- il y a 5 heures
Vendredi 24 avril 2026, retrouvez Laurent Albie (Responsable, Next Momentum) et Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:10Deux invités avec nous pour cette dernière séance, quasi dernière séance du mois,
00:14ce dernier vendredi du mois en tout cas, à mes côtés Kevin Lenouaille qui est directeur associé chez Avant-Garde
00:19Family Office.
00:20Bonsoir et bienvenue Kevin.
00:22Bonsoir Grégoire.
00:22Et face à vous Laurent Albi, le responsable de Next Momentum et un des trois cofondateurs de Calais 360.
00:28Laurent, bonsoir.
00:30Bonsoir Grégoire.
00:31Quel mois d'avril, on a le retour en force de la tech qui a tiré les marchés américains, les
00:37marchés asiatiques.
00:38On a vu un réaffaiblissement du dollar avec des tensions toujours persistantes évidemment sur les taux et le pétrole.
00:45La grande question à laquelle vous allez répondre messieurs est de savoir si après ce rebond les marchés ont toutes
00:51les chances de s'épuiser à nouveau
00:52et de revenir sur une trajectoire plus baissière ou est-ce qu'au contraire cette nouvelle impulsion a déverrouillé certains
00:59niveaux
01:01et certains points de passage qui permettent d'envisager une nouvelle jambe de hausse pour ces marchés d'action.
01:08Mais avant de répondre à la question quand même, décorti quoi.
01:11On a 36 minutes, il faut quand même tenir le chrono Laurent.
01:16Non mais avant de répondre et pour répondre à cette question, comprenons bien déjà ce qui s'est passé au
01:21cours du mois d'avril
01:22avec, vous le dites Laurent, un très net retour de la surperformance américaine
01:28qui était un schéma qu'on avait laissé un peu de côté depuis quelques mois quand même.
01:31Oui, alors le thème d'avril c'est anticipation de désescalade.
01:38C'est ça qui a fait qu'il y a eu effectivement ce retour, à juste titre ou pas, de
01:44l'appétit pour le risque
01:45avec donc un retour de la nette surperformance parce qu'en mars il y avait déjà une surperformance des indices
01:52américains.
01:53Il baissait moins que les indices européens.
01:56A partir d'avril, on le voit à l'écran, il y a vraiment une progression très très nette
02:03et un écart important entre les indices américains et européens.
02:09Vous avez tout basé en même devise.
02:11Oui, mais j'aurais pu ne pas le faire parce qu'il ne s'est pas passé grand chose sur
02:14le marché d'échange
02:15mais bon, je l'ai fait quand même.
02:16Mais si je ne l'avais pas fait, on serait sur les mêmes taux de variation.
02:19Donc on est quand même sur le Nasdaq 100 à plus de 8% sur avril.
02:23On est à 6,5% pour le Russell 2000 dont on salue la performance grâce en partie aux valeurs
02:30parapétrolières.
02:31Le S&P 500, 4,40% de progression.
02:35Et alors en face, on a en Europe, sur avril, un Eurostock 50 à moins 4,5%.
02:41Donc ça fâche un petit peu.
02:44Moins 5,2% pour le CAC et moins 5,33% pour le DAX.
02:50Donc il y a vraiment ce spread.
02:52Ça, c'est par rapport au déclenchement du conflit, Laurent.
02:56Ce n'est pas sur avril.
02:57Non, non, non, non, absolument.
02:59On est bien d'accord.
03:00C'est la performance à date depuis le 27 février, la clôture du 27 février.
03:04Exactement.
03:05Mais ça me semblait important de le voir, effectivement, sur la séquence.
03:07Mais c'est très intéressant de le voir sur cette séquence-là, je suis bien d'accord.
03:10Parce qu'il y a eu un rebond en avril aussi pour l'Europe, quand même.
03:13Bien sûr.
03:14Mais le rebond, il a été beaucoup plus timoré en Europe qu'aux Etats-Unis.
03:21En Asie, il a été fort.
03:24Taïwan, vous l'avez dit.
03:24Cospi à Séoul, le Nikkei, évidemment.
03:28Donc voilà, l'Europe est un petit peu à la traîne.
03:33Et je pense que c'est quelque chose qui, surmets, devrait a priori durer.
03:40C'est un schéma qu'on retrouve, je pense, et qui peut se prolonger encore peut-être pour le mois
03:45suivant.
03:46On va rentrer dans le détail, effectivement, de ces analyses de marché.
03:51Si on regarde ce qui s'est passé du point de vue des valorisations avec vous, Kevin,
03:56on voit très bien sur votre graphique le dérating très violent du marché,
04:02de tous les marchés, à compter du début du conflit, donc à partir du 28 février.
04:07Et un dérating qui a été d'ailleurs bien plus violent sur les marchés américains que sur les marchés européens.
04:12Oui, tout à fait.
04:13Alors on partait toujours d'une zone de comparaison qui était bien plus élevée.
04:16Et on savait, effectivement, qu'avant ce conflit-là, on l'avait beaucoup dit ensemble,
04:21qu'on était sur une zone qui était clairement une zone de tension.
04:23En fait, selon comment on regarde ces bénéfices anticipés, peu importe.
04:26En fait, le résultat mené à la même chose, c'est qu'on était clairement dans une zone,
04:29on ne va pas dire une zone de survalorisation.
04:31Moi, je ne suis jamais très fan, ça peut amener à des craintes spécifiques,
04:34mais en tout cas des hypothèses de valorisation qui étaient extrêmement élevées,
04:38bénéfices, baisse des taux.
04:39Et donc, on se retrouvait avec un S&P 500 en bénéfice anticipé 25-26 fois.
04:43Et donc, mathématiquement, des espérances de gains qui étaient peut-être un peu réduites
04:48à ce niveau de valorisation.
04:49On ne va même pas montrer les graphiques, effectivement, de corrélation par rapport aux espérances
04:53parce qu'elles sont, en vrai dire, dépittantes.
04:55Mais effectivement, on se disait et on disait à nos clients,
04:58attention, ça veut dire que les hypothèses sont très élevées
05:00et surtout, ça veut dire que c'est très nerveux.
05:03Ça peut être nerveux, beaucoup moins à la hausse, mais à la baisse, on n'a pas le droit à
05:06l'erreur.
05:06Et on avait mis, effectivement, ce taquet géopolitique en se disant
05:09ça peut basculer à un moment ou à un autre.
05:10Ce qu'on n'avait pas vu venir à ce pont-là, je le précise bien.
05:13Pour revenir, effectivement, sur le mois, on a eu un de-rating qui était très violent,
05:17bien entendu, depuis le 27 février.
05:19Mais on le voit aujourd'hui, c'est ce qui nous intéresse sur le dernier mois,
05:21on a quasiment une récovrie qui est aussi violente.
05:24On retrouve quasiment une forme de récovrie, comme on en avait eu en avril 2025.
05:29Sujet pas du tout similaire, bien entendu, on ne va pas du tout le dire ainsi.
05:32Ce qui est important, c'est que si on regarde le marché le plus cher,
05:35et on va ensuite aller sur les autres, donc les États-Unis,
05:37on a déjà, en fait, effectivement une reprise de performance
05:40et une reprise de valorisation.
05:42On revient dans une zone qui est assez tendue.
05:4421 fois les bénéfices, on se dit que là, de nouveau,
05:47on va être avec beaucoup de précautions dans le marché.
05:50Mais il reste de la place, en réalité, par rapport au début d'année.
05:52En fait, le marché est revenu à son point le plus haut.
05:54Il a même redépassé, mais ça vaut moins cher.
05:56Pourquoi ? Ça, c'est une excellente nouvelle.
05:58On y reviendra sûrement après.
05:59La micro s'est améliorée.
06:00Et en fait, on a des augmentations de BPA
06:02qui pèsent sur les dénominateurs, mécaniquement.
06:04Donc, c'est un faux-semblant.
06:05Et c'est plutôt une bonne nouvelle, en réalité.
06:07C'est ça qui est assez fascinant dans ce mouvement de de-rating,
06:10qu'on peut regarder à travers le PER,
06:12les prix par rapport aux bénéfices.
06:14Comme vous dites, les deux variables ont bougé.
06:17Les prix ont beaucoup baissé.
