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  • il y a 5 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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News
Transcription
00:00Très heureux de vous retrouver dans l'heure inter.
00:02Tout de suite, on fait un point sur les dernières infos avec Sandra Chambaud.
00:05Je vous présente mes invités.
00:07Bonjour à tous.
00:08À l'une de l'actualité, la dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd'hui.
00:13Les modalités concernant un hommage national ne sont pas encore définies.
00:17Le militaire français, on le rappelle, a été pris dans une embuscade contre des casques bleus de la finule hier
00:22dans le sud du Liban.
00:24Trois de ses camarades sont blessés, toujours à Beyrouth où ils sont soignés.
00:27Emmanuel Macron, qui recevra d'ailleurs le premier ministre libanais mardi, a dénoncé la responsabilité du Hezbollah,
00:34ce que le groupe islamiste chiite allié de l'Iran a nié.
00:38L'extraction du détonateur d'une bombe de la Seconde Guerre mondiale a échoué à la mi-journée à Colombes,
00:43dans les Hauts-de-Seine.
00:44Les démineurs vont donc enfouir l'engin découvert le 10 avril dernier rue des Champaron pour le faire exploser.
00:50Une fosse de 2 mètres de profondeur a été spécialement creusée pour neutraliser la munition,
00:55ce qui prolonge l'attente des 15 000 riverains évacués dès l'aube dans un rayon de 450 mètres.
01:01Et puis ce message bouleversant de Laura Smet sur Instagram, accompagné d'une photo de sa maman et elle, petite
01:07fille.
01:08« Maman, j'ai perdu la moitié de mon cœur ».
01:10La fille unique de Nathalie Baye et Johnny Hallyday a rendu hommage à sa mère décédée ce vendredi.
01:15C'était la meilleure mère du monde, je vous envoie ces quelques mots sans y croire vraiment encore.
01:20Je l'aime tant, prenez soin de vos proches surtout, c'est si précieux.
01:24Merci beaucoup Sandra Tiombo, Prochopont à 17h.
01:27Xenia Fedorova, l'heure interne pour vous accompagner.
01:30Xenia, bonjour.
01:31Bonjour.
01:31Arnaud Clarsfeld est également avec nous.
01:32Arnaud, bonjour.
01:33Et cet après-midi, Caroline Galactéros nous accompagne.
01:35Bonjour Caroline.
01:36Vous êtes géopolitologue.
01:38Nous allons bien évidemment revenir ensemble sur la mort du sergent-chef Florian Montorio et cette question, quelle réponse de
01:45la France.
01:46Mais avant, interrogation également, qui est en train de gagner le bras de fer entre l'Iran et les Etats
01:51-Unis.
01:51On fait un point sur les toutes dernières informations car effectivement cela bouge d'heure en heure et on en
01:56parle ensuite et c'est signé Sarah Varny.
01:59La traversée du détroit d'Ormous n'est déjà plus d'actualité.
02:03Téhéran a annoncé hier reprendre le contrôle de ce détroit stratégique face au blocus américain des ports iraniens à trois
02:10jours de la fin du cessez-le-feu.
02:12Peu après, au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir ce corridor maritime ont essuyé des tirs des gardiens
02:19de la révolution.
02:20L'Iran a décidé hier de tirer des balles dans le détroit d'Ormous en violation flagrante de notre accord
02:25de cessez-le-feu.
02:26De nombreux tirs visaient un navire français et un cargo britannique.
02:30C'était inadmissible, n'est-ce pas ?
02:32Mes représentants se rendent à Islamabad au Pakistan où ils seront demain soir pour des négociations.
02:37Nous proposons un accord très juste et raisonnable et j'espère qu'ils l'accepteront car sinon,
02:42les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts d'Iran.
02:46Il est temps de mettre fin à la machine à tuer iranienne.
02:49Des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran qui s'annoncent tendues.
02:55Il existe actuellement plusieurs points de désaccord.
02:59Ils ont certaines opinions concernant le domaine nucléaire ainsi que sur des questions liées au détroit d'Ormous et à
03:06d'autres sujets similaires.
03:08Tandis que nous, en tout état de cause, restons fermes sur nos propres positions.
03:14Un cessez-le-feu qui n'a pas calmé les tensions diplomatiques entre les deux pays.
03:18Les précédents pour parler à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président J.D. Vence.
03:24s'était conclue le 12 avril par un échec.
03:28Xenia Fedora, vous suivez de rondeur l'évolution de la situation.
03:31C'est vrai que vendredi, Donald Trump était très optimiste dans ses messages.
03:35Aujourd'hui, il menace l'Iran de destruction.
03:38On a du mal à suivre encore aujourd'hui.
03:40Je pense que Donald Trump, presse loyale, a sa façon de négocier, de communication.
03:48Il peut dire qu'on est très proche d'un accord.
03:51Il peut dire que les Etats-Unis sont déjà gagnés.
03:54Le lendemain, il va dire qu'il va détruire une civilisation.
03:57C'est quelque chose qui fait partie de sa stratégie de mettre la pression sur Iran.
04:01Ce qui reste clair, c'est que jusqu'à maintenant, les Etats-Unis n'ont pas réussi d'attendre ces
04:06objectifs
04:07qui sont mis depuis le début.
04:10Ils ont parlé des changements de régime, ce n'est pas le cas.
04:13Aujourd'hui, le détroit d'Armose est toujours bloqué.
04:17On voit très bien qu'Iran garde le contrôle sur le détroit.
04:21Il a négocié le fait qu'ils sont plus importants pour l'Iran.
04:27C'est ça ce qui gêne Donald Trump aussi aujourd'hui.
04:31Parce que, d'un point de vue militaire, évidemment, les Etats-Unis sont supérieurs à l'Iran.
04:37Mais pour aller dans une campagne long terme, pour une opération terrestre,
04:43c'est les risques pour les Etats-Unis, pour Donald Trump, pour sa popularité.
04:47On a pas mal discuté de ces sujets et ce n'est pas ce qu'il cherche.
04:50Je pense que tous les mondes d'aujourd'hui sont d'accord qu'il s'est engagé dans cette opération
04:56avec le fort conseil d'allié Israël, de Netanyahou,
05:03qui lui a probablement promis une victoire rapide et efficace, un peu comme en Venezuela.
05:10Ce qu'on trouve aujourd'hui, c'est la situation qui est compliquée,
05:13qui déstabilise toute la partie du monde et la pression qui continue à monter.
05:18Je pense que Donald Trump cherche toujours une sortie,
05:20une sortie qui lui permet de garder la face.
05:25Parce qu'aujourd'hui, ce qui se passe, c'est que les Etats-Unis,
05:28ils perdent dans une façon de... dans les réputations.
05:32Parce que le plus long que ça dure, le plus est dommage, je pense,
05:37c'est une différence réputationnelle pour les Etats-Unis et pour Donald Trump le même.
05:40Et c'est vrai, Caroline, il y a l'actérose que chaque jour,
05:42cette interrogation qui est en train de gagner le bras de fer en ce moment même.
05:47Et là, aujourd'hui, alors peut-être que vendredi, nous disions les Etats-Unis.
05:50Et puis aujourd'hui, peut-être que nous disons l'Iran.
05:53Oui, non.
05:53Moi, personnellement, je pense que l'Iran a, depuis le début, à vrai dire,
05:58depuis le 28 février, la main.
06:02La main, dans sa capacité de mettre le haut là, en fait, à l'idée américaine,
06:09il s'agissait de renverser le régime.
06:11Tout ça est un échec quand même flagrant.
06:14Ce qu'on oublie de dire, c'est que les Américains
06:18ont fait un blocus du blocus d'Hormuz, si j'ose dire.
06:24Mais comment se fait-il qu'on ait besoin de faire un blocus du détroit d'Hormuz ?
06:28Puisqu'il paraît, n'est-ce pas, quand on écoute Donald Trump,
06:31qu'il a éradiqué l'aviation iranienne, éradiqué la marine iranienne, éradiqué tout.
06:38Le régime est déjà soi-disant changé, il nous a expliqué ça aussi.
06:42Je veux dire, on est dans un délire.
06:44Et je pense qu'on arrive un peu aux limites de l'approche trumpienne de la négociation,
06:49comme le disait Xenia.
06:51C'est qu'il y a un moment où on peut dire tout est n'importe quoi.
06:55Soit ça veut dire qu'on est soi-même complètement déconnecté de ce qui se passe réellement
06:59et qu'on n'a même plus conscience de la position à laquelle sont ses propres forces et son propre
07:03pouvoir.
07:04Soit ça veut dire qu'on est dans une manœuvre de diversion totale.
07:07Or, si vous regardez les attendus de la négociation
07:11et les raisons pour lesquelles l'Iran s'est prêté au pourparler d'Islamabad
07:16et a accepté ce fameux cessez-le-feu.
