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  • il y a 8 heures
Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Et merci à Laurence Ferrari, Pierre De Villeneuve et leur invité Jordan Bardella.
00:00:04Le meilleur de l'info, bonsoir à tous.
00:00:06Tout de suite le journal, Sandra Tchombeau, je vous présente le programme juste après.
00:00:09Bonsoir Sandra.
00:00:13Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:00:15À la une, c'est la déclaration de Donald Trump qui a appelé l'Iran à faire ce qui est
00:00:19intelligent
00:00:19avant d'ajouter que les Etats-Unis ne veulent pas y aller et tuer des gens.
00:00:23L'armée américaine se tient prête à reprendre des opérations majeures de combat en cas de riposte iranienne.
00:00:29A son opération dans le détroit d'Hormuz, de son côté, Téhéran a averti que le bras de fer n
00:00:34'a même pas commencé.
00:00:35De son côté, Israël est prêt à déployer toute l'armée de l'air contre l'Iran si nécessaire.
00:00:40C'est ce qu'a déclaré ce mardi le nouveau chef de cette force lors de sa cérémonie de prise
00:00:44de poste.
00:00:45Il a affirmé suivre les développements de prêt et a assuré que les forces militaires continueront d'agir avec détermination.
00:00:52Après le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, Emmanuel Macron a qualifié d'inacceptables
00:00:57les frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis et a assuré le soutien de la France.
00:01:01Le président a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Hormuz et à des garanties de sécurité pour
00:01:07les pays de la région.
00:01:09Total Energy menace d'arrêter son plafonnement en cas de surtaxe sur les super profits pétroliers.
00:01:14De son côté, le gouvernement va changer d'échelle et adapter ses dispositifs de soutien à l'activité économique.
00:01:19En attendant, les automobilistes accusent toujours le coup face à la flambée des prix des carburants qui se prolongent.
00:01:26Et puis une minute de silence a été respectée ce mardi à l'Assemblée nationale après la mort de deux
00:01:30militaires dans un accident de plongée à Angers.
00:01:33Ça s'est passé la nuit dernière au cours d'un exercice organisé dans la Maine.
00:01:37Selon les premiers éléments, les deux plongeurs pourraient avoir été coincés dans la cavité d'une pile d'un pont
00:01:41en jambant la rivière.
00:01:45Merci Sandra, on vous retrouvera à 23h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:01:50À la une du Meilleur de l'Info, 18 mois de prison avec sursis ont été requis à l'encontre
00:01:55d'un animateur d'une école parisienne jugée pour agression sexuelle sur mineurs.
00:02:00Le scandale du périscolaire parisien tétanise aujourd'hui.
00:02:03Les parents, vous entendrez le témoignage glaçant d'une maman dont le petit garçon a été agressé par un animateur.
00:02:09Dans le Meilleur de l'Info, également le témoignage ce soir d'un agriculteur du Cher choqué après la Free
00:02:14Party qui a réuni près de 40 000 personnes ce week-end sur un terrain militaire dangereux près de Bourges.
00:02:21On en parlera.
00:02:21Mais d'abord, c'est un vote très attendu.
00:02:24La proposition de loi destinée à allonger la rétention d'étrangers jugée très dangereuse a été adoptée par l'Assemblée
00:02:30nationale.
00:02:30345 voix pour contre 177.
00:02:33Face au terrorisme, la République doit agir plus rapidement.
00:02:36On s'est félicité le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:02:39Écoutez les précisions de notre journaliste politique qui a suivi cette journée, Dunia Tengour.
00:02:44Après des débats houleux, les députés ont voté en faveur de la proposition de loi de Charles Rodouel et Michel
00:02:50Barnier à 345 voix contre 177.
00:02:53Un texte pour renforcer la sécurité mais aussi pour allonger la durée de rétention des étrangers jugés dangereux et condamnés
00:03:02pour terrorisme et atteintes aux personnes.
00:03:04Une durée de rétention allant jusqu'à 210 jours, soit près de 7 mois.
00:03:09Le député Charles Rodouel a eu ses premiers mots en hommage aux victimes, à la jeune Philippine et à sa
00:03:15famille.
00:03:15Le gouvernement a défendu cette mesure comme un outil essentiel dans la lutte antiterroriste mais aussi pour mieux protéger les
00:03:23Français.
00:03:24Mais dans l'hémicycle, l'opposition a fustigé le texte.
00:03:27Elle parle notamment d'une atteinte aux droits fondamentaux et met en garde contre un risque de dérive.
00:03:32La droite républicaine, elle, salue également une victoire mais appelle à aller plus loin.
00:03:37Le Premier ministre Sébastien Lecornu affiche un ton de fermeté sur X.
00:03:43Il écrit « Les obligations de quitter le territoire doivent être exécutées sans exception ».
00:03:48On est avec Karim Abrik, Yohann Uzaï. Bonsoir à tous les deux.
00:03:52Bonsoir également à Pascal Delima, chef économiste au cabinet NovaMinds.
00:03:56Et Virginie Bensoussan, brûlée avocate pénaliste.
00:03:58Bonsoir et bonsoir à Kevin Bossuet. C'est la proposition de loi dite « Philippine ».
00:04:04Rappelons qui était Philippine, cette étudiante assassinée en septembre 2024 par un ressortissant marocain sous le coup d'une OQTF,
00:04:12libérée quelques jours seulement avant d'un centre de rétention administratif.
00:04:16Yohann, c'est une première victoire pour ce texte qui sera à présent examiné dans quelques jours seulement au Sénat.
00:04:22Oui, évidemment, ça va dans le bon sens. C'était attendu.
00:04:26Mais la réalité, c'est que si ces personnes dangereuses pour notre pays sont placées dans les cras et y
00:04:32restent aussi longtemps,
00:04:32c'est parce que la France n'arrive pas à obtenir les laissés-passés consulaires pour renvoyer ces indésirables dans
00:04:37leur pays d'origine.
00:04:39Donc c'est évidemment une bonne nouvelle parce que ça va permettre à l'administration française d'avoir plus de
00:04:43temps pour tenter d'obtenir ces laissés-passés.
00:04:45Mais néanmoins, nous ne heurtons à ces problèmes-là, notamment avec l'Algérie qui refuse de délivrer ces laissés-passés
00:04:51consulaires.
00:04:52Donc il y a le problème politique qui a en partie été résolu avec ce vote à l'Assemblée nationale
00:04:57qui permettra donc de les maintenir hors d'état de nuire sur le sol français plus longtemps, 210 jours.
00:05:02Mais il faut activer le volet diplomatique.
00:05:05Manifestement, ça ne fonctionne pas.
00:05:06Et donc il faudra activer le volet sanctions avec les pays qui refusent de collaborer avec la France
00:05:12et qui mettent en danger les Français chez eux.
00:05:15Parce que c'est bien de cela dont il est question.
00:05:17Ce que vous voulez dire, c'est qu'en fait, rallonger le temps de rétention, finalement, ne fera que repousser
00:05:22les chances de remise en temps.
00:05:23Non, non, je ne dis pas complètement ça.
00:05:24Je dis que c'est utile naturellement parce qu'il est toujours préférable qu'il soit dans l'écras plutôt
00:05:28qu'en liberté.
00:05:29Mais si d'une finée, on n'arrive pas à l'erreur.
00:05:30Je dis également que ça laissera plus de temps à la France pour tenter d'obtenir ces laissés-passés consulaires.
00:05:35Mais je dis aussi que ça n'est pas suffisant et qu'il faudra activer le volet soit diplomatique,
00:05:39soit le volet des sanctions vis-à-vis des pays qui refusent de délivrer ces laissés-passés consulaires
00:05:44parce que refuser de reprendre leurs ressortissants, ça revient à mettre en danger les Français dans leur propre pays.
00:05:50Maître Virginie Bensou, sans brûler, est-ce que ça va concrètement changer quelque chose si cette loi doit passer ?
00:05:56Puisqu'effectivement, elle doit maintenant être envoyée au Sénat.
00:05:59En tout cas, sur les profils les plus dangereux, et on peut imaginer que ça ne concernera en réalité par
00:06:06an qu'une dizaine de cas,
00:06:10ça sera effectivement très utile.
00:06:12Parce que le texte parle des profils les plus dangereux, pas de profils dangereux, de profils très dangereux.
00:06:18Oui, de profils très dangereux.
00:06:19Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
00:06:21Alors en fait, ce sont des personnes qui ont d'ores et déjà été condamnées en France pour ce qu
00:06:27'on appelle des atteintes aux personnes
00:06:28et qui ont déjà été condamnées pour des peines, généralement, de plus de trois ans d'emprisonnement.
00:06:35Donc ça peut aller, ça va être les cas des assassinats, des meurtres, des viols par exemple.
00:06:40Donc vraiment, tout ce qui va être atteint aux personnes, les personnes ont été condamnées.
00:06:44Et à la fin de leur peine, en France, elles vont être placées dans un centre de rétention administrative,
00:06:52mais qui n'est plus une prison au sens pénal du terme.
00:06:56Néanmoins, c'est un lieu fermé, c'est un lieu de privation de liberté.
00:07:00Et c'est en ça que le texte avait d'ores et déjà été censuré en 2025 par le Conseil
00:07:07constitutionnel.
00:07:08Et qu'ici, les parlementaires ont cherché, finalement, à concilier la nécessité, finalement, de mettre ces personnes hors d'état
00:07:19de nuire,
00:07:20tout en respectant le droit français.
00:07:22Et donc, ça ne sera que pour des cas où la menace sera particulièrement grave.
00:07:28Mais il faudra aussi qu'elle soit actuelle et réelle.
00:07:31Et donc, il va quand même y avoir un contrôle du juge important.
00:07:36Et donc, c'est la raison pour laquelle on pense que c'est effectivement utile,
00:07:40mais que ça ne concernera pas, en définitive, un très grand nombre de délinquants ou de criminels, mais les plus
00:07:48dangereux.
00:07:49Yohann, vous souhaitez à nouveau réagir.
00:07:50On va écouter juste avant le député Renaissance-Charles Rodouel,
00:07:54qui a porté ce texte, qui était interrogé à la sortie du vote tout à l'heure par Laurence Ferrari
00:07:58sur CNews.
00:08:00Il y a un an et demi, Philippine a été assassinée dans le bois de Boulogne.
00:08:03Philippine habitait ma circonscription.
00:08:05Et à cette époque, on s'était réunis à plusieurs et on avait pris des engagements vis-à-vis de
00:08:08la famille.
00:08:09Le premier, c'était de porter un texte qui respectait l'état de droit
00:08:12et qui trouvait le juste équilibre entre la protection de la liberté publique
00:08:16et le renforcement assumé de la sécurité des Français.
00:08:19Et la deuxième des choses, c'était de bâtir un texte transpartisan.
00:08:22Et ce texte a été totalement transpartisan.
00:08:25Il a été travaillé avec des gouvernements successifs.
00:08:27Il a été travaillé avec une large majorité.
00:08:30Et le fait d'adopter des textes à une aussi large majorité montre que l'action parlementaire est possible.
00:08:35Et donc, je remercie mes collègues de l'avoir adopté avec moi.
00:08:38Le député EPR des Yvelines, Charles Rodoel, tout à l'heure sur CNews,
00:08:43Johan Uzaï, on comprend finalement que ce qui est,
00:08:47pour bien résumer en gros, ce qui a été débattu et voté aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
00:08:53c'est donc le rallongement de la durée de rétention au centre de rétention administratif
00:08:57pour ces individus sous OQTF jugés très dangereux.
00:09:01C'est ce qu'on faisait déjà dans le cadre d'individus qui avaient été jugés pour terrorisme.
00:09:06Oui, il faut dire que si ce texte avait été en vigueur au moment où l'assassin de Philippine était
00:09:14en crat,
00:09:14Philippine serait toujours vivante.
00:09:16Parce que l'assassin de Philippine a été libéré du crat au bout de 85 ou 86 jours, je ne
00:09:21sais plus.
00:09:21On arrivait au bout du délai légal de rétention.
00:09:24Et la France, n'ayant pas réussi à obtenir de laisser passer consulaire,
00:09:28a dû le relâcher dans la nature.
00:09:29Donc avec ce texte, Philippine serait toujours vivante.
00:09:33Mais je m'étonnais du chiffre qui a été donné à l'instant.
00:09:35Vous disiez, madame, ça concernera une dizaine ou quelques dizaines de personnes.
00:09:40Je m'étonnais de ce chiffre.
00:09:41Je ne l'ai pas, moi, ce chiffre.
00:09:43Mais je m'étonnais de ce chiffre parce que, sachant qu'il y a quand même dans nos prisons françaises
00:09:4625% de détenus étrangers, je me disais que ça pouvait quand même s'appliquer manifestement à plus de monde.
00:09:52Quand on va en prison, généralement, en France, c'est qu'on a commis quelque chose d'extrêmement grave.
00:09:56Et encore une fois, ça concerne 25% des détenus.
00:10:00Je m'étais permise de donner ce chiffre parce que ça ne sera que pour des gens dont la menace
00:10:09qu'ils représentent est actuelle et réelle.
00:10:14Et en ça, probablement que pour pouvoir arriver à démontrer que, finalement, dans un langage courant, je vais dire un
00:10:26risque de récidive,
00:10:27même si le terme n'est pas très bien choisi pénalement, mais qu'on est vraiment dans cette situation-là
00:10:33pour que le délai puisse être rajongé.
00:10:38Le but, c'est d'organiser le départ effectif, effectivement, de la personne.
00:10:43Il faut qu'in fine, la personne puisse être renvoyée et que l'OQTF puisse être exécutée.
00:10:49Parce qu'effectivement, je vous entendais, Johan, nous dire qu'effectivement, si aujourd'hui, cette loi avait été en vigueur
00:10:57au moment de la disparition de Philippines,
00:11:00et bien, Philippines, finalement, serait aujourd'hui encore en vie, évidemment.
00:11:04Mais qu'en sera-t-il au bout des 210 jours, en fait ?
00:11:07C'est-à-dire qu'à un moment donné, la question, elle se reposera.
00:11:10On pourra rallonger autant qu'on voudra.
00:11:12La question, elle finira toujours, à un moment donné, par se reposer, si on n'arrive toujours pas, in fine,
00:11:17à renvoyer ces personnes et à faire exécuter ces OQTF.
00:11:20Karim Abri.
00:11:21Oui, vous mentionnez, déjà, premièrement, pour ce qui s'est passé, c'était une urgence.
00:11:25C'était une urgence. On se dit, quand même, ça fait des années qu'on a ses réflexions là-dessus,
00:11:31mais on tardait.
00:11:32Donc, les politiques tardaient. Et ça aurait dû être, en fait, ça devrait être l'unanimité.
00:11:36Et non, il y a encore des politiques qui résistent et qui se disaient que c'était une mauvaise idée,
00:11:41finalement,
00:11:43que ces personnes soient en centre de rétention administrative pour des profils très dangereux.
00:11:48Donc, il y a quand même, je trouve que ça ne va pas si loin que ça.
00:11:52Vous mentionnez la question de 211e jour. Il y a aussi toutes ces lois, c'est-à-dire, il y
00:11:58a aussi ces traités qu'on a aussi,
00:12:01notamment avec l'Union européenne, sur cet état de droit qu'on mentionne toujours, de ce droit international.
00:12:06Mais au 211e jour, si la personne a un profil de violeur dangereux, de terroriste, on devrait pouvoir continuer.
00:12:13Et je suis désolée, mais le 210 jour, si quelqu'un a un risque imminent d'agression, ça devrait...
00:12:21C'est-à-dire qu'il faut, à un moment... Maintenant, il va falloir s'interroger aussi sur le reste.
00:12:24Écoutez à nouveau Charles Rodouel, qui parle de mesures extrêmement fermes. On l'écoute interroger tout à l'heure.
00:12:30Nous avons notamment saisi le Conseil d'État pour lui demander son avis, ses recommandations.
00:12:34Et nous avons suivi ses recommandations parce que, un, elles étaient de bon sens,
00:12:38et deux, parce que nous sommes attachés au respect de notre Constitution.
00:12:42Et nous voyons bien qu'on peut tout à fait appliquer des mesures extrêmement fermes, tout en respectant notre Constitution.
00:12:48Les débats constitutionnels viendront pour la présidentielle.
00:12:50Il y en a de nombreux à avoir sur notre politique migratoire, sur d'autres sujets.
00:12:54Je laisse ça, évidemment, aux candidats.
00:12:56Mais dans le contexte constitutionnel actuel, on peut déjà faire des choses.
00:13:00Et je crois que ce texte l'illustre.
00:13:01Je suis très heureux de cette adoption en première lecture à l'Assemblée.
00:13:04Et maintenant, c'est la direction du Sénat.
00:13:06Nous misons sur une adoption finale avant l'été, afin d'appliquer au plus vite ces mesures.
00:13:11Nous avons trop attendu.
00:13:13Il est désormais temps d'aller vite pour assurer l'adoption de ces mesures dans les semaines qui viennent.
00:13:18Qu'est-ce que ça veut dire, finalement, Yohann Uzay ?
00:13:20Ça veut dire qu'on laisse, donc, le reste, on laisse les autres sujets pour la présidentielle ?
00:13:25Non, mais, naturellement, les grandes questions seront tranchées lors de l'élection présidentielle.
00:13:29Il ne reste plus qu'un an, maintenant.
00:13:31Ce sera un an de campagne, principalement.
00:13:33Il n'y a plus de majorité.
00:13:34N'attendons pas d'Emmanuel Macron ce qu'il fasse en un an, ce qu'il n'a pas fait
00:13:37durant les neuf dernières années.
00:13:39Maintenant, quand on a dit cela, d'abord, le travail de Charles Rodwell est utile et il est heureux qu
00:13:44'il l'ait fait.