06:18Mais à l'inverse, les espérances de bénéfices,
06:22elles, n'ont cessé de progresser depuis le début de l'année
06:25et encore à travers le mois de mars, Kevin.
06:28C'est ce qui est très intéressant,
06:29parce qu'on avait un mouvement depuis le début de l'année
06:31qui était un mouvement, effectivement,
06:33d'amélioration des bénéfices anticipés.
06:35Donc, notre dénominateur dans la valorisation,
06:36il ne cessait d'augmenter.
06:38Donc, quand bien même on avait de la performance,
06:39en fait, on n'était pas spécifiquement plus cher.
06:41Là, on a eu un double effet.
06:43Ce que l'on a regardé, c'est que janvier-février,
06:45on corrigeait à la hausse, effectivement, les BPA.
06:46Sur le mois de mars, alors, c'est très disparate,
06:49c'est très hétéroquite, on y reviendra sûrement tout à l'heure.
06:51Par secteur, vous dites ?
06:51Oui, on le verra tout à l'heure.
06:53Mais au global du marché, en fait,
06:54on a encore une amélioration, tirée par la tech,
06:57je spoil un peu,
06:58mais on a une amélioration des attentes bénéficiaires.
07:01Donc, le marché vaut moins cher.
07:02Les croissances bénéficiaires qui sont attendues,
07:05ce n'est pas que c'est solide,
07:06mais c'est exceptionnel.
07:08On a des trimestres autour de 10-15 en moyenne.
07:11Là, le marché s'attend à ce qu'on puisse arriver à des trimestres
07:16de progression des bénéfices de 20 %,
07:18pas en séquentiel, hein, sur un an.
07:20Attendu, absolument, sur un an en croissance trimestrielle,
07:22c'est assez exceptionnel.
07:24Je le précise bien,
07:25alors, tout ce qui est en doré, c'est le réalisé en bouquet d'attendu.
07:28On reste encore dans des chiffres qui ne sont pas matérialisés,
07:31mais la saison des publications, elle se passe plutôt bien aujourd'hui.
07:33On attend la semaine prochaine qui va être très lourde.
07:36Sur le T1, en l'occurrence,
07:37on va avoir une intégration de guerre au Moyen-Orient.
07:41Ça va être très intéressant.
07:42Sur T2, T3, on n'a pas aujourd'hui de correction des BPA.
07:45Et d'ailleurs, les premières guidance qui nous viennent sur les publications,
07:47personne ne parle.
07:48C'est-à-dire qu'on n'a pas aujourd'hui de revue de guidance.
07:50C'est peut-être ça qui m'interpelle aujourd'hui.
07:51Donc, c'est plutôt l'absence de révision
07:53qui explique qu'on ait maintenu, en fait, ces anticipations bénéficiaires.
07:57Absolument, absolument.
07:58En fait, sur le T1, ça s'explique,
07:59mais sur le T2, T3,
08:01c'est cette absence-là qui prête à confusion,
08:02mais qui explique pour partie.
08:03Je lisais, alors, calcul effectué par une petite banque,
08:07Goldman Sachs, en l'occurrence,
08:08qui nous disait que vous prenez les révisions de bénéfices
08:12liées à Micron dans le secteur technologique
08:14et à Exxon dans le secteur pétrolier,
08:17qui sont les deux secteurs où on a le plus révisé à la hausse,
08:19c'est deux entreprises justifiées à elles seules
08:21plus de la moitié des révisions bénéficiaires
08:24qu'on a pour l'année en cours 2026.
08:29Absolument.
08:29On voit la concentration, là aussi, des profils.
08:31C'est la mauvaise nouvelle de ce marché-là.
08:33Oui, c'est ça.
08:34C'est une reconcentration et c'est une rotation,
08:37entre guillemets, un retour à la normalité, en fait.
08:39Un retour à une normalité de 2025.
08:41Oui, c'est ça.
08:42C'est un peu l'élément gênant de ce marché-là.
08:43Bon, on rentrera un peu plus en détail,
08:45effectivement, du point de vue sectoriel.
08:47Un mot de l'Europe également.
08:51Laurent, avec, vous le dites,
08:53un stock 600, le grand indice large européen,
08:56qui vous semble être en difficulté.
08:58C'est vrai que vous le disiez en introduction,
08:59l'Europe a quand même moins rebondi
09:01que le marché américain à travers le mois d'avril.
09:05Elle a moins rebondi et je trouve que le stock 600
09:08montre, quand on analyse la participation,
09:12des signes de vulnérabilité.
09:14Alors, je vous ai amené deux graphiques.
09:16À gauche, en haut, le stock 600.
09:19Et en bas, la ligne avancée moins déclin.
09:22Donc, en pourcentage, c'est très facile à comprendre.
09:24Tous les jours, on va additionner les entreprises
09:27qui clôturent au-dessus de la veille
09:29et on va retrancher à ce nombre
09:31les entreprises qui clôturent en-dessous de la veille.
09:34Et normalement, quand on a un bull market qui est sain,
09:37eh bien, la ligne avancée moins déclin
09:38progresse à la hausse avec l'indice, en l'occurrence.
09:42Alors, ce qu'on voit, c'est que le stock 600
09:44n'a pas réussi à faire un nouveau sommet.
09:46Contrairement au S&P 500,
09:47premier signe évident, visuel, factuel,
09:50qui saute aux yeux de faiblesse par rapport au S&P.
09:53Quand on regarde la ligne avancée moins déclin,
09:55elle aussi, logiquement,
09:56elle fait un plus haut, moins haut.
09:57Bon, tout ça est aligné, il n'y a pas de problème.
10:00Ce qui me chagrine,
10:01c'est qu'on voit la petite moyenne mobile rouge
10:05sur le chart du bas
10:06qui est cassée par la ligne avancée moins déclin.
10:11Et j'aurais aimé voir justement cette ligne
10:14rebondir sur cette moyenne mobile
10:16comme elle l'a fait en décembre 2025,
10:18en janvier 2026.
10:20Et on voit que la ligne casse sa moyenne mobile.
10:24Alors, c'est un signal faible.
10:26Ça ne veut pas dire que tout soit aux abris
10:29et que le stock 600 va beaucoup plus baisser.
10:32Mais ça veut quand même bien dire
10:33qu'il y a une carence de participation à la hausse
10:37avec, encore une fois,
10:39cette petite vulnérabilité qui apparaît.
10:42Quand on regarde maintenant,
10:44et c'est encore plus intéressant,
10:45à droite, en haut,
10:47le stock 600,
10:49qui fait son plus haut à 636 points
10:51et qui revient à 626.
10:53Donc, il fait grosso modo
10:54une remontada de 80%.
10:57Ces 80% sont faits avec 13%
11:01des actions du stock 600.
11:02D'accord.
11:03Donc, ça,
11:04on va en parler tout à l'heure
11:06peut-être plus en détail,
11:07mais ce qui est intéressant,
11:09c'est qu'on a grosso modo
11:10le même pattern sur le S&P.
11:13Très faible participation.
11:15Sauf que sur le S&P, c'est encore pire.
11:16C'est une poignée de valeurs
11:17qui ont permis aux indices
11:18de recouper leurs pertes.
11:20Exactement.
11:20Donc, il y a deux manières
11:21de regarder les choses.
11:22Le verre à moitié plein.
11:23La bonne et la mauvaise.
11:24Exactement.
11:25Alors, le verre à moitié plein,
11:27c'est de dire,
11:27si le stock 600 et le S&P,
11:29ils ont réussi à remonter
11:31pour le stock 600 80%
11:32et puis pour le S&P,
11:33un nouveau sommet,
11:34avec aussi peu de valeur,
11:36ça veut dire que
11:37quand la cavalerie va arriver derrière
11:38et que ça va se diffuser,
11:40ça va aller beaucoup plus haut.
11:42Ce qui se tient,
11:43comme raisonnement.
11:44Ceux qui sont pessimistes
11:46vont avoir le discours inverse.
11:47Ils vont se dire,
11:48ils vont nous dire,
11:49mais si le S&P,
11:50le stock 600,
11:51ils ont fait des nouveaux plus hauts
11:53ou qu'ils sont remontés aussi hauts
11:54avec aussi peu de participation,
11:57ça veut bien dire
11:58qu'il y a encore une fois
11:59une hyperconcentration
12:00et que c'est fragile.