07:18Il n'était pas du tout question que les Américains fassent derrière un blocage d'Hormuz.
07:24C'était sur la base d'un plan en dix points,
07:27avec le dégel des avoirs iraniens, la fin des sanctions,
07:32un certain nombre de choses.
07:34Et il n'a non plus jamais été question,
07:36parce qu'on a entendu ça aussi dans les innombrables déclarations et messages et tweets de Donald Trump,
07:42on a lu, les Iraniens ont accepté de nous rendre leur uranium,
07:47de nous donner leur uranium enrichi.
07:49On est à un niveau complètement délirant.
07:53Comment voulez-vous que des négociations sérieuses s'engagent sur ces bases ?
07:57Donc moi j'ai plutôt l'impression que les Américains, encore une fois,
08:02ils essaient de faire advenir les choses en en parlant.
08:05Pendant ce temps, les troupes américaines se renforcent.
08:09Même si ce serait une folie, je suis entièrement d'accord,
08:11d'aller imaginer une opération terrestre.
08:14Mais on parle quand même de plusieurs dizaines de milliers de soldats,
08:17de nouveaux bateaux, etc.
08:18C'est à ça aussi qu'a servi ce petit répit, entre guillemets,
08:23de deux petites semaines.
08:25Même si on sait que, voilà, quand on parle de 50 000 Américains,
08:29en fait ça veut dire 10 000 combattants, à peu près.
08:31Le ratio est comme ça dans les armées américaines.
08:34Mais donc, pour moi, l'Iran tient ses positions.
08:40Le détroit d'Hormuz n'est pas bloqué pour tout le monde,
08:43c'est pas vrai, il y a des navires qui passent.
08:45Les Américains ont essayé d'en arrêter certains,
08:49il y en a certains qui ont fait demi-tour,
08:50mais ils sont dans une position, en fait,
08:52ils mettent toute l'économie mondiale en grand danger,
08:57en fait, en grande vibration inquiétante,
09:01pour des résultats qui sont nuls.
09:04Donc, je pense qu'on va repartir dans une nouvelle phase de la guerre.
09:07Alors, en tout cas, effectivement, en termes de communication,
09:09on a vu l'armée américaine montrer les hélicoptères
09:12qui survolent le détroit d'Hormuz.
09:14Là aussi, on imagine un message, vous le voyez à l'instant.
09:16Peut-être, Arnaud Klarsfeld, J. Devens,
09:19ne participe pas demain aux négociations.
09:21J. Devens opposé, lui, à une intervention américaine.
09:25Est-ce que les États-Unis et les gardiens de la révolution
09:27peuvent véritablement négocier ensemble aujourd'hui ?
09:30J'avais lu sur votre bandeau qu'ils participaient.
09:33Alors, il s'est peut-être changé, mais enfin, j'ai lu sur votre bandeau.
09:36Alors, mais à coup de pas, mais à coup de pas.
09:40Je vais vérifier, j'avais pu également me tromper.
09:45On va vérifier ça tout de suite, mais ils participaient pas demain.
09:48Un bras de fer, un bras de fer, vous en avez fait comme moi,
09:52à la fin, il y a quelqu'un qui a la main sur la table
09:55et l'autre qui a la main sur la main de son adversaire.
09:58Bon, et là, il y a une victoire nette et précise.
10:02Là, s'il y a un accord, les deux créeront victoire.
10:06Mais Trump a besoin quand même d'une certaine victoire
10:10qu'il puisse clamer, en tous les cas, aux yeux du monde occidental.
10:14Et cette victoire ne peut pas être un retour à l'accord
10:19que Biden avait signé avec l'Iran.
10:23Donc, il a besoin d'avoir plus que Biden avait eu.
10:26Parce que sinon, comment expliquer la guerre ?
10:28Puisque en 2015, il y avait un accord.
10:31Et si on retourne ?
10:33Si, oui.
10:33Est-ce que nous sommes en train de vérifier la présence ou non de J.D.L. ?
10:36Alors, c'est pas précisé, me semble-t-il, là, presque joli.
10:39Les informations sont un peu contradictoires.
10:43Et CNN dit qu'il va participer, et les autres sources disent qu'il n'anticipe pas.
10:46Il ne participera pas.
10:48Je pense que ça reste un mystère pour l'instant.
10:50Voilà, donc c'est réglé, nous avions tous les deux raison.
10:52Voilà.
10:53C'est comme le bras de fer, au bout d'un moment, il n'y en a rien qui aura
10:55raison.
10:56Parce que où Venn sera Islav Abad, où il n'y sera pas.
10:59Mais en tous les cas, c'est comme...
11:01Il y a un camion...
11:04Prenons cette image.
11:04Il y a un camion et une voiture qui foncent l'un sur l'autre.
11:07Un gros camion et une petite voiture.
11:10Et il est évident que si la voiture frappe le camion, le camion aura des dommages.
11:15Mais l'Iran aura plus de dommages que le camion.
11:17Parce que Trump, avec la marine, bloque quand même toutes les arrivées d'argent qui arrivent vers l'Iran.
11:24Si l'Iran ne peut plus exporter son pétrole, l'Iran n'a plus de rentrée d'argent.
11:28Et si l'Iran n'a plus de rentrée d'argent, il ne peut pas payer non plus ses salariés,
11:33ses employés, ses militaires et tout ça.
11:35Et nécessairement, et en plus si Trump bombarde les centrales électriques, il y aura une révolution.
11:40Mais Trump a plutôt intérêt aussi à un accord.
11:44Et sinon ça nécessite de rester plus longtemps, d'aller devant le Congrès.
11:49Donc les deux ont intérêt à un accord.
11:52Mais ce n'est pas parce que les deux parties ont intérêt à un accord qu'il y aura nécessairement
11:56un accord.
11:57Alors, ni l'Allemagne ni la France n'avaient intérêt à déclencher la Première Guerre mondiale et de se battre.
12:04Et pourtant, ça a eu lieu.
12:06Qui a intérêt à un accord ?
12:08Il faut espérer un compromis, mais ce n'est pas évident.
12:11Qui a intérêt à un accord rapide finalement ?
12:13Je pense qu'on peut parler de l'inverse qui n'a pas intérêt à un accord.
12:17C'est Israël.
12:18Aujourd'hui, parce que pour Israël, les objectifs ne sont pas à temps.
12:21Pour Israël, l'Iran pose toujours un problème avec l'uragnement échi.
12:26Israël ne croit pas en fait au fait qu'Iran ne va pas créer une bombe nucléaire très très rapide.
12:32Il ne faut pas oublier que ça fait une dizaine d'années qu'on attend qu'Iran est à deux
12:37minutes à créer une bombe nucléaire.
12:39Après, il y a eu Toursi Gabart qui a dit qu'Iran est très loin de créer une bombe nucléaire.
12:44Donc je pense qu'il y a d'un côté Israël qui ne veut pas un accord.
12:47Après, si on parle de Donald Trump, évidemment qu'il veut un accord à mon avis.
12:50parce qu'il ne veut pas engager les Etats-Unis dans un conflit prolongé.
12:54Les conflits prolongés pour les Etats-Unis, on sait que l'histoire nous montre qu'ils n'ont pas toujours
13:01été très efficaces.
13:03Si on parle d'Afghanistan, par exemple, avec les talibans qui prient le pouvoir maintenant après, avec l'Irak,
13:09même avec Syrie où on a les djihadistes islamistes à pouvoir aujourd'hui.
13:14Donc je pense qu'il décide quand même avec la situation de ne pas aller trop loin.
13:20Il est en train de se préparer pour le mid-terme.
13:22Il ne peut pas se permettre de se disputer avec tous les camps des magas qui sont quand même assez
13:29influents.
13:30Je pense que Donald Trump va chercher un accord.
13:34Mais c'est vrai que s'il n'arrive pas à les trouver, les forces qui sont là, pas loin,
13:40sont prêtes de recommencer.
13:42Donc peut-être, comme Caroline Galactéros dit, il aura encore une autre phase des frappes.
13:46Je ne sais pas, mais à mon conviction qu'il cherche vraiment d'en sortir.
13:50Je pense qu'il a compris que ce n'est pas très bien pour son propre popularité.
13:55Et les gardiens de la révolution, Caroline Galactéros, est-ce qu'ils ont intérêt à ce que ça s'arrête
13:58ou plutôt un intérêt à élargir le conflit comme ils le font depuis le début ?
14:01Alors, les gardiens, ils sont en position aussi de force à l'intérêt.
14:04C'est-à-dire, ce qui s'est passé fin février a évidemment durci le régime.
14:09Ça a produit l'inverse de ce qu'on ne s'imaginait.
14:11Donc aujourd'hui, il est clair que les gardiens qui étaient déjà extrêmement puissants,
14:17dominants dans l'appareil politique et dans l'appareil économique du pays,
14:22ont quand même la haute main et certaines figures ont leur sein encore plus.
