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  • il y a 3 heures
Ce lundi 9 mars, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur les conséquences de la hausse des cours du pétrole, l'alerte de Yardeni sur la risque d'effondrement du marché américain, la limitation des retraits par Blackrock, la crainte d'une inflation aux États-Unis, et la démission de la directrice robotique d'OpenAI. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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00:00Ça y est, Wall Street a ouvert. Les Américains ont pris de l'avance, ils sont déjà passés à l
00:03'heure d'été les Américains.
00:04Et donc là, pendant trois semaines, Wall Street va ouvrir, comme aujourd'hui, dès 14h30.
00:09On suit cette séance en direct avec notre Dream Team. John Plassard est avec nous, cité gestion. Bonjour John.
00:14Bonjour Guillaume.
00:15Et Antoine Larigauderie, il est de retour. Bonjour Antoine.
00:18Bonjour Guillaume, bonjour John.
00:20Re-bonjour, puisque ce matin, tout pour investir, c'était chaud évidemment.
00:22Ouf, on a parlé pétrole, on a parlé or, on a parlé de l'imprévu sur les marchés.
00:28L'imprévu qui peut prendre toutes les formes, la prime de risque géopolitique, l'attention financière, etc.
00:35Pour le patrimoine, l'imprévu, ça peut être aussi de gagner au loto.
00:38Et oui, qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? On s'est tous posé la question.
00:41Mais il y en a qui se la posent très concrètement et qui souvent perdent complètement pied.
00:45Et on avait un excellent spécialiste de chez Edmond Rothschild pour nous expliquer tout ça.
00:50C'était absolument passionnant.
00:51Il y a un super film là-dessus qui est en salle, qui s'appelle Chers parents.
00:54Allez le voir, il est super drôle ce film.
00:56Très d'actualité.
00:57Vos parents gagnent à l'euro-million et ils ne vous le disent pas, mais vous le découvrez comme ça
01:01par hasard.
01:01Qu'est-ce qui se passe ? C'est un génial film.
01:04John, on est ravis aussi de vous retrouver pour mesurer l'ambiance, les perspectives, bien sûr.
01:09L'impact à venir de cette flambée des cours du pétrole.
01:11Antoine, sur le marché américain, comment ça se passe donc après une heure de cotation ?
01:15Ah, écoutez, pas si mal.
01:17Moins 0,97% pour le Nasdaq, 22 170 points.
01:21Moins 1,5% pour le Dow Jones, 46 779 le S&P 500.
01:27Moins 1,22 à 6 657 points.
01:30C'est un peu plus compliqué pour le Russell 2000, pour l'indice des PME coté américaine qui perd 2
01:34,2%.
01:35On pourrait dire, tiens, une séance un peu normale du côté de Wall Street.
01:40Si ce n'est que le VIX, c'est au-delà des 30 points quand même, 30,5.
01:44On est encore en hausse de 3,5%.
01:47Et puis à noter l'autre indicateur qu'on regarde au premier chef, le pétrole.
01:51100,49$ pour le baril de brut léger américain, 102,78$ pour le Brent de Mer du Nord.
01:57Mais on est monté bien plus haut, jusqu'à 115, un peu plus tôt ce matin.
02:00Ces cours du pétrole, John, qui franchissent donc les 100$ brutalement d'un seul coup,
02:05qu'est-ce que ça change pour la suite ?
02:08Alors, écoutez, je vais juste mettre en avant, parce qu'on entend presque tout et n'importe quoi.
02:13Et en fait, l'idée, c'est quand même de dire que la clé, évidemment, c'est la durée.
02:18Puisqu'on estime, si on prend les crises historiques,
02:22que les impacts économiques commencent à être évidents
02:27après 8 à 12 semaines avec un baril élevé.
02:31Donc, ce n'est pas encore le cas.
02:32On est à 10 jours aujourd'hui.
02:35Ce qui est intéressant de noter aussi, c'est que pour l'économie,
02:38le seuil critique, c'est lorsque les prix du baril de pétrole
02:41montent assez rapidement entre 20 et 30%.
02:44Parce que là, vous avez les entreprises qui cessent généralement
02:47d'absorber les coûts et qu'ils les retransmettent aux consommateurs.
