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  • il y a 5 heures
Vendredi 24 avril 2026, retrouvez Michel Ruimy (Économiste associé, SPAK), Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) et Laurent Albie (Responsable, Next Momentum) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change,
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage,
00:19soit en replay vidéo sur notre plateforme bismarck.fr,
00:22soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir, quel mois d'avril ?
00:29Avec un marché, des actifs risqués et des indices actions
00:34qui ont connu un mois de performance assez spectaculaire,
00:38venant évidemment de la baisse qui a été encaissée au cours du mois de mars,
00:42mais les rebonds sont quand même violents,
00:44avec en tête la partie technologique qui a tiré à la fois les marchés américains
00:50et les marchés asiatiques.
00:51Au global, on voit une progression des actions mondiales d'un peu plus de 7%
00:56sur ce mois d'avril avec même pour certains indices des performances
00:59à deux chiffres très largement à ce qu'on a pu observer en Asie
01:03ou encore sur le Nasdaq américain.
01:06L'Europe a bien rebondi également avec un CAC 40 qui est revenu,
01:11testé des niveaux au-delà des 8500 points au cours des dernières séances.
01:16La semaine aura été un peu plus calme avec beaucoup de données microéconomiques
01:19à digérer de la part des investisseurs.
01:22Nous profiterons de ces dernières séances du mois d'avril,
01:25de ce dernier vendredi pour dresser notre grand tableau de bord des marchés
01:29avec deux invités qui seront avec nous en plateau,
01:31Kevin Lenoaille d'Avantgarde Family Office et Laurent Albi de Next Momentum.
01:35Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
01:38notre quart d'heure pédagogique du mois d'avril,
01:41et c'est l'économiste associé de SPAC, Michel Rumi,
01:45qui sera avec nous à 17h45 pour revenir à l'occasion évidemment de cette crise du Golfe
01:50qui a révélé le point névralgique du détroit d'Hormuz
01:53pour l'ensemble du commerce mondial et notamment du commerce d'hydrocarbures.
01:58D'autres points névralgiques évidemment se situent à travers le globe
02:02et avec des importances critiques là aussi pour le commerce mondial dans son ensemble.
02:06Nous ferons le point sur ces sujets, ces points critiques du commerce mondial
02:09avec Michel Rumi tout à l'heure en fin d'émission.
02:22Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:24Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:27Bonsoir Pauline.
02:28Les publications d'entreprises relèguent aujourd'hui encore le conflit en Iran au second plan.
02:33Oui et ce malgré l'annonce par le Pakistan d'un deuxième round de négociations imminents
02:38entre Téhéran et Washington.
02:39Par ailleurs, Donald Trump indique que le cessez-le-feu entre Israël et le Liban est prolongé de trois semaines.
02:46Dans ce contexte, les prix du pétrole sont volatiles au cours de la séance
02:50avec un baril de Brent autour de 105 dollars et un WTI autour de 95 dollars.
02:55Qu'en est-il des grands marchés macro et des grands marchés obligataires notamment et des équilibres observés aujourd'hui
03:01Pauline ?
03:02Le rendement américain à 10 ans se tend un peu au-delà de 4,30% et le rendement allemand
03:06de même échéance est stable à 3%.
03:09Du côté des échanges, le dollar est en léger repli, l'euro-dollar repasse au-delà de 1,17%.
03:14Du côté des indices actions, la prudence domine en Europe.
03:17Les indices sont dans le rouge.
03:19Le CAC 40, c'est près de 1% sous 8200 points.
03:23Aux Etats-Unis, le Dow Jones est en repli, le S&P 500 à l'équilibre et le Nasdaq ouvre
03:27en hausse, boosté par les résultats de la tech.
03:29Et puis noté au passage, alors qu'on aura le grand retour des banques centrales la semaine prochaine que le
03:33département de la justice américain a annoncé tout à l'heure,
03:37la fin de l'enquête visant la réserve fédérale américaine et Jérôme Powell.
03:41Une enquête close désormais qui ouvre la voie évidemment à la validation de Kevin Walsh comme successeur de Jérôme Powell
03:49en tant que président de la réserve fédérale américaine.
03:52Du côté des entreprises, vous le disiez Pauline, c'est bien la micro qui mène la danse en ce moment.
03:57Il faut noter le retour magistral d'Intel.
04:01Oui, Intel s'envole de plus de 20% après avoir dépassé largement toutes les attentes et rassuré les investisseurs.
04:08Le secret de cette forme olympique, c'est la vitalité de son segment Data Center, IA, l'action bondie donc
04:14et vient même effacer ses records historiques qui dataient de la bulle Internet de 2000.
04:19Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
04:20La capitalisation boursière franchit désormais le cap de 400 milliards de dollars.
04:25Pour vous donner une idée de la vitesse de la hausse, le titre a bondi de 50% rien que
04:29sur le mois dernier.
04:30Et sur un an, on parle d'une performance de plus de 200%.
04:34Et puis c'est un groupe clé évidemment pour l'ensemble de l'industrie mondiale des semi-conducteurs.
04:39Le groupe TSMC qui voit son cours de bourse progresser de 5% aujourd'hui.
04:43Oui, direction Taïwan où le régulateur financier s'apprête à assouplir les règles d'investissement sur les titres individuels.
04:49Selon J.P. Morgan, ce coup de pouce réglementaire pourrait injecter plus de 6 milliards de dollars sur le marché
04:55local.
04:56Sans surprise, donc TSMC en profite.
04:58Le géant des puces tire l'indice MSCI Tech vers un nouveau record historique.
05:02Bon, et puis après une séance hier particulièrement compliquée à nouveau pour le segment des logiciels.
05:08On a vu les chutes d'IBM ou encore de ServiceNow aux Etats-Unis.
05:11On voit un peu de mieux du côté de SAP et une réaction positive des investisseurs aujourd'hui.
05:17Oui, SAP vient de publier des chiffres qui dépassent les attentes sur toute la ligne.
05:21C'est surtout le segment cloud qui impressionne avec une croissance de 20% au global sur ce premier trimestre.
05:27Le chiffre d'affaires progresse de 6% mais c'est surtout la rentabilité qui frappe fort.
05:32Le bénéfice opérationnel bondit de près de 20%.
05:35Résultat, le titre s'envole de près de 10%.
05:38En Suède, Volvo Group accuse le coût avec un bénéfice net qui chute de près de 20%.
05:43Plombé par les tensions géopolitiques et par un marché à tonnes, le titre gagne tout de même 5%.
05:49Et puis dans le secteur de la grande consommation, les chiffres de Procter & Gamble ont été publiés.
05:53Oui, pour ses comptes du troisième trimestre, les revenus progressent de 7% en glissement annuel.
05:59En revanche, le groupe annonce que la hausse des prix du pétrole va peser d'environ 1 milliard de dollars
06:04sur ses bénéfices de l'exercice fiscal de 2027.
06:07Le titre est en hausse de 4% à l'ouverture des marchés.
06:11Bon, et puis si la semaine vous a paru déjà dense sur le plan des publications d'entreprises et autres
06:15données macroéconomiques,
06:17accrochez-vous pour la semaine prochaine qui va être particulièrement remplie, Pauline.
06:20Oui, très très chargé, tant côté macro que micro.
06:24Déjà, ce sera le retour des banques centrales avec la Fed, la BCE, la Banque du Canada, la Banque d
06:29'Angleterre et la Banque du Japon.
06:32On attend aussi les premières estimations de croissance pour le premier trimestre en Europe et aux Etats-Unis.
06:38Les résultats vont aussi encore monter en puissance aux Etats-Unis avec encore 5 magnifiques attendus,
06:44dont 4 mercredis.
06:45Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta et Apple sont au programme.
06:49En France, on attend Total Energy et les banques, entre autres.
06:53Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos
06:58clés du jour sur les marchés.
07:09Deux invités avec nous pour cette dernière séance, quasi dernière séance du mois, ce dernier vendredi du mois en tout
07:16cas,
07:16à mes côtés, Kevin Lenouaille, qui est directeur associé chez Avant-Garde Family Office.
07:20Bonsoir et bienvenue, Kevin.
07:21Et face à vous, Laurent Albi, le responsable de Next Momentum et un des trois cofondateurs de Calais 360.
07:29Laurent, bonsoir.
07:30Bonsoir Grégoire.
07:31Quel mois d'avril ? On a le retour en force de la tech qui a attiré les marchés américains,
07:36les marchés asiatiques.
07:37On a vu un réaffaiblissement du dollar avec des tensions toujours persistantes évidemment sur les taux et le pétrole.
07:45La grande question à laquelle vous allez répondre, messieurs, est de savoir si après ce rebond, les marchés ont toutes
07:50les chances de s'épuiser à nouveau
07:52et de revenir sur une trajectoire plus baissière ou est-ce qu'au contraire, cette nouvelle impulsion a déverrouillé certains
07:59niveaux
08:00et certains points de passage qui permettent d'envisager une nouvelle jambe de hausse pour ces marchés d'action.
08:07Mais avant de répondre à la question quand même, décorti quoi.
08:11On a 36 minutes, il faut quand même tenir au chrono, Laurent.
08:16Non mais avant de répondre, et pour répondre à cette question, comprenons bien déjà ce qui s'est passé au
08:20cours du mois d'avril
08:21avec, vous le dites, Laurent, un très net retour de la surperformance américaine
08:28qui était un schéma qu'on avait laissé un peu de côté depuis quelques mois quand même.
08:32Oui, alors le thème d'avril c'est anticipation de désescalade.
08:38C'est ça qui a fait qu'il y a eu effectivement ce retour, à juste titre ou pas, de
08:44l'appétit pour le risque
08:45avec donc un retour de la nette surperformance parce qu'en mars il y avait déjà une surperformance des indices
08:52américains.
08:52Il baissait moins que les indices européens.
08:56A partir d'avril, on le voit à l'écran, il y a vraiment une progression très très nette
09:02et un écart important entre les indices américains et européens.
09:09Vous avez tout basé en même devise.
09:10Oui, mais j'aurais pu ne pas le faire parce qu'il ne s'est pas passé grand chose sur
09:14le marché d'échange.
09:15Je l'ai fait quand même, mais si je ne l'avais pas fait, on serait sur les mêmes taux
09:18de variation.
09:19Donc on est quand même sur le Nasdaq 100 à plus de 8% sur avril.
