- il y a 2 jours
La classe politique n’arrive pas à s’accorder sur un budget. Quelles conséquences pour les entreprises françaises ? On en parle dans le CERCLE RH de SMART JOB.
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00:00Générique
00:00...
00:00Le cercle est rage pour débattre, le débat d'actu.
00:15Alors, on a choisi un thème qui, évidemment, est au cœur de l'actualité
00:18parce que c'est la relation des entreprises avec leur environnement.
00:21Et l'environnement, vous l'aurez compris, est politique.
00:23Budget 2026, passage en force avec un 49-3.
00:27Rappelons que le Premier ministre avait juré la main sur le cœur
00:29que tout se ferait dans la négociation, dans la douceur et la souplesse
00:32pour aboutir à un 49-3 qui semble, et on va en parler, déplaire aux entreprises,
00:38alors qu'elles soient petites, moyennes, intermédiaires ou très grandes,
00:42ce budget ne passe pas et semble et risque d'avoir des impacts sur notre économie réelle.
00:48Emmanuel Barbara, ravi de vous accueillir.
00:50C'est un vrai plaisir de vous retrouver.
00:52Avocate spécialiste en droit du travail et de la sécurité sociale parmi vos expertises,
00:56vous êtes associé senior chez Auguste de Bousy.
00:59Et on parlera, j'en suis sûr, des clients français, mais aussi étrangers,
01:03qui observent ce manège et qui peut-être aujourd'hui ont des hésitations
01:08à venir s'installer chez nous en France.
01:10Philippe Zilberzan, ravi de vous accueillir, ravi de vous retrouver vous aussi,
01:13professeur EM Lyon Business School, et un livre plein de promesses
01:17et avec un titre qui est très beau,
01:18« Tracer sa voie dans l'incertitude »,
01:20qui est un peu aussi la réalité de beaucoup de dirigeants aujourd'hui.
01:23« Les huit règles de votre création ultime » dit Athénaud.
01:27Je commence par vous, puisque vous observez,
01:29vous écrivez beaucoup sur les réseaux sociaux, dans des tribunes.
01:33Comment vous regardez la situation dans laquelle nous sommes ?
01:35Cette espèce de dichotomie entre une classe politique dont on ne comprend plus rien
01:40et des entreprises qui disent,
01:42« Non, attendez, on a besoin de continuer à avoir le cap,
01:44de continuer à créer de la richesse. »
01:45Comment vous regardez la situation dans laquelle nous sommes ?
01:49Alors, du point de vue des entreprises, effectivement, c'est très difficile,
01:51puisque normalement, l'État doit, autant que possible,
01:55offrir un certain cadre pour réduire l'incertitude.
01:58Et là, depuis quelques mois, quelques années, c'est le contraire.
02:01C'est-à-dire que l'État devient un facteur d'incertitude.
02:04Alors, il y a des tas de raisons historiques,
02:06mais effectivement, ça rajoute à l'incertitude naturelle du monde,
02:09qui était déjà très forte,
02:11et donc, effectivement, qui complique considérablement la tâche.
02:13Alors, pas juste des grandes entreprises,
02:16mais c'est encore plus difficile pour les petites entreprises
02:19qui peuvent encore moins amortir ce type de choc
02:22et qui sont soumis à des allers-retours et, effectivement, beaucoup d'incertitudes.
02:26On n'est pas une émission politique, Emmanuel Barbara,
02:28mais il faut quand même resituer les enjeux.
02:30C'est-à-dire qu'il y a eu une négociation, un deal,
02:32que tout le monde a observé,
02:34mezzo-voce, dans les coulisses de Matignon,
02:37entre les socialistes qui ont réussi à avoir un certain nombre d'acquis sociaux,
02:42comme ils le disent,
02:44qui fait qu'aujourd'hui, ce budget ne sera pas censuré par les socialistes.
02:47In fine, on a Patrick Martin qui dit qu'il s'alarme d'une France de jeunes
02:53sans emploi, sans formation, ni études,
02:551,4 million, tout en pointant les effets négatifs.
02:58C'est un exemple de la suppression, de la limitation, de l'alternance.
03:01Comment vous regardez le monde dans lequel nous vivons ?