00:13:45Mais maintenant, il faut faire preuve de fermeté avec les pays qui, encore une fois, refusent de reprendre leurs ressortissants.
00:13:51Parce que la clé, c'est ça.
00:13:52La clé, c'est que ces pays-là, et notamment l'Algérie, il faut le redire, refusent de reprendre leurs
00:13:57ressortissants dangereux.
00:13:58Et donc, qui représentent un danger pour les Français.
00:14:00Dans le cadre de Philippines, c'était un ressort sans marocain.
00:14:03Sur leur propre sol.
00:14:04Donc là, il faut faire preuve de fermeté et il faut appliquer les propositions de Bruno Rotaillot, d'Éric Zemmour,
00:14:10de Jordan Bardella et du Rassemblement National qu'on vient d'entendre à l'instant sur CNews.
00:14:14C'est-à-dire qu'il faut, par exemple, couper les visas.
00:14:17Plus de visas pour les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants.
00:14:20On n'accueille plus personne, puisqu'on sait que si ces personnes, une fois qu'elles sont sur le sol
00:14:24français, si elles sont dangereuses, on ne pourra plus les renvoyer chez elles.
00:14:27Donc, on coupe le nombre de visas.
00:14:29On coupe éventuellement le transfert de fonds également.
00:14:31Plus de transfert de fonds entre la France et les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants.
00:14:36C'est une des propositions du Rassemblement National.
00:14:38Pourquoi pas ?
00:14:39En tout cas, il faut tenter des choses.
00:14:40Parce qu'encore une fois, je le dis, la politique, par exemple, de M. Théboun vis-à-vis de la
00:14:44France a des conséquences mortelles sur notre sol.
00:14:47Là, c'est sur le sujet de l'Algérie et on parlait encore une fois de Philippines tout à l
00:14:51'heure.
00:14:51Là, pour le coup, effectivement, il s'agissait d'un ressortissant marocain.
00:14:56Kevin Bossuet, la prochaine étape, elle est diplomatique cette fois-ci ?
00:14:59Évidemment qu'il y a toute la question diplomatique.
00:15:02Évidemment, vous l'avez très bien résumé, Johan, avec ce rapport de force que l'on ne gagne jamais.
00:15:07Parce que nous avons un président de la République extrêmement mou vis-à-vis du régime algérien qui nous humilie
00:15:13en permanence.
00:15:13Donc, moi, je ne comprends pas sa position.
00:15:15Après, cette loi va quand même dans le bon sens.
00:15:17C'est la volonté de beaucoup de Français.
00:15:20Il suffit de regarder les enquêtes d'opinion pour voir que les Français veulent plus de fermeté.
00:15:23Et moi, j'ai une pensée également pour Philippine, pour Lola, pour Laura, pour Morane,
00:15:30pour toutes ces personnes qui sont décédées parce qu'il y avait sur notre sol des gens sous OQTF
00:15:37qui n'avaient pas à être là, en fait.
00:15:39Et cette loi va plutôt dans le bon sens, même si elle ne résout pas tout à fait la problématique.
00:15:45Et enfin, j'ai une pensée également pour la gauche.
00:15:47Parce que moi, j'ai vu les débats à l'Assemblée nationale.
00:15:50J'ai été très choqué que cette loi ne fasse pas l'unanimité.
00:15:53Que vous avez une partie de la gauche, notamment, qui en appelle plutôt aux régularisations plutôt qu'aux sanctions.
00:15:58Que vous avez une partie de la gauche qui refuse de voir qu'il y a un problème avec l
00:16:01'immigration.
00:16:02Et à un moment donné, ça, c'est quelque chose qui n'est plus possible.
00:16:05En tout cas, on peut saluer le travail de Charles Rodwell, qui est un député qui a réussi à faire
00:16:09consensus,
00:16:10notamment à rassembler des députés du centre et des députés de la droite,
00:16:12pour faire voter une loi qui n'est peut-être pas la panacée, mais qui va en tout cas dans
00:16:16le bon sens.
00:16:17Virginie Bensous, sans brûler, un dernier mot sur cette mesure, sur ce projet de loi ?
00:16:21Oui, effectivement, il va dans le bon sens.
00:16:25Et il faudra, comme vous l'avez dit, peut-être travailler sur ce qui se passe au 211e jour.
00:16:31Peut-être retravailler la question de l'assignation à résidence,
00:16:36du fait que pour ceux qui avaient finalement un passeport, qu'il soit pris,
00:16:41le fait de pointer et puis de surveiller finalement la personne,
00:16:46parce que si très rapidement, après sa sortie du CRA, elle commet une nouvelle infraction.
00:16:54Donc là, effectivement, on a toute la procédure pénale qui reprend.
00:16:57Et dans certains cas, on peut replacer aussi la personne en centre de rétention administrative.
00:17:05Donc là où je vous rejoins, c'est qu'est-ce qui se passe, vous avez raison, à l'expiration
00:17:10du délai.
00:17:11Sur les normes européennes aussi, et l'État du droit, en ce moment, on parle souvent de l'État de
00:17:14droit,
00:17:15mais l'État du droit actuel protège souvent davantage les agresseurs, les violeurs,
00:17:19et non les Français qui sont relacés dans ce cas-ci.
00:17:22Juste peut-être pour aller dans votre sens, effectivement, la directive européenne,
00:17:24qui s'appelle la directive retour, impose que le recours au centre de rétention administrative
00:17:30soit la mesure ultime, en fait.
00:17:32C'est-à-dire quand il n'y a pas d'autre solution, par exemple l'assignation à résidence,
00:17:36c'est à ce moment-là uniquement qu'on peut placer une personne en centre de rétention administrative.
00:17:42Vous avez parfaitement raison.
00:17:43Merci beaucoup Virginie Bensoussant-Brulé.
00:17:45Merci d'avoir été avec nous.
00:17:46Je rappelle que vous êtes avocate pénaliste.
00:17:48L'actualité, c'est aussi la situation des Français face à la hausse des prix du carburant,
00:17:54face évidemment à cette crise mondiale,
00:17:56qui est impactée évidemment en raison de cette guerre au Moyen-Orient.
00:18:02Et aujourd'hui, les prix des carburants sont toujours particulièrement élevés dans les stations-services françaises
00:18:07quand ils n'augmentent pas tout doucement, même dans certaines stations.
00:18:10Sarah Fenzari était aujourd'hui dans une station des Hauts-de-Seine.
00:18:12On va l'écouter dans quelques secondes.
00:18:14Juste avant, vous voyez les prix qui s'affichent sur votre écran.
00:18:17Avec une petite erreur au niveau du cours du baril de Brenne,
00:18:20parce que s'il était à zéro dollar, je pense que ça ferait plaisir à tout le monde.
00:18:23En revanche, en ce qui concerne les prix des carburants,
00:18:25vous avez vu, en tout cas, il reste stable.
00:18:27On va retrouver Sarah Fenzari, qui se trouvait dans une station-service des Hauts-de-Seine aujourd'hui
00:18:33et entourée de nombreux automobilistes qui n'ont pas hésité à lui faire part de leur colère.
00:18:39On écoute Sarah Fenzari.
00:18:40Ici à Clamart, dans cette station SO Express,
00:18:44les automobilistes commencent clairement à perdre patience derrière moi.
00:18:48Les prix continuent d'augmenter, lentement mais sûrement,
00:18:51environ 2 centimes de plus pour le sans-plomb 95E10
00:18:56et 1 centime en moyenne supplémentaire pour le diesel.
00:18:59Ces 7 derniers jours, des hausses progressives, presque discrètes,
00:19:03mais qui finissent par peser lourd sur le budget des automobilistes.
00:19:08Je vous propose de les écouter.
00:19:09C'est compliqué parce que moi qui suis étudiante,
00:19:12on se retrouve à devoir regarder un petit peu combien on met d'essence.
00:19:18Et puis surtout qu'on pensait que l'essence allait diminuer un petit peu,
00:19:22mais apparemment pas spécialement.
00:19:24J'essaie de mettre 20 euros à chaque fois pour justement voir en fonction
00:19:28de si ça fluctue à la baisse ou non.
00:19:30Maintenant, c'est vrai que le prix de l'essence est moins accessible
00:19:32par rapport à avant, forcément.
00:19:34Donc il a pris 40 centimes, moi je le mettais à 1,80 à cette station.
00:19:37Donc là, il est à 2,25, donc forcément ça se sent sur le pouvoir d'achat.
00:19:40Vous venez d'entendre ces automobilistes qui parlent d'un ras-le-bol.
00:19:44Certains réduisent leur déplacement, d'autres font des pleins partiels.
00:19:48Mais pour la majorité de ces personnes, il est impossible de se passer de la voiture.
00:19:54Voilà ce qui domine aujourd'hui.
00:19:55Ce n'est plus seulement de l'inquiétude, mais une forme de lassitude de la part de ces automobilistes.
00:20:02Une forme de lassitude, nous dit Sarah Fenzari, de la part de ces automobilistes.
00:20:07Pascal Delima, jusqu'à quand allons-nous devoir supporter de tels prix à la pompe ?
00:20:10Parce qu'on nous parle de plafonnement des prix.
00:20:12Soyons clairs, il y a effectivement certes un plafonnement des prix aujourd'hui,
00:20:16mais de prix qui sont déjà extrêmement hauts.
00:20:18C'est ça, de prix extrêmement hauts.
00:20:20Du fait de la hausse du cours du Brent en amont, qui est aujourd'hui entre 105 et 110 dollars.
00:20:25Parce qu'on entend tout.
00:20:25C'est une bonne chose, évidemment, que les prix soient plafonnés,
00:20:27parce qu'évidemment que ça pourrait être pire.
00:20:29Mais quand on entend à longueur de journée, il faut se satisfaire finalement
00:20:34de ce qu'on a réussi à obtenir de la part de Total
00:20:36et du fait d'avoir obtenu le plafonnement de ces prix.
00:20:39Qu'est-ce qu'ils disent aujourd'hui les Français qui voient ces prix affichés
00:20:42depuis début mars aujourd'hui ?
00:20:44Ils se disent que ce n'est plus possible en fait.
00:20:46On ne va pas continuer à payer le gazole presque 2,20 euros.
00:20:49L'explication est un peu frustrante.
00:20:50C'est que malheureusement, quelque part, Total n'y est pour rien.
00:20:54Et l'Etat n'y est pour rien.
00:20:55Bien sûr, mais ce n'est pas ce que je dis.
00:20:56Et que malheureusement, la situation des Français risque de se détériorer
00:21:00si la crise géopolitique et la crise sur le détroit d'Hormuz continue longtemps, évidemment.
00:21:06Et puis, il faut savoir que le prix du pétrole qui est en amont,
00:21:09c'est ce qui explique le prix à la pompe à essence.
00:21:11Il est déterminé par les marchés financiers en fonction d'un contexte géopolitique
00:21:14et d'une prime de risque géopolitique.
00:21:16Donc, les réponses sont très frustrantes dans le sens où on ne peut pas dire que ça va s'améliorer
00:21:21si évidemment la crise continue au niveau du détroit d'Hormuz.
00:21:24Donc, tant qu'il n'y a pas apaisement en amont,
00:21:27eh bien évidemment qu'en aval, ça va se répercuter sur le prix à la pompe.
00:21:31Et évidemment, on n'est pas maître de la situation internationale, si on l'a bien compris.
00:21:34Ni nous, ni Emmanuel Macron, ni personne.
00:21:37En tous les cas, en Europe, visiblement.
00:21:39Toujours est-il qu'en revanche, notre gouvernement est censé être maître des finances.
00:21:46On a plusieurs choses.
00:21:47On a un déficit public important, donc des marges de manœuvre extrêmement réduites.
00:21:51Donc, il y a des politiques ciblées.
00:21:52Il n'y a pas rien qui est fait.
00:21:54On a ciblé le secteur du transport, les agricultures,
00:21:58avec 20 centimes, enfin quelques centimes par-ci, par-là.
00:22:01Ça va durer un mois, deux mois, peut-être trois.
00:22:03Oui, c'est des mesures très...
00:22:04Sébastien Lecornu a dit qu'il y aurait d'autres annonces dans les prochains jours.
00:22:07Voilà, donc c'est les premières annonces.
00:22:09On pourrait aussi baisser un peu la taxe sur les produits pétroliers,
00:22:12qui est quand même 40% du prix à la pompe.
00:22:14Donc ça, par contre, on ne fait pas d'efforts là-dessus.
00:22:17C'est un petit peu étonnant.
00:22:17Donc, on demande à Total de faire des efforts.
00:22:20On demande aux Français, finalement, de subir quelque chose
00:22:22qui n'est apparemment la cause de personne.
00:22:25Mais quelque part, l'État pourrait aussi prendre son engagement là-dessus
00:22:28en baissant un peu les taxes.
00:22:29Alors, Sébastien Lecornu, à ces derniers jours, demandait à Total
00:22:31un plafonnement plus généreux.
00:22:33Donc, il demande, en fait, finalement, est-ce qu'on plafonne, mais plus bas.
00:22:37Ça pourrait être une solution peut-être même plus intelligente.
00:22:41En tous les cas, là-dessus, on peut rejoindre Sébastien Lecornu,
00:22:43plus intelligente que la taxation sur les super profits voulus,
00:22:46notamment par la gauche.
00:22:48Total va-t-il jouer le jeu ?
00:22:49Ça, c'est évidemment moins sûr.
00:22:51C'est également l'appel lancé ce matin sur CNews et Europe 1,
00:22:53du côté des distributeurs, cette fois, par Dominique Schellcher,
00:22:56le PDG de Coopérative.
00:22:58Oui, écoutez.
00:22:59Le maillon qui, aujourd'hui, je pense, pourrait faire plus,
00:23:03et j'avais déjà lancé un appel et je le relance ce matin,
00:23:06c'est le maillon des raffineurs.
00:23:09Total Energy.
00:23:10Moi, j'ai un immense respect pour Total Energy,
00:23:14cette belle réussite, la formidable réussite de Patrick Pouyanné
00:23:18à la tête de cette entreprise,
00:23:19mais il a une immense responsabilité.
00:23:21Alors, il retourne une partie de ses bénéfices
00:23:25avec les actions qu'il fait dans ses stations.
00:23:27L'affonnement des prix.
00:23:28L'affonnement des prix, etc.
00:23:29Mais il pourrait faire un effort supplémentaire
00:23:32en vendant moins cher à l'ensemble des distributeurs
00:23:34pour que tous les Français en profitent.
00:23:36Les stations Total Energy ne touchent pas tous les Français.
00:23:39Donc, s'il nous vendait son carburant un peu moins cher,
00:23:42on pourrait, nous aussi, le vendre moins cher.
00:23:44Donc, nouvel appel ce matin à votre micro.
00:23:46Voilà, Yohann Uzaï.
00:23:47Ça, c'est l'avis des distributeurs.
00:23:48Évidemment, il y a les distributeurs d'un côté,
00:23:50il y a les raffineurs de l'autre.
00:23:52On sent que le gouvernement semble, en tous les cas,
00:23:56émettre de nouvelles exigences vis-à-vis sur les raffineurs
00:24:00et sur Total Energy, notamment concernant
00:24:01sur cette question du plafonnement aujourd'hui.
00:24:03Non, mais écoutez, on peut débattre de tout ce que vous voulez,
00:24:06mais la réalité, c'est que pour que les bris des carburants baissent,
00:24:12il faut soit la réouverture des Trois-Dormouzes,
00:24:15le gouvernement n'en a pas la possibilité,
00:24:18soit baisser les taxes.
00:24:20Donc, pour baisser les taxes,
00:24:21il faut avoir des marges de manœuvre budgétaire.
00:24:23Donc, il faut faire des économies.
00:24:25Ce que le gouvernement, est-ce que M. Macron,
00:24:27a refusé de faire depuis 9 ans en réalité.
00:24:31Mais votre réponse, c'est la même que celle d'Emmanuel Macron hier.
00:24:34Vous l'avez vu, quand il a été interpellé lors de son déplacement,
00:24:37il est en Arménie, le président de la République, hier,
00:24:39on lui a demandé, M. le Président,
00:24:41qu'est-ce que vous comptez faire, effectivement,
00:24:42pour la baisse des carburants ?
00:24:43Il a répondu, il faut rouvrir ce détroit d'Ormouzes.
00:24:46Oui, d'accord.
00:24:47Donc, il faut rouvrir le détroit ou il faut baisser les taxes.
00:24:49D'accord ?
00:24:50Donc, dégager des marges de manœuvre.
00:24:51Moi, je ne sais pas, j'ai entendu Jordan Bardella,
00:24:53par exemple, sur CNews.
00:24:54Une idée comme ça.
00:24:55Il dit, les aides sociales, les prestations sociales non contributives
00:24:59pour les étrangers, c'est 20 milliards d'euros en France chaque année.
00:25:03Bon, ben, voilà, peut-être, je ne sais pas,
00:25:05mais ça mérite peut-être d'être mis sur la table.
00:25:07Voilà, 20 milliards d'euros que l'on pourrait aller chercher
00:25:09pour financer, notamment, une baisse massive des taxes sur les carburants.
00:25:14Ça aiderait les Français.
00:25:15Ça permettrait de ne pas trop pénaliser l'économie.
00:25:1720 milliards d'euros par an.
00:25:19C'est en fait une solution qu'on pourrait étudier.
00:25:21La question est de savoir si on veut aider les Français
00:25:23ou si on veut aider les étrangers.
00:25:25Je ne prétends pas avoir la réponse, ma foi,
00:25:27que chacun se fasse son idée.
00:25:28Mais en tout cas, voilà une piste de réflexion.
00:25:30Je constate que le gouvernement ne réfléchit même pas à cela.
00:25:34Il ne veut même pas l'entendre, manifestement.
