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  • il y a 2 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:01Bienvenue dans l'heure inter, pendant une heure, on décrypte ces 16 jours de guerre au Moyen-Orient.
00:05Tout de suite, les dernières informations sur le conflit et c'est avec Audrey Berthaud.
00:09Audrey, bonjour.
00:10Bonjour Olivier, bonjour à tous.
00:11Et l'actualité c'est aussi les élections municipales en France.
00:15Olivier, avec un nouveau taux de participation qui sera donné à 17h,
00:19mais là ce que vous voyez c'est le taux de participation qui a été donné à midi en France
00:23métropolitaine.
00:24Donc vous le voyez, 19,37%. C'est le taux qui nous a été parvenu par le ministère de l
00:30'Intérieur.
00:31Les départements d'ailleurs où le taux est le plus élevé sont la Corse du Sud, l'Aude, les Alpes
00:36de Haute-Provence et la Corrèze.
00:38Et puis de nombreux candidats à la mairie de Paris ont voté ce matin et ce midi.
00:44Rachida Dati a voté dans un bureau de vote du 7e arrondissement.
00:48Emmanuel Grégoire, lui, a voté dans un bureau de vote du 12e arrondissement de Paris.
00:52Pierre-Yves Bournazel qui a également voté ce matin dans le 18e arrondissement.
00:58Et puis Sophia Chikirou, vous allez la voir, qui elle a voté dans le 6e arrondissement de Paris.
01:06Et puis c'est le premier territoire à voter à Nouméa en Nouvelle-Calédonie.
01:11Le décompte des voix a déjà commencé.
01:13Les bureaux de vote ont fermé leurs portes.
01:15Les équipes ont donc procédé au dépouillement des bulletins.
01:18Et selon les résultats provisoires, une triangulaire se profile pour le second tour.
01:23Donc à Nouméa.
01:24Merci beaucoup.
01:25Édition spéciale, à partir de 17h, Eliott Deval, Romain Desarbres.
01:29Et puis ce sera Pierre Devignot et Laurence Ferrari, suivie de Thomas Bonnet et Elodie Huchard.
01:34Édition spéciale donc sur CNews.
01:36Mais avant, Xenia Fedorova, bonjour.
01:38Karim Abrik, bonjour.
01:40Nicolas Meillant, expert en énergie, est avec nous.
01:42Et Arnaud Klarsfeld.
01:44Nous allons bien évidemment revenir dans leur inter largement sur les conséquences de cette guerre au Moyen-Orient.
01:50Les frappes se poursuivent tout azimut dans cette guerre.
01:54À 16 jours, les conséquences se font fortement ressentir dans le monde entier.
01:59À commencer par le prix à la pompe.
02:01Vous l'avez sans aucun doute constaté vous-même, chers téléspectateurs.
02:04Les Molas ont une arme stratégique.
02:05C'est le détroit d'Ormouz.
02:08En temps normal, c'est environ un cinquième du pétrole transporté par voie maritime qui y transite chaque jour.
02:13Mais le nouveau guide suprême yarnien a donné l'ordre aux gardiens de la révolution de le bloquer cette semaine.
02:19À leur conséquence, Donald Trump, il appelle à une coalition d'alliés pour aller le débloquer.
02:23On voit les précisions avec Adrien Fentenot et on décrypte tout cela ensuite.
02:29Le détroit d'Ormouz sera-t-il bientôt de nouveau sécurisé ?
02:32C'est en tout cas à la volonté de Donald Trump.
02:34Plusieurs bateaux ont déjà été pris pour cible dans la zone.
02:36Pour remédier à ce problème, la marine américaine escortera bientôt des pétroliers dans ce passage pour assurer leur sécurité.
02:42Hier soir, le président des Etats-Unis a invité la coalition internationale à venir renforcer cette protection.
02:48Les Etats-Unis d'Amérique ont vaincu et complètement anéanti l'Iran.
02:52Tant sur le plan militaire qu'économique et à tous les autres égards.
02:55Mais les pays du monde qui s'approvisionnent en pétrole via le détroit d'Ormouz
02:58doivent veiller à la sécurité de ce passage et nous les aiderons.
03:01Plus tôt hier, Donald Trump avait déjà appelé ses alliés à l'épauler dans la sécurisation des voies maritimes.
03:06Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres pays qui
03:11sont affectés par cette contrainte
03:13enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormouz ne soit plus menacé par un pays totalement
03:18décapité.
03:19Car la contrainte soulignée par Donald Trump est bien réelle.
03:2220% de la production mondiale de pétrole transite habituellement par ce détroit.
03:25Avec ce blocage, le cours du baril de Brenne s'est envolé de plus de 42% pour un prix
03:30qui frôle les 100 dollars.
03:32A près de 500 kilomètres du détroit, l'île de Cargue a été massivement bombardée par les Etats-Unis.
03:37Des frappes qui n'ont pas atteint les infrastructures pétrolières.
03:40Avertissement supplémentaire de Donald Trump dans cette guerre économique autour de l'or noir.
03:45Alors on va le voir sur la carte.
03:46C'est vrai Nicolas Mélianc, le détroit d'Ormouz, finalement ce n'est pas très large.
03:50Et on peut se dire que quelques mines rustiques, ou même un peu plus sophistiquées,
03:54si vous en mettez dans ce détroit d'Ormouz, le monde est paralysé.
03:58C'est ce qui est en train de se passer d'ailleurs.
04:00On comprend bien qu'il ne s'agit pas pour les mollas de vaincre une flotte supérieure, si vous voulez,
04:06mais de perturber plutôt durablement les flux maritimes.
04:09Pourquoi ? Pour impacter l'économie mondiale.
04:11Et là c'est toute l'économie mondiale qui est impactée finalement.
04:15Oui c'est toute l'économie mondiale, puisque si dans l'économie mondiale,
04:19si vous voulez, le pétrole est le sang de l'économie,
04:22et bien là vous avez le Moyen-Orient qui est le cœur de l'économie mondiale,
04:25et l'artère principale qui est bouchée, qui a un caillot.
04:30Alors les Iraniens avaient prévenu, si vous nous attaquez, on fermera les trois d'Ormouz.
04:34Et qu'est-ce qu'on a appris hier par des officiels proches de Trump,
04:38c'est qu'ils n'avaient pas anticipé que les Iraniens pourraient le faire.
04:42Ils n'y croyaient pas à cette menace.
04:44Il faut quand même se rappeler que dans les années 80, pendant la guerre Iran-Irak,
04:48dans le golfe Persique, on a eu 450 bateaux qui ont été attaqués.
04:52Donc c'est un endroit, et c'est quelque chose qui est très très facile à faire pour les Iraniens.
04:56Pourquoi ? Parce que, comme vous l'avez dit, c'est très étroit, 30 km de large,
05:01et pour pouvoir menacer les bateaux, ils peuvent soit mettre des mines.
05:04Alors ça, c'est ce qui est vraiment de plus compliqué,
05:06parce que s'ils minent tout le détroit, dans ce cas-là, plus aucun bateau ne passe.
05:10Et ça, ça ne les arrange pas, parce qu'en fait, concrètement, le détroit n'est pas fermé.
05:13C'est simplement les bateaux des États-Unis et de leurs alliés qui ne peuvent pas circuler.
05:18Mais les bateaux peuvent aller en Inde, peuvent aller en Chine.
05:21Donc les bateaux, entre guillemets, du sud global, eux, peuvent passer dans le Détroit d'Ormouz.
05:27Donc Donald Trump n'avait pas anticipé cette menace.
05:29Et depuis le début, qu'est-ce qui s'est passé ?
05:32En fait, les assurances, les boîtes d'assurance, ont été du tout début de la guerre.
05:35En voyant le danger, on dit, nous, on arrête d'assurer les bateaux.
05:38Donc, ils pouvaient passer, mais ils n'étaient plus assurés.
05:40Soit à quoi, Donald Trump a dit, moi, je vais prévoir un fonds de 20 milliards de dollars,
05:44comme ça, c'est moi qui vais assurer le bateau, et il n'y a pas de problème.
05:46Et il a encouragé les armateurs à faire passer leurs bateaux.
05:49Suite à ça, il y a eu deux attaques de bateaux, notamment en Irak, qui ont explosé.
05:52Donc les gens avaient un peu moins envie d'y passer.
05:55Sa dernière négociation, ça a été, comme vous l'avez dit, de bombarder l'île de Karg.
05:59Qu'est-ce que c'est l'île de Karg ?
06:00C'est le centre névralgique de l'Iran.
06:03C'est de là où part tout le pétrole iranien.
06:05Et ça, nous y reviendrons, justement, Nicolas Méliant.
06:07Mais arrêtons-nous sur ce que vous venez de dire.
06:10C'est-à-dire que vous nous dites, selon vous, Donald Trump, il n'a pas anticipé
06:13que les gardiens de la Révolution pourraient faire des croix-de-rouze.
06:16Il n'a pas de solution.
06:17Mais ça, Xenia Fedorova, c'est quand même étonnant.
06:20On s'interroge.
06:21On se dit, mais comment se fait-il que les Américains,
06:25qui finalement avaient préparé vraisemblablement ces frappes,
06:30et on l'a vu, avec des manœuvres militaires qui ont bien fonctionné depuis le départ,
06:35c'est étonnant de se dire, non, ils n'avaient pas prévu que le détroit d'Orbouze
06:38puisse être fermé avec toutes les conséquences que l'on connaît.
06:42J'ai l'impression qu'ils sont prévus de ce que ça peut arriver,
06:47mais je pense que Donald Trump, c'est ce qu'on a à apprendre dans les médias américains,
06:52qu'il n'a pas pensé que l'Iran va aller jusqu'à ça.
