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  • il y a 3 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:0016h sur CNews, bienvenue dans l'orateur. Tout de suite le Flash Info, Sandra Chiambeau.
00:07Bonjour Olivier, bonjour à tous. A la une de l'actualité, le parquet de Paris enquête sur de possibles violences
00:13dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches.
00:19La procureure a évoqué un dossier urgent avant d'annoncer cinq convocations devant le tribunal correctionnel et le placement en
00:25détention provisoire d'un animateur,
00:27entre autres. Depuis le début de cette année, 78 agents de la ville ont été suspendus dans la capitale.
00:32Dans un contexte d'une possible reprise des combats entre Washington et Téhéran, Benyamin Netanyahou doit s'entretenir ce dimanche
00:38avec Donald Trump.
00:39Il a affirmé que plusieurs sujets seront évoqués, comme les impressions du président américain sur son voyage en Chine ou
00:45encore la guerre en Iran.
00:46Le premier ministre israélien a déclaré s'attendre à tous les scénarios.
00:49Alors que les négociations irano-américaines sont au point mort, l'Agence internationale de l'énergie atomique
00:55a exprimé sa profonde préoccupation après la frappe près de la centrale nucléaire de Baraka, aux Émirats arabes unis,
01:02où un incendie s'est déclaré ce dimanche.
01:04Aucun blessé n'a été signalé, aucun impact sur les niveaux de sûreté radiologique n'a été constaté.
01:09Le patron de l'AIEA a condamné toute activité militaire menaçant la sûreté nucléaire.
01:15Merci beaucoup Sandra.
01:16On voit que la situation est toujours tendue dans le monde et on va en parler dans l'heure interne.
01:20Avec vous, Xenia Fedorovab.
01:22Bonjour Xenia.
01:22Bonjour.
01:23Alain Juillet nous accompagne également.
01:24Bonjour Alain.
01:26Et Nicolas Meillan.
01:26Bonjour Nicolas.
01:27Vous êtes notamment expert en énergie, mais pas seulement.
01:30Et on va faire le point avec vous.
01:31On va en profiter.
01:32Mais d'abord, nous allons commencer avec cette rencontre internationale majeure.
01:36Celle entre les présidents américains et chinois.
01:38A Pékin, une grande mise au point entre Donald Trump et Xi Jinping.
01:43C'est vrai que peu d'accords concrets ont été rendus publics.
01:46Mais une visite qui semble en tout cas marquer une pause dans les tensions.
01:50On va écouter le président chinois.
01:53Cette visite a été historique et symbolique.
01:59Elle nous a permis d'établir une nouvelle relation bilatérale, constructive et stratégiquement stable.
02:09On peut la qualifier d'événement marquant.
02:14De plus, notre coopération a porté ses fruits à mains égards et a grandement contribué à l'avancement des questions
02:20internationales.
02:22Alors les enseignements de cette visite côté chinois.
02:25On va en parler avec Shanhui Zhang de la télévision CGTN qui est en liaison avec nous.
02:32Et on va vous retrouver dans un instant, Shanhui, puisqu'avant je vous propose ce premier tour de table.
02:36Cette visite, qui en sort le plus puissant pour vous ?
02:40Xenia Fedorova.
02:41Je pense que c'est évident que la Chine, aujourd'hui, prend la place centrale.
02:47Parce que c'est Donald Trump qui va en Chine.
02:51Quelques jours après, ce sera Vladimir Poutine qui va en Chine.
02:54Et je pense qu'on voit très bien que les décisions sont en train d'être prises en Chine.
02:59Donc la Chine joue une rôle importante.
03:01C'est difficile à dire qui a vraiment gagné, parce qu'on ne sait pas trop ce qui était vraiment
03:06discuté.
03:07Je pense que beaucoup de choses ont été discutées derrière la porte fermée.
03:11Mais ce qu'on voit aujourd'hui, l'image de la Chine, aujourd'hui, devient encore plus en plus puissante,
03:18plus en plus importante.
03:20Et je pense que tout le monde regarde cet événement, cette rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping aussi,
03:28parce que ça peut avoir un certain impact sur la question d'erran, la guerre en erran.
03:33Parce que, comme on l'a dit souvent et toujours, la Chine joue un rôle important pour l'Iran.
03:40Donc pour moi, je pense que c'est sûr que si on parle des communications, c'est la Chine qui
03:47gagne.
03:48Après, Donald Trump, pour lui, c'est aussi une bonne chose de rencontrer Xi Jinping.
03:54Pourquoi ? Parce qu'il montre déjà aux électeurs aux Etats-Unis qu'il parle avec tout le monde,
03:59qu'il est capable de parler, négocier et trouver les solutions et peut-être avoir les résultats qu'il cherche.
04:08Donc on verra ce qui se passe avec Détroit-Darmou, je pense, la semaine prochaine.
04:12Ça serait un peu plus clair.
04:14Mais aujourd'hui, c'est sûr que c'était un rendez-vous, à mon avis, une rencontre importante.
04:19– Même question, Alain Jouy, alors c'est intéressant.
04:22Au niveau de la communication, la Chine a gagné.
04:25Néanmoins, vraisemblablement, un partout.
04:26Est-ce que les Etats-Unis restent malgré tout la première puissance mondiale ?
04:30– Je crois que les deux ont gagné, parce que Trump a réussi à renverser la vapeur
04:38par rapport à la politique de Biden.
04:40Biden, vous savez, disait qu'il n'y a que la guerre pour devenir,
04:42parce que les Etats-Unis doivent être leaders du monde.
04:45Trump est arrivé en disant, mais moi, j'applique la doctrine de Monroe,
04:49je me replie sur les Etats-Unis, et donc pourquoi il n'y aurait-il pas d'autres puissances
04:56qui ont un rôle au niveau mondial ? Donc il applique ça, et il réussit,
05:00puisqu'il se met d'accord avec l'autre.
05:02En réalité, on vient d'assister, et c'est pour ça que c'est important,
05:06à un redéploiement mondial entre deux empires.
05:10Et les conséquences, elles sont immédiates.
05:13Le président Poutine est appelé à voir Yiping, vous savez, il va venir tout de suite voir Yiping,
05:20pour être informé de toute la partie secrète, enfin d'une partie de la partie secrète des négociations.
05:26Bon, d'un côté, ça, ça veut dire que c'est là-dessus, bien entendu, il y a l'Ukraine,
05:31il y a tout le reste,
05:31et il y a Taïwan, si on pourra y revenir, si on y revienne.
05:35Et puis de l'autre côté, du côté de Trump, il convoque Netanyahou pour dire,
05:40voilà, voilà comment on s'est mis d'accord au niveau de l'Iran et autres, et voilà ce qu
05:43'on va faire.
05:44Très intéressant, tout est en train de se construire.
05:46Tout est en train d'être, toutes les cartes mondiales sont rebattues,
05:49et alors moi, par contre, il y a une chose qui me désespère,
05:52c'est que l'Europe là-dedans n'existe plus.
05:56Et nous aurons l'occasion d'y revenir dans cette émission, bien évidemment.
06:00Alain, je vous pose la même question.
06:01Nicolas Meillant, je crois qu'on sort gagnant.
06:04On assiste, je suis assez d'accord avec Alain,
06:06on assiste finalement à une mise en place d'un nouvel ordre mondial,
06:10une nouvelle conférence de Yalta en 1945.
06:12À Yalta, on avait la Russie, les États-Unis et les Britanniques, avec Churchill.
06:18Les Britanniques ont été remplacés par les Chinois,
06:21et donc on assiste spectateurs finalement à la mise en place.
06:25Donc Donald Trump rencontre Vladimir Poutine en Corée et en Alaska,
06:29il vient rencontrer Xi Jinping en Chine,
06:32Vladimir Poutine va venir le voir,
06:33et nous, Européens, on assiste spectateurs,
06:36et on attend patiemment à quelle sauce nous allons être mangés.
06:40C'est ça qui me...
06:41Donc je pense que le grand perdant, c'est l'Europe.
06:43C'est clair.
06:45On l'évoque souvent, l'Europe, effectivement,
06:48dans cette mutation de l'ordre mondial.
06:50Shen Weizhang est donc avec nous depuis Pékin.
06:53Alors dites-nous, quelques jours après cette rencontre au sommet,
06:56c'était l'une des rencontres vraisemblablement les plus importantes de ces dernières années,
07:00qu'est-ce qu'on le retient du côté de la Chine ?
07:05Du côté de la Chine, en ce moment même,
07:08on dit qu'il n'y a pas encore d'accords concrets qui sont rendus publics,
07:11mais je pense qu'au fur et à mesure, pour cette année 2026,
07:15les deux chefs d'État vont encore se rencontrer trois fois.
07:18C'est ce qui a déjà été annoncé.
07:20Et du côté des deux côtés,
07:22ils ont déjà dit que la Chine va apporter soutien à la tenue du G20 aux États-Unis,
07:27et les États-Unis pour l'APEC en Chine,
07:31y compris que le président chinois, Xi Jinping,
07:33sera invité aux États-Unis pour une visite d'État pour le mois de septembre.
07:38Donc là, au fur et à mesure de toute l'année 2026,
07:41les étapes et les résultats de négociations vont être dévoilés devant nous au fur et à mesure.