03:05Là, ici, en France, et je dirais la France dans le monde.
03:09Je crois qu'il y a trois séries d'observations rapides
03:13qu'il faut faire lorsqu'on ne fait pas de la politique.
03:15Ce n'est pas mon métier, mais nécessairement,
03:17quand on fait mon métier, on en fait.
03:19De la même façon que, premier argument,
03:22que les organisations patronales,
03:24le premier chef desquels le MEDEF vitupère,
03:27à juste titre, il fait en quelque sorte son boulot
03:29pour aller expliquer que l'environnement
03:32qu'on leur a mitonné cette année pour une seconde année
03:35aux entreprises, aux plus grandes, mais pas uniquement,
03:38est susceptible de créer des effets néfastes sur l'économie.
03:41Donc, il a beau dire qu'il ne fait pas de politique,
03:44mais il en fait nécessairement,
03:45et d'ailleurs, l'entreprise est un objet politique.
03:48Le second argument qui me vient à l'esprit à ce stade,
03:50c'est que, dans le fond, ce budget bric-à-brac,
03:57Frank Einstein, peu importe la terminologie
03:58qu'on lui a trouvée, fait de briquet de broc,
04:00mais aussi, effectivement, d'une inflexion donnée
04:02aux socialistes pour éviter la censure,
04:06traduit, dans le fond, la question qu'il nous faudra
04:09un jour régler, qui est la manière dont on gère
04:11ou dont on modifie notre modèle social.
04:14Parce que, dans le fond, c'est l'illustration,
04:17là, pour le coup, d'un penchant,
04:19côté social, dépenses sociales, etc.,
04:23et donc, moi, regardant sur les économies
04:25et sur qui payent, enfin, plutôt ceux qui sont riches.
04:28Avec un déficit à 5%, donc on y reviendra.
04:30Par surcroît, qui est quand même un détail de l'histoire.
04:32Mais il n'empêche que le sous-jacent,
04:33c'est quand même le point de savoir
04:34vers où et vers quoi notre modèle social va tendre,
04:38puisqu'il est là, adossé manifestement,
04:40à, en quelque sorte, une approche à ces anciens régimes,
04:42quand même.
04:42Mais c'est intéressant de voir
04:43que cette conversation devra s'illustrer.
04:46Et enfin, troisième point,
04:47c'est l'argument côté entreprise,
04:49c'est qu'elles doivent, en quelque sorte,
04:51faire avec, et j'observe,
04:53avec intérêt votre titre,
04:55qui est en effet tout entier,
04:57enfin, qui décrit tout entier le programme.
04:59C'est la matrice.
04:59Il va falloir gérer dans l'incertitude.
05:01Et elles le font déjà, en quelque sorte.
05:02Mais ça, c'est tout l'enjeu de notre conversation.
05:04Non, je m'autorise à penser
05:06qu'elles le font déjà depuis longtemps,
05:07mais que ça va être encore plus compliqué
05:08et encore plus brumeux.
05:10La brume est encore plus épaisse.
05:13Aujourd'hui, c'est quoi l'enjeu pour les entreprises ?
05:16C'est de se dépluquer doucement du politique ?
05:18Parce qu'on voit beaucoup d'entrepreneurs, aujourd'hui,
05:20soit ils hurlent, ils sont en colère,
05:22ou d'autres qui disent
05:23mais après tout, on n'a plus besoin du politique,
05:25on continue à développer notre valeur,
05:28à s'occuper de nos salariés,
05:30à créer à l'intérieur de nos entreprises
05:31une forme de micro-modèle social de bien-être,
05:34et qu'après tout,
05:35le politique peut continuer à dériver
05:37comme une sorte de plaque comme ça qui partit.
05:40Est-ce que vous avez ce sentiment-là ?
05:42Alors, il y a beaucoup de gens qui disent
05:43que l'entreprise, c'est le dernier truc qui marche en France.
05:45Mais oui !
05:46C'est un peu excessif.
05:47Cela dit, on ne peut pas se dépluquer du politique.
05:49L'entreprise, elle existe dans une société.
05:52Et donc, l'entrepreneur,
05:54quelles que soient ses opinions politiques,
05:55il est dans une réalité politique.