06:56Et c'est ça quelque chose qui est très intéressant,
06:58parce qu'Iran, comme Nicolas Mélenchon a dit,
07:00sont en fait avertis que s'il y a des frappes, s'il y a des attaques,
07:04ils vont faire exactement ça.
07:06Pourquoi on peut juste se poser les questions ?
07:08Peut-être qu'ils ont pensé que pour l'Iran, c'est très important de continuer à livrer le pétrole
07:14à la Chine,
07:15sauf qu'aujourd'hui, ça continue toujours.
07:17C'est-à-dire que les bateaux chinois, eux, passent ?
07:19Selon l'information qu'on voit, c'est apparemment le cas.
07:24Après, je ne sais pas exactement s'ils sont les bateaux officiels ou les flottes fantômes iraniens,
07:29mais en tous les cas, il y a certains bateaux qui passent.
07:32Donc aujourd'hui, on peut dire que c'est l'Iran qui contrôle ce détroit d'Orbouze.
07:35Alors, pourquoi c'est dangereux ? Parce que si ça continue comme ça,
07:38le prix sera augmenté encore plus, le prix du pétrole.
07:42On a les problèmes aussi de l'évraison des ingrédients.
07:45C'est-à-dire que l'industrie agriculteur peut souffrir, commencer à souffrir à partir d'un moment,
07:51et on peut avoir une certaine pénurie, en fait, dans les marchés des produits alimentaires.
07:59Et ça, c'est très dangereux. Donc je pense que dans l'idée de Donald Trump, c'est sûr de
08:03trouver une solution assez vite à ça.
08:07Mais aujourd'hui, ils ne sont pas encore là et Iran continue, en fait, de contrôler cette situation de toute
08:11façon.
08:12C'est vrai que les Français voient le prix à la pompe augmenter.
08:15On parle souvent du Bren, du prix du baril. Qu'est-ce que ça veut dire ?
08:18On fera un point pédagogique, peut-être, de quelques secondes dans un instant avec vous, Nicolas Méliand.
08:21Mais avant, je vous pose la même question, Karim Abrik, Arnaud Klarsfeld.
08:25Est-ce que, finalement, ça vous interpelle que Donald Trump, aujourd'hui, fasse appel à la fois la Chine, la
08:31France, la Corée du Sud, le Royaume-Uni,
08:34qui sont appelés à la rescousse aujourd'hui pour venir aider les Américains à débloquer le détroit d'Hormuz ?
08:41Oui, il se rend compte aussi que, finalement, le régime iranien est peut-être plus coriace, si je peux me
08:46permettre l'expression,
08:47qu'il avait prévue, où à tout le moins, il se disait, on va quand même affaiblir tout l'arsenal
08:53balistique,
08:54la question du nucléaire, et maintenant, il va avoir des conséquences à tout cela.
08:58Et on se rend compte que non, avec le détroit d'Hormuz, et les tentatives, peut-être aussi, cette tentative
09:03un peu guérilla,
09:04de dire, on peut miner le détroit d'Hormuz, peut-être qu'il se disait, bien, ils ont besoin aussi,
09:09d'un point de vue économique,
09:10l'Iran a besoin de ça aussi pour financer ces différentes activités.
09:15Donc, un régime qui, finalement, n'a plus rien à perdre, qui va aller jusqu'au bout,
09:19quitte à peut-être même un peu s'auto-saboter, si vous voulez ce que je veux dire,
09:23chose peut-être que les États-Unis n'avaient pas anticipé de cette façon.
09:26Et oui, à ce moment-là, appelle les alliés, appelle les gens autour, les différentes puissances,
09:32à se dire, bien, finalement, vous aussi, mettez-vous de la partie, si on veut arriver,
09:36aller jusqu'au bout avec l'Iran et atteindre la victoire, ce qui est loin d'être fait en ce
09:40moment.
09:41– Alors, je suis sûr que les téléspectateurs attendent l'observation d'Arnaud Klarsfeld,
09:45parce que c'est vrai que régulièrement, vous ne vous habituez pas à vous tromper.
09:49Souvent, vous avez raison sur ce qui peut… voilà.
09:52Là, vous avez dit, me semble-t-il, la semaine dernière, que…
09:55– D'ici deux semaines, ça serait rouvert.
09:56– D'ici deux semaines, c'était terminé.
09:57– Non, que ça serait rouvert.
09:58– Ça serait rouvert.
09:59– Ça serait rouvert.
09:59– Ça se passerait.
10:00– Bon, est-ce que vous êtes toujours aussi optimiste ?
10:02– Oui, je suis toujours aussi optimiste, presque.
10:06– Alors, un peu moins sûr que d'habitude.
10:08Mais, c'est la première chose, je crois que les Américains ont quand même anticipé
10:13le détroit d'Hormuz.
10:14Vous ne vous rappelez pas le film War Games ?
10:16C'est un film dans les années 80, où les Américains faisaient des plans
10:21en cas de guerre avec l'Union soviétique.
10:24Aujourd'hui, vous vous disputez avec votre chat ou avec votre petite amie,
10:27vous posez la question à l'intelligence artificielle, qu'est-ce qui va se passer et tout ça.
10:31Donc, évidemment que les militaires américains qui disposent d'une intelligence artificielle
10:36énorme ont posé la question quelles pourraient être les conséquences d'un conflit avec
10:42l'Iran.
10:42Et l'intelligence artificielle a nécessairement répondu que les Iraniens pouvaient fermer
10:48le détroit d'Hormuz.
10:50Donc, ça a été pris en compte par les États-Unis, ça, sans aucun doute.
10:54Est-ce qu'ils pouvaient anticiper, est-ce qu'ils pensaient peut-être que le régime tomberait
10:57avant, c'est possible, mais pas obligatoirement.
11:02Ils ont quand même l'option de l'île de Cargues.
11:05S'ils arrivent sur l'île de Cargues et ils mettent les militaires là-bas, 90% du pétrole
11:15iranien passe par, je ne connais pas exactement, mais Nicolas doit connaître comment ça se passe
11:20et tout ça, mais 50% de ce pétrole va en Chine.
11:26Donc, si 50% de ce pétrole va en Chine et si les Américains vont sur l'île de Cargues
11:31et bloquent le pétrole, bon, les Chinois feront pression sur l'Iran pour que l'Iran
11:39rouvre le détroit d'Hormuz.
11:42Enfin, rouvre le détroit d'Hormuz.
11:43En pêche, n'envoie pas des drones ou des petits bateaux suicides sur les tankers,
11:52qui sont des tankers, même pas qui sont dans le conflit.
11:55La France n'est pas dans le conflit.
11:56Je ne sais pas s'il y a des tankers français qui passent.
11:59Mais bon, donc je suis plutôt optimiste que dans un temps relativement court,
12:05peut-être pas une semaine, mais enfin, qui sait, que le détroit soit rouvert à la circulation.
12:12Peut-être intéressons-nous un instant à cette fameuse île de Cargues,
12:15Xenia Fedorova, l'Iran qui a été visé par des frappes américaines,
12:2180 cibles touchées militaires, c'est ce que nous disent les Etats-Unis,
12:2690% des exportations de bruts iraniens partent de cette île.
12:31Mais les Etats-Unis n'ont pas touché les infrastructures pétrolières.
12:35Voilà, donc c'est peut-être aussi un levier, là il faut le comprendre comme ça,
12:39levier que les Américains se laissent notamment pour conserver ce pétrole.
12:44Le marché déjà est très déstabilisé.
12:47Je pense que Donald Trump décide de ne pas le déstabiliser encore plus.
12:52Après, regardez, les situations sont devenues vraiment urgentes,
12:57que les Etats-Unis sont décidés d'élever pour une période,
13:02avec une limite pour un mois, mais élever les sanctions contre le pétrole russe.
13:07Très intéressant.
13:09Comment Donald Trump explique ça ?
13:10C'est parce qu'il veut qu'il y ait du pétrole dans le monde.
13:13Parce qu'aujourd'hui, c'est la Russie qui peut livrer le pétrole
13:16dans des situations où c'est très important,
13:19parce que sinon les prix commencent à être vraiment très très hauts.
13:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la seule solution que les Etats-Unis ont,
13:26c'est ça, c'est faire une sorte de « risk management ».
13:31Mais après, il faut trouver une solution au plus long terme,
13:33parce que si ça continue encore pour quelques semaines,
13:37on doit avoir les prix pour une barrel probablement presque vers 200.
13:42Et ça, c'est le début d'une crise majeure,
13:46et même peut-être le collapse de certaines économies et industries.
13:49Continuons la problématique que vous venez de soulever, Xenia Fedorová,
13:52à savoir la Russie.
13:53Est-ce que finalement, ce n'est pas la Russie pour le moment qui s'en tire le mieux,
13:56et sur la problématique du prix du baril ?
13:59Ce que je vous propose avec vous, Nicolas Meillant,
14:01on va profiter en quelques secondes de votre présence
14:04pour faire un petit point pédagogique.
14:06C'est vrai que les Français, on entend souvent parler
14:08de la hausse du prix du baril de pétrole depuis la guerre.
14:12Le prix augmente à la pompe, ça c'est ce que l'on constate.
14:15Mais un baril, c'est quoi ?
14:16C'est 159 litres.
14:18On parle souvent du Brent.
14:20Le Brent, c'est quoi ?
14:21C'est un pétrole brut, extrait principalement des champs pétroliers en mer du Nord.
14:24C'est une référence mondiale, mais ce n'est pas le seul.
14:27Éclairez-nous en quelques secondes pour comprendre pourquoi,
14:31qui décide le prix et pourquoi ce baril, ces prix du baril augmentent finalement.
14:35Qui décide ?
14:36Vous avez plusieurs types de pétrole, comme vous l'avez dit.
14:39Il y en a deux principaux.
14:40Vous l'avez dit, le Brent.
