00:01Mais tout de suite, oui, le monde en XXL, c'est l'ouverture à Wall Street.
00:04Wall Street nous appelle, l'ouverture, il est 9h30 là-bas, de New York, la bourse américaine,
00:08avec notre Dream Team, Aude Kersulek, elle nous accompagnera toute la semaine.
00:11Bonjour Aude. Bonjour à tous. Ravie de vous retrouver.
00:14Et John Plassard depuis Cité Gestion, bonjour John.
00:17Bonjour John, bonjour Aude. Ravie aussi de vous retrouver.
00:20Les indices américains, Aude Wall Street, donc, ouvre une nouvelle semaine,
00:24après avoir cartonné tout au long des dernières semaines, touché plein de records.
00:27Comment ça se passe là, l'ouverture ?
00:29Ce n'est pas la même couleur que vendredi, c'est bien du rouge à l'ouverture,
00:32alors c'est un peu moins prononcé qu'attendu,
00:34moins 0,1% pour le Dow Jones à 49 385 points,
00:38moins 0,17% pour le S&P 507 111 points,
00:43et moins 0,2% pour le Nasdaq 24 415 points, c'est négatif à l'ouverture.
00:50On avait eu pourtant du vert en Asie ce matin,
00:52et puis les choses peuvent changer bien vite,
00:54parce qu'évidemment ce qu'on attend, c'est l'avancée dans les négociations.
00:58Iran-États-Unis, il y a des coups de fil qui se passent aussi en ce moment.
01:02C'est un peu guerre épée, en ce moment, les Américains veulent forcer les négociations,
01:06les Iraniens se disent toujours en guerre,
01:08et bon, aux dernières nouvelles, alors on est très prudents,
01:11parce que tout bouge très vite, mais aux dernières nouvelles,
01:12les Iraniens ne comptaient pas y participer à ces négociations.
01:14On en est où là, John ?
01:16Oui, Guillaume, on est dans une situation assez floue, on l'a vu.
01:22Alors, ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est qu'il y a un blocage quasi-total du Détroit.
01:28Vous l'avez dit, il y a eu une tentative de réouverture extrêmement brève,
01:32mais après il y a eu des coups de feu iraniens tirés sur un bateau indien,
01:38qui sont pourtant alliés, entre guillemets, de l'Iran,
01:41et de l'autre côté, l'arraisonnement d'un navire iranien par les Américains.
01:47Vous l'avez dit aussi, on a eu une déclaration qui vient de tomber il y a quelques minutes,
01:52selon laquelle l'Iran affirme ne pas vouloir envisager un deuxième cycle de négociations,
01:58mais d'un autre côté, vous avez les Pakistanais qui contredisent cette version.
02:03C'est pour ça que les marchés vivent toujours dans l'espoir.
02:07Alors, ça se traduit naturellement par une volatilité extrême sur les marchés pétroliers.
02:13On a vu que les marchés avaient baissé de plus de 15% vendredi.
02:17Eh bien là, il rebond de plus de 5%.
02:20Donc, on voit ici que potentiellement, l'espoir, bizarrement, pourrait arriver les Chinois,
02:27parce que le président Xi aurait appelé, toujours à prendre avec des guillemets,
02:33pour la première fois à la réouverture immédiate, je cite, du détroit d'Hormuz,
02:39lors d'un entretien téléphonique avec le prince héritier saoudien.
02:44Alors, on sait que la Chine et les pays asiatiques, notamment,
02:47dépendent beaucoup de l'approvisionnement de bruts qui passent par le détroit d'Hormuz.
02:53Et potentiellement, ce seraient les Chinois et le président qui pourraient mettre la pression sur les Iraniens
02:57pour que ce détroit se rouvre.
03:01Plein de scénarii, d'hypothèses sur la table, effectivement.
03:04Et J.D. Vance, qui est toujours en route, en vol, vers le Pakistan pour participer à des négociations.
03:11Sauf qu'on ne sait pas si, lorsqu'il arrêter Rira Islamabad, les Iraniens y seront pour, justement, négocier.
03:16Ça reste un grand point d'interrogation.
03:18Wall Street ouvre donc sur une note mitigée.
03:20Aux États-Unis, John, il faut aussi suivre l'impact électoral de ce qui se passe.
