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  • il y a 9 heures
Alors que les plateformes de vente de vêtements de seconde main prennent de l’ampleur, Faume accompagne les grandes marques pour qu’elles développent leur propre offre sur ce segment. Aymeric Déchin, directeur général et cofondateur de l’entreprise, quel est l’intérêt économique et environnemental pour ces sociétés de développer ces nouvelles offres.

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Transcription
00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose, chaque jour à une personnalité qui compte dans notre
00:08économie.
00:09Je reçois aujourd'hui Emeric Deschins, bonjour.
00:11Bonjour Thomas.
00:11Bienvenue, vous êtes le président cofondateur de Faume, qui est opérationnel on va dire depuis 2020.
00:17C'est quoi l'histoire, le point de départ, comment vous avez créé Faume ?
00:21Le point de départ c'est que je cherchais à lancer une nouvelle entreprise,
00:26et en observant un peu le marché de la mode, à cette époque-là je me rendais compte que l
00:30'industrie était très régulièrement remise en question,
00:34challengée pour ses différents niveaux d'impact qu'elle pouvait avoir sur l'environnement.
00:38Et donc en creusant ces sujets-là, au fur et à mesure des digressions, des investigations sur le marché,
00:43des discussions qu'on pouvait avoir avec les dirigeants de l'industrie,
00:47on se rendait bien compte que d'un côté il y avait un marché de la seconde main qui était
00:51en pleine croissance
00:52et qui jusqu'à présent était très fortement capté, enfin la valeur était très fortement captée par les grandes plateformes,
00:58qui revendaient les vêtements des marques et que les marques n'en tiraient pas de profit.
01:03Et donc à partir de ce constat-là et en observant d'autres marchés qui pouvaient être plus matures sur
01:08le sujet,
01:09comme le marché automobile évidemment, on s'est dit, est-ce qu'il n'y a pas une solution à
01:12proposer,
01:13un accompagnement à proposer aux marques pour leur permettre de se positionner sur ce marché,
01:16d'aller chercher des clients existants et par la même occasion de décarboner en partie leur business model.
01:24Et alors ça marche comment ? C'est quoi Foam ?
01:26Nous concrètement on est vraiment à la croisée de l'entreprise de logiciels et du conseil.
01:31Évidemment en fait, développer et mettre sur pied une infrastructure de seconde main pour une marque de mode,
01:37c'est quelque chose qui peut être assez complexe et coûteux,
01:40parce que c'est une architecture de business qui est très différente.
01:45Ce sont des flux logistiques qui sont très différents et des flux opérationnels très différents.
01:50Et donc nous on a développé l'ensemble des logiciels dont elles ont besoin
01:52pour pouvoir internaliser la distribution de leur marché de la seconde main.
01:57Donc concrètement, si vous prenez l'exemple de l'un de nos clients, vous allez sur le site de Lacoste,
02:01vous avez un onglet seconde main et quand vous cliquez dessus, en fait derrière,
02:04tout est aux couleurs de la marque mais opéré par nos équipes.
02:07Et ensuite il y a toute une partie évidemment conseil,
02:09puisqu'il y a beaucoup d'évangélisation à faire sur ce modèle
02:12pour convaincre les marques de transformer et faire évoluer leur business model.
02:15Oui, ça peut sembler contre-intuitif au départ, j'imagine qu'il a fallu convaincre.
02:20Attendez, vous êtes bien gentil, mais je vais moins vendre de neufs
02:23si vous m'obligez à développer la seconde main.
02:25Ça semble souvent contre-intuitif,
02:27et donc c'est pour ça que nous, il y a cinq ans,
02:29quand on a démarré notre activité,
02:31on avait au début des intuitions qui se sont transformées
02:34au vu des premiers résultats en convictions,
02:36et aujourd'hui on peut dire qu'on a des preuves tangibles
02:39pour expliquer aux marques les bienfaits d'un modèle de seconde main.
02:42Parce que si on prend un peu de hauteur sur le marché,
02:44on a une industrie de la mode qui est quand même en difficulté
02:47et ouvre en transformation,
02:49avec le contexte économique et géopolitique global
02:52qui ne sert pas le développement business des marques,
02:55en tout cas qui crée beaucoup d'incertitudes.
02:57Une saturation du marché sur le digital
03:01qui a pour conséquence d'avoir une offre extrêmement importante
03:06et donc une volatilité plus forte des clients.
03:09Et la conséquence de ça, c'est que les budgets marketing des marques
03:11pour soit acquérir des nouveaux clients
03:13ou fidéliser leurs clients ont augmenté.
03:16Et donc elles doivent trouver des relais de croissance à ça.
03:19Et aujourd'hui, ce qu'on observe,
03:20c'est qu'à travers les modèles qu'on met en place chez nos clients,
03:22notre métier c'est également de les aider
03:24à mesurer l'intérêt de déployer des business models de seconde main.
