- il y a 7 semaines
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00:00L'heure inter, votre rendez-vous du dimanche, bienvenue à tous pour vous accompagner cet après-midi.
00:00:05Xenia Fedorova, ma chère Xenia, bonjour.
00:00:08Michel Fayad est également avec nous.
00:00:09Michel, bonjour.
00:00:10Et cet après-midi, Alain Juillet nous accompagne.
00:00:12Bonsoir Alain, ancien directeur du renseignement au sein de la DGSE, notamment, pas seulement.
00:00:17Alors pour démarrer cette interrogation, la guerre en Ukraine touche-t-elle à sa fin ?
00:00:22Puisque Vladimir Poutine l'a assuré hier devant une assemblée de journalistes,
00:00:26le président russe qui a par ailleurs fustigé les élites occidentales pour leur soutien à Kiev.
00:00:32Vladimir Poutine qui a d'ailleurs assuré que la paix était à deux doigts.
00:00:36Deux doigts d'être signé en 2022, mais un homme a fait obstacle.
00:00:41Écoutez.
00:00:44Nous nous étions pourtant mis d'accord avec les Ukrainiens en 2022 à Istanbul.
00:00:49Nous avions parafait un accord.
00:00:57Ensuite, un collègue, pourquoi le cacher, monsieur Macron,
00:01:00m'a appelé et m'a dit que l'Ukraine ne pouvait pas signer de tels documents historiques
00:01:04avec un pistolet sur la tempe.
00:01:10Ce sont ses propres mots.
00:01:11Nous avons conservé l'enregistrement de la conversation.
00:01:17Je lui dis, que faut-il faire ?
00:01:20Il me répond, il faudrait retirer les troupes de Kiev.
00:01:23Eh bien, nous les avons retirés.
00:01:26Aussitôt après, un autre représentant du show business est arrivé,
00:01:30le Premier ministre britannique de l'époque.
00:01:32Et que dit-il ?
00:01:34Il ne faut pas signer, cet accord est injuste.
00:01:37Mais qui détermine ce qui est juste ou non ?
00:01:39Si le chef de la délégation ukrainienne aux négociations
00:01:42avait parafait ces documents,
00:01:44qui avait-il donc d'injuste ?
00:01:45Qui le décide ?
00:01:47Très bien, magnifique.
00:01:48Ils ont promis leur aide et ont commencé à attiser la confrontation avec la Russie,
00:01:52qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui.
00:01:54Je pense que les choses vont vers leur dénouement.
00:01:57Mais cela reste tout de même une affaire grave.
00:02:01Alors, Génia Federova, c'est très intéressant.
00:02:04C'est la première fois que nous entendons ces révélations,
00:02:06qu'en 2022, l'APE aurait pu être signé.
00:02:08C'est ça l'information ?
00:02:09En fait, le fait qu'on était très proche de la résolution de ces conflits,
00:02:13juste après le début de ces conflits,
00:02:15on le sait, on en parle et on a parlé beaucoup et souvent avec vous aussi, Olivier,
00:02:19de Boris Johnson, qui a appelé Vladimir Zelensky, qui a intervenu.
00:02:23Ce qui est intéressant pour moi, en tous les cas,
00:02:25peut-être que c'est déjà sorti,
00:02:26mais pour moi c'était assez intéressant parce que je ne l'ai pas vu,
00:02:29que c'était aussi Emmanuel Macron qui a demandé à Vladimir Poutine
00:02:32de retirer, selon Vladimir Poutine,
00:02:34des troupes de Kiev, ce que Vladimir Poutine a fait.
00:02:37Sauf que le conflit a continué.
00:02:40Et donc, on sait maintenant, on sait aujourd'hui que c'est l'Occident
00:02:43qui a décidé de prolonger ces conflits.
00:02:46Et je pense que c'est très important de ne pas oublier.
00:02:50Pourquoi ? Parce que ça explique aussi, aujourd'hui,
00:02:54pour quelles raisons l'Union européenne, l'Europe en général,
00:02:57continue avec cette narrative que tout va bien,
00:03:03que la Russie est dans un échec militaire et un échec économique.
00:03:08Et en fait, c'est une tentative de justifier ces décisions
00:03:13qui étaient prises en 2022.
00:03:15Parce que depuis, pendant des années, en vérité, rien n'est changé.
00:03:19Ils n'ont pas réussi à affaiblir la Russie.
00:03:22La Russie continue quand même à avancer.
00:03:24Et quand même, aujourd'hui, il y a une grande partie de Donbass
00:03:27qui est sous contrôle russe.
00:03:29Et expliquer ça aux Européens, je pense que ça sera compliqué.
00:03:34Donc, je pense que l'Europe s'est un peu trouvée dans les situations
00:03:39de l'impasse.
00:03:40Comment expliquer aux Européens que toutes ces années,
00:03:44ce n'était pas rien, tous ces argents, mais aussi les vies humaines
00:03:47qui étaient perdues pendant ces conflits de deux côtés.
00:03:50Si ce qu'on apprend, si l'accord était très proche.
00:03:56C'est quand même dramatique.
00:03:57Vous disiez une impasse.
00:03:58Vladimir Poutine dit une ornière.
00:04:00On va y revenir, mais Alain Juillet, sur cette information révélée
00:04:04par Vladimir Poutine, en tout cas portée par Vladimir Poutine,
00:04:08c'est assez révélateur aussi de la posture de cette élite de l'Union Européenne
00:04:13puisqu'en 2022, me semble-t-il, les peuples, eux, ne veulent pas de guerre.
00:04:16Ça aurait pu être arrêté beaucoup plus vite.
00:04:18Oui, alors c'est quand même, si on se remet dans l'époque,
00:04:21à l'époque, tout le monde le savait.
00:04:23Vous l'avez dit sur CNews et tout le monde l'a dit.
00:04:25On savait qu'après la négociation qui avait eu lieu entre les Russes
00:04:31et les Ukrainiens à Antalya, un petit port turc qui s'appelle Antalya,
00:04:36il y avait eu une négociation.
00:04:37Ils étaient arrivés à un accord.
00:04:39Les négociateurs ukrainiens avaient signé,
00:04:42les négociateurs russes avaient signé.
00:04:43Ça, on le savait.
00:04:44On savait aussi qu'ils étaient revenus en Ukraine, à Kiev,
00:04:48et qu'à ce moment-là, c'est Boris Johnson, le Premier ministre anglais,
00:04:51qui était venu dire à Gennensky,
00:04:53surtout ne signez pas parce qu'on va gagner la guerre.
00:04:56Et donc, il ne faut surtout pas signer.
00:04:58Ça, c'est ce qu'on savait jusqu'à hier.
00:05:01Alors la nouveauté, effectivement, c'est ce que vient de dire,
00:05:04ce que vient de dire le Président Poutine,
00:05:07dans la mesure où lui dit, mais attendez, avant Boris Johnson,
00:05:10il y a les Français qui nous ont téléphoné, qui nous ont dit,
00:05:13et si vous voulez, on ne peut pas signer comme ça,
00:05:15il faut, pour pouvoir signer l'accord, il faut que vous dégagiez Kiev.
00:05:20Alors, il faut quand même se souvenir qu'aussi,
00:05:22qu'à l'époque, les Russes étaient effectivement en train de progresser sur Kiev,
00:05:26mais ils avaient une colonne de chars de 50 km qui était bloquée
00:05:30parce qu'ils ne pouvaient pas sortir de la route ou drôner,
00:05:33parce qu'il y avait la Raspoutiza, enfin, il y avait le Dégel,
00:05:36si vous voulez, les chars ne pouvaient pas sortir.
00:05:38Sinon, ils s'enlisaient, ce qui fait que c'était des cibles,
00:05:40évidemment, pour les Ukrainiens.
00:05:42Et de l'autre côté, il y avait eu l'échec des Russes.
00:05:45Pour la tentative de prise de l'aéroport de Ovemol ou Ovemol,
00:05:49enfin, un nom comme ça, Astomol, enfin, bref,
00:05:51un aéroport qui était prêt, qui a été tenté,
00:05:54enfin, qu'ils ont tenté de prendre avec leur force spéciale,
00:05:56et où là, ils se sont fait massacrer, les Russes, c'est clair.
00:06:00Donc, ça ne se passait pas si bien que ça.
00:06:02Mais du même coup, on comprenait très bien
00:06:04que la négociation qui avait eu lieu en Turquie,
00:06:08eh bien, elle était entre un pays qui voulait conquérir,
00:06:11mais qui avait des problèmes,
00:06:12et puis un autre qui se défendait.
00:06:13Tout ça, c'était logique.
00:06:15La nouveauté, effectivement, c'est d'apprendre que notre président,
00:06:18si on en croit ce qu'a dit le président Poutine,
00:06:20et qu'il dit qu'il a les enregistrements,
00:06:22donc là, quand même, je pense que si jamais on disait non,
00:06:25s'il y a un déni diplomatique,
00:06:27je pense qu'il nous sortira les textes,
00:06:30enfin, les enregistrements.
00:06:32Là, il dit, ben non, les Français,
00:06:34nous, on dit ça à l'avance.
00:06:34C'est très important, parce que ça veut dire que,
00:06:38si c'est vrai, il faut être prudent,
00:06:40moi, je suis toujours très prudent,
00:06:41surtout là, tant que je ne vois pas vraiment,
00:06:42mais si c'est vrai, ça veut dire quand même que,
00:06:45dans cette affaire, alors que les Russes et les Ukrainiens
00:06:48arrêtaient la guerre,
00:06:50et ils s'étaient mis d'accord,
00:06:51les Français et les Anglais
00:06:55ont provoqué la continuation de la guerre,
00:06:57et ça fait 4 ans que ça dure.
00:06:58Donc, c'est quand même extrêmement grave.
00:07:00C'est une accusation qui est extrêmement grave.
00:07:02Boris Johnson, ça lui a coûté pratiquement sa place
00:07:05en Angleterre,
00:07:06mais nous, ça va faire réfléchir en France.
00:07:08Vladimir Poutine qui dénonce
00:07:09l'aile globaliste des élites occidentales
00:07:13qui combat la Russie par les mains des Ukrainiens.
00:07:16Ça veut dire que les dirigeants ukrainiens,
00:07:18finalement, c'est le bras armé de l'Union européenne,
00:07:22et que derrière, c'est l'Union européenne
00:07:23qui souhaitait faire la guerre à la Russie.
00:07:25C'est ça la vision de Vladimir Poutine, aujourd'hui.
00:07:28Je pense que c'est aussi la vision de Vladimir Zelensky,
00:07:30parce que dans tous les discours,
00:07:33il dit qu'on bat pour l'Europe,
00:07:35et en fait, il se positionne aussi un peu comme
00:07:37« c'est vous qui nous doit,
00:07:39parce que c'est notre soldat qui est en train de mourir ».
00:07:41Et si on regarde ce qui est passé en 2022,
00:07:44c'est vrai, Boris Johnson et Emmanuel Macron
00:07:46lui ont demandé de continuer la guerre.
00:07:48Donc, c'est une guerre par procuration,
00:07:50mais il faut regarder même avant,
00:07:52c'est pas qu'il y a 2022,
00:07:53c'est les Américains qui sont intervenus en 2014,
00:07:56qui sont soutenus à ce changement de pouvoir.
00:08:00Vous savez, quand le président élu était renversé,
00:08:03la fameuse révolution de Maïdan,
00:08:05c'était Victoria Nuland,
00:08:07du State Department,
00:08:09du département d'État américain,
00:08:11qui est venu sur place pour soutenir.
00:08:13Il y a aussi les sénateurs,
00:08:15les fameux sénateurs,
00:08:16qui, sénateurs pro-guerre,
00:08:19j'ai oublié son nom,
00:08:20mais très connus pour soutenir chaque guerre,
00:08:23parce qu'elle est vraiment très liée
00:08:24à un complexe militaire industriel américain.
00:08:28Ça va revenir,
00:08:29mais en tous les cas,
00:08:30les Américains ont vraiment fait tout
00:08:32pour séparer l'Ukraine de la Russie.
00:08:35Si on regarde ce qu'ils pouvaient devenir en 2022,
00:08:39c'était avant que Donbass ait voté dans un référendum.
00:08:43Donc, l'Ukraine, probablement,
00:08:45pourrait conserver les territoires de Donbass,
00:08:49avec un statut autonome, évidemment,
00:08:52parce que dans l'accord qui était signé par Afey,
00:08:54on vient d'apprendre par les deux côtés,
00:08:56il y a eu des garanties de sécurité
00:08:59pour la population rousse à fond de Donbass,
00:09:03la possibilité de continuer à utiliser la langue rousse
00:09:06comme la langue officielle,
00:09:07ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
00:09:09Aussi, l'Église orthodoxe ukrainienne
00:09:12qui est entardée aujourd'hui,
00:09:13parce qu'il considère qu'il s'est trop lié
00:09:16avec l'Église orthodoxe russe,
00:09:18mais toutes ces questions essentielles
00:09:20étaient dans ces accords.
00:09:22Et finalement, qu'est-ce qui les résultats aujourd'hui
00:09:25après cette intervention des Européens ?
00:09:28En fait, la situation est pire pour l'Ukraine.
00:09:31Ils ont perdu les territoires
00:09:33et ils ont perdu énormément d'hommes.
00:09:35Ils ont malheureusement des deux côtés,
00:09:38mais beaucoup plus des côtés de l'Ukraine.
00:09:40Donc, la vraie question qu'on doit se poser aujourd'hui,
00:09:44jusqu'à où l'Occident va aller
00:09:47pour continuer cette guerre par procuration
00:09:50pour affaiblir la Russie ?
00:09:51Et on va se la poser, cette question,
00:09:53après avoir écouté Michel Fayad.
00:09:56Alors, c'est vrai que lorsque l'on apprend,
00:09:57et si ça s'avère être vrai,
00:09:59ces propos de Vladimir Poutine,
00:10:00que la paix aurait pu être signée dès 2022,
00:10:04on se dit bien évidemment qu'elle gâchit aujourd'hui.
00:10:06C'est ça la première réaction ?
00:10:07Bien sûr, il y a le gâchis,
00:10:09même pour les Ukrainiens, pour les Russes,
00:10:11mais aussi pour la France,
00:10:13parce que l'économie française a été complètement détruite,
00:10:16dévastée.
00:10:16Je ne parle même pas de l'économie allemande.
00:10:18Mais au-delà de ça,
00:10:19il y a un autre événement
00:10:21où la France, malheureusement, a une responsabilité.
00:10:23C'était au moment des accords de Minsk,
00:10:25puisqu'on a su que François Hollande
00:10:27et Mme Angela Merkel avaient travaillé aussi
00:10:30à ce que les Ukrainiens ne respectent pas
00:10:32leurs engagements dans les accords de Minsk.