00:25:36Kevin Bossuet.
00:25:37Oui, je suis parfaitement d'accord avec vous, Yvan.
00:25:39Et moi, ce qui m'a choqué dans le débat public,
00:25:41c'est, finalement, on a fait de Total Énergie un bouc émissaire.
00:25:44Le problème, c'est Total Énergie.
00:25:46Parce qu'au premier trimestre, en effet,
00:25:48il y a une augmentation de 51%, notamment des profits.
00:25:51Mais moi, je trouve ça aberrant.
00:25:53Il faut toujours taxer, taxer, taxer.
00:25:55Alors que Total Énergie a déjà beaucoup fait
00:25:58avec le plafonnement des prix.
00:26:00Et on a l'impression, finalement,
00:26:01qu'on veut sanctionner un acteur
00:26:03qui a participé, finalement,
00:26:05à améliorer le pouvoir d'achat des Français.
00:26:07En outre, on ne parle jamais de la concurrence de Total Énergie.
00:26:10On n'entend jamais parler de Shell.
00:26:12On n'entend jamais parler d'Exxon.
00:26:13Sauf que si vous taxez encore un peu plus,
00:26:16notamment Total Énergie,
00:26:17c'est de l'argent en moins pour cette entreprise
00:26:19que cette entreprise ne va pas pouvoir, par exemple,
00:26:22réinvestir, aussi bien dans les rachats d'actions
00:26:24ou encore dans le GNL.
00:26:26Donc, moi, j'aimerais un petit peu, quand même,
00:26:28qu'on cesse de pointer des boucs émissaires.
00:26:32Et surtout, qu'on s'interroge un petit peu
00:26:33sur nos marges budgétaires.
00:26:35Parce qu'en effet, il faut baisser les taxes.
00:26:37Et si on se retrouve dans cette situation,
00:26:39c'est notamment à cause de nos politiques
00:26:40qui ont extrêmement mal géré nos finances.
00:26:43Et aujourd'hui, on se retrouve avec zéro marge de manœuvre.
00:26:46Donc, la déresponsabilisation de nos hommes politiques
00:26:48qui pointent du doigt, notamment nos acteurs économiques,
00:26:51je n'aime pas du tout ça.
00:26:52Ça s'appelle du populisme.
00:26:53Sur la question des taxes, justement,
00:26:55Sébastien Lecornu semble vouloir jouer la transparence.
00:26:58Aujourd'hui, regardez ce qu'il a publié
00:26:59sur les réseaux sociaux.
00:27:01Pascal Delima, j'aimerais vous entendre commenter
00:27:03ce graphisme sur les recettes de l'État
00:27:06liées aux taxes sur le carburant.
00:27:08Le résultat est un surplus de recettes.
00:27:11Celui-ci ne sera pas conservé par l'État.
00:27:13Il financera intégralement les 380 milliards d'euros
00:27:19d'aides déjà annoncées.
00:27:22380 millions d'aides déjà annoncées, nous dit Sébastien Lecornu.
00:27:26Pascal Delima.
00:27:28Mais ce n'est pas une solution que je dirais
00:27:31que de tout cibler, en tout cas la politique économique,
00:27:34sur la question de la fiscalité.
00:27:36C'est très important, attention, mais ce n'est pas uniquement
00:27:38le seul pilier, à mon sens.
00:27:40C'est qu'il faut aussi comprendre qu'aujourd'hui,
00:27:42pour faire de la croissance, il faut que les entreprises
00:27:45soient en bonne santé.
00:27:46Il faut que le pétrole ne soit pas très cher,
00:27:48mais pas uniquement pour les Français,
00:27:50mais aussi pour les entreprises.
00:27:51Je dirais que le retour fiscal peut être d'autant plus élevé
00:27:54qu'on a une politique en amont qui permet de développer
00:27:57ces entreprises, de faire des PME,
00:28:00qu'elles deviennent internationales.
00:28:01et vous avez un retour de manivelle très positif sur la fiscalité.
00:28:05Là, on est encore sur du réactif fiscal, j'ai envie de dire,
00:28:08plutôt que sur du préventif et une stratégie de long terme
00:28:11pour faire gagner la France sur la scène internationale
00:28:13où il y a un jeu qui est concurrentiel.
00:28:15Je généralise un petit peu, mais ce que je veux dire par là,
00:28:18c'est qu'aujourd'hui, on n'a plus de vision.
00:28:20On n'a plus de vision d'avenir.
00:28:23Effectivement, on voit Total comme un bouc émissaire,
00:28:25alors que Total est une entreprise finalement formidable.
00:28:28D'abord, qu'est-ce que c'est qu'un super profit de vous à moi ?
00:28:30Est-ce que c'est un profit conjoncturel qui dure un mois ou deux,
00:28:33mais qui finalement ne permet pas d'investir dans la transition écologique
00:28:38comme Total le fait depuis très longtemps ?
00:28:40Vous voyez, il y a des questions aussi là-dessus.
00:28:42Il faut savoir que les super profits Total sont surtout au niveau de...
00:28:45Et surtout à l'étranger aussi.
00:28:46À l'étranger, au niveau des raffineries où les marges sont importantes.
00:28:50Au niveau de la production de pétrole en amont et de l'extraction,
00:28:53c'est là que se font vraiment les marges.
00:28:54Il faut être déficitaire en aval sur la distribution
00:28:57si on leur demande de plafonner.
00:28:58Tout ça, c'est des mesures de réaction, de panique en fait.
00:29:02Il y a un autre sujet dont on parle très peu finalement,
00:29:04parce qu'on entend beaucoup parler évidemment de la question des taxes,
00:29:07parce qu'on aimerait tous entendre ces mots de la part du gouvernement.
00:29:11Mais on voit que c'est...
00:29:13Dominique Schellcher, donc toujours,
00:29:14qui était invité ce matin de Laurence Ferrari sur CNews et Europe 1,
00:29:18a évoqué un autre sujet,
00:29:19celui de ceux qui spéculent sur la hausse et la baisse du pétrole.
00:29:23C'est très digne.
00:29:24Là, c'est un tout autre sujet. Écoutez.
00:29:26Je cite particulièrement les acteurs du marché du carburant à Rotterdam,
00:29:32où il y a évidemment des raffineurs, des grandes entreprises,
00:29:35mais il y a aussi des gens qui achètent et revendent du carburant
00:29:38et se font sans doute actuellement des marges très importantes.
00:29:40C'est eux que je cible.
00:29:41Et eux devraient faire un effort pour l'ensemble des Français
00:29:44et finalement des Européens, puisque c'est un marché européen.
00:29:48On en parle peu de ça, Pascal Delima.
00:29:51Il est clair aujourd'hui qu'il y a du profit du côté des traders,
00:29:53de ceux qui spéculent bien évidemment sur cette situation.
00:29:57Oui et non.
00:29:58Oui, il y a des gens qui spéculent,
00:29:59mais ils spéculent dans tous les secteurs de l'économie.
00:30:01Le trading, c'est une activité de vente et d'achat-vente commerce,
00:30:04en fait, qui existe dans une économie libérale.
00:30:07Ce qui est en cause, à mon sens,
00:30:09c'est les excès du trading qu'il faut cibler.
00:30:13Ce n'est pas le trading en soi,
00:30:14c'est le fait qu'il y ait des excès, effectivement.
00:30:17Et là, qu'on définit ce qu'est un excès,
00:30:19lorsqu'effectivement on fait beaucoup d'argent,
00:30:21quand il y a une situation conjoncturelle exceptionnelle,
00:30:24qui n'est pas structurelle, qui n'est pas fondamentale, premièrement.
00:30:27Deuxièmement, il y a aussi des opérations de couverture
00:30:30qui protègent Total et qui protègent aussi
00:30:32un certain nombre de portefeuilles du côté des banques.
00:30:35Il faut nuancer un peu.
00:30:38Enfin, pardon, mais il y a un éléphant rose au milieu du salon
00:30:40et on parle de tout sauf de ça.
00:30:42L'éléphant rose, ce sont les taxes.
00:30:45Le prix du carburant est composé à 60% de taxes.
00:30:48Donc, si on ne parle pas de ça,
00:30:50on ne fera pas baisser le prix.
00:30:52Encore une fois, pour baisser les taxes,
00:30:56des voisins l'ont fait, des voisins européens l'ont fait.
00:31:00En France, c'est toujours plus compliqué qu'ailleurs.
00:31:02Mais je me dis logiquement que
00:31:03si nos voisins européens y parviennent,
00:31:05on n'est pas plus bêtes que les autres,
00:31:06on doit pouvoir le faire.
00:31:08Mais pour pouvoir le faire, il faut faire des économies.
00:31:10C'est quand même la base de tout.
00:31:11Et des économies, croyez-moi, il y en a à faire à l'appel.
00:31:14On pourrait en parler pendant toute une émission,
00:31:16mais les économies à faire, il y en a.
00:31:18Seulement, ça demande un peu de courage.
00:31:19C'est précisément de courage qu'a manqué Emmanuel Macron depuis 9 ans.
00:31:22On va parler de la cérémonie des Molières dans un instant.
00:31:25Je ne sais pas si... Est-ce que vous l'avez regardée hier soir ?
00:31:27J'ai essayé, mais j'ai eu du mal.
00:31:29Vous avez eu du mal.
00:31:30Vous m'avez décroché très vite.
00:31:31Vous n'aimez pas le théâtre, Kevin Bossuet.
00:31:32J'aime beaucoup le théâtre,
00:31:33beaucoup moins quand il est gauchisé à ce point.
00:31:35Alors, c'est vrai qu'on a parlé un peu plus de politique
00:31:38que de théâtre hier soir sur France 2,
00:31:39mais la soirée a plutôt bien marché.
00:31:411,2 million de téléspectateurs hier soir.
00:31:43On va en parler dans un instant.
00:31:45Restez avec nous pour la suite du Meilleur de l'Info sur CNews.
00:31:52Le Meilleur de l'Info sur CNews.
00:31:54On va parler de la cérémonie des Molières.
00:31:56C'était hier soir.
00:31:57Soirée qui a plutôt bien fonctionné sur France 2.
00:32:01Hier, près de 1,2 million de téléspectateurs.
00:32:04C'est plus que l'an dernier.
00:32:06Regardez ce que titrait le Monde aujourd'hui.
00:32:08C'est intéressant.
00:32:08Une 37e cérémonie sans polémique
00:32:11qui a su inscrire le théâtre dans le Monde.
00:32:14Ça, c'est un titre qui est extrêmement intéressant
00:32:16parce que chaque année,
00:32:18on parle de moins en moins de théâtre au Molière.
00:32:20Vous avez remarqué que chaque année,
00:32:21on parle de moins en moins de théâtre.
00:32:22On parle de politique finalement.
00:32:24Alors pourquoi est-ce qu'il n'y a pas eu de polémique hier soir ?
00:32:28Eh bien parce qu'on est dans l'entre-soir.
00:32:29Tout simplement.
00:32:30Parce que tout le monde tape sur les mêmes.
00:32:33Parce que tout le monde est d'accord.
00:32:34Parce que tout le monde rit de la même chose.
00:32:36Hier, on a tapé sur Rachida Dati,
00:32:38sur Donald Trump, sur CNews évidemment,
00:32:40sur Charles Lalonde.
00:32:40Tout ça est tellement, tellement téléguidé finalement,
00:32:44Yohann Uzaï.
00:32:45Oui, il n'y a évidemment aucune surprise.
00:32:47Et il est vrai que le fait que ça arrive
00:32:50le jour de la sortie du rapport de Charles Lalonde,
00:32:53moi ça m'amuse beaucoup en fait.
00:32:55Parce qu'ils ont démontré précisément
00:32:57l'utilité de ce rapport
00:32:59et l'utilité de faire changer les choses.
00:33:02Parce que ce qui s'est passé hier
00:33:03est complètement inadmissible.
00:33:05On va peut-être parler de M. Redouard.
00:33:09Oui, bien sûr.
00:33:10Merouane Belazar.
00:33:10Merouane, voilà.
00:33:12Qui me semble être le sujet le plus important
00:33:14de ce qui s'est passé hier.
00:33:15On va l'écouter dans quelques secondes.
00:33:16Alors écoutons-le.
00:33:17Alors la cérémonie était présentée
00:33:19pour recontextualiser par Alex Vizorek.
00:33:21Et parmi les invités surprises d'Alex Vizorek,
00:33:25il y avait effectivement ce chroniqueur de France Inter
00:33:26qui s'était fait virer,
00:33:29qui s'était fait virer de France 5
00:33:32pour une chronique qui avait fait scandale.
00:33:34Merouane Benlazar qui s'est fait remarquer
00:33:36pour ses pseudo-sketchs anti-police
00:33:38ou anti-Israël notamment.
00:33:41Regardez cet extrait.
00:33:42C'était donc hier soir sur France 2.
00:33:44Alors moi, ce que je propose,
00:33:46c'est parce qu'on va aller au bout des choses.
00:33:48Avec des accessoires, évidemment.
00:33:51Mon allégeance à la République a des limites.
00:33:53Mais j'aimerais évidemment rapidement
00:33:56vous remercier de m'accueillir ici.
00:33:58C'est prestigieux.
00:33:59C'est chic.
00:34:00C'est un honneur de remettre un prix.
00:34:01Surtout dans le contexte qu'Alex a rappelé.
00:34:04Il y a un an, la ministre de la Culture,
00:34:06à l'époque,
00:34:06elle m'avait banni de France Télévisions
00:34:08pendant sa conquête de la mairie de Paris.
00:34:10Aujourd'hui, elle n'est plus ministre.
00:34:12Elle n'est pas à la mairie.
00:34:13Et moi, je suis de retour sur France Télévisions.
00:34:15Donc, tout le monde est de retour à sa place.
00:34:17J'ai l'impression.
00:34:21Tu l'as vu ?
00:34:23T'as vu ?
00:34:24T'as vu la ministre ?
00:34:25T'as vu Katoch ?
00:34:26Elle la sourit.
00:34:26Il y a de la retenue.
00:34:27Il y a de la retenue.
00:34:29On pourrait s'interroger d'ailleurs.
00:34:31Sur le fait que ce pseudo-humoriste,
00:34:35en tous les cas,
00:34:35se soit fait virer de France Télé,
00:34:37mais pas de France Inter.
00:34:38Il n'a pas sa place au sein de l'audiovisuel à la télé,
00:34:41mais à la radio, ça passe.
00:34:43Non, mais la réalité,
00:34:45c'est que ce monsieur a tous les codes du salafisme.
00:34:49Il avait le code vestimentaire
00:34:50qu'il a en partie abandonné,
00:34:51pas complètement en partie,
00:34:52parce qu'il a quand même bien vu
00:34:54qu'il ne pouvait pas aller aussi loin.
00:34:56Donc, il a en partie abandonné les codes vestimentaires,
00:34:58mais son idéologie, manifestement, est restée.
00:35:00Il dit, je ne vais pas complètement faire allégeance
00:35:02à la République non plus.
00:35:03Il ne faudrait quand même pas exagérer, pensez-vous.
00:35:05Ses propos passés ne laissent place à aucun doute.
00:35:08Quand il dit, par exemple,
00:35:10que les jeunes filles n'ont pas leur place en discothèque,
00:35:12mais que leur place est à la maison avec leur père,
00:35:14sinon elles devront craindre le jugement de Dieu.
00:35:17En gros, c'est ce qu'il dit.
00:35:18J'en passe.
00:35:18Et des meilleurs, des tweets comme ça,
00:35:20il y en a à l'appel, manifestement.
00:35:21La charia, ça ne le dérange pas tellement.
00:35:23Moi, c'est ça qui me dérange.
00:35:24Plus que le...
00:35:25Vous parlez de code vestimentaire.
00:35:26Il y a un moment donné,
00:35:27on peut toutes les personnes qui...
00:35:28Non, mais le salafisme, c'est un tout.
00:35:30Voilà, mais ça ne se réduit pas à un code vestimentaire
00:35:33parce qu'il y a des personnes qui peuvent porter une barbe
00:35:34et ne pas être salafistes non plus.
00:35:36Non, mais naturellement.
00:35:37Mais là, comprenez bien que c'est un tout.
00:35:38Il y a le code vestimentaire qui correspond au code salafiste
00:35:41et il y a les propos.
00:35:43Donc, que le service public fasse la promotion de l'islamisme,
00:35:47fasse de l'entrisme islamiste,
00:35:49parce que c'est bien ça, la réalité,
00:35:51alors même que nous sommes censés être en guerre contre l'islamisme,
00:35:54qui représente une menace existentielle pour notre pays.
00:35:56Ça n'est pas moi qui le dis, c'est le patron du renseignement territorial
00:35:59qui l'a dit il y a quelques mois dans une interview,
00:36:02je crois, accordée au Figaro, me semble-t-il.
00:36:05Donc, que le service public se livre à cela,
00:36:08c'est une provocation qui est...
00:36:09Rachida Dati l'avait dénoncée à l'Assemblée nationale.
00:36:11C'est une provocation qui est inacceptable.
00:36:13Ça montre bien qu'il est grand temps de changer cela
00:36:16parce que plus personne ne peut tolérer
00:36:17que ça se fasse avec l'argent des Français.
00:36:20Que ce monsieur-là, qui encore une fois,
00:36:22à tous ses codes,
00:36:23vienne narguer les Français en direct sur le service public,
00:36:26c'est une honte absolue.
00:36:28Karim Abrik, Rachida Dati avait dénoncé, évidemment,
00:36:32les propos, les comportements,
00:36:34l'idéologie véhiculée par Merwan Belazar à l'Assemblée nationale.
00:36:40Sous le couvert de l'humour,
00:36:41donc des propos douteux, sexistes, misogynes,
00:36:44mais on se cache derrière l'humour.