02:52Et puis, ce qui est important de noter, parce que ça, on va le voir
02:55dans les chiffres de l'inflation aux États-Unis, mais aussi en Europe,
02:58c'est qu'en fait, pour avoir une transmission de ce qu'on voit aujourd'hui
03:04au prix à la production, il faut 1 à 3 mois.
03:06Et puis, à l'inflation, vous savez, le fameux CPI
03:09qu'on regarde souvent aux États-Unis, il faut 3 à 6 mois.
03:13Donc, ça ne va pas se voir demain.
03:14Il ne faut pas attendre les chiffres de l'inflation de vendredi
03:17pour voir les premiers aléas de cette hausse du prix du baril.
03:22Et puis, ce qui est intéressant de noter aussi, c'est qu'en fait,
03:26historiquement, maintenant, lorsqu'on parle de croissance économique,
03:30pour les pays qui sont importateurs de pétrole,
03:34si vous avez un choc pétrolier persistant,
03:36donc, on l'avait dit, entre au moins 8 semaines,
03:40eh bien, ça peut réduire la croissance du PIB d'un pays
03:43de 0,1 à 0,3 % de croissance sur 6 à 12 mois.
03:47Donc, ce n'est pas aussi fort que ça dans un premier temps.
03:51Donc, il faut faire attention à tout ce qu'on entend.
03:53Oui, c'est vrai, avec en plus une réunion du G7 Finance
03:56consacrée à cette question.
03:58Et les pays du G7 ont conclu leur réunion, manifestement,
04:03sur, pourquoi pas, un relâchement, la libération,
04:07voilà, pour parler franchement, et français surtout,
04:09la libération de 400 millions de barils de pétrole de réserve.
04:12Voilà ce sur quoi les pays du G7 semblent sur le point
04:16de se mettre d'accord et semblent même s'être mis d'accord,
04:18400 millions de barils qui seraient libérés
04:19en provenance des réserves stratégiques.
04:22Est-ce que les Américains, d'ailleurs,
04:23ne pourraient pas produire plus de pétrole ?
04:25Le baril à plus de 100 dollars, c'est rentable, ça, pour le schiste ?
04:28Est-ce que drill, drill, drill, est-ce que ce n'est pas le moment
04:30pour Donald Trump de tenir sa promesse de plus de forage,
04:33maintenant, que le pétrole est plus rentable, John ?
04:35Oui, alors théoriquement, bien sûr,
04:37puisque on a, à partir de 80 dollars, le prix du baril,
04:41évidemment, le gaz de schiste devient très favorable,
04:45notamment pour relancer les investissements dans ce domaine.
04:49Mais il faut faire très attention,
04:50parce qu'on se souvient que ces dernières années,
04:54on ne parle pas des années Covid,
04:56mais juste après les années Covid,
04:58le prix du baril était en dessous des 80.
05:00Donc, il n'y a eu pas énormément d'investissement dans le gaz de schiste,
05:05et les entreprises, elles avaient décidé d'être plus disciplinées,
05:11privilégier la rentabilité, le retour aux actionnaires,
05:14plus que l'expansion rapide de la production.
05:17Donc, pour voir le gaz de schiste revenir fortement sur les marchés,
05:24eh bien, il va falloir que ces entreprises recommencent à investir
05:28pour moderniser leur structure qui n'avait pas été modernisée,
05:34parce que le prix du baril n'était pas au-dessus des 80 avant.
05:37Voilà, donc on n'y est pas encore.
05:39Et concernant le déblocage possible des réserves,
05:41en fait, les pays du G7 ont achevé leur réunion,
05:43portant sur ce déblocage de 400 millions de barils,
05:46mais pas encore d'accord.
05:47Voilà ce qu'il faut retenir.
05:48D'autres discussions pour avancer.
05:50On en est là, le baril donc à 103 dollars,
05:53et même le WTI est concerné à 101 dollars.
05:55Pourquoi le WTI monte-t-il tant, alors qu'il est moins présent,
05:58moins concerné directement par ce qui se passe au Moyen-Orient ?
06:01C'est une question que l'un d'entre vous nous a envoyé.