00:10:34Donc, au-delà même de 2022,
00:10:36il y a quand même les accords de Minsk,
00:10:38eux-mêmes, qui n'ont pas été respectés
00:10:40de par notre faute en tant qu'État français.
00:10:43Donc, il y a quand même une responsabilité française
00:10:45qui est tout au long de ce conflit.
00:10:47Et c'est quand même dommage,
00:10:48parce que non seulement il y a eu des vies humaines
00:10:50sur le front ukrainien,
00:10:52entre les Russes et les Ukrainiens,
00:10:54mais il y a eu aussi une destruction
00:10:55de nos économies en Europe.
00:10:56Et ça, il y a quand même une responsabilité énorme,
00:10:59tant en termes de sang
00:11:00qu'en termes d'économie de la part de François Hollande
00:11:04et d'Emmanuel Macron.
00:11:05Je vous propose d'écouter une nouvelle fois
00:11:06Vladimir Poutine.
00:11:07Alors, cette fois, sur la situation
00:11:08de l'Union européenne,
00:11:10aujourd'hui, dans ce conflit.
00:11:11Écoutez.
00:11:13D'abord, ils s'attendaient à ce que la Russie
00:11:16subisse une défaite écrasante.
00:11:17Nous savons très bien qu'ils prévoyaient
00:11:19l'effondrement de l'État en quelques mois.
00:11:21Cela ne s'est pas produit.
00:11:22Et ensuite, ils se sont embourbés
00:11:24dans cette situation
00:11:25et sont désormais incapables d'en sortir.
00:11:30Alain Juillet,
00:11:30est-ce que l'Union européenne
00:11:31est-elle piégée aujourd'hui
00:11:33dans une ornière ?
00:11:34Il y a une lecture contestée
00:11:36qui dit que, contestée par l'Europe,
00:11:38cette lecture de Vladimir Poutine,
00:11:40qui dit que la Russie,
00:11:41elle est en train de payer
00:11:41un coût militaire et économique.
00:11:44Et d'où la question
00:11:45de Zénia Fedorová,
00:11:46jusqu'où l'Union européenne
00:11:48aujourd'hui peut aller ?
00:11:49D'abord, quand j'ai écouté
00:11:52ce que disait Vladimir Poutine
00:11:53et puis ce qu'on vient de dire,
00:11:55je me souviens
00:11:56de notre ministre des Finances,
00:11:58M. Le Maire,
00:11:59qui avait dit
00:12:00qu'on allait mettre à genoux
00:12:03la Russie.
00:12:04C'est une question de semaine
00:12:05ou de mois,
00:12:06avec nos sanctions.
00:12:07C'est-à-dire qu'on est partis
00:12:08et dans cette guerre,
00:12:09la fleur au fusil,
00:12:10en étant convaincus
00:12:11qu'elle n'avait pas duré longtemps
00:12:12et qu'on allait gagner.
00:12:13Le moins qu'on puisse dire,
00:12:14c'est là,
00:12:15je vous rejoins complètement,
00:12:17le problème actuel,
00:12:19c'est un peu d'or
00:12:20comme les Iraniens.
00:12:20C'est pour le même problème
00:12:21que les Américains
00:12:22et que les Iraniens.
00:12:22Nous sommes dans une impasse.
00:12:25On voit bien
00:12:25que la guerre a évolué
00:12:27considérablement
00:12:28durant cette période,
00:12:29qu'aujourd'hui,
00:12:30les gains territoriaux
00:12:31des deux parties
00:12:32ne sont pas importants,
00:12:35c'est le moins qu'on puisse dire,
00:12:36qu'on a remplacé
00:12:37une partie du matériel
00:12:38de guerre classique
00:12:38par les drones.
00:12:40Les drones sont devenus prioritaires,
00:12:41c'est eux qui sont
00:12:42la clé de la guerre là-bas.
00:12:44Donc ça,
00:12:45c'est déjà
00:12:45des changements considérables.
00:12:46Mais dans le cadre
00:12:47de ces changements,
00:12:49l'Ukraine souffre
00:12:50quand on regarde
00:12:51plus que la Russie.
00:12:52Parce que le problème,
00:12:53on nous dit,
00:12:54vous le disiez aussi,
00:12:55la Russie,
00:12:56il y a l'économie russe,
00:12:57elle ne va pas bien.
00:12:58Ce n'est pas vrai.
00:12:59L'économie russe,
00:13:00depuis le début de la guerre,
00:13:01en progression du PIB,
00:13:04elle va mieux
00:13:05que tous les pays européens.
00:13:07Donc c'est difficile
00:13:08de dire
00:13:08qu'elle va mal
00:13:09quand elle va mieux
00:13:10que l'Europe.
00:13:11Ça, c'est déjà...
00:13:12Alors ça ne veut pas dire
00:13:13qu'il n'y ait pas
00:13:14des problèmes internes.
00:13:15Parce que quand on passe
00:13:16d'une économie classique
00:13:17à une économie de guerre,
00:13:18il y a un certain nombre
00:13:19de changements.
00:13:20Bon, ça pose
00:13:21un certain nombre
00:13:21de problèmes.
00:13:22Et les sanctions,
00:13:23même si elles n'ont pas
00:13:24mis à genoux la Russie,
00:13:26elles leur ont posé
00:13:27quand même un certain
00:13:27nombre de problèmes.
00:13:28Il ne faut pas se leurrer.
00:13:29On a fait des trains
00:13:30de sanctions successives.
00:13:31De temps en temps,
00:13:32ça les gêne.
00:13:33Il ne faut pas...
00:13:34C'est clair.
00:13:35Mais il n'empêche
00:13:35que globalement,
00:13:36la Russie tient
00:13:37beaucoup mieux que prévu.
00:13:38Si on prend les choses
00:13:39de face,
00:13:41la Russie va beaucoup
00:13:42mieux que prévu.
00:13:43et elle a un avantage
00:13:45par rapport à l'Ukraine,
00:13:46c'est qu'en plus,
00:13:47elle a beaucoup plus
00:13:49de personnel disponible
00:13:50pour faire la guerre
00:13:53que les Ukrainiens.
00:13:54Et ça,
00:13:54il ne faut pas l'oublier.
00:13:56L'Ukraine est un pays
00:13:57plus petit.
00:13:58Il avait un peu plus
00:13:59de 40 millions d'habitants
00:14:02avant la guerre.
00:14:04On a à peu près
00:14:0410 millions qui sont partis,
00:14:06dont une bonne partie
00:14:07de jeunes qui ne vont pas
00:14:08faire la guerre.
00:14:09Ce qui pose un énorme
00:14:10problème à l'armée
00:14:11qui est vienne,
00:14:11quand même,
00:14:11à l'armée ukrainienne.
00:14:13Il ne faut pas l'oublier
00:14:14non plus.
00:14:15Et quand il y a des pertes
00:14:16chez les Ukrainiens,
00:14:17c'est un problème énorme
00:14:19parce qu'on n'a pas
00:14:19le remplacement.
00:14:21Alors que du côté des Russes,
00:14:22je parle très froidement,
00:14:23mais c'est ça,
00:14:23si vous voulez,
00:14:23c'est dans le cadre
00:14:24de la guerre,
00:14:25du côté des Russes,
00:14:26ils peuvent remplacer.
00:14:27Donc, de toute manière,
00:14:29dans une guerre d'usure
00:14:30où on ne progresse plus
00:14:31et on s'élimine
00:14:32par des drones,
00:14:35on sait qu'il va perdre.
00:14:36C'est mathématique,
00:14:37si vous voulez.
00:14:37Mathématique,
00:14:38c'est l'Ukraine.
00:14:38Eh oui,
00:14:39c'est terrible,
00:14:39c'est ce que je dis,
00:14:40mais c'est mathématique,
00:14:42dans la durée.
00:14:43Alors bien sûr,
00:14:43on a toujours l'espoir
00:14:44que l'autre,
00:14:44il va craquer,
00:14:45mais visiblement,
00:14:46l'autre n'y craque pas.
00:14:47Donc, on s'achemine,
00:14:48effectivement,
00:14:49on est dans une impasse
00:14:50qui, obligatoirement,
00:14:51doit déboucher sur la paix
00:14:54d'une manière ou d'une autre.
00:14:55Et la paix,
00:14:55comment entre ?
00:14:56Comment,
00:14:56ça s'autroute,
00:14:57cette paix ?
00:14:59Comment réussir ?
00:15:00Comment aujourd'hui,
00:15:01quel levier peut-être actionner ?
00:15:03Est-ce que ça dépend
00:15:04des Européens,
00:15:05des dirigeants européens ?
00:15:05Je pense que ça dépend
00:15:06bien sûr les Européens
00:15:08qui continuent de fournir
00:15:09d'argent,
00:15:11qui continuent d'acheter
00:15:12les armements,
00:15:12mais ça dépend aussi
00:15:13des Etats-Unis.
00:15:14Parce qu'aujourd'hui,
00:15:15avec la guerre en Errand,
00:15:16on voit très bien
00:15:17que l'Ukraine n'a pas
00:15:18suffisamment les armements
00:15:20qui sont attendus.
00:15:21Donc,
00:15:22comme Alain Jouyé a dit,
00:15:23la guerre est menée
00:15:24par les drones,
00:15:25mais pour les missiles,
00:15:26par exemple,
00:15:26les fameux missiles américains
00:15:29qui sont attendus,
00:15:30ils ne sont pas réçus.
00:15:31Donc,
00:15:31je pense que,
00:15:31d'un côté,
00:15:33Donald Trump,
00:15:33avec son arrivée,
00:15:34il a déjà changé
00:15:35un peu la situation
00:15:37autour de ces conflits.
00:15:38Pourquoi ?
00:15:38Parce que les Américains,
00:15:40les Etats-Unis,
00:15:41ne donnent pas
00:15:41les armements,
00:15:42ils les vendent,
00:15:43et parce qu'ils sont arrêtés
00:15:44d'envoyer l'argent.
00:15:45Ils ont arrêté aussi
00:15:46ce programme USAID,
00:15:48USAID,
00:15:49qui a aussi dirigé
00:15:52pas mal de financements
00:15:55vers l'Ukraine.
00:15:56Mais en tous les cas,
00:15:57aujourd'hui,
00:15:58ça fait une partie.
00:15:59La deuxième partie,
00:16:00c'est l'Union européenne.
00:16:01C'est Ursula von der Leyen,
00:16:02et c'est tous ces dirigeants
00:16:03européens
00:16:04qui continuent
00:16:05de sponsoriser
00:16:08cette guerre
00:16:08sans une vraie stratégie
00:16:10d'en sortir.
00:16:12Et en fait,
00:16:12quand on attend
00:16:13les dirigeants européens
00:16:14dirent qu'il faut
00:16:14se préparer
00:16:15pour une guerre
00:16:17de grande échelle
00:16:17avec la Russie,
00:16:18quand on attend
00:16:20Emmanuel Macron
00:16:21et le chef d'état-major
00:16:22en armée français
00:16:23qui disent
00:16:23qu'il faut se préparer
00:16:24pour perdre nos enfants,
00:16:26on commence à comprendre
00:16:27qu'en fait,
00:16:28il y a une idée
00:16:29de continuer cette guerre
00:16:30par les mains des Ukrainiens,
00:16:32éventuellement,
00:16:33peut-être,
00:16:34même aller en guerre
00:16:35avec la Russie,
00:16:35ce qui sera franchement
00:16:38dramatique
00:16:39et c'est très dangereux
00:16:40parce que la Russie
00:16:41reste une puissance militaire
00:16:42avec les armes nucléaires,
00:16:44donc faire une guerre
00:16:46en Russie,
00:16:47c'est un peu suicidaire.
00:16:48Et dans le même temps,
00:16:48Xavier Fedorova,
00:16:50que nous dit Vladimir Poutine,
00:16:51et c'est la phrase
00:16:52qui a été largement relayée,
00:16:53la guerre en Ukraine
00:16:55touche à sa fin.
00:16:56Voilà ce qu'il a dit
00:16:57également devant hier
00:16:59les journalistes.
00:17:00Alors comment est-ce
00:17:01qu'il faut décrypter
00:17:01cette phrase
00:17:02du président russe ?
00:17:03Alors,
00:17:04ce n'est pas exactement
00:17:04ce qu'il a dit.
00:17:05Il a dit que les choses
00:17:06dirigent vers la conclusion,
00:17:09mais ça reste quand même
00:17:10une affaire très importante.
00:17:12Donc je pense que
00:17:13c'est vrai que
00:17:14c'est pour la première fois
00:17:15en attente
00:17:15que Vladimir Poutine
00:17:16dise ça,
00:17:17mais ce n'est pas comme
00:17:18on est à deux secondes
00:17:20de la paix.
00:17:21Je pense que,
00:17:22et juste après,
00:17:22son représentant
00:17:24de son administration,
00:17:26Ushakov,
00:17:27qui a dit
00:17:27que quand même
00:17:28ça prend beaucoup de temps
00:17:29pour arriver
00:17:30vers un accord
00:17:31avec les Ukrainiens.
00:17:33Pourquoi ?
00:17:33Parce qu'aujourd'hui,
00:17:34Vladimir Zelensky
00:17:35reste convaincu
00:17:36qu'il peut récupérer
00:17:38le parti de Donbass
00:17:39et éventuellement
00:17:40le Crimée.
00:17:41C'est ça en fait
00:17:42qui ne permet pas
00:17:43d'avancer
00:17:44sur le sujet
00:17:45d'un accord.
00:17:46C'est ça le vrai point,
00:17:47c'est Donbass.
00:17:48Et donc,
00:17:49la vraie question,
00:17:50est-ce que
00:17:52est-ce que c'est
00:17:53parce que
00:17:53les Européens
00:17:54continuent
00:17:55d'encourager
00:17:56Vladimir Zelensky
00:17:57sans regarder
00:17:58la réalité des terrains ?
00:17:59Je pense que c'est bien ça.
00:18:01Et quand on attend,
00:18:02par exemple,
00:18:03le ministère
00:18:03des Affaires étrangères
00:18:04français
00:18:05qui continue
00:18:06de dire
00:18:06que la Russie
00:18:08est dans un échec
00:18:09militaire,
00:18:10économique,
00:18:10etc.,
00:18:11mais ce n'est juste pas vrai
00:18:12parce que même
00:18:13après 20 000
00:18:14de sanctions,
00:18:15la Russie
00:18:15est le pays
00:18:16le plus sanctionné
00:18:17dans le monde.