03:23Alors, bien sûr, il y a le galon d'essence, dont le prix a beaucoup augmenté.
03:27Et puis, dans les États qui votent Trump, par exemple, le Midwest, l'impact de la hausse des cours des
03:31engrais,
03:31quand même, parce que les engrais aussi sont impactés par ce qui s'y passe,
03:34et l'électorat traditionnel de Donald Trump particulièrement.
03:38Oui, vous l'avez dit Guillaume, le Midwest, le Sud, les zones rurales.
03:42Et on voit que là, l'impact est double.
03:45Alors, le carburant, on l'a dit, aux États-Unis, le prix du galon est au-dessus des 4 dollars,
03:50qui est un seuil psychologique très important.
03:52Et puis, on a celui des intrants agricoles, notamment les engrais, qui explosent, bien évidemment.
03:59Et on sait que la hausse des engrais, ça affecte directement les marges des exploitants,
04:04ça réduit leur capacité d'investissement,
04:08et puis ça alimente un mécontentement économique qui est souvent mal estimé par les marchés.
04:15Et si on regarde l'histoire, vous savez qu'on regarde souvent, on se focalise souvent sur l'histoire,
04:21pour essayer de voir ce qui va se passer demain,
04:24eh bien la hausse du prix de l'essence aux États-Unis est véritablement un baromètre électoral.
04:31C'est-à-dire que plus le prix du baril monte,
04:33et moins les gens votent pour le système, le gouvernement en place,
04:38en l'occurrence le parti républicain.
04:43Donc on est dans une situation où il ne faut surtout pas,
04:47pour le gouvernement américain en place,
04:50que ce prix de l'essence, ce prix du pétrole, ce prix du gasoil,
04:56eh bien continue à être si élevé,
04:58car il va affecter, eh bien, le moral des Américains,
05:04et évidemment du consommateur,
05:06avec, en ligne de mire, vous l'avez dit,
05:08eh bien un engrais qui continue,
05:10un prix de l'engrais qui continue de montrer.
05:13Et quand on regarde les courbes, c'est frappant,
05:15on a un S&P 500, alors il recule à peine de 0,1% aujourd'hui,
05:18qui reste au plus haut historique,
05:19tandis que le moral des consommateurs américains, lui, est au plus bas.
05:21On a vraiment un plus haut historique sur les marchés,
05:23et un plus bas historique sur le moral des consommateurs.
05:25C'est un vrai cas, là, qu'on observe.
05:27Est-ce que les marchés, d'une certaine façon,
05:29sont déconnectés de la réalité, la réalité du consommateur,
05:32mais aussi la réalité des risques géopolitiques en cours,
05:34compte tenu du fait que, oui, on reste très très haut,
05:36malgré la petite baisse du jour aujourd'hui, John ?
05:38Je dirais que la réponse, elle est un peu contre-intuitive,
05:42mais elle est assez simple.
05:44On a l'impression que le marché ne valorise absolument pas le présent.
05:48Ce qui se passe aujourd'hui, il valorise, il anticipe le monde
05:52dans 6, 12 mois, et donc il regarde moins,
05:57la photographie aujourd'hui de ce qui est en train de se passer,
06:01parce qu'on est quasiment au paroxysme,
06:04mais potentiellement la trajectoire du prochain régime économique
06:10qui potentiellement sera positif.
06:13Et on a vu dernièrement que les investisseurs ont intégré très,
06:18très rapidement les chocs, que ce soit l'ouverture,
06:22mais surtout la fermeture du détroit d'Hormuz,
06:24on l'a dit, qui est tellement importante pour l'économie,
06:27mais aussi tellement importante pour les banques centrales,
06:30savoir si elles vont monter ou baisser leur taux,
06:32et donc on est dans une situation où on se projette à 6 mois.
06:36On se projette dans la publication des résultats des entreprises.
06:40Vous l'avez dit, Guillaume, cette semaine,
06:42on aura beaucoup d'entreprises qui vont publier,
06:44et potentiellement, selon les anticipations,
06:48elles ne sont pas encore touchées par ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz.
06:54Et cerise sur le gâteau,
06:56parce qu'on n'en a pas encore parlé aujourd'hui,
06:58après 7 minutes,
07:00les sociétés dans l'intelligence artificielle
07:03continuent de connaître une croissance incroyable.