05:58Donc soumis !
05:59Soumis aux politiques !
06:00Oui, bien sûr,
06:00puisqu'on est dans un régime,
06:02effectivement,
06:02qui a une base politique.
06:04Ça, c'est vrai de tout État.
06:05Donc, on ne peut pas juste dire
06:07« Bon, je ne comprends plus rien à la politique,
06:09ça n'a plus de sens,
06:09donc je ne m'en occupe plus. »
06:11Elle s'occupera de vous, de toute façon.
06:13Ça, c'est bien vrai.
06:13Donc, il y a un problème à résoudre,
06:15et effectivement, on voit bien...
06:16Alors, ce n'est pas de moi,
06:17je crois que c'était Gramsci qui avait dit ça.
06:19Exactement.
06:19C'est Gramsci.
06:19Et donc, on ne peut pas y échapper.
06:21Donc, on voit bien que là,
06:22ces rafistolages se font.
06:24Alors, je crois qu'il y a un chef d'entreprise
06:25qui disait récemment
06:26« Pour maintenir ce qui ne marche pas,
06:28on sacrifie ce qui marche. »
06:30C'est aussi l'enjeu.
06:31Mais on ne peut pas s'en affranchir.
06:33Donc, ça veut dire que ces questions-là
06:34devront être réglées.
06:36Alors, je précise quand même
06:37que dans le rafistolage
06:38et dans la communication gouvernementale,
06:40parce qu'il faut quand même préciser
06:41qu'il y a tout ça,
06:41il y a un emballage,
06:43il y avait 440 entreprises
06:44qui allaient être victimes
06:45de cette surtaxe.
06:47Et le Premier ministre explique,
06:48je vous le soumets,
06:49Manuel Barbara,
06:50qu'on ne touchera qu'à 300 entreprises
06:52et qu'on ne touchera pas aux ETI.
06:55C'est quoi ?
06:56C'est de la communication politique,
06:58c'est de l'emballage,
06:59c'est de l'enfumage
06:59où il y a quand même l'idée
07:01de ne pas toucher à l'industrie.
07:03Comment vous observez
07:04cette manière de communiquer,
07:05on peut le dire ?
07:06Il y a nécessairement,
07:07on voit bien que là,
07:08c'est les effets d'une communication
07:10qu'on a voulu rendre
07:11la plus acceptable possible
07:13en faisant valoir
07:14que l'on sauve,
07:15en quelque sorte,
07:17de cette surtaxe
07:18qui devait être...
07:19140 entreprises, donc.
07:20Réduite.
07:21Enfin, bref,
07:21on les sauve.
07:24On sauve ces ETI.
07:25Mais comme le faisait
07:26immédiatement valoir
07:27le MEDEF
07:28et d'autres chefs d'entreprise,
07:30c'est que cela a néanmoins
07:32un impact
07:32puisque les grandes entreprises
07:34sont quand même
07:35des animatrices,
07:36si je puis dire,
07:37sur le terrain
07:38et que les budgets
07:39dont on voit
07:41qu'ils sont resserrés
07:42année après année,
07:43tous les budgets,
07:44sous-traitance
07:45et autres investissements,
07:47il y a des incidences
07:48qui sont manifestes.
07:48Donc évidemment,
07:49ça ne frappe pas
07:50de plein fouet,
07:50en effet,
07:51l'ETI, bravo.
07:52Et ça,
07:53j'allais dire tant mieux,
07:53il ne faut quand même
07:54pas non plus...
07:55Voilà,
07:56il ne faut pas être
07:56encore plus pessimiste
07:57que ça ne l'est.
07:58On a sauvé
07:58100 entreprises.
07:59140.
08:00Je retire le lien
08:02et le cordon ombilical
08:02naturel du politique
08:03sur l'entreprise,
08:04elle vote les lois,
08:05elle décide de la fiscalité,
08:06bien sûr,
08:07mais on entend quand même
08:08des chefs d'entreprise
08:08qui disent après tout,
08:09chez nous,
08:09regardez,
08:10on arrive à trouver
08:10un équilibre,
08:11on fait de la parentalité,
08:12on crée un juste équilibre,
08:14on n'a pas de conflit,
08:15on ne se tape pas dessus,
08:16on construit de la valeur
08:17et de la richesse.