09:23On est à 6,5 pour le Russell 2000 dont on salue la performance grâce en partie aux valeurs parapétrolières.
09:31Le S&P 500, 4,40 de progression.
09:35Et alors en face, on a en Europe, sur avril, un Eurostock 50 à moins 4,5.
09:40Donc ça fâche un petit peu.
09:44Moins 5,2% pour le CAC et moins 5,33% pour le DAX.
09:50Donc il y a vraiment ce spread.
09:52Ça c'est par rapport au déclenchement du conflit, Laurent.
09:56Ce n'est pas sur avril.
09:57Non, non, non, absolument.
09:58On est bien d'accord.
10:00C'est la performance à DAX depuis le 27 février.
10:03La clôture du 27 février.
10:04Exactement, mais ça me semblait important de le voir sur la séquence.
10:07Mais c'est très intéressant de le voir sur cette séquence-là, je suis bien d'accord.
10:09Parce qu'il y a eu un rebond en avril aussi pour l'Europe, quand même.
10:13Bien sûr, mais le rebond, il a été beaucoup plus timoré en Europe qu'aux Etats-Unis.
10:21En Asie, il a été fort.
10:23Taïwan, vous l'avez dit, Kospi à Séoul, le Nikkei, évidemment.
10:28Donc voilà, l'Europe est un petit peu à la traîne.
10:32Et je pense que c'est quelque chose qui, sur mai, devrait a priori durer.
10:39C'est un schéma qu'on retrouve, je pense, et qui peut se prolonger encore peut-être pour le mois
10:45suivant.
10:46On va rentrer dans le détail, effectivement, de ces analyses de marché.
10:50Si on regarde ce qui s'est passé du point de vue des valorisations avec vous, Kevin,
10:55on voit très bien sur votre graphique le dérating très violent du marché, de tous les marchés,
11:03à compter du début du conflit, donc à partir du 28 février.
11:07Un dérating qui a été d'ailleurs bien plus violent sur les marchés américains que sur les marchés européens.
11:11Oui, tout à fait.
11:12Alors on partait toujours d'une zone de comparaison qui était bien plus élevée.
11:16Et on savait, effectivement, qu'avant ce conflit-là, on l'avait beaucoup dit ensemble,
11:20qu'on était sur une zone qui était clairement une zone de tension.
11:23En fait, selon comment on regarde ces bénéfices anticipés,
11:25peu importe, en fait, le résultat mené à la même chose,
11:28c'est qu'on était clairement dans une zone, on ne va pas dire une zone de survalorisation.
11:31Moi, je ne suis jamais très fan, ça peut amener à des craintes spécifiques,
11:34mais en tout cas des hypothèses de valorisation qui étaient extrêmement élevées, bénéfices, baisse des taux.
11:38Et donc, on se retrouvait avec un S&P 500 en bénéfice anticipé 25-26 fois.
11:43Et donc, mathématiquement, des espérances de gains qui étaient peut-être un peu réduites à ce niveau de valorisation.
11:49On n'a même pas montré les graphiques, effectivement, de corrélation par rapport aux espérances,
11:53parce qu'elles sont, à vrai dire, dépittantes.
11:55Oui, oui.
11:55Mais effectivement, on se disait, et on disait à nos clients,
11:58attention, ça veut dire que les hypothèses sont très élevées,
12:00et surtout, ça veut dire que c'est très nerveux.
12:02Ça peut être nerveux, beaucoup moins à la hausse, mais à la baisse, on n'a pas le droit à
12:05l'erreur.
12:06Et on avait mis, effectivement, ce taquet géopolitique en se disant,
12:08ça peut basculer à un moment ou à un autre.
12:10Parce qu'on n'avait pas vu venir à ce point-là, je le précise bien.
12:13Pour revenir, effectivement, sur le mois, on a eu un de-rating qui était très violent,
12:16bien entendu, depuis le 27 février.
12:18Mais on le voit aujourd'hui, c'est ce qui nous intéresse sur le dernier mois,
12:21on a quasiment une recovery qui est aussi violente.
12:24On retrouve quasiment une forme de recovery, comme on en avait eu en avril 2025.
12:29Sujet pas du tout similaire, bien entendu, on ne va pas du tout le dire ainsi.
12:32Ce qui est important, c'est que si on regarde le marché le plus cher,
12:35et on va ensuite aller sur les autres, donc les États-Unis,
12:37on a déjà, en fait, effectivement, une reprise de performance
12:40et une reprise de valorisation.
12:42On revient dans une zone qui est assez tendue.
12:4321 fois les bénéfices, on se dit que là, de nouveau,
12:47on va être avec beaucoup de précautions dans le marché.
12:49Mais il reste de la place, en réalité, par rapport au début d'année.
12:52En fait, le marché est revenu à son point le plus haut,
12:53il l'a même redépassé, mais ça vaut moins cher.
12:56Pourquoi ? Ça, c'est une excellente nouvelle, on y reviendra sûrement après.
12:58La micro s'est améliorée, et en fait, on a des augmentations de BPA
13:02qui pèsent le nominateur, mécaniquement.
13:04Donc, c'est un faux-semblant, et c'est plutôt une bonne nouvelle, en réalité.
13:07C'est ça qui est assez fascinant dans ce mouvement de de-rating,
13:10qu'on peut regarder à travers le PER, les prix par rapport aux bénéfices.
13:14Comme vous dites, les deux variables ont bougé.
13:16Les prix ont beaucoup baissé, mais à l'inverse,
13:19les espérances de bénéfices, elles, n'ont cessé de progresser
13:23depuis le début de l'année, et encore à travers le mois de mars, Kevin.
13:28C'est ce qui est très intéressant, parce qu'on avait un mouvement
13:30depuis le début de l'année, qui était un mouvement, effectivement,
13:32d'amélioration des bénéfices anticipés.
13:34Donc, notre dénominateur dans la valorisation, il ne cessait d'augmenter.
13:37Donc, quand bien même on avait de la performance, en fait,
13:39on n'était pas spécifiquement plus cher.
13:41Là, on a eu un double effet.
13:43Ce que l'on a regardé, c'est que janvier-février,
13:44on corrigeait à la hausse, effectivement, les BPA.
13:46Sur le mois de mars, alors, c'est très disparate, c'est très hétéroquite,
13:49on y reviendra sûrement tout à l'heure.
13:50Par secteur, vous dites ?
13:51Oui, on le verra tout à l'heure.
13:52Mais au global du marché, en fait, on a encore une amélioration,
13:56tirée par la tech, je spoil un peu,
13:58mais on a une amélioration des attentes bénéficiaires.
14:00Donc, le marché vaut moins cher.
14:02Les croissances bénéficiaires qui sont attendues,
14:04ce n'est pas que c'est solide, mais c'est exceptionnel.
14:08C'est-à-dire, on a des trimestres autour de 10-15 en moyenne,
14:11là, le marché s'attend à ce qu'on puisse arriver
14:14à des trimestres de progression des bénéfices de 20%,
14:17pas en séquentiel, sur un an.
14:19Attendu, absolument, sur un an en croissance trimestrielle,
14:22c'est assez exceptionnel.
14:24Je le précise bien, alors, tout ce qui est en doré,
14:26c'est le réalisé en but et l'attendu.
14:28On reste encore dans des chiffres qui ne sont pas matérialisés,
14:30mais la saison des publications, elle se passe plutôt bien aujourd'hui.
14:33On attend la semaine prochaine qui va être très lourde.
14:36Sur le T1, en l'occurrence, on va avoir une intégration
14:38de guerre au Moyen-Orient.
14:40Ça va être très intéressant.
14:42Sur T2, T3, on n'a pas aujourd'hui de correction des BPA.
14:45Et d'ailleurs, les premières guidance qui nous viennent
14:46sur les publications, personne ne parle.
14:48C'est-à-dire qu'on n'a pas aujourd'hui de revue de guidance.
14:50C'est peut-être ça qui m'interpelle aujourd'hui.
14:51Donc, c'est plutôt l'absence de révision qui explique
14:54qu'on ait maintenu, en fait, ces anticipations bénéficiaires.
14:57Absolument, absolument.
14:58En fait, sur le T1, ça s'explique.
14:59Mais sur le T2, T3, c'est cette absence-là
15:01qui prête à confusion, mais qui explique pour partie.
15:03Je lisais, alors, calcul effectué par une petite banque, Goldman Sachs, en l'occurrence,
15:08qui nous disait que vous prenez les révisions de bénéfices liées à Micron
15:13dans le secteur technologique et à Exxon dans le secteur pétrolier,
15:16qui sont les deux secteurs où on a le plus révisé à la hausse,
15:19ces deux entreprises justifient à elles seules plus de la moitié des révisions bénéficiaires
15:24qu'on a pour l'année en cours 2026.
15:28Absolument.
15:29On voit la concentration, là aussi, des profits.
15:31C'est la mauvaise nouvelle de ce marché-là.
15:33Oui, c'est ça.
15:33C'est une reconcentration et c'est une rotation, entre guillemets, un retour à la normalité, en fait.
15:39Un retour à une normalité de 2025.
15:41Oui, c'est ça.
15:41C'est un peu l'élément gênant de ce marché-là.
15:43Bon, on rentrera un peu plus en détail, effectivement, du point de vue sectoriel.
15:47Un mot de l'Europe également.
15:51Laurent, avec, vous le dites, un stock 600, le grand indice large européen
15:55qui vous semble être en difficulté.
15:57Et c'est vrai que vous le disiez en introduction, l'Europe a quand même moins rebondi
16:01que le marché américain à travers le mois d'avril.
16:05Elle a moins rebondi et je trouve que le stock 600 montre, quand on analyse la participation,
16:11des signes de vulnérabilité.
16:14Alors, je vous ai amené deux graphiques.
16:16À gauche, en haut, le stock 600.
16:19Et en bas, la ligne avancée moins déclin.
16:21Donc, en pourcentage, c'est très facile à comprendre.
16:24Tous les jours, on va additionner les entreprises qui clôturent au-dessus de la veille
16:28et on va retrancher à ce nombre les entreprises qui clôturent en dessous de la veille.
16:33Et normalement, quand on a un bull market qui est sain,
16:36eh bien, la ligne avancée moins déclin progresse à la hausse avec l'indice, en l'occurrence.