00:36:46Il était tout de même resté à la radio sur France Inter.
00:36:49Aujourd'hui, la nouvelle ministre de la Culture
00:36:51ne semble pas vouloir trop se prononcer sur le sujet.
00:36:55Pourquoi est-ce qu'on n'en parle pas plus aujourd'hui?
00:36:59Pourquoi est-ce que la nouvelle ministre de la Culture,
00:37:01finalement, elle avait l'air gênée, en tous les cas,
00:37:03pendant cette cérémonie?
00:37:03Oui, on a vu quand même le malaise.
00:37:05Vous savez, c'est très bien qu'il y ait une cérémonie des Molières,
00:37:07qu'on célèbre justement le théâtre et tout ça,
00:37:09mais l'enjeu n'est pas là dans ce cas-ci.
00:37:11Cette séquence, elle est très révélatrice, en fait.
00:37:13Ce que ça montre, c'était de dire...
00:37:15Moi, j'ai trouvé justement avec le parallèle,
00:37:17avec le rapport à l'oncle qui est sorti,
00:37:19c'était de dire...
00:37:20On en parlera d'ailleurs tout à l'heure du rapport à l'oncle.
00:37:21Tout ça est un peu lié.
00:37:22C'était une façon, finalement, de dire,
00:37:24vous savez quoi, tout ça, on s'en balance,
00:37:27c'est un rejet et on est finalement dans une sorte d'entre-soi
00:37:30et voici la ligne, voici ce qui est finalement dissible,
00:37:35voici finalement le camp du bien, finalement,
00:37:39le camp à respecter.
00:37:40Les autres, vous êtes finalement tout ce qui est rance,
00:37:44tout ce qui est finalement le côté un peu vieille France
00:37:47à balayer, quoi.
00:37:48On va dire les choses quand même très, très clairement.
00:37:50Donc, c'était une forme de provocation, tout simplement.
00:37:53Ce n'est pas une question ici juste de la liberté d'expression
00:37:56ou quoi que ce soit.
00:37:56C'était...
00:37:57On prend un peu, si vous voulez, un peu en otage les ondes
00:38:01pour finalement faire une espèce de...
00:38:04C'était finalement une espèce d'attaque en règle, en fait.
00:38:08Regardez ce que disait aujourd'hui David Lysnard,
00:38:11le maire de Cannes, président de l'Association des maires de France.
00:38:13Je crains que la cérémonie des Molières fasse plus de dégâts
00:38:15sur l'image de France Télé que le rapport parlementaire
00:38:19quand le conformisme de gauche se parle à lui-même
00:38:21et fait la leçon ricaneuse, tellement déjà vue et entendue,
00:38:24tellement paresseux, tellement monocorde, tellement irrespectueux,
00:38:28décontribuable et finalement tellement nuisible
00:38:31au spectacle vivant censé être promu par la cérémonie.
00:38:34Tout est dit, j'ai envie de dire, dans ce message de David Lysnard.
00:38:38Des propos qui, bien sûr, n'ont pas plu aux producteurs de la soirée.
00:38:41Jean-Marc Dumonté qui a réagi.
00:38:44Monsieur Lysnard, pourquoi éructé contre la culture ?
00:38:47Désolé, les Molières ont récompensé le grand spectacle.
00:38:50C'était joyeux et valorisant.
00:38:51France Télé était à sa place en soutien.
00:38:54Nous avons fait un très bon score.
00:38:55Vous avez trop d'aigreurs et de démagogie pour être audible.
00:38:59Ça, ce sont les mots de Jean-Marc Dumonté.
00:39:01Réponse à nouveau de David Lysnard.
00:39:03Décidément, vous avez du mal avec l'honnêteté intellectuelle et la critique.
00:39:06Critiquer l'émission n'est pas être contre la culture.
00:39:08Et vous le savez très bien, la culture, ce ne sont pas les discours idéologiques
00:39:12de votre entre-soi conformiste.
00:39:14La culture, ce sont les œuvres, les œuvres que je défends et promeux toute l'année,
00:39:18y compris dans ma ville, la culture que j'aime par-dessus tout malgré vous.
00:39:22Kevin Bossuet, le spectacle vivant aujourd'hui est devenu un étendard politique et idéologique.
00:39:28C'est ce que ça nous montre, finalement.
00:39:30C'est devenu un étendard politique et idéologique.
00:39:32Et moi, ce qui me choque vraiment, c'est que finalement,
00:39:36le service public offre une continuité à ses idéologues et à ses petits militants.
00:39:41On est quand même sur le service public.
00:39:43Vous avez un pseudo-humoriste qui nous raconte que son allégeance à la République a des limites.
00:39:48Mais c'est extrêmement choquant.
00:39:49Moi, avec mes impôts, je n'ai pas envie de financer cela.
00:39:52Et vous savez, j'ai un peu regardé...
00:39:53Mais vous le faites quand même.
00:39:54Je le fais, je suis obligé.
00:39:55J'ai un peu regardé hier soir.
00:39:57J'ai l'impression d'une caste, finalement, une petite caste médiatico-politique,
00:40:02très à gauche.
00:40:03Vous avez ici, finalement, l'incarnation de la France insoumise,
00:40:06avec d'un côté ce pseudo-humoriste qui incarne une forme d'islamo-gauchisme,
00:40:09et de l'autre, ces gens qui n'ont pas de problème de fin de mois,
00:40:13qui incarnent évidemment cette gauche woke,
00:40:15qui crachent sans arrêt sur le peuple,
00:40:17alors qu'ils sont censés, en effet, le distraire.
00:40:20Et moi, ce qui m'a marqué aussi, c'est la coupure avec les Français.
00:40:22Parce que tous ces gens qui sont là,
00:40:25qui nous racontent qu'ils font du théâtre pour le peuple,
00:40:28qu'ils font du divertissement pour le peuple,
00:40:30exèquent en profondeur, profondément le peuple,
00:40:33méprisent profondément le peuple.
00:40:34Et ça rejoint sur ce qu'a dit Mme Ernotte,
00:40:38la présidente de France Télévisions,
00:40:39par rapport au rapport de Charles Aloncle.
00:40:42Non, mais ça, il faut le dire encore.
00:40:43Elle a dit que le rapport était élitiste
00:40:46et complètement déconnecté des Français.
00:40:47Mais c'est cette cérémonie qui est complètement déconnectée des Français.
00:40:50Est-ce que vous pensez que les Français se reconnaissent comme cela ?
00:40:53Est-ce que vous pensez que les Français qui votent RN
00:40:56ont envie de se faire insulter à une heure de grande écoute sur France Télévisions ?
00:41:00Quand on parle de conformisme, c'est là où effectivement il a raison.
00:41:02C'est-à-dire qu'on est dans un conformisme aujourd'hui qui est totalement hors sol.
00:41:06Quand on parlait tout à l'heure des préoccupations des Français
00:41:09liées à la hausse des prix des carburants,
00:41:12là, on est dans un conformisme un peu...
00:41:14C'est toujours difficile de dire ça,
00:41:16mais très parisiens, finalement, très bobos,
00:41:18de personnes qui, finalement, circulent en vélibes...
00:41:23À la limite, c'était que ça, j'allais dire.
00:41:25À la limite, mais ça, c'est plutôt ce qui est plutôt grave,
00:41:27notamment dans cette séquence,
00:41:29c'est une forme de complaisance envers...
00:41:31On a parlé, par exemple, de ces tweets de M. Merwan Benlazard,
00:41:34des tweets sous le couvert de l'humour,
00:41:37qui sont sexistes, misogènes...
00:41:39Ce conformisme, c'est un manque de respect aussi,
00:41:41ce que disait aussi, il y a un manque de respect du contribuable.
00:41:43Et c'est ce que disait aujourd'hui Benoît Perrin sur CNews,
00:41:47quand il disait, finalement, que ce milieu, aujourd'hui,
00:41:50il était perfusé par les subventions.
00:41:52Ah bah oui, c'est l'exception culturelle.
00:41:53Il était perfusé d'argent public.
00:41:54Écoutez Benoît Perrin, et je vous laisse réagir, Johan.
00:41:59Il n'y a pas plus subventionné que ces gens-là.
00:42:00C'est-à-dire qu'ils devraient remercier les Français,
00:42:02ils devraient remercier la France à longueur de temps,
00:42:04puisqu'ils sont, à cause ou grâce, comme vous voulez,
00:42:06à cette fameuse exception culturelle,
00:42:08ce sont des gens qui sont drogués à l'argent des Français.
00:42:11Il y a des subventions d'État, il y a des subventions des régions,
00:42:14il y a des crédits d'impôts qui sont mis à disposition du cinéma français.
00:42:17Moi, j'ai envie de leur dire, mais attendez,
00:42:19revenez dans le vrai monde.
00:42:20Le vrai monde, c'est le boulanger, c'est le pâtissier,
00:42:23c'est l'artisan qui, pour vendre son produit,
00:42:26doit proposer le produit le plus optimal possible,
00:42:29c'est-à-dire à un moindre coût,
00:42:30et doit répondre vraiment à un besoin du client.
00:42:33Là, ils sont dans une espèce de sphère pseudo-économique,
00:42:37qui est effectivement tellement droguée à l'argent public,
00:42:40qu'en fait, ils ont perdu tout sens des réalités économiques.
00:42:43Donc, en fait, ils proposent un service
00:42:44qui n'est finalement acheté par personne.
00:42:46La culture a besoin de moyens,
00:42:48c'est le rôle évidemment de l'État de subventionner la culture.
00:42:52Mais quand la politique, quand l'idéologie s'invite dans cette culture ?
00:42:56On ne peut pas, au nom de la culture,
00:42:58subventionner les islamistes.
00:42:59C'est ça.
00:42:59Pardon, parce que c'est la question principale.
00:43:01Hier, la cérémonie des Molières a été une vitrine pour un islamiste.
00:43:05On a rappelé ses propos.
00:43:06Voilà, ça n'est pas acceptable.
00:43:08C'est inacceptable même.
00:43:09Et il faut combattre cela.
00:43:11Et le rapport de Charles Aloncle, de ce point de vue-là, est très heureux.
00:43:15Mais un mot quand même sur M. Dumonté.
00:43:16Permettez-moi de dire qu'il n'est pas simplement un producteur
00:43:19qui a donc gagné de l'argent grâce à cette soirée hier.
00:43:21Il est aussi un macroniste de la première heure.
00:43:23C'est une personne qui est très engagée en politique.
00:43:26On peut regarder son compte Twitter.
00:43:27Par ailleurs, il combat viscéralement le Rassemblement national.
00:43:30Il combat viscéralement toutes les oppositions.
00:43:33D'ailleurs, quand elles sont de droite,
00:43:36M. Dumonté est un macroniste de la première heure.
00:43:38Donc, il n'est pas anormal de l'entendre tenir ce genre de propos.
00:43:42Alors, écoutez, on va terminer là-dessus.
00:43:44Ce matin, sur CNews, Sylvie Vartan était l'invité de l'Or des pros.
00:43:47Elle a aussi tout résumé, finalement, Sylvie Vartan.
00:43:49C'est souvent un sujet de débat, d'ailleurs.
00:43:51Et elle dit qu'un artiste ne devrait pas faire de politique.
00:43:53Écoutez, Sylvie Vartan.
00:43:55Je pense que ce n'est pas, si je voulais faire de la politique,
00:43:59et je suis intéressée par la politique,
00:44:01mais ce n'est pas mon rôle de venir et prêcher l'un contre l'autre.
00:44:07Moi, j'ai un public vaste, de tous bords, et je ne fais pas de cases.
00:44:13Je trouve qu'un artiste doit divertir.
00:44:16Et si on commence à faire de la politique, devenons politique, alors.
00:44:21Pourquoi vous êtes artiste ?
00:44:23Justement, c'est pour oublier tout ce que vous venez de dire,
00:44:27les choses tristes, les choses mélancoliques.
00:44:30Moi, je sais que c'est le remède extraordinaire pour la mélancolie.
00:44:37Voilà, Sylvie Vartan, je pense que c'était bien de terminer là-dessus,
00:44:40qui a tout dit.
00:44:41Ce n'est pas le rôle des artistes, finalement, de parler de politique,
00:44:44et encore moins, de véhiculer de tels messages et de tels messages idéologiques
00:44:51et de tels soutiens à l'islamisme.
00:44:53Vous avez raison.
00:44:53Merci à vous.
00:44:54Merci à Johan Uzay.
00:44:55Merci à Karim Abrik et Kévin Bossieu.
00:44:58Vous restez tous les deux avec moi.
00:44:59On va parler dans un instant du scandale du périscolaire à Paris,
00:45:04qui tétanise aujourd'hui les parents avec un témoignage à écouter.
00:45:07Et dans un instant, restez avec nous sur CNews.
00:45:13Le meilleur de l'info sur CNews.
00:45:14Merci de nous rejoindre.
00:45:16La suite de votre émission, dans un instant, je vous présente le programme
00:45:19et ce sera juste après le journal de Sandra Tchombeau.
00:45:23Rebonsoir, Sandra.
00:45:27Rebonsoir, Mickaël.
00:45:28Rebonsoir à tous.
00:45:29Donald Trump a appelé l'Iran à faire ce qui est intelligent,
00:45:33avant d'ajouter que les États-Unis ne veulent pas y aller et tuer des gens.
00:45:36L'armée américaine se tient prête à reprendre des opérations majeures de combat
00:45:40en cas de riposte iranienne à son opération dans le détroit d'Hormuz.
00:45:44De son côté, Téhéran avertit que le bras de fer n'a même pas commencé.
00:45:48Et Marco Rubio a assuré que la phase offensive du conflit avec l'Iran était finie,
00:45:53comme le président l'a signifié au Congrès.
00:45:56Le chef de la diplomatie américaine s'est exprimé ce mardi
00:45:58lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche,
00:46:01au cours de laquelle il a voulu relativiser les tensions avec le Vatican
00:46:04au sujet de la guerre en Iran.
00:46:06Il rencontrera d'ailleurs le pape ce jeudi.
00:46:09Volodymyr Zelensky a déploré au moins quatre morts ce mardi
00:46:12dans une frappe russe sur Dnipro, au centre de l'Ukraine.
00:46:15Le président avait déjà annoncé une attaque meurtrière plus tôt dans la journée
00:46:19après la mort d'au moins 18 personnes suite à des bombardements russes
00:46:22à Saporizhia dans le sud, Kramatorsk à l'est et Nikopol au centre-est,
00:46:27avant une éventuelle trêve à l'approche des commémorations en Russie
00:46:30de la victoire de 1945.
00:46:32L'Espagne va accueillir aux Canaries d'ici trois à quatre jours le bâton
00:46:36qui est contaminé par l'antavirus.
00:46:39Selon l'autorité sanitaire de la Terre de Feu,
00:46:42c'est très improbable que la maladie ait été contractée localement.
00:46:45Elle privilégie une infection en dehors du navire actuellement immobilisé dans l'Atlantique.
00:46:49Deux malades seront prochainement évacués vers les Pays-Bas.
00:46:53Au moins trois personnes sont décédées parmi les 88 passagers.
00:46:56Et puis une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis a été requise ce mardi
00:47:00à l'encontre d'un animateur d'une école parisienne.
00:47:03Il était jugé pour agression sexuelle sur mineurs au terme de débats
00:47:07qui se sont déroulés à huis clos devant le tribunal correctionnel de Paris
00:47:10à la demande des partis civils.
00:47:12La décision sera rendue le 16 juin prochain.
00:47:17Merci beaucoup Sandra Tchambon.
00:47:19On vous retrouvera à minuit pour l'édition de la nuit.
00:47:21Le meilleur de l'info avec toujours Karim Abrik et Kevin Bossuet
00:47:24et puis Sarah Doraghi qui vient de nous rejoindre.
00:47:27Bonjour Sarah.
00:47:28Dans le meilleur de l'info ce soir,
00:47:30le témoignage dans un instant d'un agriculteur du cher choqué
00:47:34après la Free Party qui a réuni près de 40 000 personnes ce week-end
00:47:38sur un terrain militaire particulièrement dangereux.
00:47:41Ça s'est passé près de Bourges.
00:47:43On va bien sûr y revenir.
00:47:44Mais d'abord, c'est un sujet qui tétanise les parents
00:47:47et je pèse mes mots.
00:47:49Des parents dont je fais partie qui n'ont plus confiance.
00:47:51Et à juste titre, je parle bien sûr de ce scandale du périscolaire parisien.
00:47:56Ce soir, on a appris qu'une peine de 18 mois de prison avec sursis
00:47:59avait été requise à l'encontre d'un animateur d'une école parisienne
00:48:02jugée pour agression sexuelle sur mineurs.
00:48:05Notre journaliste police-justice, Juliette Sadat, a suivi cette journée.
00:48:10C'était un procès très attendu, historique, celui de la libération de la parole des enfants.
00:48:16Selon plusieurs associations, on présente à l'audience.
00:48:19Le suspect, lui, est arrivé sous une capuche noire, un masque chirurgical cachant son visage.
00:48:25Il est entré discrètement dans la salle d'audience et n'en est ressorti que 5 heures plus tard.
00:48:30Le parquet a requis à son encontre 18 mois de prison avec sursis,
00:48:35avec une période probatoire de 2 ans ainsi qu'une interdiction d'exercer à l'avenir avec des enfants.
00:48:40Je rappelle qu'il était jugé pour harcèlement sexuel sur 9 petites filles âgées de 9 à 10 ans
00:48:46ainsi que pour agression sexuelle sur 3 d'entre elles.
00:48:50Il encourait pour cela jusqu'à 10 années de prison, 150 000 euros d'amende.
00:48:54La décision du tribunal sera rendue le 16 juin prochain.