14:29Mais je reviens sur ce que vous dites, sur qui veut un accord.
14:32Oui, Trump a besoin d'un accord, mais pour faire un accord, en fait,
14:36l'accord, ce n'est pas la capitulation de l'autre.
14:39Surtout quand l'autre vous tient à la gorge.
14:42C'est impossible.
14:44Chacun tient chacun à la gorge.
14:46Mais non, mais non.
14:47Là, dans le détroit d'Hormuz, c'est l'Iran qui tient les autres à la gorge.
14:51Oui, parce qu'il n'y a plus de bateau qui passe, il n'y a plus d'argent qui
14:53rentre.
14:53Mais non, ce n'est pas vrai non plus, parce qu'il y a la Caspienne,
14:56parce qu'il y a le soutien économique et financier chinois.
14:59Ça n'est pas si simple.
15:01En revanche, ce qui est ahurissant, c'est qu'au moment où Trump dit
15:04on va discuter, on est à 48 quarts d'un accord, etc.,
15:08que fait-il ?
15:09Scott Besson, son secrétaire d'État au Trésor, renforce les sanctions.
15:15Donc, dans l'accord en 10 points que les Iraniens ont posé sur la table,
15:21qui a été accepté par les Américains, soi-disant,
15:24pour pouvoir obtenir les pourparlers d'Islamabad première rande,
15:29il y avait la levée des sanctions.
15:34La levée des sanctions.
15:35Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que là, les Iraniens, pour moi,
15:39se sont servis, en fait, de cette agression, de cette attaque,
15:43israélo-américaine ou américano-israélienne,
15:47et ils ont décidé qu'au bout de 47 ans de sanctions,
15:52en fait, la souveraineté iranienne ne serait plus négociable.
15:56Donc, pour eux, les conditions d'une négociation sérieuse
16:00et d'un compromis sérieux,
16:02ce n'est pas d'aller se mettre tout nu,
16:05rendre tout ce qu'ils ont et faire comme s'ils avaient perdu le conflit.
16:08Ils ne veulent pas capituler.
16:09Mais ils n'ont aucune raison de le faire,
16:11même s'ils souffriraient, évidemment, d'une reprise des combats,
16:15même si, bien sûr, c'est envisagé des pertes considérables.
16:21Et pour la société iranienne, ce serait terrible si les frappes recommencent.
16:26Zegn a fait de revards.
16:26Je pense qu'il faut regarder qui ont les cartes
16:29et qui sont les cartes, comme Donald Trump dit souvent.
16:32Et c'est vrai que, jusqu'à maintenant,
16:34l'Iran a montré la capacité de contrôler les détroits d'Armos.
16:38Mais il y a aussi le détroit Bab el-Mandeb.
16:41On a parlé aussi ici, par exemple,
16:44cette carte est jouée.
16:46Ça sera vraiment une crise mondiale,
16:49mais en haute intensité.
16:51Donc, je pense que c'est ça ce qu'Iran a aujourd'hui.
16:53Pour l'instant, Donald Trump n'a pas trouvé les moyens
16:56de retirer ses cartes.
16:58Donc, je pense que c'est pour ça qu'il a des négociations.
17:01Je pense que les États-Unis,
17:04s'engager dans toutes ces guerres un peu
17:06pour garder ce monde unipolaire.
17:10Et ce qui se passe aujourd'hui,
17:11que même si les États-Unis restent assez forts,
17:16quand même la puissance des États-Unis commence à affaiblir.
17:19Et aussi le dollar commence à affaiblir.
17:21C'est ça ce qui est très dangereux et très inquiétant,
17:24je pense, pour Donald Trump.
17:25Une guerre économique.
17:26Donc, on va bien le voir.
17:27On va suivre les négociations.
17:28Je vous propose d'avancer.
17:29Nous avons encore pas mal de sujets à traiter.
17:31A commencer par la mort du sergent-chef Florian Montorio.
17:36La nation qui a perdu hier son deuxième soldat dans cette guerre.
17:40Il a été tué dans le sud Liban lors d'une attaque contre des casques bleus.
17:43Trois autres de ses camarades ont été blessés.
17:46Vous voyez son visage à l'antenne.
17:48Alors, selon Emmanuel Macron,
17:49tout laisse à penser que le militaire est tombé sous les balles du Hezbollah.
17:52Le Hezbollah, pointé également par l'armée israélienne,
17:55dans la mort de l'un de ses soldats, là encore au sud Liban.
17:59L'organisation terroriste, elle, qui dément toute implication.
18:02Le président libanais, il viendra d'ailleurs, il sera à l'Elysée la semaine prochaine,
18:06a promis de poursuivre les responsables.
18:08Détail signé François Tiskevitch.
18:13C'est le président français en personne
18:15qui a accusé le Hezbollah lors de son message
18:17annonçant le décès du sergent-chef Florian Montorio.
18:22La nation s'incline avec respect
18:24et adresse son soutien aux familles de nos soldats
18:26et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban.
18:29Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah.
18:35Même accusation du côté des forces intérimaires des Nations Unies au Liban
18:39qui dénoncent une attaque délibérée.
18:41Dans un communiqué,
18:43le Hezbollah n'y a à voir un lien avec l'incident survenu avec la Finule.
18:46Mais pour le spécialiste du Proche-Orient, Michel Fayad,
18:49il y a peu de doutes sur la responsabilité du groupe terroriste.
18:54Il est dans une stratégie aujourd'hui qui est offensive,
18:59qui est meurtrière
19:00et il n'est pas du tout dans une idée de pacifique
19:04et de remise des armes comme Donald Trump le réclame.
19:06Ils veulent juste empêcher que ce cessez-le-feu aboutisse à un accord de paix
19:12parce qu'ils savent très bien que l'accord de paix signifierait leur désarmement
19:17et s'ils sont désarmés, petit à petit, ils vont perdre même leur influence politique.
19:24Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné l'attaque contre les casques bleus français
19:28et a promis de poursuivre les responsables.
19:32Et maintenant, Arnaud Klarsfeld, quelle réaction de la France ?
19:35Est-ce qu'elle va rester une nouvelle fois muette
19:37comme lors de la mort de l'allusion en frillon ?
19:40On peut être quasi sûr que c'est Hezbollah qui a commis l'assassinat
19:45parce qu'il ne faut pas parler d'assassinat
19:47parce que c'était une embuscade qui a été menée contre des troupes
19:51qui ne sont pas des troupes offensives.
19:53La question est de savoir s'ils ont choisi délibérément des Français
19:57ou s'ils visaient seulement la finule.
20:01Hier, j'ai dit, j'étais le premier d'ailleurs à le dire,
20:03qu'ils avaient visé nécessairement des Français
20:06parce qu'il y a le drapeau et qu'ils l'ont fait pour punir la France
20:11d'avoir dit qu'il fallait désarmer le Hezbollah
20:14et d'avoir soutenu des négociations directes entre le Liban et Israël.
20:20Évidemment, je peux me tromper, je n'ai aucune preuve.
20:23Mais je pense que c'est ça.
20:25Mais ça peut être autre chose, peut-être.
20:27Mais enfin, quand même, c'était une attaque qui a été menée à 10 mètres.
20:30Ils n'étaient pas lourds, ils étaient tout prêts.
20:33D'abord, pour mener une embuscade, il faut avoir des jumelles.
20:36On regarde, peut-être qu'ils n'avaient pas de jumelles.
20:38Mais enfin, en général, on a des jumelles qui emmènent une embuscade.
20:44Ils voient très bien qu'il y a le drapeau français sur l'écusson.
20:48Au Liban, tout le monde sait que le drapeau tricolore, ce sont les Français.
20:54Bon, ils ont choisi le hasard quand même.
20:58Je ne crois pas au hasard dans des cas comme ça, encore que le hasard existe dans des cas comme
21:02ça.
21:02Mais pour moi, je crois qu'ils ont choisi délibérément des Français.
21:06Maintenant, ce que fera le Président de la République, ça appartient au Président de la République.
21:12J'espère qu'il réagira vigoureusement, parce qu'il y a un soldat français qui a été assassiné,
21:17deux soldats français qui ont été blessés grièvement et un autre moins grièvement.
21:22Il faut espérer que les deux soldats français blessés grièvement s'en tireront sans trop de dommages.
21:30Eh bien, évidemment, ils ont une pensée à leur famille.
21:32Mais n'est-il pas coincé Emmanuel Macron, Caroline Galactéros, puisque c'était en février 2019,
21:37où Emmanuel Macron avait reconnu qu'il y avait la branche politique du Hezbollah et la branche militaire.
21:42Il avait dit quand ?
21:43Pour être craint, il faut être puissant.
21:45Et pour être puissant, il faut être fort.