03:28Et aujourd'hui, on voit qu'il y a un très fort intérêt des marques
03:30pour acquérir des nouveaux clients via l'achat de seconde main
03:33ou pour fidéliser leurs clients via un programme de rachat de produits
03:37en échange de cartes cadeaux
03:38qui va pouvoir réengager le client dans la marque.
03:40Alors, je vais vous citer,
03:42les marques n'ont plus d'autre choix que de transformer leur modèle.
03:45Le marché de la seconde main leur offre justement des perspectives durables.
03:48Si on se place sur une échelle de 1 à 100,
03:52cette transformation des marques,
03:54on en est où ?
03:55On est à 10 ?
03:56On est à moins de 10 ?
03:58On peut peut-être prendre un repère de...
03:59Nous, on regarde beaucoup le taux de pénétration de la seconde main
04:02dans le business e-commerce des marques
04:04puisque c'est le principal canal de distribution de notre modèle à l'heure actuelle.
04:08Et chez nos clients, en général,
04:10au bout de 3 à 5 ans de partenariat,
04:13on peut atteindre des taux de pénétration de 10%.
04:15C'est-à-dire que la seconde main peut représenter 10%
04:18du chiffre d'affaires d'une marque sur un marché donné.
04:21Je ne sais pas si un jour on arrivera à 100,
04:23mais nous, on pense qu'un jour,
04:26la seconde main peut représenter 20 à 30% du business model des marques
04:28à partir du moment où on accompagne les marques de la bonne manière,
04:33où on est très pédagogue sur l'intérêt de ce business model
04:37et sur la preuve business de l'impact positif.
04:40Alors, ça rejoint, vous avez presque répondu.
04:42La question que Alexandra Mathiolon, la présidente du groupe Serfile,
04:45qui était à votre place la semaine dernière, a choisi de vous poser.
04:47On l'écoute tout de suite.
04:49Bonjour Emmerick.
04:51Eh bien, je serais ravie de savoir, en fait,
04:52l'évolution du marché de la seconde main.
04:55Est-ce que ça commence à prendre une part en pourcentage de marché importante,
04:59notamment chez les grandes marques,
05:02et notamment de comprendre si c'est au cœur du business model
05:05où ça reste encore un peu à la marche, un peu niche ?
05:08Et du coup, quels sont les obstacles que vous pouvez avoir
05:12pour le développement de la seconde main ?
05:14Alors, le pourcentage, vous nous l'avez donné, les obstacles.
05:17Quels sont les obstacles au développement aujourd'hui ?
05:19Les obstacles, c'est que les marques sont dans un environnement
05:22qui est très fortement contraint.
05:25Donc, elles ont finalement assez peu de ressources et de bandes passantes
05:29pour s'intéresser à des nouveaux sujets
05:31qui peuvent sembler en plus, sur le papier, assez structurants.
05:35Et donc, nous, notre enjeu, c'est, un, d'expliquer tout l'intérêt
05:38du business model, prouver que ça va être rentable,
05:41qu'à terme, ça va être non dilutif en termes de marge,
05:44parce que nous, notre enjeu, donc, on est une société à impact,
05:47mais si on veut avoir de l'impact, il faut que ce business model
05:51prenne de plus en plus de place dans le business model des marques.
05:53Donc, il faut qu'il soit rentable aussi pour les marques, bien sûr.
05:55Donc, il faut démontrer cette rentabilité, il faut conduire le changement,
06:00et il y a beaucoup de parties prenantes chez les marques,
06:02puisque la seconde main va être distribuée, la plupart du temps,
06:05par le e-commerce.
06:07Il faut convaincre le directeur e-commerce de l'intérêt de ce modèle
06:10pour réduire, par exemple, ses coûts d'acquisition.
06:12Il va falloir convaincre les équipes en boutique,
06:14puisqu'on va proposer un service de collecte des produits en boutique.
06:17L'intérêt pour eux, c'est évidemment de drainer plus de trafic en boutique,
06:21mais c'est un nouveau service sur lequel vous allez devoir former
06:25la force de vente.
06:26Il y a évidemment la direction financière,
06:28puisque déployer un business model d'achat,
06:32revente de produits de seconde main via un système de cartes cadeaux,
06:35expliquer à quel point le modèle de la carte cadeau est intéressant
06:37et dérisqué pour une marque,
06:39mais construire un compte de résultat qui permet de bien interpréter
06:42cette rentabilité, c'est une vraie conduite du changement.
06:45La direction marketing, communication,
06:47parce qu'il y a l'enjeu de la désirabilité de la marque,
06:49comment est-ce qu'on explique ?
06:50Oui, est-ce qu'on ne dilue pas sa marque, finalement,
06:52avec des produits de seconde main ?
