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  • il y a 7 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:01:36On voit que l'Iran a clairement les Émirats dans le viseur.
00:01:45La défense anti-aérienne qui est actuellement en train d'intercepter des missiles balistiques, des missiles de croisière et des
00:01:52drones qui ont été envoyés par l'Iran.
00:01:54La question que tout le monde se pose c'est qu'est-ce qu'il faut pour que Donald Trump
00:02:00reprenne les hostilités.
00:02:01Soit M. Trump décide d'aller vraiment plus loin, y compris en employant des forces terrestres, soit on va vivre
00:02:08dans cette incertitude pendant des mois.
00:02:12Voilà donc pour les images du jour, jusqu'où Donald Trump va-t-il tolérer la reprise des hostilités de
00:02:18l'Iran ?
00:02:19C'est la question du jour. Pour y répondre ce soir bien sûr les experts de BFM TV, j'ai
00:02:23nommé dans l'ordre d'apparition Ulysse Gosset, Didier François et Elsa Vidal.
00:02:27Ravi de vous retrouver ce soir encore pour expliquer cette situation.
00:02:30J'ai le plaisir d'accueillir également l'amiral Alain Houdot de Dainville. Bonsoir.
00:02:34Bonsoir monsieur.
00:02:34Vous êtes ancien chef d'état-major de la Marine Nationale.
00:02:37A vos côtés général Philippe Sidos. Bonsoir général.
00:02:39Bonsoir.
00:02:40Ancien chef du bureau de liaison de la Finule.
00:02:42Et à vos côtés Laure Palais. Bonsoir madame directrice associée de Mascare et spécialiste de la politique américaine.
00:02:48On va en parler de la politique américaine et de Donald Trump tout à l'heure.
00:02:51Notamment sur la fortune de Donald Trump qui a gagné des milliards de dollars supplémentaires depuis qu'il a remis
00:02:56les pieds à la Maison Blanche.
00:02:58D'abord on va retourner évidemment sur le terrain dans le golfe Persique avec notre envoyée spéciale dans la région.
00:03:04C'est Laura Kambo qui nous attend au Qatar à Doha.
00:03:07L'information, l'une des informations en tout cas de cette journée, Laura, c'est que pour le deuxième jour
00:03:12consécutif, l'Iran a frappé les Émirats arabes unis.
00:03:17Oui et c'est le ministre de la Défense émiratique qui l'a dit sur son réseau social X dans
00:03:23un post qui a été publié il y a deux heures.
00:03:25Il a affirmé que la défense anti-aérienne des Émirats était en train de lutter, d'intercepter des missiles de
00:03:32croisière, des missiles balistiques et également des drones envoyés par l'Iran.
00:03:36C'est donc le deuxième jour d'affilée que Téhéran vise les Émirats arabes unis.
00:03:41Et puis hier il y a eu 15 missiles qui ont été interceptés, 4 drones et puis il y a
00:03:47un de ces drones qui a réussi à passer,
00:03:50qui a touché le site pétrolier de Fujairah à l'est des Émirats arabes unis.
00:03:55Il y a eu un incendie, les Émirats qui sont donc de nouveau touchés.
00:03:59On vous rappelle que déjà entre le début de la guerre et le cessez-le-feu à la mi-avril,
00:04:03c'était le pays du Golfe qui avait été le plus visé par Téhéran.
00:04:07Alors comment réagit Abu Dhabi ? Pour l'instant, toujours sur la retenue, il n'y a pas de réponse
00:04:12militaire.
00:04:13Abu Dhabi qui discute avec ses partenaires du Golfe, notamment le Qatar où nous nous trouvons avec Mathieu Le Peignet.
00:04:18Abu Dhabi qui discute évidemment avec Washington.
00:04:22Mais voilà, je vous le disais, il n'y a pas de réponse militaire.
00:04:25Les Émirats veulent à tout prix éviter un embrassement régional.
00:04:28Voilà, pas de réplique des Émirats.
00:04:31Merci beaucoup Laura Cambou avec Mathieu Le Peignet.
00:04:33Pourquoi l'Iran s'en prend aux Émirats arabes unis et uniquement pour l'instant aux Émirats arabes unis ?
00:04:39Alors d'abord, les Émirats arabes unis sont dans le collimateur de l'Iran depuis le début de la guerre
00:04:45puisque ce sont eux qui, y compris, ont pris le plus de missiles et de drones de la part de
00:04:50l'Iran,
00:04:51plus même qu'Israël.
00:04:52Pourquoi ?
00:04:52C'est 60%.
00:04:53Alors pour deux choses.
00:04:54D'abord, un, les Émiratis et les Iraniens se détestent.
00:04:58Les Émiratis sont dans une alliance stratégique extrêmement, très proche des Israéliens
00:05:03puisqu'ils ont signé les accords d'Abraham.
00:05:05Les Israéliens ont déployé aux Émirats arabes unis des défenses anti-aériennes.
00:05:10Les Émirats arabes unis sont sortis de l'OPEP pour ne pas continuer.
00:05:14Il y a même une tension entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis
00:05:17parce que les Émirats arabes unis sont sur une ligne de tension assez forte avec l'Iran,
00:05:21plutôt sur une ligne éradicatrice et de ne pas laisser le régime iranien sortir indemne et fort de cette crise.
00:05:29Il n'est pas certain qu'il n'est pas ré-imposté.
00:05:32On a toute la journée eu des témoignages de tirs autour de Bandar Abbas
00:05:37et d'un certain nombre d'îles et de stations de pétrolifères iraniennes.
00:05:43Il est possible qu'il y ait une guerre à l'heure où on se parle ?
00:05:45Il est très possible.
00:05:45L'arvée, mais une guerre quand même entre l'Iran et les Émirats.
00:05:48Je vous avais dit, attention, les Émiratis, ils ont les moyens de frapper,
00:05:51ils savent le faire, ils ont les capacités.
00:05:54Et si les Iraniens, parce que les Iraniens ne veulent pas dire non plus qu'ils ont frappé les Émiratis
00:05:57parce qu'hier, ils ont fait une déclaration après avoir frappé.
00:06:00Officiellement, personne ne frappe personne depuis hier.
00:06:01Il se trouve qu'il y a de fortes possibilités.
00:06:05Elles n'ont pas été du tout confirmées par les Émiratis aujourd'hui.
00:06:08Mais il y a eu des frappes qui ont eu lieu visiblement.
00:06:11De toute évidence, les Émiratis ont été capables.
00:06:12Ils ont quand même 60 Mirage 2009 qui savent très bien l'utiliser.
00:06:17On a fait des opérations avec eux.
00:06:19Ils ont été formés par les Français.
00:06:20Et on a fait des opérations avec eux en Libye et ailleurs
00:06:22où ils ont montré leur capacité de planifier les opérations,
00:06:25y compris par exemple au Yémen, des opérations de frappe.
00:06:28Ils sont parfaitement capables de le faire.
00:06:29Ils ne peuvent plus avoir des aides,
00:06:31et particulièrement les aides des Israéliens en termes de renseignements,
00:06:33voire des Américains.
00:06:34Et je pense qu'il y a peut-être eu un...
00:06:37C'est une hypothèse sur laquelle on travaille.
00:06:39Je ne peux pas vous l'affirmer aujourd'hui.
00:06:40On ne peut pas totalement exclure qu'aujourd'hui, il n'est pas frappé.
00:06:44À bord d'Arabas, on a entendu deux fois deux explosions
00:06:47sur deux raffineries et trois explosions sur un terminal
00:06:52qui étaient dans un laps de temps, qui ressemblent quand même à une planification
00:06:56et qui ne peuvent pas être une série d'accidents.
00:06:58Donc, il n'y a pas de conférence.
00:07:00Donc, c'est un peu la réponse du berger à la bergère.
00:07:02Personne ne revendique rien.
00:07:03Mais les Émiratis ont parfaitement les capacités d'aller taper les Iraniens
00:07:07s'ils le veulent, sans mettre en cause le...
00:07:10C'est le feu, puisque ce ne sera pas les Américains qui...
00:07:11Oui, alors, général, amiral, hier, il y a eu des escarmouches
00:07:15et même un peu plus que ça dans le détroit d'Hormuz.
00:07:18Il y a eu un bâtiment, une habitation à Oman
00:07:21qui a été bombardée également par l'Iran.
00:07:23Il y a eu des frappes déjà hier iraniennes contre les Émirats arabes unis.
00:07:27Est-ce que tout ça est sous contrôle de l'Iran,
00:07:29qui frappe minutieusement pour éviter une reprise des hostilités
00:07:32et de se prendre une vague de missiles américains ?
00:07:34Ou est-ce que tout ça peut encore monter crescendo ?
00:07:38Ça a l'air maîtrisé, effectivement, parce que ce ne sont pas des frappes massives.
00:07:41Et puis, c'est ciblé sur un seul pays, effectivement,
00:07:43sur les Émirats arabes unis.
00:07:45Alors, ils attendent peut-être la réaction des Émirats arabes unis,
00:07:48des raids d'avions, des raids de mirages,
00:07:51coordonnés, bien évidemment, avec les États-Unis.
00:07:53Mais effectivement, bon, là, comme l'a bien expliqué Didier,
00:07:56c'est l'ennemi, c'est l'ennemi intime auquel on s'en prend.
00:08:01Pardonnez-moi de la question importivelle.
00:08:02Ils se font plaisir.
00:08:04C'est-à-dire, plutôt que d'attaquer toute la région...
00:08:05Je ne suis pas dans la tête de l'État-major.
00:08:07Ils se disent, on va attaquer le grand méchant loup local
00:08:08plutôt que de s'en prendre aux Américains.
00:08:10Exactement. Ils se font un petit peu plaisir.
00:08:11Ils vont titiller, effectivement, un adversaire
00:08:13qui a des moyens de riposte, c'est vrai,
00:08:15qui a une base française, qui a des accords avec les Français.
00:08:18Ça, c'est important également à citer.
00:08:20Donc, ce sont nos amis, tout simplement.
00:08:22Il ne faut pas être dupes de cette affaire-là.
00:08:24Donc, il faut se sentir un petit peu concerné
00:08:25par ce qui se passe aux Émirats arabes unis.
00:08:26On a un accord de défense.
00:08:27C'est une réalité. On a quand même un accord de défense.
00:08:29On a quand même des mirages, des rafales qui sont sur place.
00:08:32Des rafales. Je voulais vous montrer les images.
00:08:34Ces images, elles ont été publiées.
00:08:35On a eu l'occasion d'en parler ici même il y a quelques jours.
00:08:40Ces rafales, j'allais dire, mirages, si je me trompe,
00:08:42entre les deux, qui interceptent des drones dans le Golfe.
00:08:47D'abord, est-ce que c'est compliqué d'intercepter des drones ?
00:08:50Et ensuite, est-ce que c'est vraiment utile
00:08:51d'envoyer des avions pour chasser des drones ?
00:08:53Alors, moi, j'étais pilote de chasse.
00:08:55Allez-y.
00:08:55Bien qu'étant marin, j'étais pilote de porte-avions.
00:08:58J'ai fait ces trucs-là.
00:08:59Vous avez chassé des drones ?
00:09:00Non, je n'ai pas chassé des drones,
00:09:01mais c'était parce qu'à l'époque, il n'y avait pas de drones.
00:09:03Bon, c'est une bonne raison.
00:09:04Mais, si vous voulez, la défense aérienne, c'est une, c'est un tout.
00:09:09Or, tout le monde le sait, enfin, on annonce
00:09:12qu'Israël a déployé une batterie, une dôme de fer.
00:09:19Et si on met des avions par-dessus, on risque des interférences.
00:09:23Ce qui s'est passé au Koweït au tout début,
00:09:25où deux ou trois F-15 ont été descendus par le Koweït.
00:09:31Donc, là, il y a quelque chose à organiser.
00:09:33Je ne suis pas certain que les rafales puissent intervenir
00:09:36si le dôme de fer est en alerte.
00:09:39Donc, ce que vous voulez dire, c'est que les images qu'on a vues il y a quelques jours,
00:09:41ce n'est peut-être plus le cas.
00:09:42Il n'y a plus aujourd'hui la France qui aide les Émirats arabes unis ?
00:09:45On aide les Émirats arabes unis.
00:09:46Néanmoins, les rafales, effectivement, ne sont pas intervenues
00:09:49depuis le cessez-le-feu.
00:09:51Donc, là, en ce moment, l'armée française n'aide plus ?
00:09:54Si, elle aide.
00:09:55Mais pas comme ça.
00:09:56Alors, deux choses.
00:09:58D'abord, comme on le disait, les rafales sont intervenues.
00:10:02D'abord, c'était les premiers qui étaient là.
00:10:03Et ils sont intervenus en urgence, en défense immédiate.
00:10:08Et on était les premiers à le faire, et à le faire très bien.
00:10:10Il y a quand même plus de 80 drones qui ont été abattus.
00:10:14Néanmoins, tirer du drone au Mika, ça coûte cher.