08:18C'est formidable
08:19et c'est vrai.
08:19Et c'est extraordinaire ça.
08:20Et ça,
08:21il faut le souligner,
08:22le saluer
08:23et finalement,
08:25voir au travers
08:26de la stratégie
08:27qui sert
08:28une stratégie économique
08:29et de marché
08:30et de business
08:30etc.
08:31Évidemment,
08:32mais cette stratégie
08:34qui consiste
08:34pour l'entreprise
08:35de prendre,
08:37en quelque sorte,
08:38je vais dire,
08:38à sa charge,
08:39c'est aussi à sa charge,
08:41tout un ensemble,
08:42un écosystème
08:43d'ordre social
08:44pour répondre
08:44aux problématiques
08:45de ses propres salariés.
08:46Pour même réparer presque.
08:47Clairement,
08:48oui,
08:48alors c'est pour réparer
08:49mais aussi,
08:50je suis un peu plus perfide
08:51que vous,
08:51si vous me permettez.
08:53Je crains que ce ne soit
08:54néanmoins une inflexion
08:56imprimée depuis le début
08:57de ce siècle
08:58vers un transfert de charge
09:00dit ou pas dit,
09:02explicite ou non,
09:03comme on dirait
09:03plus joliment,
09:05vers une entreprise.
09:06Donc,
09:06on est en train
09:07de voir l'entreprise Providence
09:09surgir avec ses petits pieds,
09:11placée aussi
09:12sous les foudres
09:13d'une institution judiciaire
09:15qui peut également
09:15de son côté
09:16trouver matière
09:17à expliquer
09:18qu'il vaut mieux faire ainsi.
09:19Ce que dit Patrick Martin
09:20sur les 1,4 millions
09:21de jeunes lénites
09:22pour ce mot impropre,
09:24c'est pointer du doigt
09:25un modèle social onéreux
09:27qui ne répond pas
09:28à l'accueil
09:29de ces jeunes
09:30qui se retrouvent
09:31sans diplôme,
09:31sans scolarité
09:32et qui a un coût social colossal.
09:35C'est ce que dit
09:35le patron du MEDEF.
09:36Il dit après tout,
09:37si le modèle social
09:37était aussi puissant,
09:39il réglerait ce problème.
09:40Visiblement, non.
09:42On en est où ?
09:43Vous qui portez le sujet
09:44sur l'incertitude.
09:45Quand vous avez écrit ce livre,
09:46vous n'aviez pas imaginé
09:48tout ce qui allait se passer
09:49et votre visite en plateau
09:50ici aujourd'hui.
09:51La réalité dépasse la fiction.
09:52C'est ça.
09:52Vous êtes dépassé
09:53par votre titre là.
09:54Bien sûr.
09:54Oui.
09:55Encore une fois,
09:56ce qu'on oublie,
09:57effectivement,
09:57on aurait sauvé 140 entreprises.
09:59Mais moi,
09:59je le vois sur le terrain
10:00aujourd'hui,
10:01les multiples annulations
10:03de petits contrats
10:04d'indépendants,
10:04etc.
10:05font des dégâts terribles
10:06et ce n'est pas juste
10:07parce que les impôts
10:09vont augmenter.
10:10Cette incertitude-là,
10:11ces allers-retours,
10:12on voit bien,
10:13par exemple,
10:14l'effort considérable
10:15qui a été fait
10:15sur l'apprentissage
10:16ces dernières années
10:17et puis tout d'un coup,
10:18on arrête
10:18de façon extrêmement brutale.
10:20Moi, je pense,
10:21par exemple,
10:21je prêche un peu
10:22pour ma paroisse,
10:23une école qui s'investit
10:25dans un modèle d'apprentissage
10:27qui est extrêmement intéressant
10:27pendant des années,
10:29ça nécessite de refondre
10:30des programmes,
10:30etc.
10:31Et puis là,
10:31on nous dit
10:32non, c'est fini.
10:33Alors, ça ne sera que
10:33pour certaines entreprises.
10:34Mais en fait,
10:35on ne sait pas vraiment.