21:47Voilà, et donc, distinguer ces ailes politiques, ça voulait dire pour Emmanuel Macron,
21:52eh bien, dialoguer avec la branche politique du Hezbollah.
21:56Et des Libanais lui reprochent d'ailleurs cette posture aujourd'hui.
21:59Oui, alors, le Liban, c'est une mosaïque extrêmement complexe à démêler politiquement,
22:06les soutiens des uns, des autres, des pays extérieurs à certaines forces politiques libanaises, etc.
22:12Bon, donc, sans entrer trop dans le détail, ce dont on peut quand même convenir,
22:18c'est que sur le temps long, c'est-à-dire depuis 40 ans, depuis plus de 40 ans,
22:23le Hezbollah est né en 82, au moment, c'est ça ?
22:27C'est ça, 82 et officiel en 85, me semble-t-il.
22:30Pardon ?
22:31Et officiel en 85, oui.
22:33Donc, il est né aussi en réaction, entre guillemets, à la présence, l'invasion israélienne du Liban à l'époque.
22:43Et effectivement, il y avait une branche politique et une branche militaire du Hezbollah.
22:49Le Hezbollah a pris une force, enfin, un pouvoir, une influence dans la vie politique libanaise considérable.
22:57Et pendant longtemps, a bénéficié, en tout cas, moi, c'est ce que j'ai vu et compris,
23:05d'une partie du soutien des populations chrétiennes du Liban.
23:09Aujourd'hui, tout ça, c'est exaspéré, c'est radicalisé, et ça n'est probablement plus autant le cas,
23:16et même sensiblement moins le cas.
23:18Mais le président a peut-être, je n'en sais rien, mais lors de ses déclarations où il a essayé
23:25de faire la différence,
23:26c'était une façon aussi de chercher des interlocuteurs.
23:29Encore une fois, si vous voulez, soit vous vitrifiez la planète,
23:33soit vous travaillez avec les parties qui sont là, auxquelles vous pouvez être opposés,
23:39que vous pouvez chercher, dont vous pouvez chercher à réduire le pouvoir, l'influence,
23:43mais il faut bien avoir des interlocuteurs.
23:46Il ne suffit pas de juste décapiter tout le monde, tuer tout le monde,
23:49et puis après s'étonner d'ailleurs que certaines organisations subsistent,
23:52parce que s'il y a bien une chose qui est vérifiable en ce moment,
23:56c'est que le Hezbollah est très loin d'avoir été,
23:59ce n'est pas parce qu'on a tué Nasrallah non plus,
24:02qu'on est arrivé à le réduire totalement.
24:05Il y a toujours une force importante du Hezbollah, militaire et politique,
24:11parce que c'est intimement lié,
24:13et qui inflige des dommages considérables aux forces israéliennes au Sud-Liban.
24:20Si le Hezbollah voulait négocier avec Israël et voulait reconnaître Israël,
24:26ça se saurait depuis longtemps.
24:27Je ne dis pas que c'est le cas.
24:29Non mais d'accord, mais vous appelez...
24:30Je dis qu'ils sont là.
24:31Non mais ils sont là, mais vous appelez...
24:33D'accord, mais s'il y a un...
24:34Je ne vais pas dire un animal, parce que les animaux sont gentils,
24:38mais s'il y a un monstre, un ogre terrible qui veut vous tuer,
24:42et tuer vos enfants, et qui vous envoie des pierres depuis 40 ans sur vos enfants et tout ça,
24:49et qui en plus ne veut pas discuter et arriver à un compromis,
24:53il faut bien lui rentrer dedans, oui ou non ?
24:55Je ne dis pas qu'il ne faille pas lui rentrer dedans.
24:58Non, je dis que si à la fin, on veut obtenir, soi-disant, dans un accord,
25:02le désarmement du Hezbollah, il y a un moment...
25:04Mais il ne veut pas désarmer.
25:06Ça fait 40 ans qu'il y a des résolutions qui disent désarmer.
25:10Il déstabilise le Liban.
25:12Quand ma mère était au Liban en 1975, c'était la Suisse du Moyen-Orient,
25:16c'était vraiment prospère et tout ça.
25:20Maintenant, c'est complètement déstabilisé par un groupe
25:23qui ne voit pas les intérêts du Liban, mais qui voit les intérêts de l'Iran.
25:27Alors, j'aimerais bien savoir qui, dans les pays autour de la région,
25:31voit les intérêts du Liban, si vous voulez.
25:34Je pense que le problème du Liban...
25:34Non, mais au moins, les Libanais pourraient voir les intérêts des Libanais et du Liban.
25:40Et les Hezbollahs sont libanais.
25:42Ils sont payés...
25:45Par qui est payé le Hezbollah ?
25:46Par les Iraniens, pour servir les intérêts iraniens et pour bombarder Israël.
25:51Oui, mais on peut aussi parler de l'influence de l'Arabie Saoudite,
25:54on peut parler de l'influence d'autres États,
25:56on peut parler du fait que, ne serait-ce que l'appareil institutionnel et constitutionnel,
26:02entre guillemets, libanais, organise une espèce de complexité,
26:09avec le président du Parlement de telle confession,
26:12le président de la République d'une autre, le Premier ministre...
26:14Donc, on est dans un imbroglio qui laisse, en fait, prise à l'influence extérieure.
26:21Pas que de l'Iran, pas que de l'Iran.
26:24Donc, tout ça pour dire que si on veut négocier,
26:26il y a un moment où il faut quand même considérer
26:30qu'il n'y a pas que sa vision des choses qui l'emportent.
26:33C'est le problème que vous connaître...
26:34À condition que l'autre veuille négocier.
26:36Oui, mais est-ce qu'Israël veut négocier, vous voyez ?
26:39Oui, ils voudraient venir avec le Liban, ils sont en train de négocier.
26:42Ils espèrent...
26:43Ils ont négocié avec l'Égypte,
26:44ils ont négocié avec l'Ajordanie.
26:46Il y a fort longtemps, il y a fort longtemps.
26:47C'est plus le même Israël.
26:49Zénia Fedorova.
26:50Et je vous remercie de débattre, on peut être en désaccord,
26:53et de débattre avec respect, c'est tout à fait agréable.
26:55Zénia Fedorova.
26:56Moi, je suis toujours respectueux.
26:57Vous êtes tous les deux, et c'est agréable.
26:58Le débat, ça fait partie de...
27:00Ça fait partie, effectivement.
27:01Ce qui est clair, c'est que bombarder le Liban,
27:04c'est pas démilitariser Hezbollah.
27:07On voit ça et ça ne marche pas.
27:09Une autre chose qui est claire,
27:11que beaucoup de gens disent
27:13que la France doit faire quelque chose,
27:15doit y aller militairement, aider.
27:17Mais je pense que, to begin with,
27:20pour les débuts, il faut que le Liban
27:22demande à la France de l'aide militaire.
27:24Dans ces cas, peut-être,
27:26le président de la République va réfléchir.
27:28Mais à mon avis modeste,
27:30je pense que pour le président Macron,
27:31aujourd'hui, les priorités sont liées
27:34plutôt à l'Ukraine qu'à l'Iban.
27:36On va y revenir.
27:37Parce que vous avez signé une tribune.
27:39Au Liban, il faut que les soldats français
27:41se battent contre l'Hezbollah.
27:42Il y aura des centaines de morts
27:43parmi les soldats français.
27:44Alors, c'est vrai que l'Hezbollah...
27:45Ce sont les Libanais qui meurent.
27:47Et l'Hezbollah qui a tué un soldat français.
27:50Et beaucoup de téléspectateurs s'interrogent
27:52et disent, pourquoi nous ne faisons rien ?
27:54Pourquoi ?
27:55Puisque la France, elle est silencieuse
27:57face au Hezbollah,
27:58mais elle entretient dans le même temps
27:59la menace russe.
28:00C'est ça qui est intéressant.
28:01La France et l'Europe,
28:03l'Europe face à un ennemi
28:04qu'elle a construit.
28:04J'ai repris le titre volontairement
28:06de votre chronique
28:07dans le GDNU cette semaine,
28:09Xenia Fedorova.
28:11Oui, c'est vrai.
28:12En fait, ce qu'on voit souvent
28:14et beaucoup plus souvent aujourd'hui,
28:16ce sont les déclarations
28:18des chefs d'État à l'armée français,
28:20mais aussi de Emmanuel Macron,
28:22qui est la vraie ennemie,
28:23la vraie menace existentielle
28:24pour la France,
28:25c'est la Russie.
28:27Et ce n'est pas que la France,
28:29mais c'est aussi le Royaume-Uni,
28:30le ministre de la Défense.
28:33Le Royaume-Uni a dit à peu près
28:35la même chose et dit qu'il faut
28:38se préparer pour une guerre
28:39avec la Russie,
28:40vers 2030.