00:48:59La peine de sursis probatoire dont nous parle Juliette Sadat,
00:49:03conditionnée au respect de l'interdiction d'entrer en contact avec les victimes,
00:49:06de paraître à nouveau dans l'école où il travaillait,
00:49:08d'exercer une activité avec des mineurs ainsi que de l'obligation de soins et d'indemnisation.
00:49:13Kevin Bossuet, c'est évidemment un sujet que vous connaissez,
00:49:15même si vous enseignez à des élèves plus âgés.
00:49:18D'abord un mot sur la peine requise qui me paraît extrêmement légère.
00:49:23C'est extrêmement légère, c'est léger, c'est trop léger.
00:49:25Ça m'a profondément choqué.
00:49:27Mais est-ce que vous vous rendez compte, on parle d'agression sexuelle sur des enfants
00:49:31et l'attitude de cet individu qui ne veut même pas montrer son visage,
00:49:36la lâcheté jusqu'au bout, l'ignominie jusqu'au bout.
00:49:40Moi j'espère vraiment que la justice va être ferme.
00:49:43Parce que ce qui est en train de se passer, c'est inqualifiable, c'est impardonnable.
00:49:47Et vous l'avez dit Mickaël, moi je suis enseignant,
00:49:49j'ai des élèves de sixième, comment peut-on avoir, en voyant des gamins,
00:49:56une pulsion sexuelle ou quelque chose comme ça, mais ça relève du délire le plus total,
00:50:01ça relève d'un problème psychiatrique.
00:50:04Et vous avez également dit quelque chose qui est très juste.
00:50:07Ce qui est important entre un enseignant et les parents,
00:50:11entre un animateur du périscolaire et des parents, c'est la confiance.
00:50:14À partir du moment où la conscience est rompue,
00:50:18vous avez des parents qui vivent dans une insécurité perpétuelle
00:50:20et qui ne veulent plus mettre leurs enfants dans ces écoles.
00:50:24Et je le comprends.
00:50:24En tout cas, c'est un véritable scandale.
00:50:26Et dernière chose aussi que je voulais dire,
00:50:27parce que la mairie de Paris n'a pas agi.
00:50:29Moi je suis désolé.
00:50:30Monsieur Grégoire, en effet, traite la question aujourd'hui.
00:50:33Sauf qu'il était au courant depuis des années.
00:50:35Donc moi ça me choque, moi ça m'interpelle.
00:50:38Et vraiment, c'est l'ignominie, je n'ai pas de mots.
00:50:40Mais vous parlez de confiance, j'ai envie de dire, c'est la base.
00:50:43Ça va même plus loin que ça en fait.
00:50:46Je ne sais pas qui est parent autour de la table.
00:50:50Quand je vous dis que les parents sont tétanisés face à ce scandale,
00:50:54face à ces horreurs.
00:50:56C'est-à-dire que les parents, en fait, on n'a pas le choix d'avoir confiance.
00:51:00C'est-à-dire que c'est même pas...
00:51:01La confiance en général, on a le choix de faire confiance ou pas à une personne.
00:51:04Quand vous avez un ami, quand vous rencontrez quelqu'un dans la rue,
00:51:07vous avez le choix ou pas de lui faire confiance.
00:51:08Sauf que là, les parents n'ont pas le choix en fait.
00:51:10C'est-à-dire qu'on fait confiance aveuglément en l'éducation nationale.
00:51:13On fait confiance aveuglément envers les enseignants,
00:51:17envers les animateurs dans les centres aérés.
00:51:19Je précise que quand on laisse ses enfants dans un centre aérés,
00:51:23c'est qu'on n'a pas le choix.
00:51:24C'est-à-dire que quand on laisse ses enfants le mercredi dans un centre aérés,
00:51:28c'est parce qu'on travaille.
00:51:29Ou le soir, c'est parce qu'on termine plus tard.
00:51:31Donc c'est pareil.
00:51:32Tout ça, on le fait, mais on n'a pas le choix.
00:51:34Et à un moment donné, quand cette confiance est rompue,
00:51:38c'est absolument terrible parce que, je vous le dis,
00:51:40j'en fais partie, les parents sont absolument tétanisés.
00:51:43Je voudrais vous faire écouter le témoignage de cette maman
00:51:45dont le fils a été agressé sexuellement par un animateur.
00:51:47Elle était interrogée sur Europe 1 aujourd'hui.
00:51:50Et c'est juste glaçant.
00:51:52Écoutez.
00:51:53Mon petit garçon pleurait.
00:51:55Il me demandait tous les matins s'il avait garderie.
00:51:57En tant que maman, après, c'est toujours difficile
00:51:59parce qu'à trois ans, est-ce que c'est la maîtresse ?
00:52:01Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec l'école ?
00:52:04Il se réveillait la nuit.
00:52:05Il donnait le nom de certains animateurs, animatrices.
00:52:08Et je ne pensais pas du tout que ça aurait pu arriver
00:52:11jusque là où on en est aujourd'hui.
00:52:13Abuser de la naïveté d'un enfant de 3-4 ans, c'est innommable.
00:52:17Il y a des violences physiques, il y a des violences sexuelles.
00:52:18Il y a potentiellement des viols.
00:52:21Il y a eu les faits qui se sont passés en octobre,
00:52:22mais on l'a su, en fait, en février et en mars.
00:52:25C'est scandaleux parce qu'on n'a pas forcément pu protéger nos enfants.
00:52:28Moi, j'étais très bécontenancée quand la gendarme m'a appelée
00:52:32et qu'elle voulait nous auditionner parce que le nom de mon fils
00:52:34est revenu sur une déposition qu'avait faite une animatrice
00:52:37quand l'enquête allait débuter.
00:52:38J'ai eu comme un flashback tout le mal-être de mon fils à la rentrée
00:52:42et c'était parce qu'il y avait un réel problème.
00:52:44Même si nos enfants, au bout de 4, 5, 6 mois,
00:52:47ils vont bien, entre guillemets,
00:52:49mais en fait, c'est nous, parents.
00:52:49Je suis en détresse, on va dire, émotionnelle.
00:52:53Karim Abrik, on parle d'enfants de 3 à 4 ans.
00:52:57On parle d'enfants qui, quand on les laisse à l'école,
00:53:02non seulement, évidemment, encore, je parlais de confiance aveugle,
00:53:06évidemment, cette confiance aveugle,
00:53:07mais elle est encore plus importante lorsqu'on laisse des enfants aussi jeunes
00:53:10parce qu'en général, c'est des enfants qui ne racontent pas,
00:53:13en fait, à cet âge-là.
00:53:14On ne raconte pas encore.
00:53:15C'est difficile.
00:53:16C'est là, justement, où on apprend un peu à raconter sa journée,
00:53:18à raconter ce qui s'est passé.
00:53:20Donc, ça veut dire que...
00:53:22Moi, je vais vous dire pourquoi ce scandale, je le trouve absolument terrible.
00:53:26C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des chiffres qui sont sortis,
00:53:28mais je pense qu'on n'est qu'au début de cette affaire.
00:53:31Je pense qu'on va découvrir des choses.
00:53:36Je n'espère pas, mais le truc, c'est qu'il y a des enfants qui ont parlé.
00:53:39Il y en a certainement beaucoup plus qui n'ont rien dit aujourd'hui.
00:53:42Oui, tout à fait.
00:53:43On parle quand même des enfants qui sont les plus vulnérables.
00:53:47Ce sont nos trésors, finalement.
00:53:49On a tous soit des enfants, des neveux.
00:53:51On a été enfants.
00:53:52On sait ce que c'est.
00:53:54On a tous des enfants dans notre entourage.
00:53:57On pense aux parents.
00:53:58On pense à ces petits-enfants.
00:53:59Et vous avez raison de mentionner, c'est un scandale.
00:54:02C'est un scandale énorme.
00:54:04On parle maintenant juste à l'heure où on se parle.
00:54:06C'est plusieurs dizaines quand même d'animateurs qui ont été suspendus.
00:54:11Et quand on regarde justement ce qui est requis,
00:54:13notamment les fameux 18 mois avec sursis,
00:54:16mais on se dit, est-ce qu'on se fiche des parents?
00:54:19On se fiche des enfants?
00:54:21Écoutez, on parle de la France qui est un grand pays.
00:54:24On ne peut pas imaginer.
00:54:25Vous dites, on fait une confiance aveugle.
00:54:27C'est qu'on se dit que minimalement, on est quand même dans des délits,
00:54:30dans des crimes quand on parle d'agression sexuelle.
00:54:32Et c'est toujours ce tabou de la violence sexuelle.
00:54:35Je pense qu'il faut, à un moment donné, se réveiller.
00:54:38Ce sont quand même les enfants qui sont vulnérables.
00:54:40Vous avez mentionné, ils ne peuvent pas toujours parler.
00:54:42Et ensuite, le délai entre...
00:54:44Il y a des parents quand même qui avaient tiré la sonnette d'alarme,
00:54:47qui sont à l'écoute de leurs enfants.
00:54:48Et combien de temps ça a pris?
00:54:50Qui a-t-on protégé?
00:54:51Et quand j'entends des histoires du genre...
00:54:53Ah, mais vous savez, cette histoire du temps, 4 jours et demi,
00:54:58des choses comme ça, le réaménagement du temps,
00:55:00ça a prédisposé, vous savez, pour les agressions sexuelles.
00:55:04Mais qu'est-ce que c'est que ça, en fait?
00:55:05Bien sûr.
00:55:05Et vous avez dit quelque chose de très juste quand vous dites
00:55:07qui a-t-on protégé?
00:55:08Parce que la question, elle se pose aussi là-dessus, Sarah Doraghi.
00:55:12Mais évidemment, quand j'entends 18 mois avec sursis,
00:55:15j'ai l'impression que c'est vraiment contraint et forcé
00:55:18qu'on finit par condamner.
00:55:20Parce que, je ne sais pas si vous vous rappelez,
00:55:21il y avait aussi ces histoires d'animateurs périscolaires
00:55:24qui avaient créé un truc qui s'appelait
00:55:26Les Ateliers du Goût,
00:55:27où ils bandaient les yeux des enfants, etc.
00:55:30Il y a ça.
00:55:31Et qu'est-ce qui s'était passé?
00:55:32Et en fait, l'école ne voulait absolument pas,
00:55:35voilà, pas de vagues, qu'on n'en parle pas.
00:55:37Et donc, simplement, c'était changer l'animateur d'école,
00:55:40changer l'animateur d'école, et ainsi de suite,
00:55:42et que jamais on n'en parle.
00:55:43Donc, cet animateur-là avait fait le tour des écoles,
00:55:47elle s'était retrouvée avec plein de jeunes enfants.
00:55:50Et donc, voilà, la prévention,
00:55:52ce n'est pas un truc en un claquement de doigts.
00:55:54La prévention, ça se prépare.
00:55:55Les animateurs, ça se prépare, ça se surveille.
00:55:57On ne laisse pas des gamins avec des animateurs
00:56:00non préparés, non formés correctement,
00:56:02avec des gamins.
00:56:03Comment se sont recrutés ces animateurs en général?
00:56:06Écoutez, je me pose la question.
00:56:08Parce qu'on regarde véritablement
00:56:09s'ils ont un casier judiciaire ou pas.
00:56:11Est-ce qu'on regarde leur CV?
00:56:13Est-ce qu'on se renseigne d'où ils proviennent?
00:56:15J'ose espérer qu'ils n'ont pas choisi ce métier
00:56:17pour aller agresser des enfants.
00:56:19Mais je suis désolé, je me pose la question.
00:56:21Est-ce qu'il n'y a pas un réseau derrière?
00:56:22Parce qu'apparemment, on avait vu
00:56:23qu'ils parlaient entre eux, etc.
00:56:25Mais c'est extrêmement choquant.
00:56:27Et surtout, mettez-vous à la place de ces enfants
00:56:28qui, à 3-4 ans, n'ont pas la notion du bien et du mal.
00:56:32Ils subissent quelque chose.
00:56:33Ils ne savent pas vraiment si c'est mal.
00:56:35Ils ne savent pas vraiment si c'est bien.
00:56:36Et puis, c'est quand même un adulte.
00:56:37Donc, on ne remet pas forcément en cause
00:56:39l'autorité de l'adulte.
00:56:40Donc, on hésite à en parler aux parents.
00:56:42Et puis, après, ces enfants, ils grandissent.
00:56:44Ils arrivent à 8-9 ans.
00:56:45Ils sentent bien, même s'ils n'ont pas parlé
00:56:47qu'il y a quelque chose de bizarre qui s'est passé.
00:56:49Et puis, il y a l'adolescence,
00:56:50ce sentiment de honte qui les habite.
00:56:53C'est un sentiment qui les brise.
00:56:55Et puis, on arrive à l'adolescence
00:56:56avec les premiers flirts,
00:56:57les premières relations sexuelles.
00:56:59Et parfois, il y a des enfants plutôt agressés
00:57:00qui n'arrivent même pas à ce qu'on les touche,
00:57:03qui n'arrivent même pas, finalement,
00:57:04à avoir une relation solide.
00:57:06Donc, ce qui est en train de se passer,
00:57:07si vous voulez,
00:57:08c'est qu'on détruit des gamins
00:57:09et on détruit des adultes.
00:57:11Et ça, il faut en prendre conscience.
00:57:12Et c'est pour ça que la justice
00:57:13doit être fermée, vraiment ferme.
00:57:15Il y a la justice, bien sûr,
00:57:16mais vous pensez aujourd'hui,
00:57:17les parents, ils attendent plus que ça.
00:57:19Je vais vous montrer quelque chose.
00:57:21Moi, je n'ai pas d'enfant,
00:57:23mais j'ai été victime de viol à l'âge de 8 ans.
00:57:26Ce n'est pas du tout important.
00:57:28Aujourd'hui, si j'en parle, c'est que ça va.
00:57:31Mais c'est simplement pour vous dire,
00:57:33cette étape-là dont vous parlez,
00:57:35où on ne fait pas la distinction,
00:57:37en fait, on ne sait pas bien ce qui se passe.
00:57:39On n'ose pas en parler.
00:57:40Alors après, il y a des adultes
00:57:42qui l'apprennent,
00:57:42qui ont appris assez vite, etc.
00:57:44Et qui m'ont dit que ce n'était pas de ma faute.
00:57:46Voilà, c'était traité assez rapidement.
00:57:48Mais...
00:57:48C'est vous qui...
00:57:49Je me permets de poser la question.
00:57:51C'est vous qui avez témoigné
00:57:52auprès des adultes ?
00:57:53Non, non, c'est...
00:57:55Ma grand-mère m'a vue
00:57:56et je ne sais pas comment c'est assez incroyable
00:57:58parce qu'elle a compris en me voyant
00:58:00alors que c'était incroyable.
00:58:03J'étais habillée.
00:58:05Et voilà, je veux dire,
00:58:06il avait taché ma robe
00:58:08et c'était l'homme de ménage de la maison
00:58:09et il m'avait dit d'aller me changer.
00:58:11Et donc, je rasais...
00:58:12Et qu'il ne fallait pas que ça se voit.
00:58:13Et donc, je rasais les murs
00:58:14et ma grand-mère m'a vue,
00:58:15elle a compris.
00:58:16On ferme la parenthèse.
00:58:17Ce que je veux dire,
00:58:17c'est que...
00:58:19Ce que vous étiez en train de décrire,
00:58:21c'est-à-dire toutes ces années qui passent
00:58:22et qu'on compare et qu'on a peur
00:58:24de la première fois
00:58:25où on va embrasser un garçon
00:58:26et qu'est-ce que ça va être
00:58:27et après et après la relation.
00:58:29Mais il y a moi, mon histoire.
00:58:32Mais il y a aussi l'histoire de mes sœurs, en fait.
00:58:34Et de mes sœurs qui ont vécu
00:58:37avec cette espèce de culpabilité
00:58:39d'avoir eu, notamment une de mes sœurs,
00:58:43des attouchements de sa part,
00:58:44ne pas avoir osé en parler
00:58:46et du coup, de vivre avec cette espèce
00:58:49de hantise, d'angoisse.
00:58:52De par la même personne.
00:58:52Oui, oui, par le même.
00:58:53Et donc, parce qu'on était petites, quoi.
00:58:56Et donc, elle n'avait pas osé en parler.
00:58:57Ce que je veux dire,
00:58:58c'est que ce n'est pas anodin.
00:58:59Ce n'est pas un petit geste.
00:59:00Ce n'est pas un jour,
00:59:02il s'est passé ça
00:59:02et on ferme la parenthèse.
00:59:04C'est quelque chose
00:59:04qui peut vous suivre,
00:59:07vous, votre famille,
00:59:08votre entourage
00:59:09qui vit dans la culpabilité,
00:59:10comme l'expliquait la maman,
00:59:11de ne pas avoir su,
00:59:13pu vous protéger à un moment.
00:59:15Donc, ça peut vraiment bousculer
00:59:17et bouleverser une famille.
00:59:18Et bouleverser une famille,
00:59:19bouleverser des vies.
00:59:20Et je vous sens particulièrement ému,
00:59:22évidemment, d'en parler ce soir, Sarah.
00:59:24Mais c'est pour ça que je disais
00:59:25qu'aujourd'hui,
00:59:26les parents, ils attendent plus
00:59:27la décision de justice,
00:59:29la fermeté de la justice.
00:59:30C'est évidemment très important.
00:59:31Mais au-delà de ça,
00:59:33les parents, je pense qu'ils attendent
00:59:33aujourd'hui que certains
00:59:35rendent des comptes.
00:59:35Comment est-ce qu'on a pu
00:59:37laisser passer ça ?
00:59:38Parce qu'à un moment donné,
00:59:38c'est ça aussi
00:59:39les questions qu'on se pose.