14:41Ça dépend du point de livraison.
14:43Le Brent, c'est une livraison en Europe.
14:46Et vous avez ce qu'on appelle WTI,
14:49West Texas Intermediate, le I.
14:52Et donc, celui-là, c'est de livraison aux États-Unis.
14:55Et donc, ce qui fait le prix du baril aujourd'hui,
14:58c'est les traders.
14:59C'est très ultra financiarisé.
15:02Et donc, c'est d'ailleurs le grand problème de Donald Trump.
15:04Et c'est ce qu'on a vu toute la semaine dernière, finalement.
15:06C'est qu'en fait, que ce soit Donald Trump,
15:09ou que ce soit même l'Agence internationale de l'énergie,
15:12vous savez, la semaine dernière, ils ont libéré 400 millions de barils de pétrole.
15:15Ça n'avait jamais été fait dans son histoire.
15:19Et généralement, quand on a ces réserves de pétrole stratégiques,
15:21c'est parce qu'on a une pénurie.
15:23Est-ce qu'on a une pénurie à ce moment ?
15:25Non, il n'y a pas de pénurie.
15:26Donc, ils ont juste fait ça pour faire plaisir aux traders.
15:29Et juste derrière, les Iraniens ont envoyé un drone marine sur un des bateaux
15:37qui l'a fait exploser.
15:39Et tout le gain de l'annonce des 400 millions a été perdu.
15:44Donc, aujourd'hui, si vous voulez, et c'est un des gros problèmes de Donald Trump aussi,
15:47c'est que, vous savez, aux États-Unis, les retraites,
15:49elles ne sont pas financées comme nous en France par répartition.
15:51Elles sont financées par des fonds de pension et donc qui ont l'argent qu'il y a en bourse.
15:55Et donc, Donald Trump, c'est le président de la bourse.
15:57Il ne peut pas se permettre que celle-ci baisse.
15:59C'est ça qu'il regarde, en fait.
16:01Bien sûr, il ne regarde que ça.
16:02Et donc, si le prix du pétrole augmente trop,
16:05il y a un risque de faire chuter, de faire s'effondrer la bourse.
16:08Et là, c'est toute la retraite de tous les Américains qui s'effondre.
16:11Et c'est pour ça qu'il réautorise la vente du pétrole russe, finalement.
16:16Et, on s'intéresse, on voit la Russie,
16:18puisque la Russie, c'est un géant de la production d'hydrocarbures.
16:21On voit l'Oural qui est produit en Russie.
16:24La Russie n'est pas directement affectée par les frappes dans cette guerre au Moyen-Orient,
16:29ni par la fermeture du détroit d'Hormuz, finalement, aujourd'hui.
16:32Donc, qui est-ce qui s'en tire le mieux ?
16:35Lorsqu'on observe, me semble-t-il, c'est la Russie.
16:37C'est le cas ou pas, Xenia Fedorová ?
16:39Je pense que, oui, parce que les grands contrats que la Russie a déjà sur place,
16:45par exemple, les contrats avec la Chine, avec l'Inde,
16:47ce sont les contrats et le prix ne change pas avec ce changement de prix,
16:53parce que le prix, c'est normalement le prix moyen.
16:55C'est une formule, le prix moyen, d'ici à neuf mois.
17:00Mais pour tous les nouveaux contrats, évidemment, ça, c'est quelque chose qui donne encore plus d'argent pour la
17:06Russie aujourd'hui.
17:07Donc, dans ce sens, oui, on peut dire que la Russie profite,
17:10mais la Russie cherche aussi une... pas déstabilisation, mais elle cherche aussi une désescalade,
17:16voilà, c'est le mot que je cherchais, dans les régions, parce qu'il y a des alliés,
17:20parce qu'il y en reste un allié, mais qui vraiment perd dans ces conflits, à mon avis,
17:27aujourd'hui, c'est l'Europe.
17:28L'Europe qui n'a pas le gaz et le pétrole suffisamment de réserves,
17:33parce que ce qu'on voit aujourd'hui, l'Union européenne est obligée de commencer à utiliser les réserves.
17:39Et ça peut durer, mais il y a une limite.
17:40Il y a trois mois, une réserve, si je ne m'abuse.
17:43Exactement.
17:44Trois mois, donc, effectivement, Karim Abrik, est-ce que, en tout cas, si la Russie n'est pas la grande
17:50gagnante,
17:52elle n'est pas la grande perdante, et l'Union européenne a du souci à se faire ?
17:55C'est ce que l'on comprend en écoutant Zéniaf et d'Eurovara,
17:57puisque c'est vrai que nous, on n'a pas d'hydrocarbures sur notre territoire européen.
18:01Il y a plusieurs choses, en fait, c'est-à-dire que sur le financement,
18:04sur ce qui se passe, par exemple, en Ukraine, pour l'Europe,
18:07pour les pays, par exemple, qui soutiennent l'Ukraine,
18:11c'est une façon de dire, bon, il y aura encore une fois davantage de financement
18:14qui pourra aller aussi pour la guerre en Ukraine.
18:18Et on sait aussi, traditionnellement, donc, la Russie,
18:21qui était quand même en soutien avec l'Iran.
18:24Donc, d'un point de vue géopolitique, géostratégique,
18:27c'est sûr que l'Union européenne ne peut pas voir ça d'un très bon oeil.
18:30Et ensuite, pour les États-Unis, c'est à double tranchant aussi,
18:33parce qu'on connaît leurs interventions maintenant en Iran.
18:35On sait que Donald Trump essaie quand même, il a essayé des fois de donner un peu d'air,
18:39d'essayer de trouver des solutions aussi pour mettre fin à la guerre en Ukraine,
18:43d'essayer de discuter aussi avec la Russie.
18:45Bon, pour l'instant, ça n'a pas fonctionné.
18:48Mais bon, après, c'est encore une fois tout l'enjeu,
18:51et on le mentionnait il y a quelques instants,
18:53Donald Trump qui regarde l'aspect monétaire.
18:55En ce moment, les prix ont augmenté de 25 %.
18:58Il y a quand même une explosion des prix à la pompe pour l'essence.
19:01Les Américains sont très mécontents,
19:02donc il va y avoir cette pression aussi de terminer.
19:05Ça a coûté plus de 11 milliards de dollars américains
19:08depuis plus d'une semaine,
19:10plus qu'une semaine pour cette guerre maintenant en Iran et ses trappes.
19:15Alors bref, c'est le portefeuille souvent qui finit par parler aux États-Unis.
19:18Et en même temps, Donald Trump est très instinctif.
19:22Donc, il ne veut pas s'éterniser,
19:23mais en même temps, il ne peut pas se permettre qu'il n'y ait aucun gain en ce moment.
19:27C'est si la région est complètement fragilisée.
19:29Et on va voir si le portefeuille aussi va commander la France,
19:32parce qu'il s'adresse aussi à la France.
19:34Donald Trump.
19:34Dénia.
19:34Voilà, je voulais juste finir mon point sur l'Europe.
19:38En fait, aujourd'hui, la France continue à acheter le gaz de la Russie.
19:41On attend d'un même temps Emmanuel Macron qui dit
19:43« Jamais on va accepter le fait, jamais on va acheter acheter les énergies russes. »
19:49Mais aujourd'hui, c'est la France qui achète plus que tous les autres pays européens.
19:53Je pense que c'est 47% des gaz liquifiés qui est toujours livré à la France.
19:58Donc, qu'est-ce que la France et les autres pays vont faire dans les situations
20:02où et si le détroit d'Hormuz reste fermé pendant quelques temps
20:06et si les réserves commencent à être plutôt vides ?
20:10Où est-ce qu'ils vont chercher les gaz et le pétrole ?
20:13Et comment ils vont sortir de cette situation ?
20:15Donc, pour moi, encore une fois, les vrais risques aujourd'hui,
20:18ce n'est pas pour la Chine, pour la Russie, même pour l'Iran ou pour les États-Unis,
20:22c'est pour l'Union européenne.
20:23Et sachant que la France est pour le moment l'un des seuls pays à avoir engagé des navires
20:28dans ce conflit, dans la guerre au Moyen-Orient.
20:30Est-ce que Arnaud Klarsfeld, on parle aujourd'hui de position défensive de la France,
20:34mais on voit bien qu'il y a un véritable enjeu autour du pétrole, autour de l'essence.
20:38Est-ce que, selon vous, Emmanuel Macron, il pourrait répondre à l'appel de Donald Trump ?
20:44Il se dit que la France négocierait également avec l'Iran pour pouvoir passer par le détroit d'Hormuz.
20:50Est-ce qu'aujourd'hui, vous voyez Emmanuel Macron s'engager dans une opération auprès des Américains
20:55pour débloquer le détroit d'Hormuz ?
20:57Il a dit qu'il irait débloquer le détroit d'Hormuz une fois que la guerre serait terminée.
21:05C'est un peu contradictoire.
21:07C'est-à-dire qu'il essaye de jongler comme un prestigiateur ou un artiste
21:12avec des concepts qui sont parfois antagonistes.
21:16Le respect du droit international, la volonté de voir le régime disparaître.
21:26Des concepts qui ne vont pas très bien ensemble.
21:29Donc il essaye d'avoir une position qui est une position mesurée, prudente,
21:32peut-être dans l'intérêt des Français, mais qui est parfois contradictoire
21:36comme position défensive et volonté de rouvrir le détroit d'Hormuz.
21:41Moi, je crois que Trump ira au bout parce qu'il a mis tous ses porte-avions devant l'Iran,
21:46il bombarde et il ne peut pas s'en aller.
21:51C'est-à-dire qu'il ne peut pas retirer tous ses porte-avions,
21:53laisser le régime en place, laisser tous les pays du Golfe,
21:59à la merci en gros de l'Iran, du régime iranien,
22:03qui en sortira renforcé et faisant pression sur les mini-États,
22:10mais extrêmement riches de la région.