07:07Oui, c'est vrai, c'est vrai.
07:08Il y a beaucoup d'espoir sur ces saisons de publication dans la tech.
07:11On a vu le Nasdaq enchaîner 13 hausses d'affilée.
07:14Meilleure série du Nasdaq depuis 1992.
07:17Ah oui, on n'avait pas vu ça depuis 1992.
07:19À l'époque, j'étais en cinquième ou en quatrième, je pense.
07:22Vous deviez être en seconde, peut-être, John.
07:24En tout cas, donc, Nasdaq qui aujourd'hui...
07:26Il n'était pas encore né, chère Guillaume.
07:27Il n'était pas né, oui, pardon.
07:29Nasdaq qui recule aujourd'hui d'à peine 0,1% après 13 hausses d'affilée.
07:32C'est-à-dire qu'il n'est pas exclu qu'on ait une quatorzième hausse.
07:34On n'est vraiment pas loin de l'équilibre, là, sur le Nasdaq.
07:36Justement, quels seront les autres déclencheurs de la semaine,
07:38ces autres rendez-vous à ne pas rater, John ?
07:41On a cette semaine une combinaison assez rare
07:44entre les rendez-vous macroéconomiques,
07:48les résultats d'entreprise et puis les signaux politiques.
07:50D'abord, aux États-Unis, on aura les ventes au détail.
07:55Évidemment, ça va permettre de valider la résilience du consommateur
07:59ou pas selon le choc énergétique qu'on a actuellement.
08:03On a aussi les PMI Flash, que ce soit aux États-Unis ou en Europe.
08:08Ça va nous donner aussi l'impact du conflit sur l'économie réelle.
08:14Et les résultats d'entreprises Tesla, UnitedHealth, Intel,
08:18American Express, Procter & Gamble,
08:20ces entreprises vont aussi nous parler, nous dire exactement
08:25ce qui se passe dans l'économie réelle.
08:28Et puis, potentiellement, il faudra faire très attention demain.
08:31Pourquoi ? Parce que le prétendu nouveau président de la Fed,
08:37prétendu parce qu'il n'a pas encore été formellement élu,
08:40Kevin Warsh, sera sur le grill du Congrès demain
08:45avec plein de questions qui vont lui être posées.
08:47Évidemment, son sentiment sur la situation économique actuelle.
08:53Donc, la question clé sur toute la semaine,
08:56que ce soit micro, macro, monétaire,
08:58c'est de savoir si la croissance américaine peut rester solide
09:02malgré ce qui se passe une nouvelle fois dans le détroit de l'entreprise.
09:06Effectivement.
09:06Et demain, c'est vrai, Kevin Warsh, devant le Sénat américain,
09:09ce ne sera pas une promenade de santé.
09:11Un certain sénateur républicain pourrait d'ailleurs choisir
09:14de reporter sa désignation à la tête de la Fed
09:16tant que les poursuites judiciaires vis-à-vis de Jerome Powell seront maintenues,
09:19tant que la Maison-Blanche maintiendra la pression sur Jerome Powell.
09:22Vous avez bien entendu, un des sénateurs républicains
09:24qui pourrait vouloir...
09:26Oui, John, vouloir reporter...
09:27Oui, et aussi, on se rappelle que Jerome Powell,
09:32le président actuel, avait dit qu'il ne quitterait pas ses fonctions
09:35tant que la situation juridique ne serait pas réglée.
09:41Aude, on regarde évidemment tout ça,
09:43les publications qui vont accélérer cette semaine
09:44et la thématique fusion-inquisition,
09:47les opérations spéciales, comment on appelle ça ?
09:49Merger Monday, non pas les mergers, mais c'est un Merger Monday.
09:52En tout cas, aujourd'hui, lundi, acquisition,
09:54puisque, alors c'était déjà visible pendant le week-end,
09:57le Wall Street Journal avait révélé pour Eli Lilly
09:59qui achète Kelonia Therapeutics.
10:03C'est un laboratoire qui travaille sur la résolution du cancer du sang.
10:09Alors c'est une acquisition, un deal qui va se faire jusqu'à 7 milliards de dollars,
10:14dont 3 milliards et demi up front.