06:54Ça peut être une crainte au départ, mais ce dont on se rend compte,
06:56c'est qu'en fait, c'est tout le contraire.
06:58Ça la diffuse ?
06:59Ça diffuse, et puis à partir du moment où la marque affiche des produits de seconde main
07:04et est confiante pour revendre ces produits de seconde main,
07:06c'est un, qu'elle a confiance dans la qualité de ses produits,
07:09et deux, qu'elle a confiance dans la valeur à laquelle ils vont pouvoir se revendre.
07:12Évidemment, la première raison d'achat en seconde main, c'est le prix,
07:16mais à partir du moment où vous montrez que le produit de votre marque
07:19se maintient à un prix relativement élevé en seconde main,
07:21c'est que votre produit est désirable dans le temps et de bonne qualité.
07:25Mais il y a quand même quelques coûts cachés.
07:27Je ne sais pas, la logistique, le contrôle qualité, etc.
07:31Ils ne sont pas cachés, ils sont assez explicites.
07:33Bon, alors des coûts réels.
07:34Non, et effectivement, il y a un ensemble de coûts à prendre en compte,
07:38puisque le coût de traitement des produits est relativement élevé,
07:43en tout cas, est existant.
07:47Et c'est vrai que pour chaque produit, il y a un ensemble d'opérations à réaliser.
07:50Il faut le récupérer, s'assurer de sa qualité.
07:52On collecte le produit, il y a le transport, le contrôle qualité,
07:54l'authentification pour certains de nos clients,
07:56Blackhost, Ami par exemple, Longchamp.
07:58Et derrière, on va procéder, en fonction des besoins de la marque
08:01et des besoins du produit, à des séries d'opérations,
08:05de nettoyage, de réparation, de repassage, de shooting photo.
08:09Et donc tout ça, évidemment, c'est un coût,
08:11un coût qu'on optimise et qu'on atténue, évidemment, dans le temps,
08:14mais qui derrière est absorbé par la valeur de revente du produit
08:17et par le double business model qui est lé à l'intégration de la carte cadeau
08:21qui va entraîner un réachat sur la seconde main ou sur le neuf
08:25en fonction de ce que souhaite faire le client.
08:26Est-ce que ça accroît la fidélisation des clients ?
08:29Énormément.
08:30Pourquoi ? Je veux bien que vous expliquiez le mécanisme
08:33qui fait que ça rend les clients d'une marque plus fidèles.
08:36En fait, la marque va pouvoir...
08:38On parlait tout à l'heure de volatilité des clients.
08:41Aujourd'hui, les clients peuvent être captés par une marque ou par un autre
08:44parce qu'ils sont abreuvés de messages de promotion des marques.
08:48On nous incite à consommer.
08:49Et donc, développer un nouveau service
08:52qui permet de créer une nouvelle interaction avec ce client,
08:55qui permet de rendre du pouvoir d'achat avec votre client,
08:58parce que vous allez dire à votre client,
09:00« Bonjour, nous reprenons vos produits. »
09:02En échange, vous aurez une carte cadeau.
09:03Vous n'avez rien à faire.
09:05Vous avez simplement à venir en boutique.
09:06On s'occupera de tout.
09:08Et derrière, vous pourrez également découvrir la nouvelle collection si nécessaire.
09:11Donc, d'un point de vue service, c'est très intéressant.
09:13Et d'un point de vue réengagement,
09:15le client va pouvoir redécouvrir la nouvelle collection
09:18et réacheter dans la marque.
09:20Et en fait, chez beaucoup de marques,
09:23l'enjeu, c'est de faire revenir ses clients.
09:25Il y a évidemment une partie du business
09:26qui est liée à la capacité à acquérir de nouveaux clients.
09:29Mais il y a une partie des investissements marketing
09:32qui sont dédiés à réactiver ses clients.
09:34Donc, quand vous envoyez un message à vos clients pour dire
09:37« On a un nouveau service qui va dans le bon sens des enjeux
09:41auxquels on est confronté aujourd'hui d'un point de vue environnemental
09:44et qui, en plus, va récompenser votre fidélité
09:46parce qu'on va vous racheter votre produit en carte cadeau »,
09:49derrière, vous allez réacheter dans la marque
09:51et donc vous allez être complètement fidélisé
09:52avec un service en plus qui, en termes d'image de marque,
09:55va valoriser la démarche de la marque
09:57et donc, dans l'esprit du client, aura un impact positif.
10:00Je voudrais qu'on s'intéresse à ce marché plus général
10:04et à son avenir.
10:05C'est le Boston Consulting Group
10:07qui nous dit que le marché de la seconde main
10:09pourrait atteindre 360 milliards de dollars
10:11d'ici 2030, croissance trois fois plus rapide
10:15que celle du neuf.