00:18:18Il reste quand même,
00:18:19je pense,
00:18:19à la quatrième place
00:18:21pour la croissance économique.
00:18:23Il n'y a pas encore eu
00:18:24une mobilisation générale.
00:18:27En revanche,
00:18:28en Ukraine,
00:18:29ce n'est pas le cas,
00:18:29c'est compliqué.
00:18:30Donc,
00:18:31je pense que la réalité
00:18:32est ça.
00:18:33Et la vraie question
00:18:34qu'on doit se poser,
00:18:35qui gagne de tout
00:18:36cette prolongation
00:18:37des guerres
00:18:38quand c'est l'Europe
00:18:39qui a mal
00:18:40aujourd'hui économiquement
00:18:41et l'Europe
00:18:41et l'Europe a besoin
00:18:42de la Russie
00:18:43aussi
00:18:43pour survivre
00:18:45cette crise énergétique.
00:18:47On va réécouter
00:18:47Vladimir Poutine
00:18:48parce qu'il s'en prend
00:18:49aux élites occidentales,
00:18:52pas au peuple,
00:18:52mais bien aux élites occidentales
00:18:54et notamment
00:18:54aux élites européennes.
00:18:56On va l'écouter.
00:19:01Bien qu'il y ait
00:19:02certainement
00:19:02des personnes intelligentes
00:19:03là-bas
00:19:04et qu'il y en ait
00:19:05qui comprennent
00:19:05sans aucun doute
00:19:06l'essence
00:19:07de ce qui se passe,
00:19:07j'espère que les forces
00:19:09politiques reviendront
00:19:10progressivement au pouvoir
00:19:11ou qu'elles prendront
00:19:12le pouvoir
00:19:12entre leurs mains
00:19:13avec le soutien
00:19:14de l'écrasante majorité
00:19:15des pays européens.
00:19:21On imagine
00:19:21qu'il y avait
00:19:22la Hongrie en tête
00:19:23Michel Fayol.
00:19:24Oui bien sûr.
00:19:26En fait,
00:19:27vraiment il joue
00:19:28la carte
00:19:29comme il a parlé hier
00:19:30des globalistes
00:19:31contre les souverainistes
00:19:32et donc les souverainistes
00:19:33eux auraient
00:19:34une décision libre
00:19:35qui justement
00:19:36serait plus enclin
00:19:37à avoir un accord
00:19:38avec la Russie
00:19:39et les globalistes
00:19:40eux seraient
00:19:40beaucoup plus proches
00:19:41des thèses américaines
00:19:42et suivraient les américains.
00:19:44C'est un peu ça.
00:19:45Ça a toujours été
00:19:45un peu sa grille
00:19:47de lecture
00:19:48et elle est partagée
00:19:50par beaucoup
00:19:51effectivement en Europe.
00:19:52Je veux dire,
00:19:53on la retrouve
00:19:53souvent dans les discussions
00:19:55entre ceux
00:19:55qui sont souverainistes
00:19:56et ceux qui ne le sont pas
00:19:57même au niveau
00:19:58national français.
00:20:00On a aussi
00:20:01le nom
00:20:01qui est revenu
00:20:02dans les échanges
00:20:03de l'ex-chancelier
00:20:04Schröder
00:20:05comme médiateur.
00:20:06C'est ce que soit
00:20:06de Vladimir Poutine.
00:20:07On va peut-être
00:20:07expliquer aux téléspectateurs
00:20:09pourquoi on sait
00:20:10que M. Schröder
00:20:11est proche
00:20:12de Vladimir Poutine.
00:20:14Vous connaissez bien ?
00:20:14Schröder,
00:20:15c'est l'homme
00:20:16qui a redressé l'Allemagne.
00:20:18Il ne faut pas l'oublier.
00:20:20C'était un socialiste.
00:20:23Quand il a pris
00:20:23le pouvoir
00:20:24en Allemagne
00:20:24comme chancelier,
00:20:25il a défini
00:20:26la politique allemande
00:20:28sur trois axes
00:20:29en remettant de l'ordre
00:20:30dans l'administration allemande
00:20:31et dans tout ça.
00:20:32À l'époque,
00:20:33l'Allemagne
00:20:33avait été un déficit
00:20:34plus important
00:20:34que la France.
00:20:35Pour cadrer quand même.
00:20:37On n'a plus le cas aujourd'hui.
00:20:39Et Schröder,
00:20:40qu'est-ce qu'il a fait ?
00:20:41Il a dit
00:20:41qu'on va jouer
00:20:42sur trois axes
00:20:43pour nous développer,
00:20:44pour devenir
00:20:45le pays leader en Europe.
00:20:46La défense
00:20:47avec les Américains,
00:20:49l'économique
00:20:50avec les Chinois
00:20:50et les énergies
00:20:52avec les Russes.
00:20:53Et il a encouragé
00:20:54avec les Russes
00:20:57la solution
00:20:58du fameux pipeline
00:20:59Nord Stream 1
00:21:01et Nord Stream 2
00:21:02qui allaient amener
00:21:03le gaz russe
00:21:04sur l'Allemagne
00:21:05et ensuite de l'Allemagne
00:21:06vers tous les pays européens.
00:21:08Donc l'Allemagne
00:21:08devenait le hub
00:21:09comme on dit maintenant
00:21:10du gaz russe
00:21:11vers l'Europe.
00:21:12Donc il était bénéficiaire
00:21:13et les Russes aussi.
00:21:15Et il s'est retrouvé
00:21:17administrateur
00:21:17de la société russe
00:21:18à Nord-Sneft.
00:21:19Il en était administrateur
00:21:22au début de la guerre
00:21:23en Ukraine.
00:21:23après évidemment
00:21:24avec tout ce qui s'est passé
00:21:25il n'a pas pu continuer
00:21:26mais indiscutablement
00:21:28pour Poutine
00:21:29c'est un intermédiaire
00:21:31qui est crédible pour lui
00:21:32puisqu'il était très proche d'eux.
00:21:34Il avait monté
00:21:35toute cette opération économique
00:21:36avec l'Allemagne.
00:21:37Ce qui est intéressant de voir
00:21:38c'est quand vous regardez
00:21:39le président
00:21:40le chancelier actuel
00:21:41de l'Allemagne
00:21:42qui n'a plus aucune valeur
00:21:43au point de vue des sondages
00:21:44il est très bas dans les sondages
00:21:46il va très mal.
00:21:46Mais qu'est-ce qu'il a dit récemment ?
00:21:48Il a dit
00:21:49il faut absolument
00:21:49qu'on négocie avec les Russes.
00:21:52Donc ils sont tous
00:21:52les Russes
00:21:53les Russes Allemands
00:21:54aujourd'hui
00:21:54sont
00:21:55on en parlait
00:21:56ça fait partie
00:21:57je crois qu'il y a les
00:21:59souverainistes
00:21:59qui tous se sont dit
00:22:00il faut arrêter
00:22:01cette stupidité
00:22:03cette guerre stupide
00:22:04mais derrière
00:22:05on voit même
00:22:06des gens
00:22:07comme le chancelier allemand
00:22:08qui commencent à dire
00:22:09non attendez
00:22:09il faut arrêter maintenant
00:22:10il est temps quand même
00:22:11de négocier avec la Russie.
00:22:13Mais l'ex-chancelier
00:22:15Schröder
00:22:15on imagine
00:22:16qu'il ne va pas avoir
00:22:17le soutien
00:22:18des dirigeants
00:22:18de l'Union Européenne
00:22:19puisqu'il ne marche pas
00:22:20dans les pas
00:22:20d'Ursula von der Leyen
00:22:21bien sûr
00:22:22mais il voit plutôt
00:22:23quelqu'un
00:22:24qui est ouvertement
00:22:25hostile à la Russie
00:22:26pour représenter
00:22:27l'Union Européenne
00:22:28sauf que je pense
00:22:29que ce n'est pas
00:22:30très intelligent
00:22:30parce qu'il faut avoir
00:22:32quelqu'un
00:22:32qui peut parler
00:22:33avec la Russie
00:22:34qui comprenne la Russie
00:22:36aujourd'hui
00:22:37et après tout ce que
00:22:38l'Europe a fait
00:22:39pour affaiblir
00:22:41mais en fait
00:22:44détruire la Russie
00:22:45je pense que
00:22:45ce sera compliqué
00:22:46de reprendre les dialogues
00:22:47surtout si
00:22:48les personnes
00:22:49qui représentent
00:22:50l'Union Européenne
00:22:50continuent avec
00:22:51le même narratif
00:22:52et avec
00:22:53le même langage
00:22:55je peux comprendre
00:22:56pourquoi Schröder
00:22:57est intéressante
00:22:58pour Vladimir Poutine
00:22:59pas seulement
00:22:59parce qu'il se connaît
00:23:01et on peut dire
00:23:02qu'ils sont amicales
00:23:03mais plutôt parce que
00:23:04lui
00:23:04il était toujours
00:23:05pour les intérêts allemands
00:23:06donc c'est quelqu'un
00:23:07qui voulait
00:23:08qu'Allemagne va bien
00:23:09et a vu
00:23:10les intérêts
00:23:12d'Allemagne
00:23:12et pas
00:23:13les intérêts
00:23:13d'un pitière
00:23:14qui n'a rien à faire
00:23:15avec en fait
00:23:16les vrais objectifs
00:23:17économiques
00:23:17de son pays
00:23:18donc je pense
00:23:19que c'est ça
00:23:19qui est plus proche
00:23:20parce que Vladimir Poutine
00:23:21reste toujours
00:23:22dans la même idée
00:23:22qu'il faut surtout
00:23:24protéger ses propres intérêts
00:23:25l'intérêt de son pays
00:23:26de son peuple
00:23:27et je pense que
00:23:29c'est ce qui représente
00:23:30Schröder dans son sens
00:23:32et ce n'est pas le cas
00:23:33de nos dirigeants
00:23:33aujourd'hui
00:23:34c'est peut-être pas
00:23:35c'est peut-être pas
00:23:36pour nous
00:23:36une bonne chose
00:23:37je dis Schröder
00:23:38c'est très bien
00:23:39pour l'Allemagne
00:23:40peut-être
00:23:40mais pas bien
00:23:41pour la France
00:23:42il ne faut pas oublier
00:23:42que Schröder
00:23:43en même temps
00:23:43qui faisait ça
00:23:44pour favoriser
00:23:46la consommation de gaz
00:23:47pour faire de l'électricité
00:23:48en Europe
00:23:49n'a pas hésité
00:23:50à lancer des campagnes
00:23:52contre le nucléaire
00:23:53en France
00:23:54donc ce n'est pas
00:23:55un ami de la France
00:23:56je veux dire
00:23:56c'est un Allemand
00:23:57qui défend l'Allemagne
00:23:58on ne va pas lui reprocher
00:23:59l'Allemagne
00:24:00est vraiment très contre
00:24:01mais même aujourd'hui
00:24:02avec Merz
00:24:03regardez ce qu'ils sont
00:24:04en train de faire
00:24:04ils sont en train d'essayer
00:24:05de créer un armée
00:24:07plus importante de l'Europe
00:24:09et je ne pense pas
00:24:09qu'il y ait un tir
00:24:10des Français
00:24:11dans la tête
00:24:11des Allemands
00:24:12aujourd'hui
00:24:13mais sur la question énergétique
00:24:15je pense que Michel Fayad
00:24:16peut nous dire peut-être plus
00:24:17mais c'est vrai que
00:24:18sans les ressources
00:24:20qui ne coûtent pas cher
00:24:22sans les gaz
00:24:22et pétrole russes
00:24:24il n'y aura pas
00:24:25une croissance
00:24:25de l'économie
00:24:26ni allemande
00:24:26ni français
00:24:28même si on parle
00:24:29des nucléaires
00:24:29ce qui est très important
00:24:30pour la France
00:24:31aujourd'hui
00:24:32ça ne remplace pas
00:24:33les ressources énergétiques
00:24:36Michel Fayad
00:24:37peut-être
00:24:37je confirme tout ce qui a été dit
00:24:39je voulais juste
00:24:39donner un chiffre
00:24:40pour les téléspectateurs
00:24:42quand Schröder
00:24:43avait négocié
00:24:44le prix du gaz russe
00:24:45il avait négocié
00:24:46à 4 dollars
00:24:47le million BTU
00:24:48donc le million BTU
00:24:49c'est la terminologie
00:24:51pour le gaz
00:24:51au même moment
00:24:52le prix
00:24:54auquel les autres
00:24:55achetaient
00:24:56auprès d'autres fournisseurs
00:24:57c'était de 12 dollars
00:24:58donc 3 fois plus cher
00:25:00et donc forcément
00:25:01que les allemands
00:25:02avons bénéficié
00:25:03d'un gaz russe
00:25:04pas cher
00:25:04et développé leur économie
00:25:05puisqu'ils payaient
00:25:063 fois moins cher
00:25:07que les autres
00:25:08donc c'est quand même
00:25:09important de le rappeler
00:25:10et il y a aussi
00:25:11autre chose
00:25:12qui me gêne
00:25:13chez les européens
00:25:14c'est qu'on est en train
00:25:15de dire en Europe
00:25:16que nos deux problèmes
00:25:16notamment en France
00:25:17que nos deux problèmes
00:25:18principaux
00:25:18ce sont l'islamisme
00:25:19et le narcotrafic
00:25:20or en poursuivant
00:25:22le but de démembrer
00:25:23la Russie
00:25:24ce qu'on a entendu
00:25:24des gens nous dire
00:25:25qui voulaient
00:25:26que la guerre
00:25:26contre la Russie
00:25:27avait pour objectif
00:25:28de démembrer la Russie
00:25:29en Russie
00:25:30il y a 20 millions
00:25:30de musulmans
00:25:31et il y a
00:25:326 250 ogives nucléaires
00:25:34sur les 13 000
00:25:35que le monde contient
00:25:36donc en fait
00:25:37si jamais
00:25:38on fait un démembrement
00:25:39de la Russie
00:25:40et que les islamistes
00:25:41d'une manière ou d'une autre
00:25:42mettent la main
00:25:43sur des ogives nucléaires
00:25:44ça serait la menace
00:25:45la plus importante
00:25:45de l'histoire
00:25:46de l'humanité
00:25:47pour l'Europe
00:25:47donc en fait
00:25:48il y a quelque chose
00:25:50d'illogique
00:25:50qu'on a adopté
00:25:53qu'on a parlé
00:25:53qu'on a raconté
00:25:54en Europe
00:25:55auquel il faut mettre fin
00:25:56il est temps
00:25:57Alain Juillet
00:25:57Oui et j'ajouterais
00:25:59pour aller tout à fait
00:26:00dans ce sens là
00:26:00c'est que
00:26:01le démembrement
00:26:03de la Russie
00:26:03ça voudrait dire
00:26:04quand on sait actuellement
00:26:05l'immigration chinoise
00:26:07en Sibérie
00:26:08ça voudrait dire
00:26:08que la Sibérie
00:26:09deviendrait très rapidement
00:26:10chinoise
00:26:11Avec les ressources naturelles
00:26:13qui servent actuellement
00:26:14qui passeraient
00:26:15du côté chinois
00:26:15Vous vous rendez compte
00:26:16du cataclysme
00:26:17au niveau mondial
00:26:18si toute la partie
00:26:20du pétrole
00:26:21du gaz
00:26:22des mines
00:26:22qui sont en Sibérie
00:26:23passait sous contrôle chinois
00:26:25vous vous rendez compte
00:26:26des conséquences
00:26:27l'Europe n'existe plus
00:26:28de ce côté là
00:26:30on perd tout
00:26:30donc c'est pour ça
00:26:31que ce sont
00:26:33des positions
00:26:34irréfléchies
00:26:34Je voulais vous entendre
00:26:36restons en Ukraine
00:26:37si vous le voulez bien
00:26:38avec la question
00:26:39de la corruption
00:26:40puisque
00:26:40alors je ne sais pas
00:26:41si vous avez lu
00:26:42cette semaine
00:26:43cet article
00:26:44de L'Express
00:26:45dans L'Express
00:26:45le magazine L'Express
00:26:46qui est revenu
00:26:47sur le scandale
00:26:48de corruption
00:26:49dans notre pays
00:26:49avec ce titre
00:26:50les révélations
00:26:51qui fragilisent
00:26:52Volodymyr Zelensky
00:26:53alors ce qui est intéressant
00:26:55il y a l'affaire
00:26:56de corruption
00:26:56bien évidemment
00:26:57mais en réalité
00:26:57c'est connu depuis longtemps
00:26:59mais ce qui est intéressant
00:27:00que Zeynia Fedorov
00:27:00c'est que la presse
00:27:01dite mainstream
00:27:03aujourd'hui en France
00:27:04s'en empare de ce sujet là
00:27:05il y a longtemps eu
00:27:06une omerta
00:27:07sur la question
00:27:08de la corruption en Ukraine
00:27:09comment est-ce que
00:27:09vous le comprenez ?