16:41Alors, ce qu'on voit, c'est que le stock 600 n'a pas réussi à faire un nouveau sommet.
16:45Contrairement au S&P 500, premier signe évident, visuel, factuel, qui saute aux yeux de faiblesse par rapport au S
16:52&P.
16:53Quand on regarde la ligne avancée moins déclin, elle aussi, logiquement, elle fait un plus haut, moins haut.
16:57Bon, tout ça est aligné, il n'y a pas de problème.
16:59Ce qui me chagrine, c'est qu'on voit la petite moyenne mobile rouge sur le chart du bas
17:06qui est cassée par la ligne avancée moins déclin.
17:10Et j'aurais aimé voir, justement, cette ligne rebondir sur cette moyenne mobile,
17:16comme elle l'a fait en décembre 2025, en janvier 2026.
17:19Et on voit que la ligne casse sa moyenne mobile.
17:24Alors, c'est un signal faible.
17:25Ça ne veut pas dire que tous aux abris et que le stock 600 va beaucoup plus baisser,
17:31mais ça veut quand même bien dire qu'il y a une carence de participation à la hausse
17:37avec, encore une fois, cette petite vulnérabilité qui apparaît.
17:42Quand on regarde maintenant, et c'est encore plus intéressant, à droite,
17:46en haut, le stock 600, qui fait son plus haut à 636 points et qui revient à 626.
17:53Donc, il fait, grosso modo, une remontada de 80%.
17:57Ces 80% sont faits avec 13% des actions du stock 600.
18:02D'accord.
18:03Donc, ça, on va en parler tout à l'heure peut-être plus en détail,
18:07mais ce qui est intéressant, c'est qu'on a, grosso modo, le même pattern sur le S&P.
18:13Très faible participation.
18:14Sauf que sur le S&P, c'est encore pire.
18:16C'est une poignée de valeurs qui ont permis aux indices de recouper leurs pertes.
18:19Exactement.
18:20Donc, il y a deux manières de regarder les choses.
18:22Le verre à moitié plein, c'est de dire, si le stock 600 et le S&P,
18:29ils ont réussi à remonter pour le stock 600 80% et puis pour le S&P, un nouveau sommet,
18:33avec aussi peu de valeur, ça veut dire que quand la cavalerie va arriver derrière
18:38et que ça va se diffuser, ça va aller beaucoup plus haut.
18:41Ce qui se tient comme raisonnement.
18:44Ceux qui sont pessimistes vont avoir le discours inverse.
18:47ils vont se dire, ils vont nous dire, mais si le S&P, le stock 600, ils ont fait des
18:52nouveaux plus hauts,
18:53qui sont remontés aussi hauts, avec aussi peu de participation, ça veut bien dire qu'il y a encore une
18:58fois
18:58une hyperconcentration et que c'est fragile.
19:01L'histoire nous apprend quelque chose quand on a ce genre de schéma ou pas ?
19:04Alors, on peut trancher cette question ?
19:06Je tranche.
19:07Oui ?
19:08Et dans quel sens, là, pour le stock 600 ?
19:10Eh bien, votre question est excellente.
19:12Non, non, non, parce que pourquoi ?
19:13J'ai même pas de question, mais...
19:15Vous dites, en fait, de quel côté il faut faire tranche le balancier ?
19:18Oui.
19:18Eh bien, en fait, historiquement, il faut avoir une opinion négative.
19:24D'accord.
19:25C'est un signe de fragilité.
19:26Sauf qu'en 2024 et en 2025, on s'en fichait.
19:30C'est-à-dire que cette hyperconcentration, elle portait.
19:33Et qu'en fait, même si à chaque fois, on criait au loup en disant
19:37« Non, mais c'est pas bon, ça participe pas assez, c'est hyperconcentré, c'est les manières... »
19:42Mais en fait, ça payait et puis ça coûtait.
19:45Et il fallait être dedans.
19:46Donc, si l'histoire nous sert de guide, on est plutôt négatif par rapport à ce tableau.
19:52Mais si on considère qu'on repart dans un round de surperformance de la tech
19:58comme on l'a vécu en 2024 et en 2025...
20:00C'est pas gênant qu'il n'y ait que 10% des valeurs...
20:02Parce que c'est 10% des valeurs, mais quand on prend le poids de ces valeurs,
20:08évidemment, là, vous avez un soutien, un indice qui est énorme.
20:10Mais là où il y a un petit bémol, c'est que le stock 600, il n'est pas dans
20:14la situation du S&P.
20:15Donc, ça veut dire que s'il y a aussi peu de valeurs en Europe,
20:19moi, ça me gêne autant aux États-Unis.
20:22Je ne sais pas où mon cœur balance.
20:24Autant en Europe, je me dis « Non, on ne va pas le faire. »
20:26Et vous le disiez, ça veut dire qu'on est sans doute revenu dans un schéma
20:29où l'Europe risque encore de surperformer, là, peut-être, à horizon du prochain mois, en tout cas.
20:35Les États-Unis ?
20:36L'Europe va sous-performer ?
20:38Oui, oui, sous-performer.
20:39L'Europe va sous-performer ?
20:40Absolument.
20:40Voilà, on revient dans ce schéma.
20:42Alors que le reste du monde se comportait beaucoup mieux depuis quelques mois et quelques trimestres
20:46vis-à-vis des Américains, de l'Amérique, là, vous dites, on revient peut-être dans le schéma inverse.
20:51En tout cas, l'Europe revient peut-être un cran en dessous des États-Unis.
20:55C'est ce que je pense.
20:55Oui, oui.
20:56Vous êtes venu, alors, avec là un tableau détaillé aussi, Kevin,
20:59des performances sectorielles au sein du S&P 500.
21:04On peut prendre deux minutes pour expliquer effectivement ce graphique.
21:06Toujours intéressant.
21:07Donc, il y a deux périodes, la période depuis le début de l'année et puis la période depuis le
21:12déclenchement du conflit
21:13avec les clôtures du 27 février.
21:17Quel message est-ce que vous retirez, effectivement, de ce panorama-là ?
21:21S&P 500 et Stocks...
21:22Pour le Stocks 600, oui.
21:23Stocks sur l'Europe, oui.
21:25Effectivement, alors, ce graphique, on ne s'est pas concerté avant, mais on a les mêmes...
21:29Il va très bien ensemble.
21:30Vous êtes sur les bars, en histogramme, entre guillemets, c'est la performance depuis le début du conflit.
21:35Ça m'intéressait beaucoup, effectivement.
21:37Et le point ou le losange en doré, c'est celle depuis le début de l'année.
21:41Et effectivement, on a la même conclusion que celle qui vient d'être donnée par Laurent.
21:44C'est qu'aujourd'hui, si le marché a rebondi et repassé au-dessus de son niveau, en fait, pré
21:48-conflit,
21:49il n'y a pas de participation.
21:50Alors, non pas en termes de participation des acteurs, mais des secteurs.
21:53Ça veut dire qu'aujourd'hui, en fait, ce rebond de marché et cette performance de marché,
21:57elle ne tient qu'à une poignée de secteurs.
22:00Et en fait, en Europe, c'est encore pire.
22:02Je vous rejoins là.
22:03Parce qu'en fait, le secteur qui l'emporte, ce sont les énergies.
22:06C'est ce que l'on voit de manière très nette.
22:07Il y a six secteurs positifs en performance boursière uniquement depuis le 27 février.
22:12C'est-à-dire depuis le détachement du conflit.
22:13C'est extrêmement faible.
22:14Sur 19.
22:15Oui, absolument.
22:16Et ce sont les énergies qui emportent le tout.
22:17Parce qu'on le voit très bien sur le graphique.
22:19Les énergies sont quasiment à 12-13% de performance sur le moment.
22:24Tout le reste, vous êtes en dessous des 5%.
22:25Circulé, il n'y a rien à voir.
22:27Et en fait, quand on rentre dans le détail, si je me le permets, c'est quasiment encore pire.
22:32Parce qu'en fait, quand on regarde secteur par secteur, vous prenez du stock 600 médias,
22:35en fait, c'est quelques valeurs qui se comptent sur la main.
22:38C'est Bolloré qui fait toute la performance.
22:39C'est le fameux dividende exceptionnel.
22:41Et c'est un secteur qui en baisse depuis le début de l'année.
22:43L'énergie, il y a quand même une forme de cohérence.
22:45C'est le secteur leader depuis le début de l'année et le secteur leader depuis le début du conflit.
22:49Alors, ça posera d'autres problèmes sur la valorisation.
22:51C'est l'autre sujet, malheureusement.
22:52Mais ce que l'on voit, c'est qu'il y a une panne mécanique aujourd'hui.
22:55L'énergie prend tout.
22:56Les autres circulent.
22:57Il n'y a rien à voir.
22:58Et surtout, les moteurs également du passé.
22:59Ça, c'est intéressant aussi.
23:01On pense notamment aux bancaires.
23:02Les bancaires, aujourd'hui, sont à la peine.
23:04Alors, on a d'autres segments sur lesquels ça s'explique.
23:06La santé fait des mauvaises publications, bien entendu.
23:09Le segment des loisirs et des voyages, c'est très naturel.
23:12Évidemment qu'il recule.
23:13Mais par exemple, encore une fois, sur les bancaires qui, on le sait, ont une vraie traction sur le marché
23:18européen.
23:18C'est un vrai manque à gagner aujourd'hui.
23:20On peut regarder aussi, alors, toujours intéressant.
23:22Donc là, on a les performances des prix.
23:24Mais il y a aussi les valorisations de ces 19 secteurs qui composent le S&P 500.
23:29De savoir où se situe la valorisation actuelle par rapport à un historique de 10 ans.
23:34C'est comme ça qu'il faut comprendre ce graphique qui est un peu compliqué, mais qui est très clair
23:39et très intéressant à lire.
23:41Je ne sais pas, un secteur comme les banques, du coup, on se dit que c'est un point d
23:44'entrée pour revenir sur ce secteur-là,
23:46qui a été un secteur très fort depuis 4-5 ans maintenant.
23:50Ou est-ce qu'il faut passer à autre chose ?
23:51Non, on va le faire effectivement tout de suite.
23:53Alors, la lecture générale du graphique, c'est de nous dire, en fait, le marché européen n'est pas du
23:57tout cheap.
23:58Il n'est pas peu cher aujourd'hui.