10:18Est-ce que, par exemple, une période inflationniste,
10:20j'espère qu'on ne va pas vivre la même période inflationniste
10:22qu'il y a quatre ans après le déclenchement de la guerre en Ukraine,
10:28est-ce que c'est un accélérateur de seconde main,
10:32enfin de bascule vers la seconde main ?
10:33J'imagine que oui, mécaniquement ?
10:35Mécaniquement, oui, puisque 50% des achats
10:39sur la seconde main sont liés au prix.
10:44D'accord.
10:44On ne va pas souhaiter qu'il y ait une longue période inflationniste
10:47qui puisse développer le seconde main.
10:48Quels sont les autres leviers
10:50qui expliquent cette croissance annoncée
10:52par le Boston Consulting Group ?
10:54Nous, ce qu'on analyse, c'est que dans les profils
10:58des personnes qui achètent de la seconde main,
10:59il y a trois profils.
11:00Il y a les profils d'acheteurs liés au prix,
11:03c'est à peu près 50% de ces profils.
11:04Il y a 25% des clients qui, en fait,
11:07sont passionnés par la mode vintage
11:10et le côté d'être dans une démarche
11:12où je vais dénicher l'opportunité,
11:14dénicher la pépite qui n'est plus disponible
11:16sur le marché aujourd'hui.
11:16Et puis, il y a 25% des clients
11:18qui le font dans une démarche écologique.
11:22Ce n'est pas le premier argument.
11:24Ça dépend des profils.
11:25On ne va pas se mentir.
11:26Ça dépend des profils.
11:27Ce n'est pas la première raison d'achat
11:28puisque 50% c'est le prix,
11:29mais c'est quand même un quart des...
11:32Est-ce que c'est générationnel ?
11:35Peut-être que je suis à côté de la PAC.
11:36Plus on est jeunes,
11:37plus l'argument environnemental compte.
11:41Ou alors au contraire,
11:42je pense que...
11:43Plus on est jeunes,
11:43moins on a de pouvoir d'achat
11:45et plus l'enjeu du PAN.
11:47Je pense que le côté générationnel
11:50est avant tout lié à l'expérience client.
11:52Parce qu'en fait,
11:53si on prend un peu de hauteur sur le marché,
11:55la seconde main, ça a toujours existé.
11:57Au départ, l'offre de seconde main,
11:59elle est disponible uniquement dans des fripes
12:00et tout le monde n'a pas envie
12:01d'aller fouiller dans des fripes
12:02un peu poussiéreuses
12:03et parfois aux odeurs douteuses.
12:05Mais ça a permis quand même
12:06d'installer une certaine forme d'usage
12:09et cet usage a été très fortement accéléré
12:11par les grandes plateformes.
12:12Des plateformes comme Vinted,
12:14Vestiaire Collective,
12:14Leboncoin,
12:15elles ont eu le mérite
12:16de créer des expériences clients
12:17qui ont facilité la démarche
12:19de revente et d'achat de seconde main
12:21avec un certain nombre de freins
12:22qu'elles ont réussi à lever.
12:25Pour autant,
12:25et donc ça,
12:26ça a permis notamment
12:27une plateforme comme Vinted
12:28de cibler une clientèle très jeune.
12:33Et d'ailleurs, aujourd'hui,
12:35les jeunes ont presque,
12:37avant d'avoir un compte en banque,
12:38un compte Vinted
12:39qui sert de deuxième compte en banque.
12:40Oui, effectivement.
12:42Je vais m'appuyer
12:43sur une autre de vos citations.
12:44La seconde main peut vraiment
12:46être une réponse à la fast fashion
12:47et à ses dérives.
12:48Vous avez commencé à l'évoquer
12:49et je voudrais qu'on rentre
12:49un peu dans le détail
12:51de cette déflagration
12:54que provoque la fast,
12:55ou l'ultra fast fashion,
12:56notamment en France.
12:59En quoi la seconde main,
13:01ça peut remettre en cause
13:03le modèle de la fast fashion ?
13:06Je pense que c'est
13:09permettre aux marques
13:10de développer des offres
13:12d'accessibilité en termes de prix
13:15qui vont permettre
13:16d'aller récupérer
13:17des parts de marché
13:18d'une marque à l'autre.
13:20L'enjeu d'une marque
13:21à partir du moment
13:22où elle lance
13:23une offre de seconde main,
13:24c'est à terme
13:25être capable de monitorer.
13:27On parle beaucoup
13:28au départ
13:28de lifetime value du client.
13:30Donc, quelle valeur
13:30je vais être capable
13:31de générer
13:31sur un seul et même client ?
13:33Mais la question demain,
13:34c'est quelle valeur
13:34je vais être capable
13:35de générer
13:36sur le même produit ?
13:37Et donc, à partir du moment
13:38où on sera en train
13:39de raisonner
13:39sur une valeur
13:40par produit,
13:41les marques auront
13:42un enjeu fort
13:43à créer des produits
13:43toujours plus qualitatifs,
13:45toujours plus désirables,
13:46qui dureront plus longtemps
13:47parce qu'elles pourront
13:48gagner plusieurs fois
13:49de l'argent là-dessus.