00:10:17Le Mika étant le missile RR qu'utilisent nos rafales.
00:10:22Puisque le Mika, il est à plusieurs centaines de milliers d'euros.
00:10:25Et que le drone, il est à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
00:10:27Donc, il y a un Delta qui est...
00:10:28Donc, on l'a fait pour protéger des vies et des infrastructures.
00:10:32Néanmoins, on a adapté le dispositif en déployant ensuite des hélicoptères,
00:10:37qui sont entre autres des tigres, mais pas qu'eux,
00:10:39qui sont capables, là, pour le coup, de tirer de la roquette ou du canon de 30.
00:10:42Ça permet de faire des interceptions moins chères.
00:10:44On a déployé de la défense anti-aérienne courte portée,
00:10:49des Mistral, pour ne pas les citer,
00:10:50avec un régiment d'artillerie parachutiste.
00:10:54Donc, on a toute une série de...
00:10:55Moi, je suis allé les voir et on a rencontré les pilotes.
00:10:59Ils font tout ce travail-là.
00:11:01Donc, les pilotes, en ce moment, n'interviennent plus dans le cadre du cessez-le-feu.
00:11:07Mais en revanche, ils sont toujours présents et seraient capables d'intervenir
00:11:10s'il y avait une attaque sur leur position.
00:11:12Et par ailleurs, le reste du dispositif qu'on a mis en place,
00:11:15en défense anti-aérienne solaire, a été renforcé,
00:11:19y compris par des hélicoptères et des missiles.
00:11:21Et là, ça fonctionne.
00:11:22Elsa Vidal, il y a quelques instants, Didier François nous disait
00:11:24qu'il est possible que les Émiratis aient déjà répliqué aux frappes iraniennes.
00:11:29Si c'est le cas, est-ce que tout ça reste dans un cadre parfaitement maîtrisé
00:11:34où on s'envoie quelques missiles, mais pas trop, pour ne pas rallumer toute la mèche ?
00:11:37La réaction des autorités iraniennes permettra de nous éclairer sur leur état d'esprit.
00:11:41Je voulais rajouter un élément, c'est que c'est aux Émirats arabes unis
00:11:45que, pour la première fois, Israël a déployé à l'étranger son dôme de fer,
00:11:50tout en envoyant bien sûr aussi des soldats pour l'activer.
00:11:54Et c'est quelque chose d'assez mémorable parce qu'une technologie israélienne de défense
00:11:59et des soldats israéliens dans un pays du Golfe, c'est une percée.
00:12:03L'Iran aura réussi ça ?
00:12:05C'est une première. Alors, il faut s'arrêter un instant parce que les Émirats arabes unis,
00:12:09jusque-là, ils avaient, justement parce que Trump avait échoué à faire céder l'Iran en 2019,
00:12:15ils avaient décidé d'avoir une politique étrangère équilibrée entre l'Iran et Israël
00:12:21parce qu'ils craignaient la déstabilisation de la région.
00:12:23Là, visiblement, on a passé ce seuil.
00:12:26Et effectivement, il va falloir attendre la réaction des Iraniens pour savoir si chacun veut maîtriser
00:12:30la montée en tension ou si au contraire, tout dérape.
00:12:33Amiral ?
00:12:33Oui, ils ont réussi autre chose.
00:12:35Ils ont réussi à réconcilier les meilleurs amis qui étaient devenus les meilleurs ennemis,
00:12:39c'est-à-dire le prince héritier d'Arabie saoudite et le président de la Vénération des Émirats arabes unis
00:12:46qui, depuis ces attaques toutes récentes, se sont contactés, ont retrouvé une certaine cohésion.
00:12:54Ce qui, pour la péninsule, c'est quelque chose de très positif.
00:12:58Tout ça veut quand même dire qu'il reste quelques drones, quelques missiles, aujourd'hui, en Iran
00:13:04et que quand les États-Unis disent qu'on a à peu près tout détruit,
00:13:07il reste suffisamment, en tout cas, pour pourrir la vie des habitants du Golfe.
00:13:10Il semblerait, oui, en tout cas, oui.
00:13:12C'est évident qu'ils ont plein de stocks.
00:13:13Et ils sont peut-être même encore approvisionnés.
00:13:15Hier, on parlait d'approvisionnement potentiel, potentiel, attention,
00:13:19qui viendrait du Tadjikistan, vous vous rendez compte ?
00:13:21Ça fait loin, avec un convoi d'une centaine de canyons.
00:13:23Est-ce que le Tadjikistan vient faire là-dedans ?
00:13:24Parce que le Tadjikistan a une usine de fabrication de drones.
00:13:26Ils n'avaient pas celle-là.
00:13:27Depuis 2022, oui.
00:13:28Ça paraît extraordinaire.
00:13:30Donc, c'est quand même sidérant, cette affaire-là.
00:13:32Ils ont délocalisé.
00:13:32C'est un pays personophone, mais le lien était assez distant.
00:13:35Donc, il y a ça.
00:13:36Bon, il y a les usines iraniennes et puis il y a le stock iranien.
00:13:38Le stock iranien dont on ne connaît pas réellement le volume.
00:13:42A priori, globalement, 50%.
00:13:45Dans la série, les vidéos humoristiques ou pseudo-humoristiques publiées par l'Iran
00:13:51et tous ses amis au travers le monde, voici la dernière qui se moque justement des Émiratis.
00:13:57Regardez, c'est toujours en mode Lego.
00:13:59On commence à en prendre l'habitude maintenant.
00:14:23Et là, je me tourne vers notre spécialiste politique internationale et désormais Lego.
00:14:28C'est vous, Ylis Gosset, cette vidéo.
00:14:30Elle dit quoi ?
00:14:31La première phrase dit tout.
00:14:33Israël est notre ami.
00:14:35Et dans la vidéo, on voit qui ?
00:14:36On voit Donald Trump et Benjamin Netanyahou.
00:14:38Jusqu'à présent, les Iraniens s'en prenaient à Trump uniquement.
00:14:42Et là, il y a un nouvel ennemi, entre guillemets, d'où les frappes auxquelles on a assisté hier
00:14:49et d'où la riposte qui pourrait venir des Émirats, comme le dit la rumeur aujourd'hui bien orchestrée.
00:14:55Est-ce qu'il y aura effectivement une réplique ?
00:14:57Ça fait des semaines que les Émiratis réfléchissent à une riposte ou pas.
00:15:03Alors, il y a eu une petite riposte, mais enfin, elle a été discrète.
00:15:05Là, on voit bien qu'il y a un nouveau bouc émissaire, très clairement identifié.
00:15:09Il est sur les vidéos.
00:15:11Jusqu'où ça peut aller ?
00:15:12Moi, je vois quand même aussi une chose, c'est que les Émiratis ont quitté l'OPEP.
00:15:18Or, si vous voulez, c'est vrai qu'il y a eu au début de la guerre un rapprochement entre
00:15:21l'Arabie Saoudite et les Émirats.
00:15:23Mais là, le fait de quitter l'OPEP, c'est un coup dur pour l'OPEP et surtout pour l
00:15:28'Arabie Saoudite.
00:15:29Donc, les Émiratis sont en train de jouer une carte autonome, si j'ose dire, vis-à-vis de l
00:15:35'Arabie Saoudite, mais aussi sur les prix du marché pétrolier.
00:15:37Donc, si vous voulez, ça a des conséquences très importantes.
00:15:40Et c'est vrai qu'Israël est en première loge à nouveau.
00:15:44Alors, est-ce que, moi, je trouve que la question essentielle ce soir, c'est est-ce que Trump va
00:15:49laisser les Émiratis, avec ou sans Israël, frapper l'Iran ?
00:15:54On va aller justement aux États-Unis retrouver Laurence Haim, qui est avec nous à Washington.
00:15:59Aujourd'hui, c'est le ministre de la guerre, Pete Exet, qui a pris la parole.
00:16:04Laurence, pour dire que les États-Unis menacent de reprendre la guerre, le Pentagone promet une réponse dévastatrice, ce sont
00:16:11les mots de Pete Exet, si l'Iran attaque ses navires.
00:16:16Oui, et en même temps, Pete Exet, il manie deux discours.
00:16:20Alors, il dit, évidemment, si l'Iran nous cherche, ils vont nous trouver, on est les plus forts, on les
00:16:24tapera de manière très forte.
00:16:26Mais en même temps, quelques minutes plus tard, interrogé par un de nos confrères, avec Valentin Rieb, qui se trouve
00:16:32avec moi ici à Washington,
00:16:34Pete Exet dit, mais attention, le cessez-le-feu n'est pas terminé.
00:16:39Alors, ce qui était quand même très intéressant dans ce briefing qui a eu lieu à 8h du matin,
00:16:43et Pete Exet aime bien faire ce briefing à 8h du matin parce qu'il sait que Donald Trump regarde
00:16:48le briefing.
00:16:49Donc, ce qui était intéressant dans ce briefing à 8h du matin, c'est Pete Exet qui dit, voilà, il
00:16:53y a deux opérations en cours.
00:16:54Il y a Project Freedom, le projet Liberté qui est de protéger le détroit d'Ormouz.
00:17:00Mais attention, ce projet Freedom, projet Liberté, eh bien, il est très différent de l'opération Führer, qui sont les
00:17:07opérations militaires contre l'Iran.
00:17:09Et on a eu le sentiment, en écoutant ce briefing pendant une demi-heure, que Pete Exet voulait vraiment dire,
00:17:14voilà, il y a le détroit d'Ormouz, c'est une chose,
00:17:16mais il y a aussi les opérations militaires contre l'Iran.
00:17:19Et là, le président Trump décide de tout.
00:17:21C'est le message que Pete Exet a fait passer ce matin à la presse.
00:17:25Le président décide de tout.
00:17:26Merci, Laurent Saïm, avec Valentine Ribe.
00:17:28Donald Trump qui s'est exprimé lui aussi aujourd'hui.
00:17:31Message adressé une nouvelle fois au dirigeant iranien.
00:17:34On l'écoute.
00:17:36Si on avait laissé l'Iran avoir l'arme nucléaire, nous ne serions peut-être pas là aujourd'hui.
00:17:43Je peux vous le dire, le Moyen-Orient aurait disparu, Israël aurait disparu, et puis ils s'en seraient pris
00:17:48à l'Europe d'abord et ensuite à nous,
00:17:50parce que ces gens-là sont des malades.
00:17:54Et nous ne les laisserons pas avoir l'arme nucléaire.
00:17:57Le pouvoir d'une arme nucléaire, je préfère ne pas en parler ici, mais cela n'arrivera pas.
00:18:03L'Iran devrait hisser le drapeau blanc, le drapeau blanc de la reddition.
00:18:08Alors, Palaise, on avait cru comprendre ces derniers jours que les conseillers de Donald Trump,
00:18:12ceux qui arrivent en tout cas à lui parler, lui avaient dit qu'il faut arrêter d'insulter les Iraniens,
00:18:16il faut se calmer un peu, on rentre dans un temps peut-être des escalades.
00:18:21Visiblement, ce n'est pas le propos du jour.
00:18:23En fait, c'est un va-et-vient entre diplomatie et coercition maximale, c'est vrai depuis le 28 février.
00:18:30Le Wall Street Journal a fait une enquête assez intéressante ce matin,
00:18:34où il dresse un peu la chronologie des contradictions du président.
00:18:37C'est un long papier, non ?
00:18:39Oui, c'est un très long papier très intéressant sur trois points majeurs.
00:18:43Un, la durée du conflit, qui est un point évidemment qui a beaucoup varié.
00:18:48Le rôle des États-Unis dans le détroit d'Or mousse,
00:18:50est l'objectif de changement de régime qui est parfois revendiqué et parfois nié.
00:18:55Donc voilà, c'est un peu compliqué de s'y retrouver, effectivement.
00:18:59Mais en tout cas, c'est toujours le même mode opératoire.
00:19:02On négocie dans les coulisses, ce que font aussi les Chinois d'ailleurs, par ailleurs.
00:19:06On pourrait y revenir après.
00:19:08Et en même temps, on continue à exercer une pression militaire importante.
00:19:13Et quand il dit aux Iraniens, je vous conseille de hisser le drapeau blanc,
00:19:17est-ce qu'il a eu une chance d'être entendu ou pas ?
00:19:18Alors, moi, ce qui me frappe aujourd'hui, c'est surtout que Trump dit l'Iran négocie.
00:19:24Et ce que l'on voit aujourd'hui, c'est que l'Iran a envoyé à Pékin son ministre d
00:19:28'affaires étrangères.
00:19:29Pourquoi ? Parce que la Chine devient un acteur majeur du conflit,
00:19:32ou parce que Trump va s'y rendre d'ici une dizaine de jours.
00:19:35Et en même temps, vous vous souvenez hier,
00:19:37quand on a vu ces échanges de tirs entre les destroyers américains et puis les Iraniens,
00:19:43des tirs de semences, etc.
00:19:44Mais il y a eu quand même échange de coups de feu.
00:19:47Aujourd'hui, Trump dit, mais c'était juste un petit accrochage.