00:27:11ça m'est toujours posé
00:27:12un problème
00:27:13le fait qu'il y a plein de choses
00:27:14en Ukraine
00:27:15qu'on ne parle pas
00:27:16il y a des tabous
00:27:17en fait
00:27:17de parler de présence
00:27:19des neo-nazis
00:27:19en Ukraine
00:27:20dans les battalions
00:27:21pas seulement Azov
00:27:22mais plusieurs battalions
00:27:23dans l'armée ukrainienne
00:27:24dans les parlements
00:27:25mais aussi des scandales
00:27:26de corruption
00:27:27qui sont évidents
00:27:29qui étaient évidentes
00:27:30et si on regarde
00:27:30la presse américaine
00:27:31par exemple
00:27:32ça fait longtemps
00:27:33qu'on en parle
00:27:33aux Etats-Unis
00:27:35sauf qu'en Europe
00:27:36on en parle pas
00:27:36pourquoi ?
00:27:38moi je pense
00:27:38parce que
00:27:39si on a commencé
00:27:40à parler de tous ces problèmes
00:27:43validation d'un prêt
00:27:45plus que 90 milliards d'euros
00:27:48c'est quand même
00:27:49ça pourrait poser un problème
00:27:50donc ça commence à sortir
00:27:52maintenant
00:27:52quand le prêt
00:27:53est déjà validé
00:27:54quand il y a plein d'argent
00:27:55qui est envoyé en Ukraine
00:27:57et quand malheureusement
00:27:58on apprend
00:27:59que des milliards
00:28:00étaient détournés
00:28:02par les proches
00:28:03de Vladimir Zelensky
00:28:04il y a ceux
00:28:05qui sont fuits
00:28:06le pays
00:28:06et s'est trouvé
00:28:07réfugié en Israël
00:28:08il y a ceux
00:28:08qui sont entrant
00:28:09toujours en Ukraine
00:28:10mais sous
00:28:13une suspicion
00:28:14de fraude
00:28:15et les vraies questions
00:28:16est-ce que Zelensky
00:28:17est impliqué ou pas ?
00:28:19bon je pense
00:28:20que pour moi
00:28:20la réponse est claire
00:28:23mais je pense
00:28:23que le média occidental
00:28:25va apprendre les choses
00:28:26avec le temps
00:28:27pourquoi ça se passe maintenant ?
00:28:28je pense que
00:28:29parce que
00:28:29l'Europe voit très bien
00:28:31qu'il faut sortir
00:28:32de ces conflits
00:28:33il faut reprendre
00:28:34les dialogues
00:28:34avec la Russie
00:28:35et dans ces cas
00:28:36il faut trouver
00:28:37je ne sais pas
00:28:38comment dire en français
00:28:38un escape goat
00:28:40un échappatoire
00:28:40un échappatoire
00:28:42quelqu'un qui peut
00:28:43prendre la responsabilité
00:28:44et c'est pas faux
00:28:46que Vladimir Zelensky
00:28:49il a quand même
00:28:50des questions
00:28:50sur comment
00:28:52il a en fait
00:28:53dirigé
00:28:53ces questions
00:28:54c'était pas
00:28:55qu'à partir
00:28:56de la guerre
00:28:57en Ukraine
00:28:57l'Ukraine
00:28:58l'Ukraine était
00:28:58un pays
00:29:00sans transparence
00:29:01sur les questions
00:29:01de corruption
00:29:02et c'était toujours
00:29:04le cas
00:29:04c'est juste que
00:29:05c'est pas amélioré
00:29:06c'était renforcé
00:29:08avec la guerre
00:29:09et c'est vrai
00:29:09que les journalistes ukrainiens
00:29:11c'est ce que nous apprend
00:29:12l'Express
00:29:12avant que le président
00:29:14ukrainien
00:29:14pourrait avoir tiré
00:29:16profit d'une partie
00:29:16de fonds détournés
00:29:17et depuis le début
00:29:18de la guerre
00:29:19à l'un juillet
00:29:20de nombreuses affaires
00:29:21de corruption
00:29:22ont éclaboussé
00:29:23le pouvoir ukrainien
00:29:23ce que je disais
00:29:24c'est pas forcément nouveau
00:29:25ce qui est plus nouveau
00:29:26c'est que la presse
00:29:27mainstream s'en empare
00:29:29il y a eu que
00:29:30quelques affaires
00:29:31qui sont sorties
00:29:32par exemple
00:29:32le vice-ministre
00:29:33de la défense
00:29:33qui a été viré
00:29:34parce qu'il prenait
00:29:36un pourcentage
00:29:37sur tout le ravitaillement
00:29:40de l'armée ukrainienne
00:29:41qui est quand même
00:29:42pour un vice-ministre
00:29:42un peu gênant
00:29:44mais il n'y a pas que lui
00:29:45en définitive
00:29:46on s'aperçoit
00:29:47qu'en Ukraine
00:29:48vous savez
00:29:49n'oubliez pas une chose
00:29:50avant la guerre
00:29:51dans les années 2015
00:29:53si vous voulez
00:29:55l'Ukraine était considérée
00:29:57comme le pays
00:29:57le plus corrompu
00:29:58d'Europe
00:29:59il ne faut pas l'oublier
00:30:00tous les classements
00:30:01donnaient l'Ukraine
00:30:01le pays le plus corrompu
00:30:02d'Europe
00:30:03or quoi qu'on fasse
00:30:05on ne change pas
00:30:06on ne passe pas
00:30:07de totalement corrompu
00:30:08à totalement pur
00:30:09ça ce n'est pas vrai
00:30:09même dans les rêves
00:30:10et les contes de fées
00:30:11il faut être sérieux
00:30:13donc quand Zelensky
00:30:14a été élu
00:30:15il ne faut pas oublier
00:30:16que Zelensky a été élu
00:30:17avec l'appui financier
00:30:19parce qu'il faut des fonds
00:30:20pour être élu
00:30:20lui c'était un artiste
00:30:22comment il est devenu
00:30:23il est devenu président
00:30:24avec les fonds
00:30:26d'un milliardaire
00:30:27qui était notoirement connu
00:30:28comme étant un mafieux
00:30:29et qu'après
00:30:30il a eu un gros problème
00:30:31il a fallu qu'il l'évacue
00:30:33qu'il le fasse disparaître
00:30:34deux ans plus tard
00:30:35parce qu'il commençait
00:30:36à être un peu trop apparent
00:30:38donc on retrouve
00:30:39et depuis
00:30:41les scandales
00:30:41se succèdent au scandale
00:30:42il a viré
00:30:44pratiquement
00:30:44tous les collaborateurs
00:30:45qu'il avait autour de lui
00:30:46il a dû les virer
00:30:47les uns après les autres
00:30:48le problème
00:30:49c'est que si vous voulez
00:30:49quand vous avez tout le monde
00:30:50autour de vous
00:30:52qui est coupable de corruption
00:30:53et qu'on ne veut déjà
00:30:54de le chasser
00:30:55celui qui est au milieu
00:30:56on peut quand même
00:30:56se poser la question
00:30:57s'il est totalement blanc
00:30:59et quand on donne
00:31:0090 milliards d'euros
00:31:01aussi
00:31:02on a le droit de savoir
00:31:03où est cet argent
00:31:03et je ne sais pas si vous vous souvenez
00:31:04que les américains
00:31:05parce qu'il ne faut pas l'oublier
00:31:06Trump a supprimé les crédits
00:31:08mais pourquoi il a supprimé
00:31:10les crédits
00:31:10on n'en a pas beaucoup
00:31:11parlé en Europe
00:31:12ce n'était pas parce qu'il était
00:31:13contre
00:31:14il a dit
00:31:15le congrès américain
00:31:16et les chambres des représentants
00:31:17ont dit
00:31:18nous ne savons pas
00:31:19où passe l'argent
00:31:20qu'on envoie
00:31:21on n'a pas les preuves
00:31:23que tout l'argent
00:31:23est réellement utilisé
00:31:25sur les objectifs
00:31:26qu'on a fixés
00:31:27c'est à dire qu'il savait
00:31:28parfaitement
00:31:28qu'une partie
00:31:29était tournée en haute
00:31:30c'est ça le fond du problème
00:31:31donc les américains
00:31:32l'ont vu
00:31:33ont supprimé les crédits
00:31:35et nous
00:31:36on est
00:31:37apparemment
00:31:38en tout cas
00:31:38on va redonner de nouveau
00:31:39tout en sachant parfaitement
00:31:41qu'une partie
00:31:41va être
00:31:42va ruisseler
00:31:43comme on dit maintenant
00:31:44bon
00:31:44le détroit d'Hormuz
00:31:46tension maximale
00:31:49on va en parler dans un instant
00:31:50je voulais quand même vous montrer
00:31:51alors il y a une vidéo
00:31:52qui fait réagir
00:31:53notamment sur les réseaux sociaux
00:31:54c'est cette image
00:31:56du ministre de la santé hongrois
00:31:57devant une foule immense
00:31:59venue assister à l'investiture
00:32:01du premier ministre
00:32:03Peter Magyar
00:32:04et le ministre hongrois
00:32:05qui danse
00:32:06alors finalement
00:32:08ça fait réagir
00:32:09parce que ça dit beaucoup
00:32:10aujourd'hui peut-être
00:32:11Zénia Fédérovois
00:32:12des élites occidentales
00:32:14et on n'imagine pas
00:32:15Victor Orban
00:32:16danser de la sorte
00:32:17si vous voulez
00:32:17ça dit quelque chose
00:32:18et quand on a vu
00:32:19des hommes politiques danser
00:32:20en général
00:32:20ça ne se termine pas
00:32:21toujours très bien ensuite
00:32:23mais c'est vrai
00:32:24que la danse
00:32:25ça fait partie
00:32:26des communications
00:32:27on a vu Donald Trump
00:32:28qui fait sa fameuse danse
00:32:30c'est vrai
00:32:31c'est vrai que ça plaît
00:32:32à public
00:32:33et je pense que c'est ça
00:32:34ce qui plaît
00:32:34parce que ça rapproche
00:32:35en fait
00:32:36les gens
00:32:37la vraie question
00:32:38qu'est-ce que ça va dans
00:32:39en vraie politique
00:32:41c'est vrai
00:32:42qu'on n'imagine pas
00:32:43Victor Orban
00:32:43faire ça
00:32:44mais la vraie question
00:32:46qu'est-ce que sera
00:32:46le résultat
00:32:47parce qu'on a vu
00:32:48quelqu'un qui est très bon
00:32:49en communication
00:32:50mais en fait
00:32:51les résultats
00:32:52et je parle d'Emmanuel Macron
00:32:53étaient presque
00:32:54désastreux économiquement parlant
00:32:56pour la France
00:32:56même s'il n'a pas dansé
00:32:58peut-être éviter de danser
00:32:59d'être plus efficace
00:33:00c'est ça
00:33:01l'enseignement
00:33:02bon le détroit d'Ormous
00:33:03sous tension maximale
00:33:05les alertes se succèdent
00:33:07ces dernières minutes
00:33:08Washington et Téhéran
00:33:09vous le savez
00:33:10ont de nouveau frôlé
00:33:11l'affrontement direct
00:33:12au large des côtes iraniennes
00:33:13ces derniers jours
00:33:14menaces
00:33:15et démonstrations de force
00:33:17se poursuivent
00:33:19négociations
00:33:19également
00:33:20qui se poursuivent
00:33:21les dernières informations
00:33:22avec François Tiskevitch
00:33:23et nous décryptons
00:33:24tout cela ensuite
00:33:27Donald Trump attendait
00:33:29une réponse de l'Iran
00:33:30vendredi soir
00:33:31c'est finalement ce dimanche
00:33:33que Téhéran a répondu
00:33:34au plan américain
00:33:35pour mettre fin à la guerre
00:33:36une réponse
00:33:38transmise via le médiateur
00:33:39pakistanais
00:33:40et qui selon des médias
00:33:41d'état iranien
00:33:42est centré sur la fin
00:33:44de la guerre
00:33:44et la sécurité maritime
00:33:46pendant ce temps
00:33:47le bras de fer
00:33:48américano-iranien
00:33:49dans le stratégique
00:33:50des trois d'Ormous
00:33:51se poursuit
00:33:52selon le ministère
00:33:53qataris de la défense
00:33:54un navire commercial
00:33:56en provenance
00:33:57d'Abu Dhabi
00:33:57a été visé
00:33:58par un drone
00:33:59dans les eaux
00:34:00territoriales du Qatar
00:34:01avant de reprendre
00:34:02sa route
00:34:03sans dire explicitement
00:34:05qu'il l'avait visé
00:34:05l'Iran affirme
00:34:07que le bateau
00:34:08battait pavillon américain
00:34:09et appartenait
00:34:10aux Etats-Unis
00:34:11le régime iranien
00:34:12multiplie les salves
00:34:14de menaces verbales
00:34:15prévenant les américains
00:34:16et leurs alliés
00:34:17qu'ils n'étaient pas
00:34:17les bienvenus
00:34:18dans le détroit d'Ormous
00:34:21désormais
00:34:22les pays
00:34:22qui emboîteront
00:34:23le pas aux Etats-Unis
00:34:24en imposant
00:34:24des sanctions
00:34:25contre la république
00:34:26islamique d'Iran
00:34:27rencontreront
00:34:27certainement
00:34:28des difficultés
00:34:29pour traverser
00:34:29le détroit
00:34:31vendredi
00:34:31deux pétroliers
00:34:32iraniens
00:34:33ont été attaqués
00:34:34par l'armée
00:34:34américaine
00:34:35alors que Washington
00:34:36impose un blocus
00:34:37des ports iraniens
00:34:38depuis le 13 avril
00:34:39les Etats-Unis
00:34:40les pays du Golfe
00:34:41ont appelé jeudi
00:34:43le conseil de sécurité
00:34:44de l'ONU
00:34:44à exiger que l'Iran
00:34:45arrête d'empêcher
00:34:46la navigation dans le détroit
00:34:50Alors on voit
00:34:51tension toujours maximale
00:34:53Michel Fayad
00:34:53et en même temps
00:34:54on voit bien que
00:34:55pour parler
00:34:56les négociations se poursuivent