06:02On répondra à cette question,
06:03pourquoi le WTI monte-t-il encore plus vite que le Brent en ce moment ?
06:07Et c'est vrai qu'on s'approche aux Etats-Unis des mid-terms,
06:10ça fait mal aux Américains, aux portefeuilles les Américains,
06:12cette hausse du WTI.
06:14Est-ce qu'on pourrait imaginer à l'approche des mid-terms
06:16que Donald Trump, que l'administration Trump
06:18réserve le pétrole produit en Amérique
06:20aux seuls Américains pour limiter le prix à la pompe, John ?
06:24Écoutez, c'est un débat qui arrive toujours
06:25lorsque le prix du baril monte,
06:27mais il y a des problématiques politiques
06:30et des problématiques économiques.
06:32On sait que si on restreint les exportations,
06:35ça va être extrêmement controversé
06:37parce que ça va perturber les marchés mondiaux,
06:40ça va pénaliser aussi les partenaires commerciaux des Etats-Unis.
06:43Donc je dirais qu'en pratique,
06:45même si la pression politique augmente,
06:48notamment du président américain,
06:49une telle mesure va rester extrêmement difficile à mettre en œuvre
06:53parce que le pétrole américain est profondément intégré
06:57dans les flux énergétiques mondiaux.
07:00Mais c'est un problème.
07:01L'inflation est un problème des prix à la pompe pour Donald Trump.
07:04Il y a un sondage qui est sorti aux Etats-Unis ce week-end
07:08qui dit que la préoccupation majeure des Américains
07:12avant l'immigration, avant la croissance économique,
07:14c'est l'inflation.
07:16Et ça, c'est un problème.
07:17Et le président Trump a dit, parce que vous savez que,
07:20comme tous les pays, les Etats-Unis, ont des réserves stratégiques,
07:23le président américain a aussi dit qu'il allait ouvrir les vannes
07:27des réserves stratégiques.
07:28Mais lorsqu'on sait ce qui s'est passé dans les précédentes crises,
07:32lorsqu'ils avaient ouvert les vannes, le gouvernement,
07:35eh bien, il n'y avait pas eu réellement de mouvement baissier
07:39sur le prix du baril, parce qu'il y a plein d'autres facteurs
07:43qui rentrent en compte.
07:44Donc, il faut faire très attention avec ces déclarations à tout va
07:47du gouvernement américain.
07:49Effectivement.
07:49Et donc, du côté du G7, pas encore de libération des réserves
07:53à hauteur de 400 millions de barils.
07:55Le Wall Street, le S&P 500, est en baisse d'un peu plus d'un pour cent.
07:58Une nouvelle fois, comme la semaine dernière,
08:00une nouvelle fois, Wall Street recule moins que l'Europe.
08:02Décidément, cette résilience américaine,
08:04peut-être des rapatriements de capitaux,
08:05ce réflexe des investisseurs là-bas.
08:07En tout cas, même phénomène que la semaine dernière,
08:09Wall Street surperforme assez largement l'Europe.
08:12Ce qui n'empêche pas Yardini, toujours très suivi d'ailleurs aux États-Unis,
08:15John, de relever sa probabilité d'un effondrement.
08:18Oui, un effondrement des marchés américains si cette guerre dure.
08:21Oui, c'est le terme, effondrement, qu'il utilise.
08:24Yardini, c'est un stratège aux États-Unis.
08:26Tout le monde le regarde.
08:26Il est très souvent sur CNBC.
08:28Et puis, il estime que le risque d'effondrement des marchés
08:31atteint 35% contre 20% avant.
08:34Donc, on voit qu'on est dans une situation qui devient de plus en plus tendue.
08:38Évidemment, le contexte, c'est l'escalade du conflit avec l'Iran.
08:42Et ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il a réduit très fortement
08:46de 20% à 5% son scénario de forte hausse des marchés.
08:52Donc, on est dans une situation où la combinaison potentiellement prolongée
08:56d'un baril de pétrole à 100 dollars et d'une guerre prolongée au Moyen-Orient,
09:02eh bien, on en avait parlé après les chiffres de l'emploi vendredi
09:05qui n'étaient pas bons aux États-Unis, eh bien, ça nous fait penser
09:08à la définition de la stagflation, c'est-à-dire pas beaucoup de croissance
09:12et plus d'inflation.
