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  • il y a 4 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Votre rendez-vous dominical, l'heure inter.
00:03Bienvenue chers amis, si vous nous rejoignez sur CNews pour vous accompagner pendant une heure cet après-midi.
00:08Xenia Fedorova est avec nous, comme chaque dimanche depuis Moscou.
00:12Exceptionnellement, ma chère Xenia, bonjour.
00:14Pour vous accompagner également cet après-midi, Dora Abdelrazik, bonjour Dora, journaliste internationale CNews.
00:21Michel Fayad, analyse géopolitique, est avec nous.
00:23Jean-Olivier.
00:24Et Arnaud Klarsfeld.
00:25Alors, bien évidemment, à la lune de l'actualité internationale, ce drame évité de justesse.
00:30Des agents du service secret américain ont donc évacué Donald Trump après des coups de feu hier soir lors d
00:36'un gala à Washington.
00:37Le président américain qui lui a ensuite évoqué une attaque menée par un assassin en puissance.
00:42Le tireur, lors de ce gala, semblait vouloir viser de hauts responsables de l'équipe de Donald Trump qui était
00:49aussi présent.
00:49Alors que s'est-il passé ? Retour minute par minute et on en parle ensuite.
00:54Il est 20h36 ce samedi soir à Washington, l'heure où la soirée bascule.
00:59Un homme de 31 ans force l'entrée du gala annuel de la presse.
01:03Armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet et de plusieurs couteaux, il se dirige vers la grande salle
01:07de réception.
01:08Des tirs sont échangés entre lui et les policiers présents sur place.
01:16Le brouhaha de la foule et la musique étouffent dans un premier temps le bruit des coups de feu.
01:21La sécurité met une dizaine de secondes à comprendre ce qu'il se passe.
01:25C'est alors que le chaos et la confusion s'installent.
01:29Quelques secondes plus tard, J.D. Vance, le vice-président américain, est le premier à être évacué.
01:34Les services secrets se précipitent ensuite sur Donald Trump et l'extirpe de la salle.
01:38Le secrétaire américain à la défense, Pitek Zet, est à son tour évacué.
01:42Les convives restent d'abord à leur place et paraissent perdus et apeurés.
01:46Certains filment, d'autres se cachent sous les tables.
01:49Les membres des services de sécurité enjambent les invités, les tables et les chaises.
01:55Dans le même temps, à l'étage, le suspect est interpellé et menotté.
01:58En quelques minutes, la situation est sous contrôle.
02:02Les convives peuvent à leur tour évacuer une soirée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier.
02:08Alors, des dirigeants du monde entier ont bien évidemment exprimé leur stupeur tout au long de la journée.
02:13On va prendre la direction de Moscou, justement, retrouver Xenia Fedorova.
02:17Xenia, alors c'est vrai qu'ici en France ou encore aux Etats-Unis,
02:20les chaînes d'info sont en boucle sur l'événement depuis ce matin.
02:24Qu'en est-il en Russie ?
02:27Oui, bien sûr, c'était le titre majeur à un moment où c'est passé.
02:33La couverture est plutôt factuelle,
02:34mais beaucoup de journalistes ici parlent aussi de la tentative d'assassinat,
02:39qui est le plus connu.
02:41Souvenez-vous, quand Donald Trump a répété plusieurs fois « fight, fight, fight »,
02:47ce qui donnait beaucoup de popularité,
02:49même parmi les gens qui n'étaient pas vraiment pro-Trump au début.
02:54La question qu'on s'est posée ici, c'est en fait comment c'est possible que la sécurité qui
03:00est considérée
03:01doit être la plus forte du monde, la sécurité de Donald Trump pouvait laisser ce genre de situation produire.
03:14Et ça, c'est une vraie question, parce qu'il y a plusieurs tentatives d'assassinat de Donald Trump.
03:21Ça mène la situation, cette rupture qu'on voit aujourd'hui aux États-Unis, sur un autre niveau.
03:28Et bien sûr, il y a beaucoup de condamnations aussi, un peu partout dans le monde.
03:33Je suis sûre que vous avez en parlé,
03:35que toutes les questions doivent être réglées de façon politique, mais pas par la violence.
03:41En tous les cas, je pense qu'aujourd'hui, et c'est clair,
03:44et ce qu'on discute aujourd'hui parmi les journalistes,
03:47que Donald Trump, encore une fois, a gagné le point avec cette situation.
03:52Une situation dans un contexte de tension internationale.
03:55Là aussi, on va y revenir dans un instant, Xenia Fedorova,
03:58mais avant, on va prendre la direction de Pékin.
04:00Retrouvez Shanhui Zhang.
04:02Shanhui, bonjour.
04:03Là encore, je vous pose la même question.
04:04Quelle réaction en Chine, après cette tentative d'assassinat qui a visé Donald Trump ?
04:10En Chine, c'est plutôt aussi les couvertures factuelles de ce qui s'est passé.
04:13Mais il y a beaucoup d'internautes qui disent très choqués, stupéfaits,
04:17et certains vont même aller plus loin en disant que la sécurité américaine
04:20ressemble de plus en plus à une coquillée vide.
04:23En fait, il faut être très clair, c'est un acte de violence.
04:26Et de mon point de vue, la Chine, par principe, s'est toujours opposée à la violence,
04:31quelle que soit la personne visée et quelles que soient ses opinions.
04:33Parce qu'au fond, utiliser la violence pour intervenir dans la vie politique,
04:37c'est l'attaque le plus directe contre le processus de la démocratie
04:41et contre le processus de la paix dans une société.
04:44Et puis, ce qui rend vraiment frappant aussi ce qui a été discuté par beaucoup d'internautes chinois,
04:50c'est le lieu où elle est produite, c'est le dîner annuel,
04:53qui est normalement le grand rendez-vous entre le président américain et les journalistes.
04:57Et d'ailleurs, en fait, on sait bien que Trump entretient depuis des années
05:00des relations très tendues avec les journalistes, avec les grands médias.
05:03Et sa participation à cet événement, normalement, devait être un signe
05:08pour améliorer la relation entre lui et les grands médias.
05:12Et pourtant, la soirée s'est terminée.
05:14On voit que les journalistes et le président se trouvent, en fait,
05:18d'une certaine manière, dans la même situation.
05:20C'est-à-dire qu'ils étaient obligés de se cacher sous les tables pour échapper au bal.
05:24Donc, c'est quand même une réaction forte.
05:27Et c'était très stupéfiant pour le voir.
05:31Et puis, en fait, derrière, c'est aussi un signe très inquiétant dans la société américaine.
05:36C'est qu'en fait, on voit bien que depuis juillet 2024,
05:41nous avons vu à plusieurs reprises que Trump a échappé de peu à des tentatives d'assassinat.
05:47À plusieurs reprises, on peut aussi citer ce qui s'est passé en septembre de l'année 2024.
05:53Et puis, en juin 2025, c'était une députée qui a été assassinée.
05:57Et donc, en fait, on voit qu'il y a dans l'histoire des États-Unis, surtout depuis ces deux
06:02ans,
06:03une accumulation d'inquiétudes, de violences via la politique américaine.
06:07Et ça, c'est quelque chose de profond qui reflète, je pense, la fragilité de la démocratie américaine aujourd'hui.
06:13Et aussi, bien sûr, cette polarisation.
06:16Et aujourd'hui, une société américaine qui est fissurée et une polarisation très forte aux États-Unis.
06:24– Chère Nuisang, vous restez avec nous, puisque tout à l'heure, nous allons aborder la guerre au Moyen-Orient.
06:29On l'entendait à l'instant, Arnaud Klarsfeld, effectivement, des interrogations qui nous viennent de Moscou,
06:34qui nous viennent également de Pékin.
06:36Interrogations sur la sécurité du président américain.
06:41Interrogations également sur la question de la violence politique.
06:43Alors, ce qui est intéressant, c'est que vous connaissez très bien les lieux.
06:45Vous y êtes allé à plusieurs reprises.
06:47Et donc, peut-être que vous pouvez nous éclairer sur la question de la sécurité.
06:51– Sur la sécurité, je ne suis pas un expert, mais je connais bien l'hôtel,
06:56puisque j'y ai séjourné.
06:57Mes parents ont reçu un prix, le prix Elie Wiesel, dans cette même salle,
07:02dans une cérémonie qui était tout à fait similaire.
07:06C'est-à-dire, il doit y avoir mille invités.
07:09Mes parents et moi, on était sur la même tribune où était Donald Trump.
07:13C'est la plus grande salle de balle de Washington.
07:18Tous les grands événements sont là, puisqu'elle est énorme.
07:22Donc, les gens réservent les événements qu'ils veulent faire dans cette salle de balle,
07:26qui est au sous-sol de l'hôtel Hilton.
07:31Le tueur, comme mes parents et moi, avions réservé une chambre,
07:36avions une chambre dans l'hôtel.
07:38Et au rez-de-chaussée, au lobby, il y a des restaurants, des boutiques de souvenirs.
07:43Et il suffit de descendre l'escalier pour aller dans les couloirs de la salle de balle,
07:51qui sont entourés par un couloir qui fait le tour.
07:54Il y a la salle de sport, il y a des choses comme ça.
07:58Mais il est venu depuis quelques jours.
08:02Il a pris le train, d'ailleurs, de Californie à Washington,
08:05sans doute pour pouvoir transporter son arme à feu.
08:10Il arrive à l'hôtel quelques jours avant.
08:12C'est difficile pour les services de sécurité.
08:15Ils peuvent checker son identité.
08:17Mais si, quand ils checkent son identité, il n'y a pas de condamnation antérieure,
08:26il n'a pas l'air suspect.
08:28Donc, il descend de sa chambre, il doit avoir un sac.
08:31Il descend.
08:31Bon, il n'y aura peut-être pu avoir un barrage, mais c'est inévitable.
08:34Si il y a un leader qui fait de nombreux discours, qui sort,
08:38qui fait des discours sur des places publiques,
08:42devant son avion dans les aéroports, devant 80 000 personnes, etc.,
08:47on ne peut pas, sur la deuxième question, on ne peut pas contrôler à 100%.
08:53Bon, ils s'en tirent à chaque fois, en tous les cas, pour l'instant.
08:56En tout cas, Dora...
08:57La deuxième question, c'est celle de la société qui est une société divisée.
09:01C'est vrai que c'est une société divisée, parce que, aussi, le Parti démocrate a changé,
09:07par rapport à ma jeunesse, malheureusement.