24:00Certes, il y a une correction de valorisation.
24:01On est dans les valos standards historiques.
24:04On est dans les valos standards, on a une distribution qui est tout à fait cohérente.
24:06Et globalement, il va falloir commencer à revenir piqui, on va le dire comme ça.
24:10Je retourne sur votre exemple des bancaires.
24:11Les bancaires, il faut aller complètement à droite du graphique, c'est l'avant-dernier là-dessus.
24:15Ce que ça montre très nettement, c'est qu'aujourd'hui, vous n'êtes pas dans ce qui se fait
24:17de plus ample,
24:18et effectivement de plus haut en termes de valorisation.
24:21Par contre, vous êtes très clairement aujourd'hui sur un haut de valorisation qui est très net sur les bancaires.
24:27Et donc, c'est ce que l'on disait tout à l'heure.
24:28Non seulement le rattrapage, les banques n'y participent pas, mais en plus, on voit qu'elles restent chères.
24:32Donc, est-ce que c'est un point d'entrée parce que les banques ne participent pas ?
24:35La réponse est non.
24:36Alors, il y a des sujets macro-micro, bien entendu, très naturels derrière.
24:39Mais non, les participatives d'hier ne participent plus.
24:43C'est vraiment le vrai sujet.
24:44Il y a un sujet qui est très abordable, et c'est quasiment une tautologie.
24:48C'est le segment des voyages et des loisirs.
24:50Ça me semble justement quelque peu aberrant, et ça explique aussi...
24:53Là, il y a une vraie décote.
24:54Il y a une vraie décote.
24:55Par rapport à l'historique.
24:56Et ce qui est intéressant, c'est que c'est là où on voit qu'il n'y a pas
24:57d'euphorie, entre guillemets, sur ce marché.
24:59Parce que, très naturellement, si on se dit fin de conflit, réouverture du D3, mais surtout réouverture de l'aérien,
25:04etc.
25:05Le segment des loisirs, il est peu cher, il est accessible, il est liquide.
25:09Allons-y.
25:09Ça rappelle un peu des schémas qu'on a vécu dans le Covid, au moment de la réouverture.
25:13Et pourtant, le marché ne le regarde pas.
25:15Et c'est ça qui est intéressant, c'est que le marché passe totalement outre, et se focalise sur la
25:19micro, sur les bénéfices par action, sur la tech, les banques, etc.
25:22Mise à part le secteur travel and leisure, là, effectivement, c'est le troisième en partant de la fin.
25:26Il y a aussi le secteur des médias, traditionnellement très décoté, c'est value.
25:30Pour le reste, il n'y a pas de décote, il n'y a pas de screaming by, comme on
25:36dit, en termes de valorisation.
25:37On est sur les normes à peu près partout.
25:40Oui, les médias, on l'a dit, ce n'est pas intéressant.
25:42Pour acheter du Bolloré, chacun se fera son avis.
25:45Mais en tout cas, effectivement, c'est trop restreint et peu intéressant.
25:47L'énergie est trop chère, les ressources basiles, les ressources primaires sont beaucoup trop chères aujourd'hui, sans qu'on
25:52ait de révision.
25:53C'est vraiment le vrai sujet.
25:54Il y a un sujet.
25:55Et puis même, pardon, je vous coupe, Kevin, mais même des secteurs défensifs, alors qu'ils ont bien profité des
26:01utilities, des télécoms, ça y est, ça commence à devenir cher.
26:05Une orange, ça commence à devenir cher.
26:07Ça prenait encore 3-4% hier.
26:08C'est exactement ça.
26:09Le mouvement est fait.
26:10Donc aujourd'hui, on a plus cela.
26:11Ça explique, encore une fois, qu'elle ne participe pas tellement au rebond.
26:14Il y a un sujet qui émerge, c'est la tech.
26:16Alors, c'est très vaste.
26:17Il y a du SMI, il y a du SML, il y a du STMicro.
26:20Ça, encore une fois, on a des valorisations, effectivement, qui peuvent encore attirer.
26:24Elles sont soit peu chères, c'est toujours les mêmes usules suspects à vérifier, ou alors elles sont en ligne.
26:29Je pense à un SML, notamment, on est revenu sur des hauts niveaux de valorisation, mais on n'expose pas
26:33les niveaux de valorisation, encore une fois.
26:35Ça peut se regarder.
26:35Avec des valeurs cycliques aussi, ça, on l'a peut-être oublié un peu dans le secteur des sémiconducteurs.
26:39On pourra peut-être en parler, mais c'est vrai qu'il y a quand même toujours un aspect un
26:42peu cyclique,
26:43même si là, on a le sentiment d'un super cycle emporté par l'IA.
26:48Bon, venons-en au S&P 500, maintenant qu'on a regardé un peu en détail l'Europe.
26:53Alors, vous le disiez, si le stock 600 est en difficulté, le S&P 500, lui, se montre un peu
26:57plus vigoureux, Laurent, mais pas encore tiré d'affaires.
27:00Exactement.
27:00Alors, il est plus vigoureux d'abord parce qu'il a fait un nouveau sommet, ce qui n'est pas
27:03le cas du stock 600.
27:04Il est plus vigoureux également du côté de la participation parce que cette ligne, en bas à gauche, elle revient
27:11sur son précédent sommet.
27:12Contrairement au stock 600 où elle était encore en dessous.
27:15Et ce qui est malgré tout un petit peu préoccupant, c'est que le S&P fait un nouveau sommet,
27:23mais que la ligne avancée moins déclin ne fait pas de nouveau sommet encore.
27:27Donc, on est en attente.
27:29C'est-à-dire que ça peut tout à fait bien se régler et on a une continuation de la
27:34progression des flux qui vont alimenter cette ligne.
27:37Et donc, tout est aligné, tout va bien.
27:39Ou alors, c'est la ligne avancée moins déclin qui a raison.
27:43Le S&P qui est allé un peu trop vite, elle, elle n'arrive pas à dépasser sa résistance.
27:48Et donc, le S&P retrace et revient sous les 7000 points.
27:53Donc, petit sujet en attente pour voir effectivement comment ce problème va se régler.
27:59Mais il y a donc un petit sujet.
28:01Quand on regarde le pourcentage d'actions du S&P qui reviennent sur leur sommet de trois mois, comme le
28:08S&P, qui l'a même dépassé, on est à 7%.
28:13Ah oui.
28:14Encore plus faible qu'en Europe.
28:16Encore plus faible qu'en Europe.
28:17Très, très faible.
28:18Donc, encore une fois, c'est le même discours que tout à l'heure.
28:22Les généraux, pour faire une analogie militaire, ont sonné la charge.
28:26Les fantassins derrière se demandent s'ils vont y aller.
28:29Ils sont un petit peu hésitants.
28:31Ils ne sont pas sûrs d'eux, etc.
28:32Donc, problème.
28:33Soit finalement, les généraux arrivent à rallier les troupes et tout le monde y va et tout va bien.
28:39Soit, effectivement, les généraux, ils vont continuer de courir tout seuls.
28:42Et ça pose quand même un petit problème.
28:45Donc, même si vous le disiez, en 2025, on a vu les généraux cavaler longtemps tout seuls.
28:52Avant que la masse revienne.
28:55Il faut avoir un avis sur la tech.
28:58Et j'imagine que dans la tech, il faut avoir un avis sur les Mac 7.
29:01Voilà.
29:02Alors, on peut déjà parler des semi-conducteurs.
29:04Qui sont vraiment le tracteur.
29:06Qui fait qu'on a cette surperformance.
29:10Parce que je regardais avant de venir les Nvidia et d'autres acteurs.
29:14Plus 50%, plus 70%.
29:16Enfin, bon, c'est juste fabuleux.
29:18Après, il y a les Mac 7.
29:20Qui ont quand même fait un beau rebond.
29:22C'est-à-dire que quand on regarde le point bas et le rebond qu'il y a.
29:24Alors, les Mac 7 en tant que panier, 18% de hausse.
29:27Donc, c'est ça qui permet au S&P de franchir.
29:30Depuis le point bas de la guerre ?
29:32Oui.
29:33Exactement.
29:34Donc, c'est ce qui permet au S&P de faire un nouveau sommet.
29:37Mais, le problème, c'est que ces Mac 7 qui progressent beaucoup.
29:42Elles n'arrivent quand même pas, on va le voir tout à l'heure, à faire un nouveau sommet.
29:46Donc, elles aident le S&P.
29:50Si elles publient la semaine prochaine un excellent premier trimestre.
29:54Ça veut dire qu'on devrait avoir une poursuite de la progression.
29:59Si elles publient de bons résultats.
30:01Mais qu'elles ont des guidance qui sont un peu mitigées.
30:04Il peut y avoir un petit flottement.
30:06Troisième hypothèse, elles publient de mauvais résultats.
30:08Ce qui n'est pas une hypothèse, visiblement.
30:11Non, mais...
30:12Donc, en fait, ça reste toujours possible.
30:15Mais c'est vrai que vu les signaux avancés qu'on a sur la tech,
30:17Pauline en parlait tout à l'heure.
30:19Les résultats de SMC, Tintel, d'autres encore.
30:24Skyinix, etc.
30:25Enfin, visiblement, l'enthousiasme et la demande sont toujours là.
30:28Mais bon, on verra la semaine prochaine.
30:30On verra la semaine prochaine.
30:31Donc, pour conclure sur ce sujet,
30:33un S&P qui est indiscutablement plus vigoureux.
30:37Mais je suis encore une fois un peu suspicieux
30:40par rapport à ce manque d'entrain sur l'ensemble de la cote.
30:44J'entends.
30:45Avec une participation qui, pour moi, est problématique.
30:49J'entends.
30:50Qu'est-ce qu'on va suivre alors pour répondre à cette question ?
30:52Est-ce qu'on arrive très vite à une forme d'épuisement du marché
30:57qui pourrait le ramener, d'ailleurs, vers le bas ?
30:59Ou est-ce qu'on est en train de déclencher une impulsion
31:02qui permette d'envisager une nouvelle jambe de hausse ?
31:06Alors, peut-être une hausse un peu bulesque,
31:08peut-être une hausse un peu de fin de cycle.
31:10Mais on a connu ces moments dans les marchés.
31:12Vous avez un tableau de bord, là.
31:13Un tableau de bord du bull market ou pas bull market.