13:49Oui, donc ça,
13:50c'est effectivement
13:51un contre-modèle
13:52par rapport
13:52à l'ultra-pastation.
13:53Et de l'autre côté,
13:54il y a le sujet du prix,
13:55des produits qualitatifs
13:56à un prix abordable
13:58qui, en fonction
13:59du positionnement
13:59de chaque marque,
14:00pourront aller chercher
14:01des parts de marché
14:02sur la marque
14:03au positionnement inférieur.
14:05Là où je vais acheter,
14:07en fait,
14:07la seconde main est un moyen
14:09d'accéder à des marques
14:10plus haut de gamme.
14:11Oui, c'est ça.
14:13Votre démonstration,
14:13elle vaut pour les marques
14:16de luxe
14:16ou les marques haut de gamme.
14:17Mais pas forcément,
14:18parce qu'à partir du moment
14:19où on travaille
14:19avec des marques
14:20qui vont être plus
14:21sur un positionnement
14:22middle market,
14:23avec une valeur
14:24de produit neuf
14:26qui est à 50 euros.
14:27À partir du moment
14:28où vous vendez
14:29de la seconde main
14:29et donc des produits
14:30en seconde main
14:31que vous allez pouvoir
14:32acheter 25 euros,
14:33d'un coup,
14:33vous êtes en concurrence.
14:35Avec la fast fashion
14:36et parfois
14:37l'ultra fast fashion
14:38si on tient compte
14:39en plus des taxes
14:39qui vont être ajoutées
14:41pour la mise
14:42sur le marché
14:42de ces colis.
14:43Donc vous pensez
14:44que la réponse
14:44justement réglementaire,
14:47elle est peut-être
14:48un peu tardive
14:49quand on voit
14:49le nombre d'enseignes
14:50qui sont tombées
14:51mais elle cible juste ?
14:55Nous,
14:55on ne se concentre pas
14:57sur les réponses
14:58réglementaires
14:58parce que si on attend
14:59le règlement,
15:01on risque de passer
15:03à côté d'une partie
15:04de notre développement,
15:05on est plutôt très convaincus
15:07par les sujets
15:07d'expérience client
15:08et on pense
15:09qu'à partir du moment
15:11et nous,
15:11c'est ce sur quoi
15:13on met l'accent
15:15quand on discute
15:16avec nos clients,
15:16c'est le sujet
15:17de proposer un service
15:18qui est différenciant
15:19sur la seconde main
15:20par rapport au service
15:21qui est existant
15:22et qui est au même niveau
15:23que le standard du neuf.
15:24Et donc à partir du moment
15:25où vous allez pouvoir
15:26acheter un produit
15:27de seconde main
15:28qui va être livré
15:29en temps,
15:30en heure
15:30dans le packaging
15:31de la marque
15:31qui a été authentifié
15:32et nettoyé
15:33et que vous allez pouvoir
15:33retourner
15:34et qu'il y a un produit
15:36d'une marque
15:37qui est plus désirable
15:39dans le temps,
15:40vous allez convaincre
15:41les gens qui avant
15:41ne voulaient pas acheter
15:42de la seconde main
15:43de passer le cap
15:43parce que finalement
15:44ils vont avoir
15:44le même niveau
15:45de service
15:46et d'expérience
15:46sur la seconde main
15:47que sur le neuf
15:49avec un produit
15:49qui garde une valeur
15:51émotionnelle
15:51beaucoup plus importante
15:52au fil du temps.
15:53Alors si on parle
15:54d'impact environnemental
15:56maintenant,
15:56d'impact écologique
15:57de la seconde main,
16:01il est réel
16:02ou alors
16:02il est un peu
16:04factice
16:05parce qu'on peut aussi
16:06considérer
16:06que la seconde main
16:07ça encourage
16:08la consommation
16:09voire la surconsommation.
16:12Nous on se concentre
16:13sur...
16:13Notamment avec
16:14des chèques cadeaux
16:15des chèques cadeaux
16:16d'une marque
16:16c'est dans votre modèle
16:17c'est pour continuer
16:18d'acheter du neuf
16:19au bout du compte.
16:21Nous chez FOM
16:21clairement on n'est pas là
16:22pour théoriser
16:23la décroissance
16:24on veut plutôt aider
16:25à financer une croissance
16:27qui est plus vertueuse
16:28et qui est plus vertueuse
16:28d'un point de vue économique
16:29mais aussi d'un point de vue
16:30environnemental.
16:32Le débat sur l'effet rebond
16:33il y a à peu près
16:34autant d'études
16:35qui montrent
16:36ou démontrent
16:37l'impact positif
16:38ou pas
16:39sur le sujet
16:40C'est moins cher
16:41donc je vais en acheter
16:41deux au lieu d'un quoi.