09:10C'était un parti...
09:12Je regrette que ma jeunesse soit partie, pas que le Parti démocrate ait changé.
09:16Voilà, il fallait préciser, il y avait une interrogation.
09:20C'est un Parti démocrate qui est devenu plus wokiste.
09:24Avant, il n'y avait pas tellement de différence entre les républicains et les démocrates.
09:27Maintenant, il y a une grande différence qui divise, effectivement, la société américaine
09:31et qui génère, effectivement, des violences,
09:34bien qu'il y ait eu des violences par le passé,
09:36puisqu'il y a eu quatre présidents qui ont été tués,
09:39Lincoln, Garfield en 1881 et McKinley et Kennedy.
09:45Alors, Dora Abdelarisi, peut-être un point sur le profil du suspect.
09:48On pourra y revenir sur cette information, également, à la fin de l'émission.
09:51Profil du suspect, a priori, inséré dans la société américaine.
09:56Oui, tout à fait, puisqu'il a fait ses études, quand même,
09:58dans une des plus grandes universités des États-Unis.
10:02Il est diplômé de Caltech, c'est l'université de technologie.
10:06Il a 31 ans, il est originaire de Californie.
10:11Donc, il l'enseignait.
10:11On sait aussi qu'il a développé plusieurs jeux vidéo.
10:14Alors, Donald Trump parle d'un loup solitaire.
10:17Maintenant, il faut voir comment l'enquête va progresser,
10:20quelles sont ses motivations.
10:20En tout cas, on sait qu'il ne coopère pas énormément avec la justice,
10:25qu'il aurait acheté deux armes ces deux dernières années.
10:29Donc, là aussi, il faudra creuser un petit peu plus.
10:32Donc, on va en savoir, évidemment, plus sur son profil
10:35et ses motivations dans les heures qui viennent.
10:37Et lors de sa prise de parole, ce qui est intéressant,
10:39c'est que Donald Trump, il avait en tête la situation au Moyen-Orient,
10:42la guerre contre l'Iran.
10:44Alors, même s'il pense que l'incident est sans rapport
10:46avec la crise internationale, eh bien, je le disais,
10:49le président américain a ce contexte en tête
10:52et il a dit qu'il ne renonçait pas à la guerre contre l'Iran.
10:59On a dû faire un tour en Iran.
11:04Ils auraient eu l'arme nucléaire si on ne l'avait pas fait.
11:06Les bombardiers B2 les ont empêchés de l'avoir.
11:08J'ai mis fin pendant mon premier mandat à l'accord d'Obama
11:10sur le nucléaire avec l'Iran, qui était un désastre,
11:13et ouvrait une autoroute à l'Iran pour avoir l'arme nucléaire.
11:16Donc, vous savez, quand vous faites des choses comme ça,
11:17vous devenez une cible.
11:19Si je ne le faisais pas, je serais moins exposé.
11:24Parce qu'il ne faudrait pas que cet événement, finalement,
11:26balaie l'actualité internationale
11:28et ce qui est en train de se jouer en ce moment,
11:30notamment au Pakistan.
11:32Puisque c'est un peu le brouillard sur la question des pourparlers,
11:35on va retrouver Xenia Fedorova à Moscou.
11:38Brouillard entre les Américains et les gardiens de la révolution
11:42en ce moment même, puisqu'on sait, on a appris il y a quelques minutes,
11:45que le ministre des Affaires étrangères iranien
11:47est donc arrivé à Islamabad
11:50au lendemain de l'annonce de Donald Trump,
11:52lorsqu'il a dit, eh bien non,
11:53les émissaires n'iront plus à Islamabad.
11:55Le brouillard, qu'est-ce que vous décryptez dans cette situation, Xenia ?
12:00Je pense que le fait que Donald Trump a annulé
12:03le vis-vis de Whitcoff et Kouchner,
12:06ça montre à quel point ils utilisent la pression sur Iran
12:10pour avoir en fait les conditions
12:13qui sont plus favorables pour les Etats-Unis.
12:15Parce qu'aujourd'hui, on se trouve toujours un peu dans la même situation.
12:18La situation où l'Iran contrôle et continue de contrôler
12:22le détroit d'Harmouz,
12:24où l'économie mondiale globale est quand même déstabilisée.
12:28Et même si demain, dans une situation très optimiste,
12:32ils arrivent à trouver un accord,
12:34ça va prendre encore quelques mois,
12:36selon les analystes,
12:37de revenir dans les situations de normal.
12:40Donc aujourd'hui, la situation est toujours la même,
12:42malheureusement, pour ceux qui sont en train de perdre avec cette situation.
12:49Après, ce qui est intéressant,
12:51et je trouve que c'est très intéressant,
12:52c'est qu'il y a aussi une voix iranienne qui est arrivée à Moscou,
12:55qui continue de parler avec la Russie,
12:59et renforce ce lien.
13:01On sait très bien qu'il y a aussi les échanges entre Iran et la Chine.
13:06Et je pense qu'Iran continue de garder cette position plutôt indépendante.
13:11Donald Trump a les moyens de continuer les frappes.
13:15Mais je pense qu'il a très bien compris
13:17que ça ne va pas probablement donner cette...
13:22Ça ne va pas vraiment finir cette crise.
13:25Et les objectifs de qu'il parle,
13:27par exemple, les bombes nucléaires,
13:29aujourd'hui, c'est le seul objectif qui tient un peu,
13:32parce que c'est clair que libérer les peuples iraniennes,
13:34ce n'est pas marché.
13:35Changer le régime, ce n'est pas marché.
13:37Donc il reste cette menace des bombes nucléaires,
13:40sauf que c'est depuis les années 90
13:42que Benjamin Netanyahu dit qu'Iran est à 10 minutes
13:46de créer une bombe nucléaire.
13:47Donc encore une fois,
13:49pour ce pays qui ne soutient pas cette opération d'Israël et les États-Unis,
13:55des pays du sud global,
13:56tout ça, c'est plutôt un prétexte,
13:57une façon de communiquer auprès des peuples américains
14:02et chercher une sortie.
14:03Je pense qu'il cherche toujours une sortie
14:05où il peut aussi proclamer la victoire.
14:08Je reviens sur ce que vous avez dit,
14:09Xenia Fedorva, parce que c'est intéressant.
14:11Cela montre que la diplomatie est en train de battre son plein,
14:14puisque le ministre des Affaires étrangères iranien
14:17est donc arrivé à Moscou.
14:19Où va arriver à Moscou ?
14:21Il était à Oman et échange également avec Moscou.
14:25Donc, il y a des discussions en ce moment même.
14:29Oui, exactement.
14:30Mais je pense que ça, comme je dis,
14:32ça montre qu'Iran cherche à ne pas être isolé.
14:36En fait, c'est ce que les États-Unis et Israël
14:38sont en train d'essayer de faire.
14:40Et comme il y a une coopération entre l'Iran et la Russie,
14:44ce n'est pas la même coopération
14:45comme, par exemple, les coopérations entre la Russie
14:48et le Carré du Nord.
14:50Donc, il y a un accord stratégique entre l'Iran et la Russie,
14:52mais ce n'est pas un accord militaire
14:53et ce n'est pas un accord qui oblige la Russie.
14:56Par exemple, elle est en guerre pour Irland.
14:59Mais c'est quand même très important
15:01parce que la Russie continue à jouer un rôle.
15:03La Russie peut jouer un rôle
15:04sur les collections d'uranium enrichi
15:07que la Russie a proposées à plusieurs reprises aux États-Unis.
15:10Parce qu'aujourd'hui, si, par exemple,
15:13cette situation est réglée par Chine en Irland,
15:18ça pouvait donner un certain,
15:21comment dire, un certain,
15:22pas seulement transparence,
15:24mais aussi assurance aux États-Unis
15:27qu'Iran n'est pas en train de créer une bombe nucléaire.
15:31Donc, je pense que la Russie joue un rôle important
15:34comme la Chine joue un rôle très important
15:36pour Irland aujourd'hui
15:37parce que la Chine, c'est la...
15:40Alors, on a un léger problème de reconnexion.
15:44On va essayer de vous recontacter,
15:45Xenia Fédon-Robad.
15:46Je vous propose un point avec vous,
15:48Dora Abdelrazik,
15:49sur les derniers rebondissements de la situation.
15:51On vient de l'évoquer.
15:52Dernier rebondissement,
15:53le ministre des Affaires étrangères de l'Iran
15:56arrive à Islamabad.
15:58Hier, Donald Trump, lui,
16:00n'envoie pas ses émissaires.
16:01C'est le brouillard.
16:02On a du mal à comprendre.
16:03Éclairine.
16:03En fait, Donald Trump met la pression
16:06sur le régime iranien
16:08pour justement trouver une feuille de route.
16:11On sait que parvenir à un accord,
16:12ça va prendre énormément de temps,
16:13mais déjà poser les bases.
16:15Et donc, du coup,
16:15c'est le ministre des Affaires étrangères iranien
16:18qui fait une sorte de ballet diplomatique.
16:20Il a rencontré le Premier ministre Omanet, je crois,
16:25et son homologue également.
16:27Il s'est également entretenu
16:29avec le Premier ministre Qatari
16:31et aussi son homologue saoudien.
16:34Donc, il y a vraiment une diplomatie
16:35qui se met en place.
16:37Alors, il n'y a pas de discussion directe,
16:39évidemment, entre les Iraniens et les Américains.
16:42C'est le Pakistan qui joue ce rôle-là.
16:44Donc, il intercepte les messages
16:45du côté des Iraniens,
16:47puis il les remet aux Américains
16:48et vice-versa.
16:49Donc, en coulisses,
16:50pour les deux pays,
16:51c'est très important de parvenir à un accord.
16:53Mais de l'autre côté,
16:54Donald Trump met également la pression
16:56dans le détroit d'Hormuz
16:56avec les trois portes-avions
16:58qui sont actuellement sur zone.
17:01Le dernier, donc, c'est le Bush.
17:03Et puis, il y a aussi,
17:05on a pu le voir à plusieurs reprises,
17:07en fait, l'espace aérien
17:08où de nombreux avions militaires américains
17:13apportent des munitions aux Américains
17:15qui sont déjà sur place.
17:16Donc, important pour l'administration américaine
17:19de mettre la pression
17:21aussi bien du côté diplomatique
17:23que du côté militaire.