00:19:50Et son ministre de la guerre dit, mais ils n'ont pas tiré suffisamment fort pour nécessiter une riposte.
00:19:57C'est juste un petit accrochage, et Donald Trump, qui donne aussi le chiffre d'une centaine de petits missiles.
00:20:01C'est moi qui rajoute le mot petit, envoyé sur les bâtiments américains.
00:20:04Mais ça, c'est depuis le début du conflit.
00:20:05Il y a eu 110 tirs contre des porte-avions, etc., qui n'ont eu aucun effet, etc.
00:20:09Donc ils minimisent ce qui s'est passé hier.
00:20:10Mais complètement, c'est-à-dire qu'en fait, moi ce qui me frappe, c'est que les Américains...
00:20:13Vous savez, le ministre de la guerre, Pitek 7, est plutôt un va-t'en-guerre, justement.
00:20:16C'est lui qui prêche avant de donner les conférences de presse, etc.
00:20:19Or, aujourd'hui, il est tout doux.
00:20:20Alors, vous pouvez dire ce qu'il a promis, une réponse dévastatrice, mais ça, c'est la rhétorique.
00:20:24La phrase importante, je vous la cite, c'est
00:20:26« Les attaques de l'Iran se situent en dessous du seuil, nécessitant la reprise d'opérations militaires. »
00:20:33Donc, si vous voulez, on a un Trump qui affiche une certaine bonhomie, plutôt peunot, etc.,
00:20:37et qui veut continuer à négocier, et qui ne veut surtout pas la reprise de la guerre.
00:20:41Il veut sortir à tout prix de la guerre, aujourd'hui, Donald Trump ?
00:20:44En tout cas, aujourd'hui, il a un test électoral important dans l'Indiana.
00:20:50Et pas que, d'ailleurs, il a un ensemble de tests vis-à-vis de son opinion, de son congrès,
00:20:55etc.
00:20:56Et donc, il essaye de maintenir un petit peu les deux feux,
00:21:01parce qu'il a aussi une partie de l'opinion qui veut continuer à aller en guerre.
00:21:04Une partie de l'opinion aussi des jeunes, je l'ai déjà dit, qui est assez peu favorable à Israël.
00:21:11Et donc, il gère un peu ces deux dossiers.
00:21:15Effectivement, il y a une maîtrise de la violence.
00:21:16On a eu hier l'incident avec les destroyers, le passage de bateau.
00:21:19On s'attendait à un retour, à nouveau, que ça se reproduise.
00:21:22Ça ne s'est pas produit encore.
00:21:24Donc, il y a eu un test, une première étape.
00:21:26On attend la réaction, il attend la réaction des Iraniens, il mesure, puis on verra la suite.
00:21:30En tout cas, ils n'ont pas empêché.
00:21:32Il y a encore deux navires, deux destroyers américains qui sont re-rentrés aujourd'hui dans le Golfe Arabique.
00:21:38Et on ne sait pas si ça a tiré ou pas tiré, on n'a pas encore les informations là
00:21:40-dessus.
00:21:41Mais ils sont passés.
00:21:42Et les Iraniens n'ont pas été capables de les empêcher de passer.
00:21:45Quand Donald Trump dit aujourd'hui, l'Iran veut un accord, est-ce qu'on en est sûr et certain
00:21:50?
00:21:51Qu'aujourd'hui, il y a une volonté du régime iranien, d'utiliser les Iraniens dirigés, de conclure un accord
00:21:56?
00:21:56Ça dépend sur quoi.
00:21:57Si c'est sur le nucléaire, incontestablement, ce n'est pas pour demain matin.
00:22:01Mais sur le reste, il y a une volonté, effectivement, de l'Iran de trouver un accord sur le Golfe,
00:22:06à condition que les conditions soient bien précises.
00:22:08En fait, la grande bataille aujourd'hui du moment, c'est qui contrôle le Golfe Persique ?
00:22:11Les Américains disent, c'est nous, avec l'armada et les destroyers qui font leur travail de guidage.
00:22:16Et les Iraniens disent, c'est nous.
00:22:17Et si on regarde, nous, avec notre regard de français, qui aujourd'hui contrôle le Détroit ?
00:22:21En ce moment, les deux jouent leur rôle dans le Détroit.
00:22:23Honnêtement, c'est trop tôt pour répondre à cette question.
00:22:25D'abord, parce que je pense que les Iraniens n'ont pas répondu à Trump.
00:22:28Trump lui-même n'a pas encore totalement identifié.
00:22:30Je pense qu'il y a une partie des Iraniens qui sont prêts à négocier, une partie qui est contre.
00:22:34Il y a quand même eu des interrogations hier.
00:22:36Enfin, on a quand même plusieurs dirigeants iraniens qui ont été très surpris
00:22:39par les tirs des passes d'Aran contre les navires américains.
00:22:45Donc, je pense que c'est aujourd'hui, de là où on est, on ne peut pas le dire où
00:22:49ils en sont.
00:22:50Ce qui est clair, c'est que les contacts sont conservés.
00:22:52C'est-à-dire qu'il y a toujours des discussions.
00:22:54Et que Trump n'a pas rompu.
00:22:56Et justement, c'est pour ça qu'il estime que, politiquement, il est sous le seuil de l'arrêt.
00:23:00C'est un cessez-le-feu.
00:23:01Ça ne mérite pas de rompre le cessez-le-feu, ce qui s'est passé là.
00:23:04C'est ce que lui décide que non.
00:23:06Puisque, pour une raison simple, c'est que là, et pour répondre à la deuxième partie de la question qu
00:23:10'il contrôle,
00:23:10en fait, à ce stade, les Américains sont en train d'essayer,
00:23:14non pas de reprendre totalement le contrôle du Détroit,
00:23:16mais en tout cas de reprendre la moitié du Détroit.
00:23:19Puisque si ça passe sur leur moitié à eux,
00:23:21les Iraniens peuvent toujours bloquer sur leur moitié à eux,
00:23:24ils sont quand même, ça rajoute de la pression américaine.
00:23:29Entre le blocus et ça, il se donne un peu d'air.
00:23:32Donc, c'est ça, je pense, qu'il essaye de faire.
00:23:34Est-ce que ça marchera dans les temps que Trump veut se fixer ?
00:23:39Je ne sais pas.
00:23:40Je pense qu'il ne le sait pas encore.
00:23:41Il va se donner un peu de temps pour voir si ça marche.
00:23:43C'est pour ça qu'on n'est pas tout de suite reparti à du bombardement
00:23:46et qu'il ne veut pas dire que la trêve est rompue.
00:23:48Comme toutes les trêves, il y a des accrochages.
00:23:50Il estime que l'accrochage est suffisamment léger,
00:23:52bien que ce qui a été raconté ce matin dans la conférence de presse par l'amiral Cooper,
00:23:59ça avait l'air d'être chaud patate.
00:24:00Ils ont quand même bien essayé de les toucher, les navires.
00:24:02Ils n'ont pas tiré que de la semence.
00:24:04C'est pas la batterie navale en jeu électronique.
00:24:06Ils ont essayé.
00:24:07Mais la question aussi, c'est est-ce que les objectifs politiques que se fixe Trump,
00:24:11que sont les sanctions, le nucléaire, les proxys, etc.,
00:24:17peuvent être réglés militairement ?
00:24:19Ou est-ce que c'est par le jeu diplomatique ?
00:24:21C'est vraiment la question qui est posée à l'administration américaine aujourd'hui.
00:24:23Je pense que c'est aussi une question de posture,
00:24:25parce qu'on évoquait trois rendez-vous très importants pour Donald Trump,
00:24:28le prochain, la semaine prochaine,
00:24:30avec une visite officielle en Chine qui avait déjà été repoussée,
00:24:34où il va falloir parler de ce blocage,
00:24:37de la guerre en Iran, du blocage du détroit d'Hormuz.
00:24:39La Chine est absolument contre la situation actuelle.
00:24:42Elle se prononce pour la paix,
00:24:44en faveur de la stabilité internationale.
00:24:47Donc c'est une critique tout à fait fielleuse,
00:24:50dissimulée de la politique américaine.
00:24:52Elle continue à fournir l'Iran en matériaux très utiles.
00:24:56Il y aura, par ailleurs, le 4 juillet, la grande peine des 250e anniversaire
00:25:01de l'indépendance des États-Unis.
00:25:02Et le 3 novembre prochain, les mid-terms,
00:25:05il est important pour Donald Trump,
00:25:06au vu des derniers sondages publiés hier,
00:25:10sur lesquels Ulysse est revenu de manière assez extensive,
00:25:14de rassurer de ne pas être le président de la guerre,
00:25:19auprès de Xi Jinping,
00:25:20mais aussi auprès des Américains.
00:25:22Et c'est pour ça également qu'il a dit,
00:25:23vous allez voir, les prix de l'essence,
00:25:25ils vont redescendre encore plus bas,
00:25:27que vous ne pouvez l'imaginer.
00:25:28Il doit rassurer.
00:25:29Et c'est aussi pour ça que ces hommes
00:25:32distribuent, ou tiennent plutôt,
00:25:34un discours de pondération très inattendu.
00:25:39Un discours de politiciens pondérés.
00:25:41Avec une lassitude quand même de sa classe,
00:25:44de son appareil politique,
00:25:46à l'intérieur du parti,
00:25:47qui dit, en fait, on n'a plus aucune marge de manœuvre
00:25:49sur l'agenda législatif.
00:25:51On a un super président qui décide un peu trop,
00:25:53au-delà de l'Iran.
00:25:56Et donc, il faut rassurer un peu les troupes.
00:25:58Mais il les tient quand même, les troupes.
00:25:59On va rappeler quand même qu'il y a deux pays
00:26:01qui sont entrés en guerre contre l'Iran
00:26:02au début des frappes,
00:26:03les États-Unis et Israël,
00:26:05où on va aller retrouver justement Amélie Rosic tout de suite,
00:26:07qui est à Tel Aviv avec Juan Palencia.
00:26:10Est-ce qu'Israël a le doigt sur la gâchette ?
00:26:12Est-ce que Benyamin Netanyahou est prêt à relancer les frappes ?
00:26:15Où est-ce qu'on est, là aussi, extrêmement prudent,
00:26:19avant de bombarder éventuellement à nouveau l'Iran
00:26:21et d'enflammer à nouveau toute la région ?
00:26:25Non, ici, en Israël,
00:26:26on n'est pas tout à fait sur la même posture
00:26:28qu'aux États-Unis et que le président Trump.
00:26:31Au contraire, Benyamin Netanyahou,
00:26:33depuis le début du cessez-le-feu,
00:26:34on peut dire qu'il pousse presque les États-Unis.
00:26:38Il est lui-même poussé par l'armée,
00:26:40par Tzal, déogradé des forces armées israéliennes
00:26:44il y a quelques jours,
00:26:45disait que si on n'atteignait pas les buts de guerre,
00:26:48toute cette opération, toute cette offensive
00:26:50contre l'Iran n'aura servi à rien.
00:26:52Le but de guerre pour Israël,
00:26:53c'est de réduire la menace que constitue l'Iran,
00:26:57à la fois d'une manière balistique,
00:26:59mais aussi nucléaire.
00:27:00C'est sécuriser l'uranium enrichi.
00:27:04On sait, on imagine qu'il y aurait 440 kilos
00:27:07enrichis à 60%.
00:27:08Et tant que ça, ce n'est pas atteint,
00:27:10ici en Israël, on n'est pas prêt à mettre fin
00:27:13et à ne pas relancer, j'ai envie de dire, l'offensive.
00:27:16Et puis de toute façon, le pays s'y prépare
00:27:18de manière très concrète.
00:27:20D'abord, le Premier ministre tient
00:27:22deux à peu près conseils de guerre chaque semaine.
00:27:25Ça, depuis le début de la guerre en Iran
00:27:28le 28 février dernier.
00:27:29Il a continué à le faire cette semaine.
00:27:32On a pu voir également des communications
00:27:36au sujet de nouveaux armements
00:27:38qui seront utilisés et qui sont prêts
00:27:40à être utilisés par Israël.
00:27:42Notamment des drones nouvelle génération
00:27:44avec des filets qui suivent donc
00:27:47les drones iraniens, les shahids utilisés par l'Iran
00:27:50et qui sont en capacité de les arrêter.
00:27:53C'est assez impressionnant sur les images d'ailleurs.
00:27:55En les survolant, puis en leur lâchant des filets
00:27:58qui les envoient au sol.
00:28:01Donc ici, très clairement,
00:28:02on attend tout simplement le feu vert des Etats-Unis
00:28:06alors même que Israël, je le rappelle,
00:28:09est sur un autre front au sud Liban.
00:28:12Et là encore, l'offensive, elle continue
00:28:14malgré le cessez-le-feu.
00:28:15Aujourd'hui, il y a eu un point presse de Tsaal
00:28:18qui a expliqué notamment que le Hezbollah
00:28:20avait tiré en direction d'un aéronef,
00:28:23d'un avion de combat israélien
00:28:25mais qu'il avait manqué sa cible.