22:13Donc il n'a pas d'autre solution logique, selon moi, que d'aller au bout.
22:18– Mais est-ce qu'il veut aller au bout avec la France ?
22:20C'est ça Nicolas Meillant ?
22:21Parce que j'insiste sur ce point, c'est que nous sommes les seuls
22:24à avoir engagé des navires, on sait dire, au Moyen-Orient, parmi les alliés.
22:29– Les navires ne sont pas dans le détroit d'Hormuz.
22:31– Non, mais on n'est pas dans le détroit d'Hormuz, mais on s'est déplacé.
22:37Et contrairement aux Britanniques, on a quand même une marine qui est fiable,
22:42qui est fiable, pardonnez-moi, on peut le reconnaître aussi de temps à autre,
22:44on a une marine fiable, même si ce n'est pas aussi gigantesque que les États-Unis,
22:47mais ça tient la route.
22:49Est-ce que, on peut imaginer finalement,
22:51est-ce que le terme piège est adapté ?
22:54Je ne sais pas Nicolas Meillant, mais est-ce qu'on peut imaginer
22:57que Donald Trump, là, est en train d'essayer d'amener Emmanuel Macron
23:00dans cette guerre contre l'Iran ?
23:02– Le message de Donald Trump, hier, est clairement adressé à Emmanuel Macron,
23:07puisque dans la liste des pays, on a la Chine, la France, le Royaume-Uni,
23:11le Japon, la Corée du Sud, qui a des bateaux à proximité en Méditerranée orientale,
23:17c'est la France, et qui a annoncé, depuis le début du conflit,
23:20qu'il allait réfléchir à bâtir une mission pour sécuriser le détroit d'Hormuz,
23:24c'est aussi Emmanuel Macron et Jean-Noël Barraud,
23:26la semaine dernière.
23:27– Mais une fois que le conflit sera terminé.
23:29– Une fois qu'il n'y aura plus de danger.
23:32– Mais d'un point de vue opérationnel,
23:34parce qu'aujourd'hui, vous avez un compte Twitter qui s'appelle French Response,
23:39donc c'est le compte du ministère des Affaires étrangères,
23:41qui a démenti, qui a dit non, le Charles de Gaulle va rester en Méditerranée orientale.
23:46– Il s'avait déjà démenti une première fois avant son endroit.
23:48– Exactement, mais sauf que là, il y a une petite difficulté,
23:50c'est que pour aller au détroit d'Hormuz, il y a deux chemins.
23:54Soit vous passez par le cap de Bonne Espérance et vous faites le tour de l'Afrique,
23:57et ça, ça ne va pas vous prendre trois jours,
23:59soit vous passez par le canal de Suez.
24:02– Ok.
24:02– Et pour passer par le canal de Suez, il faut qu'il puisse être sécurisé.
24:07Et comme vous le savez récemment, nous avions eu les outils qui envoyaient
24:11sur les différents bateaux il y a quelques années,
24:14et donc il faut que l'armée, grosso modo de l'armée JCM,
24:17puisse sécuriser le canal de Suez, et aujourd'hui, on n'en est pas là.
24:21Donc il est probable, malheureusement, que le Charles de Gaulle
24:23ne puisse pas emprunter le canal de Suez,
24:25ce qui fait qu'on pourrait l'avoir vers l'étroit d'Hormuz,
24:28mais on va compter ça dans deux ou trois semaines.
24:30– Bon, intéressons-nous maintenant, revenons à cette séquence
24:34qui a peut-être été un peu éludée cette semaine,
24:36et puis avec cette interrogation, est-ce qu'au fond,
24:38la République islamique d'Iran souhaite élargir ce conflit ?
24:43En tout cas, Téhéran a exhorté, c'était aujourd'hui,
24:46que les autres nations du monde à s'abstenir, je cite,
24:49« de toute action pouvant étendre encore davantage la guerre ».
24:52Après, justement, l'appel de Donald Trump à sécuriser le détroit d'Hormuz
24:56que nous venons de décrypter, et hier, c'était l'Ukraine.
24:59L'Ukraine qui était dans le viseur des Molas,
25:02puisqu'un haut responsable a affirmé que l'Ukraine était désormais,
25:05je cite, « une cible légitime pour l'Iran »
25:08en raison de son soutien présumé à Israël.
25:11Volodymyr Zelensky accusé d'avoir aidé Israël grâce à des drones.
25:16On le rappelle, Volodymyr Zelensky, il a proposé son expertise militaire
25:20pour aider à renforcer les systèmes de défense des pays du Golfe.
25:24Donald Trump a dit « nous n'en avons pas besoin ».
25:26Il l'a réitéré lorsqu'il est venu à Paris, Volodymyr Zelensky,
25:29on va l'écouter, puisqu'il a dit cette semaine également
25:34que le conflit entre Kiev et Moscou est passé au second plan de l'actualité.
25:38Et ça ne lui convient pas, Volodymyr Zelensky.
25:41Visiblement, c'était à Paris, on l'écoute.
25:43Il est important de maintenir la pression sur la Russie dans cette guerre
25:47afin d'obtenir la véritable sécurité et une paix durable.
25:52Il faut donc continuer le 20e paquet des sanctions contre la Russie.
25:58Emmanuel a parlé, surtout sur fonds d'affaiblissement
26:02des sanctions américaines contre les pétroliers russes.
26:06Seul cet affaiblissement peut donner à la Russie près de 10 milliards de dollars
26:11pour mener la guerre.
26:13Et cela n'aidera pas la paix.
26:14C'est pourquoi la résolution de l'Union Européenne
26:18et d'autres partenaires à travers le monde
26:21doit être préservée et doit faire en sorte que la Russie n'ait pas d'autres illusions.
26:26Oui, c'est vrai que Zélinia Fodorova, cette guerre au Moyen-Orient,
26:30elle a des conséquences aussi sur ce conflit entre la Russie et l'Ukraine.
26:33C'est une évidence.
26:34Et la première des conséquences, c'est que le conflit déjà est éclipsé,
26:37en tout cas par les médias, depuis quelques jours.
26:40Et on le voit bien, c'est une crainte pour Volodymyr Zelensky aujourd'hui.
26:43Il n'y a pas de conséquences sur le fait comment ça déroule pour la Russie.
26:51Mais il y aura des conséquences pour l'Ukraine
26:53parce que déjà c'est clair qu'il y aura le délai de livraison des armements
26:57parce que les priorités pour les États-Unis,
27:00c'est de livrer le complexe antimissile,
27:03les missiles plutôt aux alliés dans le Golfe et Israël, je pense.
27:10Parce qu'on le voit aujourd'hui dans les médias,
27:12apparemment il y a une pénurie de certains missiles qui...
27:17Intercepteurs.
27:18Merci, le mot que je n'arrive pas à prononcer exactement.
27:21Donc c'est vrai que pour Volodymyr Zelensky, c'est un grand problème.
27:25Après, il s'est présenté et proposé comme quelqu'un qui peut aider
27:29ses pays de Golfe avec son expérience,
27:31mais ce n'est pas quelque chose qu'il propose gratuitement.
27:34Il demande un émoge d'argent et de livraison des armes.
27:38Donc Volodymyr Zelensky cherche encore une fois cette lumière
27:42et s'est imposé un peu à Donald Trump.
27:44Mais Donald Trump a dit qu'on n'a pas besoin d'aide
27:46et surtout pas de Volodymyr Zelensky.
27:48Donc la situation est assez claire.
27:50Donald Trump ne cherche pas son aide.
27:54Donc il est un peu désespéré.
27:56Il est venu à Paris chercher encore le financement.
27:58On sait qu'il y a Viktor Orban qui bloque aujourd'hui
28:01la prochaine aide financière à l'Ukraine,
28:04parce que l'Ukraine, selon Orban,
28:07bloque les livraisons de pétrole à Hongrie.
28:10Et ça, c'est un énorme scandale,
28:13parce qu'au sein de l'Union européenne,
28:14il y a Slovaquie et Hongrie qui n'arrivent pas à voir
28:17la livraison de pétrole qui sont cruciales pour leur pays,
28:21parce que Vladimir Zelensky, selon Orban et selon Robert Fitz,
28:25bloque la seule livraison.
28:27Après, il y a eu aussi une autre chose qui est très intéressante.
28:30Viktor Orban a arrêté un groupe des Ukrainiens
28:37avec un officier de SBU, c'est le service de renseignement,
28:42avec beaucoup d'argent et avec l'angle d'or.
28:45Et en fait, il n'arrive pas à avoir l'information
28:47pourquoi cet argent était en Hongrie.
28:50Donc il y a beaucoup de questions,
28:52parce que les problèmes de corruption en Ukraine sont énormes.
28:55Il y a beaucoup de désaccords au sein de l'Union européenne
28:59autour de l'Ukraine.
29:00Et aujourd'hui, je pense que c'est le Premier ministre belge
29:03qui dit qu'il faut parler avec la Russie,
29:05parce que si cette situation dans le Moyen-Orient continue,
29:10qu'est-ce qu'on va faire ?
29:11Et encore une fois, je reviens sur mon point,
29:13qu'aujourd'hui, les grands jours, c'est ça, c'est l'énergie,
29:16c'est le manque de cette énergie,
29:17parce que c'est un risque, c'est une menace
29:19pour les économies mondiales et européennes.
29:22Et européennes en particulier.
29:23Et on voit, Karim Abri, qu'on est tellement loin
29:25de ces deux blocs Est-Ouest d'antan,
29:28puisque finalement, lorsqu'on observe les dernières déclarations,
29:30Donald Trump, il est plutôt bienveillant avec la Russie.