17:24Alors, ce qui est intéressant,
17:25c'est qu'on voit, donc,
17:26s'il y a du mouvement diplomatique
17:28aujourd'hui autour du dossier iranien,
17:31Michel Fayad,
17:32dans un premier temps,
17:34on a tendance à se dire
17:34que c'est pour parler,
17:35ils ne vont pas pouvoir avoir lieu.
17:37Finalement, cela semble assez différent
17:39par rapport aux derniers éclairages
17:41que nous avons.
17:42Ça ne veut pas dire, donc,
17:43qu'il y aura forcément
17:44une reprise des hostilités militaires,
17:46notamment dans le détroit d'Hormuz.
17:48Le détroit d'Hormuz, je ne sais pas.
17:50En tout cas, je voulais dire une chose
17:51sur le détroit d'Hormuz,
17:52c'est que ce n'est pas aussi très bon
17:54pour les Iraniens.
17:55Parce qu'en ce moment,
17:56les Américains aussi bloquent les bateaux
17:59qui partent avec le pétrole iranien.
18:01Et donc, il y a du pétrole iranien
18:03qui est en train d'être stocké
18:04et qui est en train de remplir
18:05toutes les unités de stockage pétrolier
18:08en Iran.
18:09Ce qui va, à un moment donné,
18:11paralyser la production de pétrole iranien.
18:12Parce que s'ils ne peuvent plus exporter
18:14et que tout va dans les stocks,
18:15ils vont devoir arrêter de produire.
18:17Et c'est un peu ça, je pense,
18:19ce que Donald Trump est en train
18:20d'essayer de faire,
18:21c'est-à-dire de faire plier économiquement
18:22l'Iran pour justement arriver
18:26à des concessions.
18:27Puisque en réalité, oui,
18:29Trump, ce qu'il réclame,
18:31c'est le démantèlement du programme nucléaire,
18:33le démantèlement du programme balistique,
18:35le démantèlement du soutien,
18:36enfin l'arrêt du soutien au proxy.
18:38Et là, les Iraniens ne veulent même pas
18:39discuter ces trois choses.
18:41Donc, ces deux discours parallèles,
18:42c'est pour ça que Trump avait annulé
18:43justement les discussions.
18:46Et il y a une chose aussi,
18:48c'est que vous voyez,
18:49pour les Iraniens,
18:51la discussion avec les Russes,
18:52elle peut peut-être être au sujet
18:56du transfert de l'uranium.
18:58Puisqu'on se rappelle que les Russes
19:00ont longtemps proposé aux Iraniens
19:02de transférer leur uranium en Russie.
19:04Trump, cette fois-ci,
19:05leur propose de transférer l'uranium
19:07aux Américains,
19:08ce qui est encore moins acceptable
19:10pour les Iraniens.
19:11On imagine.
19:11Mais peut-être que les Iraniens se disent
19:13entre les deux,
19:14il vaut mieux peut-être confier
19:15l'uranium aux Russes.
19:17Donc, c'est peut-être une des voies...
19:19C'est ce qui expliquerait ce déplacement
19:20à Moscou.
19:21Peut-être.
19:21Ça, c'est intéressant.
19:22Alors, les Iraniens qui ne veulent pas,
19:24qui ont fait savoir
19:25qu'ils n'échangeraient pas
19:26avec les Américains
19:27tant que le blocus
19:29sur le détroit d'Hormuz
19:30sera maintenu,
19:31Arnaud Klarsfeld,
19:32il faut bien comprendre
19:33que finalement,
19:33asphyxier l'économie iranienne
19:35avec ce blocus
19:37pour Donald Trump,
19:38eh bien,
19:39c'est avantageux
19:40parce que les bombardements,
19:41il faut les tenir.
19:43Est-ce que le stock de missiles
19:44est suffisant ?
19:45Il y a un article
19:46du New York Times
19:47qui tirait la sonnette d'alarme.
19:50Donc, voilà,
19:52Donald Trump, lui,
19:53pour le moment,
19:53mise sur ce blocus
19:55et on n'imagine pas
19:57qu'il va le lâcher
19:58dans les heures qui viennent.
19:59Pour l'instant,
20:00les positions,
20:01comme l'a dit Michel,
20:02semblent totalement antagonistes
20:04et on ne voit pas
20:04quel accord
20:05il pourrait conclure.
20:08Maintenant,
20:09ce que dit Trump,
20:09il a raison,
20:10il a en effet
20:11toutes les cartes en main
20:12à condition de tenir.
20:14S'il ne tient pas,
20:15s'il revient chez lui
20:17avec ses trois porte-avions,
20:19ses 15 bateaux,
20:21ses 200 avions,
20:23sans avoir rien obtenu,
20:24il n'a plus qu'à démissionner.
20:26La tentative d'assassinat,
20:27c'est une péripétie.
20:28Il y en a déjà eu cinq autres,
20:30il y en aura peut-être
20:30encore trois autres,
20:31mais la guerre avec l'Iran,
20:33c'est quelque chose
20:34qui marquera,
20:35peut-être la chose
20:36qui marquera le plus,
20:38ses deux mandats.
20:41C'est quelque chose
20:41d'essentiel pour lui
20:42et ça,
20:43il le comprend très bien
20:45et l'administration militaire
20:47américaine
20:48le comprend très bien.
20:49Il ne peut pas revenir
20:49chez lui
20:50la queue entre les jambes
20:51humiliée par les Iraniens.
20:53Il préfère,
20:54évidemment,
20:55comme beaucoup de gens,
20:56un accord,
20:57mais un accord solide,
20:59c'est-à-dire
21:00plus de nucléaire,
21:02les missiles balistiques,
21:03quand même que quelque chose
21:05soit prévu
21:06et ne plus financer
21:08les groupes terroristes
21:10et la déstabilisation
21:12du Moyen-Orient.
21:13On peut avoir
21:14un autre point de vue,
21:15mais en tous les cas,
21:15du point de vue de Trump,
21:17il a perdu la guerre
21:18s'il revient chez lui
21:20sans des concessions.
21:23Sachant,
21:24peut-être en un mot,
21:28c'est vrai que
21:29Donald Trump
21:29s'appuie sur un texte
21:30qui date de 1973
21:32et qui lui permet
21:33d'engager des opérations
21:34militaires pendant 60 jours
21:35sans autorisation du coup.
21:37Après,
21:37il y a 30 jours,
21:38après,
21:39il y a encore 30 jours
21:40qui peuvent interpréter
21:41comme il veut.
21:42Cette échéance,
21:43elle est maintenant.
21:43C'est maintenant,
21:44c'est très important pour lui
21:45d'avoir une preuve aussi
21:46qu'il faut qu'il continue
21:47cette guerre
21:48pour voir s'il va avoir
21:49ce vote.
21:51Mais,
21:52comme l'a très bien dit
21:53Arnaud,
21:53Donald Trump ne peut pas
21:55se permettre
21:55de perdre cette guerre.
21:56Il faut qu'il ait un accord.
21:58Il faut qu'il ait quelque chose
22:00de montrer,
22:01de justifier
22:02qu'il est parti en guerre
22:03pour une cause juste
22:04puisqu'on sait
22:05qu'au sein même
22:07du camp Maga,
22:08il y a quand même
22:08beaucoup de voix
22:09qui commencent à s'élever
22:10en disant que finalement
22:12cette guerre,
22:12on n'en avait pas besoin,
22:14qu'elle porte aussi
22:15un gros coup
22:16au portefeuille
22:16des Américains.
22:18Donc,
22:18il y a quand même
22:18quelques voix de dissension.
22:20Nous avons retrouvé
22:21Xenia Finerova.
22:22On va prendre
22:23la direction de Moscou.
22:25Nous avons été
22:26malheureusement coupés.
22:27Xenia Federova,
22:28nous évoquions
22:29le rôle de la Russie,
22:31rôle qui semble
22:32être majeur
22:33pour les jours
22:34qui viennent,
22:35notamment sur la question
22:36de l'uranium.
22:37comment ?
22:38Oui,
22:39je pense que c'est
22:40la meilleure façon
22:41de sortir de cette situation.
22:43Si le vrai objectif
22:44de Donald Trump
22:44aujourd'hui
22:45est d'empêcher l'Iran
22:47de créer
22:48une bombe nucléaire,
22:49même s'il y a
22:49beaucoup de questions
22:50derrière,
22:51il y a les experts
22:52qui ne pensent pas
22:53qu'Iran est à 5 minutes
22:55de bombe nucléaire.
22:56Mais imaginons
22:57que dans le futur,
22:59c'est ça l'objectif
23:00après toutes les tentatives
23:02de négociation
23:02qui sont échouées,
23:04ceux qui sont trouvés
23:05en échec pour l'Iran
23:07peut-être
23:07créer une bombe nucléaire.
23:08C'est ça ce qu'ils pensent
23:09peut les protéger
23:10dans le futur.
23:11Les meilleures façons,
23:12c'est cette transparence,
23:13c'est cet uranium enrichi.
23:15Les Américains vont,
23:16dans la Champagnie,
23:17on va récupérer
23:18les uranium enrichis.
23:20Comment on va faire ça ?
23:21Sans les soldats
23:22sur les terrains,
23:22c'est impossible.
23:23C'est engagé
23:23dans une opération
23:25plus long terme,
23:26terrestre, militaire.
23:28Encore une fois,
23:28je pense que
23:29la seule façon de les faire,
23:30c'est avoir un accord
23:31avec l'Iran
23:31qui laisse en fait
23:33la Russie récupérer.
23:34Pourquoi la Russie ?
23:35Parce qu'Iran et la Russie
23:36restent
23:37les partenaires stratégiques
23:40parce qu'Iran
23:41font certaines confiances
23:42à la Russie
23:42et en même temps,
23:43ils ne font pas confiance
23:44à Donald Trump
23:44et aux États-Unis.
23:46Regardez,
23:46plusieurs fois
23:47où ils sont négociés,
23:49il y a eu des frappes
23:50juste après.
23:54Une ambiance
23:55de manque de confiance
23:56vis-à-vis de chacun.
23:58Donc, je pense
23:59que la Russie
23:59peut jouer un rôle
24:00très important
24:00et la vraie question
24:02est-ce que Donald Trump
24:03et les États-Unis
24:03sont prêts
24:04d'accepter cette aide
24:05de la Russie ?