00:28:27Et puis, je rappelle quand même
00:28:29que par ailleurs, Israël, on le sait,
00:28:31est un partenaire et désormais,
00:28:33on le sait très clairement,
00:28:35stratégique, sécuritaire des Émirats arabes unis
00:28:38puisqu'on a vu aujourd'hui pour la première fois
00:28:40le dôme de fer,
00:28:41une unité du dôme de fer
00:28:43qui est aux Émirats arabes unis
00:28:45qui a été déclenchée pour contrer un missile
00:28:47qui a été envoyé depuis l'Iran vers Dubaï.
00:28:50Merci beaucoup Amélie Rozyk.
00:28:51Est-ce qu'on peut imaginer
00:28:53Israël reprendre la guerre sans les États-Unis,
00:28:54tout seul contre l'Iran ?
00:28:57Ou le silence ?
00:28:59C'est impossible ou c'est possible ?
00:29:01Ça dépend de ce qu'on appelle guerre en fait.
00:29:03Non, il est un miracle.
00:29:04En Iran, allez-y.
00:29:04Mais en Iran, hein ?
00:29:05Oui, ils peuvent faire des raids.
00:29:08Enfin, je vous laisse répondre.
00:29:09Mais il faut du ravitaillement en voile.
00:29:10C'est ça, ils ont donc cinq.
00:29:12Et ils sont très limités.
00:29:14Et donc, ils ont besoin du concours des États-Unis.
00:29:16Il faut aussi toute la surveillance satellite.
00:29:19Il faut les avions radar.
00:29:22Soit Hawaq, soit Hawaï, s'ils viennent des porte-avions.
00:29:25Il faut tout ça.
00:29:26Et donc, il ne peut le faire qu'un raid chirurgical.
00:29:30Ce qu'ils ont fait à Osirac en son temps.
00:29:33Ce qu'ils ont fait en Syrie.
00:29:35Mais pas une guerre comme ça a été le cas
00:29:39depuis le 28 février.
00:29:41Je voudrais qu'on prenne des nouvelles du projet Liberté
00:29:45annoncé en grande pompe.
00:29:46Il y a un peu moins de 48 heures par Donald Trump.
00:29:48C'est-à-dire le déblocage du Détroit d'Hormuz.
00:29:51Si on a bien compté, puisqu'on surveille évidemment
00:29:53avec toutes les équipes de BFN TV sur le terrain
00:29:55et ici à Paris, le nombre de bateaux
00:29:57qui franchissent officiellement le Détroit.
00:29:59C'est-à-dire ceux qui ne coupent pas le GPS.
00:30:01Si on a bien compté depuis hier matin,
00:30:02on en est à trois.
00:30:04Est-ce qu'on peut dire que c'est une réussite ?
00:30:07Honnêtement, je pense que c'est beaucoup trop tôt pour le dire.
00:30:08On est vraiment dans la première phase.
00:30:11Pour l'instant, les bateaux, c'est clair,
00:30:12ce n'est pas ouvert.
00:30:14On a vu à parler.
00:30:14En revanche, pour la deuxième fois,
00:30:17il y a deux destroyers qui sont rentrés.
00:30:20Ils sont allés se coller en face d'Abu Dhabi.
00:30:22Ça, c'est dans l'autre sens.
00:30:23Moi, je parlais des bateaux de commerce, évidemment.
00:30:26Sauf que normalement, ça rentre et ça sort.
00:30:29Les bateaux de commerce,
00:30:30ce n'est clairement pas commencé.
00:30:32On est encore vraiment très au compte-gouttes
00:30:34avec, je pense, une grosse inquiétude
00:30:35des armateurs et des assurances.
00:30:37Je ne suis pas spécialiste, mais j'imagine que c'est ça.
00:30:40D'autres pourront le dire mieux que moi.
00:30:41En revanche, il est quand même intéressant de voir
00:30:43qu'aujourd'hui, militairement,
00:30:45les Américains ont refait passer deux bâtiments de guerre
00:30:49à l'intérieur du golfe araopartique.
00:30:52Donc, grosso modo, ils sont rentrés dans la gueule du loup
00:30:54pour aller se mettre en face des Émirats arabes unis
00:30:58pour servir de défense antiaérienne.
00:30:59Donc, militairement, ils continuent d'opérer
00:31:03et de pouvoir opérer.
00:31:06De sécuriser un peu.
00:31:07En fait, ils opèrent sans risque.
00:31:08Eux le font, en tout cas, sans avoir de perte.
00:31:12Est-ce qu'ils ont pour autant rétabli la confiance
00:31:14des navires commerciaux ?
00:31:16De toute évidence, non.
00:31:17Amiral, je me tourne vers l'ancien chef d'état-major de la Marine.
00:31:19Est-ce que vous pouvez m'expliquer très simplement
00:31:21pourquoi certains bateaux passent et d'autres pas ?
00:31:26Parlez de bâtiments de guerre ?
00:31:27Non, je parle de les 900 qui sont coincés
00:31:29et qui essayent de sortir.
00:31:30Ah, mais attendez, les deux ou trois.
00:31:33Pour moi, j'étais sur deux.
00:31:34C'était des bâtiments sous pavillons américains.
00:31:37Oui.
00:31:38Alors que c'est très rare, le pavillon américain
00:31:40dans la flotte de commerce.
00:31:42Donald Trump a expliqué, si j'ai bien compris,
00:31:44que c'était pour des pays,
00:31:45les bateaux qui allaient pouvoir passer
00:31:46étaient des pays qui n'avaient rien à voir avec la guerre
00:31:48et que c'était pour des raisons humanitaires.
00:31:50Là, vous me dites, ce sont des bateaux américains qui passent.
00:31:52Je vous dis le contraire.
00:31:53Vous avez raison, vous avez le droit, en tout cas.
00:31:55L'Alliance, comment il s'appelle ?
00:31:57L'Alliance quelque chose.
00:31:59L'Alliance Fairfax.
00:32:01L'Alliance Fairfax, exactement.
00:32:01Mais c'est une compagnie danoise.
00:32:03C'est un armateur danois et un pavillon américain.
00:32:06En fait, il n'y a que des bateaux américains.
00:32:08C'est un bâtiment de transport de véhicules.
00:32:11C'est-à-dire, c'est des bâtiments qui servent
00:32:13à amener les véhicules blindés pour la marine américaine.
00:32:17Ça n'a rien à voir avec l'humanitaire.
00:32:18C'est une autre forme d'humanitaire.
00:32:20Oui.
00:32:24L'objectif est purement politique.
00:32:26Il s'agit de dire aux Iraniens,
00:32:27vous n'avez pas le contrôle du détroit d'Harmouz,
00:32:30c'est nous qui l'avons.
00:32:30Et d'ailleurs, ce soir, les Iraniens de nouveau mettent en garde les armateurs
00:32:34en disant, si vous ne respectez pas les lignes de passage qui sont prévues,
00:32:38eh bien, vous exposez à des tirs.
00:32:40On a eu tout à l'heure sur BFM TV, en direct depuis le Golfe Persique,
00:32:43un capitaine de navire bloqué depuis maintenant 68 jours
00:32:48et qui nous disait, pour moi, ce n'est pas possible.
00:32:51On ne peut pas, c'est trop dangereux.
00:32:52L'armateur ne veut pas.
00:32:53Il y a trop de risques.
00:32:55Et les assurances n'assurent pas.
00:32:56Donc, la réponse à votre question, c'est normal.
00:32:59De toute façon, les Américains l'avaient dit dès le début,
00:33:01on ne va pas transformer,
00:33:03on ne va pas réouvrir le détroit en quelques jours.
00:33:05Il faudra des semaines pour que ça se passe.
00:33:07Mais c'est une façon très politique de dire,
00:33:10vous n'êtes pas les seuls à contrôler le détroit.
00:33:12Et d'ailleurs, il faut libérer la navigation sur le détroit.
00:33:14Amiral, vous voulez réagir ?
00:33:15Oui, vous avez dit, les assureurs n'assurent pas.
00:33:17Vous avez parfaitement raison.
00:33:18Et dans le cas des deux bâtiments sous-privés américains,
00:33:20c'est le gouvernement américain qui a assuré.
00:33:23Ah bon ?
00:33:23Ah ben oui.
00:33:24C'est comme ça que ça se passe.
00:33:25Oui, c'est une bonne garantie.
00:33:27Généralement, normalement, quand l'armée américaine vous escorte,
00:33:29normalement, les assureurs sont moins inquiets.
00:33:32Ils dorment mieux la nuit.
00:33:32Si il se passait quelque chose, c'était pour le budget américain.
00:33:35D'accord.
00:33:36Ça, j'ignorais.
00:33:36Je n'avais pas cette information.
00:33:37Général, il faut vraiment être spécialiste.
00:33:39C'est pour ça qu'on vous invite.
00:33:41Général, vous allez m'accompagner si vous voulez bien.
00:33:43On va faire quelques pas ensemble.
00:33:44On va parler justement d'une petite partie du dispositif américain
00:33:47pour tenter de libérer ce détroit d'Hormuz.
00:33:50Et notamment du rôle d'un avion en particulier.
00:33:53C'est un chasseur de combat.
00:33:54C'est bien ça, c'est le FA-18 Super Hornet.
00:33:57Super Hornet.
00:33:58Alors, c'est une merveille en fait.
00:34:00Mais c'est une merveille qui est une évolution du prédécesseur du F-18 Hornet
00:34:03qui a commencé à être mis en service dans les années 80
00:34:07et qui a quitté le service vers 2019.
00:34:11Alors, c'est une version beaucoup plus grosse,
00:34:14fuselage plus grand, des charges plus lourdes.
00:34:16Il a 11 points d'emport.
00:34:18Pardon, c'est quoi un point d'emport ?
00:34:19Les points d'emport, en fait, vous voyez,
00:34:20c'est ce qu'on voit un petit peu sous les ailes.
00:34:22Sous les ailes, alors, dessous, il peut emporter des bombes,
00:34:24il peut emporter des missiles, il peut emporter des réserves supplémentaires.
00:34:2611 points pour accrocher des bombes.
00:34:2711 points pour accrocher des bombes.
00:34:28D'accord.
00:34:28Bon, c'est un avion qui est ravitaillable en vol,
00:34:30qui peut être bi-place ou monoplace.
00:34:32Et puis, bon, pour voir un peu quel est cet avion,
00:34:35il suffit de regarder Maverick avec Tom Cruise.
00:34:38C'est celui-là ?
00:34:39Tout de suite, vous devriez le dire au début.
00:34:40Vous voyez exactement les caractéristiques,
00:34:42tout ce qu'il est capable de faire.
00:34:44Bon, il n'y a pas que le pilote qui fait tout, bien sûr.
00:34:46Et puis après, il va au bar de l'escadrille, mais ça, non.
00:34:49C'est un avion qui est une belle merveille,
00:34:50qui est un peu en concurrence avec le Rafale, quand même.
00:34:53Et surtout, la première version, la marine nationale,
00:34:55était très attirée, pour remplacer les vieux crusadères qu'on avait,
00:34:58qui dataient un peu du Vietnam,
00:35:00par la première version, par le F-18 Hornet.
00:35:02Et puis, finalement, on a attendu, on a le Rafale,
00:35:05qui est un peu le concurrent.
00:35:06Et dans certains marchés, il est en concurrence avec le Rafale.
00:35:08Mais bon, le Rafale est bien meilleur, c'est bien évident.
00:35:10C'est Boeing qui le construit.
00:35:12C'est un avion multi-rôles, qui peut faire de l'interception,
00:35:14donc de la chasse contre d'autres avions,
00:35:16et de l'attaque au sol.
00:35:17Et là, bien évidemment, il est utilisé pour l'attaque au sol,
00:35:20pour les bombardements au sol.
00:35:22Ces avions, ils sont ravitaillés en l'air ?
00:35:24Oui, ils sont ravitaillés en l'air.
00:35:25Et lui-même, d'ailleurs, peut ravitailler en vol.
00:35:27C'est-à-dire qu'on peut voir deux F-18 Super Hornet se ravitailler.
00:35:30C'est assez impressionnant comme système.
00:35:33Alors là, vous voyez, il y a une version monoplace,
00:35:34qu'on voit sur l'image.
00:35:38Donc, avec l'officier système d'armes,
00:35:40qui guide un peu pour les attaques au sol.
00:35:44Et ces ravitaillements en l'air qu'on voit ?
00:35:45Là, c'est un F-16, par exemple.
00:35:47Vous voyez, il faut faire très attention.
00:35:48Et ça, c'est encore autre chose.
00:35:48C'est ça qu'on appelle l'hippodrome.
00:35:50Expliquez-moi ce que c'est que ce mot d'hippodrome.
00:35:51Non, l'hippodrome, c'est effectivement l'hippodrome.
00:35:53C'est un avion de ravitaillement en vol qui tourne,
00:35:55qui tourne sur un hippodrome, effectivement.