07:46Et après, je pense qu'il faut aussi sortir un peu de la contabilité,
07:51simplement de regarder tout ça en chiffres,
07:53parce que déjà, le fait que les deux présidents se rencontrent cette fois-ci à Beijing,
07:57ça a déjà donné un cadre plutôt structurel pour gérer la relation bilatérale.
08:02C'est, en fait, les deux dirigeants ont convenu de qualifier leur relation
08:05de stabilité stratégique constructive.
08:08Attention, ici, c'est une nouvelle notion du côté de la Chine
08:11pour qualifier la relation bilatérale entre la Chine et les États-Unis.
08:14Et donc, le fait que la relation chino-américaine se stabilise et avance
08:19constitue en soi déjà un public mondial important,
08:23parce que je pense qu'aujourd'hui, l'économie mondiale a besoin
08:27des prévisibilités, de la stabilité.
08:29Et puis, du côté de la Chine, c'est ce consensus politique
08:33qui est important de trouver une manière de gérer la relation
08:37entre la Chine et les États-Unis,
08:39qui est une boussole pour les trois prochaines années,
08:42voire au-delà de ces trois prochaines années.
08:45Du côté de la Chine, c'est important, c'est le 15e plan quinquennal.
08:47Du côté des États-Unis, on est à six mois des élections de mi-mandat.
08:51C'est également le 250e anniversaire de l'établissement du pays des États-Unis.
08:56Donc, je pense que les deux côtés ont besoin d'avoir plus de stabilité
09:00et prévisibilité pour gérer, avec raison, cette relation
09:05entre les deux plus grandes puissances économiques du monde.
09:08Vous restez avec nous, Chanouizang, puisque nous allons nous intéresser
09:11à la prochaine visite, celle de Vladimir Poutine,
09:13qui, à son tour, va rencontrer Xi Jinping.
09:16Mais avant, je vous propose cette parenthèse.
09:17On a commencé à l'évoquer.
09:18Il y a quand même une question qui cristallise les tensions
09:21entre la Chine et les États-Unis, en tout cas jusqu'à aujourd'hui.
09:24C'est la question de Taïwan.
09:26On le rappelle, les États-Unis qui fournissent une assistance militaire
09:29et qui vendent des armes à Taïwan sans officiellement avoir reconnu
09:34l'indépendance de l'île depuis 1979.
09:37Voilà, pour recontextualiser.
09:39On va écouter Donald Trump.
09:41Justement, il s'est exprimé à propos de Taïwan.
09:42Regardez.
09:43Très important.
09:47La dernière chose dont nous ayons besoin, c'est une guerre à plus de 10 000 kilomètres.
09:56Je ne dirai pas si les États-Unis défendent Taïwan ou pas.
10:00Il n'y a qu'une seule personne qui le sait, et ça, c'est moi.
10:04Je suis le seul.
10:07Le président Xi m'a posé la question.
10:09J'ai dit, je ne répondrai pas.
10:11Alors, ça fait écho à ce que vous disiez tout à l'heure, Alain Julliet.
10:14Ils sont en train de redessiner l'ordre mondial.
10:16Il a revu sa copie, Donald Trump, là ?
10:18Oui, mais non, mais c'est intéressant.
10:19Donald Trump est intéressant parce que, comme il parle beaucoup,
10:23il y a un moment, il dit une chose, et puis il en dit un complément
10:25ou l'opposé à un autre moment.
10:27Et dans cette interview, c'était dans l'avion,
10:30il a été interrogé là-dessus sur Taïwan.
10:33Et qu'est-ce qu'il a dit ?
10:34Il a dit une chose très intéressante.
10:35Il a dit, je ne souhaite pas qu'un pays puisse déclarer son indépendance
10:44loin de chez nous en pensant qu'on va faire la guerre.
10:48C'est le complément de ça.
10:49C'est-à-dire qu'en réalité, c'est-à-dire ce qu'on sait depuis longtemps,
10:53Trump ne fera pas la guerre pour Taïwan.
10:56Parce que la seule raison stratégique qui était les semi-conducteurs
11:00de la société TSMC, qui fournissent l'armée américaine,
11:03le problème va être réglé l'année prochaine avec les usines de TSMC en Arizona.
11:08Donc à partir de l'année prochaine, Taïwan n'est plus stratégique pour les États-Unis.
11:11Et c'est ça.
11:13Et donc carrément, il hors à Taïwan, comme vous le savez,
11:16le président tout de suite après la déclaration de Trump,
11:19que je viens de vous dire, le président taïwanais a dit,
11:23attention, nous défendrons notre indépendance.
11:26Mais je vous rappelle que la présidente du parti opposé, le Kuomintang,
11:30a été reçue en Chine il y a trois semaines en visite officielle.
11:34Et tout indique que c'est elle qui est la prochaine présidente de Taïwan.
11:37Donc la main s'est dite pour Taïwan, si vous voulez.
11:40Tournant majeur.
11:41Voilà, mais oui.
11:42C'est vraiment peut-être l'information à retenir de cette visite.
11:45Oui, mais c'est le partage du monde, comme l'a dit Nicolas.
11:49C'est clair, on est dans un partage du monde.
11:51Xénierie de remarque.
11:52On a vu aussi Marco Rubio qui était obligé de faire une sorte de déclaration
11:57pendant ton interview avec une chaîne américaine,
12:00où il a dit que la relation reste la même avec Taïwan, rien ne change,
12:04on va continuer de vendre l'armement.
12:06Mais quand les journalistes le demandaient,
12:08mais en fait, vous pensez que la Chine va prendre Taïwan militairement ?
12:12Il a répondu, je pense que la Chine préfère une solution plutôt pacifique
12:17s'il y aura un référendum, une chose comme ça.
12:19Et voilà, je pense que c'est ça la réponse qu'il y a dans juillet en train de nous
12:22dire.
12:23Je pense qu'ils sont prêts de laisser Taïwan avec le nouveau président éventuellement.
12:28Est-ce que les dirigeants des grands empires sont-ils en train de redessiner l'ordre mondial ?
12:33C'est un peu la question fil rouge cet après-midi qui s'est invité d'elle-même,
12:36puisque après Donald Trump, Vladimir Poutine qui va arriver en Chine.
12:41C'est mardi, une visite, je cite, pour renforcer davantage le partenariat global
12:46et la coopération stratégique entre la Russie et la Chine.
12:49Voilà ce qu'a fait savoir le Kremlin.
12:51On va retrouver bien évidemment Shan Weizhang, là encore, dans un instant,
12:55pour parler des enjeux, mais avant tour de table,
12:58Xenia Fedorova, Xi Jinping, Donald Trump, Vladimir Poutine.
13:03On voit donc ces rencontres qui sont très rapprochées.
13:06On a vraiment le sentiment qu'il est en train de se jouer quelque chose,
13:09que le monde est en train de se redessiner, ou en tout cas que ces trois dirigeants
13:13des puissances mondiales redessinent le monde.
13:15Je pense qu'il y a plusieurs dossiers très sensibles qui sont aujourd'hui sur la table.
13:20Et c'est sur ces dossiers que les dirigeants des puissances mondiales
13:24sont en train de discuter.
13:26C'est ce que Nicolas Mier a dit au début, ou c'est vrai,
13:29l'Europe, pour l'instant, reste à côté et reste plutôt en timoie,
13:34parce qu'aujourd'hui, jusqu'à maintenant, l'Europe n'était pas très souveraine,
13:40elle était toujours très dépendante des États-Unis,
13:42et c'est un rôle, malheureusement, ça.
13:46Après, je pense que chaque pays de l'Union européenne peut commencer
13:51d'avoir des relations avec chaque de ces puissances mondiales,
13:56comme avec la Chine, on a vu, Emmanuel Macron est venu en Chine.
14:00Avec la Russie, c'est inévitable, il faut avoir des relations diplomatiques
14:05avec la Russie, parce que c'est le voisin de l'Europe.
14:08Et après, il reste les États-Unis, mais la vérité, la réalité,
14:11ce que vous avez, tout à fait, c'est la puissance mondiale.
14:15Il ne faut pas oublier l'Inde aussi, ce qui est un jeu important,
14:18un acteur important, je pense.
14:22Et c'est comme ça que ça se passe.
14:24Je ne suis pas sûre que c'est le vrai Yalta,
14:26où ils sont en train de partager le monde,
14:27mais je pense que c'est vrai qu'il y a des dossiers
14:31à tour, pas seulement les relations bilatérales,
14:35mais aussi l'Iran, l'Ukraine, on peut parler du marché énergétique,
14:39on peut parler de beaucoup de choses intéressantes,
14:42le nucléaire, par exemple, aussi, ce qui est un dossier très sensible.
14:46Et ça, ça se passe entre ces puissances.
14:48Et après, c'est le pays, on peut dire, moyen,
14:53de moyens à puissance qui commencent à ajouter quelques détails.
14:58Mais la vérité, oui, ça partage entre les trois.
15:00Alain Juillet, on peut imaginer que derrière les portes,
15:03puisque nous, nous voyons qu'une partie de ces rencontres,
15:07que derrière les portes, ces dirigeants disent,
15:08bon, ben voilà, est-ce que tu peux dire, par exemple,
15:12à un tel, on va arrêter le conflit sur cette zone,
15:17je reçois Vladimir Poutine, est-ce que tu peux lui dire ça ?