12:01L'histoire nous apprend quelque chose
12:03quand on a ce genre de schéma ou pas ?
12:05Alors, on peut trancher cette question ?
12:07Je tranche.
12:08Oui ?
12:08Et dans quel sens,
12:09pour le stock 600 ?
12:10Eh bien, votre question est excellente.
12:12Non, non, parce que pourquoi ?
12:13Je n'ai même pas de question.
12:15Si, si, si.
12:16Vous dites, en fait,
12:16de quel côté il faut faire franche
12:17le balancier ?
12:18Oui.
12:18Eh bien, en fait,
12:20historiquement,
12:20il faut avoir une opinion négative.
12:24D'accord.
12:25C'est un signe de fragilité.
12:26Sauf qu'en 2024 et en 2025,
12:29on avait fiché.
12:30C'est-à-dire que cette hyperconcentration,
12:32elle portait.
12:33Et qu'en fait,
12:34même si à chaque fois on disait,
12:35on criait au loup,
12:36en disant,
12:37non mais c'est pas bon,
12:39ça participe pas assez,
12:40c'est hyperconcentré,
12:42c'est les manières.
12:42Mais en fait,
12:43ça payait,
12:44et puis ça continue.
12:45Et il fallait être dedans.
12:46Donc,
12:47si l'histoire nous sert de guide,
12:49on est plutôt négatif
12:51par rapport à ce tableau.
12:52Mais si on considère
12:54qu'on repart dans un round
12:56de surperformance de la tech,
12:58comme on l'a vécu en 2024 et en 2025...
13:00C'est pas gênant
13:01qu'il n'y ait que 10% des valeurs,
13:03parce que c'est 10% des valeurs,
13:05mais quand on prend le poids
13:06de ces valeurs,
13:07évidemment,
13:08là vous avez un soutien,
13:10un indice qui est énorme.
13:10Mais là où il y a un petit bémol,
13:12c'est que le stock 600,
13:13il n'est pas dans la situation du S&P.
13:16Donc ça veut dire que
13:17s'il y a aussi peu de valeur en Europe,
13:19moi ça me gêne,
13:20autant aux Etats-Unis.
13:21Je ne sais pas où mon cœur balance,
13:25autant en Europe,
13:25je me dis non,
13:26il ne faut pas le faire.
13:26Il faut absolument...
13:27Et vous le disiez,
13:28ça veut dire qu'on est sans doute revenu
13:29dans un schéma
13:29où l'Europe risque encore
13:31de surperformer,
13:32là peut-être à horizon
13:33du prochain mois en tout cas.
13:35Les Etats-Unis.
13:36L'Europe va sous-performer.
13:38Ah oui, oui, sous-performer.
13:39L'Europe va sous-performer.
13:40Absolument.
13:41Voilà, on revient dans ce schéma.
13:42Alors que le reste du monde
13:43se comportait beaucoup mieux
13:44depuis quelques mois
13:46et quelques trimestres
13:46vis-à-vis des Américains,
13:48de l'Amérique,
13:49là vous dites,
13:50on revient peut-être
13:51dans le schéma inverse.
13:52En tout cas,
13:52l'Europe revient peut-être
13:53un cran en dessous
13:54des Etats-Unis.
13:55C'est ce que je pense.
13:56Oui, oui.
13:56Vous êtes venu,
13:57alors avec là,
13:57un tableau détaillé aussi,
13:59Kevin,
13:59des performances sectorielles
14:01au sein du S&P 500.
14:04On peut prendre deux minutes
14:05pour expliquer effectivement
14:06ce graphique.
14:07Toujours intéressant.
14:08Donc il y a deux périodes,
14:10la période depuis le début de l'année
14:11et puis la période
14:12depuis le déclenchement du conflit
14:14avec les clôtures
14:15du 27 février.
14:17Quel message est-ce que vous retirez
14:19effectivement de ce panorama-là ?
14:21S&P 500 et Stoxy sur l'Europe.
14:26Effectivement,
14:26alors ce graphique,
14:27on ne s'est pas concerté avant
14:28mais on a les mêmes...
14:29Il va très bien ensemble.
14:30Vous êtes sur les bars
14:32en histogramme,
14:33entre guillemets,
14:33c'est la performance
14:34depuis le début du conflit.
14:35J'intéressais beaucoup effectivement
14:37et le point
14:38ou le losange en doré,
14:40c'est celle depuis le début de l'année.
14:41Et effectivement,
14:41on a la même conclusion
14:42que celle qui vient d'être donnée
14:43par Laurent,
14:44c'est qu'aujourd'hui,
14:45si le marché a rebondi
14:46et repassé au-dessus
14:47de son niveau,
14:48en fait,
14:48pré-conflit,
14:49il n'y a pas de participation.
14:50Alors,
14:50non pas en termes de participation
14:52des acteurs,
14:53mais des secteurs.
14:54Ça veut dire qu'aujourd'hui,
14:55en fait,
14:55ce rebond de marché
14:56et cette performance de marché,
14:58elle ne tient qu'à une poignée
14:59de secteurs
15:00et en fait,
15:01en Europe,
15:01c'est encore pire,
15:02je vous rejoins là,
15:03parce qu'en fait,
15:04le secteur qui l'emporte,
15:05ce sont les énergies.
15:06C'est ce que l'on voit
15:07de manière très nette.
15:07Il y a six secteurs positifs
15:10en performance boursière
15:11uniquement depuis le 27 février,
15:12c'est-à-dire depuis le détachement
15:13du conflit.
15:13C'est extrêmement faible.
15:14Sur 19.
15:15Oui, absolument.
15:16Et ce sont les énergies
15:17qui emportent le tout
15:18parce qu'on le voit très bien
15:18sur le graphique,
15:19les énergies sont quasiment
15:20à 12-13% en fait
15:22de performance
15:23sur le moment.
15:24Tout le reste,
15:25vous êtes en dessous des 5%.
15:26Circulé,
15:26il n'y a rien à voir.
15:27Et en fait,
15:28quand on rentre dans le détail,
15:30si je me le permets,
15:31c'est quasiment encore pire
15:32parce qu'en fait,
15:33quand on regarde secteur par secteur,
15:34vous prenez du stock 600 médias,
15:35en fait,
15:36c'est quelques valeurs
15:37qui se comptent sur la main,
15:38c'est Bolloré
15:38qui fait toute la performance.
15:40C'est le fameux
15:40dividende exceptionnel.
15:41Et c'est un secteur
15:42qui en baisse
15:42depuis le début de l'année.
15:43L'énergie,
15:44il y a quand même
15:44une forme de cohérence.
15:46Le secteur leader
15:47depuis le début de l'année
15:47et le secteur leader
15:48depuis le début du classique.
15:49Alors,
15:49ça posera d'autres problèmes
15:50sur la valorisation.
15:51C'est l'autre sujet,
15:52malheureusement.
15:53Mais ce que l'on voit,
15:53c'est qu'il y a une panne
15:54mécanique aujourd'hui.
15:55L'énergie prend tout.
15:56Les autres circulent.
15:57Il n'y a rien à voir.
15:58Et surtout,
15:58les moteurs également du passé,
16:00ça, c'est intéressant aussi.
16:01On pense notamment aux bancaires.
16:02Les bancaires,
16:03aujourd'hui,
16:03sont à la peine.
16:04Alors,
16:04on a d'autres segments
16:05sur lesquels ça s'explique.
16:06La santé fait des mauvaises publications,
16:08bien entendu.
16:09Le segment des loisirs
16:10et des voyages,
16:11c'est très naturel.
16:12Évidemment qu'il recule.
16:13Mais par exemple,
16:14encore une fois,
16:14sur les bancaires
16:15qui, on le sait,
16:17ont une vraie traction
16:18sur le marché européen.
16:19C'est un vraiment
16:19qui a gagné aujourd'hui.
16:20On peut regarder aussi,
16:21alors,
16:21toujours intéressant,
16:22donc là,
16:23on a les performances
16:23des prix,
16:24mais il y a aussi
16:25les valorisations
16:27de ces 19 secteurs
16:28qui composent
16:28le S&P 500,
16:29de savoir
16:31où se situe
16:32la valorisation
16:33actuelle
16:33par rapport
16:34à un historique
16:34de 10 ans.