24:05Parce que jusqu'à maintenant,
24:06selon les sources médiatiques,
24:09Donald Trump
24:09n'a pas accepté cette aide.
24:11Mais je pense
24:11qu'Iran est plutôt
24:12prête pour ça.
24:13Alors justement,
24:14c'est la question
24:14que j'allais vous poser
24:15puisque diplomatiquement,
24:16on en a eu des relations
24:17entre Donald Trump
24:18et Vladimir Poutine.
24:20Elles ne sont pas
24:20si mauvaises que cela.
24:21Les deux hommes
24:22peuvent échanger
24:23sur la question.
24:25bien sûr,
24:26mais en fait,
24:27les relations
24:28entre Donald Trump
24:29et Vladimir Poutine
24:29sont plutôt bonnes.
24:31Ils parlent
24:31par téléphone.
24:32On a vu
24:33cet accueil
24:34à Alaska.
24:34On voit que
24:35pour Donald Trump,
24:36il n'y a peut-être
24:36pas beaucoup
24:37de chefs d'État
24:38qui suscitent
24:40un certain respect
24:42en Donald Trump.
24:43Et je pense
24:43que Vladimir Poutine
24:44fait partie
24:46de ce groupe
24:46des chefs d'État.
24:48Peut-être aussi
24:48comme le président chinois.
24:50En tous les cas,
24:52c'est vrai que je pense
24:54qu'une conversation
24:54peut avoir lieu.
24:56Mais après,
24:57il ne faut pas oublier
24:58aussi les forces
24:58des lobbies.
24:59Les lobbies sont
25:00très puissantes.
25:01Comme on parle
25:01des lobbies pétrolières,
25:02il y a aussi
25:03des lobbies israéliens
25:05aux États-Unis
25:05qui sont très forts.
25:06On a beaucoup parlé,
25:08je pense que c'était
25:09New York Times
25:09qui a dit
25:10que les décisions
25:11ont été prises
25:12sous certaines influences
25:14de Benjamin Netanyah.
25:15On peut contester ça,
25:17on peut dire
25:17que Donald Trump
25:18prend ses décisions
25:19tout seul.
25:19Mais c'est vrai
25:20que l'influence
25:22des lobbies israéliens
25:23aux États-Unis
25:23est très forte.
25:24Donc,
25:24il y a peut-être aussi
25:25cette contradiction.
25:30Il y a des sénateurs
25:31américains
25:32qui pensent
25:32qu'il faut continuer
25:33absolument
25:35l'opération militaire
25:36jusqu'à la fin
25:37et jusqu'à le but.
25:40Et pour Israël,
25:41le but,
25:41c'est complètement
25:44bien sûr
25:44changement de régime,
25:45mais aussi
25:46être sûr
25:47qu'il n'y a pas
25:47de moyens
25:48pour y rendre
25:49d'avoir
25:49une bombe nucléaire.
25:51Il faut juste
25:52souligner une chose,
25:53tout le monde
25:54voit plutôt,
25:55tout le monde,
25:56on dit
25:56le sud global,
25:57voit plutôt
25:58l'Iran
26:00qui doit avoir
26:01cette possibilité
26:02d'énergie nucléaire.
26:04Donc,
26:05cet atome
26:06pacifique,
26:07comme on dit,
26:07ça,
26:08il n'y a pas de question,
26:09l'Iran a le droit
26:09de l'avoir.
26:10Et donc,
26:10ça,
26:11c'est un peu compliqué
26:11dans cette situation-là.
26:13Il faut faire
26:14cette distinction.
26:15qu'est-ce qu'Iran
26:16a le droit
26:16de faire et pas ?
26:17Et on va poser
26:18la question,
26:19justement,
26:20à Shanwizang
26:20qui est également
26:21avec nous,
26:21puisque là,
26:22nous parlions
26:23de la Russie.
26:23Et point commun,
26:24d'ailleurs,
26:25entre la Russie
26:25et la Chine
26:26depuis le début
26:27de ce conflit,
26:28c'est qu'il n'y a pas
26:29d'intervention
26:30ni sur le plan politique,
26:32encore moins
26:32sur le plan militaire.
26:34Et pourtant,
26:35la Chine,
26:36c'est 12%
26:36de ses importations
26:37de pétrole
26:38qui proviennent
26:38de la République islamique,
26:40d'importantes routes
26:41commerciales
26:42qui passent
26:42par le détroit
26:43d'Hormuz.
26:44Shanwizang,
26:45pourquoi Pékin
26:46fait preuve
26:47d'autant de retenue ?
26:49Est-ce que c'est lié
26:49à une évaluation
26:51assez froide,
26:52finalement,
26:52de ses intérêts
26:53aujourd'hui ?
26:54Je ne pense pas
26:55que la Chine
26:56a fait preuve
26:57de retenue
26:57parce que,
26:58en fait,
26:59déjà,
26:59de voir
26:59combien la Chine
27:01a investi
27:02depuis le début
27:02de cette crise
27:03pour parler
27:05avec les ministres
27:07des affaires étrangères
27:08de différents pays
27:09pour voir
27:10et aussi,
27:11en fait,
27:11de voir aussi
27:12depuis ces dernières
27:13deux semaines,
27:14nous avons vu
27:14de nombreux dirigeants,
27:17voire les représentants
27:18des pays
27:19du Moyen-Orient,
27:21des pays de golf
27:21qui sont venus
27:22en Chine
27:23pour des discussions,
27:26pour trouver
27:26des solutions ensemble
27:27et d'ailleurs,
27:27le président chinois
27:28Xi Jinping
27:29a formulé
27:29les quatre propositions
27:30visant à préserver,
27:32à promouvoir
27:32la paix
27:33et la stabilité.
27:34Donc là,
27:34il a encore
27:34reparlé
27:35de cette importance
27:37sur la souveraineté,
27:39la sécurité
27:39et l'intégrité
27:40territoriale
27:41et puis
27:41de s'en tenir
27:42à la primauté
27:43du droit international
27:44et puis bien sûr
27:45cette approche
27:46conjuguant le développement
27:47et la sécurité.
27:48Donc je pense
27:49que la Chine,
27:50de mon point de vue
27:51de ce que je ressens
27:52ce qu'elle a fait,
27:53elle essaye
27:54de calmer la situation
27:55mais sans intervention
27:56militaire
27:57et aussi
27:58sans intervention
27:59pour
28:00de briser
28:01la relation
28:02parce que la Chine
28:03essaye de jouer
28:04ce rôle de médiateur
28:05mais en fait
28:06ce rôle de médiateur
28:07il y a deux manières
28:08de le jouer
28:08soit vous le jouez
28:09avec l'implication militaire
28:11soit vous le jouez
28:12en trouvant
28:13un accord
28:14avec des pays
28:14par exemple
28:15là ce qui s'est passé
28:16entre la Chine
28:16et le Pakistan
28:17et d'ailleurs
28:18on voit qu'aujourd'hui
28:19le Pakistan reste
28:20très très actif
28:21sur la scène internationale
28:23et un peu
28:23ce rôle de coursier
28:25et aussi ce rôle
28:26de médiateur
28:27parce que justement
28:28en fait au départ
28:29c'était la Chine
28:30qui a proposé
28:31avec le Pakistan
28:32cette initiative
28:33de pourparler
28:34donc je pense
28:35que de ce point de vue là
28:35elle essaye de jouer
28:36ce rôle diplomatique
28:38et cette fois-ci
28:39je pense qu'elle a fait
28:40aussi un bon jeu
28:42en choisissant
28:44le Pakistan
28:45parce que c'est aussi
28:46le Pakistan
28:47c'est un grand pays
28:48avec une confiance bilatérale
28:49sans équivalent
28:50avec des différentes parties
28:51à la fois avec le Téhéran
28:53avec le Washington
28:54et puis aussi
28:55un voisin éprouvé
28:56voisin de l'Iran
28:57et aussi voisin
28:59aussi un pays
29:00très important
29:01dans le Moyen-Orient
29:02donc je pense
29:02que de ce point de vue là
29:03la Chine
29:04essaie de jouer un rôle
29:05mais elle essaie
29:06de jouer un rôle
29:07avec une approche
29:08à la chinoise
29:09avec une approche
29:10de paix
29:10avec une approche
29:11de dialogue
29:12et aussi avec une approche
29:13diplomatique
29:14donc là
29:14ça demande derrière
29:15beaucoup de pourparlers
29:16des coopérations
29:17avec de différents pays
29:19surtout le Pakistan
29:20en ce moment
29:20et donc
29:22de ce point de vue là
29:22je pense pas
29:23la Chine est aussi
29:24très vulnérable
29:26par rapport
29:27à d'autres pays
29:28parce qu'elle n'est pas gagnante
29:29non plus
29:29dans cette crise
29:30donc
29:31de ce point de vue là
29:32je pense qu'elle essaie
29:33de faire son mieux
29:33pour s'en sortir
29:35de cette crise
29:36mais surtout
29:36d'apporter la paix
29:37pour la région
29:38Merci Shemizang
29:40pour cette lecture
29:41concernant la diplomatie chinoise
29:43donc dans cette guerre
29:43au Moyen-Orient
29:44on va aller
29:45si vous le voulez bien
29:45sur un autre front
29:46cette fois le Liban
29:47puisque hier
29:48l'armée israélienne
29:49a lancé un appel
29:50d'évacuation
29:51aux habitants
29:51de 7 villages
29:52dans le sud du Liban
29:53avant des frappes
29:54le premier ministre israélien
29:55Benyamin Netanyahou
29:57s'est exprimé
29:57aujourd'hui
29:58et il estime
29:59que le Hezbollah
30:00démantèle
30:01la trêve en vigueur
30:02on va l'écouter
30:03C'est clair
30:04que le Hezbollah
30:06est en train
30:07de violer
30:08le cessez-le-feu
30:10et nous faisons tout
30:11nous agissons
30:14par rapport aussi
30:16à des règles
30:17que nous avons établies
30:18avec les Etats-Unis
30:20et avec le Liban
30:20pour démanteler
30:22le Hezbollah
30:22et pour enlever
30:25des menaces
30:26concrètes
30:27que représente
30:29le Hezbollah
30:29par rapport
30:30à Israël
30:31Dora Belrazik
30:33pour bien comprendre
30:34on a d'un côté
30:34donc des pourparlers
30:36des négociations
30:37des discussions
30:37entre le Liban
30:38et Israël
30:39et puis au milieu
30:40de tout cela
30:40le Hezbollah
30:41qui aujourd'hui
30:43est attaqué
30:43une nouvelle fois
30:44par Israël
30:45et en ce moment
30:45même d'ailleurs
30:46Oui
30:46et le Hezbollah
30:48qui est accusé
30:48d'avoir brisé
30:50le cessez-le-feu
30:51par Benyamin Netanyahou
30:53mais le Hezbollah
30:55et l'Iran
30:55sont liés
30:56donc en fait
30:57l'un ne va pas
30:58sans l'autre
30:59puisque le Hezbollah
31:00dépend uniquement
31:02des Iraniens
31:03et je ne sais pas
31:03si vous avez vu
31:04ces images
31:04il y a quelques jours
31:05où un hommage
31:07a été rendu
31:08à Ali Khamenei
31:09à la Mossade
31:09d'Iran
31:10au Liban
31:11et donc
31:11ce ne sont pas
31:13des Libanais
31:13en fait
31:13ce sont des gens
31:14qui acceptent
31:16tout ce qui est dicté
31:17par les Iraniens
31:21tout à fait
31:22et la plupart des personnes
31:24que l'on a vues
31:24ces derniers jours
31:25en fait
31:25les Libanais
31:26qui sont revenus
31:26dans cette zone
31:28de conflit
31:29et bien
31:29ce sont des membres
31:30du Hezbollah
31:31qui veulent en découdre
31:32sauf que pour désarmer
31:33le Hezbollah
31:34ça c'est une autre histoire
31:35et c'est très compliqué
31:38et finalement
31:38Benyamin Netanyahou
31:40n'a que cette option-là
31:42celle de bombarder
31:43il y a quelques jours
31:43on a encore découvert
31:44des tunnels
31:45qui sont fabriqués
31:47qui sont faits
31:48par le Hezbollah
31:48où il y a vraiment
31:49leur cache
31:50ce sont souvent
31:50des installations civiles
31:52des magasins
31:52où on voit
31:54tout l'armada
31:55en fait
31:55du Hezbollah sous terre
31:57donc il faut
31:58vraiment éradiquer
31:59nettoyer toute cette zone
32:00sauf que le problème
32:01là encore une fois
32:02et je pense que
32:03Michel peut expliquer
32:04mieux que moi
32:05c'est que
32:05la plupart de l'armement
32:07en fait
32:08du Hezbollah
32:09est au nord
32:10du Liban
32:10et pour arriver
32:11jusqu'au nord du Liban
32:13pour nettoyer cette zone
32:14il faudrait que
32:15l'armée israélienne
32:16vraiment entre
32:17dans toute la zone
32:17il y a juste une portion
32:19de finalement
32:20de la force militaire
32:21du Hezbollah
32:22qui se trouve au sud
32:23aujourd'hui
32:24Michel Fayad
32:24c'est ça aussi
32:25la difficulté ?