00:35:57Et tous les avions viennent se ravitailler.
00:36:00Là, on voit un F-16 qui vient se ravitailler.
00:36:02Et donc, là, évidemment, ça allonge la durée de vol,
00:36:05la durée de patrouille en vol.
00:36:07Et puis, donc, pour qu'un objectif soit désigné au bon moment.
00:36:11C'est une sorte de station-service ambulance.
00:36:13C'est une station-service.
00:36:14Et voilà, je ne sais pas si ça se dit encore,
00:36:16la vache à lait de ravitaillement.
00:36:18Je ne sais pas si c'est un vieux terme qui me revient en tête.
00:36:20Et vous voyez tous les types d'avions.
00:36:21Là, on voit un F-16 qui se fait ravitailler.
00:36:22Là, encore un F-16.
00:36:24Et donc, voilà, c'est une opération où, maintenant,
00:36:26tous les avions de combat sont ravitaillés en vol, bien évidemment.
00:36:30Ça, c'est vraiment l'intérêt.
00:36:31Et puis, il tourne.
00:36:32Et j'attends d'un objectif pour attaquer au sol.
00:36:34Merci beaucoup.
00:36:35Est-ce qu'aujourd'hui, tout le dispositif américain
00:36:38pour tenter de débloquer aujourd'hui, demain ou après-demain, le Détroit
00:36:41est sur place ?
00:36:42Amiral, ou est-ce qu'il faudra le muscler encore plus ?
00:36:45Non, je pense qu'il y a tout ce qu'il faut.
00:36:47Il y a, je ne sais pas, une quinzaine de frégates.
00:36:50Enfin, pas de frégates.
00:36:51On appelle destroyer en Américain.
00:36:53Toutes de la même classe.
00:36:55Harley-Burk.
00:36:56Et qui sont très efficaces.
00:36:58Qui ont différents types de missiles pour la défense intérieure.
00:37:00Comme vous vous soulignez, des missiles qui peuvent aller
00:37:04intercepter de balistique le plus haut possible.
00:37:06Non, il y a tout ce qu'il faut.
00:37:07Il y a les avions radar des porte-avions.
00:37:09Il y a, donc, pour savoir, pour suivre les bâtiments,
00:37:12où sont les bâtiments.
00:37:13Parce que le GPS, on oublie.
00:37:15L'AIS, on oublie.
00:37:17Tout ça, c'est brouillé.
00:37:19Il y a du spoofing pour utiliser des termes techniques.
00:37:21Le spoofing, c'est quand on brouille les GPS, c'est ça ?
00:37:23Les caches.
00:37:24Voilà.
00:37:24Pardon, c'est quand on cache, quand on coupe son système de...
00:37:28C'est l'AIS.
00:37:30Automatic Identification System.
00:37:32Oui.
00:37:32Si vous...
00:37:33L'IFF de l'avion, là, ça s'appelle AIS pour les bateaux,
00:37:36parce qu'on a un langage différent, nous.
00:37:37Si vous n'étiez pas militaire,
00:37:39et que vous étiez aujourd'hui à la tête d'un de ces bateaux de commerce,
00:37:41qui doit franchir, ou qui tente de franchir,
00:37:43vous le feriez ou pas ?
00:37:44Moi, j'aurais un armateur...
00:37:45Elsa fait nom de la tête.
00:37:47Moi, j'aurais un armateur qui me dirait ce que je dois faire.
00:37:49Parce que s'il y a les intérêts financiers qui sont derrière,
00:37:51il y a la cargaison...
00:37:52On ne fait pas ce qu'on veut quand on a 2 millions de dollars dans les cuves, c'est
00:37:56ça ?
00:37:56Non, non.
00:37:57Et ce n'est pas seulement ça.
00:37:58C'est qu'aujourd'hui, le bateau avec l'assurance coûte quasiment plus cher
00:38:00que ce qui se transporte.
00:38:02Ah oui ?
00:38:03En plus, il ne sait pas où il va le transporter,
00:38:05parce que ça change en cours de transit.
00:38:07Et l'armateur, il vous dirait que le projet Freedom est assez flou, quoi.
00:38:10Les modèles...
00:38:10Pour le moment, oui.
00:38:11Et pourtant...
00:38:12Exactement.
00:38:12Et pourtant, mais c'est là que j'ai besoin de vos lumières,
00:38:14parce que j'avoue que je n'ai pas tout compris.
00:38:16Et je vous écoute attentivement, Didier, depuis plusieurs jours,
00:38:19nous dire attention aux décomptes officiels des bateaux qui passent.
00:38:22Il y en a peut-être d'autres qui passent officieusement, en douce, en cachette.
00:38:25Oui, mais même s'il y en a un cas un peu plus qui passent officieusement,
00:38:28en fait, ce n'est pas réouvert.
00:38:30On est vraiment dans la première phase, ou la phase d'observation.
00:38:33En fait, vous voyez bien...
00:38:35Parce qu'on parle des bateaux, on a parlé des avions.
00:38:38En fait, tout ça est coordonné par le centre de commandement,
00:38:41c'est la 82e Airborne.
00:38:42Donc c'est les parachutistes, vous vous rappelez ?
00:38:44On parlait des parachutistes, c'est les Marines.
00:38:45Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
00:38:46Ceux de Saint-Péreville.
00:38:47Ils vont prendre les grilles...
00:38:47Oui, ceux de Saint-Péreville.
00:38:48Je sais, vous avez montré la photo le premier jour de la guerre.
00:38:50Vous vous rappelez ce qu'on disait ?
00:38:51Est-ce qu'ils vont prendre cargues ?
00:38:52Est-ce qu'ils vont prendre des îles ?
00:38:53Est-ce qu'ils vont prendre ci ?
00:38:54Est-ce qu'ils vont prendre ça ?
00:38:55Aujourd'hui, ce qu'ils font, en tout cas,
00:38:56c'est que le PC-TAC, avant, c'est le PC-TACTIC,
00:38:59celui qui coordonne l'ensemble des opérations,
00:39:01maritimes, aériennes et terrestres,
00:39:03donc les trois armées,
00:39:04c'est la 82e, basée au Koweït,
00:39:07que ceux qui ont envoyé,
00:39:09et que c'est coordonné, pourquoi ?
00:39:10Parce que les Apaches, les hélicoptères
00:39:13qui interceptaient les petites vedettes,
00:39:16c'était des gars de la 4e division d'infanterie
00:39:19qui ont les hélicoptères de combat,
00:39:21qu'il y avait une partie des 6 stallions
00:39:23qui étaient des autres hélicoptères de combat
00:39:26et qui étaient, eux, envoyés par les Marines
00:39:28du 31e MEU, donc vous voyez bien,
00:39:31et que tout ça devait être coordonné
00:39:32avec les actions aériennes de l'aéronaval
00:39:35et des forces aériennes.
00:39:36Donc vous voyez bien qu'il y a un commandement
00:39:38qui est dédié à cette partie de l'opération,
00:39:41qui est géré par la 82e Airborne
00:39:43et qui, là, a fait deux essais aujourd'hui et hier,
00:39:47mais qu'on allait vraiment à la toute première phase
00:39:49de ce dispositif.
00:39:51Et pour l'instant, la confiance,
00:39:52c'est pas parce que Maersk,
00:39:54la partie, effectivement, comme ça a été dit,
00:39:56sous pavillon américain,
00:39:58Ça, c'est le gros bateau qui est passé aujourd'hui ?
00:39:59Qui est passé hier, oui.
00:40:00Hier, pardon.
00:40:02Aujourd'hui, on voit bien qu'il n'y a rien,
00:40:04pour l'instant, à ce qu'on sache,
00:40:05qui a embrayé.
00:40:06Donc attention, on est toujours en phase de test.
00:40:08Je pense que ça prend encore quelques jours
00:40:10avant que l'affaire se clarifie.
00:40:11Laure Palette, est-ce que vous arrivez
00:40:13à savoir, vous, où va Donald Trump ?
00:40:15Oh là !
00:40:15Oui ?
00:40:16Vous avez 4 heures.
00:40:18Non, mais il a des échéances,
00:40:19vous l'avez dit, Elsa, assez rapides.
00:40:22Il a eu une grande échéance
00:40:23les 14 et 15 mai avec Xi Jinping.
00:40:26C'est tout de même important de le rappeler.
00:40:30On parle souvent de G2,
00:40:33ce n'est pas un terme diplomatique,
00:40:35mais en tout cas...
00:40:35Le sommet mondial.
00:40:37Exactement, de discussion,
00:40:38de cette relation qui façonne le XXIe siècle
00:40:40avec deux présidents qui se connaissent bien.
00:40:44On dit beaucoup à Washington
00:40:45qu'il est trop proche de Xi Jinping,
00:40:48d'ailleurs.
00:40:48Enfin, on lui reproche
00:40:49d'être finalement trop favorable à la Chine.
00:40:52Donc, où est-ce qu'il va ?
00:40:55Il pense à ce prochain sommet.
00:40:56Il pense à ses élections demi-mandat aussi.
00:41:00Mais j'ai dit tout à l'heure,
00:41:01il a des tests électoraux qui sont en cours.
00:41:02Il a un parti qu'il doit tenir.
00:41:08Et en même temps,
00:41:09a priori, il ne se représentera pas.
00:41:13Donc, où est-ce qu'il va ?
00:41:15Il veut aussi son héritage.
00:41:17Ça, c'est quelque chose qu'on a déjà dit.
00:41:19Il veut, enfin l'héritage, pas financier,
00:41:21mais peut-être.
00:41:22En tout cas, il veut son legacy.
00:41:24C'est-à-dire, il veut laisser sa trace dans l'histoire.
00:41:26L'Iran, c'est un énorme morceau pour les Américains.
00:41:29C'est 47 ans de conflits.
00:41:33Et c'est sûr qu'il veut laisser sa trace
00:41:37dans l'histoire, probablement.
00:41:38Vous parlez d'héritage, leur palais.
00:41:40Raphaël Gravy vient de nous rejoindre.
00:41:41Bonsoir.
00:41:42Raphaël, pour le radar de 60 minutes,
00:41:44nous, on va parler avec vous
00:41:45de la fortune de Donald Trump.
00:41:47Il y a eu plusieurs enquêtes
00:41:48ces derniers jours de grands médias américains
00:41:50qui montrent que sa fortune a grossi
00:41:52de plusieurs milliards de dollars
00:41:54juste depuis qu'il est revenu à la Maison-Blanche
00:41:56il y a un peu plus d'un an.
00:41:57Là, on va parler d'un héritage purement financier.
00:41:594 milliards de dollars, Marc,
00:42:01depuis la rédaction de Donald Trump
00:42:02avec une fortune qui dépasse désormais
00:42:04les 6 milliards de dollars.
00:42:05Vous voyez le graphique apparaître.
00:42:07Vous voyez que le premier mandat
00:42:08n'était pas forcément très fructueux.
00:42:10Le deuxième l'est beaucoup plus.
00:42:11Le patrimoine a été multiplié par 3
00:42:13depuis 2024.
00:42:15Et ce n'est pas avec son salaire de président
00:42:16puisqu'il ne le touche pas.
00:42:17Exactement.
00:42:18Il le reverse à l'État.
00:42:19Exactement.
00:42:20Et pour le média américain Forbes,
00:42:22c'est la présidence la plus lucrative
00:42:24de l'histoire américaine.
00:42:26Il le gagne comment, cet argent ?
00:42:28Alors, en partie avec ses crypto-monnaies.
00:42:30Vous savez, il a lancé des crypto-monnaies
00:42:32qui auraient apporté
00:42:32près d'un milliard de dollars,
00:42:34notamment grâce à un acheteur,
00:42:36les Émirats Arabes Unis.
00:42:37Ah bah tiens.
00:42:38Et oui, 2 milliards de dollars
00:42:39investis l'an dernier
00:42:40dans les crypto-monnaies de Donald Trump.
00:42:42Alors, hasard du calendrier,
00:42:43le pays a ensuite obtenu
00:42:44un accès absolument crucial
00:42:46à des puces dédiées
00:42:47à l'intelligence artificielle.
00:42:49Un accès qui était jusque-là bloqué
00:42:51par les États-Unis,
00:42:52notamment en raison de la proximité
00:42:55entre les Émirats Arabes Unis
00:42:56et la Chine.
00:42:57Ses proches aussi gagnent pas mal d'argent.
00:43:00Et c'est là où la notion d'héritage
00:43:01peut devenir importante.
00:43:02A commencer effectivement par ses enfants
00:43:03avec un exemple qui est très loin
00:43:06d'être anodin.
00:43:07Ses deux fils aînés,
00:43:08Eric et Donald Trump Junior,
00:43:10ont investi dans une entreprise
00:43:11de drones,
00:43:13entreprise qui vient tout juste,
00:43:14c'était la semaine dernière,
00:43:15d'annoncer un contrat
00:43:16avec l'armée américaine
00:43:18qui a choisi le modèle
00:43:19qui va s'afficher
00:43:20qui s'appelle le Guardian.