16:35C'est comme ça
16:35qu'il faut comprendre
16:36ce graphique
16:37qui est un peu compliqué
16:38mais qui est très clair
16:39et très intéressant à lire.
16:41Je ne sais pas,
16:42un secteur comme les banques,
16:43du coup,
16:43on se dit
16:44que c'est un point d'entrée
16:45pour revenir
16:45sur ce secteur-là
16:46qui a été un secteur
16:47très fort
16:48depuis 4-5 ans maintenant
16:50ou est-ce qu'il faut
16:50passer à autre chose ?
16:51Non,
16:52on va le faire
16:52effectivement tout de suite.
16:53Alors,
16:54la lecture générale
16:55du graphique,
16:56c'est de nous dire
16:56en fait,
16:56le marché européen
16:57n'est pas du tout cheap.
16:58Il n'est pas peu cher
16:59aujourd'hui.
17:00Certes,
17:01il y a une correction
17:01de valorisation.
17:02On est dans les valos
17:03standards historiques.
17:04On est dans les valos standards
17:04avec une distribution
17:05qui est tout à fait cohérente
17:06et globalement,
17:07il va falloir commencer
17:07à revenir piqui,
17:09on va le dire comme ça.
17:10Je retourne sur votre exemple
17:11des bancaires.
17:11Les bancaires,
17:12il faut aller complètement
17:13à droite du graphique,
17:13c'est l'avant-dernier,
17:14là-dessus.
17:15Ce que ça montre
17:15très nettement,
17:16c'est qu'aujourd'hui,
17:17vous n'êtes pas
17:17dans ce qui se fait
17:18de plus ample,
17:19effectivement de plus haut
17:20en termes de valorisation.
17:21Par contre,
17:21vous êtes très clairement
17:22aujourd'hui sur un haut
17:24de valorisation
17:25qui est très net
17:26sur les bancaires.
17:27C'est ce que l'on disait
17:28tout à l'heure.
17:28Non seulement le rattrapage,
17:29les banques n'y participent pas,
17:30mais en plus,
17:31on voit qu'elles restent chères.
17:33Est-ce que c'est un point d'entrée
17:34parce que les banques
17:34ne participent pas ?
17:35La réponse est non.
17:36Il y a des sujets macro,
17:37micro, bien entendu,
17:38très naturels derrière,
17:39mais non,
17:41les participatives d'hier
17:43ne participent plus.
17:44C'est vraiment le vrai sujet.
17:45Il y a un sujet
17:45qui est très abordable
17:47et c'est quasiment
17:48une tautologie,
17:49c'est le segment
17:49des voyages et des loisirs.
17:50Ça me semble justement
17:51quelque peu aberrant
17:53et ça explique aussi...
17:54Là, il y a une vraie décote
17:55par rapport à l'historique.
17:56Ce qui est intéressant,
17:57c'est là où on voit
17:57qu'il n'y a pas d'euphorie
17:58entre guillemets
17:59sur ce marché
17:59parce que très naturellement,
18:01si on se dit
18:01fin de conflit,
18:02réouverture du D3
18:03mais surtout réouverture
18:04de l'aérien, etc.,
18:05le segment des loisirs,
18:06il est peu cher,
18:08il est accessible,
18:09il est liquide.
18:09Allons-y !
18:10Ça rappelle un peu
18:11des schémas qu'on a vécu
18:12dans le Covid
18:12au moment de la réouverture.
18:13C'est une belle idée contrarienne.
18:14Le marché ne le regarde pas
18:15et c'est ça qui est intéressant,
18:16c'est que le marché
18:17passe totalement outre
18:18et se focalise en fait
18:19sur la micro,
18:20sur les bénéfices par action,
18:21donc sur la tech,
18:21les banques, etc.
18:22Bon, mis à part
18:23le secteur travel and leisure,
18:25là effectivement,
18:25c'est le troisième
18:26en partant de la fin.
18:27Il y a aussi le secteur
18:27des médias
18:28traditionnellement très décotés,
18:30c'est value.
18:31Pour le reste,
18:32il n'y a pas de décote,
18:34il n'y a pas de screaming by
18:35comme on dit
18:36en termes de valorisation.
18:38On est sur les normes
18:39à peu près partout.
18:40Oui, les médias,
18:41on l'a dit,
18:42ce n'est pas intéressant.
18:43Pour acheter du Bolloré,
18:44chacun se fera son avis,
18:45mais en tout cas,
18:46effectivement,
18:46c'est trop restreint
18:46et peu intéressant.
18:47L'énergie est trop chère,
18:48les ressources basiles,
18:49les ressources primaires
18:50sont beaucoup trop chères
18:52aujourd'hui,
18:52sans qu'on ait de révision.
18:53C'est vraiment le vrai sujet.
18:55Il y a un sujet.
18:55Puis même,
18:56pardon, je vous coupe,
18:57Kevin,
18:57mais même des secteurs
18:59défensifs,
18:59alors qui ont bien profité
19:01des utilities,
19:03des télécoms,
19:04ça y est,
19:04ça commence à devenir cher.
19:05Une orange,
19:06ça commence à devenir cher.
19:07Ça prenait encore
19:083-4% hier.
19:08C'est exactement ça.
19:09Le mouvement est fait.
19:11Donc aujourd'hui,
19:11on n'a plus cela.
19:12Ça explique encore une fois
19:12qu'elle ne participe pas
19:14tellement au rebond.
19:14Il y a un sujet qui émerge,
19:16c'est la tech.
19:16Alors, c'est très vaste.
19:17Il y a du SMI et du SML
19:18et du STMicro.
19:20Ça, encore une fois,
19:21on a des valorisations
19:22effectivement qui peuvent
19:23encore attirer.
19:24Elles sont soit peu chères,
19:25c'est toujours les mêmes
19:26usules suspects
19:27donc à vérifier,
19:28ou alors elles sont en ligne.
19:30Je pense à un SML notamment,
19:31on est revenu sur des hauts
19:32niveaux de valorisation,
19:33mais on n'expose pas
19:33les niveaux de valorisation
19:34encore une fois.
19:35Ça peut se regarder.
19:36Avec des valeurs cycliques aussi.
19:37Ça, on l'a peut-être oublié
19:38un peu dans le secteur
19:39des sémiconducteurs.
19:40On pourra peut-être en parler
19:41mais c'est vrai qu'il y a
19:41quand même toujours
19:42un aspect un peu cyclique
19:43même si là,
19:44on a le sentiment
19:44d'un super cycle
19:45emporté par l'IA.
19:48Bon, venons-en au S&P 500
19:50maintenant qu'on a regardé
19:51un peu en détail l'Europe.
19:53Alors, vous le disiez,
19:53si le stock 600 est en difficulté,
19:55le S&P 500, lui,
19:57se montre un peu plus vigoureux,
19:58Laurent,
19:58mais pas encore tiré d'affaires.
20:00Exactement.
20:01Alors, il est plus vigoureux
20:02d'abord parce qu'il a fait
20:03un nouveau sommet,
20:03ce qui n'est pas le cas
20:04du stock 600.
20:05Il est plus vigoureux
20:06également du côté
20:07de la participation
20:07parce que cette ligne
20:09en bas à gauche,
20:10elle revient sur son précédent sommet.
20:13Contrairement au stock 600
20:14où elle était encore en dessous.
20:15Et ce qui est malgré tout
20:18un petit peu préoccupant,
20:21c'est que le S&P fait
20:22un nouveau sommet
20:23mais que la ligne avancée
20:24moins déclin
20:24ne fait pas de nouveaux sommets
20:26encore.
20:27Donc, on est en attente.
20:29C'est-à-dire que ça peut
20:30tout à fait bien se régler
20:31et on a une continuation
20:33de la progression
20:35des flux
20:36qui vont alimenter cette ligne
20:37et donc tout est aligné,
20:39tout va bien.
20:40Ou alors,
20:41ces lignes avancées
20:42moins déclin
20:42qui a raison,
20:43le S&P qui est allé
20:44un peu trop vite,
20:46elle,
20:46elle n'arrive pas
20:47à dépasser sa résistance
20:48et donc le S&P retrace
20:50et revient
20:51sous les 7000 points.