00:34:57puisque l'Iran
00:34:58a envoyé une réponse
00:34:59au plan américain
00:35:00aujourd'hui
00:35:01alors on en sait
00:35:02assez peu
00:35:03on sait juste
00:35:04que sur ce sujet
00:35:06et bien
00:35:07c'est l'Iran
00:35:09qui demande
00:35:09un plan de paix
00:35:10et une question
00:35:11sur le détroit d'Ormous
00:35:12plan de paix américain
00:35:13qui avait été déjà présenté
00:35:14Michel
00:35:15Oui bien sûr
00:35:16maintenant on va voir
00:35:17si les américains
00:35:18et les iraniens
00:35:18peuvent réconcilier
00:35:19des positions
00:35:20qui jusque là
00:35:21sont irréconciliables
00:35:22mais ce qui est aussi
00:35:24intéressant à voir
00:35:25ces derniers jours
00:35:26ces dernières semaines
00:35:27ça a été les positions
00:35:28prises par les pays arabes
00:35:29du Golfe
00:35:30parce que vous avez
00:35:31aujourd'hui
00:35:31une Arabie saoudite
00:35:32qui a négocié
00:35:33elle
00:35:34avec les iraniens
00:35:36pour que ses bateaux
00:35:37ceux d'Aramco
00:35:38sa compagnie pétrolière
00:35:40puissent sortir
00:35:41du détroit d'Ormous
00:35:41elle a négocié
00:35:43avec les outils du Yémen
00:35:44pour ne pas qu'ils bombardent
00:35:45leur gisement
00:35:46donc l'Arabie saoudite
00:35:48apparemment
00:35:48d'après les renseignements
00:35:50qui ont été dévoilés
00:35:52dans la presse américaine
00:35:53sont derrière
00:35:53en fait
00:35:54le changement d'attitude
00:35:55de Trump
00:35:55qui voulait au départ
00:35:56faire son projet
00:35:57de la liberté
00:35:57bloquer le détroit d'Ormous
00:35:59bloquer les iraniens
00:36:00etc
00:36:00puis tout s'est un peu
00:36:02décanté
00:36:02on est allé
00:36:03sur la table
00:36:04des négociations
00:36:04parce que les saoudiens
00:36:06ont mis cette pression
00:36:07et là aujourd'hui
00:36:08on a appris
00:36:09d'autres choses
00:36:09on a appris
00:36:10que les qataris
00:36:11sont apparemment
00:36:11en train de faire de même
00:36:12pour que leur bateau
00:36:13de gaz naturel liquéfié
00:36:15puisse passer
00:36:16le détroit d'Ormous
00:36:17et donc ça
00:36:18c'est d'un côté
00:36:19donc saoudien
00:36:19qataris
00:36:20qui essayent
00:36:21de se rapprocher
00:36:21de l'Iran
00:36:22quitte à payer l'Iran
00:36:23et payer les outils
00:36:24et de l'autre côté
00:36:25on a les émirats arabes unis
00:36:26qui se sont rapprochés
00:36:28énormément d'Israël
00:36:29qui bénéficient
00:36:30du dôme de fer israélien
00:36:32et on entend là
00:36:34dorénavant
00:36:34peut-être que le Bahreïn
00:36:35et le Koweït
00:36:36pourraient imiter
00:36:37les émirats arabes unis
00:36:38et avoir eux aussi
00:36:39un dôme de fer israélien
00:36:40qui les protège
00:36:40à cela
00:36:42il faut ajouter
00:36:43qu'il y a apparemment
00:36:44une base secrète israélienne
00:36:45sur le territoire irakien
00:36:47et qui bombarderaient l'Iran
00:36:49ce qui est incroyable
00:36:49puisque en Iran
00:36:50en Irak
00:36:51vous avez
00:36:51les Hachal Shahabi
00:36:53c'est-à-dire le proxy iranien
00:36:54en Irak
00:36:54qui est présent
00:36:56qui a fait énormément
00:36:57de frappes
00:36:58sur les américains
00:36:59notamment
00:37:00et donc
00:37:01dans ce même pays
00:37:02il y aurait donc
00:37:03une base secrète israélienne
00:37:04il y a quand même
00:37:04beaucoup de choses
00:37:05qui se sont passées
00:37:06ces derniers jours
00:37:07qui changent radicalement
00:37:09la situation
00:37:10telle qu'on nous l'avait présentée
00:37:11jusque-là
00:37:12Alain Jouillet
00:37:13oui sur la base
00:37:14c'est intéressant
00:37:14sur la base
00:37:15en réalité
00:37:15j'excuse
00:37:16tout à fait
00:37:17mais pour compléter
00:37:17ce que vous venez de dire
00:37:19la base en question
00:37:20c'était pas une base
00:37:21pour faire des raids aériens
00:37:22c'est une base
00:37:23dans laquelle
00:37:24il y avait les équipes
00:37:25de ce qu'on appelle
00:37:26search and rescue
00:37:26c'est-à-dire les équipes
00:37:28qui étaient chargées
00:37:28de récupérer
00:37:29les pilotes américains
00:37:31ou israéliens
00:37:31qui pouvaient être abattus
00:37:32en territoire iranien
00:37:33il fallait
00:37:34compte tenu que
00:37:35ce sont des hélicoptères
00:37:36ça peut pas aller très loin
00:37:38il faut qu'ils soient
00:37:38proches de la frontière
00:37:40donc c'est ça
00:37:41ils ont fait une base
00:37:41mais ceci dit
00:37:42c'est incroyable
00:37:43penser qu'ils ont pu
00:37:44faire une base
00:37:45en plein au coeur
00:37:46d'un pays
00:37:47qui n'est pas particulièrement
00:37:48ami des américains
00:37:49et des israéliens
00:37:50pour pouvoir faire
00:37:51cette opération
00:37:52mais moi je voudrais
00:37:53revenir sur une chose
00:37:53c'est
00:37:54ce qui s'enrêne se passer
00:37:56c'est très intéressant
00:37:57ce qu'il a dit tout à l'heure
00:37:59ce que vous avez dit
00:37:59c'est que
00:38:01le monde arabe
00:38:02les pays du Proche-Orient
00:38:04qui ont fait
00:38:04une confiance absolue
00:38:06pour leur défense
00:38:07aux Etats-Unis
00:38:07il faut le dire
00:38:08en acceptant
00:38:09des bases américaines
00:38:10au Qatar
00:38:10en Arabie
00:38:11partout
00:38:14ils se sont pris
00:38:15une volée
00:38:16à base de drones
00:38:17et de missiles
00:38:18qui tiraient
00:38:19bien sûr
00:38:20sur les bases américaines
00:38:21mais en ont subi
00:38:22les conséquences
00:38:22donc maintenant
00:38:23c'est très intéressant
00:38:24il y a le réalisme arabe
00:38:25qui est en train
00:38:26de se mettre en place
00:38:26qui fait qu'ils disent
00:38:27ben non
00:38:28on peut pas faire confiance
00:38:29aux américains totalement
00:38:30parce que regardez
00:38:32ce qui nous est arrivé
00:38:32il faut aussi qu'on négocie
00:38:34donc ils sont en train
00:38:36effectivement
00:38:36de faire un jeu
00:38:37de rééquilibrage
00:38:37entre les deux parties
00:38:39mais quand on voit
00:38:40qu'en même temps
00:38:41ces gens-là
00:38:42qui sont des mondes arabes
00:38:44disent aux Israéliens
00:38:46vous allez nous payer
00:38:47nous faire des dômes
00:38:48comme vous avez chez vous
00:38:49pour nous protéger
00:38:50parce qu'on a plus confiance
00:38:52dans les américains
00:38:52on voit que la situation
00:38:54est beaucoup plus complexe
00:38:55qu'on ne le croit
00:38:55il n'y a pas
00:38:56il n'y a pas des blocs
00:38:57en définitive
00:38:58tout le monde
00:38:58est avec tout le monde
00:38:59contre tout le monde
00:39:01et là
00:39:02Trump
00:39:02il est dans une impasse totale
00:39:04c'est pour ça que
00:39:05ce qu'il faut
00:39:06je crois
00:39:07ce qu'il faut bien regarder
00:39:08aujourd'hui
00:39:08c'est que la négociation
00:39:09elle est inévitable
00:39:10entre les deux parties
00:39:12avec un Trump
00:39:12qui a besoin
00:39:13de faire ça
00:39:13le plus vite possible
00:39:14parce que plus ça traîne
00:39:15plus il va perdre
00:39:16les mi-termes aux Etats-Unis
00:39:17il faut le savoir
00:39:18il ne faut jamais l'oublier
00:39:20donc lui
00:39:20d'un côté
00:39:21il est bloqué
00:39:21de l'autre côté
00:39:23vous avez
00:39:24tous ces pays
00:39:25qui ont envie
00:39:26de voir un peu
00:39:26la circulation
00:39:27sur les trois dormus
00:39:29se refaire
00:39:30et pour y arriver
00:39:31les Iraniens
00:39:32qui vous disent
00:39:33attendez
00:39:33on s'est fait avoir
00:39:34une fois
00:39:35on a signé
00:39:35avec les occidentaux
00:39:36un accord sur le nucléaire
00:39:38que vous n'avez pas respecté
00:39:39n'oubliez pas
00:39:40que Trump
00:39:41a dénoncé
00:39:42l'accord sur le nucléaire
00:39:43et ils disent
00:39:44nous maintenant
00:39:45on ne lâchera
00:39:46quoi que ce soit
00:39:46qu'à partir du moment
00:39:47on est sûr
00:39:48qu'il y aura véritablement
00:39:49la paix
00:39:49et une levée des sanctions
00:39:50donc tout ce qui se passe
00:39:52les tirs
00:39:53sur un bateau
00:39:54ou sur un autre
00:39:55excusez-moi de vous dire ça
00:39:56parce que c'est des péripéties
00:39:57c'est ça
00:39:58c'est à dire que
00:39:59finalement on voit bien
00:40:00que les discussions
00:40:00se poursuivent
00:40:01parce que Donald Trump
00:40:02est pressé
00:40:02aussi
00:40:03il y a cette réalité
00:40:04très bien rappelée
00:40:04par Alain Juillet
00:40:06et en même temps
00:40:07la question de l'uranium
00:40:08par exemple
00:40:09elle ne fait pas partie
00:40:10du plan
00:40:12des Iraniens
00:40:13il n'est pas question
00:40:13pour les Iraniens
00:40:14de toucher à l'uranium
00:40:15donc c'est ça
00:40:15qui va bloquer
00:40:16donc voilà
00:40:16c'est une impasse
00:40:17pour Donald Trump
00:40:18c'est une impasse
00:40:18les Iraniens
00:40:19comprend très bien
00:40:20que Donald Trump
00:40:21cherche une sortie
00:40:22qui peut l'amener
00:40:23plutôt en victoire
00:40:24qu'en défaite
00:40:25et je pense qu'il utilise ça
00:40:27juste maintenant
00:40:28je viens de lire
00:40:29que
00:40:30Pakistan a passé
00:40:32une réponse
00:40:33d'Iran
00:40:33aux Etats-Unis
00:40:34et apparemment
00:40:35selon les médias
00:40:36en tous les cas pakistanais
00:40:37il y a une partie
00:40:39il y a une clause
00:40:39sur
00:40:40laisser-se le feu
00:40:41en Liban
00:40:41ce qui confirme
00:40:43ce que vous avez dit
00:40:44sur Liban
00:40:45et sur Hezbollah
00:40:46mais sur
00:40:47l'uranium
00:40:47il y a une solution
00:40:50mais pour l'instant
00:40:52ni côté iranien
00:40:53ni côté américain
00:40:55ne sont pas acceptés
00:40:56la Russie peut récupérer
00:40:58l'uranium
00:40:59qu'elle a déjà fait
00:41:01à l'époque
00:41:01et ça
00:41:02donne une transparence
00:41:03nécessaire
00:41:04sous le contrôle
00:41:05des agences
00:41:06internationales atomiques
00:41:07pour contrôler
00:41:08jusqu'à où
00:41:09et comment
00:41:10cet uranium
00:41:10est utilisé
00:41:12il peut l'accepter
00:41:13Donald Trump
00:41:13pardonnez-moi
00:41:14je vous coûte
00:41:14mais il peut l'accepter
00:41:15ça sera difficile
00:41:16pour Donald Trump
00:41:17d'avoir un accord
00:41:19d'Iran
00:41:19de complètement
00:41:20rejeter l'idée
00:41:21des atomes pacifiques
00:41:24vous savez
00:41:25l'uranium
00:41:25qui est utilisé
00:41:26pour les programmes pacifiques
00:41:28je pense que ça
00:41:29sera très compliqué
00:41:30parce que l'Iran
00:41:31est convaincu
00:41:31qu'il a le droit
00:41:32de l'avoir
00:41:33et je pense que
00:41:35c'est ça aujourd'hui
00:41:36la question
00:41:36la plus importante
00:41:38plus importante
00:41:38qu'est l'hémicycle balistique
00:41:40plus importante
00:41:41qu'est l'SSLF
00:41:42en Liban
00:41:43voilà
00:41:44c'est ça
00:41:44c'est vraiment
00:41:45la question
00:41:45de l'uranium
00:41:46le coeur
00:41:47des négociations
00:41:47et tant qu'il n'y aura
00:41:49pas de règlement
00:41:49autour de cette question
00:41:50rien ne se passera
00:41:51ça restera l'impasse
00:41:52à l'enjuvier
00:41:53oui avec
00:41:54comme vient de Rzenia
00:41:55avec un problème
00:41:57c'est que
00:41:58qu'on dise à un pays
00:41:59vous n'avez pas le droit
00:42:00d'avoir du nucléaire militaire
00:42:02c'est impossible
00:42:02on vous l'interdit
00:42:04ça peut se comprendre
00:42:05ça se comprend
00:42:06et c'est logique
00:42:07bon
00:42:07et dans ce cadre là
00:42:08vous devez mettre
00:42:09à l'extérieur de chez vous
00:42:11votre stock d'uranium
00:42:12à 60%
00:42:14c'est logique
00:42:15par contre
00:42:16qu'on dise à un pays
00:42:16comme ça a été dit
00:42:17au début des négociations
00:42:18vous avez interdiction
00:42:20de faire
00:42:21d'avoir une activité nucléaire
00:42:23c'est le condamner
00:42:25à ne pas avoir