16:43En tout cas
16:44il y a pas mal d'études
16:44qui disent un peu
16:45qui sont assez contradictoires
16:47et nous ce qu'on mesure
16:48c'est que
16:50on a réalisé
16:51l'analyse
16:53du cycle de vie
16:54d'un vêtement
16:55via notre modèle
16:57un vêtement
16:58reconditionné
16:59par FOM
17:00c'est à peu près
17:003,2 kg
17:01de CO2
17:03émis
17:04et donc
17:05c'est
17:05là où un vêtement
17:07neuf
17:07mis sur le marché
17:08c'est en moyenne
17:0830 kg de CO2
17:09et donc nous
17:10ce qui est vrai
17:12c'est que la carte cadeau
17:13donne la possibilité
17:14au client
17:15de racheter
17:15sur la seconde main
17:17ou sur le neuf
17:18mais en moyenne
17:19pour
17:21deux produits repris
17:22donc en moyenne
17:23quand un client
17:23revend ses produits
17:24il va le ramener
17:25deux produits
17:25donc on va mettre
17:26sur le marché
17:26deux produits
17:27de seconde main
17:28VS
17:28un seul produit
17:29qui va être acheté
17:30sur le neuf
17:30et donc quand on fait
17:31la somme
17:32des chiffres d'affaires
17:33qui sont réalisés
17:34et quand on regarde
17:35l'intensité carbone
17:36du chiffre d'affaires
17:37ce qu'on mesure
17:38c'est que chaque euro
17:39de chiffre d'affaires
17:40réalisé dans le cadre
17:41d'un programme
17:41de seconde main
17:42a une intensité carbone
17:43qui est réduite
17:44en moyenne
17:44de 40%
17:47je vous ai un peu répondu
17:48je crois
17:49mais je veux bien
17:49qu'on creuse
17:50cette question là
17:51est-ce que ça incite
17:53les marques
17:53à produire des vêtements
17:56qui vont durer
17:57plus longtemps
17:58c'est-à-dire
17:58à lutter contre
17:59cette obsolescence programmée
18:00dont on parle
18:01depuis des décennies
18:03et d'ailleurs
18:04ce qui est intéressant
18:06de voir
18:07c'est le sujet
18:07de la valeur émotionnelle
18:08du produit dans le temps
18:09nous
18:10on voit très bien
18:11qu'en fonction
18:11d'une marque
18:12qui est plus ou moins
18:12luxe
18:13ou plus ou moins
18:13middle market
18:15le taux des décotes
18:16d'un produit
18:17de seconde main
18:17VS le neuf
18:18est moins important
18:19sur un produit haut de gamme
18:20parce que le produit
18:21garde plus de valeur
18:22dans le temps
18:23ça peut être un peu
18:24le même rationnel
18:25sur l'automobile
18:26pour certains constructeurs
18:30et donc
18:31j'ai un peu perdu
18:32le fil
18:33de ce que je voulais dire
18:34la question c'est
18:34est-ce que ça pousse
18:35à créer des vêtements
18:36plus durables
18:36et donc
18:37avec les nouvelles réglementations
18:38qui sont en train d'arriver
18:39avec l'évolution technologique
18:41les systèmes de digital
18:42produit passeport
18:43où vous allez être en mesure
18:45et je reviens
18:46à ce que je disais tout à l'heure
18:47d'avoir une traçabilité
18:48très précise
18:49à un produit physique unique
18:52vous allez pouvoir savoir
18:53combien de fois
18:54vous l'avez acheté
18:55et revendu
18:55et donc vous allez pouvoir
18:56déterminer
18:57une marge
18:58unitaire
19:00sur chaque produit
19:01et donc si
19:02la marque se dit
19:03que ce produit
19:04je vais peut-être
19:04le revendre
19:055, 7 fois
19:06et donc faire 5
19:07ou 7 fois
19:08ce niveau de marge
19:09j'ai tout intérêt
19:10à produire
19:11un produit
19:12qui va garder
19:12une valeur émotionnelle
19:13plus longue
19:14et qui sera en plus
19:15plus qualitatif
19:19comment vous luttez
19:19contre la fraude
19:21ou la contrefaçon
19:22parce que ça fait partie
19:23des questions
19:24qui se posent
19:25quand on achète
19:26de la seconde main
19:26est-ce que je suis sûr
19:27que c'est la marque ?