20:53Donc, petit sujet
20:55en attente
20:56pour voir effectivement
20:57comment ce problème
20:58va se régler.
20:59mais il y a donc
21:00un petit sujet.
21:01Quand on regarde
21:04le pourcentage
21:05d'actions du S&P
21:05qui reviennent
21:06sur leur sommet
21:07de trois mois
21:08comme le S&P
21:09qui l'a même dépassé,
21:10on est à
21:137%.
21:13Ah oui.
21:14Encore plus faible
21:15qu'en Europe.
21:16Encore plus faible
21:17qu'en Europe.
21:17Très très faible.
21:18Donc, ça,
21:19encore une fois,
21:20c'est le même discours
21:21que tout à l'heure,
21:22les généraux,
21:23pour faire une analogie
21:24militaire,
21:25ont sonné la charge,
21:26les fantassins derrière
21:28se demandent
21:28s'ils vont y aller,
21:29ils sont un petit peu
21:30hésitants,
21:31ils ne sont pas sûrs d'eux,
21:32etc.
21:32Donc, problème.
21:33Soit finalement,
21:34les généraux arrivent
21:35à rallier les troupes
21:37et tout le monde y va
21:38et tout va bien.
21:39Soit, effectivement,
21:40les généraux,
21:41ils vont continuer
21:41de courir tout seuls
21:42et ça pose quand même
21:44un petit problème.
21:46Donc,
21:46même si vous le disiez,
21:47en 2025,
21:48on a vu les généraux
21:49cavaler
21:51longtemps tout seuls
21:52avant que la masse
21:55revienne.
21:55Il faut avoir un avis
21:58sur la tech
21:59et j'imagine que dans la tech,
22:00il faut avoir un avis
22:00sur les Max 7.
22:01Voilà.
22:02Alors,
22:02on peut déjà parler
22:03des semi-conducteurs
22:04qui sont vraiment
22:05le tracteur
22:06qui fait qu'on a
22:09cette surperformance
22:10parce que je regardais
22:11avant de venir
22:12les Nvidia
22:13et d'autres acteurs
22:14plus 50%,
22:15plus 70%,
22:17c'est juste fabuleux.
22:19Après,
22:19il y a les Max 7
22:20qui ont quand même
22:21fait un beau rebond.
22:22C'est-à-dire que
22:22quand on regarde
22:23le point bas
22:24et le rebond qu'il y a...
22:25Alors,
22:25les Max 7
22:25en tant que panier,
22:2618% de hausse.
22:28Donc,
22:28c'est ça qui permet
22:29au S&P
22:29de franchir...
22:30Depuis le point bas
22:31de la guerre ?
22:33Oui,
22:33puis fin mars ?
22:33Oui,
22:34exactement.
22:34Donc,
22:35c'est ce qui permet
22:35au S&P
22:36de faire un nouveau sommet.
22:38Mais,
22:38le problème,
22:39c'est que
22:40ces Max 7
22:41qui progressent beaucoup,
22:42elles n'arrivent quand même pas,
22:43on va le voir tout à l'heure,
22:44à faire un nouveau sommet.
22:46Donc,
22:46elles aident le S&P.
22:49Si
22:50elles publient
22:51la semaine prochaine
22:52un excellent
22:53premier trimestre,
22:54ça veut dire
22:55qu'on devrait avoir
22:56une poursuite
22:57de la progression.
22:59Si
22:59elles publient
23:00de bons résultats
23:01mais qu'elles ont
23:02des guidances
23:02qui sont un peu mitigées,
23:04il peut y avoir
23:05un petit flottement.
23:06Troisième hypothèse,
23:07elles publient
23:08de mauvais résultats,
23:08ce qui n'est pas une hypothèse,
23:09visiblement.
23:14ça reste toujours possible.
23:15Mais c'est vrai que
23:15vu les signaux avancés
23:17qu'on a sur la tech,
23:17Pauline en parlait
23:18tout à l'heure,
23:19les résultats
23:19de SMC,
23:21le Tintel,
23:23d'autres encore,
23:24Skyinix,
23:25etc.
23:26Visiblement,
23:26l'enthousiasme
23:27et la demande
23:28est toujours là.
23:29Mais bon,
23:29on verra la semaine prochaine.
23:30On verra la semaine prochaine.
23:31Donc,
23:31pour conclure
23:33sur ce sujet,
23:34un S&P
23:34qui est indiscutablement
23:36plus vigoureux,
23:37mais je suis encore une fois
23:38un peu
23:40suspicieux
23:40par rapport
23:41à ce manque
23:42d'entrain
23:43sur l'ensemble
23:44de la cote
23:44avec une participation
23:48qui,
23:48pour moi,
23:49est problématique.
23:49J'entends.
23:50Qu'est-ce qu'on va suivre
23:51alors pour répondre
23:52à cette question ?
23:53Est-ce qu'on arrive
23:55très vite
23:55à une forme
23:56d'épuisement du marché
23:57qui pourrait le ramener
23:58d'ailleurs vers le bas
23:59ou est-ce qu'on est
24:00en train
24:00de déclencher
24:01une impulsion
24:02qui permette
24:03d'envisager
24:04une nouvelle jambe
24:05de hausse ?
24:06Alors peut-être
24:06une hausse un peu
24:07bulesque,
24:08peut-être une hausse
24:09un peu de fin de cycle,
24:10mais on a connu
24:11ces moments
24:11dans les marchés.
24:12Vous avez un tableau
24:13de bord,
24:13un tableau de bord
24:14du bull market
24:15ou pas bull market.
24:16C'est ça, Laurent ?
24:19Je pense...
24:21C'est dur, hein ?
24:23Non, non.
24:24Je pense...
24:25En fait,
24:26on a vécu
24:28un rebond
24:29au mois de mars
24:30aux Etats-Unis
24:31spectaculaire.
24:32Avec un momentum
24:33débridé.
24:35Moi, je pense que
24:35ce momentum,
24:36c'est fini.
24:37Cette vitesse,
24:38elle, pour moi,
24:40à très court terme...
24:41L'intensité derrière nous.
24:42Voilà.
24:43On ne va pas multiplier
24:44par deux
24:45le creux
24:46depuis le 30 mars
24:47jusqu'à maintenant
24:47aux Etats-Unis.
24:49Donc, je pense
24:50qu'il va y avoir
24:51maintenant
24:51une phase
24:52de digestion.
24:55Et on peut
24:56tout à fait avoir
24:57des bons résultats
24:58aux Etats-Unis,
24:59mais moins d'entrains
25:00à payer
25:01dans l'immédiat.
25:02Parce que ce que je crois,
25:03c'est que finalement,
25:05ce rebond du 30 mars,
25:06il s'est fait
25:06avec peu de monde.
25:08Parce que, en fait,
25:09c'est les contrariens
25:10qui ont payé
25:11dans le brouillard
25:12le plus complet.
25:13Ils ont payé
25:15la désescalade,
25:15ils ont eu raison.
25:16Il y a eu des rachats
25:17de short aussi,
25:17même, j'imagine.
25:19Mais ce que je veux dire,
25:20vous avez raison,
25:21mais en fait,
25:22ça a été des rachats
25:23de short au départ,
25:24ensuite des contrariens
25:25qui ont fait des paris,
25:26mais il y a beaucoup
25:27de liquidités
25:28qui n'ont pas du tout
25:29participé en fait.
25:30Et qui s'en mordent
25:32un petit peu les doigts.
25:33Et donc,
25:33je ne pense pas
25:34qu'ils vont rentrer
25:34tout de suite
25:35sur les niveaux actuels.
25:36En revanche,
25:37ils ont vraiment
25:38le doigt sur la gâchette.
25:39Donc, il n'y a pas
25:40de relais possible ?
25:41Il y a un manque
25:42de relais immédiat possible ?
25:43Moi, je vois bien
25:44un mois de mai
25:46un peu flottant.
25:49Histoire de consolider un peu
25:50si le marché est très très fort
25:52latéralement
25:52ou un retracement.
25:54Et ensuite,
25:55le cash va revenir.
25:57Et je pense
25:58qu'on a encore
25:59de beaux jours
25:59devant nous.
26:01Mais si quelqu'un me disait
26:03« Est-ce que j'y vais maintenant ? »
26:04Je dirais non.
26:05Attendez juin.