31:16C'est ça, Laurent ?
31:17Alors, je pense...
31:20C'est dur, hein ?
31:23Non, non.
31:24Je pense...
31:25En fait, on a vécu un rebond au mois de mars aux Etats-Unis
31:31spectaculaire, avec un momentum débridé.
31:34Moi, je pense que ce momentum, c'est fini.
31:37Cette vitesse, pour moi, à très court terme...
31:41L'intensité derrière nous.
31:42On ne va pas multiplier par deux le creux
31:45depuis le 30 mars jusqu'à maintenant aux Etats-Unis.
31:48Donc, je pense qu'il va y avoir maintenant
31:51une phase de digestion.
31:55Et on peut tout à fait avoir des bons résultats aux Etats-Unis,
31:59mais moins d'entrains à payer dans l'immédiat.
32:01Parce que ce que je crois,
32:03c'est que finalement, ce rebond du 30 mars,
32:06il s'est fait avec peu de monde.
32:08Parce qu'en fait, c'est les contrariens qui ont payé
32:10dans le brouillard le plus complet.
32:13Ils ont payé la désescalade.
32:15Ils ont eu raison.
32:16Il y a eu des rachats de short aussi, même, j'imagine.
32:17Il y a eu des rachats de short.
32:19Mais ce que je veux dire, vous avez raison.
32:21Mais en fait, ça a été des rachats de short au départ.
32:23Ensuite, des contrariens qui ont fait des paris.
32:26Mais il y a beaucoup de liquidités
32:28qui n'ont pas du tout participé, en fait.
32:30Et qui s'en mordent un petit peu les doigts.
32:32Et donc, je ne pense pas qu'ils vont rentrer tout de suite
32:35sur les niveaux actuels.
32:36En revanche, ils ont vraiment le doigt sur la gâchette.
32:39Donc, il n'y a pas de relais possible ?
32:41Il y a un manque de relais immédiat possible ?
32:43Moi, je vois bien un mois de mai un peu flottant.
32:48Histoire de consolider un peu
32:50si le marché est très très fort latéralement
32:52ou un retracement.
32:54Et ensuite, le cash va revenir.
32:56Et je pense qu'on a encore de beaux jours devant nous.
33:01Mais si quelqu'un me disait
33:02« Est-ce que j'y vais maintenant ? »
33:04Je dirais non.
33:05Attendez, juin !
33:07Attendez au moins la fin du mois de mai.
33:08Oui, c'est ça.
33:09C'est-à-dire que même si c'est de très bons résultats
33:12avec les GAFAM la semaine prochaine,
33:15moi, je pense que ça ne va pas non plus
33:17aller à la même vitesse que ce qu'on a vu au mois d'avril.
33:20Parce que c'est ça la question.
33:22Est-ce qu'on peut encore faire en mai ce qu'on a fait en avril ?
33:24Pour moi, c'est non.
33:25Alors, juste sur le rebond et le bull market,
33:27pourquoi je n'ai pas une opinion favorable
33:30à l'hypothèse d'un bull market ?
33:32Parce que j'ai encore des non-confirmations.
33:34C'est-à-dire que j'ai un S&P qui fait un nouveau sommet,
33:37mais j'ai un S&P équipondéré qui n'y arrive pas.
33:41Donc, ça, c'est quand même, là encore,
33:42un signe pour moi de préoccupation.
33:44J'aimerais qu'on ait une diffusion des flux acheteurs
33:48sur l'ensemble de la cote
33:49et pas cette hyperconcentration.
33:51Même si vous l'avez rappelé, ça peut marcher,
33:53mais ce n'est pas super sain.
33:54D'autant plus que je trouve que le contexte de 2026
33:57n'est pas exactement le même avec celui de 2024 et 2025.
34:00Il y a quand même cette histoire de capex,
34:02de rentabilité qui n'existait pas à l'époque
34:05où on a...
34:05Enfin, peut-être que je vois Kevin haucher de la tête,
34:09mais pour moi, je pense qu'il y a quand même
34:11plus de problèmes avec ces capex.
34:16On a quand même une Fed qui est très trouble
34:19sur ce qu'elle va faire.
34:21En tout cas, elle ne va pas baisser les taux.
34:23Vous dites qu'il y aura des déceptions sur les capex à un moment ?
34:25En tout cas, on n'est plus du tout dans la même conjoncture
34:30que 2024 et 2025 sur ces dépenses d'investissement,
34:33cette rentabilité et ces taux qui ne vont plus baisser.
34:37Donc ça, pour moi...
34:38Une partie de l'histoire a quand même déjà un peu changé.
34:40Oui, et est un peu différente.
34:41Exactement.
34:41Quand on regarde le S&P 493,
34:45qu'est-ce qu'on voit ?
34:46On voit, et ça c'est très intéressant,
34:48qu'il a fait un nouveau sommet.
34:49Il crève des plafonds, lui.
34:50Oui, il a fait un nouveau sommet.
34:51Donc ça, c'est très positif.
34:53Mais on a un problème,
34:54c'est que les Mac 7,
34:55avec leur formidable rebond de 18%,
34:58sont encore en dessous de leur sommet.
35:00C'était octobre, c'est ça ?
35:01Oui, exactement.
35:02Le 30 octobre.
35:03Donc, pour qu'on ait un bull market,
35:06il faut que les Mac 7 repartent comme en 40,
35:08vraiment très très fort.
35:10Et là, je ne suis pas convaincu
35:13qu'elles vont pouvoir le faire.
35:14Ça peut rester lourd, un peu ?
35:15Oui, un petit peu.
35:16On verra les résultats.
35:17Il y en a 5 sur 7 qui publient la semaine prochaine.
35:19On a déjà eu Tesla.
35:20On aura Microsoft, Google, Amazon et Apple la semaine prochaine.
35:24Comment vous regardez ce marché américain ?
35:26Alors là aussi, avec la dispersion sectorielle,
35:29parce qu'on peut quand même vraiment parler de dispersion
35:30en termes de performance.
35:31On voit des points en haut, des points en bas.
35:34Comment vous regardez ce marché américain,
35:37ce leadership retrouvé à travers le secteur de la tech
35:41et dans la tech, le secteur des semi-conducteurs avant tout ?
35:45Kevin.
35:46Non, j'ai d'autres lignes de la tête,
35:48les CAPEX, mais je ne vous donnais pas tort.
35:50C'est simplement, effectivement,
35:51ça va être une histoire de Fed à mon avis avant tout.
35:52Mais les CAPEX, c'était déjà le problème.
35:55Sur le marché américain, globalement,
35:58même vu que sur le marché européen tout à l'heure,
36:00une très grande concentration.
36:01Et en fait, tout à l'heure, j'ai parlé de rotation,
36:02peut-être un peu rapidement,
36:03parce que ce terme est à prendre avec des pincettes.
36:06Mais rotation, quand je dis ça,
36:07c'est vraiment le retour à 2025.
36:09Qui sont les locomotives ?
36:11Je vous rejoins tout à fait de ce marché-là.
36:13On les met toutes dans le même panier,
36:14effectivement, après, on peut le regarder secteur par secteur.
36:16C'est la tech et les banques.
36:17Par contre, là, c'est l'exception américaine,
36:19c'est que les banques suivent encore.
36:20Les énergies, en fait, je les ai pointées ici,
36:22là aussi en bleu foncé,
36:23elles ne participent plus.
36:24En fait, le mouvement s'est fait en janvier et février.
36:26À vrai dire, ça s'est fait sur le Venezuela,
36:28sur d'autres raisons également,
36:29et sur des BPA largement revues à l'avance.
36:32Donc, ce que l'on dit ici aussi,
36:33c'est que globalement, le marché est tech.
36:34Je vous rejoins tout à fait sur cette nouvelle concentration du marché.
36:37Ça ne m'inquiète pas spécifiquement,
36:39parce qu'encore une fois, pour moi,
36:40les généraux comptables suivent.
36:42C'est ça qui est la bonne nouvelle de ce point de vue-là.
36:44Il va falloir avoir une confirmation la semaine prochaine,
36:46qui est globalement hyper décisive,
36:49sans vouloir faire monter le suspense.
36:51Mais est-ce qu'elle n'est pas déjà pricée ?
36:53Elle est déjà pricée.
36:54S'il y a la confirmation, pour moi, le mouvement ne va pas s'éteindre.
36:56Alors, est-ce que la vitesse du mouvement,
36:57cette force que vous évoquiez, elle va se maintenir ?
36:59Je pense que non, parce qu'effectivement,
37:01on avait beaucoup moins de participation,
37:02on avait des valorisations qui étaient moins tendues,
37:04on avait les poches pleines, en fait, pour le dire différemment.
37:06On ne les a plus, très clairement.
37:08Par contre, est-ce qu'on va stopper le mouvement,
37:10une nouvelle rotation, voire une cassure ?
37:12Aujourd'hui, on n'achète pas cela.
37:13On dit simplement, oui, effectivement, ça va s'épuiser,
37:15mais ça reste encore achetable,
37:16si, encore une fois, la cavalerie comptable suit.
37:19Est-ce que l'écart entre la partie semi-conducteur,
37:23qui est le secteur incontesté, incontestable,
37:26leader de l'année, en tout cas, à ce stade,
37:29et le secteur des logiciels,
37:31qui a encore connu une séance compliquée hier aux Etats-Unis,
37:35est-ce que cet écart peut encore s'accroître, Kevin ?
37:37Oui, parce qu'on parle, en réalité,
37:39de deux différences, maintenant, globalement.
37:41On parle d'un sujet qui peut être disrupté,
37:43et l'autre sur lequel le marché considère que ce n'est pas le cas.
37:45C'est une fracture.
37:46Il n'y aura pas de retour à la moyenne,
37:47ou en tout cas, il n'y aura pas de retour à l'État
37:50qui précédait, effectivement, ce moment-là.
37:52Ou en tout cas, si, mais c'est au logiciel de le faire.
37:55C'est-à-dire, il va falloir,
37:56quand je dis ça, c'est à elle d'enclencher la machine,
37:59c'est le cas de le dire,
38:00pour revenir justement à notre synthé et dire,
38:02non, non, regardez, on ne va pas être disrupté,
38:03on a des capex, justement, qui valent le coup,
38:05ou alors, je ne vais pas venir me faire tailler des croupières
38:06par du cloud et anthropique.