29:33On l'a vu notamment sur la question de pétrole.
29:36Et en revanche, c'est beaucoup moins le cas avec Volodymyr Zelensky.
29:39Il balaie sa proposition d'un revers de main sur la question des drones.
29:44Et au sein de l'Union européenne, même, il y a des désaccords.
29:48Voilà, c'est un monde qui se redessine,
29:51et avec au cœur les enjeux de l'énergie.
29:53C'est toujours la même chose, finalement.
29:54Tout à fait. Et Donald Trump, en fait, lui, ce qu'il souhaite,
29:57on le sait, ce sont des deals, il veut des accords.
30:00La paix, c'est bon, au final, quand même, aussi,
30:02pour reprendre les affaires, notamment avec la Russie.
30:07Et quand on parle de ce choc pétrolier,
30:09moi, je veux juste faire un parallèle.
30:10Vous savez, dans les années 70,
30:12le prix du baril de pétrole s'avait quadruplé.
30:15Donc, c'est sûr qu'on est dans une disposition un peu différente aujourd'hui.
30:18Il y a d'autres sources d'énergie.
30:21Mais quand même, on voit que ça a augmenté,
30:23je le disais, aux États-Unis, de 25 %.
30:24Donc, il doit trouver des issues.
30:26Et tout cela va dépendre de la durée du conflit.
30:29On est déjà rendus...
30:30On va commencer la troisième semaine, maintenant.
30:33Donc, ça va vite.
30:34Ça va très, très vite.
30:35Mais dépendamment de la durée du conflit,
30:36c'est là qu'on verra cet impact.
30:38Donc, Donald Trump, en disant,
30:40on va essayer de voir si on ne peut pas ouvrir
30:43sur la question, par exemple, des sanctions sur la Russie,
30:46c'est de trouver d'autres voies.
30:48Mais comme je disais, c'est à double tranchant
30:50quand même, parce que ça permet...
30:52Si on débloque tout ça aussi, ça donne une position...
30:56Ça peut renforcer, évidemment, la position de la Russie
30:58dans le conflit avec l'Ukraine.
31:00Et ça peut prolonger aussi, paradoxalement,
31:04le conflit aussi en Ukraine.
31:05Donc, vous voyez ces enjeux...
31:07Non, je ne suis pas d'accord.
31:08Ça ne va pas prolonger les conflits,
31:09parce que la Russie continue à avancer sur le terrain.
31:12Et évidemment aussi,
31:14il y a encore plus de moyens pour l'Ukraine.
31:16Il va juste continuer à avancer.
31:17Mais c'est ce que je dis, donc ça peut continuer.
31:18Non, mais ça va arrêter, en fait, en un point.
31:20En un moment, ça va arrêter.
31:21Ça continue parce qu'il y a beaucoup d'aides européennes
31:24et américaines dans l'essence des ressignements
31:27et à l'Ukraine.
31:29Mais aujourd'hui, l'Ukraine, c'est un État
31:31dans la situation des faillites.
31:33Ils n'ont pas d'argent.
31:34Aujourd'hui, il n'y a pas suffisamment d'hommes
31:37pour aller en guerre.
31:38Et il y a des problèmes de corruption.
31:40Donc, je pense qu'en fait,
31:42ça ne va pas nécessairement prolonger les guerres.
31:44Alors, après, il faut bien sûr chercher un moyen diplomatique.
31:47Ça peut renforcer la position de la Russie
31:49et ensuite, comment l'Europe va réagir.
31:51La Russie n'était pas affiblie.
31:53Ça peut être dans une...
31:54Il y a eu un package de sanctions
31:56qui a marché, qui n'a pas marché du tout.
31:59Mais je veux dire, l'Europe peut décider à ce moment-là aussi
32:01de remettre des pièces dans la machine.
32:03C'est dans ce sens-là que je dis.
32:04Si ça renforce la position, la Russie,
32:06l'Europe peut réagir et on peut continuer comme ça
32:09pour une période indéterminée, malheureusement.
32:12On est d'accord que si l'Europe continue avec cette position,
32:15l'Europe va un peu tirer dans son propre pied.
32:19Le débat, vous l'avez compris, c'est sur CNews, bien évidemment.
32:2216h32.
32:23On a deux minutes de retard.
32:24Pardonnez-moi, Audrey Berthoud.
32:25On fait un point sur les toutes dernières actualités
32:27et on poursuit le décryptage, le débat
32:29sur la situation internationale, bien évidemment.
32:30Une nouvelle salve de missiles a été lancée sur Israël.
32:34Aujourd'hui, vous allez voir ces images dans la banlieue de Tel Aviv,
32:38dans la ville précisément de Bnebrak, une ville à majorité religieuse.
32:42Un immeuble d'habitation a été touché.
32:44Les secours sont sur place.
32:46Pour le moment, deux blessés légers ont été recensés.
32:50Un peu plus tôt ce matin, Tel Aviv a de nouveau été frappé.
32:54Là, vous voyez ces images qui montrent précisément l'impact de la frappe.
32:58Six impacts ont été relevés au total.
32:59Au moins trois personnes ont été légèrement blessées.
33:02Cette nuit, Rolon, tout près de Tel Aviv, a également été touché.
33:05L'armée israélienne a assuré avoir mené des frappes de drones toute la nuit.
33:10Et puis à Ramadan, ville au nord-ouest de l'Iran,
33:13un complexe de télécommunications a été frappé.
33:16Ces images ont été publiées aujourd'hui.
33:18Je rappelle que l'armée israélienne a annoncé avoir lancé
33:20une vaste vague de frappes contre des infrastructures
33:23du régime terroriste iranien dans l'ouest de l'Iran.
33:26Et puis ces images-là que vous voyez montrent la situation cette fois-ci
33:30à Téhéran, toujours en Irkou.
33:31Merci beaucoup, Odé.
33:32Alors on vient de le voir avec vous.
33:34Les frappes, tout azimut, elles se poursuivent au 16e jour de cette guerre.
33:38Alors il y a dans le même temps les gardiens de la Révolution
33:41qui jurent de tuer Benyamin Netanyahou.
33:43Le Hezbollah qui affirme avoir lancé, je cite,
33:45des missiles sophistiqués au centre d'Israël.
33:48Aujourd'hui, l'armée israélienne qui a lancé, elle,
33:51une vaste vague de frappes contre des infrastructures iraniennes.
33:54Les autorités irakiennes, elles aussi, s'inquiètent d'attaques de drones répétées
34:00à côté de l'aéroport de Bagdad, justement.
34:03Et des fortes explosions, aujourd'hui, ont retenti à Bahreïn.
34:08Voilà, tout ça pour dire que nous sommes encore finalement
34:11dans le brouillard de la guerre.
34:12Et pourtant, dans ce contexte-là, Donald Trump s'est exprimé hier
34:16et il l'a assuré, les gardiens de la Révolution,
34:19ils sont à genoux et c'est bientôt terminé.
34:21Écoutez-le.
34:24Je ne peux pas vous dire combien de temps la guerre va durer,
34:27mais j'ai ma petite idée.
34:28Et ce sera aussi long que nécessaire.
34:31Ils ont été décimés, le pays est dans une situation terrible,
34:35tout s'est effondré.
34:36On voit des fake news qui disent qu'ils vont bien,
34:39mais ce n'est pas vrai.
34:40Car ils n'ont jamais été dans une situation plus fâcheuse que celle-ci.
34:44Je ne peux pas vous donner de timeline,
34:47mais on est bien en avance.
34:48Ça, je peux vous dire.
34:52Et on a dans le même temps les responsables,
34:55les gardiens de la Révolution en Iran,
34:56Gleina Fedorova, qui ont répondu
34:58que la guerre, elle se finira
35:00quand l'Iran sera certain
35:02qu'elle ne pourra se reproduire.
35:05Comprendre quand il n'y aura plus d'hommes
35:06pour combattre, finalement.
35:08Donc voilà, on voit bien qu'il y a d'un côté
35:10des gardiens de la Révolution qui, finalement,
35:12semblent tenir, et de l'autre, Donald Trump
35:14qui lui dit que c'est bientôt fini.
35:16Et en même temps, 5000 marines qui sont envoyées.
35:18Est-ce qu'il y a encore des leviers diplomatiques ?
35:20Est-ce qu'il y a des leviers pour la paix
35:22là, dans ce brouillard de la guerre,
35:24alors que les frappes se poursuivent, selon vous ?
35:26Je pense que ça sera compliqué sans un bon médiateur.
35:29Parce qu'évidemment, il y a une rupture de confiance
35:32pour continuer à avoir les négociations
35:36entre l'Iran et les États-Unis.
35:38Je pense qu'il faut avoir un acteur
35:39qui peut jouer un rôle.
35:44Parce que pour l'Iran, aujourd'hui,
35:45je pense qu'après deux ou trois tentatives
35:47de négociations avec les États-Unis,
35:49je ne pense pas qu'ils sont dans la position
35:53de la croix, en fait.
35:55Parce que, si vous vous souvenez,
35:56la dernière fois, après les négociations,
35:58les États-Unis ont décidé de frapper.
36:00Ils ont commencé les frappes.
36:01Et dans les premiers jours,
36:03ils sont frappés à une école des filles.
36:05Il y a eu plus de centaines de morts.
36:07Et c'est quelque chose qui n'était pas trop couvert
36:10ici en Europe,
36:11mais couvert beaucoup par les médias internationaux.
36:13Donc, il y a des questions de...
36:16Vous savez, on attend toujours,
36:18surtout par les diasporas iraniens,
36:20que les peuples sont plutôt contre les régimes.
36:23C'est peut-être le cas.
36:24Mais aujourd'hui, dans les situations où on est,
36:26je pense qu'il y a aussi ceux
36:27qui sont contre les frappes américains et israéliens.