00:42:25de nucléaire civil
00:42:26alors ça
00:42:26pratiquement tous
00:42:27les pays du monde
00:42:28actuellement
00:42:29travaillent
00:42:29avec des petites centrales
00:42:31enfin beaucoup de pays
00:42:31dans le monde
00:42:32avec des petites centrales nucléaires
00:42:34ne serait-ce que
00:42:34pour le dessalement d'eau
00:42:35ou autre chose
00:42:36donc il faut trouver
00:42:38un équilibre
00:42:38et c'est toute la difficulté
00:42:39ce que disait Xenia
00:42:40c'est très difficile
00:42:41aujourd'hui
00:42:42d'arriver à trouver
00:42:43un équilibre
00:42:43entre les Iraniens
00:42:45qui veulent évidemment
00:42:46ils maximisent
00:42:47de leur côté
00:42:48les Américains
00:42:49qui veulent trouver
00:42:49une solution
00:42:50pour éviter
00:42:51d'avoir de nouveau
00:42:52des problèmes
00:42:52et puis
00:42:53ne l'oublions pas
00:42:54quand même
00:42:54la pression israélienne
00:42:56qui elle
00:42:56est pour rien du tout
00:42:57parce que la pression
00:42:59israélienne
00:42:59est claire
00:43:00c'est pas de nucléaire
00:43:03d'ailleurs
00:43:03Benjamin Netanyahou
00:43:04l'a rappelé
00:43:05il y a quelques minutes
00:43:05la guerre en Iran
00:43:06n'est pas finie
00:43:07il faut encore retirer
00:43:08l'uranium iranien
00:43:09voilà ce qu'affirme
00:43:10Benjamin Netanyahou
00:43:11je voulais vous entendre aussi
00:43:13alors faire un focus
00:43:14sur ces fameux câbles
00:43:15puisque aujourd'hui
00:43:16la république islamique d'Iran
00:43:17elle dispose
00:43:18de plusieurs leviers
00:43:20pour faire pression
00:43:21sur le monde
00:43:22sur les Etats-Unis
00:43:23ces câbles
00:43:24les fameux
00:43:25câbles numériques
00:43:27puisque l'Iran
00:43:28menace les câbles
00:43:29internet sous-marins
00:43:30du détroit d'Hormuz
00:43:31armes donc redoutables
00:43:33puisque Michel Fayad
00:43:34ces câbles
00:43:35permettent notamment
00:43:36des transactions financières
00:43:37numériques
00:43:38dans le monde entier
00:43:38donc si effectivement
00:43:41l'Iran s'en prend
00:43:42à ces câbles
00:43:43ça peut être catastrophique
00:43:44donc c'est un levier
00:43:45supplémentaire
00:43:46vous avez le détroit d'Hormuz
00:43:47vous avez ces câbles
00:43:48ce qui fait qu'aujourd'hui
00:43:49finalement
00:43:50la république islamique d'Iran
00:43:51elle a pas mal de clés
00:43:53dans sa poche
00:43:54il est clair que l'Iran
00:43:55a énormément d'atouts
00:43:56de clés
00:43:57de leviers
00:43:58pour faire mal
00:43:59pour faire pression
00:44:01etc
00:44:01mais en même temps
00:44:02il faut quand même
00:44:03dire que l'Iran
00:44:04aussi a ses faiblesses
00:44:05c'est-à-dire qu'il a
00:44:06ses atouts
00:44:07et ses faiblesses
00:44:07comme chaque pays
00:44:08d'ailleurs
00:44:08mais je veux dire
00:44:10oui l'Iran
00:44:11a des atouts
00:44:12ne serait-ce que
00:44:12le fait qu'ils aient
00:44:13les quatrièmes
00:44:14plus grosses réserves
00:44:15de pétrole au monde
00:44:16les plus grandes réserves
00:44:16de gaz au monde
00:44:17également des métaux
00:44:19ils ont du lithium
00:44:19de l'uranium
00:44:20ils ont beaucoup de choses
00:44:21eux-mêmes
00:44:21ils ont également
00:44:23ce détroit d'Hormuz
00:44:24qui il y a quelques jours
00:44:25les Iraniens ont dit
00:44:26que c'était même
00:44:27plus important
00:44:28qu'une bombe atomique
00:44:29pour eux
00:44:29et hier même
00:44:30le conseiller militaire
00:44:31du guide suprême
00:44:32donc Morsen Rezae
00:44:33qui pour moi
00:44:34est aujourd'hui
00:44:34le vrai décideur en Iran
00:44:35a déclaré
00:44:37qu'il y avait
00:44:39no way forward
00:44:40no way back
00:44:40c'est-à-dire
00:44:41ils vont plus changer
00:44:43la situation
00:44:43telle qu'ils l'ont obtenue
00:44:44sur le détroit d'Hormuz
00:44:45ils ne reviendront pas
00:44:46à la situation d'avant
00:44:47ils ne la changeront pas
00:44:48donc ça vous montre
00:44:50leur stratégie
00:44:51mais en même temps
00:44:52on sait que
00:44:53leurs stocks se remplissent
00:44:55ils ne peuvent plus produire
00:44:56comme ils produisaient
00:44:57ils ont donc
00:44:58un sérieux problème
00:44:59parce que
00:44:59c'est un pays
00:45:00qui a
00:45:01deux grands problèmes
00:45:02en fait
00:45:03l'Iran d'un point
00:45:03à part la crise économique
00:45:05et les problèmes
00:45:07de production
00:45:07il y a un
00:45:08l'essence
00:45:08et si jamais
00:45:09il n'y a plus de pétrole produit
00:45:11il y aura un énorme problème
00:45:12encore plus
00:45:12qu'aujourd'hui
00:45:14et avant
00:45:14et l'autre problème
00:45:15c'est l'eau
00:45:16parce qu'avant la guerre
00:45:18figurez-vous
00:45:18il a été mention
00:45:19que les Iraniens
00:45:20voulaient déplacer
00:45:21la capitale
00:45:22parce que Téhéran
00:45:23n'avait plus suffisamment
00:45:24d'eau
00:45:24donc imaginez
00:45:25que les Américains
00:45:26et les Israéliens
00:45:27s'amusent
00:45:27entre guillemets
00:45:28à bombarder
00:45:29des unités
00:45:30de dessalement d'eau
00:45:31en Iran
00:45:32mais l'Iran
00:45:32c'est terminé
00:45:33en fait
00:45:33donc ils ont des atouts
00:45:35ils ont aussi
00:45:36leur faiblesse
00:45:36comme chaque pays
00:45:37mais il faut quand même
00:45:38rappeler à mon sens
00:45:38les deux côtés
00:45:39mais justement
00:45:40les capacités
00:45:40Alain Juillet
00:45:41les capacités de l'Iran
00:45:42elles sont loin
00:45:43d'être épuisées
00:45:43ou pas
00:45:44c'est une question
00:45:44à laquelle on a du mal
00:45:45à répondre encore
00:45:46aujourd'hui
00:45:46ah non
00:45:47ils ont encore
00:45:48beaucoup de possibilités
00:45:49même militaires
00:45:50on sait qu'ils ont
00:45:51d'après les dernières
00:45:53estimations
00:45:53il y avait au moins
00:45:54au moins
00:45:552000 missiles
00:45:56encore disponibles
00:45:56c'est à dire
00:45:57une quantité
00:45:58équivalente
00:45:59à ce qu'on croyait
00:45:59qu'ils avaient
00:46:00au début de la guerre
00:46:01donc si vous voulez
00:46:03il n'y a pas que ça
00:46:03ils ont des moyens
00:46:05ils ont des moyens
00:46:05d'agir
00:46:05ils ont surtout
00:46:06une chose extraordinaire
00:46:07parce que ça
00:46:08on l'a découvert
00:46:09au fur et à mesure
00:46:10de cette guerre
00:46:11c'est qu'ils se sont
00:46:12préparés
00:46:12à travailler
00:46:13de manière totalement
00:46:14autonome
00:46:15les uns et les autres
00:46:15c'est à dire
00:46:16que si vous voulez
00:46:16nous on est un état jacobin
00:46:18donc tout passe par Paris
00:46:19c'est clair
00:46:20mais eux non
00:46:22eux c'est les régions
00:46:23et on descend même
00:46:24en dessous
00:46:24au niveau des départements
00:46:25enfin là-bas
00:46:26c'est pas des régions
00:46:26des départements
00:46:27mais c'est le même principe
00:46:28c'est à dire que
00:46:29tout est décentralisé
00:46:30et oui
00:46:31c'est une défense
00:46:32tout à fait différente
00:46:33de la nôtre
00:46:33et du même coup
00:46:34c'est très difficile
00:46:35parce que vous détruisez
00:46:36un côté
00:46:38je voudrais aussi ajouter
00:46:39une chose
00:46:39il ne faut pas oublier
00:46:40parce que vous parlez
00:46:41des étroits d'Hormuz
00:46:42et des câbles
00:46:42il ne faut pas oublier
00:46:43que quand il y a une guerre
00:46:45à la fin de la guerre
00:46:46normalement la puissance
00:46:48qui a agressé
00:46:49ou celle en tout cas
00:46:49qui a perdu
00:46:50doit payer des réparations
00:46:52vous savez
00:46:52pour reconstruire le pays
00:46:53qui va reconstruire en Iran
00:46:55alors évidemment
00:46:56les américains vous disent
00:46:57c'est pas moi
00:46:57c'est clair
00:46:58n'il dit l'israélien
00:46:59donc comment faire
00:47:00pour reconstruire l'Iran
00:47:01il y a une solution
00:47:02très simple
00:47:02les iraniens l'avaient dit
00:47:03au début en disant
00:47:04on taxe tous les bateaux
00:47:05qui passent
00:47:07à Hormuz
00:47:07et ça nous fait
00:47:08ils avaient calculé
00:47:0930 milliards
00:47:10ça nous rapporte
00:47:1030 milliards de dollars
00:47:11par an
00:47:12donc on va reconstruire
00:47:13comme ça
00:47:13comme ils voient que
00:47:15comme ça a été rappelé
00:47:17et que vous l'avez
00:47:17justement rappelé
00:47:18maintenant ils ont besoin
00:47:19aussi que leur bateau passe
00:47:20et que tout le monde passe
00:47:21alors on commence à dire
00:47:22et si on taxait les câbles
00:47:23c'est exactement la même chose
00:47:24ils sont en train
00:47:25dans le cadre de la négociation
00:47:27c'est de la négociation
00:47:28de la paix
00:47:30ils sont en train
00:47:30de préparer
00:47:32comment ils vont
00:47:32reconstruire le pays
00:47:33parce qu'il va bien falloir
00:47:35que quelqu'un paye
00:47:35et c'est pas eux
00:47:36donc ils se projettent
00:47:37projetons-nous aussi
00:47:38si vous le voulez bien
00:47:39puisqu'il y a un rendez-vous majeur
00:47:42cette semaine
00:47:43Xenia Fedorová
00:47:44jeudi
00:47:44Donald Trump
00:47:45attendu
00:47:46en Chine rencontre
00:47:47Donald Trump
00:47:47Xi Jinping
00:47:49on le sait
00:47:50est-ce qu'il va y avoir
00:47:52des revirements majeurs
00:47:53après cette rencontre
00:47:54on va bien le voir
00:47:55mais des sujets sensibles
00:47:56qui seront abordés
00:47:57absolument
00:47:58vous savez
00:47:59avec cette guerre en Iran
00:48:01je pense que
00:48:02l'opinion
00:48:03des pays
00:48:04du sud global
00:48:05ils sont encore une fois
00:48:07changés
00:48:07beaucoup
00:48:08parce qu'ils voient
00:48:10les Etats-Unis
00:48:10comme une puissance
00:48:12qui a
00:48:13cette dominance
00:48:14qui profite
00:48:16en fait
00:48:16tous ces pays
00:48:17qui ont le pétrole
00:48:18par exemple
00:48:19regardez ce qui est passé
00:48:20comment le sud global
00:48:21voit la situation
00:48:22en Venezuela
00:48:22par exemple
00:48:23ils ne voient pas ça
00:48:24très bien
00:48:24ni en Iran
00:48:25donc aujourd'hui
00:48:26l'Iran commence à jouer
00:48:27un rôle plutôt
00:48:28comme une résistante
00:48:29à la puissance américaine
00:48:31et à la puissance
00:48:32de cette Occidente
00:48:33qui ne plaît pas du tout
00:48:34et donc pour revenir
00:48:36à la Chine
00:48:36je pense que la Chine
00:48:38va jouer un rôle
00:48:38très important
00:48:39parce que l'image
00:48:40de la Chine
00:48:41va changer
00:48:42parce qu'aujourd'hui
00:48:43Xi Jinping
00:48:45porte une image
00:48:46beaucoup plus sérieuse
00:48:47en fait
00:48:48qu'est Donald Trump
00:48:50même si Donald Trump
00:48:51est en tête
00:48:53d'une grande puissance
00:48:54militaire économique
00:48:55la Chine
00:48:56est beaucoup plus
00:48:57comment dire
00:48:58réservée
00:48:58sur le sujet
00:48:59beaucoup plus pragmatique
00:49:01et en fait
00:49:02je pense que
00:49:03ça va jouer
00:49:04un rôle
00:49:05dans les yeux
00:49:06encore une fois
00:49:06des sud global
00:49:07des pays
00:49:07des Libriques
00:49:08ça va élever
00:49:09l'image de la Chine
00:49:10je pense
00:49:10on va retrouver
00:49:11Shan Weizhang
00:49:12juste avant
00:49:13une intervention
00:49:13de Michel Fayad
00:49:14vous vouliez ajouter
00:49:15un élément
00:49:15je voulais juste ajouter
00:49:16que c'est très important
00:49:18pour Trump
00:49:18de convaincre la Chine
00:49:20également
00:49:20de fournir
00:49:21les métaux nécessaires
00:49:22au propre armement
00:49:23des Etats-Unis
00:49:24parce que pour cette guerre
00:49:25il faut des métaux
00:49:26et les métaux
00:49:27sont entre les mains
00:49:28des Chinois
00:49:29donc il y a cet aspect là
00:49:30je pense qu'il faut les rappeler
00:49:31interdépendance économique
00:49:32au fond
00:49:32à l'1 juillet