10:36Et là,
10:36on est en train de préparer
10:37les années prochaines.
10:38Comment on fait concrètement
10:39pour faire ?
10:40Et ça,
10:40c'est une multitude
10:42de conséquences
10:43qui ne sont pas forcément
10:45très visibles là,
10:46maintenant
10:46et pas de façon massive.
10:47C'est à bas bruit.
10:48Voilà, c'est à bas bruit.
10:49Mais c'est un impact considérable.
10:51Mais sur le plan international,
10:53parce que vous êtes
10:53une experte
10:55des questions françaises,
10:56mais vous avez
10:57des clients internationaux
10:58qui viennent vous interroger,
10:59qui vous posent des questions
11:00sur notre modèle,
11:01qui s'interroge
11:02sur le droit social,
11:03enfin, tous les sujets.
11:04La classique.
11:05La classique.
11:06L'avocat est interpellé
11:07sur ces sujets.
11:08Combien ça coûte ?
11:08Combien ça coûte ?
11:09Qu'est-ce qu'ils vous disent aujourd'hui ?
11:10Moi, je vois ça de loin,
11:11j'attends un peu pour investir.
11:12Je pense que la France
11:13n'est plus le bon pays.
11:14Pourtant, c'était un pays
11:14qui, il y a encore quelques années,
11:16était le pays
11:16où on avait envie
11:17de venir s'installer.
11:18Oui, d'ailleurs,
11:19vous avez observé
11:19qu'il y a eu
11:19de certaines fluctuations importantes
11:22en matière d'investissement
11:23en France
11:23ces dernières années.
11:24Donc, c'est clair.
11:25Bon, les entreprises en question
11:26ne viennent pas klaxonner
11:27sur le fait
11:28qu'elles ne viendront pas
11:29investir davantage.
11:30Elles ne disent pas.
11:31Mais on peut voir aussi
11:32des inflexions sur le terrain
11:34au travers des outils
11:35qui n'ont rien à voir.
11:36Enfin, qui sont,
11:37j'allais dire,
11:38le bras armé
11:39ou la suite des événements
11:40qui consistent à dire
11:41peut-être qu'il faudrait
11:42qu'on restructure
11:42nos activités en France
11:44et peut-être qu'il faudrait
11:45qu'on revoie comment...
11:47Enfin, parce qu'en gros,
11:47ça coûte cher, cette affaire.
11:49Et là, ça nous fait tomber
11:50dans un autre registre
11:51qui est le registre, évidemment,
11:52des restructurations
11:53et des conditions légales
11:55pour mettre en place
11:56un PSE qui soit conforme.
11:58Donc, c'est du chômage
11:59qui progresse.
12:00Mais bien sûr,
12:01enfin, je vais dire,
12:01c'est son cortège
12:02et c'est vrai aussi
12:02des entreprises françaises.
12:03Tout ça est un cortège
12:04tellement attendu.
12:05On l'a quand même vécu
12:06de manière...
12:07Donc, on la connaît, l'histoire.
12:08On la connaît, l'histoire.
12:10Non, l'histoire,
12:10elle est écrite
12:11sur le tableau, etc.
12:12La seule chose,
12:13j'ai envie de mettre
12:14un tout petit éclat
12:16de lumière dans cela,
12:17c'est qu'il faut aussi saluer
12:20non seulement les efforts
12:21que sur le terrain,
12:23certaines entreprises
12:24qui ont peut-être
12:25davantage de débouchés
12:26ou qui n'ont pas vu
12:27une atténuation
12:28de leur carnet de commandes
12:29cette année en 25
12:30parce que là, quand même,
12:31si on regarde les résultats
12:32de BPI France fin novembre,
12:33bon, il y a un grand nombre
12:35de PME, TPE
12:38qui ont souffert.
12:39Mais certaines d'entre elles
12:40ne souffrent pas
12:41et ne souffrant pas,
12:42ce qui est intéressant,
12:43c'est de voir pour celles-ci,
12:45et il y en a quand même
12:45quelques-unes,
12:46et notamment qui voient
12:47les perspectives 26
12:48comme pourquoi pas
12:50convenables,
12:52eh bien,
12:52elles intègrent totalement
12:54ce dont on parlait,
12:55c'est-à-dire l'idée
12:56de faire attention
12:59et de porter une attention
13:00plus appuyée,
13:02justement,
13:02au personnel
13:03et dans les variables
13:04d'ajustement.