32:26les israéliens
32:27ont quand même
32:27repoussé le Hezbollah
32:28le plus au nord possible
32:29et donc il y a encore
32:30des forces du Hezbollah
32:31au sud
32:32mais on sait que
32:33le Hezbollah lui-même
32:34a revendiqué
32:3549 attaques par jour
32:37au-delà du fleuve Litani
32:39ce qui signifie bien
32:39qu'ils sont présents
32:40au nord du Litani
32:42et qu'ils frappent
32:43Israël de là
32:43et la région
32:45dont parlait Dora
32:46c'est la région
32:47du Hermel
32:47donc au nord-est
32:48du Liban
32:49c'est à la frontière
32:50avec la Syrie
32:50c'est pour ça
32:51qu'autrefois
32:52quand il y avait
32:52la Syrie de Bachar
32:53et l'Assad
32:54il y avait ce transfert
32:55d'armes
32:55qui passait par le Hermel
32:56mais effectivement
32:58ça pose problème
32:58les israéliens
32:59ne vont pas aller
33:00jusqu'au Hermel
33:01ça voudrait dire
33:02en fait une invasion
33:03totale du Liban
33:04ça voudrait peut-être
33:05mobiliser
33:06100 000 soldats israéliens
33:07et puis occuper
33:08le Liban
33:09pendant plusieurs semaines
33:10plusieurs mois
33:11peut-être
33:11c'est inenvisageable
33:13littéralement impossible
33:14donc c'est pour cela
33:15qu'on revient en fait
33:15aux vraies solutions
33:16les vraies solutions
33:17c'est une que les Libanais
33:20souhaiteraient
33:20et une que les Libanais
33:22craignent
33:23celle que les Libanais
33:24craignent
33:24ça serait que
33:25l'Occident
33:26et les Arabes
33:28s'entendent
33:28à ce que Joulani
33:29le Syrien
33:30fasse une invasion
33:31du Liban
33:32en disant
33:32moi je vais régler
33:33le problème du Hezbollah
33:34là c'est le scénario
33:35catastrophe pour les Libanais
33:36parce qu'il va massacrer
33:38les chrétiens
33:38les druzes
33:39les chiites
33:40et aussi les sunnites
33:41qui ne vont pas être
33:42d'accord avec lui
33:43et puis l'autre scénario
33:45possible
33:46qui est souhaitable
33:47pour les Libanais
33:47c'est renforcer
33:48l'armée libanaise
33:49pour qu'elle fasse le travail
33:50et en réalité
33:51c'est la seule
33:52véritable solution
33:53acceptable
33:54et jouable
33:55pour le Liban
33:55quand bien même
33:56l'armée libanaise
33:57a ses propres difficultés
33:58qu'il y a des gens
33:59pro Hezbollah
34:00à l'intérieur
34:00de l'armée libanaise
34:01mais en fin de compte
34:02c'est le moindre mal
34:03Xenia Federova
34:04qui est en liaison
34:05avec nous depuis Moscou
34:06souhaitait répondre
34:07Xenia
34:09je ne sais pas
34:09comme je souhaite répondre
34:10parce que je pense
34:11que tout ce qui est dit
34:13c'est vrai
34:14moi je voulais juste
34:16peut-être ajouter
34:16une chose
34:17je pense que
34:19désarmer Hezbollah
34:20comme Michel Fayad a dit
34:21c'est hyper compliqué
34:22et ce qui se passe
34:23aujourd'hui
34:24c'est en fait
34:24c'est les peuples libanais
34:25qui sont en train
34:26de souffrir
34:28écouter
34:30Benjamin Netanyahu
34:31qui dit
34:31qu'Hezbollah
34:32ne respecte pas
34:33laisser-ci le feu
34:34mais c'est un peu
34:34deux points de mesure
34:35parce qu'Israël a tué
34:36je pense un peu
34:37plus que 300 personnes
34:40la première journée
34:41de cesser le feu en Liban
34:43et donc jusqu'à maintenant
34:44on voit
34:45que
34:46cette opération continue
34:48et ce sont
34:48les peuples libanais
34:50qui sont en train
34:51de souffrir
34:52ils sont obligés
34:54de se déplacer
34:55et c'est en fait
34:56encore une fois
34:56une opération
34:57qui n'a pas
34:58le vrai objectif
35:00clair
35:00et surtout
35:01c'est pas clair
35:03qu'Israël
35:05ils peuvent faire
35:05ce qu'ils voulaient
35:06donc affaiblir
35:07Hezbollah
35:07peut-être
35:08mais les désarmés
35:10pas du tout
35:11et en fait
35:12jusqu'à où
35:12on est prêt
35:13d'y aller
35:15parce que personne
35:16en fait
35:16pense au peuple
35:18au civil
35:19et ça
35:20c'est dramatique
35:20à mon avis
35:21Arnaud Klarsfeld
35:22il n'y a que des mauvaises solutions
35:24pour le peuple libanais
35:25parce que si
35:26l'armée libanaise
35:28essaye de désarmer
35:29le Hezbollah
35:29et bien il y aura
35:30ce sera une forme
35:32de guerre
35:32de guerre civile
35:34Israël
35:35ne peut pas laisser
35:35non plus
35:36le Hezbollah
35:36lui tirer dessus
35:38constamment
35:39sur la population
35:40du nord
35:41avec les roquettes
35:43qui tombent
35:43sur la population
35:44du nord
35:44qui est obligée
35:45de se retirer
35:46au sud d'Israël
35:46donc c'est une défaite
35:47non seulement
35:48pour les habitants
35:49qui doivent partir
35:50mais pour Israël
35:51en tant que tel
35:52alors qu'est-ce que
35:53fait Israël ?