09:14Et ça, c'est le scénario redouté de tous les économistes
09:18et des banquiers centraux.
09:20Mais il faut quand même dire que la majeure partie de la prévision
09:25de Yardini est quand même sur une situation de stabilité sur cette année
09:31et ce n'est pas le plus grand scénario qu'est l'effondrement pour lui des marchés.
09:37Oui, Yardini, toujours très, très suivi là-bas.
09:39C'est intéressant parce qu'on parle énormément du pétrole,
09:42de l'impact de cette guerre au Proche et Moyen-Orient
09:44et on oublierait presque le reste, sauf qu'il y a d'autres sujets majeurs
09:47en ce moment qui agitent aussi, la planète financière, John.
09:49Par exemple, dans le marché du crédit privé, c'était vendredi,
09:53BlackRock a bloqué les retraits sur un de ses fonds de dette privée
09:56parce qu'il y avait trop de demandes de retrait.
09:57Alors, c'est dans le contrat, chacun a signé le contrat,
09:59ce n'est pas une surprise.
10:00Mais là, cette fois, le contrat s'est appliqué,
10:02effectivement, au-delà de 5% de retrait, tout est bloqué.
10:05Est-ce que c'est grave ou au contraire, est-ce qu'on se dit
10:06« Non, c'est l'application d'un contrat ? »
10:09C'est l'application d'un contrat, je dirais,
10:11que tout le monde sait, normalement, en signant, évidemment,
10:16pour ce type d'investissement, c'est une clause classique
10:18qui s'appelle « gating », qui bloque les retraits
10:22lorsque ceux-ci dépassent environ 5% des actifs,
10:26pour ne pas qu'on ait ce qu'on appelle dans le système bancaire
10:29un « bank run », tout le monde qui veut son argent,
10:31donc tout le monde vend alors que les actifs ne sont pas liquides,
10:36donc ils sont illiquides.
10:37Mais je dirais que ce n'est pas nouveau dans le « private equity »
10:41parce que c'est des stratégies qui reposent par nature
10:45sur des investissements peu liquides.
10:48Donc, on est dans des situations où, lorsqu'on a des stress de marché,
10:51les gens veulent immédiatement avoir leur argent,
10:54mais ils savent très bien qu'en investissement dans ces stratégies,
10:57ce n'est pas du tout ce qu'il faut faire.
11:00Ce n'est pas comme si vous investissiez sur un ETF d'un indice, par exemple,
11:05où il y a beaucoup plus de liquidités.
11:06C'est pour ça, souvent, que les retours sur investissement sont plus élevés,
11:11mais avec un risque aussi qui est plus élevé.
11:13Voilà, et c'est dans le contrat.
11:15Après, le problème, le risque, c'est l'effet boule de neige.
11:17C'est-à-dire qu'on se dit « ah, mais même BlackRock bloque les retraits,
11:19décidément, il ne faut pas investir ».
11:20C'est ça, le risque, c'est qu'il y ait moins de liquidités prêtes à s'investir
11:23dans ce segment et peut-être dans le « private equity », John ?
11:26Oui, tout à fait, clairement.
11:27Et en fait, on était dans une situation où le « private equity » était vraiment le maître mot en
11:342025.
11:35Tout le monde voulait sa part de « private equity ».
11:38Et effectivement, BlackRock, Apollo et d'autres très grandes entreprises américaines
11:44ont vu certains de leurs fonds qui ont fermé,
11:47alors que d'habitude, ils ont des critères de sélection
11:50qui sont censés être meilleurs que les autres banques.
11:54Donc effectivement, ici, c'est quelque chose qui devient de plus en plus inquiétant.
12:00Et effectivement, aujourd'hui, on parle plus de ce qui se passe au Moyen-Orient,
12:05ce qui est normal, mais de l'autre côté, effectivement, comme vous le disiez,
12:08il y a ce risque de crédit qui devient de plus en plus important aussi pour les investisseurs.
12:13Et on garde un œil dessus, bien sûr, Wall Street.
