 séances
01:19que ça a un impact direct sur l'inflation.
01:21Donc, en fait, lorsqu'on regarde les précédents chocs pétroliers,
01:25il faut que le prix du baril reste élevé, en tout cas pendant 8 à 12 semaines.
01:31Là, on entame la première semaine.
01:33Donc, on voit que, pour l'instant, il n'y a pas le feu, je dirais, dans la question macroéconomique.
01:42Et lorsqu'on regarde les seuils critiques, c'est lorsque le prix du baril monte entre 20 et 30%
01:49et qu'il reste là.
01:50Et là, vous savez qu'on en est à 18% depuis le début de la crise au Moyen-Orient.
01:56Et donc, on est dans une situation où, si les prix restaient élevés de plus 20 à 30%,
02:04eh bien, on a les entreprises qui cessent généralement d'absorber les coûts énergétiques
02:09et qui commencent à les répercuter sur les prix de vente et donc sur le consommateur.
02:15Ce qui est intéressant aussi de noter, et c'est presque crucial, je dirais,
02:19c'est que la transmission à l'inflation, elle est progressive.
02:23On estime de 1 à 3 mois, si les prix restent élevés,
02:28eh bien, de 1 à 3 mois pour que ça se transmette au prix à la production
02:32et de 3 à 6 mois pour que ça se transmette à l'inflation des consommateurs,
02:38le fameux CPI américain.
02:40Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement, Guillaume ?
02:42Ça veut dire que, potentiellement, eh bien, l'inflation pourrait repartir nettement à la hausse
02:51juste avant les élections de mi-mandat aux États-Unis.
02:55Et on revient à cet impact que pourrait avoir l'inflation sur l'élection de mi-mandat de novembre
03:04et théoriquement toujours, eh bien, cette hausse de l'inflation pourrait arriver en septembre prochain.
03:10Donc ici, c'est vraiment quelque chose qu'on regarde de très près,
03:13c'est quelque chose que le gouvernement américain, même s'il n'en parle pas aujourd'hui,
03:16regarde de très près, et on sait aussi qu'un choc pétrolier durable, toujours,
03:22peut réduire la croissance, notamment des pays importateurs, comme l'Europe, notamment, et l'Asie,
03:29d'environ 0,1 à 0,3% du PIB sur 6 à 12 mois.
03:36Oui, alors tout ça, évidemment, boosté, nourri par la guerre au Moyen-Orient,
03:39on n'a pas d'éclaircie aujourd'hui dans cette guerre au Moyen-Orient,
03:41qui est l'une des premières guerres IA d'intelligence artificielle de l'histoire,
03:46qui gagne sur les marchés encore aujourd'hui près de 1% alors que Wall Street recule,
03:50mais Palantir, et on regardait là, sur une semaine, le titre Palantir gagne 13%,
03:54plus 13, alors que le Nasdaq sur une semaine aussi perd 2%.
03:58Pourquoi Palantir ? Parce que, d'après le Times,
04:01Palantir est au cœur de cette guerre au Moyen-Orient.
04:03L'IA de Palantir serait la clé de cette guerre.
04:06Quel rôle joue Palantir dans les frappes américaines en cours, John ?
04:09Et on avait déjà parlé d'entropiques, notamment, qui sont impliquées,
04:14je dirais, d'une certaine manière, dans cette guerre de l'intelligence artificielle en Iran,
04:19et on voit aujourd'hui que les technologies d'analyse de données d'intelligence artificielle de Palantir
04:26sont largement utilisées pour le traitement et la fusion d'informations issues du renseignement militaire.
04:33Alors concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
04:35Ça veut dire que les plateformes de Palantir permettent d'analyser, en temps réel,
04:39d'immenses volumes de données qui proviennent des satellites, qui proviennent des drones,
04:44qui proviennent des communications ou des capteurs militaires,
04:47afin d'identifier des cibles potentielles.
04:51Donc on est vraiment là-dedans, dans ce moment Skynet de Terminator,
04:56où en fait, c'est les machines qui sont en train de déterminer très rapidement
05:00quelle pourrait être la cible, à quel moment et où ?