35:54Israël rentre
35:55au sud de Liban
35:56jusqu'à Litanie
35:57ou 15
35:58qui est 10 km
35:58à l'intérieur
35:59et là aussi
36:00il y a des gens
36:01qui sont pro-Hezbollah
36:02mais il y a des gens
36:03qui sont pro-Hezbollah
36:04et qui ne font pas de mal
36:05et qui sont aussi victimes
36:06et quand Israël
36:08bombarde
36:09certaines personnes
36:10qui sont les premiers
36:11responsables
36:12il y a aussi
36:12des victimes
36:13des victimes civiles
36:14parmi la population
36:17libanaise
36:18mais il n'y a pas
36:19de conflit
36:19il n'y a pas de conflit
36:20réel entre Israël
36:22et le Liban
36:22il n'y a aucun conflit
36:24réel entre Israël
36:25et le Liban
36:25il y a un conflit
36:26entre Israël
36:27et l'Iran
36:28plutôt
36:29Iran a un conflit
36:30avec Israël
36:31parce qu'Israël
36:32est là
36:32alors on peut considérer
36:33qu'Israël aurait dû aller
36:35après la guerre
36:36sur la banquise
36:37ou dans un coin perdu
36:40je ne sais pas où
36:41ou rester au Birobidjan
36:43mais en tous les cas
36:45il n'y a pas
36:46c'est l'Iran
36:47qui instrumentalise
36:49le Liban
36:50par la voie
36:51du Hezbollah
36:52et les deux peuples
36:53ont beaucoup à voir
36:54c'est la même cuisine
36:55c'est les mêmes gens
36:56ils sont commerçants aussi
36:58entrepreneurs
36:59intelligents
36:59mais Israël
37:01commet peut-être
37:02des crimes
37:03ou des crimes de guerre
37:04parfois
37:05parce que dans toute guerre
37:07il y a des crimes
37:07en Ukraine aussi
37:08il y a des crimes
37:09en Russie aussi
37:10il y a des crimes
37:10partout
37:11il y a des crimes
37:12quand il y a la guerre
37:12il n'y a pas de guerre
37:14propre
37:14il y a des guerres
37:15plus terribles que d'autres
37:16mais il ne peut pas
37:17y avoir de guerre
37:18sans victimes civiles
37:19et ceux qui sont responsables
37:21de la guerre
37:21sont ceux qui commencent
37:23la guerre sans raison
37:24il n'y a pas de raison
37:25d'avoir une guerre
37:26entre le Liban
37:27et Israël
37:28Xenia Fedorova
37:32non non
37:32je ne suis pas
37:33une experte
37:33sur l'Iban
37:34mais je pense
37:37dites moi
37:37si je me trompe
37:38mais je pense
37:38qu'Israël
37:39ce n'est pas que
37:39le côté militaire
37:41mais aussi
37:41un côté politique
37:43et il y a quand même
37:44Israël
37:45qui est assez
37:46d'avoir peut-être
37:47vous pouvez
37:48ajouter quelque chose
37:49c'est ça
37:50c'est ça
37:50en fait
37:50ce que je sais
37:51que
37:52pardon
37:53Xenia
37:53ce que je sais
37:54qu'il est politiquement
37:55parlant
37:56c'est quand même
37:57toujours très impliqué
37:58dans la vie politique
37:59libanais
38:00en fait c'est ça
38:01le problème
38:02le problème au Liban
38:03c'est que le Hezbollah
38:04n'est pas seulement
38:04donc un mouvement
38:07terroriste
38:07et on sait
38:08qu'il est présent aussi
38:09dans le gouvernement
38:10il y a des ministres
38:11du Hezbollah
38:11il y a un parti
38:14de fait
38:14donc
38:14c'est pour cela
38:16que pour épargner
38:17en fait
38:17la population
38:19libanaise
38:19il faut que la solution
38:20vienne du gouvernement
38:22libanais
38:22il faut réarmer
38:24l'armée
38:25lui donner plus de moyens
38:26et politiquement
38:28aussi
38:28il faut
38:29mettre de côté
38:30justement
38:31le Hezbollah
38:32alors c'est vrai
38:32que c'est la position
38:33de la France
38:33de considérer
38:34que vous avez
38:35dans le Hezbollah
38:35une branche politique
38:36et une branche militaire
38:37mais ce n'est pas
38:38la position de tout le monde
38:39Michel Fayad
38:40le Hezbollah
38:40et d'ailleurs
38:41le Royaume-Uni
38:41souhaitait que
38:42tout le Hezbollah
38:43branche politique
38:44branche militaire
38:45soit considéré
38:45comme terroriste
38:46vous savez
38:47dans le temps
38:48enfin dans le temps
38:49il y a quelques années
38:49il y avait Hassan Nasrallah
38:51qui était le chef du Hezbollah
38:52et qui répondait
38:53à cette question lui-même
38:54quand on lui disait
38:55l'aile politique
38:56l'aile militaire
38:56il a dit
38:57mais attendez
38:57vous n'avez pas compris
38:58quelque chose
38:59le Hezbollah fait partie
39:00du Velayet et Fakir
39:01c'est à dire
39:02le concept
39:03qui considère
39:04que tous les chiits
39:05du monde entier
39:06devraient être
39:06sous l'autorité
39:07de Ali Khamenei
39:09le guide suprême
39:09de la révolution islamique
39:10qui décide à la fois
39:11des questions religieuses
39:12politiques et militaires
39:13et donc qui a le droit
39:14de déclarer la guerre
39:16et la paix
39:16et donc il lui disait
39:17je ne suis qu'un simple soldat
39:19dans l'armée de Khamenei
39:20ce qui signifie
39:21que quand on parle
39:22des députés
39:23ou des ministres
39:23du Hezbollah
39:24ils ne sont que la façade
39:25de cette organisation
39:26qui est purement militaire
39:29et il y a aussi quand même
39:30il faut se rappeler
39:31de qu'est-ce qu'a fait
39:32le Hezbollah au Liban
39:33durant la guerre
39:34quand il est né
39:35la première chose
39:36qu'il a fait
39:36c'est déchristianiser
39:38Balbek
39:38et Balbek
39:39c'est une des villes
39:41principales de la BK
39:42et les français
39:43la connaissent bien
39:44puisque c'est la ville
39:45de Sainte-Barbe
39:46Sainte-Barbara
39:47et ça a été la première chose
39:49qu'ils ont fait
39:49ensuite ils se sont attaqués
39:51aux chiites
39:52ils ont attaqué les chiites
39:53ils ont fait
39:53pendant plusieurs années
39:55une guerre aux chiites
39:56en saliant avec le fatar
39:57d'Arafat
39:58pour se battre
39:59contre les chiites
39:59il y a eu énormément
40:01de morts côté chiite
40:03tués par le Hezbollah
40:04ensuite en 2000
40:06lorsque les israéliens
40:08se sont retirés
40:09vous savez
40:10les chrétiens
40:11ont été persécutés
40:12par le Hezbollah
40:13les chrétiens
40:13qui étaient au sud
40:14qui n'avaient pas
40:14d'autre choix
40:15que d'être du côté israélien
40:16pour combattre
40:17et les palestiniens
40:18et les syriens
40:18et le Hezbollah
40:19et bien maintenant
40:20les chrétiens
40:21qui avaient fait ça
40:22se sont réfugiés
40:23en Israël
40:24donc le Hezbollah
40:25a du sang libanais
40:26sur les mains
40:26et encore une fois
40:28aujourd'hui
40:29il a pris une décision
40:29qui est contre
40:30la vie des libanais
40:31et comme disait
40:33Dora
40:33ce que je pense
40:34qui est très très important
40:35à dire
40:36c'est qu'aujourd'hui
40:37le Hezbollah est purement
40:38entre les mains
40:39des gardiens
40:40de la révolution iranienne
40:41ce sont eux qui décident
40:42ce sont eux qui commandent
40:43sur le terrain
40:43ce sont eux
40:44qui le relèvent
40:45et même le président
40:46du parlement iranien
40:47il y a trois jours
40:48a déclaré
40:49donc Mohamed Barer
40:50Garibaf
40:50a dit que le Hezbollah
40:52en réalité
40:54ne se bat que
40:55pour l'Iran
40:56donc il ne se bat pas
40:56pour le Liban
40:57c'est la parole
40:58du président du parlement iranien
40:59c'est ce qu'ont révélé
41:00ces images cette semaine
41:03avec cet hommage
41:04à Ali Ramenei
41:04du Hezbollah
41:05donc en plein Beyrouth
41:06cette semaine
41:07l'actualité internationale
41:09elle a été également marquée
41:10par ce prêt
41:11de l'Union Européenne
41:12à l'Ukraine
41:1390 milliards d'euros
41:14et de nouvelles sanctions
41:15contre la Russie
41:16après la levée
41:18d'un veto de la Hongrie
41:19l'annonce
41:20elle a été faite
41:20par la présidence
41:22chypriote
41:23de l'Union Européenne
41:24c'était jeudi
41:25à l'occasion
41:25d'un sommet informel
41:26des chefs d'Etat
41:27et de gouvernement
41:28des 27
41:29alors Emmanuel Macron
41:30notre chef d'Etat
41:31a réagi
41:32à l'issue de cette annonce
41:33écoutez-le
41:33en février 2022
41:37il y avait énormément
41:39de scepticisme
41:40sur notre capacité
41:41à réagir
41:42et quels sont les faits
41:45au premier jour
41:47nous avons décidé
41:48de sanctions
41:49contre la Russie
41:50à l'unanimité
41:51nous avons adopté
41:53ce paquet
41:54et l'économie russe
41:56en souffre
41:56il ne faut pas croire
41:57les fake news
41:59justement
41:59donc déjà
42:01au premier jour
42:03nous avons exprimé
42:04notre solidarité
42:04très claire
42:05vis-à-vis de l'Ukraine
42:06dans un cadre
42:07très clair
42:08nous ne voulons pas
42:09être impliqués
42:10dans ce conflit
42:13parce que nous parlons
42:14aussi d'un pays
42:16d'une puissance nucléaire
42:17à nos portes
42:18mais nous avons contribué
42:21à la résistance ukrainienne
42:23nous sommes
42:24l'investisseur
42:25le plus important
42:26l'Ukraine
42:27résiste
42:28beaucoup mieux
42:30que ce que
42:31l'on attendait
42:32et quant à la capacité
42:35des Européens
42:36on nous disait
42:37voilà
42:38il y a six mois
42:39l'Ukraine
42:40va tout à fait
42:42s'effondrer
42:42pendant l'hiver
42:43et bien
42:43ils ont repris
42:44les territoires
42:46Xenia Federova
42:47en direct
42:48depuis Moscou
42:49on comprend bien
42:50Victor Orban
42:51ex-président
42:52de la Hongrie
42:53et bien
42:54c'était le dernier
42:55verrou à faire sauter
42:56pour que ce prêt
42:57puisse arriver
42:58aux Ukrainiens
42:59ce prêt de l'Union Européenne