38:07Parce que ce qui est dingue, c'est que c'est encore des boîtes en croissance.
38:09C'est que SAP, les bénéfices n'arrêtent pas de croire.
38:12C'est 20% de croissance dans le cloud.
38:14C'est-à-dire que pour l'instant, c'est vraiment du pur d'e-rating.
38:17Exactement, sauf que le marché, aujourd'hui, il achète du résultat.
38:20Alors, certes, on a de la croissance,
38:22mais dans les anticipations, encore une fois,
38:24on se dit qu'il y a un risque de rupture qui est trop important.
38:26Le narratif de janvier n'a pas changé de ce point de vue-là.
38:30Tant mieux s'il y a un rééquilibrage.
38:32Tant mieux pour ceux qui portent encore du salesforce dans leur portefeuille.
38:34Mais globalement, on y croit de moins en moins.
38:36Bon, un mois, il faut qu'on parle pétrole et dollar.
38:39Évidemment, les deux vont ensemble.
38:41Gardez la parole avec cette courbe du pétrole.
38:43Alors, qui montre, la dernière fois que vous êtes venu,
38:47donc la courbe noire, c'était la courbe du pétrole des futurs
38:51au 31 mars.
38:53Donc, un mois après le déclenchement du conflit.
38:56Et puis, vous l'avez mise à jour à date
38:59avec une courbe qui s'est légèrement détendue, on va le dire comme ça.
39:04Exactement, c'était ce que je voulais montrer absolument.
39:06Derrière cette euphorie, entre guillemets, qu'on peut penser sur le marché,
39:09Pauline le disait en introduction sur les prix du baril,
39:12ça reste très volatile, en l'occurrence,
39:14et on n'a pas vraiment, justement, de normalisation supplémentaire
39:18par rapport à ce que l'on avait précédemment.
39:19Par rapport au mois dernier, alors c'est intéressant,
39:21effectivement, le spot et le spot plus deux mois
39:24continuent d'évoluer, mais ça veut dire que le scénario n'a pas bougé,
39:26c'est normalisation à l'été,
39:28et ensuite, passer votre chemin.
39:30Donc, globalement, effectivement, on n'a pas un vrai retour
39:32de ce point de vue-là, on n'a pas eu de grandes modifications.
39:34Ça se voit sur les prix à terme, ça signifie aussi
39:36que les anticipations étaient plutôt bonnes,
39:38ou en tout cas, le marché ne change pas son scénario
39:40de ce point de vue-là.
39:41À terme, on le voit très bien, les prix n'évoluent plus.
39:43Ils sont plus hauts que ce qu'ils n'étaient avant le conflit.
39:45Ça, c'est très intéressant.
39:46C'est qu'on ne price pas un retour à normal.
39:49En tout cas, on ne vient pas à 60 dollars le baril.
39:51Exactement. Ça, le marché dit, vous pouvez oublier à l'heure actuelle,
39:54encore une fois. Mais ce que l'on voit surtout,
39:55c'est que le cessez-le-feu sur les prix du baril,
39:57non, ça ne revient pas.
39:58Ce qui va être intéressant, pardon Grégoire,
40:00c'est dans les anticipations d'inflation,
40:02et c'est dans la matérialisation de main de l'inflation,
40:04encore une fois, on a aujourd'hui des sujets
40:07qui sont des sujets justement qui sont très latents
40:09dans l'économie.
40:10Le marché ne le regarde pas.
40:12Nous, on donnait l'exemple d'un marché du maïs aux Etats-Unis.
40:14Le marché du maïs, il faut de l'azote.
40:16L'azote, il passe par les Trois-Dormouzes.
40:17C'est 30 jours de livraison,
40:18plus 30 jours pour atteindre les champs américains.
40:21On vient de reprendre à peu près 60 jours de livraison
40:23si vous passez par le Cap de Bonne-Espérance.
40:25La saison, on donnait cette...
40:26C'est très anecdotique.
40:28La saison, aujourd'hui, des maïs américains,
40:30la récolte, c'est septembre.
40:31On ne voit pas comment elle peut bien se passer.
40:33Donc, ça veut dire qu'on a un décalage,
40:34aujourd'hui de six mois.
40:36Et ça, le marché, c'est un peu l'acte gênant,
40:38ne semble pas le plaisir.
40:39Des ramifications et des conséquences
40:41qui se matérialiseront sans doute
40:42dans plusieurs mois encore
40:43et qu'on a du mal aujourd'hui à anticiper.
40:46Je rappelle, je crois,
40:47les derniers bateaux qui ont pu franchir Ormouzes
40:50sont déjà arrivés à peu près
40:51à leur destination respective.
40:53Donc, partant de l'idée qu'il faudra quand même
40:56un minimum à quelques semaines,
40:57voire peut-être une paire de mois
40:58pour s'assurer qu'Ormouzes
41:02rouvrent dans des conditions
41:03qui permettent de revenir au trafic antérieur,
41:06100, 150, 200 navires
41:07qui puissent passer par jour.
41:09Ça va prendre du temps
41:10pour nettoyer, j'allais dire,
41:11toutes les routes,
41:15reconstruire et nettoyer les routes maritimes.
41:17Sachant qu'aujourd'hui,
41:18même s'il y a toujours la perspective
41:20de négociation,
41:20le Détroit reste bloqué dans les deux sens.
41:23Donc, le risque physique,
41:25de disruption physique sur le pétrole
41:27et ses produits dérivés,
41:28il est toujours là devant nous.
41:29Oui, absolument.
41:29C'est pour ça que cette courbe
41:30me paraissait assez intéressante
41:31parce que...
41:32Et puis, il y a d'autres questions.
41:32Alors, il faut une émission entière,
41:34mais où vont passer les potentiels
41:35hausses des intrants ?
41:36Est-ce que ça passera dans les prix,
41:36dans les marges ?
41:37Et ça, le marché, globalement,
41:39fermons les yeux
41:39et passons notre chemin.
41:40Rendez-vous avec les publications
41:41du deuxième trip.
41:42Exactement.
41:43Le terrain est passé pour ça.
41:44Les deux est atteindus
41:46avec beaucoup d'attention.
41:47Ça maintient le suspense.
41:49Bon, et donc, dans ce contexte,
41:50il faut faire attention
41:51à la faiblesse du dollar.
41:52Oui, parce que le dollar
41:54a joué à moitié
41:58à la marge,
41:59partiellement,
42:00son statut de valeur refuge.
42:01Oui, c'est la surprise.
42:02Parce que c'est quand même,
42:03on nous a dit
42:03que c'était la plus grande
42:05crise énergétique
42:06depuis les années 80.
42:08Et on a un dollar...
42:10Bon, alors c'est vrai
42:10qu'il a monté...
42:11Ça a pris, j'ai regardé,
42:12au pic de la crise,
42:13ouais.
42:14De 3%.
42:15Bon, et il a tout reperdu.
42:18Donc, ce dollar,
42:19il est faible.
42:20Donc, il y a deux scénarios.
42:22Un dollar faible
42:24qui reste sur les niveaux actuels
42:25et un dollar faible
42:27qui repart
42:27pour être encore plus faible.
42:29Je crois qu'il va rester
42:30sur les niveaux actuels,
42:32même si je soupçonne
42:33l'administration Trump
42:34d'avoir une doctrine
42:35de dollars forts
42:35et dans les faits...
42:36De chercher à l'affaiblir un peu.
42:38Oui.
42:38Alors, c'est...
42:39Il faut contrôler
42:40l'affaiblissement du dollar.
42:41C'est-à-dire qu'il y a un moment
42:42où ça devient...
42:43Oui, c'est ça.
42:43Où ça peut devenir
42:44contre-productif aussi.
42:45C'est passé à l'année dernière.
42:46Oui, on ne fera pas
42:47les 10% en quelques mois.
42:49Mais quand même,
42:50pour un investisseur,
42:51s'il y avait un dollar
42:52qui était un petit peu faible,
42:53ça pourrait encore grignoter
42:55de la perte d'action américaine
42:57de ce côté-ci de l'Atlantique.
42:59Donc, voilà,
43:00ça va être une année compliquée.
43:01Ça va être une année
43:02sous plein de domaines
43:03qui risquent d'être
43:04un petit peu maussades.
43:06Voilà.
43:07On est plus dans le registre
43:09de l'année dernière.
43:11Il y a évidemment
43:12une année d'élection de mi-mandat.
43:14Voilà, exactement.
43:15Donc, il ne faut pas
43:15s'attendre à des étincelles.
43:17Et en plus, voilà,
43:18ce dollar,
43:18c'est un petit peu
43:18la cerise sur le gâteau.
43:20Il est faible.
43:21Je pense qu'il ne va pas
43:22beaucoup bouger,
43:23comme on l'a vu d'ailleurs
43:24tout à l'heure.
43:25Mais s'il devait bouger,
43:26je crois qu'il serait plutôt
43:27orienté à la baisse
43:28qu'à la hausse.
43:29Bon.
43:30Il nous reste une minute.
43:32C'est toujours intéressant
43:32de regarder.
43:33On en a moins parlé,
43:34mais parler des marchés de crédit,
43:36alors qu'on peut catégoriser
43:38dans des classes d'actifs risqués
43:39quand même.
43:41Kevin, là aussi,
43:42vous nous montrez
43:43comment évoluent les spreads
43:45effectivement depuis
43:46le début de l'année
43:47et où est-ce qu'ils se situent
43:48aujourd'hui.
43:49Bon, en fait,
43:50tout est revenu
43:51très très vite là aussi.
43:52Oui, on a eu peu d'écartement.
43:53Alors, il y a plusieurs éléments.
43:55Le marché du crédit,
43:56ça fait des mois qu'on le dit,
43:57il est pauvre,
43:58il présente quasiment plus d'intérêt.
44:00Il est cher, quoi.
44:01Il est cher.
44:01En valorisation,
44:02il est très cher.
44:02C'est ça.
44:03Et on n'a pas eu de mouvement,
44:04justement,
44:04comment est-ce qu'on peut le regarder,
44:05de mouvement de spread
44:06très important.
44:07Qui permettent de revenir.
44:08Exactement.
44:09Quasiment au plus fort de la crise,
44:10on avait un écartement des spreads.
44:12On était sur du triple B européen.
44:14On avait cette métrique-là en tête,
44:15c'était 90 points de base,
44:16le spread.