05:04Et ça, eh bien, Palantir peut aider notamment l'armée américaine ou l'armée européenne à le faire.
05:11Oui, c'est un peu le Hubert de l'armée en quelque sorte.
05:13C'est un chercheur britannique qui fait cette comparaison,
05:16Palantir, le Hubert de l'armée.
05:17Pourquoi ?
05:17Et c'est en train de se voir là, de s'illustrer dans la guerre au Moyen-Orient
05:20qu'on est en train de vivre chaque jour.
05:21De la même manière qu'Hubert met en relation les conducteurs et les courses,
05:25les outils d'intelligence artificielle du système de Palantir
05:29identifient rapidement les unités militaires les plus adaptées à une mission
05:34et proposent un plan pour les positionner en même temps,
05:36tout en même temps, simultanément s'il le faut.
05:38Voilà ce que propose ce logiciel de Palantir
05:40et qu'utilise manifestement massivement l'armée américaine là-bas en Iran,
05:44d'après le Times, au point qu'un seul logiciel,
05:46ce seul logiciel de Palantir permettrait à l'armée américaine
05:51de n'avoir sur place en Iran en ce moment, John,
05:53que 20 analystes militaires, c'est très peu.
05:56Oui, c'est absolument fou.
05:58On voit effectivement que, notamment dans l'utilisation de drones
06:03et des frappes chirurgicales, comme l'appelle l'armée,
06:06que l'intelligence artificielle est utilisée à travers des analystes de données
06:13et non plus des gens sur le terrain.
06:15Alors vous me direz, tant mieux pour les gens qui ne sont pas sur le terrain,
06:19mais d'un autre côté, évidemment, c'est la question de savoir
06:23jusqu'à où on peut aller en utilisant l'intelligence artificielle.
06:27Oui, la tech permet de diviser par 100 les ressources, en fait.
06:3020 analystes militaires sur le terrain en ce moment en Iran, sur place,
06:33qui sont en train effectivement d'être mobilisés sur cette guerre,
06:36seulement 20 alors qu'ils étaient 2000,
06:37donc 100 fois plus pour la guerre du Golfe.
06:40Voilà, et ce, grâce, nous dit le Times,
06:42aux outils d'intelligence artificielle de Palantir.
06:44Palantir qui gagne 12% donc sur une semaine,
06:46même 13% avec la hausse du jour.
06:48Palantir gagne encore en ce moment 1% alors que Wall Street recule,
06:52le Nasdaq perd 0,2, le S&P 500 perd 0,2.
06:55Et l'IA est à ce point en train de devenir vital dans la guerre
06:58que le Pentagone aimerait pouvoir y recourir davantage,
07:01peut-être même librement, recourir librement à l'IA d'Enthropique aussi.
07:05On sait les prouesses de Claude.
07:06Eh bien, le Pentagone négocia avec Enthropique
07:08pour utiliser librement Claude à sa guise.
07:12Ah oui, c'est absolument fou.
07:14On sait qu'il y avait des tensions entre le Pentagone et puis Enthropique.
07:17Pourquoi ? Parce qu'Enthropique avait exigé de l'armée
07:21des garanties strictes pour éviter que son intelligence artificielle,
07:25donc Claude, ne soit utilisée pour la surveillance de masse
07:29des citoyens américains ou pour des armes autonomes.
07:32Vous avez bien entendu, Guillaume, des armes autonomes.
07:36Donc, ils sont en train d'essayer de développer un cadre,
07:39mais le problème pour l'armée américaine
07:41qui, potentiellement, pourrait aller vers un autre acteur,
07:43c'est qu'on l'avait vu ensemble, en début de semaine,
07:47Enthropique est tellement impliquée dans les drones
07:52et l'analyse de données qu'il faudrait plus de 6 mois pour sans défaire.
07:58Donc, il faudrait mieux avoir des accords avec cette entreprise.
08:02Et donc, aujourd'hui, on est dans une situation
08:04où le Pentagone est en train de négocier avec Enthropique
08:09et potentiellement, il y a des nouvelles discussions
08:12et un compromis qui pourrait être trouvé dans les prochains jours.