43:02je voudrais réagir
43:04peut-être
43:04ce qu'Emmanuel Macron
43:06a dit
43:07c'est très intéressant
43:08il a dit
43:09dans le livre
43:10de fake news
43:11il ne faut pas croire
43:12le milieu
43:13de fake news
43:14et c'est absolument vrai
43:15parce qu'on voit
43:16beaucoup de fake
43:17à ces moments
43:18et il y a
43:19une déclaration
43:20qui dit
43:21dans le temps
43:22des guerres
43:22c'est la vérité
43:23qui est la première
43:25victime
43:25mais en fait
43:26c'est exactement ça
43:28la Russie
43:29l'économie russe
43:30n'a pas été
43:32détruite
43:33par les sanctions
43:33et ça c'est la vérité
43:35moi je me trouve
43:36à Moscou
43:36et je regarde
43:38et je vois
43:38et en fait
43:40les sanctions
43:41elles ne sont pas marchées
43:42comme l'Union Européenne
43:43et comme
43:44le ministre
43:45de la Finances
43:47à l'oeuvre
43:48de cette guerre
43:49Bruno Le Maire
43:50a dit
43:50il n'est pas en genoux
43:51et donc ça
43:52c'est vraiment
43:53quelque chose
43:54que je pense que
43:54soit Emmanuel Macron
43:56ne comprend pas
43:57soit il préfère
43:58de dire
43:58et de faire
44:00ce genre de déclaration
44:01pour un peu
44:02justifier
44:02ce prêt énorme
44:04à l'Ukraine
44:05qu'est-ce que c'est
44:06ce prêt
44:06ce prêt
44:07en fait
44:07il y a 30 millions
44:08qui va
44:08pour l'économie ukrainienne
44:10et il y a
44:1160 millions
44:13qui sont là
44:14pour soutenir
44:15militairement
44:16l'Ukraine
44:16donc cet argent
44:18qui sont envoyés
44:19à l'Ukraine
44:19aujourd'hui
44:20c'est pour continuer
44:21la guerre
44:21cet argent
44:22ne sera jamais
44:23remboursé
44:23par l'Ukraine
44:24l'idée
44:25en fait
44:26ce qu'on attend
44:26surtout
44:28par les députés
44:29européens
44:29c'est que
44:30la Russie
44:31va rembourser
44:31c'est l'argent
44:32comme répartition
44:34je pense que
44:35c'est comme ça
44:36ça s'appelle
44:36et ça c'est aussi
44:38quelque chose
44:38qui n'est pas du tout
44:41qui n'est pas du tout
44:42vrai à mon avis
44:43et ne va pas
44:44se produire
44:46après
44:47les questions
44:47les questions
44:48qu'on se pose
44:48pourquoi continuer
44:49cette guerre
44:49parce que bien sûr
44:51si l'Ukraine
44:51était toute seule
44:52et ne pouvait pas
44:52tenir très longtemps
44:53mais là
44:54vous avez toute
44:54l'Union européenne
44:55qui soutient militairement
44:57et économiquement
44:58l'Ukraine
44:58pour quelles raisons
44:59pour affaiblir la Russie
45:01c'est les seules raisons
45:02parce qu'aujourd'hui
45:03la situation est très claire
45:05Donbass
45:06et la majorité
45:08des territoires
45:09de Donbass
45:09est sous contrôle russe
45:11et après certains temps
45:12je pense quelques mois
45:14peut-être encore
45:14toute la Donbass
45:16sera sur les territoires russes
45:17donc Vladimir Zelens
45:18qui sera obligé
45:19de continuer
45:20les négociations
45:21et l'idée
45:23de continuer
45:24cette guerre
45:24ça va
45:25en mon sens
45:26à mon avis
45:27un peu dans la direction
45:29de cette
45:30confrontation
45:31avec la Russie
45:33de 2030
45:35ce qu'on a attendu
45:37on a attendu
45:38parler de chef
45:39d'état-major français
45:40le ministère de la Défense
45:41du Royaume-Uni
45:42le chef de l'OTAN
45:44en fait
45:45ils se préparent tous
45:46pour une confrontation
45:47avec la Russie
45:48sauf qu'en Russie
45:49c'est sûr
45:49que l'Europe
45:50se prépare
45:50pour une vraie guerre
45:51avec la Russie
45:53ce qui est assez étonnant
45:54parce que la Russie
45:55reste une puissance nucléaire
45:57donc je pense
45:58qu'aujourd'hui
45:59la vraie question
46:00jusqu'à quand
46:01et jusqu'à où
46:01ça va continuer
46:02avec d'argent
46:03parce que cet argent
46:04ne sera jamais réimbursé
46:05et en fait
46:07l'idée
46:08que l'Ukraine
46:09peut gagner
46:09contre la Russie
46:10c'est aussi
46:11assez
46:12une hypothèse
46:13assez fantastique
46:14à mon avis
46:14c'est-à-dire
46:15à force de pointer
46:17du côté européen
46:18de pointer du doigt
46:19la Russie
46:20comme l'ennemi
46:21finalement
46:22ça va finir
46:23par véritablement arriver
46:24il est là le danger
46:25alors qu'au fond
46:26chacun a intérêt
46:27à la paix
46:29absolument
46:29il y a des experts
46:30qui pensent aussi
46:31que
46:32l'Europe
46:32va essayer
46:33de continuer
46:34cette guerre
46:34contre la Russie
46:35pas seulement
46:36par les mains
46:36des Ukrainiens
46:37mais éventuellement
46:38par les mains
46:39des pays
46:40de l'Est
46:41de l'Europe
46:41de l'Est
46:42qu'est-ce qu'on voit
46:43aujourd'hui ?
46:43On voit aujourd'hui
46:44qu'il y a la production
46:44des armements
46:46des drones
46:47par exemple
46:47ne sont faits pas
46:48en Ukraine
46:49mais dans ces pays
46:51proches de l'Ukraine
46:52et ça c'est quelque chose
46:54qui est assez inquiétant
46:55parce qu'il n'y a pas
46:56très longtemps
46:57que le ministère
46:57de la Défense
46:59de la Russie
46:59a publié une liste
47:00des endroits
47:02où les armements
47:03et produits
47:04les armements
47:04qui après
47:05sont utilisés
47:05contre les Russes
47:07contre l'armée russe
47:08et on peut dire
47:10que ça éventuellement
47:11peut devenir
47:11les cibles légitimes
47:12pour l'armée russe aussi
47:13donc à la place
47:14de trouver le chemin
47:15de négociation
47:16la voie diplomatique
47:17on voit encore
47:19et encore
47:19Vladimir Zelens
47:20qui demande d'argent
47:21pour les armements
47:22qui faire une sorte
47:24de promotion
47:24de sa armée
47:25comme la plus grande
47:27et plus puissante
47:28armée de l'Europe
47:29peut-être aujourd'hui
47:30c'est le cas
47:30mais la vérité
47:32c'est qu'il se propose
47:33un peu comme
47:33l'armée des mercenaires
47:35qui peut éventuellement
47:35protéger l'Europe
47:37mais tout ça
47:38c'est juste un signal
47:39pour la Russie
47:39qu'en fait
47:40l'Europe se prépare
47:41pour une guerre
47:41et comme vous avez dit
47:42Olivier
47:43c'est malheureusement
47:44peut être le cas
47:45que éventuellement
47:47ça va devenir vrai
47:49et une guerre
47:51avec la Russie
47:52ça sera une guerre mondiale
47:53parce que c'est une puissance
47:54puissance nucléaire
47:55aussi
47:56ça peut devenir
47:56une guerre nucléaire
47:57donc je pense
47:58qu'à la place
47:59vraiment de chercher
48:00le bois
48:00les sorties
48:01de ces conflits
48:02l'Europe
48:03l'Union Européenne
48:04continue d'investir
48:05et en fait
48:06c'est étonnant
48:08parce qu'aujourd'hui
48:09l'Europe gagnera
48:10beaucoup plus
48:11si elle commence
48:12à travailler
48:13avec la Russie
48:14plutôt
48:14surtout quand on parle
48:15d'énergie
48:16les ressources
48:16que la Russie
48:17peut exporter
48:20vers l'Europe
48:21avec les détroits
48:22d'armes
48:22c'est blocage
48:23je vois très bien
48:24que l'Europe
48:24n'est pas dans
48:25une situation
48:26très facile
48:27pourquoi
48:28Michel Fayette
48:28ce choix
48:29de la diplomatie française
48:30de la diplomatie européenne
48:31de continuer
48:32à montrer du doigt
48:33la Russie
48:34comme un ennemi
48:35de préparer
48:36les esprits
48:36à une guerre
48:37possible
48:38potentielle
48:39avec la Russie
48:40alors qu'effectivement
48:41on a tous intérêt
48:42à la paix
48:44c'est dit
48:44ça serait
48:46bien évidemment
48:46pour tout le monde
48:48c'est le souhait
48:49pour tous
48:50mais pourquoi
48:52l'Europe continue
48:53de montrer du doigt
48:54la Russie
48:54et ne met pas
48:56finalement
48:56la diplomatie
48:57en avant
48:58je pense qu'il y a
48:58beaucoup d'idéologie
48:59et ça risque
49:00de nous faire très mal
49:01pour une raison
49:01aussi qui n'a pas
49:03été évoquée
49:03qui est le fait
49:05énergétique
49:05justement
49:06parce que si
49:08on parlait
49:09du détroit d'Hormuz
49:10tout à l'heure
49:10mais imaginez
49:11que les Iraniens
49:12détruisent
49:13toute la production
49:14de gaz
49:14du Qatar
49:15et déjà
49:16ils l'auront
49:17paralysé
49:1815 à 17%
49:19pour les 5 prochaines
49:20années
49:20imaginez
49:21que les outils
49:22détruisent
49:22toute la production
49:23pétrolière
49:24saoudienne
49:24imaginez
49:25que les outils
49:26et les Iraniens
49:27détruisent
49:28des oléoducs
49:28et des gazoducs
49:29qui nous transportent
49:30du pétrole
49:30et du gaz
49:30alors on ferait quoi
49:32il y aurait un arbitrage
49:33à faire
49:33soit on accepte
49:35de revenir à la Russie
49:36soit on
49:36je veux dire
49:37d'acheter
49:38du pétrole
49:39et du gaz russe
49:40soit on va faire quoi
49:41on va juste acheter
49:42américain
49:42ce n'est pas possible
49:43si les américains
49:44aussi ont leur capacité
49:45de production
49:46ont déjà leurs acheteurs
49:47donc on va devoir
49:48faire un choix
49:49et donc se mettre à dos
49:52encore et encore
49:53les russes
49:53alors qu'on a un risque
49:54vraiment de
49:55au niveau du Moyen-Orient
49:57c'est peut-être pas
49:57la bonne
49:58stratégie
49:59Arnaud Clarsfeld
50:00comment est-ce que
50:01vous lisez les choses
50:01puisque je suis
50:02intimement convaincu
50:03beaucoup de téléspectateurs
50:04s'interrogent
50:05pourquoi cette posture
50:06sans cesse
50:06de la diplomatie européenne
50:08il est normal