00:59:40Il y a évidemment les personnes
00:59:42qui ont commis les actes,
00:59:43mais sauf que les personnes
00:59:45qui ont commis les actes,
00:59:46alors, dans le cadre,
00:59:48en tous les cas,
00:59:48du milieu scolaire
00:59:49ou des centres aérés,
00:59:52elles étaient entourées
00:59:53par un système.
00:59:54Et donc, on attend aujourd'hui
00:59:55des réponses.
00:59:56Pour le moment,
00:59:57tout ça est, à mon sens,
00:59:59très timide.
01:00:00Écoutez la cofondatrice
01:00:01du collectif SOS Périscolaire.
01:00:05Les parents veulent savoir
01:00:06qui s'occupe de leurs enfants,
01:00:08comment et qui,
01:00:10à quel groupe, à quelle heure.
01:00:11C'est absolument anormal
01:00:12que, rétrospectivement,
01:00:14même une fois que l'affaire
01:00:15est en cours,
01:00:16on ne puisse pas donner
01:00:17aux parents de quoi savoir
01:00:19si l'enfant a été au contact
01:00:20du ou des prédateurs.
01:00:22On demande aussi
01:00:23un trombinoscope.
01:00:24C'est quand même incroyable
01:00:25qu'encore aujourd'hui,
01:00:26on ne puisse pas avoir accès
01:00:28au visage et au nom
01:00:29des gens qui s'occupent
01:00:30de nos enfants,
01:00:31alors que, dans nos maisons,
01:00:33personne ne ferait jamais
01:00:33venir un ou une baby-sitter
01:00:35sans savoir comment il s'appelle
01:00:36et à quoi il ressemble
01:00:37avant qu'il arrive.
01:00:38Et puis, surtout,
01:00:39je vais vous dire,
01:00:40ils attendent,
01:00:41moi, c'est ce que j'attends
01:00:42pour mes enfants,
01:00:42c'est ce que j'attends
01:00:43pour mon fils de 5 ans
01:00:44qui va justement
01:00:45au centre aéré le mercredi,
01:00:47qui va au centre aéré
01:00:49le soir,
01:00:49c'est qu'on nous dise
01:00:51ce qui s'est passé.
01:00:52C'est-à-dire,
01:00:52on nous dise,
01:00:53voilà,
01:00:53il y a eu des lacunes,
01:00:54il y a eu des manquements
01:00:55à tel ou tel niveau
01:00:57au niveau du recrutement,
01:00:59au niveau des personnes
01:00:59qui ont décidé,
01:01:00à un moment donné,
01:01:01qu'il fallait muter
01:01:02ces animateurs
01:01:03dans d'autres écoles.
01:01:04Il y a eu un manquement,
01:01:05on attend aussi
01:01:06des excuses
01:01:07qu'on nous garantisse,
01:01:09puisqu'on parlait
01:01:09de confiance tout à l'heure,
01:01:10qu'on nous garantisse
01:01:11que demain,
01:01:12ça ne se reproduira pas,
01:01:13tout simplement,
01:01:14Kévin Bossuet.
01:01:15C'est évident.
01:01:16Alors déjà,
01:01:16le recrutement,
01:01:17mais il n'y a pas que ça.
01:01:18Il faut, si vous voulez,
01:01:19la mise en place
01:01:20d'un protocole
01:01:21pour qu'un adulte
01:01:22ne se retrouve jamais seul
01:01:24face à un enfant.
01:01:25Parce que là,
01:01:25il y a eu tout un débat
01:01:26qui a inondé l'espace public
01:01:27sur les caméras,
01:01:28la vidéosurveillance.
01:01:30Moi,
01:01:30je ne suis pas favorable
01:01:31parce que,
01:01:32de toute manière,
01:01:33c'est qu'on empiète
01:01:34véritablement
01:01:34dans l'espace des enfants
01:01:35et dans l'espace des adultes.
01:01:37Et puis,
01:01:37si un adulte veut agresser
01:01:38un enfant,
01:01:39il suffit malheureusement
01:01:40d'aller aux toilettes
01:01:40ou de le prendre
01:01:41à un endroit
01:01:41où il n'y a pas de caméra.
01:01:42Mais un protocole
01:01:43où un enfant
01:01:44ne se retrouve jamais
01:01:45face à un adulte,
01:01:45où ils sont deux ou trois,
01:01:47c'est quelque chose
01:01:47qui est essentiel.
01:01:49Et puis,
01:01:49une chose aussi,
01:01:50les parents attendent
01:01:51en effet des comptes
01:01:52parce qu'il y en a forcément
01:01:53qui ont fermé les yeux,
01:01:54il y en a forcément
01:01:54qui n'ont pas voulu voir,
01:01:55il y en a forcément
01:01:56qui ont excusé,
01:01:57voire qui ont un petit peu cautionné.
01:01:59Et ce qui se passe,
01:02:00c'est une honte.
01:02:01Et je me mets
01:02:01à la place des parents,
01:02:02je ne suis pas parent,
01:02:03mais je me mets
01:02:03à la place des parents.
01:02:04Comment voulez-vous
01:02:04que les parents
01:02:07veuillent encore
01:02:08mettre leurs gamins
01:02:09dans ces écoles-là ?
01:02:10C'est quelque chose
01:02:10qui n'est pas possible.
01:02:12Et ces politiques
01:02:13qui ont mis du temps
01:02:14parce qu'on ne dit pas
01:02:15ces choses-là.
01:02:16Mais là,
01:02:16la honte doit changer le camp,
01:02:17la peur doit changer le camp
01:02:18et heureusement
01:02:19que ces gamins parlent
01:02:21et j'espère qu'on prendra
01:02:22la parole de l'enfant au sérieux
01:02:23parce que moi,
01:02:23j'ai pendant longtemps connu
01:02:25des paroles des enfants
01:02:27qui n'étaient pas prises au sérieux.
01:02:28Parfois,
01:02:28ils affabulent,
01:02:29mais parfois,
01:02:30c'est vrai
01:02:30et il faut en tenir compte.
01:02:32Merci,
01:02:32Clévin Bossu.
01:02:33On va refermer
01:02:33ce sujet là-dessus.
01:02:36J'ai juste un mot
01:02:36remercier,
01:02:37enfin,
01:02:38remercier Sarah Doraghi
01:02:39parce que je sais
01:02:39que ce témoignage,
01:02:40vous n'aviez pas envie
01:02:41de le livrer.
01:02:41C'est un peu sorti comme ça.
01:02:42Je vous ai senti
01:02:43très ému derrière.
01:02:46Quand on parle
01:02:47de pas de vagues
01:02:48et une petite parenthèse,
01:02:49ce que je veux dire,
01:02:50c'est que ça touche
01:02:52tellement d'autres gens
01:02:53et pendant tellement longtemps.
01:02:55Donc,
01:02:55ce n'est pas simplement
01:02:56un acte
01:02:57qu'on peut isoler
01:02:58en disant
01:02:58il a fait une bêtise,
01:03:00il ne le refera plus.
01:03:02Ça a des répercussions.
01:03:03Ça a d'importantes répercussions.
01:03:05Il faut garder ça en tête.
01:03:06Bien sûr.
01:03:07Merci de parler
01:03:08de ce témoignage.
01:03:09Ça prend toujours du courage.
01:03:11C'est important.
01:03:11Et ce que vous avez aussi mentionné,
01:03:13c'est à quel point
01:03:13le tabou,
01:03:14on se dit en 2026,
01:03:15on est rendu ailleurs,
01:03:17mais non,
01:03:17il y a des mêmes réflexes
01:03:19qu'il faut briser
01:03:20si on veut protéger
01:03:21justement les enfants.
01:03:23L'heure est au bilan.
01:03:24Après la Free Party
01:03:25dans le Cher,
01:03:26ce festival organisé
01:03:27de façon illégale
01:03:28sur un terrain militaire
01:03:29dangereux,
01:03:30six gendarmes
01:03:31ont été blessés
01:03:32sur les 22 000 personnes
01:03:34et plus de 10 000
01:03:35véhicules contrôlés.
01:03:37Il y a eu 18 interpellations,
01:03:39dont 9 gardes à vue,
01:03:4063 armes saisies
01:03:41et plus de 6 000 procès
01:03:43verbaux dressés.
01:03:44On est avec Bruno Kézac
01:03:45pour en parler.
01:03:46Bonsoir.
01:03:46Bonsoir.
01:03:46Ancien colonel
01:03:47de gendarmerie,
01:03:49le bilan est lourd.
01:03:50Je le disais,
01:03:51six gendarmes blessés
01:03:52durant cet événement,
01:03:53dans quel état sont-ils ?
01:03:54Est-ce que vous avez
01:03:54des nouvelles
01:03:55à nous communiquer ?
01:03:57Je n'ai pas de mauvaises nouvelles
01:03:58les concernant.
01:03:59J'allais dire,
01:04:00ça fait partie malheureusement
01:04:02des pratiques
01:04:05reconnues et habituelles
01:04:06de ce genre de rassemblement
01:04:07depuis quelques années.
01:04:08Il est bien rare
01:04:09que des gendarmes
01:04:10ne soient pas blessés
01:04:12soit lors de l'arrivée
01:04:14et lorsqu'ils tentent
01:04:15d'empêcher l'installation
01:04:16des murs de son
01:04:17et des fêtards,
01:04:19appelons-les comme ça,
01:04:22soit lorsque le rassemblement
01:04:24se termine
01:04:25et que la phase judiciaire
01:04:26se met en œuvre,
01:04:27c'est-à-dire que les gendarmes
01:04:29comptent les points
01:04:30et commencent à verbaliser.
01:04:31Vous avez évoqué
01:04:32des chiffres significatifs
01:04:34à ce sujet.
01:04:35Et là, en général,
01:04:37les gens acceptent
01:04:37assez difficilement
01:04:38d'être, un,
01:04:40entravés dans leur départ
01:04:42et deux,
01:04:43de se voir signifier
01:04:44un certain nombre
01:04:45de contraventions
01:04:46et pour les faits
01:04:47les plus graves
01:04:47des mises en garde à vue
01:04:49auxquels ils ne sont pas
01:04:49forcément habitués.
01:04:50On a quand même affaire
01:04:51à des gens
01:04:52qui sont en rupture
01:04:54vis-à-vis de la légalité
01:04:55du début jusqu'à la fin.
01:04:57C'est-à-dire ?
01:04:57On ne déclare rien.
01:04:59On s'installe sur des terrains
01:05:00qui sont, en général,
01:05:02des terrains privés.
01:05:03Alors là, c'est encore pire.
01:05:04On est carrément
01:05:05sur un terrain militaire.
01:05:06Ce n'est pas une première.
01:05:07Il y a déjà eu des cas
01:05:07comme ça.
01:05:08Enfin, c'est quand même
01:05:08relativement rare.
01:05:10Ça montre que
01:05:11les organisateurs,
01:05:12si on peut les appeler
01:05:13comme ça,
01:05:13se soucient assez peu
01:05:14du respect
01:05:16de la chose publique
01:05:19et des terrains
01:05:19sur lesquels
01:05:20ils s'installent.
01:05:20Et n'ont pas de conscience
01:05:21du danger aussi.
01:05:22Et derrière,
01:05:23le rapport à la loi
01:05:24n'est pas celui
01:05:25qu'on peut avoir
01:05:25à fortiori
01:05:26quand on est officier
01:05:27de Jean-Larmerie,
01:05:28évidemment.
01:05:29Mais c'est assez difficile
01:05:31d'avoir un raisonnement
01:05:33cohérent
01:05:33quand on est un défenseur
01:05:34de la loi
01:05:35face à des gens
01:05:36qui, eux,
01:05:36ont pour souci premier
01:05:37de la contourner.
01:05:38On est avec
01:05:39Anthony Petit
01:05:40également
01:05:41qui est en direct
01:05:42avec nous ce soir,
01:05:43agriculteur dans le Cher.
01:05:45Bonsoir,
01:05:46merci d'être
01:05:46avec nous sur CNews.
01:05:48Vous étiez présent
01:05:49durant ce week-end.
01:05:50C'est ça,
01:05:51votre ferme se trouve
01:05:51à côté du terrain militaire ?
01:05:54Oui, c'est ça.
01:05:55Mon exploitation
01:05:55se situe
01:05:56à 1 000,
01:05:581 500 mètres
01:05:59du lieu
01:06:00de la Rêve-Partie.
01:06:01D'accord.
01:06:02Et soulagé,
01:06:04j'imagine,
01:06:04que ce soit terminé ?
01:06:06Oui, alors c'est terminé.
01:06:08Il reste encore
01:06:08quelques véhicules sur place.
01:06:10D'accord.
01:06:10Je pense qu'on peut
01:06:11en dénouer encore
01:06:12à peu près 200.
01:06:13Alors, on va continuer
01:06:14d'en parler dans un instant.
01:06:15Vous allez nous raconter
01:06:16d'ailleurs ce que vous avez vu
01:06:17puisque vous nous l'expliquez,
01:06:18votre ferme,
01:06:20votre exploitation
01:06:20se trouve à côté
01:06:21de ce terrain militaire.
01:06:22Vous allez nous raconter
01:06:24un peu ce que vous avez vécu
01:06:25depuis vendredi.
01:06:26Je crois que vous avez eu peur
01:06:27quand même
01:06:29lorsque vous avez vu
01:06:30tout ce monde.
01:06:31Près de 40 000 personnes,
01:06:33je ne sais pas
01:06:33si vous vous rendez compte,
01:06:3340 000 personnes
01:06:34qui ont participé
01:06:35à cet événement.
01:06:36On en discutait tout à l'heure
01:06:37pendant la préparation
01:06:39de cette émission
01:06:39pour vous donner une idée.
01:06:4040 000 personnes,
01:06:41c'est la population
01:06:42des Sables d'Elonne,
01:06:42par exemple,
01:06:43ou de Ronis-sous-Bois.
01:06:44Vous voyez,
01:06:45c'est considérable.
01:06:46C'est le massacre
01:06:47de janvier en Iran,
01:06:48par exemple.
01:06:48Et c'est le massacre.
01:06:49Absolument.
01:06:50Restez avec nous
01:06:51sur CNews.
01:06:52Le Meilleur de l'Info continue
01:06:53et on continue,
01:06:54bien sûr,
01:06:54d'en parler ensemble.
01:07:00L'heure est au bilan
01:07:01après la Free Party
01:07:02dans le cher
01:07:02festival organisé
01:07:04de façon illégale
01:07:04sur un terrain militaire
01:07:05dangereux.
01:07:06On en parlait juste
01:07:07avant la pause.
01:07:076 gendarmes blessés,
01:07:1018 interpellations
01:07:11dont 9 gardes à vue,
01:07:1263 armes saisies,
01:07:13plus de 6 000 procès
01:07:15verbodressés.
01:07:15On est toujours
01:07:16avec Bruno Kézac,
01:07:17ancien colonel
01:07:17de gendarmerie,
01:07:18et Anthony Petit,
01:07:19agriculteur dans le cher,
01:07:21qui est également
01:07:22avec nous.
01:07:23Je le disais,
01:07:23vous étiez présent
01:07:24durant ce week-end.
01:07:26Votre ferme,
01:07:27c'est ce que vous nous expliquez,
01:07:28votre implantation
01:07:29se trouve juste à côté
01:07:30du terrain militaire.
01:07:33Oui,
01:07:33c'est ça.
01:07:34Mon exploitation
01:07:34est vraiment
01:07:35en bordure
01:07:35du terrain militaire.
01:07:37C'est pour ça
01:07:38que les voitures
01:07:38se sont affluées
01:07:40à se garer
01:07:40autour de chez nous
01:07:41et des parcelles
01:07:42des animaux.
01:07:42Qu'est-ce que vous avez vu
01:07:43depuis vendredi ?
01:07:45Je crois que vous avez pris
01:07:46pas mal de photos
01:07:47que vous avez envoyées
01:07:47notamment à la rédaction
01:07:51qui a préparé
01:07:52l'émission avec moi,
01:07:53à Kevin notamment.
01:07:55Est-ce qu'on peut
01:07:55peut-être
01:07:56les montrer à l'écran
01:07:57ces photos
01:07:58que vous avez envoyées ?
01:07:59Ça,
01:07:59c'est des photos
01:07:59que vous avez prises quand ?
01:08:01Ça,
01:08:02c'est des photos
01:08:02que j'ai prises ce soir.
01:08:04Là,
01:08:04le passage qu'on voit
01:08:05dans le champ d'ailleurs,
01:08:06c'est un passage
01:08:06de véhicules
01:08:07dans un champ de culture.
01:08:08Vous voyez,
01:08:08ils ont bien fait
01:08:09les dégâts sur place.
01:08:12C'est des photos
01:08:12qui ont été prises ce soir
01:08:13et les déchets
01:08:15sont en train
01:08:15de se balader
01:08:17dans les champs.
01:08:18Donc ça,
01:08:18c'est des déchets
01:08:19qui se trouvent
01:08:19sur des terrains privés.
01:08:22Là,
01:08:22c'est sur le terrain militaire.
01:08:24Là,
01:08:24c'est sur le terrain militaire.
01:08:25D'accord.
01:08:26On est vraiment
01:08:27à proximité
01:08:27de l'endroit
01:08:29du Technival.
01:08:30Je le disais,
01:08:31près de 40 000 personnes
01:08:34ont participé
01:08:35à cet événement.
01:08:36C'est absolument
01:08:37énorme.
01:08:38Est-ce que vous avez eu peur
01:08:39pendant ce week-end ?
01:08:40En fait,
01:08:41on s'est surtout
01:08:41sentis dépassés
01:08:42avant tout.
01:08:44On a eu des personnes
01:08:45qui traversaient
01:08:46les prés
01:08:46où il y avait
01:08:47des animaux
01:08:47qui se trouvaient dedans.