12:15On le disait, ouvrant baisse, ça fait maintenant plus d'une heure même que Wall Street a ouvert
12:18puisque les Américains sont déjà passés à l'heure d'été ce week-end.
12:20Ils ont pris trois semaines d'avance sur nous là-dessus.
12:22Donc pendant trois semaines, Wall Street, comme ça, comme aujourd'hui, va ouvrir à 14h30.
12:25Il va falloir s'y faire.
12:26Le S&P perd en ce moment 1%, le Nasdaq, moins 0,6, rien de très méchant.
12:29Qu'est-ce que vous allez suivre cette semaine aux États-Unis,
12:31à part évidemment l'évolution des cours du pétrole jaune ?
12:34Écoutez, ce qui est assez intéressant, c'est qu'on a les chiffres de l'inflation aux États-Unis.
12:39Alors évidemment, comme on l'a dit, la hausse du prix du baril ne va pas avoir un impact
12:44sur l'inflation qui sera l'inflation de février.
12:47Mais vous savez que selon le consensus, l'inflation est attendue en légère progression en février.
12:55Donc ça, ça raviverait encore les craintes que la Banque centrale américaine ne baisse pas les taux cette année.
13:03Sinon, on va regarder plusieurs autres choses.
13:06On va regarder la deuxième estimation du PIB américain.
13:09Je vous rappelle quand même qu'on était sur une croissance au quatrième trimestre, pardon,
13:15sur une croissance qui était de l'ordre de 1,5%.
13:19Donc on espère qu'on aura une remontée des estimations et une correction des estimations passées.
13:26Sinon, on a aussi le rapport sur l'emploi Joltz, qui est suivi de très près par la Fed
13:32et qui pourrait potentiellement corriger, d'une certaine manière, les chiffres de l'emploi très mauvais,
13:38les destructions d'emplois qu'on a eues vendredi aux États-Unis pour le mois de février 2020.
13:44C'était l'autre douche froide à vendredi, les chiffres de l'emploi vraiment pourris.
13:47Après, sur un mois de février particulier, compte tenu de la vague de froid gigantesque
13:50qui a empêché beaucoup d'entreprises de participer à l'enquête et de répondre.
13:53On suivra côté entreprise aussi la tech, Adobe et Oracle qui vont annoncer leurs résultats.
13:57Demain, Oracle, ce sera très suivi.
13:59Et puisqu'on parle de tech et d'IA, quand même, la démission, il faut qu'on en parle, qu
14:02'on en dise un mot, John,
14:03la démission de la responsable de la branche hardware d'OpenAI, très critique sur OpenAI.
14:10Oui, alors ça, c'est une surprise parce qu'elle a annoncé, elle s'appelle Caitlin Kalowinski, je vais y
14:17arriver,
14:18qui a annoncé effectivement sa démission après l'accord conclu entre OpenAI et le Pentagone
14:26pour déployer des modèles d'intelligence artificielle sur les réseaux cloud classifiés.
14:31Donc, on revient dans cette question dont on parlait la semaine passée avec Anthropik,
14:36vous savez, cette fameuse ligne rouge où il ne faut pas, selon certains employés d'OpenAI,
14:43il ne faut surtout pas que le Pentagone ait accès à la surveillance ou les systèmes d'armes autonomes
14:51qui nécessitent évidemment, avant cela, un certain débat éthique beaucoup plus approfondi.
14:56Et donc, on voit que de plus en plus, ce débat entre l'éthique et la mise en place de
15:03l'intelligence artificielle
15:05qui prend tellement de place, notamment pour le Pentagone,
15:08va faire couler beaucoup d'encre ces prochaines semaines.
15:11On l'avait vu aussi avec Anthropik, le Pentagone veut absolument utiliser librement Anthropik
15:16et Anthropik qui dit, non, non, mais notre IA n'est pas encore assez stable
15:20pour que le ministère de la Défense utilise, notamment à des fins létales,
15:23ce n'est pas assez stable et le Pentagone, lui, veut, et ce sont les acteurs privés
15:26qui viennent tenter d'essayer de calmer les ardeurs de l'acteur public et le Pentagone en ce moment.
15:29Merci, John, de nous avoir accompagné.
15:31John Plassard à nos côtés régulièrement pour Cité Gestion.
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