36:30Et je pense que le régime iranien
36:33ne peut pas dire qu'on est prêt de négocier
36:35après, juste comme ça.
36:36Il doit trouver un moyen.
36:38Et mon point, c'est...
36:40Le voie diplomatique est possible,
36:42mais il faut avoir un acteur major
36:43qui peut intervenir et aider à cette négociation.
36:48parce que sinon, ça va continuer
36:49jusqu'à il n'y a plus de missiles.
36:51Arnaud Clarsfeld, est-ce que ça va continuer,
36:53effectivement ?
36:55Puisqu'en entendant Xenia Fedorova,
36:56le point de vue, la posture de Xenia Fedorova,
36:59c'est de dire, effectivement,
37:00que eux, les gardiens de la révolution,
37:01ils vont tenir, finalement.
37:03Ce n'était pas si facile d'éradiquer ce régime.
37:06Est-ce que Donald Trump,
37:08est-ce qu'Israël,
37:09dont les buts de guerre, finalement,
37:10ne sont pas forcément les mêmes,
37:12mais est-ce que ces deux pays-là,
37:13aujourd'hui, peuvent encore faire tomber le régime
37:16avec l'aide de la population iranienne ?
37:18Benyamin Netanyahou,
37:19qui appelle aujourd'hui le peuple iranien à se lever.
37:22Ils peuvent faire tomber le régime
37:23ou alors provoquer un changement au sein du régime.
37:28Trump ne voulait pas nécessairement
37:30un changement de régime
37:31et que l'abbé Pierre,
37:34il a un peu mauvaise réputation maintenant,
37:37mais que...
37:37Oui, trouvez peut-être un autre exemple.
37:39que Gandhi prenne le pouvoir en Iran
37:45et il voulait que l'Iran
37:48arrête de chercher à acquérir l'arme nucléaire
37:52et enrichisse l'uranium à 60%,
37:55alors que 2% suffit pour le nucléaire civil,
38:00arrête de chercher à avoir des centaines
38:02ou des milliers de missiles balistiques,
38:06arrête de financer le terrorisme international,
38:08selon son point de vue,
38:09en tous les cas selon le point de vue occidental.
38:12Et ça, l'Iran n'était pas d'accord pour l'accepter.
38:16C'est pour ça que Trump a déclenché cette guerre.
38:21Mais un enfant de 3 ans comprend bien
38:22que l'Iran avec la bombe nucléaire
38:27et une capacité de missiles illimité
38:29représente un danger terrible pour le monde occidental.
38:32Et Trump est comme moi,
38:33c'est-à-dire qu'il a l'âge mental d'un enfant de 3 ans.
38:36Ça, c'est vous qui le dites.
38:39Non, mais ça, il le comprend.
38:40C'est-à-dire qu'il a du bon sens.
38:42C'est-à-dire que l'Iran avec l'arme nucléaire
38:44représente un danger terrible pour le monde occidental.
38:47Et le régime ne veut pas dire pousse.
38:50Alors qu'on dit, ça dure longtemps,
38:53on est à deux semaines de guerre.
38:56Chaque mort est une tragédie.
38:57Mais il y a quoi ?
38:5813 morts américains,
39:00dont 6 sont dues à un accident.
39:05Pardon ?
39:05Pardon, mais il y a des milliers et milliers de civils.
39:07Oui, il y a des milliers et des milliers de civils.
39:10Mais il y avait des milliers de civils aussi
39:12sous les bombes américaines en Allemagne
39:16pendant la Seconde Guerre mondiale.
39:17Il y avait des milliers de bombes,
39:19des milliers de morts civiles
39:20par les tirs des orgues de Staline
39:23pendant la Seconde Guerre mondiale.
39:26Ceux qui sont responsables,
39:27c'est ceux, en tous les cas,
39:28selon le point de vue occidental,
39:29qui n'ont pas voulu faire les concessions nécessaires
39:33pour que la guerre ne se déclenche pas.
39:35Ils savent qu'il y a un impérialisme américain
39:39qui ne veut pas avoir un danger d'un Iran
39:42qui a quand même une volonté d'exporter sa révolution,
39:50sa révolution islamiste,
39:52dans le monde.
39:53Enfin, en tous les cas,
39:54auprès de lui,
39:55qui veut détruire Israël
39:56et qui dit depuis 30 ans ou 40 ans
39:59mort aux États-Unis chaque jour.
40:02Aucun dirigeant américain
40:03ne peut laisser cet État avoir l'arme nucléaire.
40:06Donc, il ira au bout.
40:08Il ira au bout, c'est-à-dire
40:09ou un changement de régime démocratique,
40:12mais ça, je n'y crois pas,
40:13mais en tous les cas,
40:13un régime qui ne voudra plus
40:15la destruction d'Israël et des États-Unis.
40:18Alors, c'est vrai, Nicolas Meillon,
40:20on entend que, finalement,
40:22l'idéologie des gardiens de la révolution,
40:25de ses proxys, du Hezbollah,
40:27de toute façon,
40:28ne pourra pas l'éradiquer.
40:29Mais, souvenons-nous de la Seconde Guerre mondiale,
40:31l'idéologie nazie,
40:31elle a été éradiquée.
40:33Donc, est-ce que, selon vous,
40:35le but de guerre,
40:36plus d'Israël,
40:37parce que, je le répète,
40:39les deux objectifs entre les Israéliens
40:41et les Américains
40:42ne sont pas tout à fait les mêmes,
40:43mais est-ce qu'ils peuvent arriver
40:44à leur fin aujourd'hui ?
40:46En tout cas, est-ce que ça peut être,
40:47pourquoi pas,
40:48une perspective de paix pour la suite ?
40:53Alors, effectivement,
40:54je pense, juste pour revenir
40:54sur le but de guerre de Donald Trump,
40:56moi, je pense,
40:57alors, j'ai un petit biais,
40:58bien évidemment,
40:59mais, souvenez-vous
41:00de ce qui s'est passé au début de l'année.
41:01Il est parti au Venezuela.
41:03Et, en fait, son problème,
41:04c'est que l'opération s'est très bien passée.
41:06Donc, il a pris un peu la confiance,
41:08Donald Trump.
41:08Il a repris la main sur le pétrole vénézuélien.
41:10À la sortie de la Seconde Guerre mondiale,
41:12il y a trois pays
41:12qui vont permettre d'alimenter
41:15les États-Unis
41:16et leur train de vie en pétrole.
41:17C'est le Venezuela,
41:18l'Arabie Saoudite
41:19et l'Iran.
41:20Donc, il s'est dit,
41:21je suis allé au Venezuela.
41:22En trois heures,
41:23c'était plié.
41:24J'ai remis quelqu'un,
41:25je n'ai pas fait un changement de régime,
41:26j'ai mis quelqu'un
41:27qui allait me permettre
41:27de reprendre le contrôle sur le pays.
41:29Et je pense qu'en Iran,
41:30il voulait simplement
41:31reprendre le contrôle sur le pays,
41:33faire ce qu'il voulait faire,
41:35ne pas laisser la Chine
41:38piloter ce pays,
41:39puisque 90% du pétrole iranien
41:41va en Chine.
41:44visiblement,
41:44et c'est pour ça d'ailleurs
41:45qu'il n'anticipait pas
41:47la fermeture
41:48du Trois-Armous,
41:48parce que pour lui,
41:49ça allait aller
41:50presque aussi vite
41:51finalement qu'en Vénézuéla.
41:53La population était dans la rue
41:54depuis plusieurs semaines,
41:55donc il suffisait
41:56qu'il tue la tête
41:57et le régime
41:58allait s'y trouver.
41:59Et la population se soulevait.
42:00Exactement,
42:01ce n'est pas du tout
42:01ce qui s'est passé,
42:02parce que l'Iran,
42:03c'est un pays,
42:03si vous voulez,
42:04où le clergé tient
42:05notamment les campagnes,
42:06donc c'est un système
42:07qui est très résilient.
42:08Il y avait d'ailleurs
42:08les services américains
42:10à l'intelligence américaine
42:11il y a trois jours
42:11qui disaient
42:11le régime n'est pas du tout
42:13sur le point de s'effondrer,
42:15en fait.
42:15Il est très très loin
42:15de s'effondrer.
42:16Donc si on essaie
42:17de se projeter un petit peu
42:18et de comprendre
42:18quelles peuvent être
42:19les portes de sortie.
42:20Alors il y a eu une guerre récente,
42:22la guerre de 12 jours.
42:23Quelle était la porte de sortie ?
42:24La porte de sortie,
42:25c'est que les Israéliens
42:26manquaient d'intercepteurs.
42:28Donc Trump,
42:29pour leur éviter
42:32d'autres problèmes,
42:33a dit
42:33bon ben c'est bon,
42:33j'ai supprimé tout le nucléaire,
42:34on peut s'en arrêter là.
42:35Donc pour lui,
42:36le nucléaire c'était terminé.
42:37Moi je pense qu'il y a
42:38deux pays qui vont jouer
42:40un rôle très important.
42:41La Chine bien évidemment,
42:42je vous rappelle
42:42que la Chine a quand même
42:43réussi à rapprocher
42:45l'Arabie saoudite
42:46et l'Iran
42:47il y a trois ans.
42:48Chose qui était impensable
42:50puisque comme vous le savez
42:51l'un est sunnite
42:52et l'autre est chiite.
42:54Mais ce qui va se passer
42:55c'est les pays,
42:56les monarchies du Golfe.
42:58C'est elles qui vont basculer.