28:42Et cette date,
28:43c'est intéressant,
28:44mais c'est répété
28:45par le chef de l'OTAN,
28:47par Friedrich Merz.
28:48On a l'impression,
28:49surtout en Russie,
28:50qu'en fait,
28:51l'Europe se prépare
28:52pour une guerre
28:53avec la Russie en 2030.
28:54Ce qui est complètement
28:57terrifiante,
28:57pas parce que...
28:59C'est terrifiant pour la monde,
29:00parce qu'une guerre
29:01avec la Russie,
29:02une puissance militaire
29:03et nucléaire,
29:04ce sera une guerre mondiale.
29:06Et il y a dans un coup
29:07de moment où la Russie
29:08représente une vraie menace
29:09pour l'Europe.
29:10Aujourd'hui,
29:11il y a un conflit
29:11avec l'Ukraine,
29:12un conflit qui date.
29:14Ce n'est pas un conflit
29:15qui est dit...
29:16Ce n'est pas un problème
29:17qui est commencé
29:18en 2022.
29:19C'est commencé
29:20beaucoup plus haut avant.
29:21Et on peut parler
29:22de la révolution de Maïdan.
29:24On parle souvent
29:24des accords de Minsk,
29:26des accords de Minsk
29:27qui ne sont pas marchés
29:28parce qu'en fait,
29:28c'était utilisé
29:29pour gagner l'État,
29:30pour armer
29:32l'armée ukrainienne
29:33contre la Russie.
29:34Mais ce qu'on trouve
29:35aujourd'hui,
29:35ce qui est l'Union européenne,
29:37cherche une défaite stratégique
29:39de la Russie
29:39à tout prix.
29:40À prix
29:42de coût
29:43de leur économie,
29:45ne regarde pas du tout
29:47les problèmes sociaux
29:47dans leurs propres pays.
29:49Et cette obsession
29:50avec la Russie,
29:51c'est quand même
29:52étonnante
29:53et intéressante.
29:54Et pointer
29:54et préparer la guerre,
29:56le danger,
29:56c'est que ça peut finir
29:58inévitable.
29:59Vous parlez sans cesse
30:00de la guerre
30:01et il y a bien un moment
30:02où malheureusement,
30:02ça arrive.
30:03C'est ça aussi
30:03ce qui est inquiétant
30:04en vie de l'Europe ?
30:05Bien sûr,
30:05si on cherche,
30:06on va trouver ça en Russie.
30:09Malheureusement,
30:10c'est très risquant.
30:11Finalement,
30:12je pense qu'il y a
30:13beaucoup de raisons
30:14pour les explications
30:16de pourquoi la Russie
30:17ne représente pas
30:17la menace pour l'Europe.
30:18Mais encore une fois,
30:19c'est un choix stratégique
30:21pour l'Europe
30:22de dessiner la Russie
30:23comme une menace
30:24à la place de regarder
30:25les vraies menaces
30:26qui sont aujourd'hui
30:27et actuelles
30:27pour la France.
30:28C'est pour l'Union européenne.
30:30Peut-être que la Maison-Blanche
30:31nous écoute
30:32puisqu'on l'a appris
30:33il y a quelques minutes.
30:34J.D. Vence
30:35sera bien présent
30:36au Pakistan demain.
30:37Nous nous interroguions.
30:38Il y avait des informations
30:40contradictoires.
30:41Et J.D. Vence,
30:43ça ne change pas grand-chose.
30:44On l'aura bien compris.
30:45Ça change quand même
30:47parce qu'il ne va pas se déplacer.
30:48C'est une trotte
30:50d'aller de Washington
30:51à Islamabad.
30:53Ce n'est pas la porte à côté.
30:54Donc s'il se déplace
30:55deux fois pour rien,
30:56il en aura peut-être assez quand même.
30:57Parce qu'on l'a présenté
30:58comme l'homme de la situation.
30:59C'est plutôt un signe positif
31:01qu'il aille.
31:04Désaccord de Caroline Galactéros.
31:06Je n'en sais rien.
31:08Ce que je constate,
31:09c'est qu'il a passé
31:12le premier rang de négociation
31:14au téléphone
31:14avec Washington
31:15et avec Tel Aviv.
31:18que Jared Kushner
31:20et Steve Witkoff
31:21que moi,
31:22j'appelle Dupont et Dupont
31:23depuis le temps
31:24parce que
31:25c'est vraiment...
31:26Enfin,
31:27on ne peut pas leur échapper.
31:28Ils sont là.
31:29C'est l'un, l'autre,
31:30l'autre, l'un.
31:31Bref,
31:32le tenait extrêmement
31:33reine courte.
31:34Voilà,
31:35comme on dit.
31:36Donc,
31:37je ne sais pas
31:37si J.D. Vence,
31:39qui était
31:39une des personnalités
31:41à ma connaissance,
31:44les plus opposés,
31:46mais il faut le dire vite
31:47parce que
31:47personne n'a vraiment
31:48osé élever la voix,
31:50à l'intervention
31:51du 28 février.
31:52Un des rares
31:53qui avait dit
31:54oula...
31:55Il ne faut pas y aller.
31:55Il ne faut pas y aller.
31:57Bon,
31:57donc là,
31:57il a été récupéré,
32:00si j'ose dire.
32:00Alors,
32:00est-ce que c'est une manière
32:01de l'affaiblir politiquement ?
32:02Parce qu'il ne faut pas oublier
32:03non plus,
32:04nous,
32:05on essaie de voir
32:06les perspectives géopolitiques,
32:08l'impact,
32:08la guerre,
32:09les...
32:09Bon,
32:10mais Trump,
32:11tout ce qu'il fait,
32:12voilà,
32:12tout ce qu'il fait,
32:13tout ce qu'il dit,
32:14tout ce qu'il tweet,
32:15tout ce qu'il ne tweet pas,
32:16tous ses éclats,
32:17toute son soi-disant
32:18sa soi-disant imprévisibilité,
32:21elle s'adresse
32:22à son électorat,
32:23elle s'adresse
32:23au marché,
32:25elle s'adresse
32:25à la vision
32:27qu'il a
32:27de ce qu'il peut faire
32:28quand même
32:29dans une situation
32:29de panique assez grande.
32:31Après,
32:31le fiasco initial
32:32de l'intervention,
32:33je suis désolée
32:34qu'il y a quand même
32:34été un fiasco.
32:36Voilà.
32:36Bon,
32:37après,
32:37sur l'Ukraine,
32:38il y aurait...
32:39Alors,
32:39justement,
32:39on va en parler
32:40si vous le voulez bien.
32:41Puisque dans ce contexte
32:42de la guerre au Moyen-Orient,
32:44pour atténuer
32:44la pénurie
32:45de carburant
32:47provoquée
32:47par la guerre
32:48avec l'Iran,
32:49les Etats-Unis
32:50ont prolongé
32:51la pause
32:51sur les sanctions
32:52visant les livraisons
32:53de pétrole
32:54et les pétroliers russes.
32:55Une annonce
32:56vient à communiquer
32:57du département
32:58du Trésor.
32:59C'était il y a deux jours.
33:00Et ce matin,
33:00Zeynaya Fedorova,
33:01Volodymyr Zelensky
33:02a vivement réagi
33:03à cette annonce américaine
33:05puisqu'il estime
33:06que cet assouplissement,
33:08je vous le dis en résumé,
33:08fournit à Moscou
33:09de l'argent
33:10qui se transformera
33:12directement
33:13en nouvelle frappe.
33:14Et de son côté,
33:15la Russie,
33:16elle,
33:16qui a parlé de partenariat.
33:17Chaque dollar payé
33:18pour le pétrole russe
33:19et de l'argent
33:19pour la guerre.
33:21Oui,
33:22pour Volodymyr Zelensky,
33:23il voit très bien
33:24que les sanctions
33:24qui étaient imposées
33:25par les États-Unis
33:26et l'Union européenne
33:27ne sont pas marchées
33:28comme elles sont prévues
33:29et qu'il a réussi
33:30à s'adapter
33:32assez bien
33:32à ces sanctions.
33:33Il continue.
33:34L'économie,
33:35il a quand même
33:35une croissance,
33:36même une petite baisse
33:38de croissance
33:39dans ces deux mois
33:41mars et avril.
33:42Mais en tous les cas,
33:43c'était prévisible.
33:44Mais pour Volodymyr Zelensky,
33:46il cherche les moyens
33:47de trouver les moyens
33:48d'affaiblir la Russie.
33:50Sauf que sur le terrain,
33:52militairement parlant,
33:53la Russie continue à avancer.
33:55Volodymyr Zelensky,
33:58il a tous ces drones
34:00qui sont livrés,
34:00tous ces armements
34:01qui sont livrés
34:02par l'Union européenne,
34:03par le Royaume-Uni.