13:05Donc, c'est un caire
13:05qui bascule de l'État
13:07vers une entreprise.
13:08Et ça, je trouve ça intéressant
13:09parce que ça participe
13:10de la gestion dans l'incertitude
13:11puisque au niveau
13:12de l'individu,
13:13lui aussi,
13:14il vit dans l'incertitude,
13:15c'est QFD
13:15et l'incertitude...
13:17Le modèle social à revoir
13:17puisque, évidemment,
13:18si on compense par l'entreprise,
13:20il faut que le modèle
13:21se révisse un peu.
13:21Il faut organiser
13:21la coquille de noix
13:22pour chacun.
13:23Il y a une baptisation
13:23de facto, effectivement,
13:24puisque l'État
13:25est de moins en moins
13:26capable de répondre à ça.
13:27Il y a un transfert
13:28vers les entreprises.
13:29Et le prélèvement
13:30obligatoire
13:30est le même,
13:31je précise.
13:31Alors, voilà,
13:32il ne diminue pas même.
13:34Alors, ça, ça souligne,
13:35et moi, je le vois aussi
13:36beaucoup,
13:37le grand dynamisme
13:38des entreprises françaises
13:39sur le terrain,
13:40des petites entreprises
13:41qui sont extrêmement dynamiques.
13:43J'en ai visité une récemment
13:44qui exporte dans le monde entier,
13:45etc.
13:46Donc, ce dynamisme,
13:47il est là.
13:47Mais c'est vrai
13:48que ce sont des coûts supplémentaires.
13:50Et encore une fois,
13:51on parlait
13:52des investisseurs étrangers.
13:54Ce n'est pas tellement
13:55combien ça va coûter.
13:57Je ne sais même pas
13:58dire combien ça va coûter.
13:59On ne sait pas.
13:59Je ne sais même pas
14:00si je vais pouvoir faire
14:01un plan de licenciement,
14:02etc.
14:03Je ne peux même pas
14:04me projeter
14:05puisque, de toute façon,
14:06ça change presque
14:07toutes les nuits
14:07à l'Assemblée nationale.
14:09Et puis, tout va être mis
14:10en question en 2027,
14:12etc.
14:12C'est un...
14:14Et vous allez revenir
14:15parce que c'est frustrant.
14:16J'ai tellement envie
14:16de poursuivre cette émission
14:17avec vous
14:18parce qu'on s'est dit
14:19beaucoup de choses.
14:20On est tous un peu
14:21dans l'incertitude.
14:22C'est vrai pour les chefs
14:23d'entreprise.
14:24C'est vrai pour les collaborateurs
14:25qui se disent
14:25mais on va où ?
14:26À quelle sauce
14:27on va être mangé ?
14:27Dans un contexte international
14:29dont on n'a pas eu le temps
14:29de parler
14:30qui vient évidemment
14:31déréguler
14:32et qui crée de l'incertitude.
14:33Tracer sa voie
14:34dans l'incertitude,
14:35c'est l'œuvre singulière
14:37et joyeuse
14:37d'une vie pleinement accomplie
14:38sur les derniers mots
14:39de la quatrième de Couvre.
14:40Je voulais qu'on mette
14:41un petit peu de joie.
14:43La vie est là.
14:44Continuons à avancer
14:45et à vivre malgré tout.
14:47Merci à vous,
14:47Emmanuel Barbara,
14:48avocate spécialiste
14:49en droit du travail,
14:51en droit de la sécu
14:52chez Seigneur,
14:53chez Auguste de Bousy
14:54et puis Philippe Zilberzan,
14:55vous êtes professeur,
14:56écrivain,
14:57avec ce dernier livre
14:59chez Diathéno,
15:00les huit règles
15:00de votre création ultime.
15:02C'est presque...
15:03C'est messianique ce livre.
15:04Merci, merci à vous deux.
15:06On tourne une page,
15:07ces fenêtres sur l'emploi
15:07et on termine notre émission.
15:08Merci.
15:09Merci.
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