00:49:33entre la Chine
00:49:33et les Etats-Unis
00:49:34c'est une réalité
00:49:35qu'il faut prendre en compte
00:49:36réalité commerciale
00:49:37on va retrouver
00:49:38Shan Weizhang
00:49:39qui est avec nous
00:49:39journaliste
00:49:41depuis Pékin
00:49:42CGTN
00:49:43mes chers Shan Weizhang
00:49:44bonjour
00:49:45très heureux de vous retrouver
00:49:46dans l'heure inter
00:49:47qu'est-ce qu'on peut
00:49:50attendre
00:49:51de cette visite
00:49:52est-ce qu'on peut attendre
00:49:52des revirements majeurs
00:49:54selon vous
00:49:54on annonce donc
00:49:55jeudi prochain
00:49:56visite
00:49:57Donald Trump
00:49:58Xi Jinping
00:50:00personnellement je l'espère
00:50:01il faut que cette visite
00:50:02débouche
00:50:03sur de réelles améliorations
00:50:04surtout poser
00:50:05un cadre
00:50:06pour gérer les divergences
00:50:07pour stabiliser
00:50:08les relations économiques
00:50:09et surtout
00:50:10les relations économiques
00:50:11pour le second semestre
00:50:12et pour éviter
00:50:13les dérapages
00:50:13et regardez aujourd'hui
00:50:14le monde entier en parle
00:50:16tous les marchés
00:50:17la scrutent
00:50:17c'est bien la preuve
00:50:18que la relation
00:50:19entre la Chine
00:50:19et les Etats-Unis
00:50:20n'est pas une affaire bilatérale
00:50:22comme une autre
00:50:22elle est devenue
00:50:23le pivot du système
00:50:24international
00:50:25et si cette visite
00:50:26aura lieu
00:50:27parce que pour le moment
00:50:27ça n'a pas encore été annoncé
00:50:29par la Chine
00:50:29ce sera la toute première
00:50:31visite d'Etat
00:50:32du second mandat de Trump
00:50:34c'est une volonté claire
00:50:35l'idée c'est de relancer
00:50:37activement
00:50:38les échanges
00:50:38au plus haut niveau
00:50:39dans la continuité directe
00:50:41de l'entretien téléphonique
00:50:42entre les deux chefs d'Etat
00:50:43et aussi du sommet
00:50:44de Busan
00:50:45en République de Corée
00:50:46de l'automne dernier
00:50:47les Etats-Unis
00:50:48cette année
00:50:48accueillent le G20
00:50:50et la Chine
00:50:50accueillera
00:50:52l'APEC
00:50:52donc cela veut dire
00:50:53que les deux plus
00:50:54grandes économies du monde
00:50:55vont à quelques mois
00:50:56d'intervalle
00:50:57présiter à tour à tour
00:50:58les deux principales
00:51:00enceintes de gouvernance
00:51:01économique mondiale
00:51:02et puis il y a aussi
00:51:03d'autres sujets
00:51:04climat
00:51:05prolifération nucléaire
00:51:06l'intelligence artificielle
00:51:07finance mondiale
00:51:08crise régionale
00:51:09dont peut-être
00:51:11l'Iran
00:51:11et aussi dans quelques
00:51:12autres régions
00:51:13sur chacun d'entre eux
00:51:15une rivalité
00:51:15sino-américaine
00:51:16non régulée
00:51:17se payera au prix fort
00:51:19et c'est toute la communauté
00:51:20internationale
00:51:21qui en paierait la facture
00:51:22donc côté bilatéral
00:51:23et multilatéral
00:51:24tout est lié
00:51:25et puis il faut aussi
00:51:26bien comprendre
00:51:26le contexte
00:51:27dans lequel Trump
00:51:28vient en Chine
00:51:29pour faire ce déplacement
00:51:30si ce sera le cas
00:51:31c'est qu'à six mois
00:51:33des élections
00:51:33de mi-mandat
00:51:34les promesses
00:51:35de campagne
00:51:36de Trump
00:51:36sur les pouvoirs d'achat
00:51:38sur l'inflation
00:51:39sur l'emploi industriel
00:51:40peinent à se matérialiser
00:51:42aux Etats-Unis
00:51:42donc cette rencontre
00:51:43si elle aura lieu
00:51:44sera très très important
00:51:46pour Trump
00:51:46alors vous nous dites
00:51:47si elle a lieu
00:51:48ce n'est pas encore sûr
00:51:50visiblement en tout cas
00:51:51côté chinois
00:51:51nous ici on nous annonce
00:51:52alors il y a quelques minutes
00:51:53des pourparlers commerciaux
00:51:54entre Chinois et Américains
00:51:56mais en Corée du Sud
00:51:57la semaine prochaine
00:51:58selon la télévision chinoise
00:52:00est-ce que vous confirmez ?
00:52:01Voilà l'information
00:52:02qui nous est parvenue
00:52:02il y a quelques minutes
00:52:04Je la confirme
00:52:06et en fait c'est tout à fait
00:52:07ce qui s'est passé
00:52:08il y a à peu près une heure
00:52:10ça a été déjà annoncé par la Chine
00:52:12et c'est très important
00:52:13parce qu'on voit
00:52:14qu'il y a des consultations économiques
00:52:16entre les deux pays
00:52:17qui vont avoir lieu
00:52:17donc mardi et mercredi prochain
00:52:19en République de Corée
00:52:20donc en fait
00:52:21ce qui se passe en ce moment
00:52:22c'est que cette négociation
00:52:24c'est aussi
00:52:25ça se prolonge
00:52:26par les six cycles
00:52:28de consultations chino-américaines
00:52:29menées depuis 2025
00:52:30et en fait
00:52:31on le rappelle
00:52:32que l'année dernière
00:52:33les consultations ont déjà
00:52:34permis à une véritable désescalade
00:52:36donc Washington a supprimé
00:52:3791% de ses droits
00:52:39de douane punitive
00:52:40visant la Chine
00:52:41et suspendu
00:52:4124% de ses droits
00:52:43dits réciproques
00:52:44et Beijing
00:52:44du côté de la Chine
00:52:45a procédé
00:52:46les ajustements correspondants
00:52:48donc en fait
00:52:48la Chine veut acheter
00:52:50et ce sont les Américains
00:52:51qui souvent refusent
00:52:52de vendre
00:52:52par exemple
00:52:53dans les domaines
00:52:54du semi-conducteur avancé
00:52:55sur les équipements de pointe
00:52:57sur les technologies critiques
00:52:58la Chine est prête
00:53:00aujourd'hui
00:53:00à signer des grands contrats
00:53:01mais ce sont les restrictions
00:53:03à l'exportation
00:53:04imposées par Washington
00:53:05souvent couvertes
00:53:07par par exemple
00:53:08sécurité nationale
00:53:09du côté des Etats-Unis
00:53:10c'est ça qui bloque
00:53:11les flux
00:53:12et si les Etats-Unis
00:53:13veulent vraiment
00:53:14réduire le déficit
00:53:15commercial
00:53:16et bien la solution
00:53:17est entre leurs mains
00:53:18c'est à dire
00:53:18il faut assouplir
00:53:19les contrôles
00:53:20à l'exportation
00:53:22merci beaucoup
00:53:23Chan-Wizong
00:53:24pour toutes ces précisions
00:53:25Chan-Wizong
00:53:26depuis Pékin
00:53:26on vous retrouvera
00:53:28prochainement
00:53:28sur notre antenne
00:53:29puisque Xenia
00:53:30alors c'est ça
00:53:30qui est intéressant
00:53:31et Alain Juillet
00:53:33le monde entier
00:53:34aura les yeux rivés
00:53:35sur cette rencontre
00:53:36si elle a lieu
00:53:37Donald Trump
00:53:38Xi Jinping
00:53:39ça veut dire
00:53:39que ce sont
00:53:40les deux grandes puissances
00:53:41mondiales
00:53:42qui vont se rencontrer
00:53:42et peut-être
00:53:43avec des conséquences
00:53:44et des revirements majeurs
00:53:46oui tout à fait
00:53:48parce qu'il faut bien voir
00:53:48que ce sont
00:53:50deux empires
00:53:51c'est les empires
00:53:52qui dominent le monde
00:53:53c'est clair
00:53:53la grande différence
00:53:55c'est qu'il y a
00:53:55à l'époque du président Biden
00:53:57Biden avait
00:53:57quand il avait rencontré
00:53:58Xi Jinping à Genève
00:54:01à l'époque
00:54:02Xi Jinping lui avait dit
00:54:03mais pourquoi voulez-vous
00:54:04qu'on se fasse la guerre
00:54:06et Biden avait dit
00:54:07parce que nous sommes
00:54:08les leaders mondiaux
00:54:10et aujourd'hui
00:54:11le problème justement
00:54:12avec Trump
00:54:13qui se replie
00:54:14dans le cadre
00:54:14de la doctrine de Monroe
00:54:15sur l'Amérique
00:54:16le véritable enjeu
00:54:18de cette réunion
00:54:19c'est de dire
00:54:19il y a deux empires
00:54:21dans le monde
00:54:21qui ne se font pas
00:54:22la guerre
00:54:23et qui vivent
00:54:25en coexistence
00:54:26pacifique
00:54:26c'est ça
00:54:27c'est la clé
00:54:28de cette rencontre
00:54:30elle est là
00:54:30et comme l'a très bien
00:54:31la journaliste chinoise
00:54:35au niveau des américains
00:54:37Trump il a besoin de ça
00:54:38parce qu'il a besoin
00:54:39de la paix
00:54:40il s'est fait lire
00:54:41sur la paix
00:54:41il s'est fait lire
00:54:42sur le développement économique
00:54:44et il y a quand même
00:54:45c'est pas le cas
00:54:45donc il faut qu'il fasse
00:54:46la peine par de tous les côtés
00:54:47et qu'il s'arrange
00:54:48mais du côté chinois
00:54:50il ne faut quand même
00:54:50pas oublier non plus
00:54:51n'oublions pas
00:54:52que Yiping
00:54:53chez lui
00:54:54il a des problèmes aussi
00:54:55parce que
00:54:56sa politique
00:54:57ne convainc pas
00:54:58tout le monde
00:54:59il y a même
00:55:00des troubles
00:55:00enfin des troubles
00:55:01il y a des discussions
00:55:02il y a pas mal de choses
00:55:03qui se passent en Chine
00:55:04derrière l'apparence
00:55:06de blocs
00:55:07et dans ce cadre là
00:55:08il a besoin
00:55:09d'une victoire
00:55:10donc si vous voulez
00:55:10les deux
00:55:11qui vont se rencontrer
00:55:12ont besoin
00:55:13d'une victoire
00:55:14l'un et l'autre
00:55:15par rapport
00:55:15à leur propre électorat
00:55:17et c'est ça
00:55:18qui est fondamental
00:55:18alors les négociations
00:55:20il y a toujours
00:55:20des négociations avant
00:55:22quand les chefs d'état
00:55:23se rencontrent
00:55:23tout est pratiquement
00:55:24réglé
00:55:25à quelques points près
00:55:26donc c'est normal
00:55:27qu'il y ait des relations
00:55:28parce que
00:55:29comme vous l'avez dit
00:55:29très justement
00:55:30sur l'économique
00:55:31par exemple
00:55:32et elle nous l'a rappelé
00:55:33la chambre
00:55:34il faut être honnête
00:55:36actuellement
00:55:36il y a des problèmes
00:55:37entre la Chine
00:55:38et les Etats-Unis
00:55:38parce que des deux côtés
00:55:40ils sont très durs
00:55:41les terres rares
00:55:42chinoises
00:55:43elles manquent
00:55:44aujourd'hui
00:55:44pour les missiles américains
00:55:45qu'il faut
00:55:47reconstruire
00:55:47suite à ce qui s'est passé
00:55:49en Iran
00:55:50donc tout ça
00:55:52il y a plein
00:55:53d'échanges à faire
00:55:54et c'est ça
00:55:55qui est intéressant
00:55:55ça va être formidable
00:55:56et ce qui est intéressant
00:55:57que Zéna fait devant moi
00:55:58c'est que là
00:55:58nous parlons
00:55:59juste de questions commerciales
00:56:01on n'a pas encore évoqué
00:56:02la guerre en Iran
00:56:03et qui devrait être
00:56:04d'ailleurs au coeur
00:56:04de ces discussions
00:56:05mais on voit l'importance
00:56:06en tout cas
00:56:07et l'intérêt des deux parties
00:56:08d'avoir des accords
00:56:10et des échanges commerciaux
00:56:12c'est ça aussi la clé
00:56:13les intérêts
00:56:14autour d'Iran
00:56:14les intérêts sont
00:56:16beaucoup plus
00:56:17je pense
00:56:17des côtés de la Chine
00:56:18parce que c'est Iran
00:56:20qui est le premier
00:56:21exporteur de pétrole
00:56:22à la Chine
00:56:23donc c'est très important
00:56:24pour l'économie chinoise
00:56:25même si aujourd'hui
00:56:26ils sont capables
00:56:27de diversifier
00:56:28ils sont les réserves
00:56:29ils ont aussi la Russie
00:56:30à côté
00:56:30qui peut fournir
00:56:32pas mal
00:56:33de pétrole
00:56:34et de gaz
00:56:35c'est nécessaire
00:56:35mais quand même
00:56:36Iran reste
00:56:37un partenaire
00:56:38important
00:56:39pour la Chine
00:56:40après
00:56:40pour revenir
00:56:41vers les Etats-Unis
00:56:42même
00:56:43si Donald Trump
00:56:45veut
00:56:46peut-être
00:56:46partager un peu
00:56:47le monde
00:56:48entre les ondes
00:56:48des influences
00:56:49ok la Chine
00:56:50la Russie
00:56:52les Etats-Unis
00:56:52dans la stratégie nationale
00:56:55qui était publiée
00:56:56je pense par
00:56:56l'état
00:56:58Department of State
00:56:59la Chine est quand même
00:57:00nommée comme
00:57:02l'adversaire
00:57:03majeur
00:57:04des Etats-Unis
00:57:04donc je pense