34:04Il a, je pense,
34:04120 000 drones
34:05qui étaient livrés
34:06et en train d'être livrés
34:08récemment.
34:09L'argent,
34:09il est complètement dépendable
34:11de l'argent.
34:11Dépendant.
34:12Dépendant.
34:14Dépendant de l'argent
34:15de l'Union européenne.
34:16Et donc,
34:17son seul objectif aujourd'hui,
34:20de continuer à demander,
34:23avoir cette aide
34:24et évidemment,
34:27essayer de convaincre
34:29tout le monde
34:30de mettre encore plus
34:31de pression sur la Russie.
34:32Mais aujourd'hui,
34:33si on parle
34:34des ressources énergétiques,
34:35c'est que la Russie
34:36peut stabiliser la situation
34:38aujourd'hui,
34:39ce qui est déstabilisé
34:40par les États-Unis
34:41avec cette guerre.
34:42les États-Unis
34:43et Israël
34:44avec cette guerre
34:45contre l'Iran.
34:46Aujourd'hui,
34:47avec toutes les détroits
34:48d'Armon,
34:48ce qui est,
34:49on peut dire,
34:50bloqué,
34:50et le pétrole
34:52du gaz de Golfe
34:53qui n'arrive pas
34:53aux acheteurs,
34:55c'est pour ça
34:56que les États-Unis
34:57ont élevé
34:57les sanctions,
34:58prolongé cet effet
34:59d'élever les sanctions
35:00sur le pétrole russe.
35:02Et en fait,
35:04si on regarde
35:04un peu plus long terme,
35:06il n'y a aucune assurance
35:08que si ce côté du monde
35:10est encore une fois perturbé,
35:12cette situation
35:13ne se réplique pas.
35:15Et donc,
35:15je pense que la vraie question
35:16que l'Union européenne,
35:17les Européens
35:18doit se poser aujourd'hui,
35:19est-ce que ce n'est pas
35:20un moment
35:20de commencer
35:21de parler avec la Russie
35:22et de peut-être
35:24diversifier finalement
35:25ces achats
35:26de ressources ?
35:27Parce qu'attente
35:28pour les gaz
35:28qui faits américains
35:29qui coûtent
35:30trois, quatre fois plus cher,
35:31sans chose.
35:32Mais les réserves
35:33sont presque vides
35:34et si ce conflit
35:35prolonge encore une fois,
35:36ça sera assez compliqué
35:38pour l'économie européenne.
35:39C'est plus sujet
35:40pour les Américains,
35:41la Russie aujourd'hui,
35:42Caroline Galactéros ?
35:43C'est lourd
35:44et ça ne rapporte
35:48rien politiquement,
35:49étant donné que là aussi
35:50on est dans une impasse
35:52due aux fantasmes
35:56et aux utopies
35:58américaines,
35:58anglaises
35:59et à l'époque
35:59en convergence d'ailleurs
36:01entre européens
36:02et américains
36:02à l'époque Biden
36:03sur cette défaite stratégique
36:05de la Russie
36:06qui n'arrive pas
36:07et qui à mon avis
36:08n'est pas prête d'arriver.
36:10Donc les Américains
36:11et puis en plus
36:11les Américains
36:12effectivement
36:12ils sont obligés
36:13maintenant de lâcher
36:14de la pression
36:15parce qu'avec le blocage
36:17de fait d'Hormuz
36:18par les Iraniens
36:19plus le leur
36:20mais qui est assez cosmétique
36:22mais en tout cas
36:23ce qu'arrivent
36:24à faire les Iraniens
36:25c'est prendre un peu
36:26en otage
36:26la croissance mondiale
36:28et les questions énergétiques
36:29donc il faudrait
36:30que les Russes
36:31aident
36:32entre guillemets
36:33et c'est là
36:34qu'on se dit
36:35quand même
36:35qu'on ne sait pas
36:37qui a le gouvernail
36:38et qui le tient sérieusement
36:39parce que
36:40quand je vous parlais
36:41de Scott Bessin
36:42qui avait amplifié
36:44les sanctions
36:45contre l'Iran
36:46à ma connaissance
36:47il l'avait aussi fait
36:48je parle d'hier
36:49ou d'avant-hier
36:5048 heures
36:51il l'a aussi fait
36:52sur la Russie
36:54et voilà qu'aujourd'hui
36:55vous nous annoncez
36:56que finalement
36:57on va continuer
36:58à laisser les Russes
37:01pouvoir commercer
37:02donc si vous voulez
37:02c'est le sillomètre
37:06là on sent bien
37:07qu'il y a une incapacité
37:09quand même
37:10à avoir une ligne
37:11c'est ce qui caractérise
37:12ce conflit
37:12ça c'est tout à fait vrai
37:13voilà
37:13et ce qui caractérise
37:15de plus en plus
37:15la politique étrangère
37:17américaine
37:18c'est qu'elle devient
37:20cette espèce de quête
37:22d'une victoire
37:23urbi et torbi
37:25permanente
37:26qu'on puisse réclamer
37:27en mettant à l'amende
37:29tous ceux qui n'obéissent pas
37:30en réduisant
37:31en pillant les autres
37:33je pense au Venezuela
37:34je pense à ce qu'ils ont essayé
37:36de faire en Iran
37:38et en s'assayant
37:39sur la souveraineté
37:40des uns et des autres
37:41ça montre
37:42là on arrive quand même
37:43aux limites de ça
37:44et c'est là
37:45mon avis
37:46que le
37:49le véritable arrière-fond
37:50le plus
37:51le plus important
37:52c'est que c'est en fait
37:54une grande et vaste lutte
37:56d'influence
37:56que ce soit
37:58sur l'Europe
37:59sur l'Eurasie
37:59mais là aussi
38:00au Moyen-Orient
38:02et là
38:02voilà
38:03et on va voir d'ailleurs
38:04la Chine
38:04il faut quand même rappeler
38:06il faut quand même rappeler
38:07parce que
38:08mon héritage américain
38:10commence à bouillir
38:12il faut quand même rappeler
38:14qu'ils nous ont aidés
38:15en 1917
38:16ils ont permis
38:18de gagner aussi
38:19la guerre
38:19avec les russes
38:20mais les soviétiques
38:22à l'époque
38:23la guerre
38:24contre les nazis
38:25qu'on aurait été
38:26comme a dit Trump
38:28on aurait parlé allemand
38:29et ils ont bombardé
38:31l'Allemagne
38:31mais Merckx a dit
38:32merci d'avoir bombardé
38:34l'Allemagne
38:34en causant
38:35beaucoup de morts
38:36les guerres
38:37ce sont ceux
38:38qui les commencent
38:39ce sont ceux
38:39qui les commencent
38:40qui sont responsables
38:41on aurait été
38:42sous l'influence
38:42communiste
38:43toute l'Europe
38:44aurait été
38:44sous l'influence
38:45communiste
38:46si les Etats-Unis
38:48n'avaient pas
38:49été là
38:49on a eu la prospérité
38:51en Europe
38:52grâce à la protection
38:53américaine
38:54et grâce aussi
38:56au coup bon marché
38:57du pétrole
38:58du pétrole
39:00russe
39:00et ce qui a permis
39:02les Américains
39:03dix jours de vacances
39:04nous on avait
39:05cinq semaines
39:05de congés payés
39:06la santé
39:07est payante
39:08aux Etats-Unis
39:09elle est gratuite
39:09en Europe
39:10les études sont payantes
39:12aux Etats-Unis
39:13elles sont gratuites
39:14ça veut dire que
39:15ce qui nous a permis
39:16d'avoir cela
39:17c'est parce que
39:18les Etats-Unis
39:19ont dépensé
39:19beaucoup d'argent
39:20pour la protection
39:22pour leur armée
39:24et dépensant
39:25beaucoup d'argent
39:26pour leur armée
39:26ce qui leur a permis
39:27aussi d'une certaine façon
39:28de racketter un peu
39:29partout
39:30parce qu'ils étaient
39:30les plus puissants
39:31et parce qu'ils avaient
39:32la planche habillée
39:33mais en même temps
39:34ça nous a assuré
39:35une prospérité
39:38qui était
39:40inattendue
39:40qui était
39:42inattendue
39:43inédite
39:43depuis l'Empire romain
39:45Xenia Fedorova
39:46Caroline Guilac-Tereau
39:47si nous irons en Chine
39:48je ne vois pas
39:49les choses
39:49exactement
39:50la même façon
39:51comme Arnaud
39:52parce que je vois
39:52que les Etats-Unis
39:53sont toujours
39:54profité
39:55sa dominance
39:56et toujours
39:57son dominante
39:58et je ne vois pas
39:59aucune envie
40:00des Etats-Unis
40:01de laisser l'Europe
40:02devenir
40:04de sortir
40:05de cette dépendance
40:07des Etats-Unis
40:07regardez
40:08un bloc
40:09entre l'Allemagne
40:10et la Russie
40:11c'était vu
40:11par les Etats-Unis