15:20Et il dira ensuite, est-ce que tu peux demander à l'Iran d'arrêter de taper ?
15:24Est-ce que ça peut se jouer vraiment comme ça ?
15:26Ça se joue comme ça.
15:28C'est-à-dire qu'il y a la partie officielle qu'on a préparée à l'avance,
15:31avec des déclarations écrites par les diplomates.
15:34Bon, ça, c'est une chose, je dirais, que tout le monde peut voir.
15:37Mais après, il y a les négociations directes,
15:39qui peuvent être très dures, d'ailleurs, qui peuvent être terribles,
15:42et dans lesquelles chacun va défendre.
15:44Mais où alors ?
15:45Et puis, il va chercher à se mettre d'accord.
15:47Dans l'affaire avec Yping et Trump, il y a eu quelque chose de très intéressant pour moi
15:52qui montre justement ces parties secrètes.
15:54C'est que le premier jour où Trump est arrivé, la première réunion,
15:58il y a eu une partie officielle et une partie secrète.
16:01Et je ne sais pas si vous avez vu, mais dès le lendemain,
16:03on a annoncé que les bateaux, les cargos,
16:05enfin les tanqueurs chinois à Hormuz passaient,
16:08et que les Américains les laissaient passer.
16:12Le premier jour après le début de la visite,
16:15c'est qu'ils avaient dit tout de suite,
16:16ils avaient dit, bon, allez, je te fais un geste.
16:18Ça a dû être comme ça, je te fais un geste sympa
16:20pour te montrer que je suis venu, plein de bonnes intentions.
16:23On laisse passer les bateaux.
16:24Et effectivement, actuellement, à Hormuz,
16:27on est passé de deux ou trois bateaux par jour
16:29à une bonne quantité.
16:31Et comme par hasard, c'est ceux-là.
16:33Vous voyez ? Donc c'est ça.
16:35Et dans ces négociations-là, c'est du donnant-donnant.
16:37Il ne faut pas se leurrer.
16:38Ce ne sont pas des enfants de cœur.
16:40Ils discutent, c'est très pied à pied, des deux côtés.
16:43Et c'est pour ça qu'on s'interroge aussi
16:45sur l'absence de l'Europe, bien évidemment,
16:46puisqu'il y a les questions commerciales
16:48qui sont particulièrement importantes.
16:49On s'intéressera notamment au détroit d'Hormuz,
16:51Nicolas Meillan, mais il y a aussi
16:52toutes ces questions commerciales
16:53qui sont abordées entre ces dirigeants
16:55des grandes puissances.
16:58Oui, c'est vrai que c'était l'occasion
17:00déjà pour les États-Unis et la Chine
17:02d'enterrer la hache de guerre,
17:04puisque depuis que Trump est arrivé au pouvoir,
17:06il y a eu toute cette guerre
17:07avec des taxes à l'importation qui étaient montées
17:09jusqu'à 140 %,
17:10et là, les Chinois leur avaient dit
17:12« pas de problème, n'oublie pas que j'ai quand même
17:14toutes les terres rares dont tu as besoin
17:16pour fabriquer notamment tes armes ».
17:18Et donc, finalement, on avait trouvé un accord,
17:20on était revenus à la situation précédente,
17:23et cette réunion permet d'enterrer cet âge de guerre.
17:26Quand on pense à l'Europe, en fait, on se dit
17:30on a Donald Trump, Vladimir Poutine, Xi Jinping,
17:35mais en fait, pour l'Europe, ce n'est pas Wanderlein.
17:38On rentre dans un monde de discussions bilatérales.
17:41Regardez ce qui se passe, par exemple, l'Espagne.
17:44L'Espagne qui, ouvertement, a pris position
17:46contre les États-Unis et pour la Chine.
17:49Et d'ailleurs, elle est finalement récompensée
17:50puisqu'elle récupère un certain nombre d'usines,
17:52de voitures électriques, de batteries directement en Chine.
17:54Et je pense que chaque pays européen,
17:57il faut arrêter de vouloir se fondre
18:00dans ce melting pot de 27 pays.
18:02Et chaque pays européen doit avoir
18:04sa propre position diplomatique
18:07par rapport à chacun des trois grands.
18:10C'est ce que montre la réalité, effectivement.
18:12Il n'y a pas de diplomatie et d'entente unique
18:14sur le territoire européen.
18:16La visite de Vladimir Poutine en Chine,
18:19quelles sont les attentes ?
18:20Et quels sont les enjeux de cette visite ?
18:22Alors, côté chinois, pour démarrer avec vous,
18:23Chen Ouizang, on vous retrouve depuis Pékin.
18:27Les enjeux de cette visite,
18:29qu'est-ce qu'on en connaît entre Vladimir Poutine
18:32et Xi Jinping ?
18:34Cette visite sera très importante pour la Chine
18:37parce que l'année 2026,
18:39c'est une année très particulière
18:40entre la Chine et la Russie
18:41parce que c'est une année qui marque
18:42le 30e anniversaire de l'établissement
18:44du partenariat de coopération stratégique,
18:47Sino-Russe,
18:47et aussi le 25e anniversaire
18:49de la signature du traité de bon voisinage,
18:52d'amitié et de coopération
18:53entre la Chine et la Russie.
18:55Donc, en fait, en Chine,
18:56à chaque fois qu'il s'agit des chiffres algains
18:59terminés par le 5 ou par 0,
19:01donc à chaque fois que c'est ce genre d'anniversaire
19:05pour la Chine,
19:06c'est très important pour célébrer.
19:09Et puis, aussi d'une autre manière,
19:11c'est que cette année entre la Chine et la Russie,
19:13c'est également l'année de coopération d'éducation.
19:16Donc, de ce côté-là,
19:19entre la Chine et la Russie,
19:20il y a bien sûr des coopérations
19:22dans l'infrastructure,
19:24dans l'énergie,
19:25mais aussi aujourd'hui davantage
19:26les échanges humains
19:27et des échanges d'éducation
19:29pour favoriser plus de jeunes
19:32à pouvoir participer
19:32dans cette coopération
19:34entre la Chine et la Russie.
19:35Et puis, est-ce que la venue de Poutine
19:38va pouvoir apporter un nouveau souffle
19:40dans la stabilité mondiale,
19:42dans la gestion et des dossiers,
19:44dans les crises à l'international ?
19:48Je pense que c'est aussi peut-être
19:49que tout le monde regarde en ce moment.
19:52Tous les médias de différentes régions
19:54sont en train de scruter
19:55et surtout aussi,
19:57quelle sera l'influence ?
19:58Cette fois-ci, nous avons vu
19:59que Trump est passé par la Chine.
20:02Et là, tout récemment,
20:03il y a eu le Premier ministre Starmer,
20:06britannique, qui est passé par la Chine.
20:08Et puis, l'année dernière,
20:09Macron est passé par la Chine.
20:10Dans une espèce de six mois,
20:12aujourd'hui, nous aurons déjà,
20:14nous aurons d'ici le 20 mai,
20:16nous aurons déjà quatre dirigeants
20:18des pays qui font partie
20:21du Conseil de sécurité de l'ONU
20:23qui seront passés par la Chine.
20:26Donc, je pense que ça montre aussi
20:28d'une certaine manière
20:29qu'il y a peut-être quelque chose
20:31qui se joue en ce moment
20:33dans le continent asiatique
20:34pour trouver un équilibre mondial
20:36et de favoriser davantage
20:38cette voie qui est censée
20:39apporter plus de stabilité,
20:41plus d'opportunité commerciale
20:43pour les pays du monde.
20:44Merci beaucoup, Chen Ouizang,
20:47de nous avoir relayé
20:49le point de vue côté chinois,
20:52côté russe.
20:52Maintenant, peut-être,
20:54Xenia Fedorová,
20:54puisqu'on sait que le principal
20:56partenaire commercial de la Chine,
20:58depuis les sanctions occidentales,
21:00c'est la Russie.
21:01Donc, réunion importante aussi,
21:03côté russe.
21:04Bien sûr, c'est une réunion importante.
21:06La Russie a développé
21:07la relation pas seulement
21:08avec la Chine,
21:09mais aussi avec l'Inde,
21:10avec les pays du Sud-Lobal,
21:12les BRICS.
21:12C'est vrai que la Chine reste
21:16le partenaire très important,
21:18en plus son voisin.
21:21Avec tout ce qui se passe
21:22autour du Détroit d'Armous,
21:24la Chine aussi a décidé
21:26de diversifier encore plus
21:27les sources énergétiques.
21:30Donc, la Russie a une provision aussi,
21:33pas seulement les pétroles,
21:34mais aussi les gaz.
21:34Il y a aussi une possibilité
21:38de construire une pipeline.
21:41Sibérie 2, je pense que c'est
21:42comme ça qu'il s'appelle,
21:43qui va permettre à la Russie
21:45vendre encore plus du gaz
21:46et du pétrole à la Chine.
21:50Finalement, je pense que
21:51ce qu'on a commencé à dire
21:52au début de cette émission,
21:54c'est que la Chine,
21:55c'est the place to be aujourd'hui.
21:57Donc, tout le monde vient
21:57pour voir Xi Jinping.