00:43:22Le Guardian,
00:43:22un drone conçu
00:43:23pour intercepter
00:43:25d'autres drones.
00:43:26Voilà, là vous le voyez
00:43:27apparaître à l'écran,
00:43:28justement des drones
00:43:29exactement comme ceux
00:43:30qui sont envoyés.
00:43:31Ça c'est encore un drone.
00:43:33On ne va pas tarder
00:43:34à réinventer l'avion quand même.
00:43:36On y va, on y va.
00:43:37Qui est fait pour intercepter
00:43:38justement les drones
00:43:39qui sont envoyés par l'Iran
00:43:41sur les pays du Golfe.
00:43:43Autant de futurs clients potentiels
00:43:44pour l'entreprise
00:43:45où ont investi les enfants.
00:43:47Trump,
00:43:48et puis je voulais vous montrer
00:43:49un petit calcul
00:43:50de l'évolution de la fortune
00:43:51de Donald Trump.
00:43:52Si on suit cette tendance,
00:43:53elle grossit
00:43:53de 3 milliards de dollars par an.
00:43:56Ça fait 250 millions
00:43:57de dollars par mois,
00:43:598 millions par jour,
00:44:00340 000 dollars par heure
00:44:02ou encore 15 000 dollars
00:44:04depuis le début de ma chronique.
00:44:06Ça fait cher la chronique.
00:44:07Alors, oui.
00:44:08Ça fait cher la chronique.
00:44:09Je vous pose la question
00:44:10à 4 milliards,
00:44:12Elsa Ulysse.
00:44:12Est-ce que Donald Trump
00:44:13et sa famille
00:44:14sont des profiteurs de guerre ?
00:44:16Puisqu'on ne parle que de ça
00:44:17en France en ce moment.
00:44:18Ils ne sont pas que
00:44:19des profiteurs de guerre.
00:44:20Ils sont lancés
00:44:21dans un mercantilisme agressif.
00:44:23Ils profitent de la guerre
00:44:25mais ils profitent
00:44:26de la situation
00:44:27dans son ensemble
00:44:28du fait que la famille
00:44:29soit aux commandes
00:44:31de l'entreprise américaine,
00:44:33les États d'Amérique.
00:44:35Les États-Unis d'Amérique,
00:44:36la plus grande puissance économique
00:44:38encore à ce jour,
00:44:39bien que talonnée par la Chine,
00:44:41est militaire.
00:44:42Donc, ils profitent, oui.
00:44:43Mais aux États-Unis,
00:44:44ça ne choque personne.
00:44:44En France, on n'imagine
00:44:45qu'on n'a pas récolté.
00:44:46Ça choque.
00:44:47Il y a quand même
00:44:47des institutions
00:44:48qui sont là pour alerter.
00:44:50Mais c'est vrai que jusque-là,
00:44:52ça n'a pas jeté
00:44:53les Américains dans les rues.
00:44:54Les Américains aussi
00:44:55profitent des crypto-monnaies.
00:44:56En fait, ça nous rappelle
00:44:57que la politique est un business
00:45:01et avec Trump,
00:45:02c'est un family business.
00:45:04Voilà.
00:45:05Ce n'est pas ça
00:45:06qui va lui faire perdre
00:45:06l'émiteur.
00:45:07Ce serait plutôt
00:45:08la gestion du dossier Epstein,
00:45:09à mon sens,
00:45:10bien plus que la gestion
00:45:12de sa fortune familiale,
00:45:16bien qu'il y ait probablement
00:45:17des conflits d'intérêts,
00:45:18etc.
00:45:18mais en tout cas,
00:45:20ce n'est pas quelque chose
00:45:21qui choque les Américains.
00:45:22Ce n'est pas un sujet aujourd'hui
00:45:22pour les Américains ?
00:45:23Pour certains, oui, bien sûr.
00:45:25Mais franchement,
00:45:25cette brutalité,
00:45:27cette vulgarité,
00:45:28elle a comme conséquence
00:45:31une espèce de stupéfaction
00:45:32et puis d'ambivalence
00:45:33en se disant
00:45:34que finalement...
00:45:35Je précise
00:45:36qu'il y a toute la presse américaine
00:45:37qui a traité ces sujets
00:45:38à plusieurs reprises.
00:45:39que ce soit le New York Times,
00:45:41le Washington Post,
00:45:42Reuters, Bloomberg, etc.
00:45:43Alors après,
00:45:44il est très tout de fake news.
00:45:45Il y a des rapports tout concrets.
00:45:48La documentation aux Etats-Unis,
00:45:49le traitement journalistique,
00:45:50il est extrêmement important.
00:45:51Surtout que le fils Biden
00:45:52avait été attaqué
00:45:52pour ces mêmes raisons.
00:45:54Donc aujourd'hui,
00:45:54ça se retourne évidemment contrôlé,
00:45:56mais c'est, je dirais,
00:45:57un sujet peut-être secondaire
00:45:59pour les Américains.
00:46:00Merci beaucoup à tous les six
00:46:01d'être venus ce soir
00:46:02sur le plateau de 60 minutes.
00:46:04On va recevoir à présent
00:46:06notre invité
00:46:06pour parler
00:46:08non pas de Donald Trump,
00:46:09mais plutôt des conséquences
00:46:10notamment du choc pétrolier
00:46:11que subit aujourd'hui
00:46:13une grande partie de la planète
00:46:14et que subissent aujourd'hui
00:46:15les Français
00:46:16les prix à la pompe.
00:46:17On parlera aussi avec lui
00:46:18du fameux rapport à l'oncle
00:46:20du nom de ce député ciotiste
00:46:22sur l'audiovisuel public.
00:46:23C'est Jean-Philippe Tanguy
00:46:24qui nous rejoint à présent.
00:46:25Bonsoir.
00:46:25Bonsoir.
00:46:26Député du Rassemblement National
00:46:28de la Somme
00:46:29et membre de la Commission des Finances.
00:46:31Je voudrais d'abord
00:46:33vous entendre
00:46:34sur une annonce
00:46:35qui a été faite aujourd'hui
00:46:36par l'Elysée.
00:46:38On apprend qu'Emmanuel Macron
00:46:39envisage de nommer
00:46:40l'homme qui a été son bras droit,
00:46:41Emmanuel Moulin,
00:46:42son secrétaire général
00:46:43de l'Elysée
00:46:44à la tête de la Banque de France.
00:46:46Est-ce que pour vous
00:46:46c'est un sujet
00:46:47qui prête à polémique
00:46:48ou est-ce que vous considérez
00:46:49que c'est tout à fait normal
00:46:50puisque c'est le rôle
00:46:51du chef de l'État
00:46:52de proposer
00:46:53ce genre de poste ?
00:46:55Est-ce qu'il y a une polémique
00:46:56pour vous ou pas ?
00:46:57Ah non, c'est une nomination
00:46:58qui est très préoccupante
00:46:59d'une part parce que ça confirme
00:47:01que la démission
00:47:02de M. Véleroi de Gallo,
00:47:04gouverneur de la Banque de France,
00:47:05était cousue de fil blanc
00:47:06et que c'était bien
00:47:07une volonté de Emmanuel Macron
00:47:08de verrouiller
00:47:08la Banque de France
00:47:10pour 2027
00:47:11comme il a verrouillé
00:47:12la Cour des Comptes
00:47:13avec la nomination
00:47:14de Mme de Montchalin.
00:47:15Et le profil de M. Moulin
00:47:16est très inquiétant.
00:47:18Il était à la tête du Trésor.
00:47:20Donc le Trésor
00:47:21est une des deux grandes administrations
00:47:22de Bercy
00:47:23en charge des comptes publics
00:47:25et de la prévision économique
00:47:26et il est directement impliqué
00:47:28dans les erreurs
00:47:29de prévision de recettes
00:47:30de 40 à 60 milliards d'euros
00:47:31qui sont renseignés,
00:47:32qui sont documentés.
00:47:33Ce n'est pas une attaque
00:47:34du Rassemblement National.
00:47:35C'est sa compétence
00:47:36que vous mettez en cause ?
00:47:36Oui, quand vous êtes
00:47:37à la tête du Trésor,
00:47:39que vous êtes directement responsable
00:47:41de ces prévisions de recettes
00:47:42et un certain nombre d'analyses
00:47:45qui nourrissent la réflexion
00:47:46du ministre,
00:47:47à l'époque M. Le Maire,
00:47:48pour établir le budget.
00:47:50Qu'il y a un trou,
00:47:51pas un trou,
00:47:51on peut se tromper,
00:47:53de 40 à 60 milliards.
00:47:55C'est entre plus de 1 point
00:47:57et 2 points de PIB
00:47:58qui ont conduit
00:47:59à des déficits monstrueux
00:48:01qui d'ailleurs n'ont pas
00:48:03donné lieu, je pense,
00:48:04à un scandale d'État
00:48:05comme ça aurait dû donner lieu.
00:48:06C'est très grave.
00:48:06On nomme des gens
00:48:08complètement incompétents.
00:48:09D'ailleurs, pendant la commission
00:48:09d'enquête sur les comptes publics
00:48:11à l'Assemblée Nationale,
00:48:12il avait été auditionné
00:48:14et moi, je lui ai posé
00:48:15une question très directe.
00:48:16Je lui avais dit
00:48:16que je ne comprenais pas
00:48:17comment il n'avait pas pu
00:48:18de lui-même
00:48:19démissionner de la fonction publique.
00:48:21Vous demandez aujourd'hui
00:48:22la position de l'ERN,
00:48:23c'est de demander à Emmanuel Macron
00:48:24de renoncer à cette nomination ?
00:48:26Bien sûr.
00:48:26D'ailleurs, si vous voulez tout savoir,
00:48:27nous avons été consultés
00:48:28ce qu'on dit en off,
00:48:29en coulisses,
00:48:30sur cette nomination
00:48:31comme beaucoup d'autres.
00:48:32J'ai vu que le président Coquerel
00:48:33de la commission des finances
00:48:34lui-même avait dit
00:48:35qu'il avait été consulté
00:48:36et qu'il s'y était opposé
00:48:37et on s'y opposait.
00:48:38Moi, j'ai fait savoir
00:48:40à qui de droit
00:48:40qu'on était totalement opposé
00:48:42à cette nomination,
00:48:43non pas contre la personne
00:48:44de M. Moulin
00:48:45que je ne connais pas,
00:48:46que je n'ai pas à connaître,
00:48:48mais sur ses compétences.
00:48:49Et une fois plus,
00:48:50ce n'est pas une attaque politicienne
00:48:51de ma part.
00:48:52Est-ce qu'il était
00:48:53à la tête du Trésor
00:48:53entre 2022 et 2024
00:48:55où il y a ces déficits
00:48:57particulièrement scandaleux ?
00:48:58Oui.
00:48:59Est-ce qu'il était responsable
00:49:00de la direction de Bercy,
00:49:01responsable de cette faute
00:49:02de 40 ou 60 milliards ?
00:49:04Oui.
00:49:04Donc, quand vous savez
00:49:05que dans notre pays,
00:49:06vous avez des honnêtes géants
00:49:08caissiers dans des supermarchés
00:49:09qui parfois sont licenciés
00:49:11parce qu'ils ont mangé
00:49:12un pain au chocolat,
00:49:12parce qu'ils ont offert
00:49:13un sandwich,
00:49:14parce qu'ils ont utilisé
00:49:15un bond de réduction,
00:49:16ils sont licenciés
00:49:17et ils n'ont le droit à rien.
00:49:19Par contre,
00:49:19quand vous êtes à la tête
00:49:20de Bercy,
00:49:20payez 15 000 euros par mois
00:49:22et que vous faites une erreur
00:49:23de 40 ou 60 milliards,
00:49:24vous êtes nommé
00:49:25à la Banque de France.
00:49:26Vous savez,
00:49:26au-delà de la personnalité
00:49:28de M. Moulin,
00:49:29c'est quand même important
00:49:30par rapport à...
00:49:30Je vous écoute.
00:49:31...que traverse notre pays,
00:49:32il y a aussi cette indécence.
00:49:34C'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:49:36en appeler à la responsabilité
00:49:37toute la saine journée
00:49:38et nommer des gens
00:49:39qui ont autant fauté,
00:49:41qui se sont autant trompés.
00:49:42Je ne dis pas
00:49:42que c'est que la faute
00:49:43de M. Moulin,
00:49:43mais on ne peut pas
00:49:44être à la tête
00:49:45d'une direction
00:49:46aussi importante
00:49:47que le Trésor,
00:49:48avoir fait un trou
00:49:49de 60 milliards
00:49:49et vouloir aller
00:49:50à la Banque de France
00:49:51si à un moment,
00:49:51ce n'est pas sérieux.
00:49:52On entend donc
00:49:53l'opposition très nette
00:49:54du Rassemblement national
00:49:55à l'arrivée
00:49:56d'Emmanuel Moulin
00:49:57ou pas d'ailleurs
00:49:57parce qu'il y a encore
00:49:58un processus à respecter
00:49:59à la tête de la Banque de France
00:50:00en remplacement
00:50:01de François Videroy de Gallo
00:50:02dont le mandat s'arrête
00:50:03dans quelques mois.