26:07Attendez au moins
26:08la fin du mois de mai.
26:09Oui, c'est ça.
26:09C'est-à-dire que
26:10même si c'est
26:11de très bons résultats
26:12avec les GAFAM
26:14la semaine prochaine,
26:15moi, je pense que
26:16ça ne va pas non plus
26:18aller à la même vitesse
26:19que ce qu'on a vu
26:20au mois d'avril.
26:21Parce que c'est ça la question.
26:22Est-ce qu'on peut encore
26:23faire en mai
26:23ce qu'on a fait en avril ?
26:24Pour moi, c'est non.
26:25Alors, juste sur le rebond
26:26et le bull market,
26:27pourquoi je n'ai pas
26:28une opinion favorable
26:30à l'hypothèse
26:32d'un bull market ?
26:33Parce que j'ai encore
26:34des non-confirmations.
26:34C'est-à-dire que
26:35j'ai un S&P
26:36qui fait un nouveau sommet
26:37mais j'ai un S&P
26:39qui est pondéré
26:39qui n'y arrive pas.
26:41Donc, ça, c'est quand même
26:42là encore
26:43un signe pour moi
26:44de préoccupation.
26:45J'aimerais qu'on ait
26:46une diffusion
26:47des flux acheteurs
26:48sur l'ensemble de la cote
26:49et pas cette hyperconcentration.
26:51Même si vous l'avez rappelé,
26:52ça peut marcher
26:53mais ce n'est pas super sain.
26:55D'autant plus que je trouve
26:56que le contexte de 2026
26:57n'est pas exactement le même
26:58avec celui de 2024 et 2025.
27:01Il y a quand même
27:01cette histoire de capex,
27:02de rentabilité,
27:04qui n'existait pas à l'époque
27:05où on a...
27:06Enfin, peut-être
27:06que je vois Kevin
27:08hocher de la tête
27:08mais pour moi,
27:10je pense qu'il y a quand même
27:11plus de problèmes
27:13avec ces capex.
27:17On a quand même
27:17une Fed qui est
27:19très trouble
27:19sur ce qu'elle va faire.
27:22En tout cas,
27:22elle ne va pas baisser les taux.
27:23Vous dites qu'il y aura
27:24des déceptions
27:24sur les capex à un moment ?
27:25En tout cas,
27:27on n'est plus du tout
27:28dans la même conjoncture
27:30que 2024 et 2025
27:32sur ces dépenses d'investissement.
27:33cette rentabilité
27:35et ces taux
27:36qui ne vont plus baisser.
27:37Donc, ça pour moi...
27:38Une partie de l'histoire
27:39a quand même déjà un peu changé.
27:40Il est un peu différente.
27:41Exactement.
27:42Quand on regarde
27:43le S&P 493,
27:45qu'est-ce qu'on voit ?
27:47On voit,
27:47et ça c'est très intéressant,
27:48qu'il a fait
27:49un nouveau sommet.
27:49Il crève des plafonds,
27:50lui.
27:50Oui.
27:51Il a fait un nouveau sommet.
27:52Donc, ça c'est très positif.
27:53Mais on a un problème,
27:54c'est que les Mac 7,
27:56avec leur formidable rebond
27:57de 18%,
27:58sont encore en dessous
27:59de leur sommet.
28:01C'était octobre,
28:01c'est ça ?
28:02Oui, exactement.
28:02Le 30 octobre.
28:03Oui, 30 octobre.
28:04Donc, pour qu'on ait
28:05un bull market,
28:06il faut que les Mac 7,
28:07elles repartent
28:08comme en 40,
28:09vraiment très très fort.
28:10Et là,
28:11je ne suis pas convaincu
28:13qu'elles vont pouvoir le faire.
28:14Ça peut rester lourd ?
28:15Oui, un petit peu.
28:16On verra les résultats.
28:17Il y en a 5 sur 7
28:18qui publient la semaine prochaine.
28:19On a déjà eu Tesla.
28:20On aura Microsoft,
28:21Google,
28:22Amazon et Apple
28:23la semaine prochaine.
28:24Comment vous regardez
28:25ce marché américain ?
28:26Alors, là aussi,
28:27avec la dispersion sectorielle,
28:29parce qu'on peut quand même
28:29vraiment parler de dispersion
28:31en termes de performance.
28:32on voit des points en haut,
28:33des points en bas.
28:34Comment vous regardez
28:35ce marché américain,
28:38ce leadership retrouvé
28:39à travers le secteur de la tech
28:42et dans la tech,
28:43le secteur des semi-conducteurs
28:44avant tout, Kevin ?
28:46Non, j'ai d'autres lignées
28:47de la tête sur les CAPEX,
28:49mais je ne vous donnais pas tort.
28:50C'est simplement,
28:51effectivement,
28:51ça va être une histoire de Fed
28:52à mon avis avant tout,
28:53mais les CAPEX
28:53étaient déjà le problème.
28:56Sur le marché américain,
28:57globalement,
28:58même vu que sur le marché européen
28:59tout à l'heure,
29:00une très grande concentration
29:01et en fait,
29:02tout à l'heure,
29:02j'ai parlé de rotation
29:03peut-être un peu rapidement
29:04parce que ce terme
29:05est à prendre avec des pincettes,
29:06mais rotation,
29:07quand je dis ça,
29:07c'est vraiment le retour
29:08à 2025.
29:09Oui, d'accord.
29:10Qui sont les locomotives ?
29:11Je vous rejoins tout à fait
29:12de ce marché-là.
29:13On les met toutes
29:14dans le même panier,
29:14effectivement.
29:15Après,
29:15on peut le regarder
29:15secteur par secteur,
29:16c'est la tech et les banques.
29:18Par contre,
29:18là,
29:18c'est l'exception américaine,
29:19c'est que les banques suivent encore.
29:21Les énergies,
29:21en fait,
29:21je les ai pointées ici,
29:22là aussi en bleu foncé,
29:24elles ne participent plus.
29:24Le mouvement s'est fait
29:25en janvier et février.
29:27À vrai dire,
29:27ça s'est fait sur le Venezuela,
29:28sur d'autres raisons également
29:29et sur des BPA
29:30largement revues à l'avance.
29:32Donc,
29:32ce que l'on dit ici aussi,
29:33c'est que globalement,
29:34le marché est tech.
29:35Je vous rejoins tout à fait
29:36sur cette nouvelle
29:36concentration du marché.
29:38Ça ne m'inquiète pas
29:38spécifiquement parce qu'encore une fois,
29:40pour moi,
29:40les généraux comptables suivent.
29:42C'est ça qui est la bonne nouvelle
29:43de ce point de vue-là.
29:44Il va falloir avoir
29:45une confirmation la semaine prochaine
29:46qui est globalement
29:47hyper décisive,
29:48on va le dire comme ça,
29:49sans vouloir faire monter
29:50le suspense.
29:51Mais est-ce qu'elle n'est pas
29:52déjà pricée ?
29:53Elle est déjà pricée.
29:54S'il y a la confirmation,
29:55pour moi,
29:55le mouvement ne va pas s'éteindre.
29:56Alors,
29:57est-ce que la vitesse du mouvement
29:58et cette force que vous évoquiez,
29:59elle va se maintenir ?
30:00Je pense que non
30:01parce qu'effectivement,
30:02on avait beaucoup moins
30:02de participation,
30:03on avait des valorisations
30:04qui étaient moins tendues,
30:05on avait les poches pleines,
30:05en fait,
30:06pour le dire différemment.
30:07On ne les a plus,
30:08très clairement.
30:08Par contre,
30:09est-ce qu'on va stopper le mouvement,
30:10une nouvelle rotation,
30:11voire une cassure ?
30:13Aujourd'hui,
30:13dit simplement,
30:14oui,
30:14effectivement,
30:14ça va s'épuiser,
30:15mais ça reste encore achetable
30:16si,
30:17encore une fois,
30:18la cavalerie comptable suit.
30:19Est-ce que l'écart
30:21entre la partie semi-conducteur,
30:23qui est le secteur incontesté,
30:25incontestable,
30:26leader de l'année,
30:28en tout cas,
30:29à ce stade,
30:29et le secteur des logiciels,
30:31qui a encore connu
30:32une séance compliquée hier
30:34aux Etats-Unis,
30:35est-ce que cet écart
30:36peut encore s'accroître,
30:37Kevin ?