08:16Sur ces sujets articles et détails complets sur bfmbusiness.com,
08:19l'article notamment de Mathieu Jolivet sur l'IA au cœur de cette guerre là-bas au Moyen-Orient.
08:24Wall Street a donc ouvert il y a maintenant 8 minutes.
08:26On est en petite baisse.
08:27Le S&P perd 0,16%.
08:28Une nouvelle fois, Wall Street recule moins que l'Europe.
08:30C'est vraiment frappant depuis le début de cette semaine.
08:32Les Américains manifestants ont moins la trouille.
08:35Moins la trouille.
08:36Est-ce qu'ils sont en train de rapatrier leurs capitaux ?
08:37Au contraire, est-ce que ce n'est pas plutôt un signe de fébrilité ?
08:39Comment est-ce que vous voyez le truc, John ?
08:41Cette surperformance américaine,
08:42c'est les Américains qui rapatrient leur argent
08:44ou qui tout simplement restent sereins ?
08:47Non, on avait vu qu'en fait,
08:48il y a un lien assez direct avec l'évolution du prix du baril.
08:53Pourquoi ?
08:54Parce qu'on sait que des pays comme l'Europe et l'Asie notamment,
08:57sont des très gros importateurs de pétrole et de gaz.
09:02Et en fait, on a vu que cette dépendance
09:05avait un impact direct sur les anticipations potentielles
09:10d'une récession en Europe
09:12si les prix du baril devaient continuer à rester élevés.
09:15Et donc, les États-Unis n'ont pas le même problème, je dirais.
09:19Et donc, naturellement, on avait un match
09:22entre les pays émergents, l'Europe et les États-Unis,
09:25qui étaient pour l'instant gagnés par les pays émergents et l'Europe.
09:29Et on voit que c'est en train, effectivement, de se retourner.
09:33On a de plus en plus de médias qui disent qu'en fait,
09:36il faut changer son fusil d'épaule.
09:38C'est le cas de le dire.
09:40Et on rappelle ici qu'à ce matin,
09:43on était sur le S&P 500 depuis le déclenchement de la guerre à 0%
09:49et sur l'Eurostock 50 à moins 4,3%.
09:53John, hier soir, il y avait la dernière tech à publier, Broadcom.
09:56Le titre est en hausse de plus de 2,2%.
09:58Et on a encore entendu des chiffres stratosphériques
10:01en matière de demandes pour les puces.
10:04Il y a ces centaines de milliards de dollars.
10:06Broadcom, très confiant ?
10:08Oui, très confiant.
10:09Alors, je pense que si on avait été dans une autre circonstance,
10:12le titre, et on l'avait vu en prémarché,
10:15un titre qui était en hausse de plus de 7%,
10:17donc là, on est à plus de 2%,
10:19mais vous avez des résultats absolument incroyables.
10:22Un chiffre d'affaires qui progresse de 29%
10:25et des revenus liés à l'intelligence artificielle
10:29qui ont plus que doublé 106% de hausse
10:32et qui atteignent 8,4 milliards.
10:35Mais je dirais que la surprise très, très positive
10:38et qui est aussi positive pour un acteur comme STM
10:41dont vous parliez avant,
10:43eh bien, elle vient surtout des perspectives
10:44parce que le groupe estime que désormais,
10:48ces ventes de puces liées à l'intelligence artificielle
10:51pourraient dépasser les 100 milliards de dollars d'ici 2027
10:56parce qu'on a une demande qui est absolument stratosphérique.
11:00Donc, on voit ici que, pour une fois,
11:03on a des résultats extraordinaires
11:04et on a des perspectives encore plus extraordinaires
11:07qui, théoriquement, devraient être mieux saluées en bourse.
11:10Et ce n'est pas le cas.
11:11Décidément, sur la tech, le marché fait la fine bouche,
11:13devient très exigeant.
11:14Broadcom gagne, oui, 2%, plus 2%,
11:17alors qu'au ce qu'il était en baisse,
11:18mais ce n'est pas une hausse très, très impressionnante.
11:20Alors, bien sûr, l'avenir, c'est la tech, c'est l'IA.
11:23Et puis, au-delà de l'IA, le quantique.