21:59Xi Jinping, aujourd'hui,
22:00joue un rôle important.
22:01Je ne pense pas qu'il veut choisir
22:04entre la Russie ou les États-Unis.
22:05Je pense que pour Xi Jinping,
22:07c'est important de garder la Russie
22:08comme un partenaire,
22:09mais ne pas être dépendant
22:10de la Russie non plus
22:11et garder les bonnes relations
22:13avec les États-Unis
22:14parce qu'il a besoin des marchés.
22:15Je pense que c'est clair.
22:17C'était la question
22:17que j'allais vous poser,
22:18effectivement.
22:18Comment la Russie peut voir
22:19ce rapprochement sino-américain,
22:21finalement ?
22:22Il n'y a pas d'inquiétude.
22:23Je pense que la relation
22:24entre la Chine et la Russie
22:26a des racines beaucoup plus profondes
22:29que les États-Unis et la Chine.
22:33Je pense que la Chine voit très bien
22:35que les États-Unis quand même
22:36voient la Chine éventuellement
22:38en adversaire pour questions économiques,
22:41en tous les cas.
22:42Je pense qu'il y a de prudence
22:44des côtés de la Chine,
22:45mais à volonté de garder
22:47un certain équilibre.
22:48Avec la Russie,
22:49les relations sont plus profondes,
22:50à mon avis.
22:52Et ça date, en fait,
22:53ça date depuis l'Union sévitique.
22:56Je pense que les relations
22:58vont s'y renforcer.
22:59En un moment,
23:00on a parlé beaucoup
23:01de cet rapprochement
23:02entre la Russie et la Chine
23:03et que c'était peut-être une erreur
23:04de laisser la Chine aller
23:06dans les bras les Chinois.
23:07Aujourd'hui,
23:08il y a beaucoup d'experts
23:09qui posent cette question.
23:10Est-ce que c'était vraiment une erreur ?
23:11Est-ce que c'est vrai
23:12qu'à partir du moment,
23:13avec toutes les sanctions
23:14et la position de l'Occident,
23:16les États-Unis et l'Europe,
23:18la Russie était un peu obligée
23:19d'y aller et chercher
23:20un partenaire plus crédible
23:23et loyal,
23:24on peut dire,
23:25dans la situation compliquée ?
23:26En tout cas,
23:27on va suivre de très près
23:29cette rencontre.
23:30Mercredi soir,
23:31à 21h,
23:32vous y reviendrez
23:33dans l'heure inter,
23:33Xenia Fedorova.
23:35En attendant,
23:36la situation,
23:37elle reste figée
23:38dans cette guerre
23:38contre l'Iran.
23:39Les négociations
23:40restent au point mort.
23:42Au niveau du détroit d'Ormuz,
23:44la crise persiste
23:45avec un blocage partiel.
23:47La situation,
23:48elle est volatile,
23:50elle reste sous tension.
23:51En tout cas,
23:52ce que l'on sait,
23:53et on en parle largement,
23:55c'est qu'elle impacte lourdement
23:56les marchés énergétiques mondiaux.
23:58On va écouter
23:58Donald Trump,
23:59justement,
24:00sur le détroit d'Ormuz.
24:02Le président,
24:03si,
24:03aimerait qu'un accord
24:04soit conclu.
24:05Il aimerait aussi
24:06que le détroit d'Ormuz
24:07soit rouvert.
24:08Il a dit,
24:08si je peux aider
24:09d'une manière ou d'une autre,
24:11j'aimerais vraiment le faire.
24:14Donc,
24:15on voit bien
24:15que le déblocage
24:16du détroit d'Ormuz,
24:17Nicolas Millan,
24:18priorité absolue
24:19pour Donald Trump
24:20et il dit,
24:21priorité aussi
24:22pour la Chine.
24:23Xi Jinping
24:24me l'a dit.
24:25Dans les faits,
24:27effectivement,
24:27les deux pays
24:28ont besoin
24:28que ce détroit
24:29soit ouvert.
24:30Je pense que
24:31la quasi-intégralité
24:33des pays du monde
24:34aimerait que le détroit d'Ormuz
24:36soit ouvert
24:36et que les bateaux
24:37puissent circuler,
24:39que le pétrole
24:40puisse circuler,
24:41que le gaz
24:41puisse circuler,
24:42que le sulfure
24:43puisse circuler,
24:44que l'engrais puisse circuler
24:45puisqu'il y a des risques
24:46d'inflation
24:46qui sont importants.
24:47Mais c'est vrai
24:48que quand on voit
24:48la situation aujourd'hui,
24:5117 mai,
24:52et qu'on se projette
24:53deux mois en arrière,
24:55elle n'a pas évolué.
24:56Il y a deux mois,
24:57qu'est-ce qu'on disait ?
24:57C'est que la nouvelle réalité
24:59du détroit d'Ormuz
25:00allait être des accords bilatéraux
25:03discutés entre l'Iran
25:04et les pays
25:05qui veulent laisser passer
25:06leur bateau.
25:07Ils vont se mettre d'accord,
25:08ils vont respecter
25:09les règles fixées
25:10par l'Iran et l'Omane,
25:12puisque c'est à la fois
25:13l'Iran et l'Omane
25:13qui contrôlent le détroit d'Ormuz.
25:15Et c'est comme ça
25:16que cela va fonctionner.
25:18Donc là,
25:18on a parlé de l'exemple
25:20des Chinois
25:21qui ont discuté
25:22avec les Américains
25:23pour que le blocus du blocus
25:24laisse passer
25:25les navires chinois.
25:26Mais vous avez l'Irak,
25:27il y a des bateaux
25:28qui circulent aussi.
25:30Donc aujourd'hui,
25:34Xi Jinping aimerait,
25:36aimerait,
25:37mais ce n'est pas lui
25:37qui va venir
25:38amener ses destroyers
25:39pour escorter ses bateaux.
25:41Le projet Freedom,
25:44je ne sais plus le nom,
25:44au total de Donald Trump
25:46a tenu deux jours,
25:48si je ne dis pas de bêtises.
25:49Et aujourd'hui,
25:50on est sur le statu quo.
25:51Et c'est cette opération
25:52pour aller libérer
25:53les trois d'Ormuzi.
25:53Pour aller libérer,
25:54pour escorter les navires.
25:56Pour l'instant,
25:56la situation reste figée.
25:58On a deux puissances
25:59qui ont deux agendas différents
26:02qui sont difficilement réconciliables.
26:04Donc on attend.
26:05Inflation énergétique,
26:06perturbation agricole,
26:08hausse des coûts du transport
26:09pour que les téléspectateurs
26:10comprennent bien
26:11et je vous donnerai ensuite
26:11la parole à Alain Julien
26:12et Nicolas Meillant.
26:13On va entendre l'expert en énergie.
26:16Quels sont les risques
26:16pour les jours,
26:18peut-être les mois à venir,
26:19même ici,
26:20pour les Français en Europe ?
26:21Pour l'instant,
26:25c'est une pseudo bonne nouvelle.
26:27Ça reste pour l'instant limité.
26:28Quand on regarde
26:28l'augmentation du prix,
26:30du gaz,
26:31du pétrole,
26:32du diesel,
26:33on parle de 50 à 60 %
26:35d'augmentation.
26:35C'est beaucoup.
26:36Mais pendant la crise de 2022,
26:40ce n'était pas 50 à 60 %
26:42qu'on avait
26:43sur le gaz ou l'électricité.
26:45C'était 900 à 1 000 %.
26:47C'était x9 ou x10.
26:49Donc pour l'instant,
26:50on voit que l'impact,
26:51et ça,
26:52c'est plutôt une bonne nouvelle,
26:53reste limité.
26:54Mais entre guillemets,
26:55on est sur un conflit
26:57qui est figé
26:58depuis début avril.
27:00Donc si jamais ça repart,
27:02là,
27:02très rapidement,
27:03malheureusement,
27:03on pourrait atteindre
27:04les 130,
27:05150 $ du baril.
27:06Et surtout,
27:07si jamais ça repart,
27:08on va commencer à toucher
27:09à quelque chose
27:10qu'on n'a pas fait
27:11pour l'instant,
27:12c'est-à-dire toucher
27:12les puits de production.
27:14On avait touché
27:15des terminales d'exportation,
27:17on avait touché
27:17des raffineries,
27:19mais on n'a pas touché
27:20au trésor de guerre
27:21pour l'instant au Moyen-Orient.
27:22On ne s'est pas attaqué
27:22au puits.
27:23Conflit gelé,
27:24Alain Juillet,
27:25pour le moment,
27:25mais est-ce qu'on peut craindre
27:27une nouvelle escalade ?
27:28Puisqu'il est à cette interrogation,
27:30Donald Trump,
27:31hier,
27:32affirmait se donner 24 heures
27:34pour une éventuelle opération militaire.
27:36Et c'est vrai qu'on l'entend
27:36chaque semaine,
27:37finalement,
27:37on s'interroge,
27:38on se pose cette question
27:38et on voit que la situation...
27:40C'est du bras de fer.
27:41Dans le cadre de la négociation,
27:43chacun,
27:43t'entends,
27:44veut montrer ses muscles.
27:45Alors on voit
27:45un petit incident
27:46qui permet de dire
27:47« tu vois ce que je peux faire
27:49si je veux ».