00:57:05qu'il faut
00:57:06pas oublier
00:57:07que pour les Etats-Unis
00:57:08ils voient
00:57:08un adversaire
00:57:10on peut dire
00:57:11potentiel
00:57:11parce que ça pose
00:57:12un problème
00:57:13économique
00:57:14mais aussi ça pose
00:57:15un problème
00:57:15éventuellement
00:57:16à dollars
00:57:17et c'est ça
00:57:17ce qui est
00:57:18très important
00:57:20pour Donald Trump
00:57:21et ça nous l'avons vu
00:57:22cette pression
00:57:22mise par les Etats-Unis
00:57:23avant cette rencontre
00:57:24puisque le département
00:57:25d'état américain
00:57:26a annoncé des sanctions
00:57:26entre trois sociétés
00:57:28chinoises
00:57:28juste avant cette rencontre
00:57:29qui sont accusées
00:57:31d'avoir apporté
00:57:31une aide militaire
00:57:32à l'Iran
00:57:32toutes d'ailleurs
00:57:33sont spécialisées
00:57:34dans les satellites
00:57:36on voit bien
00:57:36qu'il y a un message
00:57:37politique aussi
00:57:38des Etats-Unis
00:57:38qui mettent la pression
00:57:39avant cette rencontre
00:57:40Michel Fay
00:57:40Non mais il est clair
00:57:41que les Américains
00:57:41ont encore des leviers
00:57:42et qu'ils restent
00:57:43pour le moment
00:57:44la plus grande puissance
00:57:45mais on a quand même
00:57:46vu que les Chinois
00:57:47lorsqu'ils défilent
00:57:48au moment de leur fête nationale
00:57:50nous montrent en fait
00:57:51à l'écran
00:57:52des armes
00:57:53qu'on ne soupçonnait pas
00:57:54qu'on ne connaissait pas
00:57:55donc eux aussi
00:57:57sont en train
00:57:57de développer leur armement
00:57:58ça c'est une première chose
00:57:59et la deuxième chose
00:58:01par rapport à ce que
00:58:01vient de dire Exénia
00:58:02sur le fait
00:58:03que les Chinois
00:58:04peuvent en fait
00:58:05diversifier leur pétrole
00:58:06en achetant du pétrole
00:58:07ailleurs qu'en Iran
00:58:08par contre
00:58:09les Etats-Unis
00:58:10eux ne peuvent pas
00:58:11diversifier leur achat
00:58:12de métaux
00:58:12parce que si les métaux
00:58:14sont un peu partout
00:58:14ils ne sont principalement
00:58:16raffinés qu'en Chine
00:58:17et ils sont principalement
00:58:18transformés qu'en Chine
00:58:20donc elle domine
00:58:21la Chine à elle seule
00:58:2280% du raffinage
00:58:24et de la transformation
00:58:25des métaux
00:58:26dans le monde
00:58:27donc vous avez beau
00:58:28chercher à vous diversifier
00:58:30vous serez très limité
00:58:31donc la Chine a un levier
00:58:33entre ses mains
00:58:34que les Etats-Unis
00:58:36n'ont pas
00:58:36et ce levier
00:58:37il sert pour l'armement
00:58:38on l'a vu
00:58:39les métaux sont nécessaires
00:58:40pour l'armement
00:58:40ils sont nécessaires
00:58:41pour la transformation digitale
00:58:42pour la transition énergétique
00:58:44pour l'intelligence artificielle
00:58:47pour un tas d'utilisation potentielle
00:58:51donc pour Trump
00:58:52il vient toujours en numéro 1
00:58:55la principale puissance au monde
00:58:57vis-à-vis de la Chine
00:58:58mais la Chine a entre ses mains
00:58:59quelque chose que Trump n'a pas
00:59:01et ne pourra pas avoir ailleurs
00:59:02alors on va suivre bien évidemment
00:59:03cette visite sur CNews
00:59:05cette visite forte
00:59:07c'est probable
00:59:08c'est pas confirmé encore par la Chine
00:59:10mais ça l'est du côté américain
00:59:11visiblement
00:59:12nous n'avons pas encore parlé
00:59:13ni de la France
00:59:14ni du Royaume-Uni
00:59:15puisque cette semaine
00:59:16le Charles de Gaulle
00:59:17le porte-avions Charles de Gaulle
00:59:19a quitté la Méditerranée orientale
00:59:21il est en route
00:59:22vers le détroit d'Hormuz
00:59:24Londres également
00:59:24a annoncé
00:59:25qu'il allait prépositionner
00:59:27au Moyen-Orient
00:59:28un destroyer
00:59:29le HMS Dragon
00:59:31Alain Juillet
00:59:32est-ce que Londres et Paris
00:59:33changent de posture ?
00:59:35Non, non
00:59:36alors d'abord
00:59:37pour Londres
00:59:39quand il faut savoir
00:59:40qu'ils mettent
00:59:41sur le terrain
00:59:43leur seul destroyer
00:59:44qui peut naviguer actuellement
00:59:45c'est quand même terrible
00:59:46la Royal Navy
00:59:47qui était la référence mondiale
00:59:49de la marine de guerre
00:59:50aujourd'hui
00:59:51est en pleine décomposition
00:59:53c'est le cas de le dire
00:59:54mais enfin
00:59:54ils envoient effectivement
00:59:55leur destroyer
00:59:56dans la zone
00:59:57les français
00:59:58on avait notre groupe
01:00:00aéronaval
01:00:01avec le porte-avions
01:00:02du côté vers Chypre
01:00:04si vous voulez
01:00:05et on leur a fait traverser
01:00:06le canal de Suez
01:00:07le mettre de l'autre côté
01:00:08on voit les images d'ailleurs
01:00:09du Charles de Gaulle
01:00:10qui traverse le canal de Suez
01:00:11je dirais que ça fait partie
01:00:15des postures diplomatiques
01:00:16et militaires
01:00:17bon ça montre
01:00:18qu'on est prêt à aider
01:00:19mais comme l'a dit
01:00:20le Président de la République
01:00:21et tout le monde
01:00:23on ne fera quelque chose
01:00:24qu'une fois que la paix
01:00:25sera signée
01:00:26c'est de la communication
01:00:27c'est de la communication
01:00:28c'est pour dire
01:00:29on est prêt à montrer
01:00:30à assurer la sécurité
01:00:32je dirais
01:00:33mais une fois la guerre finie
01:00:36c'est-à-dire qu'on ne se mêle pas
01:00:37de ce qui se passe aujourd'hui
01:00:39donc il faut relativiser
01:00:40si vous voulez
01:00:41mais c'est quand même
01:00:42un signe fort
01:00:43ça veut dire qu'on existe
01:00:44parce que si vous regardez
01:00:45l'Europe
01:00:46depuis le début
01:00:48de cette guerre en Iran
01:00:48nous n'existons pas
01:00:49il faut être honnête
01:00:51les pays européens
01:00:52n'existent pas
01:00:52donc c'est la première
01:00:54manifestation
01:00:55sérieuse
01:00:56où les Européens
01:00:57disent on existe
01:00:58bon
01:00:58à quoi Trump vous dirait
01:01:00je vous ai appelé au secours
01:01:01vous n'êtes pas venu
01:01:02donc ne venez pas
01:01:03nous ennuyer maintenant
01:01:04c'est pour ça que
01:01:06c'est vraiment
01:01:07mais ça fait un peu penser
01:01:09à cette coalition des volontaires
01:01:10aussi
01:01:11Londres-Paris
01:01:12coalition des volontaires
01:01:14face à la Russie
01:01:15là aussi on a une coalition
01:01:16Londres-Paris
01:01:17pour aller débloquer
01:01:18le détroit d'Ormouz
01:01:19une fois que la paix
01:01:20sera revenue
01:01:21voilà c'est une façon
01:01:22d'exister aussi
01:01:22puisqu'on sait que
01:01:23militairement parlant
01:01:24c'est assez limité
01:01:28pour être très honnête
01:01:29avec vous
01:01:29je pense que
01:01:30Emmanuel Macron
01:01:31a fait beaucoup
01:01:32pour l'Ukraine
01:01:33et souvent contre
01:01:34contre
01:01:36propre intérêt
01:01:37de la France
01:01:38si on parle
01:01:38d'argent
01:01:40qui est envoyé
01:01:41les questions
01:01:42des dettes
01:01:42par exemple
01:01:43les dettes
01:01:43quand même
01:01:44non
01:01:44mais je pense que
01:01:45oui c'est une question
01:01:46d'exister
01:01:47c'est une question
01:01:48aussi de rester
01:01:49dans l'histoire
01:01:50peut-être
01:01:50comme quelqu'un
01:01:52qui peut résolver
01:01:54les conflits
01:01:55je ne sais pas
01:01:55mais
01:01:57ce qui est toujours
01:01:58intéressant
01:01:58c'est la façon
01:01:59comment
01:02:00Emmanuel Macron
01:02:02s'engage
01:02:03dans les questions
01:02:03ukrainiens
01:02:04et plutôt
01:02:06va s'abstenir
01:02:07sur les questions
01:02:08du Liban
01:02:08par exemple
01:02:09il y a des questions
01:02:10qui sont plutôt
01:02:11historiquement
01:02:11plus importantes
01:02:12pour la France
01:02:13selon mon propre
01:02:15point de vue
01:02:15après je ne suis pas
01:02:16spécialiste sur ces sujets
01:02:17mais je vois
01:02:18qu'il y a quand même
01:02:18les deux points de mesure
01:02:19la façon
01:02:20comment ces sujets
01:02:21ces dossiers
01:02:22sont traités
01:02:23il nous reste une minute
01:02:24cinquante
01:02:25Alain Juillet
01:02:25je vous propose
01:02:26de conclure
01:02:27en essayant
01:02:28d'être optimiste
01:02:29est-ce qu'il y a
01:02:30des raisons de croire
01:02:31est-ce qu'il y a
01:02:32des raisons de croire
01:02:33est-ce que
01:02:33de manière tout à fait
01:02:34objective
01:02:35de manière tout à fait
01:02:36raisonnée
01:02:37à une paix possible
01:02:38aujourd'hui dans le monde
01:02:39que ce soit
01:02:40entre la Russie
01:02:41et l'Ukraine
01:02:42que ce soit
01:02:42dans le détroit d'Hormuz
01:02:44voilà
01:02:44quel levier actionner
01:02:46est-ce que
01:02:46tout est noir
01:02:47ou est-ce qu'il y a
01:02:48une petite lumière
01:02:49peut-être
01:02:49pour notre monde
01:02:50je crois
01:02:51quand le président
01:02:54Poutine
01:02:54quand le président
01:02:55Trump
01:02:56dit
01:02:56que la paix
01:02:57est proche
01:02:57moi je crois
01:02:58qu'il y a
01:02:58effectivement
01:02:59la possibilité
01:02:59d'avoir une paix
01:03:00extrêmement proche
01:03:02je fais partie
01:03:02de ceux
01:03:03qui sont convaincus
01:03:04que
01:03:04dans la rencontre
01:03:06qu'il y avait
01:03:06eu en Alaska
01:03:07entre le président
01:03:07Poutine
01:03:08et le président
01:03:09Trump
01:03:09ils se sont mis
01:03:10d'accord
01:03:10sur l'Ukraine
01:03:11car à ce moment-là
01:03:12il y a eu
01:03:12un changement
01:03:13stratégique
01:03:13sur l'Ukraine
01:03:14de la part
01:03:14des Etats-Unis
01:03:15qui est très clair
01:03:16et c'est les Européens
01:03:17qui ont continué
01:03:18qui ont pris le manche
01:03:20là il va aller voir
01:03:21les Chinois
01:03:21les Chinois
01:03:22comme l'Arabe
01:03:22Exénia
01:03:23sont très influents
01:03:25sur l'Iran
01:03:25les Chinois
01:03:26sont certainement
01:03:27les seuls
01:03:27qui peuvent dire
01:03:28aux Iraniens
01:03:28voilà ce que vous devez faire
01:03:29les Russes un peu
01:03:30mais surtout les Chinois
01:03:32donc si Trump
01:03:33se met d'accord
01:03:34avec les Chinois
01:03:35dans le cadre
01:03:36d'un accord global
01:03:37où il y a tous ces échanges
01:03:39dans tous les sens
01:03:39on peut parfaitement
01:03:41imaginer une espèce
01:03:42de paix générale
01:03:43dans laquelle
01:03:44vous auriez
01:03:44avec les Russes
01:03:45la paix
01:03:46avec le Donbass
01:03:47aux Russes
01:03:48avec Taïwan
01:03:49aux Chinois
01:03:50je vais très loin
01:03:51mais je vous le dis
01:03:51tel que je le pense
01:03:54et en contrepartie
01:03:55Trump obtiendrait
01:03:57un certain nombre
01:03:58de choses
01:03:58qu'il veut obtenir
01:03:59pour se maintenir
01:03:59donc la paix
01:04:01elle peut être
01:04:01elle peut être très proche
01:04:02on n'est pas loin
01:04:03simplement
01:04:04les très grandes puissances
01:04:06semblent prêtes
01:04:07à la faire
01:04:08le problème
01:04:09ce sont les moyennes puissances
01:04:10c'est-à-dire des gens
01:04:11comme nous
01:04:11qui ne sommes peut-être
01:04:12pas encore prêts à ça
01:04:13et nous serons là
01:04:14pour décrypter tout cela
01:04:16et nous l'espérons
01:04:16des perspectives de fait
01:04:18pour l'avenir
01:04:18merci Xenia Fedorova
01:04:19Michel Fayad
01:04:20Alain Juillet
01:04:21merci à vous
01:04:23d'avoir décrypté
01:04:23en profondeur
01:04:24et ça c'était passionnant
01:04:25l'actualité géopolitique internationale
01:04:27l'actualité qui continue
01:04:29Punchline Weekend
01:04:30Thierry Cabane
01:04:31dans un instant
01:04:32sur CNews
01:04:32à très vite
01:04:33Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:35Merci à vous
01:04:35Merci à vous
01:04:35Merci à vous
01:04:35Merci à vous
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