44:17On est déjà monté
44:18à 500 points de base
44:18dans des crises bien plus importantes.
44:21Donc, sur le marché obligataire,
44:23corporate, effectivement,
44:24ici, donc d'entreprise,
44:25on a aujourd'hui
44:26un retour à la normalité,
44:27mais surtout un retour
44:28à la cherté.
44:29Ça pose un vrai problème.
44:31Il n'y a pas eu d'opportunité
44:32délirante, là, non plus.
44:33Il n'y a pas eu d'opportunité.
44:34Le spread,
44:34c'est quasiment pas écarté.
44:36En fait,
44:37on pouvait avoir une opportunité
44:38si vous regardez uniquement
44:39le niveau du taux absolu.
44:41C'est-à-dire que,
44:42c'était très bien dit par Pauline
44:43tout à l'heure
44:43quand elle donnait les chiffres,
44:44on a des niveaux de taux
44:45qui ont augmenté mécaniquement.
44:47Donc, ça a suivi
44:48du côté des corporate.
44:49Donc, c'est pour ça
44:49que le spread ne s'est pas écarté.
44:51Mais globalement,
44:53sauf si vous êtes maintenant
44:54à considérer que les taux
44:54vont rebaisser
44:55de la part des banques centrales,
44:56vous ne pouvez pas jouer cela.
44:58Et le seul sujet,
44:59c'est qu'encore une fois,
44:59malgré cette hausse du taux de base,
45:01on est toujours à 3,50, 3,90
45:03sur du triple B européen.
45:05Ça devient effectivement
45:07quasiment impayable
45:08avec un vrai risque
45:09à la 2023
45:10qui n'est pas aujourd'hui
45:12ni pricé ni dans nos scénarios,
45:13mais qui soit un risque justement,
45:15certes,
45:15d'une hausse des taux
45:16de la part de la BCE,
45:17je ne parle pas de la Fed,
45:18mais de la BCE
45:18qui laisse encore plus courir
45:20la duration.
45:21Et là, ça peut être
45:21très destructeur.
45:22Le vrai sujet,
45:23en gestion privée,
45:24en ce qui nous concerne,
45:25c'est la diversification.
45:26Parce que le sujet,
45:27il est là,
45:27c'est qu'aujourd'hui,
45:28il faut trouver des relais
45:29de diversification.
45:30Ça a très bien été dit
45:31avec le dollar,
45:31on ne peut pas aller
45:32vers un safe haven
45:33que l'on pouvait considérer
45:34comme du disant américain.
45:35On peut s'en mordre les doigts
45:36sur l'année dernière,
45:36par exemple,
45:37si on le fait.
45:37Donc, on n'a plus
45:38cette garantie-là.
45:39L'obligataire ne présente
45:40plus d'intérêt.
45:41Donc, on doit trouver
45:42des stratégies alternatives.
45:43Et c'est ça,
45:44la vraie difficulté aujourd'hui
45:45pour l'investisseur.
45:45Il n'y a plus un refuge,
45:46il faut trouver
45:47différentes relations
45:48qui sont revenues
45:49et en plus,
45:50c'est très cher.
45:50Merci beaucoup,
45:51messieurs.
45:52Bon week-end,
45:53bonne semaine à venir
45:55avec les résultats
45:56des GAFAM,
45:57les banques centrales,
45:58les premières estimations
46:00de croissance
46:00du premier trimestre.
46:01Ce sera une semaine
46:02très chargée
46:02et on se revoit bien sûr
46:03en mai.
46:03Laurent Albi
46:04qui était avec nous
46:04et Kevin Lenoaille.
46:15Le dernier quart d'heure
46:16de Smartbourg,
46:17chaque soir,
46:17c'est le quart d'heure
46:18thématique
46:18et ce soir,
46:20comme chaque mois,
46:20nous recevons
46:21Michel Rumi,
46:22économiste associé
46:22de SPAC.
46:23Bonsoir Michel.
46:24Bonsoir les voix.
46:24Pour un exercice
46:25de décryptage,
46:26j'ai presque envie
46:27de dire géoéconomique
46:29puisqu'on parle
46:30dans le contexte
46:31de la crise du Golfe
46:31qu'on est
46:33et qui a révélé
46:34ou en tout cas
46:35qui a confirmé
46:36le statut critique
46:38du détroit d'Hormuz.
46:3920 ans que j'entendais
46:40parler du détroit d'Hormuz,
46:41on n'imaginait pas
46:43un jour
46:43qu'il puisse être bloqué
46:44à ce point
46:45comme il l'est encore
46:46aujourd'hui.
46:47Mais c'est vrai
46:48qu'on avait tous en tête
46:48que c'était bien sûr
46:49un nœud critique
46:51du commerce mondial
46:52en général,
46:53du commerce d'hydrocarbures
46:54en particulier.
46:56Qu'est-ce que vous dites
46:57de cette situation
46:58d'Hormuz, Michel ?
47:00En fait,
47:00ce n'est pas une situation
47:02inédite,
47:02on va dire.
47:03Ça s'est passé
47:04il y a à peu près
47:05une quarantaine d'années
47:06dans la décennie 80
47:07lors de la guerre
47:08entre l'Iran et l'Irak.
47:10Eh bien,
47:11on va dire
47:11les mêmes effets
47:12et les mêmes causes
47:13puisqu'il y a eu
47:15ce qu'on appelle
47:15la guerre des pétroliers
47:16où l'Iran et l'Irak
47:18ont ciblé
47:19les navires marchands
47:21dans le coffre Persique
47:22et donc tout ça
47:24a perturbé
47:24notamment
47:25l'approvisionnement
47:27des produits énergétiques.
47:28et ce qui est important
47:29c'est qu'aujourd'hui
47:30la différence avec aujourd'hui
47:32c'est que c'est l'intensité
47:33et la vitesse de propagation
47:34des effets
47:36notamment en lien
47:37avec la mondialisation
47:38et en fait
47:39aujourd'hui
47:41comme vous l'avez dit
47:42le détroit d'Hormuz
47:43c'est à peu près
47:4320% du commerce mondial
47:45du pétrole
47:46et donc
47:47comme les économies
47:48sont plus interconnectées
47:50et bien
47:50toute perturbation
47:51ça se diffuse plus vite
47:52que dans les années 80
47:53quoi
47:53exactement
47:54et donc bien sûr
47:55il y a une hausse de l'énergie
47:57des tensions inflationnistes
47:58et donc
47:58après une désorganisation
48:01pardon
48:01logistique
48:02ce qui peut apporter
48:03des problèmes
48:03on parle beaucoup
48:05de démondialisation
48:06de déglobalisation
48:07en tout cas
48:07les routes
48:08de la mondialisation
48:09et les routes
48:10du commerce mondial
48:11elles sont toujours
48:12bien en place
48:12et elles sont toujours
48:13critiques
48:14est-ce que
48:15c'est une seule question
48:16liée
48:17à quelques détroits
48:18critiques
48:19à travers le globe
48:20ou est-ce que
48:20c'est plus général
48:21que ça
48:21oui
48:22en fait
48:22les détroits
48:23ne sont pas
48:23les seuls
48:25points critiques
48:26des enjeux
48:27stratégiques
48:28c'est-à-dire qu'en fait
48:29c'est que
48:29ces détroits
48:30représentent qu'une partie
48:31d'un ensemble
48:32beaucoup plus large
48:34interconnecté
48:34de connexion
48:35on va dire
48:36et en fait
48:38le commerce mondial
48:39si on pouvait résumer
48:41c'est un réseau
48:42de points stratégiques
48:44qui peuvent se décliner
48:45on va dire
48:46en différentes manières
48:47premièrement
48:47il y a les détroits
48:49on a vu
48:49le drôme d'Orbouz
48:50mais il y a aussi
48:51un autre détroit
48:51qu'on n'entend pas
48:52beaucoup parler
48:53c'est important
48:54c'est Malacca
48:55Malacca
48:55qui est une principale route
48:58maritime
48:59pour l'Asie
49:00et l'Europe
49:01et c'est la Chine
49:02le Japon
49:03la Corée du Sud
49:03en dépendent
49:04pour leurs produits énergétiques
49:05et puis il y a également
49:05les canaux
49:08comme le canal de Suez
49:09le canal de Panama
49:10et puis en même temps
49:11on a aussi les ports
49:12comme Rotterdam
49:13et également aussi
49:14Shanghai
49:15et puis aussi
49:16il y a des corridors terrestres
49:17entre notamment
49:18l'Asie et l'Europe
49:19qui eux ne remplacent pas
49:21la voie maritime
49:22mais qui permettent
49:23un désengorgement
49:24des gaulets
49:25d'étranglement
49:26donc ce qui fait que
49:27finalement
49:28l'enjeu n'est pas
49:29de libérer un détroit
49:31mais aujourd'hui
49:32c'est de renforcer
49:33la résilience
49:34d'un système logistique
49:36Il y a une vraie leçon
49:37à tirer d'Hormuz
49:38pour l'ensemble du maillage
49:39et des routes
49:41de la mondialisation
49:42vous évoquez les canaux
49:44alors type Suez
49:45Panama
49:46quelle criticité
49:47ont les canaux
49:48par rapport à un détroit
49:49comme celui d'Hormuz
49:50comment vous regardez
49:51les choses ?