27:49Mais je crois que le problème,
27:50il n'est pas là.
27:52Dans les négociations de fonds,
27:55le problème de Bormuz,
27:56il faut revenir au départ
27:57de l'histoire.
27:59Bormuz, c'est quoi ?
28:00C'est pour les Iraniens
28:02une réponse financière
28:04à un problème majeur.
28:06Leur pays a été détruit
28:07par les Israéliens
28:09et les Américains.
28:10Ils demandent donc,
28:11selon les règles internationales,
28:13qu'en tant que pays agresseur,
28:15ce soit eux
28:16qui reconstruisent.
28:19Bon,
28:19or évidemment,
28:20ni les Israéliens
28:21ni les Américains
28:21ne le veulent.
28:22Donc le problème des Iraniens,
28:24c'est comment
28:24on va financer
28:25la reconstruction.
28:27Sachant que les sanctions
28:28et le blocage
28:30des opérations financières
28:31avec l'Iran
28:32empêchent
28:32que les autres
28:33puissent le faire.
28:35Alors là,
28:35ils ont eu une idée
28:36qui n'était pas idiote.
28:37Ils ont dit
28:37mais si on fait payer
28:382 millions de dollars
28:40à chaque bateau
28:41qui passe par les étroits
28:42d'Ormuz,
28:43à ce moment-là,
28:44ça nous fait 30 milliards
28:45par an,
28:45on peut reconstruire le pays.
28:47Trump,
28:47dans un premier temps,
28:49comme il fait toujours,
28:50dans des réactions spontanées,
28:51a dit
28:51mais ça m'intéresse,
28:52je vais prendre une commission
28:53là-dessus.
28:54Il a carrément dit.
28:55Et puis ensuite,
28:56tout le monde lui a dit
28:57non, ce n'est pas possible.
28:58Vous ne pouvez pas faire ça.
28:59Donc, il a renoncé.
29:00Et on est dans la situation actuelle.
29:02Maintenant,
29:03je vais vous dire,
29:05imaginons,
29:05faisons un rêve,
29:07que Trump dise
29:08et il dit à Yiping,
29:10à Yiping,
29:11je vais t'autoriser
29:13à faire des transferts
29:14d'argent vers l'Iran
29:15alors que c'est interdit.
29:16L'accord actuel
29:17entre la Chine et l'Iran,
29:18c'est du troc.
29:20On échange le pétrole
29:21contre autre chose.
29:22Je vais t'autoriser
29:23à rentrer de l'argent en Iran
29:25et tu vas financer,
29:26toi, tu es riche,
29:27tu vas financer
29:28la reconstruction de l'Iran.
29:31En contrepartie,
29:32j'ouvre les étroits d'Ormuz
29:33et là,
29:34tout se libère.
29:36Alors ça,
29:36c'est une hypothèse,
29:37Zénia Fedorovac,
29:38très intéressante.
29:40Mais c'est possible.
29:41Mais non,
29:41mais avec Donald Trump,
29:42tout est possible.
29:43faisons un rêve.
29:43Mais mon rêve,
29:44il s'appuie sur un certain
29:45nombre de réalités.
29:47Zénia Fedorovac.
29:47C'est très intéressant
29:48comme une hypothèse,
29:50à mon avis.
29:51Parce que franchement,
29:52c'est difficile à comprendre
29:54comment Donald Trump
29:55va sortir
29:56s'il continue
29:57d'essayer
29:58d'avoir
29:58les conditions
30:00strictes.
30:00Par exemple,
30:01aujourd'hui,
30:01je veux que
30:02les États-Unis
30:03ont répondu à Iran
30:04pour dire
30:04non,
30:04on ne va pas payer
30:05les répétitions.
30:08Donc c'est clair
30:09qu'il y a un moment
30:10où il faut trouver
30:11une solution
30:12qui n'est pas standard,
30:14qui est originale
30:15et qui peut être
30:16exactement ça.
30:17Mais on verra bien.
30:18Mais c'est vrai,
30:19je suis un peu surprise
30:21que Nicolas Méliot
30:22ne voit pas
30:22un grand problème
30:23aujourd'hui
30:23avec le blocage
30:25du 3 d'armouze.
30:26Je pense que
30:27c'est clair
30:27que si ça continue
30:30comme ça encore
30:30pour quelques semaines,
30:32à mon avis,
30:33on va voir
30:33les résultats.
30:35Réponse Nicolas Méliot,
30:36parce que moi aussi
30:36j'étais un peu surpris.
30:37C'est peut-être pas
30:39900%,
30:40mais bon,
30:41ça reste une situation
30:42délicate.
30:42Ce que je veux dire,
30:43c'est que je comparais
30:44concrètement
30:44la situation actuelle
30:45avec ce qui s'est passé
30:46en 2022.
30:47Et en 2022,
30:49on a quand même
30:49une crise de l'inflation
30:50qui a décimé
30:52l'économie mondiale
30:53et notamment européenne
30:54avec l'explosion
30:55des taux.
30:55Parce qu'aujourd'hui,
30:56je ne sais pas si vous le savez,
30:57mais le taux d'emprunt
30:58de la France,
30:58c'est 4%.
31:00Avant 2022,
31:01c'était entre 0 et 1%.
31:02Et on est à 4 aujourd'hui
31:04à cause de la guerre
31:05en Ukraine,
31:05pas à cause
31:06de ce qui s'est passé
31:07il y a quelques jours,
31:08même si ça a fait
31:08bien évidemment
31:09augmenter les taux
31:10depuis le début de l'année.
31:12Donc,
31:13ce que je veux dire,
31:13c'est que là,
31:14on a une augmentation
31:15du prix de l'essence
31:16de 50 à 60%.
31:18En 2022,
31:19on a eu électricité
31:20et gaz naturel
31:21qui fait x10.
31:23Donc,
31:24c'est un autre ordre
31:24de grandeur.
31:25Ça ne veut pas dire
31:26qu'aujourd'hui,
31:26ce n'est pas grave.
31:27Ça reste l'artère
31:28de l'économie mondiale.
31:29Et une fois de plus,
31:30si jamais on n'arrive pas
31:31à trouver cette solution,
31:32ça peut aller bien plus loin.
31:34Le problème qu'on a
31:35notamment en ce moment,
31:36c'est que comme
31:37cette artère est bouchée,
31:38les pays du Golfe
31:39sont obligés
31:40de limiter
31:41et d'arrêter la production.
31:42Et quand on coupe
31:43un puits de pétrole,
31:45on n'appuie pas
31:45sur un bouton
31:46pour le mettre en marche.
31:48On a peu de chances,
31:49dans certains cas,
31:50de revenir au même
31:51niveau de production.
31:52Donc,
31:52ça veut dire que
31:52l'offre de pétrole,
31:54quoi qu'il arrive,
31:54va être contrainte
31:55pendant quelques années.
31:57Et les réserves
31:57qui sont limitées aussi,
31:59les réserves de pétrole
32:00en Europe.
32:01Ce qu'on a déjà
32:02commencé à utiliser,
32:03si je ne me trompe pas.
32:04Ce qui est sûr,
32:05c'est que l'Europe,
32:05de toute façon,
32:07s'est privée
32:07avec une aide
32:08a priori assez importante
32:10des Etats-Unis
32:10de sa carte,
32:12de son atout
32:13d'énergie bon marché.
32:15Cet atout
32:16qui a été transféré
32:17aux Chinois,
32:17puisque c'est les Chinois,
32:18si on regarde la Chine
32:19depuis 2020,
32:20notamment ses exportations
32:22vers l'Europe,
32:22elle a bénéficié
32:23d'un gaz
32:23et d'un pétrole bon marché
32:24qui fait qu'elle est devenue
32:26beaucoup plus compétitive
32:27alors qu'elle avait déjà
32:28les économies d'échelle,
32:29elle avait déjà
32:29les innovations,
32:30elle n'avait plus besoin
32:31que de l'énergie bon marché.
32:32Et aujourd'hui,
32:33c'est une des raisons
32:34pour lesquelles
32:35on a Trump
32:36et Poutine
32:38qui se succèdent
32:39en Chine,
32:40puisque finalement,
32:41l'administration Biden
32:43a envoyé
32:44Vladimir Poutine
32:45dans les bras
32:45de Xi Jinping,
32:47mais l'administration Trump
32:47a dit,
32:48attention,
32:48on va le garder
32:49un peu près de chez nous
32:50quand même,
32:51parce que ça leur fait
32:52quand même un sacré
32:53atout stratégique.
32:55Une question,
32:56on va passer
32:57à un autre conflit,
32:58la guerre entre
32:59la Russie
33:00et l'Ukraine cette fois.
33:01J'avais quand même
33:01une question partagée
33:02ce que vous me disiez
33:03orientaine Alain Jouillet,
33:04puisque l'une des actualités
33:07du jour,
33:07c'est cette frappe
33:09de la direction générale
33:11de l'Agence internationale
33:12de l'énergie atomique
33:13qui a exprimé
33:14sa profonde inquiétude
33:16après la frappe
33:17de drones
33:18près de la centrale nucléaire
33:19de Baraka
33:20aux Émirats Arabes Unis.