11:25Et là-dessus, nous, Français, on a peut-être une carte à jouer.
11:27Un champion français, Pascal, c'est le nom de sa société,
11:30Pascal avec un Q, compte s'introduire en bourse
11:33et au Nasdaq dès cette année.
11:36C'est-à-dire que le quantique va devenir encore plus concret
11:39sur les marchés cette année,
11:40grâce à ce champion français sur le Nasdaq, John.
11:42Oui, absolument fou.
11:44Et puis, on est très contents.
11:45C'est un cocorico qu'il faut saluer.
11:47On rappelle que Pascal développe, vous l'avez dit,
11:50des ordinateurs quantiques sont basés sur la technologie
11:52des atomes neutres.
11:53C'est une approche qui est considérée par plusieurs chercheurs
11:56comme l'une des plus prometteuses
11:59pour construire des machines quantiques à grande échelle.
12:02Et on rappelle ici que l'informatique quantique
12:04pourrait transformer de nombreux secteurs,
12:06notamment la chimie, la recherche pharmaceutique,
12:09la logistique, la finance,
12:10ou là encore la cybersécurité,
12:13parce qu'elle permet de résoudre, en l'occurrence Pascal,
12:17en quelques minutes des calculs
12:19qui prennent aujourd'hui des années
12:21au supercalculateur classique.
12:23Donc, c'est vraiment quelque chose à suivre.
12:26C'est une thématique extraordinaire
12:27qui prendra certainement du temps.
12:29Peu importe, mais c'est l'avenir.
12:30Et on est très contents qu'une entreprise française
12:33arrive sur le Nasdaq.
12:35Et au Renext aussi après, en double cotation.
12:37Donc, on n'oublie pas le côté aussi européen.
12:40Exactement.
12:41C'est-à-dire que là, d'habitude,
12:42quand une entreprise européenne,
12:43et même française, choisit le Nasdaq,
12:45on se dit, eh ben voilà,
12:46encore une qui préfère les États-Unis à l'Europe,
12:48encore un signe de ratage européen.
12:49Non, ce n'est pas le cas.
12:50Parce qu'effectivement, vous avez raison,
12:52ce groupe, ce spécialiste français du quantique,
12:54va d'abord s'introduire à la sur le Nasdaq.
12:55Et dès l'an prochain,
12:56il compte s'introduire à la Bourse de Paris.
12:58On n'est pas en reste, nous non plus.
13:01Non, et c'est ça qui montre qu'effectivement,
13:04on n'a pas tous les cerveaux européens
13:06qui partent vers les États-Unis.
13:08Et potentiellement, potentiellement,
13:10c'est le début d'une grande histoire
13:12pour la tech européenne,
13:14ce qu'on espère depuis des années.
13:15Alors, on a des champions, on le sait,
13:17mais on aimerait bien en avoir encore plus.
13:19Oui.
13:19Après, les mauvaises langues disent,
13:22ils choisissent de s'introduire cette année
13:23sur le Nasdaq et l'an prochain à Paris.
13:25C'est ce qu'ils disent,
13:26mais si ça ne marche pas trop sur le Nasdaq,
13:27on les voit mal s'introduire ensuite à Paris.
13:29Alors, voilà.
13:30Parce que le Nasdaq ne sera pas le brouillon
13:31de l'introduction parisienne.
13:32C'est vrai que ça marche bien.
13:33Oui.
13:33Voilà, il faudrait que ça marche quand même.
13:34Ça aiderait à ce que ça vienne aussi à Paris ensuite.
13:36Merci beaucoup, John, de nous avoir accompagné.
13:38Cité, gestion régulièrement à nos côtés.
13:40Wall Street en petite baisse à l'ouverture,
13:41rien de très méchant.
13:42Avant demain, le rapport sur l'emploi.
13:43On n'oublie pas ce rapport sur l'emploi
13:45qui sera publié demain,
13:45qui sera le dernier
13:46avant la prochaine décision de la fête du 18 mars.
13:49Le CAC lui perd 0,8% une nouvelle fois.
13:51Et vous nous l'expliquiez très bien à l'instant, John,
13:52l'Europe sous-performe par rapport au marché américain.
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