10:16Donc c'est une belle acquisition pour Eli Lilly,
10:19mais alors le marché ne réagit pas du tout pour le moment,
10:21puisque l'action, elle est stable.
10:24Oui, et donc ces opérations importantes de capitalisation,
10:27parfois de rapprochement,
10:28elles vont jusqu'à toucher John Polymarket,
10:30la star de ces derniers mois.
10:32En pourparler, Polymarket, pour lever des fonds
10:33à une valorisation de 15 milliards de dollars.
10:37Oui, rien que ça.
10:38Et on rappelle quand même Polymarket,
10:39vous l'avez dit, c'est la star de ces derniers mois.
10:42Plateforme de marché de prédiction en ligne,
10:44où vous avez les utilisateurs qui parient sur l'issue d'événements réels,
10:48sur plein d'événements,
10:49qui sera le prochain président,
10:51ce qui va se passer en Iran, etc.,
10:53en utilisant notamment des crypto-monnaies.
10:55Et là, il y a une levée de fonds qui est en négociation
10:59pour lever environ 400 millions de dollars
11:01avec cette valorisation dont vous avez parlé, Guillaume,
11:04de 15 milliards de dollars.
11:06Et on sait qu'on a un soutien d'un acteur majeur,
11:11c'est l'investissement de 600 millions de dollars
11:15de l'ICE, la maison mère du NICE aux États-Unis.
11:21Alors, on est sur une question
11:24où l'ICE, dont je parlais,
11:27prévoit d'investir jusqu'à 2 milliards de dollars
11:29dans Polymarket pour se positionner sur ce segment
11:33qui est en très forte croissance,
11:35notamment aux États-Unis.
11:37Très forte croissance, mais là, je trouve quand même
11:38un risque régulatoire,
11:40parce qu'ailleurs qu'aux États-Unis,
11:43ils ont bien souvent eu des problèmes Polymarket,
11:45ils sont même interdits dans beaucoup de pays.
11:47Mais aux États-Unis, effectivement, ça flambe.
11:49Et dans la tech, ils s'en passent tout le temps des trucs.
11:51Le concurrent d'NVIDIA,
11:52dont on n'avait pas beaucoup entendu parler jusqu'ici,
11:54mais vous allez nous le présenter, ça tombe bien.
11:55John Cerebras annonce son introduction en bourse.
11:59Vous voyez, l'entreprise américaine,
12:01elle développe des puces d'intelligence artificielle
12:04qui sont ultra performantes.
12:06Elles sont conçues pour accélérer l'entraînement
12:09et l'inférence des modèles d'intelligence artificielle
12:13à très grande échelle.
12:15Donc, ils ont déposé une nouvelle demande d'IPO.
12:18Ils l'avaient déjà fait avant,
12:19mais ils avaient eu quelques problèmes.
12:21Aux États-Unis, évidemment,
12:23ils profitent du regain d'optimisme
12:25autour des valeurs qui sont liées
12:27à l'intelligence artificielle.
12:28On a vu notamment ce qui s'est passé sur ces valeurs
12:31la semaine passée,
12:32qui ont largement augmenté.
12:34Et c'est un positionnement face à NVIDIA,
12:38parce que Cerebras se distingue,
12:44parce qu'ils ont une architecture de puces
12:46un peu différente,
12:48qui sont axées, comme je disais,
12:50sur l'inférence
12:51et qui contournent les limites
12:53de la mémoire à large bande passante,
12:55qui est un des goulets d'étranglement actuel du secteur.
13:00Et puis, il faut le dire,
13:02c'est peut-être la cerise sur le gâteau,
13:04eh bien, on a une grande partie de la croissance
13:07qui est liée à OpenAI,
13:10puisqu'ils ont un accord pluriannuel
13:13qui est estimé à près de 20 milliards de dollars
13:16pour le déploiement massif de ces puces.
13:19Donc, on voit ici que NVIDIA
13:21met potentiellement plus 6 soldes
13:24tout là-haut au niveau de ces puces spécifiques.
13:27Merci, John Plassard, avec nous de retour.
13:29On est ravis, John, de vous retrouver
13:30pour une nouvelle semaine américaine.
13:32Merci, John Plassard, avec nous de retourner.
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