33:22Alors c'est vrai que
33:23lorsque l'on reçoit
33:24une information
33:25comme celle-ci,
33:26tout de suite,
33:27on pense à Tchernobyl,
33:28on pense à des dégâts
33:30absolument terrifiants.
33:31Ce n'est pas le cas
33:32pour bien comprendre
33:33dans cette stratégie militaire
33:34qui est en train de se jouer ?
33:36Oui, alors je crois
33:36qu'il faut,
33:38vous avez raison ici,
33:38il faut faire très attention
33:40parce qu'on est dans des pays
33:42dans lesquels
33:42les symboles comptent.
33:45C'est pas,
33:46c'est pas,
33:47c'est pas,
33:47on n'écrase pas
33:48sous les bombes,
33:49c'est autre chose.
33:50Les symboles comptent.
33:51En réalité,
33:52qu'est-ce qui se passe ?
33:53Les Émirats,
33:55et les Émirats,
33:55c'est-à-dire Abu Dhabi
33:57et Dubaï,
33:58pas les autres,
33:59il faut préciser,
34:01furieux de recevoir
34:02des drones
34:03et des missiles
34:04depuis l'Iran,
34:06ont fait appel
34:07aux Israéliens,
34:08on renforce,
34:10c'est paradoxal,
34:11mais il faut le savoir,
34:12cette guerre
34:13a renforcé
34:14les liens
34:14entre Israël,
34:15Dubaï
34:16et Abu Dhabi.
34:17Ça,
34:17c'est un premier cas.
34:18Ça,
34:18on n'avait pas du tout prévu,
34:20malgré les accords
34:21d'Abraham et autres.
34:22Bon,
34:23dans ce cadre-là,
34:24ils viennent de décider
34:25d'acheter aux Israéliens
34:28le dôme de fer,
34:29vous savez,
34:29les missiles,
34:30en disant,
34:31les Américains n'ont pas
34:32su nous défendre,
34:33vous,
34:33vous êtes mieux défendu
34:34que les Américains,
34:35donc on vous achète
34:36votre matériel.
34:37Bon,
34:38évidemment,
34:39pour les Iraniens,
34:40c'est une agression,
34:42parce qu'ils disent
34:43on ne vous a pas tapé dessus
34:45en tant que pays,
34:47parce que vous étiez
34:48partenaire des Américains.
34:49Si en plus,
34:50vous donnez partenaire
34:51des Israéliens,
34:52c'est insupportable.
34:54Alors là,
34:54qu'est-ce qu'ils font ?
34:55Ils envoient un drone,
34:57car il y en a un seul.
34:58Ils sont très précis,
34:59on le sait,
34:59mais on a pu le voir
35:00pendant cette guerre,
35:01ils sont précis
35:01à quelques mètres près,
35:02les drones iraniens,
35:05depuis qu'ils utilisent
35:06le système chino-sovier,
35:08chino-russe,
35:08pardon.
35:10Qu'est-ce qui se passe ?
35:12Ils ont tiré un drone
35:14à côté de la centrale,
35:15c'est un signal,
35:17pour dire,
35:18vous voulez acheter,
35:19attention,
35:20avec nos missiles,
35:21on aura la capacité
35:22de toucher vos centrales,
35:24réfléchissez,
35:24avant de signer
35:25l'accord d'achat.
35:26Clé de lecture
35:27qui était intéressante
35:28effectivement à entendre
35:29pour bien comprendre
35:30de quoi nous parlons.
35:31On n'est pas du tout
35:31en train de faire la guerre
35:32et autres.
35:33Russie, Ukraine,
35:34il en sera certainement question
35:36dans cette rencontre
35:37entre Xi Jinping
35:38et Vladimir Poutine.
35:39Moscou a été visée,
35:40cette nuit,
35:41par une importante
35:42attaque de drones.
35:43Les autorités russes
35:45qui affirment avoir
35:46battu 74 appareils
35:47au-dessus de la capitale
35:49et de sa région,
35:50une offensive d'ailleurs
35:51revendiquée par
35:52Volodymyr Zelensky
35:53aujourd'hui,
35:54qui intervient
35:55quelques jours
35:55après la reprise
35:56des frappes
35:57entre la Russie
35:57et l'Ukraine
35:58à l'issue
35:59d'une brève trêve.
36:01Alors,
36:01c'est vrai que Zénia,
36:02si les régions
36:03frontalières russes,
36:04elles sont fréquemment visées,
36:06les attaques
36:06directes
36:07contre Moscou
36:09restent,
36:09me semble-t-il,
36:10tout le contraire,
36:11assez rares, non ?
36:12Si, il y a des tentatives
36:13tout le temps.
36:14Pour être très honnête
36:15avec vous,
36:17il y a des drones
36:17qui sont lancés
36:18vers Moscou,
36:19vers Saint-Pétersbourg
36:20tout le temps.
36:21C'est juste que
36:21les systèmes normalement
36:23les rattrapent.
36:24Après,
36:24ce qui est passé cette nuit,
36:26c'est beaucoup,
36:27c'est vraiment
36:27beaucoup de drones
36:28et certains drones
36:28n'étaient pas battus
36:29et il y a eu
36:31des dégâts aussi
36:32parmi les bâtiments
36:33résidentiels.
36:34Pourquoi c'est important ?
36:36Parce que,
36:36le plus,
36:37la Lille-Mers-Elynsky
36:37envoie les drones
36:38vers Moscou,
36:39je pense que Moscou
36:40va avoir
36:42une porte ouverte
36:44pour une autre réponse
36:46plus dure.
36:48Une escalade
36:50qui peut...
36:51Rappelez-vous,
36:52pendant le 9 mai,
36:53quand la Lille-Mers-Elynsky
36:53a menacé
36:55de cibler le défilé,
36:59la Russie a répondu
37:00dans ces cas,
37:01on va cibler
37:02le centre de Kiev.
37:03Donc aujourd'hui,
37:04la Russie cible
37:05les objectifs,
37:07mais elle ne cible
37:07pas massivement,
37:08elle ne bombarde
37:09pas massivement
37:10l'Ukraine.
37:10Donc je pense
37:11que si ce genre
37:12d'attaques
37:12ont continué,
37:14ce sera une raison
37:14pour la Russie
37:15de réfléchir
37:16et peut-être
37:17d'échanger
37:17la stratégie.
37:19Ce qui ne change pas,
37:20ça ne change pas
37:21la réalité des terrains.
37:22Donc les drones
37:23qui sont lancés,
37:24parce que
37:24les drones sont
37:26facilement produits,
37:28les Royaume-Uni
37:29sont fournis
37:30récemment,
37:31je pense,
37:3120 000 ou 25 000
37:32drones
37:33à l'Ukraine,
37:34et ça apportent
37:35aussi une façon
37:36de...
37:37C'est aussi
37:37un genre
37:38de communication.
37:39Regardez,
37:40on est toujours...
37:41On résiste toujours,
37:43on ne peut cibler Moscou,
37:44mais la réalité,
37:45en Donbass,
37:46ce qui est la Russie,
37:47continue à avancer,
37:48il continue à reprendre
37:49les territoires.
37:50Et donc,
37:50ça ne change pas
37:51grand-chose
37:52sur le terrain,
37:54mais ça peut amener
37:55dans une autre...
37:56C'est-à-dire que
37:56ça ne change pas.
37:57La semaine dernière,
37:58à la même heure,
37:59nous étions en train
37:59de décrypter
38:00la phrase de Vladimir Poutine
38:01qui disait
38:02« Nous sommes à la fin
38:03de ce conflit ».
38:04Et là,
38:05on a le sentiment,
38:06en voyant ces attaques
38:07de part et d'autre,
38:08qu'il y a une escalade.
38:09Vous nous dites
38:10« Non,
38:10ce n'est pas le cas ».
38:10La phrase de Vladimir Poutine
38:12la semaine dernière,
38:12elle est toujours d'actualité ?
38:14Oui,
38:14je pense parce qu'il a dit
38:16cette phrase.
38:17Il n'a pas dit
38:17que c'est la fin,
38:18il a dit qu'on dirige
38:20vers la conclusion.
38:21Ce qui est vrai,
38:23on ne peut pas dire
38:24autrement.
38:25Après,
38:25s'il est en escalade,
38:26encore une fois,
38:27la Russie va répondre
38:28avec force,
38:29peut-être deux,
38:30trois fois plus
38:31qu'il y a avant.
38:32Mais ça reste toujours
38:34la même situation.
38:35L'Ukraine est en train
38:36de perdre cette guerre,
38:37même avec toute l'aide
38:39des Européens,
38:40avec tous les armements
38:41de l'OTAN
38:42à partir de 2022.
38:44La vraie sortie
38:45de ces conflits,
38:46c'est par la voie diplomatique,
38:48signer un accord,
38:49ce qui était le cas.
38:49Et on était très proche
38:51de cet accord en 2022,
38:52deux fois en fait,
38:53mais en 2022,
38:54à Istanbul.
38:55Et la raison
38:56qu'on évoque souvent,
38:58c'était Boris Johnson
38:59qui a appelé
39:00Vladimir Zelensky,
39:01qui demandait
39:02de ne pas signer.