00:50:05On va parler
00:50:05d'autres milliards
00:50:06qui font débat
00:50:07aujourd'hui en France.
00:50:08Jean-Philippe Tanguy,
00:50:09ce sont les bénéfices
00:50:09du groupe Total
00:50:10qui a annoncé
00:50:11un bénéfice au premier trimestre
00:50:12d'un petit peu
00:50:13plus de 5 milliards d'euros.
00:50:14Il y a tout un débat
00:50:15lancé ces derniers jours
00:50:16et ce soir,
00:50:17le patron Total
00:50:18prend la parole
00:50:19dans une interview.
00:50:20Patrick Pouyenne dit
00:50:22si le gouvernement
00:50:23met en place
00:50:24une taxe sur ces bénéfices,
00:50:26je ne pourrais pas maintenir
00:50:27le fameux plafonnement
00:50:29des prix des carburants.
00:50:30Est-ce que vous considérez
00:50:31que c'est du chantage
00:50:31de sa part ?
00:50:33Oui, de toute évidence,
00:50:34oui, c'est du chantage
00:50:35parce qu'on ne peut pas
00:50:36lier une politique commerciale
00:50:38d'une entreprise
00:50:39à une politique gouvernementale
00:50:40ou alors ça voulait dire
00:50:41qu'il y avait une combine
00:50:42entre le gouvernement
00:50:43et Total
00:50:43pour essayer de limiter
00:50:44ou de négocier
00:50:45le fait que le gouvernement
00:50:46avant ne réfléchisse pas
00:50:48à une taxe
00:50:49sur ses surprofits.
00:50:50C'est-à-dire,
00:50:51c'est quoi la combine ?
00:50:51C'est-à-dire qu'on a l'impression
00:50:52que depuis le début,
00:50:53il y a un échange
00:50:54de bons procédés
00:50:55entre le gouvernement
00:50:56et Total
00:50:56sur la limitation
00:50:57de ces prix,
00:50:57ce qui est quand même
00:50:58une offre commerciale.
00:50:59Est-ce qu'il faut bien
00:50:59avoir conscience aussi ?
00:51:00D'ailleurs, vous l'avez suivi.
00:51:01C'est le seul pays
00:51:02où Total fait ça ?
00:51:03Oui, mais vous avez aussi suivi
00:51:05que les pénuries
00:51:05qu'il y a eu dans notre pays
00:51:07étaient essentiellement
00:51:08sur les stations totales.
00:51:09Parce que, justement,
00:51:10il y avait beaucoup de monde
00:51:11à la pompe
00:51:11pour profiter du plafonnement.
00:51:12Vous avez raison,
00:51:13mais quand vous faites
00:51:13une opération commerciale
00:51:15de cette sorte,
00:51:15vous devez aussi vous assurer
00:51:16que les cuves sont pleines.
00:51:18Vous soupçonnez,
00:51:18Patrick Pouyanné,
00:51:19d'avoir lancé une opération
00:51:22plafonnement
00:51:22sans remplir ses cuves
00:51:23pour que le moins de monde
00:51:24possible en profite,
00:51:25c'est ça ?
00:51:26Je ne le soupçonne pas.
00:51:26Je constate qu'il n'y avait
00:51:27pas assez de produits
00:51:28pour satisfaire la demande
00:51:29alors que quand vous faites
00:51:30des prix moins chers
00:51:31que la concurrence,
00:51:32vous savez très bien
00:51:32que vous allez avoir
00:51:32plus de consommation.
00:51:34Et Total,
00:51:35c'est un fleuron national.
00:51:36Moi, je suis très fier
00:51:37de cette entreprise.
00:51:38Et s'il y a bien une chose
00:51:39que Total maîtrise,
00:51:40c'est l'approvisionnement
00:51:41dans notre pays.
00:51:42Mais je ne lui ai fait pas grief.
00:51:44Mais vous soupçonnez
00:51:45quand même Total
00:51:45d'avoir un peu
00:51:47enfumé les Français.
00:51:48Non, mais ces prix,
00:51:50ils ont existé.
00:51:51Mais je crois que
00:51:52s'ils avaient voulu
00:51:53assurer les stations-service
00:51:55sur le territoire,
00:51:56ils auraient pu le faire.
00:51:58J'ai peut-être tort.
00:51:59Je m'excuserai.
00:51:59Est-ce que vous pouvez
00:52:00nous éclaircir,
00:52:01Jean-Philippe Tanguy,
00:52:01sur la position
00:52:02du Rassemblement national
00:52:03sur la question, justement,
00:52:04de la taxation
00:52:04des bénéfices de Total ?
00:52:05Parce qu'entre Marine Le Pen,
00:52:08qui semble assez nettement favorable,
00:52:11et Jordan Bardella,
00:52:12qui dit qu'on est déjà
00:52:13le pays au monde
00:52:13le plus taxé,
00:52:14on ne va pas taxer
00:52:14un fleuron
00:52:16de l'industrie française,
00:52:18qui, aujourd'hui,
00:52:18décide de la ligne ?
00:52:19Non, mais c'est la même ligne,
00:52:20en fait, ce que Jordan a...
00:52:21Si, si, je vous jure.
00:52:22En plus, ils se sont exprimés
00:52:23ensemble au 1er mai
00:52:25à Mâcon devant 5000 personnes.
00:52:27Pardon, je vais reprendre les mots
00:52:28parce que je vais peut-être
00:52:30simplifier un tout petit peu
00:52:31les propos d'abord
00:52:32de Gendarme Bardella.
00:52:33Il ne faut rien s'interdire,
00:52:33mais je ne crois pas
00:52:34que la priorité dans un pays
00:52:35qui a 46% de prélèvement
00:52:37soit, encore une fois,
00:52:38d'inventer des taxes.
00:52:39Quand Marine Le Pen dit,
00:52:41elle, lorsqu'une entreprise
00:52:42comme Total
00:52:42fait des bénéfices supplémentaires
00:52:44liés à une crise internationale,
00:52:45il est normal
00:52:46qu'elle puisse contribuer
00:52:47à l'effort national
00:52:48par une taxation exceptionnelle
00:52:50sur les surprofits
00:52:51qu'elle a réalisés.
00:52:52il y a très clairement
00:52:53deux salles, deux ambiances.
00:52:54Non, je ne crois pas,
00:52:55mais bon, écoutez,
00:52:56je ne veux pas contredire
00:52:57votre interprétation,
00:52:58mais ce qu'a dit Jordan,
00:53:00c'est que, Jordan Bardella,
00:53:01pardon, c'est que la priorité,
00:53:02c'est de baisser les taxes
00:53:03sur le carburant.
00:53:05Ça, c'est la priorité numéro un
00:53:06et que le débat sur la taxation
00:53:08que mènent les socialistes
00:53:09ne doit pas être un écran de fumée
00:53:10pour ne pas parler
00:53:11de la baisse des taxes,
00:53:12TVA et baisse des assises
00:53:14pour baisser,
00:53:15comme on le propose,
00:53:15au moins 40 centimes.
00:53:17Mais pardon,
00:53:17mais les deux sujets sont différents.
00:53:18Baisse des taxes,
00:53:19c'est l'État qui le fait.
00:53:20Oui, tout à fait.
00:53:21Et la hausse des taxes aussi,
00:53:22c'est les taxes.
00:53:23Mais dans les deux cas,
00:53:24c'est l'État.
00:53:25Si vous étiez au pouvoir aujourd'hui,
00:53:26il y aurait une taxe sur Total ou pas ?
00:53:27Oui, bien sûr.
00:53:29Donc, c'est Marine Le Pen
00:53:30qui a raison.
00:53:31Non, mais c'est Marine Le Pen
00:53:32et Jordan Bardella
00:53:33parce qu'il se trouve
00:53:34que dans le programme
00:53:35qu'a présenté Jordan Bardella
00:53:36aux législatives anticipées de 2024,
00:53:38mais aussi le programme économique
00:53:39qui avait été présenté en 2023
00:53:41par Jordan avec votre serviteur
00:53:43à l'Assemblée nationale,
00:53:44il y avait cette taxe
00:53:45sur les profits exceptionnels.
00:53:47Donc, je ne crois pas
00:53:48qu'il y ait une différence
00:53:50sur ce sujet-là, sincèrement.
00:53:51Mais j'entends votre question.
00:53:53Mais pour moi,
00:53:53tout ça est très simple.
00:53:54Vous avez eu le temps
00:53:55de lire le rapport à l'oncle ?
00:53:56Non, je ne veux pas vous mentir.
00:53:58J'ai tendance à mentir.
00:53:59J'ai plein de défauts.
00:53:59Alors, j'ai une bonne nouvelle pour vous.
00:54:01Le rapport à l'oncle,
00:54:02c'est le rapport de Charles Aloncle,
00:54:04député ciotiste allié
00:54:05au Rassemblement national
00:54:06sur l'audiovisuel public
00:54:07qui a donné lieu à,
00:54:08comment dire,
00:54:09un peu de bruit.
00:54:10Ces derniers mois,
00:54:11ça a duré des semaines.
00:54:13Il fait 70 préconisations
00:54:14aujourd'hui
00:54:15pour réformer du sol au plafond
00:54:17de l'audiovisuel public.
00:54:17J'ai lu les préconisations.
00:54:18On va les voir ensemble
00:54:19pour ceux qui, comme vous,
00:54:20n'ont pas eu le temps
00:54:20de l'éplucher avec vous,
00:54:22Nargis Sajji.
00:54:23Bonsoir, Marc.
00:54:23Bonsoir.
00:54:24400 pages.
00:54:25Ce rapport, 69 recommandations.
00:54:28L'objectif,
00:54:28c'est de faire économiser
00:54:291 milliard d'euros
00:54:31sur le budget
00:54:31de l'audiovisuel public.
00:54:32On ne va pas faire les 69.
00:54:34Je vous propose,
00:54:34vous nous prenez les essentiels.
00:54:36Eh bien, Marc,
00:54:37quatre éléments ont retenu
00:54:38notre attention d'abord.
00:54:39Et d'ailleurs,
00:54:40c'est la toute première recommandation
00:54:42dans Charles Aloncle.
00:54:45Le rapporteur souhaite
00:54:46que les salariés de France Télévisions
00:54:49n'affichent pas leur opinion publique
00:54:51sur certains sujets,
00:54:52la politique par exemple,
00:54:53y compris sur les réseaux sociaux.
00:54:55Le deuxième point,
00:54:56le rapport préconise
00:54:57de procéder à des suppressions,
00:54:59celles de France 4
00:55:00et France Télé,
00:55:01slash principalement,
00:55:02destinées aux jeunes,
00:55:04l'une à la télévision,
00:55:05l'autre est une offre digitale.
00:55:07Des suppressions,
00:55:08mais aussi des fusions.
00:55:09Regardez, grâce à cette infographie,
00:55:11eh bien, on voit concrètement
00:55:12France Info regroupée
00:55:13avec France 24.
00:55:14Deux chaînes d'information en continu,
00:55:16mais une spécialisée
00:55:17dans l'information internationale.
00:55:19France 2 avec France 5.
00:55:21L'objectif,
00:55:21créer une grande chaîne généraliste
00:55:23de premier plan,
00:55:24annonce à terme
00:55:26200 millions d'euros d'économies.
00:55:28Et les fusions
00:55:29des antennes régionales
00:55:30de France 3
00:55:31avec le réseau Radio ICI.
00:55:33Ça, c'est pour les regroupements
00:55:34ou les fusions
00:55:36entre les chaînes.
00:55:37Le rapport à l'oncle
00:55:38s'attaque aussi au programme.
00:55:39Là, c'est assez net.
00:55:40Oui, les jeux télé, par exemple,
00:55:42perdraient beaucoup d'argent.
00:55:43On pense à mots de passe.
00:55:44N'oubliez pas les paroles.
00:55:45Pour les jeux télé,
00:55:46122 millions d'euros
00:55:47d'économies
00:55:48en réduisant de trois quarts
00:55:49leur budget.
00:55:5050 millions d'euros
00:55:52d'économies
00:55:52par an
00:55:53pour le sport.
00:55:54France Télévisions
00:55:54qui, on le rappelle,
00:55:56diffuse les Jeux Olympiques,
00:55:58Paralympiques,
00:55:58le Tour de France
00:55:59ou encore au Langarros.
00:56:00Et puis, il y a également
00:56:01la question des nominations
00:56:02des dirigeants
00:56:03de France Télévisions
00:56:03et de Radio France.
00:56:04Oui, que ce soit
00:56:05le président de la République
00:56:06qui nomme
00:56:07les dirigeants
00:56:07de l'audiovisuel public
00:56:09après un avis favorable
00:56:10des commissions parlementaires
00:56:11et après,
00:56:12avis conforme de l'ARCOM.