42:59Est-ce qu'elles restent
43:00du côté des Américains
43:01ou est-ce que les Chinois
43:02arrivent à les convaincre
43:03de venir de leur côté
43:04et dans ce cas-là
43:05on bouscule l'ordre établi
43:06après la seconde guerre mondiale
43:08où finalement
43:09les Etats-Unis
43:10étaient devenus
43:12le gendarme du Moyen-Orient
43:13et là la Chine
43:14et l'Iran
43:15sont en train de leur dire
43:16vous pensez que c'était
43:17un gendarme
43:17alors qu'en fait
43:17c'est un pompier pyromane.
43:19Peut-on imaginer
43:20que Donald Trump
43:20s'arrête là ?
43:21Non comme disait
43:22Arnaud Klarsfeld
43:22me semble-t-il
43:23Karim Abry
43:23sachant que rappelons-le
43:25à vos téléspectateurs
43:255000 marines
43:26doivent être envoyées.
43:28Donc l'interrogation aussi
43:29d'un point de vue militaire
43:30c'est est-ce que tout cela
43:31va se terminer
43:31avec des troupes au sol ?
43:33C'est aussi une option
43:34peut-être avant de parler de paix.
43:37Karim Abry
43:37Donald Trump
43:38s'est toujours laissé
43:39une porte de sortie.
43:40Le problème
43:41c'est quand vous décidez
43:42d'y aller
43:43d'entrer
43:44dans cette guerre
43:45il y a des répercussions
43:47que vous n'avez pas
43:48nécessairement prévues
43:49et pour aller au bout
43:50de la chose
43:51probablement que ça nécessite
43:52beaucoup plus de temps
43:53que ce que souhaite
43:54dans la temporalité
43:55de Donald Trump
43:56avec évidemment
43:57les pressions
43:58de l'opposition
43:59les pressions
44:00de sa base aussi
44:01les pressions américaines
44:03de dire
44:03on ne veut pas
44:03s'engouffrer là-bas
44:04mais s'il part maintenant
44:06le problème
44:07c'est qu'il va renforcer
44:08quelque part
44:09le régime
44:10ils vont dire
44:10nous avons tenu bon
44:12et même
44:12malgré tout ce qu'ils ont fait
44:13imaginez là
44:14il y a eu ces frappes
44:15ils ont atteint
44:16les capacités de défense
44:18de l'Iran
44:18ils ont atteint
44:19les capacités balistiques
44:21de l'Iran
44:22ils ont réussi
44:23à décimer
44:24des hauts dirigeants
44:26ils ont décidé
44:27et ils ont réussi
44:28aussi à atteindre
44:29le guide suprême
44:30donc malgré
44:31toutes ces images
44:32extrêmement fortes
44:32ces symboles
44:33extrêmement forts
44:34on se retrouve
44:34dans une situation
44:35aujourd'hui
44:36avec ce qu'on a vu
44:37sur le détroit d'Hormuz
44:38sur la crise énergétique
44:39qui se pointe
44:40à l'horizon
44:41on voit déjà
44:41que les cours
44:42se sont multipliés
44:44qui ont littéralement
44:45explosé
44:45donc bref
44:46il a encore
44:47je pense qu'ils ont
44:48évalué
44:48c'est pas vrai
44:49je pense pas qu'il est
44:50oui il y a le côté instinctif
44:51mais il y a
44:52différents scénarios
44:54possibles
44:54ils se rapprochent
44:56c'est pas
44:56complètement impossible
44:58parce que
44:58se retirer complètement
45:00maintenant
45:00je pense qu'il peut avoir
45:01encore plus de répercussions
45:03à l'international
45:03et vous allez renforcer
45:05ce régime
45:05qui est malheureusement
45:06qui est encore
45:07incrusté
45:07moi je pense qu'il est
45:08très affaibli
45:09mais il est encore
45:09incrusté
45:10un peu partout
45:11dans la société
45:12que ce soit
45:12on a vu avec
45:13les gardiens de la révolution
45:14les basidjis
45:15donc il y a encore
45:16cette violence
45:16qui est extrêmement forte
45:17on a maté
45:18une grande partie aussi
45:19dans les manifestations
45:20de ce peuple
45:21qui a eu le courage
45:22de sortir
45:23les plus courageux
45:25ont été sortis
45:26mais c'est ça
45:27et la répression
45:28était solide
45:29ils sont morts aussi
45:30donc on a maté
45:31une partie
45:31de cette opposition-là
45:33donc c'est toujours
45:34remplacer
45:34par quoi
45:35c'est ça le grand problème
45:36on ne sait pas la durée
45:37combien de temps
45:38ça peut prendre
45:38avant d'aller sur
45:39un autre front
45:40au Liban
45:41vous disiez
45:42oui il y a encore
45:42de la place
45:43pour la diplomatie
45:44peut-être avec des médiateurs
45:45comment est-ce que
45:46vous verriez les choses
45:47aujourd'hui
45:48qui est-ce qui peut rentrer
45:49finalement
45:49qui est-ce qui
45:51naturellement
45:51s'imposerait le plus
45:52comme médiateur
45:53aujourd'hui
45:54selon vous
45:55c'est difficile à dire
45:56on peut penser
45:57à l'Inde
45:58on peut penser
46:01peut-être à Russie
46:03ça dépend
46:03parce que je veux
46:04que Donald Trump
46:04a dit
46:05que peut-être
46:05Vladimir Poutine
46:06peut aider
46:06un petit peu
46:07il a dit
46:08donc un petit peu
46:09peut-être
46:09il aura quelque chose
46:11mais pour moi
46:12vous savez
46:12oui
46:13je pense que
46:14les objectifs
46:15qui étaient
46:16précisés au début
46:17les changements
46:18de régime
46:19c'est clair
46:19qu'on n'est pas là
46:21on n'est pas arrivé
46:22le changement
46:23de régime
46:23par le peuple iranien
46:25vous parlez
46:25des manifestations
46:27mais il y a aussi
46:28les manifestations
46:29par ceux
46:29qui soutiennent
46:30le régime
46:31il y a beaucoup
46:32de gens
46:32qui sortent
46:32de la roue
46:33et qui soutiennent
46:33le régime
46:34donc c'est évidemment
46:35qu'on a une loi
46:35de ça aussi
46:38et pour les bombes nucléaires
46:40que vous avez évoquées
46:41Arnaud Plarsfeld
46:41bon Iran n'en a pas
46:42aujourd'hui
46:43c'est l'agence internationale
46:45de nucléaire
46:46qui a dit
46:46qu'il n'y a aucune preuve
46:47de ça
46:47donc on peut parler
46:49d'une guerre préventive
46:50mais vous savez
46:51quand l'Iran a proposé
46:54à Russie
46:55de garder
46:56l'uranium enrichi
46:57c'est Donald Trump
46:58qui a refusé
46:59donc c'est pas
46:59dans leur intérêt
47:00donc la question
47:01qu'on peut se poser
47:02aujourd'hui
47:02quels sont vraiment
47:03les objectifs
47:04pour les Etats-Unis
47:05aujourd'hui
47:05en Iran
47:06et comment Donald Trump
47:08peut-on sortir
47:09sans perdre trop
47:10de soutien
47:11en Amérique
47:12parce que c'est important
47:15son soutien
47:16et vraiment
47:17je pense
47:17va baisser
47:18parmi des magas
47:19qu'il a élus
47:20pour qu'il finisse
47:21les guerres
47:22plutôt qu'il commence
47:22les nouveaux
47:23Je voulais vous entendre aussi
47:24on va réagir
47:24sur sa dernière information
47:25puisque vous avez fait référence
47:28effectivement
47:28à ces manifestations
47:29qu'on a pu voir
47:31notamment à Téhéran
47:32ces vidéos postées
47:33sur les réseaux sociaux
47:34et on se rend bien compte
47:36dans cette guerre
47:37qu'il y a une guerre
47:37de communication
47:38qui est inédite
47:39c'est du jamais vu
47:40notamment sur les réseaux sociaux
47:41de part et d'autre
47:42d'ailleurs
47:43et si je vous en parle
47:44c'est qu'on apprend à l'instant
47:45que Benhamid Netanyahou
47:46dément les rumeurs
47:47sur sa mort
47:48puisque depuis quelques heures
47:49on a vu
47:50effectivement
47:50notamment sur les réseaux sociaux
47:52et bien
47:53cette rumeur
47:54de la mort de Benhamid Netanyahou
47:55donc il réagit
47:57aujourd'hui
47:58il y a quelques minutes
47:59ça dit quelque chose
48:01aussi
48:02et bien
48:02de l'importance
48:03du métier de journaliste
48:05de vérifier
48:06puisque nous aussi
48:07on est confronté
48:08à des vidéos
48:08avec l'IA
48:09qui sont peut-être vraies
48:10qui sont peut-être fausses
48:11il faut tout vérifier
48:12et c'est aussi
48:13un autre aspect
48:14de cette guerre
48:14Xenia
48:15et des deux côtés
48:17des deux côtés
48:17quand on voit la
48:18Franchement
48:18c'est très intéressant
48:19la façon
48:19comment cette guerre
48:20est couverte en Europe
48:22en Moyen-Orient
48:23je regarde un peu
48:24tous les médias internationaux
48:25je regarde Al Jazeera
48:26évidemment
48:27que c'est Qatar
48:28ils ne sont pas très contentes
48:29parce qu'il est rentable
48:29sur les bases américaines
48:30en Qatar aussi
48:31mais en moi
48:32on voit
48:32un point de vue
48:33un peu différent
48:34aujourd'hui en Europe
48:35on ne voit pas
48:36ce qui est arrivé
48:38avec Netanyah
48:39c'était vraiment inquiétant
48:40parce qu'en un moment
48:41on commençait
48:42à se poser les questions
48:43est-ce qu'il a envie
48:44est-ce qu'il a été tué
48:45il n'y a aucune information
48:47aujourd'hui