39:03Et donc,
39:03pour l'instant,
39:05l'Europe,
39:05qui veut jouer
39:06toujours un rôle
39:07et prise ces conflits
39:09comme les siennes,
39:11sont en train
39:12de continuer
39:13de donner
39:14les armements
39:14et d'aider
39:15à Vladimir Zelensky
39:16de continuer.
39:17Mais la vérité,
39:18je pense que
39:18pour en sortir,
39:19il faut plutôt
39:20motiver
39:21Vladimir Zelensky
39:22d'aller à la table
39:23de négociation.
39:23Alain Juillet,
39:24c'est vrai que
39:25les pourparlers
39:25aujourd'hui
39:26sont au point mort.
39:27on a du mal
39:28lorsqu'on observe
39:29la situation
39:30d'imaginer
39:31qu'il y a
39:32une porte de sortie
39:33possible aujourd'hui.
39:34Et là,
39:35vous,
39:35quel est votre regard ?
39:36C'est possible ?
39:36Ça peut se terminer
39:37assez rapidement ?
39:38Toujours dans le même contexte
39:40avec les visites ?
39:41Si on regarde
39:42sur le terrain,
39:43si vous voulez,
39:43si on regarde
39:44sur le terrain militaire,
39:46il est indiscutable
39:47que depuis
39:47deux mois à peu près,
39:49deux mois,
39:49deux mois et demi,
39:50la situation
39:51est très stabilisée.
39:52C'est-à-dire
39:52que les uns
39:54et les autres,
39:54tout est stabilisé.
39:56L'État-major russe
39:57dit qu'avant l'automne,
39:59il va réussir
39:59à écraser
40:01l'armée ukrainienne.
40:02Mais enfin,
40:03pour le moment,
40:03ces deux derniers mois,
40:04ça ne bouge pas beaucoup.
40:06Et d'un autre côté,
40:07on voit que les drones
40:07prennent de plus en plus
40:08d'importance
40:09puisqu'il y a eu
40:09une attaque de drones,
40:10il ne faut pas l'oublier,
40:11extrêmement importante
40:13sur Kiev
40:14et sur toutes les villes
40:15d'Ukraine
40:16et que celle
40:17qui vient de se faire
40:18sur Moscou et Or,
40:19c'est la contrepartie
40:19de l'autre.
40:20C'est chacun montrant
40:21qu'il est capable
40:22de porter le conflit
40:24chez les autres.
40:25Le problème,
40:26je pense,
40:27pour les Russes,
40:27c'est que Poutine,
40:30en tant que chef de l'État,
40:31ne peut pas avoir
40:32régulièrement
40:33des attaques
40:33sur sa capitale
40:34parce que ça pose
40:36un problème quand même.
40:38Le moscovite moyen,
40:39il dit
40:39mais qu'est-ce qui se passe ?
40:41Donc ça le pousse,
40:42ça peut le pousser
40:43à la négociation.
40:44En tout cas,
40:44c'est certainement
40:45l'espoir des Ukrainiens
40:47et des Européens
40:48que ça va pousser
40:49Poutine à la négociation.
40:52Et d'un autre côté,
40:53Poutine, lui,
40:54il ne s'aide pas
40:54et il dit non,
40:55moi je veux le Donbass
40:56et puis je ne changerai pas.
40:58En réalité,
40:59là aussi,
41:00le problème,
41:01on le connaît très bien
41:02la fin de l'histoire.
41:03La fin de l'histoire,
41:04c'est le Donbass aux Russes
41:05et des garanties
41:06de sécurité crédibles
41:07pour les Ukrainiens
41:09pour les Ukrainiens
41:10et pour les pays
41:11qui sont autour,
41:12les pays baltes
41:13et les autres.
41:14Bon,
41:15comment ça peut se passer
41:16là encore ?
41:17Bon, c'est visiblement
41:19les Européens
41:19n'y arrivent pas,
41:22les Américains
41:22n'y arrivent pas non plus,
41:24il va falloir
41:25que tout le monde
41:25s'y mette.
41:26Et là aussi,
41:28je pense que
41:28les Chinois
41:29et les Russes,
41:30bien entendu,
41:31les Chinois
41:31et les Américains
41:32ont une capacité
41:33tous ensemble.
41:34parce qu'en définitive,
41:35on a eu l'occasion
41:36d'en parler
41:37il y a quelque temps,
41:38maintenant c'est
41:38un peu diffus
41:39mais ça reste vrai.
41:41La solution,
41:42on la connaît très bien,
41:44la vraie solution,
41:45c'est qu'il y ait
41:47une élection présidentielle
41:48en Ukraine,
41:49Zelensky est battu
41:50parce que ça,
41:51il est sûr d'être battu
41:52et le suivant négociera.
41:55C'est clair.
41:56C'est ça,
41:57Xavier Fedorova,
41:58finalement,
41:59l'une des hypothèses
42:00les plus probables
42:00et les plus probables,
42:02c'est-à-dire
42:02élection présidentielle,
42:04réélection d'un nouveau président
42:05et début des négociations.
42:07Oui,
42:07mais c'est ça
42:08ce qu'on demande
42:09à l'Ukraine
42:10de mener
42:12les élections.
42:13Mais aujourd'hui,
42:15Zelensky refuse
42:16parce qu'il dit
42:17qu'il ne peut pas
42:17avoir les élections
42:19pendant les conflits.
42:20C'est très intéressant
42:21parce que quand Kyiv
42:22a bombardé Donbass,
42:25Zelensky a quand même
42:26été élu.
42:26Il n'y a pas eu de problème
42:27même si le parti de Donbass
42:28n'est pas voté.
42:29Mais aujourd'hui,
42:31ça montre encore une fois
42:33que Zelensky est un obstacle.
42:34pour la paix.
42:36Si vous regardez
42:37ce qu'ils disent
42:39les journalistes ukrainiens,
42:41pas seulement
42:42les journalistes ukrainiens
42:43du côté de Donbass,
42:45mais aussi
42:45l'ancien porte-parole
42:47de Vladimir Zelensky,
42:49qui dit que c'est lui,
42:49dans un interview
42:50avec Taka Korsen,
42:52c'est lui qui veut rester
42:53au pouvoir
42:53parce qu'il est très corrompu.
42:55Et en fait,
42:56aujourd'hui,
42:56on voit aussi
42:57ce scandale de corruption
42:58avec les proches
42:59de Vladimir Zelensky.
43:00Le récent scandale,
43:02c'est avec Yarma,
43:03qui était le chef
43:05de son cabinet,
43:06qui était obligé
43:07et qui était arrêté,
43:08en fait.
43:08Donc,
43:10il y a de vraies questions
43:11de légitimité
43:12de Vladimir Zelensky.
43:14Et c'est aussi
43:14une raison
43:15pourquoi
43:15cette négociation
43:17n'avance pas.
43:18Parce que si on écoute
43:19le côté russe
43:20et le côté ukrainien,
43:21tous les deux sont prêts
43:21à négocier,
43:22sauf qu'il y a toujours
43:24un impasse.
43:25Zelensky ne veut pas
43:26céder Donbass.
43:27Poutine ne va pas
43:28céder Donbass non plus.
43:29C'est impossible.
43:30Comme l'enjeu a dit
43:31que le point de vue
43:33de l'opinion publique russe
43:34ne peut pas non plus
43:35accepter le fait
43:36qu'après toutes ces années,
43:38Donbass sera cédé
43:39à l'Ukraine.
43:39C'est impossible.
43:40Donc, évidemment,
43:41on a besoin de négocier
43:42avec quelqu'un
43:43qui est capable
43:44de prendre les décisions
43:45et les compromis.
43:46Et je pense qu'aujourd'hui,
43:48Zelensky n'est pas capable
43:49de le faire.
43:50Il est là pour garder
43:51le pouvoir
43:51et pour essayer
43:53de garder le pouvoir
43:54parce que sinon,
43:55je pense qu'il sera
43:56la prochaine
43:56pour les enquêtes
43:57sur la corruption.
43:59Territoire du Donbass
43:59pour la Russie,
44:00en tout cas,
44:01garantie de sécurité
44:02pour Kiev.
44:02On l'a bien compris.
44:03Voilà les deux verrous
44:05principaux.
44:05J'avais une question aussi
44:07sur cette information
44:08qui nous est parvenue.
44:10Vladimir Poutine
44:11qui a signé un décret
44:12facilitant la délivrance
44:14de passeports russes
44:15en Transnistrie.
44:17Alors, on va voir la carte.
44:18C'est une région
44:19qui s'utilit à la frontière
44:20entre la Moldavie
44:21et l'Ukraine,
44:23pas très loin
44:23du port d'Odessa
44:25qui donne sur la mer Noire.
44:27Vous voyez.
44:28Alors, les habitants
44:29se décrédient
44:30que les habitants
44:30de ce territoire,
44:31c'est un territoire
44:31russophone,
44:32autonome depuis 1991,
44:34au sein de la Moldavie,
44:35pourront accéder
44:36plus facilement
44:37à la nationalité russe.
44:38Alors, pour la présidente
44:40Moldave,
44:41elle dit que c'est le moyen
44:42de recruter plus de soldats
44:44pour la guerre
44:45contre l'Ukraine.
44:46Et puis, d'autres rappellent
44:47que presque tous les dirigeants
44:48de la Transnistrie,
44:49finalement,
44:50qui souhaitaient
44:51la nationalité russe,
44:52l'ont fait avant 2020,
44:53à l'1 juillet.