01:08:49Il y en a même
01:08:49d'autres
01:08:49qui se sont retrouvés
01:08:51dans les bâtiments
01:08:52ou à proximité
01:08:53des bâtiments
01:08:53de l'exploitation.
01:08:55C'est pour ça
01:08:56qu'à 22 heures,
01:08:58on a le préfet
01:09:00du département
01:09:00qui est venu sur place
01:09:01pour constater
01:09:03et du coup
01:09:03mettre en place
01:09:04un dispositif
01:09:05de protection
01:09:05de l'exploitation.
01:09:07Comment est-ce que
01:09:08vous avez vécu ça ?
01:09:09Vous vivez seul
01:09:11sur cette exploitation ?
01:09:12Vous êtes en famille ?
01:09:14Oui,
01:09:14on est en famille.
01:09:15Je suis associé
01:09:16avec mes deux parents.
01:09:17D'accord.
01:09:19Mes deux parents
01:09:20habitent plus
01:09:21sur le bourg
01:09:22de la commune
01:09:22et eux,
01:09:22nous,
01:09:23on l'a plus vécu
01:09:24comme une invasion.
01:09:25Ah oui ?
01:09:27Ça a eu des conséquences
01:09:29sur votre travail
01:09:30durant ces derniers jours ?
01:09:32Carrément.
01:09:33C'est la cinquième journée
01:09:35qu'on passe
01:09:37à surveiller,
01:09:37à faire très attention
01:09:38et honnêtement,
01:09:40oui,
01:09:40il y a du travail
01:09:40qu'on a prévu ce week-end
01:09:41qu'on n'a pas fait du tout.
01:09:42Du coup,
01:09:43il va falloir qu'on le reporte
01:09:44sur des jours
01:09:45de travaux
01:09:46de cette semaine.
01:09:4899 personnes
01:09:49ont été prises en charge
01:09:50par les services de secours
01:09:51durant ce festival,
01:09:53dont 4 en urgence absolue.
01:09:54Bruno Cuezac,
01:09:55quoi qu'il arrive,
01:09:56ces événements organisés
01:09:57de façon illégale
01:09:58sont toujours
01:10:00particulièrement dangereux
01:10:01parce que finalement,
01:10:02l'organisation est faite
01:10:05très...
01:10:05Il y a très peu finalement
01:10:06de services de sécurité
01:10:09qui sont mis en place,
01:10:11de mesures de sécurité
01:10:12qui sont mises en place
01:10:12autour de ces événements.
01:10:15L'organisation,
01:10:16par les organisateurs,
01:10:18si on peut les appeler comme ça,
01:10:20elle se borne à installer
01:10:21leur mur du son.
01:10:23Du son, oui.
01:10:24Et pour la partie sanitaire
01:10:26et la partie soutien médical,
01:10:29vous avez constaté
01:10:30qu'à chaque fois,
01:10:30c'est l'État qui s'en charge
01:10:31via les sapeurs-pompiers,
01:10:33la protection civile
01:10:34et puis pour la protection
01:10:36des personnes,
01:10:37généralement par la gendarmerie
01:10:38puisque les RAF parties
01:10:39ont lieu de façon
01:10:43la plus courante
01:10:45dans les zones rurales
01:10:46pour des raisons
01:10:46qu'on comprend aisément.
01:10:47C'est à la fois
01:10:48les espaces qu'elles offrent
01:10:49et la multiplicité
01:10:50des voies d'accès
01:10:51qu'elles ouvrent,
01:10:52ce qui complique d'ailleurs
01:10:53la tâche des gendarmes
01:10:54pour, un,
01:10:54anticiper l'arrivée
01:10:56massive des manifestants.
01:10:57Pourquoi est-ce qu'on peut
01:10:58pas agir justement
01:10:59plus en amont
01:10:59pour interdire ces événements
01:11:01puisqu'ils sont de toute façon
01:11:02et il n'y a pas d'autorisation ?
01:11:04Vous avez affaire
01:11:05à des gens
01:11:05qui encore une fois
01:11:06sont en marge
01:11:07de la légalité
01:11:09donc qui mettent en place
01:11:10un certain nombre
01:11:12qui cloisonnent
01:11:13l'organisation
01:11:14de leurs manifestations,
01:11:16qui utilisent
01:11:16des réseaux cryptés,
01:11:18qui envoient des leurs,
01:11:20qui modifient régulièrement
01:11:21les lieux de manifestation
01:11:24et qui au dernier moment
01:11:25décident du lieu
01:11:26de rassemblement
01:11:27et c'est comme ça
01:11:28que vous voyez arriver
01:11:29de façon massive
01:11:30ce qui a été le cas
01:11:31en l'espèce.
01:11:31Et à ce moment-là
01:11:32on ne peut pas,
01:11:33je pose la question
01:11:34peut-être totalement idiote
01:11:35mais à ce moment-là
01:11:36on ne peut pas bloquer
01:11:38les accès,
01:11:38bloquer les routes ?
01:11:39Je vous renvoie
01:11:40à ce que je vous disais
01:11:41juste avant,
01:11:41c'est que vous êtes
01:11:42dans des espaces
01:11:43qui sont extrêmement ouverts
01:11:44avec des voies d'accès
01:11:45qui peuvent se compter
01:11:46par dizaines
01:11:46et donc pour verrouiller
01:11:48le terrain
01:11:49il faut une montée
01:11:50en puissance
01:11:50des moyens de la gendarmerie
01:11:52en homme et en matériel
01:11:53alors quand j'entends matériel
01:11:55c'est aussi
01:11:55les moyens
01:11:57notamment aériens
01:11:57pour pouvoir
01:11:58contrôler l'ensemble
01:11:59de la zone
01:12:00donc si on arrive
01:12:01à avoir du renseignement
01:12:02en amont
01:12:03suffisamment précis
01:12:04pour empêcher
01:12:05l'installation
01:12:05des murs
01:12:07on a de bonnes chances
01:12:08de réussir
01:12:09à empêcher
01:12:11l'installation
01:12:12ce qui arrive
01:12:12quand même
01:12:13souvent
01:12:14il y a à peu près
01:12:15400-450 manifestations
01:12:17de ce style par an
01:12:18qui sont recensées
01:12:19donc elles n'ont pas
01:12:21toutes
01:12:21le même aboutissement
01:12:23donc le travail
01:12:24de la gendarmerie
01:12:25et des différentes structures
01:12:26de renseignement
01:12:27du ministère de l'intérieur
01:12:28ne fonctionnent pas
01:12:29si mal
01:12:29mais on ne peut pas
01:12:31tout empêcher
01:12:32malheureusement
01:12:32et donc quand on n'arrive
01:12:34pas à être en amont
01:12:35on s'organise
01:12:36pour être présent
01:12:37en aval
01:12:37et je précise
01:12:38parce qu'on en parlait
01:12:39pendant la pub
01:12:39vous nous expliquez
01:12:41effectivement
01:12:41donc évidemment
01:12:43il y a tous les dangers
01:12:44qui entourent
01:12:45ce type d'événements
01:12:46du fait du monde
01:12:48des problèmes sanitaires
01:12:49qui peuvent être liés
01:12:50à l'organisation
01:12:51de ces fêtes
01:12:53si on peut appeler ça
01:12:53des fêtes
01:12:54vous nous disiez
01:12:55qu'effectivement
01:12:56sur ce terrain militaire
01:12:57il aurait pu aussi
01:12:58y avoir
01:12:59des obus
01:13:00qui auraient pu se trouver
01:13:02du matériel militaire
01:13:03qui aurait pu être laissé
01:13:05lors d'exercices
01:13:07c'est ça ?
01:13:07Un obus
01:13:08il y en a un qui a été trouvé
01:13:09il a été désamorcé
01:13:10par les démineurs
01:13:11de la DGA
01:13:12donc oui
01:13:14il est tout à fait possible
01:13:15que si
01:13:16compte tenu du fait
01:13:17qu'il n'y avait pas de moyens
01:13:18notamment sanitaires
01:13:20les tuffeurs
01:13:21se soient écartés
01:13:22un petit peu
01:13:23de leur zone
01:13:24de festivité
01:13:24soient tombés
01:13:25sur des obus
01:13:27ou d'autres munitions
01:13:29non explosées
01:13:30et puis dans l'état
01:13:31où ils sont
01:13:32en général
01:13:32au bout de 2 ou 3 jours
01:13:33de pratique
01:13:35c'est-à-dire
01:13:36qu'ils sont plutôt frais
01:13:36si vous me permettez l'expression
01:13:38un dérapage
01:13:39est vite arrivé
01:13:40donc là
01:13:40je trouve qu'on s'en sort
01:13:42plutôt bien
01:13:44en matière de bilan sanitaire
01:13:45les chiffres
01:13:46que vous avez annoncés
01:13:47même s'ils peuvent paraître
01:13:49importants
01:13:49sur 40 000 manifestants
01:13:51c'est pas beaucoup
01:13:52et tant mieux d'ailleurs
01:13:52Anthony Petit
01:13:53une dernière question
01:13:55est-ce qu'il y a eu
01:13:56des débordements
01:13:57sur d'autres terrains
01:13:58des terrains privés
01:13:59peut-être
01:13:59qui se trouvaient
01:14:00à proximité
01:14:01du terrain militaire
01:14:03ouais
01:14:03sur les terrains privés
01:14:04il y a eu des débordements
01:14:05il y a eu des clôtures
01:14:06de coupées
01:14:06il y a eu
01:14:07il y a des gens
01:14:09qui ont déféqué
01:14:10sur
01:14:11sur des parcelles privées
01:14:13alors vraiment
01:14:13à côté des maisons
01:14:15même
01:14:15à proximité même
01:14:16des maisons
01:14:18donc ça oui
01:14:18c'est un vrai problème
01:14:20on a eu un portail fracassé
01:14:21aussi sur la commune
01:14:23il y a eu plusieurs choses
01:14:24effectivement
01:14:25qu'est-ce qui a été fracassé
01:14:26pardon je vous ai pas bien entendu
01:14:28un portail pardon
01:14:29un portail qui a été fracassé
01:14:30sur la commune
01:14:31et évidemment
01:14:31une multitude
01:14:32d'incivilités
01:14:33d'après ce qu'on a pu comprendre
01:14:34d'après les images
01:14:35qu'on a pu voir
01:14:36entre parenthèses
01:14:37des personnes qui se disent
01:14:38en marge de la société
01:14:39qui se disent
01:14:39proches de la nature
01:14:40et écolo
01:14:41je sais pas si vous avez vu
01:14:42les images effectivement
01:14:43les déchets qu'on a pu voir
01:14:44en général quand on est écolo
01:14:46on jette pas des canettes
01:14:49de bière
01:14:50parce que j'imagine
01:14:51que c'est des canettes
01:14:52de bière
01:14:52un petit peu partout
01:14:53et qu'on laisse traîner
01:14:53sur ces endroits
01:14:55merci beaucoup
01:14:56en tous les cas
01:14:57Anthony Petit
01:14:57d'avoir été avec nous
01:14:58agriculteur dans le Cher
01:14:59merci également
01:15:00à Bruno Kézac
01:15:02pour ses précisions
01:15:04ancien colonel
01:15:04de gendarmerie
01:15:06le rapport de 400 pages
01:15:08sur l'audiovisuel public
01:15:09est donc public
01:15:10ça y est
01:15:11rapport porté par le député
01:15:12UDR Charles Aloncle
01:15:13on va en parler
01:15:14dans un instant
01:15:15avec Sarah Doraghi
01:15:17qui est souvent avec nous
01:15:18pour parler de
01:15:19de la situation internationale
01:15:20pour parler de
01:15:21de la guerre
01:15:22contre la république islamique
01:15:23d'Iran
01:15:23mais vous avez aussi travaillé
01:15:25et ça
01:15:25tout le monde ne le sait pas
01:15:27forcément
01:15:27vous avez aussi travaillé
01:15:2815 ans pour le service public
01:15:30tout le monde le sait
01:15:31en France
01:15:32il y en a beaucoup qui savent
01:15:34parce que j'ai travaillé
01:15:35parce que vous étiez
01:15:35près de 15 ans à Télématin
01:15:36à Télématin
01:15:37bien sûr
01:15:37il y a peut-être des personnes
01:15:38qui nous regardent
01:15:39qui ne regardaient pas Télématin
01:15:40ça me semble improbable
01:15:43alors on va en parler
01:15:44avec vous
01:15:45dans un instant
01:15:47un mot d'abord
01:15:48quel regard est-ce que
01:15:48vous portez sur ce rapport
01:15:50sur le travail
01:15:51qui a été fait
01:15:51notamment par Charles Aloncle
01:15:53sur les débats
01:15:54les auditions
01:15:54qui ont eu lieu
01:15:55durant près de 5 mois
01:15:56quand même
01:15:57alors écoutez
01:15:58j'ai évidemment
01:15:59discuté
01:16:00de ce rapport
01:16:01avec des amis
01:16:02qui sont toujours
01:16:03à France Télévisions
01:16:04et puis des amis de gauche
01:16:05des amis de droite
01:16:06et vraiment
01:16:07je leur disais
01:16:08moi je m'en fiche
01:16:10complètement de savoir
01:16:11si le rapport
01:16:13a été fait
01:16:14par un proche
01:16:15de LFI
01:16:16extrême gauche
01:16:17gauche droite
01:16:18centre droit
01:16:19extrême droite
01:16:20moi ce qui m'intéresse
01:16:22en fait
01:16:22c'est un rapport
01:16:23qui est fait
01:16:24sur le service public
01:16:26c'est France Télévisions
01:16:28c'est vraiment financé
01:16:30par l'argent des Français
01:16:31je ne comprends pas
01:16:32en fait
01:16:33pourquoi
01:16:34comment on peut
01:16:35imaginer
01:16:37un rapport
01:16:38qui existe
01:16:39qui a été financé
01:16:40et maintenant
01:16:41qu'il existe
01:16:41et que tout ce travail
01:16:43documenté
01:16:43a été réalisé
01:16:44par Charles Aloncle
01:16:45on viendrait dire
01:16:46non finalement
01:16:47il ne doit pas sortir
01:16:48non surtout
01:16:50ne le sortez pas
01:16:50moi je suis le service public
01:16:52je n'ai rien à me reprocher
01:16:54je n'attendrai
01:16:55qu'une chose
01:16:55c'est que le rapport sorte
01:16:56en disant
01:16:57sort le rapport
01:16:58on va bien rigoler
01:16:58point par point
01:17:00je vais démonter
01:17:00tout ce que tu as dit
01:17:01voilà ce que je me dirais
01:17:02je ne vois pas
01:17:03où est le problème
01:17:04évidemment que les Français
01:17:05doivent avoir
01:17:06accès à ce rapport
01:17:07alors que contient-il
01:17:10précisément
01:17:10ce rapport
01:17:11si vous ne l'avez pas lu
01:17:12je ne vais pas vous demander
01:17:13de le faire maintenant
01:17:14il y a 400 pages
01:17:15quand même
01:17:15ce que je peux vous dire
01:17:16c'est que Corentin Alonso
01:17:18nous a préparé
01:17:19un condensé
01:17:20de ce rapport
01:17:22sur l'audiovisuel public
01:17:23je vous propose
01:17:24d'écouter
01:17:24les précisions
01:17:25de Corentin Alonso
01:17:27Charles Aloncle
01:17:28préconise d'abord
01:17:29une réorganisation
01:17:30des chaînes
01:17:31de l'audiovisuel public
01:17:32pour cela
01:17:33plusieurs fusions
01:17:34sont sur la table
01:17:35à commencer
01:17:35par celle
01:17:36de France 2
01:17:37avec France 5
01:17:38celle de France Info
01:17:39avec France 24
01:17:40le député souhaite
01:17:41également mutualiser
01:17:43les réseaux
01:17:43de France 3 Région
01:17:44et d'ici
01:17:45anciennement
01:17:46France Bleu
01:17:46pour créer
01:17:47une chaîne unifiée
01:17:48de l'information
01:17:48et de la vie locale
01:17:50le rapporteur
01:17:51veut également supprimer
01:17:52la chaîne France 4
01:17:53l'offre numérique
01:17:54France TV Slash
01:17:55ou encore
01:17:55la radio Move
01:17:57concernant les programmes
01:17:58de France Télévisions
01:17:59Charles Aloncle
01:18:00souhaite interdire
01:18:01par exemple
01:18:01les émissions
01:18:02de télé-réalité
01:18:03sur le service public
01:18:05il milite également
01:18:06pour la réduction
01:18:07d'un tiers
01:18:07du budget dédié
01:18:08au sport
01:18:09tout en précisant
01:18:10qu'il veut maintenir
01:18:11les plus grandes compétitions
01:18:12sportives
01:18:13comme Roland-Garros
01:18:14ou le Tour de France
01:18:15réduction également
01:18:16de 75%
01:18:17des budgets
01:18:17des jeux
01:18:18et divertissements
01:18:19enfin
01:18:19et ça avait beaucoup
01:18:20animé les débats
01:18:21il veut plafonner
01:18:22à 3 millions d'euros
01:18:23maximum
01:18:23les dépenses
01:18:24annuelles
01:18:24pour couvrir
01:18:25le festival de Cannes
01:18:26je précise quand même
01:18:28parce que c'est assez fou
01:18:30quand même
01:18:30c'est un rapport parlementaire
01:18:33ce n'est pas un projet de loi
01:18:34ce ne sont pas des mesures
01:18:36qui ont été votées
01:18:37on parle de préconisations
01:18:40sur lesquelles on va pouvoir débattre
01:18:42sur lesquelles les français
01:18:43vont pouvoir débattre
01:18:45fusion de France 2
01:18:46et France 4
01:18:46de France Info
01:18:47et France 24