50:09que l'Europe
50:10cherche à aider
50:11l'Ukraine
50:11mais il n'est pas normal
50:12que l'Europe
50:13c'est-à-dire l'Union européenne
50:14cherche à aider
50:15l'Ukraine
50:17sans chercher
50:18à trouver un compromis
50:19avec la Russie
50:20avec qui on a
50:21beaucoup en commun
50:22et
50:25à laquelle on a acheté
50:26l'énergie
50:27à bas coût
50:28pendant des décennies
50:30et ce qui a assuré
50:31aussi notre prospérité
50:32ça c'est la première chose
50:34la deuxième chose
50:35pour moi
50:36en tous les cas
50:36ça me semble illogique
50:38ça me semble logique
50:39qu'on s'arme
50:40que l'Europe
50:41que l'Union européenne
50:42cherche à s'armer
50:43pour être puissante
50:44etc
50:45mais c'est pas normal
50:47qu'elle s'arme
50:48avec comme toile de fond
50:49une guerre inévitable
50:51avec la Russie
50:52Xenia l'a rappelé
50:53c'est une puissance nucléaire
50:55les troupes hitlériennes
50:57sont allées là-bas
50:57elles sont revenues
50:58les troupes napoléoniennes
51:00sont allées là-bas
51:00elles sont revenues
51:01une profondeur stratégique
51:04énorme
51:05etc
51:05etc
51:06je l'ai dit
51:06dès le début de la guerre
51:07en 2020
51:08en 2022
51:09j'ai toujours dit
51:10l'Ukraine peut peut-être
51:12contenir
51:12la Russie
51:14avec l'aide
51:15de l'OTAN
51:16des Etats-Unis
51:17et de l'Europe
51:17mais elle peut certainement
51:19pas gagner
51:19contre la Russie
51:21donc
51:24il faut prendre
51:25des mesures appropriées
51:27pour éviter
51:27une guerre mondiale
51:28qui se déroulerait
51:29sur notre territoire
51:30on a déjà eu
51:31deux guerres mondiales
51:33au XXe siècle
51:34ça a sonné le goglas
51:35de la puissance européenne
51:37il y a un siècle
51:37l'Angleterre et la France
51:39étaient les deux plus grandes puissances
51:41aujourd'hui
51:42on voit bien
51:43dans les relations internationales
51:45n'est-ce pas Dora
51:46que l'Europe
51:47la France
51:48ni la France
51:49ni l'Angleterre
51:50ne pèsent beaucoup
51:51dans les grands conflits
51:53qui se déroulent
51:53et on l'a vu récemment
51:55justement
51:55avec le conflit
51:56en Iran
51:58et ça
51:58ça fait l'espace
51:59en un espace
52:00d'un siècle
52:00et avec les deux guerres mondiales
52:02exactement
52:02complètement mise au banc
52:04donc
52:04elle n'a pas été consultée
52:06on voit aussi
52:07qu'elle ne veut pas
52:08s'impliquer
52:08dans ce conflit
52:10un conflit
52:11qui touche
52:12le monde entier
52:12on en a parlé
52:13tout à l'heure
52:14avec le détroit d'Hormuz
52:15donc
52:15il faut juste noter
52:17qu'aujourd'hui
52:18au lendemain
52:19de cette attaque
52:19de cette tentative
52:21d'assassinat
52:21contre Donald Trump
52:22Donald Trump
52:23qui continue
52:23il a discuté aujourd'hui
52:24avec le premier ministre britannique
52:27Stammer au téléphone
52:28pour essayer de trouver
52:29une solution
52:29ça continue
52:30l'actualité internationale majeure
52:32c'est celle-ci
52:33et elle se poursuit aujourd'hui
52:34Ksenia Fedorova
52:37je voulais juste
52:37comme on a parlé de l'Ukraine
52:39je voulais juste
52:40rappeler une autre chose
52:41qui est très importante
52:42parce que
52:42vous savez
52:43aujourd'hui
52:44dans l'Occident
52:44la Russie
52:45et cette guerre
52:47il est vus dans un seul contexte
52:49que la Russie
52:50a envahi l'Ukraine
52:51mais en fait
52:51personne ne parle
52:52qu'à partir de 2014
52:54quand il y a eu
52:55une révolution
52:56qu'on appelle
52:56un coup d'état
52:57en fait
52:57des changements
52:59des régimes
52:59qui étaient soutenus
53:00par les Etats-Unis
53:01il y a eu
53:02des représentants
53:03des administrations
53:04américains
53:05sur les terrains
53:05pour soutenir
53:07ce changement
53:07des régimes
53:08après
53:08vous savez
53:09avec les Crimée
53:10où il y a eu
53:10un référendum
53:11avec Crimée
53:12qui était toujours
53:13une partie russe
53:15et qui était très importante
53:16pour la Russie
53:19après Crimée
53:20l'amir Poutine
53:20n'a pas
53:22n'a pas bougé
53:23même si
53:24Donbass
53:24et la population
53:25de Donbass
53:26ont demandé
53:26à la Russie
53:28d'intervenir
53:28pendant huit ans
53:29il y a eu
53:30cette tentative
53:31de trouver
53:31une sortie diplomatique
53:33avec les accords
53:34de Minsk
53:34sauf que les accords
53:35de Minsk
53:36étaient plutôt
53:37utilisés par l'Occident
53:38et surtout
53:39par les Européens
53:40on a appris ça
53:41par Angela Merkel
53:42et François Hollande
53:43après
53:44des années après
53:45qui en fait
53:46s'était utilisée
53:47pour gagner le temps
53:48pour armer
53:48l'armée ukrainienne
53:50donc
53:51il était en train
53:52de construire
53:53une forte armée
53:54pour probablement
53:55reprendre les Crimées
53:56mais aussi
53:56créer cette zone
53:57tampon
53:58entre la Russie
53:59et l'Union
54:01et l'Europe
54:02et ce qui
54:04est dramatique
54:05en fait
54:05personne ne parle
54:06que la population
54:08russophone
54:08a vécu
54:09les bombardements
54:10par Kiev
54:11pendant des années
54:12il y a eu
54:1314 000 morts
54:14il y a eu
54:16en fait
54:16cette situation
54:18où les russophons
54:19ne pouvaient plus
54:19parler leur langue
54:21l'église orthodoxe
54:23ukrainienne
54:23qui était très proche
54:24de l'église orthodoxe
54:25russe
54:25était interdite
54:26donc on a
54:27tout ça
54:28et en plus
54:29il y a une idéologie
54:30naziste
54:31qui n'était pas interdite
54:32qui en fait
54:33pour les gens
54:35qui viennent
54:35des post-Union
54:38sévitique
54:39pas seulement
54:40en Ukraine
54:40mais en Russie
54:41mais un peu partout
54:42dans cette post-Union
54:43soviétique
54:43on est horrifié
54:45par l'idée
54:45de l'idéologie
54:47naziste
54:47comme par exemple
54:48Stéphane Bander
54:49qui est un héros
54:50en Ukraine
54:51et en fait
54:52il était quelqu'un
54:53qui a tué
54:54les juifs
54:54les polonais
54:55les soviétiques
54:56par des milliers
54:56et donc tout ça
54:58en fait
54:58on ne parle jamais
55:00en Occident
55:01et tout ça
55:02c'est très important
55:03pour comprendre
55:04en fait
55:04les racines
55:05de ces conflits
55:05et c'est pour ça
55:06je pense que
55:07ces conflits
55:09aujourd'hui
55:09pourquoi on n'a pas
55:10les cesser le feu
55:11entre l'Ukraine
55:12et la Russie
55:14c'est parce qu'il n'a plus
55:15de confiance
55:16que ces cesser le feu
55:16ne sera pas
55:17utilisé encore une fois
55:18pour renforcer
55:19l'armée ukrainienne
55:20et donc
55:21pour faire une fois
55:22je pense qu'il faut
55:23toujours regarder
55:24les racines des conflits
55:24pour comprendre
55:25comment ça marche
55:26et je pense
55:27qu'il faut aussi
55:28comprendre
55:29et essayer
55:30de comprendre
55:30la partie
55:32on peut dire
55:33d'adversaire
55:33en Europe
55:34parce que pour l'Europe
55:35évidemment la Russie
55:36est devenu adversaire
55:37ce n'est pas le choix
55:38de la Russie
55:39mais c'est le choix
55:39de l'Europe
55:40je pense que c'est important
55:41de les regarder
55:42écouter
55:42et comprendre
55:43pour une sortie
55:43par le chemin diplomatique
55:46merci beaucoup
55:46Zénia Fedorova
55:47et ce que l'on comprend
55:48en tout cas
55:48c'est que le rapport
55:49à l'histoire
55:49des Européens
55:50et des Russes
55:51n'est pas du tout le même
55:52il faut commencer
55:52par comprendre aussi
55:54comment les autres
55:55voient les choses
55:55pour conclure
55:56parce qu'on arrive
55:56au terme de cette émission
55:57un petit mot
55:58je suis un peu partial
55:59puisque ma grand-mère
56:00est russe
56:02mais si on se met
56:04du point de vue russe
56:05c'est l'OTAN
56:06c'est l'OTAN
56:07qui a avancé
56:08vers la Russie
56:08depuis 30 ans
56:11plutôt que la Russie
56:12qui a avancé
56:12vers l'Union Européenne
56:15c'est la première chose
56:15la deuxième chose
56:16sur ce qu'a dit
56:17Zénia
56:18effectivement
56:18dans l'ouest de l'Ukraine
56:20Bandera
56:21qui a tué
56:21des dizaines de milliers
56:22de familles juives
56:23et des dizaines de milliers
56:24de polonais
56:25est effectivement
56:26vu comme un héros
56:27et j'ai été vivement critiqué
56:29quand j'ai rappelé
56:30que la plus grande avenue
56:31de Kiev
56:32s'appelle Stéphane Bandera
56:33et que chaque année
56:34il y a des cérémonies
56:36en l'hommage
56:37de Bandera
56:38qui a coopéré
56:39avec les nazis
56:39et ça l'Union Européenne
56:41ne l'a jamais admis
56:43alors que c'est la simple vérité
56:44on arrive au terme
56:45de cette émission
56:46un grand merci
56:46à tous les trois
56:47d'avoir été autour
56:48de ce plateau
56:48merci Zénia Federova
56:49on vous retrouve mercredi
56:5121h
56:52l'heure inter
56:52vous serez de retour
56:53en plateau Zénia
56:55j'espère
56:56et bien nous l'espérons aussi
56:58excellente
56:58fin d'après-midi
56:59sur notre antenne
57:00tout de suite
57:00c'est Thierry Cabane
57:01Punchline Weekend
57:02je vous retrouve
57:04à 22h40
57:05pour 100%
57:06Politique Weekend
57:06excellente soirée
57:07sur notre antenne
57:07à très vite
57:08Sous-titrage Société Radio-Canada
57:10Merci d'avoir regardé cette vidéo
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