00:56:13Alors, aujourd'hui,
00:56:14j'ai regardé,
00:56:14la règle est claire.
00:56:15Les présidents,
00:56:16présidentes de France Télé
00:56:17et Radio France
00:56:18sont nommés par l'ARCOM.
00:56:19Merci beaucoup.
00:56:20Nargis,
00:56:20qu'est-ce que vous reprenez
00:56:21là-dedans,
00:56:21Jean-Philippe Tanguy,
00:56:22si vous arrivez au pouvoir ?
00:56:23Écoutez, c'est intéressant
00:56:25les propositions
00:56:25sur la nomination,
00:56:27la direction.
00:56:28Enfin, nous,
00:56:28on est pour la privatisation.
00:56:30Non mais...
00:56:30Attendez, il y a 5 minutes
00:56:32que vous nous avez dit
00:56:32que le fait que le président
00:56:34de la République
00:56:35puisse nommer l'un de ses proches
00:56:37à la tête de la Banque de France
00:56:38c'était un problème
00:56:38et le fait que le prochain président
00:56:40puisse éventuellement nommer
00:56:42la patronne
00:56:42ou le patron de France Télévisions
00:56:43ça ne serait pas un.
00:56:44Non mais parce que je crois
00:56:45que Charles Hallon propose
00:56:46que l'Assemblée nationale
00:56:47ratifie cette nomination
00:56:48comme on va le faire
00:56:48pour la Banque de France.
00:56:50Donc moi, le fait
00:56:51que l'Assemblée nationale ratifie,
00:56:52bon, à titre personnel,
00:56:53je préférais que ce soit
00:56:54dans l'autre sens.
00:56:55C'est-à-dire que je préférais
00:56:56que l'Assemblée nationale
00:56:56doivent soutenir au deux tiers
00:56:59mais pour toutes les nominations
00:57:00du président
00:57:00plutôt que bloquer au deux tiers
00:57:02parce que bloquer au deux tiers
00:57:02c'est très difficile
00:57:03de bloquer au deux tiers
00:57:04donc je trouve que
00:57:04c'est un peu une fausse promesse
00:57:06qu'on avait fait aux Français
00:57:07avec Nicolas Sarkozy
00:57:08à l'époque
00:57:09mais de toute façon
00:57:10on est plutôt pour
00:57:10enfin on n'est pas plutôt
00:57:11le Rassemble national
00:57:12et pour privatiser
00:57:13le service public
00:57:14et notamment pour éviter
00:57:16ce que vous venez de dire
00:57:17le fait que le président
00:57:18nomme à la tête des médias
00:57:20des gens qui pourraient
00:57:21être proches de lui
00:57:21et puis avec une Assemblée nationale
00:57:22qui souvent...
00:57:23Privatiser pour être bien précis
00:57:24dans Flip Tanguy
00:57:24tout le service public
00:57:25Oui tout sauf Arte
00:57:26Sauf Arte
00:57:27Pourquoi ?
00:57:28Parce que c'est un traité
00:57:29avec les Allemands
00:57:29et qu'on ne peut pas le faire
00:57:30Mais tout le reste
00:57:31Radio France
00:57:33France Télévisions
00:57:34vous vendez tout
00:57:34Oui on considère
00:57:35qu'on n'a pas
00:57:36que l'État n'a plus
00:57:37à posséder de médias
00:57:38et qu'en fait
00:57:39quand vous avez la tentation
00:57:40et que vous possédez
00:57:41les médias
00:57:42avec un gouvernement
00:57:42la tentation de pouvoir
00:57:43l'influencer
00:57:43il cède à la tentation
00:57:46Vous êtes sûr
00:57:46qu'il y aura des acheteurs ?
00:57:48Moi je crois
00:57:48Et vous êtes sûr
00:57:49que c'est rentable ?
00:57:50Il se trouve
00:57:51que le service public
00:57:52a de bonnes audiences
00:57:53France Inter je crois
00:57:54est encore la première radio
00:57:57France 2 a régulièrement
00:57:58des audiences très honnêtes
00:57:59comme France 3
00:58:00Donc je pense qu'il y a un public
00:58:02et donc s'il y a un public
00:58:02il peut y avoir des acheteurs
00:58:04Non le vrai argument
00:58:05parce que c'est marrant
00:58:06moi je suis laissé d'être honnête
00:58:07dans ma réflexion
00:58:08c'est que vous savez
00:58:08que le marché de la publicité
00:58:09pour la télévision
00:58:11et la radio
00:58:11est extrêmement contraint
00:58:12Et que le patron de TF1
00:58:13par exemple
00:58:13dit ce serait
00:58:15scandaleux de privatiser
00:58:16parce qu'il n'y a pas
00:58:16assez de pubs
00:58:16pour tout le monde
00:58:17Il n'y a pas que le patron de TF1
00:58:18mais c'est vrai
00:58:19parce que quand la gauche
00:58:19nous accuse de faire le jeu
00:58:21des grands tycoons
00:58:23des grands possesseurs
00:58:23de la presse
00:58:24et des médias
00:58:25Vous voulez dire
00:58:25que le RN est encore capable
00:58:26de s'acheter avec des patrons
00:58:27Oui mais c'est drôle
00:58:28parce qu'en fait non
00:58:28les patrons de presse
00:58:29Et c'est sur le fond
00:58:29sur l'argument
00:58:30Non mais reconnaissez
00:58:30que les patrons de presse
00:58:31et les patrons des médias
00:58:32ne sont pas pour la privilité
00:58:33de la situation
00:58:33du service public
00:58:34parce qu'ils ont peur
00:58:34que le marché de la pub
00:58:35se réduise
00:58:35et d'ailleurs
00:58:36si Nicolas Sarkozy
00:58:37avait supprimé la pub
00:58:39sur France Télévisions
00:58:40à certains horaires
00:58:40ce n'était pas pour la culture
00:58:41c'était pour faire plaisir
00:58:42à Bouygues
00:58:43Est-ce que l'État
00:58:45doit avoir un droit de regard
00:58:46si vous privatisez
00:58:47sur l'acheteur
00:58:48ou est-ce que ça peut être
00:58:48n'importe qui
00:58:49y compris un groupe étranger
00:58:52ou y compris en France
00:58:53un groupe comme celui
00:58:54de M. Bolloré ?
00:58:55Non, vous savez que d'une part
00:58:56nous on est pour
00:58:57le patriotisme économique
00:58:58donc on ne laisserait pas
00:58:59des médias français
00:59:00possédés par des étrangers
00:59:02évidemment
00:59:03d'ailleurs c'est une des enquêtes
00:59:04de Charles Laloncle aussi
00:59:05c'est qu'il y a un groupe
00:59:06de production
00:59:06qui est soupçonné
00:59:07d'être possédé
00:59:08par des intérêts étrangers
00:59:09je n'ai pas encore lu le rapport
00:59:09pour voir
00:59:10s'il était allé au bout
00:59:11de ses investigations
00:59:11mais c'était un des sujets
00:59:12de la commission
00:59:13et M. Bolloré aujourd'hui
00:59:15je pense qu'il ne pourrait pas
00:59:16l'acheter dans le sens
00:59:17où il y a le droit de la concurrence
00:59:18c'est pas que le Rassemblement National
00:59:19le veut ou pas
00:59:19c'est qu'il y a un état de droit
00:59:21il y a un droit de la concurrence
00:59:22et qu'on ne peut pas
00:59:24posséder trop de médias
00:59:25je pense que là
00:59:25M. Bolloré
00:59:26il a déjà quelques médias
00:59:28qui fait que ce serait compliqué
00:59:30au niveau de la concurrence
00:59:31d'en acheter plus
00:59:32mais c'est pas moi de décider
00:59:33ça ce serait
00:59:33à l'autorité de la concurrence
00:59:35Donc un groupe français
00:59:36quel qu'il soit
00:59:40respect de la concurrence
00:59:41et il ne faut pas
00:59:41qu'il y ait de concentration
00:59:43excessive des médias
00:59:43par exemple
00:59:44l'autorité de la concurrence
00:59:45avait bloqué la fusion
00:59:46entre M6 et TF1
00:59:47parce qu'il y avait
00:59:48soi-disant un risque
00:59:49de non-concurrence
00:59:50Puisqu'on parle d'argent
00:59:51Jean-Philippe Tanguy
00:59:52est-ce que le Rassemblement National
00:59:53a trouvé la banque
00:59:55qui financera la campagne
00:59:56de votre candidat à l'Elysée ?
00:59:58Selon les informations
00:59:58dont je dispose aujourd'hui
00:59:59non malheureusement
01:00:01c'est continu les recherches
01:00:03mais c'est très problématique
01:00:04et quand je vois quand même
01:00:05un certain nombre
01:00:05d'hypocrites
01:00:06pour ne pas dire de faux cul
01:00:07qui sont sur les plateaux
01:00:08notamment les macronistes
01:00:09qui expliquent que oui
01:00:10c'est un problème
01:00:11il faudrait la banque
01:00:11de la démocratie
01:00:12je rappelle que la banque
01:00:13de la démocratie
01:00:14C'était une idée
01:00:14de François Bayrou
01:00:15Non, non, ça a été voté
01:00:16à l'initiative de François Bayrou
01:00:18Oui, ça a été voté
01:00:19en juillet 2017
01:00:20Non, non, même avant
01:00:20ça avait été voté
01:00:21en juillet 2017
01:00:23et M. Macron
01:00:24et son gouvernement
01:00:24n'ont jamais pris
01:00:25les décrets
01:00:25d'application de la loi
01:00:26Mais les banques
01:00:27elles vous disent quoi aujourd'hui ?
01:00:28Ça je ne sais pas
01:00:30je n'ai pas l'information
01:00:31je ne sais pas
01:00:31ce que disent les banques
01:00:32mais j'ai entendu
01:00:34un représentant
01:00:35du secteur bancaire
01:00:36je crois du Crédit Mutuel
01:00:36mais qui parlait
01:00:37pour le secteur bancaire
01:00:38en général
01:00:38M. Ball
01:00:40sur RTL
01:00:41expliquer des études
01:00:43fumistes, fumeuses
01:00:43puisqu'il disait
01:00:44qu'il avait peur
01:00:45qu'on ne fasse pas 5%
01:00:46je pense qu'aujourd'hui
01:00:47tout est possible
01:00:48Il n'a pas dit exactement ça
01:00:49Il a dit que pour certains partis
01:00:51ça pouvait être un problème
01:00:52puisque le PS
01:00:52et les Républicains
01:00:54à la dernière présidentielle
01:00:55n'avaient pas fait les 5%
01:00:56n'avaient pas donc pu être remboursés
01:00:58mais je ne crois pas
01:00:59qu'il l'ait dit sur le R
01:00:59Dans cet ordre-là
01:01:00il a d'abord dit
01:01:01qu'on ne pouvait pas le faire
01:01:03il a dit quand même que le RN
01:01:04allait faire plus de 5%
01:01:05Il a dit que des grands partis
01:01:06comme le PS et LR
01:01:08avaient pu s'effondrer
01:01:09aux élections
01:01:09et dans un deuxième temps
01:01:10il a dit oui
01:01:10mais c'est aussi le risque
01:01:11que les comptes soient non validés
01:01:13Je rappelle que les comptes
01:01:14du Rassemblement National
01:01:15quoi qu'on pense de nous
01:01:15ont toujours été validés
01:01:17à toutes les élections
01:01:18Jean-Philippe Tanguy
01:01:18je voudrais vous montrer une image
01:01:20que vous avez peut-être déjà vue
01:01:21avant d'arriver sur ce plateau
01:01:22c'était hier soir en Arménie
01:01:23où Emmanuel Macron effectue
01:01:25en ce moment une visite
01:01:26et le chef de l'État
01:01:27a poussé la chansonnette
01:01:29au micro
01:01:30On regarde
01:01:46Ça vous fait sourire ?
01:01:48Écoutez je vais pas tout critiquer
01:01:49pour critiquer
01:01:50mais c'est un peu indécent
01:01:52Je pense qu'on attend pas
01:01:53du président de la République
01:01:53qui se mette en scène
01:01:55L'Arménie est un pays meurtri
01:01:57Je crois que c'est pas l'image
01:01:58aujourd'hui qui correspond
01:02:00à ce qu'a subi notre peuple
01:02:01ami arménien
01:02:02mais enfin écoutez
01:02:02Je précise qu'il y a un roi de chanter
01:02:03Je précise que le Premier ministre
01:02:06arménien était lui-même
01:02:07à la batterie
01:02:08pour accompagner
01:02:09Emmanuel Macron
01:02:10lors de ce
01:02:11Non mais il ne faut plus
01:02:11je ne suis pas critiqué
01:02:12pour critiquer
01:02:12mais je ne crois pas
01:02:14que cet alentanteur
01:02:15justifie cette prestation
01:02:16mais bon
01:02:16on ne peut pas tout le temps râler
01:02:18On ne peut pas tout le temps râler
01:02:19Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy
01:02:21dans un instant
01:02:21Vous restez bien sûr avec nous
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