01:18:48de France 3 régions
01:18:49et ici
01:18:50ici c'est anciennement
01:18:51France Bleu
01:18:52aucune émission
01:18:53de télé-réalité
01:18:54sur le service public
01:18:56réduire d'un tiers
01:18:57le budget des sports
01:18:58réduire à 75%
01:18:59le budget des jeux
01:19:00et divertissements
01:19:01plafonner à 3 millions d'euros
01:19:03les dépenses annuelles
01:19:03au festival de Cannes
01:19:06pourquoi est-ce que finalement
01:19:08on a peur
01:19:09de rendre public
01:19:10ces préconisations
01:19:12pourquoi est-ce qu'aujourd'hui
01:19:13on a peur
01:19:13que les français
01:19:15puissent s'interroger
01:19:16sur
01:19:18sur à quoi sert leur argent
01:19:20en fait
01:19:20c'est dommage
01:19:21parce que c'est le propre
01:19:22c'est l'ADN de France Télévisions
01:19:24c'est l'accès à l'information
01:19:26et donc
01:19:27je ne comprends pas
01:19:28pourquoi on devrait le bloquer
01:19:29etc
01:19:29et puis là
01:19:30ce sont vraiment des
01:19:31pour l'instant
01:19:32c'est au stade de conseil
01:19:33et d'idées
01:19:35puisque ça n'a pas été
01:19:36encore voté
01:19:37donc d'abord
01:19:38évidemment que
01:19:39les français doivent avoir
01:19:41accès à ces informations-là
01:19:42surtout de la part
01:19:43de France Télévisions
01:19:44et que
01:19:45encore une fois
01:19:47entendre
01:19:48où va l'argent
01:19:49combien coûte
01:19:50très sincèrement
01:19:52même sans travailler
01:19:54pour la télévision
01:19:55je veux savoir
01:19:56ça m'intéresse
01:19:57de savoir
01:19:57ah bon
01:19:58mais combien coûte
01:19:59une minute de reportage
01:20:00ah bon
01:20:01mais combien ça coûte
01:20:02quand on fait un documentaire
01:20:02quand on vend un documentaire
01:20:04à le fabriquer
01:20:06et à l'avance
01:20:06quand on le finance nous-mêmes
01:20:07quand c'est notre argent
01:20:09regardez la réponse
01:20:10de Delphine Ernot
01:20:11ça aussi c'est intéressant
01:20:12qui parle d'une vision
01:20:13de la télévision
01:20:14publique
01:20:16élitiste
01:20:16éloignée
01:20:17des familles
01:20:18et des publics
01:20:19les plus populaires
01:20:20pardon Kevin Bossuet
01:20:22mais lorsque France Télévisions
01:20:25délocalise ses plateaux
01:20:26à Cannes
01:20:27sur la croisette
01:20:27là c'est à mon sens
01:20:29une image élitiste
01:20:30loin des familles
01:20:31et loin du public
01:20:32le plus populaire
01:20:33vous avez parfaitement raison
01:20:35j'ai l'impression
01:20:35qu'elle se moque
01:20:36de nous
01:20:37le service public
01:20:38est devenu pour le coup
01:20:39une télévision
01:20:41et une radio
01:20:42complètement élitiste
01:20:43complètement coupée
01:20:44des français
01:20:45et d'ailleurs
01:20:45il y en a un
01:20:46qui a fait des frais
01:20:47je crois
01:20:47c'est Patrick Sébastien
01:20:48qui a quand même
01:20:49été mis à la porte
01:20:50alors qu'il incarnait
01:20:51notamment cette France populaire
01:20:52que beaucoup de journalistes
01:20:54à France Télévisions
01:20:56excèrent
01:20:56et à un moment donné
01:20:58il y a aussi autre chose
01:20:59qui est dans le rapport
01:21:00Allong
01:21:01c'est les questions
01:21:02sur la neutralité
01:21:03et monsieur Allong
01:21:04dit clairement
01:21:05que les chroniqueurs
01:21:06doivent provenir
01:21:07de journaux
01:21:09qui pensent différemment
01:21:10c'est vrai que
01:21:11quand vous allez
01:21:11sur le service public
01:21:12moi j'ai regardé
01:21:13beaucoup de débats
01:21:14sur France 5
01:21:14notamment sur la question
01:21:15israélienne
01:21:16vous n'avez que
01:21:16des pro-palestiniens
01:21:17ou alors vous avez
01:21:18l'idiot et utile
01:21:19qui est là
01:21:20qu'on ne laisse pas parler
01:21:21sur les débats économiques
01:21:22vous n'avez que
01:21:23des économistes de gauche
01:21:24sur la question
01:21:25d'immigration
01:21:25vous n'avez que
01:21:26des immigrationnistes
01:21:27c'est quelque chose
01:21:28qui ne doit plus être possible
01:21:29et enfin
01:21:29je rejoins votre question
01:21:31Mickaël
01:21:31on parle de diversité
01:21:34idéologique
01:21:34mais on doit également
01:21:35parler de diversité sociale
01:21:36parce que quand vous n'avez
01:21:37que des chroniqueurs
01:21:38qui ne sont que journalistes
01:21:39ils ont tous
01:21:40la même formation
01:21:41ils ont une manière
01:21:42de voir les choses
01:21:42qui est finalement uniforme
01:21:44donc il faut aussi
01:21:44des profils hétéroclites
01:21:46qui viennent de la société civile
01:21:47pour apporter des choses
01:21:48au débat
01:21:49et ça on ne le trouve pas
01:21:50notamment sur France Télévisions
01:21:51alors qu'on le trouve
01:21:52par exemple sur CNews
01:21:53et ça je trouve que
01:21:54c'est plus que dommage
01:21:55Sarah Doraghi
01:21:56quel souvenir est-ce que
01:21:56vous gardez de vos années
01:21:57au sein de France Télévisions
01:21:59est-ce que vous aviez
01:22:01ce sentiment parfois
01:22:02d'argent gâché
01:22:04ou d'argent mal utilisé
01:22:06peut-être ?
01:22:07d'abord je garde
01:22:08un très bon souvenir
01:22:09parce que j'ai travaillé
01:22:10j'ai eu la chance
01:22:11de travailler avec
01:22:11William Lémergie
01:22:12et qui est quand même
01:22:13d'une culture
01:22:14et d'un professionnalisme
01:22:16extraordinaire
01:22:17et j'ai la chance encore
01:22:18de travailler avec lui
01:22:18à Europe 1
01:22:19à Europe 1
01:22:20donc ça c'est
01:22:21c'est très important
01:22:22ça a été vraiment
01:22:23combien d'années
01:22:24de Télématin
01:22:25à ses côtés ?
01:22:2514
01:22:2614 ans de Télématin
01:22:27à ses côtés
01:22:27avec William
01:22:28je crois que William
01:22:29c'était à peu près
01:22:2935 ans ou 40 ans
01:22:31de Télématin
01:22:32donc c'était fantastique
01:22:34d'apprendre
01:22:35et de grandir
01:22:35il a créé Télématin
01:22:36ah oui
01:22:37alors il y a eu
01:22:37je crois
01:22:38un an
01:22:38un an ou un an et demi
01:22:40sans William
01:22:41et puis il est arrivé
01:22:42et il a été vraiment fabuleux
01:22:44donc d'abord
01:22:45c'est une grande chance
01:22:47ensuite oui
01:22:48l'argent gâché
01:22:50je m'en rappelle bien
01:22:52en tout cas
01:22:53ce n'était pas
01:22:54les chroniqueurs
01:22:55et les journalistes
01:22:55qui gâchaient l'argent
01:22:56ça je m'en rappelle aussi
01:22:57puisque
01:22:58on a beaucoup parlé
01:22:59de combien coûtaient
01:23:00les chambres d'hôtel
01:23:01au festival de Cannes
01:23:02je ne prendrai que
01:23:03cet exemple là
01:23:03mais nous quand on allait
01:23:05en tournage
01:23:06où on était vraiment
01:23:07obligé de se rendre sur place
01:23:08pour faire les interviews
01:23:09pour faire les reportages
01:23:10et bien on avait
01:23:1110 euros de plus
01:23:12pour se loger
01:23:13donc c'était
01:23:1480 euros la chambre
01:23:16bon courage
01:23:17pour trouver
01:23:18une chambre d'hôtel
01:23:19déjà disponible
01:23:20à Cannes
01:23:21avec 80 euros
01:23:22donc c'était
01:23:23très compliqué
01:23:23il fallait demander
01:23:24à des potes
01:23:24de nous loger
01:23:25etc
01:23:25donc nous n'avons pas
01:23:27créé cette espèce
01:23:28de trou
01:23:28dans la dette
01:23:29de France Télévisions
01:23:30ou dans le budget
01:23:32et effectivement
01:23:33c'était
01:23:35il y avait
01:23:35de mauvaises gestions
01:23:37dont je me rappelle bien
01:23:39on aurait pu
01:23:40par exemple
01:23:41quand on allait
01:23:42tourner
01:23:43quand on avait
01:23:43un tournage
01:23:44à Cannes
01:23:45et un autre
01:23:46à Nice
01:23:47et un autre
01:23:48à Aix-en-Provence
01:23:49parfois je disais
01:23:49mais pourquoi
01:23:50on ne reste pas
01:23:51deux jours de plus
01:23:52et comme ça
01:23:52on fait les trois tournages
01:23:54en même temps
01:23:54au lieu de déplacer
01:23:55les équipes
01:23:56et tout
01:23:56ils me disaient
01:23:57mais ils ne commencent pas
01:23:57à faire des histoires
01:23:58etc
01:23:58c'est comme ça
01:24:00donc non
01:24:01donc tu pars
01:24:02cette semaine à Nice
01:24:03la semaine d'après
01:24:04pour ton tournage à Cannes
01:24:05et la semaine encore
01:24:06et donc ça fait
01:24:07des allers-retours
01:24:08des billets d'avion
01:24:08des billets de train
01:24:09etc
01:24:10aujourd'hui
01:24:11peut-être que
01:24:12ce n'est plus le cas
01:24:13mais c'était en tout cas
01:24:14comme ça
01:24:15que ça se passait
01:24:15et ça s'est beaucoup
01:24:16passé comme ça
01:24:16alors Sébastien
01:24:17mais ce n'était pas
01:24:18de la faute de William
01:24:19ce n'était pas de la faute
01:24:20de William
01:24:20non ça
01:24:21ce n'était pas lui
01:24:21qui gérait ça
01:24:23est-ce qu'il a été entendu
01:24:23d'ailleurs
01:24:24lors de cette commission
01:24:25je ne crois pas
01:24:26William l'émerge
01:24:26non non
01:24:27William n'était pas
01:24:29entendu
01:24:29mais en tout cas
01:24:30je peux vous dire
01:24:30vous me disiez
01:24:31quel souvenir
01:24:31j'en garde
01:24:33je garde un très bon souvenir
01:24:34tant que
01:24:37le blanc mâle
01:24:38de plus de 50 ans
01:24:39était encore
01:24:40à France Télévisions
01:24:40ça se passait très bien
01:24:41quand William est parti
01:24:43il a été remplacé
01:24:43par 5 personnes
01:24:44donc en termes d'économie
01:24:46je ne suis pas sûre
01:24:46que
01:24:47tout est dit
01:24:49Sébastien Lecornu
01:24:49a commenté ce rapport
01:24:50il dit qu'il passe
01:24:51à côté de l'essentiel
01:24:52c'est une occasion manquée
01:24:53car la seule vraie question
01:24:54est celle de la vision
01:24:54pour l'avenir
01:24:55dit Sébastien Lecornu
01:24:57c'est pareil
01:24:58Karim Abri
01:24:58qu'est-ce qui dérange
01:25:00aujourd'hui
01:25:00pourquoi est-ce que
01:25:01finalement ça dérange
01:25:02jusqu'aux plus hautes
01:25:03sphères de l'état
01:25:04non mais justement
01:25:05parce que
01:25:05c'était un peu
01:25:07la chasse gardée
01:25:08on ne peut pas critiquer
01:25:09on a l'impression
01:25:10que tout le monde
01:25:10essaie de se protéger
01:25:12tout le monde
01:25:12essaie de
01:25:12oui mais c'est
01:25:14comme on dévoile
01:25:15un peu les choses
01:25:15on dévoile justement
01:25:17en termes de gestion
01:25:18comment ça s'est passé
01:25:19on dévoile
01:25:20en fait
01:25:20et ça je pense que
01:25:21les Français
01:25:22le remarquaient déjà
01:25:23si on parle
01:25:24de l'aspect
01:25:24de la pluralité
01:25:26si on parle
01:25:27en fait je pense que
01:25:28les Français
01:25:28veulent être informés
01:25:29pas être rééduqués
01:25:30idéologiquement
01:25:31et il y a la ligne
01:25:33éditoriale aussi
01:25:34cette espèce de musique
01:25:35qu'on entend
01:25:36où on a l'impression
01:25:36où on nous dit
01:25:37que le côté bien pensant
01:25:39qu'est-ce qu'il faut dire
01:25:39qu'est-ce qu'il faut penser
01:25:40surtout qu'est-ce qu'il ne faut pas dire
01:25:42le périmètre
01:25:43si vous voulez
01:25:44de la pensée
01:25:45le périmètre du disciple
01:25:46et ça
01:25:47on n'aime pas
01:25:48se faire rappeler
01:25:48un petit peu
01:25:49à l'ordre
01:25:49que non
01:25:50on ne respecte pas
01:25:50ces principes
01:25:51de pluralité
01:25:52le service public
01:25:53ça appartient
01:25:54à tous les Français
01:25:54tous les Français
01:25:55paient
01:25:554 milliards d'euros
01:25:57par année
01:25:57c'est énorme
01:25:58donc moi je pense
01:25:59qu'il y a deux volets
01:26:00il y a l'aspect budget
01:26:01comment gérer la chose
01:26:02la gestion
01:26:03tout ça
01:26:03évidemment c'est fondamental
01:26:05on peut débattre
01:26:05est-ce qu'on veut plus
01:26:07de documentaires
01:26:07de ci
01:26:08de ça
01:26:08c'est une chose
01:26:09mais sur le fond
01:26:10et ça
01:26:11ça dérange aussi
01:26:11c'est l'espèce
01:26:12de magistère moral
01:26:13de ce qui est dicté
01:26:14cette fameuse musique
01:26:16un peu
01:26:17ça je pense
01:26:17que ça dérange énormément
01:26:18parce qu'on leur dit
01:26:19ben écoutez
01:26:20il y a un problème
01:26:21on veut que ça change
01:26:22il y a des gens
01:26:23qui n'ont pas envie
01:26:24que ça change aussi
01:26:24cette idée d'entre soi
01:26:26finalement on est entre nous
01:26:29et aussi parce qu'en fait
01:26:30ils n'ont simplement
01:26:31pas tellement envie
01:26:32que les Français
01:26:32soient au courant
01:26:33de comment ça fonctionne
01:26:34c'est-à-dire en fait
01:26:35ils se disent
01:26:36c'est leur argent
01:26:37on s'en occupe
01:26:37ils n'ont pas besoin
01:26:38de savoir ce qu'on en fait
01:26:39en réalité
01:26:40c'est un peu ça
01:26:40l'histoire
01:26:41et ce qui est bien
01:26:42finalement
01:26:43c'est que ça va peut-être
01:26:44ouvrir la porte
01:26:45à peut-être
01:26:47d'autres commissions d'enquête
01:26:48bien sûr
01:26:49parce que l'argent public
01:26:50il y a l'audiovisuel public
01:26:51mais il n'y a pas
01:26:51que l'audiovisuel public
01:26:53Eric Ciotti a notamment
01:26:54proposé
01:26:55l'ouverture
01:26:56d'une commission d'enquête
01:26:57sur le coût
01:26:58de l'immigration
01:26:58qui est aussi
01:26:59un vrai sujet
01:26:59et qui touche aussi
01:27:01directement à l'argent public
01:27:02donc il y a
01:27:03à un moment donné
01:27:04et surtout
01:27:05dans des périodes
01:27:06comme celles que nous vivons
01:27:07actuellement
01:27:07où on demande aux français
01:27:08de faire des efforts
01:27:10quotidiennement
01:27:10de se serrer la ceinture
01:27:13peut-être de moins
01:27:14partir en vacances
01:27:15c'est-à-dire
01:27:15on demande aux français
01:27:15de faire des efforts
01:27:16et bien on a envie
01:27:17que ces efforts
01:27:18soient également partagés
01:27:20justement
01:27:20au sein de certaines institutions
01:27:22vous avez tout à fait raison
01:27:24Mickaël
01:27:24c'est une question
01:27:25de démocratie
01:27:26et pour rebondir
01:27:27sur ce que vous avez dit
01:27:28rapidement
01:27:28la peur de tous ces gens
01:27:29c'est de perdre
01:27:30finalement le récit
01:27:32parce que c'est une caisse
01:27:33de résonance
01:27:34des idées de gauche
01:27:34et d'extrême gauche
01:27:35ce n'est que ça
01:27:36aujourd'hui le service public
01:27:36merci Kevin Bossuet
01:27:38Karima Brick
01:27:39merci également
01:27:40à Sarah Doraghi
01:27:41et puis Bruno Kezak
01:27:42merci à vous quatre
01:27:43d'avoir décrit
01:27:44le meilleur de l'info
01:27:44avec moi
01:27:45c'est news.fr
01:27:46pour revoir
01:27:46toutes vos émissions
01:27:47l'actualité continue
01:27:48l'édition de la nuit
01:27:49Sandra Chambaud
01:27:50et on se quitte
01:27:51avec le rendez-vous
01:27:52humour de CNews
01:27:53c'est avec le sourire
01:27:54très belle nuit à vous
01:27:55à demain
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