40:12comme quelque chose
40:13de très très très dangereux
40:15et donc finalement
40:16on a cette guerre
40:18en Ukraine
40:18et on a
40:19le Nord Stream
40:20qui était explosé
40:21et finalement
40:22les économies
40:22et c'était explosé
40:24on sait maintenant
40:24que c'était les Ukrainiens
40:25mais il y a beaucoup
40:26d'experts qui disent
40:27que sans les Etats-Unis
40:28sans l'accord
40:29et la validation
40:30des Etats-Unis
40:30ils ne pouvaient pas le faire
40:31bon
40:31en tous les cas
40:33les Etats-Unis
40:34ont toujours montré
40:35qu'ils sont dominantes
40:37et je pense
40:37qu'ils ne sont pas vraiment
40:38traités la France
40:39comme on allait
40:40pareil
40:41toujours mettre
40:42la France
40:43dans les places
40:43plutôt dépendantes
40:45et je pense que
40:46oui
40:47bien sûr
40:48la Deuxième Guerre mondiale
40:49sans les Soviétiques
40:50tout le monde
40:51a parlé allemand
40:52mais les Etats-Unis
40:53ont aidé
40:54c'est sûr
40:54on ne peut pas
40:55dire autrement
40:56je vous propose
40:57d'avancer
40:57je sais que vous avez
40:58très envie de répondre
40:58mais Chane Dizan
40:59qui est journaliste
41:02CGTN
41:02donc à Pékin
41:03est en liaison avec nous
41:04on n'a pas encore
41:05parlé de la Chine
41:07mardi
41:07le président
41:08Xi Jinping
41:08il a réagi au développement
41:10de la guerre au Moyen-Orient
41:11et il a déclaré
41:12on va voir
41:13alors là il s'adresse
41:13aux Etats-Unis
41:15préserver l'autorité
41:16du droit international
41:17ne doit pas vouloir dire
41:18l'utiliser
41:19quand cela nous arrange
41:20et le rejeter
41:21quand ce n'est pas le cas
41:22et puis il a ajouté
41:23mais cette fois
41:24en visant l'Iran
41:25nous ne pouvons laisser
41:26le monde retourner
41:27à la loi de Dajang
41:28la souveraineté
41:29la sécurité
41:29et l'intégrité
41:30territoriale
41:31des pays du Moyen-Orient
41:32et de la région du Golfe
41:33doivent être intégralement respectées
41:35Chen Huizang
41:36journaliste à Pékin
41:37est donc en liaison
41:38avec nous
41:38Chen Huizang
41:39bonjour
41:40la Chine
41:40hausserait-elle le ton
41:41finalement
41:42après un mois et demi
41:43de conflit
41:46alors encore une fois
41:47la question s'il vous plaît
41:48est-ce que la Chine
41:49est en train de hausser le ton
41:51à la fois vis-à-vis
41:52des Etats-Unis
41:53et à la fois vis-à-vis
41:54de l'Iran
41:55avec cette volonté
41:56d'apaiser la situation
41:58après un mois et demi
41:59de conflit
42:01après un mois et demi
42:03de conflit
42:03je pense qu'effectivement
42:04la Chine est en train
42:05de jouer ce rôle
42:06qu'elle doit jouer
42:07aussi à l'international
42:08ce rôle d'appel
42:10à la paix
42:10parce qu'il y a
42:11une dimension culturelle
42:12qui est souvent oubliée
42:13en Occitan
42:14voire dans le reste du monde
42:16c'est que la culture chinoise
42:17est dans sa tradition même
42:19une culture de la paix
42:20et de la concertation
42:22donc en fait
42:23historiquement
42:23la Chine n'a déjà pas
42:24pâti son propre influence
42:25en attisant des conflits
42:26dans les autres pays
42:29et donc en fait
42:30c'est aussi l'une des raisons
42:31pour laquelle je pense
42:32qu'à ce moment-là
42:33que le président chinois
42:34Xi Jinping
42:34a proposé
42:36ces idées
42:37et même en fait
42:37il a déjà proposé
42:38cette initiative
42:39pour la sécurité mondiale
42:41dans ce sens-là
42:42c'est-à-dire
42:42il faut toujours privilégier
42:43le dialogue
42:44la sécurité
42:44et puis aujourd'hui
42:46il y a aussi
42:46cette question
42:47de rôle international
42:48de la Chine
42:49elle a un rôle à jouer
42:50parce qu'en tant que
42:51deuxième économie du monde
42:53la Chine est aujourd'hui
42:54attendue je pense
42:55que par la société internationale
42:57elle a joué un rôle important
42:58on ne peut plus à la fois
42:59demander la Chine
43:01d'être un acteur responsable
43:02et lui reprocher de l'être
43:04dont il faut finalement choisir
43:05et en fait
43:06la Chine a également
43:07je pense
43:08encore une fois
43:09facilité
43:09par exemple
43:10en 2023
43:10le rapprochement
43:12entre l'Arabie Saoudite
43:12et l'Iran
43:13donc c'est un précédent
43:14qui encore une fois
43:15à ce moment-là
43:16personne ne l'attendait
43:17mais ça a prouvé
43:18que la Chine
43:18est un acteur capable
43:19de faire parler
43:20à toutes les parties
43:21sans être immédiatement
43:23assimilée
43:24à un belligérant
43:25ou un acteur
43:26de changement
43:26de régime
43:27donc là
43:27sur ce point-là
43:28je pense que la Chine
43:29essaye de faire
43:30le nécessaire
43:31qu'elle peut
43:32aujourd'hui
43:32sur la scène internationale
43:33pour emmener
43:35au dialogue politique
43:36emmener
43:37au dialogue pour la paix
43:38Chen Wizhang
43:39Donald Trump
43:40qui est censé venir
43:41à mi-mai
43:42en Chine
43:43pour une rencontre
43:43avec Xi Jinping
43:44est-ce que Xi Jinping
43:45va faire un gros câlin
43:46à Donald Trump
43:47alors ce ne sont pas
43:48émettables
43:48puisque c'est Donald Trump
43:49lui-même
43:50qui l'a dit
43:51sur les réseaux sociaux
43:53concernant le détroit d'Hormuz
43:54les Chinois sont très heureux
43:55que je sois en train
43:56de faire ouvrir
43:56de manière permanente
43:57le détroit d'Hormuz
43:58je le fais pour eux aussi
44:00le président Xi
44:01me fera un gros câlin
44:02quand j'arriverai
44:03voilà ce qu'il a dit
44:05mercredi
44:05sur sa plateforme
44:06Trousse Social
44:07ça peut faire sourire
44:08effectivement
44:09mais ça montre aussi
44:10que Donald Trump
44:11est plutôt positif
44:13pour cette visite
44:14avec Xi Jinping
44:17peut-être
44:18mais il faut faire
44:18très très attention
44:19à ce qui se passe
44:20en réalité
44:21et à la déclaration
44:23de Trump
44:23parce qu'aujourd'hui
44:24on voit très bien
44:24qu'il y a deux versions
44:25différentes
44:26en ce moment
44:27en Chine
44:28son déplacement
44:29n'a pas du tout
44:30été annoncé
44:30pour le moment
44:31et on attend
44:33toujours cette confirmation
44:35mais en fait
44:36pour le moment
44:37on n'entend rien du tout
44:38du côté
44:39s'agissant
44:40la venue de Trump
44:41et de l'autre côté
44:42je pense qu'il est important
44:43aussi
44:45qu'on distingue
44:46aussi
44:46il y a une attitude
44:47de la part
44:48du président
44:49Meghan Donald Trump
44:50il y a aussi
44:51une attitude
44:51du côté de la Chine
44:52et cette attitude-là
44:53c'est ce qui est important
44:54à souligner
44:55justement
44:56en ce moment
44:57on ressent
44:57du côté de la Chine
44:58cette non-réaction
45:00c'est aussi
45:00une sorte de réaction
45:03je pense
45:03face à la situation
45:05actuelle
45:05et puis
45:06il y a aussi
45:07je pense qu'aujourd'hui
45:08une lecture occidentale
45:09qui voulait toujours
45:10enfermer la Chine
45:11dans l'opposé
45:12axe
45:13supposé
45:14que ce soit
45:15en alliance
45:16avec l'Iran
45:16mais en effet
45:17cette lecture
45:18est fausse
45:19et par exemple
45:19la Chine a effectivement
45:21un accord de coopération
45:22de 25 ans
45:23avec l'Iran
45:24ce plan de coopération
45:25globale
45:26de Chine-Iran
45:27qui a été signé
45:29entre les deux pays
45:30en 2021
45:30c'est un cadre économique
45:32énergétique
45:33mais pas une alliance
45:34militaire
45:35et la Chine ne livre pas