49:51En fait les canaux
49:53sont des infrastructures humaines
49:55donc on va dire
49:57artificielles
49:57et le risque
49:58n'est pas seulement géopolitique
50:00il est technique
50:01et environnemental
50:02tout le monde se rappelle
50:04je vous prête mes sujets
50:05à vos souhaits
50:07Michel
50:07il y a une vraie vulnérabilité
50:09également derrière
50:09ces édifices
50:10comme vous dites
50:11humains et artificiels
50:12tout à fait
50:12on l'a vu en 2021
50:13lorsque le porte-conteneurs
50:17Evergris
50:18oui oui c'est ça
50:19bien sûr
50:19avait bloqué
50:20le canal
50:21et ça avait perturbé
50:23plus de 10%
50:24du commerce mondial
50:25donc on voit bien
50:26qu'il y a un événement
50:27critique
50:27qui peut amener
50:28des difficultés
50:29puis aussi
50:30aujourd'hui
50:31on entend aussi
50:32un peu
50:32l'environnement
50:34c'est que le canal
50:35de Panama
50:35a souffert
50:37ces derniers temps
50:38de sécheresse
50:38et donc
50:39le niveau des eaux
50:40a baissé
50:40et donc
50:41ça a réduit
50:42le trafic là-dessus
50:42et donc
50:43on voit bien
50:43que l'artificiel
50:45en fait
50:45est rattrapé
50:46par les conditions
50:47on va dire
50:47aussi humaines
50:49et qui fait que
50:50tout le monde
50:50dépend de cela
50:51je rappelle
50:52je rappelle que
50:52depuis plusieurs années
50:54maintenant
50:54régulièrement
50:55on a un problème
50:56de niveau d'eau
50:57dans le Rhin
50:58en Allemagne
50:59qui là aussi
51:00perturbe énormément
51:01la production allemande
51:03avec des bateaux
51:04qui n'arrivent plus
51:05à circuler
51:06pour l'industrie chimique
51:07pour d'autres types
51:08d'industries
51:10il y a des tensions
51:11en mer rouge
51:12aussi historiquement
51:13et elles existent
51:14encore aujourd'hui
51:15Michel
51:16qu'est-ce qu'on peut dire
51:16de ce point spécifique
51:18de cette route maritime
51:19spécifique
51:20en fait ce qui se passe
51:21c'est qu'on parle
51:22souvent du détroit
51:24de Babel-Mandem
51:24mais en fait
51:25à travers ce détroit
51:26c'est plutôt des routes
51:27maritimes
51:27qui sont perturbées
51:28en perturbant
51:29le trafic de ce détroit
51:31on détourne complètement
51:33le trafic
51:33et au lieu de passer
51:34par ce détroit
51:35et bien
51:35les bateaux sont obligés
51:37de passer par
51:38le bas de l'Afrique
51:40le cap
51:40de bonne espérance
51:42et qui fait que ça
51:42du coup
51:43ça fait un allongement
51:44des délais
51:45un, deux mois de plus
51:46peut-être
51:46facile oui
51:47on va dire quelques semaines
51:48l'idée c'est que ça renforce
51:50le coût du transport
51:51le coût des assurances
51:52et donc finalement
51:53on arrive toujours
51:54à avoir des répercussions
51:55globales sur les prix
51:56et c'est ça qui est toujours
51:57la fin de l'histoire
51:58c'est qu'on tend
51:59vers une inflation
52:00de plus en plus
52:02un peu plus forte
52:03oui frictionnelle
52:04il y a une inflation
52:05frictionnelle
52:06structurelle
52:07qui arrive
52:07qui se naît
52:08parce que tout simplement
52:09ça perturbe
52:10vous parlez des ports aussi
52:11alors évidemment
52:12on a en tête
52:13Rotterdam
52:14chez nous
52:14en Europe
52:15Shanghai
52:16pour l'Asie
52:17Los Angeles
52:18c'est un gros port
52:18c'est quoi le rôle
52:19des ports
52:20effectivement
52:20dans ce maillage
52:21du commerce mondial
52:23en fait
52:23la mondialisation
52:24s'est appuyée
52:25sur les routes maritimes
52:27donc en fait
52:28qu'est-ce qu'il faut savoir
52:29c'est le rapport
52:30prix et quantité
52:31le bateau
52:32et le coût de transport
52:33le moins cher possible
52:35donc
52:35les bateaux
52:36tiennent une place
52:37fondamentale
52:38dans le commerce mondial
52:39et les ports
52:41sont des hubs logistiques
52:42puisque
52:43c'est là
52:44où tout est arrivé
52:45et puis on réorganise
52:46les flux
52:47et ce qui se passe
52:48c'est que
52:50cette centralité
52:52amène une certaine vulnérabilité
52:54qui peuvent être dues
52:55par exemple
52:55notamment à une congestion
52:56quand il y a trop de trafic
52:57ou des grèves
52:58ou éventuellement
53:00des stocks exogènes
53:01comme la crise sanitaire
53:02et puis également aussi
53:03une dépendance technologique
53:05et donc
53:05ce qu'il faut bien se rendre compte
53:06c'est que lorsqu'un port
53:08est bloqué
53:09et bien cela a des répercussions
53:11sur toutes les chaînes logistiques
53:12et qui fait que
53:13ça désorganise tout le monde
53:15et ce qui s'est passé
53:16notamment
53:17lors de la période du Covid
53:18où les ports chinois
53:20ont été un peu
53:21je dirais
53:23désorganisés
53:24bien sûr
53:24et du coup
53:25tout a été
53:26bien sûr
53:27et donc ça a traîné
53:28par après l'inflation
53:29par la suite
53:30et donc
53:30il y a eu un effet
53:31domino logistique
53:32et c'est ce qui est très important
53:34c'est que
53:34un port
53:35peut aussi
53:36désorganiser le commerce mondial
53:39chaque infrastructure
53:40chaque point de passage
53:42critique
53:42a ses propres vulnérabilités
53:45et compte évidemment
53:46dans la fluidité
53:47ou non
53:47du commerce mondial
53:49aujourd'hui
53:49est-ce qu'on peut imaginer
53:51à l'avenir
53:51qu'on construise
53:52ou qu'on sécurise
53:53d'autres routes maritimes
53:55il faut se souvenir
53:56qu'en début d'année
53:56ça nous paraît loin maintenant
53:58mais Donald Trump
53:59voulait absolument
54:00mettre la main
54:00sur le Groenland
54:01et tout à fait
54:02et tout à fait
54:03c'est là où on voit
54:04une autre vision stratégique
54:06de ces terres
54:08on va dire
54:09nordiques
54:09nordiques
54:10c'est ça
54:11c'est que
54:12aujourd'hui
54:12le réchauffement climatique
54:14fait que
54:15toutes les glaces fondent
54:16et donc
54:16on a des ouvertures
54:18sur la route maritime du nord
54:20et ça ouvre
54:21des perspectives
54:23on va dire
54:23de diversification
54:24des routes commerciales
54:25mais
54:26ce qu'il faut bien voir
54:27c'est que
54:28bien sûr
54:29le Groenland
54:29et toutes les autres terres
54:31gagnent en importance
54:32notamment parce que
54:34il y a un intérêt géopolitique
54:37géostratégique
54:38il y a des ressources
54:38et leur position stratégique
54:40mais ce qui peut se passer
54:41c'est que
54:41ces routes sont quand même
54:43un peu
54:43on va dire
54:44encore même
54:45des difficultés
54:46pour fonctionner
54:47puisqu'elles dépendent
54:48des conditions climatiques
54:49qui sont quand même
54:50assez hardes
54:51on va dire extrêmes
54:51pardon
54:52des infrastructures
54:54qui sont aussi insuffisantes
54:55et en même temps
54:57qui sont aussi
54:58dépendantes
54:59des équilibres géopolitiques
55:00donc à mon sens
55:03on va dire
55:03à moyen terme
55:05elles constituent
55:06toutes ces routes
55:07un espace géostratégique
55:09émergent
55:09on va dire
55:10une option complémentaire
55:11mais
55:12pour l'instant
55:13elle ne constitue pas
55:14une véritable alternative
55:15à tous les
55:17je dirais
55:17les problèmes
55:18sur les autres
55:19nœuds stratégiques
55:20du commerce mondial
55:21et justement
55:22qu'est-ce qu'il faut retenir
55:23de tout ça
55:24quelle est la conclusion
55:25que vous en tirez
55:26sur la nécessité
55:27alors je ne sais pas
55:28si on l'a déjà prononcé
55:30essayer de bâtir
55:31des alternatives
55:32ou en tout cas
55:32créer une forme de résilience
55:34pour certains
55:34de ces points critiques
55:36du commerce
55:36ce qu'il faut bien voir
55:37c'est que
55:40ce qui fait
55:40c'est d'abord retenir
55:41ce qui fait
55:42la criticité
55:43d'un point stratégique
55:45c'est
55:45c'est pas forcément
55:46la nature
55:47c'est pas un détroit
55:48c'est pas un canal
55:49c'est son irremplaçabilité
55:51je ne sais pas si c'est français
55:52et également aussi
55:53son niveau de congestion
55:54le cas échéant
55:55et puis bien sûr
55:56des expositions aux risques
55:58géopolitiques
55:59climatiques
55:59et techniques
56:00donc on voit déjà
56:01c'est une définition
56:03de peut-être
56:04un petit point
56:05qui ne paye pas de bide
56:06entre guillemets
56:06et qui finalement
56:07peut être critique
56:08deuxième chose
56:09c'est
56:09on a construit
56:11une mondialisation
56:11où on a dit
56:12on va tous
56:13être interdépendants
56:14pour le bonheur de tous
56:15donc c'est très bien
56:17et ce qu'il faut bien voir
56:19c'est que ce commerce mondial
56:20ne repose pas
56:20sur quelques points isolés
56:22mais sur un système
56:25interconnecté
56:25performant
56:26et c'est ça
56:27qui est très important
56:27c'est qu'aujourd'hui
56:28on devait être
56:31interconnecté
56:31pour être heureux
56:32et aujourd'hui
56:33on est dépendant
56:34de cette interconnection
56:35et on est malheureux
56:36donc c'est ça
56:37qui a aussi
56:37fort tiré un peu
56:38cette question philosophique
56:39et ce qu'il faut voir
56:40c'est que cette intégration
56:41fait que
56:44une perturbation locale
56:45se diffuse rapidement
56:47beaucoup plus rapidement
56:48même qu'auparavant
56:50et que
56:50la question aujourd'hui
56:52n'est pas de savoir
56:52quel point il faut contrôler
56:54mais
56:54comme vous l'avez dit
56:56de renforcer la résilience
56:57d'un système mondial
56:59exposé
57:00notamment
57:00à des multiples chocs potentiels
57:02fragilité
57:03et vulnérabilité
57:04de ce commerce mondial
57:06à travers
57:06ces points de passage
57:08critiques
57:08merci beaucoup Michel
57:09merci d'être venu
57:11explorer cette thématique
57:12avec nous ce soir
57:13dans l'émission
57:14Michel Rumi
57:15économiste associé
57:16de SPAC
57:16que nous retrouvons
57:17chaque mois
57:18dans Smart Bourse
57:18sur Bismarck for Change
57:20de 12
57:21sous-titrage Société Radio-Canada
57:22Merci.
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