30:37Oui,
30:38parce qu'on parle en réalité
30:39de deux différences maintenant,
30:41globalement.
30:42On parle d'un sujet
30:42qui peut être disrupté
30:43et l'autre sur lequel
30:44le marché considère
30:45que ce n'est pas le cas.
30:46C'est une fracture.
30:46Il n'y aura pas de retour
30:47à la moyenne,
30:48ou en tout cas,
30:48il n'y aura pas de retour
30:50à l'État
30:50qui précédait,
30:51effectivement.
30:52Je ne le crois pas.
30:53Ou en tout cas,
30:53alors si,
30:54mais c'est au logiciel
30:55de le faire.
30:55C'est-à-dire,
30:56il va falloir,
30:56enfin quand je dis ça,
30:57c'est à elle d'enclencher
30:58la machine,
30:59c'est le cas de le dire,
31:00pour revenir justement
31:01en dehors de santé
31:01et dire,
31:02non, non,
31:02regardez,
31:02on ne va pas être disrupté,
31:03on a des CAPEC justement
31:04qui valent le coup
31:05ou alors,
31:05je ne vais pas venir
31:06me faire tailler des croupières
31:06par du clod et anthropique.
31:07Parce que c'est que
31:08c'est encore des boîtes
31:09en croissance.
31:10C'est que SAP,
31:11les bénéfices n'arrêtent pas
31:12de croire.
31:12C'est 20% de croissance
31:14dans le cloud.
31:14C'est-à-dire que pour l'instant,
31:15c'est vraiment du,
31:16c'est du pur d'e-rating.
31:18Exactement,
31:18sauf que le marché aujourd'hui,
31:19il achète du résultat.
31:20Alors certes,
31:21on a de la croissance,
31:22mais dans les anticipations,
31:24encore une fois,
31:24on se dit,
31:24il y a un risque de rupture
31:25qui est trop important.
31:26Le narratif de janvier
31:28n'a pas changé
31:29de ce point de vue-là.
31:31Tant mieux s'il y a
31:31un rééquilibrage.
31:32Tant mieux pour ceux
31:33qui portent encore
31:33du salesforce
31:34dans leur portefeuille.
31:35Mais globalement,
31:35on y croit de moins en moins.
31:37Bon, un mois,
31:37il faut qu'on parle
31:38pétrole et dollar.
31:39Évidemment,
31:39les deux vont ensemble.
31:42Gardez la parole
31:42avec cette courbe du pétrole
31:44qui montre,
31:45la dernière fois
31:46que vous êtes venus,
31:47la courbe noire,
31:48c'était la courbe
31:49du pétrole des futurs
31:51au 31 mars.
31:53Donc, un mois après
31:54le déclenchement
31:55du conflit
31:56et puis vous l'avez
31:57mise à jour à date
31:59avec une courbe
32:00qui s'est légèrement
32:03détendue,
32:03on va le dire comme ça.
32:04Exactement,
32:04c'était ce que je voulais
32:05montrer absolument.
32:07Derrière cette euphorie
32:08qu'on peut penser
32:09sur le marché,
32:09Pauline nous disait
32:10en introduction
32:10sur les prix du baril,
32:12ça reste très volatile
32:13en l'occurrence
32:14et on n'a pas vraiment
32:15justement de normalisation
32:18supplémentaire
32:18par rapport à ce que
32:18l'on avait précédemment.
32:19Par rapport au mois dernier,
32:21alors c'est intéressant,
32:22effectivement le spot
32:22et le spot plus deux mois
32:24continuent d'évoluer
32:25mais ça veut dire
32:25que le scénario n'a pas bougé,
32:27c'est normalisation à l'été
32:29et ensuite passer votre chemin.
32:30Donc globalement,
32:31effectivement,
32:31on n'a pas un vrai retour
32:32de ce point de vue-là,
32:33on n'a pas eu
32:33de grandes modifications,
32:34ça se voit sur les prix à terme,
32:36ça signifie aussi
32:36que les anticipations
32:37étaient plutôt bonnes
32:38ou en tout cas le marché
32:39ne changent pas son scénario
32:40de ce point de vue-là.
32:42À terme,
32:42on le voit très bien,
32:43les prix n'évoluent plus.
32:44Ils sont plus hauts
32:44que ce qu'ils n'étaient
32:45avant le conflit,
32:46ça c'est très intéressant,
32:47c'est qu'on ne price pas
32:48un retour normal.
32:49En tout cas,
32:50on ne vient pas à 60 dollars
32:51le baril.
32:51Ça, le marché dit,
32:52vous pouvez oublier
32:53à l'heure actuelle,
32:54encore une fois.
32:54Mais ce que l'on voit surtout,
32:55c'est que le cessez-le-feu
32:56sur les prix du baril,
32:58non, ça ne revient pas.
32:59Ce qui va être intéressant,
33:00pardon Grégoire,
33:00c'est dans les anticipations
33:01d'inflation
33:02et c'est dans la matérialisation
33:03de main de l'inflation,
33:04encore une fois.
33:06On a aujourd'hui
33:07des sujets qui sont des sujets
33:08justement qui sont très latents
33:09dans l'économie.
33:10Le marché ne le regarde pas.
33:12Nous, on donnait l'exemple
33:13d'un marché du maïs aux Etats-Unis.
33:15Le marché de maïs,
33:15il faut de l'azote.
33:16L'azote, il passe par les Trois-Dormouzes.
33:17C'est 30 jours de livraison
33:18plus 30 jours pour atteindre
33:20les champs américains.
33:21On vient de reprendre
33:22à peu près 60 jours de livraison
33:23si vous passez par
33:24le Cap de Bonne-Espérance.
33:25La saison,
33:26on donnait cette très anecdotique.
33:28La saison aujourd'hui
33:29des maïs américains,
33:30la récolte, c'est septembre.
33:32On ne voit pas comment
33:32elle peut bien se passer.
33:33Donc ça veut dire
33:34qu'on a un décalage
33:34aujourd'hui de six mois.
33:36Et ça, le marché,
33:37c'est un peu l'acte gênant,
33:38ne semble pas le plaisir.
33:39Des ramifications
33:40et des conséquences
33:41qui se matérialiseront
33:42sans doute dans plusieurs mois encore
33:44et qu'on a du mal
33:44aujourd'hui à anticiper.
33:46Je rappelle,
33:47je crois,
33:48les derniers bateaux
33:49qui ont pu franchir Hormuz
33:50sont déjà arrivés
33:51à peu près
33:52à leur destination respective.
33:53Donc,
33:54partant de l'idée
33:55qu'il faudra quand même
33:56un minimum à quelques semaines
33:57voire peut-être
33:58une paire de mois
33:59pour s'assurer
34:00qu'Hormuz
34:02rouvre dans des conditions
34:03qui permettent
34:04de revenir au trafic
34:05antérieur
34:06100, 150, 200 navires
34:08qui puissent passer par jour,
34:09ça va prendre du temps.
34:10pour nettoyer,
34:11j'allais dire,
34:12toutes les routes,
34:15reconstruire
34:15et nettoyer
34:16les routes maritimes,
34:18sachant qu'aujourd'hui,
34:19même s'il y a toujours
34:19la perspective de négociation,
34:21le détroit reste bloqué
34:22dans les deux sens.
34:23Donc,
34:24le risque physique
34:25de disruption physique
34:26sur le pétrole
34:27et ses produits dérivés,
34:28il est toujours là devant nous.
34:29C'est pour ça
34:30que cette courbe
34:30me paraissait intéressante
34:31parce que,
34:32et puis il y a d'autres questions,
34:33alors il faut une émission entière,
34:34mais où vont passer
34:35les potentiels hausses des intrants ?
34:36Est-ce que ça passera
34:36dans les prix,
34:37dans les marges ?
34:37Et ça,
34:38le marché globalement,
34:39fermons les yeux
34:40et passons notre chemin.
34:40Rendez-vous avec les publications
34:42du deuxième trimestre.
34:42Exactement.
34:43Le temps est passé pour ça,
34:44les deux est attendus
34:46avec beaucoup d'attention.
34:48Ça maintient le suspense.
34:49Bon,
34:50et donc,
34:50dans ce contexte,
34:51il faut faire attention
34:51à la faiblesse du dollar.