48:48avec l'intelligence artificielle
48:50c'est très compliqué
48:51mais vous parlez
48:52de guerre d'image
48:53de ne pas montrer
48:54les images
48:55de l'autre côté
48:56c'est aussi une guerre
48:57c'est vrai
48:57mais pas tous les images
48:58sont truquées
48:59pas tous les images
49:00sont les disinformations
49:01une question éditoriale
49:03est-ce qu'on montre
49:04les images ou pas
49:05c'est ça ce qui est très intéressant
49:06c'est très intéressant
49:07de voir le traitement
49:08et c'est une nouveauté
49:09dans cette guerre
49:10d'aujourd'hui
49:11la communication
49:13a une place
49:14vraiment primordiale
49:15je vous le disais
49:16peut-être un mot
49:16sur un autre front
49:17qui est le Liban
49:19Israël qui hier
49:20avait annoncé
49:21plus de 1100 frappes
49:22contre le Hezbollah
49:23depuis le 2 mars
49:25ces opérations
49:26qui visent notamment
49:26des quartiers généraux
49:27des positions du Hezbollah
49:29alors parmi la foule
49:31de déplacés
49:32il y a bien évidemment
49:32des membres du Hezbollah
49:34et donc
49:34il y a
49:36l'armée israélienne
49:37et Tzal
49:37qui tentent toujours
49:39de les viser
49:40en tout cas
49:40ça ne fait pas peur
49:41aux terroristes du Hezbollah
49:43puisque son secrétaire général
49:45Kassem
49:46l'a affirmé
49:46nous sommes préparés
49:47à un affrontement long
49:48écoutez-le
49:51alors il va arriver
49:53dans une seconde
49:54donc c'est le secrétaire général
49:55hier
49:55du Hezbollah
49:57qui s'exprimait
49:59on l'écoute
50:01nous sommes préparés
50:03à un affrontement long
50:05et si Dieu le veut
50:06les israéliens seront surpris
50:08sur le champ de bataille
50:10les menaces de l'ennemi
50:12ne nous effraient pas
50:16alors Emmanuel Macron
50:17qui lui a appelé
50:18hier Israël
50:19a accepté
50:19des discussions directes
50:21avec l'exécutif libanais
50:22et toutes les composantes
50:24du Liban
50:24la France qui s'est dit
50:26prête à faciliter
50:26ces discussions
50:27en les accueillant
50:28à Paris
50:29Arnaud Klarsfeld
50:30c'est vrai
50:31qu'on a le sentiment
50:32que le Liban
50:32est en train de replonger
50:34une nouvelle fois
50:34dans le chaos
50:37on voit
50:38cette offensive
50:38contre les membres
50:39du Hezbollah
50:40et puis l'armée
50:41l'armée libanaise
50:42aussi
50:43qui finalement
50:44n'a pas respecté
50:45ses engagements
50:46et qui est dans le viseur
50:47même des Etats-Unis
50:48pour ne pas en faire suffisamment
50:51justement
50:51pour contenir
50:52les terroristes
50:53du Hezbollah
50:54c'est difficile
50:55pour l'armée libanaise
50:56elle doit être
50:57sous-effectif
50:58ou sous-armée
50:59peut-être
50:59par rapport au Hezbollah
51:00mais c'est difficile
51:01aussi pour
51:03les dirigeants israéliens
51:05qui doivent protéger
51:06leur population
51:07au nord
51:09donc il y a
51:09deux drames
51:10qui se produisent
51:12pour l'instant
51:12ce sont les Libanais
51:13qui en souffrent
51:14le plus
51:16mais les dirigeants israéliens
51:17ont l'obligation
51:18de protéger
51:19leur population
51:19qui est au nord
51:20et même d'ailleurs
51:21plus au sud
51:22puisque les
51:23les roquettes
51:24du Hezbollah
51:25peuvent aller
51:26jusqu'à Tel Aviv
51:28donc c'est
51:29malheureusement
51:30compliqué
51:31moi je préférerais
51:32que les israéliens
51:33ne rentrent pas
51:33au sud Liban
51:35pour l'instant
51:36ils font tout
51:37pour ne pas rentrer
51:38c'est à dire
51:39ils tirent
51:40ils essayent
51:41d'éliminer
51:42le plus de membres
51:43du Hezbollah
51:43possible
51:44ils tuent aussi
51:44malheureusement
51:45des civils
51:46mais je ne crois pas
51:48qu'ils aient tellement
51:48envie de rentrer
51:49donc il faudrait
51:50trouver une solution
51:51pour que
51:52le Liban
51:53ou l'armée
51:54libanaise
51:55ou le gouvernement
51:56libanais
51:57parviennent
51:58à restreindre
51:59le Hezbollah
52:00qui de toute manière
52:02ne disparaîtra pas
52:03mais qu'il arrête
52:04de tirer
52:04des roquettes
52:05sur le nord
52:06d'Israël
52:07Israël a décidé
52:09de ne plus faire
52:10évacuer
52:11sa population
52:12civile
52:13du nord
52:13d'Israël
52:14donc
52:15on est devant
52:16deux positions
52:17antagonistes
52:17le Hezbollah
52:18veut continuer
52:19à tirer des missiles
52:19sur Israël
52:20et Israël
52:21ne veut plus
52:21que le Hezbollah
52:22tire des missiles
52:23donc c'est
52:25le conflit
52:25et la population
52:26libanaise
52:26c'était très intéressant
52:27Richard Haddad
52:28qui expliquait hier
52:29que la population
52:30libanaise
52:31ne supporte plus
52:32la présence
52:32aussi des membres
52:33du Hezbollah
52:34puisque
52:35tout le monde
52:35ne veut pas non plus
52:36de recevoir
52:36les bombes israéliennes
52:37mais elle commence
52:40de plus en plus
52:41à comprendre
52:42que le Hezbollah
52:43était quand même
52:44disons un poison
52:45pour eux
52:46parce que
52:46leur malheur
52:47provient du Hezbollah
52:48Israël a tout intérêt
52:49à vivre en paix
52:50avec le Liban
52:51et avec finalement
52:52c'est inextricable
52:53cette situation
52:54Nicolas Meillan
52:55peut-être
52:56puisque
52:57on voit
52:57qu'Israël
52:59veut se débarrasser
53:00du Hezbollah
53:00on voit aujourd'hui
53:01que le Hezbollah
53:01continue à frapper Israël
53:03coordonné d'ailleurs
53:04avec l'Iran
53:05ce qui montre
53:06une nouvelle fois
53:07que la guerre
53:07n'est pas terminée
53:08et en même temps
53:09cette population
53:09qui ne supporte plus
53:11il y a des témoignages
53:12qui voient
53:13ces terroristes
53:14du Hezbollah
53:14arriver
53:14se fondre
53:15dans la masse
53:16de la population
53:17et du coup
53:18derrière
53:18conséquence
53:19ils deviennent
53:20des cibles
53:20également
53:21donc
53:21très compliqué
53:22cette situation
53:23aujourd'hui
53:24autant on peut imaginer
53:25en Iran
53:26qu'on puisse avoir
53:27un changement de régime
53:28dans les jours qui viennent
53:30si la population
53:32réussit à renverser
53:33le régime
53:34avec le soutien
53:34d'Israël et des Etats-Unis
53:36autant malheureusement
53:37au Liban
53:37c'est très difficile
53:38de se projeter
53:40avec cette situation
53:41on ne voit pas vraiment
53:43comment ça pourrait
53:45s'améliorer
53:46et donc
53:49je reconnais
53:50que je ne suis pas
53:50expert sur ce sujet
53:51non plus
53:51il ne faut pas oublier
53:53aussi
53:53tout ce qui se passe
53:55aujourd'hui
53:56ça mène aussi
53:57à un certain flux
53:57migratoire
53:58ce qui est dramatique
54:00en fait
54:01et si cette guerre
54:02continue
54:03si ça n'arrête pas
54:04bientôt
54:05je pense qu'on va avoir
54:06encore
54:06des milliers
54:08iraniens
54:09aussi
54:09qui vont essayer
54:11de partir
54:12de sortir
54:12de leur pays
54:13et c'est un grand
54:15problème
54:15une grande problématique
54:17qu'on n'a pas
54:17effectivement encore abordé
54:19celle des flux migratoires
54:20puisque on le sait
54:21les conséquences
54:22d'une guerre
54:22on sait derrière
54:23effectivement
54:24et on l'a connu
54:25d'ailleurs en Europe
54:26en France
54:27et bien derrière
54:28ce sont ces flux
54:28de population
54:29qui viennent gagner
54:30d'autres pays
54:31et là aussi
54:32c'est en général
54:33la deuxième phase
54:34mais c'est un
54:35véritable sujet
54:36effectivement
54:36nous arrivons
54:38chers amis
54:38au terme
54:39de cette heure inter
54:40déjà
54:41c'était passionnant
54:42de vous entendre
54:43puisque
54:44CNews
54:45à présent
54:46vous propose
54:46son édition spéciale
54:47jusqu'à 2h du matin
54:49et ça commence
54:50dans un instant
54:51avec Elliot Deval
54:52et Romain Desarbres
54:54juste avant
54:55les résultats
54:56à 20h tout juste
54:57et ce sera
54:58Laurence Ferrari
54:58Pierre De Villeneau
55:00et puis Thomas Bonnet
55:01et Elodie Huchard
55:03vous accompagneront
55:04jusqu'à 2h du matin
55:06un grand merci à tous
55:07merci à Maxime Lavandier
55:10de m'avoir aidé
55:11à préparer cette émission
55:12on se retrouve
55:13la semaine prochaine
55:15excellente élection municipale
55:17sur CNews
55:18paix
55:20de m'avoir aidé
55:20les ministres
55:20des sandales
55:20à la fin
55:20de m'avoir aidé
55:21de m'avoir aidé
55:21à la fin
55:22de m'avoir aidé
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