44:55Est-ce qu'il faut faire
44:56attention là-dessus ?
44:57Parce que, vous avez raison,
44:58je vous rappelle que,
45:00vous savez qu'il y a eu
45:01des élections en Moldavie
45:02dans lesquelles l'Europe
45:03s'est vraiment impliquée
45:04beaucoup.
45:05Je suis gentil
45:06en disant ça,
45:07pour que la présidente
45:09soit élue.
45:10Il y avait une partie
45:12de la Transnistrie
45:13qui a toujours été
45:14d'ailleurs pro-russes,
45:17un peu comme
45:18dans certaines parties
45:20du Donbass.
45:20Ils ont toujours dit
45:22qu'ils étaient pro-russes.
45:24Donc, le but,
45:25effectivement,
45:26de la présidente
45:27et des Européens,
45:28c'est assez logique
45:29dans ce qui a été fait
45:31et ce qui est fait,
45:32c'est de dire
45:33que la Transnistrie,
45:34il faut que, peu à peu,
45:35on l'absorbe complètement
45:37dans le cadre
45:38de la Moldavie
45:39comme une partie intégrante.
45:41Et, bien sûr,
45:43et comme les Européens
45:44veulent contrôler
45:45la Moldavie,
45:45l'Ukraine et autres,
45:46de dire ça fait partie
45:47de chez nous.
45:49Alors, pour ça que les Russes
45:51ont le...
45:52Je crois,
45:52le président Poutine
45:53dit non, non.
45:54Cette partie-là,
45:55elle est quand même
45:56très proche de nous
45:57donc on va les protéger.
45:59En réalité,
46:00c'est pour protéger
46:00une population
46:02dont il sait très bien
46:03qu'elle est la cible
46:04des autres autour.
46:05Oui, ce n'est pas neutre
46:06politiquement, effectivement.
46:07Non, ce n'est pas neutre
46:08du tout.
46:09Ce n'est pas neutre du tout.
46:10Il faut le comprendre.
46:11Il se positionne les uns
46:12et, si vous voulez,
46:13de même qu'on voit
46:14des mouvements actuellement
46:15sur la Pologne,
46:16les Pays-Bas,
46:17les Hauts,
46:17il y a plein de mouvements
46:18où les gens se positionnent
46:19les uns par rapport aux autres
46:20parce qu'il ne faut pas oublier
46:22que nous,
46:23on est en train de parler
46:23de la guerre en Ukraine
46:25mais là-bas,
46:25ils sont tous déjà
46:26en train de penser
46:27à la suite de la guerre.
46:29Comment ça va s'organiser
46:30et se répartir autour
46:32sur cette politique
46:33de la lumière,
46:34il faut qu'il n'en
46:34Non, mais je pense
46:35que c'est un peu
46:36la même chose
46:37qui a été faite
46:38pour l'Ukraine.
46:39Aujourd'hui, les Ukrainiens
46:41qui veulent avoir
46:42un passeport russe
46:43ont la possibilité
46:44de les avoir
46:45plus facilement
46:46que les autres.
46:47C'est très intéressant
46:48parce qu'en fait,
46:49il y a une partie
46:50de l'Ukraine
46:51qui est russophone.
46:52Il y a les gens
46:52qui ne partagent pas,
46:53par exemple,
46:54la politique
46:54de Vladimir Zelensky.
46:55C'est un peu
46:56la même chose
46:57avec Transnistrie.
46:59Moi, je parlais
46:59avec quelqu'un
47:00qui habite là-bas
47:01et cette fille
47:04m'a dit
47:04qu'en fait,
47:05ils sont traités
47:06par mon avis
47:06un peu comme
47:09les gens
47:09des secondes niveaux
47:11parce que,
47:12par exemple,
47:12il n'y a pas
47:12de l'électricité,
47:13il y a le coupage
47:14de l'électricité
47:14tout le temps.
47:16Ils sont en train
47:17de vivre
47:17les soirées
47:18avec les bougies.
47:20Donc, vous voyez,
47:21il y a une vraie...
47:24Comment dire ?
47:25Ce n'est pas une guerre
47:27mais c'est une confrontation
47:29de ces cultures
47:31pro-européennes
47:32et russophones.
47:32Oui, c'est très pro-européennes.
47:33Et je pense
47:34qu'il est dit
47:35que c'est juste
47:36pour avoir les soldats
47:37pour aller à la guerre.
47:39Mais bien sûr que non.
47:39La Russie,
47:40pour l'instant,
47:40n'a pas eu
47:41une mobilisation générale.
47:42Mais de quoi on parle ?
47:43Bien sûr que ce ne sont pas
47:44les gens
47:44qui en attirent pour ça.
47:46Ce sont les possibilités
47:47pour ces gens
47:48de trouver
47:48une sorte de réfugiés
47:49et de réconnecter
47:51en fait
47:51avec les racines.
47:53Peut-être,
47:54pour terminer,
47:54Nicolas Meillan,
47:55profitons de votre présence
47:56sur votre expertise,
47:58notamment économique
47:59et énergétique.
48:00Aujourd'hui,
48:00les sanctions,
48:01qu'en est-il
48:01des sanctions
48:01qui visent la Russie ?
48:03Puisqu'on sait
48:04que les Etats-Unis
48:05avaient levé
48:05des sanctions
48:07sur les pétroliers,
48:08notamment.
48:09Est-ce que ça va
48:09se poursuivre ou pas ?
48:11Est-ce qu'aujourd'hui,
48:13l'économie russe
48:14est mise à mal ?
48:15Un petit point de situation ?
48:16Pour l'instant,
48:18les Américains
48:19n'ont pas reconduit.
48:20Donc,
48:21ils avaient mis
48:22une exception
48:22pendant un mois
48:25à la vente
48:25de pétrole russe
48:27qui était déjà
48:28sur les bateaux.
48:29Et ils n'ont pas
48:30reconduit
48:31cette exception.
48:32Donc,
48:33Donald Trump,
48:33vous savez,
48:34son métronome,
48:35c'est les prix du pétrole.
48:36Donc,
48:36il se dit,
48:37bon,
48:37là,
48:37on est à 100 dollars,
48:38un petit peu au-dessus,
48:39un petit peu en dessous.
48:40Pour l'instant,
48:41tout va bien.
48:42si jamais
48:42on devait remonter
48:44à 110,
48:45120 dollars,
48:46eh bien,
48:47je n'ai aucun espèce
48:48de doute
48:49qui pourra
48:50la remettre en place
48:51pour éviter
48:52de se tirer
48:53une balle dans le pied
48:53puisque les ménages
48:54américains
48:55payent quand même
48:56un prix de l'essence
48:57qui a des niveaux
48:59très élevés.
49:00Et c'est ça,
49:00d'ailleurs,
49:01qui fait que,
49:03pour l'instant,
49:03Donald Trump
49:04se retient
49:05et qu'on a
49:06ce conflit gelé
49:07depuis début avril.
49:09Donc,
49:09c'est l'électeur
49:10maga
49:11et on peut,
49:12entre guillemets,
49:12s'en réjouir.
49:13C'est plutôt une bonne chose
49:14pour nous.
49:15Donc,
49:15pour l'instant,
49:16si vous voulez,
49:17100 dollars le baril,
49:18ça reste,
49:18entre guillemets,
49:19des prix raisonnables.
49:20Alors,
49:20bien sûr,
49:21c'est difficile
49:22parce que...
49:23Non,
49:23mais c'est très difficile
49:24pour nous.
49:24Regardez ce qui se passe
49:25en France.
49:25On est à plus
49:26de 2 euros du litre
49:27depuis une quinzaine
49:28de jours.
49:29Ça n'est jamais arrivé.
49:30D'ailleurs,
49:31il y a 15 jours,
49:32et je suis bon perdant,
49:33j'avais annoncé
49:34que le gouvernement,
49:35pour le mi-mai,
49:35allait mettre en place
49:36des mesures
49:37pour pouvoir soulager
49:39les Français.
49:40Parce qu'en fait,
49:40on est en train
49:40d'asphyxier l'économie.
49:42Regardez simplement,
49:43sur les 10 premiers jours
49:44du mois de mai,
49:46l'État a perdu
49:46300 millions d'euros
49:47de recettes fiscales.
49:49Alors que s'il avait fait
49:50le choix
49:50de baisser de 10
49:52à 20 centimes
49:54le litre de carburant,
49:55il aurait limité
49:56cette perte.
49:57On arrive malheureusement
49:59au terme de cette émission.
50:00On aurait voulu vous entendre
50:01davantage,
50:02Nicolas Meillant.
50:03Merci d'être venu avec nous.
50:04Alain Juillet,
50:04merci à vous.
50:05Xenia Fedorova,
50:06on vous retrouve
50:06mercredi soir,
50:0821h,
50:09l'heure interne
50:09à ne pas manquer
50:10en milieu de semaine.
50:11L'actualité se poursuit,
50:12c'est Thierry Cabane
50:13tout de suite
50:14dans Punchline Weekend.
50:17Excellente après-midi
50:17sur notre antenne.
50:18Je vous retrouve
50:18à 22h.
50:19A tout à l'heure.
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