34:52Oui,
34:53parce que le dollar
34:54a joué,
34:56allez,
34:57à moitié,
34:58à la marge,
34:59partiellement,
35:00son statut de valeur refuge
35:01pendant cette crise.
35:02Oui,
35:03parce que c'est quand même,
35:03on nous a dit
35:04que c'était la plus grande
35:05crise énergétique
35:06depuis les années 80
35:08et on a un dollar,
35:10bon,
35:10alors c'est vrai
35:10qu'il a monté...
35:11Ça a pris,
35:11j'ai regardé,
35:12au pic de la crise,
35:14ouais,
35:14de 3%.
35:15Bon,
35:16et il a tout reperdu.
35:17Ouais.
35:17Donc,
35:18ce dollar,
35:19il est faible.
35:20Ouais.
35:20Donc,
35:21il y a deux scénarios,
35:23un dollar faible
35:24qui reste sur les niveaux actuels
35:26et un dollar faible
35:27qui repart
35:28pour être encore plus faible.
35:30Je crois qu'il va rester
35:31sur les niveaux actuels,
35:32même si je soupçonne
35:33l'administration Trump
35:34d'avoir une doctrine
35:35de dollars forts
35:35et dans les fêtes
35:36de chercher
35:37à l'affaiblir un peu.
35:38Ouais.
35:39il faut contrôler
35:40l'affaiblissement du dollar.
35:41C'est-à-dire qu'il y a un moment
35:42où ça devient...
35:43Ouais,
35:43c'est ça,
35:44où ça peut devenir
35:44contre-productif aussi.
35:45C'est passé à la dernière.
35:46Oui,
35:47on ne fera pas les 10%
35:48en quelques mois.
35:49Mais quand même,
35:50pour un investisseur,
35:51s'il y avait un dollar
35:52qui était un petit peu faible,
35:53ça pourrait encore grignoter
35:55de la perte d'action américaine
35:57de ce côté-ci de l'Atlantique.
35:59Donc,
36:00voilà,
36:00ça va être une année compliquée,
36:02ça va être une année
36:03sous plein de domaines
36:04qui risquent d'être
36:05un petit peu maussades.
36:06Voilà.
36:08On est plus dans le registre
36:09de l'année dernière.
36:11Il y a évidemment
36:12les mid-terms dont on se dit.
36:13Une année d'élection
36:14de mi-mandat.
36:14Voilà,
36:14exactement.
36:15Donc,
36:15il ne faut pas s'attendre
36:16à des étincelles.
36:17Et en plus,
36:18voilà,
36:18ce dollar,
36:18c'est un petit peu
36:19la cerise sur le gâteau.
36:21Il est faible.
36:22Je pense qu'il ne va pas
36:22beaucoup bouger,
36:23comme on l'a vu d'ailleurs
36:24tout à l'heure.
36:25Mais s'il devait bouger,
36:26je crois qu'il serait plutôt
36:28orienté à la baisse
36:29qu'à la hausse.
36:29Bon,
36:31il nous reste une minute.
36:32C'est toujours intéressant
36:33de regarder.
36:33On en a moins parlé,
36:34mais parler des marchés
36:36de crédit,
36:37alors qu'on peut catégoriser
36:38dans des classes
36:39d'actifs risqués,
36:40quand même.
36:41Kevin,
36:42là aussi,
36:42vous nous montrez
36:43comment évoluent
36:44les spreads
36:45effectivement depuis
36:46le début de l'année
36:47et où est-ce
36:48qu'ils se situent
36:49aujourd'hui.
36:50En fait,
36:50tout est revenu
36:51très très vite,
36:52là aussi.
36:52Oui,
36:52on a eu peu d'écartement.
36:54Il y a plusieurs éléments.
36:55Le marché du crédit,
36:56ça fait des mois
36:57qu'on le dit,
36:57il est pauvre,
36:58il présente quasiment
36:59plus d'intérêt.
37:00Il est cher,
37:01quoi.
37:01Il est cher.
37:01En valorisation,
37:02il est très cher.
37:03Oui, c'est ça.
37:03Et on n'a pas eu
37:04de mouvement,
37:04justement,
37:05comment est-ce qu'on peut
37:05le regarder,
37:06de mouvement de spread
37:06très important.
37:07Qui permettent de revenir.
37:09Exactement.
37:09Quasiment au plus fort
37:10de la crise,
37:10on avait un écartement
37:11des spreads.
37:12On était sur du triple B
37:14européen.
37:14On avait cette métrique-là
37:15en tête,
37:16c'était 90 points de base
37:17le spread.
37:17On est déjà monté
37:18à 500 points de base
37:19dans des crises
37:20bien plus importantes.
37:21Donc,
37:22sur le marché obligataire,
37:23corporate,
37:23effectivement,
37:24ici,
37:24donc d'entreprise,
37:25on a aujourd'hui
37:26un retour à la normalité,
37:27mais surtout un retour
37:28à la cherté.
37:29Ça pose un vrai problème.
37:31Il n'y a pas eu
37:31d'opportunité
37:32d'errance là non plus.
37:33Il n'y a pas eu
37:34d'opportunité.
37:34Le spread,
37:35c'est quasiment pas écarté.
37:36En fait,
37:37on pouvait avoir
37:37une opportunité
37:38si vous regardez
37:39uniquement le niveau
37:40du taux absolu.
37:42C'est-à-dire que,
37:42c'était très bien dit
37:43par Pauline tout à l'heure
37:44quand elle donnait les chiffres,
37:45on a des niveaux de taux
37:46qui ont augmenté mécaniquement.
37:47Donc,
37:47ça a suivi du côté
37:48des corporate,
37:49donc c'est pour ça
37:49que le spread
37:50ne s'est pas écarté,
37:51mais globalement,
37:53sauf si vous êtes maintenant
37:54à considérer
37:54que les taux vont rebaisser
37:56de la part des banques centrales,
37:57vous ne pouvez pas jouer cela.
37:58Et le seul sujet,
37:59c'est qu'encore une fois,
38:00malgré cette hausse
38:00du taux de base,
38:01on est toujours à 3,50,
38:023,90 sur du triple B européen.
38:06Ça devient effectivement
38:07quasiment impayable
38:09avec un vrai risque
38:10à la 2023
38:11qui n'est pas aujourd'hui
38:12ni pricé
38:12ni dans nos scénarios,
38:13mais qui soit un risque
38:14justement,
38:15certes,
38:16d'une hausse des taux
38:16de la part de la BCE,
38:17je ne parle pas de la Fed,
38:18mais de la BCE
38:19qui laisse encore plus
38:20courir la duration
38:21et là,
38:21ça peut être très destructeur.
38:23Le vrai sujet
38:24en gestion privée
38:24en ce qui nous concerne,
38:25du coup,
38:26c'est la diversification
38:26parce que le sujet,
38:27il est là,
38:27c'est qu'aujourd'hui,
38:28il faut trouver
38:29des relais de diversification.
38:30Ça a très bien été dit
38:31avec le dollar,
38:32on ne peut pas aller
38:32vers un safe haven
38:33que l'on pouvait considérer
38:34comme du disant américain,
38:35on peut s'en mordre les doigts
38:36sur l'année dernière,
38:37par exemple,
38:37si on le fait.
38:38Donc,
38:38on n'a plus cette garantie-là.
38:39L'obligataire
38:40ne présente plus d'intérêt,
38:41donc,
38:42on doit trouver
38:42des stratégies alternatives
38:43et c'est ça
38:44la vraie difficulté
38:45aujourd'hui pour l'investisseur.
38:46Il n'y a plus un refuge,
38:47il faut trouver différents refus.
38:48Il y a de la corrélation
38:49qui est revenue
38:49et en plus,
38:50c'est très cher.
38:51Merci beaucoup,
38:52messieurs,
38:53bon week-end,
38:54bonne semaine à venir
38:55avec les résultats
38:56des GAFAM,
38:57les banques centrales,
38:59les premières estimations
39:00de croissance
39:00du premier trimestre,
39:01ce sera une semaine
39:02très chargée
39:02et on se revoit bien sûr
39:03en mail.
39:04Laurent Albi
39:04qui était avec nous
39:05et Kevin Lenoaille.
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