19:28c'est pour ça
19:29qu'on travaille
19:30en collaboration
19:31avec les marques
19:32quand on travaille
19:32avec des marques
19:33qui sont fortement soumises
19:35à la contrefaçon
19:37on va être en mesure
19:40de collaborer
19:41avec la marque
19:41qui va pouvoir nous partager
19:42un certain nombre
19:43d'éléments
19:44toutes ces bonnes pratiques
19:45pour détecter
19:46les contrefaçons
19:47la pratique la plus courante
19:48en général
19:48c'est qu'elle nous partage
19:49ses fichiers
19:50de douane
19:51donc les fichiers
19:52qui sont partagés
19:52aux douaniers
19:53pour détecter
19:54les contrefaçons
19:54et donc nous
19:55à partir de ces fichiers
19:56on va pouvoir
19:57les intégrer
19:58dans nos systèmes
20:00et dans les outils
20:01qui sont utilisés
20:02par les opérateurs
20:03en entrepôt
20:04et donc depuis
20:05leur interface
20:06les personnes en entrepôt
20:07vont pouvoir
20:08scanner un produit
20:09savoir qu'il s'agit
20:10d'une marque
20:10qui est sensible
20:11à la contrefaçon
20:12et associer à cette marque là
20:13avoir un ensemble
20:15un ensemble
20:15un cahier des charges
20:16à suivre
20:17pour regarder
20:19tous les points
20:20de contrôle
20:22et déterminer
20:23avec certitude
20:24la contrefaçon
20:24ou non du produit
20:25il y a une forme
20:26de reconnaissance visuelle
20:27avec un peu d'IA
20:29dans l'équation
20:30j'imagine
20:30alors l'IA peut faire
20:32un premier filtre
20:34mais on pense
20:35que les technologies
20:37ne sont pas encore
20:37suffisamment abouties
20:39aujourd'hui
20:39pour détecter 100%
20:40des cas d'usage
20:41et donc nous
20:42aujourd'hui
20:43on va plutôt
20:45essayer de fluidifier
20:46les processus
20:47via l'intégration
20:48des bonnes pratiques
20:49et faire gagner du temps
20:50aux personnes en entrepôt
20:51pour regarder
20:51les bons points de contrôle
20:53qu'avoir des solutions
20:54qui sont 100% IA
20:55Est-ce que vous avez encore
20:56des marques récalcitrantes ?
20:57Est-ce qu'il faut encore
20:58évangéliser ou convaincre ?
21:00Il y a évidemment encore
21:01beaucoup de marques
21:02à évangéliser
21:03nous on est convaincus
21:04qu'on est au tout début
21:05de l'histoire
21:06et que la seconde main
21:07dans 10 ans
21:08aura passé
21:10un cap très significatif
21:11par rapport
21:12à l'état des lieux
21:13actuel
21:14je pense notamment
21:15aux marques de luxe
21:17qui aujourd'hui
21:18sont
21:19en fait
21:19les marques de luxe
21:20elles sont davantage
21:21dans le temps long
21:21elles ont construit
21:23leur réputation
21:24pour la plupart
21:24dans le temps long
21:26et
21:29les sujets
21:30d'image de marques
21:30sont encore plus sensibles
21:32que pour d'autres marques
21:33et donc
21:34elles ne prennent
21:35absolument aucun risque
21:36sur ces sujets
21:37qui considèrent encore
21:38que la seconde main
21:39est un risque
21:39je pense que pour l'instant
21:40elles sont observatrices
21:42et elles essayent
21:43de
21:45justement
21:46bien définir
21:47bien cartographier
21:48100% des risques
21:49avant d'y aller
21:51et définir
21:52une approche
21:53qui peut être
21:54un peu plus spécifique
21:55aux besoins du luxe
21:56et notamment
21:57au sujet
21:57de la curation
21:58de l'offre
21:59qui est un sujet
22:00très important
22:01souvent l'enjeu
22:02pour une marque de luxe
22:03c'est d'être
22:04en mesure
22:05d'expliquer
22:06qu'un produit
22:07de luxe
22:08mis sur le marché
22:08est un investissement
22:11qui maintiendra
22:12sa valeur
22:13dans le temps
22:14la réalité
22:15c'est que
22:16sur 100%
22:18sur un catalogue
22:18d'une marque de luxe
22:19100%
22:20du catalogue
22:21d'une marque
22:22n'est pas un investissement
22:24il y a beaucoup de pièces
22:25qui perdent de leur valeur
22:25donc l'enjeu
22:26d'une marque de luxe
22:27d'un point de vue image
22:28c'est d'être capable
22:29de démontrer
22:30ou en tout cas
22:31de valoriser
22:32l'offre de produits
22:33qui va se maintenir
22:34dans le temps
22:35et donc de contrôler
22:36encore plus précisément
22:38l'histoire
22:39qu'elle va raconter
22:40de valoriser également
22:42les sujets d'héritage
22:43et de transmission
22:44et donc d'être certaine
22:45que les technologies
22:46qu'on va leur mettre
22:47à disposition
22:48vont permettre
22:49de remplir
22:52ces cases-là
22:52Combien vous accompagnez
22:53de marques aujourd'hui ?