45:36à l'Iran
45:37les systèmes d'armement
45:38offensifs
45:38et surtout la Chine
45:39est en même temps
45:40un partenaire technologique
45:41et commercial
45:42avec d'autres pays
45:43dont Israël
45:44dont Abu Dhabi
45:45et le Caire
45:46donc je pense
45:47qu'il est important
45:49de distinguer
45:51les faits
45:52et de la déclaration
45:53de Trump
45:53vu que Trump
45:54il n'est pas
45:55le roi du monde
45:56donc je pense
45:57qu'il est important
45:57de dissocier les deux
45:59et puis aussi
46:00de regarder objectivement
46:02la relation
46:03entre la Chine
46:03et l'Iran
46:04et aussi bien sûr
46:05la relation
46:06et la position
46:06de la Chine
46:07sur le nucléaire iranien
46:08on le rappelle
46:09que la Chine
46:09défend le régime
46:11international
46:11de non-prolifération
46:12nucléaire
46:13et s'emploie constamment
46:14à résoudre pacifiquement
46:15la question nucléaire iranien
46:17par des moyens politiques
46:18et diplomatiques
46:19et puis bien sûr
46:20avec la logique
46:21entre la Chine
46:22et les Etats-Unis
46:24il ne faut pas non plus
46:24de tout lire
46:25à travers les prismes
46:26de rivalité
46:27sino-américaine
46:28sur tous les sujets
46:29mais là-dessus
46:30on voit très bien
46:31qu'au Moyen-Orient
46:32il y a un intérêt commun
46:34entre la Chine
46:34et les Etats-Unis
46:36ça serait la paix
46:37la paix
46:37et ça serait l'économie
46:39et la prospérité
46:40de l'économie mondiale
46:41Merci beaucoup
46:42Shan Huisang
46:42pour votre intervention
46:44particulièrement intéressante
46:45parce que
46:45quand Shan Huisang
46:46nous dit
46:47arrêtez de regarder
46:47le conflit
46:48avec vos yeux
46:49d'occidentaux
46:50arrêtez de vouloir
46:51mettre les pays
46:52dans des cases
46:52puisque finalement
46:54la Chine
46:54elle a intérêt
46:54à la paix
46:55et elle ne soutient pas
46:56forcément l'Iran
46:57comme on peut l'entendre
46:58c'est très intéressant
47:00et elle a intérêt
47:00à la paix
47:00aussi avec les Etats-Unis
47:02Oui mais la Chine
47:03pose un grand problème
47:04pour Donald Trump
47:05et ce qu'il a dit
47:06et ce qu'ils sont écrits
47:07les Etats-Unis
47:07dans la stratégie nationale
47:09je pense qu'il a été publié
47:10il y a quelques mois
47:10où la Chine est ciblée
47:12la puissance économique
47:14de la Chine
47:15c'est ça ce qui pose
47:15le problème
47:16je pense que pour Donald Trump
47:17et après
47:18la façon comment
47:19la Chine construit
47:21cette relation
47:22avec l'autre pays
47:23avec les pays des BRICS
47:24mais aussi en Afrique
47:25avec l'Iran aussi
47:27c'est ça
47:27ce qui est en façon
47:30aussi affiblie
47:31les Etats-Unis
47:32parce que les Etats-Unis
47:33voient le monde
47:34toujours comme unipolaire
47:36et cette dominance américaine
47:38c'est ça ce qui est
47:39Donald Trump
47:39je pense qu'il cherche
47:40le ressusciter
47:41et c'est ça
47:43ce que la Chine
47:44pose aujourd'hui
47:44comme les pays
47:45du sud global
47:46qui commencent
47:47à devenir un peu
47:48plus indépendantes
47:49je pense que
47:50si on regarde
47:51la réserve
47:53monétaire
47:54dollar
47:55je pense qu'en avril
47:56c'est le plus bas niveau
47:58de tout historique
47:59c'est à 48%
48:00si je ne me trompe pas
48:01donc c'est ça
48:02ce qui pose
48:03le problème
48:04pour Donald Trump
48:05aujourd'hui
48:05mais il ne peut pas
48:06ignorer la Chine
48:07donc il va y aller
48:08quand c'est confirmé
48:09je pense que ça sera confirmé
48:10il va essayer de faire
48:11un deal
48:12je pense
48:12mais en tous les cas
48:14on est en train
48:15de voir
48:16ce nouvel ordre mondial
48:18le monde est redessiné
48:20vous avez
48:21la puissance
48:22comme la Russie
48:23comme la Chine
48:24plus émergente
48:25et les Etats-Unis
48:26en train de perdre
48:27leur place
48:28je pense que
48:29dans les années
48:29à venir
48:30ce sera le cas
48:31le monde sera partagé
48:33entre les grandes puissances
48:34et la question
48:34qu'on se pose
48:35c'est quel est
48:36le rôle
48:37de l'Union
48:38de l'Europe
48:39mais c'est intéressant
48:40il nous reste un peu plus
48:41d'une minute
48:41Caroline Galactéros
48:43peut-être pour conclure
48:44ce qui est intéressant
48:45c'est que
48:45la Chine en tournant
48:46Shen Weizhang
48:47et en observant son silence
48:48aujourd'hui
48:49elle s'affiche un peu
48:50comme le pays raisonnable
48:52absolument
48:52et la Chine
48:54avec la Russie
48:55ont un projet
48:56qu'elles sont en train
48:57de mettre en oeuvre
48:59par des discussions
49:00permanentes
49:01et par des discussions
49:02avec les puissances
49:04du Moyen-Orient
49:04dans leur ensemble
49:05qui est de leur dire
49:07prenez votre sécurité
49:09et votre stabilité
49:11en main
49:11ensemble
49:12nous serons les garants
49:14de cette nouvelle forme
49:17qui pourrait être une charte
49:18qui pourrait être un accord
49:19qui pourrait
49:20et donc
49:21c'est ça
49:22c'est un projet
49:22concurrent
49:23extrêmement
49:24évidemment
49:25dommageable
49:25à ceux qui restent
49:26d'influence américaine
49:27au Moyen-Orient
49:28c'est à dire
49:29pas grand chose
49:29après ce qu'ils viennent
49:31de faire
49:31et les réactions
49:32qui ont été celles
49:33des Iraniens
49:34notamment sur leur base
49:35et sur tous les pays
49:36de la région
49:37et donc ça
49:37c'est la vraie lutte
49:38parce qu'il ne faut pas
49:39oublier que tout ce qui
49:40se passe là au Moyen-Orient
49:41en Iran
49:42et partout
49:44c'est lié
49:45aussi
49:45à
49:47effectivement
49:47à ces documents
49:48stratégiques
49:49qui ont été livrés
49:50dont
49:51la Chine
49:52c'est la cible américaine
49:53il s'agit de taper
49:55les moteurs
49:56de sa croissance
49:57notamment énergétique
49:58il y a eu
49:59le Venezuela
49:59aujourd'hui c'est l'Iran
50:00et il y en a d'autres
50:01en ligne de mire
50:02donc c'est ça le grand combat
50:04derrière tout ça
50:04et on arrive au terme
50:06de cette émission
50:06juste pour dire que
50:07chaque pays a le droit
50:11de conserver son identité nationale
50:13et de se développer
50:14c'est tout à fait évident
50:15mais quand il y a des empires
50:16qui s'opposent
50:17c'est comme les équipes de foot
50:19on choisit
50:19ceux qui nous ressemblent le plus
50:22et je préfère
50:22que ce soit
50:23disons l'idéologie américaine
50:25qui s'impose
50:26et de vivre
50:27sous l'idéologie américaine
50:28que de vivre
50:29sous l'idéologie chinoise
50:30et rappelons-le
50:31tout le monde a intérêt
50:32à la paix
50:32finalement un monde en paix
50:34c'est toujours mieux
50:35on arrive au terme
50:36de cette émission
50:38ne manquez pas
50:39à 18h
50:40le grand reportage
50:41Charles Alonc
50:42seul contre tous
50:44c'est à 18h
50:45ce sera juste après
50:46Thierry Cabane
50:46dans un instant
50:47pour Punchline Weekend
50:48on vous retrouve mercredi
50:50l'heure inter
50:5121h
50:52Xenia Fedorova
50:53et votre carte blanche
50:55dans le JD News
50:56tous les mercredis aussi
50:57j'ai découvert
50:58alors moi tous les mercredis
50:59je lis la carte blanche
51:00de Xenia Fedorova
51:00ça nous permet d'avoir
51:01un autre regard
51:02sur l'actualité internationale
51:04et ça nous fait avancer
51:05et réfléchir
51:05à tout à l'heure
51:0722h dans 100% Politique Weekend
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