22:54Aujourd'hui
22:54on accompagne
22:55une quarantaine de marques
22:56en France
22:57en Europe
22:59au Royaume-Uni également
23:01des marques
23:01comme Paul Smith
23:02Victoria Beckham
23:03et l'enjeu
23:04c'est bien sûr
23:05d'être capable
23:05de les accompagner
23:06sur l'ensemble
23:07de leur géographie
23:07donc on fait à peu près
23:0850% de nos revenus
23:09à l'international
23:10en Europe
23:11au Royaume-Uni
23:12et bientôt aux Etats-Unis
23:13puisqu'on va avoir
23:14un nouvel entrepôt
23:15qui va ouvrir
23:16sur cette région
23:17ce que je comprends
23:18c'est qu'avec
23:20l'outil que vous proposez
23:22est-ce qu'on est
23:23dans une forme
23:23de standardisation
23:25de la seconde main
23:25ou est-ce que finalement
23:27vous dites
23:27attention
23:28ça pourrait être
23:29un piège
23:29je ne crois pas
23:30qu'on va être
23:31dans la standardisation
23:32parce qu'aujourd'hui
23:33si on regarde
23:35l'exemple du e-commerce
23:37il y a des entreprises
23:38qui ont développé
23:39des logiciels
23:40pour permettre aux marques
23:41de lancer leur activité
23:43e-commerce
23:43aujourd'hui
23:44de la développer
23:44aujourd'hui
23:45les expériences
23:46e-commerce
23:47peuvent être
23:48assez différentes
23:49d'une marque à l'autre
23:50il y a évidemment
23:50des choses en commun
23:51j'ai un catalogue
23:53et je peux acheter
23:54un produit
23:55et payer
23:56avec différents moyens
23:56de paiement
23:57mais toute l'expérience
23:58derrière
24:00va être finalement
24:02très contrôlée
24:04par chaque marque
24:05et c'est ça
24:06qui fait en fait
24:07l'ADN de la marque
24:08l'identité de la marque
24:09c'est sa capacité
24:10à coller
24:11sur une expérience
24:13e-commerce
24:13à ses valeurs
24:15ses enjeux
24:16et sa désirabilité
24:18et donc sur la seconde main
24:19c'est pareil
24:19on fournit
24:21un certain nombre
24:22d'outils
24:22mais derrière
24:23le contrôle
24:24il reste
24:24côté de la marque
24:25le contrôle
24:26de l'image
24:26le contrôle
24:27de la stratégie
24:28du prix
24:28le contrôle
24:29de la communication
24:30c'est ça
24:31qui fait une marque
24:31en fait
24:31le contrôle
24:32de ses produits
24:33de l'offre
24:33qu'elle va créer
24:34et donc à partir
24:35du moment
24:35où vous avez
24:36un contrôle
24:36sur ses paramètres
24:38il y a autant
24:39de différences possibles
24:41que de marques
24:42la seconde main
24:43justement
24:43on parlait de communication
24:44la seconde main
24:45un peu
24:46greenwashing
24:46c'est-à-dire
24:47comme argument
24:47marketing
24:49est-ce que vous avez
24:49été confronté
24:50vous n'allez pas
24:51nous les citer
24:51évidemment
24:52mais par des clients
24:53qui disent
24:53ah bah tiens
24:54oui on va le faire
24:54parce que ça va être
24:56ça va nous verdir
24:57un peu
24:58je ne sais pas
24:59si elles l'ont fait
24:59dans cet objectif
25:01de verdissement
25:04parce qu'assez rapidement
25:05on a été capable
25:06de prouver
25:06que l'intensité carbone
25:08d'un programme
25:08de seconde main
25:09était réduite
25:11mais après
25:11il y avait un sujet
25:12d'image
25:13et d'être le premier
25:15à prendre la parole
25:16sur ce sujet
25:16et c'est vrai
25:18que quand on a
25:20lancé notre activité
25:21avec nos premiers clients
25:22on a clairement senti
25:23que les premières marques
25:23qui prenaient la parole
25:24avaient un écho
25:26beaucoup plus puissant
25:28qui servait évidemment
25:30leur image
25:31mais je ne sais pas
25:32si c'était vraiment
25:33dans une logique
25:34de verdissement
25:35parce qu'aujourd'hui
25:38le bashing
25:39sur ces sujets-là
25:39et le retour de manivelle
25:41peut être tellement puissant
25:42que les marques
25:43sont très frileuses
25:43à trop prendre la parole
25:46sur ces sujets
25:47sans derrière
25:48checker
25:48que tout est bien mesuré
25:51avec de la preuve
25:52exactement
25:52merci beaucoup
25:53Emric Deschain
25:54et à bientôt
25:54sur Bsmart4Change
25:56on passe tout de suite
25:56à notre rubrique
25:57start-up et innovation
25